La feuille d'érable, 5 janvier 1888, jeudi 5 janvier 1888
[" ve ee VILLE DE NEW YORK, le 5 JANVIER, 1888.I SE 7 ZZ En 7 A Ÿ Z ) TEEN M AS CO ss N RB CEES NE A Za [2 RER SN 7; EE N 77 4 = 7725 CN VANT TOUT VW j D m À WELZ » 3 7 A iy .2-9 hi A LDS p à NA \\V/É NY Zo TAS = E Z I HBS A222 Uw ND IE Poi ANZ LN JCC Td AS J NS \\/ 7 / AY 0 Vol.2.] AUX LECTEURS.A partir d\u2019aujourd\u2019hui, notre journal sera publié toutes les semaines (le jeudi) en langue française seulement.Prix de l\u2019abonnement : Dans la ville, $1.50 par an; en dehors de la ville, $1.ceux qui auront payé leur abonnement à Pa- Ne recevront le journal que vance.Nous envoyons un certain nombre de copies de notre journal aux canadiens dout nous avons pu nous procurer les noms.Nous espérons que ces messleurs voudront bien nous reudre le service de les distribuer parmi leurs amis et leurs connaissnnces.Ce numéro servirn de spécimen.\u2018LA LÉGENDE D'UN PEUPLE.\u201d M.Louis Fréchette, notre distingué compatriote, à fixé les légendes de s« patrie dans une série de poèmos que l\u2019Académie française a honoré déjà d\u2019une haute distinetion.Il les réunit au- jourd\u2019hui en un volume que M.Jules Claretie présente au public dans une élégante préface qu\u2019on va lire.Nous donnons aussi une pièce in- tituléo Suwint-Malo, d\u2019où Jacques Cartier partit avec les premiers pionniers du Canada français, en 1534.UN POÈTE CANADIEN.Le 5 août 1880, dans nuo séance publique, M.Camille Doucet, parlant au nom de l\u2019Académie, proclamait, aux applaudissements de tous, le nom d\u2019un poète canadien devenu, co jour-là, lanréat de l\u2019Académie française, Je me souviens encore de la curiosité éveillé dans l\u2019auditoire taudis que le très éloquent secrétaire perpétuel racontait le passé du poète dont on couronnait les Poésies Cu- nadiennes:\u2014canadienues, c\u2019est-à-dire françiises.« Jeune encore, disait M.Camille Douect, M.Louis Fréchetto, tour à tour avocat et journaliste, eut en dernier lieu, pendant ciniy aus, l'honneur de représenter le comté et lu ville do Lévis au Parlement fédéral, 11 n\u2018appartient plus aujour- d'hui qu\u2019à la littérature, et, pendant que ses vers nous apprenaient à le connaître, un grand drame de sa composition obtenait un succès retentissant sur le théâtre français de Montréal.C\u2019est en français, messieurs, qu'on parle et qu'on pense dans ce pays jadis français que nous aimons et qui nous aime.\u201d : Et les regards cherchaieut dans l\u2019ussemblée le poète dont parlait le rapporteur: \u201c\u201c Est-il là, M, Fréchette ?Connnent est-il?Pouvez-vous me le montrer ?M, Fréchette était là, en effet, mais caché, modestement «lissimulé dans la foule et savourant délicietisement la joie de cette accluma- tion publique.Presque au lendemain de cotte journée où lu récompense de l\u2019Académio l\u2019avait signalé à l'attention des lettres (nous connaissions ges vers avant ce succès ofliciel,) M.Fréchette quittait Paris, malade, et comme redoutaut de ue plus revoir les siens au foyer do famille, 11 est resté sept ans sans revenir en France, et il nous arrive aujourd\u2019hui, apportant, du pays qui l'a vu naître, un nouveau livre écrit à la gloire de ses aïeux.La Légende d\u2019un Peuple! Quel plus beau titre et quelle plus noble idée! Ce peuple canadien, dont le sang est le nôtre, le voici qui nons déroule, par la voix inspirée d\u2019un de ses fils, les gloires, les sacrifices, les douleurs, les espérances de son histoire.O notre histoire, écrin de perles ignorées ! dit admirablement M.Fréchette.Et cet écrin, dont voici des joyaux historiques, c\u2019est anssi notre histoire à nous, Français; oui, c\u2019est l\u2019histoire de nos pères morts, la richesse morale de nos frères vivants.\u2018\u2018 La Légende d\u2019un Peuple,\u201d c\u2019est la légende de cette terre qui porta pour nom la Nouvelle France ot qui Pa gardé co #ëth, comme un titre de fierté.Et, de Colomb à Riel, M.Louis Fréchette recneille pierre à pierre \u2018lé collier des souvenirs.Après avoir évoqué les golitudes des jours préhistoriques, il snit d\u2019un \u201cBihar ardent, sur leut navire, les compagnons de \u2018Jacques-Cartiér duns la marche de cet esquit défit-dn'fégarde avec pifié-les reliques à demi- Pôurries dans une salle di musée de Saint-Malo ; LEON BOSSUE DIT LYONNAIS, DIRECTEUR.il assiste, avec son imagination de poète, à ln première moisson de la terre vierge, à l\u2019éclosion de Montréal, puis aux luttes longues, inccesantes.acharnées, entre l\u2019Anglais et les colons de France, À cette guerre tenaco et superbe où nos soldats abandonnés disputent aux régiments de la Grande Bretagne ce pays déconvert par les matelots malouins et où la France avait planté son épée à côté de la croix.Quelle guerre! Et comme la France Pignore ! D\u2019Argenson nous à tracé le tableau crnel de cette cour où lu Pompadour pérore et picore, tandis que le roi dit, \u2014avec Voltaire, hélas!\u2014qu\u2019on nau guère à se soucier de quelques arpents de neige.On meurt cependant, là-Las, sur cette neige rougie.On y tombe bravement, élégamment, à la française.Nos soldats y vont au rempart en sortant d\u2019un bal, et si les officiers portent des manchettes, c\u2019est pour mieux étancher le sang de leurs blessures.Tout dans cette lutte est épique.Les deux chefs d\u2019armée expirent le méme jour, sur le méme champ de bataille, et, tandis que les Anglais s'empressent autour du général Wolfe mortellement frappé, Montcalm rentre à Québec, pâle et déjà mourant sur son cheval; et les femmes, en le voyant passer, livide, ensanglanté.disent en se signant: \u2018\u2018 Grand Diou! le Marquis est mort!.- \u201d le marquis qu\u2019on enterrera bientôt dans le trou crousé par une bombe anglaise.Chose plus inconnne: au siègo de Qué- Loc, l\u2019épée de la Peronsso a pu rencontrer celle du capitaine Cook.Ces deux artisans de civilisation se combattirent, et la destinée les rapprocha dans le péril comme ete devait les faire se rassembler dans la mort.perdu, 1e duc de Lévis arrachant une fois encore, dans les plaines d'Abraham, la victoire aux généraux anglais, puis tout un peuple livré à la con«uête : Et notre vienx drapeau, trempé de pleurs amers, Terma son aile blanche et repassa les mers!.C\u2019est cette légende, cetto épopée que raconte en beaux vers, vibrants et sincères, le poète canadien Louis Fréchette.Je ne doute pas de l'accueil que réserve à ce livre le public français.Voilà certes un volume de poésie d\u2019une valeur toute spéciale.C\u2019est uno page d'histoire ani est en même temps Une œuvre inspirée.Très érudit, connnissant notre Jaugne comme un Français lettré du temps de Tonis XIV, et nourri, en outre, des Iyriques du XIXe siècle, M.Fréchette est un indépendant, c'est-à-dire qu\u2019il oser: volontiers, qu'il risquera tel hiatus ou telle rime voulue pour donner plus d'accent à un vers où plus d'harmonie à une rine, Il tient à séduire l'oreille avant les yeux, et fera par exemple, rimer d\u2019où avec doux.11 éerira ce vers: On entenilit partout ve cri: *\u201c À Notre Dame!\u201d auand il lui sernit très facile de mettre ces cris ; Cest que volontairement il cherche le mouvement, lu vie, &t ne s\u2019astreint pas servilement à lu règle, quand if eroit que d\u2019une émancipation quelconque doit résnlter nne beanté.Eten cela encore il est du libre pays qui fut une autre Franco.Qui fut! disons: quiest.Aux jours de la St.Jean, lorsqu\u2019au soleil des fêtes nationales, dans son étui de soie, passe le vieux drapeau, le drapeau de Montealm à la bataille de Carillon, le drapeau fleurdelisé troué de Lalles, le cœur des Canadiens bat au nom do la France.C\u2019est la Frauce encore que les Canadiens évoquent dans la vieille chanson saintongeoise, Claire Fontaine, qui est leur air national: Au Lord d'une fontaine, Je mo suis reposé ! Lorsqu'ils parlent de notre patrie à un étranger qui débarque, ils disent: \u201cVous venez de chez nous?\u201d Le temps passé, le temps de la France, c\u2019est pour eux lo temps du temps de nos gens.Dans leurs cérémonies publiques, on voit flutter par les airs cent drapeaux tricolores pour un étendard anglais, et quand, en 1870, sonna Theuro de la défaite, ehaquo malheur de ln patrie était marqué, là-bas, par un plus grand nombre de volontaires qui démandaieut à s'umbarquer pour venir défendro/la France, notre France et leur France! : , .«= On connaît la fin de l'aventure: le Canada nous chante M.Louis Fréchette.Elle a trouvé an Canada son poète inspiré, ello trouveras ici son historien.Toute une littérature française germe et grandit par delà les mers, et je suis des yeux plus d\u2019un ami qui nous envoie, en bon frun- çais, des maîtres livres.La Légende d'un Peuple est un de ces livres-là.Ce noble volume n\u2019est pas un banal recneil de vers qui se fane en une saison; ce livre est de ceux qui ajoutent une ligne, un chapitre à une histoire littéraire.M.Louis Fréchette ne me pardonnerait pas de le comparer à Vietor Hugo; mais sa dédicace pourtant à la mère patrie m\u2019a fait songer à l\u2019envoi du poète exilé: Livre, qu'un vent temporte, En France où je suis né.C\u2019est en France où sont nés ses ancêtres, et c\u2019est à la France dont il enseigne le nom vénéré à son fils que le poète canadien apporte son volume de vers.Tons ceux qui aiment les hauts sentiments, les accents fiers, les beaux vers et les grands souvenirs lui diront: Merci.Et il m'a semblé, en lisant cette Légende d'un Peuple, non pas respirer une gerbe de plantes exotiques, mais aspirer le parfum des fleurs des champs, de nos champs français, cultivées là-bas dans quelque arpent de neige, dans lu terre canadienne, la terre fraternelle, où, si nous n\u2019avions plus de patrie, nous retrouverions encore la patrie, comme les bras d\u2019une aïeule en cheveux blanes rendent parfois à l\u2019orpheliu les caresses de la mère.Mais quoi! la France est là, vivante, renais- santo, militante, et le battement de son cœur a son écho jusqu\u2019au pays d\u2019où revient M.Louis Fréchette, pour nous consoler et nons charmer.JULES CLARETIE, Paris (France), octobre 1887.SAINT-MALO.Voici l'âpro océan.La houte vient lécher Les sables de la grève et le pied di rocher Où Saint-Malo, qu\u2019nn bloc de sombres tours crénelle.Semble veiller debout comme une sentinelle.Sur les grands plateanx verts, l'air est tout ombarnmé Des arômes nouveaux que le soullle do mai Mélu À l'âcre senteur des pins et des mélezes Qu'on voit dans lc lointain peuchés sur les falaises.Lo soleil verse nn fot de rayons printaniors Sur les toits de la ville et sur les blanes huniers Qui s'ouvrent dans le port, prêts à quitter lu côte.C'est nn jour solennel, jour de Pentecôte La cathédrale a mis ses habits les plus beaux ; Sat les autels de marbre un essain de flambeanx Lntts dans l'ombre avec les splendeurs irisées Des grands traits lnmineux qui tombent des croisées.A genouillé tout près des balustres bénis, Un groupo de marins quo le hâle à brunis, Devant le Dieu qui fait Je calme et la tempête, Dans Je reeneillement pric en courant lu této,, Un houwme au front serein, ai port ferme et vaillant, Calne comme un héros, fier comme un Castillan, l'allure mâle et l'œil avide d'aventure, Domine chacun d'eux par sa hauto stature.C'est Cartier, c'est lo chef par la France indiqué ; C'est l'apôtre nouveau par le destin marqué Tour aller, en dépit de l'Océan qui gronde, Porter le Verbo saint à l'autre bout du monde! Un éclair brille au front\u2019de ce prédestiné.Soudain, du sanctuaire nn sigmal ost donné, Et, sous les vastes nefs poudant que l'orgue roulo Son accord grandiose et sonore, la foulo Se lève, et, délirante, en un cri de stontor, Eutonne en frémissant Jo Veni, Creator! De quels mots vous peindraisje, 6 spectacle sublime?Jamais, aux jours sacrés, des parvis «de Solimo, Chant terrestre qu\u2018un chœur éternel acheva, Ne monta plus sincère aux pieds do Jehovsu! L'émotion saisit la foule tuute entière, Quand, du haut de l'autel, l'homme de la priére, Ému, laissa tomber ces paroles d'adieu: \u2014Vaillants chrétiens, allez sous la garde de Dieu! O mon pays, ce fut dans cetto aude de gloiro Que s'ouvrit lo premier feuillet de ton histoire ! \u2018Trois jours après, du haut do ses mâchicoulis Par le fur et le fon mainto fois démolis, Satnt-Malo regardait, fendant ln vague molle, Trois voiliers qui doublaient In pointe de son mole, Et, dans les reflets d\u2019or d'un beau soleil levant, Gagnaient In haute mer toutes voiles au vent.Le Carillon mugit dans les tours ébranléos; Du hant des bastions en bruyantes volées Le canon fait gronder ses tonnantes rumeurs : Et, salués do loin par vingt mille clamenrs, Au bruit de l\u2019airain sourd et du bronze qui fume, Cartier ot ses vaisseaux s\u2019enfoncent Gans Ia brumel -Jqu'il avait trente aus.[No.1.LA BIBLIOTHEQUE DES LIVINGSTON.J'ai eu occasion, il y à quelques jours, d'aller à - Rhinebeck-on-the-Hudson ; j'y étais appelé pour affaires d'imprimerie.Jen suis revenu doublement ravi, car en ontre d\u2019avoir réussi dans mes opérations, j'ai eu lu bonne et très rare fortune d\u2019examiner une des plus riches bibliothèques privées du pays.os Rhinebeck est à uno ceutrino de milles v7 ville, majestueusement assis sur les bords de, rivière qu\u2019a immortalisé Hudson.C\u2019est le plus coqnet village que j'ai encore visité.Ses habitants sont peu nombreux\u2014une couple de mille tout an plus\u2014mais ils sont de ceux dont les noms appartiennent à l\u2019histoire du pays, et dont la plupart penvent apposer leurs signatures aun chèque couvrant plusieurs millions et le faire honorer.| vieille hôtellerie où autrefois le coche d\u2019Albany, bien avant l'invention des chemins do fer, descendait et changeait de relais.C\u2019es: in ,° cienne hotellerie de UEtai, du u * qu\u2019une partie de la structure y est Cuu vaux CAT il a falln y faire des réparations qui n\u2019ont rien Les murs sont d\u2019une épaisseur de trois pieds, et la petite salle où Lafayette et Alexander Hamilton avaient habitude d\u2019entrer et prendre un verre de schnapp de Schiedam, pendant que la voiture qui les condnisaiont chez le Chancelier Livingston changenit de chevaux, est restée la même avec ses fenêtres à petits carreaux.À cette hôtellerie je fis la rencontre d\u2019un monsieur fort aimable, et des mieux avec la famille Livingston, qui s\u2019offrit de me faire visiter cette immense bibliothèque.J\u2019acceptai de grand cœur car je savais d\u2019avance qu\u2019elle possédait des trésors, et j'étais trop heureux d\u2019avoir l'occasion.de la fouiller.Nous nous rendimes en fumant un conehita regalin à l\u2019ancienne résidence des Beckman, plus tard celle du galant Montgomery, dont la femme, une Livingston, lui avait apporté ce domaine en se mariant, en ayant hérité elle-même à la mort de sa mère, qui était une Beekman.Lix bibliothèque de la famille Livingston est probablement la plus riche comme lu plus considérable des Libliothèques privées du pays, et j'y ai passé doux bonnes et agréables heure: à en parcourir à la hâte les rayons, A part ses mil- Jiers de volumes, dout je n\u2019ai pas l\u2019intention de parler, ponr le moment «du moins, elle possède une collection de lettres autographes de presque tons les américains et étrangers «le quelque renom.Aussi, de bien vieilles reliques que plus d'un bibliomane envierait.11 y a tune lettre de Napoléon I, écrite\u2018decetto écriture particulière au fahiseur do\u2018 vionarques, qui porte: J'ai reçu la lottro de crédit de Monsieur X, ot toutes À lettres dont vous parlez.CA Cette lettre n\u2019est pas signée, mais on nous l\u2019assure authentique.Elle l\u2019est tout probablement.Enveloppée dans un papier trés fin, est une mèche des cheveux de Napoléon, coupés alors Sur l\u2019enveloppe sont écrites ces lignes: Cheveux do Sa Majesté l'Emperour et Roi, coupés à Troyes, en Champagne, le 14 Germinal, an 13.Isangy.Isabey, on se le rappelle, \u201ctait le médecin particulier de l'Empereur.En 1806, il en fil eqdeny à M.James G.Coggswell, qui la préfenta én suite à M.Livingston, le père du propriétain actuel.Les choveux, d\u2019un blond prononcé, son, .très fins et soyoux.Éte 11 y a une curiense lettre de Joseph Bonapé à son oncle, le Cardinal Fesch, qui, on le- sait était énormément riche et propriétaire de la plr vaste collection de peintures en Europe.Cetid lettre jette quelque lumière sur Ia condition de affaires en Calabre, au printemps de 1806: - : NAPLES, le 4 mars, 1808.J'ai regu votre billet.Je me porte mieux.Nous avons eu un premier succès en Calabre.Nous sommes tranquilles: 1 ici.Pas trop bien du côté dos finances.Votre aff.neveu, ,/ JOBEPH.; Une autre lettre est de Lucien Bonapar Prince de Canino, au chirurgien O\u2019Meara, \u2018ét * trait À certains papiers relatifs aux dernifng jours Car elle continne, la Légende du Peuple que ; LOUIS FRÉCIHETTE.du grand homme sur l'île Ste.Helène, que Bert rt | À quelque distance de la station se trouve Ta ï changé cependant de son aspect d\u2019ancienneté.\u2026 ë # Re Ë Be A \u201cHay \u201c~~ or 2 LA FEUILLE D'ERABLE\u20145 JANVIER 1888.-tley, le fameux éditeur do Londres, étaitanxieux de \u2018possèder : Je reçois, mon cher O'Menra, votre billet avec la nute de Monsieur Bentley.Je regrette de n'avoir pas été à ln maison quaud vous êtes venu.Quant à la note de AMonsicur Bentloy je l'ai remiso à mon traducteur, Miss A.M.Gordon, qui a déjà reçu d'antres olres sans avoir conclu.La tradue- tion cest la propriété de cetto dame, et Monsieur Bentley doit s'entendre avec elle.Faites lui wes compliments.Votre très affectueux, LUCIEN, Prince de Canino.Un autre paquet précieux contient des cho- veux du prince de Talleyrand, coupés le lendemain de sa mort, le 27 mai 1838.C\u2019est un cadeau de M.J.Alexander Hamilton.La plus précieuse peut être de toutes ces re- lignes est un petit paquet renfermant quelques cheveux gris de George Washington.On lit sur l'enveloppe : Cheveux du Président George Washington, le 10 février, 1789.J\u2019ai pu jeter un coup d\u2019œil sur la bible de la famille.Ce rare volume emporté de la Hollande en 1665 par la fumille Kierstaedt et par elle transmise à la famille Beekman, est aujourd\u2019hui la propriété de la famille Livingston.C\u2019est un véritable Elzévier de 1663.Le premier acte qui vy est consigné, est une naissance dans la famille 3tue\u2018lt et porte ln date 1668.J'ai copié sur \u2019aruet le titre de ce précieux volume, et je doune daus toute son intégrité : BIBLIA : DAT 18, DE GANTSCHE HEYLIGE CHRIFTURE, Vervatteude Allede Canonycke Breckeon, Des NEUEN TESTAMENTS, Doar last des Hoogh-Mog Heeren.STATEN GENERAL.1 \u2018fat Leydou.By de wednue enilo LRSGENAMEN VAN JOHANN ELZEVIER.Boeckdrukers van de Akademie, Met Privilegue, CIDIDCLXII.(1663.) Cette bible, remplie do gravures curieuses, contient l'apocryphe, et est dans un état de conservation remarquable.Parmi les livres de la bibliothèque, j'ai surtout remarqué uu Livre d' Heures Arménien, enluminé, du VIIe siècle, dont on à vefusé $5,000, et un livre de prières de lu religion épiscopalienne du temps de Charles II.Ce court récit de mon excursion dans la biblio- thaque des Livingston, intéressera peut-étre, et j'ai eny devoir l'imprimer.~~ a *\u201cLÉON BOSSUE DIT LYONNAIS.\u2014\u2014\u2014\u2014 - Le Freeman's Journal de New York recommande la nomination de notre éminent compatriote et correspondant, le major Edmoud Mallet, de Washington, D.C., au posto d'inspecteur des agonces indiennes.Nous secondons le plus chaleureusement possible, la proposition du Freeman's Journal.M.le Major Mallet possède toutes les qualités intellectuelles et morales pour rew- plir les fonctions d\u2019iuspectenr des agences indiennes.11a fait 1me étude spéciale de la question indienne, et connait à fond leur histoire et leurs mœurs.M.Mullet serait sans doute supérieur à beaucoup de ceux qu\u2019on pourrait nommer, car il à déja tenu cet emploi sous le président Grant.\u2018Tous les journalistes canadiens-français des États-Unis ont envoyé, il y à quelque temps, nne pétition au président Cleveland, le priant de promouvoir M.Mallet à ce grade dans lu hiérarchie ; bureaucratique du gouvernement.Un accusé de! réception est tont ce qui nous est parvemr à ce eujet.II est à espérer que l'on fera droit à la de- nande des nombreux amis de M.Mallet.\u2014\u2014\u2014 \u2018hon.Pierre Garneau et son fils M.George Garneau, l'ox-lientenant-gonverneur Masson et Madamo Masson s'embarqueront le 14 janvier au Hävre pour Now York, en route pour Québec.VISITES DE L'\u2019AN, J'ai connu un temps où 11 n\u2019était pas possible de ne pas aller présenter les souhaits du nouvel an, noi seulement à ses amis, mais encors aux us dw ses amis ct aux amis des amis de ses is.oN était abîmé de sonhuite de la part de ns qu\u2019on n'avait jamais vus, mais qui ce jour- , 80 croyaient indispensables à la moindre petite bonne fortune qui pourrait vous arriver duus le cours de l'année, Ils ne vous connais- ient pas; mais c'était pour eux comme une anière d'introduction aliu de no pas être oubliés vos bals on à Vos soirées alu curnaval, et ils ioississaient précisément le jour où le nombre! do vos amis vous accablait pour y ajouter encore celui dos inconnus.Il y avait des individus qui préparaient uit jours d'avance lu liste de ceux qui devaient subir leurs félicitations de nouvelle année, qui en parlaient à tous ceux qu'ils reu- contraient dans l'intervalle, leur demandaient d'augmenter encore lour listo de victimes, et qui, le terrible jour venu, avaionu bien garde d\u2019en à Turn Mal, une soirée très intéressante.Un coup de sonnette se faisait enteudre.Lu porte s'ouvrait incontinent: \u2014Madume regoit-elle ¢ \u2014Oui, monsienr.entrez.L\u2019inconnu était déjà au salon.surprise; un peu d'étonnement.Mais on revenait vite; le monsienr avait déja ébauchéson : \u2014Je vous souhaite une heureuse année, madame.\u2014Merci, monsieur, moi anssi, \u2014 I fait assez froid aujourd\u2019hui, madame.\u2014Oui, monsieur, il fait pas mal froid.\u2014Hier, il faisait plus donx, madame.\u2014En effot, monsieur, il faisait plus donx hier.\u2014La température pourrait changer d\u2019ici à demain.\u2014Oui, cela est possible, monsieur.\u2014Votre santé a toujours été bonne, madame ?(Ordinairement on gardait cette phrase pour les femunes dont l\u2019embonpoint, au dessus de tout éloge, en imposait aux regards les plus distraits.) \u2014Onui, monsieur, merci, comme Vous voyez.Ce \u2018\u2018 comme vous voyez\u201d ent été de trop dans une atitre circonstance; mais le jour do l\u2019an étant spécialement réservé aux paroles qui ue signifient rien ou qui attirent l\u2019attention sur ce qu'on ne peut pas s'empêcher de voir, on trouvait que c\u2019était encore assez bien finir sa phrase.Après cette conversation, comme on ne trouvait plus rien à dire, absolument rien, on restait de part et d'autre dans une expectative embar- rassunte et l\u2019on attendait anxieusement un non- veau coup de sonnette annonçant un nouveau visiteur qui dirait exactement les mêmes choses.Moment de ARFHUR Buns, A TRAVERS LA COLONIE CANADIENNE, Gabriel Dumont a intention du visiter les centres cana- dieus aux États Unis pour y donner des conférences.Toutes les personnes qui s'adresserout à M, Emile James, 44 Clinton Place, recevront gratuitement l'Almanach À gri- volo, Commercial ot Historique de J.D.Rolland & Fils, ainsi que l'Alimanach des Familles et une Chromolitographie représeutant M.et Madame Cleveland, président des États Unis.M.N.P.Cameron, jeune guéhecquols, depuis quelque temps à New York, vient d'être ongagé pour la saison théâtrale dans l'orchestre de Washington Theatre, à Washington, D.C.M.Cameron appartenait autrefois à la fanfare du Sième Carabiniers de Québec, où il se faisait déjà remarquer comme clarinettiste de talent.La compagnie des chars élevés de New York emploie vingt mille livres de papier par mois, pour l'impression deg, petits billets de passage dont le prix est de 5e.I faut trente mille passagers par mois pour payer Je eoût de ces billets seulement.Cela peut donner une idée du nombre énorme de voyageurs.Amity Conneil C.B.L., à donné le 12 décembre dernier, On a fort applaudi les différents morceaux du programme, parmi lesquels 86 trouvait Ta fiuneuse excentricité musicale Plhon! Plim! exécutée par M, Léon Bossue dit Lyonnais.Cette vieille histoire à toujours pour effet de bieu amuser, et elle n'a pas manquée de faire rire ce soir-là La veille de Noël, les enlants de l'école canadienne, dans une magnifique petite séance organisée parles Sœurs de la Congrégation, directrices de l'école, ont présenté à M.Tubbé T'étreau, notre trés estimé curé, Un magnitique calice | en or.lus enfants ont joué «de jovenses petites pantoniimes qui ont bien fuit rire l'anditoire.Leurs récits ot Jeurs dé clamations cnfuntives ont été fort applandies, Le chœur de l'église Saïnt Jean Baptiste des Canadiens a fort bien exeenté Lu messe de Winter le jour de Noël.Les soli ont été rendus par Mesdemoiselles va Vien, Herminu Boucher et Hermina Amgot et MM, T.Buillargeon, A dé- lard Gravel, Louis Dellemare et Henri Charbennenu.Aux vêpres on a chanté le Magnificat de Lambillotte.La fanfare cauadienne a joué à l'entrée et À La sortie de la messe.Mariés à l'église des Canadiens, par M.l'abbé Tétreau, curé de la paroisse ; Le 24 décembre 1887, M.Casimir Villeneuve, surinten dant du Catbohe Protectory de cette ville, avec Mile.Nora Ryan.Le 26 décembre Eva Vien.Le Jer janvier 1858, M.Mare Amable Lefebvre, de cago, IL.avec Mîle.Marie Lonise Boucher.Nos souhaits de bonheur à ces henreux couples, 327 1887, M.Chules Boucher, avec Mlle.Chi- Le nouveau bureau de la Société Saint Jeun Baptiste de New York, pour l'exercice de 1588, est comme suit : Président \u2014Heuri Gosselin.Vice L'résident\u2014Eonis Bellemare.Secrétaire Archiviste\u2014Alex.Lacoste.Socrétaire Correspondant\u2014 Wilfrid Collin.Trésorier\u2014Stanislas Vian.Médecin\u2014Dr.G.L.Michon.re Ordonnateur\u2014TLouis Gibean.Directeurs\u2014George Mônurd, André Vertefeuille, Ernest Normanidenu, Antoine Thériault, Louis W.Jetté, Sont venus à New York pendant Jo mois de décembre: L hon, Honoré Mercier, premier ministre de la province de Quabee; I'évique anglican Llewellyn Jones, Terre-Neuve; J.M.Courtney, Fer, dépnté ministre des finances du Canada; M.l'abbé Raymond Casgraîn ; Joseph Îickson, Ecr., Montréal; Vion.J.8.D.Tlunnpson, ministre dela Justice du Canada; M.l'abbé Delannre, Malbaie, P.Q.; M.l'ablhé Casault, St.Alban, P.Q.; l'abbé Notebrert, Rochester, N.Y.; L.CG Destremps, architecte, Fall River, Mass; Dr.Brock, président du King's College, Windsor, N.E.; Louis Fréchette, poète lauréat, Nicolet, P.Q.; M.Je chanoine Potlier, curé de Warwick, P.Q.; l'hon.M.et Mde.McShane, Montréal; l'hon.Joseph Shehyn, trésorier-pro- publier une seule.viucial, Québec; C.Beausoleil, M.P.P., Montréal; 1.F.Pinnult, avocat, Québec; Charles Ed.Godreau, Québec; M.et Mme.Jules Tessier, M.P.1, Québec; l\u2019hon.juge MeMahon, Toronto; lo comte de Kerry ot Lord Charles \u2018| Fitz-Maurice, fils du Marquis de Lansdowne, gouvernsur général du Canada ; l'hon.sénateur P.Pelletier, Québec ; Mgr.Grandin, évêque d'Alberta, N.O.; lo R, P.Lacombe, Séance Littéraire.Ainsi que nous l'avons annoncé dans notre dernier numéro, le R.l\u2019.Hamon, S.J., donnera le 17 courant, une grande séance littéraire sous les auspices de l'Union Dranntique Canadienne, dans les salles de l\u2019école, 159 Est 76e rue, et dont voici le programme: BRETAGNE ET BRETONS.Un voyage au vieux pays des Canadiens Par le RP.En.W.HAHoN, S.J.PREMIERE PARTIR.Usnges et coutumes des Bretons\u2014Manière de vivre\u2014Mar- riages\u2014Réunions le Dimanche\u2014Danses Bretounoes\u2014Les feux de la Saint Jean\u2014La Guignolée.DEUXIÈME PARTIE.Lr Basse-Bretagne\u2014Religion des Bretons\u2014Lours supersti- tions\u2014Les Menhirs et Dolments\u2014I.es Fées\u2014Luvs Reve- nants\u2014Les Loupa-garous\u2014La Danse des Morts\u2014La Pro- cussion des Ossements.TROISIÈME PARTIE, Sainte Anne d'Auray\u2014Histoiro du Grand Pélérinage\u2014Ste.Anne de Beaupré en Canada.Nous en reparlerons dans notre prochain numéro.Conseil Canadien C.B.L.La Section Canadienne No.142 C.B.L., a procédé à sa dernière séance à l'éluction de ses officiers pour 1888, avec le résultat suivant : Président \u2014T.Sarony-Lambort.Vice Président\u2014Adolphe Bell.Sucrétaire\u2014J.T'héophile Baillargeon.Trésorier\u2014L.À.Laurencelle.Collecteur\u2014A nsehne Page.Orateur\u2014Dr.L.P.Fontaine.Maréchal\u2014Jos.A.Lavivlette.Sentinelle\u2014Régis Limoges.Chapelun\u2014L abbé F.Tétreau.Chancelier d'État\u2014Casimir Villeneuve.Syndics-\u2014Isaïe Morin, J.B.Poirier et Stanislas Viau, Nous constatons avec plaisir les progrès que fait cotte excellente société, qui compte déjà une cinquantaine d'associés, et nous ne saurions trop encourager uos compatriotes À en devenir membre, En mênie temps nous devons la remercier des patriotiques dispositions qu'elle entretient envers LA FRUILLE D'ÉRABLE ot de l'aide puissant.qu\u2019elle lui prête.C\u2019et uue exemple qui pourrait être suivie par d\u2019autres.Cette société assure depuis $500 jusqu'à $5,000 et accordera bientôt des secours aux nudades.Messieurs Jos ofli- ciers Au Conseil seront toujours enchantés de donner à ceux qui en feront Le demande tous les renseignements dont ils ont besoin.Chapelle pour les Sourds-Muets.Monseigneur l'archevêque de New York, vient d'arquérir pour la considération de trente mille dollars, une maison vingt-six pieds par soixante-cinq, à ciny planchers, au No.285 Est 14e rue, dans lu Lut du venir ou aide aux sourds muets.Je premier étage est déjà ouvert comme chapulle sois le vocable du Saint Enfant Jésus; et les sourds-muets sv assemklent tous les dimanches à trois heures pour y recevoir l'instruction religieuse dont ils, avaient tant besoin.Le Rév.Père Alfred Bélanger, de ln Congrégation des Clores de St.Viateur, qui a dirigô l\u2019Institution des Sourils- Muets de Montréal pendant ue trentaine d'années, à été appelé par l'Ordinaire à prendre charge de cette cure, et à diriger cette œuvre éminemment catholique et si bien justifiée par Je manque presqu'absolu d'instruetion religieuse des queelques centaînes de sourds-muets onvriers que contient Ia cité de New York.Le site choisi est parfaitement adapté au but de d'œuvre, tout près de Union Square, on peut y arriver de toutes les parties de la ville; et le prètre uppelé à diriger cette œuvre est parfaitement an courant des besoing de elasse malheureuse dlinfortunds, avant passé presque toute sa vie à en améliorer le sort.Le frère Chamn- pagne, expert dans la langue des signes, et d'une intelli- genes pen commune, lui « été donné pour l'issister dans Fenseiguement du eatéchisme.ne peut manquer d'être un stiecès, si de notre côte nous lui fournissons les moyens pécuniaires nécessaires.II fait bon de voir l'ange de l'Eglise de New York occupé à soulager les misères de l'humanité et à donner Aux plus délaissés les moyens de salut.Un peut bien dire de Ini come du Sauveurs \u201cM a bien fait toutes choses; H à fait entendre les sourds et parler les muets.\" vetio Dans ces conditions l\u2019œuvre Nos remerciements à qui de droit pour l'envoi des vo- Jumes canadiens suivants : Le docteur Michel Sarrazin, esquisse Diographique par l'abbé JJ.C.K.Luflnmme, S.TT, 14, membre de la Société Géoloxique de France ot do lu Société Royale du Canada, professeur à l'Université Laval, et correspondant à LA FEUILLE D'ÉRAILE.Les J'atriotes de 1837-1838, par M.TL.O.David.Le Chien d'Or, nile canadienne, par M.William Kirby, des donanes de Sa Mnjesté, à Niagara, traduit par M, LL.Pamphile Lemay, membre de la Société Royale du Camuda, conservateur de Ja bibliothèque à Ja législature de Québec, poète, romancier ot fubuliste, et correspondant À LA FEUILLE P'ÉRABLE.Les Vengeances, poême canadien, par M, L.1, Lemay.Les Faux Brillants, comédic eu cinq actes 6L en vers, par l'Hon, F.G.Marchand, membre de la Société Royals du Canada, oflicier de l'Instruction Publique de France, etc.Les Derce-Neige, premières puésies, pur M, Napoléon Legendre, membre de la Société Royale du Canada.1 Affaire Sougraine, roman canadien, pur M, L.Pamplile Lemay, de Québec.Kxpéditions autour de ma tente, boutades militaires, de notre excellent ami et compatriote, le lieutenant Chartrand (Ch.Des Écorres), oflicier de l'armée française.Le Guide Freænçadis de lu Nouvelle Angleterre, une très utile publication que l'on peut se procurer pour la modique somme de $1, en s'adressant à la Société do Pablications Françaises des Etats-Unis, hoite de poste No.38, Lowell, Mags.Présentés par M, L.P.Sylvain, conservateur à la biblio- theque du parlement du Canada: Sur le Parcours du chemin de fer du Tac St.Tean, par M, À vthur Buies; oficial report of the speech delivered by JT.Joseph Tarsé, M.1\u2019, on French Domination.Ja Crise du régime parlementaire, par A.D.DeCelles; @ graphac description of the Dominion of Canada; @ guide Book for Intending seltlers; Dominion af Canada, a handy book for Emigrants; Information for intending Emigrants ; Descriptive sketch of the physical geography and geology of the Dominion of Canada, par Alfred R.C.{ Selwyn L.L.D., F.R, B., F.G.S., et G.M.Dawson, D.S., F.G.S., F.R.S., Can.; Le Ohâteau de Beaumanoir, par M.Edmond Rousseau, Château Richer; L'honorable A, N°.Morin (biographie), pur M.À.Béchard.NOUVELLES GENERALES DU CANADA.La première église protestante élevée au Canada existe encore.Elle est située À un quart de mille environ du manoir de Berthier.Elle fut bâtie en 1785 par l'honorable James Guth- berth, seigneur de Berthier, de Lanoraie et de Muskinongé.Cette chapelle a longtemps servi de caveau à la famille de Guthbert.Le feu vient de détruire la chapelle du séminaire de Québec.Cette chapelle était une des plus anciennes du continent de l\u2019Amérique du Nord.Elle avait été construite en 1735 et elle renfermait la plus belle collection de peintures religieuses de l\u2019école française en Amérique.Les pertes ma*érielles sont très considérables au point de vue pécuniaire; mais la valeur des tableaux détruits ne saurait être estimée en ar gent, car il est impossible de les remplacer.Le Monde IHustré annonce dans sou dérnier nu- merv qu\u2019un concours est ouvert aux écrivains canadiens, sur le snjet suivant : \u201c Influence pernicieuse de l\u2019usage du Tabac sur l\u2019avenir des races.\u201d L'article ne devra pas dépasser trois colonnes du Monde Tllustré, TOut manuscrit sera envoyé sans signature, mais portera une devise qui devra se trouver également sur une enveloppe cachetée renfermant le nom de l\u2019auteur.(Les manuscrits seront reçns jusqu\u2019au cing janvier ou plus tard.) Le premier prix est de $15 et le second de $5.L'article de l\u2019écrivain qui auræ remporté le premier prix sera publié.I honorable sénatenr J.B.Rolland est le fondateur de ce prix.Les catholiques de Montréal viennent de perdre l\u2019un de leur plus éloqnents prédicateurs ot le Séminaire de Saint Sulpice l\u2019un de ses membres les plus distingués, daus Ia personne de M.l'abbé Marlineau, decédé presque subitement le mois dernier.Depuis une quinzaine de jonrs M.Mar- tineau souffrait d\u2019un gros rhume et de douleurs dans le poumon gauche, mais il négligeait de se soigner et le jonr de la fête de l\u2019Imaculée Conception, il se futigua beaucoup et ressentit des douleurs plus aigiies.Les jours suivants il prit un peu de mieux.Mardi dans la soirée il perdit connaissance, et le lendemain à dix heures il rendit le dernier soupir, M.Flavien Pierre Marti- neau était né à Chauché, diocèse de Luçon, (Charente, l\u2018rance,) le 17 juin 1830.I fut ordonné prètre le 10 jutin 1854, Dès son arrivé au Canada il se fit remarquer par son éloquence remarquable, et lu population apprit à Je considérer comnme son nicillenr prédicuteur.Le jour de la fête do l\u2019Lmma- sulée Conception, M.l'abbé Martineau, dans lo sermon qu'il prononga à l'église Notre-Dame, fut plus éloquent qu\u2019il ne liavait jamais Été: sæ voix avait des intonations étranges qui surprirent nombre de ses auditeurs frappés de élévation de ses idées et de la grandeur de son talent, C'était le chant du eygne.T\u2019ABANDON.Les chances de la guerre ayant tourné contre nous, force nous fut de nous unir plns intimement dans notre détresse, atin d\u2019opposer une résistance morale compact aux prétentions enva- hissuntes des vainqueurs, 11 fallu alors rapetisser lu patrie que Lu France nons avait faite si grande.Après avoir Été débordés, nous ne voulions pas étre absurbés.l\u2019our éviter l'anéantissement vous avons dû nous restreindre à l\u2019habitation des rives du fleuve St.Laurent.Là, protégé par la double palissade de la fui et de la nationalité, le pionnier canadien a sn braver les conps «lu sort, rester debout sous son drapeau au milien de ses vainguenrs étonnés.Vanité dus spéculations humaines! Montealm, fameux guerrier entre tous, & brisé son épée sur les plaines d'Abraham.Avec les débris de l'armée de Lévis, lu l\u2019rance croit recevoir lo dernier soupir de l\u2019enfant qu\u2019elle avait confié en nourrice à l'Amérique, sans toutefois, pour si pen, interrompre son orgie.Valions-nous une larme de ses yeux, lorsqu'elle venait d'abandonner Louis X1V sur son lit de mort, jetant pour ainsi dire à 1x voierie la personnification de la gloire de tout un sidele?Cette génération dédaignait, à la fois, et sa grandeur et son swmg.Pur bonheur pour nous, une main s\u2019est trouvée à point sur le bord do l'abime pour nous retenir dans la chute.A défaut de notre mere, la France, qui nous luis- sait périr dans l\u2019oubli, nous avons en notre suinte aïeule, l\u2019Eglise, donb les soins nous ont sauvés d\u2019une mort certaine, Jlélus! oui, lo fils de Suint-Louis s\u2019en allait au gouffre, en riant de tout le rive de Voltaire, en dansant accompagné du pied léger do lu Pompadour, pendant que nous nous retenions anx branches de l\u2019arbre du salut, que nous nous relevious vaillamment, ap- puyés sur la croix, G.N.MONTPETIT.\\ LA FEUILLE D'ERABLE\u20145 JANVIER, 1888.3 \u201cLa Feuille d\u2019Erable.\u201d JOURNAL CANADIEN-FRANGAIS, PUBLIÉ LE JEULI Br CHAQUE SEMAINE LEON BOSSUE DIT LYONNAIS, DIRECTEUR 367 EST 78E RUE.New York, 5 Janvier, 1888.Nos Correspondants.Benjamin Sulte, Ottawa ; Pamphile Lemay, Québec ; Dr.Prosper Bender, Boston ; Jas.M.LeMoine, Québec; Major Edmond Mallet, Washington ; J.B.Caouctte, Québec; Dr.Wincelas Dick, St.Agapit, P.Q.; L\u2019abbé J.CI.K.Laflamme, Québec ; L'abbé A.Gingras, Ste.Claire, I\u2019.Q.; IL\u2019abbé Delamare, Jacksonville, Flor.; Edmond d\u2019Avignon, Paris, France ; Geo.M.Fairchild, jr., New York; J.U.Gregory, Québec; 1.P.Sylvain, Ottawa; Faucher de Saint-Maurice, Québec; TT.Sarony-Lambert, New York; A.N.Montpetit, Québec; Ldmnond Rousseau, Chiteau-Richer; Nazaire Le Vasseur, Québec; Dr.Omer Larue, Putnam, Conn.; Gaston P.Labut, Québec.Bonne et heureuse année, et puis le paradis À la fin de vos jours! On commencera probablement dans notre prochain numéro, la publication d\u2019un roman Canadien palpitant d\u2019intérêt, Le Canadian Club donnera dans le cours du mois un banquet aux coLiumis- saires des pêcheries Canadiennes.Ça promet d\u2019être un événement important.Réunion générale de PUnion Dramatique Canadicnue, dimanche le 8 courant à deux heures de laprès-midi, dans les salles de l\u2019école.Tous les membres sont priés d\u2019être présents.L\u2019abondance des matières nous force de remettre à la semains prochaine le compte rendu de lu soirée donnée par l\u2019Union Dramatique Canadienne le 25 du mois dernier à Lexington Avenue Opera House.: 18871.i888 7.NEW YORK, minuit entre les deux.Parbleu c\u2019est Phabitude.je vous In sonbaite done bonne ct lieureuse à tous et à moi ifou.Je suis venu au monde sans trousseau, à Bec-en-court, Province Queu-bec! dans une famille riche mais honnête, un peu sans ma permission et beaucoup pour \u2018amusement des autres et mon propre embêtement.Jai blagué huit ans de ma vie dans un bon college, niget-luid, sans y fatiguer beauconp d\u2019auteurs et sans en abstraire grand prix.Mon nom est d\u2019origine anglaise ct française, mais avant tout Canadien, comme moi.Ayant déjà réussi à gaspiller follement, mais de gaité de cœur, quarante- Quatre années d\u2019existence, je crois avoir enfin atteint l\u2019âge de raison.Pour m'en assurer je vais me mettre à l\u2019épreuve.Comme Lien d\u2019autres j'ai roulé ma boule sans amasser de mousse, et la maladie m\u2019a si souvent, depuis quelque temps,forcé de n\u2019avoir d\u2019autre occupation que celle de vieillir, que j'ai d\u2019ailleurs toujours suivie assidûment, me voilà presque rendu à la besace, après avoir morfondu plusieurs petites fortunes.Et bien, tant mieux!.car il n\u2019y a rien comme les froidures du monde pour réchauffer la foi et comme une baisse de fale pour donner des envics.Une des envies qui me taquine au- Jourd'Lhui, on me voyant pour ainsi dire à cheval sur le seuil qui sépare \u2019S7 et\u201988, et possèdant le rare et commode talent de viser des deux cotés en même temps, qui me distingue, c\u2019est de.prédire.J\u2019ai conscience que vouloir démasquer et déchiffrer avenir, c\u2019est bête; mais que voulez-vous, c\u2019est de mode et il faut s\u2019y conformer.A |noi d\u2019ailleurs servirait la gazette, si ce n\u2019était pour vous raconter des closes que vous n\u2019êtes pas seusés connaître.Oui, qu\u2019on en dise ce qu\u2019on voudra, moi, je suis bien décidé à me payer des prophéties, même au risque de me faire chanter pouille, par un âne, comme le défunt Balaam.Je vais prédire quand même, beaucoup par fantaisie ou plutôt par intention et un brin par l\u2019étude de l\u2019année qui se meurt.Je veux présager par Pannée qui s\u2019en va, emportant daus son froid lincenil d\u2019oubli tant de larmes, d\u2019amis, de parents et de souvenirs, ce que nous réserve l\u2019année qui s\u2019en vient, cachaut peut-être dans les replis tissés de promesses, de sourires et de roses de si toge, des déceptions, des soupirs et des ronces.1887.je te vois nous quitter sans regrets comme sans joies! car, vrai, si ce n\u2019était de l'expérience que tu m\u2019as léguée, tu n'aurais pas valne, pour moi, la peine d\u2019être vécue.1888.je te salue avec indifférence, car je sens que tu nous apportes trop de bien pour qu\u2019on te dise du mal; mais aussi trop de mal pour qu\u2019on te dise du bien.Enfin, comme on ne peut ni retenirles années qui s'en vont, ni choisir les années qui nous viennent, vivons chaque nouvel an qne Dien nous donne comme si ee devait être le dernier.C\u2019est le plus sûr moyen de ponvoir toujours rencontrer ia mort, comme un prenx chevalier, sans peur ct sans reproche ; car, après tout, la Vie sans la Mort serait une éternelle blague! La fuite des années a certes son bon côté; car c'est à force de vivre qu\u2019on attrape la mort, tandis que par la mort nous vient l\u2019immoortalité.Maintenant que je me suis bien dé- bontonné afiu que tout le monde puisse me connaître, j\u2019entre en matière.Je ne risque toujours rien en vous infligeant mon rêve; car si, comme Mathieu de la Drôme, je frappe parfois juste, on dir dans un an que je n\u2019étais pas aussi niais que j'en avæis Pair, et peut-être que ça me vaudra un vingt-cinq sous d\u2019étrennes pour une édition modifiée sur 1889, de la part de LA FRUILLE D\u2019ÉRABLE.Si, comme Wiggins, je manque souvent mon coup, il me restera toujours quelqu\u2019ami pour pouvoir dire que si les événements ne mont pus donnés raison, Cest par pur esprit de contrariété et sans qu\u2019il y ait de ma faute.Voilà donc mon rêve sur 1838.(Vest à prendre on à laisser; car les choses iront toujours leur train, qu\u2019on me lise ou qu'on me fiche au panier.* * * La fin du monde, le milenium, l\u2019extinction du paupérisme, la découverte t ment perpétuel (langue de femme exceptée), l'égalité physique, politique, légale, sociale, intellectuelle et morale des hommes, et le contentement universel n\u2019arriveront pas en 1888, N.B\u2014 C'est la seule de toutes mes prédications que je guaranti S.G.D.G.car en- Jin il faut être raisonable.A New York, il y aura plus de baptêmes que de mariages, de funérailles et de dimes a l\u2019église canadienne ; une so- cieté nationale canadienne sera fondée et réussira à merveille après quelques tiraillements ; et, faute de falbanas, le pn- ritanique Comstock décidera les statues et les images à s\u2019ornementer dorénavant de petits cache-moi-ça.Le Canada s\u2019éloignera de l\u2019Angleterre et se rapprochera plus intimement de la France et des États-Unis: 11 aura des troubles avec la Nouvelle Ecosse et le Manitoba, et, fera un grand pas vers son indépendance qui n\u2019est d\u2019ailleurs qu\u2019une question de temps et développera ses mines, ses manufactures et ses relations commerciales et diplomatiques au dehors, La France continuera à donner le ton À la science, la mode et la cuisine.Elle changera souvent de ministère.Elle tiendra l\u2019Allemagne en éveil en se rapprochant de la Bavière, de l\u2019Autriche et de la Russie.lille fera ses conquêtes chez elle; mais sera entravée par maintes conspirations et par un coup d\u2019étut.Elle se rapprochera de Péglise, mais brisera le Concordat.Tlle aura des tronbles avec la Chine, l\u2019Italie, là Tunisie, l\u2019Allemagne et l\u2019Angleterre, des émeutes à l\u2019aris, Lyon et Marseilles, et la prospérité agricole et industrielle partout.l\u2019Angleterre changera de tête et de miuistère.Elle fera des concessions à l\u2019IrJande, en exigera de la Russie et en recevra de la Turquie et de la Belgique.Elle se rapprochera de la Chine, de la Hollande, du Denmark, du Saint Siége et du Brunswick.Lille aura des querelles diplomatiques avec Jes Etats-Unis, la France, PAllemagne, l\u2019Espagne et PItalie.Elle perdra une de ses colonies, aura une guerre à Pé- tranger, s\u2019enracinera davantage en Bgypte et duus PAfrique Centrale et sagrandira en Asie et dans sa propre estimstion.Les États-Unis se rapprocheront du Japon et se brouillerout avec l\u2019Espagne, le Mexique et une des Républiques de l'Amérique du Sud.On réduira Jes droits d'importation.Le parti démocratique sera victorieux à Pélection présidentielle, et sera aide des mugwwmps et du labor party.On ajoutera an nombre des États de PUnion; le catholicisme fera des progrès étonnants et pour la seconde fois depuis l\u2019indépendance, ou aura besoin d\u2019an berceau etd\u2019unelayette à la Maison Blanche.Sur le continent européen, In Grèce, la Bulgarie, la Pologne, Ja Turquie et Je Brunswick seront des causes de troubles; ainsi que l'Égypte et le Maroc en Afrique, Mérat et la Perse en Asie, les Hes Sandwich et Cuba dans l\u2019Océanie.l\u2019empire d\u2019Allemagne perdra trois de ses somumités ct commencera À se disloquer, La Russie deviendra moins autocrate sans cependant satisfaire l\u2019opposition.En Italie, Hnmbert de Carignan se rapprochera du Saint Siège, sans cependant compromettre les intérêts temporels du roi d\u2019Italie et du roi légitime, janoique spolié, de la Romagne.L\u2019Italie, certaine République de PA- mérique du Sud ét Ouba, auront des révolutions.I y aura une épidémie en Asie et dans le Sul de l\u2019Europe.Le Vésuve fera des siennes en Italie.Il y aura une famine en Irlande, en Egypte et en Macédoine.t y de la pierre philosophale et du mouve- L\u2019Europe perdra deux de ses souverains- dont un par le régicide.11 y aura une inondation en Espagne et au Canada.II y aura une guerre en Europe.Il y aura des tremblements de terro dans le sud des litats-Unio, en Italie et au Chili et une conflagration terrible à New York.Dans le domaine de la science, on découvrira des substituts avantageux pour le téléphone et le phonographe.On déconvrira un noug£au métal, un nouvel anasthétique, un nouveau combustible, une nouvelle force motrice, ¢t un ballon électrique controlable, ete.Mais je m\u2019arréte; car je crois que jen ai déjà assez prédit pour un homme qui n\u2019est pas encore certain si 1888 sera une année bissextile; du nombre de pores que cet article va faire suer et si 1859 ne le trouvera pas les quatre fers en l\u2019air, encourageant la verdure d\u2019un cimetière.Oh! alors, il faudra bien qu\u2019il cesse ici-bas d\u2019être RrGoLo.Note de la rédaction \u2014Prière aux abonnés de conserver ce numéro afin de s\u2019assurer si réellement notre RIGOLO a rêvé vrai cette fois-ci encore comme autrefois.JOUR DE L\u2019AN.Le jour de l\u2019Au fut-il toujours le premier janvier: A cette question, voici ce que nous trouvons dans les Ephémérides wnirversclles : \u201cC\u2019est en 1567 seulement qu\u2019une ordonnance de Charles IX, roi de France, fixa le commencement de l\u2019année au premier janvier, et cet exemple ne tarda pas à être suivi dans la plus grande partie de l\u2019Europe.Auparavant, dans la plupart des villes d'Italie ot d\u2019Espagne, l\u2019année commençait à Noël.Sous les premiers rois de France, elle commençait au mois de mars; au IXe siècle le commencement de l'année fut reporté à Noël ; dans lu suite et jusqu\u2019en 1567, il n\u2019y eut rien d\u2019uniforme ni de constant ; chaque pays, chaque province avait ses usages, \u201c]Eglise à placé au ler janvier lu fêto do la Circoncision ou l\u2019octave de la Nativité.C\u2019était autrefois un jour destiné par l\u2019Eglise à expier, dans les jeûnes et les prières, la liceuce à laquelle donnait lieu la fête de Noël.11 est aujourd\u2019hui consacré dans une partie de Europe et de l\u2019Amérique, aux visites, aux compliments, aux étrennes ; l'usage des étrennes et des compliments remonte à Ja plus haute antiquité; les Romains surtout, nous en ont transmis des ves- diges dans leurs éerits et leurs monuments.« Avaut année 1212, le premier janvier était consacré à une fête qui est Join de faire briller l'esprit des populations d\u2019alors.On l\u2019appelait la fête des fous, Laquelle était elle-mê:ne précédée d\u2019une autre fête, véritable profanation, nommée fête des sous-diacres.et qui se célébrait le 26 dé- , vembre.\u201d 2 DERNIÈRES NOUVELLES.! L\u2019amiral Gervais vient d\u2019être nommé minist de la marine en France.Le prince de Galles n chargé M, Ki secrétaire partienlier, de démentir la annonçant que le fntur roi d\u2019Angleterre est bre du comité qui organise un banquet en l'honneur des pugilistes Smith et Kilrain, T1 y aura pendant l'année 1888 d&ax éclipses totales de June visibles à New York.La première aura lieu le 28 courant à 5 heures 35 minutes de l'après-midi et durera jusqu\u2019à 7 heures 13 minuies.La seconde auræ lieu dans la nuit du 22 au 23 juillet.On annonce la mort, à l'âge de quatre-vingt- quinze ans, d'un Canadien-lrançais nommé Pro teau, le premier résident blanc qui se soit établi an Dakota.Co malheureux a été tué par le froid, près de Fort Bennett.Protoau, qui avait toujonrs véeu parmi les Indiens depuis son enfance, avait servi successivemeut d\u2019iuterprète et d\u2019éclaireur à plusieurs généraux et avait reçu vingt coups de flèches dans le corps daus divers combats.Souscrivez à LA FEUILLE D'ÉRABLE, #1 par an, UE CHACUN S'ABONNE A LA FEUILLE DE.RABLE, $1 pur an.N DEMANDE.\u2014Dans les centros canadiens aux États Unis, des agents honnêtes ot nctifs, pour recucillir dea abonnements à La Feuille d'Érable.« - val - a di uv.a LA FEUILLE D\u2019ERABLE\u20145 JANVIER, 1888.C\u2019EST LE \u2018WHISKEY.On pourrait dire du whiskev ce que l\u2019auteur des \u2018\u201c Ouvriers\u201d disait de l\u2019absinthe : * L'absinthe! ce poison couleur vert de gris * Qui rend idiot sans qu\u2019on soit jamais gris.\u201d Mais c\u2019est du whiskey que je veux vous parler.Aujourd\u2019hui, quand quelqu'un commet un crime ou meurt de sa mort naturelle, on dit généralement: c\u2019était un buveur de whiskey! C\u2019est lu formule évasive, échappatoire, palliative.Jone veux certainement pus me faire le défonseur de cet animal de whiskey qui fait tant d\u2019animanx, mais, on bonne justice, je veux donner à chacun son 4a.Ceci par expérience, remarque, observation, statistique.Dernièremeut, je lisais dans un journal : \u2018\u2018 Monsieur Chopinard est mort à l\u2019Âge respectable de quatre-vingt ans, Il laisse pour déplorer sa perte 366 enfunts et petits eufants, trois belles-meros inconsolables, neveux, nièces, etc, ete.Leslan- gues firent vite son oraison funèbre: \u201cC\u2019est le whiskey qui l\u2019a tué! \u201d Or, lecteurs, je vous dirai que monsieur Chopi- nard, passant dans la rue, a été tué par un tuyau de cheminée qui lui est tombé sur la tête.Après tout, serait-il mort à 80 ans de par le whis- Key, je crois que c\u2019est un âge assez respectable pour faire un mort.Plus tard, je lis qu\u2019un honorable commerçant s'est fuit santer la cervelle parce qu\u2019il avait fait faillite.C\u2019est la faute au whiskey, dit-o1 encore.Or le pauvre honnête homme ne buvait que de l\u2019eau, mais il avait été ruiné par un banquier Juif.Plus loin, je lis qu\u2019un homme se jette à l\u2019eau et se noie.C\u2019est encore le whiskey disent les gens charitables.Or cet honnête garçon s\u2019était jeté à Veau pour sauver sa belle-mère qui se noyait.La belle-mère fut sauvée par un terreneuve qui n\u2019avait pas faim, et par reconnaissance pour son gendre, elle fit graver en lettres d\u2019or sur sa tombe : * Ci-git mon gendre qui s\u2019y trouve bien, * Pour son repos et pour le mien.\u201d GASTON P.LABAT.SANS MÈRE.Elle vint toute songeuse appuyer ses petites mains sur le bras de son pere; le jeune homme tressaillit comme quelqu\u2019un qu\u2019on éveille brusquement.Levant les yeux, il vit devant lui sa fille, sa petite Jeanue, qui le fixait de ses grands yeux noirs.\u2014Eli bien ! mignonne, que veux-tu ?Elle timidement : \u2014Je voudrais.je voudrais que tu m'embrasse.\u2014Oh ! cher ange, fit il, en pressant son enfant dans ses bras et la couvrant de baisers.\u2014Eucore, encore, dit-elle fermant les yeux, tu dois m\u2019aimer pour deux puisque maman est là- haut.Se dégageant do l\u2019étreinte pateruelle, elle vint à la fenêtre ouverte, puis, regardant le ciel : \u2014 Quand reviendra-t-elle de vers le bon Dieu, dis, petit père?Elle reste bien longtemps vers lui, elle aime done plus que nous?Le panvre homme Fattira & Ini de nonveau; elle sentit une larme Dbrilante couler sur son front.\u2014Tu pleures, fit-elle ; n'est-ce pas que c'est bien vilain à elle de nous avoir laissés ?| ce moment, la gonvernante de Jeanne vint Ia prengre ponr la conduite à la promenade.\\\u2014Va, chérie, dit le père, si tu es Lien sage, maman reviendra.*, La petite fille, consolée par ces paroles, ten- sa menotte à celle qui venait la chercher et se su suer.nande des romb resté sonl, se prit à réver au passé, à heur euvolé.11 y avait de celà cinq ans, -,1 avait épousé une charmante enfant dont le seul défaut était d\u2019être un peu délicate de santé, mais lui, médecin célèbre, pensait qu\u2019à force de soins et de tendresse, il parviendrait à la couserver de longues aunées auprès de lui.Hélas! un an après elle mourait, donnant le jour & une petite fille, l\u2019enfant que nous avons entrevue tour à Pheure.Marcel fut comme fou ; puis, comprenant qu\u2019il devait vivre pour sa Jeunne, il refoula en lui sa doulenr, se consacra spécialement aux pauvres, * Hävaillant nuit et jour, afin de tâcher d\u2019oublier.Depuis quelque temps sa fille l\u2019inquiétait; elle pérdait ses jolies couleurs, prenait des tristesses subites et passait des heures entière Jes yeux per- das dans le vague.11 finit par se persuader qu\u2019elle avait envie d\u2019un jouet extraordinaire qu\u2019elle avait dû entrevoir lorsqu\u2019ils allaient se promener tous les deux le long des boulevards.On était à la veille de Noël.Mareel mit un clinpean et sortit.En rentrant, il croisa dans Vescalier une jeune fille vêtue de noir qui répou- \u201cdit en rougissant à son salut.C'était uue pauvre enfunt bien digne d\u2019intérêt.Morcèl la connaissait depuis quelques mois ayant .6t6 appelé par elle pour soigner sa mère que, mal- \"gré toute sa science, il n'avait pu arracher à la mort.\u201cLa pauvre femme mournt laissant sur la terre une orpheline de plus.Mathilde fut obligée, pour vivre, de donner des leçons de piano.«*, Lorsque Marcel pénétræ dans la chambre de sa fille, celle-ci était couchée.\u2014Ma chérie, lui dit-il, c\u2019est demain la Noël et petit Jésus vient d\u2019envoyer pour toi tout ce que tu peux désirer, \u2014Quoi donc?fit curieusement 1a miguonue en se soulevant ot en battant des mains.Marcel lui apporta sur son lit des jouets de mille sortes, en un instant les petits draps blancs disparurent sous un amoncellement de joujoux.Elle regarda d\u2019abord émerveillée, prit une belle poupée que lui présentait sou père, puis la repoussant, se mit à pleurer.\u2014Qu\u2019as-tu mon ange, que veux-tu ?dis-le moi, iit Marcel, voyant le chagrin de son enfant.Elle lui prit la tête à deux mains et tout Las, bien bus, À son oreille, murmura ces mots: \u2014Je veux maman, \u2014Mon Dieu, mon Dieu! fit-il en se tordant les mains, mais c'est impossible : Voyons mu Jeanne, svis raisonnable, demande-moi autre chose que je puisse te donner.\u2014Alors, si elle ne veut pas venir, j'irai aussi là- haut, dit Jeanne avec calme en laissant retomber sa tête blonde sur l\u2019oreiller.Marcel sortit pour cacher son émotion, les larmes l\u2019étouffaieut.Toute la nuit ou l\u2019entendit marcher fiévreusement dans son cabinet.Le lendemain, quand il vint voir sa fille il la trouva malade et fut effrayé.Une huitaine s\u2019éconla de la sorte, la maladie de Jeanne faisait de rapides progrès.«+ Un soir, Marcel frappa à une petite porte située au quatrième étage de sa maison.Une personne en deuil vint ouvrir, c\u2019était Mathilde.A la vue dn jeune homme, ses joues pâles s\u2019empourprèrent.Marcel, qui la regardait atteu- tivement et comme étonné de la voir si belle, remarqua cette rongeur.I] repoussa la porte, pénétra dans la chambre.Que se passa-t-il entre eux, quelles paroles furent échangées?On ne sait, mais, quand il descendit, il étaitrayonnant.Pendaut plusieurs jours un grand va et vient sembla régner dans la maison.Puis, un beau matin, Marcel entra dans la chambre de Jeanne tenant une jeune femme par la main.\u2014Mignonne, dit-il, le bon Dieu a écouté tes prières, il t'a envoyé ta maman.Mathilde s\u2019avança, prit la chère petite dans ses bras, lui donnant les noms les plus doux.\u2014Mon enfaut bieu-aimée, me voilà, js ne te quitterai plus.\u2014Je savais bien que tu viendrais, dit Jeanue en lui rendant ses caresses.Jeanne est aujourd\u2019hui guérie ct Marcel, qui croyait son cœur mort à tout jiunais, sent renaître en lui un nouvel amour.\u2014p DE TOUT UN PEU.Un vieux garçon de la campagne, à lu veille de su marier, se coufesse À son curé et conunence pur hui dire qu\u2019il y à dix ans qu\u2019il ne s\u2019est pas approché du tribunal do Le pénitence.\u2014Dix ans, dit le curé, vous n\u2019êtes pis sorteux ! Le jour de la Toussaint, le Souverain-Pontife a présidé au Vaticun Ia cérémonie solennelle do lu promulgation des déevets sur les miracles constatés et approuvés pour law canonisation des sept Bienhenreux fondateurs de l\u2019ordre des Servites de Marie et des trois Bienheureux de la Compagnie de Jésus.Claver, Berchmans, Radriguez, ainsi que dn décret du tuto procedi posse relativement à la cause de béatification du Vénérable Félix de Ni- cosie, Frère laiprotès de Pordre des Mineurs Capucins, et du décret sur les miracles pour la béatification du Vénérable Jean-Baptiste de 1a Salle, fondateur des Frères des Écoles chrétiennes.En vertu d\u2019une décision datée du ler octobre dernier.Le R.P.Emile Réguealt S.J.directeur général de l\u2019Apostolat de la Prière on Ligue du Cœur de Jésus, vient de faire quelques changements dans la direction de l\u2019œuvre du Cantda.D'après cette décision, il n\u2019y à plus qu\u2019un diree- teur supérieur pour toutle Canada.C\u2019estle R.P, Nolin, 8.J.prédicateur de la colonisation, qui a éte nommé à cette charge.Sa résidence est au collège Ste.Marie, rue Bleury.Cependant, à cause de lu grande étendue du Canada, et pour faciliter davantage ln diffusion de l\u2019œuvre, le directeur général a nommé trois vice directeurs supérieurs : le R.P.Désy, S.F., à Québec ; le R.P.Doherty, S.J., à Guelph, Ont, et le R.P.Lory, S.J., à St.Boniface, Manitoba.Comme le R.P.Hamon, S.J., vieut d\u2019être transféré à la province de New York, la Ligne du Sacré Cœur dite \u2018\u201cdes hommes\u201d a été mise sous la direction du dirceteur supérienr de l\u2019Apostolat de la prière dont elle n\u2019est qu\u2019une branche spéciale.On connait l\u2019opinion de Lamartine sur l\u2019ensei- gnenient religieux dans les écoles; voici les paroles prononcées par Yietor Hugo lo 19 janYier 1850, dans la discussion do la loi d\u2019ensciguement, J ce méme Victor Hugo pour la glorification duquel on a chassé Dien de son temple, \u201c I'enscignement religieux est, selon moi, plus nécessnire anjourd\u2019hui qu'il n's jamais été.Plus TPhomme grandit, plus il doit croire.I] y a un malheur de notre temps, je dirai presque, il n\u2019y a qu\u2019un mallieur: c\u2019est une tendauce à tout mettre \u2018En donnant à l\u2019honme pour fin et pour but la vie terrestre, la vie matérielle, on aggrave toutes les nrisères par la négation qui est an bout ; on ajoute à l\u2019accablement.des malheureux le poids insupportafle du néant ; et de ce qui n\u2019est que la souffrance, c\u2019est-à-dire une loi de Dieu, on fait le désespoir.De là, de profondes convulsions sociales.\u201c\u2018 Certes, je désire améliorer dans cette vie le sort matériel de ceux qui souffrent, miis je n\u2019on- blie pas que la première des améliorations, c\u2019est de leur donner Pespérance.Combien g\u2019amoindrissent de misères bornées, limitées, finies après tout, quand il sy mêle une espérance infinie ! \u2018Notre devoir à tous, c\u2019est suns doute de chercher à diminuer la misère, mais c\u2019est aussi de faire lever toutes les têtes vers le ciel, c\u2019est de diriger tontes les âmes, c\u2019est de tourner toutes les attentes vers nne vie ultérieure où justice sera faite, où justice sera rendue.\u2018\u2018 Disons-le bien haut : personne n\u2019aura injustement ni inutilement souffert.La loi du monde moral, c\u2019est l\u2019équité.Dien se trouve à la fin de tout.Ne l\u2019oublions pas et enseiguons-le à tous; il n\u2019y aurait aucune difficulté à vivre, et celà n\u2019en vaudrait nullement la peine, si nous dovious mourir tout entier.\u201cCe qui allege la souffrance, co qui sanctifie le travail, ce qui fait l\u2019honime bon, fort, sage, patient, bienveillant, juste, à la fois humble et grand, digne de la liberté, c\u2019est d\u2019avoir devant soi la perpétuelle vision d\u2019un monde meilleur, rayonnant à travers les ténèbres de cette vie.\u2018Quand à moi, j\u2019y crois profondément à ce monde meilleur, et je déclare ici, c\u2019est la suprême certitude de ma raison, comme c\u2019est la suprême joie de mon ame.\u201cJe veux donc sincèrement, je dis plus, jé veux ardemment l\u2019enseignement religienx,\u201d \u201cPour moi, disait M.Legouvé, de l\u2019Académie Française, je ne crains pas de dire, si j'étais absolument forcé de choisir pour un enfant, entre savoir prier eb savoir lire, je dirais: qu\u2019il sache prier! Car prier, c\u2019est lire au plus beau de tous les livres, au front de celui d\u2019où émane toute lumière, toute justice et toute bonté.\u201d Annonces Nouvelles, Examinez la célèbre machine à coudre \u201c HOUSEHOLD \u201d le seule pouvant coudre du plus fin au plus gros, et vous wen achèterez pas d'autre: vendus à raison de $3 par mois, et le nouveau système Cabinet, pouvant servir de bureau à écrire, de table à jeu et de planche à tailler pour conturières, meuble joli et utile, à dollars par mois.On repreud les vicilles ma chines en échange.Machines N Neuves au comptant depuis mauehilies d'occasion aux plus bas prix.Satisfaction utio où l'argent est retonrué, Seule maison de langue française à New York.EMILE JAMES, 44 Clinton Place, entre University Place ut Cinquième Avenue, Au même burean, vente ot achat de fonds de ecommerce et assurances contre l'incendie, PIERRE DUFRESNE, Salles de Billards, de Pool, de Cartes| et Jeux de Quilles.412 WASHINGTON STREET, Entre les 10e et He rnes- HOBOKEN, N.J.CHAS.J.GOULET, Commis.LES ATELIERS TYPOGRAPHIQUES DU JOURNAL HEBDOMADAIRE La Feuille d\u2019Érable BONT MAINTENANT POURVUS D'UN Matériel d'imprimerie très Complet ET L'ADMINISTRATION S'OFFRE D'EXÉCUTER TOUS LES Travaux Typographiques QU'ON VOUDRA BIEN LUI CONFIER, À des Prix les plus Avantageux ! 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