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Titre :
Le progrès
Éditeur :
  • Chicoutimi, Saguenay (Québec) :3834310 Canada inc.,2017-
Contenu spécifique :
Cahier 2
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Le progrès, 2022-03-19, Collections de BAnQ.

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[" leProgrès SEMAINE DU 19 AU 25 MARS 2022 SAGUENAY\u2013LAC-SAINT-JEAN Depuis le début de la pandémie, Julien Tremblay a créé toiles et sculptures, des réalisations qui l\u2019ont aidé à surmonter le confinement PAGES M2 ET M3 UNE VIE SAUVÉE PAR L\u2019ART P H O T O L E P R O G R È S , R O C K E T L A V O I E SAMEDI 19 MARS 2022 leProgrès M2 ARTS ET SPECTACLES DEVENU PEINTRE ET SCULPTEUR PENDANT LA PANDÉMIE L\u2019ART A SAUVÉ LA VIE DE JULIEN TREMBLAY DANIEL CÔTÉ dcote@lequotidien.com Même s\u2019il vit dans un grand appartement, Julien Tremblay commence à manquer de murs.Deux ans après s\u2019être initié à la peinture, le Chicoutimien n\u2019a qu\u2019à jeter un œil autour de lui pour mesurer l\u2019ampleur du chemin parcouru.Une activité amorcée pour se désennuyer, aux premiers temps de la pandémie, s\u2019est muée en quelque chose de plus profond.Sinon une vocation, du moins un mode d\u2019expression.En tant que sculpteur, Julien Tremblay se laisse inspirer par la matière, comme en témoigne ce masque réalisé à partir d\u2019un morceau d\u2019écorce.\u2014 P H O T O L E P R O G R È S , R O C K E T L A V O I E leProgrès SAMEDI 19 MARS 2022 ARTS ET SPECTACLES M3 DANIEL CÔTÉ dcote@lequotidien.com Si Julien Tremblay s\u2019est investi dans la peinture et la sculpture pendant la pandémie, c\u2019est parce que son autre passion, la chanson, était devenue hors de portée.Membre du Choeur Amadeus et du Choeur Euphonie, qui regroupe des retraités du secteur de l\u2019éducation, il a vu leurs activités s\u2019interrompre à la demande de la Santé publique du Québec, en raison des risques de contamination qui pouvaient en découler.« Pour moi, le chant constitue un mode d\u2019expression naturel.J\u2019ai joint les deux formations en 2004, alors que je faisais également partie du Choeur de l\u2019Orchestre symphonique du Saguenay-Lac- Saint-Jean.C\u2019est là, d\u2019ailleurs, que j\u2019ai vécu mon moment de grâce en étant soliste dans La messe du couronnement de Mozart », indique le ténor.Il fut aussi partie prenante des opérettes du Carnaval-Souvenir de Chicoutimi, de 1971 à 1987.C\u2019était l\u2019époque dorée de ces productions qui, longtemps, ont reposé sur les épaules d\u2019amateurs comme lui.Et bien avant ça, il y a eu la Chorale Sainte-Cécile, que dirigeait l\u2019abbé Raymond Tremblay.« C\u2019était un homme sympathique, un rassembleur.Avec lui, on a tourné en Europe », se souvient Julien Tremblay.En groupe ou en solo, il a développé un goût de la scène qui s\u2019est manifesté d\u2019une manière différente, de 2009 à 2017.Admirant les textes du regretté Marc Favreau, le Chicoutimien a monté un spectacle intitulé Dans les souvenirs de Sol.Cette fois, il n\u2019y avait aucune chanson.Juste des monologues, mais pas n\u2019importe lesquels.« Je n\u2019aurais jamais cru que je pouvais apprendre ces textes-là, qui sont tellement bien travaillés.Par contre, j\u2019étais à l\u2019aise face au public.Si j\u2019ai cessé de présenter ce spectacle, c\u2019est uniquement parce que la demande n\u2019était plus là », rapporte Julien Tremblay.À ce moment-là, au moins, il avait encore l\u2019option de pratiquer le chant choral, une activité avec laquelle le ténor entend renouer à l\u2019automne.« Même si j\u2019ai une bronchite chronique, je vais remettre ma voix en forme dans les prochains mois », promet l\u2019homme aux multiples passions.LA PREMIÈRE PASSION DE JULIEN TREMBLAY UNE VIE CONSACRÉE AU CHANT À travers ce faux-vitrail de Julien Tremblay intitulé Image de Provence, on voit se profiler les champs qui se déploient devant son appartement du boulevard Saint-Jean-Baptiste, à Chicoutimi.\u2014 PHOTO LE PROGRÈS, ROCKET LAVOIE « C\u2019est ma blonde Louise qui m\u2019avait suggéré d\u2019essayer ça.Au début, c\u2019était une façon de m\u2019occuper.J\u2019ai commencé par faire de petits tableaux de manière empirique, avec de la peinture acrylique.Ensuite, j\u2019ai réalisé que j\u2019avais un talent pour ça », a confié l\u2019homme âgé de 76 ans, à l\u2019occasion d\u2019une entrevue accordée au Progrès.Son enthousiasme est d\u2019autant plus saisissant que son état de santé n\u2019est pas optimal.Une bronchite chronique le fait tousser régulièrement, ce qui a constitué un argument supplémentaire pour se confiner.Il devait vivre entre quatre murs pour ménager son corps, mais qu\u2019en serait-il de son moral ?La question n\u2019avait rien de banal.« Puisque les vieux étaient les plus vulnérables, nous avons été pris dans la maison.Moi, sans la peinture, j\u2019aurais fait une dépression.Ce qu\u2019elle m\u2019a apporté, c\u2019est l\u2019élan pour continuer à vivre.Je lui dis donc merci, tout comme je dis merci à Louise.Cette activité a eu pour effet de me valoriser », fait observer Julien Tremblay.UN LIEU INSPIRANT Très tôt, le septuagénaire a pris l\u2019habitude de peindre sur sa table de cuisine.C\u2019était par nécessité, vu qu\u2019il ne disposait pas d\u2019un atelier, mais il suffit de s\u2019y installer pour comprendre que ce lieu est plus inspirant que bien des studios.Situé au premier étage d\u2019un ancien bâtiment commercial, dans le rang Saint-Jean-Baptiste, l\u2019appartement donne sur des champs qui se déploient à perte de vue.« Je suis installé ici depuis 26 ans et la lumière est tellement b e l l e.En p l u s, l e s champs, ça bouge tout le temps, sauf pendant l\u2019hiver.Étant le fils d\u2019un agriculteur d\u2019Albanel, je suis sensible à ce décor », affirme Julien Tremblay.Et comme les monts Valin sont visibles à l\u2019arrière, on peut dire qu\u2019il a le meilleur de deux mondes.Parmi ses tableaux, on retrouve donc des paysages, sans toutefois qu\u2019ils monopolisent son attention.Très vite, en effet, le peintre a développé un intérêt pour les structures géométriques.Jouer avec les formes et les couleurs, parfois en introduisant des éléments figuratifs (et parfois non), stimule son imagination.« J\u2019essaie toutes sortes de choses.Je suis très éclectique, mentionne- t-il.Les formes géométriques, ça représente une source inépuisable, mais il y a d\u2019autres fois où je laisse courir mon pinceau sans savoir ce qui va sortir de ça.Il m\u2019arrive également d\u2019avoir des idées très arrêtées, à propos d\u2019une œuvre que je suis en train de créer.» LES CADEAUX DE LA NATURE Une autre activité artistique le tient occupé, soit la sculpture.Puisqu\u2019il se sert d\u2019une scie à chaîne pour mettre des pièces de bois à sa main, Julien Tremblay n\u2019a pas le choix de travailler à l\u2019extérieur.C\u2019est donc pendant l\u2019été qu\u2019il transforme en œuvres d\u2019art des matériaux dont l\u2019origine est souvent plus que modeste.« Je prends ce que m\u2019offre la nature, ce qui m\u2019amène à travailler sur toutes sortes d\u2019essences.La plupart des pièces ont été trouvées sur la propriété de mon fils Jean-Philippe, à Saint-Nazaire », précise l\u2019artiste en référant à celui que les fans du Québec Redneck Bluegrass Project connaissent sous le nom de JP « Le Pad » Tremblay.Souvent, c\u2019est le matériau qui parle, comme l\u2019illustre une tranche de frêne où se profilent les visages d\u2019un père et de son enfant.Suivant la même logique, un morceau d\u2019écorce peut devenir un masque qui ne déparerait pas à Venise.L\u2019objet définit sa fonction par l\u2019entremise du sculpteur, qui aborde cette activité dans un esprit ludique.Ça ne l\u2019empêche pas de jongler avec l\u2019idée de tenir une première exposition, cependant, afin que plus de gens aient accès à ses œuvres.« Une exposition, j\u2019en rêve, mais est-ce que ça vaudrait la peine ?J\u2019ai souvent douté de moi.En peinture, je suis jeune encore », laisse-t-il échapper.Une chose est sûre, par contre, la fin de la pandémie n\u2019atténuera pas son désir de créer, parce qu\u2019il est chevillé à son âme.« Je vais continuer à peindre l\u2019an prochain.C\u2019est certain », assure ainsi Julien Tremblay.Parmi ses tableaux favoris, Julien Tremblay mentionne Délit de fuite et L\u2019eau de là, qu\u2019on peut admirer sur cette photographie.\u2014 PHOTO LE PROGRÈS, ROCKET LAVOIE SAMEDI 19 MARS 2022 leProgrès M4 ARTS ET SPECTACLES DANIEL CÔTÉ dcote@lequotidien.com Un homme d\u2019affaires doté d\u2019un flair exceptionnel, mais dont le prénom est difficile à prononcer.Des entreprises qui ont traversé avec succès l\u2019épreuve du temps.Le premier athlète de la région qui a participé aux Jeux olympiques.Une pionnière du féminisme et deux originaux qui ont laissé un souvenir équivoque.Bienvenue dans le dernier numéro de la revue Saguenayen- sia consacré à la communauté baieriveraine.Le programme est si copieux que la Société historique du Saguenay a haussé le tirage afin de répondre à la demande.Disponible depuis mercredi, ce numéro a vu le jour en raison de la crise sanitaire, révèle Lily Gilot, responsable des communications et du marketing au Musée du Fjord.« En 2021, nous devions présenter une exposition sur Agésilas Lepage.Quand c\u2019est devenu impossible en raison de la pandémie, nous avons souhaité faire vivre le contenu autrement », raconte-t-elle.Les recherches menées par l\u2019historien Yves Dupéré sont devenues le point d\u2019ancrage de la revue.L\u2019occasion était trop belle de brosser le portrait d\u2019un homme qui a marqué La Baie de son empreinte, en raison de son esprit d\u2019initiative.Né à Québec en 1861, il est arrivé à Bagotville à l\u2019âge de 21 ans, en compagnie de son père.Celui-ci a ouvert un magasin général qui connaîtra du succès, mais le fils voyait plus grand.Beaucoup plus grand.« C\u2019était un généraliste.Un investisseur.À un moment donné, il possédait 30 maisons à revenus », souligne Lily Gilot.Très tôt, Agésilas a créé une conserverie de bleuets, fait construire un quai et pris le contrôle de vastes territoires destinés à la coupe forestière.Plus tard, il a été associé à la construction de centrales hydroélectriques, ainsi qu\u2019à l\u2019exportation de fromage au Royaume-Uni, le tout parallèlement à différentes formes d\u2019engagement.« Comme son bois était transporté sur des goélettes, Agési- las Lepage a milité en faveur de l\u2019arrivée du train à Bagotville, une communauté dont il a aussi été maire.Un quai porte aujourd\u2019hui son nom et sa maison vient d\u2019être restaurée, mais malgré ses réalisations, ce personnage reste méconnu », constate Lily Gilot, qui espère que l\u2019article publié dans Sague- nayensia lui donnera la visibilité qu\u2019il mérite.Le prénom restera difficile à mémoriser, mais au moins, on saura ce qui se cache derrière.DES ÊTRES D\u2019EXCEPTION Directrice de l\u2019édition et des communications à la Société historique du Saguenay, Audrey Naud affirme qu\u2019il n\u2019a pas été difficile de bâtir un numéro 100 % baierive- rain, dans la foulée du texte écrit par Yves Dupéré.Creusant le sillon économique, l\u2019équipe a réalisé des entrevues avec Rémi Aubin et Luc Boivin, afin de relater l\u2019histoire de l\u2019Accommodation des 21 et de la Fromagerie Boivin.« Nous avons été chercher des témoignages intéressants sur ces entreprises enracinées à La Baie », se réjouit-elle.Dans chaque cas, on parle de projets familiaux qui ont su s\u2019adapter à l\u2019évolution du marché, tout en préservant les valeurs d\u2019origine.C\u2019est ainsi que d\u2019une génération à l\u2019autre, chaque membre a été mis à contribution et pas juste pour assumer des postes de direction.Luc Boivin a commencé à faire du fromage à 14 ans, alors que Rémi Aubin a épaulé son père dès l\u2019âge de dix ou 12 ans.Même à leur époque pas si lointaine, ça représentait le cours naturel des choses.Tout aussi modestes furent les débuts d\u2019Adrien Gilbert dans le monde du sport.C\u2019est avec des haltères de facture artisanale que cet homme né en 1931 a commencé à développer son physique.« Ce que j\u2019ai trouvé hilarant, c\u2019est de voir qu\u2019Adrien Gilbert croyait qu\u2019il renforcissait vite, avant de comprendre que plus la journée avançait, plus ses bûches de bois séchaient, ce qui les rendait moins pesantes », indique Audrey Naud.Tenace, le Baieriverain a participé aux Jeux olympiques de Melbourne en 1956, complétant l\u2019épreuve au dixième rang.On peut affirmer sans crainte que dans sa discipline, il affichait une rigueur comparable à celle d\u2019Olivette Lévesque-Babin, dont le portrait est cosigné par sa fille et sa petite-fille, Constance Babin et Mélikah Abdelmoumen.Devenue enseignante à l\u2019âge de 17 ans, en 1931, la dame originaire de Grande-Baie a repoussé son mariage de cinq ans afin d\u2019exercer cette profession correspondant à ses aspirations.De son union avec Lucien Babin naîtront 14 enfants.Tel était le destin des Québécoises, mais le décès de son mari, en 1968, a remis à l\u2019avant-plan sa soif d\u2019apprendre.Urbanisme.Droit des affaires.Droit à la consommation.La quinquagénaire accède au palier universitaire avant de devenir conseillère municipale à Port-Alfred en 1970.Une première à l\u2019échelle du Saguenay-Lac-Saint-Jean.« C\u2019était une pionnière », résume Lily Gilot, fière d\u2019être associée à ce numéro de Saguenayensia que complètent deux vignettes savoureuses.La première porte sur le très buté Louis Mathieu, dont l\u2019un des « exploits » fut de bâtir sa maison sur le terrain de l\u2019église Saint-Alexis, en 1849.On devine la commotion.Quant au potier Charles Belleau, il était si laid que personne n\u2019a voulu l\u2019épouser.Il faut dire qu\u2019au 19e siècle, arborer une perruque jaune et une barbe violette détonnait quelque peu.Audrey Naud, directrice de l\u2019édition et des communications à la Société historique du Saguenay, présente le nouveau numéro de la revue Saguenayensia en compagnie de Lily Gilot, responsable des communications et du marketing au Musée du Fjord.Cette publication a pour thème la communauté baieriveraine.\u2014 PHOTO LE PROGRÈS, JEANNOT LÉVESQUE PORTRAITS D\u2019INDIVIDUS ET D\u2019ENTREPRISES REMARQUABLES SAGUENAYENSIA REND HOMMAGE À LA BAIE 0091447 leProgrès SAMEDI 19 MARS 2022 ARTS ET SPECTACLES M5 SOLVEIG BEAUPUY sbeaupuy@lequotidien.com Combiner la culture autochtone et allochtone sur des rythmes de folk, de pop, de guitare et de batterie, c\u2019est le pari que s\u2019est lancé le collectif d\u2019artistes du projet Nikamu Ma- muitun/Chansons rassembleuses.Dans le cadre d\u2019une tournée de 15 dates aux quatre coins du Québec et de l\u2019Ontario, il viendra se produire le 25 mars prochain sur la scène du Théâtre Palace Arvida, à 20?h.Le projet Nikamu Mamuitun/ Chansons rassembleuses est né en 2019 d\u2019un partenariat entre le Festival en chanson de Petite-Vallée et le Festival Innu Nikamu.Portées par le rêve d\u2019Alan Côté, directeur du festival gaspésien, et guidées par les bons conseils et la vision de l\u2019artiste autochtone Florent Vollant, ces rencontres créatives constituent une occasion de partage et de célébration inclusive de la chanson.Matiu et Karen Pinette-Fontaine, de Mani-Utenam, ainsi que Scott Pien-Picard, de Uashat, et l\u2019Atika- mekw Ivan Boivin, de Manawan, seront accompagnés de quatre artistes allochtones, Cédrik St- Onge, Chloé Lacasse, Joëlle Saint- Pierre et Marcie, les deux dernières étant originaires du Saguenay-Lac- Saint-Jean.Tous sont âgés entre 20 et 30 ans.À travers 12 chansons aux sonorités indie-folk, les jeunes artistes abordent les thèmes du rassemblement, de l\u2019amitié, du plaisir de faire de la musique, ou encore des thèmes plus autochtones touchant à la nature.Le tout est harmonisé par Guillaume Arsenault qui en assure la direction artistique.« On parle un peu de nous, au final.C\u2019est vraiment un bel exemple de mélange de culture, a commenté l\u2019auteure-compositrice- interprète Marcie en entrevue avec Le Progrès.On est tous devenus amis, on a une belle complicité et ça se ressent sur scène.» L\u2019album Nikamu Mamuitun/ Chansons rassembleuses est sorti avant la pandémie.Le collectif s\u2019est produit sur quelques scènes, en novembre et décembre, avant l\u2019arrêt des activités culturelles, mais il n\u2019a pas pu mener à bien sa tournée.« S\u2019il n\u2019y avait pas eu de pandémie, on aurait peut-être sorti un deuxième album », confie Marcie.Elle explique qu\u2019il était compliqué pour les huit artistes de se rencontrer pendant la crise sanitaire et qu\u2019ils avaient besoin de se rassembler pour s\u2019échanger des idées, composer et écrire.« On aurait pu utiliser Zoom, mais c\u2019est moins pratique, on n\u2019a pas cette petite étincelle qui fait que des choses se passent », raconte Marcie.Pour l\u2019heure, l\u2019auteure-compo- sitrice-interprète ne sait pas si un deuxième album peut être envisagé avec ce collectif ou bien s\u2019il incombera à une autre cohorte d\u2019artistes de le préparer.« En tout cas, une chose est sûre, l\u2019amitié entre nous va rester », soutient-elle.L\u2019artiste est ravie de pouvoir reprendre la tournée Nikamu Mamuitun/Chansons rassembleuses et de revenir dans sa région natale, où elle pourra rendre visite à sa grand-mère.Elle remarque que la musique autochtone commence doucement à se faire une place sur les radios.« C\u2019est vraiment un beau projet à voir sur scène, on a vécu beaucoup de division à cause de la pandémie CHANTER LE MÉLANGE DE CULTURE AUTOCHTONE ET ALLOCHTONE La tournée Nikamu Mamui- tun/Chansons rassembleuses s\u2019arrêtera au Théâtre Palace Arvida le 25 mars prochain.\u2014 PHOTO COURTOISIE et ce projet, cette amitié, c\u2019est rassembleur », souligne Marcie.PROJETS Marcie Michaud-Gagnon est originaire de Jonquière, mais habite à Montréal depuis 2011.Elle a participé à de nombreux festivals et vitrines au Québec et à l\u2019international, notamment les Francofolies de Montréal (2011, 2013), le Festival de la chanson de Tadoussac (2010, 2013) et les Francofolies de Spa (2014).Elle a également été finaliste au concours Les Francouvertes de 2013.Depuis quelques années, Marcie a décidé de mettre sa carrière solo sur pause pour fonder, en 2018, le duo Lafleur & Marcie, avec le chanteur montréalais Sébastien Lafleur.Ensemble, ils ont produit trois singles pops diffusés à la radio et comptent sortir un EP country folk vers la fin de l\u2019été.aurevoirlebonheur.com ANTOINE BERTRAND PATRICE ROBITAILLE LOUIS MORISSETTE FRANÇOIS ARNAUD JULIE LE BRETON CHARLOTTE AUBIN «Un FEEL-GOOD MOVIE\u2026 c\u2019est MAGNIFIQUE!» - Catherine Beauchamp, 98,5FM «Les quatre comédiens sont FORMIDABLES!» - René Homier-Roy, Culture club ICI Première «Du BONHEUR, GARANTI.» - Elizabeth Lepage-Boily, Cinoche.com «RASSEMBLEUR qui FAIT DU BIEN.» - Manon Dumais, Le Devoir UN FILM DE KEN SCOTT PRODUIT PAR CHRISTIAN LAROUCHE 0090307 SAMEDI 19 MARS 2022 leProgrès M6 ARTS ET SPECTACLES DANIEL CÔTÉ dcote@lequotidien.com Elles ne sont pas fréquentes, les expositions où il n\u2019y a rien sur les murs.Surtout quand l\u2019un des médiums privilégiés par l\u2019artiste invitée est la peinture.C\u2019est pourtant ce qu\u2019on peut voir jusqu\u2019au 8 avril, au Lobe.Fruit d\u2019une résidence effectuée dans le centre d\u2019artistes établi au 114 rue Bossé, à Chicou- timi, le contenu élaboré par Sophie Kurtness amène le visiteur à diriger son regard vers le plancher.C\u2019était le cas plus tôt cette semaine, lors du passage des représentants du Progrès.Déjà, la surface de ciment peinte en gris, genre sous- sol pas fini, était rythmée par de jolies courbes.Certaines étaient tracées à la craie, alors que d\u2019autres laissaient voir plusieurs nuances de vert.Il restait beaucoup de travail à accomplir avant le vernissage prévu pour vendredi, mais l\u2019intention était manifeste.Le titre de l\u2019exposition, Takuneu, signifie porter en langue innue.Porter comme dans porter une vision du territoire, ce qui constitue le propos exploré par Sophie Kurtness.Elle-même le connaît intimement, ce lieu où les membres de sa famille convergent dès qu\u2019ils en ont le loisir.Une forêt où on a le sentiment qu\u2019un arbre n\u2019est pas juste un arbre, une pierre, juste une pierre.« Au début, je me suis questionnée.Il est où le territoire ?J\u2019en suis venue à la conclusion qu\u2019il me porte, ce qui signifie qu\u2019il est en moi, partout où je suis », fait observer l\u2019artiste.Répondant au vœu exprimé par Sonia Robertson, dans le cadre de sa résidence de commissaire au Lobe baptisée Regards de femmes sur le territoire, elle a donc entrepris de peindre le plancher à la gouache.Les courbes évoquées plus haut sont celles qui caractérisent le travail de Sophie Kurtness.Il y a du vert, du bleu aussi pour l\u2019eau, tandis qu\u2019au centre de l\u2019installation, quatre pierres sont suspendues au-dessus d\u2019un cercle.« Le centre, c\u2019est mon ventre, et les pierres correspondent à mes quatre garçons, note l\u2019artiste.C\u2019est eux qui les ont trouvées sur notre territoire.Je les ai déposées comme dans un hamac.» Autre élément ayant valeur de symbole, des rideaux blancs donnent l\u2019impression d\u2019envelopper l\u2019entrée de la salle.« Ça montre qu\u2019on entre dans une tente de prospecteur, là où j\u2019exprime ma vision du territoire.C\u2019est une manière de dire que c\u2019est chez moi et que je vous invite », fait remarquer Sophie Kurtness.Pas du genre à faire du chichi, elle ne s\u2019attend pas à ce que la visite marche sur la pointe des pieds, pendant son séjour dans la salle.Pour tout voir, il faudra fouler la peinture et c\u2019est bien correct à ses yeux.« Après trois semaines, les pas des gens auront transformé l\u2019oeuvre.Peut-être qu\u2019on verra de petits sentiers de portage, ce qui témoignera de la fragilité du territoire », souligne l\u2019invitée du Lobe.Comme c\u2019était la première fois qu\u2019elle utilisait un plancher de cette manière, il y a eu une part de doute, au début de sa résidence.Peu à peu, toutefois, le résultat de cette expérience s\u2019est révélé conforme à ses attentes.« Je vais apporter le printemps », lance même l\u2019artiste originaire de Mashteuiatsh en riant.Si tel est le cas, on blâmera le Lobe de ne pas l\u2019avoir reçue plus tôt.UNE DEUXIÈME EXPOSITION Takuneu n\u2019est pas la seule exposition de Sophie Kurtness qu\u2019on pourra voir au Saguenay.Une deuxième aura lieu du 29 mars au 24 avril, à la bibliothèque de Chicoutimi.Elle aura pour titre Connexions et, justement, il faudra disposer d\u2019un téléphone intelligent pour avoir accès aux œuvres réalisées par l\u2019artiste.Elles consistent en huit toiles qu\u2019elle assimile à des autoportraits, puisqu\u2019à chaque fois, elle apparaît.« Ça montre des activités où on voit que je suis bien, des activités en lien avec le territoire.J\u2019ai monté ce projet en vue d\u2019une exposition tenue à Matane, avant la crise sanitaire.J\u2019y ai présenté ma vision du Québec sous l\u2019angle des Premières Nations », raconte Sophie Kurtness.Elle ajoute que son métier de graphiste a également nourri cette démarche, qui ne fait pas l\u2019apologie des moyens de communication modernes.« Je suis toujours devant un écran, d\u2019où le besoin que j\u2019ai de décrocher en allant dans la forêt, là où il n\u2019y a pas de connexion Internet, mentionne l\u2019artiste.Je trouve que la vraie connexion s\u2019est un peu perdue.» INSTALLATION AU LOBE LÀ OÙ SE TROUVE SOPHIE KURTNESS, LÀ SE TROUVE SON TERRITOIRE Cette photographie, captée plus tôt cette semaine au Lobe, montre les principaux éléments formant l\u2019exposition Taku- neu.On voit Sophie Kurtness peignant une partie du plancher à la gouache, tandis qu\u2019au centre de la salle, quatre pierres suspendues représentent les quatre garçons de l\u2019artiste.\u2014 PHOTO LE PROGRÈS, ROCKET LAVOIE Ces panneaux seront accrochés à la bibliothèque de Chicoutimi, du 29 mars au 24 avril.Grâce à un code QR, ils donneront accès à huit tableaux réalisés par l\u2019artiste Sophie Kurtness, dans le cadre de l\u2019exposition Connexions.\u2014 PHOTO LE PROGRÈS, ROCKET LAVOIE «?Après trois semaines, les pas des gens auront transformé l\u2019oeuvre.Peut-être qu\u2019on verra de petits sentiers de portage, ce qui témoignera de la fragilité du territoire.?» \u2014 Sophie Kurtness leProgrès SAMEDI 19 MARS 2022 ARTS ET SPECTACLES M7 DANIEL CÔTÉ dcote@lequotidien.com Matt Andersen sillonne les routes du Québec depuis une dizaine de jours, en solo.Lui qui avait l\u2019habitude de jouer à Montréal et Québec avant de rentrer dans ses terres est engagé dans sa plus longue tournée au sein de la société distincte.Quand il se pointera à Jonquière le 30 avril, dans le cadre du Festival jazz et blues de Saguenay, le guitariste sera rendu à 13 escales, une idée qui lui sourit.« Je suis content de couvrir de nouveaux territoires, surtout que ça fait deux ans que je n\u2019ai pas fait une tournée de cette ampleur.J\u2019ai vraiment hâte et comme je ne fais jamais les mêmes erreurs d\u2019un soir à l\u2019autre, c\u2019est toujours différent », a-t-il lancé en riant, à l\u2019occasion d\u2019une entrevue téléphonique accordée au Progrès.Reprenant son sérieux, Matt Andersen affirme que les interactions avec le public comptent pour beaucoup dans la couleur de ses spectacles.« C\u2019est comme une conversation », énonce-t-il avant de préciser qu\u2019en solo, son instrument de prédilection est la guitare acoustique.L\u2019électricité, c\u2019est quand son groupe l\u2019accompagne, ce qui devrait se produire dans les prochains mois.Le programme, lui, va dans plusieurs directions, depuis son arrivée au Québec.Des pièces à haute teneur d\u2019octane côtoient des ballades comme celles qui émaillent House To House , son premier album solo.Sorti en février, cet enregistrement est atypique, en ce sens qu\u2019il creuse un seul sillon.« Ces chansons viennent de l\u2019intérieur.Elles attendaient leur tour depuis longtemps », raconte le musicien originaire du Nouveau-Brunswick.Trop calmes pour figurer sur ses albums full band, elles demeuraient dans une sorte de purgatoire, ce qui commençait à le tracasser.« Je trouvais ça plate que personne ne puisse les entendre », indique Matt Andersen.Plusieurs épousent des accents folk, alors que d\u2019autres, comme Time For The Wicked To Rest et All We Need, possèdent des tonalités gospel.On remarque également une reprise, l\u2019immortelle de Curtis Mayfield, People Get Ready.Cette fois, trois chanteuses ont été mobilisées.Voyant qu\u2019il restait de l\u2019espace sur le CD, le guitariste a eu le goût d\u2019aborder ce titre qu\u2019il lui arrive de faire en spectacle.« Les filles ne l\u2019avaient jamais fait, mais tout de suite, elles ont trouvé le ton.On a gardé la première prise », fait-il observer.Sur scène, les gens qui le verront pour la première fois découvriront son amour pour le blues.Dès ses débuts à la guitare, à l\u2019âge de 14 ans, des maîtres tels Buddy Guy, Taj Mahal et Roy Buchanan, de même que le duo formé par Sonny Terry et Brownie McGhee, ont constitué des inspirations majeures.« Je pourrais en jouer toute une soirée.Ce ne serait pas un problème », assure Matt Andersen.Il affiche la même sérénité en ce qui touche la crise sanitaire, plus spécifiquement l\u2019impact qu\u2019elle a pu avoir sur les arts de la scène.« Tant qu\u2019elle a duré, j\u2019ai essayé de ne pas trop m\u2019en soucier.Je me disais qu\u2019après, les gens auraient encore le goût d\u2019entendre de la musique en spectacle », résume l\u2019as du manche.Précisons qu\u2019avant l\u2019escale jonquiéroise, Matt Andersen sera en spectacle à l\u2019église Emmanuel de Cowansville (26 mars), de même qu\u2019à l\u2019Impérial Bell de Québec (30 mars) et au Théâtre Granada de Sherbrooke (1er avril).IL DONNERA 13 SPECTACLES, DONT UN AU SAGUENAY UNE VRAIE TOURNÉE QUÉBÉCOISE POUR MATT ANDERSEN Le guitariste Matt Andersen vient d\u2019amorcer sa plus grosse tournée au Québec.Le bluesman s\u2019y produit en solo, en ménageant une place aux chansons figurant sur l\u2019album House To House, sorti le mois dernier.\u2014 PHOTO COURTOISIE, SCOTT DOUBT Ensemble, nous sommes plus forts! L\u2019équipe de MNP est fière d\u2019accueillir l\u2019équipe de Trigone au sein de son cabinet.Créé en 1993, TRIGONE regroupe 21 professionnels fournissant des services de consultation en amélioration de la performance des organisations, et ce, partout au Québec.Parmi ses membres se trouvent Claude Riverin, président et fondateur, et Carole Messaoudi, chef de la direction, se joignant à MNP en qualité d\u2019associés.255, rue Racine Est, bureau 720, Chicoutimi | 418.693.3300 Carole Messaoudi, M.Sc., ACC | carole.messaoudi@mnp.ca Claude Riverin, CRHA, MBA,Adm.A., Pcc | claude.riverin@mnp.ca MNP.ca Partout oùmènent les affaires 0088440 SAMEDI 19 MARS 2022 leProgrès M8 NORMAND BOIVIN nboivn@lequotidien.com entre elle et lui PATRICIA RAINVILLE prainville@lequotidien.com J e me demande si la hausse du prix de l\u2019essence n\u2019est pas un complot mondial pour que les humains changent enfin leurs habitudes de consommation.Il n\u2019y a que l\u2019argent qui réussit à changer le monde.C\u2019est une joke.Je ne pense pas véritablement qu\u2019un complot mondial plane sur nous, pauvres habitants de cette Terre.Néanmoins, la hausse vertigineuse du prix à la pompe, et par ricochet de bien des produits essentiels, forcera peut-être Monsieur et Madame Tout-le-Monde à adopter des habitudes moins dommageables pour la planète.En tout cas, je pense de plus en plus à troquer mon char à gaz pour une voiture électrique.Je songe aussi, pour la première fois de ma vie, à covoiturer ou à utiliser les transports en commun.J\u2019y songe à deux fois avant de rouler 50 kilomètres pour une futilité.Je le fais surtout pour mon porte-feuille, soit, mais je garderai peut-être ces bonnes habitudes lorsque le prix du litre ne nous ruinera plus.Ou du moins un peu moins.Quand on pense faire une affaire d\u2019or en trouvant une station-service qui affiche des prix de 1,80 $ le litre, il y a un petit problème.Je discutais avec un conducteur de poids lourd, il y a quelques jours.Le plein de son fardier coûte 1000 $.1000 $, vous vous rendez compte ?Mon chum regrette un peu l\u2019achat de sa grosse camionnette.Il regrette aussi un peu sa motoneige.Non, ça, j\u2019exagère.Mais il utilise quand même ma voiture « économique » pour se déplacer lorsque je n\u2019en ai pas besoin.Même si le plein frôle les 100 $.Imaginez un pick-up.La hausse du prix de l\u2019essence provoque une hausse catastrophique du coût des aliments.Quand on croit avoir fait une bonne affaire en trouvant une livre de beurre à 7 $, c\u2019est signe que notre facture d\u2019épicerie a fait un bond marqué.Je ne peux m\u2019empêcher de penser aux familles qui avaient déjà de la misère à joindre les deux bouts.Comment peut-on manger sainement quand les aliments coûtent une fortune ?Le deux litres de Pepsi est moins cher que le lait, les croquettes moins chères que les légumes.On sort pour une, deux ou trois commissions et on dépense 100 $ dans le temps de le dire.C\u2019est désastreux pour bien des consommateurs.Présentement, même ceux qui n\u2019avaient pas l\u2019habitude de regarder les spéciaux commencent à le faire.Moi la première.Mais faire plus d\u2019une épicerie dans un rayon de plusieurs kilomètres va amputer le budget d\u2019essence.Vraiment, nous ne sommes pas sortis de l\u2019auberge.Et ce sont encore les plus pauvres et la classe moyenne qui vont en payer le prix.Se ruiner en essence et en beurre D ans les années 70, au plus fort de la Guerre froide, il y avait beaucoup de manifestants dans les rues.Ce n\u2019était pas pour le climat, c\u2019était pour le désarmement.Effrayés par l\u2019équilibre de la terreur et la perspective d\u2019une guerre nucléaire totale en raison de la course aux armements et les tensions entre l\u2019Occident et l\u2019URSS, les pacifistes demandaient la diminution des budgets militaires.Il y en avait beaucoup au Canada.On ne voulait plus d\u2019armée, on voulait la paix sur Terre.C\u2019est comme si on disait qu\u2019en abolissant les médecins, il n\u2019y aurait plus de maladies ; plus de policiers, plus de voleurs ! C\u2019est comme ça qu\u2019on pensait dans les années 70.En réaction à ces manifestations, on répliquait que ça nous faisait une belle jambe : pendant que les pacifistes étaient dans nos rues, l\u2019URSS accumulait les bombes.Le débat actuel sur l\u2019exploitation des ressources pétrolières et gazières du Canada, ravivé par la guerre en Ukraine, me fait penser à ça.Pour paraphraser ce qu\u2019on disait dans les années 70 : pendant que les écolos marchent dans nos rues pour le climat au Canada, les pipelines et les gazoducs russes crachent leur énergie fossile à pleins tuyaux.C\u2019est vrai qu\u2019il faut en venir à diminuer notre consommation d\u2019énergie fossile, mais il faut aussi être réaliste.Le dilemme que vit l\u2019Europe actuellement, face au gaz russe, le démontre bien : l\u2019hiver, il faut encore se chauffer et sans gaz, on n\u2019y arrive pas.On ne brûlera pas des bouses de vache dans les fournaises de l\u2019Europe.Marcher dans le désert, ça n\u2019enlève pas la soif.Et empêcher la production de gaz et de pétrole ne réchauffera pas les maisons.Ça prend du gaz, qu\u2019il vienne de la Russie, de la Chine ou d\u2019ailleurs.Et le gaz, c\u2019est parce qu\u2019on est chanceux ! Car sinon, ce serait du charbon.Alors on a beau dire qu\u2019il ne faut pas que le Canada vende ses ressources pour ne pas augmenter la consommation et en venir à la carboneutralité, ça reste un voeu pieux et ça fausse le débat.Aujourd\u2019hui, dans cette décennie des années 20, on n\u2019a pas le choix entre le solaire et l\u2019éolien ou le gaz.On a le choix entre le gaz russe qui finance une guerre et qui pourrait, un jour, en financer une autre ailleurs, ou celui qu\u2019on pourra extraire dans les pays démocratiques.Des pays qui, au lieu de faire une guerre injuste, pourraient utiliser les revenus pour faire la lutte aux changements climatiques en finançant l\u2019achat de véhicules électriques ou la construction d\u2019éoliennes, par exemple.Empêcher GNL Québec ne va pas diminuer l\u2019offre mondiale.Ça va seulement permettre de continuer d\u2019être dépendant de certaines sources d\u2019approvisionnement indésirables.Je ne dis pas que GNL a la capacité de remplacer le gaz russe.Ce n\u2019est pas suffisant.Mais ajouté à d\u2019autres projets, ça peut aider à diminuer la dépendance envers la Russie.Comme disent les écologistes, chaque petit geste compte.En fait, le choix est bien simple : à long terme, oui, il faut aller vers les énergies renouvelables.Mais à moyen terme, on a le choix entre avoir bonne conscience et laisser le monde à la merci des pays voyous comme la Russie, qui ne se tracasse pas avec le réchauffement climatique et où on ne voit pas 500 000 personnes marcher pour le climat, ce qui lui permet d\u2019utiliser ses revenus pour renforcer sa dictature, ou bien on finit par comprendre que du gaz canadien ou du gaz russe, c\u2019est du gaz quand même, et il vaut mieux aider l\u2019Occident à se libérer du chantage des dictateurs.En fait, que ce soit pour le gaz, le pétrole, le blé ou autres denrées essentielles, il faut que les démocraties mettent tout en œuvre pour se défaire de l\u2019emprise des dictatures, afin que notre dépendance ne nous oblige pas à tolérer des crimes contre l\u2019humanité, que ce soit en Ukraine par la Russie, ou sur le territoire chinois contre les minorités.Il est là le débat, aujourd\u2019hui, et il n\u2019est pas trop tard pour revoir notre vision globale du monde.La production d\u2019énergie, c\u2019est un vase communicant.Celle qui n\u2019est pas extraite ou produite chez nous le sera ailleurs.Et nos efforts n\u2019aideront pas la planète, bien au contraire, si on laisse les dictateurs prendre le dessus au nom de notre bonne conscience.Je serais curieux de savoir combien cette destruction nous coûtera en termes d\u2019émission de GES.Un béluga mort échoué sur une plage, c\u2019est vraiment triste.Pardonnez-moi, mais dans mon échelle des valeurs à moi, méchant spéciste, voir des enfants et leurs parents tués par une bombe, ça l\u2019est plus encore.S\u2019affranchir des dictateurs \u2014 A R C H I V E S L E P R O G R È S , R O C K E T L A V O I E Comment peut-on manger sainement quand les aliments coûtent une fortune?Le deux litres de Pepsi est moins cher que le lait, les croquettes moins chères que les légumes.Aujourd\u2019hui, dans cette décennie des années 20, on n\u2019a pas le choix entre le solaire et l\u2019éolien ou le gaz.On a le choix entre le gaz russe qui finance une guerre et qui pourrait, un jour, en financer une autre ailleurs, ou celui qu\u2019on pourra extraire dans les pays démocratiques. leProgrès SAMEDI 19 MARS 2022 M9 spiritualité L a difficulté à se loger fait partie des préoccupations que vivent les familles depuis le début des années 2000.Cependant, depuis quelques mois, les médias soulèvent constamment une crise du logement.Cela se traduit par un déséquilibre entre l\u2019offre et la demande, créant des prix de loyers démesurés.L\u2019augmentation du prix des loyers est plus rapide que celle des salaires.En parallèle à cette situation, la demande de logements est en hausse.L\u2019augmentation de prix se fait aussi ressentir dans les achats résidentiels, amenant les familles à réévaluer leur lieu de résidence.Les répercussions du virus COVID-19 et de la guerre en Ukraine expliquent une augmentation du coût de la vie qui affecte également les revenus des familles.Plusieurs familles se tournent vers des logements à moindre coût.D\u2019ailleurs, un exode des familles des grands centres vers les régions explique aussi la demande grandissante de logements.La difficulté à trouver un logement décent qui convient aux exigences personnelles devient une réalité à laquelle font face les familles saguenéennes et jeannoises.En plus de la baisse d\u2019inoccupation des logements, soit moins de 2 %, selon les données de la Société canadienne d\u2019hypothèques et de logement (SCHL) et de Loge m\u2019entraide, l\u2019accessibilité aux logements est plus complexe.Les locateurs semblent plus sélectifs dans leurs critères pour choisir un locataire.Par exemple, il est possible de voir des annonces telles que « je cherche une personne seule, non-fumeuse, tranquille et sans animaux ».Ces critères restreignent l\u2019accessibilité aux logements pour plusieurs familles qui ont de jeunes enfants, des jeunes couples qui envisagent d\u2019avoir des enfants ou des étudiants souhaitant s\u2019installer dans un logement à proximité de leur lieu d\u2019étude.De plus, les locateurs peuvent réduire l\u2019accessibilité en demandant une enquête de crédit, des relevés de salaires, des attestations de paiements de services comme Hydro-Québec ou en consultant l\u2019ancien propriétaire.Dans un contexte où le plus haut taux de chômage a été atteint en 2020, ce qui laisse des traces, les locataires ne sont pas avantagés pour choisir un loyer qui leur convient.Les familles vivant un contexte de vulnérabilité peuvent être particulièrement touchées par ces exigences des locateurs.Les parents mono- parentaux, les personnes souffrant de troubles de santé mentale et les personnes sans emploi sont exposés à des refus.Cette difficulté à se loger entraîne des conséquences à long terme.VIVRE AVEC LES CONSÉQUENCES La difficulté à avoir accès à un logement peut avoir des effets pervers.Les locateurs peuvent être tentés d\u2019imposer des prix de loyer plus élevés afin de tirer profit de l\u2019offre réduite et la demande élevée de logements.Les familles doivent prioriser leurs besoins, c\u2019est-à-dire faire des choix difficiles sur des besoins fondamentaux, tels que l\u2019alimentation, les loisirs, le choix d\u2019avoir des enfants, l\u2019habillement et bien d\u2019autres.Il n\u2019est alors pas surprenant de constater une augmentation de l\u2019itinérance.Le Saguenay-Lac-Saint-Jean, comme bien d\u2019autres régions, n\u2019est pas épargné par ce phénomène.Cette augmentation serait notamment de 30 % à Roberval, selon Claude Boivin, animateur du Centre d\u2019amitié autochtone du Lac-Saint-Jean.Les répercussions sur la santé mentale des Saguenéens et des Jeannois sont d\u2019autres conséquences non négligeables qui peuvent découler des hausses du prix des loyers.Les familles sont déjà fragilisées par les restrictions sanitaires, chez qui une hausse d\u2019anxiété généralisée, de dépression ou d\u2019idées suicidaires est observable.Cette difficulté à se loger est un signal d\u2019alarme qui doit être pris au sérieux.Bien qu\u2019en 2021, il y ait eu des gels des logements et des annulations de hausse de tarification de services comme Hydro-Québec, ces stratégies ne sont pas permanentes.Il faut agir à plus long terme.Cette prise de conscience impose une réflexion quant aux pistes de solutions possibles et qui n\u2019affecteront pas uniquement les locateurs et les locataires.Une bienveillance est de mise pour le bien-être de notre collectivité, car la difficulté à se loger peut toucher les proches, les amis ou même la famille.Émilie Hudon Infirmière et professeure au module des sciences infirmières à l\u2019UQAC Alma La difficulté de se loger, plus qu\u2019une préoccupation, une réalité ! \u2014 A R C H I V E S L E P R O G R È S , R O C K E T L A V O I E Dans un contexte où le plus haut taux de chômage a été atteint en 2020, ce qui laisse des traces, les locataires ne sont pas avantagés pour choisir un loyer qui leur convient. SAMEDI 19 MARS 2022 leProgrès M10 1 2 3 4 NATALIE RICHARD Collaboration spéciale natalierichardmedia@gmail.com L a viticulture au Québec est encore très jeune, mais elle se démarque déjà grâce à des cuvées qui ont pris leur place sur les grandes tables d\u2019ici et d\u2019ailleurs.On s\u2019y intéresse également en Europe pour la maîtrise des cépages hybrides que nos vignerons ont su apprivoiser en climat extrême, un savoir-faire qu\u2019on explore désormais, à titre de solution aux défis grandissants apportés par les changements climatiques.Notre histoire n\u2019est pas longue, mais elle est belle et passionnante.Dans les années 1980, il y a eu les défricheurs comme l\u2019Orpailleur et le vignoble de la Bauge, puis en 1993, l\u2019incontournable Négondos, le premier vignoble biologique de la province, et finalement dans les années 2000, d\u2019autres innovateurs qui se démarquent se sont joints à la fête ou, devrais-je dire, à la folle idée de planter de la vigne et de réussir à faire du bon vin au Québec.La vigne est belle est une nouvelle série documentaire qui rend hommage aux vignerons et vigneronnes du Québec au fil de six chapitres qui nous plongent dans leur univers et leur vie au vignoble, sur une période d\u2019un an.Le réalisateur Pascal Brouard, a u ss i à l a b a r re d e Cu r i e u x Bégin, signe cette série présentée en mars sur les ondes de Télé-Québec et sur le Web.À ne pas manquer pour enfin comprendre et apprécier la signature unique de nos cuvées, en plus des défis et de la richesse que nous offre notre terroir.Voici quelques-uns des vignobles présentés et leurs joyaux, offerts à la SAQ et dans les épiceries spécialisées.1 L\u2019ORPAILLEUR 2020 16,45$ \u2022 743 559 \u2022 13% \u2022 2,2 g/L Et c\u2019est ainsi que tout a commencé, en 1982, grâce à la persévérance d\u2019un jeune vigneron dans la vingtaine, Charles-Henri De Cous- sergues, qui décida de quitter sa Provence natale pour le climat du Québec.On le traitait de fou au début de l\u2019aventure à laquelle peu de gens croyaient.«Il n\u2019y avait pas de permis, il a donc fallu tout mettre en place même au niveau de l\u2019agrotourisme qui n\u2019était même pas une option, à l\u2019époque.Il était alors inconcevable de recevoir des gens sur une terre agricole.On a réussi et on y est encore 40 ans plus tard.Et la vigne est là pour rester.» Le vignoble de l\u2019Orpailleur est situé à Dunham dans les Cantons-de-l\u2019Est.2 CHÂTEAU DE CARTES PETNAT ROUGE 2020 18,30$ \u2022 14 808 377 \u2022 12% \u2022 1,8 g/L Le vigneron Stéphane Lamarre qui a commencé son projet en 2006 a persévéré malgré les nombreux défis.«La croissance du vignoble québécois est fulgurante, on a débuté avec 8000 bouteilles et aujourd\u2019hui avec fierté, j\u2019en produis 120 000\u2026 et j\u2019en manque! Je suis persuadé qu\u2019il y a un beau futur pour le vignoble québécois.» En conversion bio, le vignoble Château de Cartes est situé à Dunham dans les Cantons-de-l\u2019Est.3 DOMAINE ST-JACQUES PINOT NOIR 2020 26$ \u2022 13 023 172 \u2022 12,5% \u2022 1,8 g/L À cause du climat, il n\u2019est vraiment pas évident de planter des vinife- ras au Québec, mais pour Yvan Qui- rion, un vigneron qui aime les défis, il s\u2019agissait de trouver la meilleure méthode de protection pour son terroir.«On réussit très bien grâce à un système de géotextile qui maintient un radiant isolant pendant la saison hivernale.» En conversion bio depuis 2018, le Domaine St- Jacques est situé en Montérégie, à Saint-Jacques-le-Mineur.4 VIGNOBLE DE LA BAUGE ÉVOLUTION ROUGE 20,35$ \u2022 14 382 345 \u2022 13% \u2022 2 g/L Simon Naud, vigneron de deuxième génération au sein du vignoble familial, explique que les goûts des consommateurs ont aussi évolué.«Le style des vins québécois, marqués par une bonne acidité, est plus tendance aujourd\u2019hui qu\u2019il ne l\u2019était quand on a commencé en 1986, alors qu\u2019on ne considérait que les rouges puissants, concentrés et corsés.» Le vignoble de la Bauge est situé à Brigham dans les Cantons-de-l\u2019Est.5 LES PERVENCHES LES ROSIERS 2020 32$ \u2022 Épiceries spécialisées \u2022 12,7% \u2022 1,7 g/L \u2022 Biodynamie Pionniers de la production de chardonnay et de la viticulture biodyna- mique au Québec, Véronique Hupin et Michael Marler ont commencé leur aventure vinicole en 1998, en élaborant dès le départ des vins biologiques qui expriment la typicité de leur terroir.Leur philosophie consiste à embouteiller le vivant.Le vignoble Les Pervenches est situé à Farnham dans les Cantons-de-l\u2019Est.BIO Pour des suggestions quotidiennes de vins, suivez-moi sur Instagram @nrartdevivre ou sur mon site natalierichard.com.LA VIGNE EST BELLE Pionniers de la production de chardonnay et de la viticulture biodynamique au Québec, Véronique Hupin et Michael Marler du vignoble Les Pervenches comptent parmi les vignerons mis en valeur dans la série La vigne est belle, présentée à Télé-Québec et sur le Web.\u2014 PHOTO TÉLÉ-QUÉBEC 5 leProgrès SAMEDI 19 MARS 2022 M11 BIÈRES MONSIEUR COCKTAIL PATRICE PLANTE Collaboration spéciale A près deux années de rendez-vous manqués, nous voi là enf in de retour pour renouer avec l\u2019une des plus fortes traditions québécoises : la cabane à sucre.Rêvant justement de sirop d\u2019érable, de richesse et de volupté, je vous propose cette semaine une recette très costaude : un lait de poule maison (eggnog) à l\u2019érable et aux pacanes.Pour ceux qui veulent se gâter avec ce meilleur dessert liquide possible, vous trouverez cette recette très technique, mais ô combien satisfaisante ! Monter les œufs en neige fait toute la différence ! Pour plaire à toute la famille, je suggère de préparer d\u2019abord cette recette sans alcool, puis d\u2019ajouter 0,75 oz de vodka dans le verre des adultes, tout simplement.Santé ! P.-S.\u2013 C\u2019est très sucré.P.-P.-S.\u2013 C\u2019est le but.AWEILLE LA BACAISSE DANS L\u2019FOND D\u2019LA BOÎTE À BOIS! P H O T O M A Ë L L A L E P A G E PHILIPPE WOUTERS philippe.wouters@lescoops.ca U ne fois n\u2019est pas coutume.C\u2019est du côté des spiritueux québécois que je porte ma plume cette semaine.Spécialiste en bière, certes, mais surtout amoureux des alcools bien faits et du savoir-faire s\u2019y rattachant, j\u2019ai visité des centaines de distilleries et vu arriver la vague des maisons « artisanales » depuis les États-Unis jusqu\u2019au Québec.Je me souviens de la section des alcools québécois dans ma succursale SAQ, un très timide espace disponible avec un choix plus que limité.La faute n\u2019était pas à la SAQ, car la production artisanale de spiritueux n\u2019était pas aussi variée qu\u2019el le l\u2019est aujourd\u2019hui.D\u2019ailleurs, la SAQ a réussi à se positionner avec pertinence dans ce marché.Cela dit, elle est la seule à pouvoir le faire, la vente d\u2019alcool distillé étant un monopole d\u2019État.Je ne peux m\u2019empêcher de le souligner.En vue d\u2019encourager les produits du Québec, elle a développé un programme d\u2019identification des spiritueux qui permet aux consommateurs de s\u2019y retrouver.Aux dires de mes proches et amis, ce programme semble exercer une influence non négligeable sur les décisions d\u2019achat.Malheureusement, il semble également créer une injustice pour une catégorie de distillateurs québécois.L\u2019identification des spiritueux « québécois » présente un classement en trois catégories : \u2014 Origine Québec \u2013 Produit élaboré par des artisans québécois et avec des ingrédients cultivés ici.\u2014 Préparé au Québec \u2013 Produit conçu ou distillé au Québec avec des ingrédients québécois, mais aussi d\u2019ailleurs dans le monde.\u2014 Embouteillé au Québec \u2013 Produit assemblé et mis en bouteille par une entreprise locale.L\u2019idée derrière ce classement est d\u2019identifier rapidement les produits distillés, assemblés ou embouteillés au Québec.Peut- être trop rapidement ?Il y a quelques jours, une bras- serie-distillerie montréalaise a lancé deux spiritueux en lien avec sa gamme de bière et entièrement manipulés, du grain à l\u2019embouteillage, dans ses installations au Québec.Le processus de fabrication le plus complet que peut réaliser une distillerie de la fermentation du moût de céréale à la dernière distillation avec les aromates.Les produits ont été classés « Préparés au Québec », car les céréales de spécialité utilisées proviennent de l\u2019extérieur du Québec.Dans le milieu, plusieurs distilleries achètent de l\u2019alcool de grain neutre d\u2019une autre province, ajoutent des aromates et réalisent la dernière étape de distillation pour diminuer les coûts de production.Le produit sera également classé « Préparé au Québec ».Pourtant, nous sommes devant deux approches complètement différentes.Dans la première, la distillerie choisira ses grains, s\u2019assurera d\u2019une fermentation complète avec une levure sélectionnée et distillera le résultat de la fermentation pour créer son alcool de base.Par la suite, cet alcool sera conservé et distillé à nouveau avec des aromates sélectionnés, et le spiritueux embouteillé sera le fruit d\u2019un travail artisanal.Ailleurs, on achètera un alcool de grain neutre, on ajoutera les aromates et on distillera le tout avant embouteillage.J\u2019ai eu plusieurs discussions avec différents distillateurs sur l\u2019épineux sujet de l\u2019alcool neutre acheté à la tonne au Québec.Je comprends également que les enjeux des coûts de production sont souvent liés à la faible marge bénéficiaire des spiritueux québécois, mais lorsque j\u2019achète un pain dans une boulangerie, j\u2019aime savoir si ce pain a été fabriqué ici ou cuit ici.Derrière chaque alcool fermenté et distillé sur place, il y a un savoir-faire et une signature.Il serait bon de commencer à développer un système d\u2019identification transparent sur l\u2019utilisation de l\u2019alcool neutre dans les spiritueux québécois.Car même si les deux produits utilisent des matières premières provenant de l\u2019extérieur du Québec, les produits sont différents.UNE LÉGÈRE DISTINCTION À FAIRE Il serait bon de commencer à développer un système d\u2019identification transparent sur l\u2019utilisation de l\u2019alcool neutre dans les spiritueux québécois, croit notre chroniqueur.\u2014 123RF Eggnog pacanes et érable (Donne 8 à 10 portions) INGRÉDIENTS \u2022 3/4 tasse (180 ml) de vodka (optionnel) \u2022 4 oz (120 ml) de sirop maison érable et pacanes* (ou 2 oz de sirop d\u2019érable) \u2022 3/4 tasse (180 ml) de crème 35 % \u2022 2 tasses (500 ml) de lait \u2022 3 œufs \u2022 1/3 tasse (80 ml) de sucre \u2022 1,5 c.à thé de cannelle moulue \u2022 1 c.à thé de muscade moulue \u2022 Muscade râpée (pour décorer) PRÉPARATION 1 Séparer les jaunes et les blancs d\u2019œufs dans deux bols.2 Fouetter les jaunes d\u2019œuf avec 1/4 tasse du sucre jusqu\u2019à obtenir une consistance homogène.3 Ajouter la préparation de jaunes d\u2019œufs, la vodka, le sirop, la crème, le lait, la cannelle et la muscade dans un bol à punch ou un bol de service.Bien mélanger.4 Dans le bol de blancs d\u2019œufs, introduire le reste du sucre et fouetter pour monter en neige.5 Verser les 2/3 des œufs en neige dans le bol de service, mélanger délicatement et servir dans des tasses.6 Décorer chaque tasse d\u2019une louche d\u2019œufs en neige restants et de muscade râpée. SAMEDI 19 MARS 2022 leProgrès M12 LARRY HODGSON Collaboration spéciale S aviez-vous que l\u2019année 2022 a été déclarée «l\u2019Année des salades» par le National Garden Bureau, un organisme à but non lucratif qui fait la promotion des plaisirs et des bénéfices du jardinage?Profitons de cette promotion pour redécouvrir ces plantes qui sont à la base de notre alimentation et qui sont si faciles à cultiver.UNE HISTOIRE CURIEUSE Les Égyptiens, les Romains, les Grecs, les Perses et les Indiens mangeaient tous des légumes-feuilles mélangés avec diverses vinaigrettes.Le mot «salade», par contre, vient du latin.Les Romains servaient leurs «verdures» avec de l\u2019huile d\u2019olive et du sel, appelant la recette hierba salata, littéralement «herbes salées».Avec le temps, le terme est devenu «salata» tout court, puis «salade» en français.À l\u2019origine, les futurs légumes n\u2019étaient pas des plantes potagères, mais de mauvaises herbes qui poussaient dans les champs et même à travers les pavés en milieu urbain! La laitue sauvage avait un goût amer que le sel aidait à cacher.Peu à peu, la laitue et puis d\u2019autres herbes furent adoptées et sélectionnées pour un goût plus raffiné, un travail qui continue de nos jours.Par exemple, les semenciers travaillent toujours à donner un goût plus sucré aux endives, que beaucoup de gens trouvent trop amères! Les Grecs et les Romains ont imposé leur cuisine \u2014 et donc leurs légumes \u2014 partout où ils s\u2019installaient.On raconte que les peuplements plus nordiques n\u2019étaient pas très avides de manger des verdures et ont abandonné assez rapidement cette tradition.Il a fallu jusqu\u2019au 16e siècle avant que la salade redevienne populaire en France.C\u2019est au 17e siècle que les premières salades furent préparées dans le Nouveau Monde, dans la colonie hollandaise de Nouvelle-Néerlande, maintenant l\u2019état de New York.QU\u2019EST-CE QU\u2019UNE PLANTE À SALADE?À vous de définir vos salades préférées : la laitue, bien sûr, mais aussi l\u2019épinard, le chou (et le chou kale), l\u2019endive, la chicorée et la bette à carde.Depuis toujours, des fines herbes \u2014 basilic, coriandre, cresson, aneth, etc.\u2014 ont été ajoutées aux salades pour leur donner plus de goût.Plus récemment, nous avons adopté la roquette et les diverses verdures asiatiques (pak-choï, chou chinois, mizuna, etc.).Aussi, les feuilles de pissenlit, récoltées au printemps (en été, elles deviennent amères) peuvent s\u2019ajouter aux salades, comme les fanes de betterave, de navet, de carotte et autres.COMMENT CULTIVER DES SALADES Chaque type de salade a ses propres préférences.Il est donc important de suivre les renseignements spécifiques tels qu\u2019ils paraiss ent sur le paquet de semence que vous achetez quant à la date de semis, la profondeur d\u2019ensemencement, l\u2019espacement, etc.Voici toutefois un survol rapide de leurs besoins en général.La plupart des verdures préfèrent un temps frais (10°C à 21°C), un sol riche et plutôt humide et, du moins au printemps, le plein soleil.L\u2019été, par contre, un peu d\u2019ombre ne dérange pas.On peut semer les épinards, le chou kale et les feuilles de moutarde environ quatre semaines avant le dernier gel et la laitue de la bette à carde deux semaines plus tard.Vous pouvez choisir de démarrer vos semis à l\u2019intérieur ou de les semer directement dans le jardin.Si vous décidez de les démarrer à l\u2019intérieur, vous pourrez alors les semer un peu plus tôt et ainsi gagner une avance sur la saison.Après la germination, éclaircissez les semis à l\u2019espacement recommandé sur le sachet.On y indique généralement l\u2019espacement pour obtenir un plant de pleine taille.Si votre objectif est de récolter des bébés feuilles, par contre, semez plus serré, à un quart de l\u2019espacement recommandé.Il faut garder le sol au moins un peu humide, sinon les salades peuvent développer un goût amer.À cette fin, un paillis peut être utile.Pour une salade pleine grandeur, il faut laisser mûrir selon le nombre de jours indiqués sur le sachet.Par exemple, le sachet de la laitue romaine \u2018Parris Island\u2019 indique «55 à 75 jours».Pour les bébés feuilles, par contre, commencez à récolter plus tôt, lorsqu\u2019elles mesurent 7 à 10 cm de haut.Pour la laitue romaine, par exemple, en aussi peu que 28 jours.Si vous récoltez les feuilles en laissant la base de la plante intacte, il est possible que votre salade repousse et vous offre une deuxième récolte! Lorsque les plantes commencent à monter en graine (autrement dit, quand une tige florale se forme), le goût deviendra trop amer.C\u2019est fini : il est temps de les arracher! Pour assurer une récolte continue, on peut réensemencer plusieurs légumes à salade aussi souvent que toutes les deux ou trois semaines.Ainsi, vous pourriez en récolter jusqu\u2019aux gels! Bon succès avec les salades de votre jardin dans cette année des salades! TOIT&MOI 1On peut cultiver les salades mixtes en mélangeant différentes semences de salade ou en achetant des semences en mélange.2 La bette à carde \u2018Bright Lights\u2019 donne de la couleur aux salades.3 La roquette (ici le cultivar \u2018Bel- lezia\u2019) est le nouveau chouchou des chefs\u2026 et est facile à cultiver soi-même! \u2014 PHOTOS NATIONAL GARDEN BUREAU L\u2019ANNÉE DES SALADES 1 2 3 leProgrès SAMEDI 19 MARS 2022 M13 TOIT & MOI SARA BROSSEAU sbrosseau@lequotidien.com Une nouvelle aérogare, mettant le bois local en valeur, a fait son apparition à l\u2019aéroport de Chibougamau-Chapais.Alors que l\u2019achalandage est en croissance, l\u2019endroit devait répondre aux récentes exigences aéroportuaires et représenter d\u2019une meilleure façon la région.L\u2019aérogare étant à proximité de la forêt boréale, le bois produit localement a grandement été utilisé.Notamment pour construire des murs-rideaux, qui procurent luminosité, performance thermique et jouent un rôle de contrevente- ment.Ces notes de bois combinés à la couleur blanche apportent de la légèreté, du calme et rendent l\u2019endroit très accueillant.Cette nouvelle construction, conçue par des architectes des entreprises EVOQ et ARTCAD, dispose d\u2019une claire-voie agissant comme axe porteur qui permet de libérer la face sud de l\u2019aérogare, optimisant ainsi la quantité de lumière naturelle.De plus, les grandes fenêtres offrent une bonne visibilité sur les avions et le débarcadère, tout en ajoutant de la chaleur à l\u2019aérogare.Par ailleurs, la salle d\u2019attente publique a été mise au centre du bâtiment, ce qui fait d\u2019elle le point de convergence des passagers.Les différents lieux de service sont ainsi facilement repérables et accessibles.Enfin, étant la porte d\u2019entrée de la région d\u2019Eeyou Istchee Baie-James, le nom de l\u2019aéroport en français, mais aussi en cri, a été inscrit sur la façade du bâtiment.Puis, une œuvre d\u2019art photographique de l\u2019artiste Emmanuelle Gendron, rendant hommage au territoire de la région d\u2019Eeyou Istchee, a été intégrée en transparence aux murs-rideaux de bois.Source: v2com L\u2019aéroport de Chibougamau- Chapais accueille une nouvelle aérogare PHOTOS : COURTOISIE, MAXIME BROUILLET Les murs-rideaux permettent à la lumière naturelle de réchauffer l\u2019aérogare.Un courtier pour trouver votre viacapitalesaglac.com Jean-Roch GIRARD 418 818-6484 jrockgirard@hotmail.com Jacques LAVOIE 418 557-4293 jacqueslavoie@lavoieaucarre.com André LESSARD 418 690-6765 alessard2106@gmail.com Claude POTVIN 418 815-1114 claude-potvin@sympatico.ca Marie-Audrey GIRARD 418 376-4580 magirard01@gmail.com Mélyssa GAGNON 418 557-6635 mgagnon@lavoieaucarre.com Brenda BOIVIN 418 376-4057 brenda.boivin12@gmail.com Hélène LAVOIE 418 693-4293 helenelavoie@lavoieaucarre.com Réjean MARTIN 418 815-2320 rejean.martin@qc.aira.com Sylvin PERREAuLT 581 668-6202 sperreault@viacapitale.com Jean-Michel LAFONTAINE 418 376-1952 jmlafontaine@lavoieaucarre.com Denise TRDINA 418 557-5556 dtrdina@viacapitale.com Richard SIMARD 418 818-0976 rsimard@digicom.qc.ca Pierre-Olivier SIMARD 418 550-5136 po@equipesimard.ca Hélène TALBOT 418 944-1251 helenetalbot@bell.net Chantale TREMBLAY 418 668-9551 chantale9551@gmail.com Serg TREMBLAY 418 693-4011 sergtremblay@viacapitale.com Daniella TREMBLAY 418 290-3871 daniella8001@hotmail.com Linda TuRGEON 418 540-0575 lindaturgeon2000@hotmail.com Lisa-Marie TREMBLAY 418 817-1990 lisamarietremblay@live.ca Hélène TuRGEON 418 590-1818 helenturgeon@videotron.ca Guy SIMARD 418 550-6561 guy@equipesimard.ca Bertrand TREMBLAY 418 818-8858 btremblay@videotron.ca Marylène BOIVIN 418 944-9533 mboivin@viacapitale.com Sara CORMIER 418 817-6419 sara.cormier@live.ca Marc-André DESBIENS 418 817-5333 marcandredesbiens77@hotmail.com Jean-Philippe CÔTÉ 418 815-4780 jean-philippe.cote@fibreop.ca Denise BLANCHETTE 418 820-6277 deniseblanchette1@hotmail.com Louis BRODEuR 418 590-3422 lbrodeur@viacapitale.com Audrey BOLDuC 418 812-2286 audreybolduc@hotmail.com André BILODEAu 418 695-1240 acb@fibreop.ca Réjean AuBRY 418 591-3131 courtier@rejeanaubry.com Andrée CÔTÉ 418 720-2486 andree.cote1@hotmail.com Jérôme CÔTÉ 418 818-2411 jeromecote@viacapitale.com Vicky DuFRESNE 418 818-2987 vdufresne@viacapitale.com Cyndie GAuTHIER 418 590-3390 cgauthier.immobilier@gmail.com Carl DuCASSE 418 540-7976 cducasse@viacapitale.com Marc DuBOIS 418-812-6004 courtiermarc@gmail.com Michel GAGNON 418 812-5071 gagnon.michel@live.ca Josée GAGNON 418 541-0528 jgagnon@viacapitale.com Guylaine GAGNON 418 540-4830 guylainegagnon1@gmail.com Cynthia GAGNÉ 418 321-0044 cynthiagagne1@hotmail.com André DuBÉ 418 818-6677 andredube76@hotmail.com Jonathan DESJARDINS 418 817-3306 Jonathandesjardins703@hotmail.com Michel DuFOuR 418 818-4747 dufomic@hotmail.com Éric DuBÉ 418 815-0545 edube@viacapitale.com Jean-Marc PRINCE 418 812-1777 jeanmarcprince777@gmail.com Jean-François POTVIN 418 550-4848 jfpotvin@viacapitale.com Camil SIMARD 418 818-3523 c_simard@videotron.ca Kevin POTVIN 418 812-6677 kevinpotvin@hotmail.com André SIMARD 418 690-6996 simard.andre@videotron.ca François GOBEIL 418 290-2490 francois.gobeil@viacapitale.com Marie-Josée GRENON 418 812-9660 grenonmariejosee@gmail.com Michelle JEAN 418 820-5769 mich.jean@videotron.ca Michel GIRARD 418 698-9199 mick.girard@hotmail.com Nadine SÉNÉCHAL 418 820-5643 nadinesenechal@hotmail.com Lynda GRAVEL 418 290-3849 lyndagravel@outlook.com Chen CHEN 418 550-5501 cchen@viacapitale.com maisonnée! 0083994 SAMEDI 19 MARS 2022 leProgrès M14 TOIT & MOI INSPI RATION En 2022, les pompons volent littéralement la vedette! Il est même possible de les retrouver sur différents types de décorations, comme des coussins et des jetés.Ils peuvent très bien être subtils et délicats, dans des couleurs neutres, ou encore surdimensionnés et colorés pour ajouter un petit brin d\u2019amusement à l\u2019ambiance de notre décor.Voici des exemples pour vous inspirer dans votre choix d\u2019accessoires munis de mignonnets pompons.SARA BROSSEAU C\u2019EST MIGNON DES POMPONS ! Coussin rectangle à pompons \u2013 Terracotta.\u2013 KOZY 1 Couverture marocaine à pompons.\u2013 ROSE BON BON 2 Panier blanc cassé avec pompons.\u2013 BOUCLAIR 3 Coussin tricot à pompons carré PINAKLE.\u2013 COCO VILLAGE 4 Le sous-verre miniboules de laine.\u2013 SIMONS 5 Tapis de bain à pompons.\u2013 H&M 6 1 2 3 4 5 6 6 7 La branche mini pompons rose.\u2013 SIMONS 7 0088115 Marie-Eve Rathé Courtier immobilier résidentiel 418 817-4933 marieratte@hotmail.com 4322-64, chemin St-Éloi, jonquière nouVelle Sur le mArchÉ!!! VENDUE EN 6 joUrs ! 495 000 $ Vue sur la rivière Saguenay leProgrès SAMEDI 19 MARS 2022 M15 TOIT & MOI LES PISCINES : EN GRANDE DEMANDE, MAIS ACCESSIBLES SARA BROSSEAU sbrosseau@lequotidien.com Alors que la demande pour les piscines sont une fois de plus à la hausse, il ne faut pas s\u2019inquiéter selon les marchands contactés par le Toit & Moi; les délais de livraison et d\u2019installation sont raisonnables.Cependant, il faut s\u2019attendre à débourser davantage pour avoir une piscine dans sa cour en raison d\u2019une hausse des coûts reliée aux impacts de la pandémie.Il est donc temps de penser à entamer les démarches si vous souhaitez profiter des joies d\u2019une piscine à la maison.Plus vous attendez, plus votre achat en 2022 est incertain.« On est encore dans une bonne saison, les délais sont raisonnables, la marchandise rentre bien, ce n\u2019est pas inquiétant à ce niveau-là.Mais c\u2019est sûr que plus le beau temps arrive, plus ça va encourager les gens à faire leur achat », avertit la directrice générale adjointe chez Piscines Soleil Plus, Frédérique B.Gauthier.D\u2019ailleurs, elle a constaté un changement dans la manière de magasiner des gens : ils se prennent plus à l\u2019avance.« Les gens font un premier tri, une première recherche avant de venir nous voir, ils se prennent plus d\u2019avance.On a fait plusieurs soumissions dans les mois de janvier et février qui sont habituellement des mois tranquilles.» Même constat du côté du propriétaire de Trévi Chicoutimi, Jean- Robin Brochu, qui est très heureux de voir l\u2019engouement pour ses produits.« Les gens le savent maintenant.Certains ont magasiné dans les années précédentes et n\u2019ont pas réussi à avoir leur piscine pour l\u2019été.Donc, le mot se passe et les clients se prennent plus tôt.Normalement ça débuterait dans les prochaines semaines, mais là c\u2019est commencé depuis la fin janvier.» Néanmoins les deux commerçants affirment qu\u2019il n\u2019y a pas de quoi s\u2019alarmer et qu\u2019il n\u2019est pas nécessaire de se prendre un an d\u2019avance.La marchandise est accessible et il est toujours possible de réaliser des projets pour cette année.LES ENTREPRISES S\u2019ADAPTENT Les entreprises doivent maintenant planifier davantage par anticipation leurs commandes pour suivre la demande.Chez Trévi Chicoutimi, le propriétaire s\u2019est pris très tôt pour avoir à temps ses produits et maintenir un inventaire intéressant.Il a également commandé de plus grande quantité de produit, le maximum que son entrepôt pouvait atteindre, afin d\u2019éviter d\u2019avoir des problèmes de rupture d\u2019inventaire.Pour Piscines Soleil Plus, la même adaptation a eu lieu.D\u2019ailleurs, en 10 ans, Mme Gauthier n\u2019avait jamais fait des commandes un an à l\u2019avance, ce qu\u2019ils font maintenant depuis deux ans afin de bien commencer leur saison.Elle aussi doit commander en quantité plus importante.« On a changé notre fusil d\u2019épaule par rapport à l\u2019approvisionnement, d\u2019habitude on se laissait une porte ouverte pour replacer des commandes dans la saison.Chose qu\u2019on ne peut plus faire, car c\u2019est pratiquement impossible de recommander du stock en pleine saison.» PLUS COÛTEUX Jean-Robin Brochu explique que comme la majorité des produits sur le marché, les piscines ont connu une hausse de prix.L\u2019augmentation des coûts de transport et les problèmes d\u2019approvisionnement en raison de la pandémie en seraient la cause.« Il y a plusieurs choses qui entrent en ligne de compte, ça dépend des manufacturiers.Mais, le fait qu\u2019on était et qu\u2019on est encore une industrie qui est assez populaire, c\u2019est sûr que ça a mis une pression sur les fournisseurs donc nécessairement il y a une augmentation de prix », met en relief, pour sa part, Frédérique B.Gauthier.Faire des commandes un an à l\u2019avance s\u2019agit d\u2019une première en dix ans pour la directrice générale adjointe chez Piscine Soleil et plus, Frédérique B.Gauthier.PHOTO : ARCHIVES LE PROGRÈS DEPUIS DÉJÀ 17 ANS, NOUS LIVRONS DESMAISONS -De qualité supérieure plus durable -À l\u2019avant-garde -Économes en coûts énergétiques et au confort inégalé -Dont la valeur ne cessera de croître POUR DES RÉSIDENCES D\u2019ENVERGURE HORS DU COMMUN LES CONSTRUCTIONS PHILIPPE BLACKBURN S\u2019IMPOSE! LE # 1 de la CONSTRUCTION HAUT DE GAMME et ÉCOÉNERGÉTIQUE DANIEL BLACKBURN AU 418 690-6703 PHILIPPE BLACKBURN AU 418 817-0882 RBQ: 8324-2594-01 Leader régionaL en construction résidentielle écoénergétique noUS déTenonS La CoTe de QUaLiTé aa dU PLan de garanTie gCr, La CoTe La PLUS éLeVée aU QUéBeC DEMANDEZ VOTRE SOUMISSION SANS FRAIS ET PASSEZ À L\u2019ACTION POUR VOS PROJETS 2023.0084909 SAMEDI 19 MARS 2022 leProgrès M16 C\u2019est peut-être l\u2019une des questions les plus énigmatiques de l\u2019année?: où voyager en 2022?Entre restrictions sanitaires et réouverture des frontières, il reste très difficile de dessiner des tendances.Voici dix suggestions basées sur des nouveautés, des commémorations, ou tout simplement des coups de cœur sur différents continents.Mais attention aux règles en vigueur, le vent peut tourner à tout instant\u2026 VALÉRIE SIMARD ET SYLVAIN SARRAZIN, LA PRESSE DIX ENDROITS POUR S\u2019ÉVADER EN 2022 AUSTRALIE?: ENFIN?! « Welcome Back World ! » Avec ce mot de bienvenue peint sur le sol de l\u2019aéroport de Sydney, l\u2019Australie ne laisse pas de doute sur sa volonté d\u2019accueillir de nouveau les touristes internationaux.Fermées depuis presque deux ans en raison d\u2019une stratégie « zéro COVID », les frontières de ce pays insulaire sont ouvertes depuis le 21 février aux voyageurs vaccinés.Queensland, Victoria, Tas- manie, Nouvelle-Galles-du-Sud, le choix sera certainement difficile.Pour sortir des sentiers battus ou pour voir les classiques sous un autre œil, des communautés aborigènes animent des activités partout au pays (randonnée dans les parcs nationaux, pêche, plongée en apnée sur la Grande Barrière de corail, découverte de l\u2019art aborigène).Le parc national de Daintree, une forêt ancienne du Queensland inscrite au Patrimoine mondial de l\u2019UNESCO, a d\u2019ailleurs été restitué à la tribu aborigène Kuku Yalanji de l\u2019Est, en septembre dernier.SERBIE?: ENTRE CULTURE ET GASTRONOMIE Alors que la Croatie s\u2019est imposée comme une destination de premier choix, sa voisine serbe est jusqu\u2019à présent plutôt restée en retrait.La reprise du tourisme pourrait marquer un tournant grâce à deux virages amorcés par le pays.D\u2019une part, Novi Sad, deuxième ville de Serbie, endossera le titre de capitale européenne de la culture, en 2022, partagé avec deux autres cités (Kaunas en Lituanie et Esch- sur-Alzette au Luxembourg).On y annonce la venue de quelque 4000 artistes tout au long de l\u2019année et la mise en valeur des infrastructures locales pour l\u2019occasion.D\u2019autre part, la capitale Belgrade se forge une solide réputation en matière gastronomique, le Guide Michelin ayant récemment porté à son menu les meilleurs restaurants serbes et commencé à y distribuer ses étoiles.Pas moins de 14 adresses de la capitale sont désormais passées au crible du prestigieux guide.MEXIQUE?: PRÈS DES CÔTES, PRÈS DU CŒUR Pas originale pour un peso, cette destination demeure quand même une valeur sûre pour des Nord-Américains confinés qui désirent laisser leurs tracas sur une plage ou manger leurs émotions avec un taco.De nombreux médias spécialisés pointent vers le Mexique, cette année, en raison de ses restrictions souples et de sa proximité.En revanche, ils ne s\u2019accordent pas sur une zone particulière : CN Traveler présente Querétaro comme une charmante ville coloniale à deux heures de Mexico, où les hôtels poussent comme des cactus, tandis que le Yucatán reste proverbial, le Lonely Planet soulignant que Mérida ne démérite pas.D\u2019après les données de recherche d\u2019Expedia.ca, Playa del Carmen, Riviera Maya et Tulum (l\u2019effet influenceurs ?) restent dans le trio de tête des destinations prisées par les Canadiens.YELLOWSTONE?: UN PIONNIER FÊTÉ On parle beaucoup du gigantesque Yellowstone, et pour cause : il vient de célébrer en mars son 150e anniversaire de fondation.Plus qu\u2019un aïeul, il est un pionnier, puisqu\u2019il s\u2019agit du tout premier parc national établi dans le monde.Ses phénomènes géothermiques, tout autant que sa faune éclectique, fascinent toujours autant les visiteurs.Tout au long de 2022, des activités et investissements spéciaux sont prévus par les responsables des lieux.À l\u2019été, des représentants des Premières Nations, pour lesquelles la zone est particulièrement importante, présenteront leurs cultures et traditions au public.Une nouvelle route sera ouverte et des infrastructures pour accueillir davantage de personnel du parc seront déployées.Situé à la croisée du Wyoming, du Montana et de l\u2019Idaho, le parc de Yellowstone offre aussi l\u2019occasion de sortir des sentiers battus en matière d\u2019exploration des États.ÎLE D\u2019ANTICOSTI?: LA NATURE EN RÊVE L\u2019île d\u2019Anticosti n\u2019est plus une destination réservée aux chasseurs et aux pêcheurs.Avec le forfait tout-inclus offert par la SÉPAQ à la nouvelle auberge de Port-Menier et le dépôt récent de la candidature de l\u2019île d\u2019Anti- costi au Patrimoine mondial de l\u2019UNESCO, elle attire de plus en plus de Québécois avides de nature, de dépaysement et de faune (bonjour, les chevreuils !).Forte de ses fossiles vieux de 443 millions d\u2019années, de sa majestueuse chute Vauréal, de ses canyons et de ses falaises, Anticosti a de quoi émerveiller ceux et celles qui ont l\u2019impression d\u2019avoir tout vu au Québec.Mais gare à ceux qui tardent à réserver.À la SÉPAQ, il ne restait, la semaine dernière, que quelques disponibilités en chalet pour l\u2019été.Les réservations pour le camping ouvriront le 10 mai prochain.Quant à l\u2019auberge, elle affiche complet cette année.Il sera possible de réserver pour 2023 à compter du 23 avril.P H O T O A R C H I V E S R E U T E R S , S T E F I C A B I K E S P H O T O A R C H I V E S A P P H O T O A R C H I V E S L A P R E S S E P H O T O A R C H I V E S L A P R E S S E , A L A I N R O B E R G E P H O T O A R C H I V E S L A P R E S S E , D A V I D B O I L Y leProgrès SAMEDI 19 MARS 2022 M17 MOZAMBIQUE?: UN NOUVEAU PARC MAGNIFIQUE Tout récemment établi, le parc national de Chimanimani, à la frontière du Zimbabwe, a attiré l\u2019attention de nombreux pho- tojournalistes et explorateurs.Face à la dé gradation de la faune locale, les autorités nationales ont décidé de protéger cette aire et de soutenir le tourisme durable, où observation des oiseaux, randonnées tropicales et découverte des communautés figurent à l\u2019agenda.Éléphants, reptiles et flore variée croiseront le chemin des aventureux.On y trouve également le mont Binga, plus haut sommet du pays.Attention à certaines zones du Mozambique, très instables, notamment la province septentrionale de Cabo Delgado \u2014 le parc est plutôt situé dans la province de Manica, dans l\u2019ouest du pays.WALT DISNEY WORLD?: RETOUR VERS LES CLASSIQUES Avec les nouveautés qui sont fréquentes, il y a toujours une bonne raison d\u2019aller à Disney.Ces jours-ci, c\u2019est l\u2019ouverture de l\u2019hôtel Halcyon et de l\u2019expérience immersive Star Wars : Galactic Starcruiser, à Walt Disney World Resort, à Orlando, en Floride, qui fait jaser.Tout au long du séjour prévu de deux nuits, les invités sont plongés dans l\u2019univers de Star Wars, soit dans un vaisseau interstellaire peuplé d\u2019éclectiques personnages, où est servie une cuisine galactique exotique et dans lequel le jeu de rôles est, promet-on, réel.Vaisseau spatial oblige : la taille des cabines est inversement proportionnelle au prix de cette aventure, établi à 5000 $ US par personne.Plus accessibles sont les activités liées aux célébrations du 50e anniversaire du parc thématique, lancées l\u2019automne dernier, dont l\u2019inauguration des montagnes russes intérieures The Guardians of the Galaxy : Cosmic Rewind à Epcot prévue à l\u2019été.DIJON?: PAS QUE POUR LA MOUTARDE Voilà une destination qui n\u2019a pas l\u2019habitude des listes annuelles des publications spécialisées en voyage.Si elle s\u2019y fraie un chemin cette année, ce n\u2019est pas pour sa célèbre moutarde, mais bien parce que Dijon, la capitale de la région française de la Bourgogne, accueillera dès mai prochain la Cité internationale de la gastronomie et du vin.Aménagé dans le bâtiment historique de l\u2019ancien Hôtel-Dieu, ce complexe regroupera des écoles de cuisine et de vins, un grand espace de dégustation, des restaurants et commerces gourmands, un hôtel ainsi que des salles d\u2019exposition et de cinéma.Sa mission : raconter et faire vivre les valeurs du « repas gastronomique des Français » et des « Climats du vignoble de Bourgogne » reconnus par l\u2019UNESCO.La Cité sera d\u2019ailleurs située au départ de la Route des grands crus, qui traverse 38 villages viticoles et s\u2019étend sur 60 km à travers le vignoble bourguignon.VOYAGES DIX ENDROITS POUR S\u2019ÉVADER EN 2022 ÎLE DU CAP- BRETON?: FRUITS DE MER, PLEIN AIR ET MI\u2019KMAQ Alors que Vancouver et Whistler restent parmi les destinations nationales les plus considérées sur la plateforme Expedia, mettons plutôt le cap à l\u2019est et lorgnons l\u2019île du Cap-Breton ; la seule évocation canadienne dans les suggestions de CNN pour 2022.C\u2019est vrai qu\u2019il y en a pour tous les goûts, entre la piste Cabot offrant près de 300 km de vues spectaculaires, les randonnées dans le parc national des Hautes-Terres-du-Cap-Breton, les fruits de mer abondants et les festivals disséminés tout au long de l\u2019année.Le secteur est surtout évoqué pour la floraison récente des activités de découverte des cultures autochtones, tout particulièrement des Mi\u2019kmaq : ateliers de fabrications artisanales, visites guidées axées sur l\u2019histoire de ce peuple, festivités traditionnelles\u2026 l\u2019office de tourisme local a de nombreuses pistes à suivre pour mettre en valeur ces ressources patrimoniales.LA NORVÈGE?: POUR LES JAMBES ET PAR LE VENTRE Championne aux plus récents Jeux olympiques d\u2019hiver, la Norvège a une fois de plus prouvé au monde le succès de sa culture basée sur les sports.À vous, amateurs de ski de fond, on aurait aimé proposer un séjour dans la région de Susjoen, mais (malheureusement !) l\u2019hiver tire à sa fin.Le reste de l\u2019année, on peut notamment profiter de la vie culturelle d\u2019Oslo (qui a repris avec la levée des mesures sanitaires), visiter les fjords, se perdre dans la nature sauvage ou grimper des montagnes.Les gourmands voudront se diriger au cœur du pays, dans la région de Trøndelag et sa capitale Trondheim, moteur du renouveau de la cuisine norvégienne.Nommée « région européenne de la gastronomie » en 2022, Trønde- lag est reconnue pour ses producteurs et ses tables étoilées.Elle est aussi l\u2019hôte de festivals gastronomiques qui seront de retour cette année, après une pause pandé- mique forcée.P H O T O A R C H I V E S L A P R E S S E P H O T O A R C H I V E S L A P R E S S E P H O T O A G E N C E D \u2019 A R C H I T E C T U R E A N T H O N Y B É C H U P H O T O D I S N E Y P H O T O T I R É E D E C H I M A N I M A N I .C O M SAMEDI 19 MARS 2022 leProgrès M18 ÈVE TESSIER-BOUCHARD Coopérative nationale de l\u2019information indépendante JOURNALISTE EN ZONE DE GUERRE UNE SEMAINE D\u2019ACTU SPÉCIAL UKRAINE LES ENFANTS DE KARINE SONT FIERS! Nous avons demandé aux quatre enfants de Karine de nous dire comment ils vivent le fait que leur maman soit partie couvrir le conflit ukrainien.Voici leurs réponses: Ho nnêtement, on est vraiment fiers d\u2019elle et on est contents pour elle.C\u2019est sûr qu\u2019il y a du stress qui va un peu avec ça.Quand elle nous a annoncé qu\u2019elle partait, on a ressenti de la joie et de la fierté.C\u2019est pas tous les jours que ta mère reçoit une bourse pour partir en Europe couvrir un conflit.On a un peu de peur, aussi, étant donné le contexte actuel du monde.Une réfugiée ukrainienne discute avec la journaliste Karine Tremblay.\u2014 PHOTO LE DROIT, SIMON SÉGUIN-BERTRAND Journaliste en zone de guerre est un métier particulier qui peut soulever de nombreuses questions.Nous en avons posé certaines aux journalistes des Coops de l\u2019information qui sont présentement en Ukraine ou dans les pays voisins qui accueillent des réfugiés.\u203a FRÉDÉRICK LAVOIE, ENVOYÉ SPÉCIAL EN UKRAINE Q Pourquoi prends-tu le risque d\u2019aller dans une zone de guerre?R Je l\u2019ai déjà dit plusieurs fois: je n\u2019aime pas la guerre.Je ne trouve pas ça cool.Mais la guerre est évidemment un événement important dans la vie de millions de personnes, en Ukraine comme dans d\u2019autres pays frappés par la guerre.Alors il est important d\u2019en parler, de raconter et d\u2019expliquer la guerre.Sauf qu\u2019au final, la guerre, c\u2019est surtout des morts, de la destruction et de la haine.Et ça, ce n\u2019est pas beau.Mais comme journaliste, on doit parler du beau comme du laid, de ce qui est important pour le monde et pour des humains en particulier.Certains et certaines journalistes sont prêt.e.s à risquer leur vie.D\u2019autres non.Je suis dans la deuxième catégorie, alors même si j\u2019essaie de me rapprocher de ce qui se passe dans les zones de combat, pour mieux comprendre et raconter, je reste très prudent.Q Est-ce que ta famille s\u2019inquiète pour toi?Que leur dis-tu pour qu\u2019ils acceptent ton choix?R Bien sûr que ma famille s\u2019inquiète pour moi.Mes parents commencent à avoir l\u2019habitude, mais ça ne veut pas dire qu\u2019ils sont facilement rassurés.Mais ils acceptent mes choix de vie, parce qu\u2019ils m\u2019ont donné cette vie pour qu\u2019elle m\u2019appartienne, pour que je puisse la vivre comme je veux la vivre.C\u2019est très précieux de pouvoir avoir des parents comme ça.Pour les rassurer, tout de même, le mieux que je peux faire est de les tenir informés de mes déplacements, de la situation.Q Quand tu étais enfant, étais-tu téméraire?Quel genre d\u2019enfant étais-tu?R J\u2019ai toujours eu peur de la mort.J\u2019ai aussi toujours eu peur de me faire chicaner pour avoir enfreint une règle.Bref, je suis un peureux.Mais en même temps, je me suis toujours demandé ce qu\u2019il y avait de l\u2019autre côté des limites que je me mettais et de celles qui m\u2019étaient imposées par les règlements, les lois, les figures d\u2019autorité, les coutumes, la société.Depuis que je suis enfant, je suis un peureux que la curiosité pousse à regarder au- delà des limites existantes.Q As-tu un truc pour te calmer quand tu te sens anxieux?R Tout arrêter.Me recentrer sur moi-même.Respirer.Respirer.Respirer.Retrouver le sens du moment présent.Me rappeler que rien ne presse.On ne peut pas contrôler tous les éléments de son environnement, mais on peut au moins essayer de garder le contrôle de soi-même.Q Quelle est la fois où tu as eu le plus peur en faisant ton métier?R En Ukraine, il y a sept ans, quand je couvrais le premier conflit dans le pays, qui se passait alors dans une petite portion du territoire seulement.À quelques moments, je me suis retrouvé dans des zones où les bombardements semblaient beaucoup trop près.Ils sont toujours tombés à plusieurs kilomètres de moi, mais quand on entend des détonations, on ne sait pas toujours où les bombes tomberont, alors ça fait peur.J\u2019ai appris de cette première couverture d\u2019un conflit en Ukraine.Q As-tu déjà été blessé?R Non jamais, si on exclut les petits orteils entrés en collision avec un meuble de chambre d\u2019hôtel et autres petites coupures du quotidien.Q Y a-t-il une phrase qui te guide dans ton métier de journaliste?R Il y en a plusieurs: Prends ton temps.Écoute.Ne juge pas.Ne saute pas trop vite aux conclusions.Comment te sentirais-tu à la place de cette personne?Il te faut rester humble et respectueux \u2014 tout en conservant ton sens critique \u2014 quand tu racontes la vie des gens à leur place.FRÉDÉRICK leProgrès SAMEDI 19 MARS 2022 M19 P H O T O A F P S E R G E Y B O B O K Karine Tremblay, journaliste pour La Tribune, et Simon Séguin-Ber- trand, photographe de presse pour Le Droit, font présentement des reportages dans les pays voisins de l\u2019Ukraine afin de rencontrer des réfugiés et leur donner une voix.Voici leurs réponses à notre petit questionnaire?: \u203a KARINE, JOURNALISTE POUR LA TRIBUNE Q Pourquoi prends-tu le risque d\u2019aller près d\u2019une zone de guerre?R Devant la guerre, on se sent tous impuissants.Quand on est journaliste, tout ce qu\u2019on peut faire, c\u2019est d\u2019aller à la rencontre des gens qui souffrent de cette guerre pour pouvoir raconter et montrer ce qu\u2019ils vivent, afin que nos lecteurs soient au courant de l\u2019histoire qui s\u2019écrit en ce moment.Q Est-ce que ta famille s\u2019inquiète pour toi?Que leur dis-tu pour qu\u2019ils acceptent ton choix?Tu as des enfants.est-ce qu\u2019ils comprennent ton choix?R J\u2019ai la chance d\u2019avoir une famille qui m\u2019a beaucoup appuyée dans ce projet.J\u2019ai quatre enfants, qui ont 12, 15, 17 et 19 ans.Au début, ils étaient un peu inquiets.À la télé, ils voyaient des images qui ne les rassuraient pas du tout.On a parlé ensemble.Ils savent que ce qui se passe en Ukraine est profondément injuste et dramatique, et que c\u2019est essentiel qu\u2019il y ait des médias qui parlent du sujet .Et je sais que tous les jours, ils lisent mes textes et regardent les photos de mon collègue Simon.Ça leur permet de se projeter un peu dans ce que je vis ici en Roumanie et en Pologne.Q Quand tu étais enfant, étais-tu téméraire?Tu étais quel genre d\u2019enfant?R Je n\u2019étais pas très téméraire, j\u2019avais peur des monstres que j\u2019imaginais dans le sous-sol?! J\u2019aimais beaucoup, beaucoup lire et dessiner.Je pense que le goût d\u2019écrire et de raconter les histoires des gens vient de là.Q As-tu un truc pour te calmer quand tu te sens anxieuse?R Je respire.Profondément.Et je pense aux gens que j\u2019aime, ou bien à des situations où je me sens bien.Q Y a-t-il une phrase qui te guide dans ton métier de journaliste?R Pas une phrase, mais une façon de voir?: ce sont les gens qui sont au cœur du métier que j\u2019exerce.Parce que c\u2019est un travail où on les informe et où on va à leur rencontre, que ce soit à travers les articles qu\u2019on écrit et qu\u2019ils lisent ou par les entrevues qu\u2019on fait avec eux.C\u2019est pour eux qu\u2019on fait ce travail-là.\u203a SIMON SÉGUIN-BERTRAND, PHOTOGRAPHE DE PRESSE, LE DROIT Q Pourquoi prends-tu le risque d\u2019aller dans une zone de guerre?R Si j\u2019ai choisi de participer, avec ma collègue Karine, à ce projet, c\u2019est parce que c\u2019est important que les gens, chez nous, comprennent l\u2019ampleur du drame que vivent les Ukrainiens en ce moment.Q Est-ce que ta famille s\u2019inquiète pour toi?Que leur dis-tu pour qu\u2019ils acceptent ton choix?R C\u2019est certain que ma mère est un peu plus inquiète, c\u2019est comme ça les mamans.Mais toute ma famille comprend que c\u2019est ce que j\u2019aime faire et que le travail que je fais est important.Q Quand tu étais enfant, étais-tu téméraire?Tu étais quel genre d\u2019enfant?R Certainement un peu plus téméraire que ma collègue Ka- rine.Enfant, j\u2019étais curieux et observateur.Q As-tu un truc pour te calmer quand tu te sens anxieux?R Le seul bon truc pour rester zen, c\u2019est de faire ce qu\u2019on a à faire et de ne pas essayer d\u2019en faire trop.Il ne faut pas non plus prendre de risque inutile.Q Y a-t-il une phrase qui te guide dans ton métier de photographe de presse?R Les phrases qui me guident en faisant mon métier sont celles que mes collègues écriront.Pour qu\u2019un reportage soit complet, les photos doivent trouver leur place dans le texte.KARINE ET SIMON Nick traduit en russe sur son téléphone pour le photographe Simon Séguin- Bertrand \u2014 PHOTOS LE DROIT, SIMON SÉGUIN-BERTRAND La guerre en Ukraine donne lieu à la création de beaucoup de fausses informations.Pour contrer ce phénomène, des journalistes se rendent sur le terrain et risquent leur vie pour rapporter au monde entier ce qui se passe réellement.Aujourd\u2019hui, LCS te dresse le portrait de Paul Marchand, un journaliste de guerre français qui a fait exactement cela dans les années 1980 et 1990.\u203a QUI ÉTAIT PAUL MARCHAND?Paul Marchand naît en 1961 à Amiens, en France.À 22 ans, il part pour Beyrouth, au Liban, où une guerre civile entre des chrétiens et des musulmans déchire la ville.Malgré le danger, Paul Marchand restera là- bas pendant plusieurs années et sera correspondant pour Radio- France ainsi que plusieurs médias canadiens en même temps?! Puis, il s\u2019envole vers la ville de Sarajevo, en Bosnie-Herzégovine, pour couvrir les atrocités de la guerre.Un peu comme en Ukraine en ce moment, la Serbie encercle Sarajevo et envoie des dizaines d\u2019obus par jour sur la ville.Des milliers de civils meurent.Marchand produit des reportages chaque jour sur la situation pour tenter d\u2019attirer l\u2019attention de la communauté internationale.Le journaliste a un grand cœur et est très touché par ce que vivent les habitants.Il aide lui- même à transporter des blessés à l\u2019hôpital et sera critiqué pour son manque d\u2019objectivité journalistique.L\u2019objectivité journalistique, c\u2019est le devoir qu\u2019a le journaliste de rester neutre et de ne pas démontrer trop d\u2019émotions devant la situation qu\u2019il couvre.En 1993, Marchand est grièvement blessé par balle et doit renoncer à sa carrière de reporter.Il part s\u2019installer à Montréal pour écrire des livres sur ses expériences.Paul Marchand meurt en 2009 à Paris après une carrière sensationnelle.Il est aujourd\u2019hui considéré comme un des grands journalistes de guerre que le monde a connus.PAR LAURENT CÔTÉ, JOURNALISTE STAGIAIRE PAUL MARCHAND P H O T O P A U L M A R C H A N D SAMEDI 19 MARS 2022 leProgrès M20 LE P\u2019TIT MAG LE JEU DES 7 ERREURS CES DEUX CARICATURES D\u2019ANDRÉ-PHILIPPE CÔTÉ SONT EN APPARENCE IDENTIQUES.EN RÉALITÉ, IL Y A 7 ERREURS.ES-TU OBSERVATEUR?SOLUTION 1 Le nombril de la femme 2 La boucle du bikini 3 La couleur du citron 4 Le ruban sur le chapeau 5 Le bout du tube du masque de plongée 6 Un flocon de neige en haut à droite 7 Une planche du revêtement de la maison à gauche de la fenêtre Voici pour toi, jeune mordu de lecture, une sélection de livres choisis par des gens qui s\u2019y connaissent?! À propos des couvre-visages qu\u2019on enlèvera bientôt?: «?J\u2019ai bien hâte, Mamie, parce que quand tu me regardes, je vois juste tes yeux qui me sourient?!?» Ophélie, 31/2 ans FAITES- NOUS RIRE Partagez les blagues et les phrases craquantes de vos enfants, en indiquant leur nom et leur âge, à lemag@lesoleil.com DOMINIQUE DEMERS QUÉBEC AMÉRIQUE CATHERINE FERLAND ÉDITIONS AUZOU LALELOO ÉDITIONS VIGOT Une infirmière du tonnerre (à partir de 9 ans) Raphaël s\u2019ennuie à mourir dans sa chambre d\u2019hôpital.Ses parents ne peuvent pas venir le voir et sa console de jeux vidéo lui donne la nausée tellement il a joué.Il enrage ! Jusqu\u2019à ce que Mademoiselle Charlotte, son infirmière particulière, arrive.Une infirmière assez étrange, pour tout vous dire, car elle a peur des aiguilles et du sang.Aussi, elle porte des bottes de chantier ! Au final, elle l\u2019aidera à guérir de sa fracture du tibia, ainsi qu\u2019elle mettra de la joie dans la vie de Mylou, sa voisine de chambre atteinte d\u2019un cancer.Cette infirmière est attachante et elle a des habitudes peu communes qui rendent ce livre (ainsi que toute la série) vraiment bon et amusant à lire.Je vous avertis, lorsque vous l\u2019aurez commencé, vous ne voudrez plus le lâcher ! Rose-Marie Cantin Lectrice de 12 ans 15 femmes qui ont fait l\u2019histoire du Québec (à partir de 8 ans) L\u2019histoire du Québec a été marquée par mille et une femmes au destin fantastique et (trop souvent) méconnu.Dans son livre 15 femmes qui ont fait l\u2019histoire du Québec, l\u2019historienne Catherine Ferland nous invite à leur rencontre.Racontés au « je » comme une confidence, ces portraits simples et généreux présentent un moment dans la vie de chacune d\u2019entre elles.On a l\u2019impression d\u2019y retrouver une amie.On découvre alors les rêves et les peurs de Gisèle Lamoureux, d\u2019Alys Robi, de Judith Jasmin et de bien d\u2019autres, en plus d\u2019en apprendre plus sur leur époque.Chaque chapitre, brillamment illustré, se termine par un survol général de leur impact dans l\u2019histoire du Québec et par un petit lexique.Une belle façon de célébrer ces pionnières ! Sophie Loiselle Bibliothécaire à la Bibliothèque de Québec Dessiner au carré Connaissez-vous l\u2019art du pixel ?Il s\u2019agit d\u2019illustrations dont les formes sont créées à partir de petits carrés colorés.On en voit souvent dans les jeux vidéo.Pour les artistes qui aimeraient s\u2019y mettre, mais qui n\u2019osent pas se lancer, le livre Dessiner au carré présente une méthode très simple.Sortez un crayon et une feuille quadrillée, comptez un peu le temps de tracer quelques lignes verticales, horizontales et diagonales et vous amasserez rapidement un troupeau d\u2019animaux, une flotte de moyens de transport ou une galerie de personnages de contes de fées.Modifiez l\u2019allure finale de votre œuvre en y ajoutant de la couleur un carré à la fois « en mode pixel » ou en arrondissant les angles pour un aspect plus réaliste.Bonne lecture ! Julie Roy Bibliothécaire au Centre de services scolaire des Découvreurs RUBRIQUE ASSEMBLÉE PAR FRANCIS HIGGINS "]
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