Le national, 14 mai 1885, jeudi 14 mai 1885
[" \"LE MATIONAI \" Jeurnal Hebdomadaire, Parais sunt le Jeudi.ABONNEMENT - - - $1.50 par an Pour les Etats-Unis st ls Canada.\u2014\u2014 Toutes lettres et correspondances concer nant l'adminis/ration ec Ja rédaction du jour- dal doivent êue adreesées tranc de port au BENJAMIN LENTHIER, PAOPRIBTAIRE BOITE 55, PLATTSBURGH, COMTE CLINTON, N.Y.\u2014\u2014 $3 Los écrite anouymes et acritanieux ne rouverou !jumais piace dans ies oolonnes de aotre journal.Ou rendra toujours grand service à la tion en l'aidant danssestravaux.E NATIONAL.1885 8 LIVRE DECOLE DE CEUX QUI N'Y VONT PLUS.Benjamin Lenthiey, JAMES TIERNEY, Avocatet Conseiller en Loi NOTAIRE PUBLIC.84 Rue Margaret, Platisburgh.Au dessus de Hagerty & Platt.T Juin, 1883\u2014la\u2014 8.JOHN B.RILEY Avocat et Conseiller en Loi Bureau au dessus de la Iron National Bank, En face du Bureau-de-Poste.PLATTSBURGH N.Y.27 mars Charles E.Allen, PROCUREUR Solliciteur de Patentes Americaines ET ETRANGERES.Neo.181, Rue du College, BURLINGTON, VT.LA FONDERIE DE CLOCHES -\u2014 DB \u2014 MENEELY.TROY, N.Y.Fabrique de CLOCHES de qualité eupérieure Uneattention toute particulière est portée aux cloches d\u2019églises.Catalogues illustrés envoyés par la malle.Clinton H.Menecly Bel Ca, TROY, N.Y.6 mars 1884.J.H.DAVIS, MARCHAND DE Meubles, Persiennes, Vaisselle AMEUBLEMENT GENERAL.EW\" Meubles de seconde main pris en change teetés et vendus à des conditions libérales.38, Rue Margaret.sATTSBURGH 30 mai 1888\u2014la\u201417 Beckwith, Barnard & Wheeler, Avocats et Procureurs, George Henry Beckwith, Henry E.Barnard, an uel L.Wheeler.30 mai 1880\u20141a\u20146 HABILLEMENT GRAND AVANTAGE CHEZ R.HEYMAN 25 RUE CENTRE.Habits complets ( tout laine ) pour hommes, grandeur 34 à 42 $5.00 Habits pour garçons de 8 à 17 ans.$3.00.Habits pour enfants de 4 à 11 ans, $2.00.Pantalons ( tout laine ) pour hommes, $1.50.AUSSI : ASSORTIMENT COMPLET NEW YORK .|PLATrSBURGE.Hardes pour Hommes, jeunes gens GARCONS et ENFANTS CHAPEAUX &C.VENEZ ME VOIR Venez visiter mes marchandises, C.LE ROSS Offre un assortiment complet D'ÉTorres A $ioses De Toutes Couleurs.Etoffes Nouvelles et de Geut.Nous avons fait des prix Spéciaux pour nos MARCHANDISES De différentes qualités DEPARTEMENT DE Soies Noires et de Couleur Pour les Dames.Manteaux, Bonnets, Chales, PARASOLS Pour Dames et Demoiselles, Ligne complète d'Etoffes Blanches de toutes sortes.En un mot, l'assortiment le plus complet de marchandises sèches du Comté de Rutland.BLOC DE LA MAISON D\u2019OPERA.RUTILAND.Vt.B.H.BURT OFFRE $50,000.00 Marchandises Seche, Soies, Veloura Noirs, Châles, Etoffes Blanches, Gants de Kid, Dentelles, Corsets, Rubans, Vêtements de Dessous, Habillements, Cotons Indienves, Chemises pour 60c.et $1.00.Fiu- nefles, Serviettes, Batistes, Parasols et Para pluies, Toiles, Couvertures de Lit, Ete., Ete.Tout ce qu\u2019on trouve dans un magasin de première classe.Le magastn le plus grand et le mieux éclairé, et qui a trois fois plus d.stock qu\u2019aucun autre du Comté.Nous garantissons que vous aurez toujours pour la valeur de votre argent et nous prenons soin de donner & nos pratiques le profit de nos 35 années d\u2019expérience.B.H.BURT.Mma, Chas.2, Whitey, MODISTE ET MARCHANDE D'OBJETS DE FANTAISIE, 92, rue Church, Burlington, Vt.On peut acheter meilleur marche chez Mme Whitney que partout ailleurs.8 eeptembre 1883\u20141 à GEO, W, CHAPLIN 26 Etue CENTRE Pharmacien et Commercant Pelatures préparées et Huiles, Pinceaux et Articles de toutes sortes pour Peintres.Aussi: Montres et Bijoux, Argenterie Plaquée, Horloges et Articles de Fantaisie.Le tout ensemble formant un des stocks les plus considérables de Rutland.135\" Ne manquez pas de venir me voir, mes prix sont des plus bas.£Æ3 ALPHONSE LAROCQUE, D.D.S Gradué du Collège de Philadelphie, Successeur du Dr.G, C.RANDALL, Office Bloc Clinton, Rue Margaret En haut de la rne Bridge\u201d Pla ttaburgh, 3 jan.188 REDINGTON & BUTLER AVOCATS ET CONSEILLERS EN LOI, BATISSE CLEMENT RUTLAND, Vr.P.H, BRASSARD IL.D MEDECIN-CHIRUKGIEN \u2014154 Rue Centre, Rutland, Vt.\u2014 HEURES D'OFFICE 7 a 9 ua.1m1, et 6 n O pou.-\u2014 Les na ladies de l'estomac et opérations chirurgicale traitées d'une manière respéciale.J.LANGLOIS Marchand-Tailleur Rue Mill, Clark's Block MALONE.N.Y.Tient toujours en mains nn assortiment considerable d'étoffes, telles que draps, Casitnirs, etc, etc.Ceux qui veulent acheter un bel ba- ailleurs.J.Langlois, vend ses habite à prix réduits et 1 s'engage à donner satisfaction à tous ceux qui voudront bien lui donuer une part de leur patronage.N'OUBLIEZ PAS LA PLACE Clark\u2019s Block, Rue Mill MALONE, N.Y.La Magasin Bleu! 11 est aujourd'hui reconnu qu'il est presque impossible de se vétir assez chaudement dans cette froide région, à moins de 8e procurer soit : Habits de Fourrures OU DES Habits doubles avec de la Pelleterie.E.SPEARS tient en main, continuellement une prande varieté de ces HABITS, de même ue des CH APEAUX, des GANTS et des Ma TAINES DE DAIM, des VALISES, en un mt tout ce qui appartient à cette ligne de Mo- chandires.Une visite est respectueusement sollicitée.E.SPEAR, LE MAGASINBLECT Soctobre, 1884.L.T.WILBUR, AVOCAT er CONSEILLER EN LOI, 181, Rue Collége, 181, BuorLINGTON, - - - - VERMONT.13 septemrbe 1883 IL Y AUN -\u2014-BAKER\u2014 Au No.7x Rue Centre, audessus de pharmacie de DoLANS Qui se fera un plaisir de satisfaire tous ceux Qui viendront le voir pour faire prendre \u2014Leurs Portraits.\u2014 Rutland, juin 1884 L.G.KINGSLEY, Attire l\u2019attention sur son nouveau stock MEUBLES et 1APIS Montstoeck est,plusgrand quefjamats et consiste en GARNITURES DF SALON £Æn Peluche, Boie, Tauisserie et Crin.Fau teuils, Beræères.Causeuses ; Chaises en Rotin ou Canne, cholsis de toutes descriptions.\u2014-\u2014108\u2014 Carnitures de Chambres.Acajou, Noyer Noir, Cerister, Frêne, Châtai- guier et Bois de Couleur, Couchettes, Berceaux, Lits à Reasorts et Matelats de ditré- rentes formes.Assut un stock de;Chaiges et de Tables.Une variété de meubles pour Bibliothèque, Salle à Dîner et Bureaux, Miroirs, Tables, Bancs Etc.TAPIS.Velours, Bruxelles, Latines de toutes couleurs.\u2014\u20140;\u2014 Departement d'Ovrements Funorgires.Cercueils de Métal, d'Acajou, de Bois de Rose et de Noyer Noir, patrone modernes.Sous la direction de M.Geo.P.Russell, entrepreneur de plusieurs années d'expérience M.Russell est à la disposition du public, à au cune heure du jour 6 1 de la nuit.L.G.KINGSLEY RUTLAND Vt.J.J.FITZPATRICK, MARCHAND DE Viandes, Legumes, Epice- ries et Provisions.bit sont invités à aller le voir avant d'acheter.La levée pour le Nord-Quest 1 Tu pars, jeune soldat, tu vas venger l'honneur D'un drapeau outragé ; tu vas rendre le caime A la plaine guerrière, apaiser la fureur Da tribus soudoyées, \u2014avide de la palme.1 Jamais peut-être «ncor, n'as-tu vule canon Lancer sur l'être humain sa terrible mitraîtle ; Jamais peut-être aussi n'ag-ta ouf je clairon Bxoiter Je guerrier nu feu, à la bataille.ul La patrie en ce jour jette sur toi les yeux, | \u20181: gait du Gang des braves, à ton sol jamais [traître : Elle ge dit : À l'arme il sera courageux Car sés pères l'étaient et lu flladevra l'être.1V Ce drapeau qu'on Abuse est cher à plus d'un [rœur: C'eat le drapeau sanglant «de la noble-angle- Îterre: Combattre sous #es plis c\u2019est lutter pour l'hon- tueur, Puis en le défendant tu défends notre terre Vv Para: que le Crel te rende bientôt à tes foyers! Que ta marche de lutte en soit une de gloire! Et quand tu reviendras couvert de maints lau- {riers Que l'on Jette ce cri; Aux braves la victoire! L.H.DELAVIGNE.I\u2019ascension Tout office du jour de l\u2019Ascension n\u2019est qu\u2019un chant de triomphe.Et dans les hymnes, et dans les versets et dans les antiennes, la pensée du rachat des captifs revient souvent.C\u2019est cette pensée qui avait fait établir à Rouen un magnifique privi- lége.Chaque année, au jour de l\u2019Ascension, le chapitre de Notre- Dame avait droit de délivrer un captif ; comme Notre Seigneur Etait descendu aux limbes pour en emmener les justes, yui depuis si longtemps y attendaient sa venue; de même un prêtre de la vieille Eglise uvait droit de descendre dans les cachots les plus profonds et les plus sombres, et d\u2019y choisir, parmi les condamnés à mort, un criminel, pour lui rendre à la fois l'innocence et la vie.Et ce beau privilège, c'était en mémoire d'un condamné à mort que saint Romain avait mené avec lui pour se saieir d\u2019un monstre hor:\u2019ble que le peuple appelait GARGOUILLE, et qui répandait l'épouvante et la mort sous les murs de Rouen.Le prisonnier, qui avait accompagné le saint évêque jusqu\u2019auprès de la caverne du dragon, eut peur et voulut fuir quand il vit la bête hideuse ; mais le serviteur de Dieu, par un signe de croix, adoucit le terrible monstre, et, l'ayant attachô aveu son étole, dit au criminel: \u2018* Ne crains rien, et amène à Ja ville le monstre qui a fuit tant de peur à ses habitants \u201d; et, comme le saint l\u2019avait dit, la gargouille, liée par le cou avec Vétole, ne fit aucune résistance, et, conduite par le prisonnier, vint pousser son «lernier rugissement aux portes de Ja cité normande.Du moins, c'est ainsi que le dit l\u2019ancienne tradirion populaire.C\u2019est en ressouvenir de la liberté rendue au captif qui avait aidé à délivrer le pays, que le privilége de lu fier:e ou de la chdsse de saint Romain a êt& établi dès le temps de Dagobert.Bien des rois ont confirmé au chapitre de Notre-Dame de Rouen le droit de délivrer, au Jour DE l\u2019As- CENSION, un criminel condamné à mort ; et puisque je viens d'écrire sur cette grande fête, je redirai l\u2019histoire d\u2019un de ces criminels, que les reliques de saint Romain ont arraché à l'échafaud et ont rendu au monde.TARIF DES ANNONUES master ee RATES OF ADVERTISNG Pes I e , .ve eee daquent or Hs oe ee ATELIERS TYPOGRAPHIQUE Block Vilas, Rue Margaret, $F Impressionsde luxe et pourle commer.® on langues francaise et anslaise.émotion ; beaucoup de grands crimi- sels avaient, pendant le vours de l\u2019année, été amenés dans les prisons de la ville, et le peuple se demandait : Qui délivrera-t-on cette année ?Lu foule s'était assemblée sur la place Notre-Dame; 12, il y avait des hommes de toutes les classes.des clercs, des savante, des marchands et des ouvriers du port ; tout le monde attendait la sortie des chanoines qui devaient aller fuire leur choix dans les geôles, et pendant leur absence, quelques-uns (les plus savants ) B\u2019indignaient de ce qu\u2019un sieur le Bouthélier eût attaqué l'origine du privilége de la fierté de saint Romain, le grand patron du pays; et l'on répétait que le livre impie aurait dû être brûlé par la main du bourreau.Tout à conp les grandes portes de la cathédrale s\u2019ouvrirent, et quatre eha- noines revêtus de leurs surplie, du camail, et portant l'aumusse fourrée d\u2019hermine an bras, escortés jusque sous le porche par leurs frères du chapitre, &e montrèrent eur le parvis.A leur aspect, les conversations cessèrent, et les passants découvri- res leurs fronts.par respect pour lea hommes de Dien, messagers de miséricorde ; car c'étarent les quatre dé putés que le vénérable chapitre de Notre-Dame envoyait en cour de pur lement, en cour des uides et vers le bailliage et le siége présidial de Rouen, insinuer et notifier le susdit priviléye, à ce que depuis ce jour-là, jusqu'à ce qu'il ait en son effet, un n\u2019exécute et on ne transfère hors des prisons aueun criminel.Or, comme on pent le penser, les vénérables membres du chapitre tenaient A grand honneur de faire partie de cette députation : car cêtait une douce et hante mission que d\u2019aller ainsi faire ouvrir les prisons, les geôles et les cachots, pour y racheter de In honte et de la mort de malheureux coupables; en quelque sorte, c'était empiéter sur les droits des anges, qui ausei descendent du ciel dans les prisons du purgatoire, pour ÿ délivrer des âmes pardonnées, Le V.W.rte 6 = Recits et reflexions d\u2019un voyageur { aux lecteurs du NATIONAL.} Suite.J\u2019arrivai à Martigny un peu avant le concher du soleil.Je me fis Indiquer la maison toujours st hospitalière des religieux du St Bernard, qui ont établi là un lieu de repos, pour ceux de lenr ordre dont la vieillesse ou le climat rigoureux et les travaux de l'hoapice ont aitéré les forces et la santé.Une réception confortable et toute fraternelle me remit vite de la fatigue et des émotions que j'avais dû épronvetr.Il y avait dans cette maison no religieux très âgé qui avait été témoin bien jeune alors, du passage de armée française en 1800, à travers les Alpes.Il me parla longuement et avec enthousiasme de ce fait, et surtout du grand personnage qui en était I'ame.Pendant que l'armée, gra- vissaut le Grand St Bernard s\u2019avangait vers \"Italie sous la conduite de ses chefs, Napoléon s'était arrêté à Martigny, chez les religieux, pour compléter son plan de campagne et prendre toutes ses dispositions.On rapporte que, sombre et préoccupé an milien des officiers (da sa suite avec lesquels 11 se montrait Lrès réservé, il devenait ouvert et conflant avec le supérieur de l\u2019hospice, qu\u2019il entrete nuit fréquemment.- - - - Medacteur-Dropriétaire.rs NE me Et .ne pr mes POESIE et la ville de Rouen était déjà en [dis quo je me dispesais le lendemain [gulières et irrégulièrement placées.matin à poursuivre ma route pour le Grand St Bernard, il arriva deux jeunes gens dont l'un était membre de la congrégation, novice de lu vie religieuse, et étudiant eu rhétorique : L'autre était employé à l\u2019hospice comme marmiton.Je bénis ma boune étoile du m'avoir envoyé ces deux compagnons de voyage, avec lesquels je me mis pédestrement en route.Nous enfilâmes une gorge sauvage, déserte, très montueuse, dans laquelle 8e précipite, à travers les roches qui obstruent son cours, un gros torrent auquel on a voulu donner le nom de rivière : c'est la Drance, qui vu se jeter dans le Rbône un peu au-dessous de Martigny.Après avoir parcouru une distance d'environ 8 kilomètres, la gorge s'élargit et s\u2019aplamt tout à coup; et nous arrivâmes dans unc assez grosse boûrgade gni porte le nom de Sambranché.Là, mes jeu nes compagnons vaincus par la fati gue et les aspérités du chemin, vou lurent louer nne voituro pour continuer le trajet jusqu'à la cantine qui se trouve à 2 bonnes lieues de l'hospice ; dans un désert désolé où l\u2019on n\u2019a er çoit plus ancun vestige de végétation : ol ies imonts rocheux, couverts à leurs sommets de neiges et de glaces éternelles, vous ferment l'horizon de chaque côté ; où nne couche épaisse, inégale, de fragments et de bloca de rochers détachés des montagnes par l\u2019action d'un froid rigoureux, des avalanches, des tempêtes et de la main du temps qui détruit tout; rempla- ceut les plantes, les arbres, et tout oe qui n quelque apparence de vie.Le dernier lieu habité dane ces tristes parages est le bourg St Pierre, où Napoléon, avant de gravir le Mont St Bernard, dût se restaurer et prendre un peu de repos.En suivant cette petite bourgade, nu me fit remarquer une cantine qui a pour enseigne: Au déjediner de Napoléon ler.Sur le perron qui prê- cède la porte d'entrée, je vis deux gendarmes Snisses qui causaient gaiement avec deux où trois voyageurs.Les uniformes des camarades de Pandore s\u2019étalaient comme un souvenir dérisoire du héros et de la grande armée qui, 77 ans auparavant défilèrent dans ces gorges sanvages, pour aller à la conquête de l\u2019Italie.À partir de In cantine, le chemin n'est plus carossable.La montée devient de plus en plus rapide, et on la gravit avec peine en contournant les rochers et les précipices qui I'obstruent de toutes parts.Lu température, très élevée À Martigny à cette époque des grandes chaleurs.baisse sensiblement à mesure qn\u2019on gravit ces monts désolés.Nous arrivâmes a l\u2019hospice sous une pluie glacéo mô lée de neige et de grésils, tourbillonnant dans les airs sous le souffle de la tempête : le termomètre marquait 2 degrés au-dessous de zéro.L'été, presque impuissant dans ces lieux, n'avait pu fondre entièrement la neige, qui couvrait encore le sol de distance en distance autour de l'habitation.L'hospice «lu Grand St Bernard est bâti dans un étroit défilé entre deux énormes montagnes de rochers, eur les flancs desquels se furment les nuages.Leurs sommets ne sont vi- sltés que par les rayons impuissants du soleil ou le souffle continuel des vents impétueux.L'hospice est placé à 2423 mètres d'altitude: on assure que c'est l'habitation la plus élevée du globe.C'est une grande maison massive À trois (tages, dépourvue de toute ornementation extérieure, sombre comme les lleux Fondée par St Bernard de Menthon vers l\u2019an 980, elle av ressent de son antiquité, etelle a dû recevoir .dee modifiostions dans la suite des temps.Les soubassements et les entre-sols sont occupés par les caves, les cuisines et les logements des employés du vouvent.On y pénètre par un esvalier d\u2019une douzaine de marches, obstruées pendant la plus longue partie de l\u2019année d\u2019une si grande quantité de neige, qu'on est obligé d\u2019y pratiquer une tranchée pour pénétrer dans l\u2019intérieur.À l\u2019aide d'une maison bâtie aur le côté opposé du che- win, à droite, l'hospice peut loger et héberger nasez commodément jusqu\u2019à 600 personnes : ce nombre a été même dépassé une fois, pendant le séjour que j'y fis.L\u2019hospitalité, rehaussée par cette charité évangélique qui édifie et élève l'âme en fortifiant le corps, y eat largement pratiquée ; les bôtes de toute sorte y sunt l\u2019objet de soins confortables et délicats.A l'extrémité nord- est se trouve l'église, où l\u2019on pénètre par une porte de communication : elle est régulière et richement ornée.Le maître autel est riche et grandiose ; le chœur est entouré de belles -talles où se placent les religieux pour la psalmodie des offices sacrés.De chaque côté de le nef sont placés deux beaux autels dont le dernier à droite est dédié à une jeune martyre recueillie dans les catacombes de Rome, dont les ossements sacrés, revêtus d\u2019un corps de cire paré du cos- tome romain des premiers Ages de l\u2019église, est placé sous verre dans le plan de lu table de l'autel Cette {mage sensible de la mort, sous les traits de la jeunesse fauchée dans sa fleur, et de la vertu qua l'artiste a su lui imprimer, inspire À l'âme des sentiments de pieuse admiration et de sacrifice.Cet autel remplace le mausolée que Napoléon avait fait ériger sur les restes mortels du genéral De- saix, tué par une balle autrichienne sur le champ de bataille de Marengo.Comme ce mausolée nuisait à l'harmonie de l\u2019église, les religieux lo firent transporter dans le fond, du côté gauche, près de la porte d'entrée.Ce monument funèbre, construit en beau marbre blanc, est assez remarquable.Le géntral est représenté mourant, soutenu sur les bras de deux guerriers.Un autre tient la bride de sun cheval qui semble contempler, d\u2019un œil triste et inquiet, le trépas de son malhetreux maître.Lorsqu'on fit la translation des restes de Desaix dans ce deuxième tombeau, on trouva dans le cercenil, à côté du squelette, les insignes de la franc-maçonnerie, à laquelle appartenait ce guerrier, imbu des principes philosophiques et impies qui avait creusé l\u2019ubîme de la révolution.Il faut convenir que ces reliques de la libre-pensée forment un singulier contraste dans le temple de l\u2019éternelle vérité, à côté des restes vénérés des confesseurs et des martyrs de la foi.L'église de l\u2019hospice possède un trésor de nombreuses et insignes reliques, parmi lesquelles on distingue le chef du saint fondateur enfermé dans un buste d'Argent, et son manteau de fourrure, bien conservé.Duns une grande salle de l'hospice, les religieux ont établi un musée où l\u2019on voit plusieurs objete d\u2019art antique; des pièces de monnaies, et des médailles à l\u2019effigie des premiers empereurs romains.On vous y montre, entre aufres curiosités, un flacon de verre de forme vulguire, que Napoléon portait garni d\u2019Eau-de-Vie, pour se réconforter dans les longues fatigues de ses campagneset des champs de batailles, Le passage du héros a l'hospice est conaigné en lettres d'or sur une grande plaque de marbre noir, placée dans le vestibule qui précède le grand salon où l'on admet les étrangers de distinction.sont plus libres de volontairement Une lettre de Riel Nous publions la lettre suivante Qui n'est pas signée, mais que l'on suppose être de Riel.Klle a été mise au bureau de poste à St-Bonifuce et est adressée à M.O.Desmarais, avocat de St-Hyacinthe.Cette lettre prouve que les Métis sont mienx or- gunisés qus l\u2019on croit et que Riel se tient au courant de ce qui se pusse, non-seulement au Nord-Ouest, mais aussi au Canada : Batoche Crossing 15 avril 1815.Monsieur, Je viens de savoir par un de mes envoyés que St-Hyacinthe .organise son 84ème bataillon et qu'il se prépare 4 partir.de votre zèle pour \\la patrie ; mais je Vous dirai de regarder quelque peu Je ne puis que vous louer ceux vers lesquels vous marchez.Si nous avons pris les armes, nous ne sommes pas moins dmaurés vos amis, et, notre estime pour vous est toujours la même.Sans doute, vos soldats entôlés ne reculer; mais pourquoi taut de gens se rangent-ils sous les drapeaux pour nous combattre ?Pourquoi se déclarent-ils nos on- nemis ?Tel St-Hyacinthe n\u2019était pas, quand en 1878, il recevait Riel fugitif et lui témoignait une profonde sympathie.Tel St-Hyacinthe n'était pas, il y a trois mois, quand il recueillait Riel, et le couvrait de ses ailes protectrices.Pourquoi donc ce changement?Nous vous aimons encore et nous ne voudrions pas répandre le sang des Cavadiens-frangais qui sont nos frères Nous espérons bien que les bataillons canadiens déjà rendus ne se- rout pas envoyés pour combattre ; ce serait notre plus grande douleur que de venir aux prises avec eux.Nos yeux se fermeraient pour ne pas voir les victimes qui tomberalent sous nos coups.Jamais nous n'avons voulu répandre le sang.Nous nous sommes assemblés pour demander nos droits.Cependant lorsque nous avons été attaqués nous nous.sommes défeudus comme des hummes de cœur et, les deux d'entre nous qui ont succombé ont vendu cher leur vie.Le gouvernement, après toutes ses injustices, ne devait pas envoyer des hommes pour nous égorger et nous massacrer, nous qui ne voulions pas répandre le sang, mais avoir nos justes réclamations.On ne peut nous accuser de révolte ; ce sont les Anglais qui ont fait la première décharge, et nous avons usé de la plus légitime défense.Si le gouvernement veut faire la paix, qu'il accorde amnistie pleine et entière et donne nos droits.Aussitôt le calme se fera et ce ne sera que mieux, et pour lui et pour tous.J'aurais voulu vous écrire plus long, mais je suis menacé.Nous vous demandons donc, dans vos intérêts, de ne pas venir votontaire- ment, pour nous livrer bataille.Nous ne craignons pas l\u2019attaque, mais épargnez-nous une telle douleur.Pour nous, si le gouvernement ne veut pas la paix, ou s'il ne la veut qu'après nous avoir massacrés en partie et fuit périr l\u2019autre sur l\u2019échafaud, nous préfèrerons, s'il le faut, tomber tous en braves sur le champ de bataille.Adieu ! Que Dieu ramène des jours meilleurs pour tous, THIS PAPER Bf below on font oon Rue BRIDGE, PLATTSBURGH ! ¢ , ; ._ | | ; R.HEYMA N Advestising Buse: eau (10 Bruce SEL where 2 ree 5 5x 1883\u20141a\u201428 Les jours de Rogations étaient venus,| Je passa la nuit à Martigny.Tan- qui l\u2019entonrent ; les fenêtres sont irré- A Continuer.SECTION 5, No.97.ee \u2014 \u2014 \u2014 RSS TE = pe \u2014 mp \u2014\u2014 FPAVILLETON.LA CHAMBRE LA GRAND MERE LE BONHEUR DANS LA FAMILLE lle Y.MONNIOT CHAPITRE TROISIEME ELISE, MAITRESSE DE MAISON Suite.Est-ce qu'à notre âge l'on n\u2019a pag besoin d'apprendre toujours, d'interroger, de s\u2019instruire?Eh bien! ce n\u2019est point dans la société de jeunes personnes comme hous que nous pourrions gagner beavsoup.\u2014Ceux qui n'ont pas encore achevé leurs études peuvent penser ainsi, dit aigrement Mathilde; mais ils devraient au moins ne parler que pour eux.\u2014Je navais certes pas l\u2019intention prit Elise timidement ; je croyais qu\u2019à tout âge l\u2019on pouvait aimer à s\u2019instruire davantage.\u2014Vous ne vous génez pas! s'écria Fanny ; vous voudriez donc que l\u2019éducation durât toute la vie?Merci! Quant a moi, je compte bien me dépêcher d'en finir, en travaillant vite, Maman m'a dit qu\u2019elle me donnerait votre professeur ; est-il bon ?\u2014Je suis sûre que vous l\u2019aimerez, zépondit Elise.Mais pour en revenir à ce que je vous disais au sujet de notre grand\u2019mère, ne croyez pas que les enseignements qu'elle me donne solent ennuyeux ou fatigants; c'est dans sa conversation que je les trouve.Elle a tant vu de choses pendant sa vie, que rien n'est intéressant en mêmn temps qui'nstructif comme ses récits, \u2014Oh! pour cela, s\u2019écria Fanny, je serai daccord avec vous; j'aime tant les histoires ! Et toi aussi n\u2019est-ce pas, Mathilde?C\u2019est aelon les histoires et la ms- nière de les raconter, répondit Mathilde.\u2014Dites-moi donc, ma cousiue, demanda tout à coup Fanny, pourquoi nous avons dans notre chambre tant de jolis coffrets, de flacons, d'orne- Elise rougit ; elle hésita : * Je voulais qu\u2019elle vous plût, ré- pondit-elle enfin.\u2014Tout cela est donc à vous?\u2014C'\u2019est À vous comme à moi maintenant ; prenez là dedans, je vous en prie, tout ce qui fera plaisir À Ma- tbilde ou À vous.\u2014Nous ne pourrions avoir aucun plaisir à vous dépouiller, dit Mathilde ; ainsi, ma cousine, remportez chez vous, nous vous en supplions, tout ce que vous en avez ôté.\u2014Ceci vous appartient en propre, reprit Elise en montrant aux deux sœurs la belle statuette de la sainte Vierge ; je l'ai achetés ponr vous l'offrir; vous aocepterez, je l\u2019espère, ce pieux souvenir.\u2014\"T'rès-volontiers, ma cousine, répondit Mathilde, regardant avec indifférence les traits purs et auaves sous lesquels était représentée la divine Mère :\u2014je vous remercie beaucoup de votre aimable attention.\u2014Moi aussi, dit Fanny ;\u2014dois-Je avouer pourtant que j'eusse préféré ce délicieux petit flacon ?\u2014Prenez aussi le flacon, chère Fanny, je vous en conjure.\u2014Vous êtes trop bonne vraiment ! s\u2019écris Fanny, en embrassant Elise.de vous bieaser, chère Mathilde, re- ments de toute espèce ?\u2014Eb bien! Mathilde, est-ce que tu ne l\u2019aimes pas, cette gentille petite cousine ?\u2014Certainement, \u201d ment Mathilde.Le courage d'Etise Était bien près de défaillir; que de froissements de cœur elle avait reçus déjà! Apprécier si peu le bonheur d\u2019avoir une grand\u2019 mère comme Mme Valhrnn !.Recevoir avec tant de froideur la touchante image de la Mare dun Sanveur! Rester \u2018insensible aux témoignages d'affection d'une cousine xi dévonée ! Mais Elise se souvient des conseils de sa grand\u2019mère ; elle se rappela surtout cette parle: \u2014Orcupe- toi moins de foi, pour l'occuper davantage des autres.Et remarguant alors que Mathilde étais triste, elle se reprocha de n'avoir point encore essayé de la consoler, en provoquant sa confiance et ses {panchements.Elle parla d\u2019abord de Raoul et d'Arthur, dont l'absence, \u2014pensait la tendre enfant, \u2014 devait être le premier chagrin des deux sœurs.Mathilde répondit avec un certain abandon.[I était facile de voir qu'elle avait de très-bons sentiments pour ses frères; elle vaota leurs gualités avec chaleur.Fanny déclara préférer Arthur à répondit poli- Raoul, parce que celui ci faisait déjà le jeune homme, comme Mathilde la dame.+¢ Cependant, ajouta-t-elle, Arthur est insupportable quelquefois par ses taquineries ; mais je crois qu\u2019il a beaucoup de bon.\u2014Comument, vous croyez Ÿ dit Elise ; vous le connaissez sans doute assez pour en être sûre.\u2014-Moi ! pas du tout, s'écria Fanny ; je ne connnis mes frères que fort peu, je vous l'assure.Nous nous trouvions si rarement ensemble ! \u2014Ne dirait-on pas, répliqua Mathilde avec impatience, que nous n\u2019é- que vous-même Ja fin de votre visite ! \u2014Pourquoi donc alors faire des visites?demanda Elise.\u2014Fanny n\u2019est qu'une enfant, reprit Mathilde ; elle ne peut encore causer dans un salon ; c\u2019est pour cela qu\u2019elle s\u2019y ennuie.\u2014Mais toi qui t'entends ai bien à causer, et qui as le droit de le faire, ma chère sœur, t'amuses-tn beaucoup pendant ces visites de cérémonie ?\u2014Non, dit Mathilde ; mais ce sont des «devoirs de société ; il fant bien s\u2019y soumettre.Quand on vent tenir un certain rang dans le monde, avoir tions jamais réunis À lu maison ! \u2014Nous étions tous à la maison | pendant les vacances.Mathilde ; mais | je n'en voyais pas beanenap plus mes frères, qui étaiont debors tonte la jonrnée, ni maman, qui a'lait presque tous les soirs au spectacle ou dans le monde, et qui, dans le jour, faisait des visites avec toi.\u2014Elle t'aurait ausat emmenée, si tn l'avais voulu.\u2014-Le bel amusement ! S\u2019arrêter devant cinquante portes-cochères pour laisser des cartes; et, si l\u2019on a le malheur de trouver las gens, passer un quart d'heure à s\u2019ennuyer devant eux, raide et guindée sur sa chaise, tandis qu'ils désirent tout bas autant des relations nombreuses, des invitations, du plaisir enfin, on doit se résoudre À payer ces uvantages par quelques efforts.\u2014.le trouve trance pourtant.dit Elise, l'obligation de faire «es visites aux personues que l\u2019on ne désire pas rencontrer ;\u2014mais c\u2019est sans doute une idée de province, ajouta-t-elle en souriant.\u2014Eh bien! ma cousine, je suis provinciale sur ce point, s\u2019écris Fanny ; à quoi bon s'imposer tant de gêne pour des personnes que l'on n'aime pas?\u2014Je viens de le dire, répondit Mathilde; mais il est certain que l\u2019on peut s'affranchir de ces obligations, lorsque l'on ne tient pas à fréquenter le monde.\u2014Les jouissances du monde méri- tent-elles donc qu'on les achète st cher?demanda Elise.: ~-Je ne sais si vous pourriez apprécier ces jouissances, répondit Mathilde avec empbase ; vous êtes trop jeune, et surtout vous avez été élevée avec trop d'austérité, pour être à même de concevoir du monde nne juste idée.Mais si vous en arriviez à le connaître, vous en seriez enivrée comme toutes les jeunes filles, et vous ne vous étonneriez pas, ajouta-t-elle plus bas, que j'aie tant de peine à m'en arracher si brusquement.\u201d Elise, quoique ne comprenant pas en effet tant de chagrin pour une si futile cause, fut émue en voyant des larines dans les yeux de sa cousine.* Oh! chère Mathilde, s\u2019écria-{- elle, ne vous affligez pas ainsi; vous serez peut-être moins malheureuse à Bar que vous ne le croyez.Nous vous aimerons tant! \u201d Mathilde ne répondit pas et dé tourns Ja tête.Fanny se mit à rire, en plaisantant sà sœur sur ses regrets pour le salon de Mme X ou pour celui do Mme Z.** Si encore, dit-elle à Mathilde, tu Champs-Elysées ou le Bois de Boulogne, je pourrais peut-être méler une larme aux tiennes.Là, au moins, l'on s'amuse et l\u2019on respire autant que c\u2019est possible à Paris.Elise essaya en vain d'arrêter le torrent de plaisanteries que Fanny déversait sans pitté sur Mathilde.Cette dernière, irritée, répondit - à Fanny par des reproches amers; et les paroles échappées aux deux sœurs pendant cetre affligeante scène, dévoie lèrent bientôt à Elise consternée le genre de vie qu\u2019avait mené à Paris la famille subitement transplantée à Bar.Ni intimité, ni union ;\u2014chaoun vivant pour sol et pour le plaisir personnel, égoïste\u2026.Le père, à ses affaires ou bien au cercle ;\u2014la mère, à sa toilette ou dans les salons ;\u2014les jeunes filles ne révant, l\u2019une qu\u2019au i wv monde, l'autre qu\u2019au jeu ;\u2014les deux \u2026 *; fils, sans cesse éloignés du foyer paternel ;\u2014les plus petits enfants Hvrés |aux domestiques.Tel fut Pattristant, mais trop fidèle tableau qu\u2019Elise dat forcément entrevoir, et dont le sombre aspect lui rendit plus cher que jamais ss vie douce et calme.De quels tendres baisers alle voué pleurais le jardin des \u2018Tuileries, les vrit Je front de en vénérable ajenios\u201d a far LE NATIONAL ; Un autre témoignage en faveur de lu Columbia Aid Association : pressant smicalement los mains; C Æ ROSS OUARTIER GENERAL LA PROTECTION .ui t d\u2019 ide da qui soot d'un plus grand po ns Saluberry et de ses soldata.Mon pérea JEUDI, 14 MAI, 188s.V2, Joseph F.Pinard, de Claremont AJ.agent-général pour le NATIONAL * ond à parcourir les différents étots de {Bab afin de visiter les personnes qui sont endattées envers l'administration de ce ournal et de aolliciter de nouveuux chonnements.\u2014\u2014\u2014\u2014 M.Pierre Girouard visite en ce moment les différents centres Cana- _ diens du Massachusetts dans les in- térête du NatronAL.Nous espérons Qu'il recevra beaucoup d\u2019encouragement.gpa Nos abonnés qui changent de iuca- lité ou de résidence voudront bien, en nous donnant avis de te) changement, nous dire, non pas seul-ment a quel endroit notre feuille duit leur être adressée, mais aussi celw d'où Îls partent, afin de nous éviter de Jongues et fastidieuses recherches, parfois.mme M.Alexandre Bertrand, l'un dê nos compatriotes les plus distingués Au comté Clinton, a été nommé ven- étredi dernier, par le président, consul américain, à St Jean, P.Q.M.A.Bertrand est le premier Canadien qui a l'honneur d'être choisi par le président des Etats-Unis à une position aussi importante et aussi hono- Yable.Les Canadiens du comté Cln- ton, se réjouissent de cette powina- tion, qui rencontre les vues de tous les vitoyens da comté.Tous g\u2019accordent à dire que le président ne pouvait fai- Ye un meilleur choix.M.Bertrand est - un homme qui jouit de l'estime, non seulement de ses com patriotes, mais de toutes les autres nationalités, et ]a preuve, c\u2019est qu\u2019il a été choisy, en différentes occasions, à \u2018diverses charges publiques, qu'il a toujours remplies à la satisfaction générale de tous.Possédant touies les qualifications nécessaires pour remplir honorsble- ment les devoirs que lui impose sa nouvelle position, nous sommes certain que M.Bertrand s'acquitters de cette Charge avec honneur, pour la grande nation qu'il représente, ainsi que pour ses compatriotes et pour lui-même.Nous le félicitona de sa nomination.PÉTITS CROQUIS LEs SECRETS Voilà une matière qui fait jaser bien du monde.Les secrets ! les délicate, les chatouilleux suveut ce que c'est que de garder un secret.C\u2019est la chose du monde Ja plus subtile, la plas légère à mettre sur les épaulen, ou pour mieux dire, sur la conscience des antres; et cependant c'est aussi la chose la plus lourde et la plus accablante à porter, dès qu'on l'a sur la dite conscience.Déjà ie fabuliste l'avait dit : * Rien ne pèse tant qu'un secret: \" «Le porter loin est difficile aux dames; \u201d Vérité incontestable ! Fnis il ajuute, le moins mulicieusement du monde: «+ Et je sais même sur ce fait \" Bon nombre d'hommes qui sont fem- [ mes.\u201d Bien touché, vraiment! Et quant même la sentence n'aurait pas encore été proconcée, elle devrait l'être, comme bien d'autres que nous De connaissons pas encore, mais qui viendront en temps et lieux., Mais les secrets dont nous voulons parler n\u2019appartiennent pas à lu classe de ceux qui alimentent chaque jour les caquete des commères ; de ces se- crete-là, nous n\u2019avons que faire ; et c\u2019est à peine ai les nombreux sacs de la malle américaine, qui s\u2019empliseent continuellement à la poste de New- York, pourraient suffire à renfermer la seule collection de secrets d\u2019une de nos commères canadiennes.Mais il peu de personnes sont affranchies du joug de l\u2019un de ces secrets; ils sont souvent, de leur nature, inévitables ; ile tourmentent, 1ls font souffrir, et cependant rien au monde ne ssurait nous résoudre à nous en séparer.Jeunes gens, pères et mères, .maîtres et gouvernants, tous en sont atteints.Les voici : - 10.Secrets de familles ; 20.Secrets.d'amour ; 30.Secrets professionnels ; 4o.Secrets d'Etat.Avez-vous pénétré quelquefois chez une de Ces familles aisées, où la courtoisie et l'honnêteté sont restées intactes, comme un héritage transmis de père en fils, et dont chaque membre a reçu sa part qu\u2019il a religieusement conservée ?Dana ces familles, où vous êtes allé souvent, les mœurs se sont conservées inaltérablement pures ; vous en avez joui; vous êtes devenu pres que un membre de la fumille, qui vous conflait ses bonnes et mauvaises fortunes, au dedans comme au dehors.On était heureux.Mais un jour, pourtant, vous avez ru remarquer un air de gravité et de défiance aur le front du père et de la mère,un trouble secret se peignait sur leur physionomie : vous avez senti le malaise se faire autour de vous ; des mots entrecoupés, des signes mystérieux, des excuses banales aux moindres questions : enfin, il y avait quelque chose, quelque drame insaisises- ble se dénousit quelque part.Ep méme temps vous constatiez la disparition subite de l\u2019un des fils de la maison : votre réserve aidée de votre perspicacité vous empéchait de paraître trop interroger.Puis, peu à peu, la gêne est entrée dans lu famille ; le chagrin s\u2019est emparé des cœurs; ls pauvre mère paraissait eouffrante, et le père abattu.Mais qu\u2019y avait-il donc?que s\u2019était-il passé?d\u2019ob ces chagrina, cette gêne, cette ruine imminente?d\u2019où cels ve- nait-il?Ne pouvait-on le confier au moins à l'ami ?\u2014Secrels de famille!\u2026 LL.» Mais voici pourtant un autre tableau.Nous sommes en plein mois de mai.C'est l'heure de la promenade du soir.J'entre dans ce parc voisin, ouvert à tous ceux que les labeurs de Ja journé= empêchent d'aller se récréer à la campagne.C\u2019est pourtant ici une autre campagne.De belles allées bien sublées et ombragées de beaux grands arbres; des pelouses vertes et toutes fraiches: une brise qui nous apportent les parfums des bosquets voisins : voilà notre partage pour le moment.J'entre donc dans ce parc, éclairé seulement, aux heures avancées de la soirée, par les reflets de la lune se projetant.sur ea sentiers ombragés.Peu de promeneurs se rencontrent eur la route.Mais, de temps à autre, on peut entendre les chuchuttements de quelques couples assis sur les siéges los plus solitaires.J'en distingue un, entre autres, à moitié caché entre les arbres, et qui ge parlent à l\u2019oreille.La curiosité, dans ces moments-là, à de terribles aiguillons.En me rapprochant peu à peu, je vois distinctement nos deux pigeons.Beaux spécimens, vraiment ! Il est jeune, a l'air respectable et distingué, et de plus a l'extérieur le plus avantageux.Zlle est jeune aussi, est parfuitement belle avec une contenance modeste et tendre en même temps.Ils ne se parlent point ; mais plutôt ils se soupirent l'un à l\u2019autre ce qu\u2019ils éprouvent.Quelquefois, elle se penebe vers lui, tout en paraissant écouter quelque chose de fort intéressant ; puis un frais éclat de rire vient interrompre la confidence.Mais voyez aussi, bientôt, comme la scène change: i/ devient grave; elle est attentive, puis tout À coup des pleurs conlent sur ses joues: lui aussi se sent éwu.Il la regarde, en silence ; elle aussi lève les yeux ; tous celte variété de signes, de langages, ces changements rubits de contenunce.Qu'y at-il eu entre eux, et que se sont-ils dit?Protestations, reproches, psrduns, réconciliation \u2018 qu\u2019est-ce donc que tout cela?Ah! voilà le Inc ! mais.Secrets d'amour! A Continuer.\u2014_\u2014\u2014\u2014\u2014 Echos de New-York It est rumeur, ici, que l\u2019ancien, le défunt Cunadien des Etats-Unis va ressusciter d'entre les morts.Il parait qu\u2019un certain baron, agent pour les Etats-Unis d\u2019A mérique des légitimistes de France duit fournir aux anciens actionnsires les moyens de faire reparaître la vieille feuille ; mais il leur faudra para: :.aviv des ins térêts purement religieux et un peu aussi légitimistes.°° La société St Jean-Baptiste de Bienfuisance de New-York, 3 ss géance Ju 6 mai courant, 8 élu un nouveau président, M.J.Bte Ledoux, et a mis à la retraite l'ancien président, M.Etienne LeBel.C\u2019est toujours la vieille hiswoire qui se répète dans ces cas-là: les moineaux s\u2019en vont, et !es rossignols nous reviennent.M J.Bte Ledoux est l'un des fondateurs de lu société St Jean-Baptiste; il en est, par conséquent, membre depuis 35 années.Son dé- sinteressement bien connu, son pf- triotisme, son excellent jugement, Pont immédiatement désigné à la Société pour le poste honorable qu'il remplit aujourd\u2019hui; et nous l'en félicitons cordialement.** Les Canadiens de New-York se préparent à célébrer, par un grand pic-nie, leur fête nationale du 24 juin, Mais vu l\u2019impossibilité de trouver un emplacement convenable pour le 24, le pic-nic sera forcément remis au 29.Mais putience ! on ne perdra rien pour attendre ; le plaisir n\u2019en sera que plus vif.Des amateurs acrobates ont promis leur concours pour la circonstance, et entre autres le célèbre Zozo la Babiche qui doit battre sur une seule jambe les trois plus belles ailes de pigeon de son repertoire.Alerte, donc! ~~\" M.James Côté, membre de notre société St Jean-Baptiste, est parti, mardi dernier, pour Sorel ( Canada ).Notre compatriote fait ce voyage affaiblie.Nous espérons qu'il nous reviendra bientôt complètement rétabli, *.La température, ici, se maintient depuis quelques jours entre 60° et 70° ; il pleut très souvent.La campagne, d'ailleurs, avait an grand besoin de pluie, yu les chaleurs exces- gives du mois dernier.!«s jardins publics sont tout en verdure ; les newyurkais commencent maintenant à apprécier les beautés du Parc Central, notre Eden américain.Tout rit et tout G'AZOUILLE.New-York, 12 ai, 1885.Mgr Taché Au cours d'une entrevue avec un correspondant de journal, Mgr.Taché, parlant des troubles du Nord- Ouest, a dit qu'il était blessé de la manière dont quelques journaux an glais parlent des Canadiens-français qu'on accuse de déloyauté, \u2018On semble oublier, dit Sa Grandeur, que les ancêtres des Canadiens-français d'aujourd'hui ont versé leur sang pour défendre l'Angleterre.Sans la loyauté des Canadiens-français, le drapeau anglais ne flotteraient pas aujourd'hui au Canada.\" \u2018\u2018 Personne n!'ignore vomment les Ca- pour améliorer sa santé, déjà fort sous le nom de Canadiens-français, on nous appelle simplement \u2018 Les Français, \u201d et tout récemment un des membres de la législature locale nous a qua- lifée d'étrangers.\u2018* Après avoir combattu de tout temps pour la défense du paye, il est dur de se faire insulter ainsi; d'être accusés de loyauté et de ne pes avoir les intérêts du pays à cœur; enfin, d'être qualifiés d'étrangers.\u2018 Je crois que les deux tiers des gens dans la province d'Ontario sont sous l'impression que nous venons tous de France, et oublient que nous étions dans le pays avant eux.\u201d Le Canadien de St- Paul.- Troubles du Nord-Ouest D'AFFAIRE DESBATOCHE 72 heures de combat Pertes connues, tues, 23 blesses 40 eolons de Qu\u2019Appelle se réfugient aux Etats-Unis 4 Nauvelles de Batoche Deux soldats ont été blessés à Ba- toche samedi soir ; A.O Wheeler, soldat du 90e bataillon de Winnipeg et Ralphe Baron, soldat au méme bataillon.Après avoir fait feu sur les troupes, les insurgés se sont retirés À convert, et les tronpes ont regagné le camp où elles ont paseé la nuit.Dimanche matin les tiraîlleurs du 90e bataillon ont été à l'attaque des retranchements des eunemis; mais on ignore complètement ce qui s\u2019est passé depuis lors.Lorsque le courrier est parti on ramenait au camp un soldat du 90e bataillon le nommé Kempt, blessé grièvement à la téte, un autre soldat nommé Erickson, avait également reçu une blessure à l\u2019épaule.Lea autcrités mihtaires à Winnipeg viennent d'apprendre que le général Middleton a établi son quartier général dans l\u2019église catholigue de Batoche.On croit gue le vapeur** Northcotte\u201d s\u2019est rendu à Prince Albert pour y débarquer les troupes qui opèrerout de concert avec le général Middleton sur la rive ouest de la Saskatchewan.Les troupes qui vieunent d\u2019arriver à Clark\u2019s Crossing et celles qui y arriveront prochainement se porteront en avant de manière à protéger le mouvement de la colonne à l'ouest de la rivière.Le géuéral Middleton à prolongé l'engagement de samedi afin de forcer les insurgés À épuiser leurs munitions et de les réduire par la famine.Le capitaine Mason Deux courriers arrivés aujourd\u2019hui de Batuche à Prince Albertrapportent que le capitaine Mason, blessé à la bataille du Lac au Canard, a subi l\u2019amputation d\u2019une jambe, le 7 de ce mois.Depuis cette opération, l\u2019état de ssaté du blessé est précaire.Winnipeg.12\u2014Le vapeur \u2018*Minnow \u201d qvi vient d'arriver à Swift Current a fait ce voyage en dix jours, on espère que les chaiands qui sont partis hier avec le Ye Fusilliers pourront arriver ep cing jours & destination.Colons réfugiés aux Etats-Unis Fargo, Dakota, 12\u2014Cingusaute co- lone ronwmains qui ont quitté Qu'appelle à la suite des troubles du Nord- Ouest, sont arrivés®à Fargo, dimanche matin, Ils ont l\u2019intention de s\u2019établir sur les terres de la compagnie Northern Pacific, an nord de la station Jamestown.Les Féniens xecoureni Riel Des écluireurs rapportent que les insurgés sont partis pour le lac au Castor avec l'intention de soulever les tribus de cette contrée et de détruire le fort du lac Labiche.Ils déclarent que Riel a rénni 7,000 hommes américains et féniens, prêts à lui donner secours.On craint beaucoup nadiens-français se sont conduits pen- est d'autres secrets, et les véritables, deux se contemplent divinement, en dant la guerre de 1812 et toujours on se que cette nouvelle ne cause grande agitation parmi les sauvages.+-ffes Nouvelles et de Gout.Nous avons fait des prix Spéciaux pour nos MARCHANDISES De différentes qualités DEPARTEMENT DE Soies Noires et de Couleur Pour les Dames.Manteaux, Bonnets, Chales, PARASOLS Pour Dames e* Demoiselles, Ligne complète d'Etoffes Blanches de toutes sortes.En un mot, l'assortiment le plus complet de marchandises sèches du Comté de Rutland.BLOC DE LA MAISON DOPERA.RUTLAND.Vt.HABILLEMENT GRAND AVANTAGE CHEZ R.HEYMAN 26 RUE CENTRE.Habits complets ( tout laine ) pour hommes, grandeur 34 à 42 $5.00 Habits pour garçons de 8 à 17 ans, $3.00.Habits pour enfants de 4 3 11 ans, $2.00.Pantalons ( tout laine ) pour hommes, $1.50.AUSSI : ASSORTIMENT COMPLET Hardes pour Hommes, jeunes geus GARCONS et ENFANTS CHAPEAUX &C.VENEZ ME VOIR Venez visiter mes marchandises, R.HEYMAN RUTLAND.VT.IF YOU WANT TO FILL YOUR GAME BAG, AND MAKE BIC SCORES, USE EMINGTON IFLES-AND SHOT GUNS.All the Latest improvements, FOR DESCRIPTIVE CIRCULARS, ADDRESS Lamberson, Furman & Co., SOLE AGENTS FOR E.REMINGTON& SONS\u2019 Sporting Arms pnd Ammunition, 281 & 283 Broadway, WESTERN OFFICE, NEW YORK.D.H.LAMBERSON & CO, 7 State Street, Chicago, TB, ARMORY, - - - ILION, N.Y.REMINGTON SHOVELS, SCOOPS, SPADES.MADE IN THE BEST MANNER, BY SKILLED WORKMER REMEMBER THAT OUR GOODS ABE ALWAYS RELWDLE, One Plece of Solid Steel.NO HOLES OR RIVETS TO WEAKEN THE BLADE, SEND FOR CIRCULARS, REMINGTON AGRICULTURAL CO., iLION, N.Y.Now York Ofñice, 118 Chambers Street, \u2014\" \u2014 \u2014 pp mp en retournant s\u2019informer de ses nou- mère.maison, dit Fanny.vous l'avoue, reprit Elise en levant|journée si longue et si pénible; mais velles! \u2014Qu'\u2019avez-vous donc fait de votre| \u2014Nous serions ai près les uns des{sur M.Adolphe des yeux bumides ; Mme Valbrun avait besoin de repos; ** Oh! mère, perisait-elle, merci de journée?- autres ! répondit Elise.c'est que voue seriez restés près de | Elise priva donc des confidences qui m'avoir fait une existence si différente de celle du mondel.Mme Vaïbrun, grâce à la tranquil Yité d'esprit que sa résignation lui avait permis de conserver, était déjà beaucoup mieux.Cette certitude rassura Elise, qui put redescendre pour le dîner, le visage plas joyeux.L'impression pénible que lui avaient causée les révélations de ses cousines, s\u2019effaçait même en partie sous l\u2019espérance que fout irait bicn.D'ailleurs.la jeune âlle considérait ces chères consines comme échappées à de grands dangers, à des maux inouïe, et se félicitait intérieurement de les voir arrivées en face du bon- beur vrui de la famille, ainsi que des navigateurs devant Je port.Mathilde et Fanny étaient loin d'en #sager leur situation sous ce point de vue.> « Avez-vous entendu parler de Quelque maison qui puisse nous cun- \u201cVenir?demanda Mme Adolphe à son url, pendant le diner.Non, répondit M.Adolphe, je ai rien cherché ; car, selon moi, ce serait s\u2019y prendre un peu tôt; atten- Ve au moins,que vous ayez vu m : 8 \u2014Je l'ai employée à des visites officielles, fort pressées ; j'ai aussi été voir quelques amis de ma mère.\u2014Ces amis auraient bien dû vous donner des renseignemeuts, et vous auriez bien pu les en prier; il n'est jamais trop tôt pour une chose de cette importance.\u2014 Mais, j'y songe, ma mère elle-même s\u2019en était probablement occupée pour nous ; ne le sa- vez-vous pas, Elise ?\u2014Bonne-maman avait visité à votre intention, répondit Elise, dont les joues devinrent pourpres, une maison spacieuse, qui est à louer avec beau coup de dépendances et un magnifl- que jardin.\u2014 Oh! un jardin |.jardin !.\u2026 cria Charles avec joie ; prenez cette maison, maman, je vous en prie! =\u2014Les enfants ne doivent pas parler à table, Charles, dit sa mère.Cette maison est-elle commode, Elise ?Est-elle jolie?\u2014Elie n'est pas jolie, ma tante ; mais elle est très-commo:le; et puis le propriétaire la ferait repeindre et même arranger comme vous le désireriez.\u2014 Comment! c\u2019est dins ce quartier ?demanda Mme Adolphe.\u2014Oui, ma tante ; de l\u2019autre côté de la rue.\u2014Ce n'est pas, j'espère demanda Marbilde à son tour, la grande maison que l'on aperçoit des fenêtres de maman?; \u2014~Oh! ce ne serait pas possible! reprit Mme Adolphe.\u2014Pourquoi donc, wa tante?balbutia Elise interdite.\u2014Parce que, répondit Mathilde, c'est une prison je suppose, ou quelque hôpital.Fanny celata de rie.* Regardez donc la pauvre Elise! s\u2019écria-t-elle ; je parie qu'elle donnerait toutau monde pour pouvoir se cacher en ce moment dans le coin le plus obscur de cette prison ou de cet hôpital ! \u2014Taisez-vous, Fanny, dit sévèrement M.Adolphe; si ma mère et Elise ont pensé pour nous à lu maison en question, c\u2019ust qu'elles y ont vu des avantages, dont elles pouvaient juger mieux que personne.\u2014Le plus grand avantage que ~Jlise semble sachantée de oette nous.\u2014Je remercie ma mère et toi da cet affectueux désir, mon enfant; pour ma part, je suis tout disposé à le remplir.\u2014Cette ville de Bar est divisée en ville haute et en ville basse, je crois?demands Mme Adolphe.\u2014Oui ma tante.\u2014La ville basse est-elle plus animée que cette ville haute, qui me pa- raft lngubre?\u2014Oui, 10a tante ; la ville basse est plus popnleuse, plus commerçante ; elle a un aspect gai.Mme Adolphe ne dit plus rien snr ce sujet : mais l\u2019on devinait facilement de quel côté pencherait la balance, La soirée se traîna froidement et lentement.Mme Adolphe paraissait aussi fatiguée, aussi ennuyée que la veille.Son mari lisait le journal.Mathilde bâiflait; Fanny s'était endormie dans un fautenil, Elise aspi- pirait au moment où elle oserait remonter chez sa grand\u2019mère.Enfin, elle ze retrouva dans cette chambre aimée ! Elle eût bien désiré pouvoir épancher son cœur nous y ayons trouvé, mon oncle, je dans celui de son aïeule, après une eussent été pourtaut une consolation.Elle passa la nuit sur un lit de sangle anprès deg grand'mère, et eut Ia joie de voir un sommeil répargteur apporter à Mme Valbrun du soulagement ¢ du cale.CHAFTFRE QUATRIEME CHOIX L'UNE DEMEURE nit jours se passèrent, sans qu\u2019Elise pât entrevoir d\u2019une manière positive quelles relations s\u2019établiralent pour l\u2019avenir aveu les nouveaux arrivés.Les alternatives d'espérance et de crainte se snccédaient continuellement pour elles Tout était incarti- tudes, hors la ligne de conduite qu'elle-même avait à suivre.Elle y marchait couraugousement, soutenue par les avis de sa grand\u2019mère.Mme Adolphe n'avait plus parlé de chercher une maison.Commengait- elle donc à se trouver si bien daas celle de sa belle-mère, qu\u2019elle désirât y reater,\u2014 quelque temps du moins?Ou bien.cette résignation était-elle duo à la volonté de M.Adolphe qui mp , VV.E.ROSS 3 Merchants\u2019 Row RUTLAND, Vr.Le Stock le mieux choisi et le plus considérable de Etat.AUX PRIX LES PLUS BAS.Robert Meyer, BIJOUTIER ET HORLOGER, A treneporté son magasin au coia de Margaret oh Drickorhe, Custom House Square.do espère recevoir \\a visite de tous ses amis et u public généralement.Son nouveau magasin, plus pacieux que co- lut qu\u2019i) occupait auparavant.vient d'être rempli d'articles nouveaux et fort riches en BLJOUTERIRS FINES, DIAMANTS, - MONTRES en or et en argent, BAGUES et JONCS, POTS EN PLAQUE, etc., qe oftre dès aujourd'hui en vente à des pri éflant toute compétition.Une attention toute apécinle est donnée à la PARATION DES MONTRES.Des ouvriers de premier ordre aont attachés à l\u2019établisse- meut.; IF Une visite S.V.P.Æ} ROBERT MEYER.= 2 7 juin, 1893\u2014la\u201425 Geo.W.Hilliard (Audessous de la Maison BATES) À L'ENSEIGNE DE L'OURS Nous ouvrons aujourd'hui une ligne complète de Parasols of Varaphnies 1Bc.a $6.50 chacun Ligne compléte de Guingampa.-.8 à 10c.5000 verges de Calicots.3340 digo et 8X Indiennes Indigo à.\u2026.00000000e 9e Cotons de toutes qualités.bc 6c 7e 736 80 Robes en Calicots toutes faites.26c à $1,00 Ligue complète d\u2019étoffes à robes de toutes qualités, et vendues à meilleur marché qu'en aucun autre endroit de Rutland.Souvenez-vous en et venez à la bonne place et informez- vous si vous êtes dans le magasin qui a annoncé dans le ATIONAL parce qu'il y en a deux du même nom dans Rut- land.{3 Nous sommes le seul magasin qui annonce et avons ec que nous offrons.Geo.W.Hilliard AUDESSOUS DE LA MAISON BATES.Rutland, Vt.MAGASIN GENERAL M J KirkBRIDE TIENT AU No.17 Rue CLINTON Un magnifique nssortiment de tout ce don on fait usage ordinairement dans les familles.Dans le département des Epicertes on trou- vers, toujours les artioles de PREMIER ligne de commerce, COMME, Thes, Cafes, Sucre, Farine, Provisions de toutes sortes, Lagumes, Fruits, Poisson etc, ets, 35> Mme J.Kirkbride Ticat aussi un_assortiment complet de CHAPEAUX, BONNETS.CAS Oks, ete.Eile confectionne aussi des ROBES et des MANTEAUX et olle s'engage À donner plefne et entière satisfaction.Dans le département des NOUVEAUTRS et des ARTICLES de FANTAISIE, on pourra gxercer un choix varié et satisralre ses gold vers.Toutes res marchandises sony de dernières nouveautés, choisies parmi les derniers envois d'Europe eur le marché de New York.17, RUE CLINTON, 17 13 mars 1834.X Qui composent l\u2019asgortiment de cette | ' Jespdre quo les avantages de votre excel.Jente associstion 8 eront dv piué en plus eum- pris et qu'un grand nombre 'empredseront de se faire assurcr.Veulliez susal remercier pour mol vos Directeurs et votre Gérant et leur assurer, que je sec :nderaj ici les travaux de teurs dignes représentants.Vote tout dévoué PizRRE PAGE, 114 Rue Moody.ORCANISTE Un homme expérimenté désire une situation comme organiste dans une église catholique.Possède toutes les qualités requises, bon ténor, et sait organiser et conduire On chœur de premier ordre.Les meilleures reférences seront donn B'adresserd ce bureau.Beau Mal! Beau Mal! Une grande découverte duns le traitement des maladies Jes femmes, ¢'est le grand remd- de français, le ** REGULATEUR DE LA FEMME.\" Les effets de ce merveilleux remède ne sont nl plus ni moins qu\u2019étonnants, et sur 7 femmes traitées l'année dernière, 75} ontété guéries.Les deux certificats suivant en diront plus que nous.CERTIFICAT.Je souffrais depuis 31 ans de cette horrible maladie communément appelée * Beau mal\u201d et que j'appelle, mol, tyran ct destructeur des trols quarts et demi des femmes.Votre Régulateur m\u2019a guérie et ¢\u2019: Bt une béndidiction pour ica femmes atteintes du * Beau mal\u201d sous quelque forme \u2018qu\u2019il ge présente.Mille remer- «lements et reconnaissance de DAME JULIENNE COMEAU.CERTIFICAT.J'achève de prendre les deux bouteilles que vous m'avez envoyées et les douleurs et les pesanteurs que J'avais dans le corps, et ces tiralllements dans tes aines, l'estomac et les reins sont comp'ètement disparus.J'en étais réduite à ne plus pouvoir marcher qu'avec peine et fe demandais la mort comme goula- Rement à toutes nes douleurs ; je n'espérais plus qu'en elle.Et dire que grâce à votre remède je sui, maintenant guérie!! Que je vais quand ilm plait faire la promenade chez le amies s la rue, ou à l'église! Que je suis heureuse et que e soubaiterais que toutes les femmes atfectées de * Beau mal\u201d connussent votce remède.Les hommes disent souvent que les femmes purlent trop; mais je voudrais avoir les cent bouches de la Renommée pour proclamer Aux quatre coins du monde tout le bien que vous m'avez fuit Votre toute dévouée, DAME Vvi GERVAIS Pour plus amples imformation et les conditions, adressez) Dr J.LARIVIERE, Manville.R.[.Eten vente à Plattsburgh à la pharmacie Smith & LaRvcnue, ct À Cohoes chez Chs 8.Clute.CHAPEAUX* PAILLE 5c.a $2.50.Chapeaux Mous.ET C HAPEAUX DURS |De Couleur Pile $1.00 a $3.00 VETÈMENES DE DESSOUS BONNETERIE.ASEORTIMENT COMPLET \u2014DE- CANNES \u2014CHEZ\u2014 PERRE).RUTLAND, Vr.DR J.D.HANRAHAN MEDECIN et CHIRUGIEN VIS-A-VIS LE BLov MARTELLE RUTLAND, VT.\u201cJOHN D.SPELLMAN Avocat et Conseiller en Lo VIS-A-VIS LE BLOCK MARTELLX, RUTLAND, Vr.WINSLOW C, WATSON, Jr.Avceal et oonseliler en joi.Une atign io apéelate est iionnée aux causes plaidées deva ia cour de subrogation.Burcay Au dessus du mysazip McHattle, cemment occupé par Corbin & Dobie, rue M garet, Plattsburgh.7 juin.1883\u20141la\u201442 ROYAL CORBIN, Avocat et Conseiller en Loi Bureau dans le bloc Halley.Is balance ati humsines ;| et le sourire qui est venu déa lors) Sas secrets délit.pénibles et terribles pour chacun d'eux prendre la place ee longtemps déjà que le nom Offre un amortiment complet POUR Lovell Mam, 3 Avril es 2078 une rene quand la saison Tigo.pour ceux qui en sont les déposi-[des pleurs et des soupirs, nous indi-|.Canadien \" n'était prononcé qu'avec 3 Chaussures A BOURRONNIERE, Agent Génie HATHAWAY taires, et qui forment, en un mot, | que cluirement que la scène à pris| mépris par les Anglais et les Ecossais D'ÉTOFFES A §oses Soulliers \"80 rue Central, Lower eat bien preparc 4 vendre un magnifique les trois quarte des soucis quiron |fin.Les voilà qui s'adorent.parce qu'il se rattachait à la nation fran- Et Claques Per (uvmaiqur Je membres ds pour de Le yFAUDESSUS À DON MARCHE | gent notre laborieuse existence.Bien Muis que s'est-il passé?pourquoi | çaise; aujourd'hui on & changé le sens De Toutes Couleurs., prompt règlement dés JTeolamation DOuT besoin de souffrir du 1roid quand pas de ce mot et au lieu de nous désigner \u2014 CHEZ - dent qu: m\u2019est arrivé le 20 mars dernier.FI ATHA VAT offre en vente des Pardessus pour les petite warçous et les honimes à des prix roduits PARDE3SUS a bon marche, ANDRESSLS de toutes sortes, PARHDESSUS à meilleur marché que jamais HATHAWAY protège ses patrons contre les fausses représentations et les prix élevés.Son assortiment est complet et des plus variés.Ses Pardessus, ses Pantalons, enân tous ses habits sont fuite parles meilleurstallleurs,avec goût et à la dernière façon.Il a aussi tous les nouveaux plaids, les plus beaux de Ja saison Sea vrix populaires :\u2014 Pantalons sur commande de Habits complets aur commande de Pardessus sur commande de FE.HATHAWAY, 59 Margaret Street, PLATTSBURGH, NEW-YORK 9 octobre, 1884.4.51 fits 12.00 La Meilleuro Assurance contre lo Fea | La Meilleure Assurance sur la Vie! La Meilleure Assurance contre les Accidents! Un grand nombre de citoyens éminents parmi notre population française de Rutland et des villes environnantes certifieront la diligence apportée et les conditions avantageuses offertes dans le paieu nt des pertes par les compagnies d'assurance que Nous représentons.VENEZ NOUS VOIR, ct informez-vous das taux que nous exigeons.BURNHAM & TEMPLE, CLEMENT'S BUILDING, RUTLAND, VT.11 juillet 1584, F.FENN PHARMACIEN 13 Rue CENTRE 13 RUTLAND, VT.Grand assortiment de Drogues, Médecine Patentées, et Articles de Toilette.Portefeuilles, Couteaux etc.Gomme de Pair pour détruire les Mouches à Patates.Poison Destructeur des Vers.15F°Soda et Eaux Minérales, Sirups de Fruits, Ginger Ales, etc.MAISON BERWICK C.F.RICHARDSON.PROPRIETAIRE.E.C.CARRIGAN.CoMMI3 RUTLAND, Vi, Compldtement chauftée par la vapeur, Tras borne salle de billard, excellentes liqueurs et écuries de louago.Mershants Belial Balk LOE PLATTSBURGH.\u2014\u2014\u2014\u2014 Capital-Actions payé, $100,000, (Fondée le 5 mat 1884 ) Ouverte aux transactions commerciales, le 7 mai 1884.BANKING HOUSE, WINSLOW'S BLOCK, CUSTOM HOUSE SQUARE.PRESIDENT, - ALFRED GUIDOHD.Ex-Calssier dela Firat National Bank, CaissSIER, - - JOHN M.WEVER.Ex-Caissier de la Vilas National Bank, Faisant des affaires de banques en général, ayant une organisation coænlète et cos factii- tér de tous genres, cette institution offre à ses clients des avantages inzurpnesables, ot toutes les personnes qui désirent avoir des relations d'affaires avec une banque, sont cordialement in vitées à nous favoriser de leur patronage.Toutes formations, suggestions ou avi, dans lca intéréts des patrons, serong, en aucun temps, donnes volontlers par les officiers.7 Jnit, 1888-\u20141n- 40, EE Toutes les transactious sont stric confidentielles, (rictoment pr commandait des égards pour sg mere?Les deux sœurs devenaient, l\u2019une plus naturelle, l\u2019autre plus douce ; elles étaient, \u2014génée: alement parlant, \u2014d\u2019assez honne humeur; mais qu\u2019elles se montraient avares de leurs visites à Mme Valbrun, et combien de fois Elise sa yoyuit-elle forcée, par leur faute, d'être de longues heures séparée de sa chère ajeule! Mme Valbrun avait conserve de sa violente indisposition un rhume de poitrine qui la fatiguait beaucoup, et qui I'svait fait condamuer par son médecin À une riéclusion compldte, tant que dureraient les grands trolls.La pauvre mère souffrait de son inaction, de sn séque-tration, dans un pareil moment; mais une derat-re- hâte qu'elle fit, pour avoir essayé de braver la pénible défense, V'avertit des conséquences qu'entrafnersit une nouvelle tentative.Elle se résigna donc et ne songea plus qu\u2019à tirer le meilleur possible des inconvénients mêmes.Pour cela, elle investit Mme Adolphe de tous les droits d'ume maîtresse de maison, \u2014 moins les ennuis de ce rôle, qui restèrent à notre Elise.Ainsi, c'était la jeune fille qui présie dait aux soins du ménage; mais c\u2019é- tait sa tante qui recevait, \u2014et Mme po Ado'phe s'y entendait a merveillo.Toute 1a vilie de Bar, ot Mme Val- hrun était nimée et vônarée, s'était portée chez elle, à la nouvelle de l'arrivée de «8: enfants.Avee cette cordialité tnaclante qui ua se règle point sur une froide éliquetle, persoune n'avait atten-lu que Mme Adolphe eût d'abord été présentée par sa belle- ners, Mme Adolphe et Mathilde étaient très flattées dy cet empressement; eiles l\u2019atlribunient bien un peu à la curiosité (u'éprouvaient sans doute les Hanisicnnes de voir des Parisiennes; mais ce n'était point un motif qui leur déplat, tant elles étaient sûres de produite cn effet favorable! Aussi, s'étaient elle mootrées ai affables, que les visiteurs s'étaient retirés enchautés.Malheureusement, ces deux dames, | \u2014gomume il arrive souvent, lorsque la politesse ne naît point de la charité ; \u2014étaient fort éloignées de parler de genx qu\u2019elles recevaient si gracieusement avec la bienveillance qu\u2019elles leur témoignaient à eux-mêmes.Cha- gun était décrié dans les conversations intimes; les personnes âgues étaient tournées en ridicule, les jeunes gens en pitié, .Pauvres gens! quelle tournure provinciale! quelles manières commu- ues! quel accent détestable! \u2014Cez vicillurds respectables, ces modestes jeunes files, ces f«mmes de mérite, voupables tous de n\u2019avoir point habité Paris, \u2014combien ils de- valent se sentir Lonorés d\u2019être accuejl- lis avec tant d'amabilité par des Pg.risiennes distinguées ! Ceci n\u2019était pag articulé à haute voix, il est vrai, mais on le comprenait facilement ; aussi Fanny s\u2019écria- t-elle, dans sa naïveté : \u201cOh! maman comme vous serez recherchée par tout le monde ici! Cependant Elise se demandait in, térieurement quelle supériorité avaient sa tante et au cousine sur Mme Allier, par exemple, vu =ur Mme Baron, ou sur Mme de Chelles et ses filles, el bonnes et si charmantes; et sur telleg et telles encore.que l'on estimait généralement?Les mauières de toutes ces dames étaient plus simples, très certainement ; leur ton moins tranchant.leur «ir moins dégagé ; mais Elise ne les trouvait que plus atfray- antes.Comment sc faisait-il que Mme Adolphe et Mathilde en jugeassent différemment ?(A suivre.) r *.Jo LJ 4 \u2019 } | \u201c .- ¢ « \u2018 \u2014\" 1 1 Sn i 4.rr \u201c.he à # \u201c i 4 Arrivee et Depart des Trains.DEPARTEMENT DU NORD DE LA COMPAGNIE DU CHEMIN DE FER * DELAWARE HUDSON CANAL CO.\u201d DIVISION DE CHAMPLAIN\u2014LIGNE PRINCIPALE.Les trains arrivent et quittent Plattsburgh comme suit: Alliant au nord.Train express arrive à 5:28 à.M.\u2014part à 5:30 à.M Train mixte arrive à 5:14 P.M.\u2014part AGP.M.Train de la malle arrive à 7:25 et part à 7:56 P.M Allant au sud.Train de la malie arrive à 11:10 et part à 11:20 \u2018Train mixte arrive à 12:45 P.M.et partà 100 7.Train express arrive à 8:29 et part à 8:40 P.M.Embranchement Moners.Un train mixte quitte Plattsburgh 46:10 A.Wet arrive à la Jonction Mooers à 7:30 A.¥.Au retour, le même train quittela Jonction Mooers à 19:30 A.M.et arrive à Plattaburgu à 11:45 P.M.Embranchement Ausable.Un train mixte part de Plattsburgh à 2:00 B M.arrive à Peru à 3.30 et à Ausable à 4:20 P.M Au retour le même train quitte Ausable à 4:45 arrive à Peru à 5:30 et à Plattsburæh à 6:40 P.M D.M.KENDRICK.Agent général do la vente des billets CHEMIN DE FER CHATEAUGUAY.Allant vers l\u2019ouest.aisge Plattsburgh 2 6:40 A, M.et 2:00 P.M.Arrive à Dannemors à 8:20 A.M.et 3:40 P.M Arrive à Lyon Mountain à 9:40 A.M.et 5: 00 P.M.Allant vers l\u2019est, Laisse Lyon Mountain À fi:50 A.M.et 2:10 P.M.Arrive à Dannemorg à 3:20 A.M., ot 3:40P.M° Arrive & Plattsburgh 8 ÿ:55 à.M.et 5:15 P.M.LES TRAINS ARRIVE A RUTLAND De Bellows Falls, +2:00, a.m., *2:00 et 9:50 p.m.Burlington, *11:20, 48:25, 11:20 et +11: > p.m.Ticonderoga, 2:05 2.m.% vid C.v.R.R.11:50 et 5:00 p.m.via R.& 8 Benniouton, 2:80 et 11:20 a mn.\u2026.*4:45 et 7:00 Saratoga.#11:50, 6:00 and 8:45 p.m.Salem, +1i.16 a.m., et 3:10 p.m.LES TRAINS LAISSENT RUTLAND.Pour Bellows Falls, 46:00 a.m .*11:55 et 3:00 p.m Burlington, 2 30 a.m.(tous les jours, excepté le lundi) +6: 308.m.,*2: 13; ects 0 p.m.Ticonderoga, 3:10 p.m.vi i C.R,545 a.m.et 2:00 p.m., via R.ès % LA Bennington, *5 00 a.m., et 11:25, +2 11:20 p.m Saratoga, 5:45 a.m., *2:00 et 5:40 p.m.Salem, *10.00 a.m.ct 3:46 p.m.*Train de la malie.+ Mixtes.2:20 et ASSUREZ-VOUS DANS LA COMPAGNIE D\u2019ASSURANCE \u201c NEW-ENGIAND.\" CONTRE LE FEU, Tn Seul compagnie d'assurance par actions, contre le feu, dans l'Etat du Vermont.Bureau dans la bâtisse de la banque de Clement.L.W.REDINGTON, Président : O.PARMENTER, ler vice-président ; F.M.BUTLER, 2ème vice-président ; GEO.8.MERRITT, secrétaire ; Æ.O.EDSON,.trésorier.NOUVELLES A LA MAIN Plattsburgh et les environs \u2014\u2014M.Norbert Boire doit ouvrir, samedi prochain, un marché à viande sur la rue Plattr \u2014Joseph Cloutier, de Clintonville, est parti avec sa famille ponr aller demeurer à North Adams, Mass.\u2014Le concert donné, hier soir, par la société Philarmonie, à la Music Hall, a été un véritable succès.\u2014M.Paul Girard, est déménagé de larue Margnrett, dans la bâtisse Dorgan, sur la rue Charlotte.-M.et Mme Julien Lefebvre sont dans la jubilation.Une jolie grosse fille leur est arrivée jeudi dernier.~-Mardi, le 5 Mai, Mme J.O.Bé- langer a présenté un joli gros garcon à son époux.-M.Moïse Lamarche a acheté de M.Keller, une maison en brique située sur la rue Platt.\u2014Plusieurs personnes, se trouvant sans emploi à Clintonville, laissent la place pour aller s'établir dans d\u2019autres localités.-\u2014Un incendie a détruit, hier matin, A Ausable l\u2018orks, la bâlisse Graves, dans laquelle, étaient le burean de poste, la pharmacie de Gillippeie Frères, les bureaux de l\u2019Expresse et le magasin de M.Trumbull.\u2014MM.Sylvestre et Fontaine ont ouvert un magasin de thé et de café sur la rue Clinton duns la bâtisse Griffin, Ces Messieurs offrent de magnifiques cadeaux À tous ceux qui iront acheter Jeur thé et leur café à leur magasin, -L'autre jour, un fermier entra avec sa femme chez un dentiste.** Combien demandez-vons pour remplir une dent ?\u201d demanda Je fermier.\u201cDe $2 a $5.\u201d *'Et pour l\u2019extraire?\u201d \u201cCinquante cts.\u201d *
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.