La république, 14 octobre 1876, samedi 14 octobre 1876
[" = pre & Ë * Re ea WRT JUE [eye SER esr pd ki = LA REPUBLIQUE JOURNAL HEBDOMADAIRE.Volume 1.No.VI + H.BEAUGRAND, Rédacteur-Editeur.SAINT LOUIS, MO, SAMEDI 14 OCTOBRE I876.Chronique Parisierine.ADMINISTRATION.\u2014 mourir de terreur à la vue d'un ver des | prit.Il me semblait trouver dans ce plus laids qui se tortillait sur une feuille défilé de beautés minaudières, des fi- Et cette école d'égalité laissera sa trace utile dans la vie.par le général Ducrot, prennent part à Le numéro, 10 Cents.Qu'est-ce que le nouveau-sultan?! Les négociations marchent avec une ve Tun Parait tous les wamedis., Les abonnements partent du ler et du 15j de chaque mois.Les frais de port sont a lu charge de PE- diteur-propriétaire, L'abonnement est invariablement paya- bla d'avance.Nous ne faisous jamais ¢x- veption à cette regle.Abonnement.Unan « « = = - = = = - 84.00 Troismois « - - - « - - 1.00 Le numero 10 centa.luvarilablement payable d'avance.BUREAUX DU JOURNAL 520 Pine Street.me Annonces.Une insertion dix lignes ou moins: #1,00 Republique ** (Correspondance parteculière de \u201cLa République\u201d) SOMMAIRE.Paris déscrt.\u2014Thédtres plein !\u2014L'Exposition des insectes.\u2014La mort et la vie.\u2014 Les parisiennes a Pexposition.\u2014 La ; peur d'une petite maîtresse.\u2014 Histoire | de Gaæthe et d'une actrice \u2014Saint François d'Assise et le baron Gros.\u2014Un chef- d'œuvre de peinture dû à un papition.\u2014 L'éducation des femmes par les poupées.\u2014Tontes les poupées ressemblent à des | cocottes.\u2014 La théorie des poupées.\u2014 ! Mamank, prenez garde à vous.\u2014Ce qu\u2019est unie poupée.\u2014 Le reve des petites filles.\u2014 Les reservistes.\u20142R jours de vie militaire.\u2014La messe au camp.\u2014Télégraphie optique.\u2014 L'assistance.\u2014 Les canons tonnent- \u2014Le diner sous les chênes.\u2014La légende trouvé leurs nourrices.des nourrices.\u2014 La nourrice de Mac-! Mahon.\u2014 Fous lex souverains ont re-/ mademoiselle, sans lui, sans ce mons- | de mûrier.cristal rempli des sels de la reine de Hongrie.\u2014Mademoiselle, ne vous récriez pas tant, riposta avec douceur l'auteur de Wilhelme Meister.du pain en Suisse, en Italie, au Tyrol et en France, à des milliers de familles.ll a suscité cent deesinateurs de ta- \u2018lent.I fournit des millions aux douanes de tous les Etats.Bien mieux, Être, vous n'auriez pas la robe de soie Où est Paris?ou plutôt où sont les [qui donne en ce moment tant de relief \u2014Ah! monsieur! quel horrible petit je ne me trompais pas.Toutes ces nent au gme corps ont pris leur part serpent ! s\u2019écriait-elle, en approchant à belles dames étaient des\u2026.cocottes.d\u2019un spectacle organisé par le général la hâte de ses narines un petit facon de | Je les avais cent fois rencontrées à Ma- : Ducrot.Ce que vous appelez un horrible petit serpent est un des | plus grands bienfaiteurs de l'humanité.| Sans lui, l'Asie et l'Europe ne vivraient {pas.Tel que vous le voyez, il donne | gures de connaissance.Eh! parbleu ! Ceux des réservistes qui appartien- drid, A Mabile, autour du lac et devant; Ce commandant eut l'idée d'inaugurer i Tortoni.Avec un peu d'imagination, jses manœuvres par une messe solen- \u2018on pouvait mettre des noms propres sur nelle, dite au milieu méme des champs, ces masques.| vec un appareil militaire.LI! avait pour ; cette cérémonie, demandé au Pape une bénédiction spéciale.je voulais.que à Le général Ducrot avait ou n\u2018avait- ue a i e droit de faire assister son ar- Eh bien?me dit-il d\u2019un air étonné.| mes cette messe solennelle?C'est ! J'eseayai de lui faire comprendre que ! un point qui ; j'aurais voulu autre chose.L'homme Por dui sera jugé par la Chambre.etait stupéfait de ma candear Ce qui m'occupe, c'est le côté pittores- : \u2014On ne fait que cela, me dit-il, et c'est | wd otc de om donné par \u2018la première fois que j'entends parler de ; ; ) .morale à propos de poupées.D'ailleurs.les journaux cléricaux du pays.ajouta-t-il en clignant de l'œil, la diffé- | rence est si petite aujourd'hui pour les | .J'expliquai au marchand que c'était un cadeau destiné à une jeune fille, i \u201cMgr l'évèque de Nevers, qui avait reçu l'hospitalité chez le marquis de La up festin.\u201d * Le maréchal de Mac-Mahon est allé assister aux manœuvres du corps d'armée qui opère entre Autun et Lyon.Toutes les fois qu'un souverain parcourt son Etat, on voit arriver les vielles histoires tendant à le rendre populaire.Une des plus connues est celle de la nourrice qui retrouve au faite des grandeurs l'enfant qu'elle a nourri de son lait.Jusqu'ici, cet élément avait manqué dans le voyage du maréchal président.La lacune est maintenant comblée.En effet, on peut lire dans toutes les relations du voyage du'maréchal de MacMahon, l\u2019anecdote suivante : Au moment où le train venait de s\u2019arrêter à Sully-sur-Loire, de chaleureux vivats retentissent aussitôt, et M.le maréchal se disposait À monter en voi- Quelles influence exercera-t-il sur les résolutions présentes et sur l'avagir de la Turquie?* ~* \u2019 Hamid II à de l'énergie, de la volonté, mais il penche vers le parti Vieux- T'urcagÿ est douteux qu'il soit favorable à des réformes qui créeraient pour les chrétiens, dans l'Empire, une sorte d\u2019égalité ac 15 Mpguleyts ; 1\"csP dou-i teux qu'il veuille, consentir à la paix avant d'avoir infligé dux Monténégrins une défaite aussi complète que celle Qu'ont e-suyé les serbes.Ceux-ci sont battus, et battus sans espoir de retour sérieux.Alexinatz, la clef de la Serbie, tient encore ; la garnison serbe se défend avec un courage digne d'un sort meilleur.Le général Tchernaïeff, réunit les restes de l'armée sous les murs de Déligrad, mais il serait illusoire d'espérer de cet effort suprême autre chose qu'un acte de résistance qui grande activité.On a d\u2019abord pensé à réclamer de la Porte un armistice, des ouvertures ont été faites et le gouverne- ; ment Turc, tout en se déclarant disposé ! à négocier pour la paix, a répondu qu'il ne pourrait être question d\u2019une armistice, dont les Serbes seuls, pourraient tirer avantage.- - Les représentants de l'Allemagne, de l\u2019Autriche, de la France, de la Russie, de l'Italie, de l'Angleterre, réunis chez Sir Elliot se sont mis d'accord sur points; 10.Conseiller fortement à la\u2019 tions relatives A une indemnité de guerre, a un démantèlement des forteresses serbeg, à la faculi de mettre garnison dans les places de guerre.20.Insister pour que la Porte cesse d'exiger que le prince Milan demande personnellement et directement la pais au Sultan.Porte d'abandonner toutes ses prétes-.Dix cents ia ligne premiere insertion et cing cents la ligne pour chaque insertion subxéquente.Payablé d'avance.Une remise libérale sera faite pour les annonces à long terme.parisiens ?Pendant les vacances, les étrangers prennent possession des boulevards.Somme toute, c'est par habitude, pour sacrifier À la mode, qu'on quitte la capitale en été.Grâce aux grands squares, aux Champs Elysées, au bois de Boulogne, à Auteui', à Passy, il est toujours facile de trouver à Paris de l'ombrage et de la fraîcheur.Mais c'est la mode, et la mode est un tyran auquel on obéit toujours.* Toutes Correspondances lettres d'af- inires, lettres chargées, communications, ate devront être adressées a FH.Benugrand.Rédacteur-Editeur, \u201cLa Republique\u201d st Louis, Mo.ST.LOUIS, a & Les feuilles jauni-sent et les théâtres rouvrent leurs portes.modes, entre une femme honnête et une Il n'y a que le genre, le chic .\u2018qui distingue cette derni \u2018est | | Il faut aimer les animaux dans la me- aw 5 ; er ère, et cest isure de leur utilité.Saint Fran .! précisément ce qui, ravit les petites: | : 50 : filles.Elles s'amusent à singer leurs | d'Assise, qui se détournait de so - | q n che poupées, à les tourner en caricature.{Que voulez-vous?c'est leur plaisir, à { min de peur d'écraser un ver, n'avait , point tort.À quoi bon tuer sans ?po q profit?ces pauvres enfants! Le cynisme tran- ; quille, l'air simple et naturel avec le- là votre beauté ! | .Un de nos plus illustres peintres, le lun autel préparé par les soldats du gé- { sous les armes, commandés par le géné- Ferté, arrive au sommet du Beuvray à À ture.lorsque, tout-à-coup, une pauvre neuf heures et demie.Là, se dressse : que.Pp P octogénaire, en proie à la plus vive , ; émotion, se fraya un passage au milieu Les soldats du 13e de ligne sont! de la foule, s'approcha du due de Ma-! 2 | : genta, et, les larmes aux yeux, s'écria : ral de Gurten.Un escadron d' ie; : ; ; artillerie| «Ah! je veux le voir encore une fois répare les pièces qui \u201c| RS prép.piè qui, au commence-! ,vant de mourir ! © 2 « 1 nent de a he he édite 3 M.le Maréchal de MacMahon s'é- a fin pendant \u2018a bénédiction pa- | jança à la rencontre de la paysanne, lui nie.Ce sont les puissances qui doivent être intermédiaires ; c'est leur rôle naturel et la Porte ne saurait contesteg une telle prérogative.Devait-on exiger l'armistice avant de Ilen a été très sérieusement ques-; tomber d'accord sur les bases de la tion; le parti de la guerre est tré« puis- paix?C'est ce que voulaient les repré- sant en Russie ; sur tous les points du! sentants de la Russie, de l'Autriche et territoire, des souscriptions s'ouvrent\u2018 de l'Italie ; mais les ambassadeurs d'An- diminue les exigences de$ vainqueurs.Peut-être aussi, les Serbes espèrent de! décider la Russie à prendre fait et cause pour les chrétiens de Serbie et à déclarer la guerre à la Turquie.; baron Gros, ne pouvait point tolérer cette manie de destruction sans but, et c'est même à ce sentiment que l'on doit une de ses plus belles toiles.C'est une tête de jeune homme très- belle, très ouverte, éclairée d'une vive et belle lumière.Elle est au Louvre.| i quel il traduisait tout haut les réfiexions i que j'osais à peine faire en moi-même, | ment toutes les poupées, et j'achetai un { beau livre à images, doré sur tranches.m'épouvantèrent.Je renvoyai brusque- qui n'eut guère de succès auprès de ma ale, feront entendre leurs d i ; ; ; .pale, étonations, serra les mains avec effusion, puis s\u2019en- ct donneront ainsi le si S : A .signal à toutes les | tretint pendant quelques instants avec troupes répandues dans la plaine et |.pauvre femme, suffoquée de joie et dans les cités voisines.Deux appareils; j'émotion \u2019 de télégraphie optique sont en commu-| Tous les témoins de cette scène, vi- nication avec deux autres placés à 15! yement impressionnés, s'étaient retirés pour envoyer à Belgrade des secours en hommes, en argent, en médicaments.Un comité qui siége dans les principales villes de l'empire, enrôle des offi- théatre de la guerre ; le parti national .a.! ciers en non activité et les envoie sur le : i gleterre, de France et d'Allemagne ont : soutenu le contraire ; selon eux, les pré- \u2018 liminaires de paix doivent être posés {avant que l'armistice soit accordé.Cette divergence a empêché la rédac- \u2018tion d\u2019une note collective.Le corps di- CONSULAT DE FRANCE.\u2014Emile Karst.agent conaulaire ; bureau, 411 Nord 3e.CONSULAT SCISSE\u2014 (, F, Mathey.chez Mermod.Juccard & Cie, 4+ et Locust, LoGE MAçONNIQUE.\u2014 Orient Français No.167; réunions les ler et 3e mercredis de chaque mois à $ h, du soir.13 N.3e: Vénérable, J.A.Schultz: secrétaire.Ed.Bobe, 410, Nord 3e.NOCIRTE FRANÇAISE DE BIENFAISANCE.\u2014Réunions du conseil d'administration, le fer mardi de chaque mois, 411 N.3e ; président, Gustave Pierrot: ler vice-président.Jacquemin: 2e vice-président, G.Biston: trésorier, Emile Karst: secrétaire archi viste, J.J.Morard; scerétaire-compiables Ed.Bobe; directeur.Wm.Surbled ; commissaires : F.M.Allemand.John Bonnet, Ils en est qui n'ont jamais fermé.L'Opéra, par exemple.et ily a eu salle comble, même au cœur de l'Eté.Il en est de même pour le Châtelet, le Théâtre Historique, les Variétés et le Vaudeville.La beauté des pièces et leur excellente interprétation ont fait braver aux Parisiens les chaleurs tropicales par lesquelies nous sommes passés.- .< Les expositions se succèdent.Il en est une qui vient de s'installer au Palais de l'Industrie et qui est des plus originales, des plus intéressantes et des plus utiles : l'exposition des insectes.Les savants y courent.Les artistes font comme les savants, et les gens du monde comme les artistes.Il ya là- SOCIETE FRANÇAISE D'AIDE MUTUELLE, | dedans.en effet, de quoi captiver l'at- \u2014Héunions, te dimanche hou le dimanche !tention de tout le monde, puisqu'on y après le 15 de chaque mois à 2 heures de | voit, péle-méle, l'abeille, le papillon, la l'après-midi, rue Market 1614: président, .Jules Be:in: ler vice-président, Louis Gu- cantharide, le ver à soie, le phyloxera, hard: de vice-président.Antoine Ratti;! |4 cochenille et cent autres que je ne accrétaire-archiviste, Jos, A.Praz: secre-; NOMME pas, c'est-à-dire les bons et les taire-correspondant, Ami F.Addor; trés; mauvais, le pour et le contre, le travail rier, A.Cabrillae : secrétaire des finances.\u2018 et le vol.la mort et la vie.Ed.Bobe.Cette société fait partie det Les Parisiennes rendons-leur cette l'Union Générale des Sociétés Françaises., de Secours Mutuels aux Etats-Unis d'Amé- Hustice, s'efforçant de devenir un peu rique.| plus sérieuses, se mettent à examiner LE BUREAU CENTRAL de l'Union Gene.les exhibitions modernes d'une façon rale pour les années 1876 ot 1877 est à St, Ï moins superficielle.Dans celle-ci elles Louis; président.J.Williomé: secrétaire.\u2018trouvent tout un cours de philosophie ! P.Luckner.care of M.V.T.Co: weeré- | et bien des leçons d'hygiène.Elles ; taire-adjoint, Louis Fortel.\u2014 Assurance! s'assurent qu'une jeune femme peut sa- mutuelle sur Ja vie de toutey les sociétés fai- | voir certaines choses sans tourner à la M.4.Dareel, 11.Verdier.L.Boulanger.L'original a été un des éléves du grand.niéce.peintre.Ce portrait à son histoire : | On ne se doute pas de la place qu\u2019une Réveur, tout imprégné d'idées poéti- : poupée tient dans l'éducation d'une pe- ques, le baron Gros n'entendait point\u2019 tite fille.Si les mamans étaient ciair- qu'on fit souffrir les êtres animés, quels © voyantes, elles banniraient impitoyable- qu'ils fussent.Sous ce rapport, il était! ment l'insolence des allures, l\u2019excentri- presque un sectateur de Brahma, pen-' cité des toilettes, les cheveux rouges et sant qu'il ya quelque chose de divin\u2019 les chignons pyramidaux.dans tout ce qui a vie.Voilà qu'un! L'imagination des petites files, dès jour, sous la restauration, le grand ar- qu\u2019elle s'éveille, est tournée vers ce but : tiste vit entrer dans son atelier un de: être belle, enviée, admirée.ses élèves favoris, portant à son cha-| Lorsque la poupée arrive de chez le peau, retenu par des épingles, un ma-.marchand, soigneusement empaquetée gnifique papillon, azur et or, un sphynx dans une jolie caisse, elle leur apparaît dont les ailes palpitaient de douleur.| à travers son nuage de dentelles et son \u2014Quel crime avez-vous commis là ?frou-frou de soie, comme une grande s'écria aussitôt le baron Gros.Ah! et noble dame, qui daigne s'abaisser mon cher X., hâtez-vous d'arracher ces jusqu'à leur société.odieuses épingles ; rendez vite la liberté | Cette poupée, d'abord si imposante, à cet insecte, ou je vous chasse pour elles s'aperçoivent bientôt qu'elle est! toujours de mon atelier | | leur esclave, qu'elle se laisse habiller et X., l'élève, s'empresse d'ovéir à son déshabiller sans murmurer, qu on peut maître.À dater de ce jour-là, le baron même lui casser bras et jambes, sans Gros le prit tout-à-fait en affection ; il : qu'elle pousse le plus petit gémissement.voulut faire son portrait, et c'est ce por-' [3s qu'elles ont fait cette découverte.trait qui est au musée du Louvre.| elles essayent sur la poupée les modes \u201cou | qu'elles voudraient porter.elles perfec- Je parlais tout-à-l'heure du peu de sé-' tionnent, elles exagèrent le premier cos- rieux des Parisiennes.Est-ce bien leur tume, et la font telle enfin.qu'elles se faute?Comment les élève-t-on?promettent d'être le jour où elles ne re- L'autre jour, une de mes nièces ayant \u2018laveront plus que de leur fantaisie.Le eu des prix à sa pension, je lui deman-: petit garçon rêve au général, quand il dai ce quelle désirait comme récom-! fait manœuvrer ses soldats de plomb.pense.; Si vous mettez entre les mains d\u2019une kilomètres, où est le corps du général Gallifet, et indiquent tous les moments du sacrifice qu'on offre pour l'armée.De sorte qu'à cette distance, les deux corps d'armée, unis dans les mêmes sentiments, exécutent les mêmes mouvements.C'est pour la Ire fois que cette invention du commandant Mangin est utilisée aux grandes manœuvres.L'autel, élevé par les soins du génie, est orné.Quatre poteaux portant des étendards sont dressés aux angles de l'autel, des ,guirlandes les relient et tiennent une couronne de fleurs suspendue sur la croix.Tout est prêt, quand tout-à-coup les clairons sonnent, les | tambours battent aux champs.C\u2019est; à l'écart.La vieille paysanne n'était autre gne Ja nourrice du maréchal Mac-Mahon, Mme veuve Renaud, agée de 89 ans, qui, comme elle l\u2019avait dit, avait fait une longue course pour venir voir une dernière fois l'enfant qu'elle avait élevé et qui devait parvenir à une si haute destinée.SPECTATOR Correspondance Politique.de la République.Paris le 20 septembre.Comme les morts de la ballade, les sultans vont vite! Mourad V a régné trois mois, où plutôt 15 jours, car, à le général Ducrot qui arrive, suivi d\u2019un partis du jour de l'assassinat des minis- brillant état-major.Mgr de Ladoue se \u2018 tres, son esprit, déjà affaibi, a tout-à-fait revêt de ses ornements pontificaux dans disparu : il est resté idiot, sans aucune une tente qui sert de sacristie, et, assisté | Conscience de ce qui se passait autour de l'archiprêtre de Château-Chinon, et | de lui.d'un aumônier militaire, il commence le} Dès ce moment, son renversement ; saint sacrifice de la messe, annoncé à\u2018 était résolu ; il y avait bien des obsta- tous les environs par deux coups de | cles à vaincre : la résistance du grand canon, qui sont à l'instant même répétés | vizir, celle de la sultane Validé.Mais par l'artillerie Gallifet.Autour de l'au- | Midhat Pacha est un homme habile ; tel se range un nombreux clergé; en il s'était servi des softas et des Feunes face de l'autel se trouve le général Du-| Turcs, pour renverser Abdul Aziz, il se crot, commandant en chef du Se corps Servit des softas et des Peur Tures, d'armée, les généraux de Kerléadec, pour renverser Mourad V.Lamy, de la Jaille, sénateur de la Gua-, 1 était indispensable d'attendre trois deloupe, de Mirebel et de Curten.A mois.Le livre Saint, le CAé:, l'exige.droite et À gauche de ce brillant état- | Un Sultan puut-étre détroné quand il | major, une nombreuse assemblée de \u20acst malade ou tou, mais le Chdrs lui ac-! dame-.représentant les grandes fa- ; Corde trois mois de sursis, après-quoi le tout entier demande que la situation des\u2019 plomatique s'est contenté de se rendre- chrétiens en Orient soit régularisée, que ; en corps auprès du grand vizir, et 2 ef les Slaves soient reconnus comme na- primé isolément le désir de voir la paix tion et qu'un contrôle efficace soit ex- ! prochainem-at rétablie.Le grand-vizir ercé immédiatement sur l'adininistra- a répondu que la Turquie avait été obti- \u201c tion économique et financière de la gée de faire la guerre et qu'elle accep- Turquie.{ terait une paix honorable.Il a prié les * La Turquie égorge les Slaves, nous représentants des puissances de vouloir l'étrangleions ! \u201d disait ces jours der- : bien préciser les avantages qui seraient niers le Goivs.Le Æuski-Mféir, décla-.faits dans le futur traité, à l'empire otto- rait, il y a quelques jours, que: \u2018\u2018le.man.Devant cette réponse, les repré- peuple russe qui compte 80 millions\u2019 sentants ont cru devoir se retirer.d\u2019dmes, est solidaire des Slaves et qu'il Dans une autre réunion, qui s\u2019est te- est prêt à faire le sacrifice de ses biens\u2019 nue chez le comte Corti, représentant et de son sang.\u201d Le Golos, reprend : \u2018de l'Italie à Constantinople, il a été dé- - \u201cI'indépendance des provinces insur-; cidé que le représentant de chacune des gées, c'est le minimum dont la Russie grandes puissances remettrait à la Porteg, se contentera.\u201d \u201cun mémorandum et ail n\u2019y aurait pas Le gouvernement de la Porte a récla-' de note collective.Ces démarches ont mé contre l'envoi des officiers et des été faites, et la Porte, persistant dans soldats.La Russie a répondu qu'il n\u2019y sa première résolution, à répondu qu\u2019el- a pas sans la législation russe, comme le était prête à entamer des négocia- en Angleterre, de joreign-enlistment, tions pour le rétablissement de la paix.act, et que cependant l'Angleterre, lors says interrompre toutefois le cours des de la première guerre Carliste, a permis npérattons en Serbie ef dans ?Herségo- les formations de la Legion Evans.Ce- zine.pendant il ne s'agissait alors pour les Somme toute.la réponse de la Tur- Anglais que de principes constitution- quie est correcte.Elle a remporté la nels abstraits, tandis qu'aujourd'hui, il victoire, une victoire incontestée ; il est s'agit pour le peuple Russe de manifes- naturel qu'elle profite de la fortune de tations de foi religieuse et de sympathie la guerre et ce n'est pas, de sa part, se de nationalité.montrer exigeante, que d'accepter le Le gouvernement russe qui s'est as- \u201c\u201cstatuquo ante bellum,\u201d avec des garan- socié officiellement à d'autres puissan- ties sérieuses de la part d'un vassal en ces pour obtenir l'amélioration de la si- révoite.sant partie de l'Union sous le controle du\u2019 Bureau Central.| SOCIETE ALSACIENNE FT LORRAINE.\u2014 Réunions le 15 de chaque mois chez M.Be-; rançon.#27 Christy À venue ; président, F.Jacquemin: vice-préadents Jules Belin et M, J.Parcetz secrétaire.Philippe Luek- ner; assistant-sccrétaire, Joseph Fleig: trésorier.J.P.Mesançon: vice-trésorier, Louis Vetter.CERCLE PHILARMONIQUE FRANÇAIS.\u2014 Réunions le 3e vendredi de chaque mois, chez M.C.Claude, 301 8.Main; président.| J.A.Schultz: trésorier, F.M.Allemand, précieuse ridicule de Molière, ni au !'bas-bleu de Byron.Ainsi elles comprennent jusqu'à quel | point il peut être utile À une maîtresse i de maison de connaître l'organisme et {les mœurs de ces monstres ailés et ram- ; pants que le fabricateur souverain a donnés à l'homme pour serviteurs ou | pour ennemis, le jour où il lui a plu de i créer notre planète.oe Grâce à ces expositions, il n\u2019y a plus \u2014**Une poupée,\u201d me répondit l'en- dent des désirs., | Me voilà donc chez le marchand de, poupées.Je n'eus que l'embarras du! choix, et quel choix! De sémillantes \u2018 petits personneges à l'œil provocant, al la bouche vermeille, au teint carminé, | vêtus à la dernière mode, en belles robes de soie et de cachemire, avec dentelles et faïbalas.J'atlais de la brune ; blonde, sans pouvoir fixer mon admira- | tion.Elles étaient toutes aussi jolies, : i petite fille, une poupée qui ressemble à milles du Morvan.i fant, dont les yeux brillaient du feu ar une cocotte, à quoi révera-t-elle ?LA « * Bon nombre des petits garçons qui ont joué jadis aux soldats de plomb, sont, à l'heure qu'il est.en campagne.Les réservistes de deux classes sont appelés sous les drapeaux pour 28 jours.Cette innovation s'est accomplie à merveille.Elle entre dans les mœurs, on s'y accoutume.Les jeunes réservistes rient volontiers de leurs cheveux coupés en brosse, Après l'office, l'évêque prend Ja pa-! role et annonce que le souverain Pontife Piz IX pense en ce moment A l'armée ! française, et, par le ministère de son: humble représentant.lui envoie une bénédiction toute particulière.Au mo-\u2019 ment où la troupe s'incline, les canons, tonnent pour la quatrième fois.Alors toute la foule se retire et se dis- | perse.vendant que la troupe défile devant le général en chef.; vieux meuble dans un coin du palais de Cheik-ul-islam, prononce.Le fetva, c'est-à-dire la sentence, qui ordonnait le remplacement de Mourad V par son successeur, était depuis iongtemps rédigé.Quand le dernier jour du troisième mois fut arrivé, la décision fut exécutée.Mourad V fut relégué comme un Tchercgan.Toutes les précautions militaires ayant été prises le 31 août.à sept heures du inatin, le prince Hamid fut proclamé tuation des chrétiens en Turquie et pour I! y a, par malheur, un autre élément secrétaire, Raoul Dubois; régisseur, Fmmile.à redouter l'effroi que manifesta chez Boulanger.| Gœthe une jeune actrice qui pensa Sou- des corvées à faire, de la nourriture du Sous les arbres, de vastes tables sont | et chef des mettre fin aux cruautés des Turcs, et qu'on a le droit de faire entrer dans le qui continue à poursuivre ce but, ne débat: ce sont les cruautés indignes saurait s'opposer aux + Argent, 13,00 Extraction de dent.- - - wn Les meilleurs dentistes en ville, qui ont ; été lex pretuiers À se servir du gaz avec uveès.\u2014Extruction depuis $ h.A.M.jus qu'à 5 h.P, M.-\u2014On extrait avec ou subs le az.| 3 Un ratelier neuf pour $5,00.Ouvrage garanti et Matériel supérieur.\u2014 | \u2018hambres au premier.| NEW YORK DENTAL RuoMS, 820 Washington Av.3e porte de 9th st.Ne gurder des imjrosteurs.FERN EW YORK Tailleur.Teinturier et Degraisseur ABITS NEUFS ET D'OCCASION N.E- Cor.Market \u2018MAISON FRANCAISE.CASINO.RESTAURANT ET SALON.TABLE D'HOTE.117 SOUTH 1° OURTH ST.Leon Schuler Prop.Horloger de Pars | Specialité pour lex réparations d'horle-: Achat d'ur et Marchand de | VINS ET LIQUEURS 125 SPRUCE STREET, -\u2014\u2014-\u2014-\u2014- Entre Main etFecond.Hilger & Frere, Murchands d\u2019EPICERIES de CHOIX Farines, Provisions, Vins, Liqueurs, Cigares, ete.No.goo Hickory, coin 9th street.Nicholas Matter, Marchand de Gibier, Volailles, Fruits, © 1539 South Seventh street, French Market.RIVOIRE & MOREAU, IMPORTATEURS ET MARCHANDS DE \u2018Vins Frangais et Americains COGNACKN, FIUIILLEE lSOILIVE.JOHN BLOCH Specialite de Ligueurs Americaines et Etrangeres 612 SPRUCE STREET, ST.LOUIS.On delivre aa Domicile.M.PLRRLQU tn execute, t plumes et La MaisonDarcel à recu onze recomp 524 Olive Street, Corne J.DARCEL, IER ET COIFEELR DE DAMES, Un bel a-sortiment de NATTES, CHIGNONS et BOUCLES de CHEVEUX En Gros et en Detail.sur commande, tous les ouvrages en cheveux et on garantit satisfaction.Reguit les modes de Paris trois fois par mois.M.Darcel fait au-si une spécialite d'articles de nodes du plus haut goût.Chapeaux de Dames, Fleurs artificielles de toutes sores.enses aux expositions de St.Louis.r Sixth, St.Louis, Mo.racontant en détail les exploits sans avoir rencontré personne.dire son nom.Comme elle ne lui |laissé le temps de la bien exa- dont elles avaient été les instru-\u2019 ments, Elle fit revivre ainsi aux | yeux de Franz toute l'histoire de Venise.Après avoir visité les Arrivés sur la place, ils prirent un nouveau rendez-vous pour, lendemain, et se séparèrent.Le lendemain ct tous les jours quatre salles consacrées à cette suivants, elle mena Franz dans exposition, elle l'emmena dans tes principaux monuments de la une dernière, plus vaste que tou- | ville, l'introduisant partout avec tes les autres ct éclairée comme ne incompréhensible tacilité, avait pas demandé le sien, il eût miner.rougi de se montrer pluscuricux \u2014C'est, répondit-il, la plus ct plus indiscret qu'elle, etil était merveilleuse beauté que l'on résolu à tout attendre de son puisse, non pas voir.mais ima bon plaisir, et rien de sa propre giner, L'âme inspirée de l'artiste importunité.Elle sembla com- a pu nousen donner la divine prendre la délicatesse de sa con - \u2018image, mais le modèle n\u2019en peut duite et lui en savoir gsé ; car, à exister qu'aux cieux.\u201d | ivre de joie, erra tout le jour) rêter nulle part.11 admirait le! ciel, souriait aux lagunes, saluait \u201c Elle n\u2019est pas ici, se dit il en! dans la ville, sans pouvoir s'ar-! lui-même.J'en étais sûr ; ce n\u2019est ; pas encore son heure.\u201d 1! alla se placer derrière une dans la dernière salle, elles, où se trouvaient des bois de construction, des débris de navires de différentes gran-Jeurs et de différentes formes, et des parties entières du dernier Bu.centaure.Elle apprit à son compagnon la propriété de tous les bois, l'usage des navires, l'époque à laquelle ils avaient été construits, et le nom des expéditions dont ils avaient fait par- tic; puis, lui montrant la galerie du Bucensaure : \u201c Voilà, lui dit-elle d'une voix profondément triste, les restes d'une royauté passée.C\u2019est là le dernier navire qui ait mené le doye épouser la mer.Maintenant Venise est esclave, et les esclaves ne se marient point.O servitude! Ô servitude ! Comme la veille, elle sortit après avoir prononcé ces paroles, mais emmenant cette fois à sa suite le comte, qui ne pouvait sans danger rester à l'Arsenal.Ils s'en retournèrent de la même manière qu'ils étaient veaus, et lui expliquant avec une admirable clarté tout ce qui se présentait à leurs yeux, déployant devant lui de merveilleux trésors d'intelligence et de sensibilité.Ce qui n'avait d'abord été chez lui qu'une fantaisie se changea bientôt en un sentiment réel et profond.C'était la curiosité qui l'avait porté à nouer connaissance avec le masque, et l'étonnement qui l'avait fait continuer.mais ensuite l'habitude qu'il avait prise de le voir toutes les nuits devint pour lui une véritable né cessité.Quoique les paroles de l'inconaue fussent toujours graves et souvent tristes, Franz y trouvait un charme indéfinissable qui l'attachait à elle de plus en plus, etil n'eût pu s'endormir, au lever du jour, s'il n'avait, la nuit, entendu ses soupirs et vu vouler ses larmes.Il avait pour la grandeur et les souffrances qu il soupçonnait en elle un respect si sincère et si profond, qu'il n'avait encore osé laprier chaque eutrevue, elle lui témoigna plus de confiance et de sym- pathic.Quoiqu'il n'eût pas été prononcé entre eux un seul mot d'amour, Franz eut donc lieu de croire qu'elle connaissait sa passion et se sentait disposée à la partager.Ses espérances suffisaient presque à son bonheur; et quand il se sentait un désir plus vif de connaître celle qu'il nommait déjà intérieurement sa maîtresse, son imagination, frappée et comme rassurée par le merveilleux qui l\u2019entourait, la lui pesgnait si parfaite et si belle, qu'il redoutait en quelque sorte lc moment où elle Se dévoilerait a lui.Une nuit qu'ils erraient cn- semble sous les colonnades de Saint-Marc, la femme masquée fit arrêter Franz devant un tableau qui représentait une fille agenouillée devant le saint patron de la basilique et de la ville.\u201c Que dites-vous de cette La femme masquée serra fortement la main de Franz.\u201c Moi, reprit-elle, je ne connais pas de visage plus beau que celui du glorieux saint Marc, et je ne saurais aimer d'autre hom- we qne cclui qui en est la vivante image.En entendant ces mots, Franz pâtit et chanccla comme frappé de vertige.11 venait de reconnai- tre que le visage du saint offrait avec le sien la plus exacte ressemblance.Il tomba à genoux devant l'inconnue, et, lui saisis - sant la main, la baigna de ses larmes, sans pouvoir pronencer une parole.\u201c Je sais maintenant que tu m'appartiens, lui dit-elle d'une voix émue, et que tu cs digne de me connaître et de me posséder.À demain, au bal du palais Servilio.\u201d folie de ceux qui raillaient la si-:de Franz.Mais, au moment où et enchanté, la suivait d'assez loin.Au moment où celle artivait un beau jeune homme, portagt le costu- les maisons, et parlait au vent colonne, auprès de l'entrée prin- \u2018me de Tasso, chantait, en s'ac-.Tout ceux qui le rencontraient cipale, ct attendit, les yeux fixés compagnant sur la guitare, une le prenaient pour un fou et le :sur la porte.Bien des fois cette romance en l'honneur de Venise.Jui montraient par leurs regards.porte s'ouvrit; bien des femmes Elle marcha droit à lui.ct, le Il s\u2019en apercevait, ct riait de la 'entrèrent sans faire battre lecœur gardant Axement, lui demanda qui il était pour oser porter un; If v a, dans l'une des rues qui forment le quartier Breda, un charcutier qui porte des lunettes.Hier, en le voyant sur la porte de sa boutique, un voisin se met à le plaisanter.\u2014Malheureux! fait le charcutier en lui montrant son couteau, mais c'est dans ton intérêt que je porte des lunettes: si je n'y voyais pas clair quand tu passes, je pourrais me tromper ! Nous allons désespérer les hommes enne.Quand ses amis lui de- | mandaient ce qu'il avait fait depuis un mois qu'on ne le voyait plus, il leur répondait: \u201c Je vais être heureux \u201d et passait.Le soir venu, il alla acheter une magnifique écharpe et des épaulettes | neuves, rentra chez lui pour s\u2019habiller, mit le plus grand soin à sa toilette, et se rendit ensuite, revêtu de son uniforme, au palais Le bal était magnifique ; tout de la garnison, était venu déguisé, sclon la teneur des lettres d'invitation, et cette multitude de costumes variés et élégants, se mêlant et s'agitant au son d'un nombreux orchestre, offrait l'aspect le blus brillant et le plus animé.Franz parcourut toutes les salles, s'approcha de tous les franchirent la dernière porte ni d'ôter son masque, ni de lui femme?lui dit-elle après lui avoir entretiens de chaque nuit.Franz Puis elle le quitta comme les autres fois, mais sans prononcer [toutes les femmes.les paroles, pour ainsi dire sa-|étaient remarquablement belles, cramentelles, qui terminaient ses et pourtant aucune ne lui parut groupes, etjeta les yeux sur Plusieurs \u2018une femme qui entra attira sur Servilio.i le monde, excepté les officiers\u2018 l'horloge allait sonner onze heures, il tressaillit, et s'écria assez haut pour être entendu de ses voisins : \u201c La voilà ! \" Tous les yeux se tournèrent vers lui, comme pour lui demander le sens de son exclamation.Mais, au même instant, les portes s'ouvrirent brusquement, et elle tous les regards.Franz la reconnut tout de suite.C'était la! jeune fille du tableau, vêtue en dogeresse du XVe siècle,et rendue plus belle encore par la magnifi - cence de son costume.Elle s'avançait d\u2019un pas lent et majestueux, regardant avec assurance autour d'elle, ne saluant personne, comme si elle eût été la reine du bal.Personne, excepté Frans, ne la connaissait; sais tout le monde, subjugué par sa merveilleuse beauté ct son air de grandeur.s\u2019dcartait rexpectueusement et s\u2019inclinait presque sur son pareil costume etchanter Venise.| économes et faire la joie des bijoutiers, Le jeune homme, atterré par ce | mais les dames avant tout.Tout pour regard, baissa la tête en palis.les dames! sant, ct lui tendit sa guitare.Elle | aviez-vous que chaque mois de ! an- ; hasard | née s'accorde avec une pierre précieuse la prit, et, promenant au ASarC | particulière, qui n'exerce sa vertu qu'à sur les cordes ses doigts blancs | ce moment précis?comme l'albâtre, elle entonna à! Janvier.\u2014On offre l'Hyacinthe ou le son tour, d'une voix harmonieu- S'EPAt: présage de constance et de fi- 1e hant bi ; délité.se et puissante, un chant izarre \u2014 Février.\u2014 L'Améthyste; paix du et Souvent entre.oupé : j cœur, À continuer.; Mars.\u2014La Sanguine ; courage et dis- ; crétion.17 Nos lecteurs voudront bien serap, Avril.\u2014Le Saphir ou le diamant ; gu- peler que l'abonnement à /a Répudiigue rantie d innocence on de repentir (111) est strictement payable d'avance Mai.\u2014L'Ermeraude ; amour heureux.ere Juin.\u2014L'Agate ; longs jours de santé.Juillet.\u2014 Le Rubis; oubli des cha- | grins.Mot charmant d'une mère.| Acût.\u2014La Sardoine ; félicité conju- \u2014Q\"el est celui de vos deux enfants | gale.que vous préférez ?Septembre.\u2014 Le Chrysolithe ; préser- \u2014Celui qui n'est pas là ! vatif contre la folie.Cri d\u2019un collégien : Octobre.L'Opale ; espérance daus A Batons rompus., |digne d'arrêter ses regards.passage.Franz, à la fois ébloui Maman, maman ! je sais, enfin le malheur.\u2014 aman: 5 » enAM| Novembre.\u2014 Topare ; amitié.ce qui me génait, hier, dans ma bottine.Dera T 5 : boat \u2014C'était?inaltérable.\u2014C'était la brosse à denta ! oud! Réflexions d'un vingr-Auit jewrs,| Note de Mile A-R.\u2014La diamant dans le Nutemarre: peut s'offrir en toute r marquer le memes armée pas et son linge, tm.: - du son mé- contænterment. \u201c+ de supporter la vue d'un objet désagréable sur lequel ses yeux restaient fixés.Jusque-là Nous avons eu occasion de feuilleter ua curieux volume de Barnum, Les sont tellement supérieurs à tout le reste, Que nous ne serions pa- surpris d'apaise dont la copis aurait été : .A Barnum.Il resterait à ce dernier voiture d'où ses auditeurs pou- mérite d'avoir su l'inspirer.Que : ss _ sujet plus piquant d'ailleurs que cette vaient saisir chacune de ses pa rencontre des deux plus illustres charla- oles, il s'écriait: tans de l\u2019ancien monde et du nouveau ! \u201c Messieurs, vous semblez \u2018 L'un des plus originaux, des étonnés !.Vous vous demandez déjà à vous-mêmes quel est ce plus singuliers et des plus heureux charlatans de notre époque Modeste Don Quichotte?que signifie ce costume des siècles a été Mangin, le célèbre mar- passés, ce char doré, aux che- chand de crayons de Paris.Qui | à visité la capitale de la France Vaux richement caparagonnés?Quel est le nom et le but de ce me moatrer de meilleurs crayons | de ses crayons.Mais mes regrets que les miens, je lui donne mille à ce sujet ne furent pas de lon- francs.Non, non, pas à lui, car ! Que durée, car six mois après s de l'univers.Nous y avons trou- | il n'avait pas encore dit un mot.j'ai horreur des paris, mais aux que Mangin était, comme on dit, vé \u2018un chapitre dont le style et la façon Enfin le prélude se terminait et!pauvres du vingt-et-unième ar- descendu au tombeau, jugez de la comédie commençait.Après|rondissement de Paris, prendre qu'il est dû à une plume fran- s'être avancé sur le devant de sa lequel j'habite.\u201d e dans !l'étonnement, de la joie de tout Paris, quand il fit sa réapparition Î a dans la capitale, exactement dans Les harangues de Mangin la même costume, monté dans étaient toujours accompagnées le même voiture, et accompagné d'intonations de voix, de jeux de du même domestique avec l'or- physionomie et de gestes d'une | gue qui lui avait toujours servi.originalité si particulière qu'il |On apprit alors que Mangin avait semblait toujours animer et cap- |vécu dans la retraite la plus ab- tiver son auditoire.solue pendant la moitié d\u2019une Il y a environ sept ans, je le[année et que l'annonce de sa rencontrai dans un des princi-| mort, qui avait eu une si grande paux restaurants du Palais-| publicité, avait été faite par lui- CRAMER A
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