Le cultivateur : édition hebdomadaire du Canadien, 30 décembre 1882, samedi 30 décembre 1882
[" Kk SET PVLY = | 2 yt / 4 ANNEE, \u2014 QUEBEC, SAMEDI, 3) DECEMBRE 1882 NUMERO 28 ABONNEMBNTS.= ANNONONS.Par8Bscccce vines sss tne $1.00 Bix mois.\u2026\u2026\u2026.0.50 (Payable d\u2019avance.) Pour pouvoir discontinuer, il laut avertir au moine quinze jours avant l\u2019expiration d\u2019un terme de as moins de 6 miois et payer tous es arrérages, L.J DBMERS & FRÔRE, Éditours-Propriétaires Edition ee CULTIVATEUR.Mobdemadairo da GANADIEX.BUBMAŸ : Première inse: POD.sees gn.10 Autres insertions.\u2026.\u20260.0.0,28 Naissance,mariage ou décés 0.50 Les annonces suivantes eeront in sérées pour UN CENTIX le mot Demandes d\u2019emploi.\u2014Demauder de domestiques ou employés.A: nonces pour bre ou pension 80; aus de la Fabrique, Québec.- QUEBEC \u2014 DECEMBRE 1882 SAMEDI, 30 Ce prussien.L\u2019hon.M.Würte!'e, trésorier de la province de Québec, à été nommé chevalier de la légion d'honneur.Nous avons annoncé sa nomination au temps où elle a été connue, mais nous nous sommes dispensé d'intervenir dans le débat soulevé à ce propos et dont voici la raison.M.Wiirtele a, paraît-il, du sang alle mand dans les veines, et il n'appartient pas au groupe dont la Patrie est l'écho.Or, la Patrie à un correspondant qui fait partie de la réaac- tion d\u2019un journal de Paris, Le France.Le susdit correspondant s'appelle Lucien Nicob ct porte le deuil de parents à Ini, tués par les prussiens en 1871.Vous comprenez tout.la l\u2019atrie a fait croire à M.Nicot que notre paisible trésorier esL une espèce de hulan prussien: et le sang de M.Nicot s'est mis à bouillir à gros bouillons ! lt il dénonce «avec stu peur la scandaleuse nomination de M.W ürtele.\u201d Est-ce drôle un pea beaucoup?A peine le télégraphe avait il apporté la nouvelle de cette nomi- tion, que quelques journaux reprochèrent avec violence à M Wiürtele de recevoir pareil témoignage de sympathie des libéraux de France, En même temps ces derniers étaient accusés d'avoir orné du ruban rouge un ultramontain et un mangeur de français.C\u2019est la Puirie qui à soulevé Tu oident.À elle incomwe le «devoir d'expliquer comme il se fait que M, Würtele a été en 1875 le candidat du parti libéral dans le comté d\u2019Ya maska.Le souvenir de ses prétendues sympathies prussiennes devait être alors vivace dans l'esprit des amis de la l\u2019atrie, et cependant ils lui donnèrent leur appui, ils l\u2019aidé- rent à obtenir un siége dans l'assent blée législative de Québec.Ce « prussien » [ut le candidat des chefs de la Patrie.Dans son excellente lettre à la France, M.C.O.Perreault a oublié ce point important qui suffit à démontrer quelle importance il convient d'attacher 4 l\u2019indignalion de la Patrie.Au fond de cette tempéle dans un verre d\u2019eau il y à tout bonnement une vengeance politique.M.Wür- tele s\u2019est séparé depuis (quatre ou cinq aus de Ja faction de la Patrie : inde irae.re =r Un vote important.Le conseil de ville a fait ce que nous attendions de lui il s\u2019est montré disposé à faire sa part de sacrilices pour doter la province d\u2019'unc nouvelle voie ferrée qui, en importance, ne le cèd> à aucun projet qui ait occupé l'opinion depuis vingt ans.En avant, le progrès ! disions nous l\u2019autre jour.Nos édiles ont pris hier soir ce cri pour programme.Dans les discours qui ont été faits, dans les opinions qui ont été exprimées, il y a eu unanimité sur un point : il faut que Québec se réveille et fasse la lutte pour l\u2019amélioration de son sort et le développement de son avenir.Nous augurons beaucoup de ce sentiment nouveau qui se manifeste si fort, si énergique en tous ceux qui comprennent que * quand on n'avance pas on recule.\u201d C\u2019est le travail bien ordonné qui crée la prospérité.Créons le travail, le travail agricole, commercial, industriel, en ouvrant à nos concitoyens et à l'immigration un centre nouveau d'activité dans ce beau pays du Lac St-Jean, qui devait être compris dans ce que nos aieux appelaient de ce grand nom \u201c Le Royaume du Saguenay.\u201d Nous nous réjouissous de la con duite patriotique dont les représentants de la cité ont donné l\u2019exemple.Nous leur conseillons la prudence, mais cette prudence qui signifie détermination de marcher sans titon- nement dans Ia voie du progres, tout en sauvegardant les intérét: privés qui s'engagent dans la même voie.l'une des clauses du reglement qui va être incessammant préparé,est que la Compagnie paicra clle-mème l'intérêt sur les débentures de la ville non seulement pendant la construction du chemin, mais même pendant un certain nombre d'années après que la voie sera terminée.Une autre clause est que nos dé- bentures nu seront livrées qu'à fur ct à mestre de l'avancement des tra- Vaux.= = = sn Le Canadien et l'Evénement seront à l'avenir sous la même administra tion.Ce changement permettra aux deux journaux de faire des améliorations considérables.Le Canadien deviendra, à partir du premier janvier, journal du matin\u2014nous ajoutons sans crainte journai du malin de première classe.L'Evénement continuera d\u2019être journal du soir, mais avec toutes les dépêches de la journée.Il contiendra beaucoup plus de matière à lire.Sa direction politique reste la mème.Le Pape.Léon XIII continue sa\u2019 politique de rapprochement avec les cours de l\u2019Euroge.Le télégraphe nous a annoncé, ces jours derniers, l'entente opérée entre lu St-Siège ef la Russie, entente qui permettra au chef de l\u2019Église de réorganiser la hiérarchie et les institutions catholiques dans l'empire du \u2018l\u2019zar.Les évêques exilés sont rappelés, les sièges vacants seront remplis, etc.Le Pape actuel est un grand diplo- mate : c'est un l\u2019ape pour les rois, écrivait nous ne savons plus qui.La merveilleuse souplesse au moyen de laquelle il cussit à maintenir sa position en l'rance, l\u2019habileté patiente par laquelle il s\u2019est con cilié les bonnes grâces du chancelier de fer feront épogne dans les annales de la diplomatie.Voici presque tous les souverains représentés au Vatican ! Quel résul- tst ! Qui peut prédire les conséquences de la politique de prudence de Léon XII ?L'Eglire n\u2019en récol- tera-t-elle pas des fruits abondants dans un prochain avenir ?Un publiciste éminenf, M.Anatole Leroy \u2014 Beaulieu a fait, au cours d\u2019articles dans la « Revue des deux Mondes » le portrait suivant du chef de la catholicité : « Depuis le XVIIIe siècle, depuis Benoit XIV et Clément XIV, Rome n'avait pas vu un pape aussi versé, non - seulement dans les sciences ecclésiastiques, mais dans les lettres classiques et les littératures vivantes.Théologien et philosoplie, fort épris de la sco!tstique et de saint Thomas, il n'est ui dédaigneux de la poésie et du beau langage, ni étranger aux études profanes ou aux sciences modernes.Sulon la tra dition du dernier siècle qui s\u2019est sur vécu en Italie, il a été poète à ses heures, poète latin ct italien ; mais, en même temps, il lit nas publicistes, il les a suivis dans le clhrnp ingrat de l\u2019économie politingh et, en ses mandements d\u2019évèqué/ :' 1e craignait pas de citer les wevues françaises, On loue le langage toscan et la plume latine de Léon N1ll.\u201c Ge qui fait l'originalité de Léon XIII, c'est que pour lui, cette har monie de l'ordre naturel et de l\u2019ordre surnaturel, de la société civile et de la société religieuse, n\u2019est pas seulement une thèse d'évole, un thème à développements oraloires, mais une conviction profonde, vivante, qui l\u2019anime tout entier \u2014 c'est surtout que, en rompant avec les écoles catholiques qui semblent mettre leur idéal en arrière, le :st- Père, d'accord avec l'esprit du siècle, a faitdans sa philosophie sociale unelarge place à lanotiondu progres qui est la notion inoderne par excellence.Malgré sa prédilection pour la vieille scolastique ; en dépit de son penchant, à nos yeux singulier et en eilet peut-être pou pralique, à faire élever les clercs «de l\u2019église avec les méthodes du XIII siècle.Léon XIII, sur ce point d\u2019accord avec son temps, s\u2019est plu à proclamer le caractère progressif de notre civilisation ; il en a célébré les conquêtes dans la sphère sociale et la sphère politique aussi bien que dans la sphère matérielle.] \u201cCe progrès même, ce aéveloppe- ment continu et indéfini de la civilisation est anx yeux de Léon XIII intimement lié au maintient ct au respect du christianisme.En dehors de lui, il n\u2019y a pour l\u2019humanité que \u201c fausse civilisation, \u201d que progrès extérieur et menteur ; etc'\u2019est seulement ce faux progrës qu\u2019avait en vue Pie IX lorsque, dans son Syllabus, il déclarait que I'*glise ne pouvait se réconcilier avec le progres et la civilisation moderne: cum pro- gressit ct cum recenti civililale,.\u201c kn homme d'autorité et de tradition, c'est aux chefs d\u2019états, aux princes, aux ministres, c'est aux pasteurs des peuples que s'adresse de préférence le pasteur do l\u2019église, leur offrant son aide pour la garde de leur troupeau.I\\ les exhorte à respecter la religion, à n\u2019en dédaigner ni l'appui, niles leçons, leur mouttant la connexité des intérêts religieux et des intérêts sociaux, la solidarité de l'autorité spirituelle et des pouvoirs temporels.re eA Comte de Bonaventure.Les conseils municipaux de Pas pébiac, Hope el New-Richmgnd ont voté un règlement accordant gratuitement le droit de passage à la compagnie du chemin de fer de la Baie des-Chaleurs.Les autres municipalités passeront ce règlement le 26 du courant.rE Sérieusement indisposé, L'hon.M.Villemure, cx-conseiller législatif, qui a donuté sa démission dernièrement et qui a été remplacé par l\u2019hon.Alex.Lacoste, est dangereusement malade à sa résidence à St Jérôme.or eon \u2014 Election.l'élection des directeurs de la Société d'agriculture du comté de Montmagny ont eu lieu mercredi dernier.En voici le résultat : MM.TP.Lungry, M.P., «Dr Fortier, «J, X, Létourneau, \u201cA.Talbot, + À.Nicole, \u201c8.Gamache, \u201c M.Fraser, « 1% X.Dagneault, \u201c G.Fournier.Le choix du président et des autres officiers sc fera le Ÿ janvier prochain.eesti Les Canadiens a Paris.Nous lisons dans le Parlement, de Paris : Le 8 décembre une députation des Canadiens de passage à Paris a rendu visite à M.le président du Conseil, ministre des affaires étrangère, pour le remercier de la nomination de l\u2019hon.M.Chapleau, ancien pre- mier-ministre de la province de Québec, au grade de commandeur de la Légion d'honneur, ainsi que de celle de M.Wärtele, ministre des linances de la province de Québec, au grade d'\u2019oflicier.[x députation était composée de l'honorable M.Hector Fabre, ancien sénateur, commissaire général du Canada, en France, MM.Marmette, commissaire-adjoint,Ovide Perrault, vice-consul de France à Montréal, chevalier de la Légion d'honneur, Dr Brodeur, Dr Asselin, MM.Genest, J Harold, Lynch, Clapin, Dupuis, Bourgoin M.Fabre, après avoir présenté la députation à M.Duclerc, l\u2019a remercié, au nom de ses compatriotes, du grand honneur fait aux deux hommes d\u2019Etat canadiens : «'Tous nos compatriotez, a L-il dit, sont unis lorsqu\u2019il s\u2019agit de la l\u2018rance.Séparés d'elle par lesévènements, quelque-fois par les idées, nous ne lesommes jamais par les sentiments.» rt Rn NTS A M.Duclere a accueilli la députation avec la plus grande cordialite.Il s\u2019est félicité de voir que les Canadiens comprenaient si bien les dispositions sympathiques du gouvernement français à l'égard d\u2019un pays resté si cher à la France,et a exprimé son désir d'encourager, en tenant compte des situations acquises, le sentiment français partout où il à laissé, comme au Canada, des traces vivaces.-\u201400- Comté des Deux-Montagnes, Dame Rumeur dit que M.Champagne, père, ainsi que le membre déconfit, regrettent déjà d'avoir accusé faurse, ment et malhonnêtement notre député, M.Beauchamp, d\u2019avoir pendant la dernière élection, enlevé le sceau des boites de scrutin, d'avoir défoncé les dites boites et violé le secret de la votation.Tant mieux s\u2019ils se convertisent enfin ! Qu'ils avouent leurs bassesses, et nous leur pardonnerous, en leur donnant toutefoi, pour pénitence, de payer les frais des deux procès injustes qu\u2019ils font à no!ra membre.En attendant la contestation est liée sur les objections préliminaires, et la plaidoirie se fera probablement ces jours-ci.Les amis ont la plus grande confiance dans le résultat, et les souscriptions dépassent aujourd'hui #2800.00.Tous les souscripteurs se sont donnés rendez-vous chez notre député pour le jour des rois, entre 2 et 3 heures de l'après-midi.Chaque paroisse doit y aller en processionpantant que possible, .\u201crn Bp Nos tribunaux civils ont entendu cette semaine les plaidoyers au mérite de trois contestations électorales, Montma- gny, Nicolet et Kamouraska.A ce propos nous avons cru récréer nos lecteurs, et particulièrement nos abonnés du District de Montmagny en publiant un conte politique\u2014LEs Sortivèces pe JuLes Mo- REL par M, Ernest Myrand.Cette fantaisie littéraire, unique travail d\u2019imagination, donne une explication à la fois plaisante et fantastique de tels el tels singuliers contretemps survenus à des personnes aussi bien connues qu\u2019estimées de la paroisse St-Thomas de Mont- magny.Nors regrettons d'apprendre la mort de M.le docteur Olivier, ancien représentant du comté de Mé gantic à la Chambre des Communes.M.Olivier est mort le 20 du con- rant à sa résidence, à St-l\u2018erdina nd d\u2019Halifax.Le défunt à étudié au Séminaire de Québec et au Collège Ste-Anne.Avant d\u2019étudier la médecine, il alla à Rome où il servit comme zouave pontifical pendant deux ans.Les funéraillesauront lieu demain à 9 heures du matin.Nous apprenons avec chagrin la mort de Madame Dionne, mère de notreconfrère, M.le Docteur Dioune, rédacteur-en-chef du Courrier du Canada, à l\u2019affliction duquel nous nous associons de tout notre cœur.Les funérailles ont lieu jeudi, à St-Dénis.Nous avons à déplorer aussi la mort de M.A.H.Nelson, ex-député de Montréal-Centre à l\u2019Assemblée législative de Québec.M.Nelson était gé de 66 ans.Né dans ie New.Hampshire, il vint s'établir en 1840 au Canada, où il s'est arquis une position importante.Ea A pr y t SSSR fre | LL \u201cGlobo \u201d et son parti, Le di ecleur politique du Globe, }M Gordon Brown, a ahandonné Ycetle position qu\u2019il occupait depuis .Ba wort de son frère, l'hon.M George sB-own Son principal collaborateur le suit dans sa retra\u2019te.{! est clair que ces changements ont une signification importante.M.Blake entent douner à l'opposition Un essor vouveau, un programme.Lien que nous ne soyions pas partisan du député de Durham ouest, uous avons Une admiration vraie pour son talent.et chacuve de ses démarches est toujours jugée par tons avec antaut «de justice que s'il était l\u2019un de nos cheis.Estes la fraction Mckenzie qui sen va du Glcbe avec M.Brown?Nous le ersvons.En tous cas nous waltendrons pas longtemps avant de voir quelle est la portée des change ments en question, qui pourraient bien rréer une division profonde entre lex-premier ministre et le chef tne! de l'opposition.ce -\u2014\u2014- \u2014\u2014m MONTMAGNY.La cause de la contestation d'éleu tion de cette division électorale est continuée mercredi.C'est M.Langelier qui a ouvert l'attaque hier, à dix heures du 1r.a- tin.Il a parlé pendant une heure avec beaucoup d'éloquence et de tact.M.Langedoc Ua suivi et, dans un discours d'une heure et quart, a re- futé les arg-ments de \u2019avocat du pétitionnaire.M.Belleau a pris ensuite la parole ju\u2019il a gardée jusqu\u2019à quatre heures.! = cour à alors ajourné la séance a lix heures, ce matin.M.Belleau va continuer son argumentation et sera suivi par M.Lan- gelier, qui donnera la réplique.S'il est une cause qui a fait du bruit, c\u2019est bien celle de Montmagay, Elle a su, encore hier, attirer à l\u2019au dience un grand nombre de personnes.Nous ne parlerons pas des mérites de la cause ; c'est l\u2019affaire du tribunal.Mais nous ne tairons pas l\u2019éclatant succes obtenu par M.Belleau.M.Belleau a pris cette cause à la dernière heure, presqu\u2019au moment ce la plaider.It l'a plaidée hier, il la plaide au- jourd\u2019hui Il n\u2019ya qu\u2019une voix dans toute l'audience pour rendre justice à l\u2019incontestable talent de M.Belleau et pour applaudir à son magnifique plaidoyer, qui le place au premier rang p rmi les avocats qui s\u2019occupeut des causes d'élections contestées.{a cour, composée de leurs hon ueursies juges Routhier, Plamondon et Angers, a siégé jeudi, presque toute la journée, pour entendre les plaidoiries dans la cause de l\u2019élection contestée de Montmagny.M.Belleau a pris la parole à dix heures et a continué, comrre avocat du défendeur, M.Fortin, son plaidoyer commencé de la veille.M.Belleau s\u2019est sontenu et n\u2019a trompé, en rien, les espérances que ses amis reposaient en lui.Il a admirablement plaidé la cause de Montmagny.Mieux que nos éloges, le succès Qu'il obtiepdra, nul doute, lui don Bera, dans le genre, une réputation Qui ue saurait lui nuire et qui le à l'avenir, au choix de ceux de nos hommes politiques qui peuveut se trouver daus les embar vas d'une élection contestée.M.Langelier « repligné à M.Bel- leau.la commencé vers midi el demi et a parlé une heure et demie durant.Les juges ont ensuite ajourné la Cour à vendredi le 5 jauvier prochain.Le jugement sera alors rendu.00 ien effets de Is pr Oa sait quel tUntamarre où à fail avr Le ane: protection Les vo ser vateur- ont prétendu ot préteudent encor que le tarif protecteur aviul sauve le pays de la rut oe, ranene d'abord l'équilibre daus nostinancves \u20ac! produit enfin un exrédant, qui se chiffre cae des millions.Les Libè- taux n'ont pas vou:n ouvrir les veux à la lumière et ont crie et crient chcure, sut tous les toils, que la protect ou est lu ruine Ju pays.Pourtant les effers Je la protection sont bien faciles à démontrer.Nous nous cenlenterons de Jon- ner l'opinion s\u2019un journal libre échangiste, le Witness d+ Montréal U- journal constate que le nombre des fi:atutes de coton a triplé au Canada depnis l-tablissement du régime protecteur.ll y à deux ans, ditil, nous n'avions que sept filatures daus toute la confédération ; au jourd'hui nous en comptons vingt- et une.Voici le capital ap: roxima- tif de ces viugt et un établissements : Nova Scotia Cotton Co., Halifax, 00,000 donseucuveceuuséen:0u00040 00220000 Saint-Jean N.BB.St-John Cotton Co, St-Jean, N B.\u2026csesccncorsarses aocvounes Saint - Croix Cotton Cc., St- Stephen, N B.ccceveveeneen Chambly Cotton Co., Chambly P Qu.vassecocscosensee cranes Costicooke Cotton Co., Coati- cook, Q.ccu0e esos resnseseane snes V Hudon Cotton Co., Hoche- laga, Q.o0.sessan rire sacca secs Ste-Anne Cotton Co., Hoche- lags, Qu.osmerrericescravucs Merchant\u2019s Cotton Co., Saint Henri, Q.\u2026.\u2026sersecsrrres Valleyfield Cotton Co., Valley- field, Qu.\u2026.\u2026.\u2026.0coccresoreucns Capada Coton Co., Cornwall Stormont Cotton Co., Jornwall, eessv0recscccacosssssnnotrosinnies Hamilton Cotton Co, Hamilton, Ontario Coton Ca.Hamilton, Lybeter, Cotton Cor Moriton Thorold Gotten Gor, \u201cThorold myer oii Go raniion 250,000 200,000 A.veverensemmsers seoreren 200,000 C'est un capital total de $6,600, 000, engagé dans cette industrie.rer DO \u2014 »* ROUGM ON RATS.\u201d + Détruit les rats, les souris, les beleties, les mouches, les tourmie, les punaises et autres insectes.15 cts la boite chez tous les droguistes.À \u2014 \u2014-00 [xs changements ministeriels en Angleterre.Les dépêches nous ont anuoncé que des changements avaient eu lieu dans le cabinet anglais.Nous avons vu que le comte de Derby avait élé nommé secrétaire d\u2019Evat aux colonies; le comte de Kimberly, secrétairs d\u2019Etat pour les Indes; le marquis de Hartington, secrétaire de la guerre, et l\u2019honorable M.Childers, chancelier de l\u2019Échi- quier.LE CULTIVATEUR Cesnominationssout certainement faites pour le plus grand avantage de la chose publique en Angleterre ; car le premier »uinistre, M.Gladstone, n'aura plus de ministère à diriger; il consacrera par consé quent à l'avenir toute son atter.tion aux questions ministérielles en gé néral.Auparavant c'était une rude desogne pour le premier ministre anglais que de v iller sur les finan ces du pays et en méme temps de contrôler toute la législation impor taute e toutes les affaires du gouvernement Cette nouvelle mesure satisfera rertsinement le voblie anglais.Es-ce qu'u paver] changement ne pourrait pas être lailau Canada?Ne povrrions-nous pas coutier la présidence du Conseil à Sir John A.MacDonald, et le débarrasser ainsi des nombreux deveirs qui incombent à un chef de ministère?ll nous semble que les affaires générales de la Confédération canadienne sont assez étendues pour occuper toute l'attention d'uu premier ministre, saus qu\u2019on lui rende la besogue plus lourde encore en lui donnant un ministère à conduire.C\u2019est une considération qui mérite d\u2019être mise à l\u2019étude.Nous profiterous de ces chauge- ments ministériels pour faire connaître en quelques mots la vie de Lord Kimberly, celle du marquis de Hartington et enfin celle de M.Chil- ders.Ces hommes out déjà joué un rôle important: il n'est donc pas sans intérêt d\u2019eu faire la connaissance.Lord Kimberly, le nouveau secrétaire d'Etat pour les Indes, est né en 1826 et il a fait ses études à l\u2019Université d'Oxford.Sous l\u2019administra tion de Lord Aberdeen, il occupa la position de secrétaire d\u2019Etat pour les affaires étr sigères, et il occupa le même poste) sous Lord Palmers ton.En 1856, it fut nommé embas- sadeur anglais à St-Petersbourg, où il demeura deux ans.À son retour, il reprit son ancienne fonction scus la seconde administration de Lord Palmerston.1l donna sa dé mission en 1861.Lord Kimberly occupa ensuite les situations suivantes: Commissaire spécial pour l'affaire de Scheleswig - Holstein ; vice -roi de l'Irlande ; secrétaire d\u2019Etataux colonies, sous la première administration de M.Gladstone, fonction qu\u2019il remplit jusqu'à samedi dernier.Le marquis de lartington, qui est entré dans le bureau de la guerre, est né en 1833 et a étudié a I'Université de Cambridge.Il passa par les situations suivantes : attaché auprès de Lord Granville dans une mission spéciale en Russie, en 1856 ; Lord de l'amirauté et sous secrétaire d\u2019E- tat pour la guerre, sous la seconde administration de Lord Palmerston; secrétaire de la guerre sous la seconde administration de lord Russell; directeur-général des postes sous la première administration de chef de l\u2019Irlaude et sectétaire d'Etat pour les Indes sous l\u2019administration actuelle.En 1875, l\u2019orsque M.Gladstone se relira comme le leader du parti libéral dans la Chambres des Communes, le marquis de Hartington fut choisi pour le remplacer ; 1nais dès qu\u2019il devint nécessaire de former un cabinet après la chute de la seconde administration de Lord Bcacous- field, en avril 1880, le parti libéral ne voulut pas entendre parler d\u2019au- M.Gladstone, et enfin secrétaire en|T EE pére \u2014 ee tre chef ue de M.Gladstone, et le marquis de Ilartington fut heureux de s\u2019effacer en faveur de son propre chef.Le marquis de Nartington fut élu représentantde Lancashire-Nord pour la première foisen 1857.En 1868, il fut défait dans cette division, mais il fut élu aussitôt après dar.s le collége électoral de Randor.Le nouveau chancelier de l\u2019Echi- quier, M.Childers, est né à Londres en 1827 Son père était un « clergy man » de l\u2019Egliseanglicane.M.Chil- ders fit ses études à l'Université de Cambridge.En 1850, it se rendit en Anstralie, où 31 passa soptaus.(Pendant quelque temp.il fut député de Portland à l\u2019Assemblée de Vicloria, et dans le premier cabinet de la colonie, 11 veeupa le poste de ministre du Commerce et des Douanes M.Childers résida à Londres pen dant deux ans comme agect-général du gouvernement de Victoria.TI se présenta aux élections de 1256 à Pontefract, mais il fut battu- L'année suivante, il fat élu pour remplacer un député qui avait donné sa démission.Depuiscelle époque il n\u2019a cessé de représenter Pontefract dans la Chambre des Communes.En 1864, il fut fait lord de l\u2019Amirauté, +1, en 1365, secrétaire du Trésor.Quand M.Gladstone prit les ré- nes du pouvoir en 1868, après la défaite de la première administra tion de M.Disraë:i, M.Childers devint ie premier lord de 'amirauté.II donna sa démission en 1871 el l\u2019année suivante il reprit les fonctions d\u2019agent général de Victoria.Il succéda à lord Dufferin comme chancelier du duché de Lancaster.A la formation du gouvernement actuel, M.Childers fut nommé à la position qu\u2019il vient de quitter, c\u2019est- à-dire celle de secrétaire d'Etat pour les Indes.M.Childers est un des directeurs du chemin de fer « Great Western » du Canada.La nomination de lord Derby commre secrétaire au colouies rece- vria sans aucun doute la plus cordiale approbation dans notre pays; car c'est un homme qui s\u2019intéresse bean.coup aux colories et en parliculier au Canada.\u201400\u2014 = \u2014\u2014 Chemins de fer des colonies anglaises.Uni journal de Londres publie les statistiques suivantes sur l\u2019établisge- meut des voies ferrées daus les colonies anglaises de 1878 à 1882.Ce tableau iudique clairement que des progrès immenses ont été faits par cette industrie pendant ces trois années: Nowmb.e de milles en opération Déc 1879 Déc 18#0 Déc 1881 Emprre des Iu- es.oe 8,484 9,181 9,827 Ceylan.119 136 136 Ile Maurice.66 66 66 Nouvelles Galles du Sud.736 849 1,041 Victoria.1,125 1,199 1,199 Australie Sud.6569 667 838 Australie O.72 72 72 asmanie.\u2026.172 172 172 Nouvelle \u201428- mÉe.\u2026.1,171 1,268 1,377 Queensland.503 633 700 Natal.57 101 105 Cap de Bonne Mepérance .795 905 86 Canada.8,266 6,801 7,230 Jamaique.IY 25 25 259 La Trinité.16 16 16 Gayane An- 21 [4 PYYRT YY 21 21 Barbades.cess tees 21 Total.20,177 22,192 23,606 Comme on le voit, le Cana ia occupe le premier rang après l\u2019Empire des Indes \u20ac Oumté de Berthier.Il parait que tous les bruits qui ont couru au sujet de la démission de M.Cuthbert, député de Berthier, sont complètement faux.M.Cuthbert garde son mandat ; M.Mercier n'abandonne pas les procédés, et l'enquête s9 continuera le 3 janvier prochain.Zu\u2019 CE, Clare LE COMPOSÉ VÉGÉTAL DE LYDIA E.PINKHAM Est un spécifigue souverain Pour toutes les douleurs, faiblesses si communes à notre meilleure population féminine.Médecine pour les femmes.Inventée par une Femme.Préparée par unc Femme.La plus grande découverte médicale depuis l\u2019origine de l\u2019Histoire.#@&\u201d Il ranime l\u2019humeur qui s\u2019abat, donne de la vigueur aux fonctions organiques et les harmonise, donne de l\u2019élasticité et de la fermeté au pas, restaure l\u2019éclat naturel de l\u2019œil, et répand sur la joue pâle de la femme les roses fraîches du printemps de la vie et du commencement de l\u2019été.sG\u201d Les médecins en font usage et le prescrivent volontiers.Il prévient l\u2019évanouiesement, la flatuosité détruit l\u2019insatiabilité des stimulante, et fait dieparaître les fuibleeses d\u2019estomac.Cette tendance à marcher la tête basse, ui cause de la douleur, de la pesanteur et des douleurs dans le dos, est toujours déti nitivement guérie par son usage.Pour la guérison dés maladies des rognons chez l'un et l\u2019autre sexe, le composé est sans rival.Le Purificateur du Sang de LYDIA E.PINKHAM déracinera tous les vestiges des humeurs dans le sang, et renforcera le système de l\u2019homme, de la femme ou de Venfant.Insistez pour que votre pharmacien vous en procure.Le Composé Végétal et le Purificateur du Sang sont préparés aux Nos 233 et 235 Western Avenue, Lynn, Mass.Prix de chaque, $1.Six flacons pour $6.Envoyés par la malle sous forme de pillules, ou de lozenges sur réception du prix, $1 la boite pour chaque.Mad.Pinkham répond volontiers à toute lettre demandant des renseignements.Mettez dans 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tous les p he .Prix LE KIDNEY~WORT.ee mp Ym A A oe mm a Prt CONEY Py My emp Em tN mm wn nem ae Ÿ \u2018 a \u2014 \u2014 LE CULTIVATEUR 3 1.08 Sœurs de la P TT \u2014\u2014 \u2014\u2014\u2014\u2014 \u2014 cames J aus .aux Trots-Bivierea 1 i's mareue Pon demands trop on sex; tras viennent de fondre sur ce mal- le détresse arraché du cœur d\u2019un \u201c BUCHEPALBA.\" L'Asile de la Providence aux à manquer ce que l'on peut obtenir.\u201d Le Kidney ort n\u2019exige rien autre chose un simple mais juate essai.Ceci accordé, qu Trois-Rivières a été fondé en 1867.i ne craint pas que l\u2019on perde ensuite con- Les personues charitables qui ont contribué à la fondation de cet hospice désireraient peut-être «onnaiître l'usage qu'on a lait de leurs aumônes et quel bien les somines données Les statistiques suivantes répondront éloquemment aux légilimes désirs ont produit dans cette ville.de ces persounes, Les Sœurs de la l\u2019rovidence ont recueilli, depuis la fondation de leur établissement, 100 vieilles personnes infirmes, 196 orphelius et orphelines, et 29) enfants trouvés.Dans l\u2019enceinte dela ville, elles ont assisté 280 fuamilles pauvres, ct elles ont donné 7,800 repas à des indigents.Le nombre;de pauvres que la maison reçoit chaque année varie de 80 à 96.En ce moment, une cen- laine de pauvres sollicitent leur admission ; mais on ne peut les recevoir, à cause de l\u2019exiguité du local.ll est devenu nécessaire d'agrandir cet asile, et pour cela les bonnes Sœurs ont recours à la charité publique.Nous espérons que cet appel sera entendu et que les catholiques, surtont de Trois-Rivières, s'empresseront de faire d'abondantes aumônes.{0 = \u2014 ORDINATIONS.Monseigneur l\u2019Archevèque « fail le 23, A 11 Basilique les ordinations suivantes : Diacres : MM.Louis Belleau,* Au toine Pampalon, Antoine-Àuguste Fortin, Thomas Lauzé et Ferdinand Bégin, tous de l'archidiocèse de Québec Sous diac-e : M.J.B.Langlais.du diocèse d'Ottawa.Minorés : MM.l\u2018\u2019ortunat Rouleau, de l'archidiocèse de Québec, et Oc tave Turgeon, du aiocèse de l\u2019ort land.Tonsurés: MM.Thomas Cullen, du diocèse de Alfred Bourke, du diocèse de Charlottetown, lle du Prince-Edonard ; Timothy Casey et Désiré Léger, du diocèse de St-Jean, N B.; Thomas Haley et Thomas I\u2019.Flanagan, du Vicariat Apostoligne de Nebraska (Omaha:; Andrew Trmon, +.Bradley et Timothy Howard, du diocese de Portland ; Ernest P.Fortin, du diocèse de Sherbrooke; Aristide Ma gnan, de l\u2019archidiocèse de Québec ; John Beaton et Angus Chrisholm, du diocese d\u2019Arichat, N.E Elections annulees.La cour d\u2019élection s\u2019est ouverte le 18 du courant à Dorchester, N.B., our instruire les contestations d\u2019é ection contre MM.Ilavrigton, Landry, Black et Humphrey, dépulés de Westmoreland à l'assemblée législative, ainsi que les pétitions contre MM.Killam et McKeen, candidats défails.Avant l'ouverture ce la cour, les aunis des diverses parties au litige en vinrent à une entente en verLu de laquelle les «quatre députés admi- tent que leurs amis, hors de leur consentement, avaient fail usage d'argent, etc, dans la dernière élection, et lus candidats défaits admirent de leur côté qu\u2019ils s'étaient rendus coupables de corruplion personnelle, chaque partie devant payer ses frais.L'élection est en conséquence annulée et des brefs our une rouvelle élection seront ancés immédiatement.Er re a ol N ave Le TEE D Ai Vo \u201c Well\u2019s Health Renewer \u201d donne de la vi teur et de la cauté, guérit lu dyspeysie \u2019impuissance et la iébilité.$1.t Jean, N.B.; Narcisse Roy, de l\u2019archidiocèse de Québec ; ance daus ses vertus.Une dame écrit d'Oregon : \u201c J'étais aflligée depuis trente ans de douleurs dans les reins.Deux paquets de Aiduey- Worth m'ont fait plus de Lien que toutes les autres médecines et tous les médecins auxquels j'ai eu recours.Je HUIR convaincue que c'est un remède inlail lible.\u201d BF Durables, brillantes et distinguea ront les couleurs des teintures Diamand.Uu paquet suffit pour teindre de 1 à 4 livres pesant d\u2019etlets de lingerie el autres.L0 centius pour chaque couleur, Mission de l\u2019Atrique Centrale.M.le Rédacteu ro Plusieurs journaux francais du Canada ont déjà publié quelques détails sur la Mission de l'Afrique Centrale, à laquelle j'appartiens.et pour laquelle mes Supérieurs m\u2019ont envoyé recruter des auxiliaires et recueillir des aumônes.Les populations si profondément catholignes de nos campagnes ont répondu géné reusement à l\u2019appel que j'ai fait dans un certain nombre de paroisses du diocèse de Québec.Ces premiers encouragements me donnent l\u2019assurance d'un succès non moins consolant dans les antres endroits du diocèse et les autres parties du pays qui me restent à visiter.Au moment où j'écris ces lignes, je suis encore sous le coup de l\u2019émotion profunde que j'ai éprouvée en parcourant les différentes paroisses du florissant comté de Beauce, que je viens de visiter.Sans parler de l'accueil empressé que J'ai reçu ae tous les vénérables curés de ces paroisses, et de leur franche et cordiale hospitalilé, qui est du reste proverbiale parmi tout le clergé canadien, je puis à peine retenir mes larmes en songeant aux mani festations vraivient extraordinaires de foi, de générosiié et de zèle religieux don* j'ai été témoin de la part des populations riches ou pauvres, sans aucune exception.Les plus simples explications ont suffi pour faire comprendre la gran deur et la beauté de l\u2019œuvre si difficile de nos Missions de la Nigritie, qui sont si éprouvées actuellement, et donner lieu à des exemples de charité vraiment sublimes.J'ai va plus d'un: fois des personnes.donl I'extérieur annonçait peu de fortune, profiter de l'obscurité du soir, pour venir apporter l'argent nécessaire heureux pays et d'ajouter de plus grandes difficultés encore à sa cou- version.On en jugera par la lettre suivante que je viens de recevoir de mon nouvel évêque : Très-Cher-Frère en Jésus Christ.À peine avais je reçu le bref par lequel Sa Sainteté le pape Léon XIII m'a appelé à continuer l\u2019œuvre de notre à jamais regretté Père monseigneur Comboni, que j'ai Lourné mes pensées vers mes frères missionnaires, au nombre desquels, cher Frère, j'ai le bonheur de vous compter, et que j'ai toujours aimé et apprécié, comme un vrai serviteur de Jésus-Christ.Mes occupations sans nombre, et surtout les tristes nouvelles qui nous arrivent chaque jour de l\u2019Afriaue Centrale, ne m'ont pas permis jusqu\u2019à présent de vous écrire pour vous embrasser affectueusement en Notre Seigneur, et vous encourager à persévérer dans l\u2019œuvre de charité à laquelle vous vous êtes livré.Au mome.t où je vous écris, une lettre de notre procureur du Caire, datée du 30 octobre, nous donne les plus grandes appréhensions pour nos stations naguère si florissantes de El Obéid de Nouba, et peut-être, aussi de Kliartoum\u2026 Mon Dieu! il ne suffisait donc pas du sacrifice de tant de missionnaires et de religieuses, enlevées par les terribles fièvres du Soudan, durant ces dernières années, faut-il que nous ayous à pleurer le massacre de tant d\u2019autres, immolés par le glaive des rebelles ?Dites cependant aux glorieux et in- vicibles enfants du Canada que nous ne reculous pas et (ue nous sommes résolus d\u2019aller relever le drapeau de la Religion et de la civilisation, un instart abattu et trempé dans le sang de nos martyrs dans ces sauvages contrées.Nous voulons, nous aimé Père, Mgr Comboni : Ou la aussi, répété le cri de notre bien- apltre, sans se sentir profondément ému.e' porté plus que jamais en faveur de la grande œuvre de la régénération de 1a Nigritie Mon saint évêque n\u2019a pas craint de m'ou vrir son cœur tout entier, et de me faire connaître sans déguisement l\u2019immense détresse de la mission, sachant bien que rien au monde ne saura me faire reculer devant la tâche qu\u2019il a plu à Dieu de m\u2019imposer.Mes compatriotes qui liront ces ligues ont trop de foi pour ne pas me dire, eux aussi, comme mon évêque : continuez l'œuvre de Dieu Moi, de mon côté, je m'adresse à eux et je lenr dis, à l'exemple de mon évêque : par les entrailles de Jésus- Christ, je vous conjure d\u2019imiter les beaux exemples de générosité et de zèle qui m'ont déjà été donnés dans ce pays, de me venir en aide, et de partager ainsi le mérite des mission naires qui travaillent à l\u2019évangélisa tion de la Nigritie.Je suis bien convaincu que l\u2019appel que je fais aujourd\u2019hui sera entendu.Ce n'est pas en vain que mon évè- que qui, comme on le voit par sa belle lettre, connait si bien le\u2018p2uple canadien, dont la foi et la générosité sont du reste connus du monde entier, ce n'est pas en vain, dis-je, qu\u2019il aura tourné ses regards vers le Ganada.Le salut des millions d\u2019Âmes de l\u2019Afrique Centrale sera venu ainsi, en partie, du Canada Catholique, qui,en acquérant de nouveaux titres à la protection divine, méritera de conserver inlact ce qui fait la gloire la plus pure du peuple Cenadien : sa foi, on attachement à ia sainte Eglise.À.BoucAaRD, Misstonnaire Apostolique de l\u2019Afrique Centrale.rédemption de la Nigritie, ou la mort ! L'aftection donler de votre constance.ces désastreuses nouvelles, pour la pauvre Nigritie.Nos embarras financiers, tt l'attachement sin-| cère que vous avez toujours eus pourjune assemblée des actionnaires de la mission ne me permettent pas della compagnie formée pour la fabri- Au lieu de vous laisser abattre en apprenaut vous redoublerez de courage et d'amour étant devenus plus grands que jamais, je ne puis songer à vous rappeler ; au contraire, je vous prie de continuer l\u2019humble, mais méritoire fonction Petites notes.Il y a eu jeudi soir à Maskinongé.calion de la pulpe de bois.Cette assemblée a été présidée par M.Frei.Houde, M.P.* \u201c.\u2026 Une assemblée de la « Compagnie manufacturière et agrico'e de la @ivière-du-Loup,» (en haut) a été tenue il y a quelques jours pour prendre en considération certaines Guérivon complète et prompte de toutes les maladies des rognous, de In vessie et des voies urinaires, $1 ches tous les droguieter.LIBRAIRIE F.Desjardins, 140 rue St-Joseph, St-Roch, Québec.Offices de la Quinzaine de Paque relié.ce.$0 05 Les flammes de Amour de Jésus, YeliBooar 0.+0+000voe0o0c00000.1 00 La Nourriture de l\u2019âme chrétienne, Felié.\u2026\u2026.esencoccnuccc0ce 0 9 La douloureuse passion de N.-S.J.- C., relié.\u2026\u2026.\u2026.085 La vraie et solide piété, de St-Frs de Sales, relMé.\u20260.\u2026\u202600eccooceose 0 GO Merveilles di vines dans l\u2019Encharistie, relié.07 L'Etat sans Dieu, par À.Nicolas,relié 1 00 L\u2019imitatation du Sacré-Cœur, relié.0 95 Les plus belles prières de saint Alphonse de Liguori, relié.\u2026.\u2026\u2026.1 OÙ Dévotion au Sacré-Cœur, relié.0 85 Manuel du tiers-ordre de St-Fre-d As- Bises, relié.\u2026.o,, O TS Paillettes d\u2019or, par mgr de Ségur,relié O 75 Le chemin du Ciel, relié¢.c.0 50 Prières choisies de saint Alphonse de Liguori ceoesoscseseccsacsecscse 075 Vie de 8t-Joseph, relié.cc.0 5h Cantiques 4 St-Joseph.relié.0 25 L\u2019Evangile médité et distribué pour tous les jours de l\u2019année par l\u2019abbé Duquesne, 4 vols.\u2026.\u2026.\u2026.3OÙ Vie dee spints, par le Rév.P.Giry, 4 VOÏR.000 0000 0e00r0s00r00ve0on.3 00 Méditations pour tous les jours et fêtes de l\u2019année à l'usage des religieuses, par l'abbé de Braudt,5 vole à Explications des épitres et des évau- iles des dimanches et des fêtes de \u2019année, par l\u2019abbé Guillois, 2 vols 1 Un aide dans la douleur, par l'auteur des Avis Spirituels, ! volume.0 Pratique de la perfection chrétienne, par A.Rodriguez, 4 volumes.3 00 fous cen ouvrages seront expédiés france par la malle.28 mare 1882 00 15 95 LA SANTE (EST.A RICHES:E Le Traitement du Dr E.C.West pour lea nerfs et le cerveau, epécitique garanti contre Phystérie, les convulsions, les accès de haut-mal, les ayncopes, les étourdissements, la névralgie nerveuse cauxée par l\u2019abus de l\u2019alcool où du tabac, l\u2019insuinnie, la dépres pour le rachat d\u2019un ou de plusieurs esclaves, sans vonioir mêm> se nommer, disant : Dieu le sait, cela suffit.D'autres personnes, ayant peu de moyens pécuniaires, mais riches de moyens ingevieux pour faire le bien, sont parvenues à obtenir des résultats vraiment merveilleux.Ainsi, par exemple, des per sonnes ont réussi, à force de démarches, à ramasser l'argent nécessaire pour ie rachat de quatre petite nègres, c\u2019est à-dire, soixante piastres: de pareils traits ne sont pas particuliers à quelques endroits, mais se sont rencontrés dans presque toutes les paroisses que je viens de visiter.Qu\u2019il me soit permis d'offrir ici publiquement les témoignages de la plus vive et de la plus profonde reconnaissance.pour tant de marques de charité et de zèle dont ma pauvre mission a été l\u2019objet, tant de la part des excellents curés que de leurs admirables paroissiens.Je nets ma dette de gratitude entre les mains de Dieu, qui seul peut récompenser dignement de telles œuvres.Ces touchantes consolalions sont comme un rayon de soleil au milieu des profondes tristesses causées par les malheurs qui viennent de fon dre sur la nussion de la Nigritie.tomme toutes les œuvres de Dieu, et plus qu'aucune autre peut-être, celle-ci ne se fait que par les croix les plus lourdes.Au moment où, après la mort si imprévue de son illustre fondaleur, monseigneur Combonie, et d\u2019un si grand nombre de ses missionnaires, les espérances commençaient à renaître depuis la nomination de son digne successeur, monseigneur Su- garo, voilà que de nouveaux désas- de rendre témoignage en faveur de notre mission.Dans ce but, je vous nomme mon procureur spécial dans lous les pays que vous jugerez bon de parcourir.Redoublez don: s\u2019il est possible, d'activité.surtout puisque vous vous tronvez parmi les du dépenses à [aire pour les explorations tracé de l'embranchement du chemin de fer de Louiseville à la Malawin, à laquelle assemblée M.Fred.Houde, M.P., et M.Ed.Caron.M OP.P, etrient présents.Canadiens, nos compatriotes qui sout anssi célèbres pour leur alta aïvux et au Souverain Pontife, que par leur noble et inépuisable rharité.L'accueil sympathique que vous avez reçu, taut du peuple que du clergé, est une preuve évidente de l\u2019excelleut esprit de cette natior, qui sait apprécier le mérite dé lent com patriote missionnaire qui à en luré les fatigues et bravé les périls dans les moments les plus critiques et qui a eu l\u2019honneur d'assister mon préé- Comboni, À ses derniers instants Pour moi, humblemeil prosterné de voire pays, je les prie, par les elluris ; bien assuré qu\u2019avec la bénié- diction des suprémes pasteurs de l\u2019église du Canada, nous nous ren drons dignes \u2018e la compassion et de la charité du clergé si édifiant ct du peuple si religieux de ce pays.Implorant pour vous la bénédiction céleste, je vous renouvelle l\u2019expression de toute mon affection en Notre-Seigneur.oo Véronne, collége des missions de la Nigritie, 12 novembre 1882.+ Fnaxçois Souanu, Vicaire apostolique de l'Afrique Centrale.l\u2019ersonne, j'en snis convaincu, ne lira cette admirable lettre, vrai cri chement à la Religion de leurs cessenr.notre bien-aimé Père Mgr aux pieds des trèsillustres évêques entrailles de Jésus Christ, de vouloir hirn vous bénir vt seconder vos a un capital de $5,000,000.| ss.Samuel J.Fairbanks, membre du barreau depuis 1877, ex-dépntä el plus tard counnissaire des lerres dans la législature locale du Nou- veau-Brunswick est mort à sa résidence a Darmouth, N.E, âgé de 87 ans.Une eglise pouvaut contenir 1000 personnes vient d'être construite, en Bavière,e tièrement avec du papier.On a 1éussi à lui donner absolument Papparence et le poli du marbre.- La révérende sweur Marie Caroline Crescence Alshuer, supérieure :u couvent du Sacré-Cœur, à Mont réal, est décédée mardi de cette semaine.llle était âgée de 03 ans el portait le voile depuis 42 ans.Le gouvernement fédéral a con- céde a la Compagnie de colonisation du Canada, un million d'acres de terre le long de la rivière Saskatchewan, dans le canton de Prince Albert.Cette compagnie de colonisation Le conseil de ville de Montréal a sion mentale, l\u2019affaiblissement du cerveau conduieant à la folie, et en dernier lieu à une vie de rnisère, de «écrépitude et à la mort la Vieillesse prétraturee, la stérilité, Pimpuiesance dans le.-lvux sexes, pertes involoulaires et eperralhinrée, causée par l\u2019épuieemeut du cerveau on les abus, aque boite contieor du traitement pour un mois.Une boîte pour vue piastre ou six b Ten pour cinq pissirce, envoyé par la malle franco sur réception du prix.Nous garanigpgone que #ix bouteilles ope- rent la guérisol \"ans chaque cas.Lorsque nous recevunk Un Ordre pour six boites accompagné de Cinq plustres, nous envoyons à l\u2019acheteur notre promesse écrite dele remlionréer si le traitement nu pas son effet.JOHN C.WEST.Seuls propriélairen, l'urouro, Ont.En vente à Québec, chez J.S Ve!don, 122, rue St-Joseph et chez KE.Giroux el Frères, 37 et 39 rue St-Pierre.10 août 1882 \u2014lan 59 M:DICINE SPICFIQU' D CRY TRADE MARK Le (irand TRADE M Remede An- en glais, Le remède infailli ble contre les ARK He É ,; RRA, EFORE TAKING.Impuissance et AFTER TAXING.Leutes les maladies qui résultent d\u2019idi-crée tions et d'abus, comme perte de métienre, lassitude générale, douleurs dans ke dis, affaibliseement de la vne, vicillenne préma- tureé, ainei que plusieurs autres nuludi à qui finissent par conduire à la (cle ou à ia consomption, en fin de compte et d'uve manière prématurée, au tointiean Pour plus de détails, voir nos pamphlets, gue nous adressons gratuitement par la malle à tonte personne qui nous en (ait la demande Le remède spécifique est en vente chez tous les pharmaciens $1.00 la buîte mu aix boîtes pour $5.00.Ou vous Penverra fir ruco par la malle sur réception de l\u2019argent.rs aécidé de faire des funérailles publi-} Adresse: ques à Sur Hugh Allan.THE RAY ron, NEO, wag Joba, - \" A ) = ae ETE REC NEPA\".Sy \u2014 mam mm Massage va ms Cr a gph ÿ i) .pa ppl = 2e put \u2014 vu \u2014 il ey rn A Ze | Agriculture.Scciéts d'indu-trie laitière de 1x Province de Québec, Toris ceaxapuisoat ur fait des progrès de l'agriculture nrofesseut l'a- soar no qu'ils sont dus eu granda parti a Vioelluenve de socielés ag'i- voles ses tous geures.Pas n'est be- soir 1» b-ancunp Je reflexion pour des hommes en ti caupren te ae Coult-{ les nus avec les autres au ~ajet d'un ne ne bat a atteiodre trouveront plus faslement les moyens dès très et ont tlus de force et d'énergie dans l\u2019action, L'expérience de chiwvuir est connue, lès less s'échauzent, où discute des points de prahique, pus la lumiere se fait.Pour acquerir certaines con-|j} uaissances, 1 aural peut-étre fallu jà sécher À celni- t 0 à veln -là.plusieurs années de tAtonnements Par l'as sociation, souvent, dans moins d\u2019unim quart d'heu e l'obscurité qui empê- chair d= voir.d'sparait comme par enchantement : En un mot, une société de cultivateurs, bien dirigée, wesl autre chose qu\u2019une grande école ou chaque particulier apporte son contirwent de savoir et concourt a Cinstruction de tous les me:nbres.la m fontaine, St-Fulgence de Durham ; Bedford, M.Frédéric Leioux, Ste- Cécile de Milton ; St-Hyacinthe, M.Misaël Archambaul, St-Iyacinthe ; Beauharnois, M Alex.Malette.Barré sout choisis comme spécia listes attachés au bureau de direc- miner quatre echaatillons d: fromage a fait le rapport qui suit en substance : plus haut pour le marché.propre au marché anglais qu'au marché de Montréal.en bourre que le Nol; a été mis tro quantité de présure : ché à la maison Ayr, invité à pren dre la parole constate d'abord que Messieurs J.M.Joclyn et S.M on.Un comité spècial chargé d'exa- Vaut le No 1, Plus fromage blanc.No 2, coloré.Ua peu plus riche p chand dans les presses.No 3, N'a pas été coloré comme faut, a été tenu dans une chamb:e trop froide.No 4, Gâté par une trop grande présure de auvaise quauité.« M.John Scott, de Montréal, atta ; production du fromage a aug enté considérablement, mis que Ces reuraiques, quoique répétées assez frequennuent daus les jour Vaux auettoolss, 1 te vessent pas, Ce la qualité du fromage n'a pas suivi la même progression.Pour une fabrique qui fait de bon fromage, il est plusieurs qui donuent des pro duits de qualite inférieure.M.Scott approuve spécialement le projet de pendant, Fav ar leur à propos, car, en general.Jans notre pays.on semble mécounaitr» les avantages de l'association.Mais, par bonheur, il y u des ex- vepuens u-sez IDargquantes, el, Ce qui est \u2018ucore mieux, les circonstances tendent à en augmenter le nombre.vi + ca + + le progrès le plus récent el le contredit.de la Provine- du Québec.» Comme l'existeuce du vetle association est|nuatice dans la couleur du fromage.Alliment \u2018iée aux intérêts les les parties les plus intéressantes du p vieté, à sa première assemblée an- pétents qu: parcourraient la du fromage.l les recommendations suivantes : boites employées.l rganisation régulière |l\u2019année.de la «Soviété d'industrie laitière|rapçrocher du type de GU livres.ace pour enseigner la fabrication LE CULTIVATEUR.ensuite des explications techniques au cours desquelles il appuie entre autres choses sur le soin qu'on doit donner aux présures Ie dent une mauvaise odeur, st légère qu'elle soit, 1l faut les rejeter.présure n\u2019a par elle-même aucune mauvaise odeur.Si elles ren [a L'école de St-Denis, en bas, qu\u2019il dirige, ne pratique pas l\u2019écrémage complet, comme quelques {romage- ries d'Ontario, mais l\u2019ecrémage partiel.La quantité de bzaurre qu'il enlève de cent livres de lait, est d'une livre et quart (lj) dans les mois de juin, juillet jusqu'à la mi- août, et, de cette époque à la fin de la saison, una livre et demi 13).En réponse à uns question de M.Barré.M.Joclyn dit qu'il ne connait pas la fabrique qui pratique l\u2019écrémage aux qu'une lL.vre et demie de beurre par 100 Ibs de lait; mais il en connait dont les fromages maigres sont cotés au-dessus des meiileurs fromages gras.\u2019 du fromage de St-Dénis, les acheteurs passaient à la porte en offrant Etais-Unis qui n\u2019ôte Quand il s\u2019est agi de la vente et 7 cts, comme on fait pour les fromages maigres d'Ontario : le fro mage d\u2019été fut expédié à Montréal ; l\u2019ou refusa d\u2019abord onze cents, mais il fut vendu dix cents en septembre.» « M.\u201c méon Lesage, assistant commissaire de PAgriculture, représentant [honorable Commissaire de s'assitrer les services d'hommescom |l\u2019Agriculture, rapelle l'encourage : ro-|Ment tout spécial que le gouvernement a donné à l'industrie laitière : L'orateur fait ensuite [établissement de l\u2019École de fromagerie et de beurrerie à St-Dénis en lo.N\u2019employer que des boites à[bas, dirigée par un professeur de use de la mauvais: qualité des!g fromage de première qualité.Il est|vingt ans d'expérience, M.Joclyn ; à sa connaissance que des vendeurs [établissement d\u2019une écol> de beur- ont perdu un centin par livre àjrerie à Ste Marie de la Bzauce, dirigée par M.S.M.Barré qui est allé étudier son art au Danemark, grâce 20.Faire les meules de fromage |à l\u2019aide que !e gouvernement lui a plus remarquable en ce sens est,zeans [d\u2019une grosseur uniforme pour toute |donnée, ices écoles doivent chacune Autant que 3o.Garder toujours la possible se |fournir l'instruction à six élèves par année! ; octroi de mille piastres à la mème [société qui vient d\u2019être fondée.Et cette politique se comprend, Le fromage blanc :sans couleur;|car «lle aura pour effet de fixer au pus chers de notre agriculture, |est en demande pour le quart, etle|sol les enfants de nos familles, en nous nous cmpresions de publier|fromage coloré pour les trois quarts | leur donnant des profits que, jusqu\u2019à 4o.Vendre le fromage régulière-|présent, ils ne pouvaient obtenir rapport des délibérations de la so-|ment nn mois après sa fabrication.[qu'à l'étranger.Et ces profits ne 5o.Employer des présures de |petivent manquer, pas plus que la nuelle, lenne à St Hyacinthe, à la|première qualité.Rejeter invaria-[terre qui les donne.Si nous rete- fin du mois de novembre dernier :|blement celles qui ne sont pas sans|nous ainsi nowe jeunesse Cana- «Le comite choisi.l'an dernier.|reproche.La présure sèche doit|dienne, le résultat certain sera la par l\u2019assembl-e du 10 janvier, alêtre préférée à toute autre.obtenu de la législathre de Québec ue loi autorisant la \u2018ormation de M.Scott dit que l'exportation de colonisation de ces magnifiques vallées que la Providence nous a don- fromage s'est élevée cette année à (nées, comme par exemple la vallée la Société d'Insustie luilicre de la pro-|714,485 boites de 55 à 60 livres (en-|du lac StJean et de l'Oltawa.M.vince de Quebec.Les procédés requis | vi par le statut ont été faits et la société est maintenant régulièrement cons-|que l'an dernier.tituée.« La législature a aussi volé, pour aider le travail de la société, une somme de mille piastres.» Quatre séances ont éle Lenues, pendant lesquelles on a adopté un projet «de constitution, des règle- inents, et on a procédé à l\u2019élection des officiers et des directeurs pour l\u2019an nés courante, 188233 De plus, quelques spécialistes et des agronomes distingués out profité de l'occasion pour faire part de leur expérience et de leurs connaissances.m + + # I Les élections ont donne le résultat suivant: L'hon.M.de LaBruère, Président; M.E.A.B:rnari, Vice-prési- deat; M.J.de L.Taché, Secrétaire- Tresuries.Les directeurs d> la société, nommés, un pour chaque district judi ciaire qui compte des membres dans la société, sont : Montréal, Rév.M, Daigneault, Me.Julie; Terrebonne, M.Hector Beausry, SL Jérôme ; Joliette, MA.Riopel, Saint Esprit ; Iberville,|l\u2019assimilation parfaite de la crème M.F.X.Paradis, PP, Riche-|au caséum est encore à trouver, lieu; M.L.M.Biondin, St Fran.vois du Lac ; rois Rivières, M.Ga- riel Caron, Louiseville; Québec, M Saül Cote, SiFiavien de Lotbi nière; Chicontimi, M.$.Fortin, Chicouumi ; Kamouraska, M.Cha.- \u2014B oùteau, St-Pasrhal ; Montimagny, \u201cM dos Pellouer, Fr vor de wkislet; Bsauce, M.J.J.Duches- Ste Marie : Arthabeska, F.Pré.a u livres), ou 167,378 boites de plus dans vette province.où il y a des sources froides sont très propres à l'établissement de beurreries.en recommandant encore aux fromagers de ne pas fabriquer du fro- son tour, donne quelques conseils ua sujet des défauts que l\u2019on a observés dans les fromages soumis à qu\u2019il existe certains préjugés contre la fabrication du fromage avec le lait partiellement écrémé ; on fait entendre pius de récfiminations coutre ce système que contre tous les autres défauts qu\u2019on peut reprocher aux fromagers de notre Province.Tout le monde sait que la fabrication du fromage en automne présente des difficultés considérables, à cause de l\u2019excès de crème (matière grasse) que contient le lait a cette épo C'est un fait constant qu\u2019il se perd da de : gras n\u2019est pas bien incorporé au ca- séum, il en résulte un affaiblissement des qualités de conservation du fromage.L\u2019'écrémage partiel n\u2019a d'autre but que de remédier à ces inconvéuients, rou quarante-etun millions de Les endroits M.Scott termiue ses remarques age avec du lait écrémé.» Lesage donne ensuite des détails sur les établissements de laiterie de IL y a place pour|cette province, qui comple mainte plus de manufactures de beurre|nant 230 fromageries, 48 beurreries et 25 beurreries-fromageries.» : M.S.M, Barré succede à M.Le- sage et parle de la fabrication du beurre.L'école de Beurrerie de Ste- Marie de la Beauce est le seul établissement du genre sur le continent \u2019 américain.À la province de Québec « M.Joulyn, prenant la parole à examen du comité.M.Joclyn dit ue.Le secret de ne quantité de beurre très-notable ns le petit-lait.Et si, par faute science du fromager, le corps M.Joclyn donne revient 'honneur d\u2019avoir introduit en Amérique l\u2019écrémage du lait par la machine centrifuge.Cet appareil, base sur un principe de physique bien connu, se compose d\u2019un tambour adapté sur un axe vertical, qui lui communique un mouvement ro tatoire très-rapide.Ce mouvement qui est de 2000 revolutions à la minute sert 3 lutions dans le centrifuge de Laval.Par la lorce centrifuge, celle en vertu de laquelle les molécules d\u2019un corcs en rotation tendent à s'éloigner de l\u2019axe, le lait qu\u2019on verse dans la machine est projeté vers les parois extérieures ; et comme le lait est plus pesant, plus dense que la crê- me, la séparation s'effectue cn conséquence ; la crême forme nn anneau au centre de la machine et le lait un second anneau extérieur ; et, chose singulière, 1l se forme un troisieme anneau assez prononcé d\u2019impuretés qui se trouvent toujours dans le lait malgré tous les soins qu'on apporte à le couler.Le grand avantage de ce système c\u2019est qu\u2019on écrème le lait frais qu\u2019on apporte à la fromagerie en moins de vingt minutes, Chaque dans la machine dont on se Ste-Marie, s\u2019élève à 6000 révo- centrifuge écrème 800 livres de lait à l'heure.Le lait peut, du même voyage, être remporté écrémé pour les besoins de la maison, ou pour l\u2019engrais des animaux.Les centrifü- ges donnent un rendement de crème de 10 p.100 supérieur à ceux de tout autre système.Le beurre est bien plus puret plus sain comme aliment, M.Barré parle aussi des bouteilles graduées pour faire l'épreuve du lait, lesqueiles se fixent sur la machine: centrifuge et opèrent du la même facon.Cet appareil, qui est d\u2019une très grande exactitude, est peut-être destiné à introduire l\u2019achat du lait suivant sa richesse, dans les beurreries au lieu dv l\u2019achat au poids.M.Barré donne d\u2019intéressants détails sur le traitement de la crème, qu\u2019on met ensuite refroidir à 40 dé- gi1és Fahrenheit, puis a laquelle on fait prendre un peu d'acidité, à cause des exigences de notre marché qui demande un beurre aromatique; sur le barattage, le délaitage et la salaison du beurre.! .« » M.E.A.Barnard prend ensuite la parole.Il appuie sur la nécessité d'engager des professeurs pour amé liorer la fabrication du fromage.Il donne ensuite des conseils pratiques pour l'avancement de l\u2019agriculture : Créer des cercles agricoles qui ont fait un bien immense dans notre pays ; l\u2019on profitera dans les réu- uions de ces cercles de l\u2019expérience que chacun a acquis de son côté.Améliorer les soins à donner au bétail ; notre race de vaches ca nadiennes est excellente ; il suffit de lui donner des soins intelligents pour en tirer autant de profits que de toute autre race ; il convient par exemple de semer près des pacages, du blé-d\u2019inde ou des lentilles ou du millet hongrois, que l'on coupe vert pour donner aux animaux dans les grandes chaleurs de l\u2019été.Semer du trèfle afin d\u2019avoir d'excellentes prairies à l\u2019automne | il est a noter que le gros trètle rouge ne convient pas pour le beurre).Conserver ou planter des arbres dans les prairies, afin, de donner de l'ombrage aux animaux.M.Barnard parle en passant de la question du reboisement qui est à l\u2019ordre du jour : l\u2019on trouvera toujours des profits considérables par le bois de service, de chauffage et par les sucreries.L'orateur signale l\u2019attention des cultivateurs une industrie qui est intimement liée à l\u2019industrie laitière : la fabrication du sucre de betteraves.L'augmentation du bétail nécessite la culture maraichère ou de jardinages ; et la helterave offre un aliment excellent our l\u2019hivernement des bêtes à cornes, la pulpe, c\u2019est-à-direce (jui reste de la betterave après (ju\u2019on en a tiré la matière saccharine.Cette pulpe vaut presqu\u2019autant que la betterave elle-mème comme aliment.Que les cultivateurs fassent touten leur possible pour aider l\u2019industrie de la betterave, il y va de leur plus grand interêt.M.Bernard espère que tous les membres de la société d'industrie laitière se feront un devoir de communiquer au Journal d'Agriculture les remarques que leur expérience leur suggèrera.Le Journal ayant au delà de 20,000 abonnés, il est facile de comprendre quel bien fera le moindre conseil pratique qui y sera publié * ss M.Misail Archambault, directeur pour le district de St-Hyacinthe, dit qu\u2019il sait eombien la société que l'on vient de fonder est destinée à faire de bien.Nous avons beaucoup à apprendre daus la fabrication du fromage, et il est très probable qu\u2019ici comme ailleurs la science n\u2019a pas dit son dernier mot.Bien que partisan de la fabrication du fromage gras, M.Archambeault est d'opinion qu'il y a moyen de prendre place sur notre marché pour d\u2019autres variétés de fromage: « J'ai fait, dit M.Archam- beault, des expériences qui m'ont prouvé la possibilité de remplacer certains fromages étrangers par des produits canadien, le gruyère par exemple.J'ai fait, avec les seules indications de traités de fabrication qu\u2019on m'avait prêtés, du gruyère qui, avec du soin et de l'âge, eñt pu obtenir sinon 30 ou 40 cts la livre, du moins un prix assez rémuné- ratif.» M.Archambault achéte le lait de ses patrons ; il l\u2019a payé un centin la livre tout l\u2019été, et il remet le petit lait à ceux qui désirent en avoir.Son fromage à été vendu 11; cts ; 11 a refusé 12 cts, mais par suite d\u2019une baisse survenue dans le marché il a été forcé de perdre un quart de cent.M.Archambault soumet ensuite quelques questions techniques à M.Jocelyn, au sujet de la fabricatiou des échantillons qu\u2019il a produits.Un de ces échantillons est d'un fro mage que M.Archambault fabrique du lait de ses vaches, pour le besoin de sa famille.Il est fait de lait com- pletement écrémé.Mang} frais, ce fromage est excellent.A ce propos, M.E.A.Barnard exprime l'opinion que l\u2019importance de notre marché local devra s\u2019ac- croitre considérablement, lorsque le fromage sera entré dans notre système d'alimentation.Le fromage maigre, mangé frais, est un aliment aussi sain qu\u2019économique ; c\u2019est un fait que l\u2019expérience démontrera.M.Barnard dit qu\u2019il ne faut pas se hâter de trancher la question brûlante des fromages gras et des fromages maigres.Ici comme ailleurs il n\u2019y a rien d'absolu, et il faut se garder de céder à cette dis position de nos compatriotes a s\u2019enticher d\u2019une idée et de condamner, sans les entendre, les partisans d\u2019une idée contraire.Ce qui est arrivé hier soir le prouve bien.L'échantilion de fromage déclaré être le Nu |, par le comité d\u2019examen, composé d'hommes très compétents, est un fromage contre lequel on a dit toutes espèces d\u2019énormités.1! est fabriqué de lait complètement écrémé, dont la crème a été remplacée par une huile animale, l\u2019oléo - margarine.Cela démontre aussi que la qualité du fromage dépend de la science du fabricant en grande partie.La maison Burrell & Whitman, qui fabrique le fromage à l\u2019oléomar garine, au su et vu des acheteurs, à une renommée européenne.® » M.L.A.Laforce traite ensuite la question jdu fromage au point de vue de sa composition chimique et de sa valeur comme aliment Comme composition moyenne, le fromage contient, à poids égal, autant de matière grasse que la viande, et deux fois autant de matières qui entrent dans la composition de la chair dans le corps humain.Sa valeur en est d'autant plus grande.Quant à ce qui regarde la facilité de digestion, l\u2019opinion de M.Laforce est que le fromage gras l\u2019emporte sur le fromage maigre ; de même pour le goût.La conséquence de cela, c'est que le fromage gras sera toujours plus en demande sur le marché ; M.Laforce est donc en faveur de la fabrication des fromages gras.M.S.M.Barré se lève et dit qu'il n\u2019est partisan ni de la fabrication des fromages gras ni de fromages maigres.Mais il est un fait qui doit nous donner à réfléchir, c\u2019est que les américains ont perdu leur nomsur le marché par suite de la vente de fromages maigres, de qualité très inférieure.La distinction étant très-diffi- cile à faire au moment de la ventedu fromage encore frais, il en est résulté que les consommaleurs une fois retapé se sont adressé ailleurs.Les américains ont ainsi vu baisser les ventes de leurs produits de cinquante millions de livres.Pour que ceci ne nous arrive pas, prenons donc les moyens de régler la vente, de manière que les fromages maigres soient mis sur le marché pour ce qu\u2019ils sont en réalité.M.Barré pro pose en conséquence : « Que le comité exécutif de la société d'industrie laitière s\u2019entende avec les associations sœurs d'Ontario our étudier la question de régler à vonte des fromages de lait écrémé et la classification des- fromages gras.» Cette proposition, secondée par M.Victor Garneau est adoptée. LES SORTILÈGES DE Jules Morel.CONTE POLITIQUE.Au point de vue de notre géologie électorale, la paroisse de St-Thomas de Montmagny appartient essentiellement AUX terrains volcaniques.Depuis dix aus surtout (1872-1882) les secousses, se succèdant à de brefs intervalles, ont fait reuve d\u2019une violence extrème.Mais, l'honneur du comté, leurs colères aveugles n\u2019ébranlent que le sol, les convictions politiques restant debout à la laçon coutumière des maisons qui changent de propriétaires sans, pour cela, tomber en ruines.Un amateur passionné de ces tremblements de terre nouveau genre, et par comble éminent physicien, en a fait le relevé officiel.Cette statistique émouvante % son intérêt propre ; Je vous la donne daris l'ordre chronologique des commotions constatées et ressenties.Elections provinciales et fédérales.1871.Fournier va Bossé 1872, .Taschereau ve Dr Beaubien 1873.Langelier vs Landry 1873.Scandale du Pacifique.1874.Taschereau, par acclamation.1875.Landry va Langelier 1876.Fortin vs Beaubien N.P.1878.Fortin vs Roy 1878.Coup d'Etat du 2 mars 1878.Landry vs Carbonneau 1881.Fortin vs Bernatchez 1882.Landry vs Choquette.Deux cataclysmes, neuf élections fédérales ou provinciales, trois contestations judiciaires en onze ans, avouons qu\u2019il y en avait assez pour satisfaire les plus enragés cabaleurs ! La fréquence de ces ballotages n\u2019eût pas été remarquée outre mesure si le populaire, crédule et superstitieux, ne lui eut pas trop obstinément attribué la raison primitive de tels et tels maléfices singuliers, ou d'événements encore plus fantastiques que leur étrange origine.En effet, dès 1878, il s\u2019opéra des combinaisons si bizarres de circonstances et de personnes, des aventures nouées de complications si merveilleusement inextricables, des péripéties tendues à l\u2019extrême, des situations fausses coupées de dénouements si impossibles à prévoir, que l'intelligence la plus sobre d\u2019imagination reconnaissait, tacitement, pour sauvegarder l'amour propre, la connivence occulte d\u2019un mauvais esprit dans la gouverne politique et municipale de la paroisse.Plusieurs théories émises furent toutes reconnues, après examen, aussi ingénieuses qu\u2019insuffisantes, à percer le mys- tére ou s'enveloppaient ténébreusement les coincidences les plus renversantes comme les synchronismes les plus inouis.Je partagerais encore les perplexités intuitives des braves gens qui laborieusement cherchèrent, alors et depuis, le mot de ces énigmes surnaturelles, ou la formule résolvante de ce problème de haute algèbre, s\u2019il ne me fut pas venu à la mémoire le souvenir étonnant d\u2019une étonnante histoire.Entre autres résultats heureux et pratiques, son récit bien médité aura pour conséquence immédiate l\u2019éclaircisse ment définitif de cette période aussi tourmentée qu'ambigue du parlementarisme à Montmagny, en même temps qu\u2019il démasquera l\u2019auteur insaisissable et véritable (jusqu\u2019à nos jours inconnus) des malheurs incompréhensibles tombés à souhait comme par très noire magie sur les sommités judiciaires, municipales \u2018ou politiques les plus respectables de -cette aimable paroisse.= \u201c.\u2018Quand je me suis trouvé, le deux no- \u2018vembre mil huit cent soixante dix-sept, à St-Thomas, comté de Montmagny, tous les chronomètres en activité du chef-lieu, jeunes pendules et vieilles horloges, sonnaient neuf heures du soir.La nuit du tombeau semblait s'être faite sur le populeux faubourg St-Jean-Baptiste car rien ne pouvait suffisamment expliquer l'horreur de ses ténèbres sinon qu\u2019elles savaient dù, à la fin du jour, se dérober en fugitives des tombes mal fermées de l'ancien cimetière.Le silence lui-même était sépulcral et telle était son intensité qu'il pénétrait les membres du corps a la manière d'un froid excessif.Sur les toits le bruit monotone et régulier d\u2019une | gr Pluie abondante paraissait avoir hâté dans chaque demeure l'heure quotidienne du sommeil, et le village entier dormait un repos léthargique.Les fe- nôtres des maisons étaient noires et leurs vitres, si réjouissantes à l'œil lorsqu\u2019elles projètent sur la route de gais \u201ccarreaux de lumière, s'étaient éteintes.Seuls les fanaux de la gare et les séma- , Phores rouges et vertes écholonnées su.> à e ferrée Intercoloniale luttaiens pénib.t contre l'obscurité et no traversaient que de petits rayons colorés, irradiés comme ceux d'une gloire, la paisse et les vapeu i du brouillard, peurs humides Lorsque je dis St-Thomas tout entier grmaity je ne prêtends pss affirmer une Vérité abstraite absolue.Les excaptions confirment la règle, et cet axiome péda- Bogique appartient moins à la grammaire qu\u2019à la vie réelle.De bons volets capables d'intercepter 1'éblovissante lu- miére du soleil seraient-ils impuissants à dérober aux ténèbres extérieures les clartés quelques peu secondaires de nos ampes à pétrole, fussent-elles garnies d'huile astrale ?Mais les contrevents, les vieux surtout, suintent !a trahison Par toutes les fissures.Superflu maintenant de vou: ravouter comment il ze tit que dans la nuit du deux novembre, mil huit cent soixante dix sept, J\u2019aperçus dans la grande ralle à diner, ais près d\u2019nne table À cartes, mon excellent oncle, M.la docteur Marmeite, coroner du district, M, le notaire Lépine, siérif du dis trict, M.l'avocat Oliva, magistrat stipendiaire du district, et M, le greitier Bender, train d\u2019achever un whist austére, Neuf heures! s\u2019écria le corner uvee étonnement et mes pratiques du Z/rocher Noir et mes patients de l'Enfer ne m\u2019envoient pas encore chercher! Aller aux malades en pareil temps, cela vous prépare un fonds canitalisé de rlivmatismes, économies ordiuairee, rentes consolantes du vieux mé- décin établi à la campagne.\"\u2014 Les tar- ceurs, continua mon oncle, tout au souvenir de sa clientèle noctambule, les farceurs sont capables d'attendre à minuit pour se donuer le double plaisir de m\u2019éveilier en sursaut et me sortir du lit.\u201d Il avait à peine achevé ce balinaze qu\u2019au bruit violent le fit tres a 3 20 Palle, pat par Louie.+ o a 12 00 : e l\u2019armé viell s par lett ¢ Mer Nui 25 +000 fy 2m Bees.«13 à 13 5 A 1 arm le, ex- ttre B vite.; e ves 50 | fon Sg, oi ade chr Or\u201d Noite oven 600 0 | PROVESONS ve vale 1508 6 00 A y à des ureaux 13 rue C bi- Orge lovin cons 00.500 de wess de l'O a MARCHE DE BEY\u2019 00 À Dour ré] spécialistes a le Canada, on 3 Avoine 101 1 1 858 Ld do du Quest.322 00 ui22 5 Bwuf, 1 qu E BESTIAUX ] pondre.anglais et rang 1 ae d'Inde .12 12001 + 19 a! 0 Cochon m NE neers] 00 00 a Sa où Bal 2me roo The.5 A § mie meme des la sis me EE 2 a.= 5 bre-poste.yée sur Éraine qe rète rouge.250 a 1 \u20ac !Saind EXT ccrcanaue 00 1£ à 9 00 Veau extra.+25 00 à 40 0 LE G ; M Sarrasin 1 lin.2.\u2026 0101 4 à 15 ry we een 00 16 a 00 16 Yeau, re qualité.ves.45 0U a BS 00 ji Fêves PE That Tg he 1 5 Sur fumé sue reences 0 14; à 00 Li Moutons, 1 qualité.8 00 à 12 00 em ed Merest Merest! 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j heures duraient langueur als Janguie- Frable de 3 pieda .Be Viandes 0 90 IN DE FER LE bcembre 1882, nov.1882, } 3 4 après | em souf.M PA merisier de 3 pd 6 60 uf .3 ; CI cien d avoir mar ent plusi erisier de rde3 a 6 M par livre JEMIN : ais ville, P Un pharma.Merisier de de ied.500 a 5 0 Moutons par © (steak).0 12 rand [' N DE FER Végétale d'omenyer la PBéconr | Epinete rouge Poire cuis 3 a 509 [lard are EE LEE © 10 s 015 ro EB x Lyman et le remède la Décou me|, y grise severe 00 a 425 [|I8 par livre sono cv0ucs 0 a 012 C x.dhe maintenant, que de Noribrop et Bonleas i 50 5 9 25 Saindoux pas \u20aceeeoneraces 0 128 015 ARRANGEMEN' AR NTRA aussi bien nt, que sie et je pui \u2018 3 pieds.3 60 a 260 Porca abattus Mvre LL ET 0 14 15 TS D\u2019 RANGEMEN a of ostte que je le suis n'ai jamais\" été M pieds.2 a 3 ç9 Bœuf ttus.soc.01 a 016 + HIVE EMENT -.sensati o té AR \u2014_\u2014 45 a u au qu sec.4a 0 COMM .R DH part, et la nourri de ry brûlemen CHE A 2 76 Mouton e 1artier.vee 8B 76 a 16 I ENCAN\" , 1 \u2014 IVER F7 me case tare fe prend a Bœuf UX BES ntier, par livre \u2026.6008 750 JUNDI.\u201c CANT LUNI A PARTIR ¥ .mac.fis pas de que je pren 18- Bee 3 Ire qual.TIAUX ee.% 09 7 50 4 9 oC »l LE 12 DE ost Sires membres de ma Lente Vara gaie.ie$ 9 00 a 10 Be Laiterie.\"ou ALLANT )CTOBRE 1882 Les convols DECEMBRE 1882 | EUX ° et en © ma famille Vaches at.8 00 00 urre frais .1 AL circuleron 4, ont é e ve a 9 Beu à la | $ 1 00 LUES' t co FX té très\u2018satis- Veaux, rasta s.Go 15 00 a 25 00 Beurre salé.ivre,.«see $ ce cota AM.\u2014Train Mi ST.Départ de Bi mnie suit: Aygo A Veaux, 2 qualité.000 a60 00 From rre de table en tinatte 02 a 030 Montré ixte pour Ri et de Bherbrooke Express, Sf Vans ane ahd TELE a.cné 0S2 08 Montréal, Bheréroke, sud Lis des re ms | : ; 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Ah ! depuis pius de quinze mois que vous habitez cet affreux séjour, à combien du drames n'avez-vous pas dù assister ! Ne serait-ce pas abuser de votre obligeance, de vous demander quelques détails sur les personnes les plus illustres que vous avez connues.\u2014J'ai été lié d'amitié avec presque tous les Girondins, me répondit Riouffe, et je suis si fier de leur belle mort, que j'en parle plutôt avec joie qu'avec tristesse ! Jamais hommes ne se sont élancés avec plus de noblesse qu'eux vers l\u2019immortalité ! VII liiouife allait continuer, lorsque, consultant une grosse vieille montre en argent, qu\u2019il était sur mes lèvres.au-devant du guichetier m'appelait ; il ie tre à mon adres:e : qu'il s'occupait rais bientôt rendu à ma famille lation dans une autre prison.Je m'empressai de me rendre c'était mon oncle, le patriote qui m'écrivait.Après un long préambule, ou, pour mieux dire.un chant dithyrambique en l'honneur de la révolution, qui avait du probable- gents de plus en plus nombreux ses efforts ponr obtenir ma trans- u'un guichetier, criant mon nom j isai at fi 0 etier, comme je vous le disais tout à| \u2014ÀA voir mille épées de Damoclés sus- dans le corridor, arrêta la parole ' un acte d'accusation sur lequel rémission.\u201d Aucun de ces actes illisibles française.Souvent on activement delreçoit un acte destiné à une au- ma mise en liberté, et qu\u2019il espé-|tre par.onne, alors l'huissier se trait, connaissant surtout mon ar- contente de substituer votre nom dent sans-culottisme, que je se-|à celui qu'il efface.] | Plusieurs fois je les ai vus, bu- Il terminait sa lettre en me don-|vant avec les guichetiers, fabri- nant à entendre que la Concier-|quer de ces fausses pièces tout en gerie devant fournir des contin-|riant aux éclats.Joignons celle- là à son citoyen, disaient-ils lors- à l\u2019échafaud, il allait faire tous|qu'ils apereevaient uno femme dont le mari venait de payer son lende- {ribut an bourrean, etl l'heure, savent à peine lire, sem-|donc le nombre des victimes que ble trouver une volupté inouie à |dévore journellent l'échafaud !a >linsulter dans leurs griffonnages|Conciergerie ?\u20ac qui|barbares ceux qu\u2019ils assassinent.{ remit une let-| Jai vy, il y a à peine une semai-Jet éviter toute exagération, à goi- ne de cela, apporter à une femme|xante ! Pour rester en deça de la vérité Hélas ! une semaine ne s'étaii était : \u201c Tête à guillotiner sans|zas écoulée, qua je reconnaissais combien Riouffe m'avait dit vrai.La nuit venue, je ma retirai Jul aval n\u2019est orthographié, on n\u2019y trouve|dans le cachot numéro 13, où ment servir do laisser-passer à la |pas une phrase qui n'outrage la sa lettre, mon oncle m\u2019apprenait langue j'cus lo bonheur de me procurer un pliant à côté de mon nouvel ami.Toutefois, ce ne fut pas sans avoir auparavant malménés quo nous nous trouvâmes réunis tous les diz-huit dans notre prison, car nous eumes a subir, avant de pouvoir nous retirer, la formalité de l\u2019appel, et cette formalité si simple était des plus tristes.Le guichetier enchef, chargé d'appeler nos noms, était dans un tel état d'ivresse.qu\u2019il ne pouvait porvenir a les lire.Alors en- me Cette lettre, quoique, à vrai di-|main la femme condamnée réjoi-|trant, en voyant que nous ne s du son col et regardant la pauvre|assez heureux pour posséder, il re, elle ne renfermat pas I'expres- gnait son époux.Au reste, les ac-|répondions pas.dans un effroya- ts et madame D'\u2018* du coin de l'œil : |Me prit par le bras, en me di-|sion d'une vive tendresse, me|eusations étant imprimées avecun ble état de colère, il se ruait sur 8, ct \u2014 Elle est iolie.la petite mere.sant : causa une émotion extraordinai-|protocole commun a tous, il n\u2019y|nous avec ses camarades, nous wx.mo O88 JOE, J POLIS Mere.yr cher camar: de, voici|re;jen i i joi 1 lignes 4 remplir,|injuriant et nous frappant avec ah dit-il, réellement, c\u2019est dommage !|, Mon cher camarade, voici|re ; je ne puis exprimer la joie et|a que quelques lignes 4 remplir, finjuri et Ppa yee erne \u2014Adieu, compagnes de mes l'heurs du diner.Voulez-vous| l'attendrissement que je ressentis |et c'est dans ce peu de lignes que [une grossièreté et une brutalité py souflr ances ! Vous aussi.a dieu Tenir avec moi ?Notre ordinaire |en songeant que jèn'\u2019étais pas|se commettent quotidiennement |sans exemple ; .que messieurs ! dit madama 1)- on | QUPiqU'il nous coûte horriblement|abondonné par {out le monde ;|les méprises les plus absurdes ct| Do guerre las, il sc résigna a tive \\nt de notre côté.Ol ! cher, est loin d'être même passa-|que j'avais des parents qui m\u2019ai-|les plus odienses., |hous compter, et l'on nous enfer- se retournant de notre côté.\u2018ble.Toutefois, comme vous sor-|maient et s'occupaient de moi.Vous ne pouvez non plus avoir|ma jusqu'au lendemain.ne craignez pas quo je déshonore| }ez du cashot des assassing, vous| \u2014Je ne voudrais pour rien au june idée de la façon dont les tri-| Un do nos compagnons d'in- en: par ma faiblesse MON INNOCèNCE.le trouverez excellent.monde jeter une ombre sur votre|bunaux révolutionnnaires sont |fortune, accablé par la fatigue ou , Mon émotion est vive, car eccoupl Je remerciai Riouffe aves offa bonheur, me dit Rioufie, à qui je|composés : ils renferment dans|vaineu par une insomnie trop crac me tra ppe au moment ou sion de sa bonté, et je me dispo-|m\u2019empressai de communiquer la|leur sein tout ce que le crime|prolongée, fermait-il enfin ses \u2014 Je me voyais à la veille d'être! sais à le suivre, quand ua de nos|lettre de mon oncle, seulement, je|produitde plus hideux ; on y|paupières, que bientôt l\u2019on enten- AL.libre ; mais, rassurez-vous, je sau-| compagnons d'infortune se préci-|dois, dans votre intérêt, et alin [compte grand nombre de banque-|dait sa voix, rendue sourde par rai imiter le courage des marty-lpita au-devant de lui, et le sai-|de vous empêcher do faire faussr [routiers et de fant-monayeurs.|le sommeil, appeler avec un ac- 38.ros, OB COMPASNEs qh sont par-[sissant vivement par le bras: route, vous donner un censci!! |Ces jurés ne se contentent pas, je|cent saccadé ct plaintif, sa fem.RE.\u2018tes avant nous, et qui nous at-| _Bonne nouvelle, citoyen|Répondez à votre parent que|n'ose dire de juger, mais bien de|mo, sa fille, sa mère !.\u2026.Ç (le tendent au ciel! Ma vie est pure.Riouffe, lui dit-il : je viens d'a-|vous le remerciez infiniment de|condamner les victimes qu'on| Quant 3 moi, je venais à peine ma mort doit être belle ! Encorel ercevoir, par la lucarne grillée|son zèle, mais qne, confiant dans|leur envoie, ils joignent à la fé-|de m'endormir, quand un bruit une fois, an revoir! ui donne sur le dehors, la cito-|votre innocence et dans la pureté|rocité la plus implacable les ou-|éponvantable me réveilla en sur- de i Plusieurs prisonnières cmbras- yenne D\u2018 tombant dans les bras|de vos sentiments, vous désirez|trages les plus lâches et les plus|saut.Je vis, en ouvrant les yeux, c.| sèrent alors madame D\u2018 aveclde son père ! que l\u2019on ne tente aucune démar-|abominables.Un de leurs plus|notre cachot rempli de guiche- M, effasion, mais sans moutrer dans| \u2014 Comment cela ?je ne com-|che en votre faveur.doux passe-temps cest de révo-|tiers, de gendarmes et de gros | ces derniers adieux une nuance|,reuds pas !.\u2026.\u2014Lt pourquoi rAnondre cela.|quer en doute la vertu des fem-|dogues.\u201c de faiblesse : Lioutle ne nl avait \u2014 Quoi ! vous ne comprenez|mon cher Riouffe, : mes les plus respectées, et de li-] \u2014On vous apporte, misérables, M.pas trompé, en me disant qu\u2019à la pas lorsque Bertrand est venu| \u2014Parce que, moins l'on pro-|Vrer leur pudeur aux infâmes| vos actes d'accusation pour com- Ts Conciergerie tout le monde Sa-| chercher ia citoyenne D\u201c, c'était, |nonce de nos jours le nom d'un quolibets et à la risée de la vile paraitre devant le tribunal, mous vait aborder hardiment l'écha-! non pour la conduire au tribunal|homme, et mieux cela vaut.dit Bertrand ; qui de vous s'ap- de faud ! Les femmes, surtout, inet-!ou la livrer aux gendarmes, mais|Qu\u2019un commis sachent à peine| \u2014Voilà qui est épouvantable,|pelle un tel, un tel, ete.Personne C.taient une grande et sublime co-|bien pour la rendreen liberté !|lire, \u2014 et vous n'ignorez pas la [dis-je à Rionffe en l'interrompant, [ne répond, continua le concierge M.quetterie à se parer de ce suprê-|Le papier qu\u2019il portait à la malÎn |honteuse ignorance des employés n\u2019est-il pas possible qu'\u2019aigri, com-| Bertrand, a'ors, allons ailleurs.| me courage ! n'était autre chose que la levée|du gouvernement actuel, \u2014qu\u2019-|me vous devez l'être par votre! \u2014Quelle barbarie! dis-je à Le \u2014S.\u2026 mille piques! s\u2019écria|de l\u2019écrou.un commis donc, sachant à peine|longue captivité, vous n\u2019en ayez,|Rioufle, lorsque les guichetiers \u2018 bientét Bertrand d'une voix re-| -\u2014Ah'le misérable, m'écriai-|lire, reçoive d\u2019un de ses chefs une|à Votre issue, chargé un pou les|et les gendarmes se furent retirés ; ten- tentissante, cette}! comédie va-lje.Etil a eu l'infamie, lorsqu\u2019il|recommandation en votre faveur|couleurs ?ces hommes n\u2019auraient-ils pas pu & dis t-elle encore durer longtemps ?|tenait ainsi la grace de cette fem-|et il est (rés-possible qu'au lieu] \u2014Je vous donne ma parole|avant de nous éveiller d'une si pt à Allons, houp, partons ; les gen-|me, de lui faire accroiro elle |de veus rendreä la liberté il|d'honneur, me répondit-il, que cefhorrible façon,\u2019 prete au moins vi darmes s'impatientent.allait mourir ! vous envoie à la guillutine.\u2014 A tableau est encore, au contraire, la peine de parcourir les actes ont \u2014 Adieu, monsicur Rioufle, dit] \u2014 Bertrand samuse tous les|chaque heure, à chaque minute|au-dessous de la réali'é.Il y a de|d\u2019accusation et de voir s'ils nous er- madame D tandis que Bertrand |jours à de parailles gentillesses, [du jour ont lieu «le semblables|ces détail s tellement hideux quel étaient destinés.a nai + aT 5 it Ri » ises ! l'entraînait, si vous recouvrez|Mme répondit Rionffe.C\u2019est un de|méprises ! l'on ne peut se résondre a les votre liberté, répétez a mon père et à mon mari que ma dernière pensée aura été pour eux\u2026 Adieu, encore.\u2014Au revo r, madame ! lui répondit mon compagnon.Pricz Dieu pour nous, qui restons sur la terre.Je m'attendais à ce que le départ de madamo D.produirait une profonde émotion sur ses campagnes : je me trompais.ses plus agréables passe-temps.Rioufle avait bien eu raison de me dire qu'en comparaison de l\u2019abominable nourriture que l\u2019on ms donnait dans mon cachot, je trouverais l'ordinaire des politiques fort de mon goût Je ne me rappelle pas avoir fait un meilleur diner de ma vie que je pris, ce jour là, moi dixième, à une table dressée dans un des corridors de la Concicrgerie.Au reste, on se tromperait si l\u2019on \u2014Je vous sens que vous m'indiquez.remercie de votre conseil, dis-je à Riouffe, - je vais répondre à mon oncle dans le En effet, grâce à deux écus de trois livres, un guichetier se char gea de mettre dans la boite de la Conciergerie la lettre non cachetée que j'adressai à mon oncle.Je passai le reste de la journée en compagnie de mon cher Rioufle qui continua, avec sa verve et sa complaisance inépuisables, à me bler les vides que fait parmi nou aborder.Je ne vous ai dit que la moitié à peine de ce que je sais.Après tout, un séjour de quelques semaines à la Conciergerie vous en apprendra plus que je n\u2019ai le -|courage de le faire.Aujourd'hui, par vn heureux hasard que je m'explique pas, nous avons Été assez tranquilles ; mais chaque jour nuus apporte, de tous les coins de la France, des] charettes de victimes, qui servent à com- \u2014Ils n\u2019en auraient en garde, me répondit-il, car cela nous cat évité une souifrance.Ils ont habitude d'entrer ainsi chaque nuit.dans tous les cachots ! En eflct, j'entendis pendant le reste de la nuit, \u2014 car il me fut impossible, jusqu\u2019au lendemain, de me rendormir, \u2014 des portes g'ouvrir avec fracas, et retentir la voix de nos geoliers.Dès la première semaine qui suivit mon entrése dans la section es vi des détenus politiques, je fus, hé- F- A peine l'infortunée jeune|attribuait à la sollicitude de nos|mettre au courant dos faits révo- la guillotine ; et quelles sont la las, à même de voir, par mes pro- o femme avait-clle franchi le senil|geôliers les petites douceurs culi-|lutionnaires que je n\u2019avais pu plupart du temps, ces victimes * |pres yeux, que Riouffe ne m'avait M.de la porte, que les conversations, |naires que nous nous procurions :|apprendra en province, et que.| Les femmes les plus jeunes, les exagéré en rien la férocité tou- un instant interrompues, ropri-|près de trois mille parents ou|par conséquent, j'ignorais com-|plus belles, les plus intéressan-| ours inassouvie de mes bourreaux rent leurs cours comme si rien n\u2019é-|amis nous fournissaient ou nous|plétement.| tes ! Combien aije vu déjà arri-jet que, dans la peinture qu\u2019il m\u2019a- : tait ! apportaient chaque jour les pro-| \u2014Y a-t-il des exemples, lui de-|ver ici, avec une chaine au col,|vait faite do l\u2019intérieur de la Cog- \u2014Que cette indifférence ne/visions nécessaires.La plus gran-|mandai-je, d\u2019accusés qui, après|de jeunes épouses enceintes, d'au-|ciergerie, il était resté en déçà d.- M.vous'étonne ni ne vous indigne,|do fraternité exislait entre leslavoir comparu devant le tribu-|tres qui venaient d'accoucher et|la vérité.1, me dit Riouffe, qui divina ma|prisonniers de la même table nal présidé par Fouquier-Tin- qui étaient encore dans cet état 5 \u201c pensée\u201d: ello est naturelle, ct vous| les plus riches aidaient les des-|ville, aient été rendus à la liber-[de faiblesse et de pâleur qui suit IX \u2018 seriez \u201cinjuste envers nous en|hérités de la fortune, et ces der-|té ?oo _ |ce grand travail de la nature ! Co à Mm nousaccusant d'insensibilité.Que|nicrs, rcconnaissants, s'occu-! \u2014Certes, me répondit-il ; mais| Elles entrent les unes évanouies| Je faisais ma sociét\u2019 voulez-vous ?S\u2019il fallait nous|paient des soins de la cuisine et|ils gont fort rares.Il vous\u2019 serait |et portées dans les bras des gui-|de Riouffe,à qui je fr attendrir sur le sort de chaque|du ménage.difficile de vous faire une idée de |chetiers, qui en rient, les autres chaque jour davs oo victime que l\u2019échafaud réclame,| Une chose me frappa comme|la façon dont les tribunaux sont |dans un état de stupéfaction et|traduisait des pass» \u201c nos jours se passeraiont dans le|trait de caractère essentiellement [composés.La cansillo des hus-|de prostration qui approche de|de Shakespeare q 4 A désespoir ct dans les larmes.|français, ce fut la gaité qui règma|siers, des fnne-grefliers et de tous la mort ! J amaie le crime, à an- Monts possé + ; \u2014Oui, vous avez raison.Je|pendant tout le cours du repas.les subaltorn: .vu posée d'an- oune époque de histoire, n\u2019a dé- éjà dit, os ok ni | L tonçois, en effet, en y réfléchis-l Je causais avec Riouffe, lors-lciens tr ors et de misérables qui,\u2019 ployé une telle activité.anglaise et t:alier oo 42 \\ \u2018 SE ee Moma & - 2er \\ - Lans menteur Bo Ba tt dû i Cu SE ni ragnatais wies élapes de vo .lontaire.Da jour en jour aussi .* 7 ESS sam de nos compagnon d'infortune, je fus prendre congé de Riouf- Dee Aion, 20e dit-il en - 18 Ny LTEVAFEUR.mme LE CU > r em tire mg \u2014\u2014 I \u2014 an a, - ee 5% mca nouvel ami, 51 sincérement rébablicain j \u201cde ce qu\u2019il ap jeunesse,et maudissaït son en- thousissme et sg crudulité passés.L'idée que les êtes gens, faute d'entente et d'union entre eux, sa trouvaient dominés par une poignée de bandits, le mettait parfois dans des accès de rage, ou le faisait tomber dans des découragements dont j'avais toutes les peines du monde à le tirer.Au reste, notre contact incessant avec le bourreau avait fini \u2018par nous donner un tel mépris de la vie, que nous nc nous génions nullement pour exprimer tout .haut nos sentiments anti-révolu- tionnaires ; en cela, nous no faisions Riouffo et moi, nullement exception à la façon d\u2019agir de nos - compagnons d\u2019infortune.Je n'ai jamais vu nulle part une plus grande liberté de parole que celle quirégnait à la Conciergerie.Le quatorzième jour depuis mon entrée dans la section des -olitiques, j'étais occupé a prendre des notes sur ma captivité.lorsqu'on vint m'\u2019avertir que j'eusse à me préparer à partir.En vain j'interrogai le guichetier, en vain je lui promis, s\u2019il voulait répoudre à mes questions, de lui remettre le peu d'argent qui me restait de mes soixante- quinze livree, il fat inflexible ct s\u2019obatina à gerder un opiniâtre silence.Mon paquet terminé, et ce soin ne me demanda guère de temps, cir tout mon bagage se compo- suit de trois chemises et de dix mouchoirs qua j'avaisachetés à Nous nous embrassûmes les - larmes arr yeux.\u2014 dirire la cause de notre \u2018accom- = s pagnant jusqu'à la griWe, c\u2019est votre oncle qui, craignant de vous voir compris dans les nombreuses fournées de la Conciergerie, à demandé sans doute et obtenu votre translation dans une sutre prison ! Ne perdez donc pas courage ! que Dieu vous protège - hous nous retrouverons peut-être dans des temps meilleurs.Ce vœu de Fionffsna devait pas être accompli ! Tous les deux, après avoiggu la mort de bien près, nous es, il est vrai, rendus plus tard à la liberte ; mais, sépatés par les événements et par les distances, jamais plus nous ne devions nous serrer la main.: Qui m\u2019eût prédit à la Concier- _ gerie que je regretterais plus tard son affreux séjour eùt amené un sourire d'incrédulité sur mes lèvres,et pourtant il était écrit dang ma destinée que la Conciergerie devait être mon paradis des prisons.Ce fut devant l\u2019Abbaye que s'arrêta la voitare grillée et cadenassée aux portières, qui me transportait.Je ne puisdire l\u2019impstession d'horreur que me fit éprouver la vue de ces murs sombres et encore teint du sang des \u2014 victimes maseacrées dans les jour- , Âées des z et 3 septembre ! je ne _ Pas m'empêcher de maudire le zè- Je intelligent de mon oncle Me Téception à l\u2019Abbaye ne \u201cfat; 8 au-desseus de ce que j'at- \u201cdk Je dus passer par une vi- \u201c %ai-epmpléte qu\u2019humiliante \u201c+, OR me laissa le peu 32 - .qfiviron vingt-sept li- Tog ne Testait, .suis-nous, bandit, À Taketier en me sai- u'alors, revenait ait son erreur de tant d\u2019uniforme, que tues un traître à la patrie que nos sopré- sentants nous envoient de l\u2019armée.Je saurai te faire payer cher ta trahison ; tu verras\u2019 Le gaichetier qui me malmenait ainsi exalait de toute sa p2r- sonne une telle odeur d\u2019cau:de- vie et de vin, que, quand bien même sa marche n'eût pas été, comme elle l'était, chancelante et irrégulière, je ne m'en serais par moins aperçu du déplorable état{dans lequel l'avait mis la bois son.Je jugeai donc à propos d'accepter ss insultes sans y répon dre.Le vachot daus lequel il me poussa n\u2019était guère préférable à celui où l'on m'avait jeté lors de mon entrée à la Conciergerie ; seulement, il y faisait plas clair.; à la rigueur, il était possible.en s\u2019approchant de la fenêtre, de lire, au bout d'un certain temps, quelques lignes d'écriture.Le mobili-r de ce cachot se composait d'une table vermoulue et dégoitante de malpropreté, chirée.baye vers midi, je me couchai plume répugne à retracer ce detail, mon corps fut alors envahi par une si prodigieuse quantité plaie.plice sansuom.Je me rappelle loureux l'horribie appréhension ne puis dire de me reposer, mais de m\u2019asseoir sur mon grabat.Je ne crois pas que jamais patient livré aux tortures de l\u2019inquisition ait passé par de plus atroces sonflran- ces ! : \u2014Plusieurs fois, bondissant avec fureur de dessus mon affrea- se couche, je me précipitais en me aoulant sur le plancher ; mais alors un autre ennemi, non moins redoutable que la vermine, m'attaquait ; je veux parler des rate énormes et affamés qui, loin d\u2019ê- tre épouvantés par mes mouvements et par mes cris.semblaient croire que l\u2019on m'avait livré à eux pour leur servir de pâture.Vingt-quatre heures s'écoulèrent, que dis-je, un sciècle se passa, aucun bruit parvint creilles : l'énorme porte de mon cachot, immobile sur ses gonds de fer, me parai:sait une pierre tumalaire placée sur mon tombeau.J'avais \u201cpeur ! Enfin des aboiemen's reteati- rent dansle lointain : j'entén- dis le pas cadensé d'une troupe d'hommes armés ; et peu après je vis apparaître un guichetier.\u2014Tiens, traitre à la Patrie, me dit-il, voilà une cruche remplie d\u2019eau pour boire à la santé des satellites étrangers ; voici aussi un morceau de pain : ce n'est pas trop régalant, mais c'est encore mieux gne tu ne-mérites.\u2014-Ne pourriez-vous pas me procurer une chaise ! m'écriaiai-je avec précipitation en voyant le guichetier prêt à s'éloigner.Une chaise ?s\u2019écria-t-il en éclatant de rire.Excusez un peu Monsieur est un aristcerate ! Pour quoi pas me demander, parla même occasion, un fauteuil deve- lours et des rideaux de soie ! Ne à mis.fant-il non plus que je vous ap- leur bniser les os.Le geôlier, après cette réponse polie.referma brutalement la porte et mo laissa de nouveau seul.Ah! quelle terrible chose que l\u2019isolement absolu.Depuis vingt - quatre heures, c'est-à-dire depuis mon départ de la Conciergerie, j'étais complètement à jeuin ; je me réeolus, lorsque mon guichetier ee fût éloigné, à prendre un peu de nourriture.Je ramassai}le morceau de pain noir qu'il avait déposé par terre, mais ce pain était tellement gluant et infect que je ne pus me décider a en faire usage.Dix fois de suite je Uapprochaijde mes lé- vres et chaque fois le dégout l'emporta en moi sur la faim ; désespéré, je finis par le jeter avec fureur contre le mur.Quant à la crache que l\u2019on m\u2019avait apportée, l\u2019intérieur contenait plus de toiles d'araignées que d'eau, und gorgée que je voulusboire me prouva que cette hallent les marais boneux, me dé- tative.Je jetai la cruche loin de ] mir.Je laisse à penser aa lecteur la|pendant à prendre quelques heu- donner de l\u2019 nuit que je passai, ce fut un suP-|res de sommeil ; mais une fois quitter ! \u2026 que l'obscurité eùt envahi mon incommodé la veille, revinrent ne \"étaient la premiere fois.Je passai donc la plus grande partie de lz unw,t A me promener de long en |.r5{ dans mon cachot.Dicu eaii 8:17 e nuit me sembla longue, et ce qi j'eus à souffrir ! Heureusement qu'uns fièvre violente ne tarda pas à s'emparer de moi ; car avec la fièvre vint le délire, et avec le délire l\u2019onbli da présent.La figure réharbative de mon guichetier, je me rappelle encore cette pénible impression comme si elle ne datait que d'hier, dominait mon délire et m'appparais- sait dans une effrayante fantasmagorie.\u2014 Eh bien ! le lendemain, lorsque je recouvrai, à la suite de cette violence attaque de fièvre, un peu de raison, ma première pensée fui pour désirer la présence de mon guichetier.La complète solitude qui m'enveloppait me paraiesait bien autrement pénible à supporter que la vuz de mon bour- reat.Je m'étais trainé contre la porte, et l'oreille avidement tendue j'essayai de saisir le moindre bruit du dehors au passage.Hélas ! autour de moi régnait le silence du tombeau.Je suis encore à me demander comment je ne succombai pas à moon désespoir, lorsque je vis arriver lanuit, sans que rien autour de moi donnât signe de vie, sans qu\u2019aucan indice me permit de penser que l'on me m\u2019svait \u2018pas totalement oublia, .- - L'idée me vint que, n\u2019osant pas me traduire devant nn tribu- pal, ou il m'\u2019eût été facile d\u2019établir mon inwocence, on s'était résolu à me laisser mourir de faim ! ea Cette penses fit bientôt ea moi + - PRY dins de traitres ont uno impudence qui vous donneenvie de , J'étais tellement exténuc et|! de vermine qu'il ne présenta plus|affaibli que, ma'gré ln dévorante|}i bientôt qu'une seuleet unique|armée de vermi:ie qui s'acharnait|à vivre.Jene vous demando|colère tomba.après mon corps, je patvins ce-|qu\u2019ane seule chose, c'est de me fermement jconvaincu que je me trouvais dans une espèce d'is pace ou d\u2019oubliette.Alors farieux, hors de moi, n'ayant plus de ménagements à garder, ju mo mis à pousser des cris déchirauts et appeler au secours.J'ospérais, par ce moyen, ameuter mes compagnons d'infortune, et les pousser à opérer par la force ma délivrance.Ilélas ! mes cris affaiblis et absorbés par les épaisses voutes de mon vachot cussèrent bientôt : je tombai privé de connaissance sur le sol.Il faisait grand jour lorsque je me réveillai, ou, pour être plus exact, lorsque je revins à moi ; ce fut une violente seconsse qui me rappela à la vie.Le premier objet que j'aperçus en ouvrant les yeux fut le visage féroce de mon guichetier.\u2014Eh bien, me dit-il, il parait que la cuisine de l'Abbaye n\u2019est guère de votre goût, vous n'avez pas touché à vos provisions.Le fait est que les rats dédaignant l\u2019horrible pain que l\u2019on 5 d\u2019un amas de vieille paille ha-|ean n'avait pas dû être changée|m'avait donné, l\u2019avaient laissé chée et d\u2019un méchant grabar sou-|depuis des meis ; son odeur féti-intact ; il faut dire qu\u2019en retour tenu par une sangle à demi dé-|de, assez semblable à celle qu'ex-|ils ne s'étaient pas fait faute de|épuisement physique et avec une rogner mes bottes et de déchique- La nuit venue, ct j'étais à l'Ab-|couragea dans cette seconde ten-[ter le drap de mon habit.\u2014Mon ami, répondis-je au gui- eau etdene pas me Je ne voudrais pas mourir seul et abandonné ! \u2026 encore avec un frémissement dou-|cachot, les rats qui m'avait si fort|Oh ! restez, je vous en prie !\u2026 Ma prière parut faire ane cer- que j'éprouvais lorsque vaincu|plus nombreux peut-être et aussi taine impression sur la cœur de par la fatigue, j'étais contraint.je|plus entreprenants encore qu\u2019ils|br 3 p p q onze du guichetier- \u2014 Voyons, camarade, me répon- dit-il.il ne faut pas te laisser abattre pour si peu.Tous les prisonniers que j'ai enfermés dans es cachot ont \u2018plus où moine été visités par la fièvre, et pourtant je n'en ai vu mourir, sur une vingtaine, que trois en tout.Il faudrait vraiment que tu n\u2019eusses pas de chance pour être le quatrième.Quant à te tenir compagnie.\u2014Je n'exige pas que vous me tenivz compagnie, ludis-je en l'interrompant, mais je demande au moïus que vous ne restiez pas deux joursct deux nuils entières sans venir me voir - ne t'a pas visité hier ?\u2014Depuis quarant=-buit,hvüres, je snis seul ! \u2014Ah'! je comprenps! nous avons tous les décades, un jourde congé, et mon suppléant aura oublié hier que j'étaissorti!.Eh bien, voyons, js te dédommagerai de sa négligence par une double ration.Inutile donc, si la Concierge se rend par hasard dans ton cachot, que tu Jui parles de cet oubli '.je ne suis pas aussi méchant que je le parais je vais nettoyer ta cruche et la remplir d\u2019eau fraiche.Le guichetier s'en fut alors et tevint cinq minutes plus tard avec la boisson promise.Je m\u2019en- parai avidement de la crache et je bus à même, et song repreñdre haleine, la raleur d'au moins une dizaine de verres.Une fois que j'eus calmé la soif ardente qüi me dévorait, je sentis un grand soulagement s'opérer en moi ; je retrouvai une partic de mes forces.\u2014A demain, ma Wt le guichetier en se dirigeant yers la porte ; net'impatiente ;u$ je tâcherai 5 is porte, demain un poulet tôti et tte p d'être exact.me \u201cné-par le et dojdeux bouteilles Bordeaux pour de si rapide: p.ogrès, que je ne| Les trois horriiff * inits que AL pte, & ton res-\u2018votre dejeuner ?Parole ! cengre-\"tardai pas être intlmement, fo vonsiside pass\u2019 ~o roprésem.Wi; Cab gel on co Fe a fr 1 Lr Goulet, EE > 3 4, a \u2019 .lib I | 4 : A ; et LA ae > \u2019 a a bg ut 16 Py \u2014Est-ce que mon camarade; tèrent alors avec une telle vivacité à mon esprit, l\u2019idée que j'alt lais me retrouter seul me produisit une telle impression, qu\u2019en proie à un vertige sans nom je me levai d'un bond, et saisissant la cruche que j'achevais de vider moi\u2018ié, je me précipitai entre la porte et le gaichetier, et d'une voix éclatante : \u2014Si tu ne m'emmènes pas avec toi, je te tue ! lui criai-je en griu-, çant des dents.\u2014Ah ! c\u2019est comme cela que tu essayes à to mettre dans mes bonnes grâces, me répondit-il en pâlissant : attends un peu misérable !.À peinc cut-il prononcé ces paroles, que d'un geste plus farieux que bien calculé, heureusement pour moi, il me lança au visage l'énorme trousseau de,clefs qu\u2019il portait à la main.La masse de fer m\u2019eflleura\u2019en passant fet, fat rebondir avec fracas contre la porte du cachot.\u2014J'aime mieux être tué d\u2019un seul coup que de mourir à petit feu, m\u2019écriai-je.Va donc pour la bataille! Alors, malgré mon force qui me venait de la fièvre, je me précipitai sur le guichetier en brandissant ma cruche.Le sur mon grabat, mais hélas ! ma|moi, comme j'avais déjà fait pour|chetier en le regardant avec des/misérable ne s\u2019attendait pas à e pain, et j'essayai de m'\u2019endor-|yeux suppliants, vous m'offririez|trouver cette énergie en moi ; dé- i en ce moment un somptueux di-|concerté et tremblant, il n\u2019ent rer que je refuserais.Je sais que|que le temps de se jeter à mes e n'a1 plus que peu de moment|genoux.Devant cette lâcheté, ma \u2014Je veux bien te faire grâce de la vie, lui dis-je, après avoir joui, pendant quelques secondes de son humiliation ; mais à une condition, c'est que tu vas wil faire sortir de ce cachot et me \u2018 conduire dans la prison com- | mune.: \u2014Je to le promets, me répon- | dit-il, vaarche, je te suis.Quelle fut ma joie lorsqu'après avoir franchi un long corridor je me trot Vai au Milieu de lu [ouie des «éfenus.Mon apparition si inattendue produisit sur mes compagnons d'infortune un étonnement dont je ne puis donner une idée ; en eflet, cette espèce de sp:ctre qui, les yeux brillants de l\u2019éclat de la fièvre, le bras armé | d'un morceau de grès, la barbe | longue et les vêtements en Jam-! beanx, acconrait comme un fou, suivi par un guichetier pâle et dremblant, présentait un singulier tableau Aussitôt en arrivant, je fus entouré par la foule des détenus ; les questions pleuvaient sur moi de tous côtés, mais hélas ! ma colère et par conséquent la force terrible et factice, qui m'avait soutenu jusqu\u2019alors, m\u2019abandonna, et sans pouvoir prononcer une seule parole, je tembai par terre de toute ma hauteur et sans connaissance.t È X Lorsque ju repris mes sens cf que je rouvris les yeux, je vis que j'étais dans un salon bizarre inont décoré d'objets d'une nature tout à fait disparate : des pipes hongroises, des tapisseries de fleurs, des métiers à broder, des chevalets en bois des îles, dus, caves à liqueur, des fauteuils de : toutes ies formes et de toutes les\u2019 nuances, des arbustes renferr\u2018 dans des caisses peintes, des(?; tails à moitié ouverts et q i vaient être de prix, des vêtetr, recouverts de riches fomrre'?etc., etc., encombraient, ¢ un péle-méle indescriptible salle où js me trouvais.y Enfin, assis devant une tai chargée de mille menus objets "]
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