La république, 15 avril 1876, samedi 15 avril 1876
[" RS Eee RE RR Hp et PET ee ES [LA REP Vol I.Numéro XXVIII.ADMINISTRATION.\u201cIa Republique * Parait tous les samedis.Les abonvezrnents partent du ler et du 15 de chaque mols, Len truly de port sont à la churge de VE- diteur-proprié Invariablement paya- L'abonnement est ble d\u2019avauce.Nous ne faisons jamais exception à cette règle.Abonnement.Unan - - - = =» - - - - 83-50 Six mois - - - = = s = - 150 Le numero @ cents.lnvariablemenñt payable d\u2019avance.Mêmes prix en or pour le Canada.BUREAUX OU JOURNAL 82 Second Street, FALL RIVER, MASS.cme, BUREAUX A BOSTON.40 Winter street, Sclivenhof & Moeller, Agents.\u2014\u2014\u2014_ AGENT A LOWELL.N.LAMOUREUX.re, Annonces.Une insertion dix lignes ou moins.$1.00 Dix cents la ligne première insertion ot ciuq cents Is Hgne pour chaque Insertion aubséquente.Pauble d'avance.Une remise libérale sera faite pour les annonces à long terine.Toutes Correspondances lettres d\u2019affaires, lettres chargées, communications, ate devront être adressées à H.Beangrand, Rédacteur-Editeur, \u201cLa Republique\u201d FALL RIVER, Mass.P.O.Drawer?I FR ee HF, V.MARISSAL, Docteur en Medecine.Bâtisse Lingune, Rue South Main, entre Spring et Columbia, Fall River, Mass.19 fév A.MIGNAULT, M.D.Medecin et Chirurgien, {Borden St.] sas-dessus de 1a Pharmacie de J.Bte.Dion.§F Visible a toute heure.19f TR.C.C.TERRY, (Section B.Granite Block, Main St.) Fall River, Mass, HEURES DE BUREAU.de8allam Tagp.m, FI.BEAUGRAND.Notaire Public.32 Rne Seconde 32 M, H.Beaugrand N.P.et Juge de Paix pour le comté de Bristol, se chargera de re diger et de valider tous transferts de pro- yriétés, contrats et actes de vente, tant aux États-Unis qu'au Canada.Heures de bureau de 8a.m.A 9p.m.GEORGE POLLARD.Fabricant et Marchand de CARS AMÉRICAINS ET IMPORTE: Restaurants fournis à conditions Hbérales.Tabac A priser de lere qualité, No.35 Rue South Main, Ne.7 5 191 J.F.DAVIS.Serrurier, Armurier et Marchand \u2014DR\u2014 Fusila, Pistolets, Serrures, Clefa, Poudre et Plomb, Cartouches, Capsules et ° articles de Péch DENTISTE.NO-6 RUE SOUTH MAI 0.6 FALL RIVER, MASS, Madame Walton, qui parie également français bien l\u2019angilais et le se fers Un devoir de veiller au service des pratiques cauadi- ennes.Le docteur Walton fait une spécialité des rateliers de matériel supérieur et à des prix raisonnables, ¢ No.§ Rue South Main.No.5.19@&v bp \"WILLIAMS ET STEBBINS DENTISTES 42 Mellens Block, So.Main St.FALL RIVER.Mass.Heures de burcau,de 8s, m, à 6 p, m, 18 fév EMIGRATION A MANTTOBA.\u201cToute personne désirant obtenir des renseignements sur la province de Manitobu, pourrales recevoir gratuitement en s\u2019adressant à l\u2019agent d'immigration pour le Gouvernement Fédéral, CHS.LALIME.8 Central Exchange.Worcester, Masa.22 Jun.(ompagnie (Express Kingsley.Marchandises.Collis, Argent, Billets Ye Banques, expediés dans toutes les psrties du Canada et des Etats-Unis.Attention particulière aux transferts d'argent au Canada.\u2014HBUREAUX.\u2014 Fali River, No.17 Rue North Main.Boston, No.35.Court Square.Newport, No.180, Rue Thames.4m Pharmacie Canadienne TENUE PAR J.Bte.Dion.Vo.13 Rue Borden No.13 Remèdes, Médecines brevetées, Vins et liqueurs de toutes sortes, On sollicite ls clientele canadienne.© 19f%v Hi.GORDON WEBSTER.PHARMACIEN.En gros et en détail Drogues, Médecines Patentées, Articles de Fantaisie, Cigars, Tabac, Ete, No.8 Granite Block, Fall River.i ee 18 fév A RBA N.LINCOLN.Avocat et Conseiller en Loi, RUE SOUTH Main No.5 Fall River, Mass.Rentrées faites sous le plus court délai.$F Patronage de la population canadien ne française respectueusement sollicités .+ No.5 ED.J.L\u2019HERAULT AGENT D\u2019ASSURANCES, pour la vie.Compagnie \u201cUNION MUTUAL\u201d voir grande annonce, Bureau No1 Durfee Block, (En haut.) 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voilh.pui du guichet.mouchoir et trouva .\u2026 une poupée.dit-il.\u2014Papa est malade, répondit l'enfant ; maman pleure parce qu'elle n'a pas d'argent ; alors je vous apporte ma poupée pour que vous me prétiez quelque chose dessus.L'employé réfléchit un instant, entra dans le cabinet où s'estiment les objets revint à la petite fille, et lui rendant sa poupée avec une pièce de cent sous : Le mariage de Mlle Bettina de Rothschild, de Vienne, a fait sensation dans le monde parisien.Le maréchal Mac- Mahon a signé au contrat.Lorsque le maréchal etla dûâchesse de Magenta sont arrivés à l'hôtel, le baron de Rothschild est descendu dans le vestibule et a présenté à la maréchale un magnifique bouquet.Au haut de l'escalier d'honneur se tenaient M.et Mme Alphonse de Rothschild.Parmi les invités on remarquait les princes d'Orléans, le ministre des finances, le préfet de la Seine, le marquis d'Abzac,le vicomte d'Harcourt, M.Jules bases d\u2019 Grévy, le duc d'Audiffret-Pasquier, etc.modèle des Etats-Unis.; La dot de Mlle Bettina est de 12 mil-| A l'époque où ces pays se séparèrent lions.M.Alphonse de Rothschilda do- de l'Espagne, en 1B21, ils se placèrent téen même temps cinq jeunes filles d'abord deux ans sous le protectorat du dont les parents ont subi des revers de Mexique, gouverné alors par Iturbide, | fortune, et a envoyé 2,000 fr.au maire et fondèrent ensuite les Etats-Unis de du Ier arrondissement, pour les pau- l'Amérique centrale.Des dissensions vres de Paris, et 1,000 fr.à chacun des intestines amenèrent, en 1845, la disso- maires des autres arrondissements.lution de cette confédération.; - .Aujourd'hui, après un laps de temps I vient de mourir, à Crown Point de trente et un ans, pendant lequel ces (NS.Y.) une femme canadienne qui, petites républiques se sont épuisées d'après le calcul fait.devrait avoir bien dans d\u2019interminables guerres civiles, on près de 130 ans.revient à l'idée de former une confédé- Elle disait avoir 14 ans lors de la pre- ration capable de mériter le respect.mière guerre en Canada, entre la Fran-| Cette idée émané du gouvernement ce et l'Angleterre ; elle détaille des faits Guatemala, et les dernières informa- et des circonstances qui s'accordent as- tions font espérer que les négociations sez bien avec | histoire du temps.Cho- entamées à ce sujet auront une issue se certaine, elle avait plus de 100 ans, | 154 avorable.saus pouvoir dire exactement combien de plus.Son nom de fille était Marguerite]; Constantineau.Elle a eu trois maris : Marenda, Antoine Paradis et François Doguer ou Dogue.Ce loup de mer joint, parait-il, à C'est une preuve concluante que les! beaucoup d'entrain, une piété qui, pour gens mariés vivent vieux, ce qui de-|atre sincère, n'est pas des plus éclai- vrait faire ouvrir les yeux à nos vieux es.garçons et vieilles filles.Dès qu'il eut mis le pied sur la terre Dans le mois de février, mouraient à ferme, il relacha de beaucoup sa con- Franklyn (New-York) deux aures cen- ; A : \u201c9°! duite, et causa méme certains scanda- tenaires canadiens, M.Michel Saunier les (traduit en Sweenyer) et son épouse.| Au bout de quelques jours, l'officier Le 20 février, le père Saunier rendait jui en fait doucement l'observation.l'âme, à l'âge de I05 ans, et une semai- \u2014Comment, dit-il, vous, un homme ne après, sa vieille épouse, Marie, le si pieux ! suivait au tombeau, à l'âge de 100ans| Pour toute réponse, le marin montre et quelques mois.Ces vieillards ont! ff affreux magot peinturluré qui grima- vécu 80 ans en ménage et ont élevé to çait sur le fronton d'une pagode : enfants.À leurs funérailles, assistait| __Avec les bons dieux d'ici, est-ce une de leurs filles, Mme.Sprague, âgée qu'il y a besoin de se gêner ! de 78 ans, et un grand nombre de leurs _ petits enfants de quatre générations.Leur lignée comprend 10 enfants, 54 petits-enfants, 75 arrière-petits-enfants.C'étaient bien là des vieux de la vieit- le.Ils ont vécu honorables, ils sont morts honorés et leur mémoire sera respectée.autre ! Rica.Un officier de marine qui revient de \u201cInde raconte un trait de son brosseur, vieux matelot qu'il avait pris à terre, avec lui, à Singapore.Entendu récemment dans un salon de la petite ville de M.Un jeune homme entre et annonce qu\u2019il vient d'être parrain d'un sien neveu.Il offre les dragées de circonstance à une jeune dame qui, en minaudant et Nous empruntons au Æappel la tou- de son air le plus gracieux : chante historiette suivante : Dans un bureau auxiliaire du Mont- monsieur, ce cher bébé ?de-Piété, une petite fille était assise, \u2014 Victor, madame.tenant sur ses genoux un objet enve-| \u2014Victor! oh! c'est un nom bien loppé dans un mouchoir.L'employé au sérieux pour un si petit enfant ! \u2014Alors, c'est mon tour, lui dit la pe- Et elle posa son petit paquet sur l'ap- L'employé déplia le \u2014Que veux-tu que Je fasse de cela?.Chronique Parisienne.(Correspondance particulière de \u201cLa Républigue.\u201d) L'INONDATION DE LA SEINE.! Paris, le 25 Mars 1876.Le fléau.\u2014Le soleil et l\u2019eau\u2014Fabrique | abandonnée.\u2014 Maisons cernées.\u2014 Les Ve dant,\u2014Aprés les allemands la Marpe.\u2014 Deux fléaux.\u2014 Asnières.\u2014 L'ile des Rave peurs Les vignes soun les flote.\u2014La fin de | POise.\u2014Faiuans et lapins.\u2014Les lapius à la sage.\u2014La aux + .On peut, en,une journée, jeter un regard d'ensemble sur lesinondations aux \u2018environs de Paris, et se rendre compte des craintes que le fléau inspire.En \u2014Cinq francs sur la poupée !.A un quittant la gare d'Orléans, on aperçoit | où l'Oise se jette dans la Seine.| tout aussitot l'eau qui a envahi les fos- és des fortifications, et vient frapper Une tentative dont les Etats-Unis ne\u2019 le talus de la voie ferrée.Près du Port | rompus, les baraques noyées et on a di sauraient se désintéresser est faite en: l'Anglais, une fabrique est entourée | enlever précipitamment une grande ce moment par les Etats de l'Amérique | de tous côtés.Au delà de Choisy le quantité de ciment.Les eaux se sont centrale, le Guatemala, le Honduras, le .Roi, des lacs immenses se sont formés ; | déversées sur des terres attenant à la|sin, (11!) San Salvador, le Nicaragua et le Costa- isur l'un des ilots qui s'élèvent sur ces | ferme de la Garenne, et quarante ar- | nappes d'un jaune sale, on voit un ma-: pents ensemensées de blé sont sous demoiselles de comptoir (il était défen- Les plénipotentiaires des cinq Répu- | gasin de futailles, qui semble abandon- | l\u2019eau.On craint beaucoup pour la ré-| du de mettre l'article à la main).bliques se sont réunis récemment dans né, et dont les portes sont toutes gran- ; colte.la ville de Guatemala, pour y jeter les! des ouvertes.À Athis, une jolie maison | étage.Jusqu'à présent, de ce côté, on : ne constate aucun dégât bien grave.de garenne étaient les uniques habi- gentleman s'écria un jour: Les habitants nous disent que la vase : qui restera sur les prairies formera un l'inondation, les faisans se sont enfuis je veux têter ! un engrais puissant et que si les chaleurs surviennent la récolte des fourra-, ges sera très abondante.Les mulots, | les taupes et autres animaux qui ravagent les prés sont complétement dé- | jours, ils se sont réfugiés sur les points les plus élevés de l'ile: ils ont même | affreux que nous conte un pur Yankee Par un temps de pluie, sous un ciel ; eu le courage de traverser à la nage les de nos amis: truits.noir, l'inondation prend un caractère ; lugubre et mélancolique.A Juvisy, bien qu'on signale une; nouvelle crue, les habitants sont sans! inquiétude.De la station de Draveil à Villeneuve, les eaux baignent le pied, ménagements.\u2014Le châlet d'Aifred Qui- AMEDI, 15 AVRII, IS76.guichet finit par remarquer l'enfant, et parue complétement.tes situées sur la rive.Sur le côteau, l'habitation d'Alfred Quidant, entourée de verdure, contemple la crue sans crainte.Ah ça, mais Quidant à donc des propriétés dans tous les jolis endroits?À Poissy, le fleuve devient menaçant, l'usine à gaz ne fonctionne plus; les maisons du quai forment des îlots, mais pour voir le spectacle dans toute son horreur, il faut aller à la fin d'Oise, c\u2019est-à-dire entre Andrésy et Conflans, Le barrage est entièrement couché, les travaux du chemin de fer sont inter- En face d'Andrésy, il est une île as- une confédération établie sur le ' de campagne est inondée jusqu'au rer sez grande, très boisée et pittoresque sage -.éloquent se prétaient aux expé- au possible.Des faisans et des lapins tant de ces lieux paisibles.Devant à tire d'ailes vers les foréts voisines, reviendront-ils?je l'ignore.Les pauvres lapins n'avaient pas la même ressource.Dans les premiers ruisseaux qui se formaient ; mais le lapin, comme nageur est bientôt à bout de forces.Cependant, l'eau gagnait toujours.On vit alors une chose étrange.Les lapins gwimpaient aux arbres par les vagues.L'Ile St.Ouen est dis- Près de Bezons des courants s'établissent surles rives.A Maisons Laffitte, les flots cachent les vignes, les jardins fruitiers et envahissent les maisonnet- : pliers, s'étend à perte de vue.Par pla- se dévouer.des maisons.! comme des chats, assis dans l'enfour- A Villeneuve, cette jolie ville d'habi-! chure de deux branches, ils étendaient tude si gaie, a un aspect de tristesse ; leur pattes suppliantes vers les villa- qui fait peine.En approchant d\u2019Alforte | geois regardant sur la rive.Ni ceux ville, le lac, planté de saules et de peu- d'Andrésy,ni ceux de Conflans n'osaient ces, on dirait que des rivières se sont, A la fin, un garde chasse, esclave de créées.son devoir, s'aventura sur une barque Cependant les maraîchers travaillent ; et parvint à gagner l'ile.Il avait em- : dans leurs enclos, qui ne sont pasenco-.porté un de ces filets de pêche en forme re atteints.Alfortville est dans un état ; de sacs, fixés au bout d'une perche et navrant, avec ses fabriques silencieuses, | qu'on nomme je crois, des épuisettes.ses petites maisons blanches à toits! Avec cet instrument ce digne et brave rouges cernées de toutes parts; tous, homme recueillit les 80 ou 100 naufra- les commerçants ont du déménager.| gés, à demi morts de terreur, de fatigue A Petit-Bry, la Marne à fait des sien- | et de faim.Les infortunés furent rame- nes.Alfred Quidant est l'une des victi-! nés triomphalement sur la terre ferme : mes.Il ya quelques années, ce char-' on s'empressa de les nicher dans une mant compositeur avait acheté un beau ; ancienne carrière aux bords escarpés, terrain, bien planté d'arbres fruitiers, | on leur donna une chaude litière de sur lequel il fit construire un joli chalet.i paille et de foin, et chacun à l'envi, H eût le tort de louer le tout à un.leur apporta des carottes, des navets ou allemand qui, quand vint la guerre, dé- ; des trognons de choux.Quand les beaux monta soigneusement le châlet pièce à ; jours reviendront, les lapins seront fidè- pièce et l'emporta dans sa chère Ger- ; lement reintégrés dans leur domaine manie.pendule.bouleverser à nouveau.| .t * À Asnières les eaux montent d'une | enfants voir les inondations.façon sensible.Le quai de seine n'est ; plus pratiquable ; la rivière monte dans demande l'un.les maisons et s'étend dans les rues ad-| jacentes.| L'île des Ravageurs est totalement submergée, et le cabaret : \u201cAu rendez- | vous des pécheurs\u201d a les flancs battus Un châlet vaut mieux qu'une ; natal, et ils raconteront alors à leurs 1 petits enfants, le soir au clair de la lu- Quidant avait à peine réparé sa pro-' ne, leurs aventures merveilleuses et leur priété, quand la Marne est venue tout sauvetage inespéré.puisque, dans la mer, il y a les éponges! Un papa a conduit ses deux petits- \u2014Papa, cette cau-là, où doncelle va?\u2014 Dans la mer, mun petit Georges.-~Ah! alors la mer va déborder.\u2014Oh non, reprend le plus jeune, Les expositions.Par le temps d'exposition qui court, il n'est pas sans intérêt de soumettre à nos lecteurs la curieuse nomenclature qu'on trouvera plus bas.11 ne faut pas croire qu'en dehors des expositions universelles, agricoles, hippiques, canines, etc, on n'ait pas eu l'idée d'en organiser d'autres, cocasses au delà de ce qu'on peut croire.Le Nouveau-Monde surtout se distingue par ses exhibitions excentriques.En Amérique et en Angleterre, nous trouvons parmi les expositions les plus originales : Une exposition de pipes et articles de fumeurs.Une exposition d'hommes gras.d'équipements militaires, de bébés de 6 mois à 2 ans, de nourrices, de fausses dents, de demoiselles de maga- Londres a eu aussi une exposition de A l'exposition des nourrices de Phi- ladelphie, cinq cents commères au cor- riences les plus concluantes.Un vieux \u2014Je songe que je tombe enenfance.On l'expulsa.Il yaeu aussi dans l'Amérique du Sud une exposition de casse-têtes, massues, coups de poing et autres armes défensives.Il s'y passa un drame Un planteur avait séduit la femme d\u2019un armurier et avait échappé à ses poursuites en se retirant dans ses propriétés du Nord à cinq cents lieues de 1a.Dix ans plus tard, il revint dans la ville où il avait accompli son forfait.Sa victime était morte et le mari, ayant changé de nom, passait pour avoir disparu depuis longtemps.Le séducteur se promenait trarquilie- ment dans l'exposition, la tête découverte, quant il remarqua sur l'étal d'un exposant un énorme casse-tête fait de trois boulets de plombs hérissés de pointes d'acier, sur trois baleines, réunis en un seul faisceau, à la bâse.\u2014Comment se sert-on de cela?de- manda-t-il au marchand.Ce dernier, qui venait de reconnaitre l'individu qui avait jadis bouleversé son ménage, saisit le casse-tête et répondit UBLIQUE Le auméré; 6 Cents.surtout si vous envisagez cette solennité au même point de vue que toutes les ! solennités officielles des autres pays et i des autres cours de l\u2019Europe.À cette fête du souverain, ce ne sout ni les grands corps de I'Etat, ni les hauts dignitaires de l'Empire qui encombrent le palais du prince.Ce qu\u2019on y entend le plus, ce ne sont ni les harangues des courtisans, ni leurs flatteries, ce qui abonde dans la résidence impériale, et à ses abords, c'est le peuple et ce sont surtout les anciens serfs qu'Alexandre II a émancipés et qui l'aiment avecfanatisme.A chaque anniversaire de son règne, ils viennent de toutes les contrées de de la Russie à Sdint Petersbourg témoigner leur reconnaissance à leur biea- faiteur,etceluici ordonne que les portes du palais leur soient ouvertes.Leurs hommages se traduisent en cris, en transports d'enthousiasme et, quand leur empereur se montre à eux, c\u2019est à qui se précipitera vers lui pour hui baiser les mains et se prosterner devant ce père adoré.Ils lui présentent leurs enfants et le Czar est bien obligé d'en embrasser quelques-uns, tout morveux que soient parfois ces petits paysans.Mais les seigneurs, les anciens possesseurs de ces serfs, qui ont été si opposés à la mesure libératrice prise par Alexandre Il, ils ne doivent pas être contents, eux.C'est possible, mais ils se gardent bien de montrer la moindre hostilité contre Alexandre, car ils soulèveraient contre eux la réprobation d'une multitude innombrable.L'empereur actuel de Russie est protégé contre leurs rancunes par l'amour de vingt mälions d'anciens esclaves devenus hommes libres par le fait de ce prince.a .À propos de l\u2019article ci-dessus voici quelques aperçus sur la façon dont Alexandre II, exécutant les dernières volontés de son auguste père, a pris souci quotidien de la paix et de donner pour but à toute sa vie le bonheur de la nation : À son avènement au trône, il avait trouvé une dette de 2 milliards.Le budget était de 200 millions de roubles seulement.I! n\u2019y ait que 974 kilomètres de voies ferrées.La navigation fluviale comptait 144 vapeurs.Le peuple était en servage et n'avait pas le droit de propriété territoriale.11 n\u2019y avait pas d'instruction populaire.La justice était administrative.Aujourd'hui, la justice à reçu des réformes libérales, entre autres, l'institu- tranquillement : en servez comme cela.fut acquitté.L'anniversaire d'un règne.{ L'empereur Alexandre II filsdu Czar, Nicolas, est monté sur le trône au commencement de mars 1855, et on fétait le mois dernier dans toutes les Russies | l'anniversaire de son avênement.! C'est une grande réjouissance pour | ces pays, mais ce qui a fait l'originalité de cette fête, c'est son caractère popu- | laire et la sincérité que met le peuple À : la célébrer.Vous ne pouvez vous faire une idée ; de ce qui se passe à cette occasion à.Saint Petersbourg,nous disait un Russe, \u2018 \u2014 Vous le prenez ainsi et vous vous: ; à été libéré et doté de propriétés ; il a Et il fit voler en éclats le crâne du, client.; Un procès s'en suivit.L'armurier ; tion du jury et des avocats.Il y a vingt deux mille écoles primaires.Le peuple le droit de vote.18,414 kilomètres de voies ferrées sont exploités et 2,079 ki- lométres en construction.Il y a 700 paquebots,25c0 navires de commerce.Le budget se chiffre par 470 millions de roubles.Le rachat des propriétés données aux paysans libérés a couté 500 millions de roubles; les chemins de fer, 550 millions.Le total des dépenses nouvelles s'élèverait à 3 milliards, ce qui formerait 4 millards avec la dette du passé, et pourtant la dette de l'Etat est seulement de 300 millions plus élevée qu'il y à 21 ans.\u2014 Vous prions nos lecteurs dont les abonnements expirent le 15 avril, de vouloir bien nous en faire parvenir le montant sous le plus court délai, LES BASTONNAIS.EPISVDE DE L'INVASION AMERI- OAIN'E DU OANADA, 1776-76, \u2014 Traduit de l'anglais de John Lenpérance PAR Aristides Piche.LIVRE IL.Les nuages continuent à s'amonceler.\u2014 nL LES HOMMES DE TOLE.Le canot décrivit un grand demi-cercle dans le fleuve, et le jeune homme assis à l\u2018arrière examina la rive Nord avec une longue-vue.C'était Cary Singleton, officier des carabiniers de Morgan, un Jes principaux corps de l'armée d'Arnold.Il avait été envoyé en reconnaissance.Les caribiniers de Morgan étaient tous des hommes robustes et de grande taille venant de la Virginie et du Maryland, et ils étaient, comme nous dirions en français, vétus de toile.Mais la panique causée par leur soudaine arrivée, à Lévis, avait changé le mot toile en celui de tôle, et tout le pays se fmit à répéter le cri \u201cd'hommes de tôle\u201d.Ce quiproquo amusant est his- IV.LE BOULEAU ET L'ÉRABLE.Les soldats d'Arnold, comme une armée de spectres, setcnaient sur les hauteurs de Lévis, mais bien différents des spectres ordinaires ils ne s'évanouirent pas en fumée dans les airs.Après avoir regardé à leur soûl la ville renommée qu'ils étaient venus voir de si loin, après s'être repu du spectacle que présentaient sa citadelle altière, ses remparts tortueux, les toits pointus des maisons, les clochers élancés des églises, les gracieuses campanil- les des couvents\u2014ils s\u2019occupe- rent activement à faire les préparatifs du siége qui devait être le couronnement de leur marche héroïque à travers le désert.La magie de la distance était maintenant disparue, et la froide réalité se présentait devant cux.Arnold, avec le coup d'œil rapide du capitaine habile, vit qu'il ne pourrait rien faire de Lévis.Le fleuve large et profond qui coulait à ses pieds, l'avertissait qu'il y avait encore loin de la coupe aux lèvres.Îl n'avait ni artillerie, ni bateaux.On ne pouvait s'attendre à ce qu'un pont de glace se foraât avant une couple de mois.Et cependant il n'y avait pas à hésiter, il fallait qu'il traversât sur la rive torique.nord.Québec devait être attaqué.Cette prise valait bien la |Cary Singleton, se dirigea vers peine qu\u2019on fit une tentative dé-|un bois voisin situé sur le bord sespérée, S'il prenait Québec [du fleuve,et procéda à dépouiller avant que Montgomery le rejoi- {les plus gros bouleaux de leur, gnit, son nom serait immortali-|écorce.L'automne n'est pas une ; sé, 11 serait sur le méme rang |saisonsifavorablequele printemps que Wolfe; même, en considé- pour l'enlèvement et la prépara- rant I'exiguité de ses ressources, tion de l'écorce de bouleau, mais son exploit surpasserait celui de |le résultat est assez satisfaisant, ce général.Le capture de Mont- [quand la gelée n\u2019a pas pénétré réal rapporterait assez de gloire {trop avant dans le cœur de l'ar- à Montgomery.La \u2018gloire de |bre.prendre Québec revenait de droit| L'érable et le bouleau sont les a Benedict Arnold.S'il y avait [rois des forêts canadiennes.Sous des risques il y avait aussi des (un climat boréal ce sont les deux chances.Les troupes régulières |espèces d'arbres les plus utiles.étaient absentes de Québec.Les |Comme combustible, ils sont murs de la ville n'étaient défen- [classés au premier rang, et cha- dus que par des miliciens peu |cun d'eux possède un avantage disciplinés.Le Lieutenant gou-[spécial.L'érable répand une verneur Cramahé n'était pas un |plus grande chaleur, mais le bou- soldat.La partie française de la|leas est plus précieux par l\u2019ex- population était tout au moins|cellente cendre qu'il fait.La apathique, tandisqu'un grand [cendre du bouleau est une belle nombre de résidents anglais de|chose à voir; elle est blanche la ville, étaient des amis de lajcomme la neige, et douce au cause Américaine.toucher comme de la farine.Oui, il fallait qu'Arnold traver-| La feuille de l'érable et l\u2019écor- sit le fleuve, etce promptement.[ce du bouleau sont devenus des Dans l'après midi même de son |emblêmes nationaux cn Canada, arrivée, il ordonna à Morgan, |etce n\u2019est que justice, car ces le commandant du corps des ca-|deux arbres sont associés à l'his- rabiniers, de préparer sans délai, [toire du pays, et contribuent au un certain nombre de canots.|comfort domestique de ses habi Avec l'aide de quelques sauvages |tants.Les annales de la Nouvel- qui rôdaient autour du camp en [le-France peuvent être compa- quête d'eau de feu et d'autre bu- [rées à un album de feuilles d'é- tin, une escouade des hommes rable reli¢ avec un couvercle vain contemporain à Québec al même intitulé un de ses ouvrages les \u201cfeuilles d'érable.\u201d Les soliveaux de nos maisons canadiennes sont en bouleau ; et ils sont aussi sains, sinon aussi odoriférants que les cèdres du Liban.Les meubles de luxe qui ornent l'intérieur de nos maisons, sont aussi faits avec de l'érable poli et ouvragée, ct peuvent être comparés à ceux faits avec de l'acajou.Chaque saison de l'année a son amusement particulier, et chez un peuple qui a conservé ses habitudes primitives on se livre à ces amusements avec une fidélité en quelque sorte religieuse.Au printemps les canadiens ont un divertissement inconnu dans les autres pays, et qui est un produit du climat.C'est ce qu'on appelle le temps des sucres.A l'époque où les événements de notre histoire se sont passés, la fabrication du sucre d'érable avait lieu sur une plus grande échelle qu\u2019a présent, mais même de nos jours cette industrie se pratique encore assez largement pour que le touriste puisse en étudier et en connaitre tout le pittoresque et le charme.Dans le Vermont, le Nouveau- Hampshire, le Michigan et le Wisconsin, ou fabrique le sucre d'érable, mais d'une manière de Morgan sous les ordres.deld'écorce de bouleau, et va écrf- effet d'ôter au procédé toute poë- sie champêtre, Les érables formant la sucrerie, occupent une étendue d'environ un mille ou un mille et demi.Chacun des érables est entaillé à la hauteur d'un pied ou un pied et demi du sol.Un morceau de bois de cèdre creusé en dedans, large d\u2019une couple de pouces ct\u2019long de quatre ou cinq cst fiché sous cette entaille.L'eau d'érable coule dans cette espèce de conduit et tombe goutte à goutte dans une auge placée au pied de l'arbre.Aussitôt que les auges sont remplies, leur contenu est versé dans une tonne pour y demeurer jusqu'à ce qu\u2019on la fasse bouillir.Au centre de l'érablière, dans un endroit ouvert, se trouve un immense chaudron pendu à une crémaillère, audes- sous duquel flambe un bon feu de pin et d'épinette.Tout près, git la cabane du propriétaire, dans laquelle se trouvent les ustensiles nécessaires pour la fabrication du sucre.Là aussi, se ba- lauce son hamac, car durant tout le temps que les érables coulent it vit dans la forêt comme un sauvage.Voici qu\u2019on entend les éclats de voix des personnes invitées à venir manger du sucre nouveau et boire de l'eau d'érable; déjà tout le parti se trouve rassemblé apporté avec soi un panier de provisions contenant du jambon des œufs, des poulets froids et l'indispensable ration d'eau-de- vie.\u2014La première chose à faire, mes amis, dit l'hôte à ses convives c\u2019est de boire un coup d'eau d'érable à la santé des Dames.Et immédiatement les gobe lets de ferblanc sont mis sous les coulisses.Quand ils sont remplis le toast est bu avec tous les honneurs.\u2014ÀÂ présent reprend l'hôte, approchez-vous du chaudron, et que chacun prenne sa part de sirop.Les convives, l\u2019un après l'autre, s\u2019approchent de l'immense vaisseau où l\u2019eau d'érable bouille et bouillonne.Chacun tient à la main un casseau d'écorce rempli de neige dans lequel l'hôte verse du sirop.Accompagnée de pain frais, ce mets est délicieux, car une particularité du sucre et du sirop d'érable, c'est qu'on ne s'en dégoûte pas, comme c'est trop souvent le cas pour les autres compositions saccharines.Après ce repas préliminaire, les invités se livrent à divers amusements.Les vieilles gens s'assient à l'entrée de la cabane et racontent leurs anciennes fredaines des temps du sucre d'autrefois, tan- plus actifs vont ça et là ramasser des branches sèches\u2018 et du bois pour alimenter le feu, et d\u2019autres vont à l'écart faire une visite à la dame-jeanne qu\u2019ils ont cachée derrière quelque rocher.Après quelque temps, l'hôte donne le signal de\u2019 faire la tire.Cette partie du divertissement est réservée aux jeunes filles.Elles se dépouillent de leurs manteaux et plongent leurs doigts blancs dans la masse de.sirop, qui re refroidit rapidement.Le procédé tout mécanique de s'envoyer les bras en arrière et en avant, n'a en lui-même, rien de fort intéressant, mais cependant cette occupation devient un amusement qui ne manque pas de piquant et de pittoresque, quand on voit les jeunes filles taquinées par leurs amants, au milieu de leur ouvrage, s'efforcer de leur échapper.Tantôt elles font le plongeon, tantôt elles se penchent brusquement de coté ou se rejetent précipitemment en are rtière, pour esquiver le baiser qu\u2019on tâche de leur ravir, ou bien changeant de tactique elles courent après le ravisseur et le châtient en le frappant à la figure avec leur Aston de tive, A force d'être étiré le sirop qui était d'abord d\u2019un brun foncé devient rou- âtre,puis prend une couleur de- rée, jusqu\u2019àce qu'enfa disque la chante, se toute mercantile, et qui à pout autour de la cabane.Chacun à + jounesse promène et fait amour.Les > devenant de en pins blanc, de plus en LA EE PUBLIQUE.\u2014 M.66 di le 11 courant.meure.Toute Çaise.vement.\u2014 plus fin, la gre soit faite et par-| encore sous ces arbres.I faite.AU PUBLIC.| REPUBLIQUE.\u201d Samedi, 15 Avrdd 1876.Vers le milieu de l'après-midi le principal repas a lieu.Toutes les provisions que les invités ont emportées sont étalées sur une longue table préparée pour la circonstance.L'eau et le sucre d'érable sont l'accompagnement obligé de chaque mets, Quand on a fait justice des viandes, les ovufs cuits dans le sucre font leur apparition.C'est ce qui constitue le dessert.N'en déplaise à Boyer ou à Brillat-Savarin, c'est un mets délicieux, quoiqu'à la vérité il soit trop riche, pour qu\u2019on puisse en manger copieusement sans s'exposer à de terribles indigestions.Comme son nom l'indique assez, il consiste en œués bouillis dans du sirop d'érable.Après un repas de çe genre l'exercice est indispensable, Aussi, le repas fini, c'est la -=\u2014 @0atume de se livrer à la danse > jesqu'à l'heure du départ.\u2014bées amis, s'écrie l'hôte, au moment où les convives se préparent à sortir de table, je suis content de voir que vous avez fait hoaaeur à mon sirop et à mon sucre.C'est signe qu'ils sont |présençe d\u2019un pareil ouragan, \u201cuncellents.Cela conservera lg|le parti se débange, et chacun * - réputation de qua sucreries.Ta-|retourne chez soi en toute hâte.\u201cches d'en garder le goût jusqu'd| Cary Singleton et ses hommes \u2026* \u2018Pamsée prochaine, car j'espère [avaient mission d'employer les qu'alers nous nous rencontrerons |érables pour une touts autre fin, \u2014 \u2014\u2014 \u2014 - \u2014 \u2014 |grands établissements manufacturiers Courrier.barbier spéculateur languit aujourd'hui Lettre Politique.qui forment la base des richesses de la \u2014 au fond d'une cellule, en réfiéchisaant .® > cudière de Nouvelle-Angleterre.Le gérant d'une} Le Nouveau Monde, journal uitra- | sur les difficultés de recouvrer les dettes (Correspondance , Sort rr) ° filature de Fall River nous disait enco- moatain de Montréal, nous fait l\u2019hon- d'un bohème, mort ou vif.pt N.Lamoureux cst matre seul! agent autorisé à recevoir dus ahonnementis à LA REPUBLIQUE ét à donner quittance cn notre mom, pour les affaires concernant l'administration du journal.H.BEAUGRAND.Rédacteur-Editeur.Une dépêche de New-York annonce la mort du marchand millionnaire, À.T.Stewart, mar- Nous publions cette semaine une double correspondance parisienne: une chronique sur la Fw premiére page et une lettre po- 7 litique sur la deuxième.Nous avons cru devoir remettre à la semaine prochaine quelques articles qui auraient du paraiire sur ce numéro.Nous publierons aussi notre correspondance semi- mensuelle de Montréal.Fall River a perdu un de ses citoyens les plus éminents dans la personne du Dr.Nathan Dur- fee décédé le 7 avril courant.Les funérailles ont été l'occasion x d'un concours considérable de parents et d'amis qui se sont empressés de suivre cet honorable citoyen à sa dernière de- ; Nous apprenons avec plaisir f ue la compagnie dramatique ; française de M.Maurice Grau donnera une nouvelle série de douze représentations, à Boston, commençant le 18 avril courant.la colonie française de Boston a déjà entendu et applaudi les artistes qui composent cette excellente troupe et nul doute que l'on se fera un nouveau plaisir de se rendre en foule au Beectvoven Hall pour jouir d'une courte saison de comédie fran- Le Révd.M.Lacombe, missionnaire du Nord Ouest, accompagné de M.Chs.Lalime, agent d'immigration pour Manitoba, a fait une conférence très intéressante à Fall River, sur les ressources de cette nouvelle contrée.On nous informe qu\u2019un grand nombre de familles canadiennes françaises des Etats de l'Est ont l\u2019intention de partir sous peu pour aller s\u2019y établir définiti- M est indubitable que les immenses prairies du Nord Ouest offrent des avantages tout particuliers pour ceux qui désirent se livrer à l'agriculiu- re.Succès aux braves colons qui sont décidés d'aller y tenter fortune.L'élément Canadien-Français aux Etats Unis.On prétend que la population canadienne française des Etats de la Nouvelle Angleterre dépasse aujourd'hui 250,000 Ames, et nous le croyons sans peine, quoique nous n'ayons jamais vérifié ces chiffres parun calcul sérieux.Toujours est-il que chaque centre manufacturier, petit ou grand, fournit au- jourd'hui son contingent à l'élément canadien-français dans list.Entrainée par I'appit de gains malheureusement inconnus au pays natal, la population des campagnes du St.Laurent s\u2019est dirigée en foule vers les villes américaines limithrophes, dans * Pespoir d'échapper à la gêne et à la pauvreté, par un travail qu\u2019elle ne pouvait espérer de rencontrer au Canada.Les résultats de cette émigration en masse ont été surprenants et les canadiens français ont été une acquisition précieuse pour le génie inventif et entreprenant de l'américain capitaliste.L'ouvrier d'origine française est laborieux, paisible, honnête et intelligent.Doué en général d'une force musculaire au-dessus de la moyenne, il est égale: ment bien adapté aux travaux durs et légers ; ce qui le rend propre à entre-|est la honte de l'intelligence et de la prendre tous les ouvrages dans les pouvoir se procurer des employés exclusivement canadiens-francais : **Car, re, il y a quelques jours, qu\u2019il voudrait nous disait-il, les canadiens n'ont pas cet esprit de turbulence et d'indé- neur de nous chercher noise à propos d'une anecdote racontée dans une lettre de Montréal, par notre collobora- teur et ami, M.A.Piché.Il s'agit, en effet, d\u2019une affaire sérieu- seet digne en tous points d'occuper - adien français.Fall River compte au- pendance brutale que nous rencontrons presqu'invariablement chez les ouvriers de race anglo-saxonne et chez les émigrants irlandais.\u201d La statistique judiciaire prouve amplement d'ailleurs, que le respect des lois est inné chez le ca- jourd'hui une population de 3,000 à 4.000 habitants d'origine française, et ce n'est que par exception, que l'on voit figurer un nom français sur les régis- tres des cours de justice.En somme, tout homme impartial ne peut s'empé- cher de reconnaître aux canadiens français émigrés, des qualités sérieuses qui l'attention de notre pieux confrère du Canada.M.Piché, au cours de sa correspondance, raconte qu'une jeune fille dela campagne étant allée confesser ses fautes à son curé, lui avoua qu\u2019elle avait eu l'irréparable malheur de danser au son du violon ;\u2014non pas d'un seul seul violon, mais de trois violons, s'il vous plait ! Li-dessus, grande colère de son pasteur qui l'envoie.chercher ailleurs l'absolution qu'il ne peut lui accorder, toujours à cause de ces malheureux violons.L'annecdote, si peu d'importance pauvres de tous les pays du monde devront être les bases d\u2019une prospérité future fondée sur l'amour du travail, la sobriété et le respect des lais du pays qui ouvre ses immenses ressources aux L'Hon.James F.Davenport, maire actuel de Fall River regarde l'émigration canadienne-française comme une qu'elle ait par elle même, était fort bien dite par M Piché et c'est ce qui a probablement froissé les susceptibilités ultramontaines du \u201cNouveau Monde.\u201d - jAjoutons que M.Pfché, correspondant de La République est carrément, franchement libéral, comme le prouvent d'ailleurs les articles qu'il contribue auquisition précieuse pour l'industrie de la Nouvelle-Angleterre et lHon.M.Jewett, maire de Lowell, Mass.nous casion d'une soirée organisée par nos compatriotes de cette ville.Ces témoignages d'hommes éminents qui sont à même de juger impartialement les canadiens français prouvent que l'on sait apprécier à leur juste valeur,les qualités solides des descendants des hardis et robustes colons de la Nouvelle France.Etant établi par des preuves irrécusables que le peuple américain nous rend justice.et étant donnée l'aisance relative de la plupart des canadiens franç.5 émigrés dans ces temps de crise financière, il nous parait difficile de comprendre le but que se proposent certains journaux, en dénigrant le gouvernement des Etats-Unis et la nation américaineen général, dans ses rapports avec les émigrants d'origine française.À qui ou à quoi en veut-on?En faveur de qui ou pour quoi essaie-t-on d'établir une ligne de démarcation entre le peuple hospitalier qui nous donne du travail et du pain etl'ouvrier qui accepte avec reconnaissance les moyens de relever sa famille de la misère et du besoin?Il y a probablement, quelque part, là-dessous, quelque ambition démagogi- À que à satisfaire, mais ceux qui ont le triste courage de précher lingratitude à leurs compatriotes, verront leurs arguments fallacieux s\u2019écrouler devant le bon sens proverbial du caractère français.Pourquoi, au lieu d'essayer à établir un courant de sympathie et d'union entre l'américainetl'émigré,quelleque soit sa nationalité, chercher à préjuger le vi pauvre contre le riche, le travailleur contre le capitaliste?Non, à un point de vue purement matériel, l'émigrant ju pour nos colonnes.Une anecdote bien Bite par un écrivain libéral ! c\u2019est mille fois plus qu\u2019il en disait autant l'année dernière, à l'oc-[n'en faut pour exciter l'ire de notre saint confrére.Aussi, gare aux épithètes et aux citations des saints pères, pour prouver que nous marchons dans la voix de la perdition éternelle.Merci, confrère, de vos bonnes paroles, et soyez certain que nous n'avions nullement besoin de la diatribe que vous avez publiée, pour nous prouver les sentiments qui vousaniment à notre égard.Votre mission sur terre est de maudire et d'anathématiser tout ce qui touche au libéralisme,et si vous ne vous en acquittez pas avec tout l'esprit et toute l\u2019élégance chef, M.Veuillot, le mérite de la bonne volonté et d'un vocabulaire C'est toujours ça.de style de votre vous avez du moins extrémement expressif.* * Pendant que nous sommes à Montréal, restons-y, au risque même de déplaire encore au Vorveau-3fonde.L'anecdote qui suit n'a pas d'autre mérite que celui d'être vraie en tous points, et celui peut-être de prouver squ'où peut aller la cupidité d'un.perruquier.Un pauvre diable de sculpteur, M.ubuchon, prenait sa pension depuis quelques semaines, chez M.St.Jacques, barbier-coiffeur,à Montréal.Aubuchon, excellent artiste d'ailleurs, était un bohême invétéré et ne payait que rarement ses frais de logement et d'entretien.Uni te quartier-général du général Sherman bon où plutôt un mauvais jour, Avbu-| était établi à Saint-Louis par suite de chon rendit l'âme sous le toit de M.St, facques sans avoir puacquitter sa note.Le sculpteur devait au barhier plus de ngt cinq dollars ! St.Jacques est un garçon d'initiative ; aussi se montra-t-il à la hauteur de \\ la difficulté des circonstances.Il comp-i canadien français, pas plus que l'émigrant allemand.pas plus que I'émigrant quelque part sur terre, un peuple exempt de préjugés nationaux, un peuple qui comprènne la confraternité de la race humaine, ce peuple est le peuple américain ; et honte à ceux qui poussent la bassesse jusqu'à attaquer le caractère d'une nation hospitalière dans le but de dénigrer le gouvernement de la liberté et du progrès : la république, Si la plupart de nos compatriotes émigrés ne jouissent pas aujourd'hui de plusieurs années aux Etats-Unis, soulever des préjugés de race et de çais, on peut aimer son pays, on peut néreuse qui nous a donné l'hospitalité.l'ignorance et du fanatisme mais elle : liberté, l'hôte.quelques ébats.Allons, en danse, tous et chacun, Je vois une couple de nuages suspects à l'horizon, et nous pourrions bien avoir un orage avant la fin du jour.Un joueur de violon est bientôt trouvé et la danse organisée.NH appuie sa joue gauche amoureusement sur son instrument, et déjà il vient de faire jouer son archet sur les cordes discordantes, quand jout-à-coup un craquement sinistre \u2018se fait entendre daas les gorges de la montagne.C'est le bruit de la tempt- te.La cime des érables se courbe et se tord sous la furie des vents déchainés.Le ciel s'assombrit La neige chassée par le veat tombe urue et pressée.En irlandais n'a à se plaindre de la conduite de J'américais envers lui.S'il existe des droits que leur donnent un séjour qu'on s\u2019en prenne à ceux qui leur pré- chent l'abstention et qui cherchent à croyance religieuse.Canadiens Fran- pratiquer sa religion, on peut rester français, sans qu'on soit forcé, pour cela, de mépriser la nation libre et gé- Llingratitude peut-être l'apanage de Une salve d'applaudissements, acceuille ces paroles, et toute la compagnie se met i entonner nombre de radeaux, lesquels de- des chansons en l'honneur de \u2014À cette heure, reprend celui-ci, il faut à tout prix que, nous dansions.Je n'ai pas pour habitude de laisser partir mes invités sans qu\u2019ils se livrent à tait parmi ses clients plusieurs étudiants en médecine.élèves de l'Université Victoria.À Montréal cemme ailleurs, la bohème se recrute en grande partie parmi les étudiants et les artistes.Notre barbier qui ne songeait qu'à ses vingt cinq dollars trouva tout A coup une idée lumineuse: il vendrait aux étudiants le cadavre du malheureux sculpteur pour leur salle de dissection.I! entra immédiatement en pourparlers avec MM.les étudiants et il offrit de leur fournir un sujet en bon état de préservation, pour la somme de vingt-cinq dollars.C'était bon marché et les étu- s'occuper d'où venait le cadavre qu'on devait leur remettre.On compta au barbier spéculateur la somme convenue et notre pauvre sculpteur fut transporté dans la salle de dissection\u201d de l\u2019Université, pour y être découpé artistiquement en mille morceaux.Aubuchon avait acquitté sa dette et St.Jacques se réjouissait intérieurement de sa spéculation, quand, pour le malheur du barbier, l'affaire s'ébruita et vint aux oreilles du chef de police.Une instruction préléminaire a mis au jour meer rs |11s commencèrent d'abord par les abattre; puis avec leurs troncs ils construisirent un certain vaient servir au transport du bagage et des provisions sur la rive opposée du fleuve.En méme temps, les sauvages du parti eurent pour besogne, de construire des canots d'écorce.Ils s'acquittèrent de lcyr tâche avec l'habilité et la promptitude qu'ils ont coutume d'apporter à ces sortes d'ouvrage.Sitdt que le premier canot tut terminé, Cary Singleton le lança à l'eau, et accompagné de deux hommes, fit la reconnaissance qui, comme nous l'avons vu dans les chapitres précedents, avait tant effrayé les femmes qui causaient sur le bord de l\u2019eau.Il a\u2019approcha pas dg lg rive nord aussi près qu'il en avait l'intention, de peur que les femmes en donnant l'alarme, ne dévoilassent ses degseins, mais il en vit assez à l'aide de se longye-vue pour lui permettre de rapporter que le bassin retiré et protégé par des arbres, et connu sous le nom d'Anse de Wolfe, serait un lieu favorable: pour le débarquement des troupes.Après avoir laissé repostr ses troupes pendant trois jours et s'être ravitaillé aux Germes voisi- diants acceptèrent immédiatement sans \u2018 les faits racontés plus haut, et notre | Ça et là.\u2014M.Hoar, représentant du Massa- \u2018| chusetts, a présenté au Congrès un bill : qui à pour but d'autoriser \u2018\u2018 l'entrée en franchise de tous les livres imprimés en langue étrangère.\u201d -\u2014Les journaux de la Havane annoncent que le gouvernement espagnol organise une grande expédition à Cuba.Elle sera prête à partir le Ier octobre.Le gouvernement d'Alphonse XII veut en finir avec l'insurrection cubaine, disent les feuilles gouvernementales.Vouloir et pouvoir sont deux.\u2014M.de Carvalho Borges, ministre du Brésil à Washington, est venu à New-York retenir des appartements dans l'hôtel de la Cinquième avenue pour l'empereur du Brésil et sa suite.I à retenu en tout viogt chambres, au rez-de-chaussée, avec fenêtres sur la Cinquième avenue et la Vingt-troisième rue.\u2014Un télégramme signale le passage à la Havane du président de la République péruvienne, M.Prado, qui se rend en Europe pour diriger les négociations ouvertes avec les porteurs de titres de la dette péruvienne en vue d'assurer le paiement futur des intérêts de cette dette.M.Prado passera par New-York.\u2014Mme Benjamin Butler, la femme de l'ancien commandant de l\u2019armée du James River, vient de mourir à Boston, à l'hôpital général du Massachusetts, où elle avait été transportée pour être opérée d'un cancer dont clle souffrait depuis plusieurs années.Mme Butler laisse trois enfants, dont l'aînée a épousé M.Ames, le gouverneur démissionnaire du Mississipi.Elle était âgée de 55 ans.\u2014Les journaux de Londres annoncent qu'un assassin de 12 ans, nommé Herrod, vient d'être condamné à quinze ans de travaux forcés.I! y a quelque temps, Herrod provoqua en duel un de ces camarades d'école et la rencontre eut lieu au bord d\u2019un étang.Non content d'avoir blessé son adversaire avec le gros bâton qui lui avait servi d'arme de combat, Herrod le précipita dans l'étang, et assista impassible à son agonie.\u2014Le secrétaire de la guerre vient de signer un ordre qui transfère à Washington le quartier-général de l'armée.Le général Sherman, commandant en chef, recevra directement tous les ordres et instructions concernant les opérations militaires et la discipline de I'armée.On sait que, depuis quelques mois, \u2018 démélés survenus entre cet officier-gé- \u2018néral et M.Belknap.\u2014 I! s'est assemblé ces jours derniers ,à Nashville une convention nationale ! des hommes de couleur des Etats-Unis.!.Pinchback a prononcé un discours ; dans lequel il a déclaré que les hommes \u2018de couleur ne devaient plus voter en Masse avec le parti républicain, mais - qu'ils feraient mieux de cpnsidérer le pour et le contre, et de ne se décider pour un parti ou pour l\u2019autre qu'après mûre réflexion.Il a dit que la politique ne devalt en aucun cas être subordonnée à la couleur des votants.M.Smith, de l'Alabama, a donné des conseils également sensés à ses auditeurs.\u2014Une portion de l'énorme massif rocheux surplombant d'une hauteur de 40 pieds la route pratiquée aux ftancs de la montagne Lookout, au lieu dit ! Bragg's Bluff (Tennessee), s'est détachée de la masse du rucher avec un bruit comparable À celui du tonnerre.La section détachée, d\u2019un poids approximatif de 2,000 tonnes, s'est brisée, en arrivant sur Ja toute, en une multitude de fragments dont des centaines, épais | de dix pieds et plus, ont rebondi et, j comme autant d'avalanches, ont roulé \u2018jusqu'au bas de la montagne, pulvéri- ! sant les arbres les plus gros et soule- ; vant d'immenses nuages de fumée qui ; n'étaient pas encore dissipés le lende- \u2018main.Le sol a été violemment ébran- \u201clé à un demi-mille À la ronde.On croit que le reste de la paroi rocheuse egt aussi destiné A un écroulement prochain.vembre entreprit de traverser le St.Laurent.Favorisé par les tenèbres et par une tempête, depuis dix heures du soir jusqu\u2019à quatre heures du matin, il fut engagé dans cette périlleuse entreprise.I! disposait d'une trentaine de canots d\u2019écorce et de quelques radeaux.Ces fragiles embarcations allaient ct rcve- naient silencieusement voquant sur la surface du grand fleuve, chargées d'êtres humains qui portaient au bout de leurs mousquets le sort ducanada.Au point du jour, l\u2019armée Américaine, à l'exception de 160 hommes laissés en garnison à Lévis, était campée à l'abri dans l\u2019Anse de Wolfe, et Arnold se trouvait à avoir gagné un autre bon numé- to à la grande loterie de la guerre.Y.SUR LES REMPARTS.De bonne heure ce même ma- tin-là, Zulma Sarpy, accompagnée d'un seul domestique, partit en sleigh pour Québec, Comme elle approchait de la ville, elle put entrevoir les troupes re- Paris, le 25 Mars 1876.La France a park, la République est fondde.Ces paroles qui ont retenti dans l'enceinte du sénat, sont le résumé des événements qui viennent de s'accomplir.Les élections de ballotage du 5 mars ont pleinement confirmé les Clec- tions du 20 février.Le corps législatifne donne pas moins de 135 voix de majorité à la République.Ainsi s'est évanouie la menace de M.Buffet, la menace des bonapartistes, et là république en dépit des intrigues, des manœuvres de l'administration est restée complétement maîtresse du terrain.H ne faut pas négliger certains détails qui donnent à cette deuxième manifestation de la volonté du pays une gravité, une portée nouvelle.Les monarchistes avec la complicité du gouvernement s'étaient empressés d'organiser une sorte de conspiration contre le suffrage universel.La conspiration de la peur.On avait essayé d'effrayer les populations en attribuant la baisse toute accidentelle des fonds publics au résultat des élections.Les mensonges les plus audacieux étaient colportés, repan- dus dans les campagnes afin d'agir sur les électeurs ignorants, les fonctionnaires publics se prêtèrent complaisamment à ces manœuvres.D'autre part une vaste coalition de tous les partis monarchiques s'était formée ; les deux grands comités bonapartistes et orléanistes avaient fusionné actuellement, réunissant toutes leurs forces pour faire passer celui des candidats conservateurs qui aurait le plus de chance au second tour de scrutin ; de cette façon, légitimistes et orléanistes faisaient publiquement la courte échelle aux candidats bonapartistes.Jamais par conséquent les ennemis de la République n'avaient rassemblé en un même faisceau autant de ressources.Malgré tant d'efforts les coalisés ont été battus, et les républicains l'ont emporté une nouvelle fois.C'est là une victoire éclatante qui établit définitivement la République en France.Il était impossible de fermer les yeux à l'existence.M.Buffet lui-même qui avait cru rêver le rôle de Pitt, et qui avait annoncé tout haut qu'il resterait quand même au pouvoir, M.Buffet, avait compris dès le 1er tour de scrutin que la situation n'était plus tenable, qu'il fallait déguerpir devant l'orage : il avait donné et maintenu sa démission.Le maréchal avait Ia, sous la main, un homme tout prêt pour se charger de la formation du nouveau cabinet.Les dissentiments politiques existant entre M.Dufaure et M.Buffet n'étaient un secret pour personne.M.Buffet poussait à la monarchie, M.Dufaure penchait vers la république; il fut donc chargé avant le scrutin de ballotage de faire des démarches pour arriver à la constitution d'un ministère en harmonie avec'les élections nouvelles.Les élections étaient républicaines, et des 3 groupes qui forment ce parti, celui qui se trouvait le plus considérablement représenté, était le groupe intermédiaire, la gauche répnblicaine.Te! était le fait.Quel parti en tira M.Dufaure ?C'est à M.Casimir Périer qu'il s\u2019adressa.M.Périer appartient depuis longtemps à la politique; il a été plusieurs fois ministre de M.Thiers.Ancien monarchiste, il y a eu le premier le bon sens de reconnaître que la république était le seul gouvernement désormais possible en France et il s'est rallié à cette forme de gouvernement avec une incontestable loyauté.Cette évolution s'est apérée sous les yeux même de la chambre ; M.Périer a été le promoteur et le président d'un groupe parlementaire qui a servi d'intermédiaire entre le centre droit et le centre gauche, c'est-à- i dire entre les orléanistes désillusionnés et les républicains conservateurs.C'est par cette porte ouverte que sont entrés ensemble.MM.de Lavergne, de Las- teyrie, Luro, et tant d'autres qui ant compris que l'unique moyen pour le > \u2014 per on ne pouvait pas encore les apercevoir de la ville.La vue de ces soldats enthousiasma le cœur de la jeune fille, loin de I'étonner ou de lintimider.Elle se prit même à rêver qu'elle serait heureuse de se joindre à eux.Elle arréta, an moment, son cheval, pour mfeux s'assurer que ses yeux ne la trompaient pas, et lorsqu'elle se fut convaincue que ces hommes étaient bien réellement ceux d'Arnold, elle fit claquer son fouet et se hâta de se rendre à Québec, afin de jouir dy malicieux plaisir d'être la première à communiquer le fait à ses amis.En cela elle ne fut point désappointée.On se refusa d'abord de croire à cette nouvelle, car il suffisait de jeter un coup d'œil sur les Hauteurs de Lévis, en face de la ville, pour se convaincre de la présenée de troupes en cet endroit.Mais comme elle insistait, et qu\u2019elle détaillait toutes les circonstances, on finit par la croire, et aussitôt la nouvelle s\u2019en répandit avec rapidité.Elle passa d'une rue à l\u2019autre, de la belles, qui gravissaient la gorge de l\u2019Anse de Wolfe et se for- que les autorités, une h nes, Ardoid le soir du 15 No- maient en compagnies sur la lj- confirmé par quelques sière de la foret voisine.Quoi-|qui venaient d'arrivet dans ou] ville, la population deviat com- deux auparavant, eussent été ig-|me affolée, et elle se présipita formées de leur débarquement, [sur les remparts pour s'assurer Haute-Ville elle descendit duns la Basse, et comme le fait fut re parti conservateur de conserver une inter la république, afin de la faire conservatrice.C'est là toute la théorie de M.Thiers.M.Casimir Périer est donc un homme du centre gauche.Mais avant tout il a le respect et l'amour du régime parlementaire.Dès le début des négociations, M.Périer rencontra devant lui un obstacle imprévu.M.Dufaure visiblement inspiré des sentiments du maréchal, prétendait que deux ministères devaient échapper à tout contrôle politique à cause de leur spécialisation : La guerre et la marine.C'était en définitive, nier à leur propos, la loi constante du risque constitutionnel.c'était tourner la règle de la responsabilité ministérielle, c'était en quelque sorte créer deux ministres inamovibles.M.Casimir Périer combattit vivement cette théorie, la déclara inacceptable en principe.Il concluait à maintenir le ministre de la guerre mais il exigeait le sacrifice du ministre de la marine, dont les opinions monarchiques avérées, étaient trop ostenaible- menten contradiction avec la couleur politique imposée au cabinet par la couleur des élections.M.Dufaure finit par céder.Quelle part ferait-on à la gauche républicaine groupe réellement victorieux ?M.Dufaure ne consentait à donner qu\u2019un seul portefeuille.M.Périer en réclamait au moins deux, ce n\u2019était pas se montrer bien exigeant, puisqu\u2019à vrai dire la gauche est 4 fois plus nombreuse que le centre gauche à la chambre.Sur ce point on ne s'entendit pas, et on résolut d'attendre la réunion des chambres.Cependant on savait que M.Dufaure avait fait des avances à un ancien député resté sur le carreau électoral, M.Ricard, ancien président du centre gauche, plus avancé en apparence que M.Périer, mais n'ayant pas l'autorité politique de ce dernier, et ne possédant pas surtout cette influxibilité dans les principes parlementaires qui est pour les uns la vertu, pour les autres le défaut politique de M.Casimir Périer.On redoutait d\u2019abord que M.Ricard ne fut un instrument un peu trop docile entre les mains de M.Dufaure.\u2018 Les députés et les sénateurs républi- Cains furent tous Convoquésà une grande réunion et là, après un discours de M.Gambetta on adopta la résolution d'une note qui parut le lendemain dans les journaux.Les députés et les sénateurs déclaraient qu'ils ne donneraient leur confiance qu'à un cabinet homogène qui représenterait réellement les aspirations du pays constatée par la majorité des élus.C'était réclamer nettement un ministère de gauche, c'était protester contre l'idée d'offrir un portefeuille à M.Ricard.Le lendemain, la ville de Versailles était témoin d'un grand spectacle, dans la nouvelle salle, les députés constituaient un bureau provisoire, l'âge désignait pour présider, M.Raspail.Au sénat cet honneur tombait sur M.Gauthier de Rumilly.Dans un des magnifiques salons du Palais, l'ancienne Assemblée nationale.représentée par la commission de permanence, siégeait sous la présidence du duc d'Andiffret-Pasqeier, à 2 hrs.les portes du salon s'ouvrirent, le bureau provisoire du sénât vint se placer à la droite de la commission de permanence le bureau de la chambre des députés à sa gauche, et en face s'asseyaient M.Dufaure et les ministres.Le Duc Pasquier souhaita la bienve- nué aux nouveaux élus et leur rappela que le pays leur confiait l'honneur de défendre la constitution républicaine : M.de Rumilly insista sur la signification républicaine des élections.M.Dufaure déclara solennellement que le pouvoir exécutif ne gouvernerait jamais que conformément à la loi et pour le bien du pays.On se leva, l'assemblée nationale était morte ! morte, après avoir pesé 5 longues années sur le pays! morte après avoir essayé vainement de rétablir la monarchie, et en mourant elle rare fluence sur la politique, c'était d'accep-(reau de l'assemblée devait passer par Pour retourner à la chambre, le bu- une longue galerie bordée de statues de marbre et qu'on appelle la galerie des tombeaux.Quand M.Raspail mit le pied à l'entrée de cette pièce, les tans- bours battirent aux champs, un colonel d'infanterie salua de l'épée et vint se ranger auprès du président pour lui faire cortège, et les soldats espacés tout le long de la galerie, présentèrent les armes au vieux combattant de la démo- cracie, que le hazard, un hasard heureux, avait choisi ce jour-là pour représenter la république sortie de la volonté du pays.N'est-ce pas là un revirement étrange des choses de ce monde! I! y a quelques mois à peine, ce vieillard était encore en prison \u2018pour délit de presse, depuis un demi-siècle, il lutte, il souffre pour la république, et à la fin de ses jours, il lui était réservé cette consolation suprême d'assister au triomphe de la cause à laquelle il à sacrifié sa vie.Raspail a 82 ans ; c'est un beau vieillard de haute taille, mince, le profil est fin, l'œil est vif, sa barbe d\u2019un blanc de neige lui tombe sur la poitrine, et il a dans toute sa personne, une sincérité, un calme qui imposent.Ila présidé cette longue séance d'inauguration avec une aisance étonnante ; on eût dit qu'il n'avait jamais fait autre chose de sa vie.* .En même temps, au sénat, M.Gauthier de Rumilly ouvrait la séance par un discours très applaudi, qui était une éclatante affirmation de la République : le pays a parlé, la république est fondée.Le 10 mars, le Fournal officiel publiait les noms des nouveaux ministres.Tous centre gauche! Telle était la réponse de M.Dwfaure à la note des sénateurs républicains ! Pas un membre de la gauche ! Deux détails sont À noter.Au ministère de l'intérieur il s'agissait de remplacer M.Buffet.dont le départ avait pour cause sa non réélection.Par qui le remplace-t-on?par M.Ricard qui a été également repoussé par le suffrage universel ! Quelques esprits méticuleux EE BROWN 71 SOUTH MAIN ST, Grande Ouverture \u2014DE\u2014 CHALES ET MANTEAUX cette semaine au Grand Magasin de E.S.BROWN 71 80.MAIN ST.l\u2019assortiment le plus complet qui ait encore été offert à Fall River, tel que CHALES en laine de différents genres que nous vendons depuis 5c.$1.00 $3.75 $3.75.aussi nous vendons les CHALES CACHEMIRE s.r.en grande variété depuis $4.00 a $17, Ce nout les dessins les plus nouveaux et à très bas prix.Manteaux LES MANTEAUX DRAPS D'ETE Ce sont les Manteaux à la mode pour in saison d'été, que nous avons en très grande variété, la coupe en est parfaite.représentent cette nomination comme une sorte de défi jeté à l'opinion publique.Il n\u2019y rien de pareil.M.Dufaure à voulu avoir sous la main un homme plus souple à manier que M.Casimir Périer.Et pour faire disparaitre cette anomalie un peu choquante on a fait de M.Ricard un sénateur inamovible.M.Wadington est protestant.et à cause de cela, on a détaché les cultes de son ministère pour les reporter à la justice.C'est là un dérangement inex- pliquable.Est-ce la liberté des cultes ?Les cultes protestant et israélite, reconnus au même titre que le culte catho!:- que, sont habituellement administrés par un ministre catholique.Pourquoi donc n'avons nous pas laissé un protestant administrer tous les cultes, c'eût été juste et conforme à l'esprit même de nos lois.Xe» Nouveau \u201cDirectory\u201d de Fall River.Nous avons reçu avec plaisir les renseignements qu'on nous a donnés il ya quelques jours, surce nouveau Directo ry: mais nous avons été bien aise de nous rendre compte par nous-même de ce qui regarde spécialement la population canadienne de cette ville.Donc, avec le concours d'un des commissaires ETOFFES À ROBE, Nous avons reçu cette semaine 10 colis d\u2019Etoffes a Robe TELLES Plaids, Etoffes a robe unies de différentes couleurs MERINOS, CACHEMIRES et Soieries de toutes couleurs.QUE Broderies ! BRODERIES | | Nous offrons de grands avantages en broderies cette semaine.Nous avons les Broderies en dentelle depuis 5 cts.Ia vrg.à 81,50; un très grand choix au magasin de chargés de ce recensement, nous avons fait une investigation rigoureuse de tous les noms canadiens portés dans ce recueil, et après avoir défalqué, tout naturellement, ceux qui se trouvent mentionnés deux fois, au liçu de leur travail eta celui de leur domicile, ainsi que quelques anciens habitants qui ont quitté la place au su de toutle monde, nous sommes arrivé à nc plus compter à Fall River que 625 familles canadiennes environ.Ce qui ferait, d'après la mayenne adoptée dernièrement dans l'Etat E.8 BROWN.71 SOUTH MAIN 71 Nous invitons la population canadienne- française de Fall River à nous faire une Visite et à examiner nos prix avant d'aîler ailleur.de New-York, de 4 personnes par famille, un chiffre de 2,500 canadiens ; et en allant À $ personnes par famille, quoique d'après le témoignage du mé- me commissaire, il y a très peu de fa- M.A: Benoit, sera toujours au comptoir pour avait la dauleur de voir la France éta- servir les pratiqu : : blir définitivemeut 1a république.milles nombreuses, tout au plus un française pratiques de langue On se sépara, chiffre de 3,200 canadiens environ.\u2019 20 fev rte de la chose par ses propres yeux.Pauline Belmont n\u2019avait jamais été bien intime avec Zulma Sar- Py, d'abord parce qu\u2019elles avaient été séparées durant le temps de leur éducation, et par ce que leurs caractères ne s\u2019accordaient pas ensemble.Les dispositions tranquilles, timides et les goûts essenticllement domestiques de l'une, ne cadraient guère avec les manières brillantes, tapageuses et indépendantes de l\u2019autre.Sous le rapport intellectuel, elles différaient aussi.L'esprit de Pauline n\u2019embrassait pas un vaste horizon, et son intelligence était plutôt passive qu'active.Au contraire, Zulma à une grande hardiesse d'esprit joignait un ca- Ffactère original qui faisait fi de toutes les conventions.Pauline devait vraisemblahlement être portée à s'appuyer sur Zulma, à écouter avec admiration sa brillante conversation, à lui demander son avis, puis à sourire tout en ayant peur de le mettre en pratique.Zulma d'un autre coté, ne désirait pal exercer de patronage.Elle était réellement trop indépendante pour cela, et à l'égard de Pauline, plus particulièrement, elle préférait se mettre autant que possible à son niveau, Dans les quelques mois qui sui- vireat le retour de Zulma de France, les deux jeunes Alles ne Ca prendra plusie- ra que la ville se; s'étaient rencontrées que rarement, mais elles se seraient vues plus souvent, si toutes deux n\u2019avaient été retenues à la maison, l\u2019une par la vie retirée que menait M.Belmont, ct l'autre par les infirmités qui torturaient la vieillesse du Sicur Sarpy, son père.Dans la présente occasion, Pauline fut une des amies que Zulma visita, et naturellement la première chose qu'elle fit ce fut de lui annoncer la traversée des Américains.Elle fut fort étonnée de voir qu\u2019en apprenant cette nouvelle une pâleur mortelle se C répandait sur le visage dc sa compagne.\u2014La ville va être investie ct, Nous scrons séparés du monde extérieur, murmura Pauline.Et mon père qui n\u2019est pas encore de retour.\u2014Est-il hors de la ville?demanda Zulma.\u2014Qui.T1 est parti depuis hier, tour de banne heure, ce matin.Sôn retard ne m'a pas alarmée, mais maintenant, d'après ce que vous m'avez dit, j'ai peur que, quelque chose ne lui soit errivé \u2014N'ayez crainte, jours avant \u2018it investie, et votre amplement le temps De plus, ce n\u2019est pas et m'a promis qu'il scrait de re- liste, un combattant, je crois.Pauline laissa échapper un profond soupir, mais ne dit rien.Zulma reprit.\u2014Je suis sûre qu\u2019il est neutre Comme mon père, et que par conséquent il ne sera pas inquie été.\u2014Je voudrais être certaine-de cela, mais,\u2014et Pauline s'interrompit soudain, comme si elle eût craint d'exprimer ses soupçons.-\u2014Mais, ma chère, rappelez- Vous que ces américains ne sont pas aussi noirs qu'on les pcint \u20ac sont des hommes comme les autres, et des vrais soldats sont toujours humains, ajouta Zulma.\u2014Est-ce là votre opinion?Quant à moi, je ne sais trop qu'en penser, Mon père n'en parle pas beaucoup, mais un de nos amis n\u2019en parle qu\u2019es, des termes du plus pre fond mépris.PF, fon ~\u2014Ce doit-ttre 7p, ultra loya- C'est un officier anglais?\u2014Qvoi, Pauline,mais je pensais 9\".votre père ne fréquentait Pas Ces gcns-ià ! ; \u2014Oh, mais celui-là est un vé- Q A ritable Canadien, et il parle fran- i sais comme nous, \u2014Ah ! cela fait toute la diffé rence du monde, répliqua Zul- ma, avec un rire où pointait le 9 Cac SEE TE Tey i a Ge] Ai \u2018 b FRANCE.\u2014Le Messager de Paris, dans un article sur la question financière en Egyp- te, dit que l'Angleterre et la France, si elles s'isolent l\u2019une de l'autre, ne peuvent aboutir à un résultat définitif.Elles doivent agir de concert.\u2014La Chambre des députés à annulé l'élection de M.Fairé, député orléaniste de Maine-et-Loire.\u2014Depuis plusieurs années le Bin Public, sous la direction de MM.Vri- gnault et Alexandre Rey, s'est fait l'avocat de la politique préconisée par le grant citoyen auquel la France doit son libéralisme politique, qui a été suivie de succès par l'installation solennelle de la forme républicaine du gouvernement.Depuis le 1er février dernier, le Bien Public, devenu la propriété de M.Mé- nier, le célèbre industriel, à modifié ses vues politiques.A l\u2019époque de cette vente, quelques amis de M.Thiers avaient stipulé que le Bien Public insérerait un certain nombre donné des annonces de l'Ofsnion.11 résulte en outre des clauses et conditions de la vente par laquelle le Bren Public est devenu la propriété de M.Ménier, que la liste des abonnés ordinaires du journal avait été communiquée à I'Oprmion.Cette communication préalable fut exigée comme la condition sine gud non de la vente faite à M.Ménier.\u2014Il y a eu une double élection dans le département de la Seine, par suite de l\u2019option de M.Louis Blanc pour le sme arrondissement de Paris.Les colléges électoraux qui étaient appelés à choisir un député comprenaient le 13e arrondissement et la 1ère circonscription de Saint-Denis ; ces deux élections ont été disputées par plus de candidats qu\u2019il n\u2019y eut, sans faire aucune comparaison, de généraux convoitant l'héritage d\u2019Alexandre le Grand.Nous ne saurions en donner ici la nomenclature.Parmi ceux qui se sont mis sur les rangs, nous signalerons particulièrement, dans le 13e arrondissement, M.Paul de Jou- vencel, qui vers la fin de l'empire sié- £ea parmi les députés de la gauche au corps-législatif, M.Martin Bernard, ancien représentant du peuple à l'assemblée constituante de 1848, et naguère membre de l'assemblée nationale : à Saint-Denis, MM.Alexandre Laya, Malapert, André Rousselle, Loiseau- Pinson, Camille Sée, Bonnet-Duverdier et le général Wimpffen, dont plusieurs ont été candidats malheureux aux dernières élections générales.\u2014Les bals publics ont été interdits à Paris pendant la semaine sainte.La vente de la collection de tableaux Schneider n'a produit que 18,090 francs en deux jours.\u2014Les railleries de l'Angleterre sur l'impérialisme, à propos du nouveau titre proposé pour la reine Victoria, plai- sont ici A tout le monde, à l'exception des bonapartistes.A vrai dire, ce parti semble avoir peu de chances ici, dans les circon\u2019Stances actuelles.L'effet le Dlus frappant de la levée de l'état de siége À Paris s'est fait sentir dans la presse.Trente nouveaux journaux, d'une politique radicale, ont été publiés depuis la proclamation.\u2014Le steamer de la Compagnie Générale Transatlantique France, Capitaine Trudelle, parti pour Philadelphie et New-York, 24d Plymouth, 1,200 tonneaux d'articles pour l'Exposition du Centenaire.\u2014 La Chambre française arrive à la fin d\u2019une des plus laborieuses besognes qu'ait jamais entreprises une assemblée législative : la vérification des pouvoirs de ses membres.Les bonapartistes ont si bien travaillé et les légitimistes ont tellement rivalisé avec eux qu'on a découvert des fraudes et des influences illicites dans la plupart de leurs élections et que dans un grand nombre les illégalités ont été assez graves pour nécessiter l'annulation.Dans cette édifiante enquête, on est arrivé à M.Rou- her, qui, on se le rappelle,a été élu dans trois localités, à Riom, à Bastia et À Ajaccio.Dans cette dernière ville, il n'avait été élu qu'au ballottage, dans lequel il avait pour rival M.Napoléon emporte | Jérôme.On vient de constater que reste la ressource d'être député de Bas- tia où de Riom.C'est déjà très joli; mais cela ne vaut pas l'honneur de représenter à Versailles la ville qui a servi de berceau à la dynastie des Bopa- partes.Cependant M.Rouher s'en contentera.ALLEMAGNE.\u2014Le gonvernement s'occupe de dresser un catalogue pour la section alle- maade à l'Exposition du Centenaire américain.Le professeur Renlaux, directeur de l'Académie Geiverbe, vient d\u2019être nommé président du jury allemand de l'Exposition.L'impératrice Augusta d'Alleusagne a commandé un magnifique album pour Philadelphie, dans lequel se trouveront des photographies de tous les établissements de bienfaiance qui sont placés sous sa protection.ANGLETERRE.Un télégramme de Calcutta au 7rrmes annonce que de sérieuses révoltes agraires ont éclaté dans le district de Bustar, province de Madras.Trente mille paysans sont rassemblés, et les troupes ont été expédiées pour rétablir l'ordre.L'émir de Caboul a battu son vassal, rebelle, l'émir de Maimena, qui a perdu 3.000 hommes dans la bataille.Le correspondant de St.Petersbourg de la Gazette d'Augsbourg affirme que le tsar avait réellement l\u2019intention d'abdiquer, mais que le rétablissement de sa santé lui a fait renoncer à ce projet.Ala Chambre des communes, M.Bourke, sous secrétaire des affaires étrangères, répondant à une question de M.Elliot sur l\u2019indemnité de l'A/a- bama, a dit que la commission arbitrale se réunirait à Washington au mois de juillet prochain et que la question de l'excédant disponible serait décidée Le gouvernement anglais n\u2019a pas fait de représentations à ce Sujet et n'a pas l'intention d'en faire.Une importante réduction dans le nombre des départs pour New-York a été décidée par deux compagnies de steamships.Les stcamers de la ligne White Star auront trois départs en cinq semaines, puis au mois de mai ils partiront tous les quinze jours.La ligne Inman retirera deux de ses steamers après le 20 courant.et ses départs après cette date auront lieu un en avril, deux en mai, trois en juin.deux en juillet, trois en août.etc.ITALIE.\u2014Garibaldi a donné son adhésion au nouveau ministère italien en acceptant la donation de cent mille francs qui lui a été offerte par la nation et nar le roi.On était habitué à voir Garibaldi pauvre.On se le figurait ainsi, et il sera toujours difficile de se le représenter autrement.Il ne faut pas croire que le vieux héros renonce à cette pauvreté, un de ses plus beaux titres de gloire.Il déclare dès à présent que la somme acceptée par lui servira aux travaux de la canalisation du Titre.En d'autres termes, il rendra à la nation en utiles travaux ce qu'il reçoit d'elle À titre de don et comme témoignage de reconnaissance\u2019 L'HERZEGOVINE.Les négociations pour la paix n'ont pas abouti dans l'Herzégovine.Six mille insurgés, dans la Bosnie, sont rentrés en campagne contre le sultan.Des hostilités, contre la Servie et la Turquie, sont considérées comme certaines d\u2019ici à quinze jours.Le Tagblatt a reçu des nouvelles de Bosnie, affirmant que l'insurrection s'étend dans cette province.Le district de Bisca s'est joint au mouvement.On par lait d'un engagement qui aurait eu lieu de ce côté.An absent minded Ohio woman got the coffee pot ready forboiling and then carefully placed it on a chair and sat herself on the stove.Although the occasion was dreadfully suggestive of so me of the early martyrs she managed to derive some consolation out of it afforded her of obliging her husband to buy her a new dress, which, as soon as she was well enough, she made up herself with the assistance of the Domestic Fashions and a new Domestic sewing machine.élection ne pouvait être validée.I! lui, d Tient un grand assortiment de VETEMENTS DE Printemps POUR Hommes & Garcons COIN PLEASANT & SECOND 18.Nous faisons une spécialité de VETEMENTS 4s 158 à im Tapis!! 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Î i i t Le barewu du Trésorier ot Collecteur des Pots ost ouvert tons bes jours à l'hôte! de Mile de 4à 12 à M.et de 9 à 4 p.um.\u2018 SAMUEL M.BROWN.Trésorier et Collecteur, Bureau des Evaluateurs.\u2018| 1 Hiver des Evaluateurs est ouvert ous tes mercredis de 9 à 12 nur j \"à nouvel ordre.Jans 26 fev.n + 3 N.LEBŒUF MAACHAND LPICIER.:36 & 3% SEPTIEME RUE.FALL RIVER Mass.M.Lebreuf fait une spocialité de produits, provisions, viandes ete de premier choix et porte les marchandises à domicile, BILLETS DE PASSAGE.pour le CANapA et L'OUEST.12 few an sarcasme.Réellement, je serais curieuse de connaître ce spécimen.\u2014Vous chère.\u2014Pas possible | \u2014\u2014Il m\u2019a parlé de vous.\u2014Vrai.\u2014Et c'est un de vos admirateurs.\u2014Vous vous moquez de moi \u2014Vous ne pouvez déviner qui c'est?Et Pauline devint rayonnante d\u2019une joie enfantine d'avoir reme porté ce léger avantage sur sa compagne.\u2014Vous m'intriguez fort, ma chère.En effet, je ne puis dévi- ner.Dites-moi qui c'est.\u2014Le Lieutenant Hardinge ! \u2014Le Lieutenant Hardinge ?Pourquoi une flamme illumi- na-t-elle soudain les joues de Zulma?Pourquoi ses ycux bleus se voilèrent-ils?Et ses lèvres\u2014 pourquoi devinrent-elles blanches comme du marbre sans pouvoir articuler un seul mot?Ua silence solennel s'ensuivit, Pauline était perplexe, Elle craignait d'en avoir trop dit pour son respos et celui de son amie Mais elle fut bientôt tirée de ses perplexités par Zulma, qui l'ayant légèrement touchée du doigt, lui jeta un regard pénétrant qui montrait mieux que des es qu\u2019elle comprenait tout, et qu'- le connaissez, ma clle sympathisait avec son amie.\u2014Comme de raison, dit-elle, en riant, si vous empruntez vos idées du Lieutenent Hardinge, vous ne devez pas avoir une bonne opinion des Américains, et je suppose que ce serait perdre mon temps que d'essayer de vous convertir \u2014 Heureusement, le résultat de la guerre ne dépend pas des opinions de deux petites filles comme nous, riposta Pauline avec une force d'argumentation qui ne lui était pas habituelle, et qui de nouveau provoqua le rire de sa compagne.\u2014Laissons cela, dit Zulma.Faisons unc chose qui est plus dans les habitudes dc notre sexe.Allons jeter un coup d'œil sur ces nouveaux soldats.\u2014Volontiers, et peut-être pourrai-je avoir des nouvelles de mon pére, chemin faisant.En sortant de la maison elles suivirent une foule d'hommes, de femmes et d'enfants qui se dirigeant vers les remparts.À ect endroit, elles trouvèrent une multitude de personnes de tout âge et de tous sexes qui y étaient déjà accourues, ct qui parlaient et gesticulsient avec beaucoup d'animation.Quelques-unes parlaient haut, d'autres criaient de toute la force de leurs poumons, lcaunes agitaient leurs chapeaux, les autres souhaitaient ouvertement la bienvenue à l'armée rebelle.Devant elles, sur les plaines d\u2019Abraham, l\u2019armée d\u2019Arnold déployée en deux colon nes, paradait.Les rebelles avaient nettoyé leurs habits, fourbi leurs armies, et s'efforçaient de payer de mine, autant que possible.Leur nombre ne dépassait pas sept cents hommes, mais grâce à des évolutions habiles, ils paraissaient beaucoup plus nombreux.Quelques-uns des officiers avaient très bonne apparence, ayant mis les beaux uniformes qu'ils n'avaient pas revêtus depuis leur départ de Cambridge, deux mois auparavant.Pauline et Zulma occupaient une position favorable au milieu | d\u2019un groupe nombreux où elles pouvaient tout voir, et entendre, en même temps, les commentaires de la foule.\u2014Pourquoi les Bastonnais n'entrent-ils pas?dit un vieux Canadien-français en enfonçant sa tuque bleuc encore plus avant sur sa tête.Qu'ils sont bêtes.Quelle belle chance ils perdent là.\u2014Vous avez raison, répondit un autre vieillard près de lui.Si sculement le général rebelle savait que les portes ne sont pas bien gardées, et que les palissades sont à moitié faites, il pourrait se ruer sur la ville et l'emporter par un coup de main, Ces paroles étaient frappantes, et longtemps après, Zulma avait coutume de dire qu'elles exprimaient la vérité.Sanguinet et d'autres assurent que si Arnold avait risqué un assaut sur Québec, dans cette matinée de Novembre, il s\u2019en serait emparé, Il aurait ainsi immortalisé son nom, et le monde n'aurait pas cu le spectacle de la plus odicuse trahison des temps modernes.Cette conversation avait eu lieu à la droite de Zulma et de Pauline.La suivante fut entendue à leur gauche, entre deux anglais\u2014un aubergiste et un matelot.\u2014Si notre commandant attaquait ces gueux-l3, il pourrait es balayer tous dans le St.Laurent, dit le matelot.\u2014Ou les faire presque tous prisonniers, ajouta \u2018l'auhergiste.Cette dernière opinion différait de la précédente, et cependant elle aussi a été émise par des historiens subséquents.La garnison de Québec était forte de quinze cents hommes, et ellc était bien pourvue d'armes et d'ammunitions.L'armée américaine ne comptait que sept cents soldats, mal vêtus et mal armés.Les Anglais avaient une base d'opérations ct un lieu de retraite dans Québec.Les Américains n'avaient augune ligne de retraite outre Jue le fleuve profond et quelques canots d'écorce qu\u2019une douzaine de torches pouvaient détruire.Qui sait?Une grande occasion de s'illustrer fut peut- être perdue, ce jour-là.\u2014Je voudrais qu'ils fissent une sortie contre les Américains, dit Zulma a Pauline.Mais l\u2019oin- bre de Montcalm pèse sur eux.Si le Marquis était resté derrière ses retranchements, nous n\u2019aurions jamais été conquis par les Anglais.Si seulement les Anglais voulaient avoir la bonté de suivre son mauvais exemple.Et elle se mit à rire à gorge déployée.VIL LE DRAPEAU BLANC.Tout à coup un singulier mouvement se produisit au miliea des troupes américaines, ct, un grand silence se fit dans la foule anxieuse qui garnissait les remparts.Les principaux officiers rebelles venaient de se grouper ensemble dans le but évident d'avoir une consultation.À leurs gestes, il était facile de s'apercevoir que la matière controversée était de la plus haute importance, ct aussi, que les avis étaient loin d'être unanimes.Au centre du groupe se tenait un homme groa et court, au teint fleuri, et paraissant Âgé de trente cinq ans environ.Il soutgnait sa manière de voir avec vigueur, quelquethis avec un sourire persuasif, d'autres fois avec des paroles de colère.Cet homme était Arnold.Quelques-uns des officiers écou- taicat en silence; les autres sc promenaient de long en large, le mépris ct le dédain peints sur leurs figures.Finalement, le conseil de guerre se dispersa, les troupes se remirent en ligne, et tout le monde attendit impatiemment l'événement important qui devait s'ensuivre.Au bout d'un instant, un trompette s'avança, suivi d\u2019un jeune officier de haute taille revêtu d'un uniforme de carabinier, Tous deux donnèrent le salut militaire à Arnold et reçurent de lui leurs instructions à voix basse.Le jeune officier prit des inains de son commandant, une dépêche sccllée, ct, tirant son épée, il y attacha son mouchoir blanc.La vue de co mouchoir expliquait tout le mouvement.\u2014Une sommation de se rendre, se prit-on à répéter dans| les rangs des troupes américaines, et presque tout le monde se mit à rire.Les officiers pouvaient à peine cacher leur dégout, et quelques uns protestèrent hautement contre l'idée de les obliger d'être témoins de l'humiliation qui allait avoir lieu.- (La suête au prochain numéro.) Reduction des prix.Charbon NOUVEAU TARIF, Franklin - - Lackawanna Egg - \u201c Poele - \u201c Chestnut Lehigh Egg et Poele - 7.23 Transporté à domicile 75 cts.lc tonneau extra.Déchargement\u201430 cts.le tonnead \u2018extra M.T.BENNETT, JR, & CO, itera 55 North Main St, 55 ° (au-dessous du Mount Hope House.) ¥ 2 3 LESS MONTREAL.\u2014Moise Rien- deau a comparu devant le recorder dit le Bien-Public sous l'ac- cution d'avoir poignardé la fille Amanda Perrault.La plaignante donne son témoignage comme suit: Le 17 mars dernier, vers 71-2 hrs, du soir elle revenait chez elle rue St.Paul, avec un de ses amis, lorsqu'en arrivant près du - passage qui menait à sa résidence, elle aperçut Riendeau qui semblait l'attendre.11 voulut lui parler, mais elle passa outre.C'est aiors que le prisonnier qui paraissait légèrement ivre se jeta sur elle, et lui donna un coup de couteau dans la cuisse gauche.Puis sans dire un mot il prit la fuite, Riendeau avait été autrefois l'amant de la fille Per- rault mais ne l'était plus le jour du crime.Se sentant blessée Aruanda Perrault monta l'escalier qui conduisait chez elle en criant qu'elle venait d'être poignardée par Ri- endeau.On lui banda quelque peu sa plaie d'où s\u2019échappait des flots de sang.Puis elle fut placée dans un sleigh avec une amie qui ne I'avait pas abandonnée et elle perdit connaissance durant le trajet.Elle ne revint a elle que rendue à l'Hôtel Dieu où on lui donna tous les soins nécessaires.Elle demeura pendant 16 jours dans cette institution sous les soins nécessaires.Elle parait encore très taible, et dit qu\u2019elle souffre de la blessure qu'elle reçut.Riendeau fut arrêté le lendemain par les détectives Arcand et Riché, qui le trouvèrent caché dans une cour de la rue Brock.Le prisonnier ne dit rien pour sa défense et allègue qu'il était ivre lorsqu'il blessa la fille Per- rault.Il fait preuve du plus grand du nom de Lévi.Pendant qu'elle était occupée à étendre du linge sur un balcon, la corde la quelle elle essayait d'attacher son linge manqua, et, en essayant de retenir la corde, elle perdit l\u2019équilibre et tomba la tête la première sur le pavé d'une hauteur de 14 pieds.La force du choc fut telle qu'on la trouva la tête fracassée et des lambeaux de cervelle autour du cadavre.La mort a été instantanée.Une grande indignation régna dans la rue ce jour là, parce que Lévi n'avait pas voulu permettre d'entrer le cadavre dans sa maison ; on dut transporter les restes de la pauvre fille çhez ses parents.\u2014Une dépêche de Montréal annonce que 4,000 ouvriers employés sur le bassin du canal se sont mis en grève avec l\u2019objet de faire lever leur salaire à $1 par jour.« Les grévistes ont immédiatement été payés et prévenus que ceux d'entre eux qui voudront continuer à travailler aux conditions actuelles jusqu'au 1er mai, recevront un dollar par jour à partir de cette date.\u2014À l'assemblée des créanciers de la maison Ireland Fay et Cie, marchands ferronniers et faillis, il a été prouvé que Elias Gaz, un des associés avait forgé le nom de plusieurs de leurs pratiques sur des billets mis en circulation dans le marché, et que W, Ireland avait fait passer les dits faux.Ces billets étaient pour le montant d'environ $1 5,000 et les créanciers ont décidé de traduire les deux accusés devant la Cour du Banc de la Reine.M.William Barclay le plus jeune des associés, n\u2019a participé en aucune manière à ces transactions frauduleuses.Il s\u2019est fait flouer pour la somme de $4,000 qu'i) avait placée dans cette maison.\u2014On lit dans l\u2019Union des Cantons de l'Est: cynisme et écoute en souriant la semonce du juge qui le com- damne à six mois de prison aux travaux forcés, $50 d'amende ou trois autre mois de prison.Il parait que le misérable fait partie d\u2019une famille très respectable dont il est le désespoir.En quittant la Cour il salua ses amis qui se trouvaient parmi les dé- sœuvrés qui tous.les jours encombrent les couloirs de cette salle.\u2014L'épouse de Léon Bernier, journalier, résidant au No 430, rue Ste Marie est tombée malade au commencement de la se-! maine dernière.Son mari quoique pauvre, pour pouvoir vaquer à ses travaux fut obligé d'engager Philomène Boucher, une voisine, pour avoir soin de sa femme et de sa petite fille âgée de huit ans.Cette dernière était d\u2019une beauté remarquable.Vendredi dernier la femme Boucher sortit pour faire des achats accompagnée par la petite fille et portant des habillements appartenant à la malade.La femme "]
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