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Titre :
La feuille d'érable
Éditeur :
  • New-York, N.Y. :[La feuille d'érable],1887-[1891]
Contenu spécifique :
jeudi 19 janvier 1888
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque mois
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La feuille d'érable, 1888-01-19, Collections de BAnQ.

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[" = Se wo t ZZ Iaee NS 7 VE % A 5 ÿ | = 7 AT \\Y D 42 omy NE 7 Bb mo iz da SON dy A AA LE Je\u201d) ; A VELA 7 Vol.2.] Enrégistré comme matière de seconde classe au bureau de poste de la ville de New York.Un Oiseau Sans Plumes.Qui fait l'oiseau ?c'est le plumage.LA FONTAINE.\u201cA tout seignenr tout honneur,\u201d dit un vieux proverbe, et voici en quelle circonstance, il y a quelques années, je dus nvefforcer d\u2019être complaisant à l\u2019égard d\u2019un personnage distingué en visite à Québec.Le gentilhomme en question qui, soit dit en passant, est un savaut et un littérateur d\u2019un grand mérite, se prit d\u2019intérêt pour l\u2019étude des poissons des envi rons de notre ville et de lu pêche qu\u2019on leur fait.Je Ini avais décrit en termes si élogieux nos les incomparables et les belles truites aux différentes nuances qui les habitent, qu\u2019il manifesta fe désir du visiter ces endroits.Je lui fis Polfre de mes services ; unot fut retenu, et, m\u2019étant pourvu de cannes à pêcher, lignes, hameçous, enfin de tout Pattirail nécessaire, je me préparai à le recevoir, ainsi que madame la duchesse, leur fils et leurs deux filles, Au jour convenu, par une belle après- * anidi de juin, nous prutimes eu voicure, en route pour un lac en renom, à quel ques douze milles de la ville (1).Les nobles étrangers furent bientôt installés dans le canot, qui ne tarda pas -à glisser mollement sur le valme et poli comme un miroir; mais pas une traite ue put être prise pour corroborer les un \u2018apports enthousiastes que j'avais faits.Pétais mortifié et désappointé en même temps de leur peu de sirécès.M'étant placé sur l'avant du canot, je déployai tont le savoir faire que plu; sieurs années de pratique n'avaient appris: mais ce fut en vain, pas une truite ne se mnonfrit, Je me retournai pour voir à quoi nes hôtes passaient leur temps.une Je les vis en frais de disséquer Heur des champs ramassée sur la route, La comparant avec d'autres de mème funille qu'ils avaient connues en Europe.Ce noble personnage, en mrentionnant SS S COS AA = A A 7 HA A 7 FL I 20 pÉ LEON BOSSUE DIT LYONNAIS, DIRECTEUR.« Pourquoi cela, demanda-t-il ?« l\u2019arce que cela ne paie pas ; et, dans ce pays-ci, chacun a besoin de tont son savoir et de toute son énergie pour faire de l\u2019argent; et homme de science a bien peu de chance d\u2019arriver à la fortune, Cependant, ajoutai-je, Votre Grace ne doit pas se former une opinion du dégré de connaissances des habitants de ce pays par mou ignorance de la hotanique et de Ja géologie.Nous nous cfforcons tous d'acquérir quelques connaissances particulitres dans les arts on les sciences.Quelques-uns enltivent Ta musique, d\u2019autres dessinent, sS'oceupent de peinture ou de choses qui sont utiles on nerénbles, Quant à moi personnellement, étant amafeur de chasse et de péelie, je suis devenu familier avec les différentes variétés d'oiseaux et de poissons de ce pays, et je serai henreux de mettre ait service de Votre Grâce, mes connaissances en ornithologie et en pis- cieulture.?+ Merei\u201d répliqua le noble due, + Je conmais tres bien vos oiseaux américains, et je puis dire à leur chant le nom de plusieurs d'entre eux.Ainsi, l'oiseau merle,\u201d ce qui était vrai, et J'en conclus qu\u2019en effet 11 connaissait nos oiseaux, ul moins celui-et, - | ** VOUS COUTEUSSEZ | ips | : | | attira son attention, sans doute cet oiseau, me dit-il \u201cOh! oui, répliquai-je, je Te connais: bien; ils sont très nombreux dans les! environs, ef de fail, ils le sont partonr.1 le.Jai son nom sur c'est bien singulier\u2019 Lie je ne puisse le nommer.Comment appelez vous done cet oiseau 2\u201d | Clhaeun son tour, dis-je en moi-même, len voyant l'embarras du due et je ne \u2018pus n'enpécher d'éprouver une certaine satisfaction en pensant jusqu'à quel point il venait de se prendre dans ses, propres filets.Après Un profond salut je lui dis: + cet oiseau, Votre Grace,est appelé un rossi \u201cnol irlandais: mais Cest en réalité un que nous entendons en ce moment est le Un peu plus loin, un autre chanteur: avoua \u2018 que ça lui paraissait bien être une grenouille après tout.\u201d Je saluai de nouveau, tout en faisant remarquer, en souriant, le plaisir que j'éprouvais, de ce que Sa Grâce ne quitterait pus l\u2019Amérique avee l\u2019idée peu favorable qu\u2019elle pouvait s\u2019être formée du savoir scientifique de quelques-uns de ses habitants d\u2019après mon ignorance personnelle de la botanique et de la géo- logic, I3t si je raconte cet incident, ee n'est pas dans Pintention de faire voir la ma- inière dont je me suis tiré d'affaire dans Une circonstance critique, mais bien pour prouver amie fois de plus que per- sonme, quelque élevé que puisse être sou état social, ne peut se vanter d\u2019être parfait, et que les plus savants même péchent toujours par quelque côté, J.U.GREGORY, = Le Plus Grand des Amours.Co Elle a dix tombent en lépaules ; front enfantin, dont ils laissent voir les joue ans.Des cheveux bruns lourdes masses sur lontours harmonieux.Sur sa fraîche et rose, une petite fossette s'aperçoit à chaque instant, car un rien fuit rive enfant.Elle est habiïlée d'une robe de velours bleu foncé que dépasse une fine broderie, ses bus de soie sont grenat, sur de petits souliers en peun de daim sépa nouit nn naud rouge, .2 .\"Assise près du foyer sur un tabonret.; Je le connais aussi, dif Sa Grace: A est le.Le bout des lèvres.aux pieds de sa mère, elle joue avec de chat Blane qui fait patte de Tout à coup, levant ses yeux noirs pleins velours.d'une tendre gaiété, elle dit : \u2014Mère, vois-tu, quand je serai gran- SENS | quelques-uns voltigent sur son: [No.3 \u2014C\u2019est lui ! Lui, ébloui de son bonheur, cloué par son ivresse même à ce coin qu\u2019il n\u2019ose francnir.Mais il a rencontré un regard, le regard de ces beaux yeux noyés dans Pombre de leurs cils et le voici près d'elle, lu serrant sur son cœur.\u2014 Bonheur ineffable, pensait-clle, rien au-dessus de toi! x Deux ans plus tard.Le soleil est déjà hant, mais dans la serre que re- couvreut d\u2019élégantes toiles, il fait frais, Au milieu des mousses et des fleurs, entre deux palmiers, est suspendu uv tout petit hamac indien brodé de plumes dl'oiseau-mouche, un bel enfunt y est conché, il dort.Elle, debout, regurde ce trésor, son Mien: ses doigts donnent de temps à autre une légère impulsion à la corde qui suspend la petite nacelle aérienne.Le visage rayonnant, elle attend le réveil: ce réveil où s\u2018ouvriront subitement les doux yeux bleus comme s'épanouit.sous un rayon la pervenche an bois; on les petits bras tendus, le sou- (rire à + bonche, lenfant, en la voyant, dira: maman! Et elle murmure: \u2014Tu es ma vie, enfant adoré ! l'amour que tu m'ts fait connaître à pris mon être tout entier, Il n\u2019en est pas de plus fort! * x # an matin, Tour est sombre Ii neige couvre le sol; tambour, le On est ipourtant, Lléjà retentit Je au loin clairon SONNE.| Elle va et vient dans Le pièce, Bobo est de serge noire.sur sa poitrine Sa Lest attache un petit carré de drap Dane Je nom scientifique de cette fleur, me oiseau d'un autre plmnage, où plutôt demanda 1 i M i \\ ! I i v ' _- A LA FEUILLE D\u2019E RABLE\u201419 JANVIER 1888.Institut Canadien-Français.L'Union Dr: umatique Canadienne, voulant élargir son cercle \u2018d\u2019action, vient de changer de nom.Désormais, cette association sera connue sous le nom de: Institut Canadien-Français de la ville de New York.Les officiers de la nouvelle organisation seront choisis dimanche après-midi.Voici la liste des membres fondateurs : Alarie Louis Galarneau Eugène Amyot Mlle.Hermina Gauthier Henry C.Baillargeon Théophile Gravel l\u2019abbé L.N.Baillargeon Mme.T.sabelle Joseph Beauchamp lenri Labelle Mme.J.Beauchamp Mme, HH, Laurencelle L.À.Beaudry George Laurencelle Mme.Beaudry Mme.Geo.Ménard George Bossue dit Lyonnais L.Page Anselme Bossue dit Lyonnais MmePage Mme.À.Bourguignon À.>uvez Prof.Jacob P.Bourguignon Mlle.G.Rhéaume Alphonse Bourguignon Jos, sr.Rouleau O.G.M Bourguignon Mlle.0.Rouleau Mme, O.G.W.Bureau Mlle.Amanda Sauvé Mlle.Louise Brault Mlle.R.Sauvé Mlle.Mathilde Charbonneau Ulric Tétrean Vabbé F.Corrivean l'abbé E.O.Tisdelle Alfred Destremps E.Tisdelle Mme.A.Drolet Elzéar Tisdelle Ephrem Drolet Mme.Elzéar Vertefenille André L.A MEMBRES HONORAIRES.Sa Grâce Mgr.Grandin, évêque d'Alberta, Hon.H.Mercier, Premier ministre de la Province de Québec.Geo.M.Fuirchild, jr, Eer, Vice Président du| Canadian Club, New York.L.P.Sylvain, Eer., Ottawa.L'Institut Canadien sera une société essentiellement nationale, et elle soceu- pera de tout ce qui touche de près ou de loin à la nationalité canadienne-fran- çaise.Elle aura une salle de lecture, une bibliothèque, nn musée, un cercle dramatique, une chambre de discussion, et deviendra par la suite société d\u2019encouragement et de protection mytuelle, ct encore de secours et de bienfaisance.mais de ces aventures vraies dont ello avait été! elle-même le témoin.Nous avions froid dans le dos, Heureusement qu\u2019à ee moment, le Prof.If, Morin est venu nous jouer un air sur le saxophone qui nous n quelque peu rassuré.M.Morin qui est un ex-saxophone soliste d\u2019harmonies militaires en France, est un artiste véritable.Son interprétation de In Fantaisie Fariée de May- seder, ne laisse aucun doute à ce sujet.Puis un chant de la Bretagne par le chœur de l\u2019Union Dramatique Canadienne, et le R.P.Ha- mon nous conduit à Ste.Anne d\u2019Auray.Nous saluons en passant les Menhirs et les Dolments ; on arrive à Ste.Anne d\u2019Auray un jour de grand pélérinage\u2014c'est le 26 juillet.Toutes les paroisses de la Bretagne y sont représentées; on les distinguent anx couleurs variées des costitmes que portent les hommes.On vénère un instant la statue de la grande thaumaturge, et on écoute le récit de Nicolasi.Nous avons rarement assisté à nne conférence aussi instructive et gaie à la fois.En terminantle R.1.Hamon est salué par un tonnerre d\u2019applan- dissements.Le Prof.H.Morin nous donne sur son instra- ment un morceau de sa composition qui a été bissé.Et le chœur de l\u2019Union Dramatique con- roune la soirée par un chant breton.Notre voyage en Bretagne était terminé.11 nous a colité que 25 cents.Beaucoup regretterons de ne avoir pas fait avec nous.Madame Baillargeon, dont il est superflu de faire l\u2019éloge comme musicienne, conduisait les chœurs, et le Prof.Herman, un pianiste tres distingué, accompagnait le Prof, Morin.Le R.P.Hamon part pour les îles St, Pierre et Miquelon.Il reviendra dans Ja Lelle saison nous faire faire un second voyage, mais en Normandie cette fois.rm ee HONNEUR A UN COMPATRIOTE.La Société d\u2019Histoiro Diplomatique de France la Société Royale du Canada, section Française, et correspondant à LA FEUILLE D'ÉRABLE.Cette société, présidée par le Due de Broglie, compte parmi ses membres do nomhreuses illustrations francaises.M, J.LeMoine, de Québec, premier président ol Mer.Gravel, évêque de Nicolet, s\u2019embarquera le ve janvier avec son socré-| Le prix d\u2019entrée pour les hommes est del 81, pour les femmes, 50 cents.La contribution mensuelle sera de 25 cents faire, M, Pabbé Thibaudier, pour reve- tir an Canada, | _ \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 tera rivean, comme diacre, et IL.N.Gravel, comme sous diacre, et du Frère Champagne, C.8, V., comme maître de cérémonies.Au bas chœur on remarquait l'hon.11.Mercier, premier ministre de la province de Québec; l\u2019hou.Arthur Turcotte ; M.J.E, Robidoux, M, P.P.; M, Paul de Cazes, officier do l\u2019instruction puhlique, Québee ; M.L.Mercier, frère de l'honorable premier ti- nistre; M.Ernest l\u2019acaud, directeur de l\u2019Électeur, Québec, MM.Héhert, marchand, et Joe Vincent de Montréal.Lo chœur a chanté lu messe du se- coud ton Harmonisé, avec beaucoup d\u2019effet.Après la messe, il y a eu réception chez M, le curé, où Gabriel Dumont a été présenté au premier ministre et aux personnes qui l\u2019accompagnait.1888 est année bissextile.Tous les quatre ans, il y :t une année bissextile, chacun sait cela, mais ce que l\u2019on ne connaît pas généralement, ce sont les raisons pour lesquelles on nomme ces années bissextiles.Chaque année la terre met 5 heures et 49 minutes de plus que 365 jours pour compléter sa révolution annuelle autour du soleil; de sorte qu\u2019au bout de quatre ans, il y a un jour de retard, et quo si, on ne le comptait pas, le calcul des mois serait, au bout d\u2019un certain nombre d'années hors de rapport avec les saisous qui résultent de la situation de la terre relativement au soleil.Nos jeunes compatriotes ne se sont pas mariés en aussi grand nombre pendant année qui vient de s\u2019écouler que nous l\u2019aurions désiré.Espérons que Pannée bissextile de 1888 va réta- Llir l'équilibre.I ya une quantité de jeunes gens trop timides pour se résoudre à faire la grand'demande, cérémunial redoutable et redoutée de tous.Grâce au privilège reconnu au beau sexe, aux années bissextiles, de venir en aide aux timides, un grand nombre de ceux-ci pourront contracter des alliances ardemurent désirées.C\u2019est ce que nous leur souhaitons avec toutes les bénédictions usités en pareil cas \u2014-\u2014\u2014\u2014#\u2014.vient d'offrir un diplôme de membre titulaire, af On nous écrit de Montréal : Nous aurons notre carnaval comme par le passé.M n\u2019y aura pas de palais de glace, mais par contre Pornementa- tion de la ville sera beaucoup plus complet.Les rues où prussera la procession seront décorées comme un jour de Saint Jean Baptiste.Sur le carré Victoria, on parle d'ériger un are qui représen- en miniature Pare de triomphe l'Étoile.Tous les jours pendant les \\deux semaines, ily aura des jeux, tour pour les hommes et de 10 cents pour Iesid TRAVERS LA COLONIE CANADIENNE.Mnois, feux d'artifice, représentations, ete.| dévouera a | 1 femmes, Institut Canadien se toutes les œuvres canadiennes, donnera, de temps en temps des concerts, des) conférences, des soirées dramatiques, et prépare déjà pour le mois de juin prochain une grande excursion a Québec et à la Bonne Ste.Anne.| Voilà au moins une société qui va être, utile.-\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014_ BRETAGNE ET BRETONS.CONFERENCE PAR LE R.F, HAMON, S.J, | La séance littéraire donnée mardi soir sons les | auspices de l\u2019Union Dramatique Canadienne, par | le R.P, Hamon, S.J., a été un véritable succès, | Dans l'auditoire on remarquait Sa Grandeur Mgr.Grandin, M.Pabbé ¥.Tétreau, curé de la con-! grégation, MM.les abbés Louis I.ue de North; Adams, Mass., 1.O.Corriveau et L, N.Gravel, | de église canadienne, Alfred Bélanger, de I\u2019 ts.| titution des Sourds-Muets, le Frère Champagne, | M, le baron de La Rue, le fils du baron de Verez, etc.Quoique lo mauvais temps en nait empéché un grand nombre de s\u2019y rendre, Ja salle était cependant bien remplie.L'élognent conférencier nous à parlé de la Bretagne et des Bretons pendant deux heures et nous a vivement intéressé.Après avoir assisté nu départ de Jacques-Cartier et l'avoir vu, Jui et ses hommes, recevoir la bé- nédietion de l\u2019homme de Ja prière, et perdu dans Lu brume du port de Saint-Malo, La Grande Ier- mine, La Petite Hermine et Émérillon, nous avons parcouru ensemble la Iautoet ln Basse Bretagne.Nous sommes allé à la noce, à l'église, à la foire, entré dans la ferme, mangé de la soupe et de la galette, bu du cidre; nous avons assisté au découronnement de li mariée, nons Ini avons retiré puis jeté quelque chose dans son \u2018était bieu maigre, Quel chien de une épingle, tablier, mais \u20ac temps, aussi! J'uis le soir, au coin du feu, non sans frissonner cependant, nous avons écouté lu ménagère nous raconter des histoires de fées, de pouls-piquants et de lutins.Et remarquez bien, non pas de ces histoires qu\u2019elle aurait pu encendre raconter, lo.G, W, Rouleau, 173 Est TTe rue.L'hon.M.Mercier est parti hier pour Ia Geor-, ll y mie.restera probablement une couple de mois, Mile.Amanda Rodier, de Worcester, Mass., est \u2018en ce moment en visite chez sa sœur, Madame Nous lisons dans le Moniteur Acadien, de Shé- diae, N.BL: M.12.TL, Comeau, tailleur de Digby, doit se rendre à New-York ces jours-ci pour suivre des maitres de la mode dans la grande métropole, toute une série de leçons pratiques sur l'art de tailler les hardes.IT sera absent l'espace de deux mois, M, Comeuu mérite le succès, Fhon.1H.Trois-Rivières : Étaient à New York cette semaine: Mercier; hon.Arthur Turcotte, | Ernest Pacand, directenr de YElectenr, Québec : Paul de Cazes, Québec; J.K.Robidous, M.D.jiP., Montréal; Achille C curier avocat, Québec; Joe Vincent, Montréal : ; ML.Mercier, frère du premier ministre ; 31, nt marchand, Montréal; M.l'abbé Ledue, North Mass.Louis Adams, Lundi dernier, hon.M.Mercier, premier ministre de la province de Québec, invitait à diner à l'hôtel Albermarle, Sa Grandeur Mgr.Grandin, M.M.les abbés F.Tétreau, PE, O.Corriveau, Alfred Bélanger et Lebrun ; M.le Dr, LL.P.Fontaine, et Ernest Pacand, directeur de ?PÉlecteur.Un indigeret nous rapporte que hon, M.Mercier a fait un joli cadeau à Mgr.Grandin en OCCASION.cette Nous apprenons avec plaisir quo notre excellent ami, M.C.G.Léeuyer viendra s\u2019établir au centre de notre colonie, vers le ler Mars prochain.M.Lecuver n loué le vuste magasin, 1838 3ème avenue entre les T6e et 77e rues, pour y faire le commerce de chaussures.M.Lévuver s'est assuré les services de M.Joseph Labelle, un honune qui est site de lui amener bonne elientele.À l'église des Canadiens, dimanche dernier, Mer.Grandin, évêque d'Alberta, à célébré une grande messe pontificale.Il était assisté de Vahhé Alfred Bélanger, CV.5, comme prêtre assistant en chape; de MM.les abbés I.O.Cor- [taut.ité, et C'est avec une sorte de fureur qu'il dévore \u2014 0e LE PÉRAT.Le peraï est un énorme poisson des Guyanes, d'une férocité, d\u2019une audace et dune gloutonne- ric sans borne.Su gueule, toujours ouverte pour cugloutir une proie, saisit, broie, avale, absorbe La chair vivante ne suffit pas à sa voraci- les eadavres quitréfiés.C'est le requin des caux donces.Le tigre, le crocodile, la hyène, le vampire sont excellents pour lenrs petits.Le péraï mange les siens.Son agrilité égale sa vigueur et sa eru- auté.C'est nn trait sous les eaux, 1} passe et il emporte un bras, un pied, une junbe.On est mutilé sans l\u2019avoir vu.Comme le requin, le péraï a uno préférence marquée pour la chair humaine.11 rode toujours autour des embarcations des fleuves, comme le squale sinistre accompagne les navires où il flare un mort.Des drames se produisent fréquemment sur les bords des fleuves de la Guyane dont le péraï est l'épouvante et le fléau.Un jour, une négresse de lu Guyane française est occupée à laver du linge au bord d\u2019une rivière, Près d'elle, sur le sable, joue son enfant, âgé de deux ans.l'enfant tombe à l\u2019eau et, aussitôt, un énorme péraï le saisit dans sa guenle et dispa- rait.Le désespoir «le la malheureuse mère se devine.C'est à peine si elle à eu le tomps de jeter un eri.Quelques minntes après, une jambe d\u2019enfant, complètement détachée du trone, monte et flotte à la surface de la rivière.Cette jambe, allant à luvdérive, dit assez à la pauvre mère le sort de son petit.Tout & coup, la négresse interrompt ses cris, ct ses larmes ne coulent plus.ver son enfant, elle le vengera! Près d'elle est une hargue où se trouvent de solides hameçons, Elle en prend un qu\u2019elle attache au bout d'une longue rorde et comme appât, elle & le courage de se servir de la jambe de son enfant, qu'elle vient d\u2019at- torndre et qu\u2019elle rejette dans la rivière, à l'endroit où le péraï n° disparu.Puis, achée \u2018derrière nu bnisson, la Corde dans sa main erispée, \u2014 le cou tendu, le regard fixe, elle guetie, elle at tend.Ne pouvant plus siu-|- Elle attend près d'une heure, Alors apparaît à tête hideuse An péraï qui se dirige comune une flèche vers lu petite jambe, bercée par les eux.Le monstre ouvre sa gnenle, la referme, est pris.Avec une violence prodigiense il! se débat, se tourne, se retourue, bondit, veut entraîner la corde.Mais de sa main de fer, la négresso enroule le câble autour d\u2019un palmier et traîne le pé- rai sur le rivage.La mère est souriante ; elle tient le menrtrier de son petit, ello tient sa vengeance.Arrivée à sa hutte, traînant toujours le péraï et lu janbe de son pauvre enfant : \u2014 Voilà, dit-elle à son mari, le monstre qui a dévoré notre fils.Et le meurtrier périt dans d\u2019affrenses tortures, accablé de reproches et d\u2019injures mélée de sanglots.La mère était vengée.DE TOUT UN PEU.Le mot \u201c\u201c étrennes \u201d vient du nom de lu déesse Strenia.Tatius, roi des Sabins, ayant regen comme bon angure des branches coupées dans un bois consacré à cette déesse, autorisn cette con- tume et l'on donna le nom de Strenæ à ces présents offerts le premier jour de l\u2019an,.Calino disait hier: \u2014La température varie tellement en ce moment, qu\u2019on ne sait comment se vêtir en sortant de chez soi.\u2014 Moi, répond Champoireau, je me suis fuit faire un de ces paletots qui peuvent se retourner et s6 mettre à l\u2019envers commo à l\u2019endroit.J'ai fait garnir une face de drap léger et l\u2019autre de fourrure.Comme cela, je ne suis jamais surpris par le froid ni par le chaud.T1 y a de cela quarante-quatre ans les Druses payens assiégaient Maronite, petite ville catholique en Syrie, et menaçaient d\u2019exterminer tous les habitants.Les Maronites étaient sur le point d'abandonner leur défense quand apparnt sur les remparts une femme chrétienne, tenant en l'air un enfant de deux ans, et elle s\u2019écria : \u2018Tant quil y aura un enfant haptisé an-de- dans de Ces murs, nous nous rendrons jamais!\u201d Chose étrange, l\u2019apparition et les paroles de cette femme produisirent un tel effet sur l'esprit superstitieux des Arabes qu\u2019ils abandonnèrent le siège, et la petite ville fut sauvée.11 y a deux ans Léon XIII érigea un nouveau diocdse en Syrie, celui de Panée, anciennement Césarée de Philippe.L'évêque actuel de c6 nonvean siège, Mgr.Jéraigiry, est le même enfant qui fut mer- veilleusemeut la cause par laquelle la petite ville do Maronite fut sauvée, sigue en France.H a fait son cours clas- Le Scientific American public les remarques suivantes éerites par un de ses lecteurs qui a longtemps souffert de la dyspepsie, qui a employé tons les moyens qu\u2019on lui avait suggérés pour se soulager et qui à la fin, s\u2019est guéri par le procédé le plus simple.FEcontons-le : \u201c Le matin, l'estomac est tapissé d'une quantité considérable de muens qui adhère aux parois, Si la nourriture y est alors introduite, le muens tenace empéchera son contact avec Ja membrane gastrite et la secrétion du jns gastrique n\u2019auræ pas lieu où sera insuffisante.Un verre d'eau pris avant le déjeuner passe directement et d\u2019une manière continue dans les petits intestins.Sur son passage, cette eau distend les membranes de l\u2019estomac, les lave ct enlève aînsi lu plus grande partie du mueus qui les recouvrait; elle angmente leur capillarité, directement si elle est chaude, indirectement si elle est froide, Enfin l\u2019eau, non seulement produit un lavage sur l\u2019estomne, mais encore un travail d\u2019excitation qui esf Un exercice salutaire.On doit prendre bien soin do ne point donner de l\u2019ean froide quand Ju cireulation soit locale, soit générale est assez faible pour rendre la réaction improbable; ainsi chez les vicillards où les enfants en bas âge, dans le cas d\u2019un trouble local, comme lo catharre gastrique chronique.Alors, il faut prendre de Peau chaude.IJ est avantageux d'ajouter un peu de sel.La coutumo do manger de la soupe au commencement du diner n\u2019a tenu partout avec tant de persistance quo parce que Vexpérience a démontré excellence de son action sur l\u2019estomae qu'elle prépare à re- vevoir les autres aliments plus solides.Ello agit à la manière de l\u2019ean chaude tivec addition de sel, excite Jes membranes do Vestomae, et de plus, elle apporte sans effort son contingent do principes nutritifs, Souscrirez à LA FEUILLE D'ÉRABLE, $L par an.QUE, C CHAG ux S'ABONNE A LA FEUILLE DE NABLE, 8&1 par nu.OF DEMANDE-\u2014Dans les centres canadiens aux États Unis, des agents honnêtes et actifs, pour recueillir des nbonnemeuts à Le Feuille d'Érable, Ser em LA FEUILLE D\u2019ERABLE\u201419 JANVIER, 1888.3 \u201cLa Feuille d\u2019Érable.\u201d JOURNAL =\u2014CANADIEN-FRANÇAIS.PUBLIÉ LE JEUDI DE CHAQUE SKMAINE LEON BOSSUE DIT LYONNAIS, DIRECTEUR 357 EST 78E RUE.New York, 19 Janvier, 1888.Nos Correspondants.Benjamin Sulte, Ottawa; >amphile Lemay, Québec; Dr.Prosper Bender, Boston; Jas.M.LeMoine, Québec; Major Edmond Mallet, Washington ; J.B.Caouette, Québec; Dr.Wincelas Dick, St.Agupit, I\u2019.Q.; L\u2019abbé J.CI.K.Laflamme, Québec ; Labbé A.Gingras, Ste.Claire, P.Q+5 L'abbé Delamare, Jacksonville, Flor.; Edmond d\u2019Avignon, Paris, France ; Geo.M.Fairchild, jr., New York; J.U.Gregory, Québec; L.P.Sylvain, Ottawa ; Faucher de Saint-Maurice, Québec ; T.Sarony-Lambert, New York; A.N.Montpetit, Québec; Edmond Rousseau, Chiteau-Richer; Nazaire LeVasseur, Québee ; Dr.Omer Larue, Putnam, Conn.; Gaston P.Labat, Québee, CHRONIQUE.LA FEUILLE D\u2019ÉRABLE nvest arrivée dans une jolio toilette rose -\u2014bien rédigée, nettement imprimée, et, quoique publiée à New York, toute parfumée des arômes de la patrie, Chire FEUILLE D'Érante, je l'ai accueillie avee joie: ear elle mest une nouvelle preuve de 1a vitalité du sentiment national chez mes compatriotes fixés à J'étranger.Merei, hon petit journal.pour les consolations que tn m\u2019apportes, et aussi bien que pour tes souhaits de bonne année.Puisses-tu toi-même voir nombre de honnes années, et demeurer toujours pour tes Jectenrs nn écho vivant de la patrie absente! l'uisses-tu contribuer à fortifier en eux les grands sentiments de religion et de patriotisme, à les unir, et à les conserver vTiis camtdiens-français, en même temps qu'honnêtes citoyens de leur pays d'adoption.C'est il me semble, le meilleur souhait que je puisse te faire, en retour des tiens et de l'aimable honneur que tin me fais de me mettre au nombre de tes collaborateurs, Vraîment, je stiscn par trop bonne compagnie.l'est à me faire songer que j'ai fait des souhaits superilus.Avec pareille cohorte de plumes illustres dans la littérature canadienne, longue vie et succès sont parfaitement assurés à LA FEUILLE PÉRABLE.Quant moi, je ne serai pas, assurément, un écho du pays.À 600 iieues, l'écho serait inapré- ciable.Le serai-je au moins d'une autre contrée ?11 faut bien le tenter : Noblesse oblige.Présenter la feuille d'oranger à La Frunvr D'ERABLE, et dire à ses lecteurs ce qui se pisse au pays des fleurs\u2014la Floride\u2014ne sera peut-être pas hors de propos.Ce sera du moins du nouveau, car pendant gue la nature, là-bas, au pays, dort ensevelie dans son épais mantean de neige, ici, elle se réveille au soleil du printemps; elle pousse de nouvelles (iges, de nouvelles feuilles, épanouit de nouvelles fleurs, pendant que les derniers fruits de la snison écoulée, achèvent de mürir sur Jeurs rameaux.Oui, c'est le moment où la Floride étale avec pompe ses richesses cb sus beautés, It, pour charmer plus sûrement ses visitenrs, voilà qu'elle les à réunies toutes à Jacksonvillo, dans son exposition subtropicale dont on célèbre aujour- d'hhni l'ouverture solennelle.¥ \u2014Dblanche et noire\u2014est sur pied.Par les rues, cirenlent des cavaliers aux montures lancées à toute bride, des fantassins au pas régulier et monotone, des nègres paradant au son du banjo et des blancs à l'allure alfairée.Les maisons décorées à profusion ; les rues sont pavoisées, et mille drapeaux, aux couleurs de l\u2019Union Américaine, flottent sur la ville au gré du vent.Le temps est un peu sombre ; mais, on a confiance quo la pluie no viendra pas gâter si belle démonstration.A une heure et demie, P.M., la procession s'organise: esconade de police, corps de gardes floridiens, carabiniers de l\u2019Etat, 50 carrosses portant le gouverneur l\u2019erry, sa suite, l'orateur du jour, les membres du cabinet de PLtat, les conseillers de ville, les membres du clergé de toute nuance, les autres officiers de la cité, chambre du commerce, brigade du fen, citoyens, s'alignent sur la rue Duval, en face de l\u2019hôtel St.James, et la procession se déploie sur un espace de plus d\u2019un demi mille.Puis à 2 heures elle ss met cn marche en ordre parfait.Elle défile par les rues logan, Bay, Market, Forsyth et Pine qui la conduit aux Bâtisses de l\u2019l£xposition.Au départ, nne petite ondée éveille chez les intéressés\u2014d\u2019ordinaire nombreux en pareille circonstance\u2014de craintes assez légitimes d\u2019un orage ; mais aussitôt le ciel 5e rassérène et l\u2019on en est quitte pour la peur et un peu d'humidité.Sur tout le parcours, la foule encombre les rues, pendaut que des figures très variées s\u2019épanouissent, chacune à sa manière, à toutes les fenétues et sur les piazzas.Figures très variées en effet, et dans la forme et dans la couleur! On peut en voir de toutes les teintes depuis le noir carbone jusquw\u2019an blond le plus clair.C\u2019est dire quo Jacksonville, toujours, mais surtout en hiver, est tout a fait cosmopolite quand elle descend dans la rue.Enfin il est temps d\u2019entrer dans la principale bâtisse de l'Exposition, où se jresse déjà une foule compacte.Après les prières d\u2019usage récitées du haut d'une estrade où l\u2019on a hienveillamment mis des siéges à la disposition de tout le contenu des cinquante carrosses ci-haut mentionnés, quelques orateurs portent la parale, L'ex-gouverneur Bluxham, surtout, est très- heureux dans ses remarques.Voix harmoniense et vibrante, phrase vigoureuse et souvent poé- ique, beau geste, beaucoup d'entrain et de feu ; voilà des qualités qui jnstitient l'admiration que l'on nn, en Floride, pour M.Bloxham, ct en font, dit-on, l\u2019orateur le plus populaire de l\u2019Etat.Tel est le cas, si l'on en juge par les acclamations enthousiastes qui J'accueillent, et Jes applaudissements parfois frenétiqnes qui sonlignent chacune de ses périodes.Le gouverneur actuel Perry, pour étre moins brillant, n'en est pas moins écouté.Chargé de faire la dédicace de l'Exposition, il la dédiée au progres et an bien-être de toute la Floride.Malheureusement Ja salle est trop vaste ; grande partie des divers discours est perdue pour le plus grand nombre.De même lu musique est pen goûtée, car l'orchestre est faible, et le bruit sec et multiple des pas sur le parquet couvre presque complètement le son des Instruments.\u201c Cependant, du haut de l'estrade, le coup d'ail est vraiment féerique.Dans cette vaste nef, richement pavoisée, et qui s'étend devant vous, s'étalent tous les produits des tropiques.Le bananier, lo cocotier, le dattier, le citromnier, le camphrier, l'olivier.transplantés ici en pleine terre, entremélent leurs fénillages et leurs fruits à ceux de l'oranger et à la mussive verdure du cactus géant.Des ananas couvrent le so] an pied des palmiers.Des fleurs de toute variété marient leurs couleurs à cette verdure de différentes teintes et prétent à l'ensemble un air de fête et de splendeur inconnu à nos climats.Au centre on a ménagé nn magnifique jet d'eau orné de plantes sous-marines, d'éponges, de coraux ct de coquillages variés.Il est alimenté par le puits artésien, creusé sur les ferrains de l'Exposition, à une profondeur de 650 pieds, et qui abrenve Jacksonville d'une eau un pen souf- frée, mais excellente.Jacksonville est en Hesse.Toute la population s Tout au fonds de la bâtisse se drasse Une co lossale statue de la Liberté, vêtue de coton, cou- rounée d\u2019épis, tenant sous le bras nne corne d\u2019n- bondance, et contemplant à ses pieds un énorme amas de gerbes de riz, de mais, de cannes d sucre, tous produits du comté d'Alachua qu\u2019elle per- sonnilie.Ça et là, s'élèvent d\u2019élégantes pagodes, de styles divers, construites par les comtés dont elles contiennent les exhibits, L'une d\u2019elles attire particulièrement l\u2019attention.C\u2019est le département des échantillons de tabac, et ce produit y est bien représenté.Elle est supportée par un palmier gigantesque, planté à dessein en cet endroit, et sur lequel s'appuie la structure entière, toute composée de matériaux ayant rapport avec la culture ou la préparation du tabac.De larges feuilles de tabac forment la toiture décurée de cigares de toutes proportions.M.Ligo Myers, propriétaire de lu manufacture de cigares \u2018\u2018 El Modelo,\u201d en a la direction, et en fait les honneurs avee une grâce parfaite.Des employés y fabriquent actuellement des cigares que l\u2019on expose, et que l\u2019on fuit gracieusemeut parfois goûter aux visiteurs.Assez sur l'Exposition subtropicale pour au- jourd\u2019hui.J'y reviendrai plutôt à l\u2019occasion.1! ne faut pas charger La FEUILLE D'ERABLE d\u2019un trop lourd fardeau, ni lusser ses lecteurs.Si l\u2019on me reproche d\u2019être déjà en faute sur ces points, je me retrancherai derrière ce distique du bon Lafontaine : Si de leur agréer je n'emporte le prix, J'aurai du moins l'honneur de l'avoir entrepris, l'abbé DEILAMARE.Jacksonville, 12 janvier 1888.\u2014\u2014\u2014\u2014 Les Canadiens aux États-Unis.H est rumeur qu\u2019un nouvean journal canadien sera bientôt fondé à Détroit, Mieh, M.C.Rousseau, ex-régistrateur du comté de Wayne, en sera peut-être l'éditeur et M.Télesphore St.Pierre l'un des rédacteurs.Jeudi dernier, M.l'abbé J.B.St.Onge, curé d'Albany, accompagné des principaux membres de la congrégation canadienne, se rendirent à la résidence de M.Ferdinand Bourret, 201 rue Phil}- lip, et lui présentirent une magnifique adresse a l'occasion du ddieme anniversaire de sa naissance, Cette adresse qui exprimait les plus beanx sentiments de respect, de reconnaissance et d'estime pour «vo citoyen honorable, était ae- compagnée d'un magnifique fauteuil d\u2019une grande valeur.M.Bourret répondit en termes émus à ses amis, et il leur offrit l'hospitalité.La soirée fnt des plus agréables et on s'amusa ala honne franquette jusqu\u2019à une heure avancée de la nuit.Nous avons eu le plaisir de rencontrer hier un Canadien-Français qui a quitté le pays, il y à quelques vingt ans, pour aller chercher fortune aux États-Unis.M.Urgel Jacques est de Verchères ; après avoir lutté longtemps pour lo pain quotidien, il est \u2018entin arrivé à plus que l\u2019aurea mediocrclas \u201cd'Horace.11 so trouve aujourd'hui à la tête d'une grande \u201cmanufacture de meubles à Worcester, ville qui compte 80,000 ames dont 8,000 canadiens-français.Dans le cours de In conversation, il nous disait: + Pour arriver à se faire respecter des Yankees, il faut à un canadien-français sept courages et le double de persévérance.\u201d Outre sa mannfacture, M.Jacques est un des entrepreneurs les plus importants de l'endroit.!Çe qui est plus beau encore, il est resté un patri-| ote et un catholique fervent, 11 parle un fran-; ais très pur après un si long séjour au milieu de races étrangères.Jlonnear à lui! Nous souhaitons la même prospérité à tous nos compatriotes de lâ-bas pourvu qu'ils suivent l\u2019exemple de M.Jucques.\u2014 La Justice.\u2014 -\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 NOUVELLES GÉNÉRALES DU CANADA, Une dépêche adressée au Star donne conume i peu près certain la formation du cabinet suivant a Manitoba: M.Greenway, premier-ministre et trésorier provincial, M.Jones, ministre des travaux publies.M.Isaac Campbell, procureur général.M.Prendergast, secrétaire provincial.Nous lisons dans la Presse de Montréal: Le Mail jette un nouveau cri d'alarme contre moitié, au moins, est canadienne-française et ca- thulique.Le journal ontarien ajoute que les Canadiens- Français prennent rapidement possession de la région traversée par le chemin de fer du Pacifique, dans la vallée de la rivière Ottawa, et que les envahisseurs implantent avec eux les institutions de la province de Québec, Puis le Mail s\u2019écrie qu\u2019il est évident que dans le nord d\u2019Ontario connne dans les comtés de Prescott, Russell, Stormont, Glengarry et dans un ou deux cantons do Simcoe, le français est enseigné dans les écoles, comme langue principale, en vio- Intion de la loi des écoles d'Ontario qui veut que dans les écoles publiques, subventionnées par le trésor provincial, l\u2019anglais soit seul enseigné comme principale langue, Le Mail a peur que le français soit parlé et en- seigué dans les écoles d\u2019Ontario.Mais on enseigne bien \"anglais dans les colléges de la province de Québec, et loin de s'en plaindre, les Canadiens-Français n'hésitent pus à s\u2019en louer.Il est utile pour nous de parler l'anglais comme il serait utile aux Anglais de savoir le français.En Angleterre et aux États-Unis, on enscigne le français dans Jes écoles, tandis que dans la province d\u2019Outario le Afail voudrait bannir ln langue française et les Canadiens-Français.Les prétentions du Mail ne peuvent qu\u2019encourir la désapprobation de uos concitoyens d\u2019origine anglaise.-\u2014\u2014.\u2014\u2014 EN PASSANT.On pourra patiner dans le Central Park demain.M.Edgar Dalbec, à joué avec grand brio une fantaisie caprice sur le violon à la messe dimanche dernier.Les œufs rapportent actuellement jusqu\u2019à une piastre Ia douzaine à Edmondton, Territoire du Nord Ouest.Madame Moses Grimm, de Rondout, N.Y., ayant, lundi soir, entendu hurler un chien, dit à sa fille : \u2018\u201c Mon heure à sonné.\u201d Une heure après elle état morte.Le était en bonne santé, mais très superstitieuse.Madame \u2018I.Baillargeon, annonce sur notre quatrième page qu'elle prendra des élèves pour leur enseigner le piano, l'orgne et la vocalisation.Madame Balilargeon a étudié sons les meilleurs maîtres et elle est bien propre à former de bons musiciens.On nous télégraphie de Halifax, N.L,, que le lieutenant Lostford Woolerich, âgé de vingt cing ans, s'est pendu dans un hôtel à Sydney, hier matin.Ce malheureux était autrefois à J'eniploi de Lord & Taylor, Grand street, les marchands de nouvenntés de cette ville, et était connu de bon nombre de canadiens, Il y a trois uns, il fit Li campagne du Nord-Ouest contre Riel, et d son retour s'engagen daus le batuillon d'Halifax.On attribue à des peines de cœur la cause de son suicide.Lundi dernier, M.L.A.Jaurencelle, à célebré ses \u2018 noces de bois,\u201d sa famille ot bon nombre de ses mis s'étaient réunis pour lui présenter ainsi qu'à Madame Laurencelle, les souhaits d\u2019nsage, et les cadeaux, tous en bois, qui d'ordinaire en marque l'événement, L'accueil a été si sincère qu'on n\u2019a laissé la Labsle qu\u2019à trois heures du matin.Chant, discours, récitation, musique, ver- hinge, histoire.oh! là! 1a! jen suis encore étourdi.Chacun s'est promis d\u2019y être encore dans cing ans aux\u201c noces de ferblane,\u201d Nous y serons certainement, si d'ici à ce temps-là, on ne nous fait embarquer dans la barque à Caron.\u201cop Échos d'Europe, An cours d'un sermon à la cathédrale de Rouen le prédicateur a voulu établir un dialogue entre Dieu qu'il personnifiait, et le diable.les fidèles ont sifflé Te prèétre et chanté la Marseillaise, En revenant de la revue, l'Iusieurs arrestations ont été opérés, mais il n°y à pas été possible de faire évacuer la cathédralo Le président de ln République Française ct sa femme continuent à se rendre populaires, Mme.Carnot aime beaucoup la société.Elle parle couramment l'anglais et l'italien et son langage est séduisant, M.Carnot n\u2019est pas un homme faible.H prend lentement une décision mais lorsqne son opinion est formée il serait bren difii- vile de lui fuire changer d'avis, Le président a toujours ern en son étoile, Même à l\u2019école il était persuadé qu'il arriverait très haut.On ori conte qu'ayant en une querelle sérieuse avec lun de ses camarades il dit, après que l'affaire fut arrangée, qu'il valait mieux que l'entente fût rétablic parce qu'il eût été obligé autrement de l'envahissement des Canadiens-Français dans la; région nord de la province d\u2019Ontario, 11 paraît que sur cinq ou six cents âmes, dont se compose la population de la ville de Sudbury, la garder rancune a homme Jorsque Jui (Carnot) serait arrivé à une haute situation, Tous les enfants de l'école se moquèrens de lui et ne l'appe.lerent plus que monsieur le ministre. LA FEUILLE D\u2019ERAB LE\u201419 JANVIER, 1888.LES PILULES.Eh bien, Paul n'était pas encore corrigé, C\u2019était un gourmand enragé.Avec précantion, il vit un jour sa mère Puiser dans uno boîte, et d\u2019un air de mystère Au fond de son armoire avec soin la glisser.Petit Paul se mit à penser : \u201cC\u2019est bien étrange! Je voudrais bien savoir ce que ma mdre mange.\u201d Et sa mère sortie, il se dit: \u2018\u2018 Je vais voir.\u201d Il ouvre aussitôt le tiroir, Puis la boîte : \u201cOh ! oh ! les ravissantes bulles, C\u2019est comme de l\u2019argent.Quels bonbons sont-ce Il en prit deux qu\u2019il avala.[là ?\u201d Malheureux, c\u2019étaient des pilules! L'aventure Je corrigea.Il sentit qu\u2019ici-bas tout n\u2019est pas friandise.La pilule qui le purgea, Le purgea de la gourmandise.RATISBONNE.Le Froid et ses Victimes.Il est probable qu\u2019on ne saura jamais le nombre exact des victimes qu\u2019ont faites les derniers froids et les derniers ouragans dans l\u2019Ouest et le Nord-Ouest.Cliaqne jonr on découvre de nouveaux cadavres dans la neige; le nombre des morts connus jusqu\u2019à présent est de plus de deux cents, et la liste funèbre grossit d\u2019heure en heure.Dans le comté de Custer (Nebraska), quinzo persontes ont été tuées par l\u2019ouragan et, dans le comté de Turner trente et un enfants fréquentant les écules publiques ont disparu.11 est à peu près certain que tous ces petits malheureux sont morts de froid et gisent sous la neige! A Neligh, le chef-lien du comté d\u2019Antelope, une institutrice et huit de ses élèves ont péri.Enfin près de Manchester, dans le comté de Delaware (lowa), les deux fils d\u2019un riche éleveur nommé Byron Cleveland, âjrés respectivement de quinze et dix- sept ans, conduisaient un troupeau de quatre- vingt-dix vaches à l\u2019abreuvoir, situé à un mille environ de la ferme, lorsqu'ils ont été surpris par l'ouragan.Les deux jeunes gens et toutes les vaches ont péri.( Par bonheur la température s'est beaucoup radoucie dans tout le Nord-Ouest, et, aux derniers avis, l'endroit où il faisait le plus froid était Lacrosse (Wisconsin), où le thermomètre marquaif encore 16 dégrés lahrenheit au-dessous de zéru.\u2014 > \u2014\u2014 Un jeune homme du nom de Plante et disant venir du comté de Mississiquoi, se rendait l'autre jour à la gare de St.Albans, Vt,, pour visiter la cour du chemin de fer, lorsqu'il rencontra un nègre qui défiait tont Je monde de colleter avec lui et de le renverser.Plante relova le défi, et les deux antaxonistes s'enlacèrent étroitement, Les athlètes s'étreignuient de toute la force de leurs muscles d'acier.Enfin le noir fut renversé, Mais se relevant aussitôt et furieux d'avoir été vaincu, il se rua comme un enragdé sur le canadien, qui le repoussa d'un coup de pied habilement appliqué.Juformé de ce qui se passait, le vieux l\u2019itre le nègre, qui est strnommé depuis longtemps le champion de St.Albans, accourat at secours de son fils et il s'élança tête baissée sur le jeune Plante pour lui défoncer la poitrine.M n\u2019en eur pas le temps cependant, car avant qu'il eut atteint son adversaire, il tomba foudroyé d'un coup de pied.On s'empressa autour de lui et Fon s'aperçut alors qu\u2019il était mort.\u2014\u2014\u2014\u2014 - Le Secret de la Confession.M.Ernest Maiurdet, prenant texte de certains articles publiés dans divers journaux sur le clerge à notre époque, écrit dans Te Moniteur Universel que le mançais prétreest l'exception\u201c ilajoute: Ten ai conuoun.Ho sSappelait.Le.mais, je ne le nommuerat pus, ll ya quelques années, 11 était sonvent question de fui; on le voyait au théatre, aux courses, mele au Paris qui samuse.H appartenait à la publicité, disparu peu à peu; {passe Maperçu, à cessé de chercher le bruit.Je ne me reconnais puis le droit de troubler sa retraite eu l'arrachant à l'oubH.H ne doit compte après tout qu'à sa conscience de son égarement, et je n\u2019en veux parler que pour dire comment jai constaté que dans le prêtre, même défroqué, le prêtre demeure toujours.Je tenais à le voir de près.Une femme éminente par esprit, qui a su grouper autour d\u2019elle des hommes appartenant à Pélite sociale, me fournit Poccasion que je cherchais.Elle se le Depuis il a fit présenter et l\u2019invita à diner.Nous étions en tout cinq convives, lui, que, entre nous, nous appelions 'abbé, Kmile de Girardin, le général Loizillon qui commande aujourd\u2019hui la cavalerie de notre colonie algérienne, un financier connu, et moi.Extérieurement, notre personuage n\u2019avait rien gardé du prêtre.Elégant, beau parleur, gentleman jusqu\u2019au bout de ses ongles finement taillés, les doigts chargés de bagues dont les pierres avivaient la blancheur de ses belles mains de prélat, portant avec aisance la cravate blanche et le frac, de fins parfums sur sa moustache et sur ses favoris d\u2019une ardente couleur d\u2019or, il semblait ne se préoceuper que de séduire ses auditeurs.À peine à table, provoqué par la tresse de la maison, il prit la parole et il n\u2019y en eut guère que pour lui.11 nous parla de sa vie mondaine, de ses plaisirs, de ses habitudes avec la liberté d\u2019un beau viveur.Mais alors se produisit ce singulier phénomène, que tous, également obsédés par le souvenir de ce qu\u2019il avait été naguère, nous NOUS sen- times gênés peu à peu par son langage.Jusqu'à Ia fin du dîner, ce malaise ne fit que s\u2019accroître.En revenant au salon, Girardin, qui pourtant n\u2019avait rien d\u2019un dévot, le traduisit à lu maîtresse de Lt maison qui avait subi comme nous, II lui dit à Voix basse.Décidément, c\u2019est pénible, on ne peut oublier que cet homme à été revêtu d\u2019un caractère religieux, que ces doigts ont été consacrés par une onction sainte, qu\u2019il a reçu en confession des confidences d'âÂmes pieuses, quil a administré des mourants, et, malgré tout, C\u2019est choquant de le voir tel que le voilà.la été prêtre, il l\u2019est toujours ir œlernum.Cependant notre abbé s\u2019était approché de l\u2019un de nous qui le regardait réveur.\u2014 A quoi pensez-vous, demanda-til.\u2014J'e pense, lui répondit-on, que vous avez entendu des femmes en confession, qu'il en est peut-être qui, croyant sa- dresser à un homme de Dieu, vous ont confié quelque secret d\u2019où dépend leur lionneur, le repos de leur vie, et que, si l'une elles entrait ici tout à coup, et vous rencontriit si différent de ce que vous étiez quand elle vous fit ses aveux.elle serait singulièrement surprise et ilarmée en vous sachant maitre de ses secrets alors que vous êtes delié de la promesse de les taire.A ces mots, l'abbé devint grave, et malgré Ini, se retrouva prêtre.\u2014Je wen suis pas delié, s'écria-t-il, Et plus doucement, il ajouta : pour trahir Te secret de la confessiun, Après ses mots il tomba dans le silence, su gaieté un pen fanfaronne, =était ¢leinte of il ne tarda pas ase retiver.Je suis reste convainen qu\u2019à ceffe mi nite Ja vision du passé Ini était apparne i et que le souvenir de ses engagements méconnus saisissant su pensée, if s'était rappelé l'indébilité de son caractère sa- verdotal.Une minute.le prétre avait veparn en Jui.| + Réunion générale des membres fond: teurs de Pinstitut Canadien de New York, dimanche, le 22 courant, dans le soutissement de l\u2019église.Les diunes et les messieurs qui sont membres sont priés d\u2019êtres présents.On y fera élec tion des officiers pour l\u2019année courante.Les personnes qui veulent devenir membres pourront se faire présenter dimanche en donnant leur nom à quelques uns des membres fondateurs et accompagner leur demande d\u2019admission du prix d\u2019entrée.\u2014Ï ue s'est jiumais trouve personne AVIS.Nous devons prévenir tous ceux qui ont reçu La Feuille d\u2019Érable l\u2019an dernier, que leur abonnement est échu au ler janvier, et qu\u2019il faudra payer de suite pour la recevoir davantage.Voilà ce qui explique pourquoi ceux qui n\u2019ont pas eucore payés, ne l\u2019ont pas re- cue.Envoyez de suite le prix de la souscription, $1, en argent canadien ou américain, ou même cn timbres de la poste.Il n\u2019est pas solument nécessaire de faire en- régistrer les lettres.Annonces Nouvelles.Piano, Orgue et Chant.Mme.T.BAILLARGEON, 191 EST 76e RUE.MADAME T.BAILLARGEON, demande des élèves ponr leur enseigner lo piano, l'orgue et In vocalisation Prix modérés.Elle enseignera aux classes à raison de vingt-cinq cents la leçon.s'adresser pour tout autre renscignement a MADAME TT, BAILLARGEON, Examines la 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