Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
La patrie
Journal quotidien, puis hebdomadaire, La Patrie a été durant cent ans l'un des journaux à grande diffusion du Québec. [...]
Le journal La Patrie est fondé en février 1879 par l'écrivain, journaliste et homme politique Honoré Beaugrand (1848-1906), avec la collaboration de membres influents du Parti libéral. Prenant officieusement le relais du National, organe lancé en 1878 pour faire la guerre aux conservateurs, le nouveau quotidien est créé pour servir la cause des libéraux dans la région montréalaise. De 5000 à l'origine, le journal connaîtra des tirages qui fluctueront au fil des décennies et des mandats qui lui seront attribués. Il atteindra un peu plus de 27 000 exemplaires en 1901, 30 000 en 1933 et près de 200 000 en 1962.

Homme d'idées et libre-penseur, Beaugrand adopte d'entrée de jeu une tendance radicale qui l'oppose évidemment au clergé et aux conservateurs, mais également aux libéraux plus modérés, qui se méfient de lui et qui voudront bientôt l'écarter de la tête du journal. Ayant compris qu'il ne pourrait réussir à défendre pleinement ses idées en étant à la remorque financière du Parti libéral, Beaugrand, éditeur et propriétaire de La Patrie, avait choisi de miser sur la publicité pour remplir les coffres de son journal. Ce faisant, il s'était ménagé une indépendance d'action qui non seulement lui vaudra un succès commercial encore rare à cette époque, mais qui lui garantira surtout la mainmise sur La Patrie pendant près de 20 ans.

Grand voyageur, Beaugrand y publie, outre des articles politiques qu'il cessera progressivement de rédiger vers les années 1890, des récits et lettres qui retracent ses nombreux périples aux États-Unis et en Europe. En 1891 est inaugurée sous sa direction la première page féminine d'un grand quotidien francophone, sous la responsabilité de la journaliste Robertine Barry (connue aussi sous le pseudonyme de Françoise), qui y fera paraître des chroniques pendant près de 10 ans.

La propagande radicale de Beaugrand prend fin en 1897, lorsque Joseph-Israël Tarte (1848-1907), alors ministre des Travaux publics au sein du gouvernement libéral de Wilfrid Laurier, achète La Patrie à la demande du premier ministre et avec des fonds du Parti. Secondés par ses deux fils, qui sont les propriétaires officiels du journal, Tarte rompt avec la ligne dure de son prédécesseur, mais il se sert du quotidien pour faire valoir des idées qui ne suivent pas toujours la ligne du Parti. S'il est appelé par son chef à démissionner de son poste de ministre en 1902, il conserve la direction de La Patrie et continue à y livrer des lettres et articles.

Au tournant du xxe siècle, la popularité et les tirages du journal déclinent. Tarte et ses fils repensent le mandat de La Patrie et décident de l'ouvrir à un contenu plus varié et moins ouvertement militant, ce qui leur réussit. Le journal est vendu en 1925 au groupe Webster, Lespérance et Fortier, qui réoriente cette fois totalement le contenu pour en faire un organe conservateur. Lorsque le journal La Presse en devient propriétaire en 1933, La Patrie adopte pour un temps une position politique neutre. La facture du journal est de nouveau modifiée : au nouveau format tabloid se greffent régulièrement des suppléments de diverses natures. La publication quotidienne de La Patrie cesse en 1957; le journal devient un hebdomadaire. Des difficultés financières obligent son dernier propriétaire à cesser sa publication en 1978.

Références bibliographiques :

Beaulieu, André et Jean Hamelin, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1975, t. 2, p. 188-189 et p. 287-290.

Brassard, Michèle et Jean Hamelin, « Tarte, Joseph-Israël », dans Ramsay Cook et Réal Bélanger (dir.), Dictionnaire biographique du Canada en ligne

Ricard, François, « Beaugrand, Honoré », dans Ramsay Cook et Réal Bélanger (dir.), Dictionnaire biographique du Canada en ligne.

Éditeur :
  • Montréal,1879-1957
Contenu spécifique :
Édition hebdomadaire
Genre spécifique :
  • Journaux
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • National (Montréal, Québec : 1872 : Édition quotidienne)
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (2)

Références

La patrie, 1930-06-26, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" EN \\ Li ÉDITIO 2e SECTI JEBDOMADAIRE N ON \u2014 58e ANNEE\u2014No, 35 Perdu dans le brouillard plusieurs heures le \u2018Southern Gross\u201d atterrit à Terre-Neuve La à 9 MONTREAL, CANADA.Après une parfaite traversée de I'Atlantique et 31 heures et 29 minutes de vol.- La deuxième fois que cet explit est réussi.- \u201cSans la radio, nous ne serions peut-être jamais sortis du brouillard\u201d, déclare le capitaine Kingsford-Smith.- Les aviateurs repartiraient ce soir afin de se trouver à New-York, leur objectif, demain.- Il ne restait plus d'essence que pour quatre heures de vol.- Egarés depuis 9 heures hier soir jusqu\u2019à leur atterrisse ment à 5 heures 56 ce matin.- Un aéroplane à leur secours.- Jusqu'à San-Francisco: Le \u2018Southern Cross\u201d a triomphé Aujourd'hui de l'Atlantique tout comme il y n deux ans, fl triompha du Pacifique.Son équivaso n'a pu atteindre, toutefois son objectif, New-York, Lo capitaine Charles Kingsford- &Emith et ses trois compagnons se Kont perdus dans le brouillard, leur houssole ayant cezsé de fonctionner à l\u2019est du cap Race, Terre-Neuve, au cours de la nuit.Lorsqu'ils curent reconnu leur position, ils avaient perdu tant de temps qu'il leur fallut chercher Vendroit le plus proche pour atterrir.Ils se dirigérent vers le nord-est dans la direction de Saint-Jean et de Havre-de-Grâce, Terre-Neuve.Après avoir tourné dans le brouillard au-dessus de Havre-de-Grâce, pendant quelques instants, ils atterrirent & l'aéroport & 5 heures 56 a.m.Le capitaine avait antérieu- Tement fait savoir qu'il ferait le plein d'essence et continuerait son envolée.Ce raid transatlantique de l\u2019est À l\u2019ouest est le deuxième.Les aviateurs allrmands Herman Koehl et le baron de Huenefeld, acrom- pagnés du colonel irlandais James l\u2018itemaurice, la réussirent dans le \u201cBremen, au printemps de 1928.AU CANADA Sydney, NIte-Ecosse 26.(Presse tanndienne).\u2014 11 se peut que le le tour du monde.avlateurs du \u2018Southern Cross\u2019 projettent de se rendre à New-York puis à San-Francisco.Ce serait terminer le tour du monde par le \u201cSouthern Cross\", parti de cette dernière ville pour I'Australie et l'Angleterre il y a deux ans.leg aviateurs décolleront à l\u2019aurore demain pour New-York.Après avoir dit quelques mots de leur envolée, les avlateurs sont allés se reposer.L'aéroplane a réalisé en moyenne 80 milles à l'heure pendant la majeure partie de la randonnée.a déclaré le capltaine Kingsford- Smith.Tout a marché sans anicroche jusqu'aux environs du cap Race.atteint ce matin.On rencun- tra alors un épals brouillard et la boussole eut Une panne.11 fit beau si l'on fait exception de quelques heures de grand vent.Pendant deux heures l'aéroplane survula l'aéroport cherché dans le brouil- jlard.l'aéroplane fint par descendre suffisamment pour être vu.Les avlateurs, rendus sourds par le ronflement continuel des moteurs.furent l'objet d'une grandto- jse réception, Is prirent ensuite \u201cleur déjeuner.! COSTES ' PARIS 26 (Presse associée.) \u2014 [La nouvelle de l'heureuse arrivés à Terre-Neuve du \u2018Sduthern Cross\u201d |A été accueillie avec joie dans les (milleux de l'aviation, Les yeux de kowskj fut tué dans l'atterrissement forcé de son avion aux Acço- res.Au mois d'août dernier, les avia- tours suisses Oscar Kaesar et Kurt T.uescher disparurent après eur départ de Paris.PERDUS DANS LE BROUVILLARD , HAVREÉ-DE-GRACE, Terre-Neuve, 236, \u2014 (Presse canadienne.) \u2014 Après avoir volé à l\u2019aveugle dans le brouillard depuis neuf heures hier soir, les aviateurs du \u2018\u2018Southern Cross\u2019 ont effectué un parfait atterrissage à J'aéroport ocal à 5 heures 56, heures normale de l'Est, ce matin.Le capitaine Charles Kingsford- Smith et ses trois compagnons déclarent que I'envolée de 31 henies et 29 minutes en provenance de Port-Marnock, Irlande, a été aplan- dide.Les nviateurs sont heureux et se portent bien.Ils parlent modestement de leur exploit.Dés que l\u2019on aura fait le plein d\u2019essence, on repartira pour New-York, objectif de la randonnée.Le «\u201cdépart aura peut-être lieu demain matin.A BOUT D'ESSENCE Lorsque le \u201cSouthern Cross\u201d à atterri ici ce matin après une né- rilleuse randonnes transatlantique, l'aéroplane ne portait plus Le \u201cSouthern Cross\u201d quitta Port-Marnock, Irlande, à 10 hau- res 27 p.m.(heure normale de l'Est) lundi.Plug heureux qwue Nungesser ct Coll, les plonnigrs de cette route, Fingsford-Smith et ses compagnons ont atterri à l'endroit d'où Harry Hawker et le commandant Grieve s'é\u2018ancent pour tenter la première traversée af- rienne de J\u2019Atlantique, Onze afs se sont écoulés entre Jes exploits des ag anglais.La première tza- versée de l'Atlantique par la fe des airs fut accomplie pap Aleotk et Brown.Les aviateurg austfa- liens ont eu raison de lg guighe qui poursuivait leurs prédécesseurs à l'exception des aviatiprs du \u201cBremen.\u201d Ë i PANNE DE RADID \u2018 Au moment où Yaéroplane ag- prochait du cap Race, ce\u2018-mazln, l'appareil de radio cessa d\u2019être en contact avec le poste du gouverne- meni canadien.On ne put rien capter de l'aéroplane avaut ;pe matin alors que le \u201cSouthdtn Cross\u2019 faisait savoir qu'il était encore à 16) milles du Cap Rage et qu'il ne pouvait recevoir lbs messages du poste canadien.11 si- £nala par la ruite qu'il prenait la direction du nord.1.Te \u201cSouthern Cross\u201d.monoplan dans lequel l'as australien Kingsford-Smith vient d'accomplir son dernier exploit: trois compagnons: de gauche à droite, Kingsford-Smith, Van Dyke, pilote en second, John Stannage.radioté \u201cSouthern Cross\u2018 perdu pendant plusieurs heures avant d'atterrir à Havre-de-Grâce, alt survolé la côte de la Nouvelle-Licosse.Plusieurs hommes occupés À travailler ont très bien entendu nn néroplane au- des:us de Sydney à 3 heures ce matin.Le bruit était très fort et dix minutes.DEPART HIER SOIR New-York, 26.(Presse associée) ln télégramme du capitaine Kingsford-Smith a la \u201cVacuum Oil dura Company\u201d, \u2018ui patronise la randonnée Irlande-Amérique du \u201csouthern Cross\u201d indique aujour- d'huf que le capitaine se propose de partir ce soir pour arriver à New-York demain matin.Voicl le message: \u2018Voulez-vous auforiser quatre cents gallous de pétrole et douze gallons d'huile afin d'être À New-York demuin.Le message envoyé ce mafin fut reçu à & houres 45 a.m.On trouva l\u2019essence voulue À Havre-de-Grâce at ordre fut immédiatement donné de fuire le plein d'essence.Les directeurs de la compagnie caleulent que la randonnée de Terre-Neuve à New-York va prendre quatorze À quinze houres.Ha en eonclurent que lo \u201cSouthern Cross\u201d vn repartir ce solr, A SAN-FRANCISCO HAVRE- aux municipa- ltés et, à la séance du comité laquelle ce bill fut pris en considération, ses promoteurs Jugdrent prudant de le retirer devant l'orage de protestations qu; le menaçait de toutes p 5 Congrès d'automne Dépenses générales Dépenses de voyages Collections sur chèques Impressions Loyer et éclairage .Impression de règlements de Salai firatificat T Timbres Amortissement rend aujourd'hui de s! grands servi.cers À ceux qui ont à traverser le pont Victoria était ouvert au public.Comme par les ann\u2019es passées, nn- tre bureau d'informations légales ouvert gratuitement & nos municipalités memhres a fourn! ur.très grand noimbre d'avis sur des questions mu- nicipalezs qui sont présentées un peu partout dans la province.Montréal, 20 juin 1930, ; Le président, Joseph BEAURIEN.J'HON.T.-D.BOUCHARD Monsieur Je Président et Messieurs les Délégués: 11 me fait\u2019 plaleir de vous faire le rapport suivant de nos opérations financières du ler janver 1929 au 3! décembre 1829.ETAT DE HE ro VENUS ET DEPENSES R I\u2019ANNEE 1920 Revenusj\u2014 Contrib.des mun.pour 1929 $4,038.08 Bénéfices neta de l'excursion .1 de juin 1929 .222000 135.25 Intérêts de la banque .101,39 Intérêts sur placements 351.68 $10,189 10 Dépenmen te circulation TE 224 Las Less ea es lon au Secréta éléphone .- - Dépréciation eur ameublement de 1a prime payée sur placements 18,23 $5.833.09 .84,352 41 Surplus de l'année.excédant des Revenus sur les Dépenses: N 3 oS) 929 Ce mouvement sauvera des milliers BILAN AU 31 DECEMBRE 19 et des millers de dollars de revenus à ACTIF nos munic{paiités et prouve indiscu:a- Argent en Caisse et.en blement que les faibles sommes que les municipalités dépensent pour supporter jeur assoclation leur reviennent au centupte par les avantages qu\u2019elles retirent del \"Union des Municipalités.L'évaluation des biens de ces grandes compagnies d'utilité publique présente des difficultés considérables pour les évaluateurs de nos muniei- palités moins importantes Notre exécutif a décidé de thAcher de trouver un syntème qui parera À ces difficultés et qui rendra justice el aux Rran- des compagnies et aux municipalités.Tour en arriver A ce but 11 à demandé à notre estimable sous-ministre des municipalités d'étudier ja question et d'ên arriver à un systême pratique.Dans une séance subséquente 1! fera une conférence À ce sujet et nul doute \u2018ue nous trouverons toun satisfaction dans ce qu'il aura à nous propo.LE PONT DU HAVRE On vient de faire !'Inauguration Au Tont dy Havre de Montréal qui est un des plus zrands ponts du continent.l! ne convlent pas de laisser panser l'année qui à vu re produire cet événement sans signaier que l'Union des Municipalités a pris une part des plus actives À la campagne qui a 6t6 faite pour décider les gouvernements À entreprendre cette oeuvre coloasa- le et at nécessaire au progrès de notre province.Qu'il me suffise de vous rappeler l'assemblée préliminaire de Sorel et celle de Saint-Hyacinthe a laquelle fut organisée une dex délé- Rations les plus importantes qui mse nolent jamais rendues À Ottawa pour demansier l'exécution d'un projet d'ime portance nationale, Par un oubli rans doute excusahle lors de l'inauguration du Pont du Havre notre Intervention pour en faire décilder l'entreprise n'a pan été signalée et c'est la raison pour laquelle j'y faix allusion en ce moment de manière A ce que justice soit rendue aux suvriers de 1a premid.te heure dont un des Bon Moing abe anque.+++ 2 22 « Ameublement.SROR7R tées par le bureau exécutif et déposées dans les voûtes da la | \u2018que Canadieïÿne Nationale À Mantrést _ : : 19 161,61; 1928: $7,650.74; 1929: 15.Surplus: \u2014 1 37,550.74; 1929: J.qui a fait son rapport exécutif Je 14 Janvier: 1930; ce port a été adopté par l'Exécutif A la séance qui a été tenue ce matin à 10.30 heures.$ 1,744.52 Moins dép., .201.78 \u2014_\u2014 £N0_ Me Bibliothèque.+ ., .7.35 lacements., ., 9,000.00 Prime aur placements, Ra- Ce.«1% Fo.450.81 Intérêté accrus sur place- men \u201cee .946,17 $11,906.15 \u2019 PASSIF Aucun.Vous constaterez par rapport ce que notre actif au 31 décembre 1929 éait constitué de trois item: en caisse et en banque, bilier de bureau, dépréciation te, 8607.55; placements en débenturez tTOUVe pas non plus de plus luxu- municipales et ! 554.08.C Argent $1,748.52, mo- dul intéréts accrus, 4.es débentures ony été ache- sont tan Voici quelques chiffres comparatifs qui vous donneront un eldée du pro-\u2018 grès de notre situation depuis mon entrée à la charga de se- erétaire-trésorier: financière AU 31 DECEMBRE Actif: 1026: $282.15; 27: $2.- $11,906.- Pasalf: \u2014 1926: $1,088.73; 1927: Ni; 1928: NN; 1929: Nil, Déficit : \u2014 1026: 380654.927: $2,161.61; $11,806.16, Mes comptes ont été audités par ME.Carpentier comptabie licencié, au bureau rap- 1928: v .x ¥ Le tout: humfiblement soumis, (Signé) FT.D.BOUCHARD.- - Becrétaire-tetorier, ne).\u2014L''Evening Jouroal\", formulait en éditorial, hier, les regrets suivants à la suite de la publication la veille, dans ses culonnes, d\u2019une nouvelle au sujet du nouveau timbre canadien: \u201cLa eritique du nouveau timbre- poste de deux cents du Canada gem- ble n'avoir été insviree par autre chose que l'inclinativn contamporai- nue à déblatérer, La représentation du roi George peut ne pes sembler très frappante mais cotte faute.apparente semblerait provenir de rien autre chose que du fait qu\u2019elle a été tirée d\u2019une photographie ou d'un portrait de Sa Majesté, pris à nier, du souveraln.Quant à Jire qu\u2019elle passerait plutôt pour Un portrait de \u2018\u2018Foxy Ferdy'', Un roi dé- pusé de la Bulgarie, cela est absurde et la \u2018Journal\u2019 regrette qu\u2019une telle déclaratzon ait trouvé place dans ses colonnes.Le contrat pour ces timbres est aux malns d'une | firme canadienne joulssant d'une jexcellente réputation et ceux qui l'ont approuvée ne sont pes hommes à couronner quelque choas de bon marché et d'intérieur.De fait, le dessin du nouveau timbre, approuvé par le département \u201cuse postes, par le ministre des posles et par le cabinet, est en somme, très digne d'éloge\u2019, LE FEU DE LA UNE FOULE DE 2 : Un immense biicher est allumé Lafontaine.- Une tradition nationale.- La Fête de la Saint-Jean-Baptiste.Les touristes qui opntraient lundi ; soir dans notre ville ont dû s'Imagi- I ner qu'un coin de notre cité était la | proie d\u2019un violent incendie.{ Comment ,le parc Lafontaine en ;feu?D'habitude Ja population con- } temple avec eftroi le lieu qui est la proie des flammies, mais hier soir.; au contraire, la foule estimée à 25.000 personnes, admirait un immense brasier.allumé à dessein, en signe de joie.la vellle de notre fête nationale, la Saint-Jean-Baptiste.Les Canadiens-français ne laissent | pas passer ce jour inaperçu.Aussi aujourd'hui, tous les citoyens de la métropole assisteront à une magni- figue parade dans laquelle figure-! ront des personnages historiques, | représentant nos ancêtres qui se! sont illustrés.} De magnifiques chars allégori- flues nous rappelleront des tableaux d'autrefois, montrant bien ce qu'était la vie canadienne des premiers colons.C'est le jour de Ja célébration du sentiment national, du patriotisme.Notre histoire nous enseigne ces le- rons.Le peuple canadien conserve pleusement ces traditions.Le parc Lafontaine présentait un cachet particulier, avec sa fontaine lumineuse.ses promeneurs aux toilettes variées et aux couleurs multicolores.Vers 10 heures.Son Honneur le maire Houde, descendait de son automobile, et s'arrêta à quei- ques pieds du bûcher.En l'absence de Sa Grandeur Monseigneur Georges Gauthier.le Révérend Père Georges Robichaud, curé de la paroisse de l'Immaculée-Conception, bénit le bûcher.Puis M.le maire fut ixvité à allumer le feu.en projetant sur cet amas de branches sèches une chandière de térébenthine.En un instant, les flammes bondirent joyeuses vers le firmament, La foule formait un cercle et suivaii avec intérêt ce spectacle.Le feu, était bien nourri et s\u2019ac- S-JEAN ATTIRE 5000 PERSONNES par le maire, au Parc tiva davantage 4 mesure qu'il &: répandait M.Gingras, présiden* du comité du feu de la Saint-Jean.né- clara à notre représentant que ra bûcher comprenait 224 barils .vides; 200 dormants fournis par ia Compagnie des tramways et 40 voyages de branches sèches d'arbres décoratifs, ayant déjà servi à des processions.Le feu.en moins de 3 heures, avait presque tout consumé, M.S.Robitaille fut reini qui prépara le feu et il avait até, engagé par Je comité régeinal de la Saint-Jean.Parmi les invités, nous avons remarqué MM.Guy Vanier, président général de la Société Saint-Jean.Baptiste: I'échevin Hector Dupuis, le notaire J.-A.Baribeau.tréscrier- général de la Société Saint-Jean- Baptiste, M.V.-E.Beaupré.secrétal- re-général de la Société; le docteur J.Lefebvre.président du comité régional du centre: M.A.-L.Phaneuf, directeur de la Société; M.T- A.Bernier.directeur de la Soclété; M F.-J.Payette, M.N.-E.Gobel.trésorier de la section Saint-l.oais de France: 100 constables, sous les ordres de l'inspecteur Desrosiera et du capitaîne de Bellefeuille, assuraient le service d'ordre.Un grand concert de chants populaires canadiens fut rendu var lu foule, accompagné par la fanfare de l'Institut Saint-Antoine et dirt Zé par M.Guillaume Dupuis, znaf- tre de chapelle à Notre-Dame.M Dupuis conduisait aussi} un chaeur de 2000 voix d'enfants.Ce matin, à 9 heures.aur un autel! érigé pour la circonstanca, au parc Lafontaine, Sa Grandeur Monseigneur Gauthier a dit la messo, 1 t en pelin air.Le sermon de vir-! lis étudient on ce moment les ho- constance fut donné par le évé-{ raires des trains, ef, aussitôt que rend Père Alexandre Dugré.jésui-| possible, les grandes régions du! te.Cet après-midi.à 3 heures, au-[| Nord seront envahies; plusieurs, | ra lien la traditionnelle parade.Le défilé partira du parce Lafonisine pour se terminer a la rue Alwa er, dans l'Ouest.1 QUEBEC, 23 juin, \u2014 (De l'envoyé spécial de La l\u2019atrie\u201d).L'\u201cEmpress of Japan\u201d est dans le port de Québec depuis vendredi dernier.Ce nouveau navire du Pacifique Canadien est un véritable palais flottant et, quand on l'a vu, quand on l'a visité entièrement.on ne peut s'empêcher d'exprimer qu'il est une merveille.tL\" Empress of Japan\u2019 est un navire de 26.000 tonnes brutes, mesu- ! rant 665 pieds de longueur.I! pent | atcommoder 1.112 passagers.Sa : vitesse moyenne est de 23 noeuds.ill à été construit aux chantiers de la compagnie Fairfield, sur la Cly- ide, et il était lancé le 17 décembre dernier.Son passage à Québec n\u2019est qu'une visite, car 11 sera affecté, après son retour en Angleterre.au | service de l'océan Pacifique, entre ! les ports de Vancouver.Victorla, | Honolulu, Kobe.Shanghai, Hong- | Kong et Manille.\u2018 i Ce navire est la dernlére concap- .tion en fait de vitesse et de confort | comme navire.Aucun navire du l\u2019a- \u2018eifique n'est plus rapide que lui.Aucun n'est plus gros, et il ne s'en ,eux.Les architectes, les artistes et {les hommes du métier ont déployé !toute leur habileté pour en faire un | chef-d'oeuvre du genre.| Depuis que l'\u2018Empress o: Japan\u201d est à Québec.sa présence dans ce vort a donné lieu À de nombrenses démonstrations et à de grande réjouissances.Samedi soir, les Filles de l'Empire y donnalent un grand bal, auquel participatent Son Excellence le Gouverneur Général et Lady Willingdon.Et, hier.près de trois cents invités apéciaux, au nombre desquels se trouvaient des journalistes de toutes les parties du pays et des Etats-Unis, étaient ban- quetés À bord du navire, dont ils faisaient aussi la visite.Le nouveau navire a sept ponts pour les passagers.L'un de ces ponts comprend le gymnase et d'autres pièces où les amateurs des sports peuvent se satisfaire à loisir.Sur le navire,en effet, on trouve des salles de jeux ot une magnifique VERITABLE \u201cPALAIS FLOTTANT\u201d Sa présence à Quebec donne lieu à de grandes réjouissances, et de nombreuses réceptions ont lieu à bord.| tion\u201d la province de Québec constituent : un riste qui ne sait plus où arrêter son choix.qui puisse s'appeler du Pécheur\u201d, la province de Québec est blen qualifiée pour porter milliers de pécheurs du Canada, des Etats-Unis et d'ail-! tandis que les autres l'ont été par leurs, sont\u201d fébrilement en train de remettre en état leurs caunes.anes, enrouleurs et autres attiraiis de péchie, tout en fouillant anxieusement le fond de leur boîte à mouches, tandis qu'ils discourent interminablement sur les mérites respec- C notre bonne \u201cMère Nature\u201d a pourvu pour tous ies goûts, même les L'EMPRESS OF JAPAN\" EST UN \u201caiid Pour avoir volé et assomme une femme âgée de 62 ans.- Sept ans de bagne.\u2018Vous avez commis un crime des plus odieux en attaquant une femme, seule et sans défense.Pour ce erime, commis pour voler quelques dollars, je vous condamne à passer sept ans au pénitencier de Saint- Vincent-de-laul, En plus vous recevrez le fouet, Vingt coups vous seroïx donnés, dix en entrant au rénitencier et dix avant de sortir.\u201d C'est en ces termes que le juge Lacroix, de la Cour des Sessions.condamnait récemment un nommé Omer Girard, trouvé coupable de vol avec violence.Le 6 mal dernier.Girard se présenta chez Mme Alphonsine Robert, 62 ans, 4229, rue de Ja Roche, et, après avoir assommé Mme Girard.il se sauva en emportant line somme de $12.00 ainsi que l'anneau de mariage de sa victime.Girard fut arrêté troie Jours plus tard par le capitaine Tourville et les détectives Brooks, Robitaille.Morin, Laverdure et Buzeaud, comme {1 était caché duns la cave du numéro 1818, rue Iberville, Girard avait absorbé une forte dose d'iode afin d'échapper à la poilce.Girard a déjà été condamné au | pénitencier pour une grave offense.LES AMATEURS DE LA PECHE DE LA TRUITE Des milliers de pêcheurs se préparent pour la saison de la pêche.\u2014 Grand nombre de touristes.Les milliers de lacs et de cours d'eau dont la Province de Québec est Bratifiée nons procurent maintes occasions d'exercer J'art gi agréable de la pêche, et diverses variétés de poissons recherchés y abondent, notamment, la truite mouchetée, la truite grise, l'achigan, l\u2019ouananiche, le saumon.et autres.Tout récemment, un sportsman américain très connu écrivait dans! Roerea- ; publication \u2018\u201c\u2018Outdoor que \u2018\u2018ces milliers de lacs de la problème difficile pour le tou- S'il est Un pays au monde \u201cLe ee titre\u201d.À cette époque de l'année, des enthousiastes li- ils du \u201cRoyal Coachman\u2019, du \u2018Montreal Brown\", du \u201cSilver Doc- or\u201d où du \u201cTarmachecne Belle™.choisissant les endroits où la pêche | eur est déjà familière, d'autres, s'en allant à la découverte de nou-, veaux territoires.On peut affirmer ; ! sans risquer de se tromper.que, là | 0 ù {'s iront dans cette provines | } | 1 i salle de danse.On y trouve aussi des salons d'écriture, des boudoirs, des fumoirs, une piscine.des salles pour traitement électrique, un galerie merveilleuse qui a été décoré par des artistes de renom.en un mot.ce navire est un véritable hôtel qui fournit tout le confort désirable, au milieu d'un luxe inoul.La galerie, avec ses fresques en relief, offre le plus magnifique aspect.Et, quand on entre dans les cabines de ce navire, on est salsi de l'Impression du plus parfait chez- soi.Tous les matériaux qui ont été employés pour la construction de l\"\u2018Empress of Japan\u2019 sont de première qualité.Son ameublement.ses tapis.ses tentures, etc, sont de toute richesse.Tout ce qui est entré dans le navire a été pris en Angleterre.Maïs, #1 beau que soit ce navire, M.Beatty, qui voulait bien, vendredi, recevoir des journalistes leur disait que \u2018\u2018ce navire n'est pas le dernier mot dans le domaine du transport océanique au Canada\u2019.Par conséquent, ce serait l'intention du Pacifique Canadien de faire encore mieux.C'est vers dix heures, hier matin, que les invités spéciaux faisajent la visite du navire, Après la visite, il y eut banquet vers une heure.Si l'on se rappelle que les invites 1 5 1 ; 1 1 t t 1 1 ! t de réduire le temps i A employé pour le transport des mal- | CONdznnée par tous les qui a commandé le navire jusqu'a Québec, et le retournera en Angle-! s0uWs le commandement &u cours des donze nées, pour développer sa flotte.La! compagnie $100,000,000 pour nouveaux navires.Le coût de l\"Empress of Japan\u201d est compris dans ce ; montant.© pour l'amélioration de la flotte.M, Commission du Havre de Québec, et n deux semaines.A chaque arrivage du navire, des trains spéciaux attendront pour prendre et les dépêcher À destination sans retard.dien, ceux de Montréal et de l'étranger, revenajent hier soir, par train spécial.enchantés qui leur fut faite, et aussi émgr- veillés du navire qu'ils venaient de généralement | es et des passagers du Canada \u2018orient, et vice versa, M.Baird a introduit aux invites! \u20ac capitaine Ii, G.Latta, un écossais, | à | du capital- re Samuel Robinson.Puis il a rap-i selé les dépenses considérables que | e l'acifique Canadien s\u2019est imposés, dernières an-| erre, alors que le navire tombera { : au-delà de | de a dépensé construire Lt, c'est l'intention de la ompagnie de dépenser encore au- ant, dans un avenir rapproché.En terminant, M.Baird a félicité Gérald Power, président de la es autres commissaires, pour leur ravail dans je port, où l\u2019on prend ous les moyens afin d'accommoder es plus gros navires.L'an prochain, e Pacifique Canadien mettra sur \u2018Atlantique un navire de 45,000 onnes, l\"\u2018Empress of Britain\u201d.Ce Avire visitera Québec toutes les les voyageurs Les invités du Pacifique Cana- de lu réception Paradis | ; qui consiste à lancer oo \u2014\u2014\u2014 ee 'M.PAUL DUFAULT EST DECEDE, HIER SOR, A SHELENE DE BAGOT Sa mort crée un grand deuil chez les artistes canadiens.\u2014 Renommée mondiale.A Nous avons le regret d'annoncer la mort de M.Paul Dufault, décé- :dé, vendredi, à Saintu-Hélène de | Bagot, à l'âge de 57 ans.- M.Dufault, qui avait Une renommée mondiale, n\u2019était malade que depuis quelques semaines.M fit ses études aux collèges Saint-Hyacinthe et de Nicolet, Il apprit la musique au Canada-«et » na- im.PAUL, DUFAULT.ténor va dien, décédé hier soir.Il visita l'Eurape, l l'Australie et les Etats-Unis.I était bien connu non seulem-out comme artiste de concert mais \u2018aussi pour l'enregistrement des chansons canadiennes françaises sur les disques de gramophone! Il iaisse deux soeurs: Mme \u2018 aux Etats-Unis.re sène Lefebvre (Alexandrine), | épouse de l'avocat Arsène Lefeb- vre de Montréal: Mme N.-J.[Lee duc, (Virginie) de Sainte-Hyacine .| the; trois trères: Wilfrid, de Bai got, Adrien et Etienne de Sainte Hyacinthe.tants de Montréal et de Québec, *é- | bordent littéralement d'une surabondance de truites, et une pèrson- (ne autorisée estime que les neuf- dixièmes n'ont été entamés par personne, même pas avec une mouche, de vrais sportsmen et qu'ilz restent tout aussi fournis en poissons qu'auparavant.reuses tolèrent\u2014est généralement pêcher la truite, et la plué artk;tique et sportive À la fois, est cêlle la mouche, Les raisons qui justifient la grande faveur de cette méthode particutiè- re sont nombreuses; non seulement parce que le geste est plus spogtif | (en ce qu'il accorde au poisson line meilleure chance de se défeudre, mais aussi, parce qu'il réserve zy pêcheur les sensations les plus inpu- bliables, En fair, la pecha à la repu- che a supplanté la pêche h la lizne et la pêche \u201carrêtée\u201d chez tous ceux qui aiment la pècha comme-ua sport d'agrément pintôt qu\u2019un jeu de massacre inutile, La coutume qu'ont cortainse de chercher les prises sensationnettes et qui s'efforcent de pécher le mus arand nombre de poissons possible | \u2014 couture que n0s lois trop généreuses tolèrent \u2014 est généralement &porismen dignes de ce titre.Le véritabie amateur de pêche à In truite, ou*de toute autre branche de cette \u201c\"Wé- création contemplative\u201d de l'honffie ne prend que la quantité de poissons strictement nécessaire à sa consôm- mation, ou celle ga il pent ramener chez lui en bon rtat.Kn d'autfes termes, il joue franc jeu.\u201c L'Association de la Province de Québec pour la Protection au Pôts- son et du Gibier.rapporte, nue \u2018la pêche Hlicite, dite \u201cpêche au pat (pot hunting) \u2014 dénomination vie sant les vundales qui détruisent Var plaisir de grands quantités ÿ is poisson \u2014 diminue d'année en gn- née, et qu'on est en droit d'espérer que la pêche au filet, à la dynauii- te, ou pendant la salsen de ponte, sera bientôt une chose du passé.3.TORONTO 26 (Presse canadien, ne} \u2014Cing mille membres des clubs Kiwanis au Canada.leur président, M.James P.Whyte, de Swift-Cur- rent, Saskatchewan, en tête.vont lancer un appel au pays tout entier à ia veille des élections fédéralestdu 28 juillet.Les 50 clubs du pays rappelHeront aux électeurs le devoir Gui s'impose pour eux de déposer leur vote le jour de l'élection.\u201cLa négligence des citoyens cons- titne depuis longtemps un proBiè- me\u201c déclare M.Whyte.Tous \"lès clubs Kiwrnis vont constituer \u2018un comité spécial du suffrage dont la fonction sera d'éveiller l'intérêt pu- bille à l'endroit des questions pupli- ques et de procurer aux électeurs toutes les Informations désirafles sur tous les aspects des gratids étaient au nombre de près de trois visiter.problèmes politiques actuels.cents, on à déjà une tfdée de la ' grandeur de la anlle A diner.Mais, a = il fallait voir surtout avec quelle JAX A A AAA AANA DANNDN perfection le service n été fait.A la suite du banquet, M.Wil- Nam Baird, gérant général du trafic des passagers, a prononcé un important discours dans lequel Il a dit la politique de développement qu\u2019entend poursuivre le Pacifique | Canadien.Ont aussi adressé la parole MM.A.E.Armstrong, Hector Charlesworth, et le capitaine R.T.Latta.Dans son discours, M.Maird a rappelé que l\"\u2018Empress of Japan\u201d a été conatruit en Ecosse par une organisation britannique, et qu'il sera exploité au Canada par une organisation canadienne.11 & dit aussi que le nouveau navire aurait pour ettet ! p | | Fin vendant 15 de res bellez Aplin tes religieuses, assorties: forme y modèle nouveau, justement d'Europe, avec Jolie boucle en | vouleurs, pour épingler sur mo prix de .25 chacune, Vous un trêès- Joif bracelet de ferme montre-bracelet, fini en tal.P.Q., Can.AAA NN PP A PAL BELLE PRIME GRATIS Fagnerez Ste-Thâôrase, Religious Supplies Limited 448%, tue DE LA ROCHE, Montréal, glet- ond halles i, hon AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA AA, 26 Juin ne ity ES sage sis TR romania mnt or, SIBLE SE \u201cmn eae ne remis memes LA PATRIE, JEUDI 26 JUIN 1930 RE La Patrie = BLECTIONS PROVINCIALES * ,, Après une lutte ardente, et malgré légale is - confiance que prétendaient entretenir les deux partis dans le résultat du scrutin, l'élection du Nouveau-Brunswick se décide juste comme les observateurs désintéressés l'ont prévu depuis quelques jours: le gouvernement Baxter est maintenu avec une forte majorité, quoiqu'il ait perdu quelques sièges.Au point de vue de l'effet moral, ce partiel succès des libéraux est détruit par la défaite, dans son comté de Carleton, de leur nouveau chef, M.Wendel] P.Jones.On peut donc considérer que cet appel au suffrage n'a pas sensiblement modifié le prestige respectif des deux partis.La lutte s\u2019est faite exclusivement sur les mérites de l'administration et les questions qui concer- , nent la politique locale, Non seulement au Nou- veau-Brunswick, mais dans les trois provinces du littoral, il est avéré que les conditions économiques se sont améliorées ces dernières années.Il y a eu un certain relèvement de l'agriculture et une expansion de l'industrie qui ont eu une heureuse influence sur les conditions générales affectant directement toute la population.À cette amélioration le gouvernement prétendait avoir contribué par des mesures constructives.Ÿ a aidé aussi la partielle exécution des recommandations de la Commission Duncan, notamment la réduction des tarifs ferroviaires et le substantie! subside fédéral attribué aux Provinces Maritimes.D'un heureux appoint ont êté d'autre part aux finances de la province les profits obtenus du nouveau régime des liqueurs, cai- qué sur le régime de Québec, Outre qu'elle a favorisé la tempérance et le bon ordre, la nouvelic loi des liqueurs du Nouveau-Brunswick a donné du résultats utilitaires auxquels les clecteurs n'ont évidemment pas été indifférents, si l'en ca peut juger par le peu de succès qu'a obtenu ie chef libéral, en proposant de remettre la prohibition en question dans un plébiscite.Dans l'Alberta, quoique les rapports soient encore incomplets au moment où nous écrivons, il arrive, comme on en était d'avance certain dès le commencement de la campagne, que le gou- : vernement Brownlee est maintenu avec une ample majorité.Des quarante circonscriptions dont le verdict est connu, le gouvernement des fermiers- unis en conserve trente.Libéraux et conservateurs fant également piètre figure, les premiers avec, sur ces quarante, quatre sièges, et les conserva- Vars, deux seulement.Le pire reproche que l'on adressait à M.Brownlee, c'est, dans la direc- lion des affaires, d'avoir eu pour unique souci de servir les intérêts de la classe agricole, en négligeant absolument les besoins des circonscriptions - urbaines et les exigences de l'industrie manufacturière, qui tient une place importante dans la province et, avec un raisonnable encouragement des pouvoirs publics, peut se développer rapidement.Ce reproche ne pouvait toutefois lui nuire auprès des fermiers-unis, qui détiennent encore une considérable prédominance.Le résultat de ces deux élections provinciales était attendu avec une vive curiosité dans les autres provinces parce que, pensait-on, elles indiqueraient aux politiciens engagés dans l'élec- Des deux scrutins d'hier.on peut déduire qu'il n'y a tion fédérale de quel côté souffle le vent.de vent impétueux ni dans l'Alberta, ni au Nou- veau-Brunswick.Il sera curieux de voir comment ce calme sera interprété par les augures poliii- ques.L'\u2019AERONAUTIQUE AUX ETATS-UNIS L'essor de l'industrie aéronautique aux Etats- Unis a été remarquable ces dernières années.Tout comme l'automobilisme qui fut l'agent le plus extraordinaire de l'évolution économique depuis une vingtaine d'années, l'aviation joue maintenant un réle dont on ne saurait jamais trop désormais apprécier l'importance.L'aviation commerciale américaine n'a eu pour se développer, au-lendemain de [a guerre, ni le secours de l'Etat, ni le concours des gros syndicats.C'est dire que ses débuts, malgre l'enthousiasme fougueux des initiatives, des promn- teurs, des organisateurs américains lors du lancement d'une affaire, furent difficiles et parfois guère prometteurs.Les compagnies de chemins de fer et les fabricants d'automobiles qui pourtant doutaient des succès de ce nouveau venu dans l'industrie du transport \u2014 l'avion \u2014 ne considéraient par son avènement sans inquiétude.Le budget de l'Air, l'an dernier.s\u2019est élevé à $62,000,000, dont $5,000,000 seulement à l'aviation commerciale et à l'organisation des aérodromes, C'est dont l'entreprise privée qui assure à l'aéronautique commerciale son plein développement.Et ce développement a été si remarquable que des directeurs de grandes compagnies d'automo- \"Se font partie souvent des \u201cexécutifs\u201d des compagnies de (ransport aérien ou de fabrication d'avions.I! est vrai d'ajouter que parfois les intérêts s'identifient comme par exemple dans le cas de la National Air Transport, dont les avions font le service en association avec le réseau ferré New-York-Los-Angelès.L'United Aircraft and Transport Corporation représente une mise de fonds de $160,000,000 a i laquelle ont participé d'après les information données par la presse financière américaine, de puissantes institutions comme la General Motors, la Standard Oil, la compagnie Ford, etc, L'United Aircraft a des filiales, comme Pacific Air | Transport, Bolgin, Pratt and Whitney, ete, qui.représentent une capitalisation déjà considéra- : ble.I ne faut pas oublier Curtiss qui représente * avec les firmes de son groupe une affaire de | plus de $70,000,000.Et c'est ce mouvement de concentration des ; gros intérêls qui a favorisé l'expansion de l'aéro- ! nautique.Sur vingt-cinq fabriques de moteurs, ; quatre ont fourni à elles seules 75 p.c.; sur cent- neuf fabriques d'aéroplanes.onze ont pris à elles seules plus des trois-quarts des contrats.Pour la fabrication en série, objet de ces puissantes firmes, il fallut que la clientèle privée, celle qui s'intéresse au sport de l'aviation, devint plus \u2018 nombreuse.Une propagande habilement menée : donna de si bons résultats que l'an dernier.environ 6,000 amateurs possédaient des appareils.On estime que cette année ce nombre s\u2019élèvera à 10,000, | Si l'on jette.d'autre part, un coup d'oeil sur i les statistiques du département du commerce à Washington, pour l'an dernier, on ne sera pas peu surpris de constater que les avions commerciaux ont parcouru environ 12,000,000 de milles, qu'ils ont transporté 80,000 pasagers, près de 3,000,000 de livres de fret et de 2,500,000 livres de courrier postal.li y avait, l'an dernier.pour assurer le service, 390 aéroports munici- i ! | I | D'où il suit, dit le \u201cDaily Province\u201d, de Vancouver, que le problème asiatique est actuellement circonscrit dans les frontières mêmes de la Colombie-Britannique.Cing mille petits Japonais fréquentent les écoles de la province.La plupart sont nés au pays et reçoivent exactement la lls seront donc assimilés autant que l'assimilation même instruction que les petits Canadiens.est possible avec des éléments d'une autre race.Îls n'auront plus de place dans leur pays d'origine, mais ils n\u2019en resteront pas mors des Japonais dans leur pays d'adoption.Et ils appar- tenneut à une race prolifique.CAPITAUX AMERICAINS Les Américains furent, depuis la guerre, les créanciers du monde entier.Mais, à le bien prendre, on peut se demander s'ils ne sont pas devenus débiteurs, C'est l'un des paradoxes de la situation présente.Le Secrétaire du Commerce Lamont, en analysant la balance des paiements internationaux pour 1929, souligne une réduction d'un demi milhard dans les capitaux exportés.Cela fait contraste avec les années précédentes, 1924 et 1927 notamment, alors qu\u2019il s'agissait d'une augmentation d'égale importance.Plus grave encore que la réduction substantielle.le ministre américain souligne le danger de fluctuation aussi considérables qui amènent une rupture d'équilibre.Car les fonds inutilisés produisent vite la pléthore.L'or s'accumule, sans profit pour personne.De fait, durant la période d'inflation qui prit fin avec le krach de l'automne dernier.les Etats-Unis accaparèrent 307 millions d'or, soit je tiers de la réserve mondiale.Mais cet or dans les coffres n'eut d'autre fruit, pour les Américains, qu'une satisfaction _Pecteur d'amour-propre.lls possédaient plus d'or qu'au- ; cun autre pays.Mais.entretemps, le pouvoir d'a- @ : chat des autres se trouva réduit à l'extréme.Et: paux, 387 aéroports commerciaux, sans compter \u2018 de nombreux terrains d'atterrissage.Cela comprend pas !e nombre des aéroports militaires.\u2018 Les statistiques \u2018des premiers mois de 1930 ne sont pas encore connues, mais lorsque Wa- shingtea les publiera on pourra constater que le développement de l'aéronautique aura élé considérable depuis janvier dernier.La présence des représentants des plus grosses institutions financières dans les syndicats de l'aviation aux Etats- Unis, indique suffisamment que cette industrie est destinée à prendre un essor encore plus consi- , dérable les années à venir.Les statistiques canadiennes de l'aéronautique ne sont pas moins intéressantes : un moindre rôle dans la conquéle commerciale des airs.IMMIGRATION ASIATIQUE Le passage récent a Vancouver de Son Excellence lyemasa Tokugawa, ministre du Japon a Ottawa, a ravivé dans la Colombie-Britannique \"le malaise causé par la présence, dans cette province, de groupes asiatiques qui sont pour la po- ; Pulation indigène un sujet d'inquiétude, ne notre pays suivra et ne jouera pas \u2018 Depuis le commencement du siècle, il est en., tré en Canada 61,000 Chinois, mais au recensement de 1921, on n'en trouvait en tout et partout dans le pays que 39,587, dont la majorité \u2018 cependant, ou exactement 23,533 étaient établis dans la Colombie-Britanmique.Ce n\u2019est pourtant point ce groupe dont la présence alarme nos | concitoyens de la Colombie.peut-être parce qu'il ne fait entrevoir qu'un accroissement pres- ; que nul, vu puisqu'il ne compte que deux milie femmes environ et que l'immigration chinoise a été depuis quelques années complètement i empêchée.Egalement négligeable, à cause de sa faiblesse numérique, est le groupe hindou.On en comp- : te moins de mille dans la province et on n'en | admet plus.C'est le groupe japonais qui est trouvé gé- nant.Le courant d'immigration japonaise rn Canada n'a commencé à se manifester qu'en 1905, * mars il à pris aussitôt un te] développement qu\u2019en 1908, le gouvernement, pour y mettre un frein, envoyait Comme on s'en souvient en 1908 l'hon.MUR.Lemieux négocier un accard avec le gou- : vernement nippon.De 1909, l'immigration s'est par conséquent stabilisée à environ cing cents im- ; migrants par année en movenns.Au recentement | de 1921, cn a trouvé en tout dans le pays 15,868 ! Japonais, dont 15,006 cependant étaient fixés \u201c dans la Calombie-Britannique.Depuis «rtte date, il en est venu environ trois mille cinq cents, qui, « vraisemblahlement.se sont ausu élabls dans celte province du littoral occidental.En 1928, le gouvernement d'Ottawa a fait de nouvelles représentations au gouvernement de Tokio, à la suite desquelles il a été convenu que l'immigration serait restreinte à environ 150 par année.| Lors de son passage à Vancouver.l'ambassa- | deur japonais, parlant aux membres du Canadian | Club.a déclaré que son gouvernement avait I strictement observe cet accord.| ce fut le signal du declin dans le prix des denrées, | déclin qui se prolonge dangereusement et qui complique la crise actuelle.Pendant que fonds américains restent ; inactifs, on note une augmentation assez forte.des placements étrangers aux Etats-Unis, Le seul) rendement, au profit de l'étranger, accuse une augmentation de plus de 400 millions.Tandis que les placements américains ont un rendement { qui n\u2019atteint plus même le milliard, Et si l'on tient compte des placements en! obligations et en valeurs de toutes sortes, y compris les hypothèques, et des balances des banques et des maisons de commerce, la dette privée des citoyens américains envers l'étranger atteint sept milliards et demi, Voiià des chiffres et des faits qui ne laisseront pas les Américains indifférents.Occupés, actuellement, à comprendre les raisons de la crise actuelle, ils négligeront peut-être, cependant, la raison principale.Ne serait-ce pas la dette de\u2019 les guerre ?Ce n\u2019est plus le temps de discuter.La question es réglée.Chaque nation s'est engagée à: payer ce qu'elle doit aux Etats-Unis.Mais c'est | précisément ce qui affecte aujourd'hui la situation économique du monde entier.Et il n'appa- rait pas que les Etats-Unis soient les moins atteints.Lt les millions de chômeurs, et les chefs d'industrie, et les hommes de finance et de commerce qui souffrent de la situation commencent Foucault devient Des changem A nts radicaux sont UN CHOSE POSSIBLE opérés à la police municipale PAS 129 ANS DIV : : LL] Six nouveaux inspecteurs sont nommés.- Le capitaine Foucault devient chef de la Sûreté.\u2014 Cinq lieutenants et douze sergents promus.- Les inspecteurs Bri- cault et Lemire s\u2019en vont.- Réductions de grades.La réorganisation attendue depuis si longtemps dans le corps de police a entin été annoncée of- ticiellement ce matin par ls comité exécutif.Des changements radicaux out été opérés, A l'avenir l'état major de la polica sera composé de dix inspecteurs au lieu de six qu\u2019ils étaient auparavant, Aucun sous chef n'a été nommé et il est peu probaule que ce poste soit rempli avant quelques mols, Les officiers suivants ont été démis de Jeurs fonctions: }'ins- R.Lemire, chet de la ur- reté, le capitaine-détective Al Tremblay capitaine à la Sureté ct | le capitaine Trépanier, du paste numéro 4.| Les capitaines détectivas John : Ennis et Horace Thivierge, de ja | Suretd, sont réduils au rang de! serernts de police, ils |ront days | un poste.Le lieutenant de police | H.Lemire est réduit an rang de ! tonstuhle de troisième classn ef le | l'inspecteur GER, (à gauche).en charge de ALFRED BELAN- la circulation et l\u2018Inspecteur | EMILE GOBEIL, (à droite) guar.Her-maître de Ja police, | Hergent-détective Ludger Blan- | chette, de la Sureté, est réduit au | rang de constable de deuxième | classe, y L'inspecteur Napoléon Bricault,' du district centre et le capitaine O'Shaunessy, du poste numéro §, ainsi que H.Henri Mignault, sta- istirien, prennent leur retraite, Les nouveaux inspecteurs sont | les suivants: le capitaine E, G.; Gagnon, qui demeurera aux quar- | tlers-généraux; le capitaine Aqui-' \u2018a Desrosiers, qui sera en charge du district Nord; le capitaine Erei- le Bilodeau.qui sera en charge du district Centre; le capitaine Alfred Bélanger, de la = et Je capitaine Emila Gobell, quir- tier-maitre, qui sont maintapus dans leurs fonctions actuelles, Le capltaine-détective Victor inspecteur cn charge de 1a Sureté.Les sergents- détectives Armand Brodeur, A, $¢é- vigny.et Israel Pelletier, nommé capitaines-détectiveas.Les lieutenants McGoe, Martial Belzile, du 13; sont du 23: Edouard Noël, du 3: Ernest Desrosiers, du 19 et D.DeBellefeuille, du sont promus au ring de capitaine.Les sergenis W.Bissette, J.Mc- Carthy, O.Poirier, A.Bussières, J.Marotte, W.Laflamme, A.Brouillette, Stanley Tremblay.O.Beaudoin.R.Trottier, T.Vincent A gauche l'inspecteur EMILE BI- district Centre et à DESRO- LODEAU, droite l'inspecteur A.SIERS, district Nord, et W.Dailgnault, deviennent lieutenants, Cetta réorganisation est la p'us considérable jamais faite à Montréal et alle semble ne pas être cn- core terminée, car les membres du comité exécutif sont actuolle nant à étudier les dossiers des consta- hles et officlers de police qui ont \u20acté destitués sous l'ancien régime et plusieurs de ceux-ci seratent : réinstallés dit-on.Le nouvel état-major de la po- {lice est maintenant composé :om- A gauche Te capitainc-détective ARMAND BRODEUR et à droit- te le capitaine-détective ISRAEL PELLETIER.me suit: Le directeur Langevin, les inspecteurs, J.Lefebvre, A.Maranda, R.Childs.T.Kavanagh, E.G.Gagnon, Emile Bilodeau.A.Desrosiers, E.Gobeil, A.Bélanger et V.Foucault.L'état-major de la Sureté est le suivant: L'inspceteur Foucault, les capitaines Tourville, Vaillanconrt, Brodeur, Palletier et Sévigny.\u201c22> La Russie exporterait à se faire une conviction à ce sujet.Si la question des delles est rouverte, ce sera peut-être à \u2018a demande même des Etats-Unis.LE POOL OBLIGATOIRE .On annonce qu'au cours de l'été les directeurs de la Coopérative du blé des Provinces des Pra:- nes consulteront dans une sorte de plébiscite les membres du Pool sur l'opportunité de réclamer des trois gouvernement provinciaux une loi décrétant la participation obligatoire de tous les cultivateurs.Le sentiment exprime par la majorité des membres sur cette grave question liera les directeurs du Pool.D'où nous inclinerions à penser qu'ils auront lieu de se réjouir si la décision éventuelle de la majorité est négative.Et pareillement pourront se féliciter les trois gouvernements, auxquels | seraient épargnés de sérieux embarras, Car on imagine que.si les membres du Pool se prononcaient pour la participation obligatoire, pour faire riompher leurs vues.Or, une majorité | des membres ne suffit pas pour justifier une me- | sure de contrainte de la part des gouvernements | provinciaux.Si avantageuse que soit jugée le coopération.on a vu depuis un an qu'elles est Impuissante à résoudre tous les problèmes des producteurs de froment.Les non participants au P ils en résulterait aussitôt une pression formidable nol peuvent ainsi avoir leurs raisons, et il sem.| ble délicat de leur faire violence sans avoir À leur ; \u2018opposer des raisons mamifestement supérieures, \u2018 absolument concluantes, abstraction faite du principe de la liberté reconnue à chacun de disposer de la manière qui lui convient de ce qui lui appartient.Si recommandable que soit la coopération, il n\u2019en est pas moins vrai que, depuis un an.elle a provoqué dans les pays importateurs un mouvement de résistance contre ce que l'on a considéré comme une tentative du Pool d'imposer un cours forcé du froment.Est-ce que cette résistance ne serail pas aggravée par la participation obliga- loire qui aurait pour objet d'affermir la puissance du Pool ?En vérité un verdict négatif des membres de la Coopérative du blé épargnerait aux gouvernants des Provinces des Prairies bien des diffieul- tés ~ .voyageurs pour se plaindre de du grain cette année 90 pour cent de l'objectif du commissariat de l\u2019agriculture atteint à la date du 15 juin.- Progrès du pays au point de vue industriel.- Le régime alimentaire laisse à désirer.MOSCOU, 26 (Presse associée.) \u2014Hhes journalistes qui viennent d'effectuer uno randonnée de pins de 5000 milles en Russie asiatique ont pu constaler que le régime com- munisle a fait réaliser de const- dérables progrès an pays au moint de vue industriel mais que le train de vie des populations laise enea- re beaucoup à désirer.IlOtes au gouvernement govfétique lors de l'ouverture dy nouveau chemin ue fer Turkestan-SIbérie, jes représentants de la presse ont pu zs rendre par eux-mêmes de la pénurie d'aliments tels que le beurre, le pain, la viande et le sirre.A la plupart des bnffets et restaurants de gare, impossible d'obtenir antre chose que du pain noir, du méchant saucisson et du pols- son.Des Russes g'approchaient des \u2018A cherté de la vie et du manque de vivres et de vêtements, Ua jetaiant des regarÜs d'envie sur le wagon- buffet international ou jeg correspondants des journaux prenalent leurs repas.Cependant, les masses semniant étonnement bien portantes.Le gouvernement ne cherches pas à masquer la disette des vivres, [I répond que la récolte cette unña fera plug que remédier à la suft!- sante pour les besoins de l'h:ver et du printeinps.Tout dépendra il est vrai du succès de la campagne agricole et du rendement des ler- mes collectives et domaniales.Les journalistes ont égalainaant pu observer qu'au point de vue politique le rékime soviétique cst solldement établi.On peut entendre parler fet et! lA de soulèvement mais ce sont des cas isolés et vite eupprimiés.| Tout le long du trajet, les soldais | de l'arinée rouge bt les agents se- crels abondent, surtout aux ga-! Tes, SAMARKAND La visite de Samarkand et de Bokhara, derniers vestiges d'une | civilisation médiévale Gengiskham et Tamerlan.offrait AUX journalistes un intérêt bien Plus considérable que ja nouvelle voie ferrée.A part Ja présence de quelqies magasins coopératifs, un ARIAL grand nombre Je Russes et Ia gendarmerie soviétique, ces cités an- ligues sont restées à peu près ce an'elles devaient être ay moment on Colamb découvrit l'Amérique.Il est très intéressant d'examiner lea efforts accomplis par la gouvar- nement ponr faire pénétrer un ré- Bime parm! ces peuples primitifs du désert immuable.BORNES DANS LEURS VOEUX La plupart de res enfants de la steppe ne comprennent paz le premier mot dy communisme et a'en préoccupent peu.Ils vivent d'ane vie patriarchate, Tout ce qu'ils semblent demander, c'est de marcher sur las traces qe leurs vèras, d'avoir une tenta pour s\u2019y rettrer, Un chameau pour voyager et deux ou trois femmes.Le Coran leur permet d'en avoir quatre mais la Plupart sont trop pauvres nor subvenir aux besoins de plus d'une épouse, Une république prolétartenna et paysanne ne leur dit rien.Le désert Rails borne est lenr patrie of le ciel est la limite de leur, libarté.LA RECOLTE MOSCOU, 20.\u2014 (Presse nsso- eléc) \u2014 Le commissariat de I'z- griculture annonce que la Russe soviétique cette année aura suffisamment de grain non seulement pour satlafalre aux hesoins \u2018de Ja Population mais aussi pour étaolir des réserves et peut-être en ox- porter quelque peu.Au 15 juin.suivant le commis sariat, environ 304.450.000 Acres étaient ensemencées, soit approx: mativement 90 pour cent de J'ob- Jéctit premier du gouvernement plus que la superficie ensemerncé: et environ 5.500.000 Acres de l'ag dernier, fondée par RWI FY i veep me en 14,1 à.allait couler à pic.| | | {Une conférence documentée | du professeur Stewart de | l\u2019Université de Princeton.NEW.YORK, 28.\u2014 II sera possible, dans 130 ans, de cendra visite 4 nos cousins de la Inne.Telle ost du moine la prédiction d\u2019un professeur d'anatomie à 1'Université de Princeton, M.John Stewart, qul vient de faire sur ce (sujet, une conférence fort docu.-mentée, \" Et ls docte professeur, exposant aveu foi son projet, parle d\u2019un gi.; santesqua boulet, d'environ 60 6 picds de diamètre et pesant 70,000 rou.CAULT, chef de In Sureté of Àjeette fantastique llalson renouvo- Vv.l'insperteur - gauche fi personne i la vitesse horaire de tonnes, capable d'emporter soixan- £0,000 kilométres, Au fait, 120 ans pour réaliser droite l'inspecteur: E-G.Gas |Jlée de Jules Verne, cela n\u2019engago GNON, rien.PERE RAYMOND La fin de semaine a encore été témoin de plusieurs tragédies et de nombreux accidents.Le plus triste d'entre tous, est bien celui qui a causé la mort du Pere Raymond Cloran, de la compagnie de Jésus.qui s\u2019est noyé, hier après-midi, vers Quatre heures après avoir.par un acte d'héroïsme, sauvé la vie d'une jeune fille qui se noyait.L'accident est survenu hier.i Varennes, Qué, lorsque des men:- bres de la Business Women's Sacred Heart Retreat Association, qui te- najent une assemblée a la demou- ra de lady Hingston, décidèrent d'aller se baigner.Mlle Cecilia McGee.7634 rue *Querbes, Outremont, en compagnie dde plusieurs autres jeunes filles, lemps d'autres persnnnes avalen: ramassé l'autre petite victime.Ou demanda l\u2019ambulanee et In police, mais l'homme expira presqu'aussitôt, des suites des affreuses blessu- ten qu'il avait recnes sur le corps par la passage de la lourde voiture électrique.CLORAN, JESUITE Après avoir sauve une jeune fille qui allait se noyer, il est victime de son dévouement.- Un homme écrasé par : un tramway.- Plusieurs accidents.L'ACCIDENT D'AUTO Pendant qu'il descendait d'un auto en mouvement à l\u2019ungle Ge \u2018a rue Rouen et Parthenais, vers quatre heures samedi soir, Henry Gill- man, 2R ans, 4403 avenue Laval, a eu la jambe droite fracturée par une des roues d'arrière.Les autorités de l'institution nous ont dit \u201cque la victime venait de faire uno i promenade et qu'en vnulant débar- \\quer, pendant que l'auto était ens (core en mouvement, son pied gles | sa et il tomba sous l'auto, dont uns des roues motrices lui cassa la jambe droite, LEGERE COLLISION i l.éon Dupont.ans, 3828, rue Adam.a été légêrement blessé dans nne collision d'automobile, surve- (nue hier après-midi, À Vinterse - tion dés ruca Fullum et Demonii- gny.!l a été pansé À l'hôpital No- tre-Dame et retourna chez lui.FRAPPE PAR UNE AUTOMOBILE En traversant la rue a Vanzla des avenues Park el Atlantic, vers sept heures hier matin, M J.FE.La Marquant, âgé de 65 ans, 8158 rus Dnrocher.a été frappé par un auta pt a cu deux côtes brisées.Il fut pansé à l'hôpital Notre-Dame.ACCIDENT SIMILAIRE Un jeune homme a été bleszé et trois autres sen sont tirés avec :4 peur.samedi matin.lorsque leur automobile alla re jeter dans un fossé sur la route de Chambly.non loin de Saint-Hubert.La victimo de l'accident est Pamphile Daniel, 22 ans, domicilié à 1299 Fulford.A Fhôpital où il fut transporté, on nous apprend aue Daniel souffre d'une fracture du bras droit ot da contusions; aprês s'être fait tre: ter, il a pu rentrer chez lui.FRACTURE DU CRANE a 0 i Raymond Philipps, yn jeune gar con de 14 ans, demeurant à 2254, rue Coursol, a été gravement bles- £é, sumoedi soir, alors qu\u2019il fut frape bé par ane automobile sur la ruse Coursoi.à l'angle de la rue Vin: t et Dominion, Transporté à l'hôpita\u2019 Western, les autorités nous disent que le jeune Philipps souffre d'uns fracture du crâne et que son état =st critique.Le sergent Tavior, du poste da police de la rue Workman, nous + appris que le jeune garçon faisait Une promenade en bicyclette sur is rue Coursol, mais comme 11 ne su vait pas je hon côté de la rue, il fut PYsÉ par un auto conduit par .Albert Demers.2588 rue Quese nel, qui fit tout son possible pour éviter l'accident; il arréta aussitot {après et demanda l'ambulance ct ls police.\u2018 COLLISION D'AUTOS iA BATISCAN, SAMEDI TROIS-RIVIERES, 26.(Du cor de fn \u201cPatrhe) Un homvre a ét tué et quatre #utres p-rsounes ont revit des Dlesetires plus ou moins graves au cours d'une codizion dane tomobiles 4 Ratiecan, samodi, 1.03 victimes sont: M.HG.Carter, de Weymonuth, Mass.qui a sucenmo-$ à ses blessures: Mme Carter, épnou- se de la victime: M.at Mme Gustine ve Carter.ausé&i da Weymouth, Mazs.et Mme Richardson, da Bronx [lyn.NY.Les menibrez de ja famil- ile Carter ont été traniporiés dane un hôpita! de Trois-Rivières, tandis que Mme Richardson est retournée Immédiatement à Brooklyn, par Je chemin de ler, Elle avait tant de Boutons sur la figure qu'elle se croyait le point de mire de tous Mie PF.Foster, Nanaimo, C A, écrit: \u201cJe souttrais terriblement à cause des boutons que Favais duns la figure; mama JA m'abstenois de sortir parca tue Jo crovals toujours être le point de juire Led Personnes que je rencone rain.Une amie me conseilla de prendre 8 TEI le 1 m'en proc donna Gen résultats nervelllrux., Apr pris une autre, personne, Urat une bnutellle qui me A que par la The Jorcato, Out di +4 fi.d| ef ROG ER ASS aus es Lam SE = oe ne ror die not des que Lo ave tio ma y plu de tis! ele nel ina cou Vai me Du Au cor cha Tote dép icc 3 Invi heu cave adr com cen cett avo de cons Vau cou! 101s la j rem sabi le p L [a tien dats tre l'an nair elles époj res \u201cpor nadi d'hu fous dern E .1 histoire du combat naval devant + IMPOSANTE INAUGURATION DU MONUMENT A VAUQUELIN, LE 2 Manifestation inoubliable dans Ihistoire de Montréal, ~ Les honorables MM.Rinfret et Perron assistent à cette cérémonie.-M.P.-R.Du Tremblay présidait la fête, M.EDOUARD CARTERON .0 marrer terms gr vn 5 Un nouveau chaînon nous lie à Nos concitoyens, len Anglais, grâce À la grande manifestation qui s'ost déroulée hier après-midi, lors du dévoilement du monument historique du lieutenant de vaisseau Vau- quelin, à la place Neptuhe.Tous les assistants conserveront longtemps le souvenir de cette grande féte, On remarquait des représentants des gouvernemonta fédéral, provincial et municipal, une nombrense délégation de maires des villes vot- fines, les représentants des sociétés de bienfalsançe, de mutualité, deu principaux membres de nos sociétés nationales.historiques, littéraires et nombre d'autres personnages.L'honorahle M.Fernand Rinfret.secrétaire d'Etat représentait lo gouvernement.fédéral, l'honorable M.J.L.Perron, ministre de l'agriculture, le gouvernament provincial, M, le maire Camilllen Houde, la vil- rappeler aux Canadiens-français comme aux Canadiens-anglals ce héros négligé de nos chroniqueurs et ce côté méconnu de notre bis- toire.\u201d Vauquelin, né à Dieppe, en 1727, appartenait 4 la génération des marins.I! était un armateur rom- Pu aux caprices de Ja mer, habitué | #ux fncursions ennemies, familier avec los mellleures traditions du nono métier de la marine, 1! venait renouer au Canada la tradition de bravoure des fils de la France sur mer comme eur terre.À Ioulsbourg, d\u2019abord.il parait en 1758, avec la commission de ta pie taine 4 bord de l'Aréthuse, et combat contro nu ennemi plus fort par le nombre.Avec ges compagnons il assiste ensuite au second acte du drame sanglant qui coûta à notre anclenne mére-patrie le Canada après l'Acadie, Après la reddition de la vieille Capitale, avec la Pomone et l'Ata- la de Montréal, M.Edouard Carte- pl@ute, il participe au dernier acte, ron, le gouvernement francais, M.P.R.Du Tremblay, le comité d'or- Ranisation du monument Vauquelin.M.le Commodore Hose venait au nom du ministre de la défense nationale et M.Aegidius Fauteux représentait la Société Historique d=» Montréal.- Chez les militaires, on comptait de nombreux détachements de la marine, de l'artillerie, de l'infanterie et en plus deux gardes d'honneur, l'une de race anglaise, l'autre de race française, M.Du TREMBLAY M.P.R.Du Tremblay, président du comité du monument Vauquelin, prononça le premier discours, Il se dit très heureux de voir réunis près du monument élevé à la mémoire de Villusire marin, un si grand nombre de notables et une foule si imposante de toutes les classes de la société: cela démontre la vivacité du patriotisme canadien et un giand honneur pour la race.'adressant à Monsieur le maire, il lui exprime fout son bonheur, de remettre à la cité de Montréal, pour tous les Canadiens, le monument de Jean Vauquelin, convaiîneu qu'it est, que la cité en sera toujours fière et demande que la ville l'entoure constamment de belles fleurs, afin d'honorer la mémoire de ce grand hérok si longtemps dans l'oubli, Mais dont la mémoire et la gloire Le pouvaient périr.Ensuite, il donne lecture des câblogramme venant des notables da la ville de Dieppe, puis d'un télégramme que le très honorable W.1.Mackenzie King a eu ln délica-| terro d'envoyer.\u2018Puis-je vous exprimer ainsi qu'au Comité en charge de l'érection et de l'inauguration du monument au hèros marin Jean Vauque- lin mes félicitations pour le succès gui a couronné vos efforts et ma vive sympathie pour le but atteint que vous aviez en vue.Ja période da l\u2019histoire que les incidents de la vie de cet héroïque officier de marine illuminent est plaine d'intérêt romantique pour tous les Canadiens.C'est alors que l'avenir de notre pays a êté fixé par les actes des vaillants officiers comme celui que vous honorez aujourd'hui.louishbourg et Québec et la matière avec laquelle les meilleures traditions anglaises et françaises ont été maintenues, place le nom de Jean Vauquelin parmi les officiers les plus vaillants de l\u2019histoire maritime de France.Il est bien que le patriotisme et la vaillance de cet offi- cior héroïque soit recennus et rap- nelés ot le monument que vous inaugurez aujourd'hui fora beaucoup pour rétablir le nom de Jean Nauquelin à sa vraie place, W.Lu Mackenzie KING, LE DEVOLLEMENT Après quoi.eut lieu Ir dévaile- ment de la statue par Mme P.R.Du Tremblay, épouse du préshien: Au moment oû tomba le voile, deur corps de clairon sonnèrent \u201cau champ\u201d et les cuivres des musloi-ns retentirent.En même temps on léposa des couronnes, des fleurs au pied dt monument.LI MAIRE HOUDE M.le maire Camillien Houde fut Invité à parler le premier.1! se dit heureux au nom de la ville de re- Le lieutenant de vaisseau Georges Grosselin de la Bretagne déclare qu'il était dans sa chambre sur l'\u2019Edgar-Quinct, lorsqu'il ressentit les 39 a a Edmonton Sur 63 députés que comp- Cinq \u201cconservateurs.- Un ndlenne).\u2014 M.John Edward rownlee, l'avoc - mandant Benojst devait blen connaltre sa route, 8 ; Ontario.possède qu Jourd'hui un mandat tout neuf de ment agraire de toutefois en position bien solide, le ne parlement.ment comptera 39 sièges sur une tion et les conservateurs, de cinq, cinq sièges.chance de prendre trois des quatre tuellement la suivante: lee sont assurés de la l'honorable Irene Parlby.la seule femme ministre au Canada, est de douze voix en arrière de son EM comparatson, M.saire te du bill scolaire tant contesté qui E, Baker, ministre de l'éducation, résultats de 15 polls.1 -\u2014.\u2018PAGE 5 graires CONTRIBUTIONS DES COMPAGNI 10 libéraux D'UTILITES PUBLIQUES LOCALES \u2014 ES tera la prochaine législature de l'Alberta.M.McDOUGALD DEFAIT Un comité spécial sera formé pour étudier le projet de Son Hvn- neur le maire Houde quant à ia contribution possible des compa- gnles d'utilités publiques pour ies expropriations.C'est ce qui a été décidé à une importante assembiée, tenue hier après-midi, à l\u2019hôte1 de ville, M, Walter Moison, président du Board of Trade et M, Charlosg Duquette, président de la Chum- bre ont été chargés de formar le comité proposé.On a aussi mentionné je fait que l'on projetait ge dépenser une sommo de $50,000,000 dans les dix prochaines années.La Commission échevinale, de circulation a siégé sous Ja présidence de l'échevin Savignac.Son Honneur le maire Houde était présent, On remarquait également les personnes suivantes: lez éche- ving Weldon, Biggar, Schubert, Demers.S.Fortin, ingénieur, Chs.Duquette de Ja Chambre de Commerce, Joseph Ethiar, Mendoza Langlois, P.8.Hal} du Real Estate Board, B.Allen et R.M.Alit- chell, du C, N.R., J.Stevens de gain pour ces derniers, trois pour les libéraux, CALGARY, Alberta, 20.(Presse lnaire de l'Ontario, possède au- Ing ans comme che! du gouverne.l\u2019Alberta.Avec ne majorité peut-être réduite, mails arti agraire dirigera les destinées e la province pendant un troisiè- 89 PROGRESSISTES Aujourd'hui, au moment où le épouillement du serutin touche s fin, il semble que le gouverne- hambre de 63 membres, contra 43 18 Banque de Montréal.Chas.sur 60 avant la dissolution.Les li- Moncel, de la Banque d'épargne, béraux semblent assurés de dix siè-| T.Taylor, du C.P.R., R.Park, de Ja Banque Royale, l'honorable M.Alfred Leduc, MM.U.H.Pan- durand, J.V.Desaulniers, de Ja Société de fiducie nationale, le docteur W.D, Lighthall, de la Ligue du progrès civique, R.C.Glassford dé la Sun Lite, H.T.Fortier, de la Ligue des propriétaires, R.H.Guevremont de la Sherwin Williams Paint Company, A.Campeau et W.H.Spencer da as, trois de plus qu\u2019avant l'élec- n de mieux.Les travaillistes au ombre de six à la dernière Assem- lée, ne peuvent escompter plus de Les \u2018indépendants ont toute utres sièges.La situation des partis est ac- Fevmiers-Unis + .© « 82 la Montreal Light Heat and Pe- Libéraux .+ + a + + ë wer Conservateurs \u201d : L\u2018ingénieur Fortin a dit qu\u2019il Travaillistes ., .+ + « 2 fallait percevoir des taxes ailleurs Indépendants + + + +.n° que sur les propriétaires riverains Incertains \u2026 « + + +.20 qui, rouvent, étalent ruinés par Total + vo uv eu aa 53 l'expropriation.H s\u2019agit lone voudrait avoir un fonds de $50,- 000,000 pour le dépenser en dix ans.La taxe spéciale serait de $0.36 par $1,000 pour augmenter jusqu'à 82.81 en 1941 et diminner graduellement jusqu'à 1960 comme Fortin a fait remarquer que \u2018a taxe foncière ordinaire était de $13.50 par 31,- 000 ou de $1.35 par 100.L'échevin Biggar a dit qu'au cours des douze dernières années, d'une taxe spéciale à établir.On LE CHEF LIBERAL DEFAIT Six membres du cabinet Brown- | réélection.et il reste Protagonis- dans Lacombe, eux résultats à venir.orte son nom, l'honorable Perren une avance de 155 voix dans Cy- Une réunion importante de la Commission des expropriations avec les représentants des compagnies.= | $50,000,000 en dix ans.- Opinions des échevins Schubert et Biggar.~ Le projet Fortin, - Le maire Houde.on avait falt des expropriations pour $8,500,000, Plusieurs de ces expropriations ont été ruineuges.L'échevin Schubert a donné des détails intéressants.TI a dit que la cité devait continuer de progresser.Dang vingt ans, Montréal de- vrail avoir une population double ; de celle d'aujourd'hui.Les compagnies d'utilités publiques profiteront certainement d'un tel développement.L\u2019échevin Schubert a dit qu\u2019il faudrait environ $60.000,000 pour les expropriations nécessaire d'ici dix ans.\u2018\u201cJusqu\u2019iet, a-t-1] dit, la plupart des expropriations ont été faites dans leg quartiers excen*rt- ques, Il serait peut-être bon que l'on revint dang le centre et yue l'on élargisse les rues ou l\u2019on a rrééa do nouvelles artères.Si l'on Agiseait ainsi, les dépenses seratant considérables et les compagnies d'utilités publiques devraient contribuer à en payer le coût.L'échevin Schubert a parlé d'une compagnie qui devrait payer $1,000,.L'échevin Biggar a dit nue l'On percevait plug de taxes A Toe ronto bien que la villa fut plus petite.Il a dit lui aussi qu'une compagnie qui fait de gros profits devrait contribuer à l'avantage général de Ja ville pour en béné- ficler ensuite, M.Biggar a expi- qué que Ja taxe moyenne, pour les vingt prochaines années, serait de $0.25 par $100, Le maire Houde a dit que la cité pourrait augmenter Ja taxe de $1.35 à $1.60 mais i1 serait préférable de faire contribuer Jes compagnies d'utilités publiques, \u2018Si elles le font, on peut être & peu près certain que le taux du consommateur sera augmenté\u2019, fit 7e- marquer quelqu'un.Le maire ne Tépondit pas à cette affirmation.L'échevin Biggar fit remarquer que le centre n'avait jamals payé un seul sou pour les expropriations.Autrefois, On se servait du revenu général de la ville.On a changé le mode quand il] a fallu des expropriations dans leg quartiers exe centrigues.M.Norman Dawes suggéra alors la formation d'un comité de douze personnes, L'idée fut acceptée et MM.Duquette et Molson furant nommés pour la liste des membres.ress, mais il manque encore les (inchangé).Hon.O.-L.McPher- clamation, Deux des six ministres réélus, le Little-Bow.remire ministre Brownlee at I'ho- trois chocs ds J'échouemant.Cos p \u2014 L'eau est montée très -vite: dit-il, des hommes furent chassés (norable O.L.MePhorson, ministre | son.acclamation, (inchangé).par des courants d'air qui leur ont ainsi annoncé qu'une vole d'eau ve- des travaux publies, ont été accla-| _ Lac Ste-Anne, Milton C.Me- a % 3 Més dans Ponoka et Little Bow./ Keen, acclamation, (inchangé).nait de se déclarer.; Le lieutenant de vaisseau Grosselin, chef de service de sécurité, commence le récit de ce qu'il a vu et des premières mosures.urgentes qu'il prit.b \u2014 yens d'épui \\ lque-t-if.talen* p Les moyens d'épuisement du bord, explique-t-if.consistalen* en e che?libéral, M.J.W.MeDonald.trois turbines électriques de 1.190 tonnes chacune, mais les dynamos qui les actionnaient étaient concentrées dans un compartiment qui fut bientôt envahi par les eaux s'engouffrant par la brèche, trop grande pour qu'on put espérer l\u2019aveugler par les moyens dont on disposait.C'est alors que des secours furent demandés à Oran, Alger, ete, À co moment, le commandant Benoist se lève et déclare: , \u2014 J'ai cru comprendre que le commissaire du Gouvernement avait l'air dë mettre en doute l'autorité et la compétence de M.Grosselin.Cet officier à donné au cours des travaux de sauvetage du croiseur un bel exemple de calme et de sang-froid à ses subordonnés et il est resté à son bord, ayant pris rapidement toutes les mesures nécessaires jusqu'à la dernière minute.(Sensation.) a d a L'ingénieur mdcaniclen Louis Brault, du port de Toulon, apporte ; quelques précisions sur'la fameuse turbine numéro 2 qui ne marchait 140 candidates, a essuyé une dé-{changé).ref£rès bien, mais que, assure-t-l!, l\u2019on ne pouvait pas considérer comme faite dans Grouard, L ex-vice-pré.| Calgary, Leo-H.Webster, (in- Jnutilisable; cette turbine, intervient le capiiaing Bree Burckhart, défen- sidente des Fermières-Unies d'Al- changé).seur du \u2018\u2019comparant'\u2019, avait en une grave avarie l'année précédente.herta, & été évincée par le (ait Te | Total, 5.L'ingénieur hydrographe principal Pierre Marti, du centre d'études L-A.Giroux.qui représentait le .\u201camp oy 10 de Toulon, dépose à son tour.C'est le seul témoin cité par la défense, comté à a dernière Chambre.On | CONSERVATEURS ELUS , «kb: i tei 5 ; e a victoire ce dernier par aussi le capitaine de frégate Burckhart Jui pose-t-il quelques questions.oncède oire ¢ r par] Edmonton, D.-M.Duggan.se- M.Marti, homme simple, modeste.déclare d'une voix un peu hachée: A -\u2014 Quand les cartes marines portent sables et graviers, cela veut dire que les sondeurs n'ont pas découvert un fond de roches.I arrive que des sables et des graviers recouvrent des roches mais alors les sondeurs le signalent.Or, dans la route tracée par le commandant Benoist, sur une distance de plus de 800 mètres, il n\u2019y a indiqué que sables rt graviers.(Longue sensation).Je me serals trouvé sur la passerelle à côté du commandant Benoist |!4 Chambre.semble posséder une! shank, 784, (gain indépendant su td 2; .- i ! avance sur l'indépendant 5 p r à boïd\u201dde l'\u201cEdgar-Quinet\u201d que je n'aurais pas fait d'objection a sa Lu docteur A.M \"day Roa son | travailliste), \u2019 : Seulement deux gains sur les! (ain indépendant sur llbéra:).LE REQUISITOIRE.progressistes fizurent dans les Fi Total, 2, bleaux de ce matin et ils ont été .I audience du Conseil de guerre maritime est reprise à 14 h.15 remportés par les lthéraux, TRAVAILLISTES ELUS vernapenarole est donnée au commandant Richard, commissaire du gou re es flue avec majorité ap Lethbridge.Andrew Smeaton, Le commandant Richard, en grand uniforme, l'épée placée devant i .08 (inchangé).; - lui, la casquette couvrant ses cheveux blancs qui lui font un visage si PROGRESSISTES edson, Chris.Pattinson, 500 jeune, commence som émouvant réquisitoire.Après avoir rendu hom- \u2019 E {inchange).mage au commandant Benolst \u201cofficier d'élite\", le commandant Richarq Alexandra, P.-J, nzenauer.otal, 2.reldve les erreurs commises.900, (inchangé).En avant: \u201cNon, messieurs, ajoute-t-il, le commandant Benoist n'a pas pris Vermillion.Hon.R.-G.Reid, MINISTER LE toutes les mesures propres à sauver l'\u2019Edgar-Quinet'\u2019 et c\u2019est à vous de 1500, (inchangé).MINISTERIELS dire si le commandant Benoist a entreint les instructions nautiques et Pembina, George MacClach- Coronation.G.-N.Joh si les circulaires ministérielles, s'il a agi avec imprudence, témérité, et lancm.Cypress, Hon, P in B ke s'il a encouru les peines de lu destitution ou de la privation de comman- Innisfail, Donald Cameron, 300.i?ss, n, errin aker, dement.Acadia.Lorne Proudfoct, 46.iy R , En terminant son réquisitoire.le commandant Richard laisse aux (inchangé).Lg once iver, William Bahly, membres du consell le soin de décider, mais pour lui il rejette toutes Clover Bar.Rudolph Hennig, 8.circonstances atténuantes.967, (nouveau siège).Saint-Albert, O.St, Germain, Empress, W.-C.Smith, 200, (in- 324 i Donald McLeod, LA DEFENSE Sur cette pérorajson qui provoque un grand mouvement d'émoiion, l'audience est suspendue dix minutes.Puis la parole est donnée au é- fenseur.Je capitaine de frégate Burckhardt, Dès le début, il s\u2019attache 3 démontrer que le commandant Benoist n'a commis aucune faute.Et t1 reconstitue jes événements qui amenèrent la pérte de l\u2019Edgar-Quinet : .\u2014 Je voudrais vous citer tous les actes de courage de ces jeunaa Victoria, P.-À.Miskew, 43, Cin-[kin, &6, officlers-élèves qui font avec précision et sang-froid les gestes qu'on leur Changé).Leduc, A.-P.Mitchell, 120.a enseignés.Quant au commandant Benoist, 1] s'est montré plein de cou-| Cochrane, R.-M.MrColl, 12, Cin-| St.Paul, Joseph-M.Deschéne, rage et de méthode dans ces douloureuses circonstances.comme il le tut changé).157.À bord du glorieux \u201cHenri-1V\", où :1 reçut la plus belle citation qu'un Vegreville, A.-M.Matheson, 472| Calgary, J.-J.Bowlen.officler de marine puisre souhaiter.(inchangé).ae .Le défenseur conciut: { Camrose, Hon.Vernon Smith, CONSERVATEURS \u2018Messieurs, si vous frapplez un officier, victime de sa mauvai.c (1093, (inchangé).~ .fortune de mer et qui fit toujoura preuve de couraga et de sang-frold, Okotoks-High River, Hon.Geo.Calgary.a Farthing et le vous détruiriez dans les jeunes générations, le goût de la responsabilité, Hoadley, 1150, (inchangé).Dr.H-W.McGill.de l'action et.de l'entreprise sans lequel 1] ne peut y avoir ni marine.nl Edmonton, Hon, J.-F.Lymburn, INDEPENDANTS des navigateurs, ni de véritables chefs, en avant, (inchangé).Yo Olds, F.-8.Grisdale, 200, (in- Drumheller, F.-C., Moyer, 55, LA SENTENCE change).Lacombe, J.-R.Mackie, 12, MacLeod, W.-H, Shields, 900, Après une suepension d'audience de dix minntes.je capitaine de vaisseau Benoist est condamné à deux ans de privation de comman e- ment.A la sortie du Consetl, 1e commandant Benoist, accompagné de son ker.800, (inchangé).défenseur.est descendu.Les lleutenants de vaisseau et enseignes qui Wainwright, J.-R.Love, 479, moe sièges incertalns & Ed avalent servi sous ses ordres, l\u2019attendalent dans la rue de la Voûte; f:s (inchangé).ee 8'étnlent rangés sur le hord du trottoir ot saluèrent le commandant Hedgewick, A.G.Andrews, Lambt Benoist quand {1 parut.Le commandant serra los mains de chacun.fui- 1400.(inchangé).ambton sant ses adieux À ses anciens compagnons de bord.Dans la ville de Brest, on commente ce jugement, on fait remarguer que les membres du Conseil de guerre répondirent non à la première question: \"Le commandant Benoist est-il coupable d'avoir volontairs- | ( ment perdu son bâtiment?\" Non, à la deuxième question: \u2018A-t-ll perdu son bâtiment par négligence?\" Mais ils dirent oui, à la troisième quos- ( ton: \u201cLe commandant Benoist a-t-il perdu son navire par Impéritie?\u201d & reconnurent qu'il avait pris toutes les mesures propres pour sauver c l'Édgard-Quinet de ia perte totale.Les quatre autres ont remporté de taine J.T.Shaw comine che[ Hbé- ral.M.MeDonald est défait par M.PF.H.Shields, député progressiste eu le double des voix de sou adver- (inchangé).saire.Wetaskiwin, H.-J.Montgomery, 300, (gain libéral sur fermiera).me candidate avec Mme Parly sur chance.| tes.Les indépendants, au nombre | de 24.pe sont assurés de la victoi- | re qu'en deux comtés.- | changé).(inchangé).(inchangé).{ changé).(inchangé).changé).Didebury, A.-B.Claypool, 16, (in- Grande-Prairie, Hugh Allen, ac- elles victoires.clamation, (nouveau siège).Bien que ses partisans arrivent | Warner, M.J.Connor, 200, (in- lus fort à la prochaina Assemblée, | changé).Sturgeon, S.-A.Carson, 100, été défatt dans MeLeod.Maire (inchangé).e McLeod et successeur du capi- Total, 32.LIBERAUX ELUS la dernière Chambre.Shields a; Medecine-Hat, Hector Lang, 642 M.L-A.GIROUX Pincher Creek, H.Boseenberry, Mme J.W, Field, 'unique fem.100, (gain libéral sur fermiers).Grouard, L.-A.Giroux, 150, (in- uelyue 150 voix.- 3 RX Les communistes n'ont pas eu de {cond en liste, (inchangé).Hs figurent au bas des lis- galsary, John Irwin, (inchangé) otal, 2.INDEPENDANTS ELUS M.G.M.Johnston, président de G.-E.Cruick.Rocky Mountain, Stony-Plain, 156 lls, Gord Forster, 318, - Handillls, Gordon Forate Red Deer, G.-W.Smith, 79.LIBERAUX Athabasca, F.-R.Falconer, 209.Beaver River, Capt, H.-H.Da- Whitford, Isadore Goretski, 951 Stettler, A.J, Sanders, 37, (in.TRAVAILLISTES Nanton-Claresholm, Gordon Wal- Fred-J.White Calgary, Taber, J.-J.McLellan, 300, (in- LAMBTON 24.(Dn carr.de la \u201cne trie\u201d*),-\u2014Des soirées dAinatiques et musicales ont eu lieu ces jours der- 497.10ers dans 1a salie de récréation du * Couvent, au profit de cette institution.Malxré lA mauvaise températura, la recette est jolle et nous devons des remerclements aux personnes qui unt Cardston, G.-L.Stringham, 533, inchangé).Gleichein, J.-C.inchangé).Buckiey, hangé).MME E, PONLOT À ETE TENUE RESPONSABLE Mme Emile Ponlot & été traduite devant le juge Cusson, samedi avant-midi, sous l'accusation d\u2019homicide involontaire.C'est au mi- Heu de sanglots presque continus, qu'elle a comparu à la suite du verdict de la cour du coroner.Mme Emiie Ponlot, 42 ans, 5832 rue Cartier.est tenue responsable de la mort de son mari.C'est ls résultat du verdict du jury du coroner, rendu samedi matin.Devant le coroner, elle déclare qu'elle n'a pas voulu tuer son mari, Emile Ponlot, commerçant de bonbons, cigars et cigarettes.EHe déclare que son mari la négligeait.Elle le menaça de se tuer, s\u2019il continuait à sortir.Jeudi soir.comme il s'apprétait à sortir, elle lui réie téra sa menace et produisit un revolver en signe de son intention.Son mari voulut le lui enlever et elle déclare que c'est dans la lutte que le coup partit.Une voisine, Mme Joseph Bour- get, témoigna aussi.MEILLEUR SERVICE DE PRESSE DE L'EMPIRE EDIMBOURG, 26.\u2014La conférence de la presse impériale a entamé samedi la discussion du sujet capital de son programme, la création d'un service de nouvelles impériales.M.E.Norman Smith, de l'\u201c\u201cOttawa Journal\u201d, a soumis une résolution à ce propos.Il suggère la création d'un bureau central indépendant d'informations impériales et expose le développement du service impartial de la Presse canadienne, qui préféra renoncer à une subvention de $50,000 de la part du gouvernement plutôt que de se soumettre à la tutelle de l'Etat.M.H.P.Duchemin, du \u201cSydney Post\u201d, parle dans le même sens.La discussion est ajournée à mercredi, alors que l'honorable Stanley Baldwin adressera la parole.PALPITATIONS Maladie de Coeur Après la Grippe Mme J.Cunningham, Sault Ste-Ma- tie, Ont.écrit: \u201cEn février dernier, j'eus una forte attaque de grippe qui me laissa avec des palpitations et une grave maladie ds coeur.\u2018Je me sentais faible et toujours fa- tizuée, de sorte que je ma mis à prons dre des J'en pris environ six boîtes et Je conte tatui qu\u2019elles im'avalent 6t grande aide et J'en d'avoir trouvé un nussi bon remède, maclens ot marchan contribué au succès de rer rotréos, de Ponoks, Hon, J.-E.Browlee, ac- quelque manière que ge soit, T.Milburn Co.Limited, ar in te aur réception du prix fa Theo 4 ; ronte.Oat LL.2.EN \u201ca ä Ps i 1.: PAGE 6 i | Feuilleton de \u201cLa Patrie\u201d.\u2014 COEUR DE FORÇAT Par MAURICE BOUE Reproduction autorisée par In Société des Gens de Lettres 13 (Suite) + Deux fois, 11 a essayé, deux fois, 41 a échoué, oh! {1 faut le dire, bien près du but.Mails fl était seul et je Bulg certain qu'à deux on s'en tire mieux.Ce projet remplit les nuits et les jours de Jacques Lefranc, I ne songealt plus à tout ce que sa situation avait de triste et de ter- -yible à la fois.[1 ne vivait p'us .Que pour la réussite de son plan.Fuir! Réussir À mettre la dis- et EDOUARD AUJAY plés de scènes éppuvantables où se mélaient les requins du terr:blo Maroni, l'avocat général qui avait requis aux assises et le Kardien- comptable armé d'un fmm>nse porte-plume.Délire d'une Ame tourmentée de gouffrance et d'an- guisse, Enfin vint le Jour du départ.Dans cette longue randonnée à travers lu brousse désertique et hbrû- Jante, les deux forçats devenali*nt les égaux de leur ghrdien, sinon que celui-ci, par une prudence tout administrative, portait en bau- sitôt reçue que donnée.une centaine de forçats travaillaieat au défrichement.Parmi eux les for- tes-têtes, les indomptables c'aient liés deux à deux par une étorme chaîne.Que l\u2019un des deux fianchât au travail, l'autre devait finir seul in tâche avant d'avoir droit ai repas.Qu'on s'Imagine alors ies sommes de rancunes et de halués qui s'accumulent dans les coeurs de cos hommes ! Lo soir, dans l'abri précaire d'u-, ne hutte mal fermée, Jucqu:s Le- franc et Fernand Gouraud tinrent un ultime consell de guerre.\u2014Nous décidons-nous, Jac tes ?\u2014Je suis prêt.Fernand.\u2014J'ai fait parler le gardlèr, ce matin, Nous sommes à vinæt-cinq kilomètres du fleuve.Ile fleuve, c\u2019était Je Maroal la riv:ère terrible, aux flots tciîtres et boueux, aux embâches sournoli- ses, dont les eaux, peuplées de Te- quins, laissalent rarement s\u2019e\u2018happer ceux qui se confialent a elles.\u2014Je suis prêt à tout, mon am!.Rien ne m'\u2019effraie plus après LA PATRIE, JEUDI 26 JUIN 1930 \u2014 \u2014Je sais, mon ami, ce qui vous dicte ces nobles paroles.Nous ne somnies pas égaux, physiquemant, et vous comprenez que j'ai pla de vhances que vous de m'en tirur .Pauvre ami! Vous avez pu cretre que je vous abandonnerais ?Soyez sans inquiétude: jamais je ne consentirais à vous lâcner.Ne som- meÿ-nous pas associés pour is mell- leur et pour le pire?Notre comw- mun sort nous unit.Cela dit tout ! Les deux forçats s'étreignirant fraternellement et commenccrent leurs préparatifs.Oh! leur bagn- ge n'était pas compliqué.Outre quelques misérables morceaux d'e- toffe dont ils se confectionndremi des chuussons, ils n'avaient que quelques vivres.patiemment éru- nomisés depuis plusieurs jou;s et qu'ils avaient réussi à disslnvlar parmi les paplers et autres instru-) ments de leur emploi.Enfin.la June se leva au flema- ment.Fort heureusement, elie'n'était qu\u2019à son premier quartier et sa lumière, tout en servant les fuyards' ne les signalerait pas aux sen.\u2018nel- | j'ai répéré un passage mal sardé.Il faut arriver là.Après cale.tout ira bien.Etes-vous prat ?\u2014Allons-y ! \u2014Suivez-moi pas à pas.Av moindre bruit, à plat ventre.marchons.co Dehors, c'était le calme avsolu Pas un souffle de vent, pas un b.ult venant des hommes, des anixaux ou des plantes.Résolument, les deux forçutx s'enfoncèrent lans la nuit.IV La sentinelle avait cru, sans doute, surprendre un indic: suspect, elle s'arrêta, leva son fusil, prête à tirer.Au même Instant, deux ombres étaient rentrées dans l'ombre, attendant le momen.propice pour bondir parmi les Haues sauvages.Les minutes passèrent., Combien ?Nul n'eût pu le dire et moins encore les deux forçats qui ne vi- valent plue dans le temps réel\u2026 Enfin, le tirailleur, rassuré, reprit marche d'automate, laissant le railleur n'avait rien vu, Jls coururent ainsi.de toute la vitesse de leurs Jambes, de toute la for:e de leurs poumons, jusqu'à ce que.épulsés, n'en pouvant pius, is se donnassent quelques minutes da ré- t \u2014Nous sommes sauvés ! haleta Fernand Gouraud.\u2014Pas encore ! Repartons-vous ?\u2014S1 vous le pouvez, car l\u2019étape est longue et court le temps.Ils s'orlentèrent et ayant Liouvé leur direction, partirent à pas lents.d'abord, puis.plus vite, à mesure que se rétablissait leur respiration.11 fallait à ces deux hommes une dose peu commune de volonté.car leur marche étalt fort pénible, Outre que, depuis de longues semaines, ils n'avaient pas fourni pareil effort physique, celui qu\u2019il leur était donné d'accomplir étali bien peu confortable.Bientôt, eu effet, les loques dont ils s'étaient antou- ré les pieds s'\u2019effllochèrent e* les caflloux du chemin leur causèrent ld'intolérables souffrances, Puis.joblirés de couper court.afin d'at- forçats sont là.qui ont passé Je fleuve avant nous.\u2014Aussi, Il faut passer, moa ami, coûte que coûte, dussions-nous succomber en arrivant au but.Puls, un moment plus tard * \u2014Comment cela va-t-il ?Mar- cherez-voua \u2018ongtemps encore ?demanda Gouraud.\u2014Tant qu'il le faudra, Lefranc, \u2014-Alors tout va bien ! Tout va bien ! Magie des mots! Tout va bien, quand les pieds sai- gnene, que les Jambes pllent sous le faix du corps, que la vue s'obscurcit sous les battements p.écipi- tés du sang dans le cerveau.-\u2014\u2014Pensez-vous que nous arriverons bientôt ?Fernand Gouraud se pour inspecter le ciel, à craignant d\u2019y découvrir la tndécise qui annonce l'aurore, Maïs à l\u2019horizon, c'était encore la nult nofre et, pourtant, ils devaient être près du but.Ils eurent un moment de terreur.Brusquement, dans le clair-ohscur haleta retaurna l'Ouest, lueur; EE \u2014-Entendez-vous?C'était un bruissement doux et régulier, le gazouillls musics! de \u2018eau qui coule.-Le Maroni! C'était le fleuve.\u201411 était temps, Regardez.le jour, + Bn effet, brusquement, le cle! s'était teinté, à l'Eat, d'une banda , blanchâtre, à ras de terre.| \u2014Il faut continuer.Dans quelques minutes, il sera trop tard.Y êtes-vous, Lefranc?\u2014J'y suis!.Un mot cucore, aml.SI vous passez.sans mol.sougez à ma femme, à mes petits.| Dites-leur.y \u2014-Je sals, Lefranc.Mais nous | passerons tous les deux.Si vous passiez seul, pourtant.songez à \u2018ma mère.; \u2014C'est promis.votre avocat.revenir.La rivière était'Ià, toute proche, et déjà, Îla voyaient les reflets métalliques de l'eau noirâtre.En rampant, ils gagnèrent dit Gouraud, Et Je verrai Nous vous ferons is tance entre lui et ce bagne im- Ave ; \u201colver d or-|©# que j'ai véeu déjà.I faudrait les qui gardent le camp.La teindre au plus vite les rives du|d\u2019une trouée d'arbres.une slihouet-j bord.Au loin, on voyait l\u2019autra monde! Qu'importsient les luites douniicre VOTE eT on être fou pour ne pas tenter cette Fernand Gouraud, plus habitué; Ramp libre aux rte reverix,, | Maronf, Îls devaient se frayor un le était apparue: celle d\u2019un Far-|rive du fleuve.l'asile, en Guyu- et les souffrances nouvelles qui quast inutile Mais on avait une chance qui ne se représentera pent-[que son compagnon à la vie de la: car en ce moment, |l se méfie dit Passage parmi les Hanes et ies ron-|dien en tournée, accompagné d 'un| ne hollandaise.d'attendaient\u2019 !! les surmonterait donfinne { ' bsolue dans le êtree jamais.campagne, s'était improvisé gulde.l couraud daus un souffle \u2018 yces qui leur déchiralent les «nains chien.Ms se terrèrent, le coeur bat- \u2014Y êtes-vous?toutes.{! valncrait, parce qu'au aon et agian qu'on jugea \u2014Quand la nult sera tout à fait|1l fallait gagner les rives du Ceuve| pnis après que le soldat edt pas- °F le visage et, peu à peu, leurs tant à se rompre.L'animal adoya, \u2014Allons! bout de ce long martyre 11 y avait ly ito, de s'entourer de plus ge enue.mous partirons.et, Pour cela, marcher résolimest .4 et repassé à quelques mètres | M8DItS.; mals son maître, pressé, le siffla,| Doucement, lls se glissèrent dans la France.Paris.et sa femme : een EE de plus \u2019 {1 y eut un moment de silen-ejà l'Ouest.Une vingtaine de hilo-|3° © Pas une plainte ne sortait des lè-jet les forçats purent reprendre | l'eau dont la frafeheur, un Instant, Yvonne.et ses deux petits Pierre PTéCAULONS.plein d'angoisse, puis Lefran: par-imeires les séparalent du Miron: Lot ; cntez res des deux hommes.Ils aiisient,/leur route.Llalerte avalt été les saisit, pula les.réçonforta.Fay- et Hélène.La peute troupe partit au lever!la encore: qu'il fallait franchir absolument aa et si vous toons ed soutenus par une énergle farouche: chaude., nand Gouraud, partit le premier, a Ab! + 1 du solei} afn d'éviter les ristieurs \u2014Fernand, dit-il, 1! se peut aue|cetle nuit-là, Dès l'aube, en effet, Pas sir de vous, remettons 1a (ai Vaincre\u201d, tel était le mot d'o'qre.Reposés un peu par l'arrêt forcé larges hrasses régulières, suivi, : venir les surprendre.\u20acn !de la journée.Après deux jieures| nous passions tous les deux.Ma:sjle camp serait alerté, des patrovil-|Te À demain.Deux cents me.res\u2026\u2019 Q'importalent les souffrances pré-i qu'ils avalent dû faire, 1ls marchè-| dans son sillage, par Jacques Les cachette, un matin.Frapper dou-|de marche environ, les trois hout-|envisageons aussi le \u2018cas où l\u2019uniles seraient envoyées dans toutes AU gallop.| Sentes ! Dans quelques heures, ce|rent de meilleur coeur, mais =n franc.cement a la porte.Entendre lA [mes parvinrent à un premi:r \u201cate- seulement de nous réussirait.leg directions et, alléchés par lai -\u2014Partons !., serait le salut.fnspectant prudemment les envi- lls allaient.sûrs, désormais, voix chérie.Qui est Ja\u201d.ef Mer\u201d, Sous la surveillance de treis -\u2014Que voulez-vous dire ?! prime d'usage les tirailleurs algé-] D'un bond, ils furent dabout, \u2014\u2014Nous trouverons, je l'espère,/rons.de la victoire, certains d'échapper répondre dans un souffle: \u201cChat! [gardiens et d'une dizaine de tirall-] \u2014 Que nous ne devons pas étre.riens feraient l'impossible pou.re-}scuples, détendus, agiles cumme en Guyanne hollandaise, les se-! Tout à coup, Jacques Lefranc pour toujours à l'affreuse torture.c'est moi.Jacques.\" leurs algériens, faronches et &mria-|{un obstacle l'un pour l'autre.Cey,trouver les deur forçats.des athlètes au atade.Leurs pieds cours que reçoivent d'habitusa les! posa la main sur le bras de sou Bientôt, ils seralent au milieu du Les rêves du foruat étaient peu- erhles custodes d\u2019une consign> aus-!serait un erime.\u2014\u2014Dans la journée, dit Gourand.| touchaient a pelne le sol.La tl- évadés, disait Lefranc.D'autres'compagnon.Ils s'arrêtèrent.fleuve.Bientôt, ils aborderalent, 14 suite ne seraît ras là, au moment dou- tions lui parvenaient.Ml y en a bien pour hult jours at laser.Des flammes sortalent dej-vire tressaillit dans toute 6& mem-|étalt aux mains de ses gardiens.\u2014Tout ce que je puis dire, af- épulsés mais triomphants.lorsque tout à coup, un coup de feu déchi ra l'air! Une baile glissa prea d'eux, fajsant jaillir une gerbe d'e- cume.* -\u2014Molédietion! tonna Gouraud.ils nous ont vu! Hardi, Lefranc! Hardi! \u201c Maintenant l'alarme était donnée, plusieurs coups de feu avaieni succédé au premier.Des coups 4 sifflets stridents retentissaient, ap- | pelant les postes de la rive.Duns le fleuve, les deux fugitifs nageaient désespérément.Fernand Gouraud se retourna sans cesset Une seconde de battre l'eau de ses bras.Hélas! Dans la demi-ciarté de l'aube nalssante, {! aperçut les préparatifs qu'on faisait sur Ja rive Qu'ils venaient de quitter, un instant plus tôt, pleins d'espoir.- Déjà, une barque était mise à et, à la hâte.deux surveil- l\u2019lants du bagne et des tirailleurs a.- : Bériens y montaient.Misère! \u2014 Courage, Lefranc! : Jacques Lefranc ne voyait rien, | leuve vers la mer proche, tandis (onnaît-il de ne point voir la terre, | \"m'entendalt rien., Domptant la fa.que Gouraud, au contraire remon.Maintenant que le jour était venu.| \u2018tigue qui Vengourdissait, sa volonté tout entière bandée dans un su- Prême sursaut, 1! nageait.¢ \u2014~Courage Lefranc! Ca va bien! Mais Fernand Gouraud sava: , bien, lui, que la partie était pe:- idue.\u2018Dans un instant.1ls seraient re- \"pris, ramenés dans leur prison, mis aux fers pendant des jours et dey \"jours, mêlés à la tourbe du bazne.«+ Finis! les beaux projets.\u2018reverrait plus sa belle Bretagne, sa \u201cLoire aux eaux tranquilles, sa po- tite maison et surtout, 6 eurtout, i} 15 (Suite) z = Non ! dit-Hi.t Il savait que ce seul mot le con- Hdamnait.Il y eut un temps et l\u2019offi- \u2018cler de l\u2018\u2018Imp \u2018ater demanda encore: \u2014D'où venez-vous donc?Parlez! Jacques Lefranc eut alors l'intul- tion que l'on savait qui il était et it! Jugea inutile de ruser.5; ~~Ne me torturez pas, dit-il.Ou , bien rejetez-moi à la mer\u2026 LA au .moins, mes souffrances seront fi- «niles.Je suis Jacques Lefranc, éva- «dé du bagne de Cayenne cette nuit méme.\u2014Nous le savions, répondit encu- #e l'officier, Ausst\u2026 \u2014-Qu'allez-vous faire de moi?Je Mme suis évadé monsieur parce que Je , suis innocent! J'ai voulu.-\u2014\u2014Oui\u2026 Tous les forçats disent cela\u2026 A les entendre, ils sont tous victimes d'une erreur judiciaire! \u2014 Vous n'êtes pas Français, monsieur, et vous ne connaissez pas mon histoire.sans quoi, peut-être se- Tiez-vous plus indulgent.Le commissaire voulut savoir et Lefranc, une fois de plus, raconta ses aventures.-\u2014Evidemment, dit le fonctionnaire, c'est troublant.Vous parals- sez être de bonne foi.Mais.qu'y for- Wuis-je?Les règlements sonl rmels.Je ne puis me substituer À voa juges.Vous allez vous rétablir.Je valg vous faire consigner et garder : votre porte et, après cela, vous descendrez\u2026 aux fers.jusqu'à re que Je vous remette aux autorités judiciaires du Pérou, bu: de notre voya- loureux que sa mère l'appellerait pour lui fermer les yeux.Et Jacques Lefrauc, lui qui avait fait wussi mille projets\u2019.Diable: C'est vrai, Lefranc, lui, avait une femme.et des gosses.qui \u201ctalent en droit de compter sur \u2018a soutien de leur père.Que faire, mon Dieu, pour que jes chiourmes ne le rattrapent pas.Ainsi songea (ouraud, en l'espace de quelques secondes, et aussi rapidement, il comprit quel était | son devoir: sauver Lefranc, Une fois de plus.il se retourna.| chercha ses poursnivants, et, bien ! résolu, dicta: i -\u2014Lefranc, Filez à droite! Vivement.Jacques Tefranc obéit, mais, voyant que son compagnon ne le | suivait pas, demanda: \u2014 Et vous?| \u2014Ne vous occupez pas de mnl.i Nous aGcus retrouverons sur ia ri- pve.Tirez vite.Nous sommey jsauves!, + Lefranc s'éloigna, remontant la | tait était Le sacrifice niais la ma- vers les terres, grand, stoïque, 1 nOeuvre réussissait, Une barque, une seule, poursit-' ; Vait ies fuaitifs et elle se lança vers} !celui qu'elle avait le plus de chan- | ces d'atteindre: celui-là c\u2019était Fer- | nana Gouraud, | ] Mais lui, malgré la certitude qu'ly, j avait de ne pas s'échapper, s'effor-] | çait de retarder le plus possible Jor | Ho ne| moment oÙ il serait repris: M fai- lait donner à Lefranc le temps de se mettre à abril: Déjà, de la barque, Jes somma- anc?\u2014 La?on décidera.Votre consul! \"demandera, sang doute aucun, quog ! , vous fasse reconduire au lieu dont ; ; vous venez.Considérez.vous done: ;comme détenu ici.Je vous avertis / { d'ailleurs que si vous tentez de vous .échapper, des ordres sévères seront | donnés pour qu'on tire sur voua.Le vommissaire sortir, laissant le | { Prisonnier abimé de désespoir.Ain- isf.c'en était fait! les espoirs vingt i fois ressassés, l'épouvantable nuit.\u201cQU'il avait vécue en compagnie d» Fernand Gouraud, l'atroce agonie | Ir ! , dans le Maroni.tout cela avalt ét\"; \u201cinutile! 1! n'allait plans connaître : maintenant.qu'un régime de ni : QueUrs accrnes, car tout se pair a bagne, et surtout les désirs de liberté.Ah! pourquoi s'étalt-Il done laissé tenter par ce mirage : {A vetle heure, des coeurs aimants \\menaient peut-êrre, à Paris, Ja lat.;te pour obtenir la revision du procès Inique, H n'eüt fallu qu'un peu de! patience.Tandis que, maintenant.\u201cqui sait sf l'on consentiraït encore, ! en hant-ifeu.à s'oceuper de son cas, \u2018 Trop faible encore pour réfiéehir ; longtemps, Lefranc s'endormit en murmurant les noms chéris: Yvon ne\u2026 Pierre.Hélène.vi ; | Le prisonnier arriva en titubant dans la cale qui, sur 'Impérator\u201d tenait lien de prison.; L'endroit était sombre et 11 fallait un moment avant que l'o-il s'hahi- tuàt à cette obseurité, D'ailleurs, ; Jacques Lefranc se soucialt peut de : 1toirs du être libre.\u2014Arrétez-vous! -\u2014Tirez donc'.On ne tire pas sur une proie qu'on est certain de prendre vive et inoffensive.Les avirons frappèrent l'eau à une cadence moins ra- ride.Gouraud rèzla son allure sur celle de ses poursuivants.Cela da- venait une promenade.Pendant ce temps, Jacques Lefranc filait.Le malheureux, d'atlleurs, était à pen près inconscient: il nageaît! Où allait-H1?11 l'Ignoralt.Mais, encouragé par le dernier mot de son conipagnon, il était plein d'espoir: \u201cNous sommes sauvés.Nous nous retrouverons sur ia rive ! ou nous tiroms.La rive?.Peu à peu, pourtant.les forces du nageur déclinèrant.\u20181 ne s'était pas aperçu qu'il avait quitté le fleuve pour entrer en hante mer La marée descendante le poussait vers le grand gouffre.0 demi inconscient, 1! se lalsza porter.fâisant tout juste un effort pour ne point couler.À peine s\u2019é- Vv A peine le vapeur \u201cVille de Dant- 212\u201d eut-i! quitté la Martinique, oil il avait reliché a Fort-de-France, qu'on s'apercut que le feu était à bord, Le capitaine \u2018\u201crait un vieux dur à cufr qui en avait vu d'autres et qui se flattait de ne s\u2019émouvoir de rien.Il descendit lui-même dans les cales pour se rendre compte du désastre et, lorsqu'il sut que c'était les halles de coton qui flatc- balent, il décréta: \u2014 (a veut brûler?Lalssez faire.bagne, que ces détails ne comptaient plus pour lui.Les matelots le poussérent dans un coin du réduit et, avec rudesse,! l'obligèrent à s'asseoir.U y eut un bruit de chaînes et le forçar sentit qu'on emprisonnait son pied droit dans un anneau de fer que sccllait un cadenas.Sans mot dire, les hommes s\u2019en allèrent et, derrière eux, la porte se feria aver un bruit métallique.Alors, de nouveau.ce fut le silence que ne troubla plus que la ronronnement lointain des machines au travail et le choc des vagues sur ja ,coque du navire.Peu à peu.pourtant Jacques Le- franv discerna autour de lui les pa-' ;Tols nues at Froides du cachot et \u20181 {vit à sa grande surprise.qu'il n'a.tait pas seul : dans un coin opposé, un autre prisonnier était allongé, qui regardait curieusement son nou- ; Yeaul compagnon et, lorsqu'il com- , pris que Lefranc l'avait vn, 1] se re- ; dressa.\u2014-ltaliano ?demanda-t-il.\u2014-Non, Français, répondit Le- frunc.\u2014 Ah\" ça va hien, répondit l'autre, Je suis Italivn.mats j'ai longtemps habité Paris, et je parle francais, Nous pourruns converser un peu.Lefranc ne se sentait aucune envie le causer, mais il ne pouvait se , ; dérober à l'invitation.Comment êtes-vous ici?demanda l'Italien \u2014J'ui été recueilli en mer.répondit le forcat qui ne se snuciait point dans quarante huit heures, nous se-, rons & Cayenne.Ep attendant, séparez le reste de la ecargalson,; autant que vous le pourrez sans décaler le bateau.Puis, revenu dans son poste de\u2019 i commandant, il envoya aux machi- | nes cet ordre impératif: | \u2014\u2014Toute la force! Le \u2018\u2018Ville-de-Dantziz\u201d fila alors\u2019 * Sud-Sud-Est de toute la vitesse de ;ses chevaux-vapeur, et pendant | vingt-quatre heures, rien ne vint - troubler les méditations du capi- | taine.Le coton continua à se con-.| sumer lentement, empuantissant le | navire d'une fumée âcre et opaque.\u2019 1Si tout marchait bien, on entrerait 4 Cayenne, avec quelques provisions pour les bagnards et des matériaux de construction, assez tôt | pour enraver le sinistre en débarquant proprement les balles de coton.Mais.brusquement, au milieu de la nuit qui précédait l'arrivée à j Cayenne, on vint réveiller le capt traine pour l'avertir que, brusquement, l'incendie prenait des proportions inquiétantes.En effet, quand le capitaine { sortit de sa cabine, une colonne de flammes déjà haute s'échappait !de l\u2019entrepont.Ce fut aussitôt le | brante-bas de combat et tout l'é- | quipage s\u2018attaqua au sinistre.| C'est un lieu commun de dire jaue I'ean et le feu, ces deux enne- (mis, sont également redoutables.Sur un navire, on craint les deux let l'un autant que l\u2019autre.Malgré l'énergie déployée par le persoi- nel du \u2018\u201cVille-de-Dantziz\", le vapeur ne fut bientôt plue qu'un bra- \u2014En mer\u201d.qu'on vous met aux fers?Vous vous êtes révolté.sans doute\u201d \u2014Heu\u2026 oui\u2026 L'autre n\u2019insista pas.\u2014Ah! je comprends.dit-iil isimplement.Moi, je suls Vivatdo | Vivaldi, ancien membre d'un Comité | anarchiste, en lialie.Oui.Nous, ! avons fait un coup dur.L'assaut, \u2018d'une banque.J'ai pu fuir.Je! m'étais engagé comme matelot sur cette sale coquille de noix.Mon si-! :gnalement à été transmis partout | ' | set.dame.! \u2014Dui, interrompit Lefrane, je | devine.| \u2014 Ah\" vous aussi, alors, vous seriez un fuyard! La T.S.F, vous a jioué le même tour qu'à moi\u2026 Sa- tous côtés, dans un crépitement assourdissant.Bientôt, la voix de la T.S.F.vile-même se tut, cessant d'en- ivoyer dans l'éther 1'S,0.8S, Hbéra- teur.Malgré cela, le navire ne cessait pas d'avancer vers la terre et (ceux qui, le long du Maroni, guet- tajent les bagnards fugitifs aper- curent les flammes, en mer.A cet instant, un navire espa- enol, \u2018L'Imperator\u2019\u201d\u2019, s'apprétait a quitter Cayenne, faisait route pour lez portes du Pacifique, par le canal de Panama.Devancant de quelques heures son départ, l\u2019Impérator\u201d courut an secours du \u201c\u2018\u2018Ville-de-Dantziz\u201d.l'elui-ci flambalt toujours.Déjà, quelques canots de sauvetage étaient mis à la mer, chargés vraquer de membres de l'équipage.Seul, sur sa dunetle, le vieux loup de mer qui avait la charge du navire contemplait le désastre, insouciant de sa propre vie, mais huriant dans son porte-voix des conseils pour l'équipage.Enfin, ce fut le dénouement.Far un sabord rongé par le feu, la mer entra.au flot violent, pressé, aveugle, et s'engouffra par les es- raliers, dans les cales et dans la salle des machines.Ce torrent froid arrivant sur les brasiers des chaudières provoqua une explosion terrible.Des mor- reaux de fer, des poutres de bois volèrent dans toutes les directions, retombant dans l'eau en lançant de hautes- gerbes blançheâtres.Il ÿ eut encore une explosion, le na- réconforta un peu.En mangeant l'Ilalien retrouva sa loquacité: \u2014Tn étais dans le \u201cdur\u201d?depuis longtemps Jacques Lefranc avait pu se fa-! miliariser avec l'argot de la pègre et il comprit.\u2014Un an et demi depuis le jeur a Mon arrestal:on, \u2014 Ca te pesait, la Guyane?\u2014Surtont lorsqu'un est innocent.\u2014Oh! tit sais, te donne pas cetle peine-id, ave: moi! Innocent on pas, tu es une victime de leur canaille d \u2018 de société.Vivaldo Vivaldi étalt un de ces farouches Îlluminés qui, ne tron- vant point à leur goût l'ordre établi brure, s'ouvrit par le milieu et s'engloutit dans le flot avec un grand remous.A demi Inconscient, Jacques Lefranc, que la mer avait emporté loin de la terre, n'avait rien vu de cette tragédie.Ce n'est que lorsqu\u2019il heurta de la tête une épave du \u2018\u201c\u2018Ville-de-Dantziz\u201d qu'il sembla reprendre conscience de son état, et, dans un délire, demanda: \u2014 Gouraud?Etes-vous Gouraud?.Au loin, des plaintes montalent sur l'onde traîtresse.Les appels des naufragés parvenalent au fu- Sitif et achevèrent de lui faire reprendre contact avec la vie.\u2014 Ah! ça! où suis-je donc?Puis, tont près de Jui, 11 vit un grand panneau de bois, ce qui, sans doute, avait été la porte d'une cabine du \u2018\u2018Ville-de-Dantziz'.et qui se balançait sur lee vagues.Malgré sa fatigue, Jacques Le- franc trouva la force de se hisser sur ce radeau improvisé.Il per- gut encore quelques appels désez- pérés, puis un brouillard opaque lui obseurcit la vue, l\u2019eau et le ciel semblèrent se confondre et il s'évanouit.Ainsi, À la même heure, deux drames s'étaient joués dans ce coin du monde.Deux hommes.injustement condamnés et en révolte contre la sentence inique, a'étaient battus contre les éléments et un navire avait trouvé son destin dans une mer éloignée de son port d'attache.Des deux hommes, \u2026.là?\u2026 l'un, déjà, Et c'est pour criafture ayant toujours ses droits les sul de France, qui, lu! se charze- !ra de me faire retrouver le chemin , du bagne, : t+ \u2014Volire! Je te dls! \u2014Comment pourrals-je y échap- \u201cper?\u2014Qui n'essale nlen n\u2019a rien! \u2014Ici?avec une chaîne au pied ct la mer autour de soi! Merci sien! C'est assez d\u2018une expérience.Après un simulacre de lutte entre le nageur et la barque, Fernand Gouraud avait dû s\u2019avouer vaincu et s'était laissé capturer.L'autre, Jacques Lefranc, gisait, presque sans vie, eur une épave arrachée au navire.Et pendant que la chiourme emmenait Gouraud dans sa prison qui, désormais, se refermait plus lourdement sur lui, le navire sauveteur.l'\u201cImpérator\u2019.lançait sur les flots des embarcations pour repêcher les survivants du naufra- Lal e D'abord, les chercheurs ne virent aps Jacques Lefranc, qui était allongé sur son épave et ne sl- Enalait point sa présence.Mais du pont du navire on avait aperçu le bagnard, et l'on guida les recherches.\u2018 Insensible toujours, Je forcat fut tiré dans l'embarcation et, quelques minutes plus tard, était allongé dans un lit de l'\u201cImpéra- tor\u2019, Il fut long à reprendre vie.L'épuisement d\u2019une nuit de marche dans la brousse, le séjour dans l'eau du Maroni, d'abord, dans la mer, ensuîte, amenait une réaction dont le médecin du bord ne pou-| vait prévoir l'issue.Enfin, après des soing énergiques, Jacques Le- franc reprit connaissance.On ne laissait pas, sur l'\u201cImpé- rator\u2019\u201d, d'être assez étonné de la présence de cet homme que yer- sonne, parmi les rescapés, ne reconnaissaient.L'officier en second du \u201c\u2018Ville-de-Dantziz\u201d se refusait à l'identifier \u2014_\u2014 \u2014 Bon.Et bien, ce jour-là, si tu veux, nous seronts prêts à cuir! \u2014Si je le veux?Commeut pou- vez-vous en douter?\u2014Tutoie-moi: dès maintenant, nous sommes frères.Voila: Tu penses bien que je m'attenlais à ce que mon signalement soit lancé partout et, si je ne pouvais éviter qu\u2019on me reconnaisse, je pouvais le \u2014Y a d\u2019avtres moyens, (prendre un minimum de précau- \u2014Je ne vois pas.itlons.Tu y es?\u2014Si j'étaig sûr de toil.i \u2014J\u2018 suis.Jacques Lefranc n'insista nas,\u2018 \u2014Sur leur \u201cImperator\u201d, j'a; re- \u2018attendant quelle proposition vien- trouvé un ancien camarade qui s'est ; drait de son compagnon.Cela, d'ail- rangé à la suite d'un zoup dar, c\u2019est t leurs, ne traîna pas.vrai, mais qui garde toute sa sym- ! \u2014Avec toutes chances de réussi- pathie aux malheur-ux comme toi te, sang un coup dur, tu serais hom- et moi\u2026 Je lui ai raconté mon af- me à essayer?faire et nous avons tout prawn pour \u2014Pourquoi ma fuite, ; pas?Je puis affir- , lauds!\u2026 .j Puis, changeant brusquemen* de ; ton et de manières: | \u2014Alors! Tu en es aussi?| \u2014Je ne vous romprends pas! | \u2014 Enfin, quoi.tu as Une salle \u2014 i \u201ci ous ae ?Je me rendrais à!lignes de votre intelligente lettre.jangus av ¢ des lmages nouvelles.creuse el fragile qu'est un coeur de jeune fille, dépend tout le succès gnes le frisson qui agitait l'âme de | Au gre de | | it i 3 l'aéroport.Au revoir.Je veux garder cette amitié, Miss Toute langue humaine est ume ma- de l\u2019avenir.Châteaubriand ?LGUAZILS | > i Crest San canadien al À JEUNE FRAIS.\u2014Je ne crois rien Trek et de era sur vous, nière de mythologie.Les mots Jes La tâche est immense, pour lg micux réussir, sonvenez-vous un LES ALGUAZILS, la pensee a ln ame de ® ademoiseils | A : ; \u201c 5 ä CN \u2018 a x : T e .2,2 : .* : & ce que me dit votre lettre.Vous gonnent la souffrance\u201d, cest une plus usuels sont d'anciennes mages, peu qu'un jour vous avez été une jeune fille.Si vous croyez alors| En souvenir d'Andersen \u2014 Yvonne A.Labelle, d'Iberville, fl | ne pouvez étra aussi cruel et a application qui sf elle était cou plate comme simples signes.avoir reçu la meilleure éducation, celle qui convient à notre époque, Le 125e anniversaire de la nals- was Pour aimer, et alme pour vi-|ll qui a maintes fois signé des Jf t en mire EE \u2018une jfätie apporterait le bonheur (OM-| Victor Hugo est un des plus au milien oi votre enfant est appcléc à vivre, celle qui la rendra| sance du grand conteur Anderson.\u2014_\u2014 articles dans cette page, sous le, | .maison de correction.Tone, vous pet Au monde.La vo lous far grande noms de notre Yttérature.bonne et heureuse fout ensemble; l'exemple à suivre est alors tracé.| a été célébré solennellement dans Crest bien difficile d'écrire son pseudonsme Chior\u201d.une air.[6 ouvez être hien persuadé que je no $UKUC, CR | LEE | Très contesté pendant les vingt- Lo ep a \u2019 _|{out le Danemark, le 2 avrij der- coeur ! se s # \u201c pous Les M au sérienx, 1] JOUTa eile qui a raison.La sagesse cinq premières années de sa carTiè- Mais si la plante délicate de votre âme a manqué d\u2019eaw, de dou nier.Ce fut la fête de la jeunesee lv des moments on 1 .|ll ficulté de race entre deux ; m'est arrivé une fois, dans une vil.Ob l'ouvrir les veux, el d'essaver Le, LI a été très admiré pendant !es| cenr, ou de fermeté: si surtout vous (n avez souffert en quelque ma-! et toutes les écoles étalent fermées.dire: 12 aes moments où Doped: époux canadiens dont le mari il n Jégiature, de recueillir dans un bos- Je comprendre, L infidélité est cho- vingt-cinq années suivantes, Hugo nière, vous comprendrez aisément, dans votre intelligence féminine,} A Copenhague 1! y eut un détité me porte à rire ! , croit dans son rt do s\u2019ans | , } quel, une pauvre petite grive que |fe commune, el blen rares \u201cont! est de ceux qui durent parce que quels sont les moyens à prendre pour empêcher chez votre enfant, de six cents enfants costumés en \u2014_\u2014 glifier de nom et d'idées, pour \u2018| : le, plomb d'un chasseur maladroit CEUX Qui me l'Gnt pas commise au c'est, la beauté du style qui con- : PA : : héros et heroines des contes du| Quand tu reçois une lettre, ils|f réussir aux Etats-Unis, ez dont, > avait orate Lorsque j'ai senti|MOIns une pelle fois, en pensée serve.LI est 1e plus grand poète ly-| les mêmes difficultés.\u2018 AN célèbre écrivain.bien ce qu'on te dit.mais crois du-[{| 14 femme désiro rester la gar- ; 1 dans ma main, se débattre contre la |0U de fait, C'est pourquoi {mag Tique français, Avant tout, que votre fille trouve en.vous premièrement une| \u201cSur la piace de l'hôtel de ville, vantage à ce qu'on ne te dit pas ! dienne do son origine françai- j mort ce pauvre petit oiscan qui] AYONS toutes les raisons pessiiies grande amie à qui elle\u2018sente loujéurs le besoin d'aller en toute con-| soixante-dix mille enfants réunis ree i se, - d'insectes destructeurs de nos plan.4'étre indulgent pour les autres, fiance : ee ont chanté des choeurs qui furent| Pour trahir un coeur aul aime, Tout se termine fort heureue | TE ; A angeur $I nous connaissons notre propre vous retourne en double, et ce, .Rk So 0 ; ; dams le monde enti ar ce n'est par nécessaire d'être nn sement par le retour vers le pa.| s n'avait rien fait de malare Sal | faiblesse.que Je, Mon coeur, Et comment, après avoir consenti les sacrifices que nécessite UE ES ams fe mon Cr Da goujal; il suffit d'etre un homme ! {riotisrme.puis vers je Canada, | : avait rien fait a celui qui le tuait; ANITA DU PREHAULT: =| gpoRTIF: \u2014 Je comprends que mission éducatrice, ne goûteriez-vous pas le bonheur par vos filles ?|\" Ii faut se souvenir qu'on oublie ! La critique trouvera des fai- ; pour le simple plaisir de tuer, jet L'invitation est x gentille que Je| vous n'almiez pas la femme per-| Cela doit être si doux à un coeur maternel, de se sentir bénie dans em | blesses dans ce livre.Je me , me suis demandé si le menrtrier, voudrais pouvoir y répondre PA! dant do sa grâce à exercer tous les ses enfants.It n'y a qu'une manière d'être | contenteral de souligner lo tas : ,car ce ne pouvait fire que scela, {un ou.Soyez assurée au ', serait sports, sans discernement.Je ne ; .heureux: accepter de ne pas I'étre ! lent et l'imagination féconds y était un illogique ou un mécréant.jcordial e eureux, mais Je NC! vous accuserai pas d'être d'une au- _ : ~ - de Ia narratrice, à Je ne possède pas une dévation ou- Drévois pas passer par votre che- |.\u2018\u2019apoque puisque vous aimez la .LAS La critique est N y aura toujours des sourds.Ecrire un roman est nn bel trée pour aucun animal mais je; min, an rours de l'été.Je vos! femme essentiellement femme, 2 I qui verront.et des aveugles.QUIIL effort pour lequel 11 convient A pense que nous devons nous diffe-i remercie fout de mame, et, disons C'est être de tous les temps, cela, aisee, art entendront ! .de féliciter l'auteur.: rencier des fauves qui se détruisent {que je suis allée sous les arbres vous savez, cat toujours Ml s'est |p .o i RUBAN BLEU.On peut se procurer \u201cLa L entre eux, et qui dévorent les hom- frais de votra parterre, à votre! trouvé des femmes, et en grand ~ est diffici e peur d'aimer au \u201cCanada - À mes, par un peu plus d'humanité !jolle villa, en votre douce compa nombre, gracicusement féminines oo .Français\".À Saint-Jean d'Ebere \u2018 À qu'eux.et bien aussi par un pen, Anie, passer queiques heures de gang toute leur vie.Je trouva Ce | ville, ou chez J'auteur à Iber- : ylus de raison.Et ben pntendu | farniente.peut-être les plus Agréa- je sport intéressant lorsqu'il ron- RANC / NE Tel est.Je crois, un viell adage Oonsel S ville, Qué.je ne parle pas ici de la destruction bles de tout l'été, et soyons hen- tribue à former de la beauté; mais qui a son application en ce mo- e LOUISE.des animaux malfaisants, mais delreuses toutes deux comme de viril-!;] n'a pas ma faveur lorsqu'il vise !{ment plus particulièrement.Lals-; |.Prati es ' ; ceux ui nous sont utiles, ne nousles connaissance, J'accepte les 58-|an tapage et à la publicité ontrée, * i se mol d'abord vous expliquer le | i éjudice, et dont la|lutations nt surtout le bon baiser ; ie .titre de cette chronique avan - causent aucun préju Jan de et durée J'allais te tenir rancune, ly fer plus avant, ! Elevage des escargots.\u2014 En ane à la sauge.Ils mangent , ; ment.Pour les mots que tu m'as dits.i \u201cart de lz décoratlon\u201d signl- Aina i a, los.Buss! ls son, et c'est ce qu'on leu?- ; re DES AMIES DU COURRIER DE | Je gardais \u2014- fermement maudits, \u2014 i DE Jécnrer won Sel quels fis peuvent se réfugier au donne au réveil lors du printemps.HSE: \u2014 ui * i : Py \"Iles i , ws Le 1zoup., JOUISE: Je suis heureuse que Deux vengeances, plutôt qu\u2019une.ison auto, la rellure d'un livre, etc.| lien de s\u2019entasser les uns sur los Le chou leur plaît ausst b P | LAMPE MODERNE vous aimiez ces blographles.J'ai LL.en un mot tout ce qui ne con-| Autres et de s\u2019étouffer.Inutile de Pour nettoyer les touches de pia- : l'intention de continuer en choi- Je n'avais pas pardonné 'cerne pas sa personne.L'ensemble !Ps nourrir à cette saison: fs sont} ao.\u2014 Frotiez-les avec un chiffon - \u2014_\u2014\u2014 ; , sissant d'abord parmi les plus mar- na li vestimentaire étant soumis a| férence au thym.au romarin, a la {yon \"io boa gaan da Cologne, elles \\ Voici pour le studio une petite[rnfiiera la douille de l'ampoula| quantes, Au fond de ma conscience, {jvart de savoir s'habiller\u201d, locu-| ©nBourdis.En été.donner la pré- ceront ainsi blanches et brillantes.| .1 i .* + \u201d 7 \" .lampe nouvelle, de forme tris sha- ere jour est une simple ban- FEUILLE VOLANTE: \u2014 Ma Et je tissais mon silence, hi tion qui nous est familière, m\u2014 ' pie et peu caûteuse.Elle est, soit de, deux côtés sont joints en Jes FAUYrE ami.Que retireriez-vous de Comme un fil empoisonné.li Le premier est un art, actuelle N ; > \u201cen parchemin, soit en papier ÆLo-| collant l'un sur l'autre.L'abat-jour tout cela?Vous l'êtes-vous deman- ; I! ment, plus difficle que le dernier, POUR LES JEU ES : doid ininflammable.est bordé en haut et en bas d'une aes ol at amhuuite Tecom- | Je roulais ia lourde meule ih car nous sommes à une époque de \u2018 : - ' noir du bas possède, un lanière, Celle du bas le joint à un ÿ , 8 ! e 1a.lai ee is ij transition, ot l'art moderns pren: A L'entonnoir P vôtre, ne peuvent changer ainsi Du faible tyvannisé, .i|une place considérable mais avan- 2 ; de direction impunément.Quel be- Vers ton cocur, pour Déeraser.lice encore en tâtonnant, .soin de souffrance vous incite à Horreur! Je n'étais plus seule.i L'affluence des meubles peu coû- .chercher ce bonheur défendu et si , ; .; i! teux et d'une quantité de cérami- ; éphémère?Ayez In force de rom- | L'enfant qui sommeille en moi [|| ues et de verreries artistiques, .Pre ce malaise moral où Notre âme | Partagerait ma colère?ii crée un désir commun A chaque , s'en Jise.Et avant qu\u2019il ne goit \u2018testorait A {maîtresse de maison: celui de trop tard, reprenez-vous.Aussi |! Et détesterait son pére, : i transformer son intérieur.longtemps que vons flotterez dans Plus tard, sans savoir pourquoi?| Mais, malheureusement, ca quil l'Indécision, le désespoir vous tor- .n'est pas toujours réussi par un turera, Ma pauvre ami, si pénible d'allais te garder rancunel maître décorateur faisant parfois .que soit votre devoir, présente- + Et voici \u2014 pardons subits \u2014 oeuvre d'architecte l'est souvent men est votre devoir, et i nest Pour les mots que tu m'as dits.moins encore par une profane en voie suivre.N exagérez - tendrees 16 , ! la matière, et il faut faire très at- ; plus cette solitude.Et votre cn.Deux tendresses.plutôt qu\u2019une! tention, ne pas trop se fier À ce ant, et votre mari?.Songez que ie.8 N que l\u2019on voit chez ses amis ou dans tout cela n'apporterait à votre na- Marie-Paule SALONNE.les expositions.ture loyale que cendres, détresse.Il ne faut pas croire que l\u2019ar- ; Mo donnerez-vous d'autres nouvel- gent compte pour beaucoup dans .oe et de bonnes nouvellea?Je ces changements.Il y a des gros- : Je vain! mais over persuadée que aingl que des soupirs inutilement | consume, que de tristesses se sont ses faute qu\u2019il faut éviter: je vous ; ' als Trans - voue et attendre [contenus, s'échappant des poitrines fondues et comme ln flamme qui |en entretiendrai, d'ailleurs, dans un mot d'espérance.sans doute oppressées et émues.monte, les ailes de la foi se sont |de prochaines chroniques.| LOUISE.Quel secret agltait ces coeurs, élevées au-dessus des terrestres! Il n'y a pas que les maîtreeses i quels désirs remualent ces ames miséres.de maison qui aiment les change- .| pendant que leurs lèvres balbu- Une à une, les personnes age-! ments (les femmes, seules, ne sont Toa 3 tialent les Ave et que les grains nouillées ont quitté leurs bancs, les pas changeantes).Les hommes ne L heure de noirs on nuancés roulaient sous les | YEUX que je n'ai pu distinguer |se contentent plus du classique .doigts nerveux.Dans l'ombre, loin ! étaient peut-être rougis, mais à leur [bureau de chêne.Îls préfèrent le ; la solitude des yeux inquisiteurs, qui n'a pas démarche légère.j'ai compris qu'el- [genre \u2018paquebot de luxe\u201d et font ; i 4 l'essuyé une larme, bercé une joie ! les avaient laissé là une inquiétude.[recouvrir les murs de haut en bas 4 : -\u2014 Ceux que la vie meurtrit bien sou- UN désir, la blessure de leur âme.de boiseries uniformes d\u2019'acajou, Dans quelquex fours, M.Roxe nnua Vent, ceux dont on soupçonne pour- R.RANTE.surilesquelles Jouent les rayons lu- Je suis entrée à l'heure du cré- [tant la lassitude et l'angoisse et Juin 1030.mineux diffusés par une ramps de puscule dans l'étroite et humble dont le sourire constant et la jovia- verre opalin qui sertit la pièce ! chapelle, située le long du chemin !le humeur nous étonnent, les timi- comme autrefois les corniches de qui conduit \u201cchez-mol\u201d et où cha- des que l'indifférence ou la raille- 9 plâtre.Naturellement l'ensemble que soir, je vais déposer mon âme | rie foudroie, gardent jalousement 7 Art est très luxueux, très riche.Le bu-| et ses incertitudes, mon coeur ot! pour eux leurs intimes impressions, 3 reau et les fauteuils en bols sem- son trop plein.Pas une lumière blindent leur coeur contre toute 2 blable &'harmonisent admirable- | n'offrait sa clartd aux quelques per- sympathie humaine.C'est au fond hall ment blen à Ja chaude couleur de sonnes agenouillées, Etalent-elles d'une sombre église qu'on les dé- l'acajou qui lui sert de fond.On perdies dans le recueillement du |couvre parfois ces braves ou ces \u201caux _ pourrait croire qu'il est indiapen- leu Saint, ou enveloppées de l'at- rebelles venus faiblas et confiants, opus A Vauvergnate.= Un sable d'harmoniser rideaux et ta- mosphère de paix qui sans doute |s'alléger d'une trop grande détres- d ou yen.ne oe uate oeufs, DIF, et 1a est Verreur, iI faut abso- leur venalt de I'Ami sl souvent so- |se.Pour les coeurs lourds de jole | r jam on d ork.4 \u201c7 lument des rideaux clairs et un ta- ltaire\u2026 car pas une ne tourna ses ou de peine, comme 11 ent consolant \u201cLAPelure, beurre.pis clair pour faire ressortir le lJui- regards vers la nouvelle venue que cel abandon, cet appel vera la For- Faites cuire le chou, réduisez-le sant d'un bols, et pour éviter l'im- j'étais et À qui elles cachalent leurs |co suprême, cet élan do confiance \u20acN bouillie et répandez-en Une \u2018pression d'uniformité et la sensa- figures peut-être anxicuses et at-|qu'ils ne sauraient avoir vers In|couche dans le fond d'un plat {ion pénible que ne manque pas triatées, créature humaine, fât-elle tmäme creux.de donner une pièce aussi sombre.\\ Lampe Moderne.Un seul lampion devant l'autel une soeur préférée, une amie de Taïllez de petites tranches de Ces bureaux modernes oft le i oa I ; .é, : de la Vierge troublait 1'obscurité, A prédilection.Que de chagrins con- Jambon d'York que vous placerez |luxe atteint son maximum eont À dessus, simple rond Joint, coma 1] cercie de laiton joint par qnatre part la lampe du sanctuaire qui en tenus tont le long du jour, ont été sur le lit de chou.puis mettre les souvent froids et font parfois re- AN \"IR été expliqué précédemment ®t! branches de laiton disposées & un fidèle gardienne projetait sa lueur : déversés à la faveur des lampes oeufs brouitlés cults, recouvrez gretter certains petits bureaux ROBE DE PETITE FILLE en étamine foncée à dessin multicolore.Fore ,explig 3 » | ;#ollé, an centre de l'entonnoir du petit cercle dans lequel on enflic- JàAmals affaiblie sur les voiles de la éteintes, sur l'oreiller où les têtes ! d'une couche de jambon d'York, gris plus simples.sans prétention, me simple, blousée, garniture de ruches, a.Hidessua.Celul-el est bordé dans léira la donille de I'ampoule.Cstia- [prison sacrée.Longtemps, Je auis étaient enfouies, mais combien plus enfin une dernière couche de clou, mais & l'atmosphère plus accuell-| ROBE DE JEUNE FILLE en soie artificielle claire à dessin multicolore, ; lante.J'ai donc bien raison de dire que la décoration est un art et que I'argent ne fait pas tout.restée sans une prière, dans ce ai- lence profond, Des, chapelets que Von balançait sur les bancs en les \u2018égrenant-me venait lé'léger bruit, salutaire ce cri tombé de l'Ame an- golssée dans la pieuse obscurité d'une chânelle recuetille.Avec le lamplon allumé qui lentement se - Volants formant de larges plis, col rabattu en soie blanche, garnitus re de franges.RORBE°DE JEUNE FILLE en crépe de laine blanc A impression malieoy lores.Forme simple, ceinturée; ceinture étroite en parefl, À\u201d saupoudrez avec un peu de «chapelure, semez quelques nolsattes ge beurre, passes deux minutes au tour.\u2018thaut d'une laniére le joignant a unlcl passe donc À ia fois, dans \u2018le cer- \u2018cercle de laiton, Joint par 4 vran-|rle de la monture de la lampe el ches de laiton disposées à un pô- dans celui de la monture de l'abat- Xtit-cetcle en'Jaiton dans lequel On jour, Lu Le al t4 sa an ha dan 8 brest v rage tan Tat :\u201d PAGE 8 LA FÊTE NATIONALE ES LA PATRIE, JEU DI 26 JUIN 1930 \" sa T CE \u2014\u2014 aS TET LEBRE E AVEC EC CAT tandis que la vieille mère partagée entre l'inquiétude de voir brûler ses fartes dans le fourneau et la joie de contempler ses enfants au foyer familial, se tlent debout et regarde émue la scène impressionnante.Ce sujet fut fort bien représenté, La jeunesse contemporaine n\u2019est pas oubliée dans la parade, le \u2018mardi gras\u201d, représente une fêta de masques modernes.L'EPLUCHETTE DE BLE-D'INDE LE BON VIEUX TEMPS REVIT EN TABLEAUX Le spectacle merveilleux des chars allégoriques.- Le premier ministre Tableau amusant que celui-là.Un groupe de jeunes filles et parmi elles deux amoureux peu audacieux.On épluche du blé-d'Inde.L'artiste a imaginé de représenter les hést- tations d'un des jeunes gens qui vient de trouver \u2018\u2018l'épi rouge\u201d et ° ° {qui se voit forcé d'embrasser sa assiste à la parade.| velie devant rout 1 monde: | Autant le laisser aller de cette rave \u201cscène est charmant.autant le dé- De la tribune officielle.le spec-| Cuir ; tacle de la fonte qui se pressait sur: corum de la :uivante est imposant.le rcours de la parade et qui \"COMMENT VOYAGEAIT applaudissait avec eenthousiazme L'INTENDANT\"\u201d c rapeau, chaque fanfare.; chadue drane ailégorique chaque, CN est le titre.Confortablement as- section était imposant à voir.Cotte pi oN A a + population canadienne-française qui; fonpé de on Eur favorite, se pré.se réjouissair à l'évocation de sesi, Fu an fa {tandis que = Le Soray.| jasse dans un fautent.tandis du i Que lue Ou rege amr pouenrnt Ta barque 5 Te =~ PC \u201cvogue la galère\u201d.vla des costumes de jadis donnait vosue | une grande leçon de survivance! 1A RECOLTE DES POMMES française que les spectateurs de ra, EN ACADLIE étrangère ont admirée.se 5 | Vole{ toure J'Aradle et sa spien- deur, le vieux pommier charcé de | fruits, ses bonnes paysannes qui les RETARD FORCE vuefllent.(a petite église Inintaine.représentés en un vaup d'oeil, On aperçoit dans Je fond de srène \u2018a statue d'Evence'fne.La foule qui s'était massée sur Je parcours.depuis le matin, de| bonne heure, demeurait là.même sous les ondées.s'attendait a voirl défiler Ja procession vers trois, Charmante cotte jeune fille nui heures.{ fleuretre aver les officiers charess Cependant.la rumeur rourut du zuet et qui teur sourit du hat persistante que je défilé ne se met} de sa fenêtre entr ouverte, trait pas en marche avant cinq heu-\u2019 ne .res de l'après-midi.En effet, les SANCTUS A LA MAISON officiers de l'observatoire de l'uni-, versité MoGill venaient d'avertir, Jes organisateurs de la manifesta- sition \u201cLe Sanctus à la Maison\u201d.tion que le baromêtre indiquait La vieiilr aieule à j'échine courhés une température incertaine Jusque | aut marmotte son chapelet en cavers cinq heurese mais par roNnLr2| ressant la téte hlonde de sa petite que le soleil apparaltrait vers cel-; fille et 1a maman agenonillée dans te heure.La foule ne s'impatienta | 13 cuisine et qui herre dune matu pas.Les évolutions d'un aéropla- |.berceau son dernier au moment 1! y avait quelque chose d'extrêmement émouvant dans la rampo- ne attirèrent l'attention at allégè-} rent quelque peu les heures d'at-' tente.i LE DEFILE x Soudain deux estafettes de la police à cheval parcoururent au Fa-, lop la rue Sherbrooke suivis par! des agents-cyclistes.On vit alors] déboucher un corps de seize ciers à cheval qui précédait l\u2019autn-_ improvisée.Près de la porte de ia mobile du chef de police Langevin.| caserne une senfineile cause Immédiatement aprés venait un; avec denx femmes, la mêre e* a (fille qui viennent porter des fruits groupe d'agenis à l'allure militaire.suivi d'une forte escouade de pompiers.L'apparition du peloton des Vétérans portant en téte leurs drapeaux rapportés des chante do bataille souleva l'enthonsiasm\u201d de la foule qui les applaudit frénétiquement.Les invités d'honneur sa levèrent tous pour honorer le courage de reg héros.Les uns ont de la difficilté à marcher.Farmi eux on voit un vétéran de l'armée française arborant sen uniforme bleu, un soldat traînant sa jambe de bois.nn aveugle que son camarade conduit par le bras.i LES CHARS ALLEGORIQUES ' La parade comprand 24 rhars al- légorinues, 74 cections de la snclé- té Saint-Jean-Baptiste, Je ronseil général et res invités, cr 28 corps de musique et de rlairons, plusieurs sociétés patriotiques et de secours mutuels.\u201cLe Bon Vieux Temps\u201d, Je pre- \u2018mier char allégnrique qui apparaît Teprésente une élégante réuninn an jardin de Versailles, on y voit un troubadonr chantant Irs exploits des chevaliers à une dame de Ja cour entourée de ses suivantes.taudis qu'un paon fait Ja rove.Un peu Plus loin une scène commémorée dana toutes les familles canadien- nes-francalses, \u201cLa fête du gâteau des rois.Le seigneur accueille bras ouverts celui qui porte le gâteau à trois étages, tandis qu'à l'arrière-plan un viotoneux et un élarinettiste exécutent les airs de Noël.Le tablean suivant nous ra- êne à une sevne mémorable dans 3a vie des familles françaises d'au- fretois.Deux jeunes époux son: À \u2018signer laur \u201cContrat de Mariage\u201d, cérémonie grave qua cnlle-j« Le marié déluré, la mariée rougissante, le hon vieux papa en habit de cérémonie, les témoins gourmés æntourent le notaire que \u2018oure roîts istoire a l'air à ennuver.La scène qui suit ne\u2018rontient que deux personnages.les anrcs apportant le message de paix 2 la terre est plus familière aux rontempo- aîins.Qui ne se rappr!le, le son- Fentr de la petite églisa de camna- £ne à un clocheton enfrnie jusqu'à fni-vitrail et entourée \"des carrioles\u201d des \u2018\u2018hahitants\u2019\u2019 venus entendre la messe de minuit.LE FEU DE LA SAINT-JEAN ; Une des traditions les pins bril- tantes du Canada-Frangais.\u2018Le Feu de la Saint-Jean\u2018 est le thème de la reproduction suivante: C'est Ja reconstitution de la fate de 1665 au cours de laquelle Monscigneur fe Laval, le vice-roi.M.le marquis e Tracy.le gouverneur, l'intendant et tous Jes r@litaires de Quebec mirent le feu au bucher de la faint-Jean-Bantiste.5 LA LESSIVE AU RUISSEAU { Nos bonnes ménagères modernrs pnt dû plaindre du fond da coeur es pauvres femmes du dix-septid- ne s'ècie qui faisaient leur \u2018'Lessie au Ruisseau\u201d.Ces rénnions vaient Un charme particulier, car fes blanchisseuses, si on peut en ja- er par la scène évoquée, savaient ntremêler la causeite au labenr.evant la bonne petite auhergu des \u2018Quatre Chemins\u201d, la srène pftto- esque du \u201cBan au Tambonur\u201d nous ontre le crieur pubHe lsant un essage aux buveurs attahlés.Cet.e coutume est demeurée sous une orme mitigée dans nos campagnes es crieurs à la porter des églises \u2018en sont-ils pas une reminiscence?A BENEDICTION PATERNELLE La hénédiction du jour de l'an t le sujet du char allégorique saui- ant.afité: En face du bon vieux poêle deux ponts, le père majestueux ver er EEE A enfants 150000 see pt Fo Le offi-; { 11 évoque une scène émou- ère sed deux brag sur \u2018la tête da et de ses petits-enfants, aù le Sanctus sonne touchent au sublime Cette ecène fut vivemen* applaudie.LA PARTIF DE CARTES AU CORPS DE GARDE Ce jnli sketch nous présente un groupe de militaires qui au corps de garde entre relevés s'empressent de mêler les cartes sur une table à quelques militaires de leur qe- renté.\u2026 Puis re sont deux s-bnes Tele gieures qui se dérou'ent devant jes spectateurs \u2018Le Reposoir de la Fate-Dien\u201d et \u201cle comperage\u201d.\u201cle camprrage\u2019 est Un Pssal de reconstitution des coutumes.des véhicules et des costumes de java.Voici le grand jour du baptème du nouveau-né.On part cinq, 6K voitures, a travers les \u2018ranges\u2019 et on ~hantanne méAme en route, la Dov.teuse et le poupen sont dans la vo'- ture d' \u201cen avant\u201d tandis que je compere ét la commêôre suivant: puis viennent les amis les uns en \u201cAogrart\u201d.ies antres en \u2018\u2018aulkics\u201d.f'effer dre habits à carveaux, des shapeaux ridienles da l'épogne, de la mode à sé faire couper les rhe- veux e?la barbe donnent Un cach: d'originalité exélusif a cet ensni- bie.LES COMMUNIANTES Quoique n'ayant pas la saveur de vétusté des tableaux précédents cette mise en ecèna est fort jo'ie.Les petites rommuniantes AasBis®s autour de la statue de la Sainte- Vierge sous la survelance de la honne religieuse ajoutent una note tre les deux portraits des auteurs de notre chant patriotique.Enfin le petit Saint-Jean-Baptis- te et son mouton qui amène les acclamations de Ja foule et Jes airs de jole des enfants.LA SOCIETE S.JEAN-RAPTISTE Les représentants des sections Duvernay, lmmaculée-Cunception, Montcalm, Notre-Dame, Etienne- Parent, Saint-Edouard.Champlain, saint-Jean-Baptiste, Jacques Viger, Iberville, Lafontaine, Longueuil Notre-Dame du Très Saint- Sacrement, Papineau, Notre-Dame- de-Grâce, Verdun, Saint-Nicolas, Saint-Jacques, Louis Hébort, Saint- Denis, Sault-au-Rérollet, Père Marquette, Saint-Louis de France, Notre-Dame du Perostuc] Secours, De Salabery.Saint-Clémant, Saint- Stanislas, Saint-Oharles, 1,.-0.David, Notre-Dume de la l\u2019aix, Saint- Henri, Saint-Joseph, Saint-Paul, Saint-Pierre Claver, Saint-Ambroli- se, Maisonneuve Bourget, Saint- Vincent Ferrier, Préfontaine.FX.Garneau, Saint-Jean-Barchmans, La Nativité, Sainte-Philomènz, Acadte, Saint-Arsène, Saint-Jean de la Croix, Desnovers, Jainc-Claire, de Tétreaultville.Suint-Jean-Bapiiste de la Salle, Salnt-Sarremant de La- chine.Saint-Lambert, Saint-Paul de ia Croix, Saint-Mare, Saint Jean- Baptiste Vianney, Nutre-Dama des Anges, Saint-François Solano, Saint- ~ Irénée Saint-Zotigue, Salnt-VIerre aux Liens, Salnt-Viarzur.Saint- Léon de Westmount, les Saints-An- ges de Lachine, Saint-Etienne représentaient la Société Saint-Jean- Baptiste.LPS FANFARES Les rorps de fanfares et de clairons & sont rendus nombroux à l'invitation des orgaaisataurs de ia parade.Nous avons réussi À noter au passage les noms suivants: l'Harmonie du Servive des Incendies.\u2018a fanfare Saint-Martin, les Un agent sur cinq, à Chicago, serait à la solde de la pègre CHICAGO, 26.\u2014 John HH, Al cock, l\u2019homme à la poigne de fer qui agit comme commissaire de police, a déclaré la guerre aux bandits et en même temps aux officiers de la police malhonnêtes.Le maire Thompson a dit à At- cock que son premier devoir consistait À capturer tous les bandlts de la ville d'abord, et ensulte de; convaincre ces bandits de culpabilité et les envoyer soit au péniten- cler ou a la chaise électrique, Al- cock lui-méme, a annoncé sa réso- Jution & purger la police de ses membres malhonnêtes.Le \u201cHerald | contre les bandits.and Examiner\u2019 dit qu'Alcock a déclaré que sur cinq policiers il y en avait au moins un sur la liste Je paye des bandits, Cette proportion vaut pour tous les grades, a partir du simple constable jusqu'aux es- pitaines.La \u2018conviction du meurtrier de Iingle peut conduire d'après Alcock À la découverte d\u2019une union des politiclens avec les bandits.D'après Alcock, 500 bandits causeratent tous les crimes qui se commettent dans Chicago.Le maire Thompson a déclaré, hier, qu'il accordalt son appui complet à Alcock dans sa campagne 11 failait maintenir près de 300,000 personnes échelonnées en sept ou buit rangs tout le long de la rue Sherbrooke, de Ia | venue Papineau à l'avenue Atwater, et sur l'avenue Atwater jusqu'à la rue Dorchester.La foule, ignorant que la parade avait été remise à cinq heures, commença à \u2018se pas ser sur la rue Sherbrooke, sur une distance de près de quatre milles, dès onze heures hier matin.Le grand prohlème de la police était de contrôler la circulation des milliers d'automobiles dans les rues transversales à la rue Sherbrooke.ainsi que les milliers d'enfants qui tentaient, dans leur anxiété de tout voir, de se masser au milieu de la rue.Le chef Langevin avait chargé l'inspecteur Joseph Lefebvre du district Est, de commander les officiers en rharge.L'inspecteur Le- febvre était assisté des inspecteurs Bilodeau, du centre, Desrosiers, du Nord; Childs, de l\u2019ouest, et Bilo- deau, de la circulation, Ces offi- viers, assistés d'environ 75 capitaines, lieutenants et sergents, ainsi une foule de | LE FEU D'ARTIFICE ! Au cours de la soirée, cent rin- jy.ante constables furent chargés, de maintenir l'ordre dans le pare i Lafontaine, afin de surveiller la foule qui vint assister au few d'ar- ltiffre.Ces agents étaient sous les ordres de l'inspecteur Desrosiers, pendant que 23 motoeyclettes étient sous les ordres de l'ingpec- teur Bélanger et du capitainu Legzett.LA également tout se passa dans ordre ie plus parfait.; CEREMONIE IMPOSANTE AUX | TROIS-RIVIERES | TROIS-RIVIERES, 23.«= (Sp&\u2019 *ciaï à la *Patrie.\u2019) \u2014 Au dire de: \u2018tous, ja fête de la Saint-Jean-Dap- j tiste, célébrée en notre ville, au- | jourd'hui, a éclipsé toutes celles | des années précédentes, Cérémo- nis religicuscs, procession des ! chars allégoriques, discours et di- | vertissements.tout a surpassé re que l'on avait jusqu'à maintenant | organisé.| Le révérend Père Lamarche, do- sm'nicaîn.professeur de philosophie radets de l'Académie sSaint-Char- les, de J'école Saint-Zntique, 1a garde du Sacré-Coeur de Siini-Zoti- Que, lex cadets du Mont-Saint- fanfare et les cads:s de l'Institut Saint-Antoine Ia ployés de Tramways, la fanfare Saint-François Solan>, l'harmonie de l\u2019école Piché, la garda indépendante Benoit XV, la garda de J'école Saint-Paul de ln Croix, do 1'école lhampagnat.indépondanta Saint-Edouard.les Royals Highlanders.les cadets de l'académie Olier, de l'académie Viauville, la garde indépendante Saint-Jedu- Baptiste incorporée, fantare amiva- le Cartier l'harmonia do Granby, les vadéta de l'académie Sainte- Brigide, la Philharmonie Lasai'e de Trois-Rivières, les racets de l'école Brébeuf de Rosemont, el la garde Sainte-Philomène, la fan- fara de DMontréal-Est, ln fanfare Saint-Jean-Baptiste, la fanfare dea Carabiniers Mont-Royal, et bien d'autres.M, CAMILLIEN HOUDE fanfars des en Le maire de Montréal accompa- Ené de plusieurs échevins et d'invités de 1a Saint-Jean-Baptis:e, sul- vit la parade et fut {ori appiaudi.11 était précédé de MM.Guy Va- nier, président général! de la Saint- Jean-Baptiste: l'échevin Weldon, le decteur Anatole Plante, M.PP.I.comité qui résiica le thème proposé, prépara la somposition du les défilé, étudia Je parcours et modes de formation ét de MM.Guy Vanter.~.r sivotte.J.-B, Lagaré et E, LES COMITES D'HONNEUR Sur l'estrade d'honneur avaient pris place (\u2018honorable M, L.A Taschereau, Mme Camillien Houde.moderne.pas déplacée, Lex vs qui décorent les alentours de Ja chapelle font un heureux éymbolisme.de paprrasses je lotiré qui vient «dans lu famille s'in-titué maître ot \u2018roi.U a déjà mis en pénitence lu vadelte qui s'est peur-âÎtre moq de son pédantieme.L'a¥eul au cheveux blancs et les mioches sufisent d'hn air incrédulr et tont de mêmes intéressé son discours tandis que la mère prête nine nreille attentive tout en flan: son rouet, LA VEIILTEE AV CHANTIER Voici Un sujet peu hana! et a piut beaucoup à la foule.C'est \" veillée\u201d aprés un lang labeur.deux musiciens du camp\u201d ont lear accordéon, la musique est vive et les auditeurs accordent du pied.chaussés de \u2018souliers de boeuf Un grand rAveur est dans un coin (L ne se mêle pas aux autres, un autre est à écrire une lettre à sa.femme où sa promise fandis que son camarade en épelle les mots.Un autre épisode de la vie ru~tique \u2018La partie de dames devan* la forge\".partie qui dure toujours.car les adversaires sont TetOrs.voisin qui est venu faire ferrer san rheval ne dédaigne pas de se mé- ler et donne des consells tandis que le forgeron, un gaillard aux épaules athlétiques frappe son enctume en suivant d'un oeil les attaques ot les contre-aftiquezs des damist>s.Voice! maintenant les épouses Jeg pécheurs de la Gagpéate qui {not le remailinze des filets.La péche à été honne mais leg filets ont souffert.C'est aux femmes qu'on sats- se cet onvraze, La foulr applaadit sur son passage.LE BOUQUET \\ LA SEIGNEU- RESSE SSH ni ' hii longuement Deux charmantes coutumes \u2018La présentation d'an bouquet à la sei- Encure-sé\u201d et la \u201cLa routumas de la foi et hommage\u201d au edgneur font le sujet le deux chars allégo- riaues très goûtés.On y remarque tout le dévorum dont s\u2018entourais le seigneur et le profond respect qu'en avait les hourgeois.\u201cLE CINQUANTENAIRE DE NOTRE HYMNE NATIONAL?Dans sa maquette, l'artiste a placé au premier plan le Canada personnifié par une Jeune fille qui réunit sous une gerbe de fleurs les drapeaux britanniques et francais.Au centre sont la Paix et le Pra- grès, à l'arrière domine la Foi en- les Le - le colonel F.W.Pope, représen- Mant du commandant gupréme drs Dans je même ordre d'idée 1x vi- fOrres militaires canadiennes, le: sion de \u2018\u2019L'instituteur amhulan:\"; major T.1, Trudeau, Mme EW.cal d'un réalisme magnifique.Doc-1 Pope, M.A.Bray, président du co- tement assis au milieu d'un paquet} Mité exécuitf et représentant su | Maire sur l'estrade, et son éponse, MW Frost, consul général des | Etats-Unis, M.Zanotti Blanco, con- su} d'Italie, V.V, Restaldi vire- (ronsul d'Itaile, M, Edouard Carre- | ron, coneu! général de France : M, jJaruis J.Skinitzero.délégué ; commercial de Ja république Ar- ; Rentina et son épouse.L.Kempt, l ronsu] général d'Allemagne et son j fpause, Charlies de Napalos, von- su] du Portugai: le sénateur F.I.! Béique.JP sénateur BE.Dandnrand.I Mme Aifred Thibaudeau, M.Geor- frs Hogg maire de Westmount et i Mme Hoge, M.@, Manrault, pa, 5.recteur de l'externat classique ! de Saint-Sulpice.M.l'abbé E, Fay.; délégué du patriarche latin de Jérusalem.le R.P, A Gauthier.supérieur du collège Bourget de Ni- Raud, M.Georges Bellerive, repré- ; sentant pfficici de la société Saint- 5 Jean-Baptiste de Québec, l'honora- hie M.&.Létourneau et son épouse, M.lé chanoine f F.A.Mar- ! hour, curé: de la basilique de | Montréaï, M lois chancelier qu diocèse de Montréal, M.Victor Doré.président de la commission M.Dansereau président ré {gional de l'AC.JM OC.M, J.Vie- i tor Desaulniers, M.Emile Vaillan- {court, Mme veuve J.RB.Vaillan- court.Mlje Edith B.Hurley, Mme .Dean d Atlantic City.Mile Jean- na Blanchard.M.KE.J Brossard.Mel Mme Elzéar Roy, M.W.H.Athorton, le docteur F.J.ckett, M.le fuge ot Mme J.B, Ar.chambault.M et Mme A.Beaudnin, M.Robert Raynauld, M.Eugene Noiseux, M.et Mme T, Smyth, Met Mme J.JL Guérin.M, F.Bru- neau, M, et Mme J.B.Lagacé, M.J.A.Rariteau, M.A.Phaneuf, M.O.Legros.Mlle F.Gauvreau, Met Mme Masse, le notaire et Mile | de LaRochelle, Mme H, N.Bernier, | Mme N.Grenier, M.Antoine Hoj- vin, Mlle C.Cypihot.et nombre d'autres, La fête se termina par un d'artifice au Pare Lafontaine.maire Camillien Houde nt échevins Allan Brav et Léon panier y assistaient, LE SERVICE | réal, feu Le rR \u2018Tré- PORDRE Le service d'ordre le plus parfait a existé pendant toute la parade et pendant toute l'après-midi.La tà- rhe des quelques cent agents qui étaient de service était difficile, car que d'environ 400 hommes, se sont ; à l'université de Montréal, a parté acquittés d'excellente façon de la, 4, ; leçons de travail de piété et tache ardue nui leur était assignée.| Ja foi et d'esprit d'altachement La rue Sherbrooke avait été divi-| prêtres qui se dégageaient de le lnadi réguitars © \u2018Louis, la compagnie des zouaves, ja sée en plusieurs sections et chacune |.vie do nns Anchtres de ces sections était sous le commandement d'un capitaine et d'un lieutenant.Les capitaines DeBelle- feuille, Laurin, Hébert, Noël.Young, Broden, Murphy, Barnes, Lawton.McGee, Broden ef Arse- nault, ainsi que les lieutenants Geoffrion, Joncas, Narbonne, Lan- teigne, Vincent, Glbeau, Richard, Desjardins, Marotte, Piquette, Parker, O'Neil.Corbett et Lévesque, commandaient ces sections.le lieutenant Geoffrion.qui a une longue expérience des foules, était particulièrement chargé de l'immense groupe qui se massait aux abords et dans le pare Lafontaine.!l s'acquitta de sa tâche avec honneur.Une escouade de quarante motocyclettes était sous les ordres du capitaine Leggett et du sergent Fi- lion.Vingt agents à cheval étaient sous les ordres du sergent Séguin.Pendant près de sept heures les agents furent à leur poste et vio: ne vint troubler la paix qui exis jusqu'à la fin de la parade.Un groupe de détectives, sous lez or- | dres de l'inspecteur Foucault.était chargé d'exercer une surveillance spéciale pour les tirelaine.La procession commenvya à déf- ler à cinq heures, et à A heurr: et 40, le dernier groupe quittait le pare Lafontaine pour arriver à avenue Atwater 4 7 heures et 15.Le départ se fit très lentement st certaines sections quittèrent le parc avant un certain retard sur les autres.Ces interruptions rendirent le travail de la polire plus diffirile, le chanoine J.A.Va-: stolaire de Mont-.Ha-; | patio et les officiers en car la foule, qui attendait déjà de puis plusieurs heures, rommencait alcrs à manifester son impatience, APRES LA PARADE Pendant tonte la durée ds fa pa- trade des milliers d'automoh:iez stationnaient dans les rues adjacentes a la rue Sherbronke.Les rues Papineau, Pare Lafontaine, Amherst.Haint-André, Cherrier, Samit-Hubert, Berri, et aitres rues, dans J'est.ainsi que Saint-Luc, Mil- tan, Crescent, Blenry.Prin xr- thur.dans l'ottest.Toutes ces rues {étalent noîres de monde, Un grand nombre d'automobiles étaient sées dans ces rues dès dix heres, hier matin.Les trottnirs étaient couvre: de spectateurs.Le dernier char aîlé- rorique quitta le pare Lafontaine à 5 heures 40, Inimédiatemen: en | arrière du dernier char venait Uins- | vecteur Bélanger, ?n charge de la circulation, qui donna des - rires afin que.quand la circulati in se- | rait ouverte, les piétons pourraient ! passer avant les antomobile Ensuite les automobiles furent autn- risées à circuler du nord au sud et {du sud au nord, Aprés queiques minutes la circulation vers Pest fut résumée et vingt minutes plus tard.seulement, les automobilez \u2018rent ! autorisées À cireuler vers Unest, | Ces ordres furent suivis à la let- ! tre et dans la partie est, nll ja fou] \u2018était la plus dense, à peine vinat minutes après le passage du der- nfer véhicule de la parade, la foufa était complètement disparue et la circulation était redevenne normale Il ne fallut que huit minutes À la foule et aux automobiles pour évacuer le parc Lafontaine, Dans 1s district ouest de la ville, \u2018a eir- culation était revenue normala dix minutes À peine après la fin de la La rireulation fut assez difficile & la rue Sainte-Catherine pendant environ quinze minutes, mais tout rentra bientôt dans l'ordre, Immédiatement après la parade les opérateurs du téléphone.de la charges 14.4 , 12 + parade.des postes numéros I, [ot 10, furent des plus occupés pendant plusieurs heures par les nom- hreux appels et les visites des parents qui avaient perdu des enfants dans la foule.Das moins dr cent- cinquante enfants furent ainsi rapportés perdus.Des mères affolées et des pères inquiets ke rendirent dans los différents postes nû se trouvatent de nombreux enfants.Les uns ne ='inquiétaient pas ot joualent, pendant que Iles antres pleuraient et appeinfent leurs mamans.A neul heures hier soir, cependant.le dernier enfant perdu était.retourné chez ses parents, après avoir été très bien traités par la police, - a soir à re sont la cathédrale.Cette année, les paroisses de la cathédrale.de Saint-Philippe.de Notre- Dame.du Saint-Sacrement, de Hailnt-François d'Assise et de Sain- te-Marzuerite, de méme que le zé-| minaire Saint-Joseph, l'académie de lle.ja Commission du portet quelques compagnies industriolles et commerciales, qui ont fourni ire chars allégoriques, tels que veux du \u2018Vieux Moulin, de \u201cL'E- voie du Rang\u201d.de \u2018La Croix du Chemin\u201d, du \u2018Retour des Chan- ! \u201c et autres.I] y ert {ralliement sur le terrain de l'exposition dans J'aprés-midi et réu- nirn de tous, le soir dans la cour Au séminaire où plusieurs discours «rent prononcés «ut una estrade quon y à tout spécialement dree- (sé, Une température parfois me- : hagante, n'a nullement empêché la célébration avec éclat de la Salnt-Jean-Baptiste.\\MORT DE M.L.OUIMET A L'AGE DE 81 ANS Le défunt était un des plus vieux et des plus respectés.citoyens de Laval des Rapides.grand i LAVAL-DES-RAPLDES, 20.(De notre correspondant}.- Nous avons le regret d'apprendre In mort d'un de nos meilleurs paroissiens, en Ja personne de M.Léon Ouimat de 81 ans et 10 mois.Fils de cultivateur et cultivateur ! Ini-même, pendant 42 ans, M.Oui- met était le type accompli du tra-; vailleur des champs.Rien ne l'in-' téressait tant que ce qui touche à la terre.11 était nn fervent des! concours de labour en avant durant ! de longues années remporté ins pre- miera prix.i Hommé pondéré, d'un caractère | très actif.fier et loval, il préférait ! la justice à l'intérêt personnel, le! travail persévérant qui Confére al l'hanimre sa dignité\u201d à inaction pa-! ! » âgé] | ! FEU M.LEON resseuse nui fait In ruine des milles et de la société, A soi noble titre de \u201cLaboureur chrétien\u201d nous pouvons ajouter relut de \u2018citoyen distingué\u201d.Marguillier à la paroisse Satnt-Martin, puis consetller et commissatre d\u2019écoles, 1! a rempli ces postes avr honneur et discrétion.Tonte ça vie, il fut l'ami do l'éducation, le de- fenseur de la religion, le protecteur des faibles et des pelits, tout en restant \"humble et bon cultivateur.Le défunt lalsse cing enfants deux fils et trois filles: MM, L-Er-! nest, de Montréal, hien connu dans le monde du cinéma: et Emile, marchand de Laval-des-Rapides: Mme veuve Aldéric Gauthier (Réa- trice) Mme Henri Bélancer.(Yvonne), et Mlle Ernestine Ouimet.Les funérailles auront lien A ]'4- glise du Bon Pasteur de [avai-des- Rapides.jeudi, & 10 heures, heure avancée, OUIMET fa- ; Circonscription UN ANCIEN DEPUTE DE MAISONNEUVE, DÉCEDE M.Alphonse Verville meurt à la suite d\u2019une opération.Nous avons le regret d'appreuire la mort de M.Alphonse Vervilie ancien député de Maisonneuve, survenue à la suite d'une opération à l'estomac.M.Verville était une figure bien connue, à Montréal cet dans la province.1; naquit le 28 octobre 1564, à Ville St-Paul, près Montréal, d\u2019Aïfred Verville, mécanicien, et de Parmela Leduc, :ille M.ALPHONSE VERVILLE d'Herménégilde Leduc, de Saint- Hilaire, Li fit ses élues à l'école parois- siala du Sault-au-Récollet, et [at mis en apprentissage à l'âge de 14 ans.II émigra aux Etats-Unis, en 1883, et y fut successivement con- tremalttre dans deux importantes maisons.I! revint au Canada en 1593.EH] prit une part active au mouvement syndicaliste, de 1595 a 1906.11 fut président local des plombiers, de 1838 a 1902, presi dent du Conseil Fédéré, aujour- d'hui, le Conseil des Métiers st du Travail, pendant deux termes d'oi- fice; il fut élu président géneral du Congrès Ouvrier du Canada, an Congres de Montréal, en 1904; réélu par acclamation à Toronto, en 1905, à Vietoria, en 1906, à Winnipeg en 1907, Halifax en 1906; il abandonna ce poste à Québec en 1909.ij a été membre de la Commission administrative de Montréal de 191$ à 1921.En 1916 il fut élu député ouvrier, au fédéral, pour l1 de Maisonneuve, à ia mort de Raymond Préfontaine.11 fut réélu en 1908, en 1911 et ca 1917 pour la circonscription Saint- Denis, aprés la rédistribution dé- cennaile ses sièges.En politique ii était travailliste-libéral; il était un des grands admirateurs de sir V/H- frid Laurier._ La canalisation du Saint-Laurent TORONTO, 26.\u2014 La \u2018Qu
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.