Le national, 10 mars 1887, jeudi 10 mars 1887
[" wv - \u2014 > > Vou.& \u201cLE NATIONAL.\" Journsl Mobdomadaire Parniseant ie ondi.ABONNENENT - - - $1.50 par an.Pour lee Etats-Unis et te Canada Toutus Jettrus vi correspondances concer- vant l'adulinistration et la rédaction du jour- Lai doivent être adresaées franc de port à Benjamin Lenthier, PuoPuUIETALLE BUITE P, No.3 PLATTSBUHUE, CoMTE CLrwron, N.Y.GB\u201d Les écrits anonymes et acrimonieux ne trouverout jamals place dens les colonnes de notre jourual.@#F\" On ren ira tou rédaction es l'aidant ure grand service à ia ses travaux, a # PLATTSBURGH, N.Y., |10 MARS, 1887.FE NATIONAL.LIVRE D'ECOLE DE CEUX QUI NY VONT PLUS.Benjamin Leuthier, | pts doses dn ATINAL, Guiiaume Jetté, Glen's Falls, N VY.Puilippe Béaulac, Sscdy Hill N.Y Biiiurion Castonguay, Great Falls, NH.Adoiphe Picard, Albany, N.Y.Antoine Kirouack.Kesseville N.Y.Léon St Hilaire, Huchester, N.Y David Fréchette, St Johnsbury, Vt.Joseph Lareau, Rutland, Vi.Nupoléon Léonard, West Rutland, Vi.1 éon H.Besupré, Burlington, Vt.C.L.Ouimet, St Albans, Vt.Paul Réhaume, Adams, Mas.1.F.Gareau, Ware, Mass.L.M.Marchessauit, New-Bedford, Mass.Joseph Couture, Fitchbhurgh, Mass.E.L'Africatn,M.D, Wost Boylston, Muss.Juseph A.Gendron, North Adams, Mass.U.G.Pollvert, Berlin Falls, N.H.Nazaire Isabelle, Concord, N.H.b.H Lachance, Franklin Falls, N.H, Alphonse Lamy.Rochester, N.H.F.X.Mandeville, Manville, R.I.Prof.P.A.Mineau, Central Falls, R.] Josept Nolin, Claremont, N.H Adelard Chagnon, Lake Linden, Miut:._N.Malo, M.D., Danielsonville, Coun.Léon H Gilbert, Biddeford, Maine.Agent geneval.J.F.'INARD, Claremont, N.H.AVIS IMPORTANTS.\u2014-\u2014g\u2014\u2014\u2014 Ceux de nos abonnés qui ne reçoivent pas régulièrement notre journal sont pride den donner avis a l\u2019administration.Les abonnés qui changent de do- mivile duivent donner leur ancienne et nouvelle adresse afin d\u2019éviter toute ar- réqularité dans Penvoi du journal.mie Nos correspondants voudront bien ne pris oublier que leurs écrits doivent ubsolument nous parvemr, le plus tard, le mardi, s\u2019ils veulent être assurés de leur insertion.\u2014\u2014\u2014\u2014_ M JOSEPH F.PINARD, de Claremont, N.H., est P Agent Général du NATIONAL.Il est autorisé à solliciter de nouveaux abonnements à notre feuille, à percevoir l'argent qui nous est dû et à donner des reçus en notre nom.POESIE.A MADELEINE.Le printemps.vient.C\u2019est l'heure Où la sève montant Dans la vigne qui pleurs, Me fait pleurer d'autant.Car j'ai bien quelques treilles lei, d&ns mon verger, Où les grappes vermeilles Pendent à l'oranæer.Et je les ai plantées En-souvenir des temps Et des joies emportées Qui furent mon print ?rnps : En souvenir de France OÙ j'espère toujours, Dans ma folle espérance, Aller finir mes jours.En effet, si la terre Est la terre partout, Et sl, dans mon mystère Elle consomme tout: Je voudrais tout de même Mourir où je suis né, Au village que j'aime, Que Dieu m'avait donné.Et dans cette patrie À laquelle je crois Avec l'idolâtrie D'un chrétien à aa Croix: Sous ia nelge qui tombe Des pommiers du péché, Je voudrais une tombe, Ou mieux un lit caché.Les pampres d'un vert sombre, Mais dont la grappe eat d'or, Les pampres feraient ombre Bur le vieillard qui dort.Saus orgueil et sans rêve, Dans l'immobilité, J'y dormirais sans trêve Ft pour l'éternité.Cette existence, en somme, D'ennuis qui sont des jours, Vaut-elle le long somme qui durera toujours: Et J'ai\u2014triste chimère.D'impossibie bonheur !- - La lassitude amère De l\u2019homme et di malheur.Pourtant, quand revient l'heure Du printemps adouci Et que ma vigne pleure, Je crofa et pleure aussi.J.G., jardinier.\u2014 1 L'NONNETETE.L'honnêteté est une vertu, dit la ce- ligion ; c\u2019est la meilleure politique dit un proverbe anglais; et, quiconque paie ses dettes s'enrichit, ajoute la vieille formule\u2019 française.Daus la vis civile, on estime toujours un hom- | me qui se pique d'honneur de faire | face à ses obligations péounisires.C'est une vertu sociale tant négligée de nos jours, par une certaine classe d'hommes imprévoyants ou predi gues., La pauvreté qui n'est pas un vice, dit-on, mais qui découle, trop souvent, de l'ignorance, de ceux qu'elle étreint dans ses serres mortelles, dou- ne un prêtexte à un certain nombre d'individus à la conscience élastique.Un tel se vantera de ne pas avoir payé son épicier, ou son bonlanger, parte que Celui-ci n'a pas payé ses créanciers.Drôle de raisonnement, puisque la négligence du client, à payer ee qu'il dait, empêche l\u2019épicier ou le boulanger d\u2019en faire autant Non, la malhonnêteté est un vice détestable qui contribue en grande! partie à jeter du discrédit, non-seule-! ment sur ceuX gni en sont atteints, tpais aussi sur le peuple auquel ils ap- partienuent.C\u2019est donc, à ce point de vue, un obatacle à l\u2019avancement d\u2019un peuple qui est gangrené par ce penchant dominant.Nous ne voulons pas accuser nos nationaux d\u2019être, en général, coupables de ce péché ; nous aimons, cependant, à leur en faire voir toute la laideur, et les conségnences fâcheuses qu\u2019il pourrait prodnire.Malheureusement, il se trouve chez les Canadiens, comme chez les autres peuples d\u2019ailleurs, des personnes qui n\u2019ont aueun souci de leur réputation ou de celle de leurs voisins.Nous devons faire en sorte que ces êtres dégénérés ou déchus reviennent dans la bonne voie.Montrons leur tout ce qu\u2019il y a de désagréable et d\u2019humiliant dans la position de celui qui s\u2019est fait une réputation de mauvais payeur, soit par négligence, soit par imprévoyance.Pourquoi ne pas toujours être franc ; rencontrer son créancier, au lieu de le fuir, même quand l\u2019infortune nous frappe.La malhonnêteté ne consist: pas seulement à ne pas payer ses dettes ; elle consiste aussi à ecalomnier son voisin, ou À dire des faussetés.Sous eus trois aspects, ce vice est également dégoutant, et celui qui s\u2019en rend coupable, sciemment, mérite la réprobation de toute la société.Certains étrangers nous ont fait une mauvaise réputation, sous 66 rapport, à eause de la eonduite déshonorable de quelques familles malhonnêtes.Cherehons à rétablir eette conduite d\u2019honorabilité, qui peut nous aider à attirer la confianee des autres peuples, de même qu\u2019à pratiquer une vertu si digne d'admiration.Ceux qui se font une fausse eons- cienee, en se servant de n\u2019importe quel prétexte, pour refuser de payer leurs dettes légitimes, sont aussi eou- pables que le criminel qui vole son prochain, ou celui que la loi oon- damne comme un forgat pour avoir obtenu des biens sous de faux prétextas.L'honneur n\u2019a qu\u2019une seule vraie conselende.Elle trouve la vraie formule dans eet axiôme légal : ** il faut être juste avant d'être généreux,\u201d ou dans cet autre sentiment de l'Evan- gile qui nous ordonne de faire aux autres ce que l\u2019on voudrait qui nous soit fait.\u2014L'Independant.\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 \u2014__A Demandez à votre épicier du café français O.K.de Carriéres.El n'est en vente que dans des boîtes d'une livre.Né en Bretagne, France, en 1816, Monseigneur de Goesbriand arriva fort jeanne en Amérique.Les premières années de son apostôlat se passèrent dans le diocèse de Cincinnati, et le nom de ce saint Evêque y estencore aujourd\u2019hui, après une si longue absence, dans ia plus grande vénération.Ce qu\u2019il a fait depuis son arrivée dans le Vermont, ce qu\u2019il fait encore aujourd\u2019hui, à un âge où tant d\u2019autres se reposent sur leurs lsuriers, peut nous donner une idée de ce qu\u2019il dut être dans l\u2019Ohio, alors que dévoré par le zèle des âmes et dans la force et l\u2019enthousiasme de son jeune cœur d'apôtre, il entra comme un géant dans la carrière qu\u2019il a si noblement parcourue.Sa vie peut se resumer en quatre mots qui disent des volumes \u2018Travailler toujours, prier sans cesse.\u201d Quand il arriva daus le Vermont, il y trouva une église et deux prêtres.A défaut d'autre chose on aurait pu le complimenter sur sa pauvreté.Le champ à défricher était immense, les Ouvriers ne paraissaient pas encore à l\u2019horizon, les ressources étaient presque insignifiantes.Mais la divise de Monseigneur: Deus Providebit, \u201c*Dieu pourvoiera,\u201d ne fut pae long: temps sans se réaliser.Dieu a pourvu; oui, magnifiquement pourvi a tous les besoins de l\u2019Evêque missionnaire, qu\u2019on en jnge par l\u2019aperçu suivant : Il y & aujourd'hui dans le diocèse de Burlington: 40 Prêtres, dont 4 nés dans le Vermont, Religieuses dont plusieurs aout aussi natives de l'Etat.76 Eglises.11 Couveuts.1 Collège.4 Penelonuats pour demoiselles 14 Ecoles paroissiales.Orphelinat qui héberge plus «ie 100 orphelins sous la direction des eœurs de la Providence de Montréal.Les écoles du Vermont sont fréquentées par 2,920 enfants.La population catholique re monte aujourd\u2019hui à près de 40,000 âmes.Le grain de senevé est devenu un grand arbre, sous la main habile de I'homme de Dien lout nous donnons ici le portrait.Tous les instants qu\u2019il put déroher aux besoins de son diocèse, Monsei- de presse \u201cl'Année Eucharistique\u201d gneur les consacra à l'étude, et ila 107 \u2014 SA GRANDEUR MGR.LOUIS DE GOESERIAND, EVEQUE DE BURLINGTON.ve So \u2014- doté le public de plugicurs ouvrages où se révèlent à la fois, sa tendre piété et aon zèle brûlant pour le salut des âmes.Ses lectures sur la \u2018l'erre- Sainte sont entre les mains de tout le monde ; aujourd\u2019hui en se dispute ses Mémoires sur le Vermont et le New- Hampshire, et avant longtemps sortira ou recueil de méditation sur l\u2019adorable sacrement de nos autels.Vita homi- nis, cor jus, a dit un ancien; la vie de l'homme c\u2019est son cœur.Le cœur du eaint Evéque se trouve dans ces pages dont on ne se sépare qu\u2019avec peine, qu\u2019on relit toujours avec bon heur.La toi de l'écrivain emporte d\u2019assaut Is conviction du lectenr\u2014et plus d\u2019une personne qu lira ce livre, comme d\u2019autres de la même main, tombera à genouz et devra dire: ie crois.Enfin, les travaux invessants et les occupations de tous genres ont peu 3 prélat qui a do passer en Europe ou.en respirant air toujours vivifiant la Bretagne, il pourra refaire sa santé.Parmi les œuvres multiples qu\u2019il a établies, dans son beau diocèse, il en est une qui est particulièrement chère, à tous ceux qui s\u2019intéressent à l'avenir de notre race, dans ce pays.Nous voulous parler de la fondation des couvents, des Écoles paroissiales et comme complément à ces institations, l'établissement d\u2019un excellent collège, ou petit seminaire, Où nos jeune gens peu cent aller puiser les connaiesan- ces nécessaires pour les qualifier à remplir dignement les différentes carrières de la vie, soit dans le domaine civil soit dans le domaine religieux.Il est Lors de doute qu'il existe aujourd'hui, un assez grand nombre de jeunes Canadiens-Français qui se raient désireux de se qualifier pour entrer dans l\u2019état ecclésiastique ; mais le manque de moyens pour aller suivre les cours classiques dans les collèges du Canada leur fait renoncer à cette sainte vocation.Mgr.de Goes- briand a comblé dans sou diocèse une lacune qui existe dans la plupart des iocèses des antres Etats.I! n\u2019est donc pas étonnant que ses chères onailles lui soient ei fermement dévouées et qu\u2019elles ne cessent d'adresser au Tout-Puissant lenre plus ferventes prières pour le rétablissement de la santé de celui qui a tant fait pour l'avancement de la religion et des sciences au milieu d\u2019enx et que tous désirent son prompt retour.peu miné la constitution du vénérable MILICE CANADIENNE, force militaire du Canada.A l'exception d\u2019un régiment anglais cantouné à Halifax, il n'y à pas d'armée régulière en Canada.Le système militaire y est volontaire.et les soldats ne sont astreints au nervice actif qu'eu cas d'urgence, L'institution du système de la milice i vulontaire a rendu de très grands services coup préféréu à la conscription forcée qui est en vigueur duns la plupart des pays d'En- rope, Ce n\u2019est pas sald ull certain urgueil nutiv nal que les d'a- nadiens se rappellent l'ecla- tante victoire remportes en 1512.teauguay.par tos compalrie- sous le Lee cle les, C'utonel FUSILILEHS.comwandement du berry.L'on rapporte que c'est durant cette campagne que le nom de \u201cJean-Baptiste\u201d cat devenu populaire parmi notre nation.Le général, anglais pur sang, qui pas 38it nos miliciens en revue, demandait à chaque soldats ses nom et prênums el, comme le nom de Jean-Baptiste était trés commun et que notre Anglais ne pouvait le prononcer, il eu fit ln remar que à M, De Salaterry qui lui répondit en goguenardant que tous les l'anadiens- Français étaient des \u2018\u2019Jean- Baptiste \u201d Lors de l'invasion fénienue, eu 193¢ nod braves ver luntaires uni prompteruent répondu à l'ap pel et ont fait nobiement leurs devoirs, 11 est Lien vrai, qu'à l'exception des Queen's Owns de Toronto, ils wont pas regu le baptême du \u2018eu, Mais ils nt montre cur bonne vo- .Bla La milice ac- tivedu Canada =\u201d.est composée \u2019 d'environ 40,- HARGENT D'ARTILLERIE.000 hommes divisés en 14 corps de cara valerie, 17 corps d'artillerie de campagne 21 corps d'artillerie de garnison, 1 corps d'artillerie de montagne, 4 corps d'ingénieurs, 93 corps d'infanterie et 4 compagnies indépendantes, Ces différents corps repartis comue suit :\u2014 Cavalerie.4 corps dans lu Province de Québec ; 1 corje duns Onta- vio, 1 dans la Nouvelle-Ecosse, Vans le Nouveau Brunswick et 1 dures le Maur toba.Artillerie de campagne © 4 corps duns Quebec, ¥ dans Ontario, | Jane fa Nouvelle Ecosse.: dans le Nouveau- Brunswick et 1 dans le Muni tubu- Artilerie de gaAtuisou \u2014S corps dans Québec, 4 dans Ontario, \u20ac dans la Nouvelle.Ecos- ve, 1 Janus le Nouveau Brunswick, 1 dans l'Ile du prince Eduuard et J dans la Co- tombie anglai- =e L'actillerie de wontagne «it sont CARASBIFIER au Sault Ste Marie, Ont.Ingénieurs :\u20141 dans Québeu, 1 datu le Nouveau-Brunswick ét un dans l'Ile du Prince Edouard et est de beau-)est devenu fa- à Cha- Infanterie :\u2014Québeu, 84 : Ontarion, 43 : Nouvelle - Ecosse, 8; Nouveau - Brunswick, 5; I! du Prince Edonard, 1: et Manitoba, 2.Compagnies indépendantes :\u2014Untario, 2.Manitoba, 4 : Nouveau-Brunswick 1: Colombie Anglaise, 2.Le Canada posséde 144 canons de dine rents calibres et une manufucture de cartouches a Québec, L'ofticier commandant les troupes canadiennes est le tién, Middleton dont le nom milier de puis les regrettables et tragiques évenements du Nord Ouest en 1585, ll n epou- se, il y u ULe quinzaine d'au Uées, URé Caux dieune-frauças se Dlle Doucet, tille de feu Theod.Lou cet, notaire de® © Montréal Suivant uns, le général Middleton s'est cont ert de glo re duns la caw pagne du Nord Lee sus UEN, MILDLETUN- vant les autrey il n'a réussi qu'à demon 1e uesl ef poignée «de métis indiciplines, sans ves sources ef presque sans armes.Quoi qu'il en sut en conduite à l'égard de Riel n été celle d'un lâche et son nou sera toujours prononcé avev mépris par léc esprits impartiaux.\u2014\u2014\u2014 VARIETES.Une mer souterralne en Tuniste.Des plénomênes fort curieux, qui viennent de se produire en Tunisie, sur lee bords de l'Oued-Mélah, à 1,- 2U0 mètres de la mer, semblent donner raison aux indications du géogru phe Strabon qui parle, dans ses écrits, de fleuves qui disparaissent sous (erre On sait que M.de Lesseps a fait des travaux en vue de la création d\u2019hne mer intérieure, an sud de la Tunisie et de l'Algérie, en se precu- rant graduellement des ressourges pour fertiliner des territoires conaidé- rables au moyen de puits artésiens.En forant récemment un puits atfsien, on à obtenu une colonne d'eau jailligsante débitant 178,000 litres à ls seaonde.Co puits a per- mi- de mettre en culture 5 à 600 hec- tures.La vitesse de l\u2019ean dans l\u2019in térieur du tubage était de 5 mètres 40 par seconde, et la puissance de la vappe souterraine était telle que de grandes -jnantités de sables, de marnes.de calcaires roulés étaient lancées par l\u2019orifice du trou de sonde.Un second puits fut foré sur la rive droite du Mélah, à trois Kilomètres du premier.Les mêmes couches géologiques rencontrées an sondage pré- cédent furent traversées, et, à la brofondeur de 8U mètres, l\u2019eau vint à jaillir avec une foree considérable.Le débit est de 12,000 à 15,000 litres à la minute, eoit 250 litres par seconde.La violence de l'eau est telle qu\u2019après avoir miné les sables, les marnes.«t« .qu'elle à rejetés par le tu.Lage, elle a attaqué la couche de gypse et, à la fin de décembre dernier, le sol s\u2019affaissait tout À coup de dix mètres sur 17 et 20 mètres de circonférence.Cel écroulement se produisit si rapidement que des colons établis en cet endroit faillirent en être victimes.C\u2019est donc une espèce de lac qui s\u2019est produit, qui vient faliciter la tâche dus colonisateurs.Si ces éboulements se produisent au deuxième puits, et au troisième sondage commercé sur un autre point, la mer intérieure se creusera pour ainsi dire sans frais, puisque, une fois le forage opéré, c\u2019est l\u2019eau elle-même qui crouse et qui enlève les déblais.Il n\u2019y aurait donc qu\u2019à multiplier les forages.Mais retrouvera-t-on d\u2019autres nappea souterraines aussi puissantes?Dans tous les cas, grâce à la découverte de ces sources, le succès de l\u2019entreprise de colonisation des environs de l\u2019'Oued-Mélah est assuré.MR edacteur-Dropriétaire.trer von Insignitiance en ve faisant ter eu échec pendant plusieurs Mois par une VTremblement de terre dans la RIviera di Poneute.Drescrription de quelques-unes des places qui out souffert de cette terrible catastrophe.Las devices rapports du teerible treme blement de terre qui vient das oir lien wh Europe, demontrent que ce fut un des plus desastroux dans les annales de l'histoire La care géographique ci- dessous nous fait voir une partie de l'e- tendu du territoire qui a scuffert le plus de cette catastrophe Genève semble être le point le plus au Nord et Rome le pont le plus au Sud.Hoy a dejo eu beaucoup de treble ments de terre en Italie, mais la plupart Jusqu'aujourd'hiue avaient eu lieu plus au Sud du puys.Eu ISSN, 11 y en u eu un à Viego, qui à eté ressenti lépérentent à Partis, Menlz et À Genève, Partum len tretblenients de terre enve wistres en Italie, où en remarque un sur tout, cetus qui eu heu l'an de Notre Sei gneur 63, et que avait detruit cn grande partie le.villes de Herculaneum et fompen Voici (les details salsissants qi sont donnés par un hutmime qui était à Nice.lors des derniere trembloments du terre Je me rappelle parfaitement * dit-il, \u201cLe panique qui & Frappe les howares, et leu Cris poussés pur leu femmies après la première Seecizae tout la terreur d'un Hüosse descendu au même hôtel esl sort à moitié nu de sa chambre eu criant le tue rappelle sur- que tn M un athée.#7 ry a ) MW .Sern ro oO We nt A À = À + \\ Sa Re ur + I Z hi 1 LG ; \u201c Lo.: Tu : ty \\ Wel nait \u201d à sf LÀ + dy dy, i).: BLEMENT DE TERRE.\u201cLe train nous emportant est parti vendredi matin, Nous sommes passes d'abord à Vintimile où une foule excitée encombrait la station.Bordighera m'a semblé n'uvoir pas souffert.À Sam Remo, le clocher de l\u2019église s'était écroulé ; à Bussano, nous avons trouvé le village en ruines.Toute la population nous entourait demandant qu'on envoydt des troupes.© A Diano Marino, je suis descendu du train pour constater le désastre qui à été terrible.Nous étions au centre des per- turhbations ; Ja station était complètement démotie.Nous nvous trouvé là deux frères, tn prêtre et un médecin, qui travaillaient comme des castors ui sutivetage des victimes.Prés d'eux, le général di Sounaz aide de camp du roi.pleurait comme un enfant.* Accompagnés dv prêtre, nous soni- mes allés au village et nous avons entendu sortir d'un trou profond, que creu- saiont des soldats, les gémissements des blessés ensevelis sous une masse de décombres.Jamais je n'oublirai les horreurs que j'ai vues dans ce voyage.\u201d Une source d\u2019eau chaude vient de jaillir près de Nice, La cote s'est affaissee sur certains points ot exbaussée sur d\u2019autres.Les deux tiers du vieux Meu tone ont été condauinée par l'inspecteur des bâtimuents.VUE DE LA VILLE DE NICE.NicE.\u2014La ville a repris sa physionomie ordinaire et la population s\u2019est remise de sa frayeur.Une trentaine de maisons se sont écroulées.La gravure ci-dessus représente la ville de Nice et le rivage du côté de la prome- prends le viel à Levivin que je hesuix pas TANF LbBe + SSRONONS.Première iosertion.pur ligne.insertions su nente , \"* .Une colonne pour u æois.* EE I peceeces 1 ns Un « stré, leu Lrois-q: d'uu pouce.(grmes.First insertion, Subsequent ins.oe Une column, =» months per line \u201c \u201c 3 ow A square.thres-quarters o \u2014 Ome ATELIERS TYPOGRAPHIQUES Batisse Weed & Moors Rue Clinton.s#F\"Impressions de luxe et pour le commerse en inngue française et anglaise.\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 nade anglaise, C'est le ressort favori des touristes anglais.Nous donnons aussi une autre vue du Palazzo Doria, dans la Genon, où y il a «u aussi plusieurs secousses de tremblement de terre.Le palais Ducal, qui avait éte presque détruit a été relûti en U178, d'après le plan de * imoni Carloni.ll était jadis, rempli de riches objets d'arts, dont les uns ont été placée depuis dans le palais Municipal, autrefois le Palazzo Doria Turci.Le théâtre Carlo Felice, yui etait encombré au moment du tremblement est un des plus riches théâtres en Italie.PALAZZO DORIA WENOA, HavoNE-La vilie de Ventimiglia n\u2019a pus souifert beaucoup des tremblements de terre.A Bordighera, le Grand Hôtel est trés endommagé.ll a été évacué par les voyageurs qui mangent et dor- vivtt duns le jardin La villa Bischoffsheimi n\u2019a pas le moindre mal, M.Pasteur qui l'habitait est rentré à f'aris.Aspedaletto est intact.A San Remo, ona remarqué un Anglais en chemise de nuit avec un chapeau à haute forme et an parapluie.est au- dela de San Remo que le pays a été le Jlux éprouve, De Vado # Taggio, près de San Hemu, sur une distance de cinquante milles, presque toutes les villes ou villages ont été complètement où partiellement Jetruits.Presque toute ia population couche en plein air et l\u2019on estime à plus de mille le nombre des tués.Meuton est la sente ville qui, en dehora de cette région ait beaucoup souffert.À Diano Marino le spectacle ust effrayant.Plus de cing cents personnes ont péri, Les soldats vnf déjà trouve quatre-vingts cadavres dans les ruines, RUWE.\u2014Los soldats sont obligés de repousser avec la baïonnette la foule désespérée qui géne le travaille des fouilles.Les cadavres sont horriblement défigurés.Lex souffrances des survivants sont grandes parce que les vivres el les moyens de secours sont insuffisants, Les traveux de déblaiement présentent un trés grend danger.Tous les membres de la famille du maire de Bajardo ont été tués, De la famille Maestri se composant de 22 membres, il ne reste plus qu'une personne à moitié folle, Des gens à moitié vêtus errent sur le rivage, exposée à l\u2019inclémence dn temps, A Diano Marino, une femme et un enfant ont été retirés vivants après être restés ensevelis pendant trois jours.On entend encore sous les ruines, apéciale- went dans la via Garibaldi, les gémissements des blessés.les dégäts matériels sont énormes.Tous ceux qui peuvent trouvé un abri quelconque ne mettent pas les pieds dans une maison.Seules, les tuaisons neuves et bien construites sont habitables, Les dégats causés par le tremblement de terre, à Mentone sont évalués à deux millions, Le nombre des victimes ge chiffre présentement d 600, mais les données sont encore incomplètes.M, Fabb prédit que les tremblements de terre vont continuer, accompagnés par des ten:pêtes d\u2019une grande violence.Ces tremblements de terre arriveront, dit-il, le 9 et le 24 de mars, le 7 etle8d'avril, ainsi que versle milieu de septembre et d'octobre prochains.-\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 Le cardinal) Taschereau.On lit dans le Paris-Canadu, au sujet du passage de Son FEminence le Cardinal Taschereau à Paris : \u201cParmi les personnes qui étaient vennes saluer I'éminent prélat, sommons, en outre du commissaire général du Canada et de Mme Fabre, le marquis et la marquise de Bassano, M.et Mme G.A.Drolet, le jage Rainville, 'abbé Casgrain, M.et Mme Marmotte, M.et Mme Henri de Villeneuve, l\u2019abbé Biron, Comtesse de Rottermund, Mme et Mlle Prévost, le docteur Joyal, le docteur Groudia, le Vicomte de Saint-Exupéry, le Vicomte Jean de Saint Ernpéry, l\u2019abbé Roserberg, M.Emile Girouard, le Lieut.au Perron-Casgrain, M.L.H.Blais, M.Hector Champagne, M.Fabre, M.Faure, eto.\u201d me -FEUILLETON DU NATIONAL.10 Mars, 1887.-No.21 La Vengeance d'une Soeur, DEUXIEME PARTIE.LE MARQUIS DE MARESTAN.V1.\u2014MAUVAIS INSTINCTS.Pendant que Thérèse voyait dana l'origine plébéienne de la jeune marquise de Marestan une similitude de situation avec lu sienne et se réjouissait de l\u2019idée que plus tard aa propre union rendrait Laurent indulgent vis- & vis d\u2019elle, Antoine, qui avait treize ou quatorze sns, tomba gravement malade du jour au lendemain.Les médecins Je soignèrent pour une fièvre de croissance tandis qu'en réalité il se mourait d\u2019envie encore plus silencieux et plus taciturne qu\u2019auparavant.Il était travailleur, intelligent et sérieux.À dix-huit ans, ses études étaient terminées, et il allait partir pour Paris faire son droit, loraque le malheur s\u2019ebattit sur la petite maisonnette de la ruelle des Acacias.Thérèse devint mère pour la deuxième fois ; mais Jeanne, en naissant, coûta ls vie à la pauvre femme, Au | moment de mourir, mademoiselle Meilban compnit qu'il y avait pont elle un devoir devant lequel sa fierté devait plier: de régulariser la position de ses enfants.Elle le demanda 4 Renaud avec un accent.auquel il ne put résister: du reste, M.d'Arquizan ge chargea de toutes les démarches.l'essentiel était que le père d'Antoine ne dise pas non.Thérèse aut le distraire jusqu\u2019au jour du mariage.La cérémonie se fit simplement modestement, avec les seuls témoins indispensable, et l\u2019adresse de la mourante fat telle, que Renaud sorti de la mairie sans se douter presque de la gravité de l'acte qu\u2019il venait d'accomplir.Au retour, à peine remontée dans sa chambre, elle s\u2019éteignit, heureuse et tranquille, béniseant celui quelle avait uniquement aimé.Laurent apprit en même temps la mort de ea belle-sœur et l\u2019acte loyal de son frère.Il écrivit à Renaud pour le féliciter et le plaindre en même temps.\u2014Aujourd'hur seulement ton fils et mou neveu, lui dissit-il en terminant sa lettre, la seule qu\u2019il lui eût jamais adressée.On m\u2019apprend qu\u2019il se destine au notariat et qu\u2019il désire faire son droit à Paris.Je l\u2019approuve.Envoie-le-moi.je me charge de lui.A cette nouvelle, lea yeux verda- tez d\u2019 Antoine Flamarens lancèrent des éclairs.Son oncle, le marquis de Maretan, allait le recevoir chez lui.Quelle consécration pouvait valoir celle-là ?Tandis que M.d\u2019Arquizan se chargeait dé Jeanne et la faisait élever par nne paysanne dévouée, Catherine Morand, qui elle-même venail d'avoir une petite fille, Antoine partit pour Paris.Fidèle à sa promesse, Laurent Flamarens, alors un des peintres les plus célèbres du monde entier, lui ouvrit à la fois lès portes de ea maison et celles de son foyer VII.\u2014 l\u2019ATELIER DU BOULEVARD DE CLICHT.A la mort du vieux président, Laurent avait vingt cing ans environ.Vivre de la vie intelligente et libre de Paris, lui qui avait toujours- courbé la tête sous Ja main de fer d'un des pote, perfectionner un art qui était chez luiune vraie passion, tels étaient ses rêves.: Sa première occupation en arrivant à Paris fut de visiter les musées : le Louvre, le Luxembourg, toutes les galeries publiques ou privées dans lesquelles il lui fat permis de pénétrer eurent tout son temps libre.Puis il entra dans un des ateliers de peinture les plus en vogue de cette époque.Mais, comme il voulait travailler et non se singulariser, il eacha soigneusement son titre et sa fortune, vivant de peu, ne se faisant pas d\u2019amis, pour auivant ardemment le but qu\u2019ils s\u2019était promis d'at'einiire: devenir un maître.Cependant deux jeunes gens du même atelier auraient peut-être pu tenter l\u2019assaut de ce domicile inviolable.C'était d\u2019abord Germain Revel, le meilleur élève du maître sous lequel étudiait Flamarens, puis un étranger un Hollandais, arrivé depuis peu d\u2019Amsterdam, Georges Vandamme.Une sympathie irrésistible ne tarda pas à lier ces trois jeunes artistes.Après quelque tempa d'études assidues, Laurent loua un atelier, boulevard de Clichy.Cet atelier, situé en haut d\u2019une maieon nouvellement bâtie, était une pièce somptueuse, éclairée du haut en bas, au midi et au nord, par de larges verrières.Quelques fois alors, harassé de fati- gne, il faisait quelques tours dane l'immense pièce et, soulevant le grand rideau de soie rouge qui tempérait le jour trop éclatant da dehors, il allait jeter un coup d'œil dietrait soit our le boulevard de Chichy, soit sur les fe- uêtres qu'on voyait vis-à-vis les siennes, de l'autre côté «le la cour.Mais ces (divers points de vue ue le séduisaient guère en général, En ettet, le boulevard extérieur ne l'amugait pas du tout.Par [autre fenétre, 1 ne lui venait guère plns de distractions ; la maison dont le peintr?nccupait le devant était neuve.Par cnnséquent tous les petits employés, à des méua- ges pauvres, à des onvrières nécessiteuses, Étaient encore vides pour la plupart.Un soir, cependant, à la tombée du jour, alors que la lumière enfuie ne permettait plus à Flamarens de continuer son travail.une de ces petites chambres, jusque-là invceupée, a\u2019éclaira, et le plus joli tableau qui puisse tenter un artiste vint s\u2019offrir aux yeux ravis de Laurent.Une jeune fillee, ou plutôt un enfant, travaillait sous le grand abat-jour d\u2019ane lampe.Il était difficile de préeiser son âge; néanmoins elle était si petite, blanche et si frêle, qu'elle semblait entrer à peine dans l'adolescence.\u201cSes mains délicates, «lu galbe le plus pur, tournaient le petites fleurs avec une dextérité merveilleuse.Elle travailla tard dans ls nuit, Le lendemain matin, dès l'aurore, la fenêtre était ouverte ; la jeune fille, levée et liabillée, faisait la toilette de son petit atelier.Laurent put la voir à son aise slora.Elle était en effet très petite, extrêmement minceet paraissait avoir seize ans out au plus.Ce jour-là et les jours suivants, Laurent ne regarda pas une seule fois du côté du boulevard de Clichy.Sa charmante voisine l\u2019intéressait plus qu\u2019il ne se l\u2019avouait lui-même.Elle était active, travailleuse et vail- lente.Elle descendait une on deux fois par jour, et restait juste le temps nécessaire pour faire les petites provisions de la jonrnée ; elle ne devait être ni bavarde, ni fâneuse, car elle! remontait vite.Mile ne recevait persnnne chez elle.Le samedi soir, elle allait rendre son ouvrage; elle devait apporter la tâche entière de 1a semaine, car elle ne reasortait plus une seule fois.Cette existeuce honnête, calme et courageuse, finit par intéresser extré mement le jeune homme.[I lu sembla qu\u2019elle lui était confiée, et il: la suivait de loin le samedi loragn\u2019elle allait rue Saint Denis à la maison de gros pour laquelle elle travaillait.Sans y manquer un jour, il Ia surveilla, tout prêt à la protéger ou à la dé- fondre.S'aperçut-elle de Vintérét bienveillant et respectueux dont elle était l\u2019objet?Peut-être, car un matin, comme Laurent, déjà à sa fenêtre, épiait l'instant où elle allait montrer son fin minois, elle l\u2019aperçut et Jui sourit doucement.Le marquis rougit aussi bien qu\u2019un écolier pris en faute; mais, comme il était avant tout homme du monde : \u2014Bonjour, mademoiselle, murmura tril- -\u2014Bonjour, voisin, répoudit-elle en devenant, de son côté, rose comme une pivoine.La connalssance fut faite à partir de cet inatant-ià.Elle Ini montrail sea fleurs, il les admirait et donnait des avis sur les nuances.On ne se faisait cependant pas de visites, et toutes les conversations avaient lieu d'une fenêtre à l\u2019autre.Mais la cour était si étroite, que l'intimité arriva tout de même sans que la crainte des voisins indiscrets effarouchât leur délicatesse.Un an se passa ainsi.Laurent croyait d\u2019abord avoir ébauché une simple idylle par la fenêtre; mais à une ad- tniration d\u2019artisie banale et éphémère succéda peu à peu un sentiment vrai et profond, que le jeune «homme cachat soigneusement aux yonx de tous.-.Un samedi soir, à l\u2019entrée de l\u2019hiver, vers ciny heures, alors que l\u2019obscurité était déjà profonde, elle descendait pour aller rapporter son ouvrage.Laurent connaisanit ses babi.tudes, Il pleuvait à torrent, le vent soufllait par rafales, le temps était horrible ; de loin, comme il le faisait depuis une année, le jeune homme la suivit.Elle fut longtemps dans Ja maison de gros.Peut-é.re le travail était il plua long à distribuer que les jours précédents, peut-être lui avait-on demandé en retard.Toujours est-il qu\u2019elle en sortait vers buit heures seulement.Son carton à la main, elle reprit son chemin, jetant quelques coups d\u2019œil sur les wagrsine brillem- ment éclairés.Mais, vers le milieu de la rue des Martyrs, un groupe de jeunes gens sortant d\u2019une brasserie l'entoura.Oh! la belle enfant, dit l\u2019aa d\u2019eux.Elle rougit, maïs, tranquille, elle allait continuer sa route, lorsque le premier essays de prendre se main.on répond, que diable ! fit-il en rent, garçons de lu vue de deux yeux see.blables aux vôtres, madem\u2026.Le mot ne vacheva pas, Lanoutih, 4 Kemise libérale aux annonceurs à lengs \u2026 RATESOF ADVERTISING - \u2014Quand on est aussi joli que cela \u201d \u2014Et on ne prive pas de braves di JEUDI, 10 Maks, 1887.On dit que épaissenr de 1a neige, à Québec, est de 9 pieds.\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 Nous aocusons réception du numéro prospectus d\u2019un nouveau journal, L\u2019Avis du Peuple, publié à New i Bedford, Mussa eet ne On rapporte que Sir Michael Hicks Beach & donné sa démission de sevré- taire en chef de l'Irlande, pour rai.on de mauvaise santé.Le a \u2014\u2014-\u2014 La craiute d\u2019une guerre dans la Pologne Russe cause ls suspension de toute affaire ; les banques réduisent le erédit 4 un minunum.-\u2014 -\u2014-\u2014 - Par suite d\u2019un accident arrivé à la presse aur laquelle est imprimé notre journal.Is publication de la présente édition a été forcément retardée d\u2019une journée.ford Hartington approuveles principales mesures du gnuvernement pour amender le code de Procédure criminelle en Irlande, dont on lui a soumis les clauses.ee en © Le rédacteur-propriétaire du Na- TIONAL Étant absent, nous nous croyons justifiable de tenir sous covsidé- vsti: =.jnsqu\u2019a son retour, une corres.pot: ce regue de Winooski, Vt, ge Des avis de Sartari disent que Ali Pacha a défendn aux Albaniens d\u2019avoir des rapports avec les Mon- ténégrine; il est en rapport avec la plupart des tribus Albaniennes pour prendre une action commune contre Montenegro.-_\u2014___.Le Rév.Henry Ward Reecher pasteur de l\u2019église congrégationnelle Plymoath, Brooklyn, N.Y., est décédé mardi dernier à la suite d\u2019une attaque d\u2019apoplexie.Le défunt était Agé de 74 ana et était l\u2019un des ors- teurs le plus populaire de la chaire américaine.+0 ME 0 RP AE Es Tithe An smn SB ton ; Xi .La cloture du 49¢me Congrés des Etats-Unis a en liea vendredi dernier.Nous engagcons fortement nos bienveillants 'ecteurs a lire nitentivement l\u2019intéressante correspondance de Washington, que nous publions dans une autre co'onne et qui est due d la plume je l\u2019un de nos compatriotes le plas distingué de l'Etat New-York.Les runseignements importants et puisés aux meilleurs sources, sur le but du bill de représailes qui est maintenant loi, sont piquant d\u2019intérêt pour ceux qui désirent le maintien de la paix entre les Etats-Unis et le Ca nada \u2014__ Oo télégrapbie de Washington que le secrétaire d'Etat 8 reçu de M.Mac- Lane, ministre des Etats-Unis à Paris, une dépêche relative à l'entrée aux Etats-Unis de cinquante fusils chagse- pots et équipements que le gouvernement français a l'intention de donner à une société militaire de San Francisco.Le gecrétaire d\u2019Etat, dans une lettre qu\u20191! adresse à ce sujet au se- crétuire du trésor, de qui dépend, comme on sait, l\u2019administration des douanes, suggère que, *\u2018 par suite du caraciere extraordinaire de la donation projetée et en attendant une décision sor la question de savoir si un pays étranger a légalement le droit d\u2019armer une société militaire dans la furidiction des Etats-Unis, \u201d les armes en question, soient provisoirement retentües à la douane de New-York.Des instructions conformes à Cette suggestion ont été envoyéesau collec- teor du port de New-York.een Maladies délicates pour l'un et l\u2019autre sexes radicalement guéries.10 cents en timbres pour livre, Adresse, World's Dispensary Medical Association, Buffalo, N.Y.a eme \u2014 plas, tombait au milies du groupe.\u2014C'est horrible, cela! B\u2019écria-t-il.Läches que vous êtes, vous insultez une enfant abandonnée, ob! \u2014Pss si seule! dit le premier.~\u2014Un Bartholo! dit le second.Laurent entrait dans une de ses \u201c eolères blanches ; fl commençait à ne plus se posséder.La jeune fille mit sa main sur celle du peintre.\u2014Mon ami, lui dit elle, confuse du scandale, mais Levreuse de l\u2019invention, je vous en prie, venez ! \u2014 Ab ! ils sont d\u2019sccord, #'écridrent les jeunes fous, c'est différent, partons.Ft comme il n\u2019y avait eu en jeu ni question d'amour propre, ni querelle envenimée par la discussion où la violence, ils s'éloignèrent en chantant tout dieposés à aller chercher fortune * ailleurs Mais Laurent, encore tout frémissant, se rapprocha de la jeune file \u2014=Voulez-vous accepter mon bras pour remonter jusque chez vous, ma demoiselle?lui demanda-t-il.Pour ce eoir, de estte manière, vous éviterez toute oomplication.Elle ne refusa pas.Le cœur lai dattait à l\u2019étouffer; elle s'appuya sur 8 auf, mourant de bonheur.Arrivé 5 leur demeure commune, Lau- La France oi l'Allemagne.Quoique les élections slilemandes soient terminées et que le triomphe de Bismark semble complet, cependant les reptiles 4 I+ soude du chancelier prussien n'en contiquent pas moins leurs cris de guerre.Pendant toute ls campagne électorale, la presse teutonique n\u2019a cessé de vomir contre la France les plus basses insultes et les plus noires cslomnies.Le spectre des vaincus de 1870, demandant la revanche, semble s'être dressé devant le vieux (Goillanme et lui donner le cauchemar.En face de toutes ces provocations notre ancieniie mère-patrie est restée digne et calme, attribuant ce dévergondage de l\u2019esprit allemand aux agissements électoraux de M.de Bismark.L'attitade ferme ot patiiotique des électeurs ulsaciens et lorraine en renvoyant au Reichstag 15 députés opposionistes, malgré les menacee les plus terribles du gouverneur de ces malhenreures provinces, à jeté le dé- sarres duns le camp bismarkien.L'on croyat qu'apiés sveir vécu sous le joug allemand pendant 16 ans, la population de ces provinces conquises aurait onbl'é leur ancienne mère- patrie et finirait par se germaniser.Halte là ! Messieurs les Allemands ! Vous pouvez prendre des 1erritoires, vous pouvez faire dea traités, mais vous ne ferez jamais d\u2019un cœur français un Prussien! Non, le sang gaulois est trop pur et trop noble pour renier son origine.Si vous voulez vous en canvaincre jetez un coup dei! wor l'Amérique du Nord Vous v verrez que les soixante «t quelques mille Français abandonnés eur les hords du St.Laurent, il y à plua d\u2019un siècle, 4 la merci de Pennemi le plas invité.ré de notre race, sont re-tés de cœur et de sang aussi Frarçais qu'au jour où leurs ancêtres lais-aient la Nor- mandie pour venir habiter l\u2019Amérique, vous verrez que cette poignée de gaulois s\u2019est prodigieusement développée, à formé un peuple tout en conservant intactes la luugne, la croyance et les mœurs de ses aïeux et que son influence se fait sentir, au- jourd\u2019hui non seulement sur les bords du St.Laurent, mais par tout le Canada et jusque dans la Grand Répu blique Américaine ! Tandis que les Allemands émigrés dans ce pays e\u2019américanisent et renoncent généralement à leur langue À la seconde génération, nous, dezcen- dants de français, nous restons et resterons toujours Français par la langue, et la croyance.L'Allemagne peut être assurée qu'elle ne réussira pas plus à germaniser la population française de l\u2019Alsace-Lorraine que la Grande-Bretagne n'a réussi À angli- fier les Canadiens Français ! Mais il parait que M.de Bismark ne se tient pas pour battu, il menace, si l\u2019on en croit les dépêches, de dé- franchiser le corps électoral alsacien etlorrain.Si tel est le cas, la nation française pourrait bien, à bout de patience, laisser déborder le trop plein de son cœur et prouver à ses insulteurs qu\u2019elle n'est plns la France de 1870 et que son eang n\u2019est pas dégénéré.Voici ce que nous lisons à ce sujet dans une récente dépèche de Paris : Les déclarations de la presse alle mande, au sujet de l'intention du rince de Bismaik de punir l\u2019Alsace- orraine du résultat des récentes élections, ont causé 4 Paris une grande surexcitation et l\u2019on constate partout des symptômes d\u2019irritation.Si Bismark a pris délibérément Ia résolution de soulever les passions françaises jusqu'à une crise qui pourrait précipiter la guerre, il peut se flatter d\u2019avoir tiré bon parti de son jeu.C\u2019est pour la prémière fois depuis le commencement «es provocations al\u2018emandes que ce manifeste un sentiment belliqueux dans les établissements pnblies à Paris.Tlest donc évident que la crise franco-allemande s'aggrave de plus en plus et qu\u2019elle ne se terminera qne par une guerre terrible en ces deux nations.Et cette guerre nous parait d'autant plus inévitable que le gouvernement allemand y est poussé, afin d'opérer une diversion à l\u2019esprit d\u2019a narebisme qui l\u2019envahit el menace ie faire écrouler à tout instant, la mo La politique et la diplomatie tant vantées de M.de Biemark l\u2019ont placé dans ce dilemme; ou la guerre civile qui menace l\u2019existence de l'empire, ou la guerre étrangère.A.C.PARLONS FRANCAIS.Nous regrettons que le manque d\u2019espace nous empéche de reproduire in exlenso, un excellent article de M.Pothier, publié dans l\u2019Indépendant de Fall River, la semaine dernière.Le distingué écrivain y stigmatise une manie que l\u2019on rencontre chez un assez grand nombre de nos jeunes compatriotes qui, croyant se donner du ton, semblent oublier leur langne maternelle pour ne faire usage entre eux que l\u2019idiome anglais.Nous avons nous-même remarqué, plus d\u2019ane fois, cette conduite ridicule chez les nôtres.Nous sommes loin cependant de vouloir ostraciser l'usage et la connaissance de la langue anglaise, au contraire, nous voudrions que tous les Canadiens-Français pussent parler et Écrire correctement cette langue, c\u2019est une nécessité de circonstance et de lieu.Mais de grâce, entre compatriotes, parlons notre belle langue, transmettons la intacte à nos enfants, comme nons l\u2019avonsa reçue de nos pères.C\u2019est un héritage précieux que nous devons conserver.Mépri- sona les badaura et les ignorants qui prétendent que notre idiome n\u2019est qu\u2019un patois et laissons les croupir dans leur insignifiance.Nous pouvons affirmer que le Canadien-Fran : çais, le moins lettré, peut parcourir la France et converser à l\u2019aige avec ses cousins d'outre mère, particulière ment avec ceux de Normandie et de Bretagne, patrie de nos ancêtres.L'accent peut être un peu dif- férent, mais il ne l\u2019est pas plus que celui qui existe entre l'américain et l'anglais.L'exemple que nous donnent les meilleures familles américaines, en faisant apprendre la langue française à leurs enfants ct en s'efforçant de lJan- cer dans l\u2019ocession un bon mot dans notre langue, devrait faire rougir de honte ceux des nôtres qui semblent faire fi de son usage.Comme nos lecteurs peuvent le voir par l\u2019extrat du Courrier des Etats-Unis que nous nous publions ailleurs, Mme Grover Cleveland, la digne épouse du Prési dent des Etats-Unis, se livre à l\u2019étude de la langue française qu\u2019elle possède déjà passablement bien.Nos jeunes Canadiennes devraient limiter et ne jamais se permettre l\u2019usage d\u2019un idiome étranger entre elles, à moins que des circonstances et des raisons de politesse l\u2019exigent.A.C.Les Canadiens ont des défauts qui sont lu cause de bien des retards dans le développement national, et l\u2019étranger qui connait ou qui observe en profite pour leur susciter des embarras sérieux.Nous apparaissons souvent plutôt vains qu\u2019orguellleux, et le voisin qui s\u2019aperçoit.de cette faiblesse chez nous l'enconrage autant qu\u2019il le peut pour arriver à sus fins politiques ou autres.Nous sommes de chauds patriotes, en général, surtout le 24 juin, mais hélas ! que de défaillanc: 8 le reste de l'an.L\u2019honneur personnel ou national se ressent trop de la bauege et de la baisse pour nos intérêts de l\u2019avenir.li nous arrive souvent de conseiller et de demander l\u2019américanisation du canadien, pas autre, cependant, que celle qui lui permettra de jonir des avantages réservés à tout citoyen d\u2019une belle et puissante république : mais nous détestons et redoutons les tendance de certaines clusses vana- diennes à singer l'étranger.Nous voyons, non aans crainte et sans honte, bon nombre de nos jeunes gens ou Jeunes filles chercher à copier les manières du voisin, surtout dans ce qu\u2019elles ont de plus repréhensibles.II nous fait peine de voir l'anglais remplacer le français dans la conversation usuelle de notre jeunesse.Nous regrettons de voir qu\u2019on petit sourire d\u2019un gamin étranger suffise pour tourner la tête d\u2019une jeune personne cana:lienne qu a été vertueuse et modeste jusque là.Nous regrettons enfin, de remarquer assez peu d'intelligence pour méconnaîtie nos intérêts immédiats, car comment expliquer l\u2019aveuglement de ceux des nôtres qui semblent avoir honte de parler français quand il est évident qu\u2019ils doivent leur position à la clientèle canadienne ?narchie teutonique.nu \u2014lci, je vous laisse.mademoiselle.lui dit il; nous devons nons séparer.\u2014 Pourquoi?I'raterrogea-t-elle, en levant aur lui Res grands yeux l'im pides.Vous n\u2019avez pas diné, je gage, moi non plus, je meurs de faim, vou- lez-vous partager mon repas?Sa voix tremblait; une angoisse sans nom l\u2019étreigaait ; elle avait peur qu\u2019il refusât.Il hésitait, lui, non pas qu\u2019il n\u2019eût désiré ardemment bien des foie l\u2019entrée de ce petit sanctuaire qu\u2019elle lui offrait maintenant ; mais il était honnête et avait peur de la compromettre.Tout à conp 11 parut prendre nne résolution subite.\u2014Je veux bien, dit il, mais à une condition : je vais acheter notre dîner et vous le préparerez.Elle frappa ses petites mains l'une contre l\u2019autre.\u2014Oui, oui, dit-elle, avec le beau regard naïfet joyeux d\u2019une enfant Leureuse, c\u2019est cela, allez, mais revenez vite.A partir de ce jour, Laurent passa toutes ses soirées chez Adèle Meunier.Mais honnête jusqu'aux limites du possible, il eut le farouche délicatesse de ne jamais lui dire gn mot d'amour.À ses côtés, il ressemblait bien plutôt à un fière attentif et dé- vent ia cine profondément.voué qu\u2019à un homme épris jusqu\u2019au délire.pris jueq minorité et qui le seront encore longtemps, perdent leur langue et on se passera des services de nos jaunes gens duns dsns les msgasins et a:l leurs.Que l'usage de la langue française reste en honneur parmi nous et la nécessité d\u2019avoir des employés parlant le français a\u2019imposera toujours au commerçant étranger.Les inté- rêta paiticutiera d'an chacun exigent la conservation de la langue française; l'honneur national le demande aussi\u2026 POTHIER.tree.Notre Presse France-Americaine.[ Du Travailleur.} On dit avec raison, que la presse est une des premières puissances de l\u2019Etat.Cette vérité est sanctionnée par plus de quatre siècles d\u2019expérience.Il n'y a pas à se le dissimuler, le presse exerce une influence prépondérante sur l\u2019opinion publique, et partant, sur les événements qui se produisent dans le monde.Dans les pays les plus civilisés, la presse est d'autant plua puissante qu\u2019elle est appréciée à sa valeur.Les politiciens, les euvants, les littérateurs s\u2019en servent ur répandre parmi les populations les connaissances qui sont, sinon indispeneables, du moins très utiles, à l\u2019homme qui s quelque souci de sa dignité.La presse, qui a pour miseion de discuter lea grandes questions qui touchent à l'existence des peuples, s\u2019applique surtout à éclairer l\u2019opinion C'est là une mission de la plus haute importance.Mais est elle toujours à la hauteur Je la situation?Il noas fait peine de répondre négativement à cette quez- tion.Sila boone presse peut faire un bien immense dans son apostolal tout de dévonement et d'abnégation, la presse qui confeste des principes antichrétiens où antisociaux accomplit une œuvre néfaste, qui ne peut qu\u2019attirer sur la société les plus grands malheurs.Ft notre siècle eat fé oud en écri vais immoraux, qui ont prostitué leurs talents pour flatter les plus viles passions d'une ignoble popalace.La presse fmmorale ne tend donc qu\u2019à saper les bases de la société, \u2014l\u2019honneur, la religion et la morale.Les Canadiens, aux Etats-Unis, occupent une position exceptionnellement difficile.Entourés d\u2019éléments hostiles À leur foi et à leur langue, il leur faut un dévouement filial envers l\u2019Eglise et un patriotisme pur et sincère, pour surmonter les obstacles qui obstruent leur route.* Avec le clergé et nos sociétés, notre presse franco-canadienne peut se féliciter d\u2019avoir contribué a l\u2019érection des temples et des écoles magnifiques, où nos populations puisent la force né- cessuire pour résister à l\u2019apostasie religieuse et à l\u2019assimilation.Fondée dans de pénibles circonstances, notre presse a progressé sensiblement, depuis une dizaine d\u2019années, et elle a certainement droit à l\u2019estime, à la reconnaissance de tous ceux dont le cœur est resté français et catholique.Nos journaux sont wienx faits, plus intéressants qu\u2019autrefois.Nos journalistes ne sont plus, pour ta plupart, des apprentis sans talents, mais des lutteurs aguerris, éneriques, consciencieux, entièrement dévoués aux intérêts de notre nationalité, qui ne craignent point de travailler avec ardeur pour assurer le tromphe définitif de la cause qui nous ezt chère à tous.Nous parlons ici «le la presse respectable.Mais il est une autre catégorie de journalistes franco-américains, celle des nullités tupageuses, plus habiles à manier la pioche que la plume, qui font œuvre d'opposition perpétuelle.Ces cacographes sans style et sans idées affichent cependant des prétentions ridicules et réuasiseent trop sou vent, bélas! à éblouir les badauds.Cette phalange vient d\u2019être augmentée d'une recrue digne en tous points de ses congénères, lesquels sont de vivants obstacles au progrès de nos nationaux.Parmi ces écrivassiers, le toupet remplace le talent, et l\u2019on émet des idées rebattues dans un style amphigourique, avec tout l\u2019aplomb d\u2019un Théophile Gautier.Eh ! bien, dans notre humble opi- pion, les journalistes respectables devroient être unanimes à dénoncer ces ennemis de la grammaire française et des principes catholiques, qui ne peuvent que fausser l\u2019opinion et le goût, des lecteurs.Les productions échevelées de ces plamitifs dessèchent l\u2019esprit et le cœur des Canadiens émigrés, au lieu de relever leur niveau intellectuel et moral.11 est temps, crayons-nous, de mettre le doigt sur une plaie qui ronge le seiu de notre société canadienne et qui menace son existence.C\u2019est un devoir patriotique qui s'impose à tous.Honneur à Ja bonne presse canadienne ! Mais que les charlatans en solent expulsés 1gnominieusement ! Que les Canadiens qui sont dans lu ms A.\u2014Le jour seulement od je serai capable de faire vivre ma femme et d\u2019élever une famille avec mon travail, se disnit-il, jo serai henvrux, pas avant.Il arriva, ce ioment héni.Le grand tableau augnel il travaillait de- pnts si longtempa av trouva enfin terminé.Il fut admis \u2019em'lée au salon.D'après tous ses amis, accourus pour le féliciter, «50 œuvre était une merveille, un tal it se révélait, devant lequel les grands msilres anciens allaient pâlir.La décision du jury fut celle de ses camarades eux-mêmes.Laurent Fla- marens eut cette année-là le grand prix d\u2019honneur, avec toutes sortes de mentions flatteuses, Les journaux français et étrangers parlèrent de !ai.On lui offrit des prix fous de son tableau.Les Anglais et les Américains tentèrent l'impossible pour visiter son atelier.I! accepta les commandes qu\u2019on voulut bien lui faire, mais ne se troubla pas de la grandeur du succès : il 6tait de ces hommes forts qui ne succombent pas plus aux enivrements de la gloire qu'aux désespérances de l\u2019échec.Le soir même, il monta chez Adèle.La pauvrette était toute triste, Vous voilà un grand artiste, mon (+.DE TONNANCÇOUR \u2014\u2014\u2014 ami, lui dit-elle d\u2019un accent qu'elle esayait vainement de rendre ferme.Le monde et la gloire vont vons accaparer.Vous allez oublier le chemin de cette chambrette.Il la regarda longuewent, puis, la pressant subitement sur son cœur: \u2014Oui, lui murmnra-t {! tout bas, je n'y viendrai plus, parce que tu n\u2019y seras pas.Elle ferma les yeux et se sentit mourir ; c\u2019était la première fois qu\u2019il employait en lui parlant ce doux mot fait de deux lettres.\u2014Mais alors, balbutis-t-elle éperdue, vous m'aimez donc.comme je vous aime?Il fléchit le genou et d\u2019une voix basse, ardente, pleine de passion et de délire : \u2014 Oui, dit-il, je vous aime autant qu\u2019un homme peut aimer, au delà du possible, plus que ma vie, plas que tout sur terre ; mais je vous respecte autant que je vous aime.Vonlez vons être ma femme?Elle jeta ses \u2018eux bras autour du cou de Flamarens.\u2014Sa femme ! t-elle en cachant sa tûte sur sa poitrine, sa femmel.Ab! on ne meurt pas de bonhonr !.\u2026 Le lendemain, Flamarens amena LE NATIONAL.\u20ac.LETTBE DE WASHINCTON, D.MEUVIEME CONGRES.LES DERNIERS JOURS DU QUARANTS- un sentiment fort puissant pour sos intérêt personnel.Celui-là !] aime son pays quand son coumerce va bien et que son voisin lui permet facile went de prendre une bonne partie de M.le Rédnetear du National, Je avis à Washington depuis quelques jours.J'ai suivi avec attention les séances des deux chambres.Par la faveur d\u2019an ami influent, j'ai conversé avec plusieurs politiciens lea plus en vue ici.L'opinion générale c\u2019est que le Canada n\u2019a pas à redouter la guerre avec les Etats-Unis relativement à la question des pécheries- Personne ne prend au sérieux les discours de M.Ingalls av Senat.C\u2019est une fraude politique de la part des républicains, et une habile wa.nœuvre des démocrates pour oblenir le plus possible de l\u2019Angleterre.Le Président et un grand nombre de ses partisans sont entièrement favorables à un nouveau \u2018Traité avec le Canada.M.Bavard le Secrétaire d\u2019Etat, paraît être le seul récaicitrant Les répnblicains ont saisi cette gue:- tion avec l'espoir de soutever le senti ment national contre l'administiation au pouvoir.Ie bill de 1eprésailies est passé sans protestation avec l'en tente parmi les démocrates que lenr chef
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