Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Domaine public au Canada

Consulter cette déclaration

Titre :
La feuille d'érable
Éditeur :
  • New-York, N.Y. :[La feuille d'érable],1887-[1891]
Contenu spécifique :
mardi 1 novembre 1887
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

La feuille d'érable, 1887-11-01, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" ~ = VILLE DE NEW YORK, le ler NOVEMBRE, 1887.LA FEUILLE D'ÉRABLE.ORGANE DES CANADIENS DE TOUTE ORIGINE AUX ETATS-UNIS.VOL, L] LEON BOSSUE DIT LYONNAIS, REDACTEUR-PROPRIETAIRE.[NO.11 AIDONS-NOUS MUTUELLEMENT ! Aidons-nous mutuellement, La charge des malheurs en sera plus légère ; Le bien que l'on fait à son frère, Pour le mal que l\u2019on souffre est un soulagement : Confucius l\u2019a dit: suivons tous sa doctrine.Pour le persuader aux peuples de la Chine, Il leur contait le trait suivant: Dans uue ville de l'Asie Il existait deux malheureux, L'un perclus, l'autre aveugle, et pauvres tous les deux.ls demandaient au Ciel de terminer leur vie; Mais leurs vœux étaient superflus : Ts ne pouvaient mourir.Notre paralytique, CoucLé sur un grabat dans la place publique, Souffrait sans être plaint; il en souffrait bien plus.L'aveugle, à qui tout pouvait nuire, Etait sans guide sans soutien, Sans avoir même un pauvre chien Pour l'aimer et pour le conduire.Un certain jour il arriva Que l'aveugle à tâtous, au détour d'une rue, Près du malade se trouva; Il entendit ses cris, son âme en fut émue.Il n\u2019est tel que les malheureux Pour se plaindre les uns les autres.\u201cJ'ai mes maux, lui dit-il, et vous avez los vôtres ; Unissons-les, mon frère, ils seront moins affreux.\u2014Hélas! dit le perclus, vous ignorez, mon frère, Que je ne puis faire un seul pas; À quoi nous servirait d\u2019unir notre niisére ?\u2014 quoi ?répond l'aveugle ; écoutez : à nous deux Nous possédons le bien à chacun nécessaire; J'ai des jambes et vous des yeux ; «Moi, je vris vous porter; Vous, vous serez mon guide; Vos yeux dirigerout mes pas mal assurés; Mes jambes à leur tour iront où vous voudrez.Ainsi, sans que jamais notre amitié décide Qui de ous deux remplit le plus utile emploi, Je marcherai pour vous, vous y verrez pour moi.\u201d FLORIAN.Apparition Extraordinaire dun Prêtre Miraculeuse Conservation du Secret de la \u201c Confession.Nous traduisons du Catholic Review, de Toronto : Sa Grandeur Mgr.l\u2019archevêque de Toronto connaît le prélat qui a raconté la merveilleuse histoire suivante : C\u2019est à la tâble à diner de l\u2019un des plus haut dignitaires de l\u2019Eglise\u2014un homme dont le nom, si j\u2019étais libre de le mentionner, commanderait la confiance et le respect tout partout où la langue anglaise est parlée\u2014que jentendis les histoires que je vas vous raconter.Je sais que la révélation du nom du narrateur ajouterait Leauconp à la valeur du récit chez plusieurs esprits, et en vérité je n'ai aucune raison de supposer que la révélation serait repréhensible ; mais je n\u2019ai pas demandé la permission de le faire (n\u2019ayant pas à cette époque la moindre idée de publier jamais les récits), et conséquemment je m\u2019abstiens.La seconde histoire que nous raconta l\u2019évêque était d\u2019un caractère différent, et les évènements eurent lieu à une époque ultérieure de sa vie.Un jour il fut invité & diner dans une certaine maison d\u2019un des comtés intérieurs.Etant arrivé plus à bonne heure qu\u2019à l\u2019ordinaire, il trouva, en étant conduit au salon, que l\u2019hôtesse n\u2019était pas encore descendue de sa chambre, la seule personne dans le salon étant un prêtre catholique qui lui était parfaitement étranger\u2014nssis sur un sofa, lisant attentivement un gros volume.Quand l\u2019évêque entra, le prêtre leva les yeux, fit une courtoise mais silencieuse révérence, et recommença sa lecture.C\u2019était un homme fortement bâti, à l\u2019air actif, apparemment un chrétien musculaire ; mais il y avait sur sa figure une expression d\u2019anxiété triste, et il se demanda intérieurement qui pouvait-il être, comment se faisait- il qu\u2019il était invité à cette maison.Bientôt d\u2019autres invités arrivèrent, et lu maîtresse sc montra si empressée à s\u2019excuser de n\u2019avoir pas été prête à recevoir sou liôte à son arrivé que Pé- vêque oublia pour un 1noment les questions qu'il avait intention de lui poser à propos du prêtre étranger.Quand il fut assis à côté de la dame de la maison à la table du dîner, cependant, il s\u2019en rappela, ét se tournant vers elle, il remarque : \u2014En passant, vous ne m\u2019avez pas présenté ce prêtre à l\u2019air intéressant que j'ai trouvé au salon.Qui est-il ?Puis regardant autour de la table, il continua avec surprise : \u201411 ne semble pas être venu au dîner.Une expression très étrange passa sur la figure de la dame quand elle dit rapidement d\u2019un ton très bas : unité 2 A SAN wine ee Les \u2014Comment! l\u2019avez-vous réellement vu ?\u2014Certainement, je l\u2019ai vu, répliqua l'évêque ; mais je vous demande pardon.Je eraiîns d\u2019avoir involontairement mentionné un sujet qui vous est désagréable, peut-être suis-je venu mal à propos sur un secret de famille.Je crovais rien autre close que ce prêtre était simplement un des invités comme moi, et son apparence m\u2019a tellement intéressé que je désirais nue présentation ; mais si vous êtes anxieusc, pour quelque raison, que sa présence ici reste cachée, je n'ai pas besoin de vous assurer no Vous ponvez compter sur mon silence, \u2014Non, non, mouscigneur, répondit In dame à voix basse, Vons Vous méprenez sur moi entière-! NOS GLOIRES Sa Grandeur Monseigneur Alexandre-Antoniu Taché, de la congrégation des Oblats de Marie- Immaculée, est né à Fraserville (Témisconata), le 23 juillet 1823.Il fut ordonné prêtre le 12 octobre 1245 ; sacré évêque titulaire d\u2019Arath et coadjuteur de St.Boniface, à Viviers (Ardèche, France), le 23 novembre 1851, puis devint évêque de Saint-Boniface le 7 juin 1853.Etant alors dans une mission lointaine du diocèse il ne prit possession solennelle de son évêché que le 5 novembre 1854 ; et devint premier archevêque le 22 septembre 1871, à l\u2019érection du diocèse en métropole.La Cathédrale de Saint-Boniface fut commencée en 1862.La première chapelle qui servit de cathédrale à Mgr.l\u2019rovencher, son prédécesseur, était en bois ; elle fnt bâtie en 1820.La seconde, construite en pierre, fut commencée en 1832 et terminée en 1838 ; elle avait à pen près les mêmes \u2014J'ai souvent pensé, continua-t-elle, que s\u2019il se trouvait quelqu'un qui eut le courage de Iui parler nous serions peut-être soulagés de sa présence.Pourriez-vous tronver quelqu\u2019exeuse pour retourner au salon quelques minutes, voir si le prêtre y est encore, et s\u2019il y est, Ini parler, Pabjurer de «nitter cette maison\u2014de Vexoreiser, enfin.Après quelque hésitation, l\u2019évêque consentit à tenter l'expérience.Sa conversation à mi-voix avec lu maîtresse de lu maison n'ayant pas en apparence été remarquée il s'excnsa sur un ton plus élevé pour nne absence de quelques minntes, et quitta la chambre à manger.Ce fut avec une étrange émotion de terreur que, en pénétrant dans le salon, il aperçut la figure du prêtre, on- NATIONALES.S.C.MGR.A.A.TACHE.dimensions que celle d\u2019aujourd'hui (100 x 43 pieds).Deux hautes tours surmontées d\u2019élégants clochers ornaient sa façade.Cette église, fruit d\u2019énormes sacrifices, fut détruite par le feu nu mois de décembre 1860.Dans cet incendie, périrent les archives de ln paroisse et les documents les plus précieux sur l'histoire du pays et lo commencement des missions.Mgr.Taché, après ce désastre, se mit à l\u2019œuvre avec courage et énergie pour relever son église, et, trois ans apres, la cathédrale fut livrée au culte.Cependant, elle était loin d\u2019être terminée.Les œuvres nombreuses que Mgr.Taché fut obligé d\u2019entreprendre pour les Lesoins de son diocèse l'empêchèrent toujours de mettre la dernière main à l'intérieur de la cathédrale.La crainte surtout de contracter des dettes, Ini ont fait ré- tarder d'année en année les travaux, que grâce it 1x générosité de certaines personnes il vient de faire exécuter cet antomne.ment; il n\u2019y a rien que je venille cacher, bien que ce soit Un sujet que mon mari n'aime pas voir mentionner.J'ai été surprise d\u2019apprendre que le prêtre s\u2019était montré à vous, parce que jusqu'ici la chose n\u2019est arrivée qu\u2019à quelque membre de notre famille, Ce que vous avez vu n\u2019est pas un visiteur miis une apparition.\u2014Une apparition! s'exclama l\u2019évêque.\u2014Oni, poursuivit la dame, et dont il est impossible de mettre en doute le caractère surnaturel, car durant les deux années que nous habitons cette maison, elle s\u2019est montrée peut-être une donzaine de fois, à mon mari et à moi, dans des circonstances où toute illusion ou imposture était hors de question.Puisque nous no ponvons point l\u2019expliquer, et sommes certains que Ia chose n\u2019est pas due à des causes naturelles, nous avons résolu de n\u2019en parler à personne.Mais du moment que vous l\u2019avez vue, monseigneur, vou- lez-vous me faire une faveur ?\u2014Très certainement, si c'est en mon pouvoir, dit-il.core assis à la même place\u2014diligemment occupé encore à lire son gros breviaire, si cC\u2019en était un ; mais avec une ferme résolution, il avanga lentement en avant, et s'arrêta directement en face de apparition, De nouveau, le prêtre le sulua d\u2019une courtoise inclination de la tête, mais cette fois au lien de se remettre immédiatement à regarder le volume, ses yeux s'arrêtèrent sur lu figure de l\u2019évêgne avec nine expression d\u2019accablement infinie, accompagnée d\u2019une sorte d\u2019anxiété supprimée.Après vue pause d'un instant, l\u2019évêque dit lentement et solennellement: \u201cAu nom de Dieu, «qui êtes vous, et que voulez-vons ?\u201d L'apparition fermale livre, se leva de son siège, confronta l\u2019évèque, et puis, après quelque hésita- tivity, prononga ces paroles d\u2019une voix basse et mesurée : On ne m\u2019a jéuais auparavant interrogé de cette manière ; je vais vous dire qui je suis, et ce que je veux.Comme vous le voyez, je suis un prêtre de l'Eglise cutholique; et quatre-vingt ans passés la maison où nous sommes maintenant n'appartenait.J'étais un bon cavalier ot aimais passionnément la chasse quand VPoecasion sen présentait, et un jour j'étais justement sur le point de partir pour un rendez-vous voisiu, quand une jeune fennne d'une tres haute famille vint me trouver pour faire sa confession.Co qu\u2019elle dit, je n\u2019ai pus besoin de le répéter ; nmis celiu intéressait intinement l'honneur de Pune des plus nobles maisons d'Angleterre, et cela mo parut d'nne si suprême importance que je commis la grave indiscrétion\u2014le péché mênte, car cela est strictement défendu par l'Eglise\u2014de prendre des notes en entendant In confession.Quand je l\u2019eus absoute, et renvoyéo, je trouvai qu'il m\u2019étais à peine possible de me rendre at rendez-vous à l\u2019heure voulue, mitis même dans mon empressement je n\u2019oubliai pas lextrême importance de garder soigneusement les notes dn terrible secret qu\u2019on m'avait contié.Dans un but qu\u2019il n'est inutile de raconter maintenant, jo fis enlever quelques briques dans le muv de l'un des passages de la tour de cette maison, et faire une petite cachetto\u2014justement Tu place, pensai-je, où mes notes seraient parfaitement en shreté contre tout accident imaginable jusqu'à mon retour, alors que j'avnis l\u2019intention d\u2019étudier à loisir les difficultés Au ens, puis détruire immédiatement le dangereux papier.En attendant je l\u2019enfermai à la hâte entre les feuilles du livre que j'avais à In main, courut en bas, déposai le livre dans la achotte, remis les briques on place, sautai sur mon cheval, et partis ao galop.Ce jour-là, sur le terrain de chasse, je fus renversé de cheval et tué sur le champ ; et depuis cetto éporue çæ été tion triste sort de hanter ma demeure terrestre et essayer d\u2019écarter les consé«uences de mon péché\u2014essayer de préserver do toute découverte possible les notes fatales que j'avais prises si témérairement et si injnstemeut.Jamais jusqu\u2019au- jourd'hui aucun être humain n\u2019a osé me parler comme vous l\u2019avez fait; jamais jusqu\u2019aujour- d\u2019hui il 1n\u2019est venu un semblant de secours, ou nn espoir de délivrance de cette tâche pénible.Mais imaintenant\u2014vous allez mo sauver! Si je vous montre où j'ai caché mon livre, allez-vous jurer par tout co que vous avez de plus sacré, de détruire sans le lire le papier qu\u2019il contiont\u2014 sans permettre à nul œil humain de lire nu not même de son contenu ?Allez-vons donner votre parole que vous en agirez ainsi ?\u2014Je donne wa parole de faire selon votre désir à Ia lettre, dit évêque d\u2019un ton solennel, Le regard \u2018les yeux du prêtre était si intense qu'ils semblaient percer jusqu'à son Ame, mais le résultat de son examen fut en apparence satisfaisant, car le fantôme se retourni avec un soupir de soulagement, en disant: \u2018\u201c Alors snivez- moi.\u201d Avec un profound sentiment d\u2019étrangeté, Pé- vêque suivit Papparition dans le large escalier jnsqu'an rez-de-chaussée, et puis ils descendirent par un autre plus étroit en pierre qui paraissait conduire à quelque cave on voûte, Tout à coup e prêtre s'arrêta et se tourna vers lui.\u2014Voici l'endroit, dit-il, en posant lu main sur la muraille ; détachez les briques, eb vous trouverez en arrière la cachette dont jo vons ai parlé.Remarquez bien Pendroit, et rappelez-vous votre promesse.Suivant, la main levée, le désir apparent du spectre, l\u2019évêque examina attentivement le mur à Pendroit indiqué, et ensnito sc retourna vers le prêtre pour lui demander une autre question ; mais à son extrême étonnement il n\u2019y avait plus personne\u2014il était absolument soul daus ce passage à peine éclairé ! l\u2019eut-être aurait-il du s\u2019at- toudre à cotte soudaine disparition, mais cela l'offraya plus qu\u2019il eut vouln Vadmettre, eb il rentra dans la salle à diner, encore tout ému de surprise.Son absence prolongée avait été remarquée, ct maintenant son air agité attira attention géné- rule.Incapable pour le moment de parler avec cohérence, sa scule réponse aux questions anxieuses de sou hôte fut signe de s'adresser à la dame de la maison pour une explication.Avec quelque hésitation elle avoua la mission dont s\u2019était chargé l\u2019évêque à sa prière, et comme bien on se l\u2019imagine, les invités manifestèrent l\u2019excitation lu plus profonde et le plus grand intérêt, Dès que l\u2019évêque ent recouvré la voix il se trouva forcé de raconter listoire devant toute l\u2019assemblée, un plus long secret étant maintenant inutile.Tant célèbre que £0t son éloguence, il est probable qu\u2019il ne fut jamais écouté avec tant d\u2019atteution ; et à la fin de son récit personne n\u2019ob- 2 LA FEUILLE D\u2019'ERABLE\u2014Ier NOVEMBRE 1887 jecta & ce que l\u2019on envoya immédiatement chercher un maçon pour déranger le mur et découvrir la substance de cette histoire surnaturelle mais circoustanciée.Le maçon arrivæ bientôt, et toute l\u2019assemblée se pressa dans Pescalier, sous In conduite de l\u2019évêque, pour être témoin du résultat de ses recherches.L'évêque ne put 3 peine retenir un tressaillement de frayenr quand il se trouva de nouveau dans le passage où son compagnon surnaturel était disparu si irrévérencieusement, mais il indiqua l'endroit précis qui Tui avait été montré, et le maçon se mit à l'œuvre Sous plus tarder \u2014Le plâtre paraît être très dur et ferme, remarqua quelqu'un.\u2014Oui remarqua l'hôte, il est de qualité excel- Jente et comparativement neuf; ces voûtes étaient depuis longtemps tombées en usage, m'- fron dit jusqu\u2019à ce que mon prédécesseur fit réparer et replitrer ces vieux murs, En ce moment le maçon avait réussi À briser le plâtre et à enlever une couple de briques à l'endroit indiqué, et bien que peut-être personne ne fut netuellement surpris, néanmoins il y ent un air d\u2019excitation perceptible parmi les invités quand il annonça l\u2019existence d\u2019une cavité d'environ deux pieds carrés et dix-huit pouces de profondeur dans l\u2019épaisseur de la muraille.Le mai- tre s\u2019avança rapidement pour regarder.mais se retira à l'instant et fit place à l\u2019évêque en disant : \u2014J\u2019onbliais votre promesse pour un moment; À vous seul appartient le droit d'y regarder le premier.âle, mais ferme, l'évêque s'avançir vers In cn- vité, et après un simple coup d'œil il y introdni- Sit sa main et retita un ancien volume fortement relié, convert de poussière et de moisissure.A cette vue un courant d\u2019effroi passa sur toute Fas- sistunce, mais pas une parole n\u2019interrompit le silence d'une attente terrifiée, tandis qu'il ouvrit révérencieusemeut le volume, et.après avoir tonrné quelques feuilles retira des pages un morceau de papier écrit, jauni par l'âge, sur lequel se tronvaient quelques lignes irrégulières, hâtivement écrites.Aussitôt que l'évêque fut convaincu d\u2019avoir trouvé ce qu'il chercirait, il en Éloigna sou regard, et les autres Ini ouvrant pits- sage, le porta soigneusement jusqu'à la pièee la plus voisine et le jeta dans le fen qui brûlait dans l'âtre, avec autant de révérence que s'il cat porté quelque chose de sucré.Tant que la moindre parcelle du _cocument mystériensement découvert ne ft entièrement consmmée, personne ne proféra une parole; et même alors, bien que de courtes exclamations comme: \u201c\u201cMerveilleux! Etonnant! En vérité! Qui l\u2019anrait cru!\u201d fussent prononcées, la majorité des personnes présentes étaient trop impressionnées ponr parler.L\u2019évêque sentait que nul parmi les assistants ne pourrait Jamais oublier les leçons de ln cireonstance\u2014lui moins que les autres, et, en effet il n'a jamais pu raconter cette histoire, même après bien des années, sans l'émotion la plus profonde.Le mrêtre-fantôme ve s\u2019est jamais plus montré par fa suite là où pendant si longtemps il était venn garder son coupable secret.\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014#\u2014#\u2014___ JOURNAUX CANADIENS PUBLIÉS 1 NEW YORK.La FEUILLE D'ÉRABLE est le qmatrième journal canadien-françitis publié à New York.Le second\u2014Le Cosmorama\u2014fut publié par le Prof, George Batchelur en 1873.L'objet de M.Batchelor, en publiant ce journal, était l\u2019unification de la race française en Amérique.Ce journal, de quatre pages, dont une en langue anglaise, était publié mensueslement d\u2019abord, pour tâter le terrain, l\u2019inteution du propriétaire étant d\u2019en fuire bientôt un journal hebdomadaire illustré.la mission que s\u2019imposait M.Batchelor était belle et méritait un encouragement empressé et libéral, qui ne lui aurait pas manqué, s\u2019il ent pu y sacrifier plus de temps, mais il comprit bien vite que ce travail, ajouté à celni que lui imposait ses classes, était trop lourd, à son âge, et qu\u2019il Ini fandrait sacrifier on son école on son journal.Il y peusa sérieusement et sacrifia le journal, qui après tout, pouvait bien n'être qu\u2019une mauvaise spéculation, n'ayant pas le courage de quitter le poste qu\u2019il oceupe encore avec tant d'avantage pour notre nationalité, et quil s\u2019est créé Ini-même, Notons en passant, et c\u2019est l'occasion de le dire, que l'introduction de l\u2019en- sciguement du français dans nos écoles publiques à New York, est l\u2019œuvre de M.le l'rof.Batchelor, qui a pu avoir aux yeux de quelques uns, bien des torts, mais dont on ne peut lui contester an moins ce mérite-là, Le premier numéro du Cosmorama, porte la date du 3 mai, 1873; le numéro deux, celle du 7 juiu.1873; le numéro trois, le 5 juillet, 1875: le numéro quatre, parut le 4 octobre, 1873; le numéro cing, en novembre, 1873: et le nimnéro six, le dernier, en avril, 1874, Le troisième journal\u2014Le Canadien des Étals Unis\u2014a paru le ler mai, 1884 C'était un journal grand format, à huit colonnes, et (ui portait ent exergue: \u2018\u201c Conserver sa religion et sa Inngne dans les pays où Dieu nous envoie.\u201d 11 étuit publié en commandite par une société d'action- nuires canadiens-framiçiis, et dirigé par un comité composé de MM.l'abbé F, Tétreau, Dr.L.P.Fontaine, IN.LeBel, Jos.1°, Dalbee, Chus.D.Lamarche et J.E, Laviolette.C'était nu hen journal dans toute l'acceptation du mot, et qui aurait véen probablement, si l'ambition.or gueil et la jalousie\u2014ces trois vertus théologules canadiennes\u2014n'étaicntl venues s'associer à l'œu- vie, Le souvenir de cette feuille hebiomadaire est encore frop vivace à la mémoire de chacun, pour qu\u2019il soit nécessaire d\u2019en faire l'historique détaillé.Le Canadien des États Unis était rédiré en collaboration, et M.Crouet fut le premier secrétaire de la rédaction.À son départ ponr la France, il fut remplacé par M.Alfred Cotte, un écrivain de heaucoup de mérite.Le dernier numéro a paru eu avril 1885, Puis vient eu quatrième lieu-\u2014LAa FEUILLE D'ÉRABLE\u2014quUI poursuit sa route sans bruit, et qui aura rempli sa première année an prochain numéro.Notre journal est né viable, personne noserait maintenant en douter; et qu'il vivra longtemps, on peut en avoir la même certitude.Nous ferons subir à notre œuvre, au commencement de sa denxième année, des changements (ue Nous ne souunes pas encore prêt à désigner Eu tout cas, ceei étant bien arrété.nous pouvons dès aujourdhui en donner la nouvelle: an premier de l'an,\" notre journal sera publié entièrement en langue francaise.Nous donnerons dans notre prochain runéro, fa liste de nos rol- (lahorateurs pour l'inniée IR&S: on y verra figurer Nos remerciements à qui de droit pour l'envoi de l'Annuaire de l'Université Laval de Québec, pour 1887-88.Les Révérendes Sœurs de la Miséricorde, de Montréal], viennent d'établir une succursale à Clifton, S.I, M.l'abbé Lebrun, qui a été vicaire à notre église, il y a une couple d'années, est entré chapelain de cette maison.On nous écrit que M.F, X.Sauviat, autrefois de Québec, et avantageusement connu des canadiens à New York, vient d'accepter un emploi très lucratif à l'Hôtel Thorndike, un des plus grands hôtels de Boston.Nos félicitations.MM.L.Rellemare et L.Chartrand, viennent de s'associer ensemble pour s'occuper de La construction des bâtisses.Ce sont deux excellents ouvriers, fort actifs, et qui ne peuvent manquer de réussir.Leur boutique est à la 1786 rue, entre Bathæate et Troisième avenues.Nous publions dans nne autre colonne, l'annonce de M.Alphonse Bourret, qui fait à New York le commerce des chevaux.M.Bourret est un homme distingué et d'une grande honorabilité, Ceux qui veulent se procurer au bon cheval feraient bien de s'entendre avec ce monsienr; ils seront servis honnêtement.M.Bourret tient aussi une écurie «du louage et preud les chevaux en pension, Nous ont visité pendant le mois qui vient de s'écouler : MM.PV.Valin, président de la commission du hâvre, Québec; Edmond Giroux, pharmacien, Québee; Dunean Melntyre, Montréal; l'abbé L.E, Grondin, curé de Saint Augustin, P.Q.; l'abbé J.CL K.Lailiumne, professeur à l\u2019Université Laval, Quélree: G.de Boncherville, greffier du Conseil Législatif de ln Province de Québec: Sir Ambrose Shea, Terre-Neuve; J.M.Fortier.Montréal.Le Ter octobre dernier, ies nombreux amis de Madame Louis Renaud, Ini ont présenté un magnifique endeau | l'occasion du vinet-sixième anniversaire de sa naissance.On a protité de l'occasion pour en offrir un aussi à M.Candide Courteau.Les présents étaient accompagnés de très jolies adresses.Mme.Renaud et M.Courtécan ont ne- eueillis avec grâce ce témoiguage d'amitié, et ont si bien fit les honneurs de la soirée, que les gens de la fête ne sont partis qu'att matin.Nos félicitations à Mme.Renaud ect à M.Candide Courteau.Le R.P.Hamon, S.J , qui a fait déjà si belle mission parmi nous, viendra prêcher dans le cours du muis, à notre église, une retraite pour les fommes.On annoncera la dute dimanche prochain au prône.Le nombre des élèves qui fréquentent l'école canadienue, est de 120, Nous nous plaisons surtout à constater qu'on'y enseigne aujourd'hui le français plus que jamais.Uno nation se distingue d\u2019uue autre par sa langue, et tant que nous parlerons notre langue, l'univers entier sauva que nous sommes de ce petit peuple que Dieu s\u2019est créé pour accom plir une nission divine en Amérique.C\u2019est notre bonne fortune, le dimanche, d\u2019entendre à notre église M.Ernest Audureau jouer sur Ja fûte.M.Audureau qui « donné des concerts tout l'été à l'oint of Pines, et dont tous les journaux de Boston ont fait les plus grands éloges, est un musicien hors Jigne\u2014 premier prix do Conservatoire de Paris\u2014et tient & Now Yerk l'emploi de flûte solo à l'Opéra, Cet excellent artiste, qui aime les Canadiens.Français, apporte son généreux concours à toutes nos (LUVres, CÉTIONS He sAVONS commicut le remercier de tant do sacrifices et de hone volonté, M.Dolphtis Moisan, à été la victime d'un bien triste ncci- dent le 12 octobre dernier.IL était à travailler, dans son propre atelier, à une machine communément sommes un planer, quand tout à coup sa main gauche qui tenait le Lois sous la machine, licha prise et alla s'engager sous les dents tranchantes do celte dangereuse mécanique.M.Moisan nent pas le temps de se plaindre; il fit un violent effort pour se retirer ln main, et heureusement, sœus quoi s'en était fait de lui.Mais la machine lui avait déjà broyé la main en compote.M.Moisan a la main coupée rectangu- lairement depuis le poignet jusqu'à la fourche du premier doigt, dout il a pu conserver une petite partie.Notre ami a beaucoup souifert, comme bien on ls pense.de cette terrible blessure, et il en souflvira encore probablement pendant plnsieurs semaines, nids sa plaie à été bien dressée, et ses médecins sont d'opinion que son accident n'aura pas de Le jour de l'accident, on à ramassé son établissement, des morceaux de Aïe! ça fait mal rien que d'y suites plus fitcheuses, sur le plancher de chair et des bouts de doigts.penser! On nous communique Ia lettre suivante, qui n'a pas besoin de commentaires: Montréal, le 20 octobre, =87.Le 9 du mois dernier.M.L.A.Laurencelle, un de nos plus intimes à veuir l'aider à démolir nne clovère d'huitres et déguster d'un bon petit chablis.Mme, Lanrenevlle, qui nous a reçu le plus princièrement possible.ét qui a été tonte la soirée d'une gaité ravissante, entraît ce jour-là uns son second quart de siècle, Cette exceflente femme vondra bien accepter nos félicitations empres temps que nous offrons nos sincères remerciements à M.Laurencelle, pour la gracieuse invitation qu'il nous à faite.CPS Dene Gabriel Dumont, qui était allé rendre visite à ses malheureux compagnons d'armes, est revent parmi nous.11 s'est rendu jusqu'à Olga, sur le deuxième montagne, dans Je comté de Cavalier, Dakota, où il a été reçu à bras on- verts par un grand nombre de Métis, entre antres M.Joseph Riel, frère de l'infortuné Louis Riel, qui était venu à Nèche exprès pour rencontrer le héros de l'Anse aux Poissons et du Lac avx Canards.La joie de vos pauvres Métis en revoyant leur ancien général était grande, M, Thimont a l'intention d'aller en France.1] nous rapporte que Tes gens du Nord-Ouest sont encore bien plus choqués que jamais contrele gouvernement: qu'un conseil des diverses tribus sauvages a été tenn, et qu'on Inia demandé de provoquer un soulèvement : il a en toutes les T1 ajoute que l'union la ttoche, de peines du monde à les désabnser.plus parfaite existe entre tous les groupes sauvages, et qu\u2019un soulèvement, si] avait Tieu autjourd'hui, aurait des conséquences extraordinairement furiestes, On est à mettre la dernière main à l'organisation dela grande tombola qui scra tirée en janvier prochain, au profit dé notre église.Cette tombola est sous le patronage distingué de MM.le chevalier L.H, Hoguet, Térastus Wiman.Geo, M.Faîrehild, jr, etJ.H, H.Pubord.dont les noms Espérons que chaque seuls sont une garantie de succès, membre de notre congrégation va se faire un dovoir de Le premier, Le Public Canadien, fut fondé dans les noms de nos plus éminentécrivains du pays, mettre en civeulation le plus grand nombre de billets pos- l\u2019automne «le 1566, et son premier numéro parnt dans le mois de novembre.C'était un journal hebdomadaire de seize pages et du méme format !étrennes, que Pédition hebdomadaire netuelle du Courrier) Entin!'._.non.ça C'est Une surprise, et nous li | : pour nos lecteurs an temps des Notre journal, rev dans presque tous lex états de l'union américaine.traverse ussi les UIÉNECONS [sible et qu'il en prendra pour sa part anne bonne quantité, Lear notre église est non seulement une œnvre religieuse, {mais crest une œuvre nationale qu'il finporte de maintonir.| Les revenus sont anjourd'hni suffisants pour l'entretien dn Penlte, mids pas encore assez forts pour qu'on puisse attn- des Ftats Unis, Ses fondateurs furent MM.J.13.| mers, et on le lit déjà à Bray, près Dublin, et ic quer la dette principale avec.Le produit de la tombola Paradis, aujourd'hui propriétaire-rédaétenr du Cork, en Irhande; à Manchester et à Londres, en; *ervire à réduire In dette principale d'autant, et par suite Progrès, de Minneapolis, Minn., qui en fut le ré- dactenr-en-chef, Joseph Duval, Benjamin Aubry, Louis Renand, Adam Lymburner, Charles Liard, Antoine Rodier fils, et quelques autres, dont Jes noms nous échappent.Ce journal était publié sous la raison sociale de Duval, Aubry & Cie, L'idée de publier à New York un journal eana- dien-françnis, prit naissance dans les réunions d'une société canadienne qui avait été fondée en cette ville quelques mois anparavant, dans le but de propager parmi nos compatriotes des idées d'indépendance nationale.Cette société fut appelée \u201cl'Ordre des Dix,\u201d parce que ses fondateurs étaient an nombre de dix.Cette société devait avoir des ramifications dans tous les centres enuadiens aux Iitats-Unis ef an Ca- La section de New York (section mère).\u201cCastor,\u201d et celle de \u2018 L\u2019ordre des Dix,\u201d nada.gappeln la section du dAe Brooklyn.© L'Erable.\u201d convoqua plusieurs fois les canadiens de New York et des environs, à des réunions publiques où la parole éloquente de M.l\u2019aradis ent assez de succès pendant nu certain temps, mais bientôt Jnpathie caractéristique des Cuuadions-français \u2018reprit le dessus et les réunions de \u2018 L'Ordre des Dix,\u201d furent abandonnées.Après nne existence souvent interrompue d'environ un an et demi, Angleterre; à Rome et à Florence, en Italie: à arts, Puftaux, Trompette-à-Bordeaux, Lyon, Ste.Anne d'Auray.Grenoble et Bayonne, en France; à Melbourne, en Australie: à Shanghai, duns la Chine Anglaise; aux îles Bermudess à Terrencuve; à Corfou, en Grèces à Alger.en Afrique.Au Canada, nos abonnés se recrnient parmi les lettrés, les législatemms, le clergé, lu magistratare et les patriotes.Notre journal est aussi recu par hon nombre de fantilles amdéri- chaudes félicitations.Nous allons nous efforcer de les mériter.\u2014\u2014 -\u2014___.A TRAVERS LA COLONIE CANADIENNE.Naissance : Le 15 ovtobre dernier, Madame Desrosiers a nis an monde une tile, Mariés: Le 10 octobre 1887.M.Raphai] Chassé 0 Made moiselle Élise Nugent.On voudra bien aceepler nos son- haîts ce bonheur, On hit dans L'Indépendent, de Fall River.Mass.: M.Alfred St.Lanvent, de New York, ci-devant de Fall River est en visite en cette ville et hôte de son frère, M.George St.Laurent.Nos vemerciements à M.Ludger Dellemare, de Louise: ville, PL Q.père de notre concitoyen M.Lonis Belleniare, pour l'envoi d'un échantillon du tabac qu'il a récolté celte Le Public Canadien mourut d'inanition, comme tant d\u2019autres journaux canadiens sont morts «e-| puis, malgré tons les efforts et les sacrifices finan-| ciers de ses fondatenrs, qui perdirent dans cette| entreprise plusieurs mille dollars.i année sur ses terres.1} est excellent, M.Ludger Bolle- mare jouit dans son comté de la réputation d'avoir toujours le meilleur tabué; nous y ajoutons notre certificat, Sa récolte de tabac atteindri cette année 3,000 th, Que de fumée ga va faire! ses jutérêts sur le gros montant.Donnons-nons la main, Conservons nos institutions\u2014l'éulise surfont, cette arche Estinte de nos destinées\u2014afin que plus tard sos enfants puissent dire, en sortant du temple bâti a la sueur de lenrs (parents, au prix dé nos sacrifices les plus grands: Audiri- | mux illes, lingua nostra.I, Union Dramatique Canadienne, i Tel est le nom dune association qui vient de se fonder à EN York, ayant pour hut: amusement, l'étude et li so- Cette société compte déjà quarante membres, Les officiers sent : \u201cciabilité.hommes of femmes, .\u20ac .ol
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.