La patrie, 3 septembre 1925, Édition hebdomadaire
[" le 19 décé.© soédés lorent arent le 19 mon août M 8, r\u2014 .55e ANNEE\u2014No.44 MONTREAL, CANADA \u201cJeudi 3 Septembre.1925 4° + [LE : NUMERO : TROJS CENTS A | La trie Cultivateur ) Deux semaines -de vacance avec salaire à l\u2019ouvrier OTTAWA, 2.(Presse Canne diénne.)\u2014 Au congrès des més | ters et du (rnvail, à Ottawn, ce matin, on à demandé une loi us- surant deux semaines de vacances avec palement de salaire aux-employés de toutes nos jn.dustales.Une résolntion à cet effet, à laquello on s'était ob- Jectée mardi, n été adoptée, ce matin, sans vote dissident.LES ZOUAVES DE QUEBEC À L'HONNEUR Plusieurs reçoivent la médaille \u201cbene merenti\u201d des mains de Mgr Langlois.À L\u2019ARCHEVECHE QUERBRC, 3.\u2014 (Du correspondant de la Patrie\").\u2014 Sa Grandeur Monseigneur Langlois, administrateur du diocèse, a remis, hier solr, au salon de l\u2019archevéché, la médatile \u2018\u2019bene merenti\u201d à cinq of- Liciers du régiment des zouaves de Québec et à M.Oléophas Giroux, de cette ville.Mgr Langlois étaît touré des membres du chapître i opolitain et de quelques autres dignitaires soclésiastiques.La remise des décorations fut très tmposante.Le lleutenant-colo.nel Bénolt, de Québec, reçut la mé- dafile \u2018\u201cbene merenti\" des mains de son fils, prêtre au séminaire de Québec, M.l'abbé Rosario Benoit, Mgr Langlois remit une sixième médaille à M.Cléophas Giroux, père de M.d'abbé Giroux, desservant de la Mission Huronne de Lorette.M.Gi- roux n'appartient pas au régiment des xouaves, mails cette décoration lui à été obtenue \u2018par son dévouement aux oeuvres d.aines, les z0uaves qui ont été décorés eont: le lileutenant-colone] N.8, Be- nok, Je capitaine-adjudant-major L, Francoeur, le commandant Georges Francoeur, de Sorel, le commandant Joseph Durocher, 1e commandant T.Bléau, le capitaine-adjudant-major L.V.Chartier, de S.-Hyacinthe, le major J.1.Lafontaine, de Shawinigan, Yolticler d\u2019ordonnacs du colo- ne] O.Lord, aujourd'hui décédé, le ELLE APPRIT LA CHOSE PAR LES JOURNAUX : Mlle McGuire n'a pas été.prévenue autrement du sui- LETTRE PATHETIQUE OTTAWA, 2.\u2014 \u2014 (Du chez le Dr O\u2019Brien.qui s\u2019est suicidée en buvant de l'acide nitrique, & ; appris la tragédie par les journaux.: Elle a frémi d'horreur, dit-elle.en | lisant les détails de cette mort et le rôle involontaire qu'elle y a Joué.A ce sujet, Mlle McGuire, qud est encore dans la Gatineau, à envoyé une lettre trés pathétique à la révérende soeur O'Keefe, supérieure capltaine-adfudant-major A.J.|du S.-Georges Home.Mlle McGuire Troma at le capitaine Lefebvre, |Ne peut pas encore s'expliquer les : die Québe raisons de Cet acte de désespoir, bien que Mary alt clatrement dit! qu'elle se suicidait parce qu'elle aimait John P.Kelley et que ce dernier était l'amoureux de son amie Winnie.Jusqu'à présent M.Kelley qui est aux Etats-Unis n'a donné au- eun signe de vie, aly ont des discours par le colo- net Rouleau, commandant des zoua- wés, et 8 G Mer Langlois qui fit us dei éjoge du bataillon des zous- ves, ABD-EL-KRIM EST SUR LE QUI-VIVE s'est déroulé à Ottawa et dont est la cause involontaire.Il envoie sur le front marocain toutes ses troupes - disponibles.Er ls En vue de l\u2019of l\u2019offensive.| Ag : \u201cHé, Praroc Français, 2\u2014(Presse associée), \u2014 Tatidls que 1és avions français survèélient les inoù- vements de concentration des Maures, les Riffains, qui semblent croira que les Francais sont sur Je point de lancer une grande offensive sur leur tront, essayent de s'assurer par de petites incursions en territoire ennemi et par des reconnaissances du point d\u2019oû partira cette offensive, afin d\u2019y envoyer des réserves on temps opportun, Abd-BDl-Krim semible être.spécialement anxieux de Ja tournure que prendra la guerre sur je front Est, parce qu] craint npne attaque conjointe des Français et des Bspagnols dans la+région do Melflla, 11 y envoie donc toutes les troupes qu'il a gous la main, tandis que son frère préparo la défense sur le front Ouest.L'AUTRICHE ACCROIT SON BUDGET DE 1926 Toutefois, le pays devra|; avoir l'autorisation du bureau de contrôle de Ge- neve.Un léger surplus.VIENNE, 2, (Presse nasociée).\u2014 Le budget préliminaire de l'Autriche pour 1926, soumis à l'assem- bléa nationale, prévoit une dépense de 600,000,000 de couronnes-or, en plus de 50,000,000 de couronnes pour des placements produetits.Bien que le dernier budget nor- mat fixé par le bureau de contrôle de Genève prévint une dépense de 495,000,000 de couronnes, pius 50,000,000 pour les placements, le ministre des finances du pays espère que Genève upprouvéra J'augmentation des dépenses de 1926, vu que le pays est plus en état qu'autrefois de rencontrer les Dbe- soins du pays, tout en gardant un léger surplus.Le \u201cPolris\u201d est jeté au feu par ses propriétaires QUEBEC, 28.(Du correspondant de la \u201cPatrie\u2019).\u2014 Le \u201cPolarie\" qui pondant nombre d'années u fait je service de la traversée entre Qué.dec et Lévis à été brûlé hier sur la grève de l'THe d'Orléans.Ses pro- friétaires l'ont fait brûler pour en retirer lo vieux fer.Le \u201cPolaris\u201d avait été lancé an 1883 et fil 1a traversée eutre Québec el Lévis pondant plus de vlagt ans.TRAINEE PAR UN CHEVAL A- - L'EPOUVANT E Une femme a la vie sauve CRATE, Sati.parce que le harnais se rise.A SAINT-CLAUDE-NORD SHERBRROOKE, I, 2 (Du correspondant.de la \u201cPatrie\u201d) \u2014Mme Alfred Pouliot, de S.-Claude-Nord, alors qu'elle se rendait ap Voiture : Bu magasin en compagnie de ses deux jeunes enfan(s à été victime d'un accident qui a failH Jui coû- ter la vie ces jours derniers, En cours de route elle fit la rencontre d'un troupeau de vaches conduites par un.jeune garçon qui était monté sur l'une d'elles.Or.le jeune garçon sauta sur la route tout a coup, ce qui fit peur au cheval qui pril le mors unx dents.Ame Pouliot fut alors précipitée en has de la voiture eve: ne deux enfants et comme olle wv: un pied pris dans les guides, he fut traînée sur uve honne distance pour w'èbre relâchée que lorsque harnsis et vofture restèrent sur la route, C'est M.Pouliot In!-méme ot quelques homines qui se trouvaient la qui ajièrent porter secours à la victime.Celle-ci rest encore Lrès souffrante, mais les deux jeunes cn- fants s\u2019en sont tir indemnes.Fuyant Montréal elle ! se livre à à la police el an Cambridge, Mass, 2, (Presse ns.suclée.) - Un fugitif de la justice dapuis trois mois et qui fut suivi de si près que.s'étant réfugié à Mont- réni.dit changer quatre lois de maison de pension .s'est livré à la police, ber soir.C'est Mme Theresa Duggan qui devras faire cing ans de prison pour avoir voulu faire chanter un ri\u2018he inurchand de Boston.On dit qu'el- In etait in victime d'une brndy de maîtres-chanteurs.- fui après que les tribunaux eurent rOj:Lé sa requête pour un second procès.N ayant pu se noyer elle avale du poison SWIFT © URRENT, sask\u2026 2, \u2014 (Presse canadienne).- Mme R.MaAdam, de Shackleton.s'est sul- cldée dimunche, dans lu Prairie et tenta de se noyer dans une marre, inais comme elle ne réuseit par, elle retourua chez elle et avala du vert-de-gris.\u201cIL ABANDONNE AMUNDSEN BERLIN, 2 (Presse associée).\u2014 On mande que le Dr Hugo Eckener, de la compagnie Zeppelin, p'aiddera plus Roald Amuncsën dans ses futures expéditions polaires.Au cours d\u2019un discours qu'il prononçait à Leipsig.lé Dr Eckener au- tait dit qu'il venait justement d'apprendre qu'Amundsen était contre l'Allemagne pendant la guerre.a Elle s'¢tait eu-! Elie crea d'abord\u2019 | | { ' cide de Mlle Woodall.| correspon.son voyage, mails des vents vioients dant de la \u2018\u201c\u2018Patric*).\u2014 Mille Win- s'élevèrent au-dessus de l\u2019océan et nie McGuire, I'amie de Mary Wood- ralentirent le voi de l'hydravion qui all, la jeune fille de 19 ans, emplyde dui dépenser une plus grande quan- \u2018sans-fti de l\u2019hydravion.i \u201cet les avions de la côte partirent à \u2018la recherche de l'hydravion perdu.On ne sait pas jterrir à Honolulu où jes hydravions 841 est au courant du drame CE se ravitatller.| | } ; L'aventure tragique des deux| PERDUS DANS LES EAUX DES TROPIQUES hydravions américains dans le Pacifique.NUIT SOMBRE HONOLULU, 2, \u2014 (Presse asso., iée), \u2014 C'est une bien sombre tra.{sédie que vele] de ces cing aviateurt \u201cperdus en mer dans un hydravion désemparé, trempés jusqu'aux os par ies pluies des tropiques pendant ee une uuit dans !\u2018océan Pacifi- rete fut la fin de J'envolée qu\u2019avaient tentée deux hydravions de la tate américaine de San Francisco dus not No 1, avec son compa- EDITION HEBDOMADAIRE (L Le ame im à PAS DE DECLARATION AVANT _ LA SANCTION DU GOUVERNEUR Îl y aura un remaniement ment ministériel avant les élechjons.\u2014 M.Fernand Rinfret däns le cabinet, \u2014 L'hon.M.Bureau sera de nouveau candidat, L'ITINERAIRE DES DEUX CHEFS à New-York, deux jours à Ottawa et visite dans différentes villes ca- uadiennes.Seuls les sénateurs canadiens pourront y assister, les députés étant trop occupés dans leurs com- lés pour se rendre aux Etats-Unis. \u2014MUGUETTE, R.\u20141o.Un dimanche.20.On Ait une épreuve, 30, 1 suffit d'adresser cette photographic comme suit : Service du Supplément de Rotogravure, rédaction de la *Patrle*, 120 est, rue Sainte-Catherine, Montréal.Au revers de cette photographte, écrivez votre nom et votre rdresse et demandez qu\u2019on vous la retourne dès qu'on en aura fini.A cette | Photographie, n'oubliez pas de joindre des notes explicatives.do, On voit benucoup de couleurs clni- res.mais ce n'est guère pratique, Un manteau d'hiver marine, gris (OU brun est ce qu'il y a de mieux.| 5e.Léopoldine signifie qui défend le peuple et Vianna, aventure.80, Vous souffrez probablement de Ja fièvre des toing et vous pouvez vous soulager en vous soignant comme pour un rhume de cerveau oxlinai- re.Evitez surtout de\u2019 rester dans i les courants d'air et de respirer les , fleurs, le foin, tout ce qui vous | cause ces éternuements.7o.Faire { fondre une demi-tasse de beurre i j ans In même quantité d'eau chau.(de, ajoutez à peu près In grossenr d'un dé d'ammioniaque, faites boull.Pir deux ou trois minutes, Ajoutez lune tasse de farine, laissez refroidir, mettoz trois voenfs l'un après l'autre: mêlez à Ja pâte.Déposez \u2018par cuillerée sur une tôle chaude.Laissez 20 à 80 minutes dans un four bien chaud.Après avoir retiré du feu.faites une ouverture au centre du chou et remplissez de crème fouettée.- D-\u201410.Puis-je assister sans inconvenance au Service anniversaire de mon mart où scraitell mioux de m'en abstenir?20.Après ce service anniversaire, pourrais-je- porter collet « poignets blancs en crêpe unt sur mon costume?\u2014\u2014DOULOU- REUSE MERE.R.\u201410.Ouf, soyes.présente A ce service anniversaire.20, Oui, cep.(ainement.vous mo conseiller un remède do; ensuite que les mauvals jours onu passé plus vite qu'on ne l'avait es- 1.Avant de venir à Montréal, assurez-vous d'une situation.Si votre mari le peut qu'il fasse un court voyage pendant lequel fi es- saiern de se trouver une situation.Ce serait imprudent de venir tous sans savoir ce qui arrivera.3.Si l'on saisit votre ménage, vous n'au- ; rez qu'à lever uno opposition pour [ les objets qui appartiennent à R.! Elle n'est nullement responsable ; mari et on ne tonchera À rien de ce qui lui appartient.Je vous répète encore qu'il ne faut pas vous décourager et vous attrister trop.| R.doit être bien chez votre soeur; in'en soyez pas inquiète et soyez ! vaillante comme vous l'avez toujours été.Ecrivez-moi encore: Je suis\u2019 anxieuse de savoir si vous | voyg tirez d'affaires.car je demeure Totre amic.\u2014 | .+ D.\u2014 1.Le gouvernement du Canada peut-il faire des lols, les accepter, les mettre en vigueur avant qu\u2019elles ne solent signéss par le gouverneur-général du Cn- !nada?2, Esti] réellement néces- ! saire que le gouverneur-général signe toutes les lols, petites ou grandes?Ou une loi peut-elle 8tre mise en vigueur an Canada sans qu\u2019elle soit ratifiée par le gouvernéhr-zé- néral?8.Quelle est la population de Montréal et celle de I'ile do Montréal?JOSEPH-A.LECLAIR, SALEM.R~\u2014Toutes les lois adoptées par le parlement doivent être signées par le gouverneur-général.2.Oui cette formalité \u2014 car ce n'est qu\u2019une formalité \u2014 est nécessaire.8.La population de Ja ville de Montréal est fixée à 907,500 hahi- tants; celle de l\u2019île de Montréal.à 1,028,000 habi(ants.D.\u2014 1.Qu'est-ce qu'un \u2018\u2019shower\"?Comment une invitée doit-clle elle faire les chosen?Quelle toilette porte-t-elle?2.Qu'est-ce qu'an \u201cgarden party\"?De combien de temps l'invitation doit-elle précé- | dex cette réunion?Que doit-on ser.\u2019 vir comme rafraichissementa?3.Les ensembles garnis de.fourrures seront-ils portés, à l'automne et à l'hiver?Sinon.de quelle teinte se.( ront-il ?\u2014 MIE CHELLE- i Re=1.Un shower ext une rounton imondaine, offertc en l'honneur d'une jeune fille qui doit bientôt se marier.Lorsqu'on fait lea invitations à un shower.la personne qui | reçoit mentionne si c'est un shower sde mouchoirs, de gants, de cadres, | {d'instruments de cuelne, qu'elle ; donne et alors les invités apportent { chacun un ohjet dans ce sens.En entrant la personne invitée, qui a gnewement enveloppé de panier de sole blanc et ficelé de ruban blanc, À cadeau qu\u2019elle apporte, le tulle, fixé à ln tête par quelques fleurs d'oranger.2.Le marié portera jaquette, (morning coat), pantalon gris, cravate grise et gants gris.Chapeau haut de forme.Souliers de cuir vernis et guêtres gri- nos, si on lo veut, Les témoins règlent leur mise sur celle du marié et portent, comme lui, la jaquette.à imprimer?\u2014 A.X.| It,.\u20144# onces de gélatine blanche, *8 onces d'eau, 8 onces de glycérine, 2 onces de gomme dertrine.Faites fondre la gélatine dans l'eau qui doit tre un peu plus chaude que froide; ajoutez la glycerine dans ln.quelle vous aurez mélangé la gom- ,mo dextrine.Délayez parfaitemont 8.La martée entre à l'église au ;!© tout onsemble et versez dans une bras de son père et le marié s'y iléchefrite, de mAnière que la gélati- rend également accompagné de son © Alt 34 pouce d'épaisseur.N'ou- père.Pour sortir, Irs nouveaux PHEZ pas que pour écrire ce que époux sortent ensemble, In mariée |YoUs voulez imprimer, il faut yne au bras de son marl.4.Le mari¢, neve re appelée encre À po- Nee Ta Torture et lo pire de In ma- D.\u2014Voulez-vous me dire la ni eu \u2018oe nière dont se font les présentations, ° ® ; \u2018toutes les manières.Je n'ai pas D.\u20141.Quel est In salaire annuel Beaucoup d'instrurtion of je vou- d'un sténographe bilingue diplômé?frais bien le savoir® \u2014 HUGUET- 2.Un sténographe peui-il avoir ai- TR M, sément uno position?8 Les cours\u2019 M\u2014bn règle est slinple: on pré- de sténographie par correspondan- sente toujours l'inférieur au supé- ve réussissent-lls?4, Sans diplôme rieur, le monsieur à la dame exccp- classique peut-on avoir un diplôme 16 s'11 s\u2019agit d'une tonte jeune da- de sténographie?\u2014 L.b.ne, d\u2019une jeune fille et d\u2019un vieux R.\u20141.Par sténographe diplômé, ; monsieur.voulez-vous dire sténographe offie: * + ctel?Les sténographes officiels sont! REP.à PETITE MALHEUREU- les infeux payés et leur salaire core SE \u2014 Ma pauvre petite fille, {I n'y respond an genre de travail qu'ils & plus grand chose À faire mainte- sont appelés à faire.Hs demandent naut et je vous conseille fort de ne ordinairement tant de la page, lors.rien risquer qui comprometto votre qu'ily font leur transcription.Un santé et même votre vie, U serait sténographe diplômé, d'une institu.micux que voug alliez maintenant tion quelconque peut certainement Voir un médecin, honnête et bon, exiger un salaire plus élevé qu'un COMme I y on & plusieurs, que lui sténographe qui n'a aucun diplôme \u2018Ulsicz ce qui vous arrive et je suis et peut-être quarante dodlars, pur Cértaine qu\u2019il vous conselllera bien semaine, s'il est excellent.2.Je lo \u20acf vous aldera, Arrangez-vous pour crols.3.Cela dépend de l'activité Que l'auteur do l'eunul qui vous qu'on y apporte mais Je sais ply.| Arrive vous protège et vous donne sieurs sténographes qui ont suivi à argent qui vous mettra à l'abri de ces cours et ont réussi.8.Oui, (du la misère.Jc comprends que vous > !ne vouliez, pas avouer cela À vos pa- Jangue ! française ot en a | rents maly co serait peut-être votre glaise.\u2019 (__ ;mdre qui vous conseillerait cncore Île plus sagement possible.Vous (vez bien fait de m'écrire puisque | j'étais la seule personne À qui vous vous | VEZ voulu vous confier.Ecrivez- at : e - 'onsctgner an moyen pour a faire Tach SICOTS 80 Jo vous wider av tomber afin qu'elle no repousse rageuse.plus.Cette barbe me fait ridicult- «oe REP.à MON SEORET \u2014 Mais ser de tout le monde.2.Voulez- vous, s'il vous plaît, me donner les out, Je suts votre amto ot jo me dé.[rola que vous persistiez A vous ren.+ .- D,\u2014I1.de suis vieille fille ot j'ai de la barbe au menton comme ai J'étais un homme.Pourrirz.recettes du vin au raisin et des caramels au chocolat?8 Quel cst'dre malheureuse.Co jeune homme le raractère des personnes nées en n'est certainement prs digne de l'af- mal, en Juin?\u2014 VIEILLE FILLE, \\fection que vous lui voutz puisqu'il R\u2014I0o.Faltes donc des applica- ,noncées et qui me somblent desti- tions répétées de peroxide.Cela At-inées à vous causer du chagrin, teint.les racines des polla, l'affni- jon faly, fi! et vous délaisse sans an- bllt et finit par la détruire.Copen-!eun remords.Fe pourquol atta.dant, le peroxide blondira cette ! chez-vons autant, d'importance A barbe: prenez des précautions pour quelques paroles, légèrement pro- que, en attendant les effets du trnl- \\noncées À vous causer du chagrin, tement, vous ne vous enlaidisaiez qui peut assurer que vous serie sl pas, \u2014 20.Dans un gallon d'eau, iparfaltement heurcuse avee ce jeu- mettez une deml-livre de sucre gra-< ne homme\u201d?Je suis, moi, portée à nulé et 11 ou 12 livres de raisin [croire le confraire, Priez le Bon écrasé.Laissez fermenter pendant (Dieu ot Saint-Joseph mais n'inalatez t3 jours, dana une cruche que vous |Das pour Gpousey cet ancien mi; brasscrez tous les jours.Le quin- demandez plutôt humblement et i remiet A la personne qui lui ouvre la porte.Ordinairement, cadeaux, apportés par tous lcs invités, sont offerts en même temps À Ia personne qut eat I'invitée qhon | near.On s'habille comme A ute réception ordinaire.\u2014 2, Un garden-party est unc réception qui a f | tous les | zième jour, vots coulerez sans agl- [sincèrement d'être heureuse et de ter ef vous Inisserez reposer pen- [rencontrer celui qui fern votre bondant trois semaines environ.Vous |heur.Vous me paralssez posséder voulerez de nouveau et avec précau- (beaucoup de belles qualités, cultl- tion afin de pouvoir Jeter le dépot [Vozlim et ne vous laissez pas aller laissé au fon du réciptent, Liem.uno {ristesse inutils qui ne pour.houtetliage ne se fera pas avant atx ralt que vous être funeste, Ferivez.ou huit mois.Après le premier cou- moi auss\u2018 souvent que vous Je dési.* ° .va emer > MAISONS RECOMMANDABLES AUX LECTEURS >$ La Patrie HEBDOMADAIRE L'Antikor Laurence » nlève les cors, verguve et éirillone.Sûé, cédence.sna6 douleur.tn vente partout, 25e la on.ne !ranco par la posts.Pharmacie LAURENCE Meotréal.$ 1-12 rez et je vous répondrai.Je souhaite que vous m'annonciez blentôt quo tout va mieux et que vous oubliez celuis qui n'a oùure de votre cha grin.* .D.\u20141, Sir Goorges Prévost, qul fut gouverneur du Canada, de 1811 à 1815, était-i! canadien-françaip on anglais?Dans ce cas il aurait êté le seul canadien-français à être vice-ro au Canada?2o: Quel fut le premior Lavoie qui vint au Canada; où s'établit-i1?et à quelle date?Y en eut-il plusieurs?\u2014QUEBEC- QUOIS, R-\u2014los Sir George Prévost (1767-1816) naquit dans la ville de New-York en 1767, C'était un Anglais.Son père, Augustine Pré.vost, membre de l'armée anglaise naquit à Genève, en Buisse, il prit part à l'attaque de Wolfe contre ébec, \u2014 20: Nicolas Lavoye .6- pousa Jeanne Lelièvre et eut un fils, Jcan, qui mourut au Château Richer, 1670.En 1600, on rofrouve un autre Lavole (Jean) qui épousa Barbe l'Homme.Is curent un fils, Jean.Monseigneur Tanguay fait montion de 8 familles do Ia- ___ ARMELLE, UNE ERREUR LUI COUTE LA VIE Une femme s\u2019empoisonne,\u2018à Québec, en buvant un acide.QUEBEC, 1.\u2014 (Du correspondant de la \u201cPatrie\").\u2014 Une femme du nom de Corriveau, demeu- voie, \u2018 s'est empolsonnée en absorbant par mégarde du caustique.Dimanche matin, alors que son mar| était à Ja grand\u2019messe, elle prit, dans une armoire\u201d du caustique contenu dans un valsseau quelconque et avala suffisamment de ce poison pour perdre presqu'ausaitôt l'usage de ses sens.\u2018M.Corriveau, en rentrant chez lui, trouva son épouse à la dernière etxrémité, I appela un médecin, le Dr Bisson- nette.qui donna Jles premiers soins la victime et la fit transporter à l'hôpieal St-Françoie d'Assise.où elle a succombé lundi.Le coro ner Jolicoeur fera enquête aujour- d\u2019hui.L\u2019abbé Côté devient aumônier des patrons | catholiques à Québec QUEREC.1 (Du correspondant de la \u201cPatrie\u201d*).\u2014 M.l'abbé Geor- 1ges Côté, qui revient d'Europe où.lcomme boursier du gouvernement de 1a province, 11 a étudté les ques- llons ouvrières à Paris, a été nommé par l'Ordinaire aumônier des patrons catholiques.Ies patrons sa sont constitués en association pour promouvoir leurs intéréts ot ont demandé à l'archevêque de leur don- Ner un aumônier, Monsiour l\u2019abbs Côté qui s\u2019est spécialisé dans les questions ouvrières, remplira cettu fonction pour laquelle |! est tout ;varticulièrement qualifié, , ; + La succession de feu I'hon.juge MacLennan SHERBROOKE, ter.(Presse cae nadienne).\u2014 On apprend de bonne source que M.Armitage Ewing, C, R., de Montréal, a fait savoir qu'il ne désire nullement être désigné Juge de la cour supérieure en rem- riacement de feu le juge MacLen- nan et que ses sentiments ont été communiqués au ministre de la jua- tice.M, Ewing ne peut abandonner Ja jpratigue du droit vu qu'il représen- jte plusieurs grandes Institutions ?1- nanciéres du Canada, NM.Ewing est le fils aîné de feu M.John\u2019 i£wing.de Melbourne, et de Mme M.-l,, Ewing, de l'avenue Staniey, de Sherbrooke, et ja frère de M.W.J.Ewing, registrateur du comté de Richmond: de M.George- E.Ewing, gérant de la banque du Commarce & Fort Willlam, Ontario, et de Mme E.@.Plerce, de Shear.brooke.Il sublt avec euccéw sea examens de droit au McGill en 1897 et \u2018tut admis au barreau en.1898.Sauve les Membres Empoisznnés! Co fut shiuploman! uno mauvalse cheville, A n'Importo qui.Mais aan , moins quo len tissus déclhitrées solen tégée par l'antiseptique Zam-Buk.Mmé A.Harrison, Place d'Armes.Kingston, écrit: Pendant quo jo l'aisaia mon m nage, Je mo blrssni à la choville gauche sur n objet potatu.La teinture de mon bas pénôtra \u2018âns la bioexure et sont état gs potaorné m'alarma.Ma chevilio trit.boan- couptlo mieux.presqu aussltot que J'eus come menñcé À employer Zam-Buk, Ca puissant guérisseur chassa toutes douleur, Huppura- tion et inflammation.1) guérit parfaitement.Employre également Zam-Buk contra l'ecséma, les fruptione, boutons, fuarancles, abcde, coupures.brûluros, Gchaudures, ote.rant au No 131%, rue St-Genmain, \u201c 7 3 FERNANDE LANDRY Me Léopold Houle, avocat de Charles-Edouard Lévesque, accusé d\u2019avoir séquestré la jeune fille, prétend que celle-ci \u201cest une monomane.\u2014 Triste histoire de la victime qui jure avoir été enlevée, sequestrée, hypnotisée et piquée avec des aiguilles jusqu\u2019à ce que son bras s\u2019empoisonne ! ' LA VERSION DE Mme FORTUNAT MONTREUIL et Fontaine, médecins légistes, mais ceux-ci ne se ant pas on Cour pour prouver que Fernande Landry cet folle et la faire récuser comme fncompé- tente À rendre témoignage parce que démente ou mo- MONTREAL, JEUDI 3 SEPTEMBRE 1925 LA PATRIE TEE C\u2019est une histoire bien curieuse et.bien triste aussi, Bi elle est vraie, que cello racontée hier en Cour d\u2019en- Quête par Mille Fernande Landry, qui prétend avoir été séquestrée pendant trois jours par un nommé Charles-Edouard Lévesque, un ancien Lévesque, arrêté In semaine dernière, comparaissait hier après-midi pour enquête, devant le Il est Accusé d'avoir enlevée et gardée contre son gré, dans l'intention de la séques- ter, cette jeune fille de vingt et un an, qui, aurait, selon ses propres dires, été magnétisée et piquée avec dit-on.juge Victor Cusson.des aiguilles jusqu'à ce que son b poisonné.Lévesque fut arrêté À la demando de la soeur de lä victime, Diane Landry, veuve MacDiarmid, par les agenis de ln Sûreté municipale, q lorsqu'ils arrétdrent la jeune fille sous une accusation de vagabondage.dans une maison de la rue Lasalle, à Muisonneuve.chez une dame Montreuil, elle semblait toute affolée et comme sous drogue quelconque.Mme Montreuil, appelée dans Ia donna un démenti formel aux allégations de Mile Landry et prétendit qu'au contraire elle recueillit celle-ci chez elle, parce qu'elle en eut pitié et que Fernando Landry se plaignait d'être battue ot maltraitée chez sa mère.* Me Léopold Houle, pour la défense, prétendit de son côté que MHe Landry est folle et que qu\u2019elle raconte n'est que le produit d'une imagination démente, Li voulait faire entendre à ce sujet les Drs Derome \u2018 Plle est encore détenue aux oellu-; Plante, qui lui demande ai elle con- \u201cMille FERNANDE LANDRY Towsque le juge Cusson eut donné la permission de procéder, Me Plante \u2018lt appeler Mile Fernande Landry.iLa jeune fille, détenue aux cellules sous une acusation de va- gaæbondeige, entra bientôt, accompa- Brée dn détective MoCoy, de la sûreté municipale, qui procéda à son arrestation et à colle de Lévesque, en compagnie du sergent détective Lebine.La jeifôée fille s'avança, æpparemment très énaervée et jetant des regards éganés, vers la boîte aux témoins.Elle est petite et semble beaucoup plus vieille que son âge réel.vingt et un ans.Son teint est plombé comme celuf d\u2019une personne malade.Vêtue d'une robe-manteau bleu-marin, agrémentée d'un petit col en broderie blanche, elle a une tête aux cheveux à la garçonne qui disparaît sous une toque de soie noire moirée, plutôt défraiahie, Asermentée par le Juge Cusson.elle répond d'une voix posée, assez forte et assurée, aux questions de Me Léonce Plante, occupant pour 1a poursuite privide, Son prénom est Fernande et elle demeurait au No 1923 rue de LaNaudière.Bille identifie d'accu- ss'iLévesque, assis-près de Me U6o- pold Houle, son.avocat.Elle ie connaît depuis deux mois, La dernière fois qu'elle le rencontra, ce fu4 un soir du mois d'août, un lun- dj soir, chez yme dome Fortier, où 1] était en compagnie d\u2019up nommé Léon Morency.qu'elle désigne comme un magnétiseur.Elle déclare avoir déià er ) Ho\u2018 Ho!lv'A1 Sen FALL Cy ALLER AU CIMETIÈRE, MAIS QUAND ON A AFFAIRE A UN HOMME DE SANG -FRO1D COMME MOI.HUM.0000000e | de SEER ASL ss ae IR MON VIEUX GonAveT,, Qui.PAR 1C1?Gow VENT TAMENE OVI.AGENT O'ASSURANCE ET JALLAIS JUSTEMENT CHEZ VOUS PRENDRE UNE Tens! Tu ME DONNES UNE POLICE SUR TA NE,» ExceLuENTE > VEN PENSES-TUT A \\DEE.7 ~ = Q e oes > | 657 ve 4 IAI ree oe - = e, 2 : 2 = == * fers .ll I ie ~ haw 7 oe MOI.fru WAS VENIR AVEC MOI, AV THEATRE ROYAL\u201d \\L FAUT QUE J'EN FASSE L'INSPECTION AANOURD'HUL\u2014 a APRÈS, NOUS IRONS CHEZ MAIS DEPUIS QuAND ES-TU (2 Is Pecteue.\u2026.Pr a NEN REVIENS \u20ac PAS.oùAS-TU > NA PRS ga ?AM ae = SEMBLABLE, HEIN?QU'EST-CE QUE Tv | 016 DE LA REPrRÉ- SENTATION.= ÉONT- HEV.-.El.Q.R.@.TU Hum on SE CROIRAIT CALORIFERES.QUOI?, GAYIENT DE CHEZ VOUS CETTE MUSIQUE 7 es Tv A FAIRE REPARRR TES £2 MmaLAN\u201cÂSSE \\ 2 PAS S\\ FORT.\u20ac c'est MA FEMME av » el DonNE SA el et \\ ™ ae en enFeR\" A 22H as=zgzaoce Roa ILO Oo Ecoute ga Rosavie!! BEER TU D\\RAS APRES QUE > Vi SE N'AVAIS Px8 Raison?! # +.OU\\, ET APRES ANOS COLLECTÉ, ET ASSURE PLUSIEURS CUENTS, NOUS SOMMES ALLES et 2e res AU) en és cee VOTRE MAR\\, EST INSPECTEUR OE Tous LES THEATRES DE LA GE VILLE, ¥ COMPRIS LE BURLESQUE.) ON EN A VUES, LAISSEZ - M0) gif ROSALE J'TEN PRE.ELOUTE un ce Peu ~~\" ay.2,9 i) J LONG, RONDO.RESSEMBLANT Seavcoue A un rt LER .C'EST QUELQUE CHOSE EN \\ EN MULTIPLIANT, CHEZ NOUS, LES INDUSTRIES, ON ASSURE LE BONHEUR DES NOTRES Ce que déclare Phon.M.Taschereau, à la bénédiction du pont de la Baie Saint-Paul.\u2014 L\u2019inauguration de la route Québec-La Malbaie.ASSEMBLEE A LA MALBAIE QUEBEC, 28.(Du correspondant de la \u201cPatrte\"*).\u2014 L'inauguration de la route de Québec A la Malbale ot les autres démonstrations qui ont marqué cet important événement forment une date mémorable dans les annales de cette région de la province de Québec, privée jus qu'ici de route vraiment digne de ce nom.L'hon.M.Taschereau.qui a présidé cette grande mantfesta- tion et le groupe qui l'accompa- goalt dans ea randonnée inaugura- 18, sont arrivés hier soir.à la Mal- bale, après un voyage magnifique qui se termina par une réception enthousiaste.\"Comme nous l'avons dit hier, les icursionnistes arrivèrent à la e S.-Paul, premier point d'arrêt du groupe inaugurateur, au cours de l'après-midi et une imposante cérémonie suivit leur arrivée.Ils furent gracieusement accueillis au presbytère par M.l'abbé Girard qui leur fit visiter son église, æprès quoi tout le monde se rendit au nouveau pont que bénit le curé de l'endroit.La cérémonie accomplie, M.l'abbé Girard, ayant à sa suite les hons.MM.Taschereau.Galipeault et Perron.se rendit à une estrade érigée du côté opposé et là, prononça un mémorable discours dans lequel il fit valoir les avantages de la construction d\u2019un pont moderne et durable pour toute la population de ia on.Il remercia aussi d\u2019une voix émue le gouvernement d\u2019avoir largement contribué à cette amé- oration.\u2018L'église, dit-il, se réjouit des oouvres que vous accomplissez, messieurs les ministres ; l'Eglise bénit le travail parce que c\u2019est la loi de l\u2019expiation; l'église bénit les développements maté riels et l'oeuvre de la civilisation.\u201d L'assemblée de la Bale 8.-Paul était présidée par M.le Dr Tremblay qui, À la suite de M.l'abbé GIrard, prononça un joli discours.Après lui, MM.Dufour et Cas grain prirent la parole à tour de rôle et joignirent leurs remerciements à ceux de M.l'abbé Girard à l'adresse du gouvernement.LES MINISTRES L'ham.M.Galiprault fut alors invité À parier.Je ministre des Teavaux Publics rappela dams son discours que 850 ponts absolument modernes et appropriés au trafic du jour ont été construits jusqu\u2019à date dans notre province au coût de huit millions de dollars et que la part versée par le gouvernement a été de six millions, ce qui est une preuve éloquente de l'intérêt que l'administration porte au progrès de la province nt aux inté- réts de sa population.L'orateur suivant fut l'hon.M.L.-A.Taschereau.premier-ministre de la province de Québec.L'hon.M.Taschereau rappela qu\u2019il n\u2019était pas venu À la Bale Saint-Paul depuis 17 ans et se dil émervetllé des développement du pays.I! ajouta qu\u2019il lui faisait énormément plaieir d'i- uauvgurer la nouvelle route Québec- La Malbaie et le pont justement bénit.\u201cLe gouvernement provincial, reprit le premier ministre, \u2018\u2018fait tout en son possible pour assurer le bonheur et le contentement des Ca- nadiens-français.Pour cela, fl s'efforce de multiplier les Industries, et en empêchant l'exportation du pouvoir électrique, il provoque l\u2019installation d'usines, de manvfactures, qui contribuent à Ia richesse de la province et au \u2018blen-être de ses habitants, Bientôt le pays qui entoure la Chute-à-Caron où commencent d'extruordinaires développements, sera le principal centre Industriel de la province.\u2018J'ai contiance\u2019, poursuivit M, Taschereau, \u2018\u2019qu'avec l'encouragement donné à l'agriculture, qui est la clef de voûte de notre progrès, cette politique nous conduira sûrement vers de nouveaux développements industriels, vers la proepéri- té.SI elle avait été inaugurée, il y a cinquante ans, la province de Québec n'aurait pas perdu tant de Ca- nadiens-frangals.\u201d Le premier ministre fit alors 1'éloge de MM.Dufour et Casgrain et loua Jeur dévouement aux Intérêts de leur romté.En terminant, !) dit que le tourisme conatitue une rl.rhesse pour notre province et que tonte la population est appelée à bénéficier Jargernent de l'affluence de pius en plus prononcée des étrangers qu'attirent les beaux si- tes de Québec, nos routes modernes et l'affabilité de nos habitants.Lorsque les applaudissements qui saluèrent ces derntères paroles du chef du gouvernement eurent pris fin le ministre de la Voirie, l\u2019hon.M.J.-L.Perron, se leva et affirma qu'il n\u2019était pas venu dans le com- Lé de Charlevoix avec les intentions que quelqu'un lui a prétées.\u2018Des gens prétendent que je suls venu ici avec des actions dans ma poche\u201d, dit-il, \u2018Ceux qui cherchent à répandre ce bruit se rendent coupable d'une injustice.\u201d Le ministre fit ensuite en quelques mots l'historique de la route de Québec à la Malbaie expliquant qu\u2019elle avait coûté la somme totale de 3403.000 et que la seule partie comprise dans la municipalité de la Bale-Saint-Paul représentalt une dépense de $40,000.\u2018De cette somme la municipalité\", dit-l, \u2018a à payer $11,500 seulement, le gouvernement prenant la balance à sa charge.Si ia municl- palitéd emprunte ces $11,500 a 59, d'intérêt, elle aura à verser annuellement un montant de $580, en intérêts, ce qui lui reviendra beaucoup moins cher que l'entretien d'Une mauvaise route qui nécessitait des réparations continuelles et De donnait pas satisfaction aux gens.\u201cUn autre point important à con- sldérer sous ce rapport\u201d, dit l'hon.M.Perron, en poursuivant son argument en faveur des bonnes routss, \u2018c'est que le gouvernement assume ta responsabilité de l'entretien de ces routes modernes qu'\u2019fl fait construire, ce qui décharge les muni- ripalités d'Une dépense et d'un trouble qui peuvent parfois leur causer des ennuis considérables.Ainsi donc, la municipalité de la Baie-St- Paul n'aura plus qu'à payer annuellement un intérêt total de $580, à supposer qu'elle emprunte ces $11.- 500 pour payer sa part de dépenses de construction.Elle sera traversée par un chemin qui donnera satisfaction à tout Je monde et sera libérée des dépenes et soucis de son entretien.Voilà notre politique.J'ajouterai que toutes les municipalités sont, sous ce rapport tral- tées sur un pied d'égalité et que le ministère de la Voirie ne condescend A aucun passe-droit pour aucune considération.\u201d À LA MALBAIE Après que le président de l'assemblée eut brièvement remercié les orateurs, les voyageurs remontèrent dans leurs automobiles qui fllèrent vers da Malbaie où, dans la sotrée, ls devaient se réunir autour d'une table abondante chez M Phi- Hpppe Dufour el prendre ensuite part à une manifestation populaire en l'honneur du député du comté de Charlevoix an Parlement Provin- clal.L'assemblée :qui auivit ja réception chez M.Dufour fut présidée par M.Edgar Lajoie, maire du village do la Malbaje.Les honorables MM.Taschereau, Perron ot Gall- peault portèrent tour À tour la parole avec M.Dufour, le député du comté.Toute la population de tu Malbnie était présente, compranant M.Sauvé et les l'assemblée de Disralei.nière\u2026 dérale, du parti?\u201d DeuxMontagnes.Nous avons rer.contré ce matin M.Arthur Sauvé, chef de 'opposition, qui ne nous a pas caché sa satisfaction du succes remporté par \u2014\"M.Patenaude vous quitte-t-il?'\u2019 lui avons-nous demandé.\u2014\"Non.Il m'a rien dit là-dessus\u201d.| | \u2014\"Vous avez dû voir ce qu'ont dit les journaux la semaine der- \u2014\"\u201cLes journaux disent tant de choses.Co \u2014\"Advenant qu'il retourne 3 Ottawa, le parti provincial I'aide- rait-il ?Et cela réconcilierait-il les deux branches provinciales ot fé- \u2014\"C'est le secret de Dien\u201d.nous a répondu le député des secrets de Dieu les citoyens éminents qul villégle- turent à cet endroit manifique.Sir Lomer Gouin, ancien premier ministre de la province, mêla sa voix à ce beau concert d\u2019éloges, en faisant lui aussi des compliments à son digne successeur et & ses coMègues dans une allocution trèe applaudie.\u201cMessieurs.\u201d dit-il, \u2018Je sûls heureux de venir.comme citoyen de la Malbaie, remercier le premier ministre de la province et son distingué collègue, l\u2019hon.M.Perron, ministre de la Voirie, de l\u2019oeuvre qu'ils viennent d'accomplir dans cette partie du comté de Charle- voix.lorsque j'ai dû abandonner mon poste de premier ministre de la province de Québec, j'ai été heureux de trouver en M.Taschereau tn homme digne d'être le premier ministre de sa province.Et je puis dire que ce qu'il a accompil depuis qu'il m'a succédé devrait lui mériter la conflance de lous les cnnci- toyens de cette province.qu'ils soient libéraux ou conservateurs.\u201cJe crois que la province de Québec a un bon ouvernement et un bon premier ministre.Et je serais surpris si l'électorat de cetto province ne partageait pas mon opinion sur ce point et ne gardait pas sa sonflance à mon digne successeur, l'hon.M.Taschereau.\u201d Les ministres et ceux qui les accompagnent ont été reçus aujour- d'hui au Manoir Richelleu et retourneront à Québec dans la journée.La loi des droits «+ LA d'auteur à Québec QUEBEC, 81.\u2014 (Du correspondant de Ia \u201cPatrie\u2019™), \u2014 Ung poursuite pous infraction à la lo] des drotta d'auteur vient d'être intentée yar monsieur Damase Potvin, représentant de la Société des Gens da Lettres à Québec, contre de président d'un cercle dramatique de Lévis qui est accusé d'avoir donné des représentations du drame \u2018Les Pilastres Rouges\u2019 sans indiquer sur le programme le nom de l'auteur.L'offense est passible d'une amende de $100.La Société des Gens de Lettres demande ane condamnation exemplaire afin qu\u2019à l'avenir on ab- serve strictement la lol des droits d'auteurs.UNE FETE À SAINT- LOUIS DE COURVILLE A l'occasion du quinzième anniversaire de sa fondation.\u2014 Messe et ban- quet.QUEBEC, 31.(Du correspondant de la \u2018\u2018Patrie\u201d).\u2014 La parolese de S.Louis de Courville, a célébré hier par de grandes fêtes le quinzième anniversaire de ea fondation.La célébration commença je matin rar une messe solennelle célébrée par monsieur l\u2019abbé Roméo Crépin le premier enfant de la paroiase élevé au eacerdoce.Le sermon de circonstance fut donné par l'abbé V.Lavergne, curé de N.-D, de Grâce.Un grand banquet a euivi la fête religieuse, au cours duquel des discours furent prononcés par M.l'abbé Côté, curé de la paroisse, M.PA.Galarneau, maire, MM.H.-E.La- vigueur, l'hon.CF.Delâge, M.l\u2019abbé Blanchet, curé de S.Ærégoire M.C.-N.Dorfion.et quelques autres.Dans l'après-midi un programme a été exécuté eur lu place publique.Viaducs à piétons suggérés à Paris NEW-YORK, 28.\u2014 Plusieurs projets qui ont pour but de décongestionner les rues sont actuellement soumis aux autorités municipales de Paris.L'un de ces projets a trait à la construction de garages souterrains.D'apr les rensel- gnements fournis par son bureau local d'informations à la Bankers Trust Company.de New-York, cette amélioration comprendrait aussi le percement de viaducs pour plé- tons, Elle vient d'être soumise à l'attention d'une commission apé- ciale, car elle est regardés comme le facteur le plus Important pour le désencombrement des rues de Paris.UN HARCHAND ATTAQUE PAR SIX BANDITS Après lui avoir brisé le crâne les apaches abandonnent leur victime sur la route.UN VOL DE $480 SAINT-IEAN, 31.(Spécial à In Patrie.) \u2014 Un attentat meurtrier d'une brutalité inouïe a été commia samedi sofr § six milles de Saint- Jean, Qué, Nathan Zinman, 30 ans, mar- «hand de fruits, de Saint-Jean.se dirigeait vers Montréa; en automobile lorsqu'il fut surpris par six apa- ¢hes qui l'assommèrent avec una manivelle à démarrage pour automobiles et qui Je dépoudllérent d'u- na somme de $480, Le blessé a été recueilli par un bon Samaritain et transporté à l'hôpita] Saint-Jean où l'on & constaté que see blessures étaient très graves.On craînt qu'il ne pulsse survivre à ses blessures, Zinman était inconscient lorsqu'il fut transporté à l'hôpital, Hier matin, cependant, 11 reprit connaissance pendant quelques minutes et li put, aux prix d'efforts très pénibles, raconter à son frère Salo- mon comment il avait été attaqué et dévailsé.Zinman a raconté qu\u2019il se rendait à Montréal en automobile et qu\u2019il avait apporté avec lui wne somme de $480 pour acheter des fruits pour son commerce.Comme 5 était à quelques milles de Le prairie, à la mobile dépassa la sienne.L'auto s'arrAta au milleu de Ia route wn pau plus loin et Zinman vit six individus descendre de la voiture.Les ooupants do l'auto se dirigèrent vers Zinman et lui demandèrent 8'l] voulait blen leur prêter sa manivelle pour faire démarrer l'auto, Ts expliquèrent qu'ils n'avaient vas de manivelle à démarrage et que le moteur était \u2018\u2019étouffé*.Mimmau, qui ne soupçonnale rien de louche, passa sa manivelle à un des automobilistes mals ce dernier se jela aussitôt sur lui et le frappa à la tête avec l'inetrument.\u201cAu même instamt, dit Zinman, Un des autres malfaiteurs me saisit à la Forge cherchant à m'étrangler, Je perdis alors connaissance et je ne gais pas ce qui s\u2019est passé après.\u201d Zinman à été roenellH eur la route éroisée appelée Batallle, une auto-.ensanglanté par des touristes américains qui se dirigeaient vers St- Jean, Ils le transportèrent dans leur auto Jusqu'à l'hôpitai de St- Jean, La police fut aussitôt prévenue, Le shérif Masse et J'assistant- shérif Lasnier so sont rendus sur ld scène du crime pour faire une enquête.Is ont trouvé des témoins qui leur ont dédlaré avoir vu des automobilistas partir de cet endroit à toute vitesse un peu après 10 h, 30.Or l\u2019attental a été comtmis à peu près à la même heure, Munis du signalement des individus en question, les deux officiers ont poursuivi leur enquête et 1ls appri- Les nominations faites par S.G.Mgr Yn Les \u201d l\u2019archevêque de Québec À fi QUEBEC, 81.(Du correspondant p de la Patrie\u201d).\u2014 Les nominations p ecclésiastiques euivantes sont an- tr noncées officiellement à l'archevé- RB ché: m M, Horace (iagnon.chapelain deg mr Ursulines, a été nommé curé de N.- 5 tu D.de Portneuf.G M.l'abbé Ths.Gelly, «1-devant cu- t ré à S.-Augustin, a été nommé chapelain des Uræulines.M.l'abbé Jules Roy.vicaire à N.- D.de Portneuf, à été nommé vicaire à Sacré-Coeur de Jésus à Québec.rent que samed! après-midi onl\" M.l'abbé J-Bte Bélanger, vi- © avalt vu six jeunes gens roder au-/raire à Sainte-Marie, a été attaché 1 tour du magasin de Zinman etlau personnel de l'Ecole Apostolique é 4pler ce dernier.Ces jeunes gens Notre-Dame.fi étaient connus de Ja police et trols M.l'abbé Iouis-René Dionne a u d'entre eux ont été arrêtés sous leté nommé vicaire à S.-Calixte de soupçons.Ils ont été conduits de- piessisville.vant le juge de paix A.-E.Lecuyer.Un des prisonniers a été relâghé sous cautionnement mals les deux 1 autres ont été écrouds à la prison Il perd son ratelier de Saint-Jean en attendant Veniqué- 2 4 te qui a été fixée pour jeudi pro- NIAGARA FALLS, 31.(Presse ; \u20ac chain.Comme Zinman était incons- canadienne).\u2014 Bobby Lash a essa-g clent i} a été Impossiblo de faire |yé de nager au bas des chûtes et A identifier aucun des individus.prétend qu\u2019il aurait réussi s'il n'a- n Ta police recherche les trols au- |vait pas perdu son rateller en 1 tres prétendus assalllants, route.s - P ' Si : 7 , \u201d s.r * d Vous n\u2019avez pas d'appétit 1 Te moindre effort vous fatigue t Vous n'avez plus de goût pour rien | 1 Vous avez des maux de reins 5 \u20ac : v PILULES MORO : Les xD \u2018 .u Pour les Hommes + : Vous permettront, pour un prix , minime, de tonifier votre organisme, d\u2019augmenter la richesse I de votre sang, et de faire dispa- ; raître vos malaises.T ns T + \u201cJuvais souvent lu dans los journaux les merveilleux effots des Pi- 3 f lules Moro pour les hommes et j'ai 8 J résolu d'en tenter l'essai.après avoir F suivi les traitements do deux méde- \u201cins qui n'avaient pu améliorer mon état.Je souffrais depuis un an et demi do mauvaise digestion ot sur- 3 tout d'une maladie de reins qui w'avait meme contraint de m'alitor pendant quelques jours.J'ai pris les 1 Pilules More pendant six semaines et elles m'ont complatoment débar- 1 assé des maux do reins et des \u2018 \\, M.Arthur Deschamps troubles digestifs qui m'avaient mis dans un bion tristo état de santé.r Depuis de traitement, jo suis parfaitement bion*.M.Arthur Des- § enamps 105, Roso-de-Lima, Montréal.« Les Pilul t v ¢ du pie a Won Maro aon on vente partou.ot mvoy6os par Ia poste sur réception 1 Compagnie Médicale Moro, 1566 St-Denis, Montréal.« \u2019 \u2019 + ; : 4 iz ec 8 nnt ONE an- vê- leg N.- cu- ta- N- ire a\" vi- hé ue a de + MONTREAL.JEUDI 3 SEPTEMBRE 1925 Suite \u2014~Vous allez tne blon moina confortablement que moi.Vous m'avez tout donné! Vous fr'avez ni bottes de foin, ni couverture, vilain garcon! gnouda-t-elle gentiment.En de pensant qu'à moi, me foncenez- Wous toujours à m'occuper et m'in- Quiéter de vous?Prenez wu moins une des pêlerines et la moitié de Mon pesudio-inatelas, Revenu près d'elle, Derval accepta l'une des ipèlerines, male refusa les boties de foin, sous prétexte qu\u2019il restait, dans un ooin de sa mansade, Un Æros tas de fougères sèches qui tui seraient la plus moal- leuse des paillasses, Puls, sans vouloir atténuer le déraisonnable espoir die sa fiancée, iI lui conseilla d'essayer de donmur.\u2014L'orage a dû sunprendre Mila Breuil à moitié chemin.Elle se se- va anise 4 J'abri dans quelque mal- son ds Burville ou \u2018de Dieudal, Si elle n'& pas renoncé au rendez-vous, elle ne pourra, vu l'étul des chemins et des prairies, être ici de sitôt.Re- POSONE-NIOUS, VOULEZ-VOUS ?La petite Rosel était inquiète ot semblait fatiguée.\u2014\u201481 je reste auprès delle, se dit fe jeune, homme, Dous ne cesserons de bavarder et, si charmant que ce soit, Monnette sena plus lasse quand 4 faudrar epariir.Cela décida Alin.non sans regret, À brusquer le bonheur.Skunonne n\u2019y fit aucune opposition parce que, de son côté, elle croyait son diancé an- core plus fatigué qu'elle.Ainsi par solliobtude mutuelle, sans avoir nulle envie de se quitter, ils se séparè- Tent pourtant.\u2014 Laissez-moi votre petite lampe | électrique, demanda la jeune fille.Je la tonrneral vers Ja fenêtre.Sa À clarté.vue de loin, Flavie de notre présence et cela, en place de fanal, la guidera vers nous, Cette fois encore, Derval fut sur le point de formuler quelques objections, Mals, une fois de plus.plein d'iInduigente tendresse, il jugea que cela, no valait pas la peine de contrarier S\u2018monme, 11 prit la pèlerime, lui teudit sa petite lampe, Tui halsa délicatement la main ot se retira.le grenier de la petite Rosel ne communiquait avec le reste du mou- Tin que par le grenier d\u2019Alin, et, de la porte unique, il ne restait que l'encadrement.Une mince cloison séjparait Te lit de foin de la paillasse de fougères.Certaïm d\u2019être debout à la preniière alerte, au moindre bruit de pas dans les ruines.Mey Derval se drapa dane sa pèlerine et Ba courha, Monnette tourna sa lampe vers l'unique fenêtre, ouvrant sur la vallée, du côté de la sente et du petit pont.Ensuite, elle s'enveloppa de la couverture et e'étendit sur la pèlerine qui recouvrait le foin.les divers incidents de la journée, puis l\u2019orage, avaient remdu les flancés soucieux et flévreux, Ils ne prendre le moindre repos.Et cependant, chacun souhaitant à l\u2019autre le réconfort qu'il ne pouvait goûter, tous deux t1salent de blancs mensonges pour s'inciter au sommeil et s'annonçaient ingénument à travers la cloison : \u2014Je crois blen que, malgré 7e bruit du tonnerre, de la pluie et du vent, je vels m'endormir.\u2014-Mo! aussi., Je dors déjà.Bon- @e nuit, mon cher Alin.\u2014Bonne nuit, Monnette bien-ai- \u2018nrée! Mais tous \u2018deux, 1'oell ouvert et l'oreille anx aguets, demeunatent en évell, Derval ne songeant qu'à sa {fiancée cet Simonne pensant à la tente Flavie.CHAPITRE XV ANGOISSE AU MANOIR Dès que la carriole fut entrée dans la cour du manoir, Aunine, consclente de l\u2019urgence de sa mis- ion, laissa Quste dételer et se mit h in recherche de Mlle Breuñl.Par malchance, elle ne trouva la patronne ni dans la cuisine, ni dans sa chambre.Flavie était allée au presbytère.La servante redescendait assez Penaude, quand, par.la porte ouverte du vestibule, elle aperçut non sans en éprouver quelque Inquiélu- de, Jean-Louis en conciliabuie avec Jn domestique.Celui-ci, durant 1e trajet de Beaumont a4 Barville.avait gardé un silence sournols.La brave fille s'en était alarmiée.Comblen elle se serait alarmée davantage si elle avait pu entendre les propos échangés à voix basse entre le jeune maître et son com- wis ! \u2014 Alors, tu as aperçu l\u2019antiquaire, A Beaumont ?~\u2014 Oul.Il entrait chez le notaire.Et, remarquant que cette nonvel- lo imprévue intéressait et agltait Jeun-Louis, le jeune valet de ferme ajouta lentement, comme pbur au- rexcitér la curiosité de son feune patron: \u2014 Et, pas longtemps après, du fond de la boutique du charcutier, j'ai reconmi, par la fenêtre, votre jolie cousine.\u2014 Monnette ?\u2014 Elle-méme.Aussi vrai que jo vous vois ! \u2014 Qu'est-ce qu\u2019elle faisait ! \u2014 Elle bavardait avec Aunine, testée dant la cariole.\u2014- Cette petite effrontée a dû venir, à Beaumont, avec ce freluquet de Derval ?\u2014 Ca, je ne veux pas vous le dire, je ne sais pas ! fit Je commis avec son air nials, mais s'amusant ei guettant en dessous la grimace emere st dépitée de Jean-Louls.De rouge, le cousin était devonu Pourpre.Ji évoquait l'éléraænte et désirablo cousinettu, ses dérobades, «séa dédains, ses mépris.Un antre \\ avail ses rogards tendres et ses ! uvertira tante,te?chuchota impétueu @ \u2018se sentaient nullement enclims à .FEUILLETON DE LA \u201cPATRIE\" HEBDOMADAIRE touces paroles.Cette pensée, Té ve'ila brusquement, violemment, dans ce coeur fruste, une envie, una fureur, une jalousie qui s\u2019y étaient mal assoupies.Au rapport du co- nis, la seusation éprouvée fut si instinctive ot si brutale que le jeune Breufl ne pensa méme plus a questionner.Trop souvent xmaltraité, Guste céda au désir de tpuxmenter gon oppresseur.Et cette fois, sans être interrogé, sans regarder le patron, il ajouta : -\u2014 J'allais sortir de la chareute- rie.Aunine a averti probalement Mlle Rosel, car celle-ci s'est éloignée aussitot pour aller se cacher dans le bureau de poste, malice cou- tun de fil blanc! J'avais, du premier coup, flairé leur man'gance.Et je fus sûr de ne pas m'être trompé aux premiers mots que m'a dits la jeune servante quand j'eus regrimpé dans la carriole : \u201c* \u2014 Arrêtez, Guste, faut que j'achète des timbres!\u201d C'en était un prétexte, elle qui n\u2019écrit jamais ! J'ai arrêté.Aunine est entrée dang le bureau et elle y est restée un bon moment.,-\u2014 Tu crois qu'elle y a retrouvé ma cousine ?put enfin articuler JoandLouls, d'une volx encore étouffée par son accès de rage.\u2014 Y à pas d\u2019erreûür là-dessus.La \u2018demoiselle a dû écrire une let- tro et Aunine & dû se charger de la remettre.\u2014 Aqui?10° Guste fut repris de gon rire bôte: ¢ pas à vous, probable, m'sieu Jean-Louis, Breuil.~\u2014 A Flavie?.\u2014 Ca, peut-être ben.\u2014 T1 me faut cette ni \u2018à Maître lettre, Gus- sement le lene fermier.Je veux savoir ce que Simonne raconte à la tante.\u2014 Je ne vous ai que trop dit, ré Dirqua le valet.Si votre servante savait que je la cafarde, elle me chercherait noise st j'aime pas \u2018les bisbilles avec Tes femmes.Et, sur cette dernière vhrase d'étonnante ou de cyniaue {incons- clence avrés sa déblation.le valet anDliqua une bonne tas sur Ja croupe de Marjolaine cl la jument dételée.trotta vers l'écurie.Comme le commis se Laissait pour relever les brancards a terra ot pousser la carriole sous la remise.le jeune patron lui souftia a l'oreîlle: -\u2014Rejoins-moi dans la salle, On Y& casser la croûte et e\"\u2018humecter- la dalle\u201d d'un bon catva: En connivence de larges trin- atrées.le maître ct lo domestique.une fois installés devant la table de la culgine.ne cessèrent de sur- \u2018elller la servante.Peu avrès.la bonne demoisetle revini du Dresbv- tère.Mais Auniine.suivie pas à pas par Guste.ne but trouver l'occasion de fui remettre le billet de sa nièce.Ne ge doutant de rien.Fla- vie ne \u2018l'aidait.d'ailleurs.nullement à s'acquitter de ga mission.Dang fla salle à marger neuve.maître Breuil fit appeler son -vetit- \u201c1s.et.mortes closes.#1 Yul donna à lire un nouveau mossage commi- natolre de Zêlte Caveli.Rlg en avait assez des délais et des atermoiements du lMuncé.Flle oréfé- rait rompre que d'attendre wlus ongtemps.Et le vlefilard.de son ton fmpérieux et bref.conclut: \u2014J'ai \"vu Me Héromais, 1c notaj- re.Ton contrat est dressé.mon garcon.Je ne te laisseraf pas mau- quer une si belle affaira.Ton mariage est fixé au 27 de ce mois.Jean-Louis eut un haut-le~orps.ses Moinzs se arisnèrent.mais it n\u2019objecta rien.Tout le restes de la lournée.fl se montra d'une humeur massacranto.Houspiltéa.ta- ne acheva de Derdre le neu de sangfroid au\u2019elle vossédait encore.Et l'orage.vrès d\u2019éclater.renduit va- trons et servante de vVlus on plus nerveux.L'heure du diner arriva sans cue \u2018« deux femmes du manoir.natron- ne et servante, nient Du échanger un seul mot sans témoin.Le revaz fut maussada et stlencleux.Jean-Louis dissimulait des frémissements de colère.Hanté, dl crovait se voir en carrfole.à côté le la veuve Cansl.ærosse.v.lgni- \u201ce et très mûre.tandis que Der- val se pavanerait en autn près de ta charmante et fine cousinette.Comment aîmer fwmnais cette Zélie \u2018ui.aibrès s\u2019être fmnosée.mencdie- raft mlatement le moindre rexard?Combien la conquête de Monne.*tc.autrement difficile.atimulant, flattant sa vanité.coût mieux satisfait et excité ses zoûts de lutte et de victoire.Or.la folle cousinette, cette proie désirable.un leune marchand de vioux meubles avait eu l'audace de venir l'enlever \u2018dans te manoir même.on nez des Breuil! Le café servi.Jean-Louis versa le calva dans sa tase À plan rou- tot.EL.dans une croissante ivresse, sa rancume dilfféralt pen de l\u2019Instinctive.do l'aveugie.de l'insatiable golf de vengeance du chef normand à ouf un rival vient do voler ea cantive.T1 était toniours impossible & Au.nine de s'acawitter do aa missiôn sols les veux de ces trois hommes.csbionnant son moindre zeste.La vauvre fille en aurait pleuré.La nuit était venue plus tôt que de coutume.Les éclairs 1lluminæient la nièce sombne et nrofonde de fugitives meurs bleues.\u2018Très las.I'afeun] manifesta In désir de ae reposer.Ce fut la signal de la re traite.Flavie remonta dans aa chambre.Derrière elle.Jean-Louis Guate wortirent de la salle-cui- eine.tandis que Aunine fermait Jes contrevents.Dams le vestibule.le feuna mat- tre commanda au valet: -\u2014Je n'ai vlus besoin de toi: tu ! uoher! Peu aleT Le enfongant dans l'ombre noire, Jean-Louis, & pas de loup, alla s'embuaquer au bout de l'escalier, au tourmant du couloir.Peu après, la aarvante monta, 60N bougeoir à la main.\u2014Tout je monde dort, se disait la brave fille, me voile libre eu fin! Je vais frapper doucement à La porte de Mlle Flavie.Rlle ouvrice et Je lui remettrai la lettre.Si, pour se rendre au moulin, elle craisi l'heure tardive et l'orage, jo Pacoompagnerai., ga lui donue- ra courage! Rassurée complètoment par le silence de ln maison, Aunine prit ié en quatre et caché dans son.corsage.Déjà elle le tenait à la main.Mails à pelne avealt-elle dait troie pas dans le couloir que, par-dessus son épale, un souffle puissant ételgnit sa chandelle.La pauvre fille s'Arrêtait, saisie de cette brusque obscurité quand, éouaein assaillle, bousoulée, affolée, elle sentit qu\u2019on lui arrachait la lettre.En même temps, une main s'appliquait brutalement sur ses lèvres, étranglait dans sa gorge un cri d'effroi.\u2014File dans ta chambre et n\u2019en sors pas! chuchota une voix mene- çante et tellement assourdie qu'elle en était mécongaissaible.SI tu appelles, je t'assomme! ; -\u2014Hst-ce le Jeune patron ou Gts- te?se demanda la pauvre fllle.81 éperdus qu'elle fat, elle ne supposa pas que le guet-apens pat Mi être tendu par d'autres que les deux mauvais garnements du lo- Dans ce trouble, mêlé de peur précise mais non moins vive, la petite servante n'osa lutter pour reprendre la lettre, ni même résister.Dds que l'agresseur l'eut la- chée, elle courut, tremblante, à sa mansarde, referma la porte et se laissa tomiber sur sa chaise de pai- le., N'avoir pu faire la commission de Simonne et savoir &a miesive, destinée à Flavie, entre les maine du cousin, quel coup de malheur pour elle! Qu'est-ce que la tante et la nièce allaient penser?Ne soup- çonneraient-elles pas Aunine de les avoir trahies?Mal avec les patrons, la patronne et le valet, qu'allait- elle devenir?Cette idée acheva d'accabler la jeune servante.\u20141I1 faut que j'avertisse au plus tôt Mille Flavie qu\u2019on l'attend au moulin du Guardier et qu'on m'a arraché la lettre.De tous, c'est bien elle la meilleure! Ble comprendra qu'il n'y a pas de ma faute: elle me pardonmera et nous aviserons ensemble à détourner le danger.Cette pensée la réconfortant.brayant les menaces du voleur, Au- nine se leva pour aller rejoindre Mie Breuil.Mais 1} lui fut impos- gible d'ouvrir la porte.Dans son émoi la servante avait laissé sa clé sur la serrure, au dehors.Et Jean-Louis, sinon Guste, - l'avait emprisonnée dans sa mansarde.Que faire?La chambre de Fla- vie se trouvait attenante.Aunine frappa contre le mur, d\u2019abord avec précaution, puis plus fort.Des coups trèe assourdis répondirent enfin aux coups -le la servante.Mais ce mur étail trop épais pour que des paroles pussent s'entendre distinctement.Alors, la brave fille ouvrit sa fenétre, prit son balai et, penohée en dehors de la croisée, à bras tendus, elle frotta le erin contre les vitres de MMe Breuil pour attirer son attention et Jui donger l'idée d\u2019ouvæir aussi sa fenêtré,, Le moyen réussit.Dads Je vent qui.s'élevait, la pluie éommencait à tomber.Sous le ciel zébré de fulgurantes déchirures servante et patronne purent échanger quelques phrases.Au- nine dit sa rencontre avec Simon- ne, parla de quelques Hgnes griffonnées à la hâte et de ce qui ve- naît de lui arriver dans le couloir.Ensuite, elle implora: \u2014Peut-être ma clé est-elle encore sur ma serrure.Sortez do votre chambre, mademoiselle et venez ine délivrer.\u2014J\u2019en serais bien en peine, gémit Flavie.Je suis enfermée aussi.Ce ne peut être qu\u2018un méchant tour de Jean-Louis poyr m\u2019empé- cher de rejoindre ma nièce.Ne me voyant pas, Monnette va s'imaginer que je l'oublie ou que je l'abandonne.Pourvu qu'elle ne soit pas seule à m'atiendre au moulin du Gardier par une telle nuit d'orage, Aunine essayait de rageurer Ja demoiselle, mais celle-ci lui dit: -\u2014iNe parle pas si fort.Nos voix, je 1© crains bien.ont réveillé mon père.Ecoute un peu ce bruit dans le vestibute.Maître Breuil va monter savoir ce qui se passe.Nous accuserons Jean-Louis et, pour ss justifier.mon neveu montrera la lettre de Simonne au grand-père.Ca va être une scéne épouvantable! Mais f1 n'y eut nuj bruit dans l'escalier.nul pas dans le couloir.Rassurées de ce côté, Flavie et la seryente ne furent pas quittes de toute frayeur.En bas, juste au- dessous d'elles, un grincement de clé ge produ'sit dans la serrure, la porte d'entrée du vestibule.\u2014-Votre père nous a certainement entendues, gémit à mine ef- faréà.Le patron va sortir duns la tour pour voir qui parle à la tu- nêtre.\u2014 Alors, taisons-nous .chuchola la tantine non moine effarée, Ferme ta croisée vite et sans bruit.Je ferme aussi.Certaines de n'être vues derrière le rideau, eucore plus curieuses Qu'effrayées.les deux femmes près de leurs vitres, regardaïent ce qui se passait au dehors.Le portafl ouvert et rofermé avec précaution, re ne fut pas maître Pierre qui, à pae furtifs encore que vadillants, es dirigea vers ln barrière bfan- the.C'était Jean-Louis.Aunine et Flavie furent salsies d\u2019une inquiétude encore plus grande que si c\u2019eût été le grand-père.A cette heure, par une tourmente, si proche.81 menaçante, après avoir tant bu, où allait le jeune homme ?* A cette question qui les secouait d'un méme frisson, ni Favie, nl! Aunine n'osèrent se répondre.Et leur inquiétude devint une poignante angoisse, quand, À la lueur d'un éclair, elles virent le cous.n, à d'entrée de la courte avenue, s'arrêter, tirer son browning de sa poche, et p'assurer que le réservoir était garni.Mile Breuil ouvrit sa fenêtre, voulul appeler son neveu au risque de réveiller son père.Mais je grondement du tonnerre, le sifflement de la rafale couvrirent l'appel de la pauvre demoiselle, un appel d'ailleurs plaintif, faible, étouffé, l'appel qu\u2019on a dans les cau- chemers.Et déjà, le Jeune homme s'élancait vers la route.Les éclats de la tempête s'apai- safeni en pluie dense et continue.fe silence n'était plus troublé que par les roulements assourdis et lointains de la foudre, par l'égout- tement des feuilles dans les rni- ues.par le glouglou de 1a Biule ot des ruieseaux flitrant paruid les pas de quelqu\u2019un qui .LA PATRIE roseaux, et les pjoncs des prairies sutimergées.CHAPITRE XVI LA NUIT DANS LES RUINES - rage, Simonne, dans une détente de nerfs, se sentait plus cakme, mals non moins lasse, Sans l'inquiétude d'imaginer Flavie se hi» tant dans jes cavées boueuses, !3 jeune fille eût peut-être somnolé.Mais non attention fut bientôt mies en évetl.II Iui sembla entendre, sous les frênes, le long du bief, 16 pataugeait et s'erabourbait.Le petite Rosel Be serait levée, main la crainte de faire craquer le plancher et de troubler le sammell d\u2019Alin la retint sv a couchetts de foin.Ce clapotement .cessa et Moisnette allait refer mer les yeux quand, sous aa fenêtre sans vitres et sañs volets, 86 produisit un léger éboulement de pier- tes.et de plâtre.Rejetant la oop- vérture qui l'enveloppait, la flan- B'était redressée.Elle prêtait attentivement l'oreille et se de- andait: \u2014Guidée par ma lumière, est-ce ma tanie qui pénètre dans les ruines ou bien est-ce la pluie qui fait dégringoler quelques gravois ?À pelne se posait-elle cette question qu'elle vit, dans le cadre vide de la croisée, surgir la tête, puis le buste d'un homme.Se hiséant à la force des poignets, cet homme enjamba le rebord de la fenêtre.Monnette fut sur le point d'appeler Derval, mais tout cri de frayeur s'étouffa dans sa gorge, car, saisie de stupeur, elle venait de reconnaf- tre son cousin.\u2014Je n'ai affaire qu'à toi.Silence !.Reste 1A.Ne me force pas 3 me servir de ce joujou-la! Menacant la jeune fille de son browning, Jean-Louis parlait bas, d'une voix pâteuse et sourde de rancune, Sa face était rouge et congestionnée, avec l'expression brutale et farouche, le regard sournois des mauvais soirs où 1! avait bu trop de calva.» A la clarté de la lampe de poche, un feutre de travers et ruisselant, une veste de cuir lulsant, des.bottes dé caoutéhoue crottées jue- qu'aux genoux, achevalent de prêter au jeune hobereau l'aspect d'un dangereux rôdeur de grande roüte, Jouissant de la frayeur de \u2018sa cousinette, Jean-Louis reprit, dans ce-ricanement lourd et grossier dont elle avait horreur: .\u2014Tu às de la chance d\u2019être seule, ma petite, al ton galant avait été là, je t'aurais tuée d\u2019abord.lui après ! RC La pauvrette avait beau tenter de se persuader que Je jeune homme voulait seulement lui faire peur.Co très vague espoir ne la rassurait guère, car elle savait son cousin foncièrement vindicatif et se le rappelait prêt aux pires violences quand i} était pris de boisson.Comment ne pas penser au danger que, là, tout près, dans le grenier à côté, courait Alin endormi et sans .armes ?oo Voyant la jeune fille pale ef terrifiée, Jean-Louis prolongeait l'âpre et cruel plaisi: de la voir trembler devant lui.I! reprit en sarcagme coupé de rires insultants: \u2014Tu ne t'attendals pas à me voir au rendez-vous! Tu comptais {sur l'arrivée de ta viellle complice, tu souhaitais )'attendrir de bécots et de pleurniéheries pour te faire pardonner.Mais j'ai déjoué ta ruse, petits vipère, le truc est éventé.J'ai chipé, puis j'ai lu la lettre qu'Aunine devait remettre à la tante\u2026 Et me voilà ! 11 paraissait réjoui de cette bas se action comme d'une excellente farce; {1 s'en vantait ainsi que d'une prouesse de guerre.La jeune fille, sans rien dire, ses grands yeux remplis de surprise et de crainte, l'écoutait comme on écoute un fou.! \u2014Je suis venu pour savoir ce que tu avais de si pressé à dire.Allons, parle ! Ça ne sera pas aussi commode qu'avec Flavie; ça ne va pas se passer en douce comme avec elle.Mais tout de même enplique- toi, coureuse, vagabonde ! Quoique outrée, Monnette avait d'abord dédaigné de répondre.Mais elle remarqua bientôt que son mutisme, au Jieu de dissiper l'ivresse et la colère du jeune homme, ne faisalt que les exalter.D'autre part, elle pressentait que ei Derval s'éveillait et accourait à l'éclat de leurs voix, la présence de son fiancé ne ferait qu\u2019envenimer la querelle et surexciter la fureur de Jean- Louis, Ces deux raisons la décidèrent à rompre le silence et À parler très bas, avec une modération A laquelle elle n'était pas fonciènement dis- -\u2014Vous êtes, ce soir, À peu près inconscient de vos actes ct de vos paroles, Jean-Louls, sans quoi vous ne vous vanteries pas d'avoir intercepté une lettre qui ne vous était pas adressée.Je reñtonce à vous faire comprendre l'indélicaterse d'un pareil procédé.Je m3 borne à vous prier de parier moins haut, sur un ton plus convenable.S! quelqu'un pouvait vous voir et vous entendre en l'état où vous êtes, j'en eerale contuse et même humiliée pour vous., A ce reproche, le jeune fermier s'emporta frénétiquement.\u2014S1 je te fais honte, je ne fuis honte qu'à toi, vauriehne, tandis que tu fais honte à notre famille! Aucune file du manoir n'a jamais fait parler d'elle; aucune femma portant le nom des Breuil ne s'est jamais mal conduite.Tandis que toi, non contente de déserter lo foyer, tu t'es fait enlever au vu et au su de tout le monde.Et, fi- vrant ton grand\u2018père et moi à ta ri- eée du pays, tu as aujourd'hui le front de revenir, près de Barville.avec ton bon ami.après avoir couru la prétentaine aux quatre coins de ia Hague.\u2014I1 faut que vous soyez enivré, mon cousin, pour m'accuser aues! faussement.Oubliez-vous que j'étals, depuis bien des mois, majeure et libre de mes actions, quand mal- tre Breull m'obligea à venir habiter chez lui.J'avais le droit absolu do vivre où et comment je voulais.Si J'ai quitté le manoir, c'est A cau- æ de vous, ot vous lg saviez bien\u2019 ajouta la jeune fille avec Indignation, quoique en baissant de plue en plus ja voix, Je suis partie par- Ce que j'avais la certitude que mon grand-pére, en sa prédilection peur vous, ne me nrotégerait pas.Et, adr de cela, vous aussi, vous m'avez alore &i odieusement et lâchement tourmentée, que ni Flavie, ni moi, n'en dormions plus la nuit.Ce l'est pas le manoir, ni es hôtes, c'est vous surtout que j'ai fui! Si fe ne m'étais pas sauvée, vous au- rles déghonoré le nom et la maison den Breu!ll.Loin de vouloir faire de vous la risée du pays, bore à ma « Ayrès la flèvre qausée par lo: tanto gue bing me forces & vous avousr soir.Qre votre conduite.Et, par pus pour vous, pay respect de mon nd-père, méme quapd ce flancé sors dovenu mon mari, je garderal 1g \u2018tance eur vos brimades aussi vaines qu\u2019acharnées.8! c'est ld le secret que vous voulez savoir, vous le savez! Maintenant, retirez-vous.\u2026 \u2014Pas avant de vous avoir punis, tol et ton amoureux! Et, fou de rage, hors de lui, Jean- Louis brandit de nouoveau eon browning de:la main droite et salsit de l'autre main la petite lampe électrique, Puis, ne proférant plus que des menaces o:u des jurons, 1! s,6- lança vere la porte du grenier contigu, avec l\u2019évidente intention de foutler les ruines et d'y chercher Dervai.Monnette se précipita pour l'ar- réter; male il la bousculs, la repoussa rudement et passa.Alin ne dormait pas.Dès les premiers mois échangés entre les deux cousins, le jeune homme était sur pied, prét à intervenir pour défendre celle qu'il aimait.Presque aus sitôt, 11 @'était arrêté aux exclamations de Jean-Louis: \u2018Ne me force pag à me servir de ce joujou-là.Tu as de la chance d'être seule, je v'aurais tuée d\u2019abord!\" Alla avait compris que le cousin était armé et que cet insensé, ivre d\u2019alcoo! et de Jalousie, exaspéré par l'apparition eubite de eon rival, seralt capable, ainel qu\u2019il le disait, de tirer sur Monnette.Ce furent des minutes effroyables pour le jeune fiancé.Certain que son intervention provoquerait et précipiterait un dénouement tragque,' il résolut, quoi- qu'il lui en coûtat, de s'abstenir et d\u2019attendre, Mais, jamais, il n\u2019aurait eru \u2018que ce silence et cette Immobilité, dopt dépendail en ce moment la \u2018vie de la petite Rosel, lui seralent une pareille gouffrance.Cependant, le muet dédain que la cousine oposa aux invectives de son cousin prouvait\u2019 à Derval que ea ropre décision était conforme aux Dtentions de calme et de sangfroid de la jeune fille.Peu après, cetto phrase de Monnette: \u201cSi quel- qu\u2019un pouvait xous voir el vous entendre, j'en sernis humiliée!\u201d lui parut être, à son adresse, un avis détourné de patience et d'attente.Alin ne &'y résigna que les nerfs téndus, en frémissant d'inquiétude et d'émoi.Ce débat lui semblait titerminable.Le sachänt là, pourquoi la jeune fille ne l\u2019appelait-elle Pas à son secours ?Avalt-elle une raison qu'il ne pouvait comprendre?Il crut deviner qu'elle ne voulait pas le mêler à cette querelle, où il était question des dissentiments intimes de la famille et de l'honneur des Breuil.M ent vouln, par respect pour Je.secret de Simonne, ne pas écouter; mais cela, dans l'angoisse atroce qu'il éprouvait, était Par-trop au-dessus de ses forces, Il prêta donc l'oreille, maïs en se ju- rags de ne jamais révéler, queNes qn'ailes fussent, jes paroles qu'échangeraient les deux cousins.Peu après, une phrase de la petite Ro- sel lui parut un autre avertissement à son adresse.Réprimant le tres- salllement révolté de tout son ôtre,.il sancra dans sa valonté de sir: lence: ¥'Par respect pour mon grapd in livre; ngnea u 36c la livre; mou- 20c la Hvre: Jambon et bacon 30 à 35\u20ac Ja Asvr.LAITERIES ET DIVERS -\u2014\u2014 Beurre ae ferme 40g beure de fabMque|} 20 = de : oeufs frais 40e; safndoux 220; Suere Y4c la Hvre; sirop $2.50 4 $2.75 Je gallon; miel en gâteau 16c la llvre; iuine en êche- os renssi gnemonts suivants on ont reque par of pina Sorat Ear, en An- erre: Et a août.\u2014 E-U.A.lo pom Calf, Gravenatein, três ne EH or a $5.+ aFetres Bartlett, très ares pis ue à $1.: e cae Bartlett, boîtes, très belles, 81 A $6.33, 19 août, pommes de Sailr boftes, Gravensteins très bel- jes $8.< à $5.11, Wealthy, trés bel- à 63.34.Poires Bartlett, a H i à $8.03.ios 62.Liver MARCHES DOMRBSTIQUEs (A moine d'indications contraires, les cours ci-aprés mentionnés sont ceux de marcredi et représentent les prix de gros de produits marchands; de bonne qualité) HALIFAX: N.4E.pomme, barlis, Crimson Beauty No 1, $4.75, No 2, 34.25; No 8, $3.Bluets, pinte.10 cts.Pommes de terre nouvelles, barils, $4.Céleri, douz.B80 ots, douz.50 ols.Concombres, $1.Ontario, olg achantion, qtl.importés, pommes, Wiliam hâtive, panier dwn botsseau $3.60.Gravens- tein, boftes tras beilss 34.50.Polres, Bartlett, bolte $4.50.Féches, bof- tes $3.75.Cantaloupe, cageot de 45, - æ clusivement, No B.1 de pommes de Imports, 1 de banunes et 1 èrre d'oranges.ST JI les, qld, 1$.23.Navats, qti $1.Fèves, bolsseau 8 Bluets pinte, 10 cts.Fframvboises, prmte, 2 Céleri, douz.80 cts.Choux, Gonz.70 cts.Concombres, douz 25° cts.Lal- tue, douz.46 cls.Betteraves ot ca- rotites, paquets d'une douz.50 cts.Tomates, la liv 10 cts.Citroullles, at! 52.56.Pommes, boisseau, cageat, variétés assorties\u2018 $1.25, N.-E 8 en arly, Orimson Beauty, No 1, $4.50; No 2, $4.80, No 3, $3, 50.Ont.\u201d tomates onze No 1, $1.OIgnons Jauneg échantillon, gti #5.Fruits importés, poires Bartlett.bof- tes, 4.95.Pêches Hiberta, boîte de 18 liv.$2.25.Prunes, cageot de 4 um bolaseau $4.Gravenstein., boîte régulidre $6.Cantaloupe, emballage de 15, $3.06.Wagons arrivés du 13 au 14 Inelusivement, locaux, +4 de nges, 1 de pommes, Ontario, Ps Ge tomates.Importés, ?de gratte mélangés.VERIEC: Fruits importés, pommes, Duchesse, bolsseau, No ion ve 2, a.lv eaithy, No 1 40.gnons spagne, cageot, Sétect 32.50.Red Hall, qt).Hens Pr $5.50.Polres, Bartlett, boîte.$1 _Pe- ches, liberta, boîte $2 à $2.25.Prunes, variétés diverses, cageot de 4 paniers $2, à $2.50.Ra cageol de 4 saniers beaux $4.50.Sans graine, cageot de 4 paniers H.Cantaloupe, cageot de 15, $2.60.On- tarlo, tomates, No 1, onze $1.Me- .panier d'un Doisssaw, | Bim Prunes.onze, Shiro, ki 8, Cra onze, un peu gâtées, 7 cts.Québec.pommes de terre, nouvelles, sac de 80 livres, $1 à $1.10.Choux, doux.90 cts.Choux\u2014fleurs fous.Navets, nouveaux, Bac, - bolses, chopine, 7 cts.Goderes oho- pine 10 cts Laitue, douz 90 - Fons arrivés du 18 au 19 Inclusivement, Importés 3 de pommes, 3 polres, de fruits mélangés.Ontario, Re Ye tomates, MON : Fruits d'Ontarto, - ches onze Cling Sto.oe, grosses Plain 90 cts.Petites 35 a 45 Six, 20 à 40 cts.Six lino gross Ses 65 cts.Prunes, toutes vari£(és.once 40 À 60 cts.Six 25 à.58 ots, Cerises, Montmorency, onge 60 a % ets.Morell, fae 31.40.Six 80 0 35 à 00 cts, Panier d'un bolsseau $1 A $1.25.OMitlons 20 ptntes 75 et: 3 $1.Pa d'un bolsseau 85 cts à $1.50, Tomates onze 40 à 6 els.Pi.ets, Olgnons blancs, @ cornichons, $1 2 41.25, Dares, pinta 15 à 20 cts\u2019 Chopines 8 à 18c.Gadeïes TOUR ey, six, 650: gadelles noires, six.$1, onze 2a $2.2; Duets, pinte, Québec at NB.15 à 20c.Commarce tranquille, demande passable pour les grosses Phohes.les petits stocks se vendent se vendent très lentement.Légumea X, pommes de terre, nouvelles, au ag À $1; choux-fileurs,, dour.$I! 1.26; choux verts, douz.35 à 40e; doom douz.20e À 302: fèvas, Vertes et à beurre, 20 lv.pour $1: \u2018pois vertæ 20 !iv.$1.60 A $2: bette- -[raves, douz.20 à 30c: CEE ae | doug.Îées 10c la livre; peaux de veau $2.75/2%0 à 25r; navets, douz.3 40e; tat- à $5 pièce; peaux d'agneaux, §1 tue, triste, douz.40e: Boston, douz.$1.20 pièce.« mail 40 \u2018A 50: céleri, doux.à 81.26; MOULEN \u2014 Moulée de mais $2.60 blé-d'Inde, Malcolm hâtif, douz.JU À Les 00 livres; son de blé $1.60; gru lb Fix dencank,.17 aofit, frults .miport prunes, © de pa- FOLN \u2014 Foin pressé #10 Ja nlenne: niers, $1.53 0: paces.Bor foin non 7 \u201cpressé IT 2 A $8 1 ne.Arawford, tardive 31.26 À $1.59; Sus.sw à Ce la corde; bois trance, \"312 à $14 1a corde.Marché de 5.-Jean GRA : orge, de min, $1.00; ble: ie min.0K 80; Bi is, dem min.3.00; avol- queñanna, $1.35 & $1.40; Elberta.$1.25 a $1.6; Mute $1.35 a $45 Chair: 4: ne, de min.6 cts; aa le min : olg X -d' | on, [ther fleld, $4.25.Wagons arrivés, 12 31-00; My) d'Inde, be min 3 4.is: faves, a au 19 août Inctusivement.Ime FARINES: 60 baril $4 ortés, 5 de cantaloups, 7 de pêches, LEGUMES ET FRUITS: patates, le 11 gs, 21 de poires.$ de ral min.5 Î M, $5.00;[sins, 3 de melons d\u2019eau, 1 de prunes.Latteraves, le pat 5 cts: carottes, Je |18 de fruits mélangés.1 d'ofgnons, pat 5 cts: nos, la Ab, 5 ote; 'oi-/CFtario, 1 de pêches, 2 de prunes, 3 Enons, de pat, cts: ail, le douzaine qe fruits mélangés, 16 de fruits et 15 ta\u2019 fèves, Ja pinte, 15 ote; cuite.la doz, 50 etes persil.Ye wat, 5 cle; radis, le pat.obs; vets, le nrin.5 cte, VOLTIELES Bh GLALSRE Poulets, souple $2.00-3.; routes, couple, $3.00; mands, couple à .50.ce A ANDE 8: Jad, par 100 hs $15.%, lard, Ga iv.18-24 cts: lard salé, la d'etas bocut.par 100 (ha, 88:00: boeuf la th, quartier de devant, 0 cts, oa ts RS: beurre de forms 40 ats; beurre Qe fabrique, 43 i fromage, 28 cts: oeufe, en caline, 80 ots; oewfs, frabs 40 cts: le \u2018nviel em ESP, Pr fe en écheveeu, da 1b, $1.savon, la tb.8 oe.a Ys 1 : Mou e ma es 100 lbs, £2.00; em de dbé, 82.00; gru.fa.FOIN: Foin pressé, 1a tonne, da» 00; foin non pressé.fa tonne IS: bois mou, ia È, 19 Si n.00; bois frans, la corde $12.0 L'AGRICULTURE Washington, 2.\u2014Le départem ent J de l'agriculture dans sa revue de qe septembre, considère que la situation agricole en général est encou- rageantie pour le cultivateur.Le 0.vouvoir d\u2019achat relat des produits agricoles en Juillet était de 91, comparativement & 100 pour la moyenne dee cing années qui précéda la guerre.NOUVELLE DECOUVERTE Saranac Lake, N.Y., 8, -\u2014\u2014 Le docteur L.Brown declare que le virus de légumes mélangés.OTTAWA \u2014 Fruits d'in: arm, ta- matas, rouges, cageor de 4 vanters, TLSC A F1 - ange 30 À Te; pmmes spre, Met con én A 4531 Tranera- rente, 50 à 600: Astrachans 50 à 70e: Duchesse, panter \u2018un hoisssau, \u20acà à 90e; Transparente, panier d'un bols.$1: prunes.onze, rouges, 50 à 6%: ve $2.05.mares.pinte, 18 à 31e : chopine ke: framboises violettes, pinte, A 19e; blues.onze, $1.60 A $1.90; ave bergines, 70 pintes, $3 pommes 90 livres, \"| a te: Weare gieré, \u2018aoux, blane, 10 à Tâc: Bantmm.16 18c; choux our.| à $1,25; S À 230c: céfert, dous.2 : concombres 5 À J0c: carottes et Pat\" aves dou 156; olgnone et pan douz.25 à \u201coo; courges A moelle, doux 6c: \u2018motirons Hubbard, dour.ban nes.| potres, 1 de fruits pba Sadhes, 1 de fruits métlangés \u201can cie\u201d ,; Onta rio.§ de tomates, 1 de pry de pêches, 1 4 sfçuits mela N 8 nofit \u2014 ie d'on- pile tario, bluets, onse, bi.50 à $2.26: ma- REVETS INVENTION découvert par le professeur OCal- mette, de France, immunisé contre 1a tuberculose.( LES.RAPPORTS TELEGRAPHIQUES DES MARCHES DOMESTIQUES lls roncernent les huit marchés principaux des fruits o légumes au Canada.POMMES DE TERRE res de Lawton, pinte, ses, 8 31: prunes.aix, 60 À 0 pommes a Transparente.a \u201c55 a on 50; barils T $3.50.Fruits \"importés, \u2018Ca po de 35 et i 14.60 a $6: St-Jean, panier de Cade $1.85 à $L.re prunes Diamond, cageo e 4 pa A $2.40.Provisions abo.Tenrpérature trés chaude.Wagons arrivés du 1) Z de poires, 4 d'olgnons, 3 de 4 de melons d'eau, a t de melons Honeydew.et 3 de pois.Ontarlo, 2 de pommes.1 d'oignons, 15 de pommes de terre, mess 1 de pru- ots #2, hg ri 75° a \u2018boite: Sine dls .©: 50.Toimgtes, onze, $1.25.Fruits Lee Burbanks, panier da mn \u2018prntes, Te; pommes, Astrach B roa: k, paniers de 6 agons arrivés du 15 au 18 in.prutes port > pau ae : fres Bartiett, bo te, $4.pu $1.85; pruneaux, Tutlens, sa sh HAIN: Pommes de terre loca-| | m de ten Manito : a WAGONS CAREY gu 17 bu 19.Bey Lyd centeioups, Ontario, e pou nes, ! de pommes.Importés.ni ro fora rio, pantera ots, $4.F Gravenaietn belles, Tsu: 50 à $3.chesse ter, [Erosseurs assorties si So 8 ps 50.Cho tes, tera .le ati.Céleri, § à 10 de terre, nouvelles Te IVES fruits TÉlENSÉS importés 7 pê unea .-B.fruits 6.frite 9 4 légumes 2, Ontario, poires K ATGON: C-B., pommes Won Puchesse, Tetofaky, belles $2.$2.qualité 25 cts Je moine, nae boîte.ca geo $1.75 à 33 30.oignons.éohoiiil ti.peg hos a Sram: ora.\u201d .30 de 4 paniers, Bradna.$1.23.calor, douz $1.28 a $1.50.Suen Vas 5% ages, ie \u201cont tario mes de t e Tat tvre.WAGONS A mélangés importe, p pêches rd d Al»?I'notario, ashingion.de 11 pintes, RE agédie, Bradshab, Te à ses \u2018Pond livraison future coté à Sa 80 A dE 327 Polres Bartlett, calsses, fa.75.Poe: ta $1.85; prunes nes à 1.20.\"Alberta si 25 Te Fo Choux, carottes petteraves, cave , et local c et c la fore WAGONE ARRIVES d 3 19 de pommes, J de dome not 5 mates, 1 de conoomhres, 5 Je leimes mélangés, 9 de fruits m Wa shington: § do prunes kx: de poires, 1 de pêches, ?an fru! a mé prunes 0; rues Belles, $1.5 50 à : C.-B.15 de frutts ot de 1é- gumes mélangés, 4 de tomates.Importés.7 Pag h es Kiberta, $1.40: Crawford 5 sa fa cals.rentes 'ariétés.$2.50 a $8.50 la douz.Concombres Vous ne pouvez supprimer un Eparvin coup ou thoroughpin, mals BSORBINE TRARE MARR QF i 5 PAT of en débairasse promptement \u20ac be 2 glravall er en nem ch ampou de poil eres à & Détails aur domande Ccrite.or RBINE, JR., liniment a © ho personnes rbd It - vel sclos ou.tes armenia, react pis O° les To a w.r fa Iss.1H, Eline Lyman.- \"ri AGENTS DEMANDES \u201cAGENTS \u2014 Nous offrons une position permanente avec retour hebidd.dans la vente de Tes mar rhan-lines.comprenant var clur!ves d'arbres rusti er :.San, Lure.Frit, PACE 12 OTTAWA, ler.(Du corresporr dant de la \u201cPatrie\u2019\u2019), \u2014 La déclaration du premier ministre, lundi soir, À l'effet qu'il n'avait rien à dire, au sujet des élections générales ou des nominations, est exactement celle qu'attendaient les correspondants politiques à Ottawa.Rien ne seru dévoilé A ce sujet avant la fin de la semaine, mals dans l'intervalle l'opinion générale est que toute la situation est claire pour le gouvernement, qu'une décision est pratiquement prise dans plusieurs questions importantes y compris celle d'un appel au peuple.11 est possible cependant que tout en annonçant la dissolution du Parlement, le premier minstre d'en fasse pas connaître la date cette semaine.On parle surtout du 22 octobre.comme date probable, sinon un jour quelconque, muls dans la semaine commençant le 18 octobre.La capitale continue à recevoir de nombreux députés et parmi ceux que l\u2019on a rencontré depuis bier aprés-midi, sont MM.Jean Denis, de Jolierte, St-Père, de Montréal, N.-G.Gordon, vice-président de la Chumbre des Communes, G.- W.Kyte, whip en chef du parti libéral, A.-E.Lapierre, du Nipissing, J.-P.Pelletier, de Matane, ete.Les libéraux des provinces maritimes admettent qu\u2019ile vont faire des pertes, mais pas autant qu'on le croit en certains milieux.Us rapportent aussi que l'hon.F.-B.McCurdy, ancien ministre des Travaux Publics, se présentera comme conservateur indépendant dans Col- Rugs XL ans ni A Cp EE LRG 2e + ab gpa eau SE nr DES MILLIERS DELECTEURS ONT QUITTE LA PROVINCE Plusieurs députés fort embarrasses par cette emigration des votants.\u2014 Les élections auront lieu dans la semaine du 18 octobre.AUTRE SEANCE DU CABINET LA PATRIE, MONTREAL, JEUDI 3 SEPTEMBRE 1923 ficiel du parti conservateur.M.A.- J.Doucet, qu! a été le premier conservateur à désagréger le bloc libéral des provinces maritimes, dans\u2019 une élection partielle, à été choisi : de nouveau candidat du comté de | Kent.Lee | I chester, quelque soit le candidat of- | | | Il y a un problème qul embar-: Tasse une foule de députés, surtout de la province de Québec, celui de l'émigration des votants.Depuis le mois de mai dernier, 3,137 canadiens-français, statistiques of- flclelles, ont quitté le Canada pour aller s'établir aux Etats-Unis, Lous ayant droit de vote.Depuis les dernières élections des milliers d'é- | lecteurs canadiens out pris la route ! des Etats-Unis.Dans un seul com- | té de Québec, le député déplore la digparition de 700 de mes plus ridé- les électeurs et la grande question est de savoir comment les ramener au pays d'ici à huit semaines, car ! c'est la priode- fixée dans l'opinion ; publique pour toute la durée de la, campagne électorale.Le retour de\u2018 700 électeurs en question coûterait quelques milliers de dollars et on peut avoir une idée de la saignée qu\u2019il faudra faire à la caisse élec- terale.Cette affaire ennuie passablement les députés dont les comtés ont été dépeuplés, faute de travail.11 y aura une autre réunion du con- sell des ministres aujourd'hui, mais on ne s'attend pas à une déclaration du gouvernement autre que celle obtenue hier solr.UN PROBLEME | + LES REQUINS SE REFUGIENT DANS LE NORD La chaleur les oblige à regagner la mer du nord en cette saison.UNE BALEINE OSLO, 20, \u2014 (Presse associée) .\u2014 La vague de chaleur a poussé Jes requine à se réfugier dans les eaux du nord où.en temps nonmal, on me les Tenvontre que fort peu souvent, Le long de la cote méridionale de la Norvége dans le Ska- gerak.ainsi que dans plusieurs stations balénaires, ils sont en si grand nombre que les touristes ne peuvent pas se baigner.On en a vu tout près du rivage dans les environs de Christtansand et à Pors- grund.De Bergen, on mande qu'un ba- deinier norvégien a harponné une baleine de 60 pieds de long sur la côte près de Romdaal.Hi est excessivement rare que l'on rencontre des baleines dans cette région.Habituellement elles se tiennent dans les eaux tropirales de l'Equateur et leur présence ici eat atiribuée à la chaleur exceptionnellement chaude qui sévit depuis quelque iemps.LE FOYER DE La Patrie (Le Cultivateur) le journal le plus complet, le plus intéressant et le plus instructif pour >-Îes cultivaieurs est LA PATRIE HEBDOMADAIRE Cuitivateur) Publiée « tour les Jeudis par La Uie da Publication de li Patrie mitée An le de la rne Ste-Cuiherine et de « enue de l'Hôtel de Ville, ontréal, Canacla Abannement -\u2014 Pour le Canada.Un an, $1.50: aix mois.760.pour les Etats.Unis.2.00) par année; six mois.$1.00 Strictement Payable d'avance.AUX LECTEURS SLA PATRIE* UFEBDOMAGIAIRE le seul Journal de langue francaise & ontréal dont la rédaction
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