Le progrès, 30 avril 2022, Cahier 3
[" leProgrès SEMAINE DU 30 AVRIL AU 6 MAI 2022 SAGUENAY\u2013LAC-SAINT-JEAN PAGE M3 CHICOUTIMI, LA PHOTOGÉNIQUE P H O T O L E P R O G R È S , S O P H I E L A V O I E Michel Tremblay présente une exposition jusqu\u2019au 4 mai, au Centre des arts et de la culture SAMEDI 30 AVRIL 2022 leProgrès M2 ARTS DANIEL CÔTÉ dcote@lequotidien.com Un pan de l\u2019histoire de l\u2019Université du Québec à Chicoutimi, et plus spécifiquement du Département des arts et lettres, se referme avec le départ du professeur Marcel Marois.Lui qui semblait immuable, comme le laissaient croire ses 50 années de service au sein de l\u2019institution, prendra en effet sa retraite à la fin de la présente session.Après un demi-siècle d\u2019enseignement, la passion est toujours là, de même que la santé.Néanmoins, l\u2019homme a donné son dernier cours il y a quelques jours.« J\u2019aime encore enseigner et je demeurais très motivé.Au fond, je vais arrêter parce que ça fait 50 ans », a-t-il confié lors d\u2019une entrevue accordée au Progrès.Quand on creuse un peu, cependant, l\u2019idée de quitter de son propre chef, alors que tout se passe bien au plan professionnel, apparaît dans son argumentaire.Et puis, il y a l\u2019âge et la possibilité qu\u2019à tout moment survienne un dérèglement.Ça aussi, ça fait réfléchir.« Ce qui va me manquer, c\u2019est l\u2019enseignement et le contact avec les étudiants, indique Marcel Marois.J\u2019apprécie également l\u2019UQAC, notamment la cordialité du personnel.Dès mon arrivée, j\u2019ai aimé les programmes et le contexte dans lequel ils étaient proposés.Pour moi qui arrivais de la Beauce, c\u2019était impressionnant, aussi, de voir la place que les arts visuels occupaient au Saguenay-Lac-Saint-Jean.Dans les autres régions, ce n\u2019était pas aussi développé.» La présence de la galerie d\u2019art La Corniche à Chicoutimi, ainsi que les cours dispensés au Centre culturel de Jonquière, à l\u2019initiative de Pierrette Gaudreault, l\u2019ont convaincu qu\u2019il se passait quelque chose de spécial au pays des Bleuets.« En plus, j\u2019admirais l\u2019architecture audacieuse, comme celle de l\u2019église Notre-Dame-de- Fatima, à Jonquière.Il m\u2019est apparu qu\u2019ici, quand on parlait de culture, ce n\u2019était pas une référence au bricolage », fait observer l\u2019enseignant.LA PASSION DE LA TAPISSERIE Re venant sur s es débuts à l\u2019UQAC, Marcel Marois rappelle que l\u2019enseignement des arts venait à peine de commencer.Parmi les collègues qui l\u2019ont accueilli dans l\u2019ancien orphelinat de la rue Jacques-Cartier, le premier bâtiment qui a abrité l\u2019université, il mentionne Gatien Moisan, peintre et sculpteur renommé.Il y avait également Ronald Thibert, qui avait remplacé le professeur de sculpture Jacques Cleary.Lui- même étant chargé de cours, le nouveau venu pouvait concilier cet emploi avec le désir de création qui l\u2019habitait.« Ça me laissait du temps pour produire des tapisseries, une spécialité où je suis connu pour mes grands formats.Formé par Jeanne-d\u2019Arc Corriveau à l\u2019École des Beaux-Arts de Québec, j\u2019ai appris à travailler sur des métiers de haute lice à partir de techniques semblables à celles de l\u2019atelier des Gobelins, fondé sous le règne de Louis XIV, précise l\u2019artiste.J\u2019aimais l\u2019atmosphère dépouillée qui régnait dans la classe et j\u2019ai été conquis par la pédagogie de madame Corri- veau.Ça m\u2019a montré que si on apprécie un professeur, on apprécie également sa matière.» Pendant toute sa carrière, il a effectué des allers et retours entre le Saguenay et la ville de Québec, où se trouve son atelier.Même quand ses œuvres ont acquis une résonance à l\u2019international, ce que reflète sa participation aux Biennales de tapisserie de Lausanne, en 1981 et 1987, l\u2019homme a conservé ses deux ports d\u2019attache.Il n\u2019a jamais souhaité quitter l\u2019UQAC, une université favorisant un enseignement personnalisé.« On dit que les étudiants sont pires qu\u2019avant, mais je ne suis pas d\u2019accord.Je considère que ceux d\u2019au- jourd\u2019hui sont pareils à ceux d\u2019hier.Ils aiment l\u2019art et sont très allumés, perméables à toutes les formes d\u2019apprentissage », énonce Marcel Marois.Parmi celles-ci, signalons la tenue d\u2019expositions collectives à la galerie L\u2019oeuvre de l\u2019autre, dont il a assumé la direction pendant 11 ans.Créer des œuvres et trouver la meilleure façon de les mettre en valeur, c\u2019est un élément important du curriculum.Ayant toujours trouvé le temps de faire de la tapisserie, même après que l\u2019université lui ait conféré le statut de professeur, le nouveau retraité ne prévoit pas hausser son rythme de production parce qu\u2019il a cessé d\u2019enseigner.Tout en pratiquant la peinture sur papier, il préparera tranquillement une exposition prévue pour 2023, aux Galeries Bellemare Lambert de Montréal.« Il s\u2019agira d\u2019un solo.Une grande tapisserie et des œuvres sur papier », annonce Marcel Marois, dont le travail est représenté dans plusieurs musées du Québec et de l\u2019étranger, parallèlement à de grandes collections.PROFESSEUR D\u2019ART DEPUIS 50 ANS À L\u2019UQAC L\u2019HEURE DE LA RETRAITE A SONNÉ POUR MARCEL MAROIS Tout en enseignant à l\u2019UQAC, Marcel Marois a acquis une renommée internationale grâce à ses tapisseries, notamment celle-ci, intitulée Transformation silencieuse.\u2014 PHOTO COURTOISIE Adepte des grands formats quand il produit des tapisseries, Marcel Marois est photographié à côté d\u2019Averse chromatique, qui illustre bien cette dimension de son travail.\u2014 PHOTO COURTOISIE leProgrès SAMEDI 30 AVRIL 2022 M3 ARTS MARC-ANTOINE CÔTÉ macote@lequotidien.com Chicoutimi le jour, Chicoutimi la nuit, confinée, libre, enneigée, rayonnante\u2026 Le photojournaliste Michel Tremblay a capturé l\u2019endroit sous toutes ses coutures, de ses plus belles laideurs à ses charmes les plus insoupçonnés.Il lui dédit une exposition jusqu\u2019au 4 mai, au Centre des arts et de la culture de Chicoutimi.Il suffit d\u2019avoir l\u2019œil, et parfois un peu de patience, pour saisir avec sa lentille tout ce que le secteur a à offrir, résume Michel Tremblay.Car Chicoutimi est photogénique, assure-t-il, assez pour lui consacrer une exposition et la baptiser en son nom.Il y a d\u2019abord ses courbes, vertigineuses, et sa trame de fond, grandiose, que sont les monts Valin.Ou encore la rivière.Rien n\u2019y est fait sur le plat, et rien n\u2019y est plate, avec toute la vie qui y grouille.« Il y a du monde, ça existe autrement que par des buildings, et au-delà des choses normales qu\u2019on voit tout le temps.Il y a des choses qu\u2019on ne voit jamais ; elles sont toujours devant nos yeux, mais on ne s\u2019y arrête pas.Comme les fils électriques, qui font partie de la vision urbaine que la ville nous offre.Il y a du monde, ça circule, ça bouge.Même quand il y a des tempêtes, il y a une vie.C\u2019est ça que je voulais montrer.» Les photos du Chicoutimien d\u2019origine portent à croire que tout tombe toujours parfaitement en place devant son objectif, que le décor se laisse facilement cueillir ainsi.Mais rien n\u2019est laissé au hasard sur ses photos.Il faut parfois attendre que l\u2019autobus passe, que des gens défilent, que le superflu se retire du cadre, pour n\u2019y laisser que l\u2019important.« Comme cette photo là-bas avec les deux petits garçons qui font du vélo », laisse tomber Michel Tremblay durant la visite.Au premier coup d\u2019œil, les jeunes cyclistes ont l\u2019air tout près de la cathédrale, alors que la rivière Saguenay et plusieurs kilomètres les en séparent pourtant.« Dépendamment des lentilles, des objectifs que tu utilises, tu peux donner l\u2019impression que tou t e st c o mp re ss é, qu e l es jeunes passent en avant de la cathédrale, même si la photo a été prise à l\u2019église Sainte-Anne à Chicoutimi-Nord.[\u2026] Les monts Valin, par exemple, on peut les voir de toutes sortes de façons.Quand tu te promènes, il y a des rues où tu peux installer les monts Valin quelque part, pour montrer où la photo a été prise.» Il s\u2019agit de poser un nouveau regard, différent, sur ces choses que les gens ont déjà vues à o u t r a n c e , c e s b e a u t é s a u x- quelles leurs yeux se sont habitués.Michel Tremblay arpente la ville quotidiennement, lui qui est photographe pour Le Quotidien et Le Progrès.C\u2019est donc son travail, en quelque sorte, de prendre le temps que les autres n\u2019ont pas pour regarder, pour trouver l\u2019angle qui permet de « raconter une histoire ».Un œil averti remarquera que l\u2019exposition Chicoutimi comprend peu de photos prises en été, son créateur ayant découvert en cours de route préférer la texture offerte par les autres saisons.Il remarquera aussi qu\u2019outre l\u2019endroit où elles ont été prises, les photos ont en commun cette « signature » propre à Michel T re mb l ay , q u i s e ma n i f e st e notamment dans les couleurs.« Il y a une sorte de postproduc- tion pour chaque photo.J\u2019ai une technique, moi j\u2019appelle ça une recette de tourtière.Il y a des épices, et à un moment donné, il faut contrôler, en mettre juste un peu, pas trop.» C\u2019est cette recette, combinée avec un décor bien réfléchi, qui fait que ses propositions peuvent presque se confondre à des tableaux.« J\u2019aime beaucoup la peinture, donc il y a certaines photos qui ressemblent à des tableaux.Le cadrage est très important ; il n\u2019y a rien pour rien dans la photo, tout ce qui nuit au storytelling est éliminé.» L\u2019exposition Chicoutimi, présentée depuis le 6 avril dernier au Centre des arts et de la culture de Chicoutimi, est accessible jusqu\u2019au 4 mai.Les photos prises par Michel Tremblay au cours des cinq dernières années présentent le secteur sous toutes ses coutures.\u2014 PHOTO LE PROGRÈS, SOPHIE LAVOIE Sur cette photo, Michel Tremblay amène celui qui regarde à croire que les jeunes cyclistes sont tout près de la cathédrale, même si ce n\u2019est pas le cas.\u2014 PHOTO LE PROGRÈS, MICHEL TREMBLAY Chicoutimi n\u2019est pas plate, insiste Michel Tremblay, en référence à ses nombreuses côtes et à la vie qui y grouille.\u2014 PHOTO LE PROGRÈS, MICHEL TREMBLAY PHOTO LE PROGRÈS, MICHEL TREMBLAY Michel Tremblay PHOTO LE PROGRÈS, SOPHIE LAVOIE EXPOSITION AU CENTRE DES ARTS ET DE LA CULTURE CHICOUTIMI, DANS LA LENTILLE DE MICHEL TREMBLAY SAMEDI 30 AVRIL 2022 leProgrès M4 ARTS MARC-ANTOINE CÔTÉ macote@lequotidien.com Raed Hammoud aurait aimé voir, plus jeune, une série documentaire comme celle qu\u2019il anime présentement.Avec Immigrants de souche, nouveauté télé qui sera diffusée dès le 3 mai sur TV5, il est allé à la rencontre de gens qui, comme lui, viennent «d\u2019ailleurs et de loin», croisant notamment sur sa route Marcellin Gbazai et Rafik Atallah, deux résidants du Saguenay-Lac- Saint-Jean qui ont su y faire leur place, jusqu\u2019à s\u2019y sentir chez eux.Ayant lui-même immigré au Québec avec sa famille plus jeune, Raed Hammoud, d\u2019origine libanaise, mais né au Niger, connaît les difficultés qui peuvent venir avec une telle transition.Parce que le salaire de son père, converti en dollars canadiens, ne valait « plus grand-chose » à leur arrivée, son mode de vie a changé.Mais il trouvait au moins un peu de familiarité, dit-il, chez tous ces gens qui lui ressemblaient en ville, ou dans les allées de certaines épiceries, où certains aliments lui rappelaient son enfance.C\u2019est pourquoi il est fasciné par ces gens qui ont fait le « grand saut », en région, sans ces quelques bouées de secours pour faciliter l\u2019arrivée.« Je me disais que quelqu\u2019un qui immigre en région allait avoir beaucoup plus de difficultés à s\u2019intégrer, à trouver un travail, et j\u2019ai été complètement bluffé.Je me suis rendu compte à quel point nous, dans nos villes, c\u2019est très facile de vivre tout seul dans son coin, d\u2019avoir son confort, sans jamais s\u2019intéresser aux autres.[\u2026] En région, pour les immigrants comme pour les gens qui reçoivent, tu n\u2019as pas le choix de vivre face à face.» Lorsque l\u2019animateur a accepté de prendre la barre de l\u2019émission, c\u2019était à condition de pouvoir dire les choses telles qu\u2019elles étaient, sans cacher le racisme qui persiste parfois, sans cacher cette peur, commune à tous, de « ce qui ne nous ressemble pas », ou encore cette « curiosité qui sort mal de la bouche de certains ».Les préjugés viennent des deux côtés, croit Raed Hammoud, et il ne suffit pas de les taire pour qu\u2019ils disparaissent.Bien au contraire.C\u2019est d\u2019ailleurs cette envie de dépeindre sans filtre la réalité des 13 participants rencontrés par l\u2019équipe de tournage, dans plusieurs régions du Québec, qui donne encore plus de poids à leurs témoignages.UNE RENCONTRE MARQUANTE À Saguenay, Raed Hammoud a eu une rencontre « coup de cœur » avec Marcellin Gbazai.Originaire de la Côte d\u2019Ivoire, ce dernier est chauffeur de taxi et d\u2019autobus depuis son arrivée dans la région, il y a une douzaine d\u2019années, en plus d\u2019y occuper une place sur la scène culturelle en tant que chanteur et danseur.Il est aussi connu par les gens du coin en raison de l\u2019épicerie africaine qu\u2019il avait ouvert à Chicoutimi en 2013.« Marcellin, tu vois dans ses yeux qu\u2019il n\u2019y a pas de filtre, il te dit les choses telles qu\u2019elles sortent à la première seconde.[\u2026] Ça m\u2019a beaucoup touché, au bout de deux jours, quand je me suis rendu compte que ce n\u2019était pas juste un gars qui avait immigré, mais que c\u2019est quelqu\u2019un qui était sorti de l\u2019extrême pauvreté.» Dans le regard de Marcellin, Raed Hammoud a aussi perçu de la fierté.Celle de pouvoir offrir une belle qualité de vie à ses enfants dans sa ville d\u2019adoption, de pouvoir dire qu\u2019ils ont « un trampoline derrière, un jardin, un toit ».« Il m\u2019a dit qu\u2019une fois, il est retourné en France et il a pleuré parce que le Saguenay lui manquait », souligne l\u2019animateur de la série Immigrants de souche.DES PARCOURS DIFFÉRENTS Le but était de montrer des parcours différents, ajoute-t-il, comme celui de Rafik Atallah.Avant de s\u2019établir à Alma durant la pandémie, le Libanais d\u2019origine, né en Égypte, est passé par Montréal, assez longtemps pour réaliser qu\u2019il n\u2019y était pas heureux.Entraîneur de soccer, il n\u2019a pas mis de temps à se trouver un poste au sein de l\u2019Association régionale de soccer Saguenay-Lac-Saint-Jean.« On parle du racisme au Québec ; il y en a, mais il y en a partout dans le monde, et c\u2019est un bel exemple qui le montre.Rafik, même s\u2019il est né en Égypte, et même si c\u2019est un bon joueur de foot, n\u2019avait pas le droit de jouer pour l\u2019équipe de soccer égyptienne [en raison de ses origines libanaises].» Avec ce parcours, Raed Hammoud souhaitait montrer que la route peut s\u2019avérer longue avant de trouver sa place, et qu\u2019elle peut comporter bien des détours.« Ça peut prendre 15 ans, 20 ans avant de trouver l\u2019endroit où tu te sens enfin bien.Rafik l\u2019a peut-être trouvé à Alma.[\u2026] Il m\u2019a dit que lorsqu\u2019il est arrivé là, il a eu l\u2019impression de voir sa ville d\u2019enfance, Alexandrie en Égypte.» La série, qui sera diffusée sur TV5, vient « donner un visage » à l\u2019immigration, croit l\u2019animateur, et elle s\u2019adresse à tout le monde, y compris à ceux qui viennent d\u2019arriver en sol québécois.« Cette série-là, j\u2019aurais aimé la voir quand moi je suis arrivé ici avec ma famille pour qu\u2019on nous montre qu\u2019il n\u2019y a pas que Montréal, Côte-Vertu, où il y a des Libanais, ou Montréal-Nord.Il y a aussi Lebel-sur-Quévillon, Saguenay\u2026 Allez voir les opportunités là-bas, parce qu\u2019une fois que tu immigres en région, tu n\u2019as pas le choix de vraiment t\u2019intégrer et de vivre au beat québécois.» IMMIGRANTS DE SOUCHE: TROUVER SA MAISON, EN RÉGION Raed Hammoud a accepté de prendre la barre de l\u2019émission dans le but d\u2019y dépeindre un portrait juste de la réalité des immigrants au Québec.\u2014 PHOTO COURTOISIE, TV5 L\u2019équipe de la série Immigrants de souche est allée à la rencontre de Rafik Atallah, dans son nouveau chez lui, à Alma.\u2014 PHOTO COURTOISIE, TV5 Raed Hammoud a eu une rencontre «coup de cœur» avec Marcellin Gbazai, à Saguenay.\u2014 PHOTO COURTOISIE, TV5 Le parcours de Rafik Atallah, aujourd\u2019hui installé à Alma, est l\u2019un des 13 présentés par la série documentaire Immigrants de souche, qui sera diffusée à compter du 3 mai sur TV5.\u2014 PHOTO COURTOISIE, TV5 leProgrès SAMEDI 30 AVRIL 2022 M5 ARTS MARC-ANTOINE CÔTÉ macote@lequotidien.com Elle a été écrite en 1979 et présentée des centaines de fois depuis à travers le monde.Pourtant, la pièce Une lune entre deux maisons reste toujours d\u2019actualité, son message étant aussi important pour la jeunesse d\u2019hier que celle d\u2019aujourd\u2019hui.Les tout-petits du Saguenay et leurs parents pourront faire l\u2019expérience de sa plus récente mouture, adaptée à un «?temps très présent?», le samedi 7 mai à 11?h, au Théâtre La Rubrique.Avant de mettre cette histoire sur papier, à l\u2019époque, Suzanne Lebeau, cofondatrice de la compagnie de théâtre Carrousel, s\u2019était imprégnée de la réalité des enfants, question d\u2019en produire un meilleur reflet.C\u2019est au terme de plusieurs heures d\u2019observation en garderie qu\u2019elle avait fini par accoucher des personnages de Plume et Taciturne, et de cette histoire qui allait les unir, malgré leurs différences.Considérée comme la pièce fondatrice du théâtre québécois pour la petite enfance, Une lune entre deux maisons se veut une œuvre « miroir », dans laquelle les jeunes spectateurs se reconnaissent.Que ce soit dans les traits de Plume, joviale, libre, fonceuse et sans inhibition, ou ceux de Taciturne, timide, observatrice, plus refermée sur elle-même, consciente de ses limites et de celles des autres, chacun s\u2019y retrouve.« Ce sont tous les fondamentaux liés au développement de l\u2019enfant que Suzanne a réussi à transposer dans une fable plutôt simple, mais à laquelle les enfants de trois, quatre, cinq et six ans s\u2019identifient parfaitement.Les concepts de jour et de nuit, d\u2019ouverture et de fermeture, des trucs très binaires comme je suis ton ami ou je ne suis pas ton ami, je vais vers toi ou je ferme la porte à la rencontre.Ce sont tous ces rapports au monde que l\u2019enfant découvre entre ces quatre années-là », explique Marie-Eve Huot, metteure en scène de la pièce.UNE MOUTURE PLUS MODERNE Celle-ci y a apporté sa touche en 2010, alors que le spectacle avait déjà été trimballé dans plusieurs pays, et ce, pendant une dizaine d\u2019années, après sa création.Celle qui est depuis devenue directrice générale du Carrousel en avait d\u2019abord créé une version « à petite jauge », pour un public plus restreint, qui s\u2019assoyait à même la scène, avec les personnages.La seconde mouture, qu\u2019elle propose depuis 2018, est plus actuelle, et à bien plus grand déploiement.Ce ne sont plus 100 jeunes à la fois qui peuvent y assister, mais 200.Les décors ont changé, le rose, le bleu marine et le mauve étant troqués pour des teintes plus actuelles.La nostalgie a été remplacée par le contemporain.« Ça n\u2019a plus rien à voir ! [\u2026] On était dans une très grande poésie, mais j\u2019avais envie avec cette relecture-là de ramener l\u2019action aujourd\u2019hui, dans un temps très présent, parce que les enfants appartiennent au monde d\u2019aujourd\u2019hui.» Et les enfants semblent apprécier, bien qu\u2019ils le fassent savoir de façon différente, selon le pays où est présenté le spectacle.Mardi dernier, par exemple, à Montréal-Nord, la troupe avait devant elle un public « hyper réactif », libre, joyeux, qui riait et applaudissait de bon cœur, comme c\u2019est souvent le cas dans les différentes salles du Québec.En mars, en Espagne, le public avait une écoute « très sérieuse, très silencieuse ».Auparavant, en France, c\u2019était à mi- chemin entre les deux.« C\u2019est vraiment des réceptions qui sont nuancées, qui ne sont pas tout à fait les mêmes, et je trouve ça vraiment fascinant et intéressant, comme artiste, mais aussi comme adulte, de constater à quel point la culture nous façonne, nous sculpte comme êtres humains, dans notre rapport aux autres, au monde, dans nos interactions sociales », philosophe Marie-Eve Huot.REFLET D\u2019HIER Les parents aussi trouvent leur compte dans la pièce, puisqu\u2019ils « reconnaissent leurs enfants sur le plateau », dit-elle.Même les enfants plus grands, qui accompagnent leur petit frère ou leur petite sœur, apprécient leur expérience, y trouvant un rappel de ce qu\u2019ils étaient quelques années auparavant.« Certains me disent qu\u2019ils n\u2019ont plus peur maintenant la nuit, qu\u2019ils ont vaincu cette peur-là qu\u2019ils avaient à quatre ou cinq ans.Il y a une sorte de fierté qu\u2019ont les plus vieux en voyant le spectacle.C\u2019est assez beau, ce qui se passe dans la salle pendant le spectacle et après.» Il faut dire que l\u2019histoire, bien qu\u2019adaptée aux tout-petits, se veut universelle.Plume et Taciturne - respectivement incarnées par Émilie Dionne et Catherine Leblond -, dont les maisons sont voisines, ne trouvent entre elles que des différences à la lumière du jour.Mais lorsque la nuit tombe, dans la deuxième moitié de la pièce, « que les bruits arrivent, que les peurs surgissent », elles réalisent que l\u2019adversité se traverse toujours mieux à deux.Une lune entre deux maisons sera présentée à des groupes scolaires, jeudi et vendredi, au Théâtre La Rubrique à Jonquière, avant la représentation pour le grand public, samedi (7 mai), à 11 h.UNE LUNE ENTRE DEUX MAISONS POUR LA JEUNESSE D\u2019HIER ET D\u2019AUJOURD\u2019HUI Les deux personnages ne trouvent entre eux que des différences, avant la tombée de la nuit.Celle-ci fait cependant ressortir leurs peurs communes.\u2014 PHOTO COURTOISIE, TEATRALIA/CAM Le personnage de Taciturne, timide et observateur, est interprété par Catherine Leblond.\u2014 PHOTO COURTOISIE, TEATRALIA/CAM La comédienne Émilie Dionne incarne Plume.\u2014 PHOTO COURTOISIE, TEATRALIA/CAM SAMEDI 30 AVRIL 2022 leProgrès M6 ARTS MARC-ANTOINE CÔTÉ macote@lequotidien.com La comédienne Josée Deschênes ne manque pas de raisons pour expliquer pourquoi elle a accepté de jouer dans la série Web Géolocali- ser l\u2019amour.La principale s\u2019appelle toutefois Simon Boulerice, pour qui elle a eu un «?coup de foudre?» professionnel, ces dernières années, et dont la «?lumière?» a tendance à mettre en valeur tous ceux qui travaillent à ses côtés.« Quand il me demande quelque chose, c\u2019est presque oui avant d\u2019avoir lu ! » Cette fois-ci, en plus, elle avait lu d\u2019avance.Le livre sur lequel est basée la série, et qui partage le même titre, s\u2019était retrouvé dans sa bibliothèque bien avant qu\u2019on ne l\u2019approche pour incarner la mère de Simon Boulerice à l\u2019écran.Ce dernier tient lui-même le rôle principal dans cette adaptation pour le Web.Qui de mieux pour tenir à bout de bras ce récit aux penchants d\u2019autofiction, où le personnage de Simon, un homosexuel dans la trentaine, vogue d\u2019application en application, à la recherche de l\u2019âme sœur, se voyant souvent « rabroué, ghosté ».Sa quête l\u2019amène aux quatre coins de Montréal, dans le lit de plusieurs amants, jamais assez grand pour contenir toute sa solitude.UN SUJET QUI PARLE À PLUSIEURS Le sujet en est un important et touche plusieurs générations, croit Josée Deschênes, qui a elle-même rencontré son amoureux sur un site de rencontre, il y a près d\u2019une quinzaine d\u2019années.Cette fois-ci, il est abordé « frontalement », de façon assez crue pour dépeindre un juste portrait de la réalité de ces gens dont la moitié reste à trouver.« Il y a des fois que c\u2019est vraiment des affaires de cul, d\u2019autres fois c\u2019est blessant, il traite de tous ces aspects-là.C\u2019est vraiment touchant aussi, Simon est capable d\u2019aller chercher les deux à la fois.[\u2026] J\u2019aimais ça aussi avec le rôle de la mère, qu\u2019elle ne soit pas en train de le juger.Son fils est de même et elle aime ça de même.Elle l\u2019aide.C\u2019est une mère vraiment moderne.» Celle-ci est bienveillante, mais n\u2019a pas la langue dans sa poche.Par amour, elle confronte parfois son fils, lui pose les « vraies questions ».Elle peut même être intrusive, admet en riant la comédienne.« Ça pourrait être son petit travers fatiguant.» Avec Luc Senay dans le rôle du père, à qui elle était jumelée pour la première fois dans un projet, les trois forment « un beau team », un « noyau familial improbable ».Et il est toujours agréable, pour les comédiens, d\u2019avoir l\u2019auteur à portée de main pour répondre à toutes leurs questions, bien que ledit auteur était très concentré sur sa tâche d\u2019acteur, avec laquelle il est moins familier que celle d\u2019auteur.« Il était content d\u2019être entouré de gens qu\u2019il aime et en qui il a confiance.C\u2019était très l\u2019fun de faire ces scènes-là, mère-fils.Il y avait beaucoup de tendresse, et je pense que ça lui faisait du bien aussi que je sois là avec lui, parce que ça le rassurait comme acteur », note celle qui a apprécié le côté plus « artisanal » d\u2019un projet Web, à travers lequel elle a été ramenée à ses années de création collective à Québec.UNE COMPLICITÉ NATURELLE C e t t e c h i m i e e n t r e J o s é e Deschênes et Simon Boulerice n\u2019avait d\u2019ailleurs rien de forcée.Les deux se sont croisés ici et là, ces dernières années, toujours avec bonheur, jusqu\u2019à ce qu\u2019un projet commun \u2013 autre que Géolocaliser l\u2019amour et qui pourrait déboucher prochainement - ne les rapproche davantage durant la pandémie.« On a eu une espèce de coup de foudre ensemble.[\u2026] C\u2019est vraiment quelqu\u2019un qui est dans la lumière et moi je recherche ces énergies- là dans mes amitiés.Ç\u2019a cliqué très fort.Je trouve que c\u2019est dans sa génération, c\u2019est une tête forte.On va en entendre parler longtemps, il est là pour rester.Simon, il est implanté là et son talent va se déployer sur toute une génération, sur toute une vie.» Preuve d\u2019un amour réciproque, Simon Boulerice a invité la comédienne à prendre part à une autre série qu\u2019il a écrite et dont le tournage devrait commencer sous peu.UN PRINTEMPS OCCUPÉ En attendant, Josée Deschênes n e m a n q u e p a s d e b o u l o t .Jusqu\u2019au 7 mai, elle joue dans la pièce intitulée Ceux qui se sont évaporés au Centre du Théâtre d\u2019Aujourd\u2019hui.Elle débutera ensuite le tournage de la quatrième saison de Plan B.« Quelques jours aussi sur le projet de Simon et toutes sortes de belles affaires qui s\u2019en viennent.C\u2019est une belle période, c\u2019est très foisonnant.Après la pandémie, il y a beaucoup de projets qui ont débloqué, beaucoup de tournages en même temps.» L a s é r i e We b G é o l o c a l i s e r l\u2019amour, qui comprend dix épisodes de dix minutes, sera disponible dès ce jeudi 5 mai sur Tou.tv Extra.Elle est réalisée par Nicolas Legendre-Duplessis et met également en vedette Jocelyn Lebeau.NOUVELLE SÉRIE WEB SIGNÉE SIMON BOULERICE L\u2019?AMOUR AU TEMPS DES APPLICATIONS Avec Simon Boule- rice, les deux comédiens formaient un «?noyau familial improbable?».\u2014 PHOTO COURTOISIE, ROSALIE BOURGET C\u2019était la première f o i s q u e J o s é e Deschênes et Luc Senay travaillaient ensemble à l\u2019écran.\u2014 PHOTO COURTOISIE, ROSALIE BOURGET La comédienne Josée Deschênes incarne la mère de Simon dans la série web Géolocaliser l\u2019amour, qui sera disponible dès le 5 mai sur Tou.tv Extra.\u2014 PHOTO COURTOISIE, ROSALIE BOURGET La série web Géolo- caliser l\u2019amour comprend dix épisodes de dix minutes.\u2014 PHOTO COURTOISIE 1 3 4 2 1 3 2 4 leProgrès SAMEDI 30 AVRIL 2022 M7 ARTS VALÉRIE MARCOUX vmarcoux@lesoleil.com Le ciel est gris et la pluie menace de tomber à tout moment quand le photographe du Soleil arrive au domicile de Jordane sur l\u2019île d\u2019Orléans.L\u2019artiste qui s\u2019est fait connaître à La Voix est satisfaite du décor.Il évoque bien la puissance de la nature qu\u2019elle associe à celle des femmes dans son nouvel album, Reine de papier.Originaire des Escoumins, Jordane y réside depuis un an.« La proximité du fleuve est quelque chose qui me man- q u a i t b eau c ou p d epu i s q u e j \u2019habitais à Québec », admet l\u2019autrice-compositrice-interprète.En plus d\u2019être entouré par les eaux du Saint-Laurent, son nouveau domicile lui permet d\u2019être plus autosuffisante par rapport à son alimentation.« On s\u2019est lancé à fond dans ce projet.On fait pousser des légumes, des champignons, des animaux ; c\u2019est une belle place pour faire ça », affirme l\u2019artiste qui partage l\u2019aventure avec son copain et sa belle-famille.Jordane a toujours été sensible à la force et à la fragilité de la nature.Son nouvel opus est d\u2019ailleurs rempli de références à celle-ci.Elle invoque la puissance des volcans, du vent et de la montagne pour déclencher une tempête d\u2019émotions.Au cœur de cet ouragan, la chanteuse aborde avec vulnérabilité des thèmes et des enjeux, notamment féminins, dont plusieurs en lien avec le corps.« Le fait que la nature soit si forte et en même temps fragile, il y a quelque chose pour moi qui est très proche de la féminité », explique-t-elle.C\u2019est d\u2019ailleurs cette dualité qu\u2019elle avait en tête en intitulant son deuxième album Reine de papier.Ce titre évoque également que Jordane était la seule aux commandes de son projet.« Non seulement au niveau de la création, mais aussi au niveau entrepreneurial.C\u2019est un autre pas pour moi dans l\u2019industrie de la musique », précise-t-elle fièrement.Souveraine, elle a choisi de s\u2019entourer d\u2019une équipe hautement féminisée.Selon son expérience, il est plus commun d\u2019être la seule femme dans un groupe de musiciens que l\u2019inverse.En travaillant avec Éléonore Pitre (guitares acoustique et électrique), Béatrix Méthé (chœurs), Camille Gélinas (piano, synthétiseurs) et Fabienne Gilbert (basse électrique, basse Moog), l\u2019artiste agit concrètement pour renverser cette tendance et encourager la solidarité féminine.« On est toutes, un peu, des minorités qui se retrouvent.Toutes ces femmes ont vécu énormément de situations où elles étaient la seule femme à jouer avec une gang de gars.Il y a quelque chose qui est bien agréable dans le fait de se reconnaître et de se retrouver », souligne Jordane.L\u2019autrice-compositrice-interprète a également invité Caroline Savoie à chanter avec elle dans sa Forêt vierge.Il s\u2019agit de la première collaboration sur un de ses disques.UNE REINE EN SON ROYAUME Pour l\u2019enregistrement, Jordane a convié tous ses complices chez elle, sur l\u2019île d\u2019Orléans, dans son salon transformé en studio pour dix jours.« Il y avait des fils partout, c\u2019était vraiment intense, mais très l\u2019fun », raconte-t-elle.En son royaume, l\u2019artiste s\u2019est sentie assez à l\u2019aise et libre pour donner vie à ses textes sensibles aux allures de confidences.« Ça amène quelque chose de différent d\u2019avoir autant de femmes dans le processus.C\u2019est un cercle dans lequel je me sens super bien », affirme la chanteuse.C\u2019est également dans ce lieu qu\u2019elle a réapprivoisé le piano sur lequel elle a composé les mélodies de ses 11 nouvelles chansons.« J\u2019en jouais un peu quand j\u2019étais très petite, mais je n\u2019avais jamais peaufiné mon apprentissage du piano jusqu\u2019à cette année », explique-t-elle.Il en découle un style moins folk, qu\u2019on pourrait plutôt qualifier d\u2019indie pop.« Avant, les compositions ne se faisaient pas nécessairement au piano et je pense que quand la composition part de la guitare, le son est plus folk », observe-t-elle.Cette tendance culmine à la fin de l\u2019album avec Appels manqués.« Elle est vraiment pop ! Honnêtement, c\u2019est la plus l\u2019fun à jouer », indique celle qui prépare présentement son spectacle de lancement, qui aura lieu le 4 mai au Grand Théâtre de Québec.« C\u2019est vraiment le réalisateur Colin Savoie-Levac qui a proposé une version quasiment funk- disco.Je suis directement tombée en amour avec sa version.Il a beaucoup accéléré le tempo et ça amène complètement une autre interprétation », ajoute Jordane, qui a hâte de monter sur scène pour partager une musique plus à son image que jamais.JORDANE PUISSANCE ET VULNÉRABILITÉ DE LA REINE DE PAPIER «Ça amène quelque chose de différent d\u2019avoir autant de femmes dans le processus.C\u2019est un cercle dans lequel je me sens super bien.» \u2014 Jordane Jordane a toujours été sensible à la force et à la fragilité de la nature.Son nouvel opus est d\u2019ailleurs rempli de références à celle-ci.\u2014 PHOTO LE SOLEIL, PATRICE LAROCHE P H O T O 1 2 3 R F J e profite de l\u2019absence de mon cher co-chro- niqueur Normand, qui se la coule douce en vacances, pour vous parler d\u2019un sujet qui me titille depuis longtemps.Je lui en avais déjà glissé un mot, mais je n\u2019avais pas senti une grande ouverture de sa part.J\u2019admets qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un sujet qui touche exclusivement les femmes.Un sujet qui, je trouve, est tabou depuis la nuit des temps et qui l\u2019est encore un peu aujourd\u2019hui.Je vais vous parler de menstruations.Oui, oui, de menstruations.Vous savez, cette chose qui touche toutes les femmes du monde.Mais dont on n\u2019ose pas vraiment parler ouvertement.Et pourtant.On évalue qu\u2019une femme aura en moyenne 500 menstruations au cours de sa vie.Pendant environ 39 ans.Une femme passe donc environ 2500 jours ou 357 semaines ou 30 mois mens- truée durant sa vie.Calculez ça comme vous voulez, mais c\u2019est long.S\u2019il ne s\u2019agit pas ici d\u2019un sujet universel, je me demande bien c\u2019est quoi.Malgré ça, je sens encore une petite gêne lorsque ce sujet est abordé publiquement.Bon, sûrement moins qu\u2019auparavant, lorsqu\u2019on croyait qu\u2019il s\u2019agissait de l\u2019oeuvre du démon.Ou qu\u2019on utilisait des expressions aussi étranges que « les Anglais débarquent » pour dire qu\u2019on « était indisposée ».Indisposée à quoi, au juste ?Mais même en 2022, dites haut et fort que vous êtes menstruée au bureau ou dans une soirée et vous verrez quelques regards de travers.Il serait peut-être temps de décomplexer les menstruations.On dit souvent qu\u2019on se rappellera toute notre vie de notre première relation sexuelle.Bien honnêtement, ce souvenir ne m\u2019est pas resté gravé en mémoire.Mais toutes les filles se rappellent sans doute de leurs premières menstruations.Je me souviens très bien de la fois où notre professeure de 5e année, Diane, s\u2019était adressée à la classe pour en parler.Elle avait averti les filles qu\u2019elle avait des serviettes hygiéniques à portée de main si « notre première fois » survenait à l\u2019école.Tous les gars riaient et les filles rougissaient.Ça ne m\u2019est pas arrivé en 5e année.Mais plutôt à la fin de ma sixième.J\u2019avais 11 ans.J\u2019étais allée dîner à la maison et c\u2019est à ce moment que je m\u2019en étais aperçu.Ça n\u2019avait pas été un choc à proprement parler, puisque j\u2019étais prête depuis que j\u2019avais écouté Le Lagon bleu.Je me souviens de la réaction de la pauvre fille, qui se demandait bien ce qui se passait à la vue du sang.J\u2019avais tout de même ressenti une légère gêne.Comment annoncer ça ?Avant de repartir pour l\u2019école, j\u2019avais laissé une petite note à ma mère, sur laquelle j\u2019avais écrit : « Allo, maman, je vais avoir besoin de serviettes hygiéniques.Bye.» Le soir, elle m\u2019avait amenée au Burger King pour « célébrer ».Célébrer quoi ?Je ne sais pas trop, mais j\u2019étais contente de manger du fastfood en plein milieu de semaine.Ceux qui me connaissent diront que ma passion pour le Burger King vient peut-être de là.Je n\u2019ai jamais annoncé à mon père que j\u2019étais désormais mens- truée.Peut-être qu\u2019il ne le sait pas encore.Je blague, évidemment, mais je me voyais mal lui en faire l\u2019annonce officielle.À 11 ans, on est encore bien petite.PRÉCARITÉ MENSTRUELLE Savez-vous qu\u2019au cours de sa vie, une femme dépensera environ 3000 $ en tampons et en serviettes hygiéniques ?Un beau voyage pour deux dans le Sud, ça.L\u2019homme, lui, ne dépensera pas une cent.J\u2019ai essayé de penser à un équivalent masculin à cette dépense, mais je ne l\u2019ai pas trouvé.Ne me parlez pas de condoms ou de crème à raser, certaines femmes se rasent une plus grande surface de peau que les hommes et les condoms, c\u2019est une affaire des deux sexes.Et les produits hygiéniques, ce n\u2019est pas une gâterie, on n\u2019a juste pas le choix.Oui, il y a aujourd\u2019hui une panoplie de produits qui remplacent ceux jetables, comme les coupes menstruelles et les serviettes lavables, mais rien n\u2019est encore gratuit et ces nouveaux produits visent à sauver la planète, pas le porte-feuille.L\u2019Écosse a été le premier pays à rendre gratuits les produits hygiéniques pour femmes, afin de lutter contre la précarité menstruelle.Eh oui, il y a des femmes qui n\u2019ont pas les moyens de s\u2019acheter ce qu\u2019il faut.Mois après mois, ça revient vite quand on a de la misère à remplir le frigo.Alors je me dis que si on en parle plus, on verra peut-être des avancées à ce propos.Parce que l\u2019égalité des sexes, ça passe aussi par ça.Les menstruations décomplexées NORMAND BOIVIN nboivn@lequotidien.com entre elle et lui PATRICIA RAINVILLE prainville@lequotidien.com Normand Boivin fait relâche de sa chronique jusqu\u2019au 7 mai.SAMEDI 30 AVRIL 2022 leProgrès M8 leProgrès SAMEDI 30 AVRIL 2022 M9 spiritualité P lusieurs me connaissent pour ma passion des étoiles.Cette passion est même devenue contagieuse à un point où on a cru bon la diffuser sur grand écran sur la chaîne Ici Explora de Radio-Canada dans une émission intitulée Chasseurs d\u2019étoiles, dont je suis l\u2019animateur, et réalisée par mon ami Jimmy Larouche que je qualifie également de grand passionné.Cette passion est cependant la dernière d\u2019une lignée qui a toujours su occuper mes temps libres.La première est sans contredit la pratique des sports extérieurs, dont le populaire hockey de rue où, pour quelques instants, je me transformais en Guy Lafleur, mon idole de jeunesse et premier modèle sur la scène sportive.Sans le savoir, il m\u2019a permis de développer mes capacités aérobiques qui se sont avérées très utiles dans la pratique de mon premier sport de compétition, soit le vélo de route.Ce nouveau mode de vie m\u2019a conduit par la suite à mon choix de carrière comme éducateur physique dans les écoles.Ma passion pour l\u2019apprentissage ne s\u2019est pas arrêtée là, bien au contraire.Contraint de travailler partiellement dans mon domaine, j\u2019ai pris la décision de parfaire mes études en éducation qui m\u2019ont conduit vers l\u2019obtention d\u2019une maîtrise en éducation, dont le sujet se rapporte à la motivation et aux théories de l\u2019apprentissage.Ce choix a été pour moi le plus significatif sur le plan personnel et professionnel, bien que parsemé d\u2019embûches.La première étant de me comparer à des étudiants dont les connaissances se référaient aux grands penseurs de l\u2019humanité, dont Socrate, Platon et Aristote.Je me sentais bien loin de mes modèles de références sur la scène sportive ! Heureusement pour la suite des choses, ces nouvelles connaissances m\u2019ont également permis par la suite d\u2019attribuer le succès de mes nouvelles aventures aux efforts que j\u2019y mettais et vous l\u2019aurez deviné, vers de nouvelles passions ! Sur la scène sportive, le ski de fond a occupé plusieurs années de mes temps libres, dont le point culminant a été de compléter l\u2019exigeant défi Boréal qualifié d\u2019épreuve la plus exigeante dans le domaine avec ses 100 km en style libre (ski de patin) dans une même journée.Cependant, la vie familiale étant devenue incompatible avec la préparation pour ces événements sportifs, je me suis tourné vers ce que je qualifie de deuxième grande passion, soit la pratique de la musique.Inspiré par la carrière de mon frère David, batteur professionnel pour le Cirque du Soleil, et de ma sœur multi-instrumentiste à titre d\u2019enseignante en musique, les projets musicaux n\u2019ont pas manqué afin de me joindre à eux.C\u2019est d\u2019ailleurs lors d\u2019une soirée musicale organisée par les responsables de la paroisse St- Gérard-Magella de Larouche qu\u2019une nouvelle passion était sur le point d\u2019éclore.En effet, avec les profits recueillis par ce spectacle de musique, j\u2019ai mis la main sur mon premier télescope acheté chez Sears de Chicoutimi, un souhait qui datait de plusieurs années.Bénéficiant d\u2019un ciel étoilé la journée même de cet achat, je suis tombé par pur hasard sur la planète Jupiter et ses quatre lunes principales que je confondais avec des bébés étoiles ! Étant insatisfait du pouvoir de résolution de ce premier télescope, j\u2019ai opté pour le plus gros disponible dans ce magasin la journée suivante.Ma passion pour les étoiles était née ! Quelques mois seulement après mes premières découvertes, je suis tombé encore une fois par hasard sur la planète Saturne et ses magnifiques anneaux.Pratiquant le métier d\u2019enseignant, il m\u2019est devenu insoutenable de ne pas pouvoir partager ces nouvelles découvertes.La photo d\u2019astronomie étant devenue une solution incontournable afin d\u2019éveiller de nouvelles consciences aux beautés de l\u2019univers ! Après quelques années de pratique et d\u2019implication dans le domaine à titre de président du club d\u2019astronomie Sirius de Saguenay, je me suis procuré un planétarium portable afin de former de jeunes apprenants d\u2019âge scolaire à l\u2019astronomie pratique sous le nom du planétarium Maeastrophoto.Le point culminant de cette longue liste de passion est arrivé quelques années plus tard avec la rencontre du réalisateur Jimmy Larouche, que j\u2019ai su convaincre de la pertinence de porter sur grand écran l\u2019astro- photographie devenue une pratique commune partout sur la planète et encore inconnue par le commun des mortels.Impressionné par la qualité de mes captures, et surtout des aventures qui m\u2019ont permis de les réaliser, il a su convaincre la boîte de production B-612 de Montréal et la chaîne spécialisée Explora de porter nos aventures à l\u2019écran.Certains diront que les astres étaient alignés, mais pour ma part, une combinaison entre détermination, hasard et surtout passion ont forgé ma destinée, bien que je reste aux aguets de la naissance d\u2019une nouvelle passion, au grand dam de ceux qui espèrent de moi plus de disponibilités ! Stéphane Simard, astrophotographe La diversification des passions PHOTO COURTOISIE, STÉPHANE SIMARD SAMEDI 30 AVRIL 2022 leProgrès M10 PLANÈTE VINS NATALIE RICHARD Collaboration spéciale natalierichardmedia@gmail.com A près une carrière fulgurante comme joueur de rugby, notamment en tant que capitaine de l\u2019équipe parisienne Stade Français, Gérard Bertrand fait un retour aux sources dans son Languedoc natal pour poursuivre l\u2019œuvre de son père Georges, décédé accidentellement en 1987.En prenant les rênes de l\u2019entreprise familiale qui l\u2019a vu grandir, c\u2019est avec ferveur que cet homme bionique choisira l\u2019univers biodynamique comme méthode d\u2019agriculture.Aujourd\u2019hui, avec 16 domaines certifiés Demeter, et d\u2019autres en conversion, il a su démontrer que la biodynamie n\u2019est pas réservée qu\u2019aux petits volumes.« Nous avons débuté avec deux hectares et sommes maintenant à 900, c\u2019est un changement qui s\u2019échelonne sur de nombreuses années.Au début, nous ne vendions pas beaucoup de vin, c\u2019est un long processus », explique Gérard Bertrand, de passage au Québec pour le lancement de son nouveau livre, La nature au cœur, publié aux éditions Albin Michel.LE CHANGEMENT, UNE DYNAMIE EN SOI Lors de sa conférence, Gérard Bertrand explique que le plus important est d\u2019avoir des sols vivants.Et pour avoir des sols vivants, il faut travailler en harmonie avec la nature, et tous les gestes sont importants.Il partage les mots sages de son père qui disait qu\u2019on ne plante pas de la vigne pour ses enfants, mais pour ses petits-enfants.« Ma grand-mère est née le 1er janvier 1900 et a planté ses premières vignes en 1920 », raconte Gérard, qui est aussi un homme d\u2019affaires engagé.Avec tout le travail accompli et le chemin parcouru par son petit-fils, mamie Bertrand peut être fière d\u2019un pari familial réussi, aujourd\u2019hui et pour les générations futures.1 GÉRARD BERTRAND COTE DES ROSES 2020 ?,?$ \u2022 ? ? ?\u2022 ?% \u2022 ?,?g/L Un rosé floral avec des notes fruitées comme la groseille et les petites fraises des champs, sur une finale saline typique des meilleurs rosés du sud de la France.La bouteille est aussi magnifique à offrir, surtout qu\u2019on peut la choisir dans plusieurs formats selon l\u2019occasion, en petite bouteille de 375 ml ou la grande de 1,5 litre.2 GÉRARD BERTRAND PAYS D\u2019OC SOLENSIS 2018 ?,?$ \u2022 ? ? ?\u2022 ?% \u2022 ?g/L La cuvée Solensis est un hommage au soleil et c\u2019est en effet un vin ensoleillé riche et puissant sur des notes de cassis et de mûre, légèrement poivrées, avec de la réglisse et quelques effluves d\u2019épices douces.Un assemblage de syrah (60%) et de grenache (40%) qui fera le bonheur de vos viandes cuisinées sur le grill.3 GÉRARD BERTRAND CIGALUS 2019* ?,?$ \u2022 Importation privée \u2022 ?,?% \u2022 Biodynamie Cigalus fut le premier domaine transformé en biodynamie, il y a de cela vingt millésimes.C\u2019est un vin complexe et très aromatique avec des notes de violette et de cacao, d\u2019une ampleur profonde avec une longue finale épicée.L\u2019assemblage comprend cabernet sauvignon, cabernet franc, merlot, syrah, grenache, caladoc et carignan.Un vin qui se déguste déjà bien, mais qu\u2019on pourra garder au moins jusqu\u2019en 2030.4 GÉRARD BERTRAND CHÂTEAU L\u2019HOSPITALET GRAND VIN LA CLAPE 2018* ?,?$ \u2022 Importation privée \u2022 ?% \u2022 Biodynamie Situées en bordure de la Méditerranée, les vignes du Château l\u2019Hospitalet surplombent la mer et évoluent dans des conditions climatiques idéales pour développer une complexité aromatique optimale.Il y a aussi des sols exceptionnels sur ce terroir de La Clape, reconnu comme une AOC en 2015.Le Grand Vin est complexe, charnu et offre plusieurs niveaux de flaveurs allant de la violette au cassis, des épices à une douce amertume en finale.Pour les accolades, le magazine Decanter lui a octroyé 95 points.À déguster maintenant ou à garder au cellier jusqu\u2019en 2030.5 GÉRARD BERTRAND CHÂTEAU L\u2019HOSPITALET GRAND VIN BLANC LA CLAPE 2019* ?,?$ \u2022 Importation privée \u2022 ?,?% \u2022 Biodynamie Et pour les amateurs de blancs, toujours sur le terroir de La Clape, celui-ci en est un de gastronomie, délicat et floral.En bouche, la fleur de miel est doublée de légères notes de thym et de romarin, voire de la citronnelle en finale, qui s\u2019exprime sur une certaine salinité.Un vin pour accompagner les pétoncles poêlés et les poissons gras comme un bar rayé au confit de fenouil.L\u2019assemblage est composé de grenache blanc, bourboulenc et vermentino.À votre santé! BIO *Pour commander ce vin, contactez l\u2019agence Southern Glazer\u2019s via bianca.Theriault@sgws.com Pour des suggestions quotidiennes de vins, suivez-moi sur Instagram @nrartdevivre ou sur mon site natalierichard.com GÉRARD BERTRAND, L\u2019HOMME BIODYNAMIQUE! Gérard Bertrand dans ses vignes du Languedoc.En prenant les rênes de l\u2019entreprise familiale qui l\u2019a vu grandir, il se consacre avec ferveur à l\u2019agriculture biodynamique.\u2014 PHOTO COURTOISIE, MARIE ORMIÈRES 1 2 3 4 5 leProgrès SAMEDI 30 AVRIL 2022 M11 RÉGAL PHILIPPE WOUTERS philippewouters@lescoops.ca L e domaine de la production d\u2019alcool au Québec n\u2019a pas cessé de faire parler de lui, cette semaine.En début de semaine, on apprenait la création d\u2019une grande consultation publique auprès de la filière des boissons alcooliques du Québec, commandée par l\u2019Institut de tourisme et d\u2019hôtellerie du Québec (ITHQ) et l\u2019Institut de technologie agroalimentaire du Québec (ITAQ), puis la construction d\u2019une malterie à Bécancour par Innomalt.UN NOUVEAU LIEU DE FORMATION AU QUÉBEC?L\u2019ITHQ \u2013 reconnu pour ses programmes de formation en tourisme et en hôtellerie \u2013 et l\u2019ITAQ \u2013 l\u2019institut de formation en lien avec les métiers de l\u2019agroalimentaire \u2013 ont invité toute la filière des boissons alcooliques à une grande consultation publique dans le but de mieux exprimer ses besoins et partager sa vision de l\u2019avenir afin de développer un lieu de collaboration qui puisse répondre à ses objectifs.Un comité d\u2019experts a été créé et étudiera les mémoires déposés par l\u2019ensemble de l\u2019industrie.Il présentera son rapport en août au ministère de l\u2019Agriculture, des Pêcheries et de l\u2019Alimentation du Québec.Si on s\u2019intéresse aux documents de références déposés dans le cadre de cette consultation publique et qu\u2019on s\u2019arrête sur les défis et enjeux présentés à titre d\u2019étude, la motivation de cette consultation publique est la création d\u2019une entité de formation et d\u2019excellence dans le domaine des boissons alcooliques.Il y a cependant une curieuse démarche derrière ce projet, les délais de dépôt des mémoires et du rapport final étant très courts.Il y a donc un sentiment d\u2019urgence.Depuis deux ans, les métiers de l\u2019hôtellerie et de la restauration n\u2019ont plus vraiment la cote.Cela se voit également dans les demandes d\u2019admission aux programmes d\u2019hôtellerie.Même son de cloche du côté des programmes en agroalimen- taire.Cette consultation publique va permettre de motiver le changement de mission des institutions qui l\u2019ont commandée.Ce n\u2019est pas une mauvaise chose en soi, car le Québec a bien besoin d\u2019une vision d\u2019excellence et de formation structurée en production d\u2019alcool.Il y a cependant un sentiment d\u2019incrédulité qui circule dans le milieu en ce moment ; les courts délais de dépôt laissent croire que les prochaines étapes sont déjà sur la table et que le rapport motivera les décisions prises.Il existe déjà des offres de formation en production de bière, à Jonquière par exemple, mais il existe également des lacunes dans d\u2019autres secteurs.Souhaitons un mandat inclusif qui tient vraiment compte de la volonté de développer l\u2019excellence au Québec, pas uniquement de motiver le changement de mission de deux institutions gouvernementales.INNOMALT S\u2019INSTALLE À BÉCANCOUR En 2023, l\u2019entreprise Innomalt installera sa nouvelle usine dans le parc industriel de Bécancour.Une très bonne nouvelle pour la filière bière au Québec.Innomalt a réussi, en quelques années, à se positionner comme concurrent sérieux des malteries européennes qui ont plus d\u2019un siècle d\u2019expérience.Brasser de la bière demande du malt d\u2019orge.Chaque recette contient du malt de base et du malt de spécialité.Le malt de base permet de créer du sucre qui sera transformé en alcool, alors que le malt de spécialité est souvent lié à une recette de bière en particulier.Vienna Malt, Caramalt ou Special B ne sont que quelques malts utilisés en brasserie pour réaliser des bières d\u2019inspiration allemande, anglaise ou belge.Innomalt augmentera la production de sa gamme de malts de base \u2013 utilisée par l\u2019ensemble de la filière bière \u2013 et développera des malts de spécialité.Une excellente nouvelle pour la filière bière québécoise, puisque l\u2019orge utilisée est québécoise.La bière québécoise sera donc encore plus québécoise ! Une consultation publique et une nouvelle malterie PATRICE PLANTE Collaboration spéciale M ai, c\u2019est le mois de la fête des Mères, le mois où l\u2019on se sent enfin revivre après un hiver toujours trop long.C\u2019est le mois où l\u2019on rêve aux vacances d\u2019été, à tous ses festivals et aux soirées qui s\u2019allongent sans fin autour d\u2019un feu.C\u2019est donc invariablement un mois qui doit être célébré avec un cocktail passionné, celui qui est devenu en quelques années seulement le plus adoré des Québécois : j\u2019ai nommé le gin tonique.I l e s t a p p a r u d a n s l e s années 1700, lorsque les premiers officiers de la marine anglaise ont mélangé l\u2019écorce de quinine d\u2019Amérique du Sud avec du sucre et des agrumes afin de se prémunir de la malaria.Il n\u2019a pas fallu longtemps pour que certains marins décident de mélanger ce traitement médical avec leur ration quotidienne\u2026 de gin.Vénéré en Espagne et souvent servi dans une coupe à vin, sans garnitures ou mélangé avec une foule de saveurs de toniques en bouteille ou en sirop, le gin tonique existe en milliers de combinaisons différentes, en fonction des saisons, de la température et de vos goûts.Je vous propose ici une version herbacée à l\u2019hibiscus et aux agrumes.Mélangé avec votre gin préféré (avec ou sans alcool), ce gin tonique est une belle façon de crier « santé ! » au mois de mai et à l\u2019été qui approche.Santé ! Love&Tonic INGRÉDIENTS \u2022 1,5 oz de gin (ou de gin sans alcool Monsieur Cocktail) \u2022 0,75 oz de sirop Love tonic \u2022 3 oz d\u2019eau pétillante \u2022 Orange et sauge (pour décorer) PRÉPARATION 1 Dans un verre rempli de glace, ajouter le gin et le sirop, puis mélanger à la cuillère jusqu\u2019à ce que vos doigts deviennent froids.2 Compléter à l\u2019eau pétillante.3 Décorer d\u2019un quartier d\u2019orange et de sauge fraîche.LE COCKTAIL PARFAIT POUR ACCUEILLIR MAI MONSIEURCOCKTAIL BIÈRES PHOTO COURTOISIE, ANNIE FERLAND SAMEDI 30 AVRIL 2022 leProgrès M12 TOIT&MOI LARRY HODGSON Collaboration spéciale O n sait que les enfants aiment la pizza\u2026 mais souvent, pas trop les l é g u m e s.P o u r l e s aider à adopter une alimentation plus saine, pourquoi ne pas travailler avec eux sur un petit projet estival : un mini-potager qui donnera une (ou plusieurs!) délicieuse pizza à la fin de l\u2019été?Tout en collaborant sur un projet stimulant, ils apprendront les rudiments du jardinage : la planification, la plantation, l\u2019entretien et la récolte.Une activité qui leur sera utile pendant toute leur vie! OÙ FAIRE VOTRE MINI-POTAGER?Il faut un emplacement très ensoleillé (au soleil une bonne partie de la journée).Le potager peut être en pleine terre (dans un véritable potager, dans un coin de la plate-bande, etc.) ou dans un pot de bonne taille comme un gros Smart Pot ou un bac en plastique.Ainsi, vous pourriez installer le potager sur un balcon, une terrasse ou n\u2019importe quelle autre surface plane.La terre doit être riche, meuble et bien drainée.On peut améliorer un sol trop lourd ou trop sablonneux avec du compost.Pour les potagers en pot, il se vend des terreaux d\u2019empotage d\u2019excellente qualité.Enfin, tout jardin doit avoir accès à de l\u2019eau.QUAND FAIRE VOTRE POTAGER?Si vous voulez démarrer le potager à partir de semences, il faudrait commencer au début de mai, en semant des graines de tomate, d\u2019origan, de basilic et de persil en pot dans la maison.Mais vous pouvez aussi acheter des plants et les repiquer.C\u2019est ce que je vais vous montrer dans cet article.Si oui, commencez en juin quand l\u2019air et le sol se sont réchauffés.En attendant, achetez les matériaux qui vous manquent.Aussi, un beau projet pour une journée pluvieuse du printemps serait de préparer une étiquette pour chaque plante au gré de la fantaisie des enfants! PRODUITS NÉCESSAIRES \u203a LES VÉGÉTAUX \u2022 1 plant de tomate italienne \u2022 1 plant d\u2019origan \u2022 1 plant de basilic \u2022 1 plant de persil \u2022 1 plant de romarin \u2022 5 ou 6 oignonets (vous utiliserez leurs feuilles comme oignons verts) Si vos enfants ont des ingrédients préférés (poivrons, piments, aubergines, etc.), ajoutez-les à la liste! \u203a LES MATÉRIAUX \u2022 Terreau (si vous jardinerez en pot ou bac) \u2022 Engrais biologique à dégagement lent \u2022 Étiquettes (fabriquées par les enfants, bien sûr!) \u2022 Transplantoir (truelle de jardin) \u2022 Tuyau d\u2019arrosage avec pistolet ou arrosoir \u2022 Cage à tomates Étape par étape 1 Si vous jardinez en pot, remplissez le contenant de terreau jusqu\u2019à 5 cm du bord.Ne placez pas de gravier au fond.2 En pot et au jardin, ajoutez quelques poignées d\u2019engrais bio à la terre et mélangez bien avec le transplantoir.3 Dépotez une première plante, la tournant à l\u2019envers en soutenant sa tige avec une main.Tapez sur le fond du pot avec la paume de l\u2019autre pour libérer sa motte de racines.Mieux vaut laisser cette étape à un adulte ou un grand enfant.4 Avec le transplantoir, creusez un trou assez large et profond pour contenir la motte de racines.Placez la plante dedans : la motte de racines doit arriver au même niveau dans le trou que dans le pot d\u2019origine\u2026 sauf pour la tomate.Enterrez sa motte et même la partie inférieure de sa tige, jusqu\u2019à la hauteur des premières feuilles.Chaque enfant pourrait creuser un trou, même un tout petit (avec un peu d\u2019aide!).5 Allouez 45 cm d\u2019espace pour la tomate, 15 cm pour les autres plantes.6 Comblez le v ide autou r de chaque plante avec de la terre.7 Tassez doucement la terre à la base de chaque plante avec la main.8 Da ns les espaces ent re les plantes, faites un trou de 3 cm de profondeur et plantez dans chacun un oignonet, le recouvrant de terre.9 Insérez la bonne étiquette près de chaque plante pour l\u2019identifier.10 Installez la cage à tomate pardessus la tomate, enfonçant les pieds dans la terre avec la plante au centre.11 Arrosez bien.COMMENT ENTRETENIR UN MINI-POTAGER 1 Arrosez abondamment, environ aux deux jours pendant les 10 premiers jours.Par la suite, dès que la terre est sèche au toucher.2 Arrachez toute mauvaise herbe qui s\u2019y installe.3 Si des branches de la tomate débordent de la cage, repoussez-les à l\u2019intérieur.4 Patientez! PRÉPAREZ VOTRE PIZZA! Quand les tomates sont mûres, environ deux mois après la plantation de votre potager à pizza, récoltez vos légumes et fines herbes et préparez votre sauce à pizza, vous rappelant que le plus longtemps la sauce cuit à feu doux, meilleure elle sera.N\u2019oubliez pas de prendre beaucoup de photos pour créer un souvenir dont les petits se rappelleront toute leur vie! LE POTAGER À PIZZA UN PROJET ESTIVAL POUR TOUTE LA FAMILLE 1 La pizza Margherita, avec des tomates italiennes et du basilic, est la pizza napolitaine classique.\u2014 PHOTO 123RF/VANKAD 2On peut créer un petit potager à pizza presque n\u2019importe où.\u2014 PHOTO FLICKR , JOHN ENGLART leProgrès SAMEDI 30 AVRIL 2022 M13 TOIT & MOI COMPOST ET PAILLIS Q Chaque printemps, je tamise mon tas de compost de l\u2019an passé.Je me demande si, après tamisage, je peux me servir du compost grossier non totalement décomposé comme paillis au jardin.Et aussi, est-il préférable de laisser sécher l\u2019herbe de tonte du gazon avant de s\u2019en servir comme paillis au jardin potager?Bruno Meunier R Ce serait une excellente idée.Le compost un peu plus durable aidera à remplir tous les rôles d\u2019un bon paillis : couvrir le sol de façon à empêcher la germination des mauvaises herbes, garder le sol plus frais, réduire l\u2019évaporation pour mieux espacer les arrosages, enrichir le sol en minéraux et beaucoup plus encore.Il peut effectivement être sage de laisser les résidus de tonte de gazon sécher un peu avant de les utiliser comme paillis, car, frais et humides, ils ont tendance à former des mottes dures qui ne laissent passer ni l\u2019eau ni l\u2019air, ce qui n\u2019est pas intéressant pour un paillis.Par contre, vous pourriez aussi mélanger les rognures encore fraîches avec un déchet brun, comme les feuilles mortes déchiquetées.Beaucoup d\u2019amateurs de compostage en ramassent à l\u2019automne et les mettent de côté en vue d\u2019une utilisation printanière et estivale.Le mélange des deux fait un excellent paillis! MOUSSE BLANCHE SUR UN TERREAU Q Mon terreau d\u2019empotage pour plantes se couvre d\u2019une espèce de mousse blanche sur le dessus.Est-ce dû aux mycorhizes contenues dans le terreau?Est-ce que ça altère la qualité de celui-ci?Alain Bigras R C\u2019est une moisissure, un type de champignon.Puisqu\u2019elle vit dans le terreau, il ne s\u2019agit pas d\u2019un champignon mycorhizien.On se rappelle que les champignons mycorhiziens vivent en symbiose avec les racines des plantes, pas avec la terre.Votre moisissure est sûrement saprophyte: un champignon qui vit de la matière morte, présente en abondance dans les bons terreaux.Il existe des milliers d\u2019espèces de ces champignons et leurs spores sont présentes partout, même dans l\u2019air que nous respirons.Ce type de champignon n\u2019est pas directement nuisible aux plantes.Il est même bénéfique, car il libère des minéraux que les plantes peuvent utiliser pour leur croissance.Par contre, parfois ils forment une masse dense qui réduit la circulation de l\u2019eau et de l\u2019air dans le terreau, ce qui est moins bénéfique.Pour cette raison, il serait utile de gratter la surface du terreau avec une fourchette pour la faire disparaître.Pour prévenir le développement futur de champignons dans le terreau, il peut être utile de laisser le terreau sécher davantage entre deux arrosages.Ces moisissures sont souvent associées avec un terreau constamment humide.Des questions svp! Vous pouvez nous joindre par courriel à courrierjardinier paresseux@yahoo.com Par courrier à Le jardinier paresseux Le Soleil C.P.1547, succ.Terminus Québec (Québec) G1K 7J6 RÉPONSES À VOS QUESTIONS Les rognures de gazon fraîches sont souvent si humides qu\u2019elles s\u2019agglutinent viacapitalesaglac.com Jean-Roch GIRARD 418 818-6484 jrockgirard@hotmail.com Jacques LAVOIE 418 557-4293 jacqueslavoie@lavoieaucarre.com André LESSARD 418 690-6765 alessard2106@gmail.com Claude POTVIN 418 815-1114 claude-potvin@sympatico.ca Marie-Audrey GIRARD 418 376-4580 magirard01@gmail.com Mélyssa GAGNON 418 557-6635 mgagnon@lavoieaucarre.com Brenda BOIVIN 418 376-4057 brenda.boivin12@gmail.com Hélène LAVOIE 418 693-4293 helenelavoie@lavoieaucarre.com Réjean MARTIN 418 815-2320 rejean.martin@qc.aira.com Sylvin PERREAuLT 581 668-6202 sperreault@viacapitale.com Jean-Michel LAFONTAINE 418 376-1952 jmlafontaine@lavoieaucarre.com Denise TRDINA 418 557-5556 dtrdina@viacapitale.com Richard SIMARD 418 818-0976 rsimard@digicom.qc.ca Pierre-Olivier SIMARD 418 550-5136 po@equipesimard.ca Hélène TALBOT 418 944-1251 helenetalbot@bell.net Chantale TREMBLAY 418 668-9551 chantale9551@gmail.com Serg TREMBLAY 418 693-4011 sergtremblay@viacapitale.com Daniella TREMBLAY 418 290-3871 daniella8001@hotmail.com Linda TuRGEON 418 540-0575 lindaturgeon2000@hotmail.com Lisa-Marie TREMBLAY 418 817-1990 lisamarietremblay@live.ca Hélène TuRGEON 418 590-1818 helenturgeon@videotron.ca Guy SIMARD 418 550-6561 guy@equipesimard.ca Bertrand TREMBLAY 418 818-8858 btremblay@videotron.ca Marylène BOIVIN 418 944-9533 mboivin@viacapitale.com Sara CORMIER 418 817-6419 sara.cormier@live.ca Marc-André DESBIENS 418 817-5333 marcandredesbiens77@hotmail.com Jean-Philippe CÔTÉ 418 815-4780 jean-philippe.cote@fibreop.ca Denise BLANCHETTE 418 820-6277 deniseblanchette1@hotmail.com Louis BRODEuR 418 590-3422 lbrodeur@viacapitale.com Audrey BOLDuC 418 812-2286 audreybolduc@hotmail.com André BILODEAu 418 695-1240 acb@fibreop.ca Réjean AuBRY 418 591-3131 courtier@rejeanaubry.com Andrée CÔTÉ 418 720-2486 andree.cote1@hotmail.com Jérôme CÔTÉ 418 818-2411 jeromecote@viacapitale.com Vicky DuFRESNE 418 818-2987 vdufresne@viacapitale.com Cyndie GAuTHIER 418 590-3390 cgauthier.immobilier@gmail.com Carl DuCASSE 418 540-7976 cducasse@viacapitale.com Marc DuBOIS 418-812-6004 courtiermarc@gmail.com Michel GAGNON 418 812-5071 gagnon.michel@live.ca Josée GAGNON 418 541-0528 jgagnon@viacapitale.com Guylaine GAGNON 418 540-4830 guylainegagnon1@gmail.com Cynthia GAGNÉ 418 321-0044 cynthiagagne1@hotmail.com André DuBÉ 418 818-6677 andredube76@hotmail.com Jonathan DESJARDINS 418 817-3306 Jonathandesjardins703@hotmail.com Michel DuFOuR 418 818-4747 dufomic@hotmail.com Éric DuBÉ 418 815-0545 edube@viacapitale.com Jean-Marc PRINCE 418 812-1777 jeanmarcprince777@gmail.com Jean-François POTVIN 418 550-4848 jfpotvin@viacapitale.com Camil SIMARD 418 818-3523 c_simard@videotron.ca Kevin POTVIN 418 812-6677 kevinpotvin@hotmail.com André SIMARD 418 690-6996 simard.andre@videotron.ca François GOBEIL 418 290-2490 francois.gobeil@viacapitale.com Michel GIRARD 418 698-9199 mick.girard@hotmail.com Nadine SÉNÉCHAL 418 820-5643 nadinesenechal@hotmail.com Lynda GRAVEL 418 290-3849 lyndagravel@outlook.com Chen CHEN 418 550-5501 cchen@viacapitale.com Marie-Josée GRENON 418 812-9660 grenonmariejosee@gmail.com Michelle JEAN 418 820-5769 mich.jean@videotron.ca Nos courtiers ont un regard expérimenté pour vos yeux! 0084001 SAMEDI 30 AVRIL 2022 leProgrès M14 TOIT & MOI LAURIE WIELAND Collaboration spéciale L\u2019arrivée des beaux jours donne envie de revisiter son extérieur et d\u2019y aménager des espaces pour manger, boire un verre, passer de bons moments en famille ou entre amis, mais encore faut-il être bien installés.Le Mag vous présente donc les grandes tendances 2022 en mobilier extérieur et aménagement de jardin.Faire de son espace extérieur une extension de l\u2019intérieur de sa maison est une tendance ayant gagné en popularité au cours des dernières années, particulièrement depuis l\u2019arrivée de la pandémie.Les gens veulent se sentir bien à la maison et jusque dans la cour.VIVRE AU GRAND AIR Chez Jardin de Ville, créateur d\u2019e xt é r i e u r é t ab l i à Q u éb e c depuis 1956, la tendance est aux installations qui permettent littéralement de «vivre au grand air», beau temps mauvais temps.Les matériaux, couleurs et styles de meubles extérieurs s\u2019agencent à ceux de l\u2019intérieur, créant ainsi un flux harmonieux entre les deux zones.Selon Francis Lucier, spécialiste marketing chez Jardin de Ville, les aménagements extérieurs ont maintenant tous l\u2019air de salons intérieurs.Les mots d\u2019ordre : simplicité et mobilité.«Cette année plus que jamais, on parle carrément de sortir l\u2019intérieur à l\u2019extérieur.Ça fait quelques années déjà qu\u2019on observe la tendance.Le mobilier extérieur, tant par ses formes que ses couleurs et ses matières, rappellent les allures classiques de mobilier intérieur.On vient mélanger les frontières et prolonge l\u2019intérieur vers le jardin, ça crée une harmonie et rend le tout encore plus accueillant», explique le spécialiste.Les matériaux sont choisis pour résister aux intempéries ainsi qu\u2019aux rayons UV.La majorité des structures de mobilier sont faites d\u2019aluminium, matériau extrêmement léger et résistant, puis les coussins sont revêtus de différents tissus pour l\u2019extérieur.Le choix d\u2019un parasol, d\u2019un auvent, d\u2019un abri jardin ou d\u2019une pergola permettent de «déjouer les caprices météo» et habille l\u2019espace.Tapis d\u2019extérieur, canapés, tables basses et coussins, de même que des luminaires et accessoires décoratifs sont utilisés pour créer des espaces pratiques, invitants et chaleureux.TENDANCES MOBILIERS EXTÉRIEURS BIEN, JUSQUE DANS LA COUR 1 2 3 0088121 Marie-Eve Rathé Courtier immobilier résidentiel 418 817-4933 marieratte@hotmail.com 225 000$ 395 000$ JONQUIÈRE : 3964, RUE dEs PassEREaUx JONQUIÈRE dUPLEx : 3780-3784 RUEVINCENT 881 leProgrès SAMEDI 30 AVRIL 2022 M15 TOIT & MOI TECK ET MATIÈRES NATURELLES « En 2022, on crée des espaces qui s\u2019 harmonisent carrément ave c la nature», ajoute Francis Lucier.Les matières écoresponsables de couleurs neutres ont encore et toujours la cote.Le teck, essence de bois exotique connue pour sa durabilité, ainsi que la fibre tressée s\u2019invitent dans la cour pour s\u2019harmoniser avec l\u2019environnement, créant une ambiance douce et apaisante.Le gris, le beige et le grège, parfois accompagnés de blanc, le béton brut, les matières minérales et les tissus bien «texturés».Osez mélanger et laissez aller votre créativité! Côté tissus, priorité aux matières confortables et aux formes douces, on transforme les espaces en havre de paix.Chez Jysk, chaîne de magasins spécialisés en mobilier bien répandue à Québec, les couleurs claires et les matières naturelles sont au cœur des tendances.«Le bois de bambou et d\u2019eucalyptus, les composites de bois et les matières écores- ponsables sont de plus en plus utilisés pour le mobilier extérieur.Exotiques et chaleureuses, ces matières apportent un style zen à la terrasse, au balcon ou au jardin», exprime Yanka Sasseville, conseillère déco chez Jysk.Le bois reste une matière indémodable en matière de jardin, quelle que soit l\u2019essence utilisée.«Certains vont même préférer utiliser le teck en accent au lieu d\u2019un look total, affirme de son côté Francis Lucier.La couleur du bois s\u2019affiche bien sur toute silhouette et se fond bien au décor.» Bien que les couleurs neutres qui révèlent une allure très épurée et minimaliste soient tendances, le noir demeure un incontournable, mais se mélange aux nouveaux tons.La sobriété et l\u2019élégance du noir apportent un contraste chic aux nuances naturelles inspirées des matériaux bruts.«Il faut oser les mélanges!» lance Mme Sasseville.Les couleurs vives ou pastel sont observées quant à elles en touche accent, dans les accessoires décoratifs, sur les coussins et parasols.Parmi les couleurs tendance en décorations pour la saison 2022, on retrouve notamment le vert sauge, le rose, le terracotta ainsi que les nuances de jaune.LA FONCTIONNALITÉ D\u2019ABORD «Aménagez un jardin qui sera tout aussi agréable que le confort de votre maison.Réchauffez l\u2019ambiance à l\u2019aide de lanternes, recevez en grand grâce aux tables extensibles et au mobilier modulable, créez des espaces tout aussi pratiques qu\u2019esthétiques», lance Francis Lucier de Jardin de Ville.Cette année plus que jamais, la mode est au «jardin adapté», confirme de son côté Yanka Sasseville.Tendance encore une fois inspirée de l\u2019intérieur, la terrasse dite évolutive grâce au mobilier modulable offre un luxe «en toute simplicité».Les designers misent sur la fonctionnalité, créant des modules pouvant offrir une multitude de combinaisons, un concept qui permet de s\u2019adapter à tous les espaces et de rendre l\u2019endroit plus convivial.«Ça s\u2019observe particulièrement pour les divans, où certaines assises seront complètement modulables.Il y a même des chaises longues pouvant être prolongées d\u2019une table intégrée, c\u2019est vraiment ingénieux», raconte M.Lucier.L\u2019optimisation serait la clé d\u2019un aménagement extérieur réussi.Pandémie oblige, la cour arrière sert maintenant plus que jamais de refuge en plein air pour se permettre de passer du bon temps et relaxer un brin.Certains en font même un espace de télétravail où profiter du beau temps.Chose certaine,les tendances 2022 offrent un éventail de possibilités.Place à la créativité! 2 Le canapé Strington de Jardin de ville, associant bois de teck et rotin.\u2014 PHOTO JARDIN DE VILLE 1 La chaise extérieure suspendue Gjern de Jysk \u2014 PHOTO JYSK 3Chaises Adirondack Moderne chez Club Piscine Super Fitness \u2014 PHOTO CLUB PISCINE SUPER FITNESS 4Chaise Transat, collection Flip de Cane-line chez Jardin de Ville \u2014 PHOTO JARDIN DE VILLE 4 0095320 1 800 463-9646 promutuelassurance.ca POUR PROTÉGER VOTRE BONHEUR À LA MAISON 95 2 SAMEDI 30 AVRIL 2022 leProgrès M16 D ubaï n\u2019en finit plus de s\u2019étendre.Et ce n\u2019est pas parce qu\u2019on n\u2019emprunte pas la voie de la densi- fication : les gratte-ciel poussent comme des champignons.Et à travers cette forêt de béton où je m\u2019imaginais avoir tout vu après 48 heures, il y a de quoi faire si on s\u2019en donne la peine et qu\u2019on veut éviter de tout faire en accéléré.À petits prix ?Ça dépend des goûts ! La bonne idée pour ne pas trop alléger le portefeuille, à Dubaï, c\u2019est le transport en commun.Le métro et le tramway relient plusieurs des points d\u2019intérêt, qui sont souvent regroupés.La carte Nol, un laissez- passer rechargeable, permet d\u2019économiser quelques dirhams par trajet par rapport au paiement en argent.On exige toutefois qu\u2019il reste toujours une dizaine de dirhams sur la carte au début de chaque trajet.Si, comme moi, vous l\u2019ignoriez, il faudra la recharger avant de pouvoir sortir de la station de métro.Ce n\u2019est pas très embêtant, sauf quand on essaie de liquider les fonds restants avant de quitter le pays.Un arrêt digne de mention qui figurait tout en haut de ma liste était le quartier historique d\u2019Al-Fahidi.On s\u2019y rend en descendant à la station du même nom.En posant le pied dehors, déjà, on arrive dans une ville complètement différente.C\u2019est comme une banlieue d\u2019Europe de l\u2019Est, un quartier résidentiel du Maghreb ou de Turquie.D\u2019un coup, on n\u2019aperçoit plus vraiment les grandes tours.On navigue à pied le long de boulevards tranquilles aux bâtiments de quatre ou cinq étages.Là, on sent qu\u2019une vie de quartier est encore possible.Si le quartier historique était une priorité, s\u2019y rendre en matinée n\u2019est pas forcément le meilleur choix, à moins de vouloir un silence presque complet pour explorer ses rues.Le vieux Dubaï, construit au début des années 1900, s\u2019anime vraisemblablement davantage quand le soleil décline.À l\u2019exception de quelques cafés, dont un Starbucks bien dissimulé dans une maison historique en terre, la plupart des boutiques et des restaurants étaient déserts.Le Centre culturel Cheikh Mohammed offre des visites guidées et des repas, à l\u2019occasion, et il se trouve quelques musées de petite taille, comme le musée de la monnaie.Il y a de quoi marcher longtemps vers l\u2019est, le long du canal Khor Dubaï, mais l\u2019ombre s\u2019y fait rare.La chaleur frappe.Et quand vient le temps de choisir à boire, on s\u2019étonne que le menu des bars à jus répertorie des mojitos.jusqu\u2019à ce qu\u2019on réalise qu\u2019en terre musulmane, l\u2019alcool n\u2019est pas offert partout.Mojito signifie donc parfois un jus agrémenté de menthe sans le rhum habituellement ajouté aux cocktails.Plus à l\u2019ouest, le Musée de Dubaï raconte habituellement l\u2019évolution de la ville, passée de village de pêcheur à centre international du commerce, de l\u2019innovation et du tourisme.Il s\u2019agirait du plus vieil édifice de Dubaï encore debout.Il était toutefois fermé, lors de mon passage, en raison de la pandémie.DES SOUKS ET UN CADRE GÉANT Je me suis donc rabattu sur le souk de Bur Dubaï, où l\u2019on ne déambule pas sans se faire interpeller au moins 400 fois.Les vendeurs sont insistants, c\u2019est le moins qu\u2019on puisse dire.L\u2019encens est partout, comme les tissus, les pantalons et les t-shirts, à travers d\u2019autres babioles.Le plus vieux souk de la ville constitue un passage d\u2019intérêt si on aime faire les emplettes et qu\u2019on sait négocier.Des étals semblables auront peut-être un intérêt plus grand pour les simples badauds de l\u2019autre côté du canal, au souk aux épices ou au souk de l\u2019or.Dans le premier, on trouvera du safran.Beaucoup de safran.C\u2019est l\u2019épice qu\u2019on tentera le plus souvent de nous refiler.La cardamome, les noix, les fruits séchés et les brûleurs d\u2019encens y sont aussi légion.Dans le second, c\u2019est le paradis du bling- bling.De la plus grosse bague en or aux colliers, on trouvera aussi des boucles d\u2019oreille, des plastrons et d\u2019autres bizarreries.Pour atteindre ces deux marchés, on ose s\u2019offrir une courte promenade en boutre, ces bateaux de bois rudimentaires qui font la navette entre les deux rives de Khor Dubaï.Il n\u2019en coûte qu\u2019un dirham pour une traversée de moins de cinq minutes.Du quartier historique, que j\u2019aurais sans doute préféré en soirée, il suffit de quelques stations de métro pour atteindre le Dubaï Frame, un cadre géant inauguré en 2018 dans le parc Zabeel.Haut de 150 mètres, il offre une vue sur toute la ville, étant construit stratégiquement entre la vieille ville et la modernité.Il est toutefois plus intéressant vu de loin que de l\u2019intérieur.C\u2019est qu\u2019il faut une bonne marche pour contourner presque tout le parc avant de pouvoir acheter son billet pour un peu moins de 20 $.Une galerie y présente l\u2019histoire de Dubaï succinctement au premier étage avant d\u2019arriver aux ascenseurs qui nous entraînent dans les hauteurs en 47 secondes.Sur la passerelle, on trouve le désormais traditionnel plancher de verre, sur lequel on peut marcher, et une vue à 360 degrés.Le smog peut toutefois jouer les trouble-fête.On aime la vue, mais on se dirige néanmoins rapidement vers la sortie.Il semble par ailleurs que les architectes concepteurs aient choisi un rectangle avec des proportions dites idéales pour déterminer la taille du bâtiment.Conclusion : mieux vaut s\u2019offrir une photo de l\u2019extérieur du cadre géant que de dépenser temps et argent pour grimper sur sa passerelle.Après tout, c\u2019est bien ce qu\u2019on souhaite : un portrait devant l\u2019impressionnant bâtiment.INCONTOURNABLE BURJ KHALIFA Enfin, mon choix d\u2019économiser m\u2019a convaincu d\u2019appliquer mon propre conseil au fameux Burj Khalifa, le gratte-ciel le plus haut du monde qui culmine à 828 mètres.La merveille architecturale peut toutefois coûter les deux bras et la peau des dents, selon l\u2019heure à laquelle on souhaite s\u2019y rendre.Le droit d\u2019accès peut varier de 70 à plus de 160 $.Non merci ! J\u2019ai préféré traverser l\u2019énorme centre commercial qu\u2019est le Dubaï Mall pour aller admirer la fontaine au pied de l\u2019immense tour.Un spectacle de jets d\u2019eau y est présenté toutes les 30 minutes.On peut y passer la soirée et ne pas voir le même spectacle deux fois.Impressionnant.Une fois la nuit tombée, on ajoute au plaisir avec des projections sur la tour du Burj Khalifa.S\u2019il se trouve autour de la fontaine des tonnes de restaurants, du fastfood au plus dispendieux, j\u2019ai craqué pour le Time Out Market, avec sa grande galerie de tables partagées, avec vue sur la fontaine, et ses concessions alimentaires d\u2019une douzaine de pays.L\u2019endroit est idéal pour rencontrer des gens de partout et goûter des plats du monde sans trop se ruiner.De la galerie, on peut admirer les différents spectacles à condition de se lever de table pour s\u2019installer en façade.Mine de rien, il faut étirer la journée pour arriver à faire tout ça dans les mêmes 24 heures.Si on a mal aux pieds, que le soleil nous a épuisés et qu\u2019on combat le sommeil alors que le métro dodeline des wagons sans arrêt, la ville, elle, donne l\u2019impression de ne jamais dormir.Le journaliste était l\u2019invité de Turkish Airlines.DU VIEUX DUBAÏ AU BURJ KHALIFA JONATHAN CUSTEAU CHRONIQUE jonathan.custeau@latribune.qc.ca LE BOURLINGUEUR 2 Le quartier historique d\u2019Al- Fahidi vaut bien une promenade, mais il était plutôt désert en début de journée.\u2014 PHOTOS LA TRIBUNE, JONATHAN CUSTEAU 1 Le Dubaï Frame est plus impressionnant de l\u2019extérieur que de l\u2019intérieur.Pour économiser, on peut simplement s\u2019offrir une séance photo à partir du parc Zabeel.1 2 leProgrès SAMEDI 30 AVRIL 2022 M17 VOYAGES A lors que les sentiers sont envahis un peu partout, Alexis Nantel, mieux connu sous le nom d\u2019Alexis le Randonneur, fait paraître le Guide pratique de la rando, en collaboration avec Véronique Champagne.Pour l\u2019occasion, on a jasé de cette passion commune et de son bouquin.Entretien.Q De quelle façon ce sport a-t-il changé ta vie?R Je n\u2019étais pas destiné à gagner ma vie avec ça.Quand je me suis mis à la rando en 2007, j\u2019étais dans une agence de publicité/communication dans un rythme de vie complètement dingue.Quand j\u2019ai réalisé le Kilimandjaro, c\u2019était ma première expérience de trek d\u2019altitude.Ça m\u2019a fait beaucoup réfléchir.Quand on est en haute altitude, on marche pas à pas, centré sur soi, sur notre santé.On est très à l\u2019écoute de soi.Ça m\u2019a permis une grande introspection.Je me suis rendu compte que dans ma vie folle \u2013 j\u2019étais entrepreneur dans ce milieu-là \u2013, je me défonçais complètement, je travaillais beaucoup trop et je n\u2019avais que ça en tête.Je passais à côté de beaucoup de choses.À mon retour, ça m\u2019a permis de me dire : il faut que je ralentisse.Je regardais les gens autour de moi et je riais tout seul dans mon bureau, tellement qu\u2019il y avait un clash entre ce que j\u2019avais vécu là-bas et ce que je vivais au quotidien.Tranquillement, j\u2019ai pris un virage où j\u2019ai ralenti beaucoup, et de deux, j\u2019ai mis la randonnée dans ma vie au moins une fois par semaine.Et avec le temps, j\u2019ai fini par me dire : pourquoi je ne lierais pas ma passion à mon boulot ?C\u2019est là, en 2018, que j\u2019ai décidé de faire un changement de carrière à la suite d\u2019une traversée en voilier dans l\u2019Atlantique.Q Pourquoi avoir eu envie d\u2019écrire ce guide pratique?R Dans mon parcours, je suis un gars de contenu.En faisant mes recherches, je voyais beaucoup de guides, états-uniens, européens, mais rien au niveau québécois.On avait beaucoup de livres par contre sur les destinations et les sentiers, mais rien de base sur lequel les gens pourraient se fier et se construire comme randonneurs.J\u2019ai vu ce trou- là et cette niche-là et j\u2019ai décidé de l\u2019emprunter [.] La première année de pandémie m\u2019a beaucoup éveillé à l\u2019éducation et à ce que je devais faire en termes de contenu.Les gens se sont rués sur les sentiers, c\u2019est devenu le sport national tout d\u2019un coup.Il y avait bien des débordements à bien des niveaux et je pense qu\u2019il fallait qu\u2019on parle aux gens.Q Quelle est l\u2019erreur la plus fréquente, selon toi, lorsque les gens s\u2019élancent sur les sentiers?R La première erreur, parce que c\u2019est aussi la première étape avant de se lancer, c\u2019est la planification tout court.Je m\u2019en vais où, c\u2019est quoi le sentier, le dénivelé.Il y a quand même une certaine préparation à faire avant de quitter pour nous éviter toutes sortes de problèmes.Ça va aussi nous emmener à mieux préparer notre équipement, notre bouffe.Au Québec, il y a encore de gros problèmes, à mon avis, de signalisation des sentiers.Pas partout, mais il y a encore beaucoup de bogues de ce côté-là.Moi, ça m\u2019est arrivé de m\u2019égarer.Ce n\u2019est pas avec le téléphone, sans réseau, qu\u2019on va régler le problème.C\u2019est vraiment une première étape super importante.Ce que je vois aussi beaucoup au niveau de l\u2019équipement, ça arrive beaucoup sur les sommets : les gens partent en t-shirt avec une bouteille d\u2019eau du commerce, ceux qui débutent surtout.Ils arrivent en haut, il fait froid, il vente.ça ne va pas bien, ils n\u2019en profitent pas complètement.Plus on monte en altitude, plus on risque d\u2019avoir des écarts de température.Ce que j\u2019ai fait comme erreur dans une montagne de ce type-là \u2013 le mont Albert en Gaspésie, mon premier gros sommet en 2007 \u2013, ça a été ça.Je suis parti avec une petite bouteille d\u2019eau.Une chance que le garde-parc m\u2019avait suggéré de louer des bâtons.J\u2019ai été rapidement sous-hydraté et j\u2019ai été chanceux de me rendre jusqu\u2019à la fin.Il faisait chaud, en haut je n\u2019avais pas de protection, il y avait des moustiques et il ventait.Je l\u2019ai vécu moi aussi.Q Si tu n\u2019avais qu\u2019un seul principe Sans trace à recommander (même s\u2019il y en a plus qu\u2019un!), tu suggérerais quoi?R Au-delà de ramasser ses papiers, qui est la base, je dirais qu\u2019un des plus gros problèmes que l\u2019on voit sur les sentiers les plus fréquentés, c\u2019est au niveau des besoins naturels.On voit beaucoup de recoins qui se retrouvent avec des selles et beaucoup de papiers de toilette.Les gens vont tous à la même place.C\u2019est de sensibiliser les gens à aller à 70 pas du sentier dans un endroit peu fréquenté pour que ça aide à se décomposer.Cette année, pourquoi ne pas faire l\u2019achat d\u2019une petite truelle en plastique ?Ça ne pèse rien, c\u2019est facile à transporter.Même pour les randonneurs habitués, c\u2019est quelque chose que les gens ne font pas.Ce serait vraiment un changement à adopter en 2022.Q Ton meilleur conseil pour pratiquer cette activité avec les enfants?R Ne pas les écœurer, lance-t-il en riant.C\u2019est la leçon que j\u2019en tire ; j\u2019ai des enfants.On veut vraiment y aller en crescendo.Autant que tu commences tranquillement quand tu es adulte et que tu vas augmenter le kilométrage et le dénivelé, et que tu vas ajouter du matériel dans ton sac, c\u2019est la même chose avec les enfants.Moi, elles (NDLR Ses jumelles de 11 ans) ont commencé en ne traînant rien au départ, puis on a ajouté le sac à dos, leur bouteille d\u2019eau.Q Tu as une volonté de déculpabiliser les parents avec les bonbons, si je me fie à un passage dans le livre?R Je ne me suis jamais senti coupable de ça.Je l\u2019explique : de toute façon, ils les brûlent en rando.C\u2019est juste une petite motivation additionnelle.Là où il faut faire attention, c\u2019est de ne pas dire : on va aller en rando et on va manger des bonbons.Il faut leur inculquer tout de suite que ce n\u2019est pas ça la récompense et le gros fun.C\u2019est un élément qui vient bonifier la randonnée.La récompense demeure l\u2019observation de la forêt, la contemplation et la vue si on monte une montagne.Il faut mettre l\u2019accent là et les occuper avec la faune et la flore.Moi, je leur fais beaucoup découvrir les essences d\u2019arbres, les plantes et tout ça.ALEXIS LE RANDONNEUR GUIDE TOUT TERRAIN POUR ARPENTER LES SENTIERS ISABELLE PION CHRONIQUE isabelle.pion@latribune.qc.ca SORTIE PRENDRE L\u2019AIR 1 2 3 1 Parmi ses randonnées coups de cœur, Alexis le Randonneur nomme le parc régional des Grandes Coulées, à Plessisville.2 L\u2019ascension du Kilimandjaro a servi de prise de conscience à Alexis Nantel, qui a fini par changer de carrière en alliant la passion de la randonnée à son boulot.3 Le Guide pratique de la rando, écrit par Alexis Nantel et Véronique Champagne.\u2014 PHOTOS COURTOISIE, ALEXIS LE RANDONNEUR SAMEDI 30 AVRIL 2022 leProgrès M18 Tu veux toujours en savoir plus sur le monde qui t\u2019entoure?Chaque samedi, nous te présentons les nouvelles les plus intéressantes de la semaine, publiées par notre équipe sur le Canal Squat, un bulletin de nouvelles quotidien offert sur le site Web jeunesse de Télé-Québec.À lire et à voir dans le journal, dans l\u2019appli et sur notre site Web?! ÈVE TESSIER-BOUCHARD Coopérative nationale de l\u2019information indépendante UNE SEMAINE D\u2019ACTU Dimanche passé se tenait le second tour des élections présidentielles en France, et c\u2019est Emmanuel Macron qui a été réélu, avec 58,5?% des voix.Son adversaire, Marine Le Pen, a récolté 41,5?% des voix.\u203a UNE SEMI-VICTOIRE POUR EMMANUEL MACRON Emmanuel Macron est le premier président français à être réélu pour un second mandat en 20 ans?! Et pourtant, ce n\u2019est pas une victoire franche, car beaucoup de Français ont voté pour «?le moins pire?» plutôt que «?pour le meilleur?».Pour comprendre, il faut décortiquer les votes.Les voix qu\u2019Emmanuel Macron a reçues peuvent être divisées en deux parties.D\u2019un côté, il y a ce qu\u2019on appelle les «?votes d\u2019adhésion?».Ce sont les personnes qui votent pour M. Macron, dont les idées sont plutôt de centre- droite, car elles le soutiennent lui et son projet.Son parti est historiquement plus en faveur de programmes pour aider les groupes moins favorisés et de l\u2019immigration par exemple.De l\u2019autre côté, il y a les votes contre Marine Le Pen.En effet, beaucoup de gens ont voté pour Emmanuel Macron au second tour pour empêcher madame Le Pen d\u2019être présidente.Marine Le Pen est considérée par beaucoup comme d\u2019extrême droite, c\u2019est-à-dire que ses idées sont conservatrices et contraires aux valeurs de la démocratie.Malgré cela, c\u2019est la première fois que son parti obtient autant de voix aux élections présidentielles.Ces chiffres ne pren nent pas en compte l\u2019abstention et les votes nuls, qui représentent 28?% et 8,6?% des voix.Lorsqu\u2019on parle d\u2019abstention, on fait référence aux gens qui ne sont pas allés voter.Et un vote est nul lorsque quelqu\u2019un vote pour plus d\u2019une personne, puisque c\u2019est contre les règles.Ce vote-là ne comptera pas.Ces deux pourcentages révèlent la colère des Français, et leur désir de ne voter ni pour Emmanuel Macron ni pour Marine Le Pen.Beaucoup de citoyens français ont été très déçus du premier mandat de M. Macron, mais refusent de voter pour un parti radical.L\u2019objectif le plus important de Macron pour l\u2019instant est de regagner le soutien des Français, et surtout de les convaincre qu\u2019il va utiliser sa deuxième chance à bon escient.On lui souhaite donc bonne chance pour ce second mandat?! CHEYENNE OGOYARD EMMANUEL MACRON GAGNE LES ÉLECTIONS EN FRANCE?! PHOTO 123RF P H O T O F L I C K R leProgrès SAMEDI 30 AVRIL 2022 M19 LE P\u2019TIT MAG ARCHIVES AP Voici Patron (Cartouche, en ukrainien), un petit Jack Russell Terrier qui est devenu un héros ukrainien! Du haut de ses courtes pattes, Patron a peut-être sauvé bien des vies, depuis le début du conflit entre la Russie et l\u2019Ukraine.Patron est un chien renifleur de deux ans.Sa spécialité est de pouvoir sentir les bombes et de prévenir son équipe.Équipé de sa veste de protection, il renifle le sol et reconnaît les odeurs d\u2019explosifs.Le petit chien travaille avec une équipe de déminage dans la ville de Tchernihiv.Cette ville du nord du pays a été assiégée par les forces armées russes durant un mois et a vécu beaucoup de destruction.Patron a permis de neutraliser 90 explosifs depuis le début de l\u2019invasion russe! Heureusement, Patron est bien récompensé pour tous ses efforts.Ses collègues lui donnent de la nourriture, surtout du fromage, à chaque bon coup.Mais ne t\u2019inquiète pas, ce n\u2019est pas un métier dangereux pour l\u2019animal puisque les mines antipersonnel ne se déclenchent qu\u2019avec un poids supérieur à 5 kilos.Et Patron en fait 4! Des photos et vidéos du Jack Russell ont fait le tour du monde.Plusieurs artistes ont créé des illustrations du brave chien pour honorer l\u2019importance de son travail.Il est même suivi par 120 000 personnes sur Instagram! \u203a COMMENT UN CHIEN PEUT- IL SENTIR DES BOMBES?Les chiens ont un odorat très développé, beaucoup plus que nous.Ils peuvent donc sentir des odeurs très subtiles, les différencier et les reconnaître.Les chiens renifleurs sont entraînés dès leur jeune âge à reconnaître des odeurs imperceptibles pour les êtres humains.En fait, l\u2019utilisation du flair des chiens est une des méthodes les plus efficaces pour déceler les bombes malgré toutes les nouvelles technologies! Les chiens ont 300 millions de cellules qui détectent les odeurs dans leur museau.En comparaison, nous n\u2019en avons que 6 millions.Et ce sont les chiens au museau plus long qui ont le meilleur odorat, comme Patron.Patron démontre qu\u2019on n\u2019a pas besoin d\u2019être bien gros pour faire une différence.Une compagnie de communication ukrainienne a partagé sur Twitter que, un jour, l\u2019histoire de ce héros à quatre pattes devrait être tournée en film! LYLOU NICASTRO, JOURNALISTE STAGIAIRE ON TE PRÉSENTE PATRON, LE HÉROS DE L\u2019UKRAINE! PHOTO TIRÉE D\u2019INSTAGRAM, L\u2019ANIMAL: PATRON_DSNS Il a été annoncé la semaine dernière que Guy Lafleur, ancien joueur étoile des Canadiens de Montréal \u2014 et, selon certains, meilleur joueur de tous les temps \u2014 est décédé à 70 ans d\u2019un cancer du poumon.Tu es trop jeune pour l\u2019avoir vu jouer, mais il est important que tu connaisses celui qu\u2019on surnommait le «Démon blond», car il a une grande place dans la culture québécoise.On te le présente.\u203a UN JOUEUR D\u2019UN CALIBRE INÉGALÉ Né en 1951 à Thurso, en Ou- taouais, c\u2019est un jeune Guy La- fleur de 19 ans qui est repêché par les Canadiens et qui fait ses débuts dans la Ligue nationale.Il y jouera pendant une vingtaine d\u2019années, entre 1971 et 1991.Durant cette période, il inscrira 560 buts et 793 passes pour un total de 1353 points, dont la grande majorité dans l\u2019uniforme des Canadiens de Montréal.Il demeure encore à ce jour le meilleur pointeur de l\u2019histoire de l\u2019équipe! Le Québécois aidera le Tricolore à remporter cinq coupes Stanley, dont quatre consécutives (1976 à 1979).Il sera aussi le récipiendaire de sept trophées Molson.Un trophée Molson est une récompense qui est remise chaque saison au joueur ayant récolté le plus de points au système des trois étoiles d\u2019après-match.Selon ce système, la troisième étoile donne un point, la deuxiè me étoile donne trois points et la première étoile donne cinq points.En 1985, le chandail numéro 10 est retiré en l\u2019honneur de Guy La- fleur.Ce que ça veut dire, c\u2019est qu\u2019aucun autre joueur de l\u2019équipe ne pourra porter ce numéro sur son chandail lors d\u2019un match.Finalement, Guy Lafleur sera admis au Temple de la renommée en 1988.\u203a LE QUÉBEC TOUT ENTIER EN DEUIL Le premier ministre québécois, François Legault, a annoncé que des funérailles nationales auront lieu le 3 mai prochain pour célébrer la mémoire de Guy Lafleur.Il s\u2019agit d\u2019un grand hommage, car ce privilège n\u2019est accordé qu\u2019à très peu de personnes.En effet, pour recevoir des funérailles nationales, il faut avoir «joué un rôle majeur» au sein de la société en ayant marqué son domaine d\u2019activité.\u203a LES FANS AUSSI FONT LEURS ADIEUX Dimanche dernier, à l\u2019occasion d\u2019un match au Centre Bell opposant les Canadiens aux Bruins de Boston, les partisans ont aussi voulu dire au revoir à leur héros\u2026 à leur manière.Durant plus de neuf minutes et de façon ininterrompue, on a pu entendre des milliers de personnes scander «Guy! Guy! Guy!» à tue-tête.La foule était tellement bruyante que l\u2019annonceur a dû s\u2019y prendre à trois fois pour reprendre le contrôle de l\u2019aréna et continuer avec la cérémonie d\u2019avant-match! Disons- lui donc merci et souhaitons-lui un bon repos! LAURENT CÔTÉ LE HÉROS DU HOCKEY GUY LAFLEUR S\u2019ÉTEINT SAMEDI 30 AVRIL 2022 leProgrès M20 LE P\u2019TIT MAG LE JEU DES 7 ERREURS CES DEUX CARICATURES D\u2019ANDRÉ-PHILIPPE CÔTÉ SONT EN APPARENCE IDENTIQUES.EN RÉALITÉ, IL Y A 7 ERREURS.ES-TU OBSERVATEUR?SOLUTION 1 Le nœud papillon du D r Smog 2 Le genou du patient en moins 3 La poche du veston en moins 4 L\u2019étoile jaune 5 La barbichette plus courte 6 Le poignet de chemise du bras droit 7 La cravate est plus longue FAITES- NOUS RIRE Partagez les blagues et les phrases craquantes de vos enfants, en indiquant leur nom et leur âge, à lemag@ lesoleil.com Ma fille demande à son fils ce qu\u2019il veut pour déjeuner.Et lui de répondre?: «?Je veux une toast en anglais (un muffin anglais).?» \u2014 William, 3 ans «?Papou?! Le gazon, est-ce que c\u2019est de la peau de terre?» \u2014 Agathe, 41/2 ans «?Toi, grand-papa (82 ans), tu n\u2019es pas vieux, tu n\u2019as pas 100 ans.?» \u2014 Lexis, 7 ans Je lisais un livre à Romain sur les petits des animaux de la ferme.Je lui demande «?Le petit de la poule, c\u2019est?»?: «?Un chicken?!?» \u2014 Romain 31/2 ans Élodie vient de recevoir un petit chien en cadeau de sa mère.Elle décrit à Papi son nouveau compagnon\u2026 «?Il pèse 1 poids et quand il sera grand, il pèsera 3 poids.?» \u2014 Élodie, 61/2 ans "]
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