Le nouvelliste, 21 mai 2022, Cahier 3
[" SEMAINE DU 21 AU 27 MAI 2022 + MUSIQUE La Chicane ÇA VA BEN! LECTURE Jacques Langlois L\u2019HISTOIRE D\u2019HÉROÏNES MÉCONNUES + LECTURE David Goudreault et Geneviève Rioux DES MOTS POUR GUÉRIR JOANIE GOYETTE LA MAGIE DU CIRQUE À LA MAISON - PHOTO SARAH MONGEAU-BIRKETT, LA PRESSE L\u2019Orchestre Pop de Trois-Rivières présente Éternelle 30$ Billets en ligne : reseau.ovation.ca OU culture3r.com Éternelle Dalida par OPOP3R | Culture Trois-Rivières (cultur3r.com) ou à la billetterie : 819 380-9797 / 1 866 416-9797 avec Monya Mathieu, chanteuse Michel Kozlovsky, directeur musical Samedi 28 mai 2022 à 19h30 Dimanche 29 mai 2022 à 14h00 Salle Anaïs-Allard-Rousseau (Maison de la culture de Trois-Rivières) Informations supplémentaires : Orchestrepop3r@gmail.com Dalida SAMEDI 21 MAI 2022 leNouvelliste E2 ARTS MAGAZINE FRANÇOIS HOUDE francois.houde@lenouvelliste.qc.ca En arrière-plan de la voix téléphonique de Joanie Goyette, d\u2019autres se font entendre qui témoignent de la fébrilité ambiante.On est, voyez-vous, à quelques heures de la première du spectacle KOOZA dans le Vieux-Port de Montréal.Il y est installé jusqu\u2019à 14 août prochain.La voix même de la chanteuse témoigne de l\u2019excitation et de son profond plaisir de revenir à la maison se consacrer à ce qui la fait vibrer au plus profond d\u2019elle- même.«On est tous très excités de vivre ça: c\u2019est le 15e anniversaire de KOOZA et je reviens le présenter à Montréal devant mon monde.C\u2019est d\u2019autant plus spécial qu\u2019on est vraiment très fiers de ce spectacle.» Il n\u2019a pourtant pas le goût de la nouveauté pour la chanteuse originaire de Saint-Tite.«Je l\u2019ai fait pendant neuf mois avant la pandémie et on l\u2019a repris depuis janvier en République dominicaine avant de venir ici.Ce qui est extraordinaire, c\u2019est que je ne me lasse jamais de le présenter.C\u2019est toujours un défi et un grand bonheur.» L\u2019ancienne de Star Académie y incarne la chanteuse Soul qui offre la contrepartie à sa collègue Kathryn Holtkamp, qui incarne Spirit.«Nous sommes un peu le Yin et le Yang du personnage de l\u2019Innocent qui est au centre du spectacle.Je suis le côté un peu sombre alors que Spirit serait davantage la côté lumineux.Mes JOANIE GOYETTE EST DE L\u2019AVENTURE DE KOOZA AU VIEUX-PORT DE MONTRÉAL LA MAGIE DU CIRQUE À LA MAISON leNouvelliste SAMEDI 21 MAI 2022 ARTS MAGAZINE E3 chansons sont beaucoup dans le style jazz, soul et pop, le tout dans une touche très cirque.Ça convient parfaitement à ma voix, à mon style et à mes goûts musicaux.À nous deux, les chanteuses, on accompagne les acrobates dans à peu près tous les numéros.» Sans compter qu\u2019elles ont le plaisir de revêtir des costumes spectaculaires ce qui n\u2019est pas pour déplaire à Joanie Goyette.«J\u2019ai trois changements de costumes dans le spectacle.Le premier est très oriental dans des tissus rouge et or, les couleurs du cirque.Dans le second, c\u2019est un costume de squelette qui représente le monde souterrain; j\u2019adore ça! Je termine la représentation dans une magnifique robe toute blanche.Je me fais vraiment plaisir dans ce show-là.» Du spectacle, elle dit qu\u2019il se caractérise par son caractère merveilleux.«C\u2019est un retour en enfance qu\u2019on propose aux spectateurs.Le fait de se produire sous la tente ajoute à cette atmosphère.Dès que le spectateur entre sous le chapiteau, il est invité à retrouver son cœur d\u2019enfant.C\u2019est une histoire touchante qui est faite pour émouvoir tout le monde de 7 à 77 ans.Ça rejoint chacun différemment et c\u2019est ça qui est merveilleux.C\u2019est vraiment magique.» Si elle en maîtrise les différentes facettes depuis un moment, elle soutient que ça reste un défi tous les soirs.«D\u2019un côté, je chausse des vieilles bottines confortables parce que je suis complètement dans mon élément et je connais le spectacle.Par contre, ça comporte beaucoup de défis techniques qui nous maintiennent sur nos gardes.On accompagne les numéros d\u2019acrobatie alors, il faut rester bien attentives pour suivre le rythme.Ça tombe bien, depuis notre perchoir surélevé sur la scène, nous avons les meilleures places pour admirer les athlètes.» Son enthousiasme est forcément stimulé par la présentation de la très attendue première montréalaise comme le fait de revenir chez elle.«C\u2019est un peu comme aborder des vacances parce que je vais pouvoir passer l\u2019été à la maison.Retrouver mes amis, ma famille, c\u2019est tellement agréable.» «Ça fait une drôle d\u2019impression d\u2019être dans un spectacle de tournée, mais.à la maison.Avec KOOZA, j\u2019ai vécu la vie de tournée en Espagne et, depuis le début de 2022, en République dominicaine, mais cette fois, c\u2019est moi qui suis la guide touristique de mes collègues en provenance d\u2019un peu partout.Je leur fais découvrir Montréal et ils aiment déjà beaucoup la ville.C\u2019est très excitant.» «De mon côté, ça a quelque chose de reposant parce que je rentre à mon appartement après chaque représentation.Je retrouve une routine familière et franchement, Montréal en été, c\u2019est le meilleur endroit où être.» La notion de vacances est ici toute relative.Si elle retrouve la familiarité d\u2019un rythme de vie normale , elle n\u2019en travaille pas moins.Et beaucoup.«On est installé jusqu\u2019au 14 août et après, on s\u2019en va s\u2019installer à Gatineau avant de poursuivre la tournée nord- américaine.Je vais travailler cinq jours par semaine, du mercredi au dimanche à raison de huit à dix représentations par semaine.C\u2019est prenant: je ne pourrai pas retourner à Saint-Tite aussi souvent que je l\u2019aurais souhaité, mais ma famille va venir me voir.» «C\u2019est sûr que ça implique une discipline de vie pour être constamment à mon meilleur.Ça veut dire de bien me reposer, de bien manger, etc.Le plus important, c\u2019est de ménager ma voix: j\u2019évite de sortir dans des endroits trop bruyants.J\u2019ai été chanceuse jusqu\u2019ici dans ma carrière parce que je n\u2019ai jamais éprouvé de problème avec ma voix.Il faut dire que je demeure très attentive: je connais mon corps et les signes de la fatigue.» MATURITÉ Pendant la pause de plus de 18 mois qu\u2019a imposée la pandémie aux différentes activités du Cirque du Soleil, Joanie Goyette n\u2019est pas restée inactive et s\u2019est lancée dans l\u2019aventure de parcourir le Canada seule dans sa camionnette aménagée.Un temps de ressourcement qui lui a fait le plus grand bien.«Je n\u2019ai pas eu de difficulté à reprendre le spectacle parce que dans les derniers temps de mon voyage, j\u2019ai donné quelques spectacles en Colombie-Britannique.Reprendre mon rôle dans KOO- ZA, c\u2019était un peu comme faire du vélo: ça ne se perd pas.Par contre, en reprenant les spectacles, on savait que le public avait des attentes à l\u2019égard du Cirque.On a une réputation qui nous précède et les gens avaient particulièrement besoin de retrouver cette magie qu\u2019on peut offrir.Ça s\u2019est super bien passé.» «À un niveau plus personnel, ce qui a changé pour moi avec la pause, c\u2019est que je pense avoir gagné un peu en maturité et j\u2019apprécie chaque moment de ce que je vis présentement.Je me sens en mesure de savourer chaque instant et j\u2019ai encore plus de plaisir à chanter parce que je sais combien je suis chanceuse et comme tout cela est précieux.» Un plaisir assurément accentué par la trêve côté restrictions sanitaires.«Au début, à Punta Cana, les gens devaient porter le masque dans la salle et nous, dans les coulisses, mais la restriction est tombée en cours de route.Sous le chapiteau, on est pratiquement entourés par les spectateurs qui sont assis très près de la scène.Le fait de voir les visages des gens, leurs réactions, ça change tout.» L\u2019appel se termine sur une évidence qui s\u2019est imposée au fil de la conversation.«J\u2019adore ce que je fais avec le Cirque, confie Joanie Goyette.Le spectacle est magnifique, j\u2019aime profondément les chansons que j\u2019ai à interpréter et franchement, je n\u2019ai qu\u2019une envie, c\u2019est que ça dure le plus longtemps possible.» Dans le rôle de la chanteuse Soul dans KOOZA, Joanie Goyette est au coeur du spectacle du début à la fin.- PHOTO: MATT BEARD © CIRQUE DU SOLEI 2022 JOANIE GOYETTE EST DE L\u2019AVENTURE DE KOOZA AU VIEUX-PORT DE MONTRÉAL LA MAGIE DU CIRQUE À LA MAISON « Ça fait une drôle d\u2019impression d\u2019être dans un spectacle de tournée, mais.à la maison.Avec KOOZA, j\u2019ai vécu la vie de tournée en Espagne et, depuis le début de 2022, en République dominicaine, mais cette fois, c\u2019est moi qui suis la guide touristique de mes collègues en provenance d\u2019un peu partout.Je leur fais découvrir Montréal et ils aiment déjà beaucoup la ville.C\u2019est très excitant.» \u2014 Joanie Goyette SAMEDI 21 MAI 2022 leNouvelliste E4 ARTS MAGAZINE SONIA BOLDUC sonia.bolduc@latribune.qc.ca Le regard est franc, doux, direct.Geneviève Rioux sait que, bien souvent, les gens voient d\u2019abord ses cicatrices, qu\u2019ils essaient de les déchiffrer, de deviner leur origine.Ils lui demandent parfois même de les raconter sans se douter de l\u2019horreur de l\u2019histoire.Son histoire.L\u2019histoire de ce soir d\u2019avril 2018, ce retour à son appartement de la rue Lincoln, à Sherbrooke, cet homme cagoulé qui l\u2019attend, tapis dans le noir, qui tente de l\u2019agresser, de la tuer, qui la laisse pour morte, 18 coups de couteau plus tard, baignant dans son sang.Cette histoire, dont elle porte les cicatrices jusqu\u2019au visage, sans altérer en rien son regard franc, doux et direct, c\u2019est la sienne, celle de Geneviève Rioux, la survivante.C\u2019est aussi celle des victimes collatérales.Sa sœur, son père, sa mère.Sa mère, agressée elle aussi dans sa maison, il y a plus de 20 ans, quand Geneviève n\u2019avait que sept ans.Sa mère et sa propre agression qui, sans doute, l\u2019ont sauvée un peu.«On peut penser que c\u2019était inscrit en moi, confie Geneviève Rioux.Cette réalité était tellement un discours assimilé que, forcément, ma réaction a été influencée par ce que je connaissais déjà de la violence, de l\u2019agression de ma mère, de ce qui s\u2019en est suivi.» AUTODÉFENSE AU SERVICE DE GARDE Dans Survivaces, le tout premier recueil de poésie que Geneviève Rioux vient de publier chez Mémoire d\u2019encrier, on retrouve d\u2019ailleurs une photo d\u2019elle, enfant, faisant une démonstration d\u2019autodéfense à un jeune garçon.«Je l\u2019ai choisie parce que c\u2019est une photo parlante.C\u2019est moi qui montre aux enfants du service de garde comment se défendre parce que j\u2019ai suivi des cours d\u2019autodéfense après l\u2019agression de ma mère.» C\u2019est la seule photo du recueil, mais pas la seule image.Celle qui voulait d\u2019abord écrire le récit de cette nuit d\u2019horreur a finalement bifurqué, après sa rencontre avec l\u2019auteur David Goudreault, vers une suite poétique regorgeant d\u2019images fortes pour raconter l\u2019inimaginable agression, la peur, la douleur, la force, la vie, la suite des choses, la lumière.La poésie de Rioux permet de s\u2019éloigner du témoignage conventionnel, de se rapprocher de la survivance, des survivaces.Parce que Geneviève Rioux n\u2019est pas une victime.C\u2019est une survivante.Forte.Qui prend parole pour elle, pour ses proches et pour les autres qui n\u2019en ont pas l\u2019occasion.Qui raconte pour que l\u2019on sache, que l\u2019on prenne la mesure de l\u2019horreur et de ce qu\u2019elle engendre.Tout comme l\u2019agresseur de sa mère, celui qui a attenté à la vie de Geneviève Rioux n\u2019a toujours pas été arrêté ni traduit en justice quatre ans après les événements.Au début, elle craignait qu\u2019il revienne terminer ce qu\u2019il avait commencé.Aujourd\u2019hui, elle s\u2019inquiète toujours d\u2019une récidive, envers elle, envers une autre.«J\u2019ai peur, mais ça ne m\u2019arrête pas.Ma plus grande peur, c\u2019était de rester seule chez nous.Je me disais : \u201cIl n\u2019a pas fini, est-ce qu\u2019il va revenir?\u201d Je suis restée longtemps là-dedans.Ça existe encore, mais tous les regards sont tournés vers lui, je suis prête à courir le risque.«J\u2019ai toujours espoir de justice, mais pas d\u2019attente.Il n\u2019y a pas juste le résultat qui compte : il y a le processus.Être reconnue et entendue, c\u2019est important pour les victimes.«Pour moi, en ce moment, la justice se passe hors du système, par ce geste d\u2019écriture.C\u2019est beaucoup plus bénéfique, ce que je suis en train de faire pour tous mes proches, que d\u2019entendre un juge réciter mon témoignage sans affect.» BRASSER UN VOLCAN Ce processus d\u2019écriture, Geneviève Rioux s\u2019en est servi au plus fort de l\u2019enquête afin de ne pas nuire au travail policier.Ce qu\u2019elle ne pouvait pas ébruiter, elle le mettait par écrit pour le faire partager éventuellement à ses proches.Finalement, c\u2019est un plus large public qui aura accès à ses mots dans ce recueil qui explore le drame, la répétition du drame, la survivance de l\u2019après.«Mon père, ma mère, ma sœur, c\u2019est courageux de leur part d\u2019accepter ça.On a discuté en amont : ils étaient à l\u2019aise, ils ont lu et donné leur approbation tout au long du processus.Ma mère est reconnaissante que je mette des mots sur ses souffrances parce qu\u2019elle, elle n\u2019y arrivait pas.Pour elle, ç\u2019a brassé un volcan.«C\u2019est dur de séparer les deux événements.Il y a quelque chose d\u2019\u201chypothéquant\u201d de vivre ça deux fois.D\u2019une certaine façon, elle s\u2019en remet mieux.De l\u2019autre, dans sa vision noire du monde, certaines choses se confirment.«Elle était dans l\u2019idée qu\u2019il faut se méfier, et ça confirme cette méfiance», raconte doucement Geneviève Rioux, consciente d\u2019allier force et vulnérabilité.«Reprendre son pouvoir, être dans la force, ça ne veut pas dire qu\u2019il n\u2019y a pas de vulnérabilité ni de souffrance, ça ne s\u2019exclut pas.Je ne connais pas de victime qui n\u2019a pas envie de moins souffrir et d\u2019aller mieux», précise la doctorante en psychologie et autrice, qui travaille déjà sur un prochain livre, toujours en compagnie de David Goudreault, cette DAVID GOUDREAULT ET GENEVIÈVE RIOUX DES MOTS POUR GUÉRIR Geneviève Rioux raconte avec le récit poétique Survivace, la répétition des agressions.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, JESSICA GARNEAU leNouvelliste SAMEDI 21 MAI 2022 ARTS MAGAZINE E5 «Une pensée pour cette lectrice, perplexe, tenant ce livre du bout des doigts.Prête à l\u2019échapper, déçue de ne point y retrouver les textes que je déclame à la télé, chargés d\u2019espoir et d\u2019orali- té.S\u2019est-elle déjà cassé une dent sur mes romans, fêlé un tympan sur une chanson?Je peux la voir marmonner, inquiète : \u201cLes mots, les mots, mais cet homme se disloque, s\u2019éparpille à vue d\u2019œil.Pourra-t-il seulement se rapailler avant sa mise en œuvres complètes?\u201d Je lui souhaite une phrase, un vers pour nous réconcilier.» La lectrice (et le lecteur) découvrira, à la lecture de Vif oubli, comment se termine ce poème de David Goudreault, comment se conjuguent ceux qui le précèdent et y font suite : un étau de douleurs multiples qui n\u2019ont jamais quitté l\u2019auteur, qui ne le quitteront jamais totalement.Accompagnant depuis trois ans l\u2019autrice Geneviève Rioux dans son processus d\u2019écriture, Goudreault entre avec elle chez Mémoire d\u2019encrier avec une tonne de brique poétique.Un dixième recueil de vers pour le Sherbrookois, un 22e livre en dix ans (en librairie le 1er juin).Le poète écrivain ne manque pas de souffle, il n\u2019est pas à court de douleurs non plus.LE DÉFI D\u2019ACCOMPAGNER «En grande partie parce que, depuis des années, j\u2019accompagne Geneviève, je baigne dans la violence de ce qu\u2019elle a vécu, dans la violence d\u2019un système de justice qui, pour moi, néglige sinon maltraite les victimes d\u2019une certaine façon, dans une époque qui me semble particulièrement violente et polarisée», raconte calmement Goudreault.Il précise que cet accompagnement est aussi un défi, parce que leurs visions diffèrent parfois, parce que les injustices les habitent autrement.«En même temps, j\u2019ai eu envie de faire une espèce de bilan, de me questionner, moi, sur la violence que j\u2019ai vécue, la violence que j\u2019ai subie, et d\u2019avoir une espèce de portrait très cru et très vrai de moi-même.«C\u2019est le livre le plus personnel que j\u2019aurai écrit, c\u2019est un regard sur moi-même», confie celui qui s\u2019est laissé guider par Hemingway.«Il disait : ce qu\u2019il faut, c\u2019est écrire une seule phrase vraie.Écris la phrase la plus vraie que tu connaisses.J\u2019ai essayé d\u2019écrire tout ce recueil-là avec ce gouvernail en tête, donc jusqu\u2019où je pouvais aller dans ma vérité, mon dévoilement, mon regard sur mon vécu, sur moi-même.«Et il y avait aussi une volonté thérapeutique inspirée par la démarche de Geneviève, pour- suit-il.Quand on a vu que, légalement parlant, il y avait des obstacles pour publier le récit, on s\u2019est tourné davantage vers la poésie.«C\u2019est d\u2019abord le recueil de Geneviève qui est apparu, et il y a eu une espèce de retour de l\u2019inspiration.Autant Geneviève avait été inspirée par mes recueils et ceux que je lui proposais, autant, après, c\u2019est moi qui me suis laissé inspirer par elle, à force de faire un travail d\u2019édition.«J\u2019ai écrit ce recueil avec un regard sur ma violence, sur la violence que j\u2019ai vécue, sur ce que me fait vivre la violence vécue par Geneviève», reprend David Goudreault, en confiant qu\u2019il apprend à faire la paix avec la violence et les injustices.«Il y a une grande impuissance pour sa famille et moi, qui vient avec le désir d\u2019aider : on a les mains liées.C\u2019est Geneviève qui sait où elle est rendue.C\u2019est difficile pour l\u2019entourage.«La violence est moins directe, mais les victimes collatérales ont des morceaux d\u2019obus dans la chair.C\u2019est la réalité de la relation avec une survivante.» David G oudreault cherche la lu m i è re, ba ig n e da n s le s douleurs.«Pour moi, c\u2019est quand même une lutte quotidienne de rester apaisé.» LA TRIBUNE, SONIA BOLDUC fois un récit plus frontal des événements.«Le recueil n\u2019a pas une trame typique.C\u2019est quasiment un thriller poétique, ça s\u2019inscrit dans une trame narrative.C\u2019est aussi un outil intéressant de compréhension avec une dernière partie plus lumineuse.En soi, c\u2019était tout un défi de mettre en poésie un événement aussi violent», reconnaît Geneviève Rioux en souriant.T\u2019es heureuse, Geneviève?«Heureuse, oui.Ben oui.Heureuse d\u2019être en vie, à commencer par ça.C\u2019est la base de tout ça : si je suis en vie, il faut que j\u2019en profite pour passer un message.Mais il faut aussi juste que j\u2019en profite, point.» Les cicatrices vont rester, mais ce regard aussi.En accompagnant Geneviève Rioux dans l\u2019écriture et l\u2019édition de son recueil, David Goudreault a trouvé l\u2019inspiration pour Vif oubli, son livre le plus personnel jusqu\u2019ici.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, CLAUDE ROUSSEL L\u2019OUBLI AUSSI VIF QUE LES DOULEURS SAMEDI 21 MAI 2022 leNouvelliste E6 ARTS MAGAZINE FRANÇOIS HOUDE francois.houde@lenouvelliste.qc.ca C \u2019est un roman qui, sans en avoir l\u2019air, se veut un hommage bien senti à celles qui, dans leur relatif anonymat, ont créé le Québec.Avec La saga des filles du Roy.Tome I.La traversée, le Trifluvien Jacques Langlois transporte efficacement ses lecteurs dans le XVIIe siècle pour nous faire découvrir par l\u2019intime le destin de ses femmes qui ont assuré le peuplement de la colonie et, à bien des égards, sa survie et son développement futur.Déjà, la vocation de romancier ne s\u2019inscrit pas de façon évidente chez ce sociologue de formation, devenu psychothérapeute et restaurateur avec l\u2019établissement Le Sacristain au centre-ville.Comment expliquer alors que l\u2019écriture d\u2019un roman se soit frayée un chemin dans une vie densé- ment occupée?«C\u2019est venu avec la pandémie, explique-t-il.Je me retrouvais à la maison avec deux enfants qui n\u2019allaient pas à l\u2019école et de l\u2019espace pour un nouveau projet.Le sujet des filles du roy m\u2019est tombé dessus par hasard quand j\u2019ai entendu un historien en parler dans le cadre de l\u2019émission de ICI Première Aujourd\u2019hui l\u2019histoire.J\u2019ai été fasciné par cette histoire mais au terme de l\u2019émission, j\u2019avais davantage de questions que de réponses.Je me suis donc plongé là-dedans.» Il est vrai que la seule initiative d\u2019envoyer des femmes pour peupler la colonie relève de l\u2019aventure.«En partant, le projet apparaissait complètement irréaliste et avait très peu de chances de fonctionner.Colbert a constaté qu\u2019on manquait de monde en Nouvelle- France et que ça provoquait la stagnation de son développement; il a eu l\u2019idée d\u2019y envoyer des femmes pour en assurer le peuplement.C\u2019était un projet assez broche à foin: à peu près toutes les conditions étaient réunies pour que ça se solde par un échec et pourtant, aujourd\u2019hui, on calcule que ces 760 femmes ont près de 10 millions de descendants.C\u2019est incroyable.» D\u2019autant que de venir s\u2019installer dans une Nouvelle-France à un stade embryonnaire constituait une aventure folle.«C\u2019est une situation complètement extraordinaire dans laquelle ont été plongées des êtres bien ordinaires.Il s\u2019agissait de femmes plutôt démunies dans une France où la vie quotidienne n\u2019était pas facile pour le peuple.Avec les yeux d\u2019aujourd\u2019hui, on peut dire que sous Louis XIV, la France avait un régime politique qui pourrait ressembler à la Corée du Nord avec une pauvreté qui fait penser à l\u2019Afghanistan! L\u2019espérance de vie jouait autour de 45 ans.» «Ce qui jouait en faveur de la Nouvelle-France c\u2019est qu\u2019alors que les ressources alimentaires étaient limitées pour la population française de quelque 20 millions de personnes, en Nouvelle-France, avec seulement 3000 habitants, il y avait beaucoup de nourriture.C\u2019est un peu ça qui a été à la base de cet espèce de miracle qu\u2019a été le succès du projet des filles du roy.» La démarche de l\u2019auteur a forcément impliqué des recherches assez minutieuses, d\u2019autant que le romancier n\u2019est pas avare de détails dans sa description des faits, des conditions de vie tant en Nouvelle-France que dans le Paris de 1660.«J\u2019ai fait pas mal de recherches, c\u2019est vrai, mais pas à la façon d\u2019un historien.Les historiens nous donnent des faits prouvés et moi, j\u2019ai cherché à remplir les trous qu\u2019ils laissent forcément et ce, avec mon regard de sociologue et de psychothérapeute.» AUTHENTICITÉ ET ROMANESQUE « En même temps, j \u2019ai voulu faire preuve de rigueur quant à ce que je décris.Par exemple, quand je parle du navire sur lequel mes JACQUES LANGLOIS PUBLIE LA SAGA DES FILLES DU ROY L\u2019HISTOIRE D\u2019HÉROÏNES MÉCONNUES La saga se décline en deux tomes, tout simplement parce que l\u2019auteur a convenu qu\u2019il avait trop à dire en une seule publication d\u2019autant que son éditeur, Crescendo, préférait présenter le tout en deux tomes abordables qu\u2019en une seule lourde brique qui aurait pu être rebutante pour bon nombre de lecteurs leNouvelliste SAMEDI 21 MAI 2022 ARTS MAGAZINE E7 personnages sont venus en Nou- velle-France, je sais qu\u2019il a existé et je me suis assuré de le décrire tel qu\u2019il était.J\u2019ai conservé un immense souci d\u2019authenticité.» «La part romanesque, ce sont m e s p e rs o n nag e s qui m e la donnent.C\u2019est dans la portion du vécu des personnages que j\u2019ai créé de la fiction.C\u2019est fascinant de s\u2019arrêter à comment des êtres humains qui nous étaient semblables ont pu vivre cette aventure dans les conditions de vie qui nous apparaissent complètement invraisemblables aujourd\u2019hui.» L\u2019approche favorisant l\u2019exactitude des faits historiques permet aussi de démystifier plusieurs aspects de cette histoire des filles du roy dont la plupart des gens ont entendu parler mais qui demeure pourtant méconnue.La saga des filles du roy nous fait découvrir des aspects étonnants qui éclairent notre histoire d\u2019une nouvelle lumière.«Que des femmes se lancent dans une telle aventure dont elles ne savaient pratiquement rien en avance est en soi inimaginable.On le comprend mieux quand on sait que la vie en France à cette époque était loin d\u2019être facile particulièrement pour les gens de modeste condition.Beaucoup de femmes ordinaires n\u2019y avaient aucun avenir alors que l\u2019aventure de la Nouvelle-France leur offrait une réelle opportunité de se faire une belle vie.» L\u2019auteur décrit notamment avec réalisme ce que pouvait être l\u2019existence quotidienne de femmes seules et sans ressources dans le Paris de la seconde moitié du XVIIe siècle.Plusieurs se retrouvaient à l\u2019hôpital de la Salpêtrière qui était alors autant sinon davantage un hospice qu\u2019un établissement de soins médicaux.«La diète normale pour la population à Paris à cette époque était de 1200 calories par jour, raconte Jacques Lan- glois, dont 95% provenaient du pain.Quand ces mêmes femmes arrivent en Nouvelle-France, elle découvrent avec ravissement qu\u2019il y a de la nourriture en quantité.Ça explique notamment la fécondité beaucoup plus grandes des femmes ici en comparaison avec la France.À 1200 calories par jour, beaucoup n\u2019avaient tout simplement pas les ressources physiques pour procréer.» Si la saga se décline en deux tomes, c\u2019est tout simplement parce que l\u2019auteur a convenu qu\u2019il avait trop à dire en une seule publication d\u2019autant que son éditeur, Crescendo, préférait présenter le tout en deux tomes abordables qu\u2019en une seule lourde brique qui aurait pu être rebutante pour bon nombre de lecteurs.Le côté foisonnant de l\u2019aventure des deux filles du roy auxquelles Jacques Langlois s\u2019intéresse plus particulièrement permet d\u2019offrir deux tomes bien denses.Les lecteurs de la région apprécieront le fait qu\u2019il y est question de notre territoire local puisque c\u2019est dans la seigneurie qui se trouve où est aujourd\u2019hui le village de Champlain que le romancier a choisi de situer l\u2019implantation définitive de ses héroïnes en sol québécois.C\u2019est cependant dans le second tome, déjà écrit mais dont on n\u2019attend pas de publication avant plusieurs mois, qu\u2019il s\u2019y attardera plus en profondeur.«Il n\u2019y a aucun trip d\u2019ego dans ma démarche de publier ce livre.À travers toute ma démarche, j\u2019ai découvert l\u2019importance qu\u2019ont eue les filles du roy pour la Nou- velle-France.Ce que j\u2019aimerais, c\u2019est que les lecteurs découvrent à quel point ces femmes sont de véritables héroïnes de notre histoire.Quand on pense qu\u2019elles ont eu 10 millions de descendants, on s\u2019aperçoit que ce sont elles qui ont créé le Québec d\u2019aujourd\u2019hui bien qu\u2019on ne les connaisse pas.Jusqu\u2019à un certain point, l\u2019histoire a quelque peu occulté leur héroïsme.S\u2019installer sur des terres vierges, quasiment sans ressources, pour en arriver à les exploiter tout en élevant des familles nombreuses, ça nous paraît aujourd\u2019hui à peine croyable.» « L e s f e m m e s d e l \u2019é p o q u e n\u2019avaient pas de pouvoir et on n\u2019a retenu les noms que de quelques- unes comme Marie de l\u2019Incarnation, Marguerite Bourgeois ou Jeanne Mance.Ce sont pourtant elles, au même titre que les filles du roy, qui ont permis le développement de ce qu\u2019est devenu le Québec.» La saga des filles du roy est présentement disponible en librairie.Avec La saga des filles du roy, le Trifluvien Jacques Langlois a plongé dans notre histoire pour raconter l\u2019aventure extraordinaires de femmes ordinaires qui auront finalement eu une importance primordiale dans le développement de la Nouvelle-France.- PHOTO STÉPHANE LESSARD « La part romanesque, ce sont mes personnages qui me la donnent.C\u2019est dans la portion du vécu des personnages que j\u2019ai créé de la fiction.C\u2019est fascinant de s\u2019arrêter à comment des êtres humains qui nous étaient semblables ont pu vivre cette aventure dans les conditions de vie qui nous apparaissent complètement invraisemblables aujourd\u2019hui.» \u2014 Jacques Langlois SAMEDI 21 MAI 2022 leNouvelliste E8 ARTS MAGAZINE CLAUDIA BLAIS-THOMPSON cbthompson@ledroit.com Ils font partie du paysage musical québécois depuis 25 ans.Il ne suffit que de prononcer La Chicane pour être imprégné de Calvaire, Tu m\u2019manques, Juste pour voir le monde ou Viens donc m\u2019voir.Et quand ça va bien après autant d\u2019années, pourquoi s\u2019arrêter maintenant de faire vibrer le monde devant soi?Boom Desjardins et sa bande ne peuvent s\u2019empêcher de chanter et de composer.Et c\u2019est tant mieux parce que les musiciens ont encore la flamme pour leur fidèle public.«Les deux dernières années nous ont confirmé qu\u2019on était à la bonne place et on apprécie encore plus ce qu\u2019on fait, confie le bassiste Éric Maheu en entrevue avec Le Droit.On le savait qu\u2019on était chanceux de faire ce qu\u2019on fait, mais là c\u2019est à un autre niveau.» Leur succès et leur popularité ne se démentent pas.La tournée retrouvailles soulignant les 20 ans du groupe et qui s\u2019est terminée après plus de 160 représentations a d\u2019ailleurs dépassé leurs attentes.Et la fébrilité était palpable au sein du groupe rencontré quelques jours avant le lancement des nouvelles pièces.Pour le chanteur, «tout est une question de timing.» «On a voulu se faire accroire que ÇA VA BEN POUR LA CHICANE « On a voulu se faire accroire que les gens avaient envie d\u2019entendre ce dont on parle et jusqu\u2019à maintenant, la réception est bonne.Après 160 spectacles, c\u2019était tout un défi de s\u2019appeler La Chicane et d\u2019arriver avec un nouvel album de tounes originales.» leNouvelliste SAMEDI 21 MAI 2022 ARTS MAGAZINE E9 les gens avaient envie d\u2019entendre ce dont on parle et jusqu\u2019à maintenant, la réception est bonne.Après 160 spectacles, c\u2019était tout un défi de s\u2019appeler La Chicane et d\u2019arriver avec un nouvel album de tounes originales.» Ce nouveau matériel \u2014 dont le titre Quand ça va ben ne peut être davantage calqué sur l\u2019actualité des dernières années \u2014 rencontre finalement les circonstances propices pour se réveiller d\u2019une longue pause marquée par la pandémie mondiale.Quelques semaines avant cette crise sanitaire, les gars peaufinaient l\u2019album.Et «quand un album s\u2019appelle Quand ça va ben», il est préférable d\u2019attendre le moment opportun, ironise Boom Desjardins.«Ce n\u2019était pas le temps de lancer ça.C\u2019est important de dire que ç\u2019a été pensé avant la pandémie.On aurait pu penser que ça nous a inspiré, mais non.» Mais, l\u2019inspiration du groupe s\u2019est avérée cette fois presque comme une prémonition, disent les musiciens.Avec Ils partiront bientôt, ils ont voulu souligner la génération des baby-boomers «qui ont pris des décisions pour nous et qui se font critiquer par la génération de nos enfants, et c\u2019est eux qui ont été les premiers touchés par la pandémie.D\u2019autres textes se penchent sur la santé mentale (Un peu perdu) et les séparations.Une chanson (Petit géant) touche particulièrement Éric Maheu et qui se veut un hommage à la sobriété, la sienne principalement.UN SON FAMILIER Le son de La Chicane et la puissante voix de Boom Desjardins demeurent reconnaissables aux premières notes entendues.En employant l\u2019expression populaire «Quand ça va ben», le groupe prouve que son pouvoir rassembleur touchera d\u2019une manière ou d\u2019une autre son public.Jusqu\u2019aux messages ou les idées abordées dans ce huit pièces, tout le monde peut se reconnaître, promet Boom Desjardins.«C\u2019est un peu le mandat qu\u2019on s\u2019est donné.La Chicane, c\u2019est ça.Ça parle des choses qu\u2019on vit.[\u2026] Si on dit \u201cquand ça va ben\u201d, c\u2019est automatique, la foule répond.La toune existe d\u2019elle-même.» Cet album est le fruit d\u2019un travail d\u2019équipe à coup d\u2019ateliers de création.Une expérience qui n\u2019aurait pas été possible à une époque où l\u2019ego prenait trop de place.En travaillant «au service de la chanson» et de son public La Chicane avoue même «que ça va mieux aujourd\u2019hui.» ENCORE QUELQUE CHOSE À DIRE «Le plus magnifique dans tout ça, c\u2019est qu\u2019on a encore quelque chose à dire», lance Éric Maheu.Puis, il y a cette nostalgie des années 1990 qui envahit plusieurs âmes depuis quelques années et qui tombe à point pour le groupe.Parce que le répertoire de La Chicane compte de nombreux incontournables de la musique québécoise, c\u2019est maintenant la plus jeune génération qui découvre le groupe.«Le succès vient des trois générations qui nous suivent», ajoute Boom Desjardins.Mais les mélomanes devront s\u2019y faire : La Chicane n\u2019a pas l\u2019intention de lancer un album physique.Comme tout est maintenant accessible sur les plateformes numériques, le groupe s\u2019est rendu à l\u2019évidence que le mode de consommation de la musique n\u2019est plus le même qu\u2019à ses débuts.Les collectionneurs seront toutefois ravis d\u2019apprendre qu\u2019une poignée de vinyles pourraient être mis en vente.«On va en faire peut-être 400 ou 500», précise Boom Desjardins.Les gars se préparent au lancement de l\u2019album, le 24 mai au Club Soda, à Montréal.Quelques dates de spectacles seulement sont à leur agenda pour 2022.C\u2019est plutôt en 2023 qu\u2019ils feront la tournée des festivals.En attendant, La Chicane peut se dire «mission accomplie» puisque leur but premier était de permettre aux gens de se reconnaître dans leur musique.Et ça, ils en sont fiers, disent-ils.«C\u2019est ça La Chicane», concluent les musiciens.Quand ça va ben est offert depuis le 19 mai sur les plateformes d\u2019écoute.Jean-Marc Couture était au Nou- veau-Brunswick quand il a reçu l\u2019appel de Boom Desjardins pour rejoindre La Chicane.«Au départ, je me demandais s\u2019il avait le bon numéro», lance en riant le gagnant de Star Académie 2012.S\u2019il est principalement connu du public en tant que chanteur, Jean- Marc Couture est également un guitariste aguerri.Il s\u2019est d\u2019ailleurs retrouvé sur la même scène qui l\u2019a révélé au grand public dix ans après sa victoire, mais cette fois, avec La Chicane.«La répétition avant Star Académie, c\u2019était la première fois qu\u2019on se voyait.Ça ne me donnait pas grand temps pour apprendre les chansons.» En trois semaines, il a appris les classiques de La Chicane.Au point d\u2019avoir des ampoules aux doigts.Chose qui ne lui était pas arrivée depuis ses études en guitare au cégep.COMME DANS UN FILM «Les chansons sont assez complexes, dit-il.Ça ne sonne pas complexe quand on écoute, mais il y a vraiment beaucoup de travail dans la structure et les changements d\u2019accords.Ça m\u2019avait toujours interpellé quand j\u2019étais jeune, mais de faire partie du groupe, c\u2019est complètement fou!» Et entre musiciens, la compréhension est doublée, affirme Jean-Marc Couture.Il avoue se nourrir de l\u2019expérience des gars de La Chicane qui s\u2019amusent encore autant après 25 ans de carrière.«C\u2019est venu me chercher tout de suite.» C o m m e Q u a n d ç a v a b e n était enregistré au moment de joindre le groupe, Jean-Marc Couture n\u2019a fait que les harmonies sur ce dernier album.Dans les spectacles, on lui réserve toutefois sa place, son moment.«On va peut-être laisser place à essayer des trucs, peut-être même des reprises.Pour vrai, on va se faire du fun et j\u2019étais vraiment content que Boom me laisse une petite place.» Et les musiciens de La Chicane sont plus que ravis.«Jean-Marc est un artiste à part entière qui doit avoir son moment, indique Boom Desjardins.[\u2026] Il fallait arriver avec quelque chose de nouveau et la réaction des diffuseurs vis-à-vis de Jean-Marc, ça m\u2019a impressionné.Ça fait du bien d\u2019avoir quelqu\u2019un que les gens apprécient et il va bien avec nous autres.» Jean-Marc Couture doit encore se pincer pour croire ce qui lui arrive.«C\u2019est comme si c\u2019était le scénario d\u2019un film.» D\u2019être recruté en tant que guitariste d\u2019un groupe comme La Chicane est pour lui une grande fierté.«C\u2019est comme un autre accomplissement pour moi.Je ne m\u2019attendais pas à ça du tout.» CLAUDIA BLAIS-THOMPSON, LE DROIT ÇA VA BEN POUR LA CHICANE La Chicane : Boom Desjardins , Éric Maheu, Sébastien Daigle et, devant, Martin Bédard et Jean-Marc Couture \u2014 PHOTO LE DROIT, PATRICK WOODBURY LES ASTRES ALIGNÉS DE JEAN-MARC COUTURE Le chanteur et guitariste aguerri Jean-Marc Couture a été invité à se joindre à La Chicane.\u2014 PHOTO LE DROIT, PATRICK WOODBURY « On le savait qu\u2019on était chanceux de faire ce qu\u2019on fait, mais là c\u2019est à un autre niveau » \u2014 Éric Maheu SAMEDI 21 MAI 2022 leNouvelliste E10 ARTS MAGAZINE VALÉRIE MARCOUX vmarcoux@lesoleil.com Après avoir occupé différents emplois durant la pandémie, Les hôtesses d\u2019Hilaire reprennent du service avec un nouveau bassiste et un nouvel album.Pendant la création de Pas le temps de niaiser, les rockers acadiens ont toutefois dû faire leurs adieux à leur muse, le fameux Hilaire qui a inspiré le nom de leur groupe.Durant les deux dernières années, les musiciens ont comblé le vide laissé par l\u2019absence de concert en travaillant dans des domaines qui n\u2019étaient pas toujours liés à la musique.C\u2019est ainsi que leur ex-bassiste Michel Vienneau a pris la direction de la Gaspésie où il est finalement resté pour œuvrer en foresterie.Ancien ambulancier, le chanteur Serge Brideau s\u2019est quant à lui enrôlé temporairement comme préposé aux soins.Après le travail, il retrouvait Mico Roy, Léandre Bourgeois, Maxence Cormier et la recrue Rémi Arsenault pour jouer et composer avec eux.Le bassiste faisait partie du groupe BackYard Devils.Rémi avait déjà remplacé Michel par le passé et il avait développé une belle chimie avec Les hôtesses.«Ça paraît beaucoup qu\u2019il y a un nouveau bassiste; il a sa façon de jouer qui est différente, il a pris la place qu\u2019il avait à prendre dans la composition et il chante super bien», affirme Serge Brideau.Cet ajout a permis à la formation d\u2019expérimenter les harmonies vocales sur cet opus somme toute plus mélodieux que ce qu\u2019ils ont produit avant.«On est vraiment fiers de cet album.C\u2019est encore Les hôtesses d\u2019Hilaire, mais ça change un peu», affirme le chanteur.Devenu temporairement un travailleur essentiel, Serge Bri- deau était moins présent lors des séances de compositions.Ces absences du chanteur-parolier ont donné naissance à plusieurs pièces instrumentales, comme l\u2019électrisante Canoë Camping (Do You Want to Play).«Mico avait fait une petite guitare avec une boîte à cigares en métal, c\u2019était vraiment drôle.Il y avait juste une corde et il a commencé à faire ce riff-là», raconte le chanteur au sujet de cette courte pièce.ÇA S\u2019INVENTE PAS «Je pense que ça paraît dans les thématiques de l\u2019album que ç\u2019a été écrit sur une longue période dans différents états esprits», soutien Serge Brideau.La création de ce cinquième album est évidemment teintée par la pandémie.Il y a aussi la quarantaine qui a sonné pour quelques membres du groupe acadien, mais l\u2019événement le plus marquant est certainement le décès du père de Serge.Fils de Joe Brideau, Hilaire était en quelque sorte une muse pour la formation nommée en son honneur.«Sur le premier album, il y a une chanson qui s\u2019appelle Hilaire à boire, c\u2019est juste des citations de mon père qu\u2019on a collées ensemble.Souvent, il venait en tournée avec nous.C\u2019était un personnage plus grand que nature», estime le fils.Sur le dernier morceau, Hilaire à Joe Brideau, on entend le chanteur parler à son père.Ce passage intime et touchant ressemble à un message laissé sur un répondeur.En fait, on découvre plusieurs petits enregistrements de la sorte au fil des 11 titres.La plupart sont justement des messages vocaux que Serge a envoyés aux autres membres du groupe.Il préfère communiquer ainsi plutôt que par messages textes, admet-il.Le réalisateur et multi-instru- mentiste Pierre-Guy Blanchard qui accompagne les musiciens néo-brunswickois depuis leur tout premier disque a proposé quelques contraintes au chanteur au moment d\u2019écrire les paroles des chansons.Il l\u2019a notamment mis au défi de ne pas aborder la politique pour une fois.«Quand je ne suis pas avec Les hôtesses, j\u2019ai toujours la tête dans la politique», explique le vice-président de la Société de l\u2019Acadie du Nouveau-Brunswick qui a accepté de relever ce défi.«J\u2019aime ça, je travaille mieux avec des contraintes, parce que sinon, je suis trop éparpillé», ajoute Serge Brideau.Puisqu\u2019il devait s\u2019abstenir de propos politisés, il a composé des textes autour de personnages de son entourage et de leurs anecdotes farfelues.Mémére est inspirée du récit des funérailles de la grand-mère de son ami Éric Thibodeau, qui est cité dans les crédits pour avoir bien voulu partager cette anecdote carnavalesque.«Il a vraiment une famille de personnages lui aussi, fait valoir Serge Brideau.Comme mon père disait : ça prend toute sorte de monde pour faire un monde, pis on est chanceux, ils viennent tous de par chez nous!» LES HÔTESSES D\u2019HILAIRE DES PERSONNAGES PLUS GRANDS QUE NATURE La formation acadienne Les Hôtesses d\u2019Hilaire vient de lancer Pas le temps de niaiser, son cinquième album.\u2014 PHOTO LE SOLEIL, YAN DOUBLET leNouvelliste SAMEDI 21 MAI 2022 ARTS MAGAZINE E11 VALÉRIE MARCOUX vmarcoux@lesoleil.com Le nom d\u2019une compagnie de construction apparaît sur l\u2019afficheur du téléphone quand Le Soleil tente de rejoindre Thomas Dollbaum.Habile de ses mains, l\u2019auteur- compositeur-interprète qui a dévoi lé son premier album, Wellswood, travaille pour la compagnie familiale tout en poursuivant sa carrière musicale sans se presser.Originaire de Tampa en Floride, Thomas Dollbaum a complété une maîtrise en poésie à l\u2019Université de La Nouvelle-Orléans.«Je ne faisais même pas de musique pendant cette période.C\u2019est après avoir gradué que j\u2019ai décidé de me concentrer sur la musique», raconte le poète de 28 ans qui joue de la guitare depuis son adolescence.Il a notamment nourri sa plume de la prose de Philip Levine, Amiri Baraka et James Hay.Après ses études, il a décidé de s\u2019établir dans cette ville festive où la scène musicale est particulièrement dynamique.Plusieurs artistes arrivent à vivre de leur art en étant uniquement connus de la population locale, fait valoir le musicien qui s\u2019exprime de manière désinvolte et sans prétention.C\u2019est de cette même voix décontractée, tout en retenue, qu\u2019il dévoile les textes denses et poétiques qui accompagnent ses mélodies.NOLA \u2014 abréviation de New Orléans Louisiana \u2014 est reconnue pour être le berceau du jazz.Pourtant, l\u2019écosystème musical foisonnant de cette ville s\u2019est grandement diversifié depuis l\u2019époque de Louis Armstrong et compagnie.Les artistes folk comme ce charpentier poète de Tampa y trouvent aisément leur place.C\u2019est dans cette ville grouillante de créativité que Thomas a rencontré les musiciens avec qui il a enregistré son premier opus.Avant de déménager, il avait toujours vécu à Tampa et n\u2019avait pas spécialement voyagé.Il n\u2019est donc pas surprenant que le sujet principal de son album soit la Floride même s\u2019il évoque également d\u2019autres villes américaines.Le titre, Wellswood, réfère à un quartier ouvrier de Tampa où il habitait après avoir quitté le nid familial.«Je vivais dans une petite maison étrange \u2014 ce n\u2019était pas une très belle maison.Il y avait une chambre sans fenêtre comme si c\u2019était un ancien garage et c\u2019était très sombre», raconte le poète qui, malgré ses habiletés manuelles, ne pouvait pas vraiment modifier ce bâtiment où il était simplement locataire.À l\u2019image de cette maisonnette figée dans son délabrement, plusieurs personnages des textes de Thomas semblent pris dans une certaine stagnation alors qu\u2019ils sont témoins des progrès et de l\u2019évolution de leur entourage.STATISME ET MOUVEMENT L\u2019artiste fait partie du noyau de Floridiens qui observent les allées et venues de l\u2019autre moitié de la population.Troisième ville la plus peuplée de son État, Tampa attire plusieurs étrangers provenant de différentes villes des États-Unis et du Canada, notamment «Beaucoup de gens viennent en Floride pour sortir de leur milieu d\u2019origine.Avec la plage, ils pensent que ça va être un paradis tropical», fait valoir le musicien qui offre une image moins idéalisée de sa région natale.«Tout est toujours en train de changer», ajoute-t-il.Les nouveaux venus arrivent la tête pleine de projets qui naissent, meurent et laissent place aux prochains.Selon l\u2019artiste, ce mouvement constant empêche la création d\u2019une identité collective forte au sein de la population.Si bien, qu\u2019on distingue à peine un touriste d\u2019un résident.«Les gens ne te demandent pas si tu es de la Floride et ils sont plutôt surpris si tu l\u2019es», témoigne-t-il.C\u2019est tout l\u2019opposé en Louisiane, particulièrement à La Nouvelle- Orléans où les natifs remarquent rapidement les nouveaux visages.«Plus tu passes de temps ici, plus tu as l\u2019impression que c\u2019est un petit village.Tu rencontres toujours les gens que tu connais», remarque-t-il.Stimulé par cet environnement créatif, Thomas Dollbaum travaille déjà sur un second album de musique folk.«Je suis le genre de personne qui aime se tenir occupé.Je ne suis pas capable de rester immobile à ne rien faire très longtemps», explique celui qui était justement de retour en Floride pour un contrat de construction au moment de réaliser cette entrevue.THOMAS DOLLBAUM LE POÈTE CHARPENTIER Originaire de Tampa, C\u2019est à La Nouvelle- Orléans que Thomas Dollbaum a rencontré les musiciens avec qui il a enregistré son premier opus.\u2014 PHOTO CORA_NIMTZ SAMEDI 21 MAI 2022 leNouvelliste E12 ARTS MAGAZINE ISABEL AUTHIER isabel.authier@lavoixdelest.ca Il est à la fois amusant et étrange d\u2019entendre Jonas Tomalty parler tout bonnement de son gazon et de son nouveau rôle de papa.Oui, le rockeur notoire s\u2019est assagi ces dernières années, et cette maturité se déploie jusque dans sa façon de faire de la musique.Avec Undivided, son premier album solo depuis fort longtemps, il met ses émotions de l\u2019avant et s\u2019en porte très bien, merci.D e p u i s 2 0 1 7 - 2 0 1 8 , J o n a s a fait du ménage dans sa vie.La musique n\u2019a pas perdu sa place, mais disons que ses priorités ont changé au profit de ses proches.Lorsqu\u2019on lui avait parlé en mai 2019, le chanteur faisait cavalier seul, sans son groupe Massive Attraction, et se présentait déjà comme un nouvel homme («new Sound, new Vibe, new Man», disait- il alors).C\u2019est aussi à cette époque que le nom Tomalty était réapparu au bout de son prénom.Aujourd\u2019hui, il se rappelle que professionnellement et spirituellement, il était au beau milieu d\u2019une transition.«J\u2019ai pris une petite pause du show-business, mais le reste de ma vie s\u2019est déroulé en accéléré», fait-il remarquer.Difficile de le contredire quand on sait qu\u2019avec Carmen D\u2019Astous, son amoureuse et choriste, il a eu deux enfants en peu de temps et qu\u2019un troisième est en route.«Être papa, c\u2019est absolument la meilleure chose au monde.Pourquoi ai-je tant attendu?! C\u2019est le meilleur rôle de ma vie.Après les deux années qu\u2019on vient de passer, c\u2019est clair que sans ma famille, ça aurait été différent pour moi.Elle a été mon roc.» UNE LONGUE ATTENTE Undivided était prêt à voir le jour en 2020, mais la pandémie a retardé son lancement officiel jusqu\u2019à la semaine dernière.C\u2019est donc goutte à goutte que l\u2019artiste et sa maison de disque ont choisi de patiemment révéler quelques extraits \u2014 Closer et Garde-moi, notamment \u2014 dans lesquels le changement de ton est perceptible.«Après une vingtaine d\u2019années dans un style de musique, j\u2019avais tellement d\u2019autres idées, d\u2019autres histoires à raconter.Côté sonore aussi.À mes racines musicales, je voulais ajouter de l\u2019indie, du folk rock et même un peu de techno», raconte-t-il.Réal is é par le réputé G len Robinson, cet album de 12 chansons (plus deux en bonus) laisse donc toute la place à l\u2019auteur- compositeur-interprète en lui, qui compare son écriture à celle d\u2019un journal intime griffonné durant cinq ans.Au gré de ses rencontres et de ses voyages, que ce soit à La Nouvelle-Orléans, Toronto, Los Angeles, Nashville ou Hawaï, il a coécrit sur l\u2019amour, sur le désa- mour, sur ses hauts et ses bas, sur ses imperfections, sur l\u2019immigration aussi, comme un clin d\u2019œil à ses origines irlandaises.Sur la trentaine de démos un peu pêle-mêle que Jonas lui a présentées, Robinson a su conserver les plus pertinents et en faire un ensemble cohérent.dans la mesure du possible.«C\u2019est vrai que les chansons sont parfois contradictoires, mais la vie est ainsi.Ce que je voulais, c\u2019était rassembler mes anecdotes.Mes chansons sont toutes différentes, mais entre elles, il y a un lien qui est ma voix.J\u2019ai expérimenté beaucoup de choses vocalement sur cet album, mais ça reste moi.» BAISSER LE TON Sur Undivided \u2014 qu\u2019il se félicite d\u2019avoir créativement contrôlé de A à Z \u2014, sa voix est parfois douce, parfois plus rocailleuse, se balançant entre différents styles.L\u2019énergie est toujours là, mais le ton a baissé.« À 19 ans, je montais sur la scène et durant deux heures, j\u2019étais en feu.Je faisais ça sept jours sur sept et c\u2019était correct.Maintenant, je ne suis plus là.Je veux surtout partager des histoires», dit-il.Petite précision ici : être moins tonitruant ne veut pas dire être ennuyant pour autant.Jonas balaie d\u2019ailleurs cette perception du revers de la main.«En spectacle, on est full band avec mes nouveaux musiciens et Carmen.C\u2019est un show de feu! Je suis tellement bien avec eux.Le son est fresh, plein de vie, on a l\u2019air d\u2019une gang de jeunes!» Pour Jonas Tomalty, ce retour musical après quelques années de recul doit se faire dans les règles de l\u2019art.Humblement, il vise d\u2019abord le marché québécois, avant d\u2019oser aller plus loin.« Avec mon groupe Massive Attraction, on tournait en Europe, ensuite au Canada, puis au Québec.Là, c\u2019est un reboot de ma carrière et je veux commencer ici, en rallumant la flamme avec mes fans.» «Être papa, c\u2019est absolument la meilleure chose au monde.Pourquoi ai-je tant attendu?!» \u2014 Jonas Tomalty LE NOUVEAU JONAS TOMALTY «Après une vingtaine d\u2019années dans un style de musique, j\u2019avais tellement d\u2019autres idées, d\u2019autres histoires à raconter», raconte Jonas Tomalty. leNouvelliste SAMEDI 21 MAI 2022 ARTS MAGAZINE E13 LÉA HARVEY lharvey@lesoleil.com Véronique Deschênes ne s\u2019en cache pas : vivre avec la dyspraxie verbale n\u2019a pas toujours été rose.La jeune femme de 26 ans a tout de même accepté de témoigner de son parcours dans le livre jeunesse Mission : non aux étiquettes.Pour montrer qu\u2019il est possible de réussir malgré les troubles d\u2019apprentissages (TA).Ils sont d\u2019ailleurs une douzaine de personnes à raconter leurs expériences dans cet ouvrage de Martine Latulippe.Chacun à leur manière, ils tentent de prouver que la différence est un atout et non pas un obstacle.La Sherbrookoise Véronique Deschênes avait quant à elle envie partager des conseils avec le public et surtout de donner des trucs à un jeune lectorat.Bachelière en environnement et détentrice d\u2019un diplôme d\u2019études supérieures spécialisées en administration des affaires, Véronique est actuellement assistance-char- gée de projet pour WSP, une firme- conseil internationale d\u2019ingénierie.Si elle considère aujourd\u2019hui que son trouble d\u2019apprentissage est une force, ça n\u2019a pas toujours été le cas.Ne parlant pas vers l\u2019âge de deux, trois ans, la jeune femme a reçu son diagnostic de dyspraxie verbale assez tôt.«Insouciante» au primaire, Véronique ne s\u2019inquiétait pas outre mesure de sa difficulté à verbaliser et à mettre sur papier ses idées du premier coup, qui lui cause concrètement, à l\u2019oral, des bégaiements et, à l\u2019écrit, des phrases à la structure parfois incomplète.La vraie «chute en enfer» a débuté au secondaire\u2026 «J\u2019ai pris conscience de ma différence.[\u2026] Je venais de déménager.Je n\u2019avais plus d\u2019amis.J\u2019ai eu un gros choc.Mon monde s\u2019est écroulé.Je n\u2019avais plus aucune motivation.«En secondaire 5, j\u2019ai fait une grosse dépression.Je me suis dit que c\u2019était fini pour moi», relate Véronique, au bout du fil.À son moment le plus creux, elle a eu des idées suicidaires.Elle a demandé à sa mère de la «laisser partir».«Mais je me suis autorisée à vivre.La vie, c\u2019est un cadeau.Il faut oser.Mon trouble d\u2019apprentissage n\u2019est pas une barrière.C\u2019est une force.«[\u2026] La majorité des gens qui ont des troubles d\u2019apprentissage font d\u2019ailleurs une dépression à l\u2019adolescence.Cette période-là est fragile», ajoute celle qui affirme être aujourd\u2019hui très heureuse.Dans Mission : non aux étiquettes, elle raconte également que sa différence l\u2019a même aidée à trouver un emploi, la rendant unique à travers les autres candidats.En cette fin d\u2019année scolaire, Véronique souhaite aussi rappeler aux élèves que leur condition ne les définit pas.Son meilleur conseil?«Il faut rester authentique et curieux.Si tu ne suis pas tes intérêts, ça te gruge de l\u2019énergie.Si tu es intéressé, ça va te donner de l\u2019énergie.» DONNER UNE VOIX Dyscalculie, dyslexie, TSA ou TDAH : les troubles d\u2019apprentissage et développementaux viennent souvent avec des termes médicaux, des acronymes complexes et surtout des clichés sur les personnes vivant avec ces conditions.Avec le livre jeunesse Mission : non aux étiquettes, Martine Latu- lippe s\u2019est fait un devoir de donner la parole à des personnes inspirantes qui ont appris autrement.«On ne voulait pas faire un ouvrage documentaire, trop sérieux.Pour nous, il fallait montrer que la différence peut être un atout.«[\u2026] On a soigneusement choisi les gens qui participent au livre.On ne voulait pas nécessairement que ce soit des vedettes.Ils nous parlent des parcours tout à fait réalistes qu\u2019ils ont réussis.Pas \u201cmalgré\u201d leur trouble, mais bien \u201cavec\u201d», affirme l\u2019autrice de Québec, en entrevue au Soleil.Après Non aux étiquettes, qui s\u2019adressait aux enfants de neuf ans et plus, l\u2019Institut des troubles d\u2019apprentissage a commandé à Martine Latulippe un second tome.Sa mission d\u2019écrivaine, cette fois-ci, était de parler aux sept ans et plus.Elle a donc rencontré 12 nouvelles personnes vivant avec des troubles d\u2019apprentissage ou développementaux.À son grand malheur, elle a dû couper à de multiples reprises dans les entrevues qu\u2019elle a réalisées.«Ça a été un projet très motivant.J\u2019ai appris beaucoup de choses comme le fait d\u2019avoir un objectif, que ce soit d\u2019être un champion de tennis ou d\u2019apprendre à lire carrément.«Le fait aussi d\u2019accepter que leur chemin va être différent, ça rend tout plus facile.«[\u2026] L\u2019importance de l\u2019entourage revenait de façon régulière.Pratiquement tous les gens qui témoignent ont eu un professeur, un orthopédagogue ou un parent qui a été un élément déterminant dans leur réalité», raconte celle qui a écrit des dizaines d\u2019ouvrages jeunesse.Si elle retient plusieurs choses de ses rencontres, Martine Latulippe estime cependant avoir compris l\u2019importance de recevoir un diagnostic tôt.De façon générale, les personnes qu\u2019elle a rencontrées et qui avaient eu l\u2019avis d\u2019un professionnel de la santé plus tôt dans leur parcours avaient vécu une scolarité plus facile.Leur intégration, leur apprentissage et leur capacité à parler de leur trouble allaient beaucoup plus de soi, estime-t-elle.Bien que son livre soit un message d\u2019espoir les jeunes enfants \u2014 et leurs parents \u2014 qui grandissent avec un TA, sa mission ne s\u2019arrête pas là.Pour Martine Latulippe, il est évident que «la meilleure façon de comprendre leur réalité est d\u2019en parler» ouvertement, sur différentes tribunes.Mission : non aux étiquettes est en librairie.Mission: non aux étiquettes est le deuxième tome de Martine Latulippe sur les troubles d\u2019apprentissage.\u2014 PHOTO LE SOLEIL, PATRICE LAROCHE RÉCITS INSPIRANTS ET TROUBLES D\u2019APPRENTISSAGE Véronique Deschênes avait envie partager des conseils avec le public et surtout de donner des trucs à un jeune lectorat.\u2014 PHOTO ARCHIVES LA TIRBUNE, MAXIME PICARD « [\u2026] On a soigneusement choisi les gens qui participent au livre.On ne voulait pas nécessairement que ce soit des vedettes.Ils nous parlent des parcours tout à fait réalistes qu\u2019ils ont réussis.Pas \u201cmalgré\u201d leur trouble, mais bien \u201cavec\u201d » \u2014 Martine Latulippe SAMEDI 21 MAI 2022 leNouvelliste E14 ARTS MAGAZINE LIVRE Survivaces HHH 1/2 POÉSIE GENEVIÈVE RIOUX Avec ce premier ouvrage, Geneviève Rioux ramène le public dans la nuit du 7 au 8 avril 2018, le soir où un homme masqué l\u2019a attaquée en lui assénant 18 coups de couteau; le soir où elle a survécu à une tentative de meurtre et d\u2019agression sexuelle.Car c\u2019est surtout de cela dont parle Survi- vaces : de force et de courage, de survie et de guérison.La poète, qui ne craint pas de mettre en mots les scènes troublantes de son épreuve, injecte en ses vers un souffle qui s\u2019avère très porteur.S\u2019adressant quelques fois à l\u2019agresseur \u2014 qui court toujours en pleine nature \u2014, la doctorante en psychologie semble s\u2019élever et mettre en mots une voix puissante, qui n\u2019a peur de rien, totalement libérée.LÉA HARVEY MUSIQUE Couleur ciel ecchymose HHHH FOLK MAT VEZIO Pas besoin d\u2019invitation ni de connaître les codes de la musique de Mat Vezio pour apprécier son tout dernier album, Couleur ciel ecchymose : on saute à pieds joints dans son univers, et ce, dès la première chanson.À travers ce troisième opus, l\u2019auteur-compositeur-interprète plonge dans le symbole de la migration, celle des oiseaux comme celle des humains.Une façon poétique d\u2019aborder ses racines italiennes reçues de ses grands-parents, mais aussi celles qu\u2019il transmettra à son fils.On entre ainsi dans chacun de ses 14 morceaux comme dans un vaste et riche espace à visiter lentement.Si ses pièces sont toutes uniques, l\u2019artiste propose tout de même un projet qui a du sens, de sa poésie à ses mélodies en passant par ses vidéoclips.LÉA HARVEY MUSIQUE Aucune Promesse HHH 1/2 RAP/HIP-HOP LOUD Sur son troisième album, Simon Cliche Trudeau se raconte comme jamais.Fier de son succès et de la place qu\u2019il occupe dans l\u2019univers du rap québécois, il arrive à faire preuve d\u2019une certaine vulnérabilité en évoquant son parcours vers la gloire.Il semble aussi réfléchir aux responsabilités qui accompagnent cette notoriété.Loud s\u2019autoproclame un «hometown hero» dans la chanson #10 qui évoque le célèbre joueur de hockey récemment décédé.Avec Imposs et Raccoon, il dénonce le racisme dans sa chanson Win Win.L\u2019artiste déverse un flot de paroles dense sur une musique efficace essentiellement composée par Ajust et Ruffsound.Ses textes sont peuplés de références recherchées supportées par de délicieuses rimes et assonances.Old school, le rappeur montréalais ne réinvente pas la roue, mais il sait très bien l\u2019utiliser.Valérie Marcoux LIVRE Confessions d\u2019une femme normale HHH BÉDÉ ÉLOÏSE MARSEILLE «J\u2019ai toujours adoré parler de sexe avec les gens que j\u2019aime.» Dans cette BD de la Mont- réalaise Éloïse Marseille, le ton est donné d\u2019emblée, dès la première bulle.De sexe elle parlera.Sans complexes ni tabous, la bédéiste se met littéralement à nu pour nous faire vivre à ses côtés son apprentissage de la sexualité.Depuis son premier baiser à l\u2019âge de 6 ans jusqu\u2019à sa dépendance à la porno, en passant par sa peur panique des pénis (et des vagins, pas de discrimination là-dessus !), Éloïse Marseille lève le voile sur la honte qui l\u2019a longtemps envahie lorsqu\u2019il était question de sexualité.Ce récit intimiste et plein d\u2019humour (mais néanmoins touchant par moments) est une lecture des plus plaisantes.Impossible d\u2019ailleurs de ne pas se reconnaître ici ou là dans cette jeune femme en quête d\u2019amour, pour qui les codes de la sexualité sont longtemps restés un mystère.LA PRESSE MUSIQUE A Light For Attracting Attention HHHH ROCK THE SMILE La chose a déjà été mise au clair, mais rappelons-le : que le nouveau groupe de Thom Yorke et Jonny Greenwood ait été baptisé The Smile ne signifie pas qu\u2019après avoir cartographié les angoisses existentielles du tournant du millénaire avec Radiohead, les deux musiciens se sont mis au rock ensoleillé.Les chansons écrites par Thom Yorke et Jonny Greenwood avec le batteur Tom Skinner ne seraient pas étrangères dans l\u2019univers de Radiohead.Là où The Smile se distingue, c\u2019est dans les signatures rythmiques inhabituelles, l\u2019ajout ponctuel de cuivres et une grande diversité d\u2019approches.Il y a de la tension sur cet album.Ce qui n\u2019est pas une surprise, connaissant Radiohead.Plus l\u2019album avance, plus les musiques se déploient et affichent de la générosité dans les arrangements.Passant d\u2019un morceau à l\u2019autre, on pourrait dire que celui-ci renvoie à The Bends, celui-là à l\u2019esprit de Kid A et Amnesiac, et ainsi de suite.Comme si c\u2019était une espèce de bilan esthétique.Jonny Greewood et Thom Yorke ne se réinventent pas ici.Sauf qu\u2019il y a quelque chose chez The Smile qui fait qu\u2019on se sent chez Radiohead sans y être totalement.C\u2019est dans cette zone de liberté que ce projet prend son envol et trouve son sens.LA PRESSE LIVRE La chambre du fils HHH ½ POLAR JØRN LIER HORST L\u2019inspecteur Wisting et sa fille journaliste Line se sont rapidement imposés, ces dernières années, parmi les héros incontournables du polar scandinave.Même s\u2019ils se sont souvent retrouvés à enquêter en parallèle dans les cinq premiers romans de la série, c\u2019est ici la première fois qu\u2019ils travaillent officiellement ensemble.Lorsque des cartons remplis de billets en devises sont découverts dans le chalet d\u2019un ancien ministre qui vient de mourir, Wisting est chargé de trouver leur provenance en toute confidentialité.Il enrôle ainsi sa fille dans la petite équipe qu\u2019il doit constituer dans le plus grand secret en lui confiant la mission de fouiller dans le passé du personnage public.On se fait embarquer sans préambule dans le cœur de cette enquête où l\u2019aspect technique est comme toujours bien détaillé, puisque l\u2019auteur est un ancien policier.Bien que l\u2019intrigue soit indéniablement prenante, force est d\u2019admettre que, pour la première fois dans la série, on note une tendance au sensationnalisme dans le dénouement de même qu\u2019une certaine mécanique dans le déroulement de l\u2019enquête qui n\u2019a pas réussi à susciter le même enthousiasme que les titres précédents.Si Wisting demeure pour l\u2019instant un héros à suivre, la recette fonctionnera-t- elle encore longtemps?LA PRESSE LIVRE Le trou HHH ½ POLAR YRSA SIGUR ÐARDOTTIR L\u2019Islandaise Yrsa Sigurðar- dottir n\u2019est peut-être pas aussi connue que son confrère Arnaldur Indridason, mais ses romans policiers où elle décrit au passage les zones d\u2019ombre de la petite nation font d\u2019elle l\u2019une des grandes voix du polar nordique.Cette enquête est la quatrième mettant en scène ses deux héros, le policier Huldar et la psychologue pour enfants Freyja ; même si l\u2019on y fait quelques références aux titres précédents, il n\u2019est pas indispensable de les avoir lus.Les fils s\u2019enchevêtrent habilement après la découverte d\u2019un homme pendu sur une potence.Chez lui, les policiers retrouvent un petit garçon qui ignore comment il est arrivé dans son appartement, alors que rien ne lie les deux personnages.Les enquêteurs s\u2019acharnent à retrouver les parents de l\u2019enfant tout en recherchant le meurtrier.Jusqu\u2019au bout, on les suivra sur de fausses pistes sans se douter un instant de l\u2019issue inattendue de l\u2019affaire, qui sert également de prétexte à l\u2019autrice pour aborder la question de la violence faite aux femmes.En plus de cette intrigue bien menée, on a droit en outre à des personnages sympathiques qui viennent instiller une touche de légèreté à l\u2019enquête et qui nous sortent de l\u2019ambiance parfois pesante du roman noir.LA PRESSE LIVRE L\u2019armée d\u2019Edward HHH 1/2 ROMAN CHRISTOPHE AGNUS Et si un groupe écoterroriste enlevait le président Trump ?Et s\u2019il lui faisait goûter aux conséquences des changements climatiques et de ses politiques anti-immigration ?Et si le même groupe enlevait une vingtaine de personnalités malhonnêtes et les stationnait dans une île déserte, dans une sorte de mortelle téléréalité ?C\u2019est le sujet de L\u2019armée d\u2019Edward, le premier roman d\u2019un ancien grand reporter, un pionnier de l\u2019Internet français et un grand amoureux de la mer, Christophe Agnus.Pour être exact, il ne s\u2019agit pas strictement de Donald Trump qu\u2019on kidnappe, c\u2019est son successeur, Mick Faeker.Sauf que.sa description physique, sa personnalité, ses habitudes, tout cela ramène à Donald Trump.C\u2019est le grand plaisir de ce thriller : voir le président, sorte de grand bébé gâté, se dépatouiller dans les situations difficiles que traversent les déshérités de la société.L\u2019autre plaisir coupable, c\u2019est d\u2019observer la petite communauté de personnalités riches, célèbres et véreuses essayer de survivre en s\u2019arrachant quelques noix de coco.Les rebondissements se succèdent, on passe d\u2019un site d\u2019opération à un autre dans une suite de petits chapitres qui se dévorent facilement.Même si l\u2019auteur prend bien soin d\u2019exposer les justifications des écoterroristes et d\u2019expliquer les technologies d\u2019avant-garde utilisées pour réaliser ce coup fumant, il reste quelques invraisemblances.Mais pourquoi bouder son plaisir?LA PRESSE MUSIQUE Métèque HH ROCK RENAUD On ne peut plus aborder un nouvel album de Renaud sans malaise.Avant même d\u2019écouter la première chanson, on se demande déjà : y arrivera-t-il?Sa voix n\u2019a jamais été juste ni belle, c\u2019est vrai.Sauf que ça ne s\u2019est vraiment pas amélioré avec les années.Il est sobre depuis plus d\u2019un an, dit-il, mais ses excès laissent des traces bien profondes\u2026 Renaud, en 2022, parle toujours autant qu\u2019il chantonne.Sa voix déraille encore plus qu\u2019avant, s\u2019éteint dans la raucité.Avant, son chant avait l\u2019élan de ses convictions, de sa malice et de sa tendresse.Il a maintenant le souffle court.Il faut être mordu en diable pour avoir envie de réécouter cette collection de grandes chansons mal servies par un interprète qu\u2019on doit se résigner à aimer au passé.LA PRESSE Exceptionnel HHHHH?Excellent HHHH Bon HHH Passable HH À éviter?H Vu, lu, entendu cette semaine leNouvelliste SAMEDI 21 MAI 2022 ARTS MAGAZINE E15 DANIEL CÔTÉ dcote@lequotidien.com Deux sculptures réalisées par le Chicoutimien Germain Desbiens seront exposées à Trois-Rivières, du 5 juin jusqu\u2019au mois d\u2019octobre.Elles se trouveront sur des propriétés privées à l\u2019occasion d\u2019un événement qui a pour nom Ma ville, mon quartier, ma rue.Pour donner une idée du prestige de ce rendezvous annuel, la liste des artistes invités comprend l\u2019inusable Armand Vaillancourt, de même que Jos Fafard.« Dès la première édition, qui remonte à cinq ou six ans, j\u2019avais été invité par celle qui a fondé cette activité, Thérèse Bilodeau-Paquin.Ma situation ne me permettait pas d\u2019assumer les frais de transport, mais quand j\u2019ai appris qu\u2019ils étaient couverts cette année, je me suis dit : \u201cEnfin ! \u201d Plein de gens auront accès à mes œuvres », a souligné le sculpteur au cours d\u2019une entrevue accordée au Progrès.Comme le veut la formule de cette exposition originale, les amateurs d\u2019art pourront déambuler sur les rues Nérée-Beauchemin et Des Frênes pour admirer le travail des artistes.Chacune des 30 créations sera accompagnée d\u2019un texte explicatif auquel sera jumelée une phrase poétique, en vertu d\u2019un partenariat avec le Festival international de la poésie de Trois-Rivières.« J\u2019ai toujours eu le souci de diffuser mes sculptures.C\u2019est ancré dans le fond de ma pensée et de mes agissements, rappelle Germain Desbiens.Je suis donc heureux de jouir de cette opportunité, d\u2019autant plus que j\u2019ai fait mes beaux-arts à Trois-Rivières.Comme j\u2019assisterai au vernissage, j\u2019en profiterai pour revoir des collègues qui vivent dans le coin. » C\u2019est lui qui a sélectionné les œuvres qui seront montrées dans la capitale de la Mauricie.Toutes deux ont été réalisées à partir d\u2019un noyau en styromousse recouvert d\u2019un treillis, sur lequel a été déposé du ciment polymère.Quant à la couche extérieure, elle est faite de ciment acrylique, un matériau offrant une grande résistance.La plus ancienne sculpture remonte à 2009 et a pour titre Manon, Lucille, Paula.« Ce sont les noms de trois femmes que je connais, qui ont toutes eu un cancer du sein et qui ont survécu.L\u2019oeuvre représente une femme assise, avec seulement un sein.J\u2019ai ajouté un foulard rose pour évoquer la campagne liée à cette cause », indique Germain Desbiens.Créée trois ans plus tard, la deuxième pièce témoigne d\u2019un moment difficile dans la vie de l\u2019artiste, confronté à une rupture amoureuse sur laquelle s\u2019était superposée une faillite.Baptisée Angoisse, elle épouse une forme abstraite, tout en laissant poindre quelques tiges d\u2019acier.« Pour mettre un peu de couleur dans mon existence, j\u2019avais ajouté cinq boules de couleurs différentes », précise le Chicoutimien.Comme les deux œuvres ont fait l\u2019objet d\u2019une restauration pendant la pandémie, elles étaient fin prêtes pour être exposées.Leur présence à Trois-Rivières fera écho à une phase de la carrière de Germain Desbiens qui est terminée depuis quelques années.Faute de disposer d\u2019un atelier répondant aux exigences de cet art, en effet, l\u2019homme âgé de 74 ans a dû faire une croix sur la sculpture.« Ça demande des outils particuliers, de même qu\u2019un local adapté, avec un plafond assez haut.N\u2019ayant plus accès à ce genre d\u2019installation, je me suis tourné vers la peinture », confirme le Chicoutimien.Manon, Lucille, Paula est une sculpture réalisée par Germain Desbiens en 2009.Elle a été inspirée par trois femmes qui ont dû combattre un cancer du sein.\u2014 PHOTO LE PROGRÈS, ROCKET LAVOIE AU COEUR D\u2019UNE EXPOSITION PRESTIGIEUSE DEUX SCULPTURES DE GERMAIN DESBIENS À TROIS-RIVIÈRES Germain Desbiens traversait une mauvaise passe lorsqu\u2019il a réalisé cette sculpture intitulée Angoisse.Elle sera bientôt présentée à Trois-Rivières, à l\u2019occasion d\u2019une exposition prestigieuse.\u2014 PHOTO LE PROGRÈS, ROCKET LAVOIE pasdechicane-lefilm.com Le concours a lieu du 20 au 24 mai.Le tirage des 25 laissez-passer quadruples aura lieu le 25 mai et le nom du gagnant du skateboard sera révélé le soir de la première.La valeur totale des prix est de 1 335 $.LE JEUDI 2 JUINÀ 19H AU CINÉMALETAPIS ROUGE PARTICIPEZAU : axiafilms.com/concours Assiste à la première dufilmavec ta gang ! Et tupourrais gagnerun SKATEBOARD de PAS D\u2019CHICANE DANSMA CABANE! unfilmréalisé par Sandrine Brodeur-Desrosiers scénarioMaryse Latendresse et Sandrine Brodeur-Desrosiers SEULEMENTAUCINÉMADÈSLE 10 JUIN SAMEDI 21 MAI 2022 leNouvelliste E16 ARTS MAGAZINE OLIVIA LÉVY La Presse La vie de la comédienne britannique Michelle Dockery a changé en 2010, le jour de la diffusion du premier épisode de la série devenue culte, Downton Abbey.Douze ans plus tard, on la retrouve toujours en Lady Mary Crawley dans le film Downton Abbey : une nouvelle ère (A New Era) qui prendra l\u2019affiche vendredi.Entrevue.On a cette envie irrésistible de l\u2019appeler Lady Mary quand on la voit apparaître sur notre écran en visioconférence.Grâce à ce personnage qu\u2019elle incarne dans Downton Abbey, la vie de Michelle Dockery a été chamboulée.Du jour au lendemain, elle est devenue une star; la série qui met en scène une famille d\u2019aristocrates et leurs domestiques dans le château du lieu a connu un grand succès dans le monde entier pendant six saisons, de 2010 à 2015.«Quand on est actrice, on se dit qu\u2019il y a toujours un moment où notre carrière bascule, et Down- ton Abb e y a changé ma vie, confie Michelle Dockery.Encore aujourd\u2019hui, les gens sont parfois surpris de ne pas me voir en costume d\u2019époque de Lady Mary! Les fans de la série sont tellement dévoués!» Dès la première lecture du scénario, elle est tombée amoureuse du personnage de cette jeune aristocrate un peu snob, arrogante parfois.«Je l\u2019aime tellement, dit-elle.Ma référence était Kristin Scott Thomas dans Gosford Park [réalisé par Robert Altman], un film écrit par Julian Fellowes, créateur de la série.«J\u2019aime Lady Mary, elle est têtue, c\u2019est une enfant gâtée.Mais plus les années passent et plus elle évolue, car elle traverse de dures épreuves.C\u2019est un personnage complexe.C\u2019est ce qui fait la beauté de Down- ton Abbey, car tous les personnages sont complexes et nuancés.«Quand on tournait la première saison, on savait que nous étions en train de faire une série de qualité, car Julian Fellowes avait remporté l\u2019Oscar du meilleur scénario original pour Gosford Park en 2002.Mais jamais on n\u2019aurait pu prédire ce succès phénoménal», se rappelle-t-elle.L\u2019actrice se souvient du très bel accueil de la série au Royaume- Uni, mais c\u2019est lorsque la diffusion a débuté aux États-Unis que tout change.«C\u2019est devenu complètement fou, j\u2019avais 27 ans, ça m\u2019a ouvert des portes, évidemment.J\u2019ai eu d\u2019autres rôles grâce au succès de la série et ça dure depuis douze ans.C\u2019est ça qui est incroyable.» Michele Dockery a joué notamment dans le film The Gentlemen de Guy Ritchie, la série Défendre Jacob et tout récemment dans Anatomie d\u2019un scandale, une série de Netflix où elle joue une procureure de la couronne alors qu\u2019un ministre du gouvernement est accusé de viol.«Lady Mary aurait pu incarner un siècle plus tard cette avocate, car elle a confiance en elle, en plus d\u2019être vive d\u2019esprit et articulée.Elle aurait été excellente», dit-elle en riant.S\u2019ADAPTER Dans Downtown Abbey : une nouvelle ère, on retrouve la famille Crawley dont une partie part dans le sud de la France pour résoudre le mystère de l\u2019héritage d\u2019une villa et l\u2019autre reçoit une équipe de cinéma qui va envahir le château.C\u2019est Lady Mary qui s\u2019occupe des stars qui débarquent et de tous les imprévus qui surviennent lors du tournage.«Le film est drôle, et en même temps, plein d\u2019émotions», dit-elle.Ce film c\u2019est aussi, comme le titre l\u2019indique, la transition vers une nouvelle ère.«Le Nouveau Monde est représenté par cette équipe de cinéma sans gêne qui tourne dans le château et qui n\u2019est pas du tout impressionnée par ce décor magnifique.Ça n\u2019a aucune valeur à leurs yeux, c\u2019est ça le changement, la nouvelle ère», explique Michelle Dockery.«D\u2019autres comme mon père Lord Grantham et Mr Carson, le majordome qui régit la maison, sont très réticents à la modernité et ne veulent pas que le monde change.» Lady Mary est intriguée par le travail de cette équipe de cinéma qu\u2019elle surveille de très près.«Elle découvre qu\u2019elle adore ça et va presque devenir productrice tellement elle est investie! Lady Mary s\u2019adapte au changement.On est en 1928, c\u2019est la fin d\u2019une décennie, on est avant la crise de 1929 et les années 30, ce sera la Seconde Guerre mondiale qui approche.«Il y a ce sentiment qu\u2019un autre monde arrive, et que c\u2019est la fin d\u2019une époque.» Michelle Dockery était ravie de retrouver toute l\u2019équipe de Downton Abbey qu\u2019elle considère comme sa famille.«Nous sommes très proches les uns des autres, on a grandi ensemble depuis 12 ans, certains acteurs étaient dans la vingtaine, comme moi, quand l\u2019aventure a commencé.Ces personnages et acteurs font partie de notre vie, et Maggie Smith est tellement drôle! C\u2019est un vrai plaisir!» MICHELLE DOCKERY «DOWNTON ABBEY A CHANGÉ MA VIE» L\u2019actrice Michelle Dockery lors de la première de Downton Abbey : une nouvelle ère à New York, dimanche dernier.\u2014 PHOTO AP, ANDY KROPA leNouvelliste SAMEDI 21 MAI 2022 ARTS MAGAZINE E17 OLIVIA LÉVY La Presse CRITIQUE MONTRÉAL \u2014 Les Crawley sont de retour au cinéma et c\u2019est avec plaisir qu\u2019on renoue avec cette famille d\u2019aristocrates britanniques et ses domestiques, car cette nouvelle ère est pleine de charme, de rebondissements et de dialogues savoureux.Nous sommes en 1928.La comtesse Lady Violet (Maggie Smith) apprend qu\u2019elle a hérité d\u2019une villa dans le sud de la France.La nouvelle crée la surprise dans la famille, car on se demande pourquoi le marquis de Montmirail lui a légué une si belle maison.Aurait-elle vécu une histoire d\u2019amour avec le marquis français?Mystère.Une partie de la famille fera donc le voyage en France sur la Côte d\u2019Azur pour découvrir la villa, la veuve du marquis et son fils.En parallèle, une équipe de cinéma souhaite tourner un film, The Gambler, dans le somptueux château de Downton Abbey, ce qui est considéré comme une très mauvaise idée par Lord Grantham (Hugh Bonneville).Pour sa part, Lady Mary (Michelle Dockery) y voit plutôt le moyen de financer la réparation du toit de la maison, en piteux état.L\u2019équipe de tournage va donc débarquer, au plus grand plaisir des domestiques qui ont la chance de voir leurs vedettes préférées.Lady Mary a la lourde tâche de surveiller l\u2019équipe de cinéma et tentera de trouver des solutions aux nombreux problèmes qui surviennent pendant le tournage, avec la complicité du réalisateur Jack Barber (Hugh Dancy).INSPIRATION RETROUVÉE La série de télévision Downton Abbey a eu un succès phénoménal dans le monde entier entre 2010 et 2015.Les téléspectateurs se sont attachés aux différents personnages, autant les aristocrates que les cuisiniers et domestiques, et aux différents points de vue du récit, ce qu\u2019on retrouve dans le film.On aime les répliques mordantes de Lady Violet et on admire la modernité de Lady Edith (Laura Carmichael).On pardonne les idées conservatrices de Lord Gran- tham et de Mr.Carson (Jim Carter), le chef majordome vieux jeu qui régit la maison et qui n\u2019aime pas le changement \u2014 encore moins l\u2019équipe de cinéma qui envahit la maison ou même son voyage en France ! Le scénario est signé Julian Fel- lowes, créateur de la série, qui a retrouvé l\u2019inspiration.Le premier film sorti en 2019 n\u2019avait pas été à la hauteur des attentes.Cette fois, le récit, qui se déroule en alternance entre la France et le château, donne du rythme au film réalisé par Simon Curtis.Ce qui fait la force de cette nouvelle suite?Retrouver tous les personnages et leurs différentes perspectives dans un monde en plein changement, car cette nouvelle ère souligne la fin d\u2019une époque.Le film accueille aussi des nouveaux venus qui apportent un grain de folie.On pense à cette équipe de cinéma qui en fait voir de toutes les couleurs à Lady Mary.Il y a le charme du réalisateur Jack Barber et du comédien Guy Dexter (Dominic West), et les caprices de la comédienne-diva Myrna Dalg- leish (Laura Haddock).On assiste même, avec humour, à la fin du cinéma muet qui fait place au cinéma parlé, ce qui donne des scènes très cocasses ! Pour ce qui est de la partie qui se déroule en France, on aurait aimé que Nathalie Baye, qui joue la veuve du marquis de Montmi- rail, soit davantage mise en valeur.Les paysages, décors et costumes sont toujours aussi somptueux, ce qui fait partie du plaisir, et la distribution est impeccable dans ce divertissement qui fait du bien.MARIE TISON La Presse CRITIQUE MONTRÉAL \u2014 Le photographe Vincent Munier a invité l\u2019écrivain Sylvain Tesson à partir à la recherche de la rare panthère des neiges dans les hauteurs du Tibet.La cinéaste Marie Amiguet s\u2019est jointe à eux pour documenter l\u2019expédition.Il en a résulté un superbe album de photographies, un livre couronné du prix Renaudot et, maintenant, un film particulièrement splendide.Les paysages du Tibet sont sauvages et grandioses.C\u2019est ainsi que chaque scène prend l\u2019aspect d\u2019un tableau de grand maître.Dans cet immense territoire peu fréquenté par les humains, sinon par quelques nomades qui font partie de ce rude écosystème, Vincent Munier et Sylvain Tesson parlent peu.Et lorsqu\u2019ils le font, c\u2019est en chuchotant.Vêtus de vêtements de camouflage, ils se fondent dans l\u2019environnement.Ils sont à l\u2019affût, et nous le sommes aussi, avec eux.Vincent Munier est le mentor : c\u2019est lui qui initie Sylvain Tesson à cet art de l\u2019anticipation.Il faut comprendre l\u2019animal, prévoir ses déplacements, son comportement.Puis se dissimuler.Place au silence, à l\u2019attente, à l\u2019observation.En voix hors champ, Sylvain Tesson fait quelques commentaires, brefs, précis, élégants, souvent tirés de son livre, également intitulé La panthère des neiges.Il évoque le « théâtre de marionnettes de l\u2019homme, absurde et effroyable », il parle de la patience, « la vertu la plus élégante et la plus oubliée », il oppose le « tout, tout de suite » de l\u2019existence moderne au « sans doute rien » de l\u2019affût.L\u2019OBSERVATEUR OBSERVÉ Heureusement, les montagnes arides du Tibet recèlent une faune unique, que Vincent Munier et Marie Amiguet filment avec vénération.On perçoit la chaude expiration des cerfs dans l\u2019air glacial du petit matin, on observe l\u2019expression cruelle d\u2019un chat de Pal- las (si mignon à première vue), on constate l\u2019aspect féroce du renard tibétain.Et la panthère des neiges?Vincent Munier et Sylvain Tesson trouvent des traces sur le sol, une caméra automatique filme l\u2019animal.La panthère est là.Elle observe les hommes.Ceux-ci finiront-ils par l\u2019apercevoir?L\u2019expédition doit bientôt prendre fin, Sylvain Tesson commence à modérer ses espoirs, à se faire une raison.La panthère des neiges gagne à être visionné sur grand écran afin de s\u2019imprégner profondément de cette communion avec la nature, de cette sérénité, mais aussi de moments d\u2019humour qui ponctuent cette grande quête.Au générique Cote : ?1/2?Titre : Downton Abbey : une nouvelle ère Genre : Drame d\u2019époque Réalisateur : Simon Curtis Acteurs : Hugh Bonneville, Michelle Dockery et Maggie Smith Durée : 2 h Au générique Cote : ?Titre : La panthère des neiges Genre : Documentaire Réalisateurs : Marie Amiguet et Vincent Munier Durée : 1 h 33 DOWNTON ABBEY : UNE NOUVELLE ÈRE De belles retrouvailles Les amateurs de Downton Abbey retrouveront notamment, dans cette nouvelle suite cinématographique, Penelope Wilton dans le rôle d\u2019Isobel Merton et l\u2019incontournable Maggie Smith incarnant Lady Violet, laquelle vient d\u2019hériter d\u2019une villa en France.\u2014 PHOTO BEN BLACKALL, FOCUS FEATURES LA PANTHÈRE DES NEIGES Splendeur et patience À l\u2019affût de la panthère des neiges, le photographe, l\u2019écrivain et la cinéaste arri- veront-ils à apercevoir l\u2019animal?À moins que ce soit celui-ci qui les observe.\u2014 PHOTO FUN FILMS SAMEDI 21 MAI 2022 leNouvelliste E18 ARTS MAGAZINE LARRY HODGSON Collaboration spéciale L e p r o g r a m m e L e s Exceptionnelles est un c o n c o u r s a n n u e l d e nouveautés horticoles destiné aux jardiniers québécois.Tous les ans, plus de 100 nouvelles plantes sont proposées par leurs hybrideurs et les plus intéressantes sont plantées dans quatre jardins d\u2019évaluation au Québec : le Jardin botanique Roger-Van den Hende à Québec, le Jardin botanique de Montréal, le Domaine Joly-de Lotbinière à Sainte-Croix et le Jardin Daniel A .Séguin à Saint-Hyacinthe.Tout l\u2019été, les visiteurs choisissent leurs préférées\u2026 et celles qui obtiennent le plus de votes deviennent les Exceptionnelles de l\u2019année suivante! Je vous présente cette semaine 4 de ces 12 plantes Exceptionnelles pour l\u2019année 2022! 1 BÉGONIA VIKING™ EXPLORER ROSE ON GREEN LEAF (Begonia × hybrida Viking Explorer Rose on Green Leaf) Hauteur : 50 à 60 cm Largeur : 1 m Ensoleillement : soleil, mi-ombre Il s\u2019agit d\u2019un gros bégonia, comme un bégonia des platebandes (Begonia x semperflorens) sur stéroïdes, avec un feuillage vert très lustré et des fleurs rose vif surdimen- sionnées de 6,5 cm.Plutôt que d\u2019être dressé avec des fleurs uniquement au sommet, ce bégonia original a un port rampant et des fleurs qui couvrent autant les côtés de la plante que le haut.Il est idéal pour les plantations en massif, les paniers suspendus et la culture en bac et jardinière.Ce bégonia est aussi extrêmement résistant à tous les caprices de la température.Et il fait une bonne plante d\u2019intérieur aussi.En plus d\u2019être une Exceptionnelle, cette plante a aussi gagné une médaille d\u2019or de Sélections All-America.Offerte sous forme de semences et de plants.2 COLÉUS COLORBLAZE® EL BRIGHTO (Coleus scutellarioides ColorBlaze El Brighto) Hauteur : 60 à 90 cm Largeur : 45 à 90 cm Ensoleillement : soleil, mi-ombre, ombre Avec des feuilles aussi colorées, la floraison n\u2019a pas d\u2019importance.Les feuilles ovales et dentelées de Color- Blaze® El Brighto arborent un centre violet et rouge qui est mis en valeur par une bordure jaune : un motif de grande finesse.Ce coléus moderne tolère autant le soleil que l\u2019ombre et forme une belle plante bien ramifiée et touffue, aussi à l\u2019aise en contenant qu\u2019en pleine terre.Il est peu porté à fleurir\u2026 un plus, car on sait qu\u2019il faut éliminer les fleurs des coléus.Donc, une tâche de moins pour le jardinier pressé! Et en fin de saison, rentrez des boutures, car c\u2019est une excellente plante d\u2019intérieur.Offert seulement sous forme de plants.3 ZINNIA PROFUSION® RED YELLOW BICOLOR (Zinnia × marylandica Profusion Red Yellow Bicolor) Hauteur : 20 à 30 cm Largeur : 25 à 30 cm E n s o l e i l l e m e n t : soleil C e s u p e r b e z i n n i a i n t e r s e c t i o n n e l a charmé les visiteurs aux quatre jardins d\u2019essais des Exceptionnelles®.D\u2019ailleurs, il a fini en première ou deuxième place dans chaque jardin! Ce n\u2019est pas étonnant, car cet hybride remarquable a aussi séduit les juges de All-America Selections, qui lui ont décerné une médaille d\u2019or en 2021, et les juges européens de Fleuroselect, qui lui ont donné une Médaille d\u2019or Nouveauté 2022.Il produit HORTICULTURE 3 4 1 DE BELLES SURPRISES, ANNÉE APRÈS ANNÉE! 2 leNouvelliste SAMEDI 21 MAI 2022 ARTS MAGAZINE E19 ÉCORCE RONGÉE PAR DES CAMPAGNOLS Q Lorsque j\u2019ai enlevé la protection hivernale (tipis avec bâtons et jute), j\u2019ai retrouvé les troncs de mes jeunes arbres dans un drôle d\u2019état.Qu\u2019est-ce qui explique cela, selon vous?Ça me semble être le travail de petits rongeurs\u2026 Mes jeunes arbres en souffriront-ils?Que puis-je faire pour ne pas perdre ces arbres et pour éviter que cela ne se reproduise sur d\u2019autres jeunes arbres?\u2014 Louise Chabot R Vous avez raison.L\u2019écorce a été rongée par des campagnols, couramment appelés mulots.Votre «protection hivernale» n\u2019a pas protégé vos arbres; elle a fourni plutôt un abri qui a permis aux rongeurs d\u2019attaquer vos arbres en toute quiétude! Je ne sais pas qui vous a conseillé ce type de protection, mais il est fortement déconseillé pour cette raison.Vous ne pouvez pas sauver ces arbres : l\u2019écorce a été rongée tout autour du tronc.Impossible alors pour les sucres produits par les feuilles de se rendre jusqu\u2019aux racines, car ils ne peuvent passer que par le phloème, qui fait partie de l\u2019écorce maintenant partie.L\u2019arbre peut sembler en bon état au début et produira alors des feuilles, car l\u2019eau peut monter aux feuilles par le xylème (le bois), mais sans sucre, les racines mourront.Et l\u2019arbre aussi.Il est possible qu\u2019un rejet de souche (pousse) remonte de la base de l\u2019arbre, mais on voit bien dans votre photo que votre arbre est greffé.(La boursoufflure à la base est le point de greffe.) Alors, l\u2019arbre qui repoussera du pied sera le porte- greffe, un arbre sans valeur, et pas le cultivar désiré.Votre seul choix est de remplacer les arbres endommagés.Tard l \u2019automne prochain (f in novembre, début décembre), protégez le tronc des nouveaux arbres avec un grillage ou un spiral anti-ron- geur ou encore, appliquez un répulsif au tronc.LILAS DU JAPON : PATIENCE REQUISE Q Il y a quatre ans, j\u2019ai acheté un lilas japonais.C\u2019était un arbre de 8-10 pieds, avec des fleurs.Il a fleuri un an ou deux après que nous l\u2019ayons planté, mais depuis deux ans, rien.Que se passe-t-il?Il est en plein soleil.\u2014 Jean-Pierre Deslauriers R C\u2019est probablement tout à fait normal.Un arbre ne fleurit pas du jour au lendemain, mais prend plusieurs années avant d\u2019y parvenir.Et le lilas du Japon (Syringa reticulata) est un arbre, pas un arbuste comme les autres lilas.Les pépinières arrivent à forcer une floraison restreinte hâtive en cultivant l\u2019arbre dans une situation où ses racines sont sévèrement restreintes.Par contre, après plantation dans son emplacement final, il lui prend 5 à 7 ans pour rebâtir un système racinaire robuste, nécessaire pour qu\u2019il puisse fleurir de façon abondante tous les ans.En attendant, évitez les engrais, surtout les engrais riches en azote, le premier des 3 chiffres qu\u2019on voit sur l\u2019étiquette des fertilisants, car trop d\u2019azote peut retarder la floraison encore davantage.CALENDRIER HORTICOLE ENTRETIEN HORTICOLE À FAIRE CETTE SEMAINE \u203a Il est possible de semer plusieurs légumes plus rustiques en pleine terre tôt dans la saison, surtout épinards et pois, mais aussi carottes, radis et betteraves.Recouvrez-les d\u2019une toile légère si la température nocturne descend sous 9 °C.\u203a Commencez à acclimater vos semis et boutures aux conditions de plein air, mais rentrez-les la nuit si la météo atteint moins de 12 °C.\u203a Sortez les plantes d\u2019intérieur poussiéreuses en plein air et donnez-leur un bon lavage avant de les rentrer de nouveau.\u203a Il existe des toiles translucides conçues pour protéger les semis fragiles d\u2019un froid inattendu.Il peut être utile d\u2019en avoir sous la main pour les «au cas où».Radio CKIA et Facebook Live L\u2019émission radiophonique et virtuelle le Jardinier paresseux avec Larry Hodgson est offerte gratuitement les mercredis à 10h à CKIA-FM 88,3 et sur facebook.com/JardinierParesseux Deux formations en ligne pour un potager réussi Lili Michaud agronome vous propose deux formations en ligne que vous pouvez suivre en tout temps.Le potager : planification, aménagement et entretien et Les trucs de culture des légumes, de l\u2019ail à la tomate.Des documents PDF accompagnent les formations.Coût : 30 $ + taxes par formation.Info : lilimichaud.com Pour toute activité horticole, écrivez- nous à courrierjardinierparesseux@ yahoo.com.Des questions svp! Vous pouvez nous joindre par courriel à courrierjardinier paresseux@yahoo.com Par courrier à Le jardinier paresseux Le Soleil C.P.1547, succ.Terminus Québec (Québec) G1K 7J6 L\u2019écorce de ce jeune arbre a été rongée par les campagnols pendant l\u2019hiver.\u2014 PHOTO LOUISE CHABOT Le lilas du Japon offre une floraison spectaculaire, mais seulement après 5 à 7 ans de culture.\u2014 PHOTO WWW.JARDINIERPARESSEUX.COM RÉPONSES À VOS QUESTIONS une fleur aux pétales externes jaunes qui entourent un centre rouge.Ce qui rend irrésistible la f loraison de cette plante gagnante, c\u2019est qu\u2019en vieillissant la fleur développe de magnifiques nuances de saumon, d\u2019abricot et de rose qui viennent enrichir les couleurs au jardin.Ces changements progressifs de couleurs sont une caractéristique unique à ce zinnia.Le plant est vigoureux et très résistant aux maladies.Offert sous forme de plants et de semences.4 CÉLOSIE À ÉPI KELOS® CANDELA PINK (Celosia argentea spicata Kelos Candela Pink) Hauteur : 60 à 75 cm Largeur : 35 cm Ensoleillement : soleil E n c o r e u n e g a g n a n t e d u concours Sélections All-Ame- rica, une preuve que le public québécois sait reconnaître une gagnante! Cette célosie est tout à fait originale avec ses épis floraux qui mesurent de 25 à 35 cm de longueur et qui se tiennent bien érigés au-dessus de son feuillage vert bordeaux, comme tant de chandelles sveltes sur un gâteau.Les fleurs roses conservent longtemps leur couleur.C\u2019est le choix idéal pour les arrangements en contenant et en platebande où il donne un accent vertical et comble les vides.On peut aussi couper quelques fleurs pour vos arrangements de fleurs coupées ou de fleurs séchées.En plus, cette célosie est parfaitement résistante aux intempéries et bien résistante aux cerfs.Offerte seulement sous forme de plants.Voilà pour les 4 premières gagnantes des Exceptionnelles 2022.La semaine prochaine, je vous en présenterai 4 autres.En attendant, sachez que les Exceptionnelles sont déjà disponibles à travers le Québec dans les meilleures jardineries. SAMEDI 21 MAI 2022 leNouvelliste E20 ARTS MAGAZINE J e vous présente au- jourd\u2019hui une sélection d\u2019alcools à ne pas manquer, car ils sont éphémères ou brassés en petite quantité : deux bières et deux cidres découverts dans le cadre de la Semaine du cidre qui s\u2019est déroulée en ce début de mois de mai.ABONDANCE NOCTEM, QUÉBEC Cette bière sure aux fruits se veut une création unique pour l\u2019été, brassée pour leur foire printanière.On y trouve une sélection de fruits sur une base de bière acidulée aux bactéries lactiques \u2014 la tendance actuelle.Une généreuse quantité d\u2019aro- nias, de framboises, de cassis, de fraises et de camerises se déploie à chaque gorgée, sur une note bien fraîche et acidulée.L\u2019antithèse d\u2019un cocktail de bière de type Smoothie, sur un corps léger et désaltérant.PRINTEMPS ROBIN, BIÈRE NATURELLE, SHEFFORD C\u2019est frais, c\u2019est léger, c\u2019est houblonné avec du Galena, du Chinook et du Rakau et c\u2019est faible en alcool.Robin a ce don de marier un style historique \u2014 une saison légère et désaltérante \u2014 aux nouvelles tendances du moment, sans tomber dans la caricature.Au moment d\u2019écrire ces lignes, je ne sais pas si Robin la propose en canette ou en bouteille, mais elle est offerte en fût sur place.LE TEMPS DES PIPPINS CIDRERIE MICHEL JODOIN, ROUGEMONT C\u2019est dans le cadre d\u2019une visite spontanée chez Michel Jodoin pendant la Semaine du cidre que ce dernier m\u2019a présenté son Temps des Pippins, un cidre bouché, méthode champenoise traditionnelle, de type Brut, pétillant et sans sucre.Magnifique produit qui relance une ancienne variété de pommes, la Newtown Pippin, et développe de belles notes de melon et de concombre.Un cidre parfait pour le ceviche de pétoncles.À découvrir uniquement à la cidrerie.ABBOTS CIDRERIE CRYO, MONT-SAINT-HILAIRE Distribué en petite quantité, ce cidre est composé du jus de cerises griottes extrait par gravité.On retrouve les arômes particuliers de la petite cerise acidulée, accompagné de notes de pommes, sur une base de cidre sec et pétillant.C\u2019est frais, c\u2019est fruité et c\u2019est sublime avec un fromage frais de votre choix.Un coup de cœur d\u2019une de mes cidreries préférées.PHILIPPE WOUTERS CHRONIQUE philippe.wouters@lescoops.ca Robin a ce don de marier un style historique \u2014 une saison légère et désaltérante \u2014 aux nouvelles tendances du moment, sans tomber dans la caricature.MONSIEUR COCKTAIL PATRICE PLANTE Collaboration spéciale A vec le beau temps et l\u2019été, me voilà enfin en mode 100 % Tiki.Tiki quoi, me direz-vous?Le Tiki est à la fois une époque du cocktail et un type très spécifique de cocktails, qui a pris d\u2019assaut les États-Unis au début des années 1940.Inspiré par ses voyages en Polynésie, c\u2019est le Californien Don « the Beachcomber » qui ouvrit le tout premier bar Tiki, servant ses mixtures dans des verres en poterie représentant Tiki, le premier homme de la mythologie maorie.À sa source, un cocktail Tiki est une technique qui favorise les profils du rhum.Faire un cocktail Tiki, c\u2019est d\u2019abord de mélanger plusieurs rhums de provenances différentes pour créer une nouvelle symphonie ou un complément de saveurs, puis d\u2019y ajouter des jus de fruits frais pressés.Très puissant en alcool, il faut faire attention et le siroter lentement.Très heureux que la mode Tiki soit revenue à ses lettres de noblesse dans les dernières années, afin que ne soit plus jamais bu un Mai Tai ou un Zombie fait de jus concentrés et d\u2019émulsifiants artificiels.Je vous présente l\u2019un de mes cocktails préférés de cette catégorie, qui diffère par l\u2019utilisation d\u2019une composante amère dans sa fabrication, élevant à la fois le rhum et l\u2019ananas.Créé à la fin des années 1970 au Aviary Bar du Hilton de Kuala Lumpur, le Jungle Bird sera, je l\u2019espère, l\u2019une de vos belles découvertes de 2022! Jungle Bird INGRÉDIENTS \u2022 2 oz de rhum noir \u2022 0,5 oz de liqueur amère (style Campari) \u2022 1,5 oz de sirop d\u2019ananas (Sucrydor Monsieur Cocktail ou autre du commerce) \u2022 0,5 oz de jus de lime frais \u2022 Menthe (pour décorer) PRÉPARATION 1 Dans un verre, piler les cubes de melon dans le sirop.2 Ajouter le reste des ingrédients, remplir de glace et mélanger à la baguette ou à la cuillère.3 Décorer d\u2019une rondelle de piment jalapeño.4 Pour une version très piquante, piler la rondelle de piment avec le melon.Santé! EN MODE TIKI P H O T O A N N I E F E R L A N D Quelques produits à découvrir Le cidre Abbots de la Cidrerie Cryo \u2014 PHOTO FACEBOOK leNouvelliste SAMEDI 21 MAI 2022 ARTS MAGAZINE E21 NATALIE RICHARD Collaboration spéciale natalierichardmedia@gmail.com E nfin un long week-end où l\u2019on peut laisser tomber les masques! Je vous souhaite de beaux moments sans contrainte sous le thème du plaisir.Le plaisir d\u2019être ensemble, de bien boire et de bien manger.De partager et de se serrer dans les bras pour se dire qu\u2019on s\u2019aime! Et qu\u2019on est vraiment content d\u2019être ensemble.Il me semble que ça fait longtemps qu\u2019on n\u2019a pas eu l\u2019occasion de faire ça, sans réserve! 1 LOGAN WEEMALA RIESLING 2021 ?,? $ \u2022 ? ? ?\u2022 ? % \u2022 ?,? g/L Un riesling absolument délicieux et parfaitement balancé, du vigneron Peter Logan de Clare Valley, une région vinicole située juste au-dessus de Barossa en Australie du Sud, et qui est réputée pour ses excellents rieslings.On trouve si peu de bons vins australiens chez nous, il faut vraiment en profiter quand on a la chance de les recevoir.Vous y trouverez des notes de bergamote, de citron et de zeste de lime sur une finale vive et désaltérante qui en fait un vin parfait pour l\u2019apéro, avec des huîtres, un tartare de saumon ou un ceviche de pétoncles.Mon coup de cœur de la semaine, parfait pour commencer un long week-end! 2 SIRIUS BORDEAUX 2020 ?,? $ \u2022 ? ? ?\u2022 ?,? % \u2022 ?,? g/L \u2022 végane Un beau blanc de Bordeaux à prix doux et pour toutes occasions, de l\u2019apéro aux salades repas et plats de poisson blanc.À la fois floral et acidulé, dans le style classique moitié sauvignon et sémillon, élevé en barriques neuves à 20 % et le reste en cuve inox, d\u2019où la balance entre la fraîcheur et la rondeur du boisé.La Maison Si- chel est une entreprise familiale fondée en 1883 qui comprend six générations de négociants, éleveurs et même vinificateurs, depuis 1967.La marque Sirius a justement été créée dans les années 1980 pour démontrer que la qualité de son savoir-faire pouvait aussi s\u2019appliquer à des vins plus abordables, comme celui-ci.3 PLANETA SICILIA 2021 ?,? $ \u2022 ? ? ?\u2022 ?,? % \u2022 ?,? g/L Parmi les rosés qui annoncent l\u2019été, Planeta est toujours un de mes préférés d\u2019un millésime à l\u2019autre.Cet assemblage de syrah et de nero d\u2019Avola, qui est un des cépages-rois de la Sicile, me charme encore cette année par ses notes de fleur d\u2019oranger sur une finale saline, légèrement anisée.Sublime avec des amandes marcona, grillées et salées ou une salade d\u2019épinards, mandarines et amandes effilées.4 E.GUIGAL CÔTES-DU-RHÔNE ?,? $ \u2022 ? ?\u2022 ?,? % \u2022 ?,? g/L Le nouveau millésime de cette cuvée du Rhône à dominance de syrah est absolument exceptionnel pour le prix.Issu de vignes de 35 ans, élevé en partie dans des foudres de chêne pendant un an, c\u2019est un vin d\u2019une grande élégance, à la fois racé et solaire, sur des notes de framboise noire, épices douces et réglisse.Un vin qu\u2019on peut garder jusqu\u2019à huit ans.«Un vin du sud du Rhône, élaboré par des gens du nord» comme le dit si bien le sympathique Philippe Gui- gal, de la maison familiale d\u2019Ampuis, qui a réalisé son rêve d\u2019acquérir le Domaine de Nalys de Châteauneuf- du-Pape, en 2017.D\u2019ailleurs, les premières cuvées à porter la signature Guigal, comme le Château de Nalys Châteauneuf-du-Pape 2017, seront en SAQ très bientôt.À surveiller.5 BODEGAS AESSIR SYRAH 2020 ?,? $ \u2022 ? ? ?\u2022 ?,? % \u2022 ?,? g/L \u2022 nature Une nouveauté à découvrir! Un beau vin de soif avec de la fraîcheur, de la violette, du fruit mûr et des notes balsamiques qui viennent pimenter une finale soyeuse.Un très beau projet bio, nature et sans sulfites ajoutées de la Bodegas Aessir qui s\u2019applique à des projets qui étonnent, comme vinifier du bobal en monocépage et en rosé.Celui-ci est un vin de terroir produit à partir de vieilles vignes de syrah qui pousse à 900 mètres d\u2019altitude sur des sols d\u2019argile autour de Cuen- ca, une ville perchée fondée par les Maures.Pour vous situer, c\u2019est dans les montagnes au centre-est de l\u2019Espagne, entre Madrid et Valence.6 PASSIONE NATURA MONTEPULCIANO D\u2019ABBRUZZO 2020 ?,? $ \u2022 ? ? ?\u2022 ? % \u2022 ?,? g/L \u2022 biodynamie, nature Une autre belle nouveauté, cette fois de la côte adriatique italienne.Un rouge produit en biodynamie, de façon nature et sans sulfite ajouté.Une explosion de bleuets, cassis et mûres.Un vin léger et frais qui se boit sans soif! Parfait à l\u2019apéro et pour vos BBQ d\u2019après-midi.Pour des suggestions quotidiennes de vins, suivez-moi sur Instagram @nrartdevivre ou sur mon site natalierichard.com.BIO VÉGANE 3 4 5 6 1 2 I L L U S T R A T I O N 1 2 3 R F / N G U P A K A R T I 6 VINS POUR LE LONG WEEK-END SAMEDI 21 MAI 2022 leNouvelliste E22 ARTS MAGAZINE INGRÉDIENTS RECETTESPRATIQUES P H O T O S T I R É E S D U M A G A Z I N E 5 - 1 5 , J U I N 2 0 2 2 , V O L .1 3 , N O .0 1 Préparation : 15 minutes \u2022 Cuisson : 25 minutes \u2022 Quantité : 4 pizzas Sans œuf / Se congèle 1 Préchauffer le four à 220 °C (425 °F).2 Dans une poêle, chauffer un peu d\u2019huile d\u2019olive à feu moyen.Cuire les saucisses de 10 à 12 minutes.Retirer du feu et laisser tiédir.Couper les saucisses en fines rondelles.3 Diviser la pâte en quatre parts égales.Sur le plan de travail fariné, étirer chaque part de pâte en un cercle de 20 cm (8 po) de diamètre.4 Sur deux plaques de cuisson tapissées de papier parchemin, déposer les cercles de pâte, puis les badigeonner de pesto en s\u2019assurant de garder un pourtour libre de 1 cm (1/2 po).5 Garnir de rondelles de saucisses et couvrir le pourtour de parmesan.Cuire au four de 10 à 12 minutes.6 Ajouter les tranches de mozzarella sur les pizzas et poursuivre la cuisson 5 minutes, jusqu\u2019à ce que la croûte soit dorée.boutique.pratico-pratiques.com 1 3 SAUCISSES ITALIENNES 2 PÂTE À PIZZA 1 BOULE DE 450 G (1 LB) 3 PESTO DE BASILIC 125 ML (1/2 TASSE) 4 MOZZARELLA FRAÎCHE 1 BOULE DE 250 G COUPÉE EN TRANCHES 5 PARMESAN RÂPÉ 160 ML (2/3 DE TASSE) LA RECETTE DE LA SEMAINE PIZZAS À LA SAUCISSE, PESTO ET MOZZARELLA Recette tirée du magazine 5 ingrédients, 15 minutes, juin 2022, Vol.13, No.01.Publié par Éditions Pratico- pratiques.PAR PORTION Calories.807 Protéines .35 g Matières grasses.46 g Glucides .61 g Fibres.3 g Fer.5 mg Calcium .426 mg Sodium .1620 mg leNouvelliste SAMEDI 21 MAI 2022 ARTS MAGAZINE E23 PHOTO TIRÉE DU BOOKAZINE PLAISIR AU MENU AVEC CATY, N0 05, VOL.02 Préparation : 20 minutes Cuisson : 8 minutes Quantité : 2 portions INGRÉDIENTS \u2022 10 ml (2 c.à thé) d\u2019huile d\u2019olive \u2022 2 filets de saumon avec la peau de 125 g (environ 1/4 de lb) ch \u2022 5 ml (1 c.à thé) d\u2019assaisonnements pour saumon sans sel \u2022 2 pains à hamburger \u2022 125 ml (1/2 tasse) de chou rouge émincé \u2022 2 feuilles de laitue Boston \u2022 2 gros radis coupés en fines tranches \u2022 1/4 concombre coupé en rubans \u2022 Sel et poivre au goût Pour la sauce : \u2022 30 ml (2 c.à soupe) de mayonnaise légère \u2022 15 ml (1 c.à soupe) de yogourt grec nature 0 % \u2022 15 ml (1 c.à soupe) de coriandre fraîche hachée \u2022 5 ml (1 c.à thé) de jus de citron frais \u2022 5 ml (1 c.à thé) de sriracha (au goût) PRÉPARATION 1 Préchauffer le barbecue à puissance moyenne-élevée (environ 220 °C \u2013 425 °F).2 Dans un bol, mélanger les ingrédients de la sauce.Réserver au frais.3 Huiler les filets de saumon, puis saler et poivrer.Frotter les filets avec les assaisonnements pour saumon.4 Déposer une feuille de cuisson antiadhésive pour barbecue sur la grille du barbecue.Déposer les filets de saumon sur la feuille.Fermer le couvercle et cuire de 8 à 10 minutes, en retournant les filets à mi-cuisson.5 Pendant ce temps, ouvrir les pains en deux et les faire griller 1 minute sur la grille supérieure du barbecue.6 Retirer les filets de saumon du barbecue et retirer délicatement la peau.7 Garnir les pains de chou rouge, de laitue, de radis, de concombre et de saumon.Napper de sauce, puis refermer les burgers.boutique.pratico-pratiques.com BURGERS DE SAUMON Recette tirée du bookazine Plaisir au menu avec Caty, No 05, Vol.02.Publié par Éditions Pratico- pratiques.PAR PORTION Calories.480 Protéines .31 g Matières grasses.27 g Glucides .28 g Fibres.2 g Fer.2 mg Calcium.113 mg Sodium .643 mg Préparation : 30 minutes Cuisson : 2 heures 44 minutes Quantité : 4 portions INGRÉDIENTS \u2022 1 petit rôti de palette de porc de 675 g (environ 1 1/2 lb) avec os \u2022 15 ml (1 c.à soupe) d\u2019huile d\u2019olive \u2022 500 ml (2 tasses) de gemellis \u2022 3 demi-poivrons de couleurs variées coupés en dés \u2022 1 petit oignon rouge coupé en dés \u2022 60 ml (1/4 de tasse) de persil frais haché \u2022 1 branche de céleri émincée \u2022 Sel et poivre au goût Pour la sauce : \u2022 250 ml (1 tasse) de bouillon de poulet \u2022 125 ml (1/2 tasse) de sauce chili \u2022 125 ml (1/2 tasse) de ketchup \u2022 30 ml (2 c.à soupe) de cassonade \u2022 30 ml (2 c.à soupe) d\u2019huile d\u2019olive \u2022 30 ml (2 c.à soupe) de sauce à bifteck (de type HP) \u2022 15 ml (1 c.à soupe) de moutarde en poudre \u2022 15 ml (1 c.à soupe) de vinaigre de cidre \u2022 1,25 ml (1/4 de c.à thé) de piment de Cayenne PRÉPARATION 1 Préchauffer le four à 180 °C (350 °F).2 Dans un bol, fouetter les ingrédients de la sauce.3 Parer le rôti en retirant l\u2019excédent de gras.Dans une casserole allant au four ou dans une cocotte, chauffer l\u2019huile à feu moyen.Faire dorer le rôti 2 minutes de chaque côté.4 Verser la sauce dans la casserole et porter à ébullition.5 Couvrir et poursuivre la cuisson au four de 2 heures 30 mi- son au four de 2 heures 30 minutes à 3 heures, jusqu\u2019à ce que la viande se défasse facilement à la fourchette.Retirer du four et transférer le rôti dans une assiette.Laisser tiédir.Réserver la moitié de la sauce du rôti.6 Retirer les os et l\u2019excédent de gras du rôti.Effilocher la viande à l\u2019aide d\u2019une fourchette.7 Dans une casserole d\u2019eau bouillante salée, cuire les pâtes al dente.Égoutter.Refroidir sous l \u2019eau froide et égoutter de nouveau.8 Dans un saladier, déposer les pâtes, le porc effiloché, les poivrons, le céleri, l\u2019oignon rouge et le persil.Napper la viande de la sauce réservée.Saler, poivrer et remuer.boutique.pratico-pratiques.com SALADE DE PÂTES AU PORC EFFILOCHÉ BARBECUE P H O T O T I R É E D U L I V R E J E C U I S I N E S A L A D E S R E P A S - 1 0 0 R E C E T T E S P R O T É I N É E S E T G O U R M A N D E S Recette tirée du livre Je cuisine Salades repas - 100 recettes protéinées et gourmandes.Publié par Éditions Pratico- pratiques.PAR PORTION Calories.543 Protéines .39 g M.G.21 g Glucides .51 g Fibres.3 g Fer.4 mg Calcium.72 mg Sodium .715 mg SAMEDI 21 MAI 2022 leNouvelliste E24 ARTS MAGAZINE QUÉBEC \u2014 Laurent Camguilhem habite dans la municipalité de Neu- ville, un endroit à la fois si près et si loin de la ville.À seulement une vingtaine de minutes de route du centre-ville de Québec, les voisins immédiats de sa propriété sont de silencieuses érablières.Rapidement, après avoir fait connaissance, il nous propose de forger un clou, afin de nous initier pleinement à son métier de ferronnier d\u2019art.Tout commence avec un petit feu de bois allumé sur sa forge alimentée au charbon.Il a fabriqué lui-même cette forge, qui est dotée d\u2019un système de soufflerie qu\u2019il a également conçu de ses mains.Ensuite, lorsque le feu s\u2019est bien propagé à travers le charbon et que la température a atteint environ 1300 degrés, il est temps d\u2019y insérer un morceau de métal.Après plusieurs minutes d\u2019attente, ce dernier devient rouge vif.Vous connaissez le proverbe : il faut battre le fer quand il est chaud! L orsque l\u2019art isan s\u2019exé cute avec son marteau, on s\u2019aperçoit rapidement qu\u2019il a développé au fil du temps une dextérité hors pair pour manier son outil.Il frappe le morceau d\u2019une manière si répétitive et machinale, on s\u2019imagine presque qu\u2019il pourrait le faire les yeux fermés.À la suite de quelques allers- retours dans la forge et sur l\u2019enclume afin de lui donner la forme voulue, la barre de fer est maintenant prête à être coupée.À l\u2019aide d\u2019un marteau triangulaire qu\u2019il insère dans un trou de son enclume, il coupe le morceau en un tournemain.Après avoir chauffé le petit morceau, il est maintenant temps de lui donner une tête.Pour ce faire, il utilise un outil qu\u2019on appelle.une cloutière.En frappant sur l\u2019extrémité qui dépasse, le métal s\u2019aplatit de chaque côté pour former la tête.Le tour est joué! 1 2 3 4 7 L\u2019espace d\u2019un après- midi, Le Mag s\u2019est plongé dans l\u2019univers de Laurent Camguilhem, ferronnier d\u2019art.Oubliez le stéréotype du forgeron bourru avec de gros bras : c\u2019est un métier qui demande principalement de la patience, de la minutie et beaucoup de connaissances.FÉLIX LAJOIE Le Soleil «?LE MEILLEUR FORGERON EST LE PLUS RUSÉ?» leNouvelliste SAMEDI 21 MAI 2022 ARTS MAGAZINE E25 LA VOLUTE Pour réaliser ses œuvres, le ferronnier n\u2019utilise pas exclusivement la forge.En fait, il travaille souvent le métal sans même le chauffer.Comme lorsqu\u2019il fabrique une courbe à partir d\u2019une barre de métal relativement petite, en l\u2019occurrence pour faire une volute.« Souvent, quand on s\u2019imagine un forgeron, on a en tête le stéréotype du gros et grand monsieur barbu, avec d\u2019énormes avant-bras et des tatouages [.], mais mon père disait : \u201c si tu n\u2019es pas le plus fort, soit le plus rusé \u201d », raconte l\u2019artisan.Ce principe, il l\u2019applique chaque fois qu\u2019il pratique sa passion.En le regardant travailler, on réalise que le ferronnier le plus rusé est celui qui possède les meilleurs outils et les meilleures techniques.Ainsi, avec plusieurs gabarits qu\u2019il a conçus et forgés lui-même, il peut plier la barre de métal et lui donner la forme désirée.C\u2019est un travail méticuleux : chaque fois qu\u2019il plie le morceau, il doit ensuite le comparer au modèle qu\u2019il a dessiné afin d\u2019atteindre la forme parfaite.Lorsque les pièces sont toutes rassemblées, il peut ensuite les souder pour joindre le tout.Vient ensuite la dernière étape, et non la moindre : la finition.Il faut sabler, poncer et « grinder » toutes les soudures et les imperfections.C\u2019est la partie la plus longue du travail, selon l\u2019artisan.FÉLIX LAJOIE, LE SOLEIL UNE VÉRITABLE PASSION Né à Pau en France, M. Camguil- hem a tout appris de son paternel, qui était ferronnier-serrurier.La connaissance, la technique, les outils, ainsi que la passion, lui ont été transmis à travers la relation père-fils.« Quand j\u2019étais jeune et que j\u2019avais des congés scolaires, mon père m\u2019amenait avec lui à la forge, c\u2019est comme ça que tout a commencé », raconte-t-il.Le métier de forgeron provient de son grand-père, qui résidait au Maroc à l\u2019époque du protectorat français.Malgré le retour obligé vers la mère patrie dans les années 60, la forge familiale a repris naissance dans l\u2019Hexagone, avant d\u2019être reprise par son père.Lorsqu\u2019il résidait en France, M . Ca m g u i l h e m p o ss é d a i t également sa propre forge.Cependant, il a dû cesser ses activités, car les déductions fiscales imposées aux artisans empêchaient sa forge d\u2019être rentable, explique-t-il.Ainsi, avec sa femme et ses deux garçons, M. Camguilhem a décidé de traverser l\u2019Atlantique en 2007.Ils se sont installés à Sainte-Foy le temps que les enfants finissent le secondaire, pour ensuite trouver leur petit coin de paradis à Neuville.Depuis qu\u2019ils sont installés dans l\u2019un des plus beaux villages du Québec, l\u2019artisan a pu recommencer à pratiquer sa passion.Des portails, des rampes d\u2019escalier, des barreaux pour protéger les vitres : il forge un peu de tout.Mécanicien de moto à temps plein l\u2019été, ses clients profitent parfois de son expertise.Ses connaissances lui permettent entre autres de forger des pièces de moto qui ne sont plus disponibles sur le marché ou encore de créer des pièces sur mesure.FÉLIX LAJOIE, LE SOLEIL «Quand j\u2019étais jeune et que j\u2019avais des congés scolaires, mon père m\u2019amenait avec lui à la forge, c\u2019est comme ça que tout a commencé.» \u2014 Laurent Camguilhem, forgeron 1 L\u2019espace d\u2019un après-midi, Le Mag s\u2019est plongé dans l\u2019univers de Laurent Camguilhem, ferronnier d\u2019art.\u2014 PHOTOS LE SOLEIL, ERICK LABBÉ 2 À l\u2019aide d\u2019outils, la plupart fabriqués par lui-même, il plie le métal pour lui donner la forme désirée.3 Vous connaissez le proverbe : il faut battre le fer quand il est chaud! 4 Couper la tige avec une lame ou une scie?Le ferronnier sait mieux faire.5 et 6 La cloutière permet de créer la tête du clou.7 Le travail de ferronnier ne requiert pas que des efforts physiques, il demande aussi beaucoup de patience et de minutie.8 L\u2019artisan insère une tige de métal dans un outil afin de la plier.5 6 8 Une telle œuvre en forge exige une grande minutie, de la précision de la part du ferronnier, Laurent Camguilhem.\u2014 PHOTO LAURENT CAMGUILHEM SAMEDI 21 MAI 2022 leNouvelliste E26 ARTS MAGAZINE Tu veux toujours en savoir plus sur le monde qui t\u2019entoure?Chaque samedi, nous te présentons les nouvelles les plus intéressantes de la semaine, publiées par notre équipe sur le Canal Squat, un bulletin de nouvelles quotidien offert sur le site Web jeunesse de Télé-Québec.À lire et à voir dans le journal, dans l\u2019appli et sur notre site Web! ÈVE TESSIER-BOUCHARD Coopérative nationale de l\u2019information indépendante UNE SEMAINE D\u2019ACTU TROIS MÉTIERS INSOLITES! ATHLÈTE DE CANOË BÉTON En thématique au P\u2019tit Mag cette semaine, nous te proposons trois entrevues pour découvrir des personnes qui pratiquent des métiers très différents : une chercheuse, un pêcheur de homards et un athlète de canoë béton.C\u2019est parti! Notre premier personnage de la semaine se nomme Marc-Antoine Côté-Lafleur et est étudiant à l\u2019Université de Sherbrooke.C\u2019est aussi le capitaine de l\u2019équipe de Canoë béton, un groupe composé d\u2019une trentaine d\u2019étudiants et d\u2019étudiantes en Génie civil (des experts de la construction et des matériaux).Chaque année, ils se donnent le défi de construire le meilleur canoë en béton afin de remporter la grande compétition canadienne.Dimanche dernier à Sherbrooke, 12 équipes de différentes universités canadiennes étaient présentes à l\u2019événement.Laurie Jeanne est allée à la rencontre de Marc-Antoine afin d\u2019en apprendre plus sur le défi relié à ces étonnantes embarcations.Q Comment se déroule la compétition?R Il y a 4 étapes au défi : le rapport technique, la présentation orale devant les juges, l\u2019évaluation du canoë final et la course sur l\u2019eau.Le canoë, contrairement au canot, se conduit avec une pagaie simple et un genou au fond du bateau.Un signal de départ est donné, et les pagayeurs en duo doivent compléter le parcours sur l\u2019eau le plus rapidement possible.C\u2019est presque comme les Olympiques! Les amis et les familles sont les bienvenues pour encourager au bord du lac.Q Comment du béton peut-il flotter?R Parlons de sciences un peu.Tout d\u2019abord, le béton utilisé pour la construction du canoë n\u2019est pas du tout le même matériel utilisé pour les trottoirs ou les maisons.Il s\u2019agit d\u2019une sorte de béton unique, composé de roches très légères.Le canoë ne coule pas puisque son poids est plus petit que celui de l\u2019eau.Autrement, ce serait très difficile à transporter.Q Les 12 canoës sont-ils tous pareils?R Non, mais il y a plusieurs critères à respecter.Par exemple, notre canoë ne peut pas mesurer plus de six mètres de long.Sinon, nous pouvons le décorer et le mettre à notre image.D\u2019ailleurs, la thématique de cette année était les superhéros! Pour les curieux, l\u2019Université de Sherbrooke a remporté la première place à la course, mais c\u2019est l\u2019équipe de l\u2019Université Laval qui a été couronnée championne de la compétition! LAURIE JEANNE BEAUDOIN ALLEZ, TOUS À BORD DES CANOËS DE BÉTON P H O T O L A U R I E J E A N N E B E A U D O I N leNouvelliste SAMEDI 21 MAI 2022 ARTS MAGAZINE E27 PÊCHEUR DE HOMARD CHERCHEUSE P H O T O S M A R I E - L O U G E N D R O N - M A R S O L A I S La troisième personne en vedette est une scientifique québécoise qui étudie les trous noirs supermassifs au Chili.Marie-Lou Gendron-Marsolais a participé à une nouvelle campagne d\u2019observation en 2021 à partir du télescope ALMA, et espère que ses recherches aideront à obtenir des images de nouveaux trous noirs.Q En quoi consiste ton travail de chercheuse?R Je travaille sur plusieurs choses, mais mon domaine précis, c\u2019est l\u2019étude des trous noirs supermassifs au centre des galaxies.On prend des sortes de photos des trous noirs avec toutes sortes de techniques, d\u2019instruments et de télescopes différents partout dans le monde.Q Pourquoi avoir choisi les trous noirs comme objet d\u2019observation?R Ce sont des objets qu\u2019on ne comprend pas complètement, et c\u2019est la première raison pour laquelle je les étudie.Deuxièmement, les trous noirs supermassifs ont un grand impact sur l\u2019Univers, sur la galaxie et sur son environnement.Ce sont des objets qui ont beaucoup d\u2019énergie et qui ont un impact réel sur la façon dont l\u2019Univers évolue.Comprendre les trous noirs, ça permet donc de comprendre beaucoup d\u2019autres choses.Q Pourquoi avoir choisi le Chili?R Je suis tombée sur une profes- seure à l\u2019Université de Montréal qui s\u2019intéressait aux trous noirs et qui cherchait une étudiante.Comme les trous noirs m\u2019ont toujours intéressée, on a travaillé ensemble et j\u2019ai fait mon doctorat là-dessus.Mais je m\u2019intéresse à l\u2019Univers depuis l\u2019adolescence! Le Chili et Hawaii sont les deux meilleurs endroits dans le monde pour travailler avec un télescope.Pour un astronome, le Chili c\u2019est le paradis.C\u2019était donc un rêve pour moi d\u2019aller là, et encore plus d\u2019être aux commandes d\u2019un télescope comme ALMA.Q Comment se passe l\u2019observation à partir d\u2019un télescope?R Ce n\u2019est pas comme on l\u2019imagine, on n\u2019est pas du tout l\u2019œil collé au télescope pour observer le trou noir.On est devant 4 ou 5 écrans d\u2019ordinateur avec des graphiques qui nous indiquent en temps réel des choses comme les conditions météo ou l\u2019état des antennes du télescope.Mon rôle, c\u2019est de m\u2019assurer que tout va bien.S\u2019il y a un problème, il faut le trouver et essayer de le résoudre.Ça prend plusieurs années avant de voir les images et le résultat.Q Quel conseil donnerais-tu à des enfants qui voudraient faire comme toi plus tard?R Quand j\u2019étais jeune j\u2019avais un peu de doutes : est-ce que je pourrais vraiment être une scientifique?Je pensais que ça prenait de meilleures notes, qu\u2019il fallait que je sois un génie.On pense aux grands scientifiques comme Einstein et c\u2019est difficile de se retrouver là-dedans quand on est une petite fille de 12 ans, mais j\u2019avais beaucoup de curiosité pour la nature et j\u2019ai juste continué.Donc ne vous demandez pas si vraiment vous pouvez devenir un scientifique, juste allez- y, essaye-le et continuez dans cette direction-là! CHEYENNE OGOYARD RECHERCHER LES TROUS NOIRS La deuxième entrevue est avec Jean Côté, un biologiste qui œuvre depuis 30 ans en mari- culture au service des pêcheurs de homards de la Gaspésie.Il a récemment participé, à titre d\u2019expert, à l\u2019écriture du roman Un moussaillon à l\u2019anse-aux-braves.Journal d\u2019un futur pêcheur (Carte blanche).Q Jean, comment devient-on pêcheur?R Il faut étudier à l\u2019École des pêches et de l\u2019aquaculture du Québec à Grande-Rivière en Gaspésie.Il faut aussi acquérir de l\u2019expérience en mer puisque la pratique est aussi importante que la théorie.Plusieurs pêcheurs commencent d\u2019ailleurs comme aide-pêcheur.Cela leur permet de cumuler du temps de mer, c\u2019est-à- dire du temps passé à bord d\u2019une embarcation commerciale.Q Combien de temps un pêcheur passe-t-il sur un bateau chaque jour?R C\u2019est variable d\u2019une pêche à une autre et d\u2019une région à une autre.Mais règle générale, les pêcheurs de homards en Gas- pésie et aux Îles-de-la-Made- leine sont des pêcheurs côtiers qui partent au petit matin.Ils reviennent en fin de journée avec leurs captures.La pêche au crabe des neiges demande quant à elle de partir plus longtemps, car le crabe est pêché au large.Q Peut-on pêcher du homard chaque jour de l\u2019année?R La saison du homard est prédéfinie.ll s\u2019agit d\u2019une pêche compétitive qui dure environ dix semaines.Les pêcheurs peuvent donc pêcher autant de homards qu\u2019ils le veulent en respectant plusieurs règles.Q Le métier de pêcheur est-il dangereux?R C\u2019est un métier plus risqué que d\u2019autres, mais les pêcheurs \u2013 qui doivent être en bonne forme physique - travaillent de façon sécuritaire.Les conditions météorologiques étant parfois difficiles, il peut venter et y avoir de la houle.Il faut donc avoir un bon équilibre et surtout ne pas avoir le mal de mer! De plus, sur une embarcation, il y a beaucoup de cordage, de bouées et de trappes.Il faut donc être attentifs pour éviter de se blesser.Q Comment pêche-t-on le homard?R Le homard est pêché à l\u2019aide de casiers qui servent à attirer et à capturer les homards.À l\u2019entrée, il y a du poisson qui sert d\u2019appât pour attirer les homards.Une fois que le crustacé entre dans le casier, il pénètre dans un tunnel en entonnoir.À ce moment, le homard ne peut plus revenir en arrière.Par contre, le casier est sélectif : il ne garde que les gros homards.Des évents d\u2019échappement permettent aux plus petits homards et aux autres petits animaux de s\u2019échapper.KIM NUNEZ QUELLE EST LA RÉALITÉ D\u2019UN PÊCHEUR DE HOMARD?COUVERTURE CARTE BLANCHE SAMEDI 21 MAI 2022 leNouvelliste E28 ARTS MAGAZINE RÉCUPÉRATION ARTISTIQUE PHOTOS GILBERT LEGRAND Saurais-tu dire avec quels objets du quotidien sont faits ces personnages?S\u2019agit-il de rouleau de papier toilette, d\u2019emballage pour les œufs, de gobelets ou de sacs en papier?Au lieu de les mettre dans le bac de recyclage, un artiste français nommé Gilbert Legrand s\u2019amuse à transformer ces matériaux en amusants bonshommes, monstres ou animaux qui ont tous un air comique! Il y a de quoi t\u2019inspirer si tu aimes toi aussi bricoler.Tu peux récupérer différents cartons et emballages, puis laisser aller ton imagination! RAPHAËLLE PLANTE leNouvelliste SAMEDI 21 MAI 2022 ARTS MAGAZINE E29 LE JEU DES 7 ERREURS CES DEUX CARICATURES D\u2019ANDRÉ-PHILIPPE CÔTÉ SONT EN APPARENCE IDENTIQUES.EN RÉALITÉ, IL Y A 7 ERREURS.ES-TU OBSERVATEUR?SOLUTION 1 La pommette de l\u2019ourson 2 Un des poissons est inversé 3 Il manque un dinosaure 4 La poignée d\u2019un tiroir 5 Le coeur sur l\u2019ordinateur 6 Manque la main à l\u2019écran 7 Le panache sur l\u2019affiche est modifié À sa mère qui venait de lui dire qu\u2019elle ne lui donnerait pas d\u2019autres bonbons «parce que ce n\u2019est pas bon pour les dents», notre fils a répondu : «Non, mais c\u2019est bon pour la langue!» \u2014 Martin, 3 ans Lorsqu\u2019elle a quelque chose dans la tête, elle ne l\u2019a pas dans les pieds\u2026 ça devient : «Quand j\u2019ai quelque chose dans la tête, et que ma mère ne veut pas, je le mets dans mes pieds et je l\u2019oublie\u2026» \u2014 Anne-Sophie, 6 ans Regardant par la fenêtre le camion des éboueurs ramasser les sacs d\u2019ordures, il dit à sa maman : «Maman! Le monsieur là, il doit en avoir beaucoup chez lui!» \u2014 Jean-Philippe, 4 ans Quand mes petits-enfants s\u2019invitent dans mon lit, il m\u2019arrive d\u2019inventer une histoire au lieu de lire un livre.J\u2019ai nommé notre héros Bruno.À l\u2019occasion, je peux redire l\u2019aventure s\u2019ils l\u2019ont aimée.Un soir, voulant me dire que j\u2019avais oublié un bout de l\u2019histoire, Félix s\u2019empresse de me dire : «Grand-mère, tu as oublié une page dans ta tête» \u2014 Félix, 6 ans FAITES-NOUS RIRE Partagez les blagues et les phrases craquantes de vos enfants, en indiquant leur nom et leur âge, à lemag@lesoleil.com Dialogue entre un grand frère et sa petite sœur.Lui, très fier d\u2019avoir préparé la salade d\u2019accompagnement pour le souper.Elle : «C\u2019est quoi les points noirs dans la salade?» Lui : «Ce sont des grains de poivre» Elle : «Moi, je n\u2019ai jamais vu ça des grains de poivre qui marchent!» \u2014 Frédérick, 11 ans et Isabelle, 5 ans SAMEDI 21 MAI 2022 leNouvelliste E30 ARTS MAGAZINE LA VIE SECRÈTE DES PETITES CHOSES Mosquitos Accros au sucre Gros bras La pipe à Pépé Le coiffeur du coin \u2014 PHOTOS GILBERT LEGRAND Percheron D ans l\u2019œil de l\u2019artiste français Gilbert Le- grand, les petites choses du quotidien ont une vie secrète, où elles s\u2019animent et deviennent des personnages poétiques et humoristiques.Le peintre sculpteur transforme, recycle, «détourne» des objets en apparence anodins pour leur donner un tout nouveau sens, bien souvent avec une touche humoristique.Ici, de la ferraille \u2014 outils, pentures, instruments de cuisine, robinet, etc.\u2014 devient un singe, un moine, un renard, des danseuses ou un moustique.Gilbert Legrand s\u2019amuse aussi à faire des sculptures originales avec des objets en plastique ou en carton (voir C\u2019est malade! en page 38 ) et a même publié cinq livres jeunesse abordant le thème du Moine bûcheron La fuite des robinets D leNouvelliste SAMEDI 21 MAI 2022 ARTS MAGAZINE E31 Les Québécois s\u2019étaient ennuyés de leurs escapades sur les routes des États- Unis\u2026 mais moins de l\u2019attente à la douane chaque long week-end.Voici quelques conseils, envoyés notamment par des lecteurs, pour que tout se passe bien à la frontière à l\u2019approche du congé de la Journée nationale des patriotes.SIMON CHABOT La Presse Le mois dernier, pour la première fois depuis mars 2020, l\u2019Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) a accueilli 1 million de voyageurs en une seule semaine, à l\u2019occasion du congé de Pâques.S\u2019ils n\u2019ont pas atteint leurs niveaux prépandémiques, les déplacements transfrontaliers sont en forte hausse avec l\u2019assouplissement des mesures sanitaires.Et l\u2019arrivée des beaux jours accélérera sans doute la cadence.En particulier sur la route, car contrairement à l\u2019été dernier, le Canada et les États-Unis ne demandent plus de résultat négatif à un test de dépistage pour passer la frontière entre les deux pays.CHOISIR LE BON MOMENT «L\u2019Agence des services frontaliers du Canada ne mettra pas la santé et la sécurité des Canadiens en danger pour diminuer les temps d\u2019attente à la frontière», fait savoir par écrit un porte-parole.Et parce que des mesures sont toujours en place, ajoute l\u2019Agence, «le temps d\u2019attente aux points d\u2019entrée pourrait être plus long».Au moins, c\u2019est clair.Le meilleur moyen d\u2019éviter de perdre de précieuses heures de votre congé à attendre à la douane, c\u2019est de décaler ou de prolonger votre escapade d\u2019un jour.Si c\u2019est impossible, mieux vaut à tout le moins partir plus tôt à l\u2019aller.Tôt, comme dans «très, très tôt : avant 6h», nous écrit la voyageuse Renée Giroux.Pour le retour, les habitués proposent deux solutions : rentrer avant midi le dernier jour du congé\u2026 ou après minuit.UN DÉTOUR PAYANT «Envisagez de passer par le point d\u2019entrée le moins fréquenté de la région», suggère aussi l\u2019ASFC aux voyageurs qui craignent de devoir patienter à la frontière.Mais il faut vérifier les heures d\u2019ouverture des postes secondaires\u2026 qui ferment souvent leur barrière vers 16h.Pour guider les voyageurs, les gouvernements des deux pays publient sur le Web les temps d\u2019attente à certains postes, mais pas tous.N\u2019empêche, raconte Nicolas Ryan, porte-parole du CAA-Qué- bec, ça vaut le coup d\u2019y jeter un œil.«Je me souviens d\u2019un voyage où des amis qui avaient vérifié les temps d\u2019attente sont passés en 20 minutes dans un poste un peu plus loin, alors que nous avions dû attendre 3, 4 heures, ce qui est extrêmement pénible.» Meriane Bergeron, qui habite le Haut-Richelieu, possède un bateau aux États-Unis.En temps normal, elle traverse la frontière à Lacolle, mais pas quand la file s\u2019allonge.«Lorsqu\u2019il y a trop d\u2019attente, nous passons à Rouses Point, une douane secondaire qui est malheureusement encore fermée avec la COVID-19, explique-t-elle.On espère qu\u2019elle rouvrira, car elle était bien pratique pour les gens du coin.» LA «THÉORIE DES VOIES» Dans les principaux postes frontaliers, comme à Lacolle, à Saint- Armand ou à Stanstead, des automobilistes ont pris l\u2019habitude de se tenir à droite, où de nouvelles voies apparaissent progressivement à l\u2019approche des guérites, vers les États-Unis comme vers le Canada.À chaque nouvelle voie, la file se divise et les voitures qui gardent la droite gagnent progressivement du terrain, en théorie du moins.À noter : des voies apparaissent aussi sur la gauche aux abords de la douane américaine qui se trouve au bout de l\u2019autoroute 15\u2026 LE GRAAL S\u2019APPELLE NEXUS La plupart des lecteurs qui nous ont écrit pour nous donner leurs conseils pour un passage rapide à la douane n\u2019avaient qu\u2019un mot en tête : Nexus.Cette carte, délivrée aux voyageurs «préautorisés à faible risque» par les autorités frontalières du Canada et des États-Unis, donne accès à des voies réservées dans les principaux points d\u2019entrée.Une semaine après la réouverture de la frontière américaine pour des voyages non essentiels, l\u2019automne dernier, «la file s\u2019étirait longtemps», se souvient le retraité Gilbert Vézina, qui possède un condo en Floride.Grâce à la voie réservée, «deux minutes après notre arrivée, nous étions passés», s\u2019enthousiasme-t- il.La carte est aussi valide dans les aéroports, où elle s\u2019avère très pratique, assure M.Vézina.Seul hic : les démarches pour obtenir la fameuse carte s\u2019échelonnent sur au moins quatre ou cinq mois.Trop tard, donc, pour tenter d\u2019avoir la sienne à temps pour l\u2019été.D\u2019autant plus que seuls les centres d\u2019inscription situés aux États-Unis ont rouvert leurs portes.Et les rendez-vous pour une entrevue en personne, étape incontournable, se font très rares.À savoir : les voies Nexus ne sont pas toujours accessibles.Début mai, au poste de Stanstead, la voie réservée pour rentrer au pays n\u2019était ouverte que du lundi au vendredi, de 15h à 17h\u2026 et pas les jours fériés.Pas idéal pour le long congé qui s\u2019en vient.VACCINS ET ARRIVECAN OBLIGATOIRES La frontière canado-américaine est rouverte aux touristes, mais seuls les voyageurs adéquatement vaccinés peuvent encore passer pour l\u2019instant.Les vaccins administrés au Canada sont tous reconnus par les États-Unis et la dose de rappel n\u2019est pas exigée.Même s\u2019ils ne la demandent pas systématiquement, les douaniers américains pourraient exiger une preuve de vaccination.L\u2019application VaxiCode vous permet de présenter un «document de voyage» reconnu, mais il y a aussi moyen de l\u2019obtenir séparément sur le site du gouvernement du Québec.Pour rentrer au Canada, les voyageurs doivent par ailleurs encore impérativement utiliser l\u2019application ArriveCAN, sans quoi ils risquent de devoir s\u2019isoler pendant 14 jours, peu importe leur état de santé ou leur statut vaccinal.En date du 3 avril, 94,2 % des voyageurs qui sont entrés au Canada par la route ont utilisé l\u2019application, comparativement à 99,7 % pour ceux qui sont arrivés en avion.Les détenteurs d\u2019une carte Nexus profitent d\u2019une voie réservée dans certains postes frontaliers.\u2014 PHOTO PHILIPPE BOIVIN, ARCHIVES LA PRESSE PASSER VITE ET BIEN À LA FRONTIÈRE SAMEDI 21 MAI 2022 leNouvelliste E32 ARTS MAGAZINE S itué à l\u2019est des Émirats arabes unis, Oman est moins connu des touristes que ses voisins, qui ont transformé un désert en une immense ville futuriste.Le sultanat, qui compte des montagnes, des dunes et des bras de mer rappelant des fjords, se montre à la fois moderne et ancré dans les traditions.Le tourisme y est en croissance depuis le début des années 2010, ce qui ne signifie pas pour autant qu\u2019on s\u2019y perd dans les foules d\u2019étrangers.C\u2019est ce qui fait à la fois le charme et le défi de découvrir Oman, où les infrastructures touristiques sont encore limitées.Lors de mon passage, en mars, les frontières venaient à peine de rouvrir sans test COVID aucun, si bien qu\u2019il n\u2019était pas difficile d\u2019y trouver une voiture ou un hébergement à la dernière minute.Mais dans certaines villes plus petites, comme Ibra, qui peut constituer un arrêt de transit, les options pour passer la nuit sont peu nombreuses.Il importe donc de planifier au moins un peu le périple pour éviter les mauvaises surprises et de valider que les routes empruntées, à l\u2019extérieur des grands axes, aboutiront vraiment à la destination désirée.En une semaine, on peut parcourir beaucoup de chemin si on s\u2019est donné la peine de tracer d\u2019abord l\u2019itinéraire et de réserver certaines activités, notamment pour les expériences nécessitant un brin d\u2019organisation comme une nuit dans les dunes de Sharquiya, au centre du pays.OUTIL DE GLAMPING Dans tous les cas, la voiture demeure le meilleur moyen de transport.Les distances à parcourir peuvent être importantes, mais il y a toujours un village, en chemin, où on voudra s\u2019arrêter à l\u2019improviste.La liberté la plus totale s\u2019acquiert sur quatre roues motrices, surtout si on vise une incursion dans les montagnes.Plusieurs routes plus en altitude sont étroites et n\u2019ont jamais connu le pavage.Les berlines risquent de s\u2019y enliser.Ces dernières seront néanmoins plus qu\u2019appropriées pour les grandes routes si l\u2019objectif demeure de longer la côte à la recherche des meilleures plages.Quoique.Les amateurs d\u2019aventure utiliseront leur 4X4 comme outil de glamping, un peu comme on le ferait en Islande.Les plages désertes, encore dénuées de tout-in- clus et de familles européennes à la recherche du bronzage parfait, comme celle de Yitti, au sud de la capitale, accueillent la nuit leur lot de campeurs qui économiseront sur les frais d\u2019hôtels.Quelle que soit la bagnole choisie, mieux vaut valider les conditions de location avant le départ et avoir noté par écrit toutes les inclusions.Une fine couche de poussière sur la carrosserie, au retour, vous voudra des frais supplémentaires.Pas de tolérance pour la saleté.On raconte que même sur la route, les bolides un peu trop sales seront interceptés par les patrouilleurs.Leur conducteur doit alors payer une amende symbolique.Dans le même sens, on semble louer seulement avec un kilométrage limité qu\u2019il est presque impossible de respecter si on explore un tant soit peu.Là encore, mieux vaut connaître les limites imposées dès le départ.Les dépassements aussi sont coûteux.et parfois exagérés.Toujours dans le domaine de la conduite, les radars photo sont partout.Si votre système de navigation les reconnaît, il n\u2019en finira plus de sonner l\u2019alarme tellement on contrôle votre vitesse tous les cinq ou dix kilomètres.Si vous hésitez à choisir qui agira comme pilote pendant tout le rallye à Oman, choisissez celui ayant la meilleure vue.Sur les grandes routes, où la limite de vitesse est parfois fixée à 100 km/h, les dos d\u2019âne sont intercalés entre les appareils de photo radar.Sans panneau invitant à la réduction de la vitesse.Initialement couvertes de peintures, les bosses tendent à se fondre dans le décor avec l\u2019usure de la circulation et du soleil.Hommage aux suspensions des véhicules loués : elles sont toutes mises à rude épreuve.En ce qui concerne le stationnement, il existe dans la capitale, Mascate, un système de paiement par SMS, à condition d\u2019avoir acheté une carte SIM à l\u2019arrivée.Si on se félicite d\u2019être exempté d\u2019une obole lors d\u2019une visite en plein après- midi, alors que le tarif est suspendu, on réalise rapidement que c\u2019est parce que le soleil de plomb a vidé les marchés, les rues et les restaurants.Explorer les villes en après-midi n\u2019est donc pas particulièrement productif.Oman est par ailleurs le pays de l\u2019encens.On en trouve partout, de différentes qualités, autant dans les magasins de souvenirs que dans les épiceries.Les non-initiés peineront à déterminer si le prix demandé convient à la matière vendue.Certains restaurants offrent même une eau parfumée à l\u2019encens.En matière de nourriture, on trouvera les kebabs et chawar- mas partout sans problème.Les limonades et jus de grenade sont aussi populaires.Pour les sucreries, il faut absolument goûter l\u2019halwa, dont l\u2019aspect gélatineux peut à première vue rebuter.Le dessert, cuisiné à base de miel, d\u2019œuf, d\u2019eau de rose et d\u2019épices est pourtant très surprenant.On le consomme souvent avec le kahwa, le café traditionnel, lui- même mélangé à de l\u2019eau de rose, du safran et de la cardamome.Le thé est lui aussi savamment parfumé.Enfin, la situation des visas mérite qu\u2019on s\u2019informe plusieurs jours avant de partir.Il est possible d\u2019obtenir un visa électronique en remplissant un formulaire plutôt simple en ligne.Dans le doute, mieux vaut demander le visa et payer les frais que d\u2019être pris au dépourvu au moment de franchir la frontière.Les amateurs d\u2019aventure utiliseront leur 4X4 comme outil de glamping, un peu comme on le ferait en Islande JONATHAN CUSTEAU CHRONIQUE jonathan.custeau@latribune.qc.ca LE BOURLINGUEUR Oman pour les nuls Les chemins de terre ne permettent pas aux petites voitures de s\u2019aventurer très loin dans les montagnes, à Oman.Et il faut prendre garde à la poussière, qui pourrait vous valoir une contravention.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, JONATHAN CUSTEAU "]
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