La république, 28 octobre 1876, samedi 28 octobre 1876
[" CA CE RECRUE LA RÉPUBLIQUE JOURNAL HEBDOMADAIRE.H.BEAUGRAND, Rédacteur-E diteur.Volume I.No.VIII \u2014\u2014 ADMINISTRATION.\u201cLa Republique * Parslt wus les samedis.Les wbonnements partent du ler et du 13 de chaque mois.Les frais de port vont à la charge diteur-propriétaire.L'abonnement est invarlablement pays- ble d'avance.Nous ne faisons jamais exception à cette règle, corrige les joueurs.\u2014Une aventure Abonnement.arriy e 50ers 20 Sermon perdu.\u2014Il \"251 ss 2.ent un converti\u2014Ls réponse du joueur Un an $4.00 convert.\u2014Kentrée dos thid tres lus de Troismois - - - - - - - 1.00 Le numero 10 cents.lavariable ment payable d\u2019avance.S520 Pine street.Amin, Annonces.Unie insertion dix lignes ou moins: $1.00 Dix cents la ligne première insertion et ving cents la ligne pour chaque insertion subséquente.Payable d'avance.Une rensise libérale sera fuite pour les annonces à long terme.Toutes Correspondances.lettres d\u2019af faires, lettres chargées, communications, 3te., devront être adreasées a H.Benugrand.Rédacteur-Editeur, 99 \u201cLa Republique mit.Iouis, Mo.NT.T.OUIS, CONSULAT DE FRANCE.\u2014Emile Karst, agent consulaire ; bureau, 411 Nord 3e.CONSULAT SCISSE \u2014 C.F.Mathey.chez Mormod, Jaccard & Cie, 4¢ et Locust.LOGE MAGONNIQUE.\u2014 Orient Francais de PE- La suppression de lu loterie et leu tripots Chronique Parisienne.(Correspondance particulière de \u2018La République\u201d) ! Paris, 6 octobre 1876.| SOMMAIRE.clandestins.\u2014Moralisation de l\u2019immors- lité.\u2014 Les Grecs.\u2014 Chasse aux tripots complètement inutile.\u2014 Arrachez cette mauvaise herbe, elle repousse.\u2014 Le jeu daux lex soirées particuilères.\u2014Comment on remplace lu roulette \u2014 Les courses de salon.\u2014Novelle prohibition.\u2014On ne choristes!\u2014Pourquoi les choristes fen.Mes dixparsissent.\u2014En France, tout finit par des joujous.\u2014Le cri-cri.\u2014L'onome- tapie matérialisée \u2014L'invasion du cri crl.\u2014 cervelle des Parisiens.Depuis le jour où, sous le règne de Louis-Philippe, une loi a aboli la loterie en France et fermé les maisons de ! jeu dans Paris, on joue partout, dans !les Salons, dans les cafés, dans les 7r#- pots clandestins.Les cercles ne sont plus que de vastes maisons de jeu où toutes les nuits, des fortunes s'engloutissent.Autrefois, au moins, il y avait un contrôle.L'administration, la ferme des jeux, gagnait à coup sûr, mais dans des proportions déterminées à l'avance.Ses chances étaient connues de tous les joueurs.mais il y avait au moins cette moralité dans l\u2019immoralité, que personne ne pouvait tromper, arranger les cartes, lricher en un mot.Aujourd'hui, c'est bien différent ; des £recs, experts dans l\u2019art de faire tourner la chance en leur faveur, s'introdui- | sent dans les salons, et rançonnent les | niais.\u2014On en prend un, il en reste cent ! qui dépouillent impunément des fils de famiile.Que dis-je?Les pères de fa- \u2018mille eux-mêmes sont les plus ardents C'est là un fait Les joueurs se No.187; réunions les ler et 3e mercredis \u2018autour du tapis vert.de chaque mois à $ h, du soir, 18 N.&; | d'observation générale.Vénéruble, J.A.Schulta: secrétaire.Ed.\u2018rencontrent principalement parmi les Bobe, 410, Nord 3e.| hommes d'un âge mûr, et qui ont des SOCIETE FRANCAISE DE BIENFAISATCE, ! charges et des devoirs de famille.\u2014~Réunions du conseil d administration.le | , _ : .ter mardi de chaque mois, 411 N.3e : prési- Le jeu\u2014depuis que les jeux publics dent, Gustave Pierrot: ler vice-président, sont prohibés \u2014 s'est abattu comme Jacquemin; 2e vice-président, G.Biston; un fléau sur la société française, et cha- trésorier, Emile Karst; accrétaire archi | que jour on annonce des scandales, des viste, J.J.Morard; xecrétaire-complable- ; désastres, des fins tragiques qui, hélas ! Ed.Bobe; directeur.Wi, Surbled ; com- | ne corrigent personne.missaires: F.M.Allemand, John Bonnet, : On a beau faire la chasse aux tri] ots M.J.Darcel, H.Verdier, L.Boulanger.; SOCIETE FRANÇAISE D'AIPE MCTUELLE.| clandestins, on a beau arrêter et con- \u2014 Réunions, le dimanche 15 où le dimanche | damner les chefs d'établissements pu- après le 15 de chaque mois à 2 heures de blics qui laissent jouer, il en renaît, il l\u2019iprès-midi, rue Market 1014; président, (en repousse partout.Jules Belin; ler vice-président, Louis Ga-| C'est comme ces mauvaises herbes, bard: Ze vice-président, Antoine Ratti; ; qu'on a beau arracher et qui repoussent secrétaire-arehiviste, Jos.A.Droz; secré- | sans cesse, au grand détriment du pro- tuire-correspondant, Ami FE.Addor; tréso- iétai du hs rier.A.Cabrillac ; secrétaire des finances, | PTY taire u champ.Ed.Bobe.Cette société fait partie de! D'ailleurs comment sévir dans les l'Union Générale des Sociétés Françaises | cercles, et surtout dans les maisons de Secours Mutuels aux Ftats-Unis d'Amé- | particulières ?rique.{Un jeune homme du meilleur monde LE BUREAU CENTRAL de l'Union Géné- ! donne un bal, une soirée.Tout le monde rale pour les années 1S76 et 1877 est à St.| ne danse pas; on ne danse plus en SAINT LOUIS, La roulette et le trente-et-quarante étant prohibés dans les villes * d'eaux,\u201d on s'ingénie pour les remplacer.Ainsi dans circulaire.sont ruinés.prohiber les courses de salon.À quoi bon?Le jeu de hasard reparaîtra sous une autre forme.Toutes les meilleures repressions sont impuissantes à déraciner ce vice.On ne peut l'extirper.Mieux vaudrait le régler.S'il est impossible d'empé- cher les gens d'être les victimes de leurs propres passions, il est tout au moins possible de les garantir, en partie, contre les piéges des filous, des joueurs de profession, des grecs.2\u2019 Est-ce qu'on convertit les joueurs ?Mery a fait un jour l'expérience du contraire.ll y avait à Marseille, il y a quelque vingt ans, huit ou dix jeunes gens qui se réunissaient à la salle X., et qui, après souper, jouaient assez gros jeu.Un soir, ils invitèrent Méry à souper, espérant un de ces bons récits que l'auteur d'A/éva faisait si bien.Le souper fut très gai.Méry, suivant son habitude, était étincelant.Les vins étaient fins, les mets exquis.Le repas terminé, on passa au tapis vert, et la partie, commencée assez sagement, devint tout-à-fait dangereuse.Il était quatre heures du matin, l'heure où l'on jette les louis sur le tapis, tout comme on jetterait des haricots.Tout-à-coup, éclata un orage épouvantable.Les éclairs font pâlir les lampes du salon et verdir les visages terrifiés des joueurs Le tonnerre gronde.La maison tremble, et ceux quiriaient un instant avant, sont plus qu'impressionnés.Un éclair plus terrible, un coup de tonnerre plus formidable arrêtent le jeu net.A cet instant, Méry se lève et s\u2019écrie : \u201cJeunes gens, c\u2019est le ciel qui vous parle.Ce n'est pas le tonnerre, qui gronde, c'est Dieu.Dieu, qui vous a comblés des dons de la jeunesse et de la fortune ; Dieu, qui a fait de vous des heureux du jour, et que vous offensez.Ah! ne dites pas non ! Jouer, c'est offenser le créateur; demander quelque chose au hasard, n'est-ce pas insulter celui qui vous a tout donné?Les jeunes gens, surpris, regardaient leur vieil ami, qui venait de perdre l'argent qu'il avait sur lui en riant beau- Louis: président, D cn réte France! Il faut bien passer le temps.\" \u2018are ol M.VV.E.Cre., .P.Luekner, car .Quelques vieillards organisent un tuire-adjoint, Louis Fortel.\u2014 Assurance , \" ; mutuelle sur la vie de toutes les sociétés fui- Whist, tranquille, placide, à quelques centimes la fiche.Rien de plus hon-! sant partie de l'Union sous le controle du Bureau Central.nête, de plus bourgeois.A côté, une: SOCIKTE ALSACIENNE KT LORRAINK.\u2014 autre table de jeu se monte.Autour de Réunions le 15 de chaque mois chez M.Be- deux joueurs d'écarté, se groupe tout ! sangon.#27 Christy Avenue; président, ¥.un monde de parieurs.Les enjeux Jacquemin ; vice-présidents Jules Belin et grossissent, l'or s'amoncèle sur a table, M, J.Parce); secrétaire.Philippe Luck- il bi a ner; aasistant-secrétaire, Joseph Fleig; de chaque côté, et il est len rare qu'it trésorier.J.P.Besançon: vice-trésorier, ne soit pas parvenu à se glisser dans | Louis Vetter.les maisons les plus honnêtes, des : CERCLE PUILARMONIQUE FRANCAIN.\u2014 joueurs de profession, des grecs.Comment pénètrent-ils?Qui les pré- Réunions le 3 vendredi de chaque mois, chez M.C.Claude, 201 3.Main; président.sente?Mystère.Les relations du coup.D'abord, ils avaient cru à une plaisanterie; mais en voyant Méry menaçant, indigné, le regard en feu, ils inclinèrent la tête, et les plus cuirassés ne purent s\u2019empêcher de frissonner.| Méry continua: \u201cAh! croyez-moi, le jeu est le vice le plus ignoble qui soit au monde ; il suppose l'âpreté au gain, il entraîne à la mauvaise foi, il endurcit le cœur, puisque le joueur ne peut avoir de joie qu'au détriment d'autrui.Il conduit à tous les mensonges, à toutes les lâchetés, à toutes les bassesses.Ah! ne croyez pas que je vous veuille faire une morale toutes les villes à la mode, comme stations balnéaires en France, on avait inauguré les courses de Salon.On engageait des paris sur de petits chevaux de carton, qu'un mouvement d'horlogerie fait courir sur une table munie de rails, affectant une forme Ce jeu de hasard à obtenu un succès fou.Beaucoup de gens s\u2019y Une circulaire ministérielle vient de lève au milieu de vous et je vous crie : Ne faites point ce que j'ai fait.Ce n\u2019est pas vous que j'accuse, c'est le jeu.Regardez-moi, je vous prie; le jeu m\u2019a tout pris.Il m'a pris ma jeunesse, ma santé, ma gloire, ma fortune.Tenez, s\u2019écria-t-il en s'animant, il m'a pris mes cheveux, il a semé des rides sur mon visage, il m'a creusé les joues.Voici les trous, vous pouvez toucher, comme St.Thomas.Tenez, tenez, regardez, il m'a pris jusqu\u2019à mes dents ; il ne m'en reste plus que trois! Et il ouvrit la bouche et jeta un coup- d'œil eur l'assemblée.L'assemblée dormait du sommeil du juste ; un seul, parmi les jeunes gens, regardait fixement Méry.Allons, fit l\u2019auteur de Za Floride, j'en aurai toujours converti un, je n'au- tai pas perdu ma journée.Et, s'adressant à son unique auditeur, il lui dit: \u2014À quoi pensez-vous, M.de B.\u2014Mais répondit le jeune homme, nous ne sommes plus que deux, et je me demandais à quel jeu je pourrais bien vous jouer les trois dents qui vous restent ! » Les vacances sont terminées, les théâtres commencent à se remplir.Partout on a répété des pièces nouvelles.Des théâtres lyrignes nouveaux se forment.On engage à des prix fabuleux, ténors, barytons, basses profondes, etc., etc., mais ce qu'on ne trouve plus, ce sont des choristes.La race s'en perd.Impossible de mettre la main sur des choristes femmes.Et cela se comprend.Pour être choriste, il faut avoir de la voix et n'avoir pas un physique trop ridicule.\u2014 2 fr.50 par jour pour une femme d'une physionomie passable et qui a de la O., SAMEDI 28 OCTOBRE IS76.L'inventeur de cet instrument aigu mérite une mention toute perticulière.H à matérialisé l'onomotopie! L'onomotopie est l'imitation, par la prononciation, des objets que l'on dé- gne.On désigne par cri-cri le chant si aigu du grillon des champs.Le fabricant bréveté cu joujou à transformé la figure de rhétorique en un instrument presque mycroscopique, qu\u2019on tient entre deux doigts, dans la poche.Il est de toutes les réunions, de toutes lea fêtes, de tous les banquets, nQg, geu- lement en France, mais ailleurs.Ha fait invasion en Italie, en Suisse, en Espagne, en Allemagne.On entend partout le cri-cri.II est le signal et l'accompagnement des toasts, des bravos, des hourrahs, des muches, etc., qui ont lieu dans les meetings et les assemblées.On l'a mis dans les compositions musicales dansantes, dans les orchestres, comme la castagnette espagnole.Le cri-cri a enfoncé le mirliton.Le cri-cri, 6 douleur, aura les honneurs de la scène: à figurera, cette année, dans toutes les revues des théâtres! C'est à désespérer de la cervelle des Parisiens! SPECTATOP.Erckmann & Chatran.Jamais colères plus ardentes ne se sont soulevées contre des écrivains, que celles qui accablent aujourd'hui MM.Erckman & Chatrian, auteurs du \u201c*Conscrit de 1813,\" de \u201cMme Thé- rése,\u201d de \u2018Waterloo, et de tant d'autres chefs-d'œuvres qui ont mérité et obtenu le titre de romans nationaux.Les bonapartistes ne peuvent pardonner à ces vaillants écrivains d'avoir stigmatisé l'empire, qui a valu à la voix pardessus le marché ! Ce n'est pas un mince travail que celui de choriste.Répétition de midi à quatre heures.\u2018Théâtre de six heures et demie à minuit, et quelquefois au- delà.Et pendant les heures de théâtre, il faut monter quatre ou cing fois au cinquième étage pour s'habiller et se réhabiller, tantôt en bergère.tantôt en dame de cour, tantôt en fille du peuple, selon les besoins de la pièce.Le blanc, le rouge et le coiffeur sont à leurs frais ! Quand par aventure les choristes sont jolies, elles ne restent pas plus d'un mois dans les chœurs.Où vont-elles?.Mystère ! .Paris, la France, T Europe, sont infestés par un petit instrument des plus agaçants, qu'on retrouve dans toutes les mains, dans toutes les poches.En France, dit-on, tout finit par des chansons ou par des bons mots.On pourrait dire : tout finit par des joujoux.Hier, le joujou était: la question romaine, joujou sérieux, compliqué, difficile à débrouiller, véritable image de la question dont il avait pris la dénomination.Aujourd'hui c'est le cri-cri.Le cri-cri, joujou menu, léger, criard, agagant, qui semble dire: Je suis un joujou plus ennuyeux qu'agréable et intéressant.Je crie.j'étourdis, je suis partout invisible, je déchire les oreilles, j'ai garde de montrer le bout de la mienne.On m'entend, on me cherche, on ne me trouve pas.C'est l'image des événements du jour et du moment! Du bruit, des paroles, des fanfaronnades, des mots vaniteux, des cris, des propos étourdis, mais rien de bien sérieux, à France tant de désastres et de ruines.Emile Erckmann est -né le z0 mai 1822, à l\u2019halsbourg, où son père exer- ait la profession de libraire.Alexandre Chatrian est né dans le département de la Meurthe, à Sulda- tenthal.Son père était verrier.Ils se connurent tout enfants, au col- lége de l\u2019halsbourg ; mais leurs relations *e trouvèrent interrompues à la fin de leurs études.Erckmann alla à Paris pour y étudier le droit.Chatrian fut envoyé à Bruxelles pour y étudier l'industrie du verre.En 1847, chez leur ancien professeur, où Chatrian était revenu en qualité de maitre d'études, ils se retrouvèrent, bien résolus, tous deux, malgré les résistances de leurs familles, à ne pas embrasser d'autre carrière que celle des lettres.Le théâtre de Strasbourg consentit à recevoir une de leurs pièces : \u2018\u201cL'Asace en 1814, qui fut interdite dès la seconde représentation.C'est alors que les futurs auteurs de l'Histoire du Plébiscite vinrent à Paris, où Chatrian sollicita et obtint une place de 1,500 francs à l\u2019administration du chemin de fer de l'Est, dont il fait encore partie en qualité de caissier des titres.Ces faibles ressources leur permirent d'attendre que la fortune littéraire voulût bien leur sourire.Ils attendirent longtemps.Enfin, ils eurent l'idée d'envoyer à l\u2019Artiste le \u2018Bourguemestre en Bouteille\u201d.Chatrian, chargé des négociations, présenta la nouvelle comme une traduction faite par lui d'après Erck- mann, et il la fit précéder d'une biographie du célèbre romancier allemand Mais les deux jeunes écrivains n'avaient pas encore pu réussir à faire lire leur nom par le public des journaux quotidiens, lorsque parut dans le Consts- futionnel, \"Hugues le Loup,\u201d dont l\u2019originalité attira tout-à-coup l'attention.que aussitôt la publication de *\u2018l'Illustre Docteur Matheus,\u201d qui fut le premier succès d'Erckman-Chatrian.Mais la Æevue cessa de paraître, laissant l'œu- vre interrompue.Chatrian alla alors porter les pages inédites du roman à la Æeune des Deux mondes, où l\u2019on consentit à les lire; mais six mois s'étant écoulés sans qu'il edt encore reçu de réponse, il alla frapper à d'autres portes et fut enfin admis au Moniteur Universel.L'imagination n'est point la qualité prédominante du talent incontestable des deux écrivains.Le sujet de plus d'un de leurs livres a été fourni par un troisième collaborateur \u201cL'Histoire du Plébiscite, par exemple, a été écrite en cinq mois, peu de temps après la guerre, d'après le journal d'un pasteur protestant.Elle obtint un immense succès.La dernière édition porte le numérogs.Pour \u2018\u2019l\u2019Histoire d'un Conscrit,\u201d ils ont reçu d'un des héros même de leur livre, le commandant Wedel, le manuscrit d'un journal de la campagne, et ils ont suivi de si près la version du premier narrateur, que le maréchal Ran- don (alors ministre de la guerre) s\u2019écria, après avoir lu l\u2019œuvre d'Erckmann Chatrian - La Revue de Paris commença pres- Le numéro, 10 Cents.= Suisse.On écrit de Berne, le 29 septembre : Faits Divers.\u2014Ou annonce la mart de M.Léon C\u2019est aujourd'hui vendredi que le tri- Falconnier, statuaire distingué.bunal de Berne avait à se prononcersur| \u2014D'après ce qui à été dit dans une le cas des bourgeois qui ont maltraité ! réunion de fermiers à l'Exposition de les manifestantsdu 11 mars, déchiré leur ! Philadelphie, mardi dernier, la fabrica- drapeau, etc.!tion du beurre artificiel a fait de ai Cette affairea donné lieu à une plainte | grands Progrès aux Etats-Unis qu\u2019elle et, finalement, quelques-uns des pertur- cause un tort sérieux aux producteurs bateurs (c'est-à-dire les bourgeois) sont | de beurre naturel.On sait que limita\u201d appelés à comparaître.S'ils sont con- i tion de beurre est yn composé de grais- damnés, ce n'est pas, bien entendu, que se de bœuf connu sous le nom chimi- 1a justice ait la moindre sympathie pour (que d'oléomargarine.Les fabricants la Commune, mais bien que le respect : trouvent moyen de vendre ce produit des personnes et de la propriété est ga- : au même prix que le beurre sans .que ranti par les lois.Ninel voici les * com- (les acheteurs puissent, paraît-il, décou- munards appelés à bénéficier de la loi | vrir la fraude.qui garantit la propriété.\u2014Un envoyé spécial de la Porte est Je sors de l'audience.| parti de Constantinople pour aller noti- Ainsi que je le prévoyais, la Cour a fieraux princes musulmans de l'Asie I'a- condamné les bourgeois de Berne qui vénement de Hamid Il et s\u2019assurer de avaient, sur la voie publique attaqué {leur concours en cas d\u2019une guerre avec le cortége, dispersé les participants et la Russie.Ce personnage passera par déchiré leur drapeau.Cet arrêt est basé Aden, Bombay, Lahore, Caboul, Balkh, non pas sur le fait d'une sympathie Kachgar, Boukhara et Khiva.C'est quelconque pour la Commune, mais surtout avec le khan de Kachgar, Ya- bien sur le fait que la constitution ber- ! coub-Bey, le prétendant ay trône de noise garantit le droit de réunion.| l'empire chinoiz, que l'envoyé turc doit Chaque Société a donc le droit de se conclure une alliance offensive et défen- promener en cortége, avec ou sans dra- sive contre la Russie.peaux, quelle que soit la couleur de ces Le vice-roi des Indes an laises i ; .; ; s, qui derniers.Comme l'affaire est ancienne ; 8 + 9 : va sous peu inspecter le Sindh et le et que le temps a exercé une influence Cachemire, doit être l'intermédiai ; : jaire salutaire sur les esprits, on a renoncé à ! ! ; entre Yakoub et cet envoyé.punir de la prison les perturbateurs de Plusi .; l'ordre, c'est-à-dire ceux qui ont été les\u2018 d'apr ae Decauee ont reproduit, à r \u201cON agresseurs ; ils ont été condamnés à prés \u2018a ECENTRALISATION, le ; +, Compte-rendu d\u201d i ci i l'amende, aux frais et à payer une in- F du d'un pèlerinage accompli \u201cIl n\u2019y à qu'un soldat de 1813 qui puisse avoir écrit cela!\u201d Le maréchal envoya le prince Bi- besco, son aide-de-camp, aux deux auteurs, et les fit inviter à le venir voir.MM.Erkman-Chatrian répendirent que \u2018\u2018leurs opinions politiques ne leur permettaient pas d'entrer en relations avec un fonctionnaire du gouvernement impérial.\u201d \u201cL'histoire d'un Sous-maître\u201d à aussi son histoire.Pendant le siége de Paris, Chatrian n'ayant pu suivre son collaborateur à Phalsbourg, où celui-ci était allé recevoir le dernier =oupir de son père, avait conservé son poste au chemin de fer de l'Est.1! organisa un bataillon de gardes nationaux.H reçut un jour la visite du fils de M.Buloz, directeur de la Revue des Deux Mondes.Les auteurs habituels étaient absents de la capitale.On manquait d'œuvres dignes de la Æevæe.M.Buloz venait voir si Erckman-Chatrian pouvaient lui donner quelque production inédite.J'ai dans un tiroir, répondit M.Cha- trian, le premier chapitre d'un roman, mais il n'est point achevé \u2014Voulez-vous me permettre de le lire?\u2014Sans doute.Le jeune directeur emporta le manuscrit et fit paraitre, dans le numéro de la Revue dont la publication suivit cette entrevue, les premières feuillas de \u201cL'Histoire d'un Sous-Mäître,\u201d qui est demnité à la Société dont ils ont dé.* Fourvières de Lyon par les membres ; des cing cercles catholiques de Lyon, ; ainsi que les toasts portés au déjeuner ; qui a suivi le pèlerinage, par MM.de la ; Tour du Pin, Lucien Brun et de Mun.; Les journaux religieux rectifient le toast chiré le drapeau.Le Traitement du Clergé en France.L'agence Havas communique journaux la note suivante: Il est probable que le Fournal officiel publiera prochainement la derniére circulaire adressée aux préfets, en date du Io août, par M.le garde des sceaux, ministre des cultes.aux Dans ce document, qui n\u2019a qu\u2019une : portée fiscale, M.Dufaure charge les préfets de rappeler aux curés, desser-! vants et vicaires les pièces qui leur sont \u2018 nécessaires pour toucher leur traitement, dans les cinq jours qui suivent l\u2019échéance de chaque trimestre.Cette partie : de la circulaire a pour but de mettre fin! aux retards regrettables qui ont souvent ' donné lieu à des plaintes fort vives, et; qui, en fin de compte, ne sont imputa-! bles qu'aux intéressés, puisque ces der- | niers négligent la plupart du temps de | se munir des pièces nécessaires pour assurer la regularité de la comptabilité.| La seconde partie de la circulaire vise les desservants et les vicaires fictifs, : c'est-à-dire les prêtres qui sont appelés par l'évêque diocésain à remplir leur ministère dans des paroisses où il n'ont pas leur résiuence.Cette dernière partie : rappelle que ces déservants et vicaires fictifs doivent être autorisés par le mi-! nistre des cultes à ne pas résider.Car, : ajoute la circulaire, aux termes de l'ar-' un peu l'histoire de Chatrian.Surpris à l\u2019improviste, celui-ci dut continuer au jour le jour, sans le secours de son collaborateur, l'œuvre commencée avec lui.Outre \u2018\u201cL\u2019Alsace en 1814,\u201d interprétée deux fois seulement à Strasbourg, MM.Erckmann-Chatrian ont écrit pour le théâtre le \u2018Juif Polonais,\u201d représenté ticle 4 de l'ordonnance du 13 mars 1832; et de l'art.8 de la loi du 23 avril 1833.un décompte est imputable sur le trai- | tement des ecclésiastiques qui s'absentent du lieu où ils sont tenus de résider, : plus d\u2019un mois sans l'autorisation du! minstre des cultes, et plus de huit jours \u2018 sans l'autorisation du ministre des cul- ; de M.de la Tour du Pin qui, d'après la DECENTRALISATION, aurait dit : * Quand les drapeaux sont déployés sur le champ de bataille.quand le signal de la lutte va être donné, il est d'usage qu\u2019une armée acclame son chef, ; Notre drapeau, à nous catholiques, c'est la croix ; notre chef, c'est le chef infaillible de l'Eglise.Je bois à Pie IX.Voici, d'aprés les feuitles religieuses, \u20ac texte des paroles qui auraient été prononcées : \u201cDe même que dans une action guerrière on acclame le chef de l'Etat, de même dans une réunion chrétienne on acclame le chef de l'Eglise.\u201d Cette rectification est d'autant plus utile que M.de la Tour Dupin occupe le grade de chef d'escadron d\u2019état-major dans l'armée territoriale.\u2014\u2014On lit dans la République du Midi, de Montpellier : M.le préfet de l'Hérault a sur Coup trois mesures une vive émotion dans tuel des théâtres.Trois pièces annoncées sur l'affiche ont été subitement interdites: une à Cette, les deux autres à Montpellier.A Cette, c'est le Lion Amoureux qui a enduré la mauvaise humeur de la cen- pris coup ui ont produit e public habi- | sure préfectorale.À Montpellier.on a supprimé sur l'affiche du Grand-Théâtre Æuis ce qne dois! une petite picce que M, Coppée fit représenter avec succès à l'Odéon quelque temps après la guerre.Remarquons que ais cc que dois! avait été Joué la veille mème ici, par la troupe de M, Bernard, et que personne ne s'était douté du danger que la ville avait couru.L'autre pièce périlleuse pour la tranquillité publique devait être jouée au au Théâtre des Variétés; elle est de RH SEE RT rat AP SE J.A.Schultz; trésorier, F.M.Allemand, monde se nouent et se dénouent si vite stérile, en un discours mal venu.Ah! |l'occident, du moins, voiià la significa- Eckman.Cette ruse fit accepter l'œu- en juin 1869, au théâtre de Cluny, et tes, et plus de huit jours sans l'autori-; Dumas père et s'appelle le Chevatier de secrétaire, Raoul Dubois: régisseur, Emile à Paris! mes enfants, ce n'est pas cela.Je me |tion du cri-cri! vre, qui eut du succès.qui eut plus de cent représentations.| sation de l\u2019évêque diocésain.Maison Rouge.Boulanger.\u2014_ er _\u2014 l'ours, le lièvre ou le gibier à |sa douceur n'avait pas d'égal; |la nuit, il rencontrait le regard chiens, répondit Serge, et Lé- que je t'aime ! dit-il à son lévrier, flatter\u2014 elle recula avec un chassercsse, il sentit revenir plus ! sa soumission sans bornes lui|de ses yeux bruns, profonds et!bedka vaut bien plus de cinq|et il baisa doucement la tête |grondement de menace, en mon-|ardent que jamais le désir de se Feuilleton de \u201cLa Republique\u201d plume.Le chenil était bien tenu, ===\" les portées soigneusement comp- LEBEDEK A.tées et jamais aucun chien n'était Treen vendu.'.CONTE RUSSE, \u2014Le chien, disait Serge, est une trop noble bête pour qu\u2019on puisse le payer avec de l'argent.Il donnait donc ses chiens\u2014 car il n'était pas avare.Le reine du chenil, et aussi de la maison, était Lebedka, grand lévrier femelle de Sibérie, aux poils d'argent, sans tache, frisés et soyeux comme cenx d'une chèvre d\u2019Angora.Elle était si grande, qu\u2019assisse sur son séant elle dominait la table de toute la hauteur de son cou de cygne et de sa longue tête fine.Pendant le diner, si son maître l'oubliait, elle lui léchait le cou, sans autre effort que de lever un peu le auseau, ct lui rappclait ainsi sa présence.Elle obtenait alors le petit morceau de pain blanc, objet de ses désirs, la seule friandise que lui permit Manourof.Lédedka, dont le nom veut dire \u201c cygne \u201d méritait cette noble appellation par la grâce de son allure.Quand elle forçait le lièvre à lacourse, ses quatre pattes allongées formaient avec son corps une seule ligne à peine onduleuse ; elle était si légère, qu'elle ne laissait presque pas Serge Manourof était grand chasseur, par goût d'abord, par l'habitude ensuite; quand on passe toute l'année en province et qu'on peut chasser sur ses propres terres, sans permis ni garde champêtre, on aurait bien tort de négliger le seul ou à peu près le seul plaisir vraiment di gne d'un homme, que puisse offrir la solitnde.Serge aimait aussi les chevaux.Depuis un temps immémorial, les Manourof avaient fondé un haras superbe, où les propriétaires des environs se fournissaient d'étalons et de poulinaires.Les produits de ce haras n'étaient pas très nombreux, mais ils étaient tous remarquables par leur perfection.Serge passait une vie heureuse entre son haras et son fusil.Mais, pour chasser, un fusil ne suffit pas ; il faut des chiens, et Serge avait une meute,\u2014 non pas une meute bruyante, pour la montre, mais une collection de chiens bien choisis, bien appareillés, capables de chasser ensemble ou isolément suivant leurs faisait braver son instinct jusqu\u2019à quitter la piste au sifflet de son maître, tandis qu'aucun appel étranger ne lui faisait seulement dresser l'oreille.Lébedka avaittrois ans et demi.C'est l'âge où un chien a donné la mesure de ses qualités.La jolie bête avait prouvé qu'elle était parfaite, \u2014 parfaite au point de n'avoir agréé pour époux que le plus beau, te plus blanc des lévriers de la meute, \u2014 un superbe animal presque aussi remarquable qu'elle-même, mais marqué d'une tache grise à l'oreille, et moins irréprochable à la chasse.Aussi Serge avait-il refusé cent fois de se séparer de sa chienne.Il avait donné les petits léviers de son unique portée, \u2014il n'était pas avare, nous l'avons dit,\u2014 mais il n'en voulait pas élever d'autres, de peur de fatiguer Lébedka.Elle était si belle, si blanche, si douce ! Elle allait et venait dans la maison avec l'air royal d\u2019une souveraine qui sait que tout lui appartient.Elle s\u2019allongeait aux pieds de son maître ou derrière sa chaise pendant le jour,\u2014 elle dormait sur une natte au pied de son lit, et dès qu'il ou- doux comme des yeux de Cir- cassienne.avec une expression d'intelligence ct de bonté qui n'appartiennent point à l'homme.Certain propriétaire des environs, nommé Marsine, s'était pris de passion pour Lébedka.Il l'avait vue à la chasse, et savait ce qu'elle valait.D'ailleurs il possédait un lévrier gris defer, et son idée était d'en perpétuer la race.Lébedka lui paraissait seule digne de prolonger la dynastie de son lévrier.Il fit part de son idée 4 Ma- nourof, mais n\u2019obtint qu\u2019un médiocre succès.\u2014Lébedka est à moi, dit le jeune homme, je me la suis réservée ; je suis fâché de te la refuser.Choisis parmi les autres chiennes de son espèce celle qui te plaira ; je te la donne de grand cœur, mais Lébedka est à moi.Marsine ne se rebuta point d\u2019un premier échec.Il était de ceux qui obtiennent souvent par importunité ce qu'on est fâché de leur donner.Il revint à la charge.\u2014Je ne te demande pas de me la donner, je te prie de me la vendre ! dit-il quelques semaines plus tard.Veux-tu cing cents roubles argent ?d'empreinte sur la terre meuble ; aptitudes diverses, le renard, vrait les yeux, à toute heure de cents roubles.Choisis dans mon chenil la chienne que tu voudras, te dis-je, et laisse-moi tranquille.Quelques mois après, Manou- rofsc trouva bien embarsassé.On lui demandait une éroika dc chevaux noirs.Il avait bien au haras deux superbes chevaux de volée, noirs et brillants comme le jais, \u2014 mais le cheval de brancard nese trouvait pas.Il faut, pour cet usage, une bête solide, large du poitrail et de la croupe, ferme de I'échine, et capable de supporter à un moment donné la masse de l'équipage qui, en réalité, se trouve peser uniquement sur elle, Serge parlait un jour de son embarras devant Manourof, qui était venu diner avec lui à la mode de la campagne, sans cérémonie et sans invitation.\u2014J'ai ton affaire ! dit Manon- rof, qui avait aussi un haras.Mes chevaux sont moins jolis, mais plus robustes que les tiens.Tu ne fais que des chevaux deluxe, toi ! \u2014J'aime tout ce qui est beau, répondit placidement Manourof.Lébedka vint poser sa tête sur l\u2019épaule de son maître, et lc regarda avec tendresse.C'est parce que tu es belle \u2014Je ne suis pas marchand def serpentine aux yeux d'agate.\u2014Veux-tu que je te fournisse un cheval?reprit Marsine.\u2014Je ne demande pas mieux.Qu'en veux-tu ?\u2014Troquons?Donne-moi ta chienne, tu auras mon cheval.\u2014Grand merci, c'est trop cher ! répondit Serge en riant.Nous sommes deux camarades, Lébedka et moi, Je ne vendrais pas mon frère,\u2014 trouve bon que je garde ma belle amie.D'\u2019ailleurs, elle ne voudrait pas te suivre.Marsine ne répondit pas, et lança un mauvais regard au superbe animal.\u2014Est-ce vrai, dit-il après un silence assez prolongé, \u2014est-ce vrai, Lébedka, que tu ne voudrais pas de moi pour maître?La bête tourna la tête vers lui d'un air indifférent, et reporta ses yeux sur Serge.\u2014Veux-tu aller avec lui, demanda celui-ci en indiquant Marsine.Lébedka se dressa avec la grâce paresseuse de sa race; une ondulation serpentine parcourut son corps, elle s'étira longuementsyr ses pattes de devant, puis s\u2019approcha de Marsi- ne, qu'elle flaira de tous côtés.trant ses dents blanches et pointues comme des aiguilles.Serge se mit a rire.\u2014Vous feriez mauvais ménage, dit il, allons, allons, ma belle, viens ici, laisse-le tranquille.Non sans gronder encore, la noble bête obéit.Marsine lasui- vit d'un regard haineux.\u2014Quand tu seras à moi, pen- sait-il, il faudra bien que tu cesses de m'en vouloir | Un mois s'écoula ; Serge avait trouvé ailleurs le cheval dont il avait besoin; les chasses d'automne avaientcommencé, et tous les matins, avant le lever du soleil, il s\u2019en allait aux champs avec Lébedka.Jamais ils ne rentraient sans rapporter deux ou trois lièvres, artistiquement pris par la chienne, qui ne tachait jamais d\u2019une goute de sang la robe de neige dont elle était fière:\u2014 d\u2019un coup de dent, elle cassait les reins au pauvre animal, sans gâter la fourrure.Serge avait tapissé le parquet de sa chambre avec la peau des lièvres qu'elle lui avait ainsi rapportés.En revenant d'une foire de district, Marsine s'arrêta pour passer la nuit chez son ami.Le lendemain matin, il fut de la par- Celui-ci avançait la main pour la tie en voyant à l\u2019œuvre la belle l'approprier.\u2014Vends-moi ta bête, Serge, je t'en supplie, dit-il à Manourof.\u2014Je t'ai déjà dit que non, répondit celui-ci avec quelque sécheresse.Je ne comprend pas comment tu ne comprends pas que cela n'ennuie de te refuser quelque chose, ajouta-t-il en riant ain de pallier 1a dureté de sa réponse, \u2014Je te la volerai, alors, dit brutalement Marsine.\u2014 Essaie! répondit Serge croyant à une plaisanterie.Tu ne l\u2019auras pas depuis deux heures, qu'elle aura déjà repris le chemin de chez nous.A l'heure du déjeuner, les deux amis se dirigèrent vers la maison.Désireux de ne pas témoigner d'humeur à son voisin, Serge déploya plus de cordialité que jamais.La pluie s'étant mise & tomber, la promenade n\u2019était plus possible.Marsine proposa une partie de piquet; on apporta des cartes.Manourof n'était pas très habile au jeu.Comme tous ceux que cela ennuie, il était distrait, et sa distraction fiait par lui coû- ter cher.Il avait perdu une ae- ses grosse somme lorsqu'il devint nerveux ; sa mauvaise chan- qi AR 7 8 on on dalgeant vers \u201cLA REPUBLIQUE\" Semodi, 31 Octobre, 1876.Courrier.\u2014 Décidément, nous n'aurons pas de guerre générale pour le quart d'heure.MM.les Russes paraissent vouloir se contenter, pour quelques\u2019 jours encore, de faire massacrer quelques pauvres diables de Serbes qui, après tout, n'ont pas grand chose à gagner, même en supposant qu'ils finissent par être victorieux.Russes ou Turcs, Turcs ou Russes, le sort de la Servie se trouve placé entre deux gouvernements qui sont aujourd'hui les types les plus parfaits du despotisme en Europe.Entre le fanatisme qui a décrété le démembrement de la Pologne, qui a ordonné les assassinats politiques, qui a proscrit tout un peuple, et le fanatisme des Mahométans, il ne paraît pas y avoir beaucoup à choisir.Les dernières dépêches annoncent de nouvelles victoires pour les Turcs, et il est bien à craindre pour les malheureux Musulmans, que ces succès ne soient pour eux le signal d'une catastrophe ultérieure, si la Russie leur déclare la guerre.La politique générale européenne demeure encore un secret qu'il nous serait impossible de pénétrer avant le commencement définitif des hostilités, si nous devons avoir la guerre.Aussi les diplomates ont-ils sur les lèvres ce sourire éternel de mauvais augure, qui laisse tout à supposer.L'Angleterre, l\u2019AI- lemagne, l'Autriche et la Russie paraissent posséder actuellement le monopole des déclarations de guerre, et la France, espérons-le, ne leur enviera pas ce triste pri- vilége.\u2026_ Les Chambres françaises s\u2019assembleront lundi, le 30 octobre courant.Nous saluons avec plaisir l'ouverture des débats qui auront, sans aucun doute, un caractère très important, s'il faut en juger par le grand nombre d'interpellations que l\u2019on s'apprête à faire de part et d'autre, au gouvernement.La question des honneurs à rendre aux chevaliers et aux officiers de la légion d'honneur qui ne croient pas devoir demander les services du clergé catholique à leurs funérailles, devra recevoir une solution définitive, et nous verrons enfin s'il est permis, aujourd\u2019hui, en France, de persécuter un citoyen honorable jusqu'aprés sa mort, parce qu\u2019il ne juge pas à propos de demander le ministère du prêtre à son enterrement.M.Ducrot, l'incomparable M.Ducrot, qui lance des ordres du jour qui sont des chefs-d'œuvre d\u2019outrecuidance, et qui demande Rome des bénédictions générales pour ses soldats \u2014 qu'ils soient catholiques ou musulmans, Juifs ou protestants, cela ne lui fait rien\u2014aura à répondre de sa conduite devant une Chambre qui reconnaît la liberté de conscience comme un des piliers de la liberté dd peuple.La discussion du budget occupera aussi un temps considé- sable, et la crise actuelle en Europe pourrait bien devenir le sujet d'explications sur la ligne de conduite que prétend suivre le gouvernement dans ses rapports avec les autres pouvoirs européens.On avait annoncé la résignation du duc De Cazes, et le télégraphe l'avait remplacé sans fa- gon, au winistére des affaires étrangères, par M.de Chan- dordy, embassadeur de France à Madrid.Une dépêche ultérieure a remis les choses en place, et M.De Cazes dirige encore les destinées de la France pendant les préparatifs que l'on fait partout pour la lutte gigantesque qui doit effacer la Turquie de la carte de l'Europe.Les préparatifs pour l'exposition de 1878 se font avec vigueur, et le plan des bâtiments a été soumis à tous les gouvernements, en même temps que l'emplacemeut que l'on a désigné pour chaque pays.Les Etats Unis, paraît-il, occupent un local des mieux disposés et des plus avantageux.< +.Au Mexique, la guerre continue toujours, et la situation ne semble pas s'améliorer.Le brigandage menace de devenir général, et les malfaiteurs pullulent partout au point qu'il est actuellement impossible de voyager sans escorte.Une tentative d'évasion a eu lieu dernièrement a Mexico par les détenus de la prison de ville, et il a fallu engager un combat, où il y a eu des morts et des blessés, pour rétablir l'ordre.Plus de trente prisonniers ont pris la clef des champs, et on n'a repris jusqu'à ce jour que six des fugitifs.Les nouvelles de la Havane nous apprennent qu'un terrible ouragan a sévi à Cuba toute la nuit du 19 au 20.Les fils télégraphiques ont été brisés par la tempéte, et plusieurs maisons de la Havane ont été endommagées.L'ouragan s\u2019est aussi fait sentir avec force sur les côtes de la Floride, et le vent a atteint une vélocité de yg0 milles à l'heure.On ne rapporte heureusement aucune perte de vie.Un baleinier américain, le Florence, arrivé la semaine dernière à San Francisco, apporte la nouvelle d\u2019une série de sinistres maritimes dans l'Océan Glacial.Douze navires pris dans les glaces ont été abandonnés par leurs équipages.Ces navires avaient déjà réussi à se procurer plus d'un millier de barils d'huile, ainsi qu\u2019une grande quantité de fanons de baleine.Ce désastre va porter un coup fatal aux armateurs de la Nouvelle Angleterre, déjà si éprouvés depuis quelques années.Les partis politiques redou blent d'ardeur, et les orateurs démocrates et républicains par= courent le pays en chantant la qui du gouverneur Hayes et de M.Wheeler, qui de MM.Tilden et Hendricks.Nous nous abstenons, et sagement, de toute prédiction basée sur les assertions des partisans politiques, car démocrates et républicains réclament une victoire certaine, décisive, écrasante.On se prépare de part et d'autre pour le grand jour, et les démonstrations, les processions et les assemblées publiques sont à l'ordre du jour.Ici, à St.Louis, chaque jour produit un meeting en plein air ou une procession en costumes plus ou moins classiques.Blancs et noirs rivalisent d'ardeur politique, poussés par un patriotisme excité bien souvent par la promesse d'une #/ace si notre parti arrive au pouvoir.Nous ue pouvons qu'attendre patiemment la décision du peuple, et quelle qu'elle soit, espérons que les hommes du pouvoir sauront mettre en pratique les belles théories de réforme et d'économie dont on se sert au- jourd'hui pour enthousiasmer les masses.La Statue de la Liberté.Un comité a été formé à New York à l'effet de donner un concours actif à l'érection de la statue de la Liberté dans la baie de New York, en ouvrant des listes de souscriptions et en les faisant circuler parmi les populations de langue française aux Etats Unis.Ce comité se compose des anciens membre du Comité de la Statue de Lafayette, auquel ont été ajoutés les noms de plusieurs citoyens français éminents de New York.Il a été décidé que toutes les sociétés incorporées de langue française aux Etats-Unis seront invitées à désigner chacune un délégué, qui deviendra, par cette désignation, membre du comité général, où il représentera la société dont il tiendra ses pou- Voirs.Avis à nos sociétés françaises de l'Ouest qui, certainement, tiendront à honneur de s'associer au mouvement patriotique qui a dicté l'idée d'ériger en Amérique un monument digne du nom français.Le comité prendra, dans tous ses actes, le titre suivant, sous lequel il est officiellement constitué : UNION FRANCO-AMERICAINE.STATUE DE LA LIBERTE Comité Français de New Vork.Nous apprenons de plus que la Société Alsacienne Lorrainc de N.Y a souscrit la somme de $100 au fonds général.Ne serait-ce pas là un bon exemple à suivre pour les société françaises qui ont en caisse des sommes dont elles peuvent disposer sans porter préjudice à leurs intérêts financiers, et sans se mettre en contravention directe avec leurs règlements?M.Ch.Michaux est notre agent Tai autorisé à solliciter et à collecter es annonces et les abonnements à \u2018* La République \u201d et à donner toutes quittances.tar M.C.Guyot est notre agent autorisé à prendre et à collecter les abonnements à La République et à donner toutes quittances.Escore M.Ducrot.M.Le général Ducrot, dit le Temps.serait un homme charmant, s'il pouvait te résigner à ne jamais parler, à ne jamais écrire, ou du moins, ét au cas oi ce sacrifice lui coûterait trop, s'il suivait le précepte du sage, en tournant sept fois sa langue dans sa bouche et sa plume dans ses doigts avant d'émettre sa pensée.Plus d'uue fois.3 I'Assemblée Nationale, ses intempérances de parole ont placé Ihonorable général dans une situation désagréable.Devenu commandant d'un corps d'armée, M.le général Ducrot n'a pas toujours gardé, dans son langage officiel, plus de mesure qu\u2019à la tribune, et il vient encore, dans un ordre général, reproduit plus loin, de s'abandoaner A ces exagérations et à ces violences de langage dont nous espérions le voir guéri.Le point de départ est sans importance.On avait dit que, dans son corps d'armée, il y avait eu, aux manœuvres d'automnc, certaines \u2018\u2018privations de vivres.\u201d Nous n'avions pas reproduit cette critique, n'étant pas en mesure de vérifier les faits allégués.M.le général Ducrot en nie l'exactitude, et nous acceptons pleinement cette négation.Mais, au lieu de s'en tenir là, l'honorable général monte sur ses grands chevaux, cé- nonce à son corps d'armée, par un ordre général, à he dans trois appels consécutifs, ces \u2018\u2018bruits absurdes et mensongers comme étant \u2018\u2018presque toujours l'œuvre méprisable d'hommes de partis, qui calomnient les chefs de l'armée dans un but de désordre.\u201d M.le général Ducrot ne soupçonne-t-il point qu'on puissee être de bonne foi dans une critique, même erronnée, et énoncer avec une sincérité parfaite des faits qui plus tard sont reconnus inexacts ?Tel a pu croire, sur faux reuseigne- ments, que, dans des mouvements compliqués de troupes, il est adveuu une fois ou deux que, par erreur ou oubli, un détachement se soit trouvé d'un côté et les vivres de l'autre, sans être pour cela un calomniateur, qui, par esprit de parti, dénigre les chefs de l'armée dans un but de désordre.Avec un peu de réflexion, M.le général Durrot aurait pu se convaincre que les propagateurs des bruits qui l'ont blessé ne sont peut- être pas aussi noirs qu'il les peint, et il aurait réservé ses abjurgations pour une occasion où elles porteraient juste.Cette réserve eut été, à notre avis, plus sage, et elle n'aurait pas empéché M.le général Ducrot d'élever, puisqu'il paraît y tenir, à la hauteur d'un événement, en la mettant à l'ordre de son corps d'armée, la légèreté du \u2018*nommé Joyeux, réserviste,\u201d coupable d'avoir tiré de l'argent de ses parents, en leur faisant croire qu'on le laissait mourir de faim.M.Thiers à Marseille.L'Ægalité rend compte en ces termes de l'arrivée de M.Thiers à Marseille : L'ancien président de la République française est arrivé le 3 octobre, par le train rapide de 11 h.40.Deux cents personnes environ l'attendaient à la gare, bien que les dépêches qui annonçaient ce matin son arrivée n'en fixassent pas l'heure.M.Dufaur, un de ses vieux camarades de la Faculté de droit d'Aix, l'a reçu sur le quai de débarquement où se trouvait également M.Dédebat, qui fait l'intérim du secrétaire général et du préfet des Bouches- du-Rhône.M.de Lesseps qui vient présider ici le congrès des orientalistes, était dans le même train que M.Thiers.En descendant de wagon, il s'est empressé d'aller serrer la main de l'ancien président de la République.Une voiture attelée de deux chevaux l\u2019a conduit à l'hôtel Noailles où il avait fait retenir des appartements.Une foule, composée d'un millier de personnes, stationnait aux abords de l'hôtel.Dès que la voiture s'est arrêtée, M.Thiers a été salué par les cris de: Vive la République! Vive M.Thivrs! Vive le libérateur du territoire! L'ex- président de la République.ému de cet accueil si spontané et si sympathique, a remercié les assistants.M.Thiers restera huit jours à Marseille.Il se propose d'aller visiter Aix, qui lui rappelle tous ses souvenirs de \u2018 jeunesse.1i se rendra ensuite à Cannes.tes caisses cantonales un total de 1,400.\" Une foule nombreuse encombre la |oo0 #.Las cantons qui ont fourai jusqu'ici à Preissac.rue Noailles.Le drapaau national à été hissé au grand balcon de l'hôtel.Le 4, M.Thiers a reçu les députés et sénateurs républicains qui se trouvent actuellement à Marseille.Le préfet des Bouches-du-Rhône et les personnes les plus importantes de la ville lui ont également rendu visite.Dans une conversation particulière qu'il a eue avec un des membres du conseil général, M.de Lesseps, président d'honneur du çongrès des orientalistes.a transmis à l'assemblée les regrets de M.Thiers, empéché par la fa- tique, d'assister à la séance.!l a ensuite exposé sa pensée sur les principaux projets de percement de l'isthme de Panama, tout en réservant son jugement comme président du congrès, les Américains l'ayant considéré comme us homme \u2018\u2018intefnational.\u201d* (Applaudissements.) Louisiane.Nous lisons dans le Sxd' d'Iberviile : La perspective pour la récolte continue à être brillante dans cette paroisse.La sécheresse, néanmoins, cause quel- qu'inquiétude, et si elle se prolonge.nous craignons qu'un froid sérieux nous annonce l'ouverture de l'hiver.On nous informe que plusieurs planteurs se proposaient de rouler cette semaine, mais qu\u2019ils en ont été empêchés par le manque d'eau dans les mares de leurs sucreries.\u2014 Nous lisons dans le Meschaccbé : La sécheresse continue, et de touts part: monte au ciel, clair et impassible, un triste et impuissant concert de plaintes.Les réservoirs des sucreries sont taris, les cuves des maisons sont vides, les plantes des jardins languissent.Pourtant, on se décide à inaugurer la période de roulaison, et elle s'ouvrira lundi prochain sur plusieurs habitations, entre\u2019autres celles de MM.J.B: Caire, Barthélemy, Haydel et François Wèbre.\u2014Nous empruntons au Louisianais ce qui suit: Varia \u2014La roulaison est commencée, et l'on voit ça et là quelques sucre ries qui fument.Temps superbe, du reste.\u2019Fravailler par un tel temps est plaisir.Mais c'est M.Emile Bourgois qui a commencé le mouvement.Sa cheminée de sucrerie fume depuis dix jours.Depuis environ deux mois, deux longs mois, pas de pluie par ici.Sécheresse âpre et mordante.Pas de jardins ni de légumes.Les plantes assoiffées sèchent comme le figuier de l'Evangile.La terre craque et se fend.Immenses tourbillons de poussière var les chemins.Et la nuit, ou plutôt à l'heure où l'homme se couche, les reptiles de la cyprière, ainsi que les fauves du bois, chats-tigres, renards.putois, belettes, ours et panthéres, viennent boire au Mississipst.La fin du monde est certainement proche.\u2014Nous lisons dans le \u201cafayette Advertiser : Depuis plusieurs jours nous avons un temps frais et sec qui hâte la maturité du coton et force nos planteurs à le cueillir sans perdre un instant.Il a déjà une grande quantité de ce produit de ramassé, et il est À présumer que toute la récolte sera en magasin d'ici aux premiers jours du mois prochain.La qualité est belle et la cueillette est propre.Si cette sécheresse continue encore quelque temps, il serait à craindre que les animaux des prairies manquent d'eau, et si malheureusement une forte gelée venait avant une pluie, l'herbe serait détruite, et beaucoup d\u2019animaux périraient de faim cet hiver.Suisse.Les journaux suisses nous apprennent que la souscription en faveur des inondés s'élevait.le Ig septembre au soir, quand à la Caisse fédérale, à la somme de 944,074 fr.66 c.Sur ce chiffre, on compte 546,214 fr.94 C.recueillis en Suisse et 397,849 fr.72 c.recueillis à l'étranger.Mais.en outre, il reste encore dans la Caisse fédérale los plus fortes sommes sont: Berne 114,000 fr.; Vaud, 94.000 fr.: Neuchâtel, 57,000 fr.; Bâle- ville, 43,000.; Glaris, 36,000 fr.; Genève, 35.000 fr.Pour l'étragger, la France tient la tête de la colonne avec 261,000 fr.; ensuite l'Angleterre, 32,000 fr.; l'Italie, 22,000 fr.; les Etats-Unis, 17,000 fr.; l'Allemagne, 15,000 fr.; les Pays-Bas, 11,000 fr.La Fièvre Jaune.La société française de bienfaisance de Savannah, Ga.adresse la lettre suivante au Courrier des Etats-Unis, et nous nous faisons un devoir de la reproduire pour l'information de nos compatriotes.Savannah (Georgie).18 octobre.Messieurs, \u2014 Je viens vous prier au nom de la Société Française de Savannah de vouloir bien reproduire dans votre journal un appel fait en son nom à l'assistance de nos sociétés sœurs et publié dans le Savannah Morning News d'hier : ; À nos sociétés sœurs des Etats-Unis.Frères, la Société Française de Savan- nahayant épuisé ses ressources en même temps que les épargnes de ses membres à secourir ses membres malades, malheureux et leurs familles dont plusieurs encore sont dans le besoin, se trouve obligé de faire apppel à votreas- sistance et sera reconnaissante de recevoir ce que vous voudrez lui accorder sans vous gêner vous-mêmes.Par ordre de A.Bonnaud, président.Je certifie qu'il est à ma connaissance professionnelle que la situation ci-dessus est exacte.Louis.À FALLIGNANT, D.M.En insérant cet avis dans votre journal vous obligerez beaucoup de malheureux.Agréez, etc., A.L.DESBOUILLONS, sécrétaire.Ça et là.\u2014La Commission municipale de la ville de Marseille a adopté à l'unanimité le projet de conversion et d'unification de la dette de cette vil'e, s\u2019élevant à 96 millions.\u2014Le Main Building de l'Exposition du Centenaire est décidément voué à la destruction.Les commissaires du parc de Fairmont à Philadelphie ont adopté par 8 voix contre 4 une résolution à cet effet.\u2014Un télégramme de Washingtonan- noncent que depuis la reddition de Tweed il a été fait quelques démarches préliminaires à la négociation d'un traité d'extradition autre l'Espagne et les Etats Unis.\u2014La création d'un nouveau journal quotidien républicain radical à Paris, sous le titre de l\u2018/Zomune libre, a été décidée il y a quelque: jours.Ce journal paraîtra dans les premiers jours de novembre avec un article de M.Louis Blanc dans chaque numéro.\u2014Un nouveau journal politique vient de paraître à Marseille, il a pour titre : le Peuple, journal de l'Union républicaine; il suivra la ligne politique du groupe de la Chambre qui a contribué si efficacement à fonder la république : c'est assez dire qu'il combattra la politique intransigeante.\u2014La présence de nombreux espions étrangers en France est signalée dans presque tous nos départements de l'Est.La Franche-Comté et la Savoie sont constamment visitées par des inconnus qui recueillent tous les renseignements qu'ils peuvent se procurer.\u2014Edward Stokes.le meurtrier de Fisk, le célèbre millionnaire de New- York, sera mis en liberté le 28 du courant, à huit heures du matin, après avoir subi ses cinq années de prison.Le bouillant chevalier de Josie Mansfield n'est plus que l'ombre de ce qu'il a été.Sa santé est détruite pour toujours, et il nejouira probablement pas longtemps de sa fortune et de la liberté.\u2014Une dépêche adressée de Montauban à la République Frangaise annonce la mort de M.Jules de Limairac, sénateur de Tarn-et-Garonne.M.Jules de Limairac, avait été envoyé le 8 février 1871 à l'Assemblée nationale.Il s'était toujours associé dans cette Assemblée aux votes de la Droite.Le Tarn-et-Garonne n'est maintenant représenté au Sénat que pur M.de La mori de M.Limairac, porte à cinq le nombre des siéges vacants au Sénat ; ve sont ceux de MM.Wolowski, inamovible, Maurice (Nord), Esquiros (Bouches-du-Rhône), Monsot Arbil- leur (Doubs), et de Limairac (Tarn-et- Garonne).\u2014Un nouveau journal bonapartiste la NATION, va être aussi publié sous la direction de MM.Duruy, Filon, etc, et affectera, dit-on, des allures doctrinaires ct visera à être le Journal des Débats du parti.C'est dire qu'on s'y occupera moins d'être promptement informé, que de développer la pure doctrine bonapartiste, si tant est que le parti ait des principes quelconques.Nous croyons savoir que les bureaux du nouveau journal seront installés rue Bergère, 20, et que la maison Chaix s'e-t chargée de l'impression.\u2014Aux dernières nouvelles de Lima, en date du 27 septemb.e, le président de la république péruvienne et le congrès continuaient à se faire mutuellement échec.Le congrès a refusé de voter les allocations nécessaires pour l'administration du gouvernement, et il a refusé aussi de mettre en accusation l'ex-président Pardo et son cabinet.Le mouvement révolutionnaire, inauguré par le général Veintemilla à Guayaquil, s'étend aux autres provinces de l\u2019Equateur.Néanmoins, aux derniers avis, le docteur Borreru n'était pas encore dépossédé de la présidence: il était à Quito, faisant tous ses efforts pour étouffer la révolution.Tous les Etats de l'Amérique centrale ont célébré par de grandes fêtes le 35e anniversaire de leur indépendance.\u2014 D'après une récente statistique, il est absolument établi que l'instruction primaire, en France, suit constamment une marche ascendante.En effet, dès 1865, on comptait déjà 4.833 bibliothèques scolaires, renfermant 180,854 ouvrages.Le nombre des prêts, dans l\u2019année, avait été de 179.267.Depuis, le mouvement a notablement: progressé.Ainsi, le nombre des bibliothèques a augmenté, en moyenne, de 1,000 chaque année, et l'on peut évaluer, aujour- d'hui, à 17,000 le chiffre des bibliothèques scolaires établies, en France, et renfermant environ 1,600,000 volumes.I est à souhaiter que la progression constatée jusqu'ici, loin de décroitre, ne fasse qu'augmenter, et que, grâce aux efforts de chacun et à l'initiative de l'administration, toutes nos communes de France puissent être bientôt dotées d'une bibliothèque.\u2014L'escadre russe envoyée daus les eaux de l'Archipel est actuellement au complet et se compose des navires suivants : la frégate cuirassée l'étropau- lewsk (32 canons), la frégate à hélice Swetlana (16 canons), les corvettes Bogatyr (12 canons), et
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