Le progrès, 14 mai 2022, Cahier 2
[" leProgrès SEMAINE DU 14 AU 20 MAI 2022 SAGUENAY\u2013LAC-SAINT-JEAN Marie-Andrée Gill raconte l\u2019histoire d\u2019une Céline Dion dont le rêve aurait été autochtone plutôt qu\u2019américain PAGES M2 ET M3 P H O T O L E P R O G R È S , R O C K E T L A V O I E ENTRE ELLE ET LUI LES PORTES CLOSES DU SYSTÈME JUDICIAIRE PAGES M8 ET M9 REGARD UNIQUE SAMEDI 14 MAI 2022 leProgrès M2 ARTS GLOIRE AU TERRITOIRE L\u2019écrivaine Marie-Andrée Gill, originaire de Mashteuiatsh, proposera un regard différent sur le territoire à travers l\u2019exposition qu\u2019elle présentera du 20 mai au 10 juin à la galerie du LOBE, au terme de sa résidence de création.P H O T O L E P R O G R È S , R O C K E T L A V O I E leProgrès SAMEDI 14 MAI 2022 M3 ARTS Marie-Andrée Gill découpe l\u2019histoire d\u2019une Céline Dion originaire de Mashteuiatsh MARC-ANTOINE CÔTÉ macote@lequotidien.com Le regard de Marie-Andrée Gill sur le territoire est pour le moins unique, tellement qu\u2019il donne envie d\u2019emprunter ses yeux.L\u2019écri- vaine originaire de Mashteuiatsh prépare tranquillement l\u2019exposition qui permettra de le faire, depuis sa résidence de création au LOBE, où elle s\u2019affaire, entre autres idées, à raconter l\u2019histoire d\u2019une Céline Dion parallèle, dont le rêve aurait été autochtone plutôt qu\u2019américain.Marie-Andrée Gill souhaite assumer son côté « quétaine ».Et tant qu\u2019à y être, elle compte l\u2019utiliser comme porte d\u2019entrée pour le public, vers son propre univers.Elle a donc apporté la biographie de Céline Dion dans sa résidence de création, question d\u2019en découper les mots et de créer une nouvelle histoire.À l\u2019aide du collage, la poétesse raconte une autre Céline, Grégoire celle-là, qui n\u2019aspire pas à la gloire, mais bien à un retour vers son village, à Mashteuiatsh.« J\u2019essaie de parler du rêve là- dedans.Dans le livre de Céline Dion, ça parle beaucoup du rêve américain, avoir de l\u2019argent, être célèbre ; moi, le personnage que j\u2019ai créé, c\u2019est le contraire.Pour elle, la vie meilleure, c\u2019est la vie dans le bois.J\u2019aime beaucoup utiliser la culture pop pour faire des oeuvres », explique Marie-Andrée Gill.C\u2019est là le genre de référence « universelle » qui crée des ponts avec l\u2019imaginaire du public, auquel elle a ensuite accès pour partager ses propos.Cela permet également un art moins « hermétique », à la portée de tous, renchérit l\u2019artiste.L\u2019exposition découlant de sa résidence, qui sera présentée au terme de celle-ci, du 20 mai au 10 juin à la galerie du LOBE, devrait comprendre différents collages d\u2019histoires ainsi réécrites, tout comme des installations symbolisant le territoire aux yeux de Marie-Andrée Gill.Peut-être même une « petite performance de lecture », ajoute-t-elle.UNE TOUCHE FAMILIALE Même ses garçons ont apposé leur touche à son oeuvre, l\u2019écri- vaine ayant profité de leur visite dans les locaux de la rue Bossé, à Chicoutimi, il y a quelques jours, pour construire avec eux des structures en blocs Lego traduisant des scènes futuristes.« Il y a un côté ludique, un côté de l\u2019enfance, d\u2019accessibilité, que je trouve vraiment l\u2019fun.Je voulais les impliquer dans ce processus- là.Justement, vu que le thème, c\u2019est le territoire, je me suis dit que ce serait cool de mettre des bonshommes futuristes, mais dans un monde peut-être post-apocalyp- tique, d\u2019essayer de créer une histoire autour de ça.» Le processus de création n\u2019était certes pas terminé, au moment de l\u2019entrevue avec Le Progrès, et l\u2019oeuvre de la Pekuakamish- kueu (Ilnue du Lac-Saint-Jean) pouvait encore emprunter différentes avenues.Ce qui était déjà limpide, cependant, c\u2019était l\u2019envie « d\u2019investir différemment » cette résidence de création, qui a pour thématique « Regards de femmes sur le territoire ».UN HORAIRE CHARGÉ, MAIS PAS TROP Marie-Andrée Gill planchera sur plusieurs autres projets, après cette résidence.Elle a notamment été approchée pour prendre part à la réécriture de l\u2019Anthologie de la littérature québécoise, dans le but d\u2019y inclure davantage la perspective autochtone.Une démarche importante et en adhésion avec l\u2019objectif de décolonisation dont est empreint l\u2019ensemble de ses oeuvres.Puis, il y a ce long métrage de fiction portant sur la cueillette de bleuets qu\u2019elle scénarise en compagnie de la réalisatrice Mélanie Charbonneau, à qui l\u2019on doit le film Fabuleuses.Ou l\u2019enseignement du cours de littérature autochtone à l\u2019Université d\u2019Ottawa, qu\u2019elle reprendra probablement l\u2019an prochain et qu\u2019elle devra conjuguer avec d\u2019autres implications, comme son rôle de commissaire pour un numéro spécial et « extraordinaire » de la revue Zone occupée, portant sur la résurgence autochtone.« Mais mon plus grand projet en ce moment, c\u2019est la descente de canoë sur la rivière George que je vais faire.On se starte à Schef- ferville et on descend la rivière pendant deux semaines.C\u2019est sûr que je vais vouloir faire un projet d\u2019écriture autour de ça, pendant ou après, parce que ce sont des endroits incroyables, la toundra et tout ça, qui m\u2019attirent beaucoup.C\u2019est vraiment le coeur de ce que je veux vivre en ce moment.» Il demeure toutefois primordial pour Marie-Andrée Gill de garder quelques cases libres à l\u2019agenda « pour aller en territoire, vivre ces expériences-là et peut-être en parler dans des oeuvres.Oui, des fois, l\u2019imaginaire, ça aide, mais vivre des choses, je trouve que ça aide à écrire de façon plus vraie », conclut avec sagesse celle qui accueille aussi des résidences d\u2019artistes dans le presbytère de Petit-Saguenay.Une partie de l\u2019exposition de Marie-Andrée Gill sera présentée à la bibliothèque de Chicoutimi, du 24 mai au 12 juin.Dans sa résidence de création, Marie- Andrée Gill s\u2019affaire notamment à écrire, à l\u2019aide du collage, l\u2019histoire d\u2019une «autre» Céline Dion, qui serait, comme elle, originaire de Mashteuiatsh.\u2014 PHOTO LE PROGRÈS, ROCKET LAVOIE P H O T O L E P R O G R È S , R O C K E T L A V O I E SAMEDI 14 MAI 2022 leProgrès M4 ARTS MARC-ANTOINE CÔTÉ macote@lequotidien.com Raymond Rainville n\u2019en revient toujours pas, de voir son nom associé au prix littéraire France- Québec, qui compte David Gou- dreault et Michel Jean, entre autres grands auteurs, parmi ses appelés et élus des années passées.Pour le Jeannois, cette nomination a déjà des airs de « victoire » et la visibilité dont elle s\u2019accompagne vaut amplement les centaines d\u2019heures de recherches dédiées à son roman 1542 La colonie maudite.La sélection des trois f ina- l i s t e s p o u r c e p r i x , r e m i s annuellement afin de promouvoir la littérature québécoise auprès des lecteurs français, a créé une « espèce de petite commotion dans le milieu ».C e r t a i n s t r o u v e n t q u e l e s romans choisis ne sont pas assez connus ; d\u2019autres pointent vers le fait qu\u2019ils ne sont pas assez représentatifs de la littérature d\u2019aujourd\u2019hui, deux d\u2019entre eux étant à caractère historique.Mais ce n\u2019est certainement pas Raymond Rainville qui s\u2019en plaindra, lui qui est encore saisi d\u2019une « immense surprise et d\u2019une joie extrême », quelques jours après l\u2019annonce, survenue à la fin avril.Pour celui qui s\u2019est lancé pleinement dans l\u2019écriture depuis sa retraite du marché immobilier et qui vient de publier le premier tome d\u2019une saga de quatre, en 1542 La colonie maudite, il s\u2019agit d\u2019une « motivation extraordinaire » pour la suite.Surtout que cela lui permet de mettre en lumière un genre littéraire qui ne se retrouve que trop peu souvent sous le feu des projecteurs.« J\u2019étais d\u2019autant plus heureux d\u2019être parmi les nominés, parce que c\u2019est un genre qui est rarement mis en nomination pour des prix aussi prestigieux.Il y a aussi un autre roman historique qui est en nomination (L\u2019Étonnante destinée de Pierre Boucher, par Nicole Lavigne) en même temps que le mien, alors ç\u2019a surpris beaucoup de gens.Moi, ça m\u2019a surpris, mais ça m\u2019a surtout rendu extrêmement heureux.» Son bonheur tient également au fait que son oeuvre sera désormais distribuée dans toutes les librairies de France, une porte d i f f i c i l e à f ra n c h i r p o u r l e s auteurs d\u2019ici.Véritable passionné d\u2019histoire, le Robervalois avait la plupart du temps le nez dans un livre d\u2019Alexandre Dumas, de Victor Hugo ou de Balzac, plus jeune.Il estime avoir investi entre 400 et 500 heures de recherches pour son livre à lui, qui était son deuxième en carrière.Car si le secret d\u2019un bon roman historique est d\u2019intégrer un récit et des personnages fictifs qui se laissent confondre avec le cadre réel, il est tout aussi primordial d\u2019asseoir le tout sur des faits véridiques, insiste Raymond Rainville.Avec 1542 La colonie maudite, il raconte un moment de l\u2019histoire des plus intéressants, mais peu connu, vu son triste dénouement.L\u2019auteur transporte les lecteurs en plein coeur du dernier voyage de Jacques Cartier en Nouvelle- France, alors qu\u2019il tentait, sous les ordres du Sieur de Roberval, d\u2019établir une colonie permanente.Parce qu\u2019il avait peu d\u2019expérience dans ce genre de missions, le Sieur de Roberval a commis plusieurs erreurs, par exemple en plaçant sur un même bateau des prisonniers et des nobles, ou des catholiques et des protestants, à une époque marquée par les « troubles religieux ».C\u2019était sans compter des enjeux comme le scorbut et les relations tendues avec les Iroquois, qui allaient lui rendre la vie encore plus difficile.« Il a vraiment couru après le trouble et il a réussi à le trouver.Ç\u2019a été des confrontations tout le long ! » Le deuxième tome, que le Jean- nois s\u2019affaire à achever, portera sur une autre période charnière de l\u2019histoire de la Nouvelle-France et comportera tout autant d\u2019action et de rebondissements.La littérature a toujours occupé une certaine place dans la vie de Raymond Rainville, qui a tenu pendant un certain temps une petite maison d\u2019édition au Lac- Saint-Jean.Maintenant retraité, c\u2019est avec bonheur qu\u2019il peut s\u2019investir à fond dans cette passion.Peu importe le lauréat du prix littéraire France-Québec, qui sera annoncé le 28 novembre, il a déjà gagné, assure-t-il.PRIX FRANCE-QUÉBEC UNE NOMINATION À SAVEUR DE VICTOIRE POUR RAYMOND RAINVILLE C\u2019est avec surprise et bonheur que le Robervalois Raymond Rainville a appris que son livre 1542 La colonie maudite était en nomination pour le prestigieux prix littéraire France-Qué- bec.\u2014 PHOTO LE PROGRÈS, GIMMY DESBIENS leProgrès SAMEDI 14 MAI 2022 M5 ARTS Marie-Lyne Joncas se réjouit de pouvoir présenter une émission à son image, ce printemps, sur les ondes de Noovo.\u2014 PHOTO COURTOISIE MARC-ANTOINE CÔTÉ macote@lequotidien.com Le fabuleux printemps de Marie- Lyne, c\u2019est le titre de sa nouvelle émission, mais ce pourrait aussi bien être le titre de sa vie, présentement.Plus que jamais, Marie-Lyne Joncas se sent sur son X dans son siège d\u2019animatrice, à la barre d\u2019un projet qui lui ressemble.La Robervaloise d\u2019origine en a pourtant cumulé plusieurs, des sièges, au cours de sa carrière, que ce soit en humour, à la télé ou à la radio.Aucun aussi confortable que celui qu\u2019elle occupe depuis le 11 avril dernier sur les ondes de Noovo, toutefois.Car cette place en est une qu\u2019elle convoitait toute jeune, déjà.« Ça fait longtemps que c\u2019est vraiment le métier que j\u2019aime le plus, l\u2019animation.Je me sens confortable, j\u2019aime ça poser des questions, je suis intriguée, je suis curieuse, j\u2019aime le monde.C\u2019est un métier que j\u2019ai toujours voulu faire, depuis que je suis vraiment jeune.C\u2019est juste du beau », lâche-t-elle au bout du fil, au cours d\u2019une entrevue accordée quelque part dans son horaire un peu fou.C\u2019est que ça demande « excessivement » de temps et d\u2019énergie, préparer quatre épisodes par semaine, en veillant mordicus à ce que le contenu soit à son image, dans le bon « ton », le bon « style ».Le fabuleux printemps de Marie- Lyne n\u2019est pas une « gig » qu\u2019on lui a confiée, explique celle qui anime aussi Le prochain stand-up depuis deux ans sur Noovo.Cette fois, il s\u2019agit d\u2019une émission de son cru, dont elle a inventé les segments, les concepts.Et qui est la sienne, sans l\u2019ombre d\u2019un doute.« Un d i f f u s e u r n e d o n n e ra jamais carte blanche à 100 %, mais ils sont très réceptifs aux idées, à la nouveauté, à essayer des trucs.Pour ça, c\u2019est vraiment cool ! » UN «?TRIP DE GANG?» Pour mener à bien ce « maudit beau trip de gang », Marie-Lyne Joncas s\u2019est entourée d\u2019une belle équipe, au sein de laquelle se trouvent des collaborateurs méticuleusement choisis, tels que Geneviève Schmidt, Félix-Antoine Tremblay, Ève Côté, Mona de Grenoble, Sacha Bourque et Samian.« J\u2019avais envie d\u2019avoir des gens que j\u2019admire, des gens que j\u2019aime.Pour moi, c\u2019est vraiment ça, la base du plaisir au travail.Ce n\u2019est pas nécessairement des gens qui sont ultras connus ou qui ont 400 000 abonnés sur les réseaux sociaux, mais ce sont des gens qui sont talentueux.» L\u2019animatrice se plaît aussi à transporter chaque semaine son public dans un lieu différent.C\u2019est à la serre Le cactus fleuri, à Sainte-Madeleine, qu\u2019elle a interviewé Mariana Mazza, dans un manoir de style rococo à Montréal qu\u2019elle a accueilli Gildor Roy, au Idle garage-café qu\u2019elle a fait la rencontre de Marjo et au Marché aux puces Saint-Michel que l\u2019a visitée Ariane Moffatt.Il y a quelques jours encore, c\u2019est l\u2019ex-patineuse de vitesse courte piste félicinoise Marianne St- Gelais qui venait faire son tour sur le plateau, aménagé au stade Mémorial Percival-Molson, domicile des Alouettes dans la Ligue canadienne de football.Marie-Lyne Joncas se sent sur son X à la barre de son émission, Le fabuleux printemps de Marie-Lyne, durant laquelle elle fait chaque semaine la rencontre de personnalités, comme Normand Brathwaite.\u2014 PHOTO COURTOISIE Durant la semaine de tournage au stade Percival-Molson, à Montréal, Marie-Lyne Joncas a notamment accueilli la Félicinoise Marianne St-Gelais sur son plateau.\u2014 PHOTO COURTOISIE L\u2019animatrice choisit des invités qu\u2019elle apprécie, comme P-A Mé- thot, avec qui elle travaille sur le plateau de l\u2019émission Le prochain stand-up.\u2014 PHOTO COURTOISIE LA SAISON DE MARIE-LYNE JONCAS TOUTES SORTES DE RENCONTRES Si elle adore mener des entrevues décontractées avec ses invités, Marie-Lyne Joncas apprécie tout autant ses rencontres avec les gens qu\u2019elle croise au passage, sur ces lieux de tournage improvisés.« Juste le concept d\u2019arriver dans un endroit et de rencontrer les gens de la place, je trouve ça vraiment l\u2019fun.Moi, j\u2019aime ben gros le monde.On était dans un camping la semaine passée et c\u2019était tous des résidants permanents qui étaient là, tout le monde se connaît, il y a un gros esprit de communauté.[\u2026] Demain (mercredi), on est dans un camp de vacances, hébertisme, tout ça.Alors, je me dis : \u201cJe suis contente, on va rencontrer du monde.\u201d » Le résultat des nombreuses heures de travail investies par l\u2019équipe, diffusé du lundi au jeudi, à 18 h 30, sur Noovo, est « au- delà » des attentes de l\u2019animatrice et répond visiblement à celles du public, duquel elle n\u2019a reçu « zéro commentaire négatif ».UN LONG PRINTEMPS?Les téléspectateurs qui lui assurent « triper sur le show » et le suivre religieusement sont autant de raisons de croire que l\u2019émission devrait connaître plus d\u2019un printemps.« Il n\u2019y a personne qui m\u2019a donné la confirmation officielle, mais ça sent bon ! » Marie-Lyne Joncas terminera en décembre sa tournée avec Les Grandes Crues, après quoi sa partenaire Ève Côté se produira en solo.Ce n\u2019est pas dans les intentions de la Robervaloise d\u2019origine de faire de même, elle qui désire plutôt prendre un « break de scène » pour se concentrer sur la télé et la radio.« L\u2019humour, ça reviendra plus tard.» Celle qui avait délaissé à contrecoeur son micro à l\u2019antenne de Rouge FM, pour se consacrer pleinement à son émission, dit pour l\u2019instant ne pas avoir le temps de s\u2019ennuyer de la radio, mais assure avoir hâte d\u2019en refaire.« Rouge, c\u2019est vraiment comme ma famille, des gens que j\u2019aime.On a une belle relation.Donc, assurément, je serai quelque part l\u2019automne prochain.» SAMEDI 14 MAI 2022 leProgrès M6 ARTS MARC-ANTOINE CÔTÉ macote@lequotidien.com Voilà 30 ans que les chemins de Jacinthe Couture et de David Ellis se croisent ici et là, sur scène comme à l\u2019extérieur.Jamais pour des rencontres musicales aussi assumées que depuis quelques mois, toutefois, alors que les deux musiciens prennent le temps de développer une complicité d\u2019emblée naturelle.Ils en présenteront une nouvelle fois toute l\u2019étendue, le dimanche 22 mai, à la chapelle Saint-Cyriac.Deux fois plutôt qu\u2019une depuis 2021, ce concert a été annulé.Cela ne leur aura accordé que plus de temps pour construire cette « troisième chose », découlant de la communion de leurs écoles musicales.Différentes, mais merveilleusement complémentaires, d\u2019illustrer Jacinthe Couture.« On travaille depuis plusieurs semaines et on est en train de construire quelque chose.On le sent quand on joue.Cette com- plicité-là, c\u2019est seulement avec le temps que ça peut se construire.Et ça donne beaucoup confiance pour quand on va jouer sur scène.On peut plus s\u2019abandonner », explique la pianiste.« C\u2019est une collègue avec laquelle j\u2019ai beaucoup d\u2019affinités musicales et personnelles.Je me sens vraiment à l\u2019aise, très confortable, quand on joue ensemble », de renchérir David Ellis.Le duo avait partagé une première fois cette chimie au grand public en mars dernier, à l\u2019occasion d\u2019un concert à la salle Michel-Côté d\u2019Alma.Mais celui du 22 mai prochain à la chapelle Saint-Cyriac, qui s\u2019annonce à la hauteur des « formidables » répétitions tenues jusqu\u2019ici, offrira un programme complètement différent.De Frédéric Chopin à Gaspar Cassadó, en passant par Robert Schumann, Luigi Boccherini et Sergueï Rachmaninov, les deux m u s i c i e n s p ro p o s e ro n t d e s pièces « variées », « contrastées » et familières aux oreilles des mélomanes.Certaines accorderont plus de place au violoncelle de David Ell is, d\u2019autres permettront au piano de Jacinthe Couture de se retrouver à l\u2019avant- plan, mais toutes mettront en valeur l\u2019heureux mariage entre les instruments.Chacun apporte beaucoup à l\u2019autre au sein du duo, fait valoir la pianiste, à commencer par un regard différent sur la musique.Lui l\u2019a étudiée au Curtis Institute de Philadelphie ; elle, à l\u2019Université de l\u2019Indiana à Bloomington, où l\u2019un de ses professeurs de piano lui disait justement que jouer ainsi à deux, c\u2019est « laisser aller un peu une partie de soi-même, pour gagner une nouvelle partie ».L\u2019ENDROIT IDÉAL Et la chapelle Saint-Cyriac de Lac-Kénogami, où Jacinthe Couture et David Ellis se sont déjà produits, mais jamais ensemble, semble l\u2019endroit tout indiqué pour cet échange.« Le lieu est tellement formidable, tellement extraordinaire », laisse tomber l\u2019une.« C\u2019est un endroit idyllique pour les concerts, à côté du lac.Il y a toujours un public enthousiaste et content de nous voir.On se sent le bienvenu dans cette atmosphère-là », d\u2019ajouter l\u2019autre.Là où les deux musiciens se rejoignent encore, c\u2019est sur le choix du programme, qui emprunte à plusieurs époques, du classique au romantique.Mais surtout sur le bonheur de le jouer ensemble.Car s\u2019ils ont souvent performé côte à côte par le passé, notamment lors de spectacles donnés par les professeurs entre les murs du Conservatoire de musique de Saguenay, où ils préparent d\u2019ailleurs leur prochain concert, c\u2019est seulement depuis l\u2019an dernier qu\u2019ils forment un véritable duo, à travers des récitals complets.Et qu\u2019ils en découvrent tout le plaisir.« On avait déjà une base, mais là, on voit qu\u2019on construit vraiment une complicité.Je trouve que j\u2019ai de la chance de pouvoir encore jouer, d\u2019avoir un partenaire comme David.Le public, ici, est extrêmement accueillant et chaleureux.C\u2019est un bonheur de partager les oeuvres qu\u2019on aime.Moi, c\u2019est ça qui me fait plaisir », conclut Jacinthe Couture.Le spectacle du duo sera présenté le dimanche 22 mai, à 14 h, à la chapelle Saint-Cyriac.Les billets, au coût de 30 $, peuvent être réservés par téléphone, au 418 695-5220 (Lise Hubert), 418 542-0186 ou 418 548-7077, ou par courriel, au concertssaintcyriac@gmail.com.David Ellis et Jacinthe Couture montreront une fois de plus toute l\u2019étendue de leur chimie musicale, le dimanche 22 mai, à 14?h, à la chapelle Saint-Cyriac.\u2014 PHOTO LE PROGRÈS, JEANNOT LÉVESQUE Depuis l\u2019an dernier, Jacinthe Couture et David Ellis investissent beaucoup de temps pour développer cette complicité d\u2019emblée naturelle entre eux.\u2014 PHOTO LE PROGRÈS, JEANNOT LÉVESQUE JACINTHE COUTURE ET DAVID ELLIS UNE COMPLICITÉ PEAUFINÉE PAR LE TEMPS leProgrès SAMEDI 14 MAI 2022 M7 ARTS Après un congé forcé de la scène et beaucoup d\u2019introspection, l\u2019humoriste Phil Roy est de retour avec son deuxième spectacle, Phi- lou, qui met en lumière une part de lui plus sobre et mûre.Au-delà de la volonté de faire rire, ce second spectacle a été écrit avec le désir de dire les choses.« Sur scène, j\u2019ai souvent été à l\u2019opposé de ce que je suis dans la vraie vie.Au quotidien, je suis quelqu\u2019un d\u2019assez posé, presque timide.Si tu parlais aux gens qui m\u2019ont connu jeune, je suis certain qu\u2019ils ne seraient pas nombreux à avoir prédit que je deviendrais humoriste.J\u2019étais quelqu\u2019un qui passait plutôt inaperçu.» « Mais mon personnage de scène, lui, est plutôt flamboyant, poursuit-il.Il parle fort et il est énergique.Ça représente un aspect de ma personnalité que l a s c è n e m e p e r m e t d e d é v o i l e r.Ce côté de moi, je l\u2019avais tellement gardé en dedans que, lorsque j\u2019ai commencé à faire de la scène, j\u2019avais le goût d\u2019y aller à fond et de l\u2019exploiter.» « Aujourd\u2019hui, j\u2019ai envie de doser un peu plus.J\u2019ai compris que je n\u2019ai pas besoin de sauter partout ni de crier pour être drôle », explique celui qui a vendu plus de 100 000 billets de son premier spectacle, Monsieur.C\u2019est aussi à cause de ce désir d\u2019inviter le Phil Roy plus modéré sur scène que l\u2019humoriste a choisi de travailler avec Pascale Renaud- Hébert pour la mise en scène.« Pour mon premier spectacle, j\u2019avais travaillé avec quelqu\u2019un qui venait du monde de l\u2019humour [Réal Béland], car je voulais que ce soit plus efficace en matière de drôlerie.Pour mon deuxième spectacle, je trouvais intéressant de travailler avec quelqu\u2019un qui est issu du monde du théâtre et qui a donc une autre méthode de travail me permettant d\u2019être plus efficace avec le message.» « Par exemple, pour un numéro en entier, elle m\u2019a dit que je ne pouvais pas bouger du tout.Le fait que je me déplace enlevait du poids à ce que je voulais dire.Elle avait raison et je pense que je ne l\u2019aurais pas compris sans elle », estime l\u2019humoriste.BILLIE, CINQ MOIS Le temps qui passe a changé le Monsieur.« L\u2019âge vient avec une expérience de vie.Depuis quelques années, je suis dans un processus plus thérapeutique.J\u2019ai vraiment appris à analyser les choses et les événements en les décortiquant pour en comprendre l\u2019impact sur moi et les autres.Je me suis beaucoup interrogé sur la façon dont je peux réagir ou aborder tel ou tel sujet.J\u2019ai inclus cet esprit analytique dans mon écriture humoristique », souligne l\u2019humoriste de 33 ans.« Aussi j\u2019avais le désir de fonder une famille avec ma blonde et c\u2019est pas mal cet événement qui m\u2019a poussé à faire la plus grande analyse de ma vie jusqu\u2019ici.Est-ce que je suis prêt ?Est-ce que je suis avec la bonne personne, le bon entourage, dans le bon environnement ?Est-ce que c\u2019est compatible avec mes ambitions ?» Il a répondu oui à toutes ces questions et est devenu le père de la petite Billie le 24 décembre, dernier.Mais toutes ces réflexions n\u2019ont pas poussé l\u2019humoriste à faire un virage à 180 degrés dans sa vie.« J\u2019allais déjà dans la bonne direction de façon générale, mais ces analyses m\u2019ont permis de corriger le tir sur certains éléments.J\u2019ai laissé tomber des petites choses qui allaient moins avec moi.» ACCUEILLIR LES MERCIS Ce changement de ton dans le nouveau spectacle, présenté en première en mars dernier, a aussi influencé les réactions du public.« J\u2019ai beaucoup de messages qui disent que c\u2019était vraiment drôle, mais j\u2019ai aussi beaucoup de remerciements.Les gens me disent merci de parler d\u2019anxiété, merci de parler des difficultés à avoir des enfants, merci de parler de réconciliation avec nos parents.Ce sont des mercis que je n\u2019avais pas avec mon premier spectacle et je trouve ça tellement cool.» La famille est au centre du spectacle du nouveau papa, qui réalise que la phrase qu\u2019il avait toujours détestée, « tu vas comprendre quand tu vas être parent », est tout à fait vraie.Et quel genre de parent souhaite- t-il être ?« Comme tous les pères, je pense que je veux être un mélange de ce qu\u2019a été mon père et du père que j\u2019aurais aimé avoir.Cela étant dit, je n\u2019échangerais pas mon père pour rien au monde », ajoute-t-il du même souffle.Avec son deuxième spectacle solo, Philou, Phil Roy a davantage imbriqué son désir de dire des choses et celui de faire rire.\u2014 PHOTO LA PRESSE, ROBERT SKINNER Phil Roy et sa conjointe Virginie Gascon-Lauzon sont devenus parents de la petite Billie, le 24 décembre dernier.\u2014 PHOTO TIRÉE DE FACEBOOK PHIL ROY DÉSIR DE DIRE MÉLANIE NOËL melanie.noel@latribune.qc.ca La pandémie a eu divers effets sur les personnes anxieuses, et au printemps 2020, Phil Roy n\u2019a pas été épargné.« Il y a différents types d\u2019anxiété.Il y a l\u2019anxiété de performance, l\u2019écoanxiété.Moi, c\u2019est l\u2019inconnu qui me rend anxieux, alors dans les débuts de la pandémie, j\u2019en ai beaucoup vécu.Mais elle s\u2019est quand même rapidement dissipée.Après, l\u2019anxiété a été remplacée par la forte envie de pouvoir refaire ce que j\u2019aime le plus au monde, c\u2019est- à-dire monter sur scène.» Pendant que tous les lieux de diffusion étaient fermés, Phil Roy a eu l\u2019idée de créer et de financer une salle virtuelle de spectacle, le Wifi Comédie Club.« On a fait plus de 250 spectacles en ligne.On a dénombré 26 000 connexions uniques et là, je ne te parle pas des gens qui se sont branchés deux ou trois ou quatre fois.» « À la fin des représentations qui étaient offertes gratuitement, on passait le chapeau virtuel et on a remis une portion des profits aux banques alimentaires. Ce sont des milliers de repas que les gens ont offerts en échange des prestations.Ç\u2019a été une façon de se rendre mutuellement service, moi, j \u2019avais besoin de faire des shows et il y avait des gens dans le besoin qui avaient perdu leur job et pour qui la PCU (prestation canadienne d\u2019urgence) n\u2019était pas suffisante.On a fait œuvre utile », se réjouit l\u2019humoriste.Il ajoute que tous les profits des ventes d\u2019articles promotionnels de son nouveau spectacle vont à l\u2019organisme Les Perséides, qui vient en aide aux gens qui vivent un deuil périnatal.« Ma conjointe et moi, on a vécu beaucoup d\u2019embûches quand on a décidé de devenir parents et on a eu du soutien.Pour moi, c\u2019est important d\u2019en parler, car le deuil périnatal ou l\u2019infertilité, c\u2019est quand même assez tabou.» La pandémie a aussi eu un impact sur sa relation à l\u2019autre.« Au lieu de faire un petit hochement de tête sans signification à mes voisins, je m\u2019arrête et je leur jase.Mes voisins d\u2019en haut sont devenus des amis avec qui j\u2019entretiens une relation.» « C\u2019est le temps maintenant d\u2019aller vers l\u2019avant, mais je pense qu\u2019il faut garder certaines choses apprises pendant la pandémie.Je pense à toute l\u2019entraide qui s\u2019est manifestée et l\u2019idée qu\u2019on doit tous travailler ensemble pour s\u2019en sortir.C\u2019est pas parce que la pandémie se termine qu\u2019on ne peut pas avoir d\u2019autres projets à réaliser ensemble.C\u2019est beau et j\u2019ai envie de continuer de cette façon.» MÉLANIE NOËL, LA TRIBUNE L\u2019ENTRAIDE, HÉRITAGE PANDÉMIQUE A u début de sa retraite, qui a malheureusement coïncidé avec la fin de sa vie, mon père s\u2019était passionné pour l\u2019affaire O.J.Simpson.On était au milieu de la décennie 90, Internet n\u2019existait pas pour le commun des mortels et il suivait ça à la télé américaine.C\u2019était quasiment un running gag dans la famille.Quand on rencontrait papa, il ne parlait que de ça ; en long et en large avec moult détails.Ça fait 30 ans et on trouvait que les Américains étaient évolués de permettre ainsi de suivre tout le processus judiciaire criminel.Au Canada aussi, on peut suivre ce qui se passe dans les cours de justice.Car la justice est transparente et celle- ci garantit à la population la préservation de nos droits.La présence sans restriction des journalistes en est la preuve et avant la pandémie, le public aussi était admis.Actuellement, seuls les justiciables et leurs proches peuvent être à la cour, mais ça reviendra sûrement comme avant quand la CO- VID-19 partira à la retraite.Depuis un peu plus d\u2019un an, il est aussi possible de suivre les travaux de la cour par Internet, via Teams.Mais l\u2019accès n\u2019est pas facile.Ça prend un lien.L\u2019application Teams permet aux avocats d\u2019être partout à la fois et aux détenus de comparaître de la prison, ce qui facilite beaucoup les choses.Le public aussi peut suivre par Teams.Moi- même, je le fais régulièrement lorsque j\u2019ai plusieurs causes dans différents tribunaux.C\u2019est pour ça que vous pouvez parfois lire, dans une même édition, mes textes relatant des causes à Chicoutimi, à Alma et à Roberval.Lors de procès très médiatisés, comme celui de l\u2019ex-pas- teur Jean-Claude Gaudreault, on voyait qu\u2019une bonne trentaine de personnes étaient branchées.Sûrement des gens de la communauté religieuse qui ont partagé le lien.Parfois, cette présence du public cause de petits problèmes, car les gens qui ne sont pas habitués à la visio- conférence ne se méfient pas de l\u2019ordinateur qui ouvre parfois le micro sans qu\u2019on le demande.On entend alors des commentaires dans la salle, ce qui ne manque pas de faire sourciller le juge, qui demande alors à la personne de désactiver son micro ou à la greffière de le faire à distance.Mais je vous le confirme : nos juges sont patients.Ils prennent ça avec un grain de sel.Teams prouve qu\u2019il y a moyen de retransmettre, dans le respect et le décorum, les procès criminels à un large public, et j\u2019aurais été enclin à dire que tant qu\u2019à avoir toute l\u2019installation nécessaire dans les tribunaux, aussi bien se mettre à diffuser.Ça ne serait vraiment pas compliqué de mettre ça directement sur Internet et en simple mode de diffusion, les gens ne seraient que spectateurs, sans pouvoir intervenir.Mais parallèlement, je me demande si c\u2019est souhaitable.Parce que si 99 % de la population a une tête sur les épaules \u2013 je sais, je suis NORMAND BOIVIN nboivn@lequotidien.com entre elle et lui PATRICIA RAINVILLE prainville@lequotidien.com J \u2019ai toujours été fascinée et intéressée par l\u2019actualité judiciaire.J\u2019ai déjà songé à prendre des vacances pour aller m\u2019asseoir dans une salle de cour, histoire de suivre un procès qui m\u2019intéressait.À la retraite, je vais peut-être faire partie de cette petite gang de gens qui passent leur journée dans les palais de justice, seulement dans le but de passer le temps.Parce que, vous savez, la justice est publique et n\u2019importe qui peut y avoir accès.Mais ça, c\u2019était avant la COVID-19.Maintenant, les salles de cour ont des capacités d\u2019auditoire restreintes.Malheureusement, il n\u2019y a pas encore d\u2019autres moyens de suivre ce qui s\u2019y passe, sauf de lire et d\u2019écouter les nouvelles.Il y en a parmi vous qui suivez un peu le procès de l\u2019acteur Johnny Depp, qui l\u2019oppose à son ex-femme, Amber Heard ?Difficile de l\u2019ignorer si vous êtes un tant soit peu sur les médias sociaux.Parce que le procès n\u2019est pas seulement hyper médiatisé sur les chaînes de télé et dans les journaux du monde entier, il est également diffusé presque intégralement sur le Web.C\u2019est que, voyez-vous, aux États-Unis, les caméras sont les bienvenues dans les salles de cour.Les procès se transforment en événement télévisuel.Et celui de la méga vedette américaine fait parfois penser à un soap ou à une téléréalité.Voilà l\u2019une des gigantesques différences avec ce qui se passe dans nos palais de justice.Je suis avec passion ce procès aux allures théâtrales, en même temps que celui du tueur du Vieux-Québec, Carl Girouard.Deux procès particulièrement intéressants, dont j\u2019ai bien hâte d\u2019en connaître les issues.Mais lorsque je vois Johnny Depp témoigner en direct sur mon Instagram et que je lis ensuite les articles sur le procès de Carl Gi- rouard avec, en guise d\u2019image, un dessin de lui assis dans le box des accusés, je me dis qu\u2019il serait peut- être temps qu\u2019on évolue un peu.Avec tout le respect que je dois aux dessinateurs judiciaires, je ne comprends pas qu\u2019en 2022, on utilise encore cette technique digne des années 40.À l\u2019ère du numérique, un dessin pour illustrer un procès, c\u2019est assez dépassé merci.On peut suivre la guerre en Ukraine en direct sur nos cellulaires, mais impossible de prendre une photo d\u2019un accusé incarcéré sans user de 1001 stratagèmes qui, de nos jours, ne fonctionnent plus tellement.Car la pandémie a limité l\u2019accès aux images dans les palais de justice.Plusieurs accusés détenus ne s\u2019y présentent même plus en personne, témoignant par visioconférence.Finis, les défilés des détenus qui arrivent au palais de justice.Ou s\u2019ils sont transportés par fourgon, on les amène directement dans le garage du palais de justice, ne permettant pas la prise d\u2019images.Comme si c\u2019était la reine d\u2019Angleterre.J\u2019ai couvert un procès de trois semaines pour meurtre, il y a un peu plus d\u2019un an.Jamais il n\u2019a été possible de prendre l\u2019accusé en photo.Et après ça, les lecteurs nous insultent parce qu\u2019on ne publie pas la face de celui qui est accusé de meurtre, d\u2019agression, de vol, affirmant qu\u2019on protège l\u2019accusé.Eh bien non, on ne protège personne.On n\u2019a juste pas accès à son visage.On est chanceux si on le trouve sur Facebook.Je ne crois pas qu\u2019il soit nécessaire que les procès deviennent des téléromans diffusés à grande échelle sur le câble, comme celui de Johnny Depp.Mais de permettre aux médias de filmer et de photographier, disons, un petit 10 minutes dans la salle avant le début de l\u2019audience, serait, à mon humble avis, plus juste.On se targue de dire que la justice est publique.Mais elle l\u2019est de moins en moins.Non seulement ça permettrait de diffuser une information plus précise, mais ça empêcherait aussi que les caméramans et les photographes se ruent sur les gens à la sortie du palais de justice et qu\u2019ils se cachent dans les bosquets en espérant tomber sur le coupable.Je suis certaine que donner un meilleur accès encadrerait finalement mieux la prise d\u2019images.Et ça empêcherait également qu\u2019une victime soit identifiée par mégarde.PATRICIA RAINVILLE À quand un accès aux salles de cour?Le procès opposant l\u2019acteur Johnny Depp à son ex-conjointe, Amber Heard, est diffusé sur le Web.\u2014 ARCHIVES AP Risqué, mais on peut faire mieux SAMEDI 14 MAI 2022 leProgrès M8 NORMAND BOIVIN nboivn@lequotidien.com spiritualité P our une deuxième année consécutive, l\u2019Association des travailleurs et travailleuses de rue de Québec (ATTRueQ) se joint au Regroupement des organismes communautaires québécois pour le travail de rue (ROCQTR) afin de tenir, du 16 au 22 mai, la Semaine du travail de rue.Aller dans les milieux de vie des gens, écouter, accompagner, référer, effectuer de la prévention, sensibiliser, s\u2019adapter aux diverses réalités rencontrées.Voilà ce que font les plus de 300 travailleurs de rue présents au Québec.Possédant plus de 40 ans d\u2019expertise, ils effectuent 70 000 interventions annuellement, pour rejoindre une population qui est souvent en rupture sociale.Le Saguenay\u2013Lac-Saint-Jean compte cinq organismes en travail de rue.Une trentaine d\u2019intervenants sont disponibles afin de sillonner rues, parcs, écoles, bars, squats et autres lieux.On les reconnaît souvent par leur sac à dos, porté fièrement, qui est à prime à bord un outil essentiel pour effectuer leur travail.Réduction des méfaits, autonomisation, respect du rythme, ouverture, flexibilité d\u2019horaire, adaptation.Les travailleurs de rue sont des intervenants pivots qui offrent des services gratuits, confidentiels et anonymes.La Semaine du travail de rue est un moment important pour reconnaître le travail effectué par ces intervenants.Un travail qui est souvent ignoré et qui comporte son lot de difficultés.Les travailleurs de rue vivent au quotidien avec la complexité que peut apporter la misère sociale.Les deux dernières années de pandémie ont augmenté les différentes problématiques sociales, mais les travailleurs de rue restent, comme avant cette pandémie, les acteurs de première ligne auprès d\u2019une population dite marginalisée.Itinérance, dépendances, problème au niveau de la santé mentale, prostitution, exploitation sexuelle et bien d\u2019autres réalités font partie du quotidien d\u2019un travailleur de rue, qui fait tout pour créer un lien significatif avec des gens qui ont souvent perdu confiance en eux, aux autres et en la vie.Parfois, nous sommes confrontés à des jours plus difficiles \u2013 décès, surdoses, maladies, séjours en détention.Nous travaillons auprès d\u2019êtres humains qui ont un bagage de vie impressionnant.Pour certains, entendre ces histoires de vie serait beaucoup trop difficile.Mais n\u2019oublions pas qu\u2019avant chaque histoire, la personne reste une personne à part entière.Et le travailleur de rue est aussi un être humain vivant différentes émotions devant les drames dont il est témoin.Heureusement, les travailleurs de rue savent reconnaître chaque petit pas.Ces petits pas n\u2019appartiennent pas au travailleur de rue, qui a su offrir des services aux personnes rencontrées.Ils appartiennent à la personne qui s\u2019est mobilisée, qui a su s\u2019ouvrir à l\u2019intervenant, prendre sa réalité en main, afin d\u2019avancer vers l\u2019objectif qu\u2019elle s\u2019est elle-même fixé.Ça ne nous appartient pas, mais c\u2019est quand même ça, notre plus belle paie.Janick Meunier, directrice générale du Service de travail de rue de Chicoutimi On est là ARCHIVES LE PROGRÈS, MICHEL TREMBLAY Risqué, mais on peut faire mieux généreux \u2013, c\u2019est le 1 % qui risque de tout faire déraper.Imaginez : au moindre petit lapsus, au moindre tic, un juge risque de se retrouver dans un mème sur Internet, d\u2019être la cible de moqueries.Car dans une journée de six heures de cour, on ne peut pas être toujours parfait.Surtout lors de journées très chargées.Aussi, les gens peu au fait du système judiciaire qui suivraient un procès dix minutes par jour n\u2019y comprendraient pas grand-chose et pourraient porter des jugements inadéquats, voire injustes envers les officiers de justice.Malheureusement, avec la gang de morons qu\u2019on retrouve sur les réseaux sociaux, je pense qu\u2019il vaut mieux en rester comme aujourd\u2019hui.D\u2019autant plus que les juges émettent des ordonnances interdisant d\u2019enregistrer ou de faire des captures d\u2019écran des travaux de la cour.Ce serait impossible à gérer si des centaines, voire des milliers de personnes se retrouvaient devant leur écran.Je suis certain que des images et des portions d\u2019enregistrement se retrouveraient illégalement sur la Toile.Imaginez le problème lorsqu\u2019en plus, il y a des ordonnances de non-publication de certaines informations.Cela dit, il y aurait tout de même place à amélioration.Car si les avocats en défense et en poursuite collaborent assez bien avec la presse, et que les juges sont courtois, l\u2019administration judiciaire n\u2019est pas toujours à l\u2019avenant.Les gens m\u2019écrivent parfois pour me demander pourquoi on n\u2019a pas la photo de l\u2019accusé.La job des photographes est tellement rendue compliquée.Ils sont parqués dans un coin du palais, et c\u2019est facile pour un prévenu de leur échapper.Ça ne collabore pas beaucoup.Il y aurait sûrement moyen de rendre les couvertures plus attrayantes, pour le moins qu\u2019on y mette de la bonne volonté.Ce serait un bon début.NORMAND BOIVIN Plusieurs curieux ont suivi le procès du sportif et acteur O.J.Simpson pour le meurtre de son ex-épouse à la télévision américaine.\u2014 ARCHIVES AFP leProgrès SAMEDI 14 MAI 2022 M9 SAMEDI 14 MAI 2022 leProgrès M10 1 2 3 4 5 6 NATALIE RICHARD Collaboration spéciale natalierichardmedia@gmail.com R osés, blancs et rouges, plusieurs vins sont bons avec le homard, tout dépendant de la façon dont on le cuisine.Si on l\u2019aime simplement bouilli avec du citron, on optera pour un blanc vif et salin.Si on le préfère avec du beurre à l\u2019ail, on choisira plutôt un chardonnay légèrement boisé.Les bulles et le rosé sont toujours excellents avec le homard.Puis quand on le fait cuire sur le gril, on peut harmoniser les notes fumées avec un pinot noir du Nouveau Monde et même un rouge plus corsé comme un tempranillo espagnol, surtout si on le prépare façon thermidor, avec une sauce à la crème et gratiné au gruyère.Bonne saison du homard ! 1 SUMARROCA BRUT NATURE GRAN RESERVA CAVA 2108 17,80$ \u2022 13 408 929 \u2022 12% \u2022 2,7 g/L Un Cava d\u2019un rapport qualité-plai- sir inégalable, en plus d\u2019être certifié bio depuis 2018.Brut nature signifie que la teneur en sucre est moins de 3 g/l, donc très peu dosé, et la mention Gran Reserva indique que le vin a dû passer un minimum de 30 mois sur lie avant le dégorgement \u2014 en l\u2019occurrence 36 mois pour cette cuvée \u2014 ce qui donne de l\u2019ampleur à ses notes de fleur et d\u2019agrumes, empreintes d\u2019une élégante minéralité.2 A&D WINES MONOLOGO ARINTO P242 021 18,75$ \u2022 14 296 666 \u2022 13% \u2022 4,3 g/L Un vignoble très impressionnant de la région du Vinho Verde au Portugal.A&D sont les initiales des prénoms du couple propriétaire de ce magnifique domaine ancestral de la région de Baiao.Alexandre et Dialina ne font que de très bons vins, dans une approche très avant- gardiste pour la région.L\u2019arinto est un cépage autochtone qui produit des vins avec un potentiel de garde impressionnant pour des blancs.Les vieilles vignes du p24 rayonnent au sommet du domaine, à une altitude de 400 mètres, sur des sols de schistes, ce qui donne de la texture au vin, en plus d\u2019une bonne tension, sur des notes de zeste d\u2019agrumes et de poire fraîche.3 QUAILS\u2019 GATE CHARDONNAY 2019 23,85$ \u2022 12 456 179 \u2022 12,5% \u2022 2,1 g/L Les vins du vignoble familial Quails\u2019 Gate sont incontournables quand ils arrivent sur nos tablettes, ce qui est toujours en quantité assez limitée.Parmi les premières parcelles de chardonnay de la région de Kelowna en Colombie-Britannique, les vignes ont été plantées il y a plus de 30 ans.Pour cette cuvée, une portion du vin a vieilli dans des barriques françaises neutres et l\u2019ensemble a passé neuf mois sur lies avant l\u2019embouteillage.De la saveur, de la texture et de la richesse.Un vin rond et délicatement minéral, parfait pour le homard qu\u2019on aime avec du beurre.4 BONNY DOON VINEYARD VIN GRIS DE CIGARE 2021 19,95$ \u2022 10 262 979 \u2022 13,5% \u2022 1,2 g/L Le rosé est un accord de choix pour le homard, grâce aux notes de petits fruits, de zeste et d\u2019agrumes, comme l\u2019orange sanguine qu\u2019on y retrouve.Celui du vignoble Bonny Doon de la côte centrale de la Californie est toujours excellent, d\u2019un millésime à l\u2019autre.Une valeur sûre.J\u2019ai aussi essayé leur rouge Le Cigare Volant 2019, un assemblage de grenache, cinsault et syrah, un vin juteux avec de la structure qui complète agréablement un homard grillé, servi avec des rapinis sautés à l\u2019ail.5 COOPER STATION PINOT NOIR 2019 19,05$ \u2022 13 566 281 \u2022 13,5% \u2022 7,3 g/L Ne vous laissez pas influencer par les quelques grammes de sucre résiduel de plus, le vin est balancé, bien fruité et ensoleillé, parfait pour un BBQ.Les notes légèrement fumées de ses six à huit mois de barrique donnent à ce pinot noir californien l\u2019expression qu\u2019il faut pour marier le homard cuit, qu\u2019on finit au charbon de bois.6 PROTOS ROBLE RIBERA DEL DUERO 2020 18,25$ \u2022 14 323 839 \u2022 14% \u2022 1,8 g/L Et pour le tempranillo, Protos s\u2019y connaît, étant le tout premier vignoble établi dans la région de la Ribera del Duero en 1927.La cuvée Roble a fait 6 mois de barrique et 6 mois de vieillissement en bouteille avant d\u2019être mise en marché.Ça donne une abondance de fruit comme le cassis, la mûre et la prune fraîche sur des tannins corsés aux notes fumées et à l\u2019accent minéral, munis d\u2019une douce astringence pour balancer le fruit.C\u2019est excellent avec le homard thermidor et encore mieux en version surf and turf.Pour des suggestions quotidiennes de vins, suivez-moi sur Instagram @nrartdevivre ou sur mon site natalierichard.com.Le homard de la Gaspésie est arrivé et se déguste aussi bien avec du rosé, du blanc ou du rouge.Un bel accord du terroir avec le rosé du vignoble 1292.\u2014 PHOTO COLLABORATION SPÉCIALE, NATALIE RICHARD BIO AVEC LE HOMARD leProgrès SAMEDI 14 MAI 2022 M11 RÉGAL PATRICE PLANTE Collaboration spéciale M e rc i à t o i , s e m a i n e printanière divine avec tes températures avoisinant les 25 degrés Celsius.Comme tu as été bonne pour nous ! Sans crainte de voir une goutte de pluie ruiner mon setup de patio, j\u2019ai laissé, et ce, pour la première fois de ma vie, mes coussins et mes chaises traîner dehors sans crainte de voir leur fragile tissu détrempé.Cette semaine, on se serait décidément cru au Mexique.J \u2019e n a r r i v e d \u2019a i l l e u r s ( d u Mexique, pas du sujet de ma chronique haha).À la mi-avril, sur un coup de tête, j\u2019ai décidé de partir en voyage après plus de trois ans d\u2019abstinence.Mon but ?Boire des cocktails à base d\u2019agave et manger le plus de tacos possible.Quelle ne fut pas ma déception lorsque, après avoir bu la Margarita de convenance, ma version préférée, la Tommy\u2019s Margarita, demeurait introuvable.Sans doute parce que l\u2019origine de ce classique revisité (qui substitue la liqueur d\u2019orange pour du sirop d\u2019agave) remonte aux années 90 à\u2026 San Francisco.C\u2019est au Tommy\u2019s Mexican Restaurant que Julio Bermejo décida de sucrer ses Margaritas avec un sirop issu de la plante d\u2019agave (d\u2019où provient la tequila) plutôt qu\u2019avec de l\u2019orange.Son cocktail est devenu le symbole d\u2019une Margarita plus rafraîchissante, plus légère et qui met davantage de l\u2019avant les notes d\u2019agave de la tequila.Aujourd\u2019hui, cette version est servie un peu partout à travers le monde, mais je vous jure qu\u2019il est très, très difficile d\u2019en dénicher au Mexique ailleurs que dans les bars spécialisés.Et si votre chien s\u2019appelle Mezcal comme le mien, vous pouvez également essayer cette recette avec votre mezcal favori pour une version aux notes fumées et complexes ! Salud ! Tommy\u2019s Margarita INGRÉDIENTS \u2022 2 oz de tequila blanche 100 % agave \u2022 1 oz de jus de lime frais \u2022 0,75 oz de sirop d\u2019agave \u2022 Une pincée de fleur de sel \u2022 Rondelle de lime (pour décorer) PRÉPARATION 1 Dans un shaker, mélanger tous les ingrédients avec de la glace.2 Filtrer au tamis dans un verre rempli de glace ou muni d\u2019un gros cube de glace.3 Décorer d\u2019une rondelle de lime.UN CLASSIQUE MEXICAIN.INTROUVABLE AU MEXIQUE P H O T O C O U R T O I S I E , A N N I E F E R L A N D MONSIEURCOCKTAIL PHILIPPE WOUTERS philippe.wouters@lescoops.ca D ans le milieu, on aime dire que le Québec suit les tendances des États- Unis.Styles, tendances ou catégories en vogue chez nos voisins du sud se retrouveront forcément au Québec quelques années plus tard.Y a-t-il encore cet écart si important entre notre province et le pays le plus influenceur dans la culture bière contemporaine ?Mes quelques heures à déambuler à la Brew Expo, à voir des brasseurs américains attendre impatiemment leur échantillon de bière monohoublon tendance du moment et à découvrir de nouveaux styles à la mode m\u2019ont permis d\u2019arriver à un constat flagrant : non seulement le Québec n\u2019est plus en retard, mais il est même parfois en avance.La culture bière se porte donc très bien dans notre province.Laissez-moi vous convaincre\u2026 Des tendances dans le monde brassicole, il s\u2019en crée tous les ans, mais les brasseurs québécois sont à l\u2019affût de la moindre nouvelle bière ou d\u2019une nouvelle recette qui plaît.C\u2019est souvent sur une scène brassicole en particulier qu\u2019une tendance se déclenchera.Il suffit donc de fouiller sur le Web, dans toutes les régions, pour dénicher la nouvelle tendance du moment.Il existe plusieurs scènes brassicoles aux États-Unis, mais nous n\u2019en avons qu\u2019une au Québec.Il n\u2019est plus rare d\u2019avoir des bières originales, comme la Cold IPA, et de suivre le marché, bien avant l\u2019ensemble des scènes bras- sicoles américaines.La relation qu\u2019ont les brasseries du Québec et les fournisseurs joue un rôle très important.Nous sommes une province francophone dans un monde principalement dicté par la langue anglaise.Pour percer le marché québécois, les compagnies doivent embaucher des représentants francophones, souvent issus du même milieu.La relation privilégiée permet de créer des opportunités.J\u2019ai goûté des houblons expérimentaux à Minneapolis que peu de brasseurs connaissent, alors que nous avons déjà plusieurs exemples québécois brassés avec ces houblons.Le Québec est un marché relativement petit ; plus de 70 % des microbrasseries font moins de 2000 hl par année.Il n\u2019est également pas nécessaire de faire valider son étiquette et sa nouvelle recette de bière avant commercialisation.La créativité a donc le champ libre et réaliser une nouvelle bière demande très peu d\u2019investissement, ce qui fait que le marché de la nouveauté et de la bière tendance est très populaire, voire trop populaire.Derrière cette culture de la bière tendance se cache également une culture du terroir qui se développe de plus en plus.Nous sommes donc devant deux courants brassi- coles qui se développent parallèlement : les styles contemporains et les bières avec ajout d\u2019ingrédients du terroir québécois.Un dynamisme fort intéressant.Le Québec n\u2019est donc plus derrière les États-Unis, mais à ses côtés.Pas encore convaincu ?Si vous saviez le nombre de brasseurs américains, souvent de maisons réputées, qui n\u2019ont que des éloges pour la culture bière du Québec.À chacune de mes visites aux États- Unis, je suis agréablement surpris de l\u2019accueil réservé aux bières de la belle province.VRAIMENT EN RETARD, LE QUÉBEC?BIÈRES PHOTO 123RF SAMEDI 14 MAI 2022 leProgrès M12 TOIT&MOI LARRY HODGSON Collaboration spéciale O ui, 2022 est l\u2019année du glaïeul, un populaire petit bulbe à floraison estivale que beaucoup de jardiniers cultivent avec grand succès.Découvrez-en plus sur cette plante extraordinaire! TOUTE UNE HISTOIRE Le glaïeul est cultivé au Québec depuis plus de 200 ans, mais il ne vient pas d\u2019ici.Différentes espèces de glaïeuls sauvages poussent en Europe et en Asie, mais surtout en Afrique.Les variétés que nous cultivons sont généralement des hybrides faits à partir des espèces africaines.D\u2019ailleurs, les premiers hybrides datent déjà de la fin du 18e siècle, car le glaïeul est devenu populaire tôt auprès des fleuristes européens pour gagner l\u2019Amérique par la suite.Ma grand-mère me parlait fièrement des champs de glaïeuls de mon arrière-grand-père, fleuriste à Toronto, qui, elle prétendait, attiraient tous les touristes des bateaux de croisière.Évidemment, à l\u2019époque (fin du 19e et début du 20e siècle), les fleuristes devaient produire leurs propres fleurs : il n\u2019y avait pas de livraison de fleurs coupées fraîches par avion comme aujourd\u2019hui! LIENS FAMILIAUX C\u2019est une plante de la famille des iris (Iridacées), donc apparentée à l\u2019iris, bien sûr, mais aussi au crocus, au crocosmia et au freesia.Il pousse à partir d\u2019un «bulbe»\u2026 qui n\u2019est toutefois pas un véritable bulbe, mais un corme, une autre sorte d\u2019organe de réserve souterrain.Déjà, les glaïeuls sauvages offraient une bonne gamme de couleurs : rouges, roses, blanches, orange, jaunes, violets, etc.Chez les hybrides, presque toutes les couleurs sont possibles, même le vert; seul le bleu est manquant.Les plus grandes variétés atteignent plus de 1 m de hauteur, chaque grande tige produisant de 12 à 20 grandes fleurs en forme de vase de jusqu\u2019à 15 cm de diamètre.Dans la nature, les glaïeuls sont pollinisés par des abeilles à longue trompe et des souimangas (oiseaux africains à long bec).Dans nos jardins, nos propres abeilles à longue trompe, comme les bourdons, les visitent et aussi les colibris et les sphinx colibris (papillons qui ressemblent à des colibris).UN NOM MARTIAL! Les glaïeuls doivent leurs noms commun et botanique (Gladiolus) au mot latin gladiolus, qui signifie petit glaive (épée).C\u2019est une description précise de la forme raide de la plante et de ses feuilles étroites en forme de lame.Il existe plusieurs types de glaïeuls en culture.Ils varient en hauteur ainsi qu\u2019en forme de fleur et en taille.Les plus petits sont généralement aussi les plus hâtifs.Les très grands fleurissent à la fin de l\u2019été.Notez aussi que, en général, plus le corme est gros, plus la floraison est spectaculaire! COMMENT LES CULTIVER Les glaïeuls doivent être cultivés en plein soleil dans un sol bien drainé.Vous pouvez les planter dans une plate-bande ou dans des bacs sur la terrasse ou le balcon.Souvent, les amateurs d\u2019arrangements floraux préparent un jardin spécial pour les fleurs coupées ou utilisent un coin du potager à cette fin.Alors, le glaïeul y trouve toute sa place.Avant de planter un glaïeul, préparez le sol en l\u2019ameublissant à une profondeur de 15 à 25 cm.Incor- porez-y du compost et un engrais granulaire tout usage, ce qui aidera vos glaïeuls à atteindre leur plein potentiel.En général, les fleurs de glaïeuls commencent à s\u2019épanouir 80 à 90 jours après la plantation.Pour prolonger le temps de floraison, ne plantez pas tous les b u l b e s e n m ê m e temps.Démarrez certains cormes à l\u2019intérieur au début de mai, d\u2019autres après que tout danger de gel soit passé, puis encore d\u2019autres toutes les deux semaines jusqu\u2019à la mi-juillet (environ 90 jours avant le premier gel d\u2019automne).Plantez les grands glaïeuls, les plus populaires, à 15 à 20 cm de profondeur.Cette plantation plus profonde aidera à maintenir les tiges dressées.Plantez les glaïeuls nains à une profondeur de 10 à 15 cm.Espacez les cormes de 10 à 15 cm si vous les laissez s\u2019épanouir au jardin, à 7 à 10 cm si vous prévoyez de les prélever pour l\u2019arrangement floral.(Pour une plus longue durée de vie en vase, on récolte tôt, lorsque seulement les deux fleurs du bas sont complètement épanouies.) Notez que, malgré une plantation plus profonde, un tuteur de bambou peut quand même être nécessaire pour les grands glaïeuls.Arrosez régulièrement et en profondeur, surtout en période de sécheresse.Lorsque les plantes sont stressées par la chaleur et la sécheresse, elles deviennent plus sensibles aux ravageurs et aux maladies.Appliquer 5 à 7,5 cm de paillis après la plantation aidera à retenir l\u2019humidité et à contrôler les mauvaises herbes.À L\u2019AUTOMNE En théorie, les glaïeuls sont de la zone de rusticité 8 et donc ne survivent pas au froid hivernal dans nos régions.En fait, cependant, dans les emplacements bien couverts de neige l\u2019hiver, ils peuvent souvent survivre.Malgré cela, il est plus sécuritaire de les déterrer à l\u2019automne, après le premier gel, et de conserver les cormes au sec et à l\u2019abri du gel pendant l\u2019hiver, de la même manière qu\u2019on conserve d\u2019autres bulbes d\u2019été, comme le dahlia, le bégonia tubéreux et le canna.OÙ EN TROUVER Les jardineries offrent un certain choix de cormes de glaïeuls et plusieurs catalogues, un choix encore plus vaste.Un autre endroit pour trouver des cormes et qui est aussi une excellente source d\u2019information est la Société des glaïeuls du Québec (glaieul.qc.ca).L\u2019année du glaïeul est un projet du National Garden Bureau (ngb.org), un organisme à but non lucratif qui fait la promotion des plaisirs et des bénéfices du jardinage.L\u2019ANNÉE DU GLAÏEUL 1 et 2 Il y a un infini de couleurs chez le glaïeul! \u2014 PHOTOS HARRIS SEED, NATIONAL GARDEN BUREAU 3 Planter les cormes de glaïeuls assez profondément les aide à mieux rester debout dans le jardin.\u2014 PHOTO 123RF/PAVEL RODIMOV 1 2 3 leProgrès SAMEDI 14 MAI 2022 M13 TOIT & MOI CHÊNES COLONNAIRES QUI PERDENT LEURS FEUILLES Q Nous avons planté six jeunes chênes colonnaires au printemps 2020 dans le but de créer un écran au fond du jardin.Nous avions choisi cet arbre parce qu\u2019on avait vu des haies de cet arbre qui gardent ses feuilles brunes l\u2019hiver.Les nôtres ont perdu toutes leurs feuilles.Le premier hiver, on a cru au choc de transplantation, mais maintenant on est inquiet.Est-ce dû à l\u2019essence de l\u2019arbre en question ou est-ce une question de sol ou d\u2019environnement?Est-ce irrémédiable?\u2014 Anne Bilodeau R Certains chênes sont «marcescents», c\u2019est-à-dire qu\u2019ils conservent leurs feuilles d\u2019automne, bien que mortes et brunes, tout l\u2019hiver.Les feuilles finissent par tomber au printemps, poussées par les bourgeons des nouvelles feuilles qui éclatent.Que l\u2019arbre se couvre de feuilles mortes tout l\u2019hiver soit vu comme un attrait ou un désagrément varie selon le jardinier.Plusieurs préfèrent un arbre nu l\u2019hiver! Mais dans votre cas, bien sûr, cela assure l\u2019intégrité de votre écran toute l\u2019année.Plusieurs facteurs environnementaux sont impliqués dans la densité des feuilles conservées l\u2019hiver.Les conditions estivales menant à une bonne croissance (températures pas trop chaudes, pluies régulières et abondantes, sol relativement riche, etc.) stimulent une meilleure rétention des feuilles.Le facteur qui nuit le plus à la marcescence est le vent : des vents forts et persistants peuvent arracher les feuilles avant leur temps.Ainsi, il est possible qu\u2019il y ait eu deux années décevantes quant à la marcescence et que tout aille bien à l\u2019avenir.Mais je soupçonne autre chose.C\u2019est que le degré de marcescence varie selon la variété : certains chênes gardent toutes leurs feuilles, d\u2019autres presque aucune, et beaucoup sont quelque part au milieu.Cela vaut aussi pour les chênes colonnaires ou fastigiés, soit ceux avec un port très étroit, comme une colonne.Deux variétés réputées pour leur bonne marcescence sont le chêne hybride Crimson Spire™ (Quercus × \u2018Crimschmidt\u2019) et le chêne anglais colonnaire (Q.robur \u2018Fastigiata\u2019).Une qui perd normalement toutes ses feuilles l\u2019hiver est le chêne hybride Streetspire™ (Quercus × \u2018JFS-KW1QX\u2019).Il est possible que vous ayez acheté une variété non marcescente par accident.Malheureusement, peu de marchands semblent au courant de la différence, car le degré de marcescence d\u2019un chêne figure rarement dans sa description.Il vous faudra peut-être remplacer vos arbres, malheureusement! Des questions svp! Vous pouvez nous joindre par courriel à courrierjardinier paresseux@yahoo.com Par courrier à Le jardinier paresseux Le Soleil C.P.1547, succ.Terminus Québec (Québec) G1K 7J6 RÉPONSES À VOS QUESTIONS Deux chênes anglais colonnaires (Q.robur \u2018Fastigiata\u2019) qui ont conservé leurs feuilles pendant l\u2019hiver.\u2014 PHOTO ANRO0002, WIKIMEDIA COMMONS ENTRETIEN HORTICOLE À FAIRE CETTE SEMAINE \u203a Il est temps de semer les concombres, courges et melons à l\u2019intérieur.\u203a C\u2019est la bonne saison pour planter vivaces, arbres et arbustes.\u203a Le soleil est de plus en plus intense et il peut être nécessaire de tirer un léger voilage entre une fenêtre très ensoleillée et les plantes d\u2019intérieur.\u203a Si la température le permet, acclimatez graduellement les semis faits à l\u2019intérieur aux conditions de plein air, les plaçant à l\u2019ombre au début.viacapitalesaglac.com Jean-Roch GIRARD 418 818-6484 jrockgirard@hotmail.com Jacques LAVOIE 418 557-4293 jacqueslavoie@lavoieaucarre.com André LESSARD 418 690-6765 alessard2106@gmail.com Claude POTVIN 418 815-1114 claude-potvin@sympatico.ca Marie-Audrey GIRARD 418 376-4580 magirard01@gmail.com Mélyssa GAGNON 418 557-6635 mgagnon@lavoieaucarre.com Brenda BOIVIN 418 376-4057 brenda.boivin12@gmail.com Hélène LAVOIE 418 693-4293 helenelavoie@lavoieaucarre.com Réjean MARTIN 418 815-2320 rejean.martin@qc.aira.com Sylvin PERREAuLT 581 668-6202 sperreault@viacapitale.com Jean-Michel LAFONTAINE 418 376-1952 jmlafontaine@lavoieaucarre.com Denise TRDINA 418 557-5556 dtrdina@viacapitale.com Richard SIMARD 418 818-0976 rsimard@digicom.qc.ca Pierre-Olivier SIMARD 418 550-5136 po@equipesimard.ca Hélène TALBOT 418 944-1251 helenetalbot@bell.net Chantale TREMBLAY 418 668-9551 chantale9551@gmail.com Serg TREMBLAY 418 693-4011 sergtremblay@viacapitale.com Daniella TREMBLAY 418 290-3871 daniella8001@hotmail.com Linda TuRGEON 418 540-0575 lindaturgeon2000@hotmail.com Lisa-Marie TREMBLAY 418 817-1990 lisamarietremblay@live.ca Hélène TuRGEON 418 590-1818 helenturgeon@videotron.ca Guy SIMARD 418 550-6561 guy@equipesimard.ca Bertrand TREMBLAY 418 818-8858 btremblay@videotron.ca Marylène BOIVIN 418 944-9533 mboivin@viacapitale.com Sara CORMIER 418 817-6419 sara.cormier@live.ca Marc-André DESBIENS 418 817-5333 marcandredesbiens77@hotmail.com Jean-Philippe CÔTÉ 418 815-4780 jean-philippe.cote@fibreop.ca Denise BLANCHETTE 418 820-6277 deniseblanchette1@hotmail.com Louis BRODEuR 418 590-3422 lbrodeur@viacapitale.com Audrey BOLDuC 418 812-2286 audreybolduc@hotmail.com André BILODEAu 418 695-1240 acb@fibreop.ca Réjean AuBRY 418 591-3131 courtier@rejeanaubry.com Andrée CÔTÉ 418 720-2486 andree.cote1@hotmail.com Jérôme CÔTÉ 418 818-2411 jeromecote@viacapitale.com Vicky DuFRESNE 418 818-2987 vdufresne@viacapitale.com Cyndie GAuTHIER 418 590-3390 cgauthier.immobilier@gmail.com Carl DuCASSE 418 540-7976 cducasse@viacapitale.com Marc DuBOIS 418-812-6004 courtiermarc@gmail.com Michel GAGNON 418 812-5071 gagnon.michel@live.ca Josée GAGNON 418 541-0528 jgagnon@viacapitale.com Guylaine GAGNON 418 540-4830 guylainegagnon1@gmail.com Cynthia GAGNÉ 418 321-0044 cynthiagagne1@hotmail.com André DuBÉ 418 818-6677 andredube76@hotmail.com Jonathan DESJARDINS 418 817-3306 Jonathandesjardins703@hotmail.com Michel DuFOuR 418 818-4747 dufomic@hotmail.com Éric DuBÉ 418 815-0545 edube@viacapitale.com Jean-Marc PRINCE 418 812-1777 jeanmarcprince777@gmail.com Jean-François POTVIN 418 550-4848 jfpotvin@viacapitale.com Camil SIMARD 418 818-3523 c_simard@videotron.ca Kevin POTVIN 418 812-6677 kevinpotvin@hotmail.com André SIMARD 418 690-6996 simard.andre@videotron.ca François GOBEIL 418 290-2490 francois.gobeil@viacapitale.com Michel GIRARD 418 698-9199 mick.girard@hotmail.com Nadine SÉNÉCHAL 418 820-5643 nadinesenechal@hotmail.com Lynda GRAVEL 418 290-3849 lyndagravel@outlook.com Chen CHEN 418 550-5501 cchen@viacapitale.com Marie-Josée GRENON 418 812-9660 grenonmariejosee@gmail.com Michelle JEAN 418-820-5768 mich.jean@videotron.ca Vendre avec Via Capitale, c\u2019est amical ! 0084003 SAMEDI 14 MAI 2022 leProgrès M14 TOIT & MOI INSPI RATION Ivoire, avoine, platine, crème, le blanc se décline en plusieurs nuances.Bien que le blanc représente en design l\u2019absence de couleur, il est d\u2019autant plus présent dans bien des décors.Cette couleur a en effet de quoi calmer les esprits et agrandir l\u2019espace.Accessoires décoratifs, meubles, électroménagers, literie, l\u2019absence de couleur est omniprésente dans les décors actuels.On opte alors pour son ultime simplicité, sa douceur et son effet enveloppant.En voici quelques déclinaisons.COLLABORATION SPÉCIALE DES DÉCORS TOUT DE BLANC VÊTUS Fauteuil Kuka \u2013 GAGNON FRÈRES 1 Coussin avec visage abstrait \u2013 MODE CHOC 2 Réfrigérateur moderne de la gamme Café de GE \u2013 CORBEIL 3 Vase angulaire en céramique \u2013 BOUCLAIR 4 Table florale blanche \u2013 ROSE BON BON 5 L\u2019ensemble housse texture raffinée \u2013 SIMONS 6 1 2 3 4 5 6 Marie-Eve Rathé Courtier immobilier résidentiel 418 817-4933 marieratte@hotmail.com VENDU EN 8 joUrs ! 395 000$ JONQUIÈRE : 3964, RUE dEs PassEREaUx aRvIda : 1850-1854, RUE FIckEs 0095961 leProgrès SAMEDI 14 MAI 2022 M15 TOIT & MOI COLLABORATION SPÉCIALE Pour éviter que les semis ne prennent froid, il faut procéder à leur plantation lors de la dernière pleine lune de juin.Ce conseil, sorti tout droit de la bouche d\u2019un agriculteur, appartient-il au mythe ou est-il réellement applicable dans la réalité ?Il va s\u2019en dire que le monde du jardinage abonde en croyances populaires et en mythes.Parfois, rien ne vaut un remède de grand-mère pour repousser les insectes ou faire croître un plant de tomates, mais comment faire pour démystifier le vrai du faux quant aux informations qui fusent de partout ?VRAI OU FAUX ?1.ARROSER LES PLANS AU PLEIN SOLEIL Faux Avez-vous déjà été témoin d\u2019un feuillage qui s\u2019enflamme suite à un arrosage lors d\u2019une journée d\u2019été bien chaude ?La réponse est sans aucun, non.Il est toutefois recommandé d\u2019arroser les plantations plus tôt le matin pour éviter que l\u2019eau ne s\u2019évapore.2.LE SEL D\u2019EPSOM EST BON POUR LES TOMATES Faux Le sel d\u2019Epsom contient une grande quantité de magnésium et de soufre.La croyance voudrait que ces propriétés soient des agents facilitants pour obtenir de belles grosses tomates saillantes.Or, si votre sol n\u2019est pas en carence de magnésium, le sel n\u2019aura aucun effet bénéfique sur vos tomates.3.LE SAVON À VAISSELLE REPOUSSE LES INSECTES NUISIBLES Vrai à l\u2019époque Faux aujourd\u2019hui Ce remède de grand-mère a déjà utilisé avec succès jadis alors que les liquides à vaisselles étaient composés de savon.Cependant, les ingrédients que l\u2019on retrouve aujourd\u2019hui dans les savons peuvent être nocifs pour les plantes.Les savons sont en effets composés de détersifs et contiennent des colorants, des moussants, des bactéricides et divers autres produits chimiques.Optez plutôt pour un produit biologique fabriqué d\u2019acides gras, celui-ci fera la chasse aux insectes sans nuire aux végétaux.IL PARAIT QUE ÇA MARCHE\u2026 PERMETTEZ-MOI D\u2019EN DOUTER! Si jamais l\u2019envie vous prenait d\u2019essayer un remède quelconque entendu de la bouche d\u2019une amie, qui elle, l\u2019a entendu de la bouche d\u2019une tante, renseignez-vous d\u2019abord auprès d\u2019un spécialiste qui saura démystifier pour vous le vrai du faux.0095632 SAMEDI 14 MAI 2022 leProgrès M16 TOIT & MOI UNE BOÎTE ET SES PROJETS FÉLIX LAJOIE flajoie@lesoleil.com Le métier d\u2019architecte ne consiste pas seulement à dessiner des plans, il oblige aussi à réfléchir sur la relation entre l\u2019humain et la matière.Jérôme Lapierre, architecte natif de la capitale, garde toujours cela en tête et c\u2019est entre autres ce qui lui a permis d\u2019obtenir le Prix Relève 2022 décerné par l\u2019Ordre des architectes du Québec.En 2014, il avait déjà reçu le prix de Rome en architecture-début de carrière, décerné par le Conseil des arts du Canada.Il était \u2014 et il est toujours \u2014 le seul francophone à avoir reçu cette prestigieuse distinction.En plus de recevoir une bourse de 35 000 $, cela lui avait permis de faire un stage d\u2019un an chez Gehl Architects à Copenhague, au Danemark.Il y est également retourné par la suite pour y travailler.Il a ensuite intégré le réputé Atelier Pierre Thibault, qu\u2019il a quitté en 2020 afin de mettre sur pied sa propre firme d\u2019architecture tout en affrontant la pandémie.En entrevue avec Le Mag, Jérôme Lapierre admet avoir eu un début de carrière assez «fulgurant».Maintenant âgé de 34 ans, on lui remet un prix «relève»?Dans le domaine de l\u2019architecture, il y a plusieurs échelons à gravir.Rares sont ceux qui atteignent si rapidement le poste de chef d\u2019atelier dans une boîte prestigieuse avant d\u2019être architecte patron de sa propre firme.C\u2019est pour cela que le prix est réservé aux architectes qui ont intégré l\u2019ordre depuis moins de 10 ans, selon lui.«On pourrait penser que c\u2019est remis à des architectes qui sortent de l\u2019école, mais c\u2019est un prix qui souligne une pratique établie et reconnue dans un début de carrière», explique l\u2019architecte natif de Beauport.Fraîchement établie sur la rue Crémazie Ouest, la firme Jérôme Lapierre Architecte se spécialise dans les projets résidentiels.M. Lapierre est appuyé par Gabriel Demeule et Vincent Foster, deux jeunes architectes tout aussi passionnés que lui.RELATION ENTRE L\u2019HUMAIN ET LA MATIÈRE Afin de créer des espaces réussis au point de vue architectural, Jérôme Lapierre soutient que l\u2019architecte doit tenir compte de plusieurs aspects.Le premier est de créer des espaces à échelle humaine.«On essaie toujours de fragmenter l\u2019architecture pour qu\u2019elle soit à échelle humaine, il faut qu\u2019elle soit le plus proche du corps possible, pour ne pas que ce soient des bâtiments trop imposants et ostentatoires», explique M.Lapierre.Il est aussi nécessaire de «créer un dialogue» entre la nouvelle structure et le paysage dans lequel il s\u2019insère, que celui-ci soit naturel, urbain, ou encore composé d\u2019un mélange des deux.«Il faut savoir ce qu\u2019on veut souligner dans le décor, parce que l\u2019architecture c\u2019est l\u2019occasion d\u2019aller capter des éléments dans le paysage pour ensuite les magnifier», précise-t-il.Lorsque l\u2019architecte met en place ce «dialogue» entre les éléments, sa création et ses éléments modernes peuvent s\u2019intégrer rapidement dans n\u2019importe quel décor.Finalement, il faut aussi avoir une ligne directrice du début à la fin, pour donner vie au concept et à la vision élaborée au départ.«C\u2019est sûr que le client nous apporte ses besoins, puis on les intègre à travers le projet, mais il faut que la ligne directrice soit très forte et que sa réalisation soit claire et précise», note l\u2019architecte.AMÉLIORER LA SOCIÉTÉ À TRAVERS L\u2019ARCHITECTURE Un autre aspect de son début de carrière qui lui a permis de recevoir le Prix Relève 2022 est l\u2019implication sociale dont a fait preuve M. Lapierre jusqu\u2019à maintenant.Il est notamment chargé de cours à l\u2019Université Laval, et il a également participé il y a quelques années à l\u2019élaboration des LAB-Écoles.«J\u2019ai toujours eu à cœur le fait de m\u2019impliquer, mais j\u2019ai toujours eu la volonté de vulgariser aussi.On voit de plus en plus que les gens prennent conscience de la valeur ajoutée de l\u2019architecture et qu\u2019ils ont une meilleure compréhension de son importance», conclut le prolifique architecte.JÉRÔME LAPIERRE ARCHITECTE «CRÉER DES DIALOGUES ENTRE LES BÂTIMENTS» «Il faut savoir ce qu\u2019on veut souligner dans le décor, parce que l\u2019architecture c\u2019est l\u2019occasion d\u2019aller capter des éléments dans le paysage pour ensuite les magnifier» \u2014 Jérôme Lapierre leProgrès SAMEDI 14 MAI 2022 M17 TOIT & MOI 1 La porte de garage qui laisse entrer l\u2019air frais est un élément central de la conception architecturale du salon Chez Marcus.\u2014 PHOTOS JÉRÔME LAPIERRE ARCHITECTE 2 L\u2019eau du Lac-Saint-Jean et la plage se fondent dans l\u2019horizon grâce aux immenses fenêtres et à l\u2019absence de poutres qui obstruent la vision.3 Le long balcon qui suit le lac permet de «marcher» le paysage, illustre M. Lapierre.Les teintes de bois et de noir s\u2019agencent avec la verdure naturelle pour créer une ambiance chaleureuse.SALON DE COIFFURE CHEZ MARCUS Situé sur une rue Saint-Joseph pleine de vie, le Salon de coiffure Chez Marcus donnait l\u2019occasion à l\u2019architecte de repousser les limites entre l\u2019espace public et privé.Ainsi, la présence de céramique à l\u2019intérieur rappelle les briques du pavé à l\u2019extérieur.La porte de garage, qui est ouverte par temps chaud, permet aussi d\u2019effacer la limite entre le salon et l\u2019espace public.MAISON DE PLAGE CHAMBORD Prenant place aux abords du Lac- Saint-Jean, à Chambord, la Maison de Plage offre une luminosité sans pareil.Avec ses murs complètement vitrés, il est possible de prendre un bain de soleil dans presque toutes les pièces.L\u2019effet d\u2019aire ouverte est réussi : les occupants ont l\u2019impression d\u2019avoir les deux pieds dans le sable alors qu\u2019ils sont confortablement assis dans le salon.RÉSIDENCE DU LAC- KÉNOGAMI Faite sur le long avec un immense balcon, la résidence du Lac- Kénogami permet d\u2019observer le plan d\u2019eau sur toute sa longueur.Alliant les teintes de bois naturels et de noir, les couleurs intérieures viennent s\u2019agencer avec le paysage luxuriant de verdure.Le rez-de- jardin, qui donne accès au lac par un petit sentier, permet d\u2019entrer directement en contact avec la nature.1 2 3 SAMEDI 14 MAI 2022 leProgrès M18 P asseport, preuve de vaccination, test COVID négatif s\u2019il vous plaît ! À l\u2019aéroport Montréal- Trudeau, au comptoir de Turkish Airlines, le laïus était devenu un automatisme.Sauf que moi, il m\u2019a donné cinq secondes de sueurs froides.Ni la Turquie, où je faisais escale, ni les Émirats arabes unis, où je me dirigeais ensuite, n\u2019exigeaient de test COVID.L\u2019employé de la compagnie aérienne a froncé les sourcils un instant, pianoté sur son clavier.Cinq, dix, douze secondes d\u2019éternité.« C\u2019est bon ! » qu\u2019il a décliné.Fiou ! Déjà que j\u2019entretiens continuellement la peur d\u2019avoir oublié mon passeport, il faut ajouter cette crainte d\u2019avoir négligé une vérification d\u2019usage liée à la COVID.Et bien entendu, quand u n e c o m p a g n i e c o u v r e d e s dizaines, voire des centaines de destinations, il est impossible de connaître par cœur les restrictions de chacun des gouvernements.Si les exigences d\u2019entrée de plusieurs pays ont changé dans les dernières semaines, il est toujours prudent de consulter les derniers renseignements disponibles sur les sites gouvernementaux pour éviter d\u2019être pris au piège.C\u2019est ce que j\u2019ai fait frénétiquement, aux deux heures environ, dans les semaines précédant mon départ pour Dubaï.J\u2019imaginais bien qu\u2019on laisserait tomber les tests COVID obligatoires aux Émirats.Une fois la nouvelle confirmée, j\u2019ai cru partir l\u2019esprit en paix.Mais non ! Une fois à Dubaï, je me suis mis à rêver du pays voisin, Oman, beaucoup moins connu des touristes.Un trajet économique en autobus public permet d\u2019atteindre la capitale, Muscat, après une escapade nocturne d\u2019environ sept heures.Si elle permet d\u2019économiser en argent, cette option prendra plus de temps que l\u2019avion ou la voiture, notamment à la frontière, où tous les passagers devront descendre et présenter leur passeport.Pas de bol ! Les autocars en question avaient éteint leur moteur au début de la pandémie et n\u2019avaient pas encore repris du service.Une compagnie privée avait pris le relais, mais avec un horaire de jour beaucoup moins intéressant.J\u2019ai choisi de passer.Le plan B consistait à louer une voiture, même si, à la dernière minute, il devenait difficile d\u2019obtenir un tarif compétitif.Surtout pour passer la frontière avec une voiture de location, il faut s\u2019assurer d\u2019ajouter une assurance supplémentaire qui couvrira le véhicule dans deux pays.Si les différents guides et sites Internet laissent entendre qu\u2019il est possible d\u2019acheter cette couverture à la frontière, mieux vaut régler l\u2019enjeu avant même de prendre la route.Mais voilà, à notre hôtel, on nous recommandait des vérifications supplémentaires : Oman n\u2019exigeait plus de tests pour les arrivées aériennes.mais croyait encore aux risques de contagion par la route.Les tests PCR étaient encore exigés aux frontières terrestres, qu\u2019on nous disait.Va pour le plan C : utiliser les points de ma carte de crédit pour me payer le luxe d\u2019un vol courte distance.Le matin du départ, paranoïa oblige, j\u2019ai repassé ma liste de précautions.Les passeports en règle, les consignes COVID n\u2019ayant pas changé pendant la nuit, il ne restait que la question des visas, loin d\u2019être complètement claire.Pour un Canadien, il est possible d\u2019obtenir un visa électronique en ligne ou un visa à l\u2019arrivée pour un séjour de plus de deux semaines.Pour 14 jours ou moins, à condition d\u2019avoir un vol de retour et une réservation dans un hôtel, le visa ne semblait pas nécessaire.C\u2019est du moins ce que stipulait le site du ministère des Affaires étrangères d\u2019Oman, qui a dressé une liste de 103 pays dont les ressortissants sont exemptés de visa pour un court séjour.Parmi les 103 pays : le Canada, bien sûr, et le Mexique, d\u2019où provenait mon compagnon de voyage.L\u2019objectif : relancer le tourisme.Non satisfait des renseignements obtenus en ligne, j\u2019ai validé par téléphone auprès de la compagnie aérienne, avec laquelle je n\u2019avais jamais volé auparavant, pour éviter d\u2019être refoulé avant même que l\u2019avion déploie ses ailes.Pourtant.Il semble que la liste des 103 pays n\u2019a jamais fait son chemin jusqu\u2019au système informatique des compagnies aériennes.À l\u2019aéroport, on m\u2019a informé que je devrais obtenir un visa à l\u2019arrivée en terre omanaise, tout en refusant l\u2019embarquement à mon partenaire de route.Le passeport canadien ouvre visiblement plus de portes que celui du Mexique.Et le site du ministère des Affaires étrangères ?Pas un bon argument, a statué l\u2019employé au comptoir.« Il n\u2019est probablement pas à jour. » Réponse étonnante en temps de COVID, alors que les règles changent presque quotidiennement.Pirouettes, insomnie et autres cabrioles ont convaincu un autre transporteur d\u2019embarquer le Mexicain sans autres conditions.Surprise, à l\u2019aéroport de Muscat, les douaniers n\u2019ont exigé aucun visa, ni pour moi ni pour lui.Allez savoir quelle règle devait réellement s\u2019appliquer.Quoique les pépins aient continué de s\u2019accumuler pendant les six jours au Sultanat d\u2019Oman, le hasard nous a fait rencontrer les deux mêmes globe-trotteuses à trois occasions différentes.Suivant un itinéraire presque identique au nôtre, elles avaient loué une voiture à Dubaï, jugeant cette option plus économique.Le comble ?Aucun test COVID n\u2019était exigé à la frontière terrestre.La morale de cette histoire : en temps de COVID, mieux vaut prévoir quelques rebondissements.JONATHAN CUSTEAU CHRONIQUE jonathan.custeau@latribune.qc.ca LE BOURLINGUEUR Les Émirats arabes unis ont levé en mars l\u2019obligation d\u2019un test PCR négatif pour passer la frontière.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, JONATHAN CUSTEAU CONFUSION COVID ET AUTRES MÉSAVENTURES leProgrès SAMEDI 14 MAI 2022 M19 VOYAGES I l y a ceux qui visitent Kuujjuaq le temps d\u2019un, deux ou trois contrats.D\u2019autres, comme Isabelle Dubois, qui y déposent leurs valises\u2026 pour ne plus repartir.Le passage de cette Bromptonvilloise d\u2019origine ne devait être qu\u2019une parenthèse dans son parcours ; il aura finalement marqué toute la suite.C\u2019est un voyage de presse qui lui a fait découvrir cette contrée que si peu de Québécois connaissent.Avant d\u2019y débarquer, elle avait notamment travaillé au Montagnes Magazine, en France.Même les pieds ancrés encore au sud, Isabelle montrait un intérêt pour la nordicité depuis longtemps, raconte celle qui se passionnait déjà pour le traîneau à chiens avant d\u2019arriver dans le nord.« Ça m\u2019a toujours intéressée, la culture des Inuits.Je voulais vraiment aller dans le Grand Nord : je pensais qu\u2019il fallait être profes- seure ou infirmière pour trouver une job ici, ce qui est à peu près vrai dans les plus petits villages parce qu\u2019il n\u2019y a pas vraiment d\u2019autres emplois pour les Blancs [\u2026] Je m\u2019étais même inscrite en anthropologie des Inuits.Je me suis dit : je suis qui, moi, pour étudier les gens ?Je trouvais que ce n\u2019était pas éthique d\u2019être une personne qui étudiait des gens.» Plutôt que de découvrir leur culture sur les bancs d\u2019école, elle l\u2019a vécue au quotidien.De journaliste pigiste à coordonnatrice marketing pour Tourisme Nunavik, Isabelle Dubois vit là-bas depuis maintenant 22 ans, alors qu\u2019elle ne devait y être que pour un court séjour.Un intervalle qui lui a permis de se rendre à la chasse aux caribous avec un ami\u2026 et de rencontrer, du même coup, celui qui allait devenir le père de sa fille.Pendant une heure trente, j\u2019écoute Isabelle me raconter le Nunavik comme si j\u2019y étais.Ce périple aux monts Torngat qui se terminera par un blizzard de quelques jours, ces liens tissés avec un couple inuit qui l\u2019a hébergée pendant sa pause forcée ; sa passion pour la course de traîneaux à chiens.Une contrée de toundra sauvage avec des montagnes spectaculaires, où l\u2019on peut voir la plus grande migration de caribous.C\u2019est en ces mots que Tourisme Nunavik décrit son territoire, où l\u2019on retrouve aussi le mont d\u2019Iber- ville, le plus haut sommet de la province avec ses 1646 mètres.UNE TERRE EXOTIQUE AU QUÉBEC Le territoire n\u2019est pas relié au réseau routier, de sorte que l\u2019on ne s\u2019y rend que par avion.« C \u2019e s t u n e r é g i o n e n c o r e méconnue de beaucoup de Québécois.C\u2019est presque comme un autre pays à l\u2019intérieur du Québec.Le paysage est tellement différent, c\u2019est dépaysant à fond, et la culture est tellement dif férente de ce qu\u2019on connaît\u2026 Quand tu voyages ici, tu as l\u2019impression de voyager ailleurs dans le monde.Si on avait été ouvert pendant la pandémie, ça aurait été une destination de choix pour avoir un peu d\u2019exotisme\u2026 C\u2019est vraiment un ailleurs dans l\u2019arrière-cour du Québec\u2026 » décrit Isabelle, e n r a p p e l a n t q u e l a r é g i o n représente le tiers nord de la province.Elle fait allusion au fait qu\u2019en raison du contexte sanitaire, les vols ont été momentanément permis pour seulement certains critères, comme des raisons médicales.On y vient pour l\u2019un des quatre parcs nationaux, dont le parc national Tursujuq, le plus grand de la province, pour le cratère de Pingaluit (un cratère météori- tique dans le parc du même nom) \u2026 et pour la culture inuit, m\u2019énumère encore Isabelle.Il faut prévoir quelques milliers de dollars pour les différents forfaits, que ce soit pour observer les aurores boréales, aller en randonnée ou à la pêche et à la chasse avec des guides locaux.Le caractère sauvage fait néanmoins rêver\u2026 tout autant qu\u2019un safari en Afrique du Sud.« L\u2019expérience, en gros, c\u2019est le territoire spectaculaire, la faune arctique, mais aussi la culture des Inuits, qui est encore bien vivante.» Et puis, me rappelle Isabelle, les gens savent peu que c\u2019est l\u2019endroit au Québec où on peut apercevoir des ours polaires.On en a aussi vu un en Gaspésie récemment, mais ça, c\u2019est une autre histoire.EMBRASSER LA NORDICITÉ On peut voir les aurores boréales de la mi-août à la fin avril, au Nunavik.Sur la photo, on les aperçoit au-dessus d\u2019une tente traditionnelle inuite, appelée « tu- pik ».\u2014 PHOTO COURTOISIE, TOURISME NUNAVIK ISABELLE PION CHRONIQUE isabelle.pion@latribune.qc.ca SORTIE PRENDRE L\u2019AIR SAMEDI 14 MAI 2022 leProgrès M20 Tu veux toujours en savoir plus sur le monde qui t\u2019entoure?Chaque samedi, nous te présentons les nouvelles les plus intéressantes de la semaine, publiées par notre équipe sur le Canal Squat, un bulletin de nouvelles quotidien offert sur le site Web jeunesse de Télé-Québec.À lire et à voir dans le journal, dans l\u2019appli et sur notre site Web! ÈVE TESSIER-BOUCHARD Coopérative nationale de l\u2019information indépendante UNE SEMAINE D\u2019ACTU INTRODUCTION Récemment, de nombreux articles ont traité de la mortalité importante des abeilles à miel, cette année.Cheyenne, journaliste jeunesse pour les Coops, a suivi deux apiculteurs de Miel Montréal, Wissam et Cyprien, lors de leur inspection de ruches de l\u2019abeille Apis Mellifera, une abeille originaire d\u2019Afrique du Nord et du sud de l\u2019Europe.Pour calmer les abeilles et ne pas se faire piquer, les apiculteurs ont d\u2019abord répandu de la fumée dans les ruches.Ils ont ensuite vérifié l\u2019état de santé des ruches: le nombre d\u2019abeilles par ruche, l\u2019état et la présence de la reine, etc.Le but est de prévoir la quantité d\u2019abeilles qu\u2019il y aura dans les prochaines semaines.1 PHOTOREPORTAGE SUR LES ABEILLES VISITE CHEZ UN APICULTEUR POUR COMPRENDRE LA RÉALITÉ DE CES INSECTES leProgrès SAMEDI 14 MAI 2022 M21 LE P\u2019TIT MAG 2 3 MORTALITÉ Cette année, plusieurs apiculteurs se sont plaints d\u2019avoir perdu une part importante de leur colonie d\u2019abeilles à miel.Selon Wissam et Cyprien, c\u2019est la faute du Varroa.Le Varroa est un parasite, c\u2019est- à-dire qu\u2019il a besoin de l\u2019abeille pour se nourrir et vivre, au risque de la rendre malade ou de la faire mourir.Le Varroa ressemble à un petit crabe aplati et se multiplie dans les alvéoles, les petits trous de la ruche, pour se nourrir.En hiver, l\u2019activité des abeilles cesse et la reine arrête de pondre.Le Varroa s\u2019agrippe donc aux abeilles pour continuer de se nourrir de leur sang et de leur graisse.Les abeilles s\u2019affaiblissent et meurent.Lorsque les apiculteurs ouvrent leurs ruches au printemps, ils découvrent parfois des ruches mortes: elles n\u2019ont plus aucune abeille.4 6 5 MIEL MONTRÉAL La mission de l\u2019organisme Miel Montréal est de protéger les insectes pollinisateurs, en créant des jardins, par exemple.Ils défendent une apiculture responsable, alors ils n\u2019ont pas beaucoup de ruches et essayent d\u2019agir de façon locale.Miel Montréal ne veut pas seulement s\u2019occuper des abeilles et faire du miel, mais aussi sensibiliser les individus à l\u2019importance des insectes pollinisateurs.L\u2019organisme propose donc des ateliers et des activités pour petits et grands, dans le but d\u2019éduquer.INSECTES POLLINISATEURS La pollinisation est le processus de reproduction d\u2019une plante, d\u2019une fleur ou d\u2019un arbre.Les insectes pollinisateurs transportent le pollen trouvé dans une fleur et l\u2019emmènent un peu partout, permettant la reproduction de fleurs, de fruits ou de légumes.Pratiquement une bouchée sur trois de ce que nous mangeons provient de la pollinisation.Sans les insectes pollinisateurs comme les abeilles, les guêpes, les papillons ou les bourdons, nous ne pourrions plus manger certains fruits ou légumes, et même certaines épices! Plus il y a de pollinisateurs différents, plus il y a de fleurs différentes.Et plus il y a de fleurs différentes et plus il y a de pol- linisateurs différents! La nature est bien faite.DÉFI PISSENLITS Cette année, le printemps a été frais et les abeilles ne sont pas beaucoup sorties.En plus, il a beaucoup plu pendant les dernières semaines, donc il n\u2019y avait pas beaucoup de fleurs.Les abeilles ont besoin des fleurs pour vivre.Ces conditions climatiques ont provoqué un retard dans le début des activités des abeilles, et les reines n\u2019ont pas encore beaucoup pondu.Le résultat est qu\u2019il y a moins d\u2019abeilles pour le moment.Il y a deux ans, un organisme a créé le Défi Pissenlits.C\u2019est très simple: ne pas tondre le gazon pour laisser pousser les pissenlits (et les autres fleurs) pour donner une grande source de nourriture aux abeilles et aux autres insectes pollinisateurs.Plusieurs villes du Québec se sont jointes au Défi! QU\u2019EST-CE QU\u2019ON PEUT FAIRE?On a demandé à Wissam et Cyprien ce que chaque individu peut faire pour aider les abeilles, et leurs amis pollinisateurs.Pour eux, l\u2019urgence est de reconstruire leur habitat naturel, c\u2019est-à-dire des espaces fleuris avec des points d\u2019eau.Pour éviter une grande mortalité comme celle que les ruches ont connu ces dernières années avec le Varroa, les deux apiculteurs conseillent de réduire l\u2019utilisation des pesticides, qui sont des produits chimiques que les agriculteurs mettent sur leurs cultures.Le Varroa, par exemple, s\u2019est habitué à ces produits; il faut donc trouver d\u2019autres solutions pour éviter qu\u2019il fasse plus de dégâts.L\u2019idéal, c\u2019est de cultiver de façon biologique, donc avec le moins de produits chimiques possible.CHEYENNE OGOYARD SAMEDI 14 MAI 2022 leProgrès M22 LE P\u2019TIT MAG Potage Argenteuil Donne 8 portions INGRÉDIENTS \u2022 2 c.à soupe de beurre \u2022 ½ poireau \u2022 4 tasses (environ 1 lb) d\u2019asperges \u2022 1 tasse de pommes de terre \u2022 4 tasses (750 ml) de bouillon de poulet ou de légumes \u2022 ½ tasse de persil plat \u2022 ½ citron \u2022 Sel et poivre \u2022 Fromage halloumi et croûtons pour le service (facultatif) MÉTHODE 1 D\u2019abord, prépare tes légumes : enlève la base des asperges qui est un peu coriace et coupe le reste en morceaux de 2 centimètres.Coupe le blanc du poireau en rondelles, puis pèle et coupe en dés la ou les pommes de terre.2 Dans une grande casserole à feu moyen-vif, fais fondre le beurre.Ajoute le poireau et laisse cuire quelques minutes, en remuant souvent.Ajoute les asperges et les pommes de terre et laisse cuire 5 minutes.3 Verse le bouillon.Augmente la température du rond et amène le liquide à ébullition.4 Baisse ensuite le feu et laisse mijoter 15 minutes.5 Pour cette étape, la présence d\u2019un adulte est suggérée ! Retire le chaudron du feu.Ajoute le persil et, à l\u2019aide d\u2019un mélangeur à main, réduit en purée.Pour un vér itable potage A rgenteu i l , passe le mélange dans un tamis pour retirer les fibres.Cette étape est facultative ! Tu peux aussi garder le potage tel quel, tu auras du coup encore plus de vitamines ! 6 Presse un demi-citron et ajuste l\u2019assaisonnement avec du sel et du poivre.7 Tu p e u x s e r v i r l e potage garni de fromage halloumi grillé et de coûtons, c\u2019est délicieux ! LES P\u2019TITS CUISTOTS SOPHIE GRENIER-HÉROUX Collaboration spéciale C haque printemps, c\u2019est la même joie ; celle de cuisiner les asperges \u2013 premiers légumes de la douce saison ! Un de mes incontournables, c\u2019est de les transformer en un potage délicieux qu\u2019on appelle Argenteuil.Ce nom a été donné en l\u2019honneur de la ville du même nom, près de Paris, qui a longtemps été réputée pour sa culture d\u2019asperges.Ce potage est pimpant, vitaminé et délicieux \u2013 la saveur de l\u2019asperge n\u2019a pas son pareil ! J\u2019aime tellement cette soupe que j\u2019en congèle quelques portions pour pouvoir en profiter encore quelque part dans l\u2019été ! Et si je te partage cette recette, c\u2019est surtout parce qu\u2019elle est une belle initiation à la cuisine.Que tu aies souvent cuisiné ou pas du tout, tu trouveras une panoplie d\u2019étapes amusantes et stimulantes à faire, avec en bonus un plat prêt à déguster pour te féliciter ! PHOTOS LE SOLEIL, PATRICE LAROCHE SOUPE AUX ASPERGES PAS DE GASPILLAGE! Tu as sûrement remarqué que la tige de l\u2019asperge est plus dure que la pointe.On doit donc la couper parce qu\u2019elle demanderait trop de cuisson et rendrait le reste du légume trop cuit et acre.Tu peux garder les pieds d\u2019asperges au congélo avec les pelures de légumes pour faire des bouillons maison! leProgrès SAMEDI 14 MAI 2022 M23 LE P\u2019TIT MAG LE JEU DES 7 ERREURS CES DEUX CARICATURES D\u2019ANDRÉ-PHILIPPE CÔTÉ SONT EN APPARENCE IDENTIQUES.EN RÉALITÉ, IL Y A 7 ERREURS.ES-TU OBSERVATEUR?SOLUTION 1 L\u2019ombre portée sur le mur 2 Le texte dans une des offres d\u2019emploi en haut à droite 3 Un ruban adhésif en haut à gauche 4 Un pied en plus 5 Une offre d\u2019emploi en plus en bas à droite 6 La pommette sur la joue 7 Le bras de la dame en moins 3 2 1 6 5 4 \u203a Trouve le bon endroit pour chaque cube et dessine la fleur.INFOGRAPHIE 123RF SOLUTION SAMEDI 14 MAI 2022 leProgrès M24 NUMÉR IQUE Mélanie Côté Journaliste, LeQuotidien Solveig Beaupuy Journaliste, LeQuotidien Je participe au changement enm\u2019abonnant auQuotidien sur lequotidien.com/abonnement FAITES CONNAISSANCE AVEC CEUXQUI FONT CHANGER LES CHOSES, CEUXQUI CONTRIBUENT À VOUSOFFRIR DE L\u2019INFORMATION LOCALE, DE CALIBREMONDIAL.Numérisez le codeQRpour en savoir plus! Dans les deux premières clips vidéo de notre série, « Au milieu du milieu », nos journalistes vous partagent leur vision d\u2019une information locale comme agent de changement.À travers ces capsules, vous découvrirez le quotidien et l\u2019impact réel des journalistes dans leur région.Aumilieu dumilieu "]
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