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Titre :
Le droit
Éditeur :
  • Ottawa :[Le droit],1913-
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Cahier 2
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le droit, 2022-07-16, Collections de BAnQ.

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[" leDroit ÉDITION MAGAZINE SEMAINE DU 16 AU 22 JUILLET 2022 + MUSIQUE Squerl noir DES MÉLODIES PORTÉES PAR LES MOTS PAGE 6 + CINÉMA Confessions LA DOUBLE VIE D\u2019UN TUEUR À GAGES PAGES 16-17 + MODE L\u2019ESSENTIEL POUR L\u2019ÉTÉ PAGES 24-25 MUSIQUE LIVRES CINÉMA LE P\u2019TIT MAG HORITCULTURE \u2014 L E D R O I T , P A T R I C K W O O D B U R Y Eaux turbulentes UNE RECRUE SE JOINT À L\u2019ÉQUIPE PAGES 2-3 SAMEDI 16 JUILLET 2022 leDroit M2 ARTS ET SPECTACLES YVES BERGERAS ybergeras@ledroit.com L\u2019équipe de Bliktv a récemment achevé, dans la région d\u2019Ottawa, le tournage de la deuxième saison d\u2019Eaux Turbulentes, mettant en vedette Hélène Florent et Gabriel Sabourin.Les deux comédiens ont repris l\u2019uniforme des sergents-détectives de police Marianne Desbiens et Charles Carignan, confrontés à un nouveau meurtre.TOU.TV et ARTV diffuseront «à l\u2019automne» ces nouvelles péripéties, constituées de 6 épisodes de 60 minutes (soit deux épisodes de plus que la première saison).Cette dramatique franco-onta- rienne a toujours pour cadre Queensbur y, une petite ville minière (et fictive) jouxtant une réserve autochtone.Son amorce reflète la prémisse de la première saison: une femme autochtone est retrouvée assassinée, forçant les deux inspecteurs à mener l\u2019enquête sur ce qui a toutes les apparences d\u2019un crime haineux.Mais ils sont cette fois aidés par une jeune recrue, Rubina Duquette, campée par Ève Rin- guette (Pour toi Flora et Le Dep, avec Nish Médias), «un personnage qui a les deux pieds dans chacune des deux réalités, parce qu\u2019elles est Autochtone mais qu\u2019elle est avec nous, les enquêteurs», expose Hélène Florent.(Son personnage a toutefois un fils aux racines anishinaabées, joué par Jacob Whiteduck Lavoie [Bootlegger; Une Colonie]).«Rubina amène une autre vision [au duo initial de flics allochtones].Parce que, indirectement, ça [la série] traite des deux visions, du racisme qu\u2019on retrouve des deux cotés.Comment on s\u2019y prend pour se comprendre, pour se retrouver?C\u2019est toujours délicat», étaye Gabriel Sabourin.Les deux limiers œuvrent à ce que les deux communautés fassent plus que simplement cohabiter, mais qu\u2019elles apprennent à tisser des liens, poursuit Gabriel Sabourin.«NUANCES DE GRIS» Cette deuxième saison est cosi- gnée par Michelle Allen et Marie- Josée Ouellett, qui ont pris le flambeau de l\u2019Ottavienne Marie- Thé Morin.Les deux autrices ont pris soin de donner «de beaux rôles aux comédiens autochtones.C\u2019est pas juste des rôles de méchants, de maltraités, de toxicomane ou de femmes saoules.[La comédienne innue] Katia Rock, par exemple, tient un rôle complexe qu\u2019elle est heureuse de jouer» illustre Hélène Florent.Les séries ont souvent tendance à présenter des personnages et des situations très «noirs et blancs, pour augmenter les contrastes dramatiques» alors qu\u2019«avec nous [Eaux Turbulentes], ça se mêle dans toutes sortes de nuances de gris».Seuls cinq comédiens de la première saison sont au rendez-vous de cette seconde enquête.«Il y avait plein de nouveaux visages, plein de Francos et plein d\u2019Autochtones, le casting est super!», ajoute-t-elle.De ce tournage, le Québécois Gabriel Sabourin retient «la rencontre des communautés [anglos, francos et autochtones].C\u2019est beau de voir que [après des décennies à se tenir à distance] il y a tout à coup des échanges autour d\u2019un même projet, d\u2019un même but.» «Il y a eu de supers moments d\u2019échanges au sein de l\u2019équipe.Par exemple, quand on s\u2019adresse à eux, on devrait-tu dire \u2018Anishinaabe\u2019 ou Gabriel Sabourin (Charles Carignan).Ève Ringuette (Rubina Duquette) et Hélène Florent (personnage de Marianne Desbiens).\u2014 LE DROIT, PATRICK WOODBURY \u2014 L E D R O I T , P A T R I C K W O O D B U R Y DEUXIÈME SAISON D\u2019EAUX TURBULENTES LES PIEDS DANS DEUX RÉALITÉS leDroit SAMEDI 16 JUILLET 2022 ARTS ET SPECTACLES M3 YVES BERGERAS ybergeras@ledroit.com La jeune comédienne d\u2019Ottawa Amélie Trottier ne tient pas un rôle prépondérant dans cette deuxième saison d\u2019Eaux Turbulentes, puisqu\u2019elle est campe Macha, retrouvée morte dans le premier épisode, peu après son mariage avec un Autochtone.Elle profite toutefois d\u2019un certain nombre de flash-backs pour étoffer son personnage de victime.La partie du scénario évoquant ce mariage traditionnel «a changé trois fois, pour être plus authentique» et à l\u2019écoute de la célébrante de la communauté de Pikwakanagan, qui était précisément celle qui allait officier lors de cette cérémonie de mariage factice, explique la comédienne, qui fait partie du Collectif poétique Les Frivoles «C\u2019est très enrichissant de se retrouver sur un plateau avec autant de comédiens autochtones.J \u2019avais rarement eu le plaisir d\u2019échanger vraiment [auparavant].En tant qu\u2019outsider, je me sens privilégiée de pouvoir vivre cette expérience qui, peut-être, peut conscientiser un peu mon entourage.» Blik s\u2019efforce de mettre tous les artistes sur un pied d\u2019égalité «et de les écouter».poursuit Amélie Trottier.«On veut que le résultat soit bon et pas juste du divertissement; [l\u2019objectif, c\u2019est aussi de] passer un message.» «Je suis super contente de travailler sur une production [télévisée] qui essaie d\u2019être plus à l\u2019écoute que ses prédécesseures.On veut faire \u2018mieux\u2019 et je trouve ça beau!» se réjouit celle dont l e s a u d i t e u r s d\u2019 U n i q u e F M connaissent peut-être la voix, car elle était animatrice de l\u2019émission L\u2019Utopie d\u2019Amélie, en 2021.«Passer un message» \u2018A l g o n - q u i n \u2019 ?L e terme \u2018algonquin\u2019 vient des [colons] européens», alors que les Premières Nations sont actuellement dans un mode de réaffirmation de leur culture, et préfèrent logiquement revendiquer l\u2019appellation ancestrale.terme que le tandem québécois semble avoir adopté, par souci de reconnaître la réalité historique.La série a été tournée à travers l\u2019Ontario: dans la capitale fédérale et à Toronto, mais aussi sur le territoire algonquin de Pikwa- kanagan, à environ 1h40 d\u2019Ottawa.Elle est coproduite par Bliktv, petite compagnie de productions audiovisuelles d\u2019Ottawa, et KOTV (société présidée par Louis Morissette).PLUS HALETANT «La saison deux prend une tournure à saveur encore plus autochtone», promet la productrice de BlikTV, Léa Pascal.Et puis il y a, surtout, «beaucoup de rebondissements, cette année : ça va être plus effrené, plus [haletant]», mentionne Mme Pascal, qui a confié à la réalisation à Jim Donovan (en lieu et place de Lyne Charle- bois, responsable de la première saison).«Il y a pas mal de scènes d\u2019action; c\u2019est rare qu\u2019on fasse des courses- poursuites dans la vie, donc des policiers nous ont donné des trucs, montré des techniques d\u2019interventions et comment manier une arme» de façon réaliste, confirme Gabriel Sabourin.TANDEM.ET COUPLE Afin de bouleverser un peu la routine, le scénario a fait des deux enquêteurs des partenaires de vie : «on va rapidement apprendre qu\u2019ils sont devenus un couple» entre les deux saisons d\u2019Eaux Turbulentes , mentionne Hélène Florent.« Ça ne va pas être si simple, voire \u2018turbulent\u2019, de continuer à travailler ensemble», ajoute son partenaire de jeu, hilare, en ajoutant que son personnage à lui ne peut pas enquêter sur le nouveau meurtre car il connaît trop bien la famille endeuillée, et qu\u2019il n\u2019est pas Ève Ringuette interprète une nouvelle policière, Rubina Duquette, aux racines autochtones, qui va apporter une nouvelle dynamique au duo initial d\u2019enquêteurs \u2014 LE DROIT, PATRICK WOODBURY, censé se mêler de l\u2019enquête de sa conjointe.« Dis ons qu\u2019 i ls essaient de construire quelque chose dans l\u2019intimité.mais ils n\u2019arrivent pas beaucoup à \u2018déploguer\u2019 de leur job», enchérit Hélène Florent.«Émoti- vement, j\u2019ai beaucoup de pistes a explorer, entre mon nouvel amant et partenaire, et la rupture avec mon fils Billy, qui va mettre mon personnage dans tous ses états parce qu\u2019il cherche à s\u2019affirmer, à s\u2019affranchir, [et qu\u2019il va] s\u2019acoquiner avec une gang » dangereuse et peu fréquentable aux yeux de la policière.Les quatre épisodes de la première saison sont présentement accessibles sur TOU.TV.La productrice de BlikTV, Léa Pascal.\u2014PATRICK WOO- DBURY, LE DROIT \u2014 L E D R O I T , P A T R I C K W O O D B U R Y SAMEDI 16 JUILLET 2022 leDroit M4 ARTS ET SPECTACLES CLAUDIA BLAIS-THOMPSON cbthompson@ledroit.com Après avoir tourné Pour toi Flora l\u2019automne dernier en Outaouais, la comédienne Dominique Pé- tin revient à Gatineau, une ville qu\u2019elle dit affectionner particulièrement pour son public «exceptionnel».Cette fois, elle plongera dans un tout autre univers, un monde plus lumineux que l\u2019histoire des pensionnats pour Autochtones racontée dans la série de l\u2019autrice et réalisatrice Sonia Bonspille Boileau.La comédienne se glissera dans la peau de la narratrice du roman de Michel Jean, Kukum.Elle lira l\u2019histoire d\u2019Almanda Siméon qui tombe en amour avec un Innu de Pekua- kami et qui quitte sa famille pour suivre ce jeune Thomas.«C\u2019est tout le mode de vie des derniers Autochtones avant que la drave arrive, mentionne Dominique Pétin.C\u2019est comme ce dernier passage sacré dans cette façon de vivre de l\u2019époque.» Cette dernière a aussi prêté sa voix au livre audio de Kukum.Ce succès littéraire de Michel Jean, elle le qualifie de voyage intérieur de par l\u2019appui des images décrites par l\u2019auteur.À sa première lecture en tant que lectrice - et non pas pour le travail où l\u2019aspect technique prenait plutôt tout l\u2019espace - elle s\u2019est envolée dans son esprit, dit-elle.«C\u2019est très enveloppant.» Et c\u2019est ce même sentiment qu\u2019elle souhaite communiquer avec le public dans cette mise en lecture présentée le samedi 16 juillet au foyer de la salle Odyssée.En se laissant bercer par la douce voix de Dominique Pétin, les gens pourront même fermer les yeux, avoue-t-elle.«Ça ne me dérangera pas.» Quelques effets sonores - mais très peu - ponctueront la lecture.Chant autochtone et tambour marqueront également le récit.Le spectacle d\u2019environ 1h15 sera suivie d\u2019une période de discussion.«C\u2019est vraiment une rencontre intime entre eux et moi.» Cette façon unique d\u2019aborder une oeuvre est plutôt détendue, croit la comédienne qui confie aimer particulièrement cet objet artistique.D\u2019ailleurs, dans le dernier épisode de Pour toi Flora, c\u2019est la protagoniste qui fait la narration, souligne-t-elle.«La voix se branche directement au coeur.Il n\u2019y a pas d\u2019intermédiaire entre la voix et les sensations éprouvées par l\u2019auditeur.J\u2019aime beaucoup ça.» Seule sur scène, une difficulté supplémentaire pour la comédienne, la lecture narrative du roman de Michel Jean doit être vivante sans pour autant être du théâtre.Pour y arriver, Dominique Pétin affirme devoir mettre sa sensibilité au service de l\u2019objet qu\u2019elle doit livrer.Dans un état de détente, elle dit se placer en communion avec le public, sans qui il n\u2019y aurait pas d\u2019histoire.Et même si ce n\u2019est pas la première fois qu\u2019elle racontera cette histoire à haute voix, elle garde en tête la possibilité de se laisser surprendre par le récit.«Chaque fois je découvre de nouveaux passages qui me font réagir.J\u2019arrive la plus prête possible, mais avec une part d\u2019inconnu pour que je suis puisse me laisser surprendre et plaire aux gens davantage.» Dominique Pétin cassera la glace à Gatineau ce samedi pour ce spectacle présenté dans le cadre des Arts d\u2019été.Kukum de Michel Jean, lu par Dominique Pétin et mis en lecture par Michel Poirier sera également présenté au Théâtre du Rideau Vert (19 août), au Théâtre Petit Champlain (25 août) et au Théâtre Le Patriote (27 août).LES ARTS D\u2019ÉTÉ La mise en lecture de Kukum fait partie d\u2019un programme varié présenté au Québec par les productions Martin Leclerc dans le cadre de l\u2019événement Les Arts d\u2019été.Au total, sept spectacles et lectures sont présentés entre le 16 juillet et le 10 septembre.Un hommage à Sylvain Lelièvre mis en scène par Joe Bocan est prévu le 21 août à Gatineau.Intitulé Qu\u2019est-ce qu\u2019on a fait de nos rêves, le spectacle réunira sur scène Stéphane Archambault, Daniel Boucher, Florence K, Roberto Medile, Danielle Oddera, Martin Théberge et Pierre Verville.Jean-Sébastien Girard sera également à la salle Odyssée le 25 août pour JS Tendresse, son spectacle inspiré de l\u2019émission radiophonique où l\u2019animateur présente les petites et grandes chansons ayant marqué le palmarès pop-adulte au Québec entre 1970 et 2000.Marie-Chantal Perron fera aussi la lecture de son roman, Les douze mois de Marie, le 30 août au foyer de la salle Odyssée.Il s\u2019agit d\u2019une réflexion sur l\u2019amour après 50 ans, mais aussi sur le rôle des beaux-parents.*** Renseignements: https://lesarts- dete.ca/ KUKUM: SE LAISSER BERCER PAR LA VOIX DE DOMINIQUE PÉTIN Dominique Pétin se glissera dans la peau de la narratrice du roman de Michel Jean, Kukum, pour cette mise en lecture présentée dans le cadre des Arts d\u2019été.\u2014 COURTOISIE leDroit SAMEDI 16 JUILLET 2022 M5 SAMEDI 16 JUILLET 2022 leDroit M6 ARTS ET SPECTACLES CLAUDIA BLAIS-THOMPSON cbthompson@ledroit.com Toujours aussi habile dans sa façon de livrer sa musique, Squerl Noir a lancé dernièrement Danser sur Mars, un nouveau ver d\u2019oreille estival qui se trouvera sur l\u2019album Sous la fourrure cet hiver.L\u2019auteur-compositeur-interprète choisit d\u2019enlacer la poésie de la chanson française et de la marier à un rap mélodique planant quelque part entre l\u2019indie et la pop.Les synthétiseurs à la new wave permettent de prendre une direction opposée à la scène hip-hop et ouvrent un monde d\u2019exploration musical.Si son amour pour les mots et son envie de faire vivre ses textes le transporte naturellement vers le rap, son désir de création et de partage est plus fort que le croisement musical qu\u2019il retient ou ses nombreuses influences musicales, comme l\u2019alternatif et le métal.Avec Danser sur Mars, l\u2019artiste s\u2019interroge sur les intentions véritables de la société face aux changements climatiques.La mélodie entraînante atténue le sérieux du texte percutant bercé par la culture française de Squerl Noir.«C\u2019est une musique plutôt originale qui va se faire sur l\u2019album.Ceux qui aiment le texte et qui aiment se pencher sur la chanson en français, j\u2019espère que ça leur plaira», raconte l\u2019auteur-composi- teur-interprète aussi influencé par les David Giguère, Rosalie Vaillan- court, Philippe Brach, Coeur de Pirate et Karkwa.Sous le nom de Squerl Noir se cache David Robquin, un Franco-Ontarien d\u2019adoption, qui a quitté sa France natale il y a six ans.Son nom d\u2019artiste est un hommage non dissimulé à la ville d\u2019Ottawa.D\u2019ailleurs, il portait une casquette des Sénateurs lors de l\u2019entretien avec Le Droit, lui qui affirme s\u2019être attaché à l\u2019équipe parce qu\u2019il a été charmé par Ottawa.«Pour moi, il y a un truc romantique.Ottawa sera la ville de ma vingtaine et ça fera toujours partie de moi, de mon identité.» En parallèle à son projet musical, l\u2019artiste de 30 ans se penche sur un recueil de textes pour offrir un autre support physique à sa musique, dit-il.«Comme l\u2019écriture est primordiale dans mon projet, je veux me donner le défi de sortir un recueil de textes avec l\u2019album.» Cet ouvrage unira les textes se trouvant sur l\u2019album et ceux n\u2019ayant pas encore trouvé leur musique, mais qui ont «le mérite d\u2019exister».Avec cet autre projet d\u2019écriture, Squerl Noir veut s\u2019émanciper, rompre avec les contraintes sociales et les statistiques qui viennent automatiquement avec un projet, croit-il.Il aspire à une forme de libération de la pensée où toutes les barrières de la raison et du jugement sont détruites.«En plus de la critique de la presse qui est toujours bonne à recevoir, je trouve qu\u2019aujourd\u2019hui on se compare beaucoup avec les statistiques.Spotify, YouTube, surtout que ça ne veut pas forcément dire quelque chose.Il suffit de mettre un peu d\u2019argent ou d\u2019avoir un coup de chance et de se retrouver dans une bonne liste de lecture.» C e r e c u e i l , c \u2019e s t a u s s i s a démarche artistique mise sur papier.Pourquoi fait-on de l\u2019art?Qu\u2019est-ce qui est important dans une œuvre artistique?La forme, le fond ou les deux?L\u2019auteur-com- positeur-interprète se nourrit de sa propre réflexion sur son art, son processus créatif et sur l\u2019identité.Squerl Noir fera partie d\u2019un spectacle de Sofar Sounds, une start-up d\u2019événements musicaux qui crée des spectacles dans des endroits uniques pour rendre l\u2019expérience intimiste.L\u2019artiste offrira quatre chansons le 28 juillet dans un endroit pour le moment inconnu du quartier de la Petite Italie d\u2019Ottawa.Pour Squerl Noir, l\u2019écriture est primordiale.Son amour pour les mots va au-delà de ses choix musicaux.\u2014 COURTOISIE JULIEN LAVOIE SQUERL NOIR, L\u2019AMOUREUX DES MOTS leDroit SAMEDI 16 JUILLET 2022 ARTS ET SPECTACLES M7 YVES BERGERAS ybergeras@ledroit.com L\u2019auteur-compositeur-inter- prète Patrick Lac a récemment lancé Francophonie Sauvage, une série balado consacrée aux francophones de sa nouvelle terre d\u2019asile, la Colombie-Britannique, où ce natif d\u2019Ottawa ayant grandi à Gatineau a déménagé ses pénates il y a peu.Patrick Lac est non seulement le concepteur et réalisateur, mais aussi l\u2019animateur de Francophonie Sauvage, la première saison du balado Franc Ouest * Et plusieurs de ses compositions et ambiances sonores parsèment les capsules.Cette série podcast à saveur documentaire entend «célébrer la francophonie dans toute sa splendeur!», au fil de portraits de francophones (et de francophiles) se démarquant «par leur talent, leur passion et leur détermination».«Franc Ouest, c\u2019est la découverte d\u2019individus fascinants qui ont des histoires de vie uniques et différentes, mais qui ont tous quelque chose en commun: ils ont tous un jour décidé de quitter leur francophonie et de se diriger vers l\u2019Ouest.[Ce balado] représente pour moi une rencontre profonde avec des personnes qui ont beaucoup vécu et qui ont beaucoup à nous apprendre», explique le musicien.Sauvages, les Franco-Colom- biens?Le titre allait de soi, car «On est entouré de beauté sauvage ici, il faut simplement prêter l\u2019oreille et la valoriser.[.] Les Kootenays Ouest sont vraiment \u2018perdus dans le bois\u2019 .chez ma sœur, à Rossland, il y avait 3 ours qui ravageaient son jardin de juillet à septembre», indique Patrick Lac.  «Pour des francophones qui ne sont jamais venus ici, tout ça peut paraître sauvage, wild; mais ici les gens trouvent ça tout naturel!», explique celui qui s\u2019est installé dan les Kootenays, où il attend l\u2019arrivée d\u2019un troisième enfant.Ici, le terme sauvage exprime donc la distance, l\u2019éloignement.«Plusieurs personnes me parlaient d\u2019insécurité linguistique et de la différence de sonorité du français des jeunes fran- co-colombiens.C\u2019est différent d\u2019un accent franco-ontarien ou fransas- kois», poursuit Patrick Lac.Né à Ottawa, où il a vécu sa prime enfance avant de déménager à Hull, où il a suivi sa scolarité, Patrick Lac continue de se définir comme un «fier Franco-Ontarien» ayant «grandi dans un univers bilingue» \u2014 tout comme son père et ses 11 oncles et tantes, originaire de Sudbury.Il se dit convaincu que Franc O u e s t s a u r a « i n t é r e s s e r l a communauté d\u2019Ottawa-Gatineau», dans la mesure où «ce projet sert de vitrine à la francophonie canadienne en milieu minoritaire».Six épisodes ont déjà été mis en lignes sur diverses plateformes, dont  Apple Podcast  et  Spotify.D\u2019autres épisodes s\u2019ajouteront au fil de l\u2019été.«SANS FILTRE» Francophonie Sauvage promet «du contenu régional fascinant, inédit et sans filtre», avec des personnalités au «vécu singulier», expose Patrick Lac.Ses invité.e.s s\u2019expriment sur les raisons pour lesquelles ils ou elles se distinguent.Iels abordent sans tabou des «sujets complexes comme la diversité de genre, les peuples autochtones, les sports extrêmes, les personnes racisées et l\u2019entrepre- neuriat chez les jeunes», résume-t-il.Le premier épisode s\u2019intéressait à une championne mondiale d\u2019équi- librisme sur sangle (slackline), Mia Noblet, qui a franchi 222 mètres au-dessus des chutes de Hunlen dans les montagnes côtières de la Colombie-Britannique», et détentrice de plusieurs «records époustouflants», fait valoir l\u2019animateur.La deuxième capsule s\u2019intéresse à l\u2019homosexualité et la ruralité, en compagnie de la drag queen Johnny Poutina, alias scénique d\u2019Alex Pilon.Québécois d\u2019origine, ce coiffeur et «ambassadeur LGB- TQ+» est venu se confier aux micro de Patrick Lac pour parler de son «cheminement vers l\u2019acceptation de son homosexualité».RISQUES D\u2019ASSIMILATION Les autres épisodes s\u2019intéressent à la peinture (en bavardant avec l\u2019artiste visuelle («et avide skieuse») d\u2019origine québécoise Stéphanie Gauvin, dont les toiles reflètent « son amour pour le plein air» et son intérêt pour les jeux de lumière naturelles) ; à l\u2019agriculture (avec Rachel Tetreault, une fermière anglophone (malgré ses origines québécoises), qui s\u2019ouvre franchement sur «sa relation compliquée avec la langue française», elle qui est aujourd\u2019hui directrice du chapitre local de l\u2019organisme Canadian Parents for French) ; à l\u2019entrepreneuriat (en compagnie de la cheffe Sonia Ratté, copropriétaire de plusieurs entreprises, et passionnée de bouffe «terroir»).Dans le tout dernier épisode mis en ligne (le 8 juillet), il est question de boisson fermentée et de dévouement.celui de l\u2019entrepreneur Éric Matton \u2013 un autre Québécois d\u2019origine \u2013  qui a acheté la compagnie Kootenay Kombucha en 2019, et parle de son parcours.*** R e n s e i g n e m e n t s :   a f k o.c a / f ra n c o u e st   ;   f a c eb o o k .c o m / francouestpodcast FRANCOPHONIE SAUVAGE Un balado sur les Francos de l\u2019Ouest.UN ÉTÉ SIGNÉ SALLE ODYSSÉE BILLETTERIE : 819 243-2525 SALLEODYSSEE.CA K U K U M L E C T U R E 1 6 J U I L L E T H O M M A G E À S Y L V A I N L E L I È V R E 2 1 A O Û T J S T E N D R E S S E L E S P E C T A C L E 2 5 A O Û T L E S D O U Z E M O I S D E M A R I E L E C T U R E 3 0 A O Û T RACHID BADOURI LES FLEURS DU TAPIS 21, 22 ET 23 JUILLET LES VOISINS 5, 6, 12 ET 13 AOÛT WOMANSPLAINING SHOW 11 AOÛT LA NATURE COMIQUE RÉAL BÉLAND ET DIDIER LUCIEN 17 AOÛT PHILIPPE LAPRISE POURQUOI PAS 19 ET 20 AOÛT MIA KELLY LANCEMENT-SPECTACLE 31 AOÛT SALLE ODYSSÉE UNDERCOVER LEGENDS OF ROCK 18 JUILLET BEN RACINE BAND 19 JUILLET LUDOVICK BOURGEOIS 1ER AOÛT FEMMES DE SOUL SYLVIE DESGROSEILLERS 2 AOÛT CÔTÉ JARDIN SPECTACLES EXTÉRIEURS GRATUITS À LA PLACE DE LA CITÉ 19 h SAMEDI 16 JUILLET 2022 leDroit M8 ARTS ET SPECTACLES GENEVIÈVE BEAULIEU VEILLEUX gbveilleux@lenouvelliste.qc.ca CRITIQUE Passion, trahison et tragédie.Les ingrédients parfaits de la comédie musicale étaient réunis jeudi soir pour la première médiatique de la production Notre-Dame-de-Paris au Lincoln Center de New-York.En ce 14 juillet, fête nationale de la France, on y présentait ce grand classique dans la langue de Molière, une première.Depuis sa création en 1998 par Luc Plamondon et Richard Cocciante, la comédie musicale adaptée du roman éponyme de Victor Hugo a fait le tour du monde.On l\u2019a jouée dans 23 pays et en neuf langues, mais c\u2019est en français, avec une transcription sur des écrans, que le public new-yorkais l\u2019a découverte pour la toute première fois aux côtés des Chicago et Wicked de ce monde.Un défi relevé de façon grandiose par la distribution comprenant plusieurs Québécois devant une salle captive et bondée.Dès les premières notes de la pièce Le temps des Cathédrales du troubadour Gringoire (interprété par Gian Marco Schiaretti), l\u2019immense théâtre de plus de 2500 sièges a bu avec plaisir chaque note de ce chef d\u2019oeuvre musical, brillamment livré par un orchestre.La justesse vocale et la présence hypnotisante d\u2019Esmeralda (interprétée par Hiba Tawaji) ont rendu justice aux pièces Bohémienne et au duo Beau comme le soleil.Comme les personnages masculins de Phoebus, Frollo et du Bossu, le public a été charmé par le talent brut de la chanteuse libanaise.PUISSANCE ET CHARISME De son côté, Quasimodo avait une mélancolie et un grain de voix à faire frissonner.Le talentueux Italien Angelo del Vecchio a rendu hommage au célèbre bossu dans la mélodie Dieu que le monde est injuste ou encore le poignant Danse mon Esmeralda, qui a généré des applaudissements bien sentis.Vétéran de la production, Daniel Lavoie a relevé de nouveau son défi en interprétant le torturé prêtre Frollo, épris de désir pour la belle Bohémienne.L\u2019auteur Luc Plamondon, qui assistait au spectacle, confesse avoir un moment fétiche dans le récit, un moment où son cœur palpite un peu plus fort.«Quand Frol- lo visite Esmeralda alors en cage et lui confesse son amour (dans l\u2019acte II).Il lui crie Je t\u2019aime et tiens la note! Cette scène est une très grande scène pour moi», indique- t-il concernant la performance de Daniel Lavoie.Emma Lépine a tenu le rôle de l\u2019innocente Fleur-de-Lys, la promise du soldat Phoebus (Yvan Pedneault) et la jeune chanteuse de Chicoutimi a démontré un peu plus sa fougue dans la chanson La monture.Tout au long de la comédie musicale, les voix sont mises à l\u2019honneur, certes, mais les danseurs et acrobates sous la direction de Martino Muller apportent un enrobage réussi du récit dévoilant une synchro- nicité et des prouesses techniques, particulièrement dans les pièces Les sans-papiers et La cour des miracles.Les décors et costumes choisis avec finesse ont ajouté une signature réaliste à l\u2019œuvre se déroulant à la magnifique Cathédrale Notre-Dame-de-Paris.À cet effet, mentionnons un passage particulièrement réussi où les lits du Val d\u2019amour sont utilisés avec originalité pour servir la chorégraphie ou encore le voltige stupéfiant des acrobates qui sonnent les cloches de manière fort impressionnante dans le deuxième acte.«THANK YOU NEW YORK CITY!» La tragique mort d\u2019Esmeralda a clôturé le grandiose spectacle suscitant des applaudissements, suivis d\u2019une ovation parmi le public.Après avoir présenté les artisans derrière la production, Gringoire a entonné de nouveau le refrain du Temps des cathédrales, invitant la foule à le rejoindre pour pousser la note.Un plaisir que l\u2019audience n\u2019a pas boudé.«Thank you New York city!» On peut sans conteste parler d\u2019une rencontre réussie entre Québec, Paris et la Grosse pomme.Quand Paris rencontre New York! NOTRE-DAME-DE-PARIS Le public new-yorkais a découvert pour la toute première fois la comédie musicale crée en 1998 par Luc Plamondon et Richard Cocciante.\u2014 AGENCE FRANCE-PRESSE, ANGELA WEISS MATHIEU LÉVESQUE DÉPUTÉ DE CHAPLEAU ET ADJOINT PARLEMENTAIRE DU MINISTRE DE LA JUSTICE Amusez-vous! Bon été ! leDroit SAMEDI 16 JUILLET 2022 M9 imagine-monet.com MAINTENANT OUVERT OTTAWA CENTRE EY SAMEDI 16 JUILLET 2022 leDroit M10 ARTS ET SPECTACLES YVES BERGERAS ybergeras@ledroit.com CRITIQUE Broadway a fait sa petite révolution, jeudi 13 juillet, sur les planches du Centre national des arts.Ou, plus exactement, Broadway Across Canada a fait sa Révolution américaine.Celle ré-imaginée par Lin-Manuel Miranda, auteur et concepteur de la comédie musicale Hamilton, dont les mélodies jazzées et les scansions hip-hop prendront d\u2019assaut Ottawa chaque soir (et en journée, parfois) d\u2019ici le 30 juillet.Le récit suit, pas à pas, l\u2019accès des colonies américaines à leur indépendance du joug britannique, via le prisme d\u2019un jeune immigrant brillant, Alexander Hamilton, futur Ministre des finances (Secretary of the Treasury) de George Washington (Marcus Choi, vocalement irréprochable, mais qui ne dégage pas toujours, dans son attitude, toute la stature qu\u2019on attendait d\u2019un leader de sa trempe).Le livret s\u2019intéresse en première partie aux élans du cœur et aspirations idéologiques d\u2019Hamilton (dont le visage finira par décorer les billets de banque états-uniens), pour se concentrer, dans le deuxième acte, à la rivalité grandissante, fraternelle mais mortelle, qui l\u2019opposera à son vieil ami Aaron Burr.En chemin, Hamilton se heurtera aussi aux ambitions de quelques autres «pères de la Confédération» \u2013 dont James Madison (joué en ce soir de première par Conroe Brooks, une doublure) et, surtout, Thomas Jefferson (Warren Egypt Franklin.qui campe également, et avec autant d\u2019assurance, le marquis de Lafayette).Un Jefferson qui débarque en superstar (et en redingote de taffetas cramoisi), et comme un charismatique manipulateur.Il fallait bien quelques fieffés salopards pour faire de Hamilton, par opposition, la figure de héros romantique, honorable mais maudit, si chère à Broadway.HIP-HOP, JAZZ ET FUNK Une des grandes joies d\u2019Hamilton, c\u2019est de voir les discussions et dissensions qui déchirent cette gang de pri- mus inter pares à l\u2019heure où ils jettent les bases de ce qui deviendra la Constitution, car les scènes donnent lieu à deux croustillantes rap battles, ici défendues (l\u2019ignore-t-on encore?) \u2013 par une distribution multi-ethnique au possible, gros micro \u2018à l\u2019ancienne\u2019 en main (ce qui permet d\u2019ajouter un gag : l\u2019effet «drop the mike, je-t\u2019ai-mouché-mon-chum!»).Élaborée par l\u2019auteur de Hamilton en personne, le pitch, la formule pour décrire le show, est on ne peut plus claire (et jolie): c\u2019est l\u2019histoire HAMILTON, OÙ LA NAISSANCE DES ÉTATS-UNIS EN MODE RAP BATTLE Martha Wainwright \u2013 Mercredi 20 juillet à 18 h France D\u2019Amour \u2013 Vendredi 22 juillet à 20 h (Émilie Bédard en 1ère partie) Urban Science Brass Band \u2013 Samedi 23 juillet à 20 h Safia Nolin \u2013 Vendredi 29 juillet à 20 h Jake Clemons et Kim Churchill \u2013 Vendredi 5 août à 20 h Pépé et sa guitare \u2013 Jeudi 18 août à 20 h Gratuit tout l\u2019été au coin des rues Laval et Wellington leDroit SAMEDI 16 JUILLET 2022 ARTS ET SPECTACLES M11 de l\u2019Amérique d\u2019hier racontée «par l\u2019Amérique d\u2019aujourd\u2019hui ».Comprendre : une société éminemment bigarrée, qui s\u2019est lentement construite sur l\u2019immigration.Ainsi donc, exit les Pères blancs, les vieilles perruques poudrées et les mélodies poussiéreuses (quoiqu\u2019il arrive au clavecin d\u2019émerger de cette dynamique partition hip-hop métissée de jazz et de funk)! Ici, Washington a les traits asiatiques, et les protagonistes sont campés par des comédiens que la couleur de peau tend à placer dans la catégorie des descendants des esclaves de champs de coton.Une proposition audacieuse.et particulièrement jubilatoire quand on entend les personnages prendre la défense des intérêts économiques des colonies du Sud.Avec ses onze trophées Tony [les \u2018Oscars\u2019 de Broadway], dont celui de la meilleure comédie musicale, Hamilton constitue l\u2019un des plus grands succès modernes du genre.Rien d\u2019étonnant, dans ce contexte.RALENTIS CINÉMATOGRAPHIQUES On lui reconnaît d\u2019énormes qualités, tant esthétiques que rythmiques.Le décor \u2013 boiseries, passerelles et murs de briquettes rouges évoquant le New York de l\u2019époque des colonies \u2013 est magnifique.Au sol, une plate-forme tournante (un anneau central, plutôt), autorise de jolis effets chorégraphiques, aussi dynamiques qu\u2019exaltants, tout en permettant au metteur en scène, Thomas Kail, de construire quelques tableaux en mode «ralenti cinématographique», de façon à appuyer la charge émotive ou la portée symboliques (en brisant par exemple la distance qui sépare Alexander Hamilton de son fils, chacun d\u2019eux se retrouvant alors dans une position d\u2019astres, satellites tournoyant l\u2019un à côté de l\u2019autre sans pouvoir s\u2019approcher).Il y a des tableaux franchement enthousiasmants (la victoire sur les troupes britanniques à Yorktown; les duels; les deux antépénultièmes tableaux sont particulièrement réussis, tout comme les mélodies qu\u2019ils soutiennent; le tout dernier, lui, retombe comme un soufflé raté).La production est parsemée de jolies trouvailles narratives, à commencer par le double-sens de l\u2019expression «Rise up!» ponctuant le récit, et qui, en tant qu\u2019injonction, évoque la révolte américaine, mais qui exprime aussi, plus subtilement, l\u2019ascension de l\u2019immigrant, à force de labeur et de sacrifices.On a reposé notre carnet de notes pour applaudir à deux mains la scène marquée par The Room Where It Happens, chanson dans laquelle Aaron Burr, boudé par l\u2019élite des secretaries of State \u2013 qui s\u2019est isolée dans quelque alcôve du pouvoir pour négocier, en secret comme leur nom l\u2019indique, quelques stratégies politiques et fiscales \u2013 et ne pouvant participer au lac-à-l\u2019épaule, se retrouve réduit à un rôle de narrateur (chantant) frustré et envieux.SPECTACULAIRE BURR Dans son rôle de «meilleur ennemi», et d\u2019alter ego nébuleux de Hamilton, l\u2019interprète de Burr \u2013 spectaculaire Jared Dixon \u2013 brille du début à la fin.Au point d\u2019écraser souvent Pierre-Jean Gonzalez.Lequel ne parviendra à sortir de son ombre que dans ses moments solo \u2013 non pas rares, mais plutôt éphémères, les chansons d\u2019Hamilton étant en général polyphoniques, façon de refléter les dynamiques discussions et profonds désaccords de tous, tout en donnant aux mélodies du coffre et de la nervosité.Il faudra même attendre son grand solo du deuxième acte, Hurricane, pour qu\u2019enfin il rayonne, et qu\u2019on ressente toute sa détermination (tout en restant vocalement souple et subtil)! Le rythme est décoiffant.On en ressortirait presque avec une coupe afro.TOUFFU Mais, devant ce scénario si dense, on osera conseiller aux francophones de se familiariser, avant le spectacle, avec les nombreux personnages et les multiples enjeux affectifs ou politiques qui s\u2019enchevêtrent, histoire de faciliter l\u2019ingestion.Ce, même s\u2019ils sont très à l\u2019aise avec anglais.Souvent, les comédies musicales s\u2019autorisent les passages parlés, qui deviennent autant d\u2019occasions de résumer certains éléments narratifs importants, et qui permettent à l\u2019auditeur de confirmer sa compréhension, ou de rattraper le train en marche.Mais dans Hamilton, la marche de l\u2019Histoire ne s\u2019arrête pas.À l\u2019exception d\u2019une dizaine de phrases maximum, ça chante TOUT LE TEMPS.Et comme la scansion rap diffère passablement des rythmiques habituellement associées aux mélodies des musicals.on a dû déployer quelques efforts supplémentaires pour comprendre certains enjeux.Ce travail constant de traduction simultanée a sans doute un peu nui au plaisir général.On ne sera donc pas dithyrambique, mais on a eu beaucoup de plaisir, malgré les sporadiques moments où l\u2019on se sentait un peu perplexe ou perdu dans le fouillis de la trame narrative.Renseignements : ottawa.broadway.com Billets : nac-cna.ca/fr Pierre Jean Gonzalez (Hamilton) et Marcus Choi (George Washing ton).\u2014 JOAN MARCUS, COURTOISIE BROADWAY ACROSS CANADA SAMEDI 16 JUILLET 2022 leDroit M12 ARTS ET SPECTACLES YVES BERGERAS ybergeras@ledroit.com L\u2019Orchestre du CNA (OCNA) lance SPHÈRE : Écouter la Terre, un nouveau festival pour explorer, sur une note positive, l\u2019avenir de la planète à l\u2019heure de la crise climatique.Une exploration qui se veut tout à la fois mélodique, visuelle et scientifique.SPHÈRE, qui se déroulera à Ottawa du 22 au 25 septembre, sera aussi «l\u2019occasion d\u2019une réflexion sur l\u2019orchestre symphonique» \u2013 et sur «l\u2019écosystème en mouvement qu\u2019il représente» \u2013 au fil de concerts, mais aussi d\u2019expositions et de conférences, à «écouter» au CNA et au Club SAW.Le directeur artistique et maestro de l\u2019OCNA, Alexander Shelley et l\u2019artiste interdisciplinaire cana- do-islandaise Angela Rawlings (lire autre texte) sont les copilotes de cette initiative, a précisé le CNA, mardi 12 juillet.Ces quatre journées thématiques feront résonner des œuvres de compositeur.trice.s contemporaines.Et de nombreux artistes invités \u2013 «du Canada, des Premières Nations, des États-Unis et des pays nordiques» \u2013 graviteront autour de SPHÈRE.Pas seulement des musicien.ne, mais des invités d\u2019horizons très différents: les disciplines pourront s\u2019interpénétrer, grâce à la présence d\u2019écrivain.e.s, d\u2019artistes en arts visuels, de scientifiques et de militants, qui participeront à des «échanges publics sur le climat et la durabilité dans un monde s\u2019adaptant à la nouvelle réalité environnementale».Des installations artistiques \u2013 accessibles gratuitement \u2013 sont aussi au menu.JOURNÉES THÉMATIQUES Chacune des quatre journées aura son thème bien à elle: la biosphère, la lithosphère, l\u2019hydrosphère et l\u2019atmosphère.Ces thèmes «suivent les sphères interconnectées de notre planète Terre», a précisé le CNA.Pour étoffer le rayon «scientifique», le CNA a indiqué qu\u2019il collaborera notamment avec le Musée canadien de la nature (MCN), à Ottawa, et la Bibliothèque royale du Danemark (BRD).Des œuvres provenant des collections du MCA seront d\u2019ailleurs exposées au CNA, tandis que la BRD chapeautera une série de conférences \u2013 baptisée Arctic Imagination \u2013 sur «la transformation du Nord provoquée par le réchauffement» auxquelles participeront des artistes et des scientifiques «renommés».«Durant le festival, seront également présentés des expositions d\u2019art visuel et une installation sonore et une procession unique d\u2019apiculteurs», ajoute le CNA.LA NATURE EN MUSIQUE «Au cours du festival SPHÈRE, nous écouterons la Terre en faisant l\u2019expérience du temps profond et en méditant sur le son et la musique d\u2019illustres compositrices et compositeurs contemporains, comme John Luther Adams, Max Richter, Alexina Louie, Anna Clyne et Outi Tarkiainen, dont les œuvres seront interprétées par des artistes exceptionnels, comme la mezzo- soprano autochtone Marion Newman et la violoniste norvégienne Mari Samuelsen», annonce Alexander Shelley.Pour le directeur musical de l\u2019OCNA, il ne fait aucun doute qu\u2019un orchestre symphonique est, à l\u2019image de la Terre, «un écosystème humain».Et c\u2019est cet écosystème musical qui lancera les festivités, le 22 septembre à la Salle Southam, lors d\u2019un concert inaugural intitulé La Terre éternelle.La mezzo-soprano autochtone Marion Newman plongera dans The Earth, Spring\u2019s Daughter, un cycle de mélodies signé par la compositrice finlandaise Outi Tarkiainen, et inspiré de la poésie samie.La violoniste norvégienne Mari Samuelsen \u2013 qui se produira pour la première fois au Canada \u2013 interprétera Les Quatre saisons recomposées, une «œuvre hypnotique» de Max Richter.Et l\u2019OCNA polira The Eternal Earth d\u2019Alexina Louie, une œuvre «qui accueille les sons purs de la nature, du rugissement du lion au cri de la mouette», ébruite le CNA.«Le rêve fait partie du travail de tout artiste», affirme la compositrice \u2013 primée aux Juno \u2013 Alexina Louie.NOTES OCÉANIQUES Le 24 septembre, Alexander Shelley et l\u2019Orchestre du CNA interpréteront Become Ocean (Devenir l\u2019océan), une œuvre à grand déploiement s\u2019amusant à évoquer le roulement d\u2019une marée aux vagues engloutissantes.«Si nos océans avaient une chanson, ce serait celle- ci», estime le maestro, à propos de cette œuvre composée par l\u2019Américain John Luther Adams et récompensée du Prix Pulitzer en 2014.Pour ce second concert, l\u2019OCNA se baignera aussi dans les eaux de Restless Oceans d\u2019Anna Clyne et patinera sur Songs of the Ice, pièce par laquelle Outi Tarkiainen dessine «la lente respiration silencieuse de la glace terrestre, qui enfle pendant l\u2019hiver et s\u2019amenuise pendant l\u2019été, suivant un rythme ancien qui se perd peu à peu».Le 25 septembre sera l\u2019occasion de célébrer en musique «l\u2019art et l\u2019importance d\u2019écouter avec empathie notre environnement, nos aînés, nos prochains», le temps d\u2019un concert destiné au public familial.Intitulé S\u2019accorder avec la nature, ce concert fera résonner des œuvres «inspirées de la nature», et pouvant offrir «des réponses créatives aux enjeux de notre monde et de notre époque», à commencer par la crise climatique.L\u2019OCNA sera alors dirigé par le premier chef des concerts jeunesse, Daniel Bartholomew-Poy- ser, qui agit ici à titre de «partenaire créatif».Une brochette d\u2019artistes se greffera au concert.Lors de ces quatre journées thématiques l\u2019OCNA interprétera des œuvres de compositeur.trice.s contemporain.es \u2014CURTIS PERRY, COURTOISIE CNA FESTIVAL SPHÈRE LA SYMPHONIE AMOUREUSE DE L\u2019OCNA POUR LA PLANÈTE leDroit SAMEDI 16 JUILLET 2022 M13 YVES BERGERAS ybergeras@ledroit.com Tout au long du festival, les conférences d\u2019Arctic Imagination «aborderont des thèmes liés à la biodiversité, à la durabilité, au réchauffement du Nord» et aux conséquences des changements climatiques sur le vivant, de la mousse au mycélium, en passant par les baleines et les humains qui l\u2019habitent.Ces conférences sont gratuites, tout comme les initiatives parallèles chapeautées par SPHÈRE.L\u2019artiste torontoise Diane Borsato prendra la tête d\u2019un cortège silencieux auquel participeront une centaine d\u2019apiculteurs et d\u2019«amis de la cause des pollinisateurs», le 24 septembre.Cette marche partira du MCN pour se déployer au Jardin des roses et se rendre jusqu\u2019aux ruches installées sur le toit du CNA.Le public est invité à se joindre à cette «lente procession» intitulée Your Temper, My Weather (Votre humeur, ma météo).De leur côté, les compositrices- interprètes Halla Steinunn Ste- fánsdóttir (d\u2019Islande) et Rebecca Bruton (de l\u2019Ouest canadien) proposeront l\u2019installation A shimmering ornament of silt (une parure chatoyante de vase).Leur «expérience musicale immersive» explorera «le lien profond entre la dégradation et la revendication des sols» (du 22 au 25 septembre).Les visiteurs du CNA pourront aussi découvrir l\u2019exposition Harbourage for a Song et Ordovician Tide I, deux œuvres photographiques tirées de la série As Immense as the Sky de Meryl McMaster.Pour cette série photographique, Mme McMaster \u2013 artiste «issue d\u2019une famille à la croisée des cultures autochtone et occidentale» \u2013 a «observé la nature avec une appréhension mêlée d\u2019admiration et de peur», souligne le CNA.«Partie en quête de sagesse dans les lieux de vie ancestrale et a fini par voir ces paysages comme d\u2019immenses capsules temporelles fourmillant de savoirs méconnus.» Your Temper, My Weather, spectacle-procession de Diane Borsato impliquant de nombreux apiculteurs.\u2014 COURTOISIE CNA Mêler les sphères scientifiques et artistiques ANGELA RAWLINGS Artiste interdisciplinaire et chercheure, la Canado-Islan- daise Angela Rawlings «se sert des langues comme principal outil» pour «explorer les liens unissant les corps \u2013 qu\u2019ils soient humains, surhumains, autres qu\u2019humains ou non-humains», retrace le CNA.Dans les 20 dernières années, Mme Rawlings a notamment eu recours à «la poésie sensorielle, l\u2019improvisation vocale et la contact-improvi- sation, le théâtre de la ruralité», voire même à des «conversations avec le paysage» afin de «méditer sur les langues» en tant que «pr ismes de l\u2019interaction humaine».YVES BERGE- RAS, LE DROIT SAMEDI 16 JUILLET 2022 leDroit M14 ARTS ET SPECTACLES BRIGITTE TRAHAN brigitte.trahan@lenouvelliste.qc.ca Il a des tatouages hawaïens, une solide carrure et des traits polynésiens qui rappellent un peu le personnage de Maui dans le film d\u2019animation Moana.Lisiate Tuione «Oné» Tovo est un véritable danseur du feu dans la plus pure tradition hawaïenne et même un des meilleurs au monde dans cette discipline.Membre du Cirque du Soleil depuis a création du spectacle Alegria, Oné Tovo captive son auditoire en ne faisant qu\u2019un avec son bâton de feu qu\u2019il manipule avec plus de dextérité que les plus habiles majorettes et dont l\u2019une des extrémités, soulignons-le, est munie d\u2019une machette en feu, comme l\u2019exige la tradition.Et cette tradition, le jeune Autochtone la protège comme la prunelle de ses yeux, c\u2019est pourquoi il a appris à manipuler son bâton avec la lame vers le bas.«La danse du couteau de feu est d\u2019abord un art de guerrier avec des mouvements précis qui ont chacun leur nom», précise-t-il.Le public pourra admirer les prouesses de ce danseur du feu à l\u2019occasion du passage du Cirque du Soleil à l\u2019Amphithéâtre Cogeco de Trois-Rivières, du 20 juillet au 20 août.Sa chorégraphie, qu\u2019il a créée lui-même de toutes pièces, comme toutes les autres qu\u2019il a interprétées pour le Cirque du Soleil, s\u2019insérera dans le récit du spectacle de cette année, Vive nos divas.Il peut faire tournoyer son bâton de feu, l\u2019envoyer très haut dans les airs et le récupérer, le faire passer sous ses jambes, se coucher et le tenir avec ses pieds nus.par les deux bouts enflammés.«C\u2019est la seule partie de mon corps que je fais exprès de brûler.Je ne sais pas si l\u2019on peut parler du pouvoir de l\u2019esprit sur la matière», dit-il, «mais les brûlures Lisiate Tuione «Oné» Tovo est originaire d\u2019HawaÏ et l\u2019une des vedettes du nouveau spectacle du Cirque du Soleil, Vive nos divas.Il est un des meilleurs au monde dans la discipline de la danse du bâton de feu polynésienne.\u2014 FRANÇOIS GERVAIS \u2014 P H O T O S : D O M I N I Q U E L E M I E U X IL DANSE AVEC LE FEU leDroit SAMEDI 16 JUILLET 2022 ARTS ET SPECTACLES M15 sont là néanmoins.» Et oui, il lui arrive de se brûler ailleurs aussi, mais par accident, voire de se couper, comme en témoigne une longue cicatrice sur son bras.«Parfois, je ne m\u2019en rends compte qu\u2019en entrant sous la douche.C\u2019est très dangereux», reconnaît-il.Mais cet artiste du cirque ne s\u2019en inquiète pas.RESPECTER LE FEU «Je dis toujours que le feu est vivant et je le respecte toujours.Je ne peux pas le dominer ou le contrôler.Je ne peux que le respecter.Je fais mes prestations en sa compagnie et j\u2019espère que nous serons sur la même longueur d\u2019onde tout le temps», explique-t-il.Le feu est somme toute son partenaire de danse.Quand il était petit, à Hawaï où il a grandi, Oné Tovo était fasciné de voir les danseurs de feu qui arrivaient à illuminer des soirées de musique et de danses traditionnelles en faisant tournoyer leurs bâtons autour de leur corps sans se brûler.«Je pouvais voir le lien qui les unissait au feu», se souvient-il.Dans l\u2019État américain d\u2019Hawaï, la plupart des jeunes se passionnent pour des sports comme le football, le volleyball ou le soccer et deviennent des étudiants athlètes.Lisiate Tuione «Oné» Tovo, lui, raconte qu\u2019il a plutôt choisi la danse du couteau de feu (fire knife dancing), une activité traditionnellement associée aux femmes qui s\u2019en servaient jadis comme moyen de défense.«J\u2019ai des cousins qui sont dans la NFL et mes frères étaient attirés par les sports, mais moi, j\u2019étais attiré par la danse.» RECRUTÉ PAR GUY LALIBERTÉ En mai 1994, dans le cadre d\u2019une compétition internationale de danse du feu à laquelle il prenait part, Oné s\u2019est fait remarquer par le fondateur du Cirque du Soleil en personne, Guy Laliberté.Le jeune danseur était à Montréal lorsqu\u2019il a été embauché.«Guy est lui aussi un danseur du feu.Il possède une maison sur la grande Île et il avait toujours voulu inclure un spectacle de feu» dans le Cirque du Soleil, raconte-t-il.Oné Tovo provient d\u2019une famille d\u2019artistes qui pratiquait les danses traditionnelles polynésiennes et dans leur troupe, il y avait un danseur de feu qui impressionnait beaucoup le jeune garçon.«J\u2019ai commencé à manipuler les bâtons à l\u2019âge de trois ans», dit-il, sans la présence du feu à chaque extrémité bien sûr.«J\u2019ai appris la danse polynésienne aussi», raconte-t-il.«Je suis devenu un danseur avant d\u2019être un danseur de couteau de feu», précise-t-il.UN DESTIN Cette tradition, qui implique de mettre le feu aux deux extrémités d\u2019un bâton, dont une extrémité est munie d\u2019une machette, «relève de la culture Samoa et moi, je suis de la culture Tonga», dit-il.Son intérêt s\u2019est malgré tout enflammé, sans jeu de mots, lorsque son frère aîné avait attaché des bas à chaque extrémité d\u2019un manche à balai et y avait mis le feu pour pouvoir pratiquer la danse.«Il ne savait pas qu\u2019il y avait une façon de les sécuriser aux extrémités du bâton et les bas se sont envolés durant une manœuvre, mettant le feu à une maison.C\u2019est là que ma mère a compris que c\u2019est ce que je voulais vraiment faire», raconte-t-il.Même s\u2019il a commencé à faire des compétitions de bâton de feu dès l\u2019âge de 11 ans, et qu\u2019il a remporté sa première compétition à 15 ans, Oné Tovo ne s\u2019assoit pas sur son talent.Il s\u2019entraîne encore aujourd\u2019hui de trois à six heures par jour, sans son ami le feu, la plupart du temps.Toutefois, explique-t-il, il y a beaucoup de choses qu\u2019on peut faire sans le feu.C\u2019est pourquoi il est préférable de s\u2019entraîner avec le feu, explique- t-il.«C\u2019est quand on est fatigué qu\u2019on a tendance à se concentrer davantage et c\u2019est le meilleur moment de se concentrer sur les mouvements les plus difficiles», confie-t-il.Non content d\u2019être un artiste de cirque de réputation internationale, il est également devenu un gardien de traditions polynésiennes.«Nous essayons de garder notre culture vivante et d\u2019être un exemple pour les enfants qui voudraient apprendre cet art.Les filles de mes amis sont excellentes dans cette discipline», se réjouit-il.Malgré ses origines hawaïennes, Lisiate Tuione «Oné» Tovo s\u2019est fait de nouvelles racines ici puisque sa conjointe est québécoise.Le couple habite à Montréal.Le jeune homme croit toutefois qu\u2019un jour, il retournera sans doute sur son île pour enseigner, cette fois, la tradition de la danse du couteau de feu aux nouvelles générations.LE CIRQUE DU SOLEIL PLANTERA SON CHAPITEAU SUR LA PLACE DES FESTIVALS ZIBI DU 25 AOÛT AU 25 SEPTEMBRE, POUR PRÉSENTER KOOZA AU PUBLIC D\u2019OTTAWA- GATINEAU.1-888-991-2787 (ARTS) AU CENTRE NATIONAL DES ARTS DU MARDI 2 AOÛT AU SAMEDI 6 AOÛT 2022 Un Spectacle musical de Luc Plamondon et Richard Cocciante Mise en scène de Gilles Maheu PRÉSENTE SAMEDI 16 JUILLET 2022 leDroit M16 ARTS ET SPECTACLES GENEVIÈVE BOUCHARD gbouchard@lesoleil.com Homme discret, voire «plate», habité de certaines valeurs conventionnelles, Gérald Gallant a assassiné 28 hommes (plus 12 tentatives de meurtre) dans son parcours criminel, réussissant à échapper aux autorités pendant plus de deux décennies.De quoi fasciner l\u2019acteur et réalisateur Luc Picard, qui s\u2019inspire de son histoire dans le film Confessions, attendu au cinéma le 20 juillet.Maltraité par sa mère (interprétée de cruelle manière par Catherine De Léan et Louise Portal), malmené à l\u2019école à cause de troubles d\u2019apprentissage et d\u2019un bégaiement qui le suivra jusqu\u2019à l\u2019âge adulte, Gérald Gallant a commencé sa carrière criminelle jeune, d\u2019abord comme cambrioleur.Doué pour assassiner des gens d\u2019une manière professionnelle, «la tête au-dessus du cœur», il fera des dégâts comme tueur à gages pendant la guerre des motards, qui a fait la manchette au Québec dans les années 90.Des assassinats perpétrés dans des lieux publics, devant témoins.Pourtant, Gallant s\u2019en tirait.Peut- être parce qu\u2019il ne faisait pas de bruit (sauf celui de ses armes à feu), qu\u2019il n\u2019avait l\u2019air de rien.«Ça fait longtemps qu\u2019il me fascine, confie Luc Picard.Il a commis un meurtre dans le restaurant de quelqu\u2019un que je connais.Cette combinaison de tueur à gages et de petit monsieur qu\u2019on ne remarque pas m\u2019intéressait.» On songe effectivement à un homme invisible en visionnant ce film basé sur le livre Gallant : confessions d\u2019un tueur à gages, signé par les journalistes Éric Thibault et Félix Séguin du Bureau d\u2019enquête du Journal de Montréal.«Il y a eu plein de portraits-robots et ils n\u2019ont rien de particulier», résume Luc Picard, qui, nourri par des heures d\u2019interrogatoires policiers du véritable Gallant, a trouvé dans ce personnage du «bonbon» pour l\u2019acteur et le réalisateur en lui.«Tu ne veux pas l\u2019idéaliser, tu veux jouer la vraie affaire.L\u2019autre défi, c\u2019est que par définition, c\u2019est un gars plate.Comment je peux vous intéresser pendant deux heures à un gars plate?Dieu merci, il est entouré de personnages super colorés.» Une femme pour préserver les apparences, mais qui en a dedans aussi (Éveline Gélinas), une maîtresse qui va se prendre au jeu à la Bonnie and Clyde et qui ne soufflera pas mot quand ça va se corser (Sandrine Bisson, lire l\u2019autre texte).Et surtout un complice, Dolly (David La Haye, lire l\u2019autre texte), aussi habile que Gallant sur la gâchette.Et historiquement ostracisé, mais d\u2019une autre manière.Le voilà tueur homosexuel à la solde de motards souvent rustres.Il livre la marchandise, mais il a la mèche courte.«Je trouve que ce milieu criminel- là, on ne l\u2019a pas vu tant que ça au cinéma québécois, explique Luc Picard.On a souvent vu des mafieux italiens.Là, on est dans une espèce de petite misère.C\u2019est presque un film de pauvres, en fait.Ils n\u2019ont jamais d\u2019argent.Ça m\u2019a beaucoup interpellé.» Et il y a tout ce contexte, qui nous revient en tête en visionnant le film, pas si lourd pour autant, ceci étant dit, grâce notamment à la musique moriconienne de Daniel Bélanger.Mais cette rivalité sanglante entre groupes criminalisés a fait des dommages collatéraux.Luc Picard le CONFESSIONS LUC PICARD ET L\u2019HOMME INVISIBLE «L\u2019autre défi, c\u2019est que par définition, c\u2019est un gars plate.Comment je peux vous intéresser pendant deux heures à un gars plate?Dieu merci, il est entouré de personnages super colorés» \u2014 Luc Picard, à propos de Gérald Gallant leDroit SAMEDI 16 JUILLET 2022 M17 ARTS ET SPECTACLES savait et l\u2019a entendu de nouveau en ciblant ses lieux de tournage.«Il y a un meurtre dans le film qui a eu lieu dans un restaurant Ash- ton dans la vraie vie, dit-il.On voulait voir si on pouvait tourner dans le même lieu.Le propriétaire a dit que ça avait été un événement trop traumatisant, que des employés ont dû faire des thérapies.» Le film s\u2019ouvre d\u2019ailleurs sur le visage de témoins d\u2019un contrat tout juste exécuté par Gallant.C\u2019est loin d\u2019être la joie.Confessions nous arrive au moment où le très médiatisé Maurice «Mom» Boucher (bien sûr représenté dans le film), qui présidait les Hells Angels au Québec pendant la guerre des motards, vient de mourir en prison.Coïncidence.Le film devait sortir en 2020 et a été reporté à cause de la pandémie.Tout un hasard, quand même.Confessions est présenté au cinéma dès le 20 juillet.1 À droite, David La Haye incarne, Dolly, le complice de Gérald Gallant.À gauche, le réalisateur de Confessions, Luc Picard, joue Gallant.\u2014 PHOTO LE SOLEIL, YAN DOUBLET 2 Gérald Gallant lors de son procès.\u2014 PHOTOTHÈQUE LE SOLEIL 3 Dans Confessions, Luc Picard a été interpellé par ce milieu criminel, qui selon lui, n\u2019a pas été tant vu au cinéma québécois.«On a souvent vu des mafieux italiens.Là, on est dans une espèce de petite misère.C\u2019est presque un film de pauvres, en fait.» \u2014 PHOTO LES FILMS OPALE L\u2019AMALGAME DU COMPLICE Il se déguise en femme pour aller buter un gars dans un resto de poutines.Et il aura tant d\u2019occasions d\u2019émouvoir, de surprendre.Dans Confessions, David La Haye interprète le complice de Gérald Galant.Un mélange entre la fiction et la réalité.«Mon personnage est un amalgame de plusieurs criminels qui tournaient autour de lui», explique l\u2019acteur.David La Haye campe donc Dolly, de son surnom, un truand homosexuel qui tranche un peu dans le décor de motards dans lequel il évolue, sans être membre en règle.Mais il est fidèle et il livre quand il le faut.Ou il exécute, plutôt.«J\u2019ai été très touché par ce per- sonnage-là, confie David La Haye.Il a grandi dans les années 70.Il devait aimer Dalida.Il n\u2019a pas dû être l\u2019enfant le plus accepté dans sa classe.Il est un survivant.Et c\u2019est la même chose pour Gallant.Ils veulent s\u2019en sortir.Ce sont des gens qui veulent trouver leur place au soleil.» GENEVIÈVE BOUCHARD BONNIE AND CLYDE Sandrine Bisson interprète, avec toute la fougue qu\u2019on lui connaît, la maîtresse de Gérald Gallant dans Confessions.Un rôle que l\u2019actrice incarne avec respect et beaucoup d\u2019attitude.«Je ne veux pas encenser Gallant.Loin de là.J\u2019ai fait d\u2019elle, j\u2019espère, une fille intriguée, amoureuse.» Une Bonnie, comme dans Bonnie and Clyde, un thème récurrent dans le film.À la vie, à la mort, en somme.Ou jusqu\u2019à ce quel qu\u2019un vous trahisse\u2026 GENE VIÈVE BOUCHARD 1 2 3 SAMEDI 16 JUILLET 2022 leDroit M18 ARTS ET SPECTACLES MARC-ANDRÉ LUSSIER La Presse CRITIQUE MONTRÉAL \u2014 L\u2019adaptation cinématographique du roman à succès de Delia Owens, publié en 2019, ressemble en tous points à une adaptation d\u2019un roman de Nicholas Sparks : même atmosphère hyper-roman- tique, même approche classique du récit, même traitement chatoyant sur le plan visuel.Certains y verront sans doute des qualités (on est au cinéma, après tout), d\u2019autres auront du mal à souscrire à cette histoire dessinée à trop gros traits.Parfois drame judiciaire, souvent bluette, Là où chantent les écrevisses (Where the Crawdads Sing) repose d\u2019abord sur un procès au cours duquel Kya (Daisy Edgar-Jones) est accusée du meurtre d\u2019un ancien amoureux.Le récit relate ainsi la vie particulière d\u2019une jeune femme ayant d\u2019abord dû survivre au sein d\u2019un milieu hostile pendant son enfance (père violent, mère disparue à jamais, famille disloquée) pour ensuite apprendre à vivre seule dans une maison délabrée au bord d\u2019un marais, loin de tout.TÉLESCOPER LES CLICHÉS La réalisatrice Olivia Newman (First Match), qui signe ici un premier long métrage pour le grand écran, mise évidemment sur l\u2019aspect dramatique de l\u2019histoire de Kya pour provoquer l\u2019émotion, mais elle insiste aussi beaucoup sur l\u2019aspect romantique de la vie sentimentale du personnage.Courtisée par deux jeunes hommes (interprétés par Taylor John Smith et Harris Dickinson), Kya est vue avec ses partenaires dans un contexte où tout se révèle parfait : l\u2019angle de la prise de vue, les ombrages, le ciel aux couleurs sublimes, les reflets des rayons de soleil qui \u2014 quel hasard! \u2014 surgissent juste au bon moment sur l\u2019eau.Et puis, à la clé, ces violons qui se font beaucoup entendre.Autrement dit, la réalisatrice emprunte un style qui rappelle une manière plus ancienne de faire du cinéma, sans même chercher à éviter les clichés, inévitables dans les circonstances.Pour amateurs seulement.LÀ OÙ CHANTENT LES ÉCREVISSES Pour amateurs seulement Kya (Daisy Edgar-Jones) est courtisée par deux jeunes hommes, dont l\u2019un est interprété par Taylor John Smith.\u2014 PHOTO COLUMBIA PICTURES DANIELLE BONNEAU La Presse CRITIQUE MONTRÉAL \u2014 L\u2019industrie de l\u2019animation est en ébullition.Alors que Minions : il était une fois Gru et Lightyear sont toujours en bonne position dans les palmarès, voilà que se pointe, sans tambour ni trompette, Fureur sur pattes : la légende de Hank (Paws of Fury : The Legend of Hank), une comédie porteuse d\u2019un message d\u2019inclusion et d\u2019ouverture aux autres.Le long métrage d\u2019animation portait initialement le nom de Blazing Samourai, puisqu\u2019il s\u2019inspire de la comédie Blazing Saddles (Le shérif est en prison), réalisée en 1974 par Mel Brooks et devenue un classique.La parodie de western ne passerait pas la rampe aujourd\u2019hui avec son humour outrageux.Mais la trame narrative fournit un cadre intéressant pour un film d\u2019animation.Les amateurs de Blazing Saddles (ils sont légion) reconnaîtront certaines scènes emblématiques du film qui, en changeant de contexte, sont tout à fait appropriées dans un film familial.La scène où les plats de fèves au lard ingurgités donnent lieu à un festival de pets en est une.L\u2019arrivée du nouveau samouraï, attendu impatiemment par la population composée uniquement de chats qui déchantent en découvrant que leur prétendu sauveur est un chien, en est une autre.EN PARTIE AU QUÉBEC Il n\u2019est nullement nécessaire de connaître la version originale pour apprécier le film d\u2019animation, réalisé par Rob Minkoff et Mark Koetsier.Ici, un dirigeant sans vergogne, le chat Ika Chu, souhaite faire fuir les résidents d\u2019un village afin de s\u2019approprier leur territoire à des fins personnelles.Son plan machiavélique échoue lorsque son émissaire, le chien Hank, prend son rôle de samouraï au sérieux et se fait des alliés.Il gagne notamment l\u2019appui du samouraï désillusionné Jimbo, qui le prend sous son aile.L\u2019animation par ordinateur, riche en gags visuels, a été réalisée en partie au Québec par le studio Cinesite Montréal, en collaboration avec Aniventure.Les parents apprécieront la couche d\u2019humour supplémentaire, qui fait directement allusion aux conventions régissant les films d\u2019animation d\u2019arts martiaux.Sous un vernis comique, les créateurs mettent de l\u2019avant des valeurs comme la persévérance, le courage et l\u2019acceptation de l\u2019autre.Les chats adoptent ainsi certains comportements propres aux chiens pour s\u2019en sortir.Il y a aussi une note sous-jacente de féminisme.Le film d\u2019animation pourrait avoir une suite, a annoncé Jimbo à la fin du générique.Cela aussi s\u2019inscrit dans la façon usuelle de faire les choses.FUREUR SUR PATTES Inclusion sous un vernis comique Fureur sur pattes : la légende de Hank portait initialement le nom de Blazing Samourai, puisqu\u2019il s\u2019inspire de la comédie Blazing Saddles (Le shérif est en prison), réalisée en 1974 par Mel Brooks.Mais il n\u2019est nullement nécessaire de connaître la version originale pour apprécier le film d\u2019animation, \u2014 PHOTO PARAMOUNT PICTURES Au générique Cote : ?Titre : Fureur sur pattes : la légende de Hank Genre : Animation Réalisateurs : Rob Minkoff et Mark Koetsier Durée : 1 h 37 Au générique Cote : ?½ Titre : Là où chantent les écrevisses (v.f.de Where the Crawdads Sing) Genre : Drame Réalisateur : Olivia Newman Acteurs : Daisy Edgar-Jones, Taylor John Smith et Harris Dickinson Durée : 2 h 5 leDroit SAMEDI 16 JUILLET 2022 M19 ARTS ET SPECTACLES DANS L\u2019ŒIL DE NOS PHOT GRAPHES L\u2019ACTUALITÉ EN IMAGES Les photographes des six journaux membres de la Coopérative nationale de l\u2019information indépendante (CN2i) vous proposent un retour sur l\u2019actualité de la dernière semaine avec une sélection de photos qui ont mis en images ces événements marquants.Voici donc un aperçu du coup d\u2019œil de nos photographes.Pour voir la sélection complète, rendezvous sur notre site ou notre application.1Claude Giroux rentre à la maison.\u2014 LE DROIT, ETIENNE RANGER 2But de Jose Escalante.\u2014 LE DROIT, PATRICK WOODBURY 3Festival de l\u2019humour de Gatineau.\u2014 LE DROIT, MARTIN ROY 5Éric Duhaime, le chef du PCQ, de passage en Outaouais.\u2014 LE DROIT, SIMON SÉGUIN-BERTRAND 6Anita Gagné residente de la RPA St-Mathieu à Hammond.\u2014 LE DROIT, SIMON SÉGUIN-BERTRAND 1 2 3 4 5 6 4Le gouvernement va exproprier toute cette zone afin de construire un nouvel hôpital à Gatineau.\u2014 LE DROIT, PATRICK WOODBURY SAMEDI 16 JUILLET 2022 leDroit M20 ARTS ET SPECTACLES KARINE TREMBLAY karine.tremblay@latribune.qc.ca Patrick Norman nous attend dans le ventre du Musée national de la photographie de Drummondville, au cœur de l\u2019exposition qui retrace sa vie musicale.«C\u2019est une longue limousine de souvenirs», illustre-t-il en jetant un regard circulaire.Sur tous les murs, des photos racontent son parcours des 50 dernières années.Notre œil s\u2019accroche sur une image de 1987, captée alors qu\u2019il chantait l\u2019hymne national au Forum de Montréal.La photo voisine montre un jeune Patrick Norman avec Nanette Workman.Plus loin, il sourit dans d\u2019autres décors, avec d\u2019autres visages.On reconnait Jim Corcoran, Serge Laprade, Nicole Martin, Jean-Pierre Coallier, Manuel Tadros, Monsieur Pointu, qu\u2019il a présenté à Gilbert Bécaud, expose-t-il.«J\u2019étais choriste pour Bécaud en 1973.Je suis même sur la pochette de son disque.En faisant la tournée avec lui, j\u2019ai appris ce que c\u2019était, chanter devant des salles pleines.«On arrivait en après-midi et devant nous, c\u2019étaient des murs de sièges.Le soir, quand le rideau s\u2019ouvrait, c\u2019était devenu un mur de gens.C\u2019est un souvenir impérissable.» Comme plusieurs de ceux qu\u2019il a déterrés en préparant l\u2019exposition.«J\u2019ai fouillé dans mes archives, j\u2019ai retrouvé des photos que je ne me rappelais plus, ça m\u2019a fait revivre toutes sortes de choses.J\u2019ai choisi 75  images significatives, qui marquent des moments importants.» Ce voyage au cœur de la mémoire est heureux pour le chanteur et musicien de 75 ans, qui s\u2019émeut devant plusieurs des clichés qui le catapultent des décennies en arrière.«Les années passent et font en sorte qu\u2019on regarde vers l\u2019avant.On met des choses de côté, on les oublie.» PREMIÈRE GUITARE La toute première photo du circuit le ramène à l\u2019époque de ses 18 ans.Dans le salon de sa tante, il tient sa première guitare, derrière un immense ampli Gibson.Son père est là, tout à côté.C\u2019est de lui qu\u2019il tient son amour pour la six cordes, raconte-t-il.«Mon père faisait de la musique.J\u2019étais tout petit et je le regardais avec fascination.Je n\u2019avais pas la permission de toucher à sa guitare, mais lorsqu\u2019il n\u2019était pas là, je jouais en cachette.«Un jour, je devais avoir 10 ans, il est revenu plus tôt.Il m\u2019a entendu, il a trouvé que je me débrouillais bien et à partir de là, il m\u2019a laissé plaquer des accords.» C\u2019était un premier tournant.Le second est venu quelques années plus tard, quand il a découvert le fingerstyle de Chet Atkins.«C\u2019était une autre façon de jouer, et c\u2019était ce que je voulais faire.Ça a changé ma vie.» Le jeune musicien qu\u2019il était alors admirait le talent du groupe The Sprights au resto Buffet Versailles, sur Saint-Hubert.Il avait son premier groupe, The Scorpions.Et il allait bientôt rencontrer Claude St-Jean, ancien lutteur qui allait le prendre sous son aile.«Il était proprio d\u2019une salle de spectacles et d\u2019un resto où j\u2019ai joué souvent et où on croisait des gens connus de tous les milieux.C\u2019est là que j\u2019ai connu Renée Martel.«Claude St-Jean, c\u2019était un colosse au cœur grand.Il a été mon gérant pendant 10 ans, je lui dois beaucoup.Et à Fernand Gignac également parce que c\u2019est lui qui, après m\u2019avoir entendu interpréter des reprises, avait soufflé à Claude que j\u2019avais du talent.» On s\u2019arrête devant un cliché délavé, ramené de Nashville.Patrick pose avec Chet Atkins, son idole, et Hank Snow, celle de son père.«Ce moment-là, dans le berceau de la musique américaine, c\u2019était immense pour le jeune homme que j\u2019étais.Je n\u2019ai pas su quoi dire à Chet Atkins.J\u2019étais tellement intimidé!» Il a pu se reprendre des années plus tard, en 1991, lors d\u2019une émission spéciale sur le country qu\u2019il animait pour Radio-Canada.Deux heures d\u2019entretien lui ont permis de découvrir la générosité de celui qu\u2019il admirait tant et avec qui il a même pu jouer quelques notes.Le souvenir lui arrache une larme.Ce ne sera pas la seule de la visite.«On n\u2019oublie pas les émotions qu\u2019on a vécues, au cours de certains moments», dit-il avant de ramener CONNU JUSQU\u2019AU RWANDA À la fin des années 1980, Quand on est en amour cartonnait à la radio.Et pas qu\u2019ici.«On m\u2019a dit plusieurs fois que j\u2019étais connu au Rwanda, que le pays au complet entonnait ma chanson dans les autobus», souligne Patrick Norman.Le nageur paralympique Benoit Huot, avec qui il a reçu l\u2019Ordre du Canada en 2017, est l\u2019un de ceux qui a vu sur place l\u2019engouement pour le répertoire de Norman.«Il m\u2019a dit : \u201cSi tu vas là-bas, c\u2019est certain, tu remplis le stade!\u201d Il a été au Rwanda avec Joannie Rochette en mission humanitaire et leur chauffeur avait ma chanson comme sonnerie de téléphone.«En discutant avec lui, il a appris que ma composition était très populaire pendant le génocide.Et dans les deux camps.Ça dit toute la puissance de la musique.Et de l\u2019amour», raconte l\u2019auteur-compositeur-interprète.Celui-ci a pris la mesure de la portée qu\u2019avait sa chanson en Afrique le jour où, dans un café, une femme noire est venue le voir.«C\u2019était une Rwandaise.Elle avait 8 ans au moment du génocide.Pendant que sa famille se faisait massacrer à la machette, elle, elle était cachée, et c\u2019est ma chanson qu\u2019elle se répétait en boucle dans sa tête, en se bouchant les oreilles.Elle m\u2019a dit : \u201cVous ne savez pas ce que vous rencontrer signifie pour moi.En sortant d\u2019ici, je vais pousser un grand cri.\u201d J\u2019ai oublié son nom.Mais pas le moment.» KARINE TREMBLAY, LA TRIBUNE PATRICK NORMAN ARRÊTS SUR IMAGES leDroit SAMEDI 16 JUILLET 2022 M21 ARTS ET SPECTACLES Cinq chansons de Roger Waters 1 DÉJÀ VU (2017) Extrait-phare de l\u2019album Is This The Life We Really Want?réalisé par le collaborateur de Radiohead Nigel Godrich, Déjà Vu a pavé la voie à un retour sur disque pour Roger Waters, après des années occupées notamment par la création de l\u2019opéra Ça ira.GENEVIÈVE BOUCHARD 2 THE BRAVERY OF BEING OUT OF RANGE (1992) Tirée de l\u2019album Amused to Death (et seul titre de cette parution au programme de l\u2019actuelle tournée), The Bravery of Being Out of Range a été inspiré par les politiques de Ronald Reagan et Margaret Thatcher.Gageons que l\u2019ère Trump a redonné des munitions à Roger Waters\u2026 GENEVIÈVE BOUCHARD 3 RADIO WAVES (1987) La première chanson de Radio K.A.O.S présente le personnage de Billy, un homme avec un handicap et des habiletés spéciales lui permettant notamment d\u2019entendre les ondes radio.Roger Waters a dédié cet album concept à toutes les victimes des effets violents du monétarisme.VALÉRIE MARCOUX 4 ANOTHER BRICK IN THE WALL (1979) Malgré une discographie foisonnante, Another Brick In The Wall Part Two demeure le morceau le plus connu de Pink Floyd.Véritable succès planétaire, la chanson est d\u2019ailleurs l\u2019un des rares simples du groupe.Une pièce qui a su traverser le temps et qui marque encore les générations d\u2019aujourd\u2019hui.LÉA HARVEY 5 HEY YOU (1979), PINK FLOYD Premier morceau qui ouvre la face B de The Wall, Hey You s\u2019ancre au cœur du récit que raconte Roger Waters en tant que principal auteur- compositeur, sur le populaire album.La chanson, qui porte notamment sur l\u2019isolement, est bercée par des airs planants et mélancoliques.LÉA HARVEY 1 5 2 3 la conversation vers Nashville, où il a vécu un séjour pivot.UN NOUVEAU FEU «Cette ville, c\u2019est un lieu à part.J\u2019avais enregistré là, avec le producteur Lou Lofredo, l\u2019album Textures, qui n\u2019est jamais sorti.Je pense qu\u2019on peut maintenant l\u2019obtenir sur le Web.Il y avait là- dessus une version de You\u2019ve Lost That Loving Feeling qui, je pense, était supérieure à l\u2019originale.«Pas parce que je chante dessus, mais parce que la track musicale était formidable, grâce à Bergen White.C\u2019était un grand qui avait travaillé avec de grosses pointures comme Presley, Are- tha Franklin et James Brown.L\u2019arrangement, c\u2019était une fusion parfaite entre country et disco.» C\u2019était bien avant que la popularité s\u2019invite dans la vie et la carrière de l\u2019auteur-compositeur-inter- prète, à qui le succès a vraiment souri en 1986, lorsque la chanson Quand on est en amour s\u2019est hissée au sommet des palmarès.«Le disque était enregistré depuis 1984, mais il restait sur les tablettes.J\u2019étais snobé par le milieu, j\u2019étais vu comme le gars de club qui faisait du country.On parlait de moi avec mépris.«Certains disaient  : \u201cPatrick No r m a n à m o n é m i s s i o n ?Jamais!\u201d Et moi, je manquais de confiance, je n\u2019avais tellement pas l\u2019idée de devenir connu que tout ça venait renforcer mes convictions d\u2019être un imposteur dans cet univers-là.«C\u2019était épouvantable.Mais j\u2019avais la musique qui me rendait heureux, alors je continuais.» S\u2019AFFRANCHIR DU SYNDROME DE L\u2019IMPOSTEUR Le vent a tourné quand Jacques- Charles Gilliot, de la station CFGL, a décidé de programmer la chan- son-titre de l\u2019album.«Les gens téléphonaient pour l\u2019entendre à la radio.On a vendu des milliers d\u2019albums, jusqu\u2019à dépasser le cap des 300 000.Cette année-là, j\u2019ai reçu mon premier trophée Metrostar.» Plusieurs autres ont suivi, dans différents galas.Toujours pour la même chanson.«Je recevais des prix, mais j\u2019ai mis du temps à m\u2019affranchir du sentiment d\u2019imposteur.Je pense même qu\u2019il est toujours là, quelque part, dans un vieux tiroir.» Même après 33 albums.Même après les salles pleines.Même après les prix pluriels.«Quand tu as une étiquette dans le milieu artistique, c\u2019est difficile de renverser la vapeur.J\u2019ai le sentiment d\u2019avoir réussi à le faire dans les années 1990 avec l\u2019album Passion vaudou, enregistré en Louisiane.Mais pendant longtemps, j\u2019étais terrifié avant de monter sur scène.«J\u2019avais toujours peur de ne pas être assez bon, parce que le monde du showbiz me faisait croire que je n\u2019avais pas ma place.» Regard circulaire, à nouveau.Sur les murs qui racontent ses années de métier.«Je vois ce qui a marqué mon parcours, il y a beaucoup de choses! Je suis très, très fier d\u2019avoir accompli tout ça.Et de l\u2019avoir fait à travers la musique.«Sans doute que oui, en voyant ces images, j\u2019arrive un peu mieux à faire taire le syndrome de l\u2019imposteur.» Pour marquer ses 50 ans de carrière, Patrick Norman propose une exposition de photos qui racontent le chemin qu\u2019il a parcouru au cours des cinq dernières décennies, au Musée national de la photographie de Drummondville.\u2014 PHOTOS LA TRIBUNE, FRÉDÉRIC CÔTÉ 4 SAMEDI 16 JUILLET 2022 leDroit M22 LE MAG L a capitale d\u2019Oman, Mas- cate, détonne avec la démesure de Dubaï, pourtant à moins de deux heures à vol d\u2019oiseau.Étendue, elle vacille entre traditions et modernité, un heureux mélange qui permet de passer des maisons traditionnelles à l\u2019extravagance de l\u2019Opéra royal ou du palais du sultan.Déjà à l\u2019arrivée, la gentillesse des Omanais déconcerte.À l\u2019aéroport, on nous rend rapidement nos sourires et on nous offre des conseils pour notre séjour.Dans la file d\u2019attente pour tamponner les passeports, j\u2019accumule les recommandations.Oman, moins prisé des touristes que les Émirats voisins, sait bien traiter les visiteurs.Mascate se parcourt surtout en voiture.Mais il faut savoir s\u2019y retrouver entre les grandes routes qui relient les trois quartiers principaux, Ruwi, moderne, Mutrah et sa corniche, en bord de mer, et le Vieux Mascate, un enchevêtrement de rues, de vieilles maisons et de forteresses.Surtout, il faut planifier pour profiter des heures d\u2019ouverture, en matinée pour la Grande Mosquée, ou idéalement en soirée pour le souk de Mutrah.L\u2019après- midi, trop chaud, peut-être une occasion de découvrir l\u2019Opéra royal.Celui-ci peut valoir le détour pour assister à un spectacle en soirée, alors que des troupes de partout dans le monde s\u2019y produisent.Sinon, des tours guidés sont offerts pour découvrir le bâtiment de marbre blanc commandé par le sultan Qabous bin Said Al Said.On aime en premier lieu son stationnement étagé, qui permet de garer la voiture à l\u2019ombre, un détail d\u2019une grande importance dans un pays aussi ensoleillé.En attendant le début d\u2019une visite, on peut flâner dans les chics boutiques attenantes à l\u2019opéra ou même manger dans un des restaurants haut de gamme de l\u2019endroit.Les jardins entourant l\u2019édifice sont aussi magnifiques.L\u2019Opéra lui-même, commandé en 2001 et inauguré 10 ans plus tard, compte sur une collection d\u2019instruments impressionnante, dont certains, comme une guitare rappelant un visage souriant, ont une forme tout à fait unique.À l\u2019intérieur de la salle, un siège particulier est réservé pour le sultan, et le sultan seulement.Le prix d\u2019un tel édifice?« Quand c\u2019est le sultan qui paye, on ne connaît jamais le prix », se limite à répondre le guide.La construction de l\u2019Opéra a été assurée par la même entreprise qui a érigé la Grande Mosquée, un monument incontournable qui n\u2019ouvre aux visiteurs qu\u2019entre 8 h et 11 h du samedi au jeudi.Il importe d\u2019arriver plus tôt que tard, si on veut avoir le temps de flâner, et de prévoir des vêtements appropriés couvrants les bras et les jambes.Les femmes et les filles de plus de sept ans doivent se couvrir la tête.C\u2019est une fois de plus le sultan Qabous qui a commandé le bâtiment pouvant accueillir 20 000 fidèles à la fois.Il s\u2019agit, on s\u2019en doute, de la plus grande mosquée du pays.On y trouve notamment le deuxième plus grand tapis tissé à la main au monde, un tapis persan de 70 m sur 60 m couvrant la salle de prière principale.On rapporte que 600 ouvrières y ont travaillé pendant plus de deux ans.Certaines sources rapportent même qu\u2019il a fallu quatre ans de boulot.La salle de prière est par ailleurs impressionnante pour son chandelier de 14 mètres dont on prend toute la mesure en se plantant tout juste en dessous.Avec ses 600 000 cristaux et ses 1122 ampoules, il pèse la bagatelle de 8,5 tonnes.C\u2019est là qu\u2019on fait un pas de côté pour le toiser plus longuement.On ne voudrait surtout pas qu\u2019il nous tombe sur la tête.Ce fameux chandelier a été le plus gros du monde jusqu\u2019à l\u2019inauguration de la mosquée Sheikh Zayed à Abu Dhabi.Sinon, la vieille ville compte le Musée national, le palais du sultan et quelques forts.On s\u2019y attarde moins que sur la jolie corniche de Mutrah, que longent des maisons à moucharabiehs, des cloisons ajourées qui permettent une aération naturelle.Si l\u2019envie nous en dit, on peut parcourir les 4,5 km de la corniche jusqu\u2019à un grand parc où sont installés quelques manèges pour enfants.Dans la baie, on peut généralement voir une ou quelques boutres, des embarcations traditionnelles, et le yacht du sultan.Le souk, pratiquement désert en après-midi, s\u2019anime particulièrement en soirée.On n\u2019y a pas encore pris les mauvais plis de sollicitation des touristes comme dans les autres grands marchés des pays avoisinants, ce qui permet de le parcourir sans une méfiance exagérée.Après le coucher du soleil, les terrasses de la corniche deviennent très populaires.Mieux vaut réserver une table si on pense s\u2019y poser, sans quoi on risque de se buter à des établissements pleins à craquer.Les touristes rencontrés avaient particulièrement un faible pour Bait al-Luban, un restaurant au décor traditionnel servant des plats omanais près du marché de poissons.Parce qu\u2019il faut savoir s\u2019émerveiller, on craque non seulement pour la cuisine et l\u2019ambiance, mais aussi pour l\u2019eau aromatisée à l\u2019encens et le café traditionnel offerts gratuitement.Il suffit donc d\u2019une journée et demie bien remplie pour faire le tour des principaux attraits de cette capitale bien discrète.MASCATE LA CAPITALE DISCRÈTE L\u2019Opéra royal, majestueux, a accueilli des artistes internationaux de renom comme Andrea Bocelli et Placido Domingo.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, JONATHAN CUSTEAU JONATHAN CUSTEAU CHRONIQUE jonathan.custeau@latribune.qc.ca LE BOURLINGUEUR Une visite guidée de l\u2019Opéra royal s\u2019impose.Il est bordé de boutiques et de restaurants.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, JONATHAN CUSTEAU leDroit SAMEDI 16 JUILLET 2022 M23 « Le canot-camping, c\u2019est la vie!» Ou était-ce le canot, c\u2019est la vie?Chose certaine, j\u2019ai entendu cette phrase plusieurs fois au cours d\u2019une expédition dans la réserve faunique de La Vérendrye, en Outaouais.Moi qui ai encore des croûtes à manger pour pagayer, citadine amoureuse de plein air, mais qui sort la tente de façon exceptionnelle, j\u2019ai envie de croire notre guide, Éric Laforest, sur parole.Cet enseignant en éducation physique n\u2019a pas assez d\u2019emmener ses élèves en plein air pendant l\u2019année scolaire, il guide des groupes pendant la saison estivale.Cette fois, il accompagne notre bande de journalistes aux côtés de Jeff Thuot, un expert du canot, et de Martin Lavoie, un employé de la Sépaq.Lundi matin, la journée s\u2019annonce magnifique.On s\u2019attend pourtant à de fortes pluies dès le lendemain.On ne peut pas prévoir un tel déluge avec un ciel si parfait, blague-t-on durant le trajet d\u2019environ quatre heures au départ de Montréal.Oh, mais que si.Le lac Jean-Péré s\u2019étire droit devant nous, avec la promesse de nous faire quitter momentanément le tourbillon du quotidien.Initialement, nous projetons de réaliser le circuit Antosta- gan (36 km) et de dormir à deux endroits pendant le séjour.Mais d\u2019abord, il faut déposer notre matériel dans un baril de 60 litres et un sac étanche.Voyager léger est un art que je ne maîtrise pas tout à fait encore.Je réussis néanmoins à apporter le nécessaire pour ces deux nuitées au loin.Ce même baril servira aussi à mettre collations et dentifrice pendant la nuit afin d\u2019éviter d\u2019attirer les animaux, dont les ours.Jeff Thuot nous livre quelques i n f o r mat i o n s su r la ré s e r ve f a u n i q u e d e L a Vé r e n d r y e , dont une partie se trouve en Abitibi-Témiscamingue.Notre trajet prévoit deux portages; l\u2019un de 215 mètres nous permettant d\u2019accéder au lac Choisel et l\u2019autre de 385 mètres\u2026 où certains collègues arriveront encore à capter un peu de signal.Au fil de l\u2019eau, certains d\u2019entre nous n\u2019auront pas le choix de se mouiller les pieds pour passer par-dessus un barrage de castor.Nous arrivons en fin d\u2019après-midi à notre premier site de campement, avec l\u2019agréable impression que nous sommes (presque) seuls au monde.La quiétude s\u2019installe avec le rythme lent de la nature.Ici, pas de bloc sanitaire ni même de toilette sèche : c\u2019est un baril planté dans la terre qui fait office de toilette.On nous propose de coucher la pagaie sur le sentier afin d\u2019indiquer que quelqu\u2019un y est déjà.Après un repas cuisiné par de grands chefs, nous retournons dans la baie profiter des dernières lueurs du jour et des huards qui glissent sur l\u2019eau\u2026 ce genre de moments qui rappellent pourquoi nous sommes là.Seul le rire de ma collègue vient troubler le silence; je m\u2019esclaffe sans savoir pourquoi elle rit.Plus tard, alors que nous nous apprêtons à fermer l\u2019œil pour la nuit, ce sont les huards qui nous offrent leur concert.JOUR 2 Malgré tous nos espoirs, les prévisions ne se trompent pas.J\u2019en suis encore à défaire ma tente lorsque quelques gouttes se mettent à tomber.Nous profiterons tout de même d\u2019un avant-midi de fine pluie, nous laissant croire que ce ne sera pas si mal.Le décor a partout la même teinte, à la nuance près qu\u2019ici, un huard surgit; là, une sarcelle fend le ciel.Les scènes défilent avec un pouvoir hypnotisant.Au dîner, nos guides font un feu pour que nous puissions nous réchauffer.Petit instant de répit avant d\u2019aller nous faire tremper davantage cette fois.N\u2019empêche : les eaux sont calmes.Jeff a tout de même revu l\u2019itinéraire à la baisse.J\u2019avoue que je ne suis pas fâchée de toucher terre, vers 14h30, et de pouvoir me mettre au sec.C\u2019est fou comment, dans un tel contexte, on revient aux besoins de base, philosophe un collègue, pendant que je pense exactement la même chose.Nous passerons finalement le reste de la journée regroupés sous une tente moustiquaire à jaser et à rire tandis que nos guides se démènent pour nous préparer tout un repas.Je constaterai plus tard avec bonheur que mon sac de couchage, lui, est demeuré au sec, m\u2019assurant une bonne nuit de sommeil.JOUR 3 No s vê te m e nt s s o nt e n c o re mouillés, mais le soleil, lui, est, de retour, nous permettant de terminer l\u2019excursion en beauté.La fin du périple s\u2019annonce courte; un camion viendra nous chercher à un point de rencontre.Éric, mon partenaire de canot, parle de ses difficiles retours au quotidien lorsqu\u2019il revient d\u2019une expédition.Je comprends.C\u2019est un peu rapide, tout de même, ce retour à la civilisation\u2026 La chroniqueuse étaitl\u2019invitée de la Sépaq.1 Éric Laforest, l\u2019un de nos guides, est éducateur physique et accompagne des groupes comme le nôtre pendant la saison estivale.\u2014 PHOTOS LA PRESSE, PHILIPPE BOIVIN ISABELLE PION CHRONIQUE isabelle.pion@latribune.qc.ca SORTIE PRENDRE L\u2019AIR La réserve faunique de La Véren- drye est un vaste territoire de près de 13 000 kilomètres carrés comptant plus de 4000 plans d\u2019eau.L\u2019accueil du canot-camping, Le Domaine, est situé à environ une heure de Mont-Laurier, à Lac-Pythonga.Il est toujours préférable de réserver son circuit de canot-cam- ping à l\u2019avance pour éviter un débordement sur certains circuits plus populaires.La réserve compte plusieurs points de sortie, utiles pour façonner son itinéraire, selon les conditions de vent ou la fatigue.«Ici, ce qui est génial, c\u2019est que tout s\u2019interconnecte.On peut partir pendant des mois.C\u2019est la grande beauté de toute la réserve», explique Jeff Thuot.Les canoteurs peuvent aussi louer l\u2019équipement nécessaire.On trouve des parcours pour tous les niveaux, de débutant à avancé.On n\u2019offre cependant pas d\u2019expédition guidée pour le moment.Un service de navette est offert sur réservation pour le canot-camping.ISABELLE PION, LA TRIBUNE L\u2019IMPORTANCE DU SANS TRACE Une simple boîte de conserve abandonnée autour d\u2019un feu peut se transformer en blessures multiples pour des animaux, nous sensibilise Jeff, qui nous montre une boîte ouverte laissée derrière et dont le couvercle n\u2019a pas été arraché.Un renard (ou tout autre animal) aura le réflexe d\u2019aller sentir et de s\u2019y mettre le nez à votre départ, explique celui qui a déjà trouvé un renard blessé par un tel déchet.Comme quoi un petit geste banal peut s\u2019avérer lourd de conséquences.ISABELLE PION, LA TRIBUNE 2 Le premier soir, notre guide nous propose de retourner sur l\u2019eau, question de profiter des dernières lueurs du jour et des huards qui glissent sur l\u2019eau.BON À SAVOIR 1 2 RETOUR AUX SOURCES SAMEDI 16 JUILLET 2022 leDroit M24 CAROLINE GRÉGOIRE Collaboration spéciale carolinegregoire@lesoleil.com 4 Maillot short Oh Buoy de Saxx, 80 $ \u2014 PHOTO SAXX 1 Bain doux lavant pour cheveux de Authentic Beauty Concept, 35 $ en salon \u2014 PHOTO AUTHENTIC BEAUTY CONCEPT 9 Encre hydratante pour les lèvres Poutsicle de Fenty, 30 $ chez Sephora \u2014 PHOTO FENTY BEAUTY 5 Maillot une pièce Malai, 178 $ chez Bikini Village \u2014 PHOTO BIKINI VILLAGE 3 Chapeau Outdoor Research, 42,99 $ chez Altitude Sports \u2014 PHOTO OUTDOOR RESEARCH 2 Verres solaires RayBan, 139 $ \u2014 PHOTO RAYBAN 6 Sandales Teva, 79,99 $ chez Altitude Sports \u2014 PHOTO TEVA 7 Filtre solaire Laneige Hydro UV fps 50+, 39 $ chez Sephora \u2014 PHOTO LANEIGE 8 Serviette en microfibre, 22 $ chez Décathlon \u2014 PHOTO DÉCATHLON POUR LA BAIGNADE Le Mag vous propose ses coups de cœur colorés pour profiter de la saison de la baignade.NOS ESSENTIELS 2 3 4 1 6 7 9 8 5 leDroit SAMEDI 16 JUILLET 2022 M25 MODE 2 Lunettes fumées surdimensionnées, 19,99 $ chez Simons \u2014 PHOTO SIMONS 1 Gourde d\u2019eau pliable Stojo, 39,95 $ chez Linen Chest \u2014 PHOTO STOJO 4 Élixir de beauté par Caudalie, 30 ml, 22 $ en pharmacies \u2014 PHOTO CAUDALIE 5 T-shirt stylé de la micro collection «Girl Power» de Moni Amuli, 75 $ en ligne au moniamulicouture.com \u2014 PHOTO MONI AMULI COUTURE 7 Pochette pour téléphone cellulaire, 55 $ chez Simons \u2014 PHOTO SIMONS 3 Sac multifonction Cotopaxi, 74,99 $ chez Altitude Sports \u2014 PHOTO COTOPAXI 9 Basket haut Sk8 Hi de Vans, 100 $ chez Little Burgundy \u2014 PHOTO VANS 6 Palette d\u2019ombres pailletées Stoned Vibe de Urban Decay, 69 $ chez Sephora \u2014 PHOTO URBAN DECAY 8 Eau de toilette Vanille Coco de Comptoir Sud Pacifique, 120 $ pour 100 ml chez Sephora \u2014 PHOTO COMPTOIR SUD PACIFIQUE POUR LES SORTIES ESTIVALES L\u2019été 2022 sous le signe du divertissement.Du spectacle en plein air jusqu\u2019au grand festival, l\u2019occasion est idéale pour passer un bon moment.Le Mag vous présente ses essentiels stylés pour profiter du spectacle.8 POUR L\u2019ÉTÉ 5 4 3 6 7 2 1 9 SAMEDI 16 JUILLET 2022 leDroit M26 LE MAG ISABELLE FOURNIER Collaboration spéciale SUR LA ROUTE Nous ne pouvions parcourir l\u2019Ouest canadien sans nous arrêter dans la magnifique vallée de l\u2019Okanagan.Réputée pour ses ranchs, ses fermes, ses vignobles, ses vergers et ses plages.C\u2019est l\u2019escale parfaite à prévoir entre les Rocheuses et Vancouver, et puisque nous aimons les vins, la gastronomie et la plage, c\u2019était pour nous un incontournable.Nous séjournons dans un camping en bordure du lac Okana- gan, à Peachland.Puisque nous devons travailler pendant la journée, nous avons trouvé un camp de jour au Centre culturel francophone de l\u2019Okanagan.Les filles y passent du bon temps et se font de nouveaux amis.Avec le décalage horaire, notre journée de travail se termine à 13 h, ce qui nous permet de visiter quelques vignobles avant d\u2019aller chercher les filles au camp de jour (pratique!).O n c o m p t e p r è s d e 2 0 0 vignobles dans la vallée, dont une quarantaine où nous nous trouvons, tout près de Kelowna.Chaque vignoble propose une ambiance bien à lui ainsi qu\u2019un menu dégustation, remboursable à l\u2019achat de bouteilles de vin.Nous en profitons donc pour faire le plein pour les prochaines semaines.Nous visitons d\u2019abord le vignoble Summerhill Pyramide, le vignoble le plus visité de la Colombie-Britannique, intéressant pour ses très bons vins biodynamiques et sa pyramide calquée sur celles d\u2019Égypte.C\u2019est d\u2019ailleurs là que vieillissent les vins.Et lorsque nous demandons pourquoi une pyramide, on nous répond que c\u2019est parce que la forme sacrée a de l\u2019effet sur les vins\u2026 Nous visitons également le vignoble Crown and Thieves.Le vignoble a été construit pour ressembler à un vieux bâtiment de l\u2019extérieur, tandis que l\u2019intérieur est éclectique et original, avec des objets datant des années 1600 à 1970.Au sous-sol se trouve un surprenant bar clandestin, où on peut siroter un bon vin en regardant un spectacle.Nous terminons notre visite avec le vignoble biologique Off the Grid, plus petit et authentique, où on peut acheter des vins oranges (nos préférés).Le climat chaud, ensoleillé et sec est très propice à la culture d\u2019arbres fruitiers.C\u2019est la région agricole la plus importante de la Colombie-Britannique et on y produit plus de 80 % des cerises et abricots du Canada.Nous en profitons pour visiter les vergers et pour goûter aux savoureux fruits frais qui s\u2019offrent à nous en abondance.Le lac Okanagan s\u2019étend sur 135 kilomètres du nord au sud, et on y trouve une trentaine de plages seulement à Kelowna.Nous faisons de la planche à pagaie juste en face du camping et visitons le parc municipal de Kelowna, avec ses longues plages sablonneuses et son parc aquatique.Il se trouve tout près de la rue Bernard, une rue piétonne hyper dynamique avec terrasses, jeux, concerts, etc.C\u2019est aussi tout près de là qu\u2019on a pensé s\u2019être fait voler la voiture, pour finalement réaliser qu\u2019on s\u2019était tout simplement trompé de stationnement (pas reposant un road trip, la fatigue se fait sentir\u2026).UN PARADIS POUR CYCLISTES C\u2019est dans l\u2019Okanagan que nous avons fait notre plus belle randonnée à vélo jusqu\u2019à présent.Nous avons découvert le parc provincial Myra-Bellevue grâce à des voisins de camping québécois (il y a énormément de Québécois dans l\u2019Ouest).La piste se trouve en altitude (et donne parfois le vertige\u2026), sur un ancien chemin de fer qui longe un canyon aux parois plutôt abruptes.Construite à la main au tournant du siècle dernier, la piste est mise en valeur par deux tunnels et 18 ponts à chevalets.C\u2019est le cœur et le ventre bien remplis que nous quittons la Vallée de l\u2019Okanagan pour notre prochaine destination : Vancouver.LA FAMILLE GRAHAM-FOURNIER SUR LA ROUTE LA VALLÉE DE L\u2019OKANAGAN 1 2 3 4 1Le vignoble Summerhill Pyramide, le vignoble le plus visité de la Colombie-Britannique.\u2014 COURTOISIE 2 Le lac Okanagan, à Pea- chland.\u2014 COURTOISIE 3Le canyon du parc provincial Myra-Bellevue.\u2014 COURTOISIE 4Une bonne glace dans la Vallée de l\u2019Okanagan.\u2014 COURTOISIE leDroit SAMEDI 16 JUILLET 2022 M27 LE JEU DES 7 ERREURS CES DEUX CARICATURES D\u2019ANDRÉ-PHILIPPE CÔTÉ SONT EN APPARENCE IDENTIQUES.EN RÉALITÉ, IL Y A 7 ERREURS.ES-TU OBSERVATEUR?SOLUTION 1 Un des sourcils de l\u2019homme 2 Une des poignées de porte 3 Une des lumières 4 La bande blanche sur la pompe à essence 5 La grosseur d\u2019un des miroirs 6 Un cercle sur le chandail de la femme 7 Une des rails sur toit de la voiture Voici pour vous, jeunes mordus de lecture, une sélection de livres à ne pas manquer, choisis par des gens qui s\u2019y connaissent! JOCELYN BOISVERT ÉDITIONS FOULIRE RUBRIQUE ASSEMBLÉE PAR PHILIPPE CHABOT Ah, le livre\u2026 Quel objet fantastique! Mais sais-tu par quels chemins il doit passer avant d\u2019arriver jusqu\u2019à toi?C\u2019est à ce voyage que te convie le très complet Dans les coulisses de l\u2019édition : la grande aventure du livre.L\u2019autrice et l\u2019illustratrice s\u2019allient pour créer une véritable fête où rien n\u2019est laissé au hasard.Chaque élément est réfléchi pour te permettre de découvrir les différents maillons de la chaîne du livre : de l\u2019auteur au lecteur en passant par le graphiste, la représentante, la critique littéraire, la bibliothécaire et bien d\u2019autres.Le rôle de chacun est décrit et accompagné d\u2019une foule de détails passionnants, autant écrits qu\u2019illustrés.L\u2019éditeur s\u2019est visiblement fait plaisir en publiant ce magnifique ouvrage de grande taille et imprimé sur un beau papier épais! Sophie Loiselle Bibliothécaire à la Bibliothèque de Québec Dans les coulisses de l\u2019édition : la grande aventure du livre STÉPHANIE VERNET ET CAMILLE DE CUSSAC AROLA Oh non! Vous vous êtes encore retrouvé dans le bureau de la directrice, et ce n\u2019est pas par amour pour elle, mais plutôt parce que vous avez fait pleurer Mira avec votre sens de l\u2019humour unique.Or, cette fois-ci il pourrait y avoir des dommages.Il faut que vous réussissiez à passer la semaine sans visiter pour une énième fois la directrice, en serez- vous capable?Dans ce livre, c\u2019est vous qui incarnez Xavier, un futur humoriste qui doit apprendre à ne pas trop blesser son public.Il y a de multiples choix à faire, et une seule façon de réussir, heureusement, vous pouvez recommencer à volonté.Parfois, l\u2019auteur donne son avis d\u2019une façon très amusante.Ce livre ainsi que toute la série sont de belles lectures qui vous divertiront à coup sûr.Rose-Marie Cantin Lectrice de 13 ans Les méchantes blagues de Xavier Même si tout s\u2019effondre autour d\u2019elle depuis que son père s\u2019est éclipsé avec l\u2019hygiéniste dentaire, Raymie est déterminée à remettre son monde à l\u2019endroit.Son plan est infaillible : remporter le titre Mademoiselle du Centre de la Floride pour que sa toute nouvelle aura de célébrité ramène son père à la maison.Mais tout le monde sait que pour accomplir un tel exploit il faut savoir se distinguer par ses bonnes actions et faire tourbillonner un bâton de majorette au-dessus de sa tête.Raymie pourrait accomplir l\u2019impossible si ce n\u2019était de l\u2019ultrasensible Louisiana et de la corrosive Beverly qui lui mettent constamment des bâtons dans les roues.Mais se pourrait-il que ces deux pestes deviennent ses meilleures alliées?Ce qui est certain, c\u2019est que l\u2019été de Raymie risque d\u2019être haut en couleur! Vicky Sanfaçon Librairie Pantoute Raymie Nightingale : Un été marquant KATE DICAMILLO SCHOLASTIC SAMEDI 16 JUILLET 2022 leDroit M28 HORTICULTURE LARRY HODGSON Collaboration spéciale T rouvez-vous que vous passez trop de temps à entretenir votre terrain?Même que tout votre temps libre y passe?Il serait peut-être temps de regarder comment réduire un peu ces efforts, de viser un terrain qui fonctionne presque tout seul.Je ne pense pas qu\u2019un terrain de banlieue de dimensions typiques qui nécessite zéro entretien existe, mais un terrain qui ne demande que 15, 30, 60 minutes par semaine en moyenne, bien sûr que oui.Voici quelques façons pour y parvenir.AUGMENTEZ LA PART DES VÉGÉTAUX À ENTRETIEN RÉDUIT La première suggestion pour réduire le travail est de remplacer les plantes qui demandent beaucoup de soins par les plantes qui en ont besoin de beaucoup moins.Et ce sont les arbres qui demandent le moins de soins, suivi des arbustes et des vivaces.Les plus nécessiteux, par contre, sont le gazon et le potager.Je n\u2019ose pas suggérer que vous réduisiez les dimensions de votre potager.Après tout, c\u2019est la source de nourriture fraîche et saine de votre famille! Mais le gazon, oui, on peut facilement trouver des moyens pour réduire son entretien.\u203a Les moins exigeants : les arbres Un arbre demande zéro soin la plupart des années.Après la plantation initiale et les arrosages la première année, le temps qu\u2019il s\u2019installe, c\u2019est le calme plat.De temps en temps, il y a une tempête qui arrache quelques branches, mais souvent ce sont des branches secondaires sans importance.Seulement très rarement a-t-on besoin d\u2019intervenir.Par contre, quand il faut réagir, c\u2019est souvent par personne interposée.Si une grosse branche s\u2019arrache, c\u2019est un arboriculteur qui doit faire le travail.Éventuellement, bien sûr, tout arbre finit par mourir et il faut penser l\u2019enlever\u2026 mais probablement pas de votre vivant! Évidemment, il faut choisir un arbre adapté à vos conditions.Si vous plantez à l\u2019ombre un arbre qui devrait aller au soleil, ou en sol sec un arbre qui aime l\u2019humidité ou en zone de rusticité 4 un arbre de zone 6, vous compliquez inutilement les choses\u2026 et vous vous donnez du travail en conséquence.Restons zen : que des variétés adaptées.Aummmm! \u203a Deuxième place : les arbustes Les arbustes demandent à peine plus de soins que les arbres.Après la plantation initiale et les arrosages la première année, il n\u2019y a presque rien à faire.Personnellement, mon terrain est surtout composé d\u2019arbustes, justement pour cette raison : la sainte paix! Mais il faut laisser les arbustes prendre leur forme naturelle si vous voulez vous libérer du travail.Si vous décidez de tailler régulièrement pour leur donner une forme quelconque, vous perdez tous les avantages des arbustes.Si, par exemple, quelqu\u2019un vous suggère qu\u2019il faut supprimer les fleurs fanées de votre lilas ou seringat, dites-lui poliment de se mêler de ses propres affaires.Cela n\u2019est jamais nécessaire.L\u2019idée que ce le soit est une invention de jardiniers trop zélés.Et la protection hivernale?Quelle idée archaïque! Dites-vous bien que si un arbuste a besoin d\u2019être emballé comme une momie pour passer l\u2019hiver, il vaut mieux qu\u2019il crève.Ainsi vous pourriez le remplacer par un arbuste robuste et rustique que ne nécessite aucune attention l\u2019automne et l\u2019hiver! Mais le pire exemple de l\u2019abus d\u2019un arbuste est la haie taillée! On prend un arbuste parfaitement capable de pousser sans attention et on commence à le couper de tout bord, tout côté.J\u2019appelle une haie taillée «20 ans de travail acharné».D\u2019ailleurs, après 20 ans de soins méticuleux, la plupart des haies sont tellement stressées par ces interventions qu\u2019elles sont finies, presque irrécupérables, et il faut donc recommencer à zéro.Pourquoi ne pas planter plutôt une «haie libre» plutôt qu\u2019une haie taillée?Vous plantez des arbustes en ligne et vous les laissez pousser, tout simplement.Oui, une telle haie sera plus large qu\u2019une haie constamment taillée, mais tellement plus commode! Et vraiment zéro entretien! Là où les arbustes diffèrent des arbres est que la plupart «se fatiguent» après 7 à 12 ans environ.Ils deviennent trop denses en haut et trop minces en bas et commencent à fleurir moins.C\u2019est là qu\u2019on fait une «chirurgie majeure» : une taille de rajeunissement.Vous rabattez l\u2019arbuste à 15 à 40 cm du sol\u2026 puis il repousse tout seul et reste beau encore 7 à 12 ans.Puis vous le répétez.Zéro travail annuel; mais une bonne grosse journée de travail chaque décennie\u2026 ce n\u2019est pas si pire, non?\u203a Entretien intermédiaire Dans ce groupe, pensons surtout aux vivaces.Vous les plantez et elles reviennent d\u2019année en année, réduisant l\u2019entretien.Parfait! Beaucoup de jardiniers trouvent cela trop facile et alors coupent toutes les feuilles de fleurs vivaces à l\u2019automne, ne comprenant pas que ce n\u2019est pas nécessaire.Un gros effort strictement pour rien.Quelle horreur! En effet, avec les vivaces, il n\u2019y a pas vraiment d\u2019entretien régulier, mais\u2026 il y a un entretien sporadique.Parfois, on en perd (les vivaces ne sont pas nécessairement éternelles) et il faut alors les remplacer.D\u2019autres deviennent trop larges et il faut alors les diviser.Et une certaine part a une nature envahissante qu\u2019il faut limiter.Malgré tout, les vivaces nécessitent peu de soins comparativement aux annuelles qu\u2019il faut remplacer tous les ans.Et qui nécessitent passablement d\u2019arrosage et de fertilisation alors que les vivaces, habituellement, s\u2019occupent de leur propre entretien.De plus, les annuelles finissent par coûter très cher aussi, même si leur coût initial est moindre que celui des autres végétaux, juste du fait qu\u2019il faut toujours les remplacer.Deux ou trois vastes platebandes de vivaces robustes (hémérocalles, hostas, phlox, alchémilles, pulmonaires, filipendules, échina- cées, etc.) peuvent presque combler un terrain et réduisent énormément son entretien, notamment par rapport à l\u2019entretien de la pelouse.ET LA PELOUSE?Justement, la partie du terrain qui nécessite le plus de soins est la pelouse.Une pelouse est un milieu archi artificiel.Aucune graminée ne pousse vraiment sous la forme d\u2019un tapis égal de 8 cm de hauteur, ce qui serait la hauteur d\u2019idéale d\u2019après les spécialistes de leur entretien.(Encore moins à 2 cm, la hauteur idéale d\u2019après les maniaques de pelouse «vert de golf» qui ne semblent pas être capables de s\u2019arrêter de «scalper» leur gazon, le laissant en piètre état.) Il faut toujours forcer la pelouse à obéir à nos attentes en faisant une tonte régulière, habituellement hebdomadaire.Puis, il faut offrir des arrosages, des fertilisations, des traitements contre les insectes et les maladies, etc.Vraiment, on n\u2019en finit plus d\u2019intervenir.Je me sens stressé juste à y penser! ÉVOLUER VERS UN TERRAIN QUI NÉCESSITE MOINS D\u2019ENTRETIEN 1 2 leDroit SAMEDI 16 JUILLET 2022 M29 LE MAG RÉPONSES À VOS QUESTIONS ENCORE L\u2019HERBE AUX GOUTTEUX! Q Ma plate-bande est envahie chaque année par cette plante.Je m\u2019efforce de la déraciner le plus possible, mais elle est tenace.\u2014 Danièle R Il s\u2019agit de l\u2019herbe aux goutteux (Aegopodium podagraria), une plante couvre-sol fort populaire qui devient rapidement une mauvaise herbe redoutable.D\u2019origine européenne, elle s\u2019est échappée de la culture à beaucoup d\u2019endroits à travers le monde, dont au Canada.On voit habituellement la forme panachée (à feuillage marbré de blanc) en culture, mais quand la plante se ressème, cela donne des plantes entièrement vertes, comme la vôtre.La plante se répand rapidement par rhizomes souterrains et pose une menace écologique majeure, car elle anéantit la végétation indigène et convertit le secteur en une monoculture.Un jour, notre planète risque de devenir un vaste tapis d\u2019herbe au goutteux si les humains n\u2019agissent pas pour l\u2019arrêter! Malgré cela, on trouve encore l\u2019herbe aux goutteux en vente dans toutes les jardineries.Clairement, il faut la bannir\u2026 mais aucune instance gouvernementale ne bouge sur le dossier, et cela, depuis plus de 40 ans.Comment s\u2019en débarrasser?Il n\u2019y a pas de façon facile.Même les herbicides puissants comme le dicamba et le glyphosate (Roundup) ne parviennent pas à l\u2019éliminer complètement.L\u2019arrachage tend à augmenter le problème, car le moindre morceau de rhizome resté en terre devient une nouvelle plante.Il y a l\u2019occultation \u2014 couper tout soleil à la plante \u2014 qui fonctionne, mais c\u2019est un processus lent.Il faut, dès la fonte des neiges, couvrir tout le secteur infesté d\u2019une toile noire qui exclut toute lumière.D\u2019ailleurs, couvrez au-delà du secteur originalement infesté d\u2019au moins 30 cm pour arrêter tout rhizome vagabond qui essaierait de s\u2019échapper de l\u2019ombre de la toile en poussant latéralement.Aussi, il faut une véritable toile noire, une bâche, qui exclut toute lumière.Un géotextile noir ne conviendra pas : il laisse passer de la lumière.Laissez la toile d\u2019occultation en place 12 mois.Après, si à un endroit ou deux, une petite plantule d\u2019herbe au goutteux pâle et sérieusement affaiblie réussit à sortir de terre, arrachez-la.Ce sera le coup de grâce.Par la suite, vous pourriez replanter ce que vous voulez à l\u2019emplacement.Des questions svp! Vous pouvez nous joindre par courriel à courrierjardinier paresseux@yahoo.com Par courrier à Le jardinier paresseux Le Soleil C.P.1547, succ.Terminus Québec (Québec)?G1K 7J6 Donc, il me paraît logique que réduire la surface gazonnée soit un but intéressant si l\u2019on veut réduire l\u2019entretien de son terrain.Cependant, force est de constater que la plupart des gens ne sont pas prêts.La pelouse, malgré ses exigences, ses difficultés et ses défaillances, règne encore en roi et maître sur les terrains québécois.Comment alors au moins en réduire l\u2019entretien?Voici quelques idées : \u203a Acceptez l\u2019 idée qu\u2019une pelouse peut être composée d\u2019autre chose que des graminées.Beaucoup de gens acceptent maintenant le trèfle et le thym comme partie intégrante de la pelouse.Mais j\u2019inclus chez moi violettes, crocus, lierre terrestre, scilles, bugle rampante, pissenlits, plantains, etc.Tout ce qui ne pique pas, quoi! Quand on ne fait plus de chasse aux mauvaises herbes, l\u2019entretien baisse considérablement.\u203a Faites de l\u2019herbicyclage et laissez les rognures de gazon se décomposer sur place.Vous pouvez éviter complètement la fertilisation si vous le faites.Oui, fertilisation zéro! \u203a Engagez quelqu\u2019un d\u2019autre pour s\u2019occuper de la pelouse\u2026 ou utilisez une tondeuse robot.J\u2019aimerais bien avoir les moyens de me payer un tel luxe! \u203a N\u2019arrosez pas quand il fait sec.Votre pelouse entrera alors en dormance estivale et pourrait même jaunir, mais reverdira avec le retour de la pluie.\u203a Enfin, tondez régulièrement, mais à une hauteur d\u2019environ 8 cm : les coupes trop rases donnent un gazon faible qui ne sera jamais beau.Je vous ai lancé beaucoup d\u2019idées pour faciliter l\u2019entretien de votre terrain en même temps et je m\u2019en excuse.Mais il faut tout simplement comprendre qu\u2019entretenir son terrain n\u2019a pas besoin d\u2019être une corvée.Et qu\u2019avoir un terrain dont vous serez très fier sans y investir plus d\u2019une ou deux heures d\u2019entretien par semaine est parfaitement loisible.1 L\u2019entretien de son terrain peut paraître important, mais il y a moyen de le réduire considérablement.\u2014 PHOTO 123RF/MAXOIDOS 2 La protection hivernale : inventée spécialement pour vous faire travailler inutilement.\u2014 PHOTO 123RF/MICHELE URSI ENTRETIEN HORTICOLE À FAIRE CETTE SEMAINE \u203a Pour éloigner les oiseaux et tamias des petits fruits, installez un filet protecteur quand ils s\u2019approchent de la maturité.\u203a Assurez-vous que vos tomates ne manquent jamais d\u2019eau, sinon elles peuvent fendiller.\u203a Récoltez et faites sécher les feuilles de fines herbes quand vous voyez des boutons floraux, car leur goût est alors à son plus intense.\u203a Les limaces peuvent se cacher sous les pots de vos plantes.Vérifiez quotidiennement.Plate-bande envahie d\u2019herbe aux goutteux.Notez les feuilles vertes découpées et les fleurs blanches en ombelle.\u2014 PHOTO DANIÈLE AUDET SAMEDI 16 JUILLET 2022 leDroit M30 LE MAG Muffaletta Donne six portions INGRÉDIENTS \u2022 1/2 aubergine (pour environ deux tasses d\u2019aubergine en morceaux) \u2022 3 fleurs d\u2019ail ou une à deux gousses d\u2019ail \u2022 3 cuillères à soupe d\u2019huile d\u2019olive \u2022 1 poivron jaune ou rouge (ou la demie de chaque couleur) \u2022 ½ tasse d\u2019artichauts marinés (8 à 10 quartiers, environ) \u2022 25 olives vertes, dénoyautées \u2022 3 c.à thé de câpres \u2022 Sel et poivre \u2022 4 c.à soupe de pesto \u2022 125 g de capicollo \u2022 75 g de salami \u2022 6 tranches de provolone \u2022 200 g de fromage de chèvre mou \u2022 Deux à trois poignées de roquette \u2022 Une miche de pain ronde ou ovale, ou une focaccia (500 g environ) MÉTHODE 1 Coupe d\u2019abord ton aubergine en petits cubes.Dépose-les dans un bol, verse l\u2019huile d\u2019olive et assaisonne de sel et de poivre.Laisse l\u2019aubergine s\u2019imbiber et se dégorger de son eau de végétation pendant que tu coupes la fleur d\u2019ail en morceaux.Ensuite, coupe ton poivron en cubes.2 Dans un poêlon ou sur une plaque allant au four, dépose les cubes d\u2019aubergines et la fleur d\u2019ail.Ajoute un filet d\u2019huile d\u2019olive.Laisse cuire 5 à 10 minutes à feu moyen en brassant de temps en temps.Si tu optes pour le four, porte la température à 350°F et fais cuire pendant 10 minutes.3 Pendant ce temps, coupe les quartiers d\u2019artichauts et les olives en petits morceaux.Dépose le tout dans le bol qui avait servi à garder les dés d\u2019aubergine à l\u2019étape 1.Ajoute les câpres.4 Verse les cubes de poivrons dans ton poêlon ou ta plaque.Mélange bien et laisse cuire encore 5 minutes.5 Quand les légumes sont bien fondants, transvide ton poêlon dans le bol avec les olives, les artichauts et les câpres.Brasse le tout et laisse reposer ta salade de légumes à température ambiante.6 Avec la supervision d\u2019un adulte, coupe le pain en deux, horizontalement.Tartine chaque morceau de pesto.7 Sur la section du bas, dépose plusieurs cuillères de salade de légumes.Sois généreux! Presse avec le dos d\u2019une cuillère pour égaliser le tout.8 Dispose ensuite des morceaux de fromage de chèvre, des tranches de capicollo, des tranches de provolone et des tranches de salami.Presse bien entre chaque ajout.Répète cette étape une deuxième fois.9 Ajoute à nouveau de la salade de légumes, puis de la roquette.Dépose le dessus du pain et presse fermement.10 Avec l\u2019aide d\u2019un adulte, emballe le pain garni dans une pellicule plastique.Ça doit être très serré! Dépose le sandwich sur une assiette ou un plat de cuisson et réfri- gère-le pendant au moins 3 heures.Tu peux aussi mettre une poêle en fonte dessus ou le coincer sous un tiroir du frigo (c\u2019est ce que j\u2019ai fait!).Plus il est pressé, plus les saveurs vont se mélanger et qu\u2019il sera facile à couper.11 D i v i s e l a muffaletta en p or t ion s au m o m e n t d e servir.Tu peux aussi la trancher au besoin et laisser le reste au réfrigérateur.La muffaletta se garde jusqu\u2019à trois jours.LES P\u2019TITS CUISTOTS SOPHIE GRENIER-HÉROUX Collaboration spéciale J uillet bat son plein, le soleil fait sa job de soleil, les cours d\u2019eau nous taquinent les orteils, les fleurs chatouillent nos sens, que demander de plus?! Ah, oui! Un bon lunch! Le genre gourmand et savoureux.Du juillet entre deux tranches de pain! Eh bien, cher cuistot, j\u2019ai la parfaite idée pour toi.Ce mois-ci, je te dis comment réaliser une muffaletta, un pain garni de légumes grillés et marinés, de fromages et de charcuteries.C\u2019est aussi amusant à faire qu\u2019à manger! Je te propose ma version de ce classique qui tient son nom du pain rond et moelleux utilisé traditionnellement.Ce sandwich italien s\u2019est fait connaître de ce côté-ci de l\u2019Atlantique grâce aux immigrants arrivés en Nouvelle-Orléans dans les années 1890.D\u2019entre eux, c\u2019est Salvatore Lupo, épicier à la Central Grocery, qui aurait élaboré une version américanisée de la muffalleta sicilienne.Depuis, on en trouve autant en Sicile qu\u2019en Nouvelle-Orléans! J\u2019en ai justement une part qui me fait de l\u2019œil.On se dit à bientôt! PHOTOS LE SOLEIL, YAN DOUBLET SANDWICH TOUT GARNI! Pas de gaspillage! Il te restera sans doute un peu de salade de légumes.Tu peux évidemment refaire une muffaletta et changer le type de viandes ou de fromages selon tes envies et ta créativité! Tu peux aussi l\u2019utiliser comme base pour une salade de pâtes.J\u2019ajoute des mini bocconcini ou du thon en boîte et le tour est joué! SOPHIE GRENIER- HÉROUX (COLLABORATION SPÉCIALE) leDroit SAMEDI 16 JUILLET 2022 M31 LE MAG KARINE TREMBLAY karine.tremblay@latribune.qc.ca @tremblayk facebook/quotidienlatribune en cuisine \u2014 PHOTO 123 RF Connu pour sa cantine urbaine montréalaise du quartier Tétreaultville, Simon De L\u2019est signe la plus récente parution à faire briller le hamburger.\u2014 PHOTO LA PRESSE, ARCHIVES, MARCO CAMPANOZZI C \u2019est qu\u2019avec ses garnitures déclinables à l\u2019envi et sa galette interchangeable, le grand favori des fast-food se présente comme un classique qu\u2019on peut jaz- zer bien davantage que le hot dog, son cousin de cantine.Tant et tellement que certains auteurs de livres de cuisine choisissent de lui consacrer tout un chapitre, quand ce n\u2019est pas carrément tout un bouquin! En pleine saison du barbecue, pleins feux sur l\u2019incontournable sandwich nord-américain.Connu pour sa cantine urbaine montréalaise du quartier Tétreaul- tville, Simon De L\u2019est signe la plus récente parution à faire briller le hamburger.Le créateur de plats, qui avoue dès les premières pages de Burger son obsession gourmande pour l\u2019emblématique sandwich, a rassemblé différentes déclinaisons de ce grand classique.Il fait la preuve, dix fois plutôt qu\u2019une, que le typique mets nord-américain peut se draper des parfums de diverses cuisines d\u2019ailleurs.En version kefta, kebab, tex-mex ou tandoori, ses assiettes affichent quand même une constante : dans son livre à lui, le burger se conjugue loin, très loin de la tendance végé.Chez lui, c\u2019est le royaume assumé de la viande.Il y a bien le sandwich aux pleurotes du Mitch Deli qui s\u2019affiche tout végétal.Mais sinon, porc, bœuf et agneau occupent toujours une place prépondérante entre les moitiés du pain brioché qu\u2019il choisit avec soin, comme tout le reste de ses ingrédients, par ailleurs.Le maestro de la boulette insiste, et plus d\u2019une fois, le secret d\u2019un bon burger réside dans la qualité des ingrédients qu\u2019on choisit pour le confectionner.Un fromage goûteux, une sauce bien balancée, c\u2019est tout ce que ça prend pour ajouter punch et saveur.On peut le croire sur parole quand on sait qu\u2019il a remporté le premier prix québécois de la Burger Week 2021 avec son bacon + bacon + bacon burger.Les secrets qu\u2019il sert ici, entre les pages, sont somme toute assez simples, comme l\u2019est l\u2019humble burger.J\u2019avoue avoir un coup de cœur pour la section qu\u2019il consacre aux accompagnements, aux sauces et aux condiments.Parce que ce sont ces petits extras qui confèrent souvent de la personnalité aux plats.Et ça, le spécialiste du « smash burger » le sait bien, lui qui a fondé S.J.B.BBQ, une entreprise spécialisée dans les sauces et les épices à frotter.Il sait manifestement créer des bases passe-partout qui peuvent pimenter d\u2019autres recettes, d\u2019autres repas.Dans le livre, il décline notamment une originale relish de maïs, une sauce sud-ouest, un chutney de tamarin et un autre à la menthe et coriandre, particulièrement indiqué pour profiter de l\u2019abondance des fines herbes fraîches.Dans ce même chapitre, le cuistot pousse la générosité jusqu\u2019à offrir la recette de sa sauce à burger signature en révélant les secrets de sa composition.à 80 %.Pour goûter « la vraie affaire », il faudra continuer d\u2019aller Chez Simon cantine urbaine.Le petit extra du recueil : un bouquet de sept cocktails qui s\u2019invitent en fin de bouquin, imaginé par l\u2019ami et client Barman Bruno (qu\u2019on peut trouver sous ce pseudo sur les réseaux sociaux) pour savamment s\u2019agencer à quelques-uns des burgers du livre.Mojito, Kentucky mule fumé, Giuseppe pamplemousse et Bacon old fashioned comptent parmi ses créations.Questions, commentaires, suggestions?Écrivez-moi : karine.tremblay@latribune.qc.ca Suivez-moi sur Instagram : karine.encuisine ET BRILLE LE BURGER! BURGER Simon De L\u2019est LES ÉDITIONS DE L\u2019HOMME 176 PAGES LE SAVIEZ-VOUS?Le hamburger aurait fait son apparition en Allemagne d\u2019abord avant de s\u2019enraciner aux États-Unis grâce à l\u2019immigration.Il devrait son nom à la ville de Hambourg.KARINE TREMBLAY Icône de la cuisine d\u2019été et des partys dans la cour, le burger n\u2019en finit pas de se réinventer. SAMEDI 16 JUILLET 2022 leDroit M32 Scanner le code ou rendez-vous sur nos sites web pour le découvrir! Votre guide pour l\u2019été! Découvrez les musées d\u2019ici.PROMOTION Mission [+] Les [musées] du Québec et de l\u2019Est ontarien "]
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