Le progrès, 26 mars 2022, Cahier 3
[" leProgrès SEMAINE DU 26 MARS AU 1ER AVRIL 2022 SAGUENAY\u2013LAC-SAINT-JEAN Le Théâtre à Bout Portant présente la pièce La Migration des peuples PAGE M3 MÊME PÉRIPLE, MOTIVATIONS DIFFÉRENTES P H O T O L E P R O G R È S , R O C K E T L A V O I E SAMEDI 26 MARS 2022 leProgrès M2 ARTS ET SPECTACLES À vrai dire, celle-ci existe depuis 2019, mais avec un conseil d\u2019administration provisoire.C\u2019est lui qui, le 1er décembre dernier, a approuvé le protocole d\u2019entente conclu avec la Fabrique.Pendant quatre ans, celle-ci a accepté d\u2019assumer les frais de chauffage, tandis que la Société aura pour mission de cerner de quelle manière elle assurera la pérennité de la chapelle.« Des feuillets ont été distribués dans les 1500 résidences de Lac- Kénogami et nous attendons de 50 à 100 personnes à l\u2019assemblée.Les participants éliront les quatre membres du conseil d\u2019administration et ceux-ci devront monter un programme destiné à générer des revenus, tout en mettant en place la concertation avec la Fabrique », indique Isabel Brochu, consultante pour le Réseau des organismes de Lac-Kénogami (ROLK).En attendant que la Société vole de ses propres ailes, c\u2019est en effet le ROLK qui supporte le projet de reconversion de la chapelle.À ce sujet, il est bon de rappeler que même après le transfert de propriété, le bâtiment patrimonial demeurera ouvert au culte.Il continuera également d\u2019accueillir des artistes renommés, dans le cadre de la série de concerts classiques lancée il y a un peu plus de dix ans.Elle est si populaire que la plupart des programmes affichent complet, ce qui a permis de financer une série de travaux couronnés par un ambitieux chantier de restauration.La chapelle a alors pris un coup de jeune, d\u2019où l\u2019importance du nouveau chantier qui débutera dimanche.Le joyau a retrouvé son éclat.Maintenant, on doit en faire un lieu aussi vivant que possible.« Les concerts ont consolidé le sentiment d\u2019appartenance que suscite la chapelle.Puisqu\u2019elle a été le seul édifice à survivre au rehaussement des eaux survenu en 1924, c\u2019est devenu un symbole de résistance en même temps qu\u2019un phare pour les bateaux, de même que pour l\u2019ensemble de la communauté.Le premier conseil d\u2019administration pourra s\u2019appuyer là-dessus », fait valoir Isabel Brochu.P a r m i l e s p i s t e s d e développement envisagées, elle mentionne la tenue de spectacles différents de ceux de la filière classique.Des percées ont été réalisées de ce côté, avec le concours du Festival des musiques de création, du Côté-Cour et du Festival jazz et blues de Saguenay.On souhaite poursuivre dans cette voie, celle de partenariats avec des organismes existants.« L\u2019important sera de demeurer fidèle à des valeurs telles que le bon voisinage.Les activités ne doivent pas compromettre le calme, la sérénité des personnes qui vivent près de la chapelle.Aussi, on ne veut faire concurrence à personne, notamment aux diffuseurs », énonce Isabel Brochu.Tout en respectant cette philosophie, elle identifie d\u2019autres avenues de développement.L\u2019une d\u2019elles se rapporte au tourisme.Le Camping Jonquière et la SÉPAQ attirent des milliers de vacanciers, à la belle saison.Si on ajoute le Kéno Patro, un autre édifice fraîchement rénové, ça crée une masse critique de partenaires avec lesquels la nouvelle Société gagnerait à tisser des liens plus étroits.« Il existe un énorme potentiel de ce côté, afin de rejoindre les touristes et les jeunes.Sauf pour les mariages, l\u2019été, la chapelle est sous-utilisée », met en relief Isabelle Brochu.Ajoutons qu\u2019en 2024, on entend souligner le centenaire du rehaussement des eaux en tenant différentes activités, dont plusieurs à la chapelle.L\u2019occasion sera belle de revenir aux sources de ce que fut Saint- Cyriac, le village aux neuf vies.LAC-KÉNOGAMI UNE ASSEMBLÉE POUR PRÉPARER L\u2019AVENIR DE LA CHAPELLE DANIEL CÔTÉ dcote@lequotidien.com Un événement historique se déroulera, le 27 mars à 13h30, à la chapelle Saint- Cyriac.Puisque la fabrique Saint-Dominique ne souhaite plus posséder ce bâtiment, la population du secteur Lac-Kénogami est invitée à participer à une assemblée pendant laquelle on procédera à la fondation de l\u2019organisme destiné à prendre la relève: la Société de développement du parc patrimonial Cyriac.\u2014 A R C H I V E S L E P R O G R È S , M I C H E L T R E M B L A Y Voici la chapelle Saint-Cyriac dans toute sa splendeur.Elle accueillera de nouveau les gens de Lac-Kénogami, dimanche, dans le cadre d\u2019une assemblée destinée à assurer sa pérennité. leProgrès SAMEDI 26 MARS 2022 ARTS ET SPECTACLES M3 SOLVEIG BEAUPUY sbeaupuy@lequotidien.com Les flux migratoires sont monnaie courante depuis la nuit des temps.Il n\u2019y a qu\u2019à regarder les milliers de réfugiés ukrainiens qui ont récemment fui leur pays en raison du conflit avec la Russie.Simultanément, la pandémie a dévoilé un engouement particulier pour la course longue distance.C\u2019est à partir de ce postulat que Vicky Côté, la fondatrice du Théâtre à Bout Portant, a monté la pièce La Migration des peuples, faisant le parallèle entre ces individus mus par des motivations différentes, mais au périple et aux défis semblables.« C\u2019est un périple qui relève presque de l\u2019épopée.Quand on voit les migrants à la télé, c\u2019est quelque chose de très loin, de distant, mais quand on les entasse dans un stade olympique, ça devient tout de suite réel », de souligner Vicky Côté en entrevue avec Le Progrès.Dans cette pièce, qui sera présentée du 31 mars au 17 avril à la salle Murdock du Centre des arts et de la culture de Chicoutimi, le spectateur suivra le périple de deux femmes qui quittent leur pays, et celui de coureurs de marathon.Sur la ligne de départ, chacun se bat pour un but différent, une médaille ou une nouvelle vie, mais tous devront affronter les embûches qui se dressent devant eux.À travers une mise en scène bien ficelée et un environnement sonore immersif, Vicky Côté souhaitait que le spectateur soit témoin de l\u2019effort physique que demande un tel périple et surtout, qu\u2019il le voie en direct.« Je voulais qu\u2019il ait accès à l\u2019intimité des migrants et des coureurs, qu\u2019il entende leur respiration, leurs battements de cœur, leurs pas, a-t- elle mentionné.On passe par toute une gamme d\u2019émotions, on en rit, on en pleure, ça nous touche, c\u2019est déchirant.» Plus que le décor, c\u2019est le son qui est utilisé pour faire voyager le spectateur au travers de différentes ambiances et différents lieux.UN PROJET DE LONGUE HALEINE À l\u2019image des protagonistes de la pièce, l\u2019équipe derrière La Migration des peuples a suivi un long parcours semé d\u2019embûches avant de produire et de diffuser ce spectacle.L\u2019idée s\u2019est imposée dans l\u2019esprit de Vicky Côté en 2018 lorsque le Canada a accueilli plusieurs réfugiés des États-Unis.Après cinq années de production, durant lesquelles la directrice de la compagnie a rencontré des personnes issues des deux univers, a participé au Marathon de Montréal et s\u2019est rendue sur le chemin Roxham, porte d\u2019entrée au Canada pour les immigrants, la pandémie a coupé court à la diffusion du projet.Il aura fallu attendre deux ans avant que la sphère culturelle reprenne un semblant de normalité et que le spectacle soit présenté sur les planches dans un contexte qui rappelle trop bien pourquoi les flux migratoires existent.Plus de 180 heures de laboratoire aux côtés de nombreux comédiens ont également été nécessaires pour développer différentes idées et voir comment il était possible de les traduire en spectacle.« C\u2019était important que ce soit un dialogue qui montre les réalités vécues, sans être moralisateur, a confié l\u2019auteure et metteuse en scène.Il faut comprendre les enjeux et faire preuve d\u2019empathie pour comprendre que quitter son pays avec son linge dans un sac- poubelle et un bébé sous le bras, c\u2019est pas simple.» PROJETS À VENIR Après une douzaine de dates au programme, le Théâtre à B out Portant quittera le Sague- nay-Lac-Saint-Jean p o u r s e re n d re à Montréal et faire connaître la pièce auprès de plusieurs programmateurs.D e n o m b r e u x autres projets sont sur la table, favorisés par la pandémie, alors que d\u2019autres r is quent d\u2019être modifiés.En raison de son succès, Vicky Côté a l\u2019ambition de reprendre la pièce Pour la vie, présentée en septembre 2020, et d\u2019en faire une version plus longue.LA MIGRATION DES PEUPLES UNE PIÈCE TRISTEMENT D\u2019ACTUALITÉ \u2014 P H O T O L E P R O G R È S , R O C K E T L A V O I E Un environnement sonore immersif permet au spectateur d\u2019avoir accès à l\u2019intimité des protagonistes.\u2014 P H O T O L E P R O G R È S , R O C K E T L A V O I E SAMEDI 26 MARS 2022 leProgrès M4 ARTS ET SPECTACLES VALÉRIE MARCOUX vmarcoux@lesoleil.com Sans public, la carrière de Marie- Élaine Thibert aurait été bien différente.L\u2019interprète qui rêvait d\u2019une chanson mettant en valeur le lien qui l\u2019unit à celui-ci a finalement pris la plume pour composer elle-même cette pièce.Notre histoire est devenue le titre de son huitième album, attendu le 30 mars.« Que ce soit moi qui ai écrit cette chanson, je trouve que ça lui donne encore plus de valeur.J\u2019avais demandé à mon chum de m\u2019aider, mais il ne voulait pas.Il voulait que je la fasse toute seule », raconte la chanteuse, toujours tiraillée par de petites insécurités malgré près de 20 ans de carrière.Prenant pour point de départ une retaille de chanson qu\u2019elle a découverte dans les affaires de son conjoint, Marie-Élaine Thi- bert a composé la musique et le texte de Notre histoire.Dans cette pièce, elle rend hommage au public en lui exprimant l\u2019importance de la relation qu\u2019elle a avec lui.« C\u2019est le lien qui nous unit qui fait que je suis encore là aujourd\u2019hui », affirme-t-elle.L\u2019artiste ne s\u2019est pas arrêtée là.Elle a trouvé la confiance de créer une deuxième chanson, L\u2019immédiat, dont les balbutiements traînaient dans son calepin depuis quelques années.Elle a commencé à écrire ces paroles en même temps qu\u2019elle a débuté la course.« C\u2019était vraiment au premier degré quand j\u2019ai commencé à l\u2019écrire », indique la coureuse qui a ensuite élargi la signification du texte.« La vie va trop vite, il faut prendre du temps pour soi », évoque-t-elle à travers cette réflexion sur l\u2019activité physique.LE REGARD DES AUTRES ET LA RESPONSABILITÉ DE L\u2019ARTISTE Marie-Élaine Thibert a reçu beaucoup d\u2019encouragement de son entourage.La pandémie lui a également offert le temps pour surmonter sa timidité et s\u2019adonner à la composition.« Se lancer là-dedans, quelque part, c\u2019est essayer de se trouver nous-mêmes, de trouver qui on est et ce qu\u2019on veut dire », avance la chanteuse qui avait toujours ressenti une gêne à se dévoiler en musique avec ses propres mots.« C\u2019est aussi d\u2019être devant le monde, ajoute-t-elle.Chanter bien, paraître bien, dire les bonnes choses\u2026 Je pense qu\u2019on doute tout le temps et que c\u2019est normal quelque part.» « Ceux qui ne sont pas dans ce métier doutent de leur capacité aussi (\u201cest-ce que je suis un bon parent ?\u201d).C\u2019est ça la vie et je pense qu\u2019un artiste doute encore plus.» Elle sent une grande responsabilité par rapport aux propos qu\u2019elle véhicule dans ses chansons et à l\u2019exemple qu\u2019elle donne, notamment sur les réseaux sociaux.Les artistes deviennent parfois malgré eux des influenceurs, croit-elle.Marie-Élaine veut donc être une bonne influence et utiliser sa visibilité pour aborder des enjeux qui la touchent.Notre histoire est somme toute un opus lumineux, mais il n\u2019esquive pas les débats sociaux qui ont marqué la chanteuse dans les dernières années.Vous ne m\u2019avez pas crue évoque les difficultés des victimes d\u2019agressions à caractère sexuelles à être crues, autant dans le système de justice que dans la société et leur entourage.« Je pense que notre système de justice est à retravailler.Quand quelqu\u2019un passe des mois et des années à se battre en justice et qu\u2019elle sort de là et qu\u2019on ne l\u2019a pas crue\u2026 c\u2019est terrible », s\u2019indigne la femme de 39 ans.Le texte est l\u2019œuvre de l\u2019humoriste Laurent Paquin, qui l\u2019avait tout simplement publié sur ses réseaux sociaux.Émue par la pertinence du propos, Marie-Élaine lui a demandé la permission d\u2019en faire une chanson.« C\u2019est tellement touchant et réaliste », commente l\u2019artiste qui a fait appel à Andrea Lindsay pour créer la musique.NOUVELLE ÉQUIPE Marie-Élaine Thibert prépare ce huitième opus depuis deux ans avec GSI musique.« C\u2019est une nouvelle et grosse équipe qui croit en moi », soutient l\u2019artiste, touchée par la confiance que lui accordent ses collaborateurs.Cet album réalisé par Antoine Gratton \u2014 « génie des arrangements » \u2014, fait appel à différents partenaires, notamment le Quatuor Esca, la chorale des Petits Chanteurs de Laval ainsi que le talentueux poète performateur David Goudreault.Ce dernier slame sur le classique de Stéphane Venne, C\u2019est le début d\u2019un temps nouveau.« Je ne peux pas passer à côté d\u2019une chanson de Stéphane Venne, affirme l\u2019interprète.Stéphane a été mon mentor.Il a produit avec moi mon premier album.» Marie-Élaine a hâte de monter sur scène pour partager ses nouveaux titres avec le public, mais aussi pour le spectacle hommage à Nicole Martin, auquel elle participe avec Marie Michèle Desro- siers et Véronique Claveau à partir du mois de mai.L\u2019artiste est également impatiente d\u2019aller tourner le vidéoclip de Rap- pelle-toi aux Îles-de-la-Madeleine, où elle s\u2019est inopinément mariée en 2013.« [Rémy] ne voulait pas se marier, dans la vie, ce n\u2019était pas son but.Alors j\u2019avais laissé ça derrière moi, mais les Îles lui ont ouvert le cœur », raconte-t-elle avec un sourire dans la voix.MARIE-ÉLAINE THIBERT APPRENDRE À SE FAIRE CONFIANCE Marie-Élaine Thibert a composé la musique et le texte de Notre histoire, chanson titre de son huitième album.\u2014 ARCHIVES LA PRESSE, MARTIN CHAMBERLAND leProgrès SAMEDI 26 MARS 2022 ARTS ET SPECTACLES M5 SOLVEIG BEAUPUY sbeaupuy@lequotidien.com Le Théâtre 100 Masques présentera au Côté-Cour de Jonquière, les 29, 30 et 31 mars, Les Morts Sacrilèges, une cinquième production de lecture qui reprend le mythe de Phèdre inspiré de la version d\u2019Euripide qui s\u2019intitule Hippolyte porte-couronne.Pour rappel, dans la mythologie grecque, Phèdre est mariée à Thé- sée, le roi d\u2019Athènes, et est aussi la belle-mère d\u2019Hippolyte, de qui elle est éprise.Mais Hippolyte n\u2019a d\u2019yeux que pour Artémis, la déesse de la chasse, et repousse Phèdre qui, honteuse, décide de se donner la mort.Afin de laver son honneur, elle adresse une lettre à Thésée avant de mourir et accuse Hippolyte de violence.Ce dernier, furieux de cet aveu, décide de tuer son fils.Mise en scène par le directeur général et artistique du Théâtre 100 Masques, Dario Larouche, et adaptée à l\u2019ère contemporaine, cette réécriture a les allures d\u2019un cabaret tragique soutenu par un environnement sonore entêtant et troublant.Pour pouvoir l\u2019écrire, Dario L a r o u c h e s\u2019e s t p e n c h é s u r différentes traductions du texte original, écrites entre 1850 et 1900.Il les a comparées entre elles pour trouver la traduction la plus imagée, mais il s\u2019est vite rendu compte qu\u2019aucune n\u2019était suffisamment satisfaisante, car souvent pompeuse, verbeuse, empêtrée dans une écriture désuète.« Le texte antique est quand même cruel et violent, alors j\u2019ai décidé de le réécrire dans une version plus contemporaine, proche du slam », a commenté Dario Larouche en entrevue avec Le Progrès.Il a alors construit le texte de sorte que tous les personnages puissent être joués par seulement deux comédiens, qui revêtent à tour de rôle les dynamiques, soit du dominant, soit du dominé, présentes dans le théâtre antique.« C\u2019est un duo qui porte sur l\u2019amour, la passion extrême, qui détruit et qui fait horreur », mentionne-t-il.Pour la mise en scène, le décor, très contemporain, est composé d\u2019un long couloir, d\u2019une table, de deux chaises, de lutrins et de projections d\u2019images sur des écrans afin de mieux faire voir et entendre le texte.Le tout est accompagné d\u2019un environnement sonore et d\u2019un éclairage particulier.Comme il s\u2019agit d\u2019une mise en lecture, les comédiens disposeront de leur texte à portée de main.« Le texte devient aussi un accessoire, c\u2019est un texte objet qui ponctue la mise en scène », de préciser Dario Larouche.À l\u2019été 2022, la compagnie de théâtre présentera une autre production de lecture, Un curioso accidente, une réinterprétation du texte de Goldoni inspiré de la Comme- dia dell\u2019arte.CAMPS D\u2019ÉTÉ Comme chaque été, du 4 au 8 juillet et du 11 au 15 juillet, le Théâtre 100 Masques propose des camps de théâtre thématiques pour les enfants de 7 à 15 ans.La première semaine, quatre groupes plongeront dans l\u2019univers de Courteline, de Molière, de Cal- derón et de Jean Cocteau.Pour la deuxième semaine, les enfants verront différentes catégories de théâtre, comme la farce médiévale, le nô japonais, la tragédie classique et les contes urbains.Le vendredi de chaque semaine, les dramaturges en herbe présenteront un spectacle adapté et revi- sité à leur sauce.Pour se procurer les billets pour Les Morts Sacrilèges : https ://www.theatre100masques.com/ RÉÉCRIRE ET MODERNISER LE MYTHE DE PHÈDRE Pour la mise en scène, le décor, très contemporain, est composé d\u2019un long couloir, d\u2019une table, de deux chaises, de lutrins et de projections d\u2019images sur des écrans.\u2014 COURTOISIE Les Morts Sacrilèges a été écrit par Dario Larouche et la pièce se joue à deux comédiens.\u2014 COURTOISIE 0091886 3 avril 13h30 Partenaire de saison Réservation : theatrelarubrique.com SAMEDI 26 MARS 2022 leProgrès M6 NORMAND BOIVIN nboivn@lequotidien.com entre elle et lui PATRICIA RAINVILLE prainville@lequotidien.com S erez-vous de ceux qui jetteront avec plaisir leurs masques à la poubelle lorsqu\u2019ils ne seront plus obligatoires dans les lieux publics ou de ceux qui, plus prudents, continueront de le porter ?Êtes- vous de ceux qui, comme moi, l\u2019oublient encore dans la voiture en allant payer votre plein d\u2019essence ou de ceux qui oublient plutôt de l\u2019enlever une fois de retour en sécurité dans l\u2019auto tellement vous vous êtes habitués ?Je suis un peu partagée sur la question.Je ne sais pas encore si je lancerai mes masques au bout de mes bras \u2013 pas littéralement au bout de mes bras parce que juste de penser au nombre de masques usagés qui traînent dans la nature me donne la nausée \u2013 lorsque Québec nous dira : OK, c\u2019est fini.Ou si je ne serai pas tout à fait à l\u2019aise de me promener à qui mieux mieux dans les gouttelettes d\u2019inconnus.Je suis toujours bien surprise de me rappeler qu\u2019au plus fort de la pandémie, à la première vague, on se cachait au fond de notre sous-sol, mais qu\u2019on se baladait à l\u2019épicerie sans protection au visage.Pendant que mes parents étaient littéralement enfermés, je faisais leur épicerie le visage découvert.Mais bon, on nous disait que ce n\u2019était pas vraiment utile.mais ça, c\u2019est une autre histoire.Je m\u2019étais pourtant procuré de beaux masques faits à la main, que je n\u2019osais pas porter puisque rares étaient ceux qui se couvraient le visage à l\u2019époque.Je me sentais marginale de porter le masque.Qui l\u2019eut cru, après près de deux ans de couvre-visages obligatoires ?Quoi qu\u2019il en soit, je pense que je m\u2019habituerai assez vite à le délaisser, au même titre que je me suis assez vite habituée à le porter.Je n\u2019ai jamais vraiment rechigné à l\u2019enfiler, même que je l\u2019ai parfois utilisé comme accessoire de mode, lorsque je travaillais sur le terrain.Je me suis amusée à agencer mon masque avec mon veston.Et je me suis même surprise à me trouver plus jolie avec un masque dans la face.Je trouve que ça fait ressortir mes yeux.J\u2019ai appris à sourire avec eux et je trouve que ça fait la job.J\u2019ai bien fait rire ma soeur avec ça, l\u2019autre jour, lorsque nous magasinions des vêtements dans une boutique de Québec.« On dirait que le linge me va mieux quand je porte le masque », lui ai-je dit, le plus sérieusement du monde.« C\u2019est parce que ça cache ton gros nez », m\u2019a-t-elle répondu.Ma soeur a toujours ri de mon nez.Mais ça aussi, c\u2019est une autre histoire.Mais bon, je ne continuerai certainement pas à porter le masque simplement pour une question de look.Surtout que j\u2019ai accepté mon nez, après des années et des années de thérapie.Mais non, je blague.PATRICIA RAINVILLE Direz-vous bye-bye au masque ?A lors que les masques tombent et qu\u2019on s\u2019apprête à retrouver notre vie normale, voilà qu\u2019on apprend qu\u2019on risque de ne pas revoir le bateau La Tournée sillonner le lac Saint-Jean après deux ans de cale sèche.Je ne peux pas croire que le bateau qui fait la marque de commerce de la région au même titre que le fjord, le Zoo ou Val-Jalbert, ne célébrera pas ses 40 ans.Car, oui ! La Tournée a été inaugurée il y aura 40 ans le 17 juin.Sa marraine, celle qui a eu la tâche de péter une bouteille de champagne sur son étrave, n\u2019était nulle autre que la première dame du Québec, l\u2019Almatoise Corinne Côté-Lévesque.Et celle qui avait fait le texte décrivant l\u2019événement, c\u2019est la mère de ma collègue de gauche, Andrée Rainville.Tout est dans tout, comme on dit.Dans mes souvenirs, le Capitaine Bonhomme était de la cérémonie, en 83 ou 84, car on l\u2019avait nommé capitaine honoraire.Mais en fouillant dans les archives et en cherchant la photo où j\u2019étais posé en compagnie du célèbre conteur d\u2019histoires alors que j\u2019étais jeune journaliste au Quotidien, je me suis rendu compte que c\u2019était bel et bien le 17 juin 1982.Ça faisait un peu plus d\u2019un mois que je travaillais à CJMT.Je ne peux pas croire que La Tournée et moi, on ne célébrera pas notre 40e ensemble cet été.Mais mes souvenirs n\u2019étaient pas si mauvais que ça puisque je n\u2019ai pas retrouvé la photo que je cherchais, enfouie quelque part dans une boîte, mais une autre prise à la même occasion et que je vous montre ici.C\u2019était en juin 1985 et on avait lancé la quatrième saison du bateau avec le capitaine qui avait navigué sur les sept mers en combattant les pirates, pour souligner l\u2019événement.On avait invité les journalistes, et il y en avait beaucoup, à cette époque, puisqu\u2019il y avait une multitude de stations de radio AM et FM et que chacune avait une vraie salle de nouvelles avec de vrais journalistes capables d\u2019aller sur le terrain et écrire des textes.Avec mon collègue Daniel Côté, je dois être le dernier journaliste de cette époque \u2013 et je parle du baptême de 1982 \u2013 encore actif.Propriétaire du bateau opéré par la Dam- en-Terre, Alma constate donc une baisse d\u2019achalandage et s\u2019interroge sur la pertinence de poursuivre l\u2019aventure en raison des coûts.Je m\u2019excuse, mais en tourisme, il me semble que la rentabilité n\u2019est pas l\u2019enjeu principal.Pas pour une ville en tout cas ; surtout la ville la plus riche de la région.Je ne dis pas de jeter l\u2019argent par les fenêtres, mais il faut voir ça de façon globale.Pour moi, c\u2019est impensable que le lac Saint- Jean, notre mer intérieure, l\u2019un des orgueils de la région, n\u2019offre pas de croisières aux touristes.Peut-être que ça ne devrait pas se limiter à Alma.Peut-être que les fonds devraient provenir d\u2019argent passant par les mains de l\u2019Association touristique régionale qui en assumerait les coûts.Il est indéniable que ça prend un coup de barre.Je suis allé sur La Tournée pratiquement chaque année.Peut-être que ça créerait une offre touristique intéressante si on ne partait pas toujours de la Dam-en-Terre pour se taper la Grande Décharge aller-retour ?Des départs d\u2019Alma, et aussi de Roberval pour visiter le nord-ouest du Piékouagami, ce serait peut-être une bonne idée.Est-elle en mesure de remonter l\u2019Ashuapmushuan à Saint-Félicien, grâce à son fond plat ?Sur La Tournée, j\u2019ai passé des soirées mémorables avec Jello.Il est disparu de la carte sans qu\u2019on sache trop pourquoi.La rumeur disait que ça chialait quand le bateau accostait tard le soir avec de la musique.Cibole ! On est censés être en vacances, à la Dam-en-Terre ; vous vous lèverez plus tard pour faire votre vélo ! J\u2019ai aussi fait du bateau-vélo.Quoi de plus agréable que d\u2019aller à Roberval à partir d\u2019Alma, un parcours de 65 kilomètres tout de même, et de s\u2019offrir le bateau au retour ?Mais un moment donné, c\u2019était devenu compliqué.Les dates étaient un peu aléatoires.Difficile de planifier dans ce temps-là.Si j\u2019étais méchant, je dirais que la baisse de fréquentation de La Tournée, on l\u2019a un peu cherchée.Il faudrait une offre plus stable pour créer un produit d\u2019appel.Avoir une offre stable pour que le touriste puisse planifier.Ce n\u2019est pas le temps de baisser les bras ; le gouvernement du Québec vient d\u2019annoncer de nouveaux crédits, dans son budget, pour relancer l\u2019industrie touristique mise à mal par la pandémie ! NORMAND BOIVIN Sauvez La Tournée Me voici sur un traversier, portant le masque! \u2014 ARCHIVES LE PROGRÈS Je suis toujours bien surprise de me rappeler qu\u2019au plus fort de la pandémie, à la première vague, on se cachait au fond de notre sous-sol, mais qu\u2019on se baladait à l\u2019épicerie sans protection au visage.Le 25 juin 1985, le Capitaine Bonhomme avait lancé la saison touristique en accueillant la presse régionale et des dignitaires sur La Tournée.Sur la photo, je suis derrière mon collègue de l\u2019époque, Robert Quintal, qui serre la main du célèbre personnage.Derrière moi, mon regretté collègue du Quotidien, Benoît Munger.\u2014 ARCHIVES LE PROGRÈS leProgrès SAMEDI 26 MARS 2022 M7 spiritualité A vec le décès de Joyce Echaquan, une femme atikamekw, le 28 septembre 2020, et avec le scandale des pensionnats autochtones, nous sommes de plus en plus sensibilisés à ce qu\u2019ont vécu et vivent actuellement les peuples autochtones du Québec et du Canada.Certes, ces manchettes nous ont choqués.Mais quelles leçons pouvons-nous tirer de ces événements ?Comment bâtir des ponts entre personnes autochtones et allochtones ?APPRENTISSAGE D\u2019UNE LANGUE TVA Saguenay-Lac-Saint-Jean rapportait le 16 mars dernier que le maire de Roberval, Serge Bergeron, s\u2019était mis à l\u2019apprentissage de la langue atikamekw.Comme maire de Roberval, M. Bergeron estime important de démontrer un intérêt à la culture des Atikamekw qui habitent tant à Roberval qu\u2019à Mashteuiatsh.Toujours selon ce dernier, l\u2019apprentissage de cette langue lui permettra de mieux comprendre et de créer une relation qui ne pourra que croître.Évidemment, tout le monde ne peut pas apprendre une langue autochtone.Cette intervention de M. Bergeron m\u2019a rappelé que lorsque j\u2019étais prêtre modérateur à la paroisse Sainte-Kateri- Tekakwitha de Mashteuiatsh, il m\u2019avait semblé important d\u2019apprendre quelques mots d\u2019innu- aimun que je pouvais utiliser dans certaines célébrations à l\u2019église.Pour ce faire, j\u2019avais consulté une professeure de langue issue de la communauté qui m\u2019avait aidé grandement.Que ce soit pour saluer les gens au début de la célébration en leur disant Kuei, comme le fait actuellement Michel Jean en ouverture des bulletins de nouvelles, ou chanter le Notre Père, ces quelques mots me permettaient de me rapprocher des gens de Mashteuiatsh et de leur montrer tout le respect que je leur portais.Mais au-delà de la langue, comment mieux connaître la vision du monde autochtone et lui rendre justice dans notre quotidien ?À LA RENCONTRE DES CONFLUENTS C\u2019est la mission que se donne l\u2019émission de radio Confluents (https ://anchor.fm/confluents/), depuis 2021.Qu\u2019est-ce qu\u2019un confluent ?C\u2019est un lieu de convergence de cours d\u2019eau, de courants marins ou de glaciers.Souvent, pour les nations autochtones, les berges des confluents servaient de point de rassemblement.Les confluents nous invitent au dialogue, à la rencontre des cultures, à la fraternité.La notion de confluent s\u2019incarne aussi par l\u2019œuvre des missionnaires dans les communautés chrétiennes en milieu autochtone : ces frères, ces sœurs, ces prêtres, ces laïques engagés \u2013 hommes et femmes de foi et d\u2019espérance \u2013, ne sont?ils pas au confluent de deux cultures, de deux peuples, de deux visions du monde ?Sur cet immense territoire appelé le Québec, ces personnes rendent possible la présence pastorale en milieu autochtone et constituent un inspirant réseau de confluents, une vaste toile de solidarité.C\u2019est de ces réflexions qu\u2019est né le nom de l\u2019émission de radio Confluents diffusée depuis septembre dernier.Cette production est portée par Mission chez nous, un organisme de solidarité chrétienne avec les peuples autochtones fondé en 1993 par les évêques catholiques du Québec.L\u2019objectif de Confluents ?Donner la parole aux membres des Premiers Peuples et à leurs alliés.Des Autochtones de tous horizons expriment ainsi au micro de Confluents leurs réalités, leurs réflexions, leur démarche artistique, leur spiritualité.Des experts allochtones et autres personnes engagées dans la rencontre et le dialogue avec les Premiers Peuples y sont également invités pour témoigner de leur parcours.Coanimée par Mathieu Lavigne, directeur de Mission chez nous, et Catherine Ego, traductrice spécialisée en enjeux et littératures autochtones, cette émission hebdomadaire de 30 minutes est diffusée sur les ondes de Radio Galilée (http ://radiogalilee.com/) et de Radio VM (https ://www.radiovm.com/), puis reprise en format balado disponible en ligne.Par la magie des ondes, la radio devient ainsi un lieu de confluence et de rencontre, un espace où l\u2019écoute et l\u2019ouverture permettent d\u2019accéder à la vision du monde de l\u2019autre et d\u2019affiner son propre regard sur le monde qui nous entoure.Jean Gagné, prêtre et responsable diocésain des communications En collaboration avec Mathieu Lavigne, directeur de Mission chez nous et coanimateur de l\u2019émission Confluents Par la magie des ondes, la radio devient ainsi un lieu de confluence et de rencontre, un espace où l\u2019écoute et l\u2019ouverture permettent d\u2019accéder à la vision du monde de l\u2019autre et d\u2019affiner son propre regard sur le monde qui nous entoure.S\u2019ouvrir aux communautés autochtones A R C H I V E S L E P R O G R È S SAMEDI 26 MARS 2022 leProgrès M8 SAMEDI 26 MARS 2022 leProgrès 8 NATALIE RICHARD Collaboration spéciale natalierichardmedia@gmail.com L es beaux jours arrivent enfin et en parfaite harmonie avec la frénésie du printemps.Ça donne des papillons et ça donne soif ! Soif de nouveautés, de classiques et de découvertes ?Voilà ce que je vous propose cette semaine.1 LES DOMAINES LANDRON AMPHIBOLITE 2020 25,50$ \u2022 12 741 084 \u2022 13% \u2022 1,2 g/L \u2022 Nature Amphibolite est un terme de minéralogie qui représente une roche métamorphique, en l\u2019occurrence le type de sol sur lequel pousse ce melon de Bourgogne élevé sur lies par le vigneron Jo Landron.Pensez mi- néralité, notes iodées et salines qui donnent l\u2019eau à la bouche.Tout est super bien exprimé dans ce fabuleux Muscadet aux arômes spontanés d\u2019agrumes et de fleurs blanches qui accompagnera à merveille vos apéros du printemps.Ajoutez-y des huîtres et des crevettes nordiques, vous serez aux anges.2 CHÂTEAU FERRANDE GRAVES 2018 30,25$ \u2022 14 742 081 \u2022 12,5% \u2022 1,2 g/L Une belle découverte printanière qui ravive les sens avec ses notes de miel et de fruits blancs, déclinées dans une amplitude gastronomique qui se conclut par une pointe acidulée, doublée d\u2019une légère salinité.Le vin idéal pour accompagner votre premier repas de fruits de mer de la saison, du crabe des neiges et du homard.Un vrai festin.3 DOMAINE DU TIX BONHOMME- TREMBLAY 2020 23,75$ \u2022 14 878 842 \u2022 13,5% \u2022 1,2 g/L En blanc comme en rouge, cette cuvée nous donne d\u2019emblée des papillons, car elle traduit une belle histoire d\u2019amour, celle des vignerons québécois Nathalie Bonhomme et André Tremblay, qui se sont mariés cette année.Nathalie, des vins Bonhomme en Espagne, et André, du Domaine du Tix dans le Vaucluse, ont conçu ensemble les cuvées Bonhomme-Tremblay, embouteillées exclusivement pour le Québec.Le Domaine du Tix était autrefois le jardin des Romains, perché à 350 mètres d\u2019altitude face au mont Ventoux.N\u2019est-ce pas l\u2019endroit le plus merveilleux au monde pour mettre l\u2019amour en bouteille?Félicitations aux amoureux! Vive l\u2019amour et vive le printemps.4 BUISSONNIER BOURGOGNE CÔTE CHALONNAISE PINOT NOIR 2019 22,20$ \u2022 13 061 494 \u2022 13,5% \u2022 1,7 g/L J\u2019ai adoré ce pinot noir «printanier» pour sa souplesse veloutée, ses notes de cerise et de canneberge, sa buvabilité expressive et pour son prix vraiment accessible.C\u2019est possible grâce à l\u2019expertise des vignerons de la cave coopérative des vignerons de Buxy, en côte chalon- naise, fondée il y a plus de 80 ans et qui regroupe 120 familles vinicoles.5 MONTE CASCAS COLHEITA BEIRA INTERIOR 2020 15,65$ \u2022 13 950 161 \u2022 13% \u2022 3,2 g/L Voici un rouge pour toute occasion, produit à partir du cépage arago- nez, c\u2019est le nom que l\u2019on donne au tempranillo au Portugal.Un petit mot sur Casca Wines: c\u2019est un projet né de la volonté de deux jeunes vignerons portugais, Frederico Gomes et Helder Cunha, de faire des vins de qualité.Ils sélectionnent les meilleurs raisins auprès de producteurs choisis dans différentes ré gions du pays, tout en s\u2019assurant de respecter les terroirs et la tradition portugaise.Pour celui-ci, les raisins proviennent de la région de Beira, à 155 km de la côte atlantique et à 690 m d\u2019altitude.Les vignes de 80 ans poussent sur des sols d\u2019ardoise et sont vendangées manuellement.Le vin, fermenté et élevé en barriques franç aises pendant six mois, est généreux en fruits et facile à boire.Il s\u2019accorde avec tout: pizza, poulet, saucisses sur le gril et plats végétariens.Bio et très bien réalisé.À essayer sans hésitation.6 BUSSOLA VALPOLICELLA CLASSICO 2019 25,30$ \u2022 13 299 937 \u2022 13% \u2022 4,6 g/L Le valpolicella classico est un beau classique dont on ne se lasse pas, surtout quand il est élaboré par des vignerons qui se démarquent comme la famille de Tommaso Bussola, reconnu pour ses grands Amarone.De père en fils, Paolo est chef de cave depuis 2010 et s\u2019applique à bonifier l\u2019œuvre de son père.À votre santé! BIO Pour des suggestions quotidiennes de vins, suivez-moi sur Instagram @nrartdevivre ou sur mon site natalierichard.com.SIX VINS POUR BIEN CÉLÉBRER LE PRINTEMPS Nathalie Bonhomme et André Tremblay en pleine vendange au Domaine du Tix.«On chantait des chansons québécoises pour les vendangeurs, on a tellement ri ce jour-là», raconte Nathalie qui a conçu avec son amoureux les cuvées Bonhomme-Tremblay exclusivement pour le Québec.\u2014 PHOTO DOMAINE DU TIX 1 2 3 4 5 6 leProgrès SAMEDI 26 MARS 2022 M9 PATRICE PLANTE Collaboration spéciale A vec le printemps qui est enfin arrivé, l\u2019envie de se rafraîchir avec une boisson pétillante prend tranquillement le dessus sur notre amour des boissons chaudes et réconfortantes.Si, comme moi, vous êtes tiraillés entre le goût d\u2019un bon café amer et celui d\u2019un cocktail rafraîchissant, j\u2019ai exactement ce qu\u2019il vous faut.Mais avant, un peu d\u2019histoire\u2026 C\u2019est en 2007 qu\u2019est né par accident le fameux « espresso & tonic » ou « café & tonic » que l\u2019on sert dans la plupart des cafés aujourd\u2019hui.C\u2019est en Suède, au Koppi Cafe, qu\u2019un collègue de la fondatrice Anne Lunell a mixé par hasard un simple cocktail composé d\u2019un espresso, de sirop et de tonique au lendemain d\u2019un party d\u2019employés.Un verre rempli de tonique, allongé d\u2019espresso et sucré au goût est ainsi devenu un succès mondial instantané.J\u2019ai donc eu envie d\u2019en créer une simple variation alcoolisée en alliant la douce fraîcheur du pamplemousse rose et les notes de café.Je vous le dis, c\u2019est un délice tout simple à faire (les quantités sont dans le nom de la recette) et je suis convaincu qu\u2019il deviendra votre rafraîchissement numéro un cette année ! Santé ! Café 123 INGRÉDIENTS \u2022 1 oz de liqueur de café (ou 1 espresso double pour une version sans alcool) \u2022 2 oz de jus de pamplemousse rose \u2022 3 oz de tonique \u2022 Menthe fraîche (pour décorer) PRÉPARATION 1 Dans un verre rempli de glace, ajouter la liqueur de café et le jus de pamplemousse rose.2 Mélanger à l\u2019aide d\u2019une cuillère jusqu\u2019à ce que vos doigts deviennent froids.3 Compléter avec le ton ique pétillant.4 D é c o r e r d e m e n t h e .e t savourer ! QUAND LE CAFÉ S\u2019INVITE DANS LE TONIQUE \u2014 P H O T O A N N I E F E R L A N D BIÈRES MONSIEURCOCKTAIL PHILIPPE WOUTERS philippe.wouters@lescoops.ca A vouez que mon titre laisse croire à un mauvais jeu de mots, mais il ne s\u2019agit pas des dernières bières offertes en fût, mais plutôt de l\u2019influence de plus en plus marquée de la demande du marché sur le portefeuille des brasseries, et de la pression de plus en plus forte des consommateurs sur les entreprises de boissons.Une microbrasserie, c\u2019est une entreprise qui brasse de la bière, de manière artisanale le plus souvent possible, et qui diffuse une image de savoir-faire dans la fabrication de celle-ci.La définition dans le Larousse penche vers la même compréhension : « brasserie artisanale où l\u2019on produit des bières ».Une « entreprise de boissons », pour reprendre le terme utilisé par Molson depuis 2018, est une entreprise qui produit tout type de boissons dans des installations adaptées aux exigences de production de chacun.On peut donc y trouver de la bière, du cidre, de l\u2019eau pétillante, des jus et toute autre combinaison de l\u2019ensemble de ces produits.En 2022, de plus en plus de « microbrasseries » deviennent des « entreprises de boissons ».Il y a quelques années, lorsque j\u2019entendais plusieurs propriétaires de brasseries critiquer les stratégies des grands brasseurs sur les ententes corporatives avec les détaillants, les ristournes au volume, les messages publicitaires colorés et les types de produits brassés, mon observation du marché de la bière me laissait croire qu\u2019un jour ou l\u2019autre plusieurs brasseries de plus petite taille seraient obligées d\u2019opter pour la même stratégie.On y est.Pas forcément parce que c\u2019est une volonté de la brasserie de proposer de l\u2019innovation à ses clients, mais parce que le consommateur dicte le marché depuis quelques années.C\u2019est de plus en plus marquant.Des demandes d\u2019opinion sur les produits de types seltzers, smoothies, alcomalts et autres boissons alcoolisées aux saveurs ajoutées, j\u2019en ai presque tous les jours.Elles ne viennent pas des consommateurs, mais des brasseurs qui se questionnent sérieusement sur l\u2019avenir de leur entreprise.Je ne rentrerai pas dans les détails techniques, car je l\u2019ai déjà fait dans une précédente chronique à ce sujet, mais une entreprise qui a des installations pour brasser de la bière peut vendre n\u2019importe quel produit substitut aux spiritueux à partir d\u2019alcool fermenté avec des céréales.Il suffit par la suite de filtrer, centrifuger, équilibrer, ajuster, aromatiser et vendre.Une microbrasserie\u2026 ça brasse de la bière, que de la bière.Une entreprise de boissons\u2026 ça brasse de la bière, mais pas que de la bière.Cet été, la concurrence dans les seltzers sera folle \u2014 je ne compte plus les futurs produits bientôt en vente sur les tablettes.Les alco- malts seront encore bien présents.Les très nombreuses IPA contemporaines également, sans oublier les bières aux fruits, les lagers et tous les autres produits alcoolisés tendance.Les microbrasseries brasseront de la bière.Les entreprises de boissons suivront les tendances.Ce n\u2019est plus vrai qu\u2019on peut appeler « microbrasserie » une entreprise qui brasse autre chose que de la bière.Un chat, c\u2019est un chat, vous disais-je.LES MICROS SOUS PRESSION En 2022, de plus en plus de «microbrasseries» deviennent des «entreprises de boissons». SAMEDI 26 MARS 2022 leProgrès M10 LARRY HODGSON Collaboration spéciale S\u2019 il y a une pratique horticole qu\u2019on pourrait qualifier de miraculeuse, c\u2019est bien le bouturage.Après tout, on prend la tige d\u2019une plante pour en faire deux, trois ou quatre plantes! Ça ne vous rappelle pas le miracle de la multiplication des pains?Juste le concept de prendre une section de tige et d\u2019en faire une nouvelle entité identique à la mère est stupéfiant! On ne pourrait pas sectionner le bras d\u2019un humain, l\u2019enfoncer dans un pot de terreau et produire un humain identique, n\u2019est-ce pas?Pourtant, c\u2019est bien ce qui arrive quand on bouture une tige de plante.Encore plus surprenant : vous pouvez accomplir ce miracle dans votre propre maison! UNE DÉFINITION Le bouturage consiste à produire une nouvelle plante à partir d\u2019un fragment d\u2019une autre.C\u2019est de la multiplication asexuelle, car aucune fécondation n\u2019est nécessaire.UN BEAU PROJET Bouturer des plantes est un beau projet pour initier les enfants au jardinage\u2026 et aide le jardinier plus mûr à remplir ses plates-bandes et jardinières à peu de frais.QUELLES PLANTES BOUTURER?On peut bouturer presque n\u2019importe quelle plante qui produit des tiges feuillues.Cependant, certaines sont plus faciles que d\u2019autres.Habituellement, les plantes à tiges molles sans bois ni écorce sont les plus faciles.Les arbres, arbustes et conifères sont les plus difficiles.Concentrons-nous ici sur les annuelles (coléus, impatiente, bégonia, etc.) et les plantes d\u2019intérieur (philodendron, misère, papyrus d\u2019intérieur, etc.), la plupart ayant des tiges molles.COMMENT PROCÉDER?1 Humidifiez préalablement le terreau.Il doit être à peine humide, comme une éponge essorée.2 Remplissez un petit pot de terreau humide.Le pot doit avoir un trou de drainage.3 À l\u2019aide d\u2019un crayon ou d\u2019un stylo, percez un trou de plantation dans le terreau au centre du pot.4 Avec un couteau bien aiguisé ou un sécateur, coupez une tige saine de 10 à 18 cm de longueur.5 Retirez les fleurs et les boutons floraux de la bouture, car ils saperaient inutilement l\u2019énergie de la nouvelle plante.Retirez également les feuilles au bas de la bouture afin de dénuder la partie inférieure de la tige.6 À moins que vous ne vouliez une plante qui pousse tout droit vers le haut, pincez l\u2019extrémité de la bouture.Cela stimulera une meilleure ramification et ainsi une meilleure floraison plus tard.7 Les tiges ligneuses (dures), comme celles de l\u2019hibiscus, du dracaena et du croton, ont besoin d\u2019aide pour s\u2019enraciner.À cette fin, appliquez- leur une «hormone d\u2019enracinement», vendue en jardinerie.Il suffit d\u2019appliquer le produit sur la partie inférieure de la tige avec un coton- tige ou un petit pinceau.Aucune hormone n\u2019est nécessaire pour la plupart des boutures à tige molle.8 Glissez la bouture dans le trou préparé précédemment dans le terreau, couvrant au moins le premier et deuxième nœud.Tassez doucement le terreau pour que la bouture se tienne bien.9 Recouvrez le pot d\u2019un dôme ou d\u2019un sac transparent*.Vous créerez ainsi une miniserre où l\u2019humidité relative sera presque à 100 %, ce qui facilite énormément l\u2019enracinement.Aucun arrosage ni aucun autre soin ne seront nécessaires tant que les boutures seront à l\u2019intérieur de cet abri.* Sautez l\u2019étape 9 si vous bouturez un cactus ou une autre succulente : ils n\u2019aiment pas l\u2019air humide.10 Placez le pot dans un emplacement relativement chaud (entre 21°C et 24°C) et bien éclairé, mais à l\u2019abri du soleil direct.Lorsque vous voyez de nouvelles feuilles commencer à apparaître, généralement après une à huit semaines, c\u2019est signe que la plante est probablement enracinée.Pour être certain, tirez doucement sur la tige.Si elle résiste, l\u2019enracinement est fait.Eurêka! Vous pouvez alors retirer la mini- serre et traiter votre «bouture» comme une jeune plante adulte! Avec cette méthode en tête, vous pourriez remplir votre demeure et votre jardin de beaux petits miracles que vous avez réalisés vous-même\u2026 et les offrir comme cadeaux vivants à vos amis! TOIT&MOI LE BOUTURAGE : UN MIRACLE SUR LE REBORD DE FENÊTRE! La plupart des plantes d\u2019intérieur et annuelles se prêtent facilement au bouturage.\u2014 PHOTO 123RF/ANNA ILIEVA-ALIKAJ Pour un enracinement rapide, cultivez vos boutures dans une miniserre où l\u2019air est très humide.\u2014 PHOTO REBECCA PARTINGTON, WIKIMEDIA COMMONS On peut bouturer des fines herbes aussi.Ici, du romarin.\u2014 PHOTO 123RF/ZLATKO ANTIC 1 2 3 1 2 3 Il nous fera plaisir de vous rencontrer et de vous démontrer l\u2019étendue de notre offre de services ! Appelez-nous Vous recherchez des courtiers de confiance qui sauront comprendre vos besoins et vous conseiller dans votre démarche ?Notre équipe peut vous aider et vous accompagner dans toutes les étapes de la transaction immobilière ! ÉQUIPE DUFOUR TURGEON Jean-Marc Prince courtier immobilier résidentiel 418 812-1777 Michel Dufour courtier immobilier résidentiel et commercial 418 818-4747 André Lessard courtier immobilier résidentiel et commercial 418 690-6765 Sylvin Perreault courtier immobilier résidentiel 581 668-6202 Linda Turgeon courtier immobilier résidentiel et commercial 418 540-0575 0091885 leProgrès SAMEDI 26 MARS 2022 M11 TOIT & MOI DE NOUVEAUX ACCESSOIRES PRATIQUES ET TENDANCE SIGNÉS BLANCO SARA BROSSEAU sbrosseau@lequotidien.com L\u2019entreprise Blanco, fabricant de solutions de cuisine haut de gamme, a décidé d\u2019élargir son offre sur le marché.De ce fait, elle présente de nouveaux accessoires pour la cuisine, ainsi que deux nouveaux finis métalliques pour robinets, soit un noir mat et un luxueux or satiné.BOTTON II Tout d\u2019abord, il y a le Botton II, un nouveau système d\u2019organisation de l\u2019espace de rangement sous l\u2019évier.Ce dernier contient deux bacs amovibles d\u2019une capacité de 15 litres, ainsi qu\u2019une tablette, permettant plus de rangement.Il est donc possible d\u2019y déposer des produits nettoyants ou encore de l\u2019utiliser comme bac à recyclage.GRILLE PLIABLE Le second accessoire est une grille d\u2019évier pliable multifonction, créée afin d\u2019optimiser l\u2019espace sur le comptoir.Elle peut servir d\u2019égouttoir pour rincer les aliments, sécher la vaisselle ou encore de sous-plat pour déposer les mets chauds.La grille est composée d\u2019acier inoxydable de grande qualité et de bandes flexibles antidérapantes, procurant une bonne stabilité.Elle se range facilement dans une armoire, alors qu\u2019il suffit de la replier.FINIS MÉTALLIQUES Concernant les deux nouveaux finis métalliques, il y a le noir mat, qui est très tendance pour la robinetterie de cuisine.D\u2019ailleurs, il permet un bon contraste avec les cuisines blanches et s\u2019agence bien à plusieurs styles.Puis, il y a le fini or satiné qui ajoute de l\u2019élégance à la cuisine.Il peut très bien s\u2019intégrer tant dans un décor moderne que dans un style plus campagnard.Ce fini brossé comporte des détails délicats et une texture subtile brillant le luxe.L\u2019ensemble de ces ajouts seront en vente vers la fin du printemps.Il sera notamment possible de se les procurer chez RONA.P H O T O S C O U R T O I S I E BOTTON II GRILLE PLIABLE Robinet RIVANA au fini noir mat viacapitalesaglac.com Jean-Roch GIRARD 418 818-6484 jrockgirard@hotmail.com Jacques LAVOIE 418 557-4293 jacqueslavoie@lavoieaucarre.com André LESSARD 418 690-6765 alessard2106@gmail.com Claude POTVIN 418 815-1114 claude-potvin@sympatico.ca Marie-Audrey GIRARD 418 376-4580 magirard01@gmail.com Mélyssa GAGNON 418 557-6635 mgagnon@lavoieaucarre.com Brenda BOIVIN 418 376-4057 brenda.boivin12@gmail.com Hélène LAVOIE 418 693-4293 helenelavoie@lavoieaucarre.com Réjean MARTIN 418 815-2320 rejean.martin@qc.aira.com Sylvin PERREAuLT 581 668-6202 sperreault@viacapitale.com Jean-Michel LAFONTAINE 418 376-1952 jmlafontaine@lavoieaucarre.com Denise TRDINA 418 557-5556 dtrdina@viacapitale.com Richard SIMARD 418 818-0976 rsimard@digicom.qc.ca Pierre-Olivier SIMARD 418 550-5136 po@equipesimard.ca Hélène TALBOT 418 944-1251 helenetalbot@bell.net Chantale TREMBLAY 418 668-9551 chantale9551@gmail.com Serg TREMBLAY 418 693-4011 sergtremblay@viacapitale.com Daniella TREMBLAY 418 290-3871 daniella8001@hotmail.com Linda TuRGEON 418 540-0575 lindaturgeon2000@hotmail.com Lisa-Marie TREMBLAY 418 817-1990 lisamarietremblay@live.ca Hélène TuRGEON 418 590-1818 helenturgeon@videotron.ca Guy SIMARD 418 550-6561 guy@equipesimard.ca Bertrand TREMBLAY 418 818-8858 btremblay@videotron.ca Marylène BOIVIN 418 944-9533 mboivin@viacapitale.com Sara CORMIER 418 817-6419 sara.cormier@live.ca Marc-André DESBIENS 418 817-5333 marcandredesbiens77@hotmail.com Jean-Philippe CÔTÉ 418 815-4780 jean-philippe.cote@fibreop.ca Denise BLANCHETTE 418 820-6277 deniseblanchette1@hotmail.com Louis BRODEuR 418 590-3422 lbrodeur@viacapitale.com Audrey BOLDuC 418 812-2286 audreybolduc@hotmail.com André BILODEAu 418 695-1240 acb@fibreop.ca Réjean AuBRY 418 591-3131 courtier@rejeanaubry.com Andrée CÔTÉ 418 720-2486 andree.cote1@hotmail.com Jérôme CÔTÉ 418 818-2411 jeromecote@viacapitale.com Vicky DuFRESNE 418 818-2987 vdufresne@viacapitale.com Cyndie GAuTHIER 418 590-3390 cgauthier.immobilier@gmail.com Carl DuCASSE 418 540-7976 cducasse@viacapitale.com Marc DuBOIS 418-812-6004 courtiermarc@gmail.com Michel GAGNON 418 812-5071 gagnon.michel@live.ca Josée GAGNON 418 541-0528 jgagnon@viacapitale.com Guylaine GAGNON 418 540-4830 guylainegagnon1@gmail.com Cynthia GAGNÉ 418 321-0044 cynthiagagne1@hotmail.com André DuBÉ 418 818-6677 andredube76@hotmail.com Jonathan DESJARDINS 418 817-3306 Jonathandesjardins703@hotmail.com Michel DuFOuR 418 818-4747 dufomic@hotmail.com Éric DuBÉ 418 815-0545 edube@viacapitale.com Jean-Marc PRINCE 418 812-1777 jeanmarcprince777@gmail.com Jean-François POTVIN 418 550-4848 jfpotvin@viacapitale.com Camil SIMARD 418 818-3523 c_simard@videotron.ca Kevin POTVIN 418 812-6677 kevinpotvin@hotmail.com André SIMARD 418 690-6996 simard.andre@videotron.ca François GOBEIL 418 290-2490 francois.gobeil@viacapitale.com Michel GIRARD 418 698-9199 mick.girard@hotmail.com Nadine SÉNÉCHAL 418 820-5643 nadinesenechal@hotmail.com Lynda GRAVEL 418 290-3849 lyndagravel@outlook.com Chen CHEN 418 550-5501 cchen@viacapitale.com Marie-Josée GRENON 418 812-9660 grenonmariejosee@gmail.com Nos courtiers ont un regard expérimenté pour vos yeux! Michelle JEAN 418 820-5769 mich.jean@videotron.ca 0083995 SAMEDI 26 MARS 2022 leProgrès M12 TOIT & MOI SARA BROSSEAU sbrosseau@lequotidien.com Si vous souhaitez apporter des changements à votre cour extérieure, il urge de prendre rendezvous auprès d\u2019une entreprise œuvrant dans le secteur.Effectivement, les contrats continuent de s\u2019accumuler pour les entreprises d\u2019aménagement paysager, alors que certaines affichent déjà complet pour l\u2019année 2022, tandis que d\u2019autres ont encore quelques places limitées.« À l\u2019heure actuelle notre carnet de commandes pour la prochaine saison est déjà complet et nous avons une liste d\u2019attente pour 2023 », indique le copropriétaire de Réflex Paysage, Frédéric Jean.Par ailleurs, ce dernier remarque deux types de clients.« Il y a ceux qui pensent, présentement, être d\u2019avance pour cet été, mais qui sont malheureusement bien déçus de voir qu\u2019ils viennent de manquer un tour de roue.Puis, il y a les personnes qui sont plus au fait du marché et qui appellent déjà pour planifier leur projet pour 2023.» Le processus de conception de plan étant assez rigoureux, il faut planifier un an avant de voir son projet d\u2019aménagement se réaliser.Du côté d\u2019Aménagement Grenon, ils ont aussi plusieurs contrats de planifier cette année.« Les places sont très limitées, ce qui occasionne des délais.Certains projets pourront seulement se réaliser l\u2019an prochain », avertit le propriétaire, Stéphane Grenon, qui conseille donc à sa clientèle de se prendre d\u2019avance.DES GRANDS PROJETS Depuis la pandémie, Stéphane Grenon constate que oui, la demande a connu un grand essor, mais plus pour les grands projets d\u2019envergure, comme l\u2019aménagement de terrasses, l\u2019installations de piscine ou encore de pergolas.Le copropriétaire de Réflex Paysage, Frédéric Jean, a aussi pris conscience que la valeur des projets a augmenté depuis la COVID-19.Étant davantage à la maison, les gens ont voulu investir dans l\u2019aménagement paysager de leur résidence pour en profiter le plus longtemps possible.« Avant la pandémie, c\u2019était beaucoup de l\u2019aménagement plutôt traditionnel.Il y avait moins de cuisines extérieures, de pergolas ou d\u2019abris.Maintenant, les gens s\u2019installent pour passer plus de temps à l\u2019extérieur chez eux et composer avec la météo.Ils prolongent leur espace de vie intérieur vers l\u2019extérieur », fait savoir M.Jean.DES ENJEUX BIEN PRÉSENTS Le manque de main-d\u2019œuvre est l\u2019une des causes des délais chez Aménagement Grenon.«Il y a un manque de main-d\u2019œuvre chez certains fournisseurs, ce qui affecte nos fournitures en stock et ça limite nos moyens de réalisations », confie M.Grenon.Le fort engouement pour l\u2019aménagement paysager a rempli les carnets de commandes des entreprises et plusieurs vivent avec un manque d\u2019e m p l o y é s, l e s e m p ê c h a n t d\u2019augmenter leurs capacités de production.L\u2019impact de la pandémie n\u2019a pas affecté les capacités d\u2019approvisionnement du milieu de l\u2019aménagement paysager explique pour sa part Frédéric Jean, puisque la majorité des produits sont fabriqués de façon locale.Cependant, il note un enjeu au niveau des végétaux.« N\u2019importe qui peut décider de faire son propre aménagement, donc les stocks baissent vraiment.» Aussi, en mars 2020, devant l\u2019incertitude, des producteurs ont cessé la production de végétaux, créant un trou dans la chaîne d\u2019approvisionnement.FAIRE UN CHOIX ADÉQUAT M.Jean souhaite sensibiliser les personnes à prendre le temps de bien choisir les entreprises pour réaliser leur projet.Selon lui, il ne faut pas arrêter son choix d\u2019entrepreneur sur la disponibilité des compagnies, mais plutôt sur leur manière de travailler.« Parfois ce n\u2019est pas bon signe nécessairement qu\u2019une entreprise ait de la disponibilité immédiatement quand toutes les autres ont une liste d\u2019attente.Donc il faut se poser des questions, faire des choix judicieux et étudier l\u2019entreprise avec laquelle on souhaite faire affaire.» De ce fait, il conseille de choisir l\u2019entreprise qui convient à ce que vous recherchez plutôt qu\u2019une entreprise qui a de la disponibilité rapidement.0088116 Le manque de main-d\u2019oeuvre a des répercussions chez Aménagement Grenon, qui doit composer avec des délais.ARCHIVES LE PROGRÈS AMÉNAGEMENT PAYSAGER DES PROJETS DÉJÀ EN ATTENTE POUR 2023 Marie-Eve Rathé Courtier immobilier résidentiel 418 817-4933 marieratte@hotmail.com Jonquière : 4085, rue Miro Maison dE PREsTiGE VENDU! 881 leProgrès SAMEDI 26 MARS 2022 M13 TOIT & MOI INSPI RATION Avec l\u2019arrivée du printemps et Pâques qui approche, le pastel risque d\u2019être bien présent dans nos décors, alors qu\u2019il est fort tendance durant cette saison.Ces douces nuances apaisent un espace, tout en lui ajoutant un brin de couleur et de lumière.Le pastel est souvent utilisé davantage pour des chambres d\u2019enfant, mais il peut très bien s\u2019intégrer dans n\u2019importe quelle pièce et s\u2019agence à plusieurs styles.Voici des suggestions de produits aux couleurs pastels qui donneront un petit «pop» à votre décor.SARA BROSSEAU LE PASTEL: UNE DOUCEUR COLORÉE Vase en céramique à effet triple.\u2013 BOUCLAIR 1 Tapis de bain Bloomfield.\u2013 ROSE BON BON 2 Ensemble de 4 tasses à mesurer en grès.\u2013 EUGÈNE ALLARD 3 Ensemble de 4 coquetiers couleurs estivales.\u2013 SIMONS 4 Ensemble de 6 coupelles à épices arc-en-ciel pastel.\u2013 SIMONS 5 Pot couleur pastel sur support en bois.\u2013 DÉCORS VÉRONNEAU 6 7 8 1 3 2 4 7 8 6 5 Rideaux MOALISA.\u2013 IKEA Cache-pot classique menthe.\u2013 ROSE BON BON SAMEDI 26 MARS 2022 leProgrès M14 LE P\u2019TIT MAG Tu veux toujours en savoir plus sur le monde qui t\u2019entoure?Chaque samedi, nous te présentons les nouvelles les plus intéressantes de la semaine, publiées par notre équipe sur le Canal Squat, un bulletin de nouvelles quotidien offert sur le site Web jeunesse de Télé-Québec.À lire et à voir dans le journal, dans l\u2019appli et sur notre site Web! ÈVE TESSIER-BOUCHARD Coopérative nationale de l\u2019information indépendante UNE SEMAINE D\u2019ACTU SPÉCIAL UKRAINE LES RÉFUGIÉS DE LA GUERRE EN UKRAINE Des clés pour les comprendre et les aider Depuis le début de la guerre en Ukraine, il y a déjà un mois, tu vois des images de personnes marchant vers des pays voisins.Ces pays les accueillent et les mettent à l\u2019abri.Certains arrivent seuls, d\u2019autres en famille et parfois même avec leur animal de compagnie.Tu entends aussi parler de certains d\u2019entre eux qui viendraient se réfugier dans notre pays.Ce mot, réfugié, tu l\u2019entends beaucoup.Tu l\u2019as peut-être aussi entendu il y a quelques mois, alors que les talibans prenaient le pouvoir en Afghanistan, et on l\u2019a évoqué lors de catastrophes naturelles ou de conflits dans d\u2019autres pays.Un ou une réfugiée est une personne qui a dû fuir son pays pour échapper à un danger.Elle quitte son pays à cause de la guerre, de menaces ou d\u2019une catastrophe naturelle et elle demande à un autre pays de la protéger.Cette semaine, l \u2019équipe du p\u2019tit Mag te propose un dossier au sujet des réfugiés ukrainiens et t\u2019invite à faire ta part en comprenant bien cette réal ité.PAR ÈVE TESSIER-BOUCHARD ET MÉLANIE LOUBERT PHOTO SIMON SÉGUIN-BERTRAND Si je rencontre un réfugié ou un Ukrainien dans mon quartier ou à l\u2019école, est-ce que je peux lui parler de son pays ou il est mieux d\u2019éviter le sujet?Pour répondre à cette question, nous avons contacté Adis Simidzija.Adis est un écrivain habitant à Trois-Rivières.Il est arrivé au Québec à l\u2019âge de 9 ans avec sa maman Amira et son grand frère Aldin.Adis, sa mère et son frère étaient des réfugiés lorsqu\u2019ils sont débarqués de l\u2019avion il y a 24 ans.Son pays, la Bosnie-Herzégovine, vivait alors une guerre et son papa Muhamed avait été tué par des soldats.Voici ce que notre ami Adis avait à te dire: «Je dirais que c\u2019est très important de s\u2019intéresser au pays d\u2019origine de l\u2019autre.Par contre, il se peut que la personne n\u2019ait pas toutes les réponses à tes questions.Surtout, en ce qui concerne la guerre.Moi, ça m\u2019a pris 20 ans avant de pouvoir parler de la guerre dans mon pays.Tous les réfugiés ne vivent pas les choses de la même manière.Moi qui suis réfugié de Bosnie- Herzégovine, je ne peux pas nécessairement comprendre et expliquer ce que vit et vivra un réfugié ukrainien.L\u2019erreur que beaucoup de personnes font, c\u2019est qu\u2019elles ne s\u2019intéressent qu\u2019aux effets que la guerre a eus sur la personne réfugiée.Les questions ne portent que sur la guerre et c\u2019est dommage.Parce que la personne réfugiée a un vécu qui existe en dehors de la guerre et du conflit.Par exemple, moi, avant de venir au Québec, j\u2019avais des amis.J\u2019ai aussi des passions qui datent de ma vie en Bosnie-Herzégovine.Dans mon pays d\u2019origine, le sport national, c\u2019est le soccer: je suis donc un passionné de soccer.Ça fait partie de mon identité.Je me souviens que je pouvais passer des journées entières à jouer au soccer avec mes amis.Il y a aussi la musique qui a marqué mon enfance.Quand j\u2019étais petit, ma mère me faisait écouter de la musique populaire bosniaque pour m\u2019endormir.C\u2019est un beau sentiment qui est resté et qui est relié à mon pays d\u2019origine.Sans parler de la nourriture.J\u2019aime beaucoup manger, surtout quand ma maman cuisine des plats typiquement bosniaques.Ça me rappelle tout ce qu\u2019il pouvait y avoir de beau dans mon pays.Ce sont des choses auxquelles il faut s\u2019intéresser.Ça aide à créer des liens.» Il faut donc s\u2019intéresser au pays d\u2019origine des personnes réfugiées tout en gardant en tête que leur vécu et leur identité ne sont pas réduits aux effets de la guerre.Et il faut être à l\u2019écoute de l\u2019autre aussi.Ne pas insister si on sent que la personne est triste.Il ne faut pas avoir peur de demander «As-tu envie d\u2019en parler?Puis-je te poser des questions au sujet de ce que tu as vécu?» Cela évite les malaises.On peut également dire tout simplement «parle-moi de toi, de ton pays» et accueillir ce que l\u2019autre veut partager avec nous.ADIS P H O T O S F O U R N I E S P A R A D I S S I M I D Z I J A leProgrès SAMEDI 26 MARS 2022 M15 LE P\u2019TIT MAG Voici une petite liste d\u2019organismes qui récoltent toutes sortes de dons pour l\u2019Ukraine.Avant toute chose, discute avec tes parents si tu as le désir d\u2019aider et voyez ensemble ce qu\u2019il est possible de faire.\u203aDONS EN ARGENT Plusieurs fondations récoltent des dons en argent pour venir en aide aux personnes restées en Ukraine.Cet argent sert notamment à offrir de l\u2019eau, de la nourriture, des produits hygiéniques ainsi que du soutien médical aux Ukrainiens.Il peut aussi servir à prodiguer des soins médicaux d\u2019urgence ou du soutien psychologique aux personnes affectées par la guerre.On peut penser à la fondation Canada-Ukraine, à La Croix- Rouge, à UNICEF Canada ou au Fonds des Nations Unies pour les réfugiés.\u203aDONS DE BIENS Plusieurs églises ukrainiennes récoltent des dons de vêtements et autres biens, soit pour les envoyer en Ukraine, soit pour les donner aux réfugiés.Avant de s\u2019y rendre, il est important d\u2019aller vérifier quels biens sont acceptés.Tu peux trouver quelles églises ukrainiennes récoltent des dons autour de chez toi, ainsi que de plus amples informations, sur le site du Congrès ukrainien canadien?: https?://www.ucc.ca/ Tu voudrais aider à ta façon toi aussi?C A R I C A T U R E D \u2019 A N D R É - P H I L I P P E C Ô T É , L E S O L E I L Lorsqu\u2019on voit ce qui se passe en Ukraine, on peut avoir envie d\u2019aider.Certains ont été très créatifs, et c\u2019est le cas de Simone.Du haut de ses 10 ans, elle s\u2019est donné l\u2019objectif d\u2019aider l\u2019Ukraine, un bracelet à la fois.Comme toi, Simone est triste de voir ce qui se passe en Ukraine et elle avait envie d\u2019aider à sa façon.Je ne t\u2019en dis pas plus, je te laisse découvrir l\u2019initiative de Simone par toi-même?! Q Pourquoi la guerre en Ukraine te touche-t-elle?R Ça fait quand même assez longtemps qu\u2019il n\u2019y a pas eu de guerre en Europe.C\u2019est donc vraiment touchant de voir que ça a recommencé.Ce n\u2019est pas vraiment un conflit, c\u2019est plus une guerre pour absolument aucune raison.Un peu comme tout le monde, je souhaite que ça s\u2019arrête ou au moins que ça diminue.Surtout, j\u2019aimerais que tout le monde soit en sécurité.Q Qu\u2019est-ce qui t\u2019a donné l\u2019idée de fabriquer ces bracelets?R Ma mère fait souvent du bénévolat pour l\u2019église à côté de chez moi.Je me sentais mal de ne pas y aller avec elle, parce que j\u2019ai beaucoup de trucs à faire.Je voulais aider l\u2019Ukraine d\u2019une autre façon.Voilà, j\u2019ai eu cette idée-là?: fabriquer et vendre des bracelets pour amasser de l\u2019argent pour l\u2019Ukraine.Avant, j\u2019avais ma petite fabrique de bracelets, mais je n\u2019avais pas beaucoup de commandes.Je me suis juste dit, si ça peut aider l\u2019Ukraine, c\u2019est bien.Q Comment les fabriques-tu?R Je les fais dans mes temps libres.Souvent, il y a mes ami.e.s ou mes parents qui m\u2019aident.Je les fabrique quand j\u2019écoute une émission ou quand je n\u2019ai rien à faire.Il y a beaucoup de personnes qui m\u2019aident dans mon entourage, donc ça facilite la tâche.C\u2019est une passion pour moi de faire des bracelets.J\u2019aime vraiment ça, donc ça ne me dérange pas d\u2019en faire pour les gens.Q Que vas-tu faire avec l\u2019argent ramassé?R À côté de chez moi, il y a une église ukrainienne.Normalement, mes bracelets sont quatre dollars, mais là j\u2019ai monté le prix à cinq dollars.À chaque commande de bracelet, il y a 1?$ qui va à l\u2019Ukraine.Étant donné que j\u2019ai eu beaucoup de commandes, il y a plus de 150?$ que j\u2019ai ramassés pour l\u2019Ukraine.Je vais aller donner tout cet argent à l\u2019église ukrainienne à côté de chez moi.Q As-tu un conseil à donner aux autres jeunes qui se sentent touchés et qui aimeraient aider?R Déjà, on peut faire du bénévolat dans des églises ou des organismes comme ma mère le fait souvent.Sinon, on peut, comme je le fais, essayer de faire une récolte d\u2019argent.On peut vendre de la nourriture qu\u2019on a cuisinée ou faire une petite vente de garage.Ensuite, on peut donner l\u2019argent qu\u2019on a récolté en don à l\u2019Ukraine.Bravo à Simone qui nous démontre qu\u2019on peut tous aider à notre façon?! PAR LYLOU NICASTRO, JOURNALISTE STAGIAIRE Des façons créatives de venir en aide?! PHOTO FOURNIE PAR SIMONE P H O T O S F O U R N I E S P A R A D I S S I M I D Z I J A UN BALADO POUR EN APPRENDRE PLUS SUR LES RÉFUGIÉS Tu veux en apprendre plus sur les défis rencontrés par les réfugiés?Tu aimerais savoir comment ça se vit lorsqu\u2019on quitte sa famille, ses amis, ses repères.Accueillir un enfant réfugié à l\u2019école est un balado issu de la série «?À l\u2019écoute?!?», imaginée et produite par La puce à l\u2019oreille.Ce balado est inspiré par le livre C\u2019est quoi un réfugié, écrit par Élise Gravel.Si le sujet t\u2019intéresse, tu peux lire le livre puis écouter le balado qui t\u2019en apprendra davantage sur le sujet?! https?://lpalo.com/balado/ accueillir-un-enfant-refugie- a-lecole-la-courte-echelle/ À 16 ans, Miron a déjà vécu beaucoup plus de choses que la majorité des garçons de son âge.Il a dû fuir son pays, sous les bombardements, et laisser derrière sa maison, son chat, sa perruche et tous ses amis.C\u2019est pour assurer sa sécurité que ses parents ont décidé de quitter l\u2019Ukraine.Avec quelques vêtements et leurs passeports, ils se sont enfuis à pied, ne sachant pas quel danger les attendait.Le jeune garçon est maintenant à Bucarest, en Roumanie.L\u2019école se fait à distance?: ses camarades sont parfois encore en Ukraine, d\u2019autres sont rendus en Italie ou en Allemagne.Mais même s\u2019il n\u2019a pas la tête à ça, Miron continue ses cours.Heureusement, il y a la joie de revoir les visages de ses camarades à travers l\u2019écran.Dans les dernières semaines, les jeunes Ukrainiens ont tous appris beaucoup de choses, que ce soit la géographie en traversant le territoire, ou la langue, en débarquant dans un pays où ils ne comprenaient pas un mot.Miron et sa famille attendent des visas pour pouvoir s\u2019envoler vers le Canada où peut-être une nouvelle vie les attend.En attendant, ils s\u2019accrochent au meilleur de la guerre?: les élans de solidarité incroyables, de grands gestes d\u2019entraide.Ils réalisent que s\u2019il y a quelqu\u2019un prêt à tuer, il y a aussi quelqu\u2019un prêt à donner sa vie pour te sauver.SELON UN TEXTE DE KARINE TREMBLAY, LA TRIBUNE MIRON, ADO EN FUITE.P H O T O S I M O N S É G U I N - B E R T R A N D , L E D R O I T SAMEDI 26 MARS 2022 leProgrès M16 L e pavillon de l\u2019Ukraine à l\u2019Expo 2020 de Dubaï n\u2019était pas voué à attirer l\u2019attention outre mesure.Ni son architecture ni son exposition, tout de même étalée sur quatre étages, n\u2019auraient laissé des souvenirs impérissables, n\u2019eût été l\u2019invasion qu\u2019a subie le pays de Volodymyr Zelensky.Vrai qu\u2019on portait très peu d\u2019attention au béton et aux structures d\u2019acier, même si le bâtiment ukrainien était plutôt joli.Vrai qu\u2019on zappait rapidement l\u2019innovation d\u2019un vélo électrique capable de parcourir plus de 350 kilomètres avec une seule charge, présentée dans le hall du premier étage.On aurait pu accorder une plus grande importance aussi à Spa- cebit, la capsule de la première mission anglaise et ukrainienne vers la Lune.Mais dès les premières minutes sur le site d\u2019Expo 2020, début mars, l\u2019Ukraine s\u2019imposait pour d\u2019autres raisons.La fi le d\u2019attente, devant le pavillon, témoignait d\u2019un mouvement de foule constant.Certes, des attractions plus populaires nécessitaient d\u2019égrener la patience jusqu\u2019à trois heures durant avant de pouvoir les visiter.C\u2019était beaucoup moins long pour l\u2019Ukraine, même si, sous le soleil de plomb du Moyen- Orient, on faisait volontiers le pied de grue un instant.Ce jour-là, j\u2019avais préprogrammé ma visite avec l\u2019application mobile d\u2019Expo 2020.À l\u2019heure choisie, toutefois, des barrières avaient été érigées tout autour du grand « parvis ».Fermeture impromptue aux visiteurs.L\u2019esprit s\u2019est mis à vagabonder.À imaginer pire que ce qu\u2019on nous avait déjà raconté de l\u2019invasion russe.Une autre frontière de l\u2019innommable venait-elle d\u2019être franchie en Ukraine ?Sans explication aucune, les visites ont repris un peu plus tard en journée.La guerre ne s\u2019était pas essoufflée.L\u2019Ukraine résistait encore.Dès qu\u2019on passait la porte du pavillon thématique, on comprenait que les innovations technologiques, pourtant destinées à attirer l\u2019attention dans le cadre d\u2019une exposition universelle, passeraient au second plan.Tout à côté de la porte, une banderole renvoyait une image solennelle du président Volodymyr Zelens- ky coiffée des mots « Stand with Ukraine ».Les murs intérieurs, sur les deux premiers étages, avaient été presque complètement recouverts de petits morceaux de papier colorés.« Mettons f in à la guerre » , « Soyez en sécurité », « Vous inspirez le Monde », « Soyez forts ».« Paix ! » Les messages d\u2019appui, de soutien, d\u2019encouragement se superposaient, s\u2019entrelaçaient dans une unanimité qui permet de croire encore à l\u2019humanité.Lentement, les notes gribouillées se répandaient, commençaient à grimper l\u2019escalier vers le troisième étage.Devant l\u2019impuissance collective, chaque visiteur avait l\u2019impression d\u2019offrir au moins un peu de carburant à la résistance, à sa façon, à la mesure de ses capacités.Difficile de ne pas s\u2019émouvoir.Du troisième émanaient des chants ukrainiens.Sur une petite scène, cinq femmes concluaient leur mélodie quand une flopée d\u2019Ukrainiens rassemblés se sont réunis derrière un drapeau bleu et jaune pour chanter à l\u2019unisson.Les paroles franchissaient la barrière de leur gorge audiblement nouée.Des yeux humides résistaient de peine et de misère à l\u2019inondation.À l\u2019autre bout de la pièce, des femmes tressaient de simples boucles aux couleurs ukrainiennes et les offraient aux visiteurs pour qu\u2019ils les accrochent, à l\u2019aide d\u2019une épingle, à leur boutonnière ou à leur sac à dos.Étrangement, le thème de l\u2019Expo, « Connecting minds, creating the future », ne voulait plus dire la même chose.Au pavillon de l\u2019Ukraine, on connectait bien les esprits, mais à défaut de créer le futur, on s\u2019entendait pour en espérer un qui soit moins sombre.Dans toute son ironie, le hasard faisait que du quatrième étage, par la fenêtre, on apercevait clairement le criard pavillon russe.Bien que situé dans le « district voisin », le bâtiment immense et multicolore ne pouvait échapper à l\u2019œil averti.Il était là, à un jet de pierre, à portée de vue de son voisin géographique.Tout à coup, comme un sursaut, ce malaise que d\u2019autres touristes m\u2019ont aussi partagé : un sentiment de culpabilité d\u2019avoir traversé la moitié du monde pour s\u2019amuser.Alors que les bombes éclatent et que des millions de réfugiés fuient leur nation, on célèbre la réunion au même endroit de 192 nations sous le thème d\u2019un futur plus vert, plus durable.D\u2019autres pays ont marqué le coup, ont projeté sur leur façade le drapeau ukrainien, une fois la nuit tombée.La Pologne, qui reçoit des millions de réfugiés depuis le début de l\u2019invasion, diffusait à répétition les mots-clés #Stand- withUkraine sur un écran géant.Venait du même coup cette question politique : visiter ou pas le pavillon russe ?Le bâtiment tout en rondeur, pour ses couleurs éclatantes, est l\u2019un des plus beaux de toute l\u2019Expo.Dans les palmarès des pays à visiter au cours de l\u2019événement, la Russie figurait chaque fois dans les 20 premières places.Avec raison.À l\u2019étage, au centre de la pièce, une énorme représentation du cerveau humain en trois dimensions agissait comme support visuel pour expliquer le fonctionnement de la pensée et des sentiments.Difficile de rester coi quand la conclusion de l\u2019animation martèle l\u2019importance de l\u2019empathie et de la coopération.Dans une autre démonstration technologique fort impressionnante, on nous résumait les bienfaits et les avantages.de l\u2019énergie nucléaire.Une fois encore, même si les innovations technologiques présentées n\u2019ont rien à voir avec la guerre ou avec l\u2019armement, l\u2019étrange parallèle avec l\u2019invasion de l\u2019Ukraine suscitait un malaise.E n f a i s a n t a b s t r a c t i o n d u contexte géopolitique, s\u2019il est même possible de le faire, la Russie disposait effectivement d\u2019un des pavillons les plus captivants.Mais comme à deux malaises il faut en ajouter un troisième, on trouvait bien en évidence, près de la sortie, des affiches aux couleurs d\u2019Expo 2030, pour laquelle Moscou a déposé sa candidature.Sont aussi en lice Rome, en Italie, Busan, en Corée du Sud, Riyad, en Arabie Saoudite, et Odessa.en Ukraine.Sur le site Internet d\u2019Odessa 2030, un grand chiffrier compte les jours avant le dépôt d\u2019une candidature officielle.Le thème retenu ?Renaissance.Les technologies.Futur.Ironie, quand tu nous tiens.Le journaliste était l\u2019invité de Turkish Airlines.L\u2019UKRAINE, INCONTOURNABLE D\u2019EXPO 2020 JONATHAN CUSTEAU CHRONIQUE jonathan.custeau@latribune.qc.ca LE BOURLINGUEUR Au pavillon de l\u2019Ukraine, les messages d\u2019encouragement recouvraient les murs des deux premiers étages et commençaient à se propager au troisième.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, JONATHAN CUSTEAU "]
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.