Les affaires, 28 mars 1992, Cahier 2
[" TREMPLIN POUR L'EUROPE DE 19983 Au Royaume-Uni, les impôts des sociétés sont les plus bas de tous les pays main-d'oeuvre sont beau- p.B-2 développés et les coûts de coup plus faibles que dans les autres pays européens ENTREPRISES A memes L'ABRI DES mea on TD OA ENVIE 10000 CAO SU LES CHANGEMENTS POLITIQUES Un gouvernement travailliste, malgré son penchant pour le syndicat, n'aurait d'autre choix que de maintenir le statut = P E © 1 A L MONTRÉAL, LE SAMÈDI 28 MARS 1992 \u201cAFFAIRES CAHIER B 12 PAGES ROYAUME-UNI ai SS SS SE SRS aie = SE BS wn |e SE BE BE BE BE BE ZINN [ZIIN (Z1IN AUS LES ZINN (ZINN [ZN (ZAIN) (ZN (ZN (ZN) (ZN) NES ESS UN EBeuxième partenaire du Québec, le Royaume-Uni tire un avantage grandissant des échanges bilatéraux grâce au pétrole de la Mer du Nord Æ__e principal partenaire économique du Québec en Europe est le Royau- me-Uni.Toutefois, comme avec la plupart des autres pays du vieux continent, nous y importons davantage que nous y exportons.Avec la fière Albion, c'est cependant principalement en raison de nos importations de matière première que notre déficit s'accroît depuis trois ans.Pendant que les produits québécois étaient durement affectés par la récession très forte que connaît le Royaume- Uni, la majorité des exportations britanniques connaissaient le même sort ici, conséquence d\u2019un ralentissement équivalent au Québec.Le déficit croissant @ de la balance commerciale s'explique toutefois par la montée en flèche des importations de pétrole brut de la Mer du Nord.Les exportations québécoises vers le Royaume-Uni sont passées de 962 M$, en 1989, à 859 M$, en 1990.Au cours des neuf premiers mois de 1991, elles ont encore diminué, de 31 M$ par rapport à la période correspondante de l'année précédente.Par contre, les importations britanniques augmentaient de 1 700 M$, en 1989, à 2 167 M$, en 1990.La même tendance se poursuivait au cours des neuf premiers mois de 1991 avec un accroissement de 82 M$.L\u2019élargissement du déficit de la balance commerciale semble avoir quelque peu ralenti de 1990 à 1991 en raison d\u2019un amenuisement, pendant les trois premiers trimestres, de l'augmentation Photo : Courtaisie The British Tourist Autho des importations de pétrole brut.De 50 % entre 1989 à 1990, la hausse est passée à 20 % en 1991.Le dernier trimestre pourrait cependant réserver des surprises puisque cette période est généralement très active.En effet, des 1 281 M$ de pétrole acheté au cours de l'année 1990, 40 % le fut à la fin de l\u2019année.Toutefois, le pétrole masque la vérita- I : I~ Ai ap.i ble dynamique du commerce avec le Royaume-Uni qui change graduellement pour s'orienter des deux côtés de l'Atlantique vers les secteurs à valeur ajoutée.Les liens historiques supportés par les industries plus traditionnelles sont renforcés par des échanges dans les domaines de pointe comme la biotechnologie, l\u2019aérospatiale et les produits du plastique.Nombreuses affinités David Herbert, consul commercial au Consulat général de Grande-Breta- gne, à Montréal, a observé que les activités innovatrices poursuivies au Québec sont les mêmes que dans son pays.« Les milieux d'affaires britanniques sont au courant de ce qui se passe ici, a-t-il noté.En s\u2019intéressant à la haute technologie, ils reconnaissent que le Québec est un leader sur plusieurs plans dans ce domaine.» Par ailleurs, ces affinités en affaires s'ajoutent à des traits culturels communs.En réalité, plusieurs estiment que l'héritage culturel des Québécois, tiraillés entre deux mères patries, emprunte davantage aux Britanniques qu\u2019aux Français, nonobstant la langue.Et puis, en plus de conserver une profonde sympathie pour les Canadiens, les Britanniques sont les plus américains des Européens.est largement On peut, de plus, constater l\u2019influen- ouverte sur le ce qu'ils ont eue sur la musique popu- aire.Lee plus Tout en étant considérés les plus européens des Nord-Américains, les L'économie de la fière Alblon pbs pays Québécois n\u2019ont cependant qu'à sé- é journer un certain temps en Europe europ A pour se rendre compte qu\u2019ils sont our luseurs d\u2019abord américains, a souligné Denis Pellerin, vice-président de la Banque Nationale (Mtl, 26,50 $) en poste à Londres, rencontré sur place, ses bureaux, par LES AFFAIRES.Ayant également travaillé a Paris, M.Pellerin a confié préférer le com- notre ancienne métropole est un excellent point de chute pour aborder le marché portement des Britanniques en affai- européen (lire res.en page B-2).« Avec les Français, a-t-il dit, la façon de négocier un contrat laisse plus de place aux interprétations et aux nuances.On discutaille.Avec les Anglais, il faut que l\u2019on prévoit tout dans les moindres détails.Comme au Québec, le document d'entente signé sera deux fois plus volumineux.Les pratiques bancaires sont aussi très semblables à celles en MIT au Québec.» VALLE RIERA LAPIERRE LES AFFAIRES, samedi 28 mars 1992 - Cahier spécial B-2 Le Royaume-Uni sert de tremplin pour l'Europe de 1993 Toutes les mesures d'aide locales sont accessibles aux firmes étrangères \u201cW res ouvert aux investissements étrangers, le Royaume-Uni est considéré comme l'endroit de prédilection pour une implantation en vue de profiter de l'Europe de 1993.Cette perception largement répandue a été confirmée par un sondage du Haut Commissariat Canadien à Londres (l\u2019Ambassade du Canada), réalisé à la fin de 1990, auprès de 150 firmes canadiennes établies sur place.Un peu plus des deux tiers des dirigeants de ces entreprises estiment que le Royaume-Uni est le pays européen le plus facile à pénétrer.La même proportion de répondants considéraient que leurs établissements britanniques constituaient une excellente base pour rayonner sur le continent.Si un peu moins des deux tiers anticipaient un accroissement de leurs affaires grâce au marché unique, ils étaient la moitié à prévoir que ce facteur entraînerait une expansion de leurs activités britanniques.Les entreprises plus récemment établies, soit depuis 1988, en attendent même, dans 60 % des cas, des effets positifs sur leurs activités à partir du Royaume-Uni.Impôts plus faibles L'attachement des entreprises canadiennes au Royau- me-Uni revêt une connotation sentimentale en raison des liens qui unissent encore de façon symbolique (après tout, nous partageons la même reine) le Canada et son ancienne métropole.Bien entendu, ce facteur joue un peu plus pour les firmes de l'extérieur du Québec.Andrew Bacchus, direc- I n conformité avec sa politique d'ouverture aux capitaux étrangers, le Royaume-Uni ne fait aucune discrimination entre les entreprises britanniques et les entreprises étrangères pour l'obtention de ses programmes d'aide.Ces mesures visent avant tout à revitaliser les régions davantage affectées par la transformation industrielle qu'a vécue le pays depuis la dernière guerre.Les régions où s'applique le programme Regional Selective Assistance sont celles de l'Ecosse, du Pays de Galles, du nord-est et du sud-ouest de l'Angleterre et de l'Irlande du Nord.À ce dernier endroit, les assistances sont encore plus généreuses qu\u2019ailleurs.Andrew Bacchus, directeur de projets pour l'Amérique du Nord au Invest in Britain Bureau, a signalé aux AFFAIRES que British Alcan s\u2019est prévalue de ce programme au fil des ans pour ses usines d'Écosse et du nord-est de l\u2019Angleterre.Douglas Ritchie, chef de l'exploitation de la filiale d\u2019Alcan (Mtl, 23,75 $), a d\u2019ailleurs souligné, en entrevue avec LES AFFAIRES à ses bureaux en banlieue de Londres, que les salaires y sont plus bas qu\u2019ailleurs au Royaume-Uni.Le programme se traduit, la plupart du temps, par des subventions calculées en fonction de l'ampleur des capitaux investis et du nombre d'emplois créés ou maintenus.Sont admissibles aussi bien les entreprises manufacturières que les firmes de services.Les deux tiers des coûts de consultation défrayés En Irlande du Nord, Bombardier (Mtl B, 16,50 $), avec sa filiale Short Brothers, et Northern Telecom (Mtl, 54,88 $) sont parmi les principaux employeurs.Elles peuvent notamment profiter de déductions d\u2019impôt correspondant à 50 % de leurs investissements manufacturiers, de subventions à l'emploi et à la recherche et de prêts sans intérêt.Dans toutes les régions désignées, les entreprises qui emploient moins de 500 personnes, incluant toutefois le personnel dans leur pays d\u2019origine, sont admissibles au programme qui défraie les deux tiers des coûts de consultation, notamment en planification stratégique, en design, en systèmes d'information, en\u201d marketing et en qualité totale.Cette aide s'applique aussi à 11 zones urbaines durement touchées par le chômage.Ailleurs au Royaume-Uni, elle couvre la moitié des coûts en consultation.De plus, les 11 corporations de développement urbain oeuvrant dans autant de villes accordent des subventions pour des établissements dans les centre-ville défavorisés.Leur territoire est la plupart du temps couvert par le Regional Selective Assistance ou, encore mieux, bénéficie du statut supplémentaire de zone d'entreprises.Pour stimuler l'entrepre- neuriat à l'intérieur des 36 zones d'entreprises existant au Royaume-Uni, les autorités locales exemptent de taxes foncières les entreprises intéressées à aider les PME locales dans leur développement.D'autres formes d'assistance permettent d'acquérir du terrain et de modifier ou de reconvertir des bâtiments commerciaux et industriels, Des prêts à taux d'intérêt avantageux, émanant de la Communauté européenne, sont aussi disponibles pour revitaliser les régions particulièrement affectées par le déclin des industries du charbon et de l'acier.Ils sont accordés autant pour la modernisation de ces deux activités que pour la mise sur pied de nouveaux projets dans d\u2019autres secteurs.teur de projets pour l\u2019Amérique du Nord au Invest in Britain Bureau, organisme financé par le ministère britannique du Commerce et de l\u2019Industrie, a souligné aux AFFAIRES que 65,5 % des investissements canadiens en Europe sont concentrés au Royaume-Uni.Obéissant à des motifs plus rationnels, a-t-il ajouté, les entreprises américaines et japonaises démontrent la même préférence, quoique dans une proportion ne dépassant pas 40 % dans les PRÉSENT! AVEC UNE PUBLICITÉ DANS NOTRE PROCHAIN CAHIER SPECIAL DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE RÉGIONAL deux cas.Selon M.Bacchus, un des principaux facteurs qui motivent les investissements au Royaume-Uni se rapporte aux taxes corporatives.Celles-ci s'élèvent à un maximum de 33 %, ce qui constitue le niveau le plus bas de tous les pays développés.Le taux d'imposition personnel, qui se fixait à un minimum de 25 % pour atteindre un maximum de 40 % avant le récent budget, a diminué à 20 % pour la première tranche de 2 000 livres (environ 4 100 $) de revenus, ce qui s'avère beaucoup plus bas que dans les autres pays européens.Les coûts de la main- d'oeuvre, incluant les salaires et les avantages marginaux, arrivent aussi au 7e rang parmi les pays de la Communauté européenne (CE).Sur une échelle où le niveau payé au Royaume- Uni correspond à 100, les salaires déboursés en Allemagne sont les plus élevés, avec 153.La productivité des travailleurs est cependant à l'avantage des Allemands qui sont favorisés par le meilleur système de formation des pays européens.Auparavant au deuxième rang du Groupe des Sept sur le plan de la productivité, le Royaume-Uni s'est récemment retrouvé en dernière place.Cordon renoué Selon Douglas Ritchie, chef de l'exploitation de British Alcan, cette détérioration reflète toutefois davantage l'importance accrue du secteur des services au cours des dernières décennies.Les récents efforts de modernisation ont effectivement permis aux entreprises manufacturières britanniques de rattraper considérablement le terrain perdu.Au cours de la dernière décennie, le Royau- me-Uni s'est retrouvé en tête des sept pays les plus développés au chapitre de la croissance de la productivité du secteur manufacturier, dépassant de peu le Japon.Pour Herman Vyncke, conseiller économique de la Maison du Québec à Londres, la situation insulaire du Royaume-Uni n\u2019est pas non plus un inconvénient majeur.L'aéroport Heathrow, à Lon- STOCK \u2014 \u2014\u2014\u2014 GUIDE PUBLICATIONS INC.S.V.P,.inclure votre chèque et ajouter la T.P.S.de 7%.ANALYSE FONDAMENTALE Données et ratios financiers à partir des rapports annuels et périodiques - de plus de 1 000 compagnies inscrites à la bourse de Montréal et à la bourse de Toronto.Publication mensuelle - 119 $ par année Exemplaire échantillon - 128$ Version électronique: - 599 $ par année Comprenant: STOCK GUIDE PUBLICATIONS Inc.19385 Southbranch Road Une base de données de 1 000 titres, incluant cing années financières, profils de société, etc.Les programmes requis pour lire, DATE DE PARUTION: 25 AVRIL 1992 Casier postal 160 filtrer et lister la base de données.DATE DE TOMBÉE: 10 AVRIL 1992 Melba Ontario Disquettes de présentation 51/4\" ou de 3 1/2\" au prix de 10$.- POUR INFORMATIONS - Tél.: (613) 931 - 2897 MONTRÉAL: TORONTO: VANCOUVER: (514) 842-6491 (416) 324-2789 (604) 984-7176 dres, sert de porte d'entrée à plusieurs vols transcontinentaux qui repartent dans toutes les directions sur le continent.La fréquence des vols est donc particulièrement élevée.De plus, l'ouverture du tunnel sous la Manche réduira de façon appréciable la nécessité d'être localisé sur le continent.« Le tunnel est avant tout construit pour le transport des marchandises, a précisé M.Vyncke, en entrevue avec LES AFFAIRES, à son bureau de Londres.I permettra d'éviter les délais l'hiver lorsque les tempêtes sur la Manche retardent les livraisons par navires.» Finalement, l\u2019attitude ambivalente du Royaume-Uni face à son adhésion à la CE, particulièrement sur la question de la monnaie commune (l'écu), peut constituer un argument contre une localisation sur l'Île.Toutefois, de toutes manières, l'utilisation des écus dans la vic de tous les jours ne débutera pas avant 1999.Sentinelle accueillante David Herbert, consul commercial du Consulat de Grande-Bretagne à Montréal, a fait remarquer aux AFFAIRES que son gouvernement n\u2019a pas dit non à la monnaie commune.I! a tout simplement réservé son accord à plus tard.Pour Richard Allen, associé responsable des liens avec le Canada au bureau de la firme de comptables KPMG, à Londres, le Royaume-Uni n\u2019aura pas le choix de s\u2019aligner sur les autres pays européens.« Je pense qu\u2019ultimement, le gouvernement britannique adoptera les mêmes politiques que l'ensemble de la CE, croit M.Allen, rencontré par LES AFFAIRES à ses bureaux de Londres.Sinon, nous pourrions perdre notre position comme plus important centre sur les marchés financiers.» Pas d'urgence L'urgence de s'installer avant l\u2019échéance du 31 décembre 1992 est plus ou moins réelle, selon la plupart des observateurs également.« Ce n'est pas un couperet », a souligné M.Vyncke.M.Bacchus a renchérit qu'il n\u2019y aura pas de fone- resse européenne.Selon lui, le Royaume-Uni, avec la moitié de ses exportations dirigées vers les pays européens, dépend donc tout autant du reste du monde et nc tolérera pas que l\u2019Europe se referme sur elle-même.GAL LEE AA LAPIERRE EE ec ee lourist Authorty 0 Photo : Courtoisie The British Tourist Authoi A Ar A.ee.or or ~~ Un gouvernement travailliste apporterait peu de changements A4.u pouvoir depuis 13 ans, les conservateurs ont suffisamment eu le temps de changer le paysage socio- économique du Royaume- Uni pour qu'il soit pratiquement impossible de revenir en arrière de façon significative, peu importe les résultats des élections du 9 avril prochain.La plupart des observateurs de la scène britannique font cette analyse des années à venir.Malgré la sévérité de la récession, le taux de chômage ayant atteint 10,4 % en janvier, le premier ministre, John Major, a plus de chances d\u2019être réélu que ses vis- à-vis au Canada et aux États- Unis lorsque viendra leur tour.L'électorat, dans les pays européens, est beaucoup moins volatil qu'en Amérique du Nord.Lors du déclenchement des élections, le 11 mars, les sondages mettaient presque nez à nez conservateurs et travaillistes, chacun récoltant 40 % du vote.Certains accordaient deux à trois points de pourcentage d'avance aux travaillistes, dirigés depuis 10 ans par Neil Kinnock qui voit probablement ainsi sa dernière chance d\u2019élire domicile au 10 Downing Street, la résidence officielle du premier ministre britannique.Un point joue toutefois en faveur de M.Major : sa popularité personnelle.Les Britanniques lui donnent, dans une proportion de 60 %, I'envergure d'un premier ministre, alors que seulement 30 % d\u2019entre eux sont d\u2019avis que M.Kinnock a l\u2019étoffe d\u2019un héros.Les jeux sont loin d\u2019être faits Même avec une campagne étincelante de la part de M.Major et plusieurs bourdes de M.Kinnock, les jeux sont Photo : Courtoisie The British Tourist Authorty Al hl = « Un peu plus des deux tlers des dirigeants d'entreprises canadiennes établies au Royaume-Uni estiment que leurs établissements britanniques constituent une excellente base pour rayonner sur le continent.loin d'être faits.Tout dépendra du succès de Paddy Ashdown, chef des libéraux- démocrates, à qui l'on accorde de 18 à 20 % des voix.Le scandale d\u2019une liaison extra- conjugale ne l'a même pas empêché de faire monter, récemment, la cote de son par- tn.Dans l'hypothèse d\u2019un gouvernement minoritaire, M.Ashdown sera le king maker et aura toute la marge de manoeuvre nécessaire pour imposer une réforme électorale en faveur du scrutin proportionnel.En raison du système uninominal à un tour actuellement en vigueur, les libéraux-démocrates sont constamment sous-représen- tés au parlement de Londres.Cette fois, le mouvement de votes vers les libéraux-dé- mocrates ne désavantage plus les travaillistes.Au cours des années Thatcher, la radicalisation de leur parti avait fait fuir leurs suppor- teurs les plus modérés vers les premiers.Cette fois, leur bloc est plus solide à la suite des positions recentrées que M.Kinnock a fait endosser à 4 son parti sur des questions comme l\u2019Europe, l\u2019économie de marché et la défense.Le mécontentement engendré par certaines politiques conservatrices, notamment à propos du système d\u2019éducation et des soins de santé, risque au contraire de leur faire perdre quelques plumes au profit des libéraux-démo- crates.Le dépôt du budget, à la veille des élections, leur servira peut-être à limiter les dégâts.Pas assez pour les PME Même si le chancelier de l'Échiquier, Norman Lamont, s'est retenu d\u2019élaborer un budget à saveur trop électoraliste, les marchés finan- ÉVOLUTION DES PIB DU ROYAUME-UNI ET DU CANADA DEPUIS 1985 1000 \u2014&\u2014 Canada | 9001-11 \u2014a RY 700 600 j\u2014 5004 a Milliards de dollars canadiens 1 1 i ! 400 =r ?1985 1986 1987 1988 1989 1990 ciers veillant au grain et contraignant le gouvernement à Source : Invest In Britaln Bureau et Revue de la Banque du Canada limiter ses besoins d'emprunt, ses manoeuvres ont été qualifiées d'habiles par la presse travailliste.Les critiques sont plutôt venues de la presse conservatrice, évaluant que M.Lamont en faisait trop pour les plus démunis, pas assez pour les PME.Quoi qu\u2019il en soit, si les travaillistes prennent le pouvoir, il est peu probable qu\u2019ils touchent aux entreprises privatisées depuis 1979.Ils seront tentés, mais hésiteront à réformer les lois du travail pour leur redonner une orientation plus favorable aux syndicats.Les changements apportés par les conservaleurs sur ce plan ont plutôt été bien accueillis par Eh [7 | la population, fatiguée des longs conflits de travail des années 1970.En fait, les travaillistes se sont uniquement engagés à mettre l\u2019accent sur l'amélioration du système d'éducation et des soins de santé.Ils auront, par ailleurs, énormément de difficultés à réaliser leurs promesses si l\u2019écono- mic ne connaît pas de reprise significative.Ils sont, en el- fet, tout aussi opposés que les conservateurs à emprunter pour financer les dépenses l\u2019 de l'Etat.FICHE VALLIER LAPIERRE mr a Home La Grande-Bretagne est déjà le premier choix des compagnies canadiennes qui vont s'établir en Europe.Fin 1992, lorsqu'il n'y aura plus de barrières tarifaires, l'Europe formera un véritable marché unique, comptant, à lui seul, autant de consommateurs que le Canada et les Etats-Unis ensemble.Découvrez les avantages que la Grande-Bretagne offre à votre entreprise en tant que base permettant un accès sans barrières tarifaires au marché unique de l'Europe.Votre compagnie envisage-t-elle d'établir ou d'agrandir une usine en Europe?Nous pouvons organiser juste pour vous une séance d\u2019information sur la Grande-Bretagne par l'intermédiaire de nos quatre bureaux situés dans les villes suivantes: Montréal, Toronto, Ottawa et Vancouver.Envoyez le coupon ci-dessous, accompagné de votre carte d\u2019affaires, ou téléphonez à Mme.Jane Mactear au Consulat général de Grande-Bretagne à Montréal, téléphone: (514) 866-5863; télécopieur: (514) 866-0202.La Grande-Bretagne prête aux affaires | Ma compagnie songe à l\u2019Europe: pour y établir une nouvelle usine D pour y agrandir une usine existante D autre OJ J'aimerais une séance d'information sur la Grande-Bretagne O J'aimerais recevoir une documentation pertinente D Ci-joint ma carte d'affaires O | Envoyez ce coupon au Consulat général de Grande-Bretagne à Montréal, 1155 rue University, bureau 901, Montréal (Québec) H3B 3A7.1e103ds JaIyed - Z66T Siew 8Z Ipawes \u2018SIHIv44V SIT ea iy LES AFFAIRES, samedi 28 mars 1992 - Cahier spécial B-4 Les acquisitions au Royaume-Uni ont des repercussions jusqu'au Québec A4, près l'acquisition hostile d'Ultramar par Las- mo, d\u2019autres transactions au Royaume-Uni risquent de transformer le paysage québécois des affaires.La prise de contrôle, en novembre dernier, de Hawker Sidde- ley Group par le conglomérat britannique BTR pourrait déboucher d'ici deux à trois mois sur la vente de Hawker Siddeley Canada à d'autres intérêts.Stanley Williams, secrétaire de BTR, a indiqué, en entrevue avec LES AFFAIRES, à son bureau de Londres, que son groupe est très intéressé à se départir de sa participation de 59 % dans Hawker Siddeley Canada.Après analyse, on a déterminé que les activités de celle- ci présentent trop peu d'affinités avec celles où est déjà présent BTR, un géant manufacturier qui possède 100 centres de profit dans le monde.Hawker Siddeley Canada possède en totalité deux usines à Montréal, Canadian Steel Foundries et Canadian Steel Wheel, et contrôle 55 % de CGTX, un atelier montréalais de réparation et de révision de moteurs.Les Photo Jean-Guy Paradis, LES AFFARES L'exploitation de la vieille usine de Canada Packers, rue Mill, © près du pont Victoria, où l\u2019on produit notamment du bacon et des saucisses, est remise en question, à la sulte de son acquisition par Hilisdown Holding, un géant britannique de l'agro- alimentaire.deux premières emploient respectivement 280 et 190 employés dans la fabrication de pièces à l'intention surtout des transporteurs par chemin de fer.Gestion serrée Interrogé sur les critiques adressées par BTR aux dirigeants de Hawker Siddeley Group, qui voulaient se départir de 60 % de leurs activités pour éviter d'être avalés par BTR, M.Williams a expliqué qu\u2019il ne fallait pas y voir pour autant une volonté de conserver le groupe au complet.« Hawker Siddeley Canada représente une part infime de ce que voulaient vendre les anciens propriétaires », a-t-il déclaré.La participation de BTR dans Hawker Siddeley Canada est estimée à 117 M$ alors que l'achat du groupe a coûté 3,1 milliards de dollars.Les acquéreurs s\u2019intéressaient au savoir-faire de leur proie en génie manufacturier appliqué aux secteurs des moteurs électriques et de l'aérospatiale.La plupart des usines contrôlées à 100 % seront conservées.BTR a réalisé un chiffre d\u2019affaires de près de 15 milliards l\u2019an dernier avec des usines employant plus de 100 000 personnes sur quatre continents.Sous l\u2019impulsion de Sir Owen Green, actuel président du conseil, le groupe s'est diversifié par la voie des acquisitions au cours des années 1970 et 1980.Au départ concentré dans la fabrication de produits du caoutchouc, le groupe s\u2019est lancé dans les équipements industriels, les composantes d'automobile et d'avion, certains produits de consommation et la distribution de matériaux de construction.C\u2019est aussi le premier producteur mondial de ciment.Le siège social de BTR est logé dans un édifice modeste de deux étages à Londres où s'affairent uniquement une quarantaine d'employés.Son chef de la direction, Allan Jackson, un Australien, avait multiplié plus de 40 fois le chiffre d'affaires de la filiale BTR Nylex au cours de la dernière décennie.Craintes fondées Une autre vieille usine montréalaise, celle des Aliments Maple Leaf, rue Mill, près du pont Victoria, est pour sa part carrément menacée de fermeture à la suite de l\u2019acquisition de Canada Packers par Hillsdown Holding, groupe agro-alimentaire britannique au septième rang dans le monde avec 8 milliards de ventes l'an dernier.Environ 700 personnes y sont employées à la transformation des viandes et 150 autres au raffinage d'huiles domestiques.Hillsdown avait d\u2019abord acquis Maple Leaf Mills en 1987.Suite à l'achat de Canada Packers, en juillet 1990, les deux entreprises ont été fusionnées pour être rebaptisées Maple Leaf Foods (Tor, 17,375 $).Hillsdown contrôle 56 % de cette nouvelle entité.Le syndicat de l'usine de la rue Mill a attiré l'attention, il y a quelques semaines, sur les dangers de sa fermeture et du transfert de sa production en Ontario.Art Devlin, vice-président de Maple Leaf Foods, a confirmé aux AFFAIRES que cette hypothèse était sérieuse et que la direction en avait d\u2019ailleurs informé les travailleurs.L'exploitation de cette usine, vieille de 65 ans ct ol l\u2019on produit notamment du bacon et des saucisses, est remise en question.Il faut sc rappeler que 16 autres usines ont été fermées depuis un an et demi à travers le Canada.En outre, la fermeture aurait pu survenir sans même que Canada Packers soit rachetée puisque, a signalé M.De- vlin, l'entreprise ne faisait plus d'argent.Quant aux allégations du syndicat selon lesquelles la fermeture pourrait être reliée au contexte constitutionnel, le vice-président de Maple Leaf les a rejetées en mentionnant que la firme employait plus de 4 000 personnes dans ses autres installations au Québec.S'il y a transfert en Ontario ou ailleurs, a-t-il mentionné, ce sera dans une usine sous-utilisée et non dans une nouvelle construction.VALLE RA LAPIERRE Cr a ee ee oe a aa Vidéotron se servira de Londres comme vitrine pour Videoway HE engouement pour Vi- deoway, aussi fort à Londres qu'au Québec, donne à Vi- déotron (Mtl, 16,75 $) un deuxième pôle de rayonnement pour diffuser sa technologie.Au lieu d\u2019avoir à se rendre à Montréal pour en mesurer les mérites, comme l\u2019ont fait les Danois, les câ- blodistributeurs européens pourront constater chez eux que l'effet Videoway ne connaît pas de frontières.Les Londoniens accrochent Louis Brunel, président et chef de l'exploitation de Vi- deotron Corporation, a expliqué aux AFFAIRES que les Londoniens accrochent en grand nombre à l'offre de Videoway, même si elle est limitée à sa plus simple expression étant donné que la programmation d'émissions interactives n\u2019en fait pas partie pour l'instant.Pour recevoir les canaux de films, les abonnés doivent toutefois, comme ici, adopter le système exclusif au câblodistribu- teur.De son bureau à aire ouverte, au premier étage d\u2019un édifice qui ne paie pas de mine, dans un quartier qui en impose encore moins, au sud de Londres, M.Brunel supervise l\u2019évolution de l\u2019entreprise dont les résultats dépassent déjà tout ce qu'on avait pu anticiper initialement.« Je suis arrivé seul avec mon attaché-case en juin 1988, a-t-il mentionné avec une pointe de fierté.Et nous sommes maintenant 550 employés.» Plus du tiers de Londres L'aventure a commencé à Southampton, une petite ville donnant sur la Manche, Photo : Courtoisie de Vidéotron Louis Brunel, président de la fillale britannique de Vidéo- tron, souligne que la bidirectionnalité et la possibilité d\u2019effectuer des transactions grâce à VIdeoway a encouragé l\u2019entreprise à s'établir sur le marché de Londres.où trois associés détenant la franchise de câblodistribu- tion étaient à la recherche de financement.La première entente a été signée un mois après le débarquement de M.Brunel.La publication d\u2019un livre blanc sur la câblodistribu- tion, à la fin de 1988, a fourni à Vidéotron l\u2019occasion de décupler les retombées de cette première association.Comme le gouvernement ne mettait plus aucune entrave à la présence de firmes étrangères dans le domaine et que, en plus, il leur ouvrait la voie en téléphonie, une autre franchise non exploitée du même groupe, cette fois à Londres, est devenue très intéressante.Entre juin et décembre 1989, Vidéotron a mis la main sur deux franchises libres et en a racheté cinq autres, toutes contigués les unes aux autres.Avec un potentiel de 1,1 million de foyers à brancher, il s'agit du territoire le plus important détenu par un câblodistribu- teur à Londres, soit l\u2019équivalent de 40 % du marché total.Depuis septembre 1989, Vidéotron est associée à BCE (Mtl, 46,25 $) en vue d'offrir des services téléphoniques concurrentiels à ceux de British Telecom au niveau local.Son réseau de câbles sur fibre optique permet de relayer les appels téléphoniques au réseau de Mercury Communications, le nouveau concurrent de British Telecom sur le plan national, et d'atteindre ainsi un destinataire peu importe où il se situe dans le monde.Toutes ces avenues progressent à un rythme soutenu et laissent entrevoir l\u2019autofinancement d\u2019ici trois ans.Au cours des deux prochaines années, Vidéotron prévoit investir 200 M$ pour développer le marché britannique.En vertu de la répartition des actions, 30 % a BCE et 63 % au câblodistri- buteur, il lui en coûtera environ 140 M$ directement.Ententes à venir en production Jusqu'ici, les installations souterraines du câble ont rejoint 250 000 foyers.Le taux de pénétration des abonnements est de 18 % à Sou- thampion, de 24 % au sud de Londres et de 21 % dans l\u2019ouest de la ville.Avec ses 54 200 abonnés, incluant ceux de Southampton, Vi- déotron se classe en tête des câblodistributeurs présents à Londres.Quant à United Artists, une firme américaine, elle en compte 48 000.La carte Videoway, qui permet à Vidéotron de se positionner comme un câblodis- tributeur offrant davantage que des canaux de télévision, fonctionne aussi de façon satisfaisante.Plus de la moitié des abonnés de Southampton et de l\u2019ouest de Londres sont des adeptes.L'accès à l\u2019un ou à plusieurs des quatre canaux de films se révèle le meilleur hameçon puisque seulement 10 % d\u2019entre eux n\u2019ont que le terminal interactif.« Les résultats sont très intéressants, a affirmé M.Bru- nel, qui fut vice-président aux communications à l\u2019Université du Québec avant de se joindre à Vidéo- tron.Pour l\u2019instant, nous ne faisons pas de télévision in- leractive.Nous discutons avec des producteurs locaux comme la British Broadcasting Corporation et les établissements scolaires afin de développer lc contenu.Nous voulons lancer un Learning Chanel (canal voué à l\u2019enseignement) comme support à l'enseignement.» Économies de 15 % En téléphonie, l'intérêt des abonnés au câble est facile à comprendre puisque ceux-ci profitent d'économies de 15 % par rapport aux tarifs de British Telecom.À partir de l'automne prochain, on ciblera davantage les non- abonnés qui paient 10 % de moins pour le téléphone uniquement.« D'ici la fin juin, notre stratégie pourra être étoffée à partir de données suffisantes amassées sur le terrain, a conclu M.Brunel.Nous pourrons ainsi mieux valider nos hypothèses.Notre objectif est de générer un fonds de roulement positif avant la fin du mois d'août en câblodis- tribution.Avec la téléphonie, nous pensons pouvoir doubler le fonds de roulement en moins de 24 mois.» HITT VALLIER APIERRE PRT STANTON GROVE Manipulation et entreposage spécialisé de rouleaux de papier et de produits forestiers sur les deux rives du fleuve Mersey Distribution au Royaume-Uni et sur le continent par chemin de fer et par route STANTON GROVE LIMITED VITTORIA COMPLEX DUKE STREET BIRKENHEAD L41 1EY ENGLAND Tél.: 051-647 5094 Télécopieur: 051-647 3686 © 176 000 pleds carrés d'entrepôts approuvés par les douanes * Déchargement jusqu'à 15 000 tonnes par navire directement en entrepôt à l'abri des Intempéries * Flotte moderne de chariots élévateurs spécialisés © Emplacement adjacent aux autoroutes nationales et rellé au réseau ferroviaire STANTON GROVE FREEPORT LIMITED NORTH EAST LANGTON LIVERPOOL FREEPORT LIVERPOOL L20 1BY ENGLAND Tél.: 051-922 6656 Télécopieur: 051-922 6838 * 68 000 pieds carrés d'antrapôts © an port franc © Tous les avantages du port franc, © de l'exemption de TVA, etc.© Moulllage en eau profonde © pour le déchargement * Flotte moderne de chariots © élévateurs spéclallsés A QUI SADRESSER POUR DES SERVICES JURIDIQUES, A LONDRES ET AU QUEBEC?McCarthy Tétrault McCarthy Tétrault, le plus grand cabinet d\u2019avocats canadien, a une tradition de plus de 100 ans avec la communauté d\u2019affaires du Québec.Avec plus de 500 avocats, notre cabinet offre une expertise qui s\u2019étend à tous les domaines du droit, en particulier le droit des affaires, les fusions et les acquisitions, le droit fiscal, le litige commercial et civil, le droit immobilier, la propriété intellectuelle, les relations de travail, l\u2019énergie et les ressources naturelles, l'immigration et l\u2019environnement.La coordination de nos relations d\u2019affaires avec l\u2019Europe et le Royaume-Uni est assurée par nos bureaux de Montréal et de Québec ainsi que par notre bureau international de Londres.McCarthy Tétrault AVOCATS, AGENTS DE BREVETS & MARQUES DE COMMERCE MONTRÉAL \u201cLe Windsor\u201d 1170, rue Peel Montréal, Québec H3B 458 Tél: (514) 397-4100 Fax: (514) 875-6245 Jacques Tétraute LONDRES 141 Moorgate St.Fifth Floor London, England EC2M 6TX Tél.: 44 71 588-1867 Fax: 44 71 256-7114 Bernard Crotty également à QUÉBEC 112, rue Dalhousie Québec, Québec GIK 4C1 Tél.: (418) 692-1532 Fax: (418) 692-4354 William J.Atkinson HONG KONG * VANCOUVER * CALGARY * LONDON * TORONTO * OTTAWA |e199ds Jalyed - Z66T Slew gZ Ipawes \u2018SIYHIv44v S371 S-A LES AFFAIRES, samedi 28 mars 1992 - Cahier spécial B-6 British Alcan, au coeur de la stratégie européenne HF\" our mieux faire face aux défis de l'Europe de 1993, Alcan (Mtl, 23,75 $) s\u2019est donné, en avril dernier, une structure organisationnelle matricielle.Chacune des matrices chapeaute un secteur particulier des activités de la compagnie, partout sur le vieux continent.Par exemple, Alcan Deuts- chland, filiale allemande, supervise les produits laminés dans toute l'Europe.British Alcan, établie au Royaume-Uni, contrôle la stratégie des autres activités en aval, de même que celles du métal de première fusion et du métal recyclé.Douglas Ritchie, chef de l\u2019exploitation de British Al- can, a aussi tenu à préciser aux AFFAIRES que, en parallèle, des directions dans chaque pays sont maintenues, bien que celle de la France doive se rapporter à lui et que celles de l'Italie et de la Suisse doivent se rapporter 2 Reinhold Wagner, son vis-à-vis allemand.Cette structure tient compte du fait que les marchés régionaux ne disparaîtront pas du jour au lendemain du seul fait de l\u2019unification du marché européen.Déplacement des pôles Rencontré au siège social de British Alcan, dans la campagne avoisinant Londres, M.Ritchie s'est dit d'avis que le marché unique a déjà eu un impact certain sur l\u2019industrie de l\u2019aluminium.« On observe une augmentation des exportations et des importations entre les pays, a-t-il affirmé.Les producteurs d\u2019aluminium ont rationalisé leur exploitation en concentrant dans certains pays la fabrication de produits spécialisés.» Le changement de scénario en Europe, dont les frontières psychologiques englobent désormais les pays de l\u2019Est, pourrait, à moyen terme, contraindre les grandes entreprises à redéfinir leur façon d'exploiter, croit M.Ritchie.« Le Royaume-Uni occupe maintenant la même place que la Californie aux Etats-Unis, a-t-il poursuivi.Pour distribuer à l\u2019échelle européenne, c'est l\u2019Allemagne qui équivaut maintenant au Kentucky et à l\u2019Indiana, sur le marché américain, en raison de sa position centrale.» Cependant, ces bouleversements n\u2019entraînent pas d\u2019urgence extrême puisque, selon M.Ritchie, l'échéance du 31 décembre 1992 visait davantage à créer un impact de marketing qu\u2019à précipiter les événements.Les nouvelles règles s\u2019appliqueront graduellement comme le prévoit l'Entente de Maastricht selon laquelle, entre autres, les boutiques hors taxes pourront être maintenues jusqu\u2019en 1997.L'unification européenne est tiraillée entre deux tendances.La première préconise l\u2019accent sur la libéralisation des marchés, prônée le plus ardemment par le Royaume-Uni.La deuxième suggère le renforcement des institutions politiques communes, un point de vue défendu par l'actuel président de la Communauté européenne (CE), Jacques De- lors.Un changement à la tête de l'Europe des 12 pourrait inverser l\u2019ordre des priorités, croit M.Ritchie.Notre interlocueur fait référence au fait que M.Delors pourrait, à la demande de François Mitterrand, remplacer Edith Cresson comme premier ministre français à la suite du revers cuisant des socialistes lors des récentes élections régionales.Son successeur à la CE pourrait rencontrer plus de difficultés dans la mise en place, entre autres, de la monnaie commune.En tenant compte de cette évolution progressive, M.Ritchie croit que les activités d'Alcan en Europe risquent peu d\u2019être modifiées A court terme.S'il y a un impact subséquent à prévoir, il se produira plus au niveau organisationnel, encore une fois, qu'au niveau des opérations elles-mêmes.Coûts élevés Il se pourrait, notamment, que l\u2019organigramme croisé soit remplacé, au gré d\u2019une uniformisation accélérée du TOUT LUXE.TOUTE VOLUPTÉ.ce que serait l'environnement de conduite idéal\u2026 Des lignes au dessin harmonieux et caressant.De riches garanitures de cuir fin, souple et doux au toucher.Les accents d'une chaîne stéréo qui vous transporte en pleine salle de spectacle.Le maniement si précis et la tenue de route si impeccable, que seul le mariage parfait de la traction Imaginons un instant arrière et d'une suspension multi-points peut procurer.Un aménagement of- LA NOUVELLE MAZDA 929 SERENIA Caractéristiques : système de ventilation par capteurs solaires en option, deux sacs gonflables en série, garantie «pare-chocs à pare-chocs» de 3 ans ou 80 000 km sans franchise, garantie de 5 ans ou 100 000 km sur composantes principales, programme de protection prolongée offert; parlez-en à votre concessionnaire.frant une gamme 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consommation occidentale.La croissance du marché y sera la seconde en importance mondialement, après la région du Pacifique, au cours de la présente décennie.Or, les Européens importent déjà un million de tonnes.Pire encore, les fonderies européennes sont parmi celles dont les coûts sont les plus élevés actuellement en raison de la facture d\u2019énergie.M.Ritchie prévoit que plusieurs d'entre elles de- : vront fermer en Allemagne, en France et en Belgique.British Alcan a inauguré, l'automne dernier, la première usine intégrée de recycla- British Alcan est bien placée pour mener le bal du côté des produits recyclés, un secteur d'avenir.Douglas Ritchie, de British Alcan : le Royaume-Uni représente un avantage au niveau des coûts de la main- d'oeuvre.ge des cannettes de toute l'Europe.Située à Warring- ton, sa capacité est de 68 000 tonnes par année, soit l\u2019équivalent de la plus importante de ses trois fonderies au Royaume-Uni.L'entreprise procède elle- même à la collecte dans plusieurs villes où le taux de récupération est passé à 30 % alors qu\u2019il est de 10 % en moyenne à l'échelle du pays.Les besoins de l'usine ne sont toutefois pas encore comblés et l\u2019on doit importer, pour l'instant, des cannettes usagées des Etats- Unis.L'objectif d'augmenter à 50 % le taux de récupération est constamment soutenu par des représentants sur la route.« Nous voulons prouver, a conclu M.Ritchie, que ce besoin peut être comblé de façon responsable.» AA VALLIER LAPIERRE CUIT DE PRESSE À CNRCUIT MATINAL EZ L'OPTIMUM VS ACTION EN QUATRE Cue LETTES \\ UE, INC \u2026000-7390 ds Ja1yeD - Z66T Siew §Z 1pawes \u201cSAYIVAIV SA1 48 2109 LES AFFAIRES, samedi 28 mars 1992 - Cahier spécial Bx} Rolls-Royce (Canada) aimerait décrocher un contrat de la Défense pour son 40e anniversaire IF olls-Royce (Canada), une usine de réparation el de révision de moteurs d'avion installée à Lachine, espère fortement obtenir le contrat de fournisseur des moteurs d\u2019hélicoptères montés à bord des frégates canadiennes.La Défense canadienne a déjà arrêté le choix Paris, Lyon, Nice et plusieurs autres villes françaises 5 fois par semaine* via Amsterdam avec KLM.Départs de Mirabel à 21 h 40.*Pas de départ les lundis et mercredis.La ligne de confiance KILIMI + 0000 = DOSSIERS SPÉCIAUX ; ey \u2014 SOYEZ PRESENT! AVEC UNE PUBLICITE DANS NOTRE PROCHAIN DOSSIER SPECIAL IMMEUBLE RESIDENTIEL de l'hélicoptère qui sera fabriqué par European Helicopter Industries, une firme de Londres, et retarde depuis plus d\u2019un an sa décision quant au moteur utilisé.Le programme des frégates nécessitera la construction de 35 hélicoptères EH101 qui pourraient être propulsés par trois moteurs RTM 322, fabriqués conjointement par Rolls-Royce Plc, au Royau- me-Uni, et Turbomeca, une entreprise française.Le gouvernement veut aussi acquérir 15 autres EH101 pour des besoins civils et des opérations de sauvetage.Le seul autre concurrent des Industries Rolls-Royce Canada, qui possède quatre filiales au Canada, dont l'usine de Lachine, est General Electric Canada.Fabriqué à Fairfield, au Connecticut, par la maison mère américaine de GE Canada, le moteur CT-7 serait assemblé par Standard Aero, de Winnipeg, une entreprise récemment acquise par BTR, un Photo : Jean-Guy Paradis, LES AFFARES Roy Clapinson, préside nt de \u2018Rolls-Royce (Cana y À da), devant un moteur d'avion, à Lachine, est enchanté de la maln-d\u2019oeuvre locale.1! afflrme qu\u2019il n\u2019hésiterait pas un seul instant à la mettre en compétition avec celle du Royaume-Uni.conglomérat britannique (lire en page B-4).Investissements majeurs Quant au RTM 322, il serait assemblé par l'usine de Lachine, en collaboration avec Pratt & Whitney.Ce contrat entraînerait également des retombées à l'usine de Bristol Aerospace, une autre filiale des Industries mr, La ligne de confiance Londres, Manchester, Glasgow et plusieurs autres villes 5 fois par semaine* via Amsterdam avec KLM.Départs de Mirabel à21h40.*Pas de départ les lundis et mercredis.+ 2000 KLM = SO Y EZ PRÉSENT! AVEC UNE PUBLICITÉ DANS NOTRE PROCHAIN CAHIER SPÉCIAL TELECOMMUNICATIONS DATE DE PARUTION: 25 AVRIL 1992 DATE DE PARUTION: 2 MAI 1992 DATE DE TOMBEE: 10 AVRIL 1992 DATE DE TOMBEE: 17 AVRIL 1992 - POUR INFORMATIONS » - POUR INFORMATIONS - MONTRÉAL: TORONTO: VANCOUVER: MONTRÉAL: TORONTO: VANCOUVER: (514) 842-6491 (416) 324-2789 (604) 984-7176 (514) 842-6491 (416) 324-2789 (604) 984-7176 Rolls-Royce.L'entreprise soutient que le contrat créerait de l'emploi pour 2 000 personnes pendant 15 ans.Roy Clapinson, président de l'usine de Lachine, a indiqué aux AFFAIRES que ce contrat constituerait un retour aux sources puisque Rolis-Royce s\u2019est établie près de Dorval, il y a 40 ans, afin d'y assembler 900 moteurs Nene pour les forces aériennes canadiennes.On y compte maintenant 850 employés, leur nombre ayant augmenté de 20 % depuis trois ans, principalement affectés à la réparation et à la révision des moteurs fabriqués par Rolls-Royce au Royaume-Uni.Rolls-Royce (Canada) a démontré son intention de poursuivre ici son expansion en inaugurant, l\u2019automne dernier, un agrandissement de 60 000 pi?.Les aménagements internes, utiles au nettoyage des pièces, à la peinture, au traitement des surfaces, aux techniques de revêtement, etc, seront complétés au cours de l\u2019an prochain.Ces travaux représentent un investissement de 15 M$.La firme avait procédé, en 1986, au coût de 10 M$, à la mise en place d'un banc d'essai pour les moteurs RB2 11-535, les réacteurs les plus puissants fabriqués par Rolls-Royce.On les retrouve sur les Boeing 757 et les Tristar L1011.M.Clapinson a souligné qu'il s\u2019agit des plus importants investissements effectués récemment par Rolls- Royce hors du Royaume- Uni.Les Industries Rolls- Royce Canada regroupent d\u2019ailleurs les plus importants actifs du groupe en dehors de ses installations britanniques.Outre la réparation et la révision de moteurs, l\u2019usine de Lachine recycle aussi les moteurs d'avions en turbines industrielles pour les pipelines et les centrales électriques.Elle vient, en outre, d'obtenir un mandat mondial pour assembler une nouvelle turbine industrielle, développée cette fois à cette seule fin et non pas d'abord comme moteur d'avion.Les commandes de moteurs d'avion proviennent à 75 % des Etats-Unis de clients tels US Air, American Airlines et Boeing Aircraft.Rolls-Royce (Canada) doit lutter ferme pour conserver ses clients puisque Rolls-Royce Plc a aussi agréé d\u2019autres entreprises à la réparation de ses moteurs sur le continent nord-américain.HAT MEET VALLIER LAPIERRE Geneve et Zurich 5 fois par semaine* via Amsterdam avec KLM.Départs de Mirabel à 21 h 40.*Pas de départ les lundis et mercredis.+ +000 La ligne de confiance IKILIVI es SL tr a de ie lige ber ak ar a aA Ean ES a mits il: Os LI ie ia ie LEE de a RA oi 535 «étend ia AR ah ei routiers \u2018an BOMBARDIER i B Bombardier Inc.est une entreprise d'envergure internationale dont les activités industrielles se répartissent entre quatre groupes: produits de consommation motorisés, matériel de transport, aéronautique et défense.Un cinquième groupe se spécialise dans les services de financement de stocks.S'appuyant sur une stratégie orientée vers la conquête de marchés mondiaux et la maîtrise de nouvelles technologies, Bombardier exploite des usines dans sept pays et emploie au-delà de 25 000 personnes.Reconnue pour la qualité de ses produits, sa capacité d'innover et le dynamisme de sa gestion, l'entreprise entend poursuivre sa croissance en relevant le défi de la globalisation des marchés.Bombardier Inc.Canada - États-Unis - Royaume-Uni - Autriche - Belgique - France - Finlande \\eloads Jai/e9 - Z66T Siew gz IpaWes \u2018'SIYiv4dv S31 6-8 LES AFFAIRES, samedi 28 mars 1992 - Cahier spécial B-10 Ficon Technology exploite son principal marché à partir de Londres WP ne jeune firme de Lachine, Eicon Technology, réalise 43 % de ses ventes sur le marché européen 2 partir d\u2019un bureau ouvert à Londres en 1988.Spécialisée en produits de communication entre ordinateurs, elle a vu ses affaires prospérer sur le vieux continent en raison de son adhésion aux standards internationaux.Fondée en 1985 par Peter Brojde et deux associés, Ei- con a plus que triplé ses revenus depuis 1988 en réalisant des ventes de 36 M$ l'an dernier, Ses produits se classent en trois catégories.La première regroupe les passerelles entre réseaux locaux et ordinateurs centraux qui permettent à un ordinateur personnel sur réseau d'aller chercher des données dans un ordinateur central.La deuxième catégorie, les émulateurs de terminaux, sont des appareils qui permettent à un ordinateur personnel de se comporter comme un terminal.Enfin, les systèmes de routage entre réseaux locaux permettent de faire le pont entre deux réseaux locaux pour organiser BURT NS VOUS 8 UREZ LA CHANCY™DEZAGNER: \u201d 9 - Hôtel l'Estesel Une fois le coupon dûment rempli, postez- POUR PARTICIPER, IL SUFFIT DE REMPLIR LE COUPON CI-JOINT ET DE LE JUMELER À LA CARTE D'AFFAIRES DE VOTRE EMPLOYEUR.* * * \u201c% le à la station Télémédia participante.Seuls les fac-similés faits main seront acceptés.Les coupons de participation peuvent également être acheminés par télécopieur et doivent parvenir à la station avant 23 h 59 le 7 mai 1993, LE TIRAGE AU SORT, POUR CONNATTRE LE NOM DES GAGNANTS DE CHACUN DES 10 FORFAITS WEEK-END, SE FERA PARMI LES 150 GAGNANTS D'UN ABONNEMENT AU JOURNAL LES AFFAIRES SUR LES ONDES DES STATIONS PARTICIPANTES, LORS DE L'ÉMISSION DU MATIN ET AU RYTHME DE DEUX PAR JOUR LES 11,12, 13, 14 ET 15 MAI 1992.UN DERNIER TIRAGE PARMI CES 10 FINALISTES DÉTERMINERA LE NOM DU GRAND GAGNANT DU CONGRÈS À L'ESTÉREL QUI SERA DEVOILE LE MARDI 19 MAI 1992 SUR LES ONDES DES STATIONS PARTICIPANTES AU COURS DE L'ÉMISSION DU MATIN.la circulation des données.Réputation Les succès de Eicon en Europe reposent principalement sur la réputation de ses produits de communication parmi ceux qui utilisent le protocole X.25, un système de transmission qui répond aux normes OSJ (Open Systems Interconnectivity), fixées par un organisme international indépendant des firmes du secteur.L'entreprise a réalisé une percée moindre aux Etats-Unis où les entreprises ont recours plus volontiers à la norme SNA (System Network Architectur) d'IBM (Mtl, 105,25 $) en matière de communications électroniques.Déjà représentée au Royau- me-Uni par un distributeur, Eicon a préféré s\u2019y installer pour se rapprocher de sa clientèle de plus en plus nombreuse.« Étant donné nos liens plus étroits, en ce moment, avec le marché britannique, il est apparu naturel de nous y établir, a expliqué aux AFFAIRES M.Brojde, 47 ans.De là, nous Photo : Jean-Guy Paradis, LES AFFAIRES centre de distribution en Europe centrale.servons facilement l\u2019Allemagne, la France et les pays P ® e e e * NOK: POSTE: e ° 1 = NOM DE L'ENTREPRISE: e e + ADRESSE DE L'ENTREPRISE: ® e o VILLE: PROVINCE: e e * .o TELRES.: { } e scandinaves.« Les circuits de distribu- TÉLBUR.: ( LE RÉSEAU TELEMEDIA CODE POSTAL: ) Peter Brojde, né en Russie de parents polonais, prévoit que la prochaine étape pour Eicon Technology sera d'ouvrir un un des 150 abonnements d'un an au journal Les Affaires un des 10 forfaits week-end de rêve à l'Estérel vun congrès de trois jours à l'Estérel d'une valeur totale de 7 000 § \u201cAFFAIRES: Ack: tion s'apparentent aussi plus aux nôtres, par rapport à ceux du continent.Au Royaume-Uni, le système de distribution implique des grossistes qui approvisionnent les marchands alors que, dans les autres pays européens, il faut passer par d'importants revendeurs qui sont en contact direct avec la clientèle.» Toutefois, les firmes européennes offrent un meilleur service à leurs clients que les distributeurs nord-américains, ce qui les assure d\u2019une plus grande loyauté.Elles peuvent se le permettre car elles se prennent des marges de 50 % sur les produits, contre 20 % ici.Les prix du matériel et du logiciel sont ajustés en conséquence.Personnel sur place Les produits de Eicon, constitués de cartes périphériques et de logiciels pour les adapter à des besoins précis, trouvent preneurs au sein des plus grandes entreprises et de la plupart des Bourses européennes.Il devenait donc FORFAITS WEEK-END DE RÈVE À L'ESTÉREL D'UNE VALEUR APPROXIMATIVE DE 400 S CHACUN ET INCLUANT- important, malgré la qualité des services offerts par les distributeurs, de disposer sur place de personnel en mesure d'offrir un support complet.Le bureau de Londres emploie 37 personnes auxquelles viendront s'ajouter plusieurs autres prochainement.Le personnel de l\u2019entreprise est passé d\u2019un total de 138 employés à 215 l'an dernier.Comme le développement se fait complètement à partir du Québec, M.Brojde ne voit pas l'utilité de fabriquer ses produits au Royaume- Uni, cette étape du travail représentant une infime partie de la valeur de la marchandise.Les économies réalisées en frais de douane seraient peu valables.La perspective de l\u2019Europe de 1993 le rend cependant très optimiste.« Avec la standardisation des normes, les Européens seront forcés de constater plus rapidement que nos solutions sont les meilleures », a-l-il conclu sans fausse modestic.ULSAN VALLIER LAPIERRE - une chambre, occupation double, pour le vendredi et le samedi soir, le petit déjeuner des somedi et dimanche matin ainsi que le souper du samedi soir (la boisson n'est pas incluse dans le forfait}.QUANT À L'EMPLOYEUR DE CES 10 GAGNANTS, IL DEVIENT AUTOMATIQUEMENT FINALISTE POUR GAGNER UN CONGRES DE TROIS JOURS À L'HÔTEL L'ESTEREL D'UNE VALEUR TOTALE DE 7 000 $ COMPRENANT: les dimanche, - 10 chambres pour trois jours, occupation double, undi et mardi soir, le petit déjeuner des lundi.mordi et mercredi matin ainsi que le souper des lundi et mardi soir: - les solles de réunion ainsi que les services standard offerts généralement à la clientele d'affaires de l'Estérel lors de la tenue de congrès (la boisson n'est pas incluse dans le prix).CKAC 73AM CHLN 55AM CHLT 63AM CKCH 97AM 80 C.P.7474, SUCC.A, MONTREAL (QC) H3C 449 FAX: 514-845-2224 3550, BOUL.ROYAL, TROIS-RIVIÈRES (ac) G9A 568 FAX: 819-374-3222 25, RUE BRYANT, SHERBROOKE (OC) J1J 325 FAX: 819-566-4222 72, RUE LAVAL, HULL (ac) 18 3H3 FAX: 819-777-7724 2136, CHEMIN STE-FOY, STE-FOY (ac) GIV IR8 FAX: 418-682-8407 IEC INIT DMR élargit sa gamme de services pour moins dépendre des banques IDD urement affecté par la récession qui sévit au Royaume-Uni, le bureau de Londres du Groupe DMR Mtl, 4,75 $) veut effectuer une percée dans d\u2019autres secteurs que celui des banques où se concentre jusqu'ici la majorité de sa clientèle.Une avenue intéressante se dessine du côté des services publics, distributeurs d\u2019électricité et d\u2019eau potable, dont la privatisation encore récente exige la mise en place de systèmes d'information plus performants.David Major, directeur exécutif du bureau de Londres depuis un an, a reçu la mission d'y accroître les activités de la firme de services informatiques de Montréal en misant sur l'éventail de ses compétences dans tous les domaines.Etroitement associé aux progrès fulgurants du bureau de DMR en Australie, dont le nombre de personnes est passé d'une douzaine en 1985, au moment où il se joignait à l\u2019entreprise, à 400 maintenant, il envisage son nouveau défi avec d'autant plus d\u2019entrain qu\u2019il renoue ainsi avec ses origines britanniques.15 minutes de la City, où se concentrent toutes les banques, et en plein coeur du Londres commercial, il observe attentivement tout ce qui bouge autour.Ouvert en 1985 afin de servir sur place La Laurentien- ne Générale, le bureau de Londres s\u2019est presque dès ses débuts attaqué au secteur bancaire en profitant du re- Photo : Courtoisie Groupe DMR David Major, du bureau de DMR & Londres, et son équipe ont obtenu, il y a un peu plus de deux mois, un mandat de l\u2019une des deux firmes productrices d'électricité.Des soumissions sont également étudiées par trois autres services publics.s'est partiellement tarie.Le bureau de Londres emploie présentement 40 personnes.Les premiers efforts de diversification ont porté sur le marché des assurances.Malgré la signature de plusieurs contrats avec des petites entreprises, M.Major a indiqué que le virage pourra difficilement s\u2019effectuer avec ce seul secteur pour cible.« La récession a durement été ressentie par les banques et les compagnies d\u2019assurances, a précisé M.Major.Les premières ont effectué plusieurs milliers de mises à pied l'an dernier et cette année.Leur service ne sera pas affecté parce qu'elles avaient beaucoup investi en techno- pourraient être plus efficaces et diminuer leurs coûts.» Forcé d'élargir davantage ses horizons, DMR a par la suite dirigé son regard du côté des services publics.Deux producteurs d\u2019électricité et 12 entreprises distributrices sont issues de la privatisation complétée en mars 1991.Plusieurs firmes privées ont aussi repris à leur compte le traitement et la distribution d\u2019eau potable.Recettes nord-américaines La démarche, s'inspirant des résultats d\u2019une étude effectuée par le groupe auprès de 50 entreprises canadien- pact des technologies d\u2019information.Elaborée en juin dernier, cette stratégie a conduit, il y a un peu plus de deux mois, à la signature d\u2019une entente avec l\u2019une des deux firmes productrices d'électricité.Des soumissions sont également étudiées par trois autres services publics.Du côté des entreprises privées établies de longue date, les plus grandes possibilités sont offertes dans le secteur du détail et de la distribution.DMR a développé un système de gestion informatisée de la carte de crédit pour une pétrolière majeure.Cette tä- che sera aussi assumée au profit de sa filiale française.Finalement, le bureau de Londres tentera de reproduire au Royaume-Uni les succès que le groupe a obtenus ici auprès des instances gouvernementales.Toutefois, ce domaine offrira probablement plus de résistance parce que, contrairement aux donneurs d'ouvrage du secteur privé, les responsables y sont plus sensibles au réflexe nationaliste et ont tendance à favoriser davantage les firmes locales.Pour M.Major, le potentiel du marché britannique est énorme.Compte tenu que DMR embauche 1 400 personnes pour servir le marché canadien, il prévoit qu\u2019il faudra au moins 1 000 employés au Royaume-Uni si le groupe réussit à s\u2019y tailler une place honorable.VA LER E LAPIERRE A canape Agences Canada Maritime Limitée Place Alexis Nihon - Suite 1150 3400 boul.de Maisonneuve ovest Montréal, Québec H3Z 3E7 Téléphone : (514) 934-5133 Télex : 055-62094 Fax : (514} 934-5100 STIKEMAN, ELLIOTT AVOCATS BUREAU 3900, 1155 BOULEVARD RENÉ-LÉVESQUE OUEST MONTRÉAL, CANADA H3B 3V2 TÉLÉPHONE (514) 397-3000 TELEX 05-267316 ADRESSE TÉLÉGRAPHIQUE \"TAXMONT* TÉLÉCOPIEUR (514) 397-3222 1TT4 letogds Jalye) - Z66T Siew 8Z Ipawes \u2018SIYIv44v S3 à a tard des banques anglaises logies.Nous devons aussi nes et américaines, a consis- ze sur le plan de l\u2019informatisa- démontrer aux compagnies té à vendre une approche tion.« Au cours des quatre d'assurances comment elles destinée à maximiser l\u2019im- premières années, nous TORONTO NEW YORK avons travaillé pour à peu = BUREAU 5300, C.P.85 527 MADISON AVENUE, près toutes les grandes ban- LES CAHIERS SPÉCIAUX | COMMERCE COURT WEST 19TH FLOOR ques britanniques, a expliqué 57 TE pay TORONTO, CANADA M5L 189 NEW YORK, NEW YORK 10022 M.Major lors d'une entre- AFA y TÉLÉPHONE (416) 869-5500 TELEPHONE (212) 371-8855 pt à accordé aux AP - AS ; TÉLÉCOPIEUR (416) 947-0866 TÉLÉCOPIEUR (212) 371-7087 ses bureaux de : rs Londres.Plusieurs Cana- : OTTAWA HONG KONG diens qualifiés et quelques BUREAU 914, SUITE 1103, CHINA BUILDING Australiens ont contribué à 50 O'CONNOR STREET 29 QUEEN'S ROAD CENTRAL la réalisation de ces con- OTTAWA, CANADA K1P 612 HONG KONG trats.» TÉLÉPHONE (613) 234-4555 TÉLÉPHONE (852) 526-5531 Les effectifs ont grimpé à S o Y EZ TELECOPIEUR (613) 230-8877 TELECOPIEUR (852) 845-9076 65 personnes lorsque DMR a PRESENT! reçu le mandat de mettre en VANCOUVER TAIPEI place les réseaux reliant tous BUREAU 600, 8TH FLOOR les guichets automatiques avec UNE VANCOUVER, CANADA V6E 2V7 TE APE TAN identique & également été PUBLICITE DANS TÉLÉPHONE (604) 631-1300 TÉLÉPHONE (862) 719-9573 obtenu auprès des banques NOTRE PROCHAIN TÉLÉCOPIEUR (604) 681-1825 TÉLÉCOPIEUR (862) 719-4540 irlandaises.Dernièrement, CAHIER SPECIAL on a procédé au raccordement d'un nouveau réseau 1 èe impliquant l\u2019utilisation des VOYAG E S D AF FA | R E S cartes de débit aux points de LONDON vente.En raison du rattrapa- ET VACANCES D'ETE COTTONS CENTRE ge accompli, du ralentisse- COTTONS LANE ment économique et de la DATE DE PARUTION: 25 AVRIL 1992 LONDON SE1 2QL propension des firmes bri- DATE DE TOMBEE: 10 AVRIL 1992 TÉLÉPHONE (71) 378-0880 tanniques à poursuivre à l\u2019in- TÉLÉCOPIEUR (71) 378-0344 terne les développements en- - POUR INFORMATIONS - trepris, la manne bancaire MONTRÉAL: TORONTO: VANCOUVER: (514) 842-6491 (416) 324-2789 (604) 984-7176 L_ - _ LES AFFAIRES, samedi 28 mars 1992 - Cahier spécial B-12 LA LISTE DE PRESSE DETAILLEE.RADIO » TÉLÉVISION - IMPRIMÉS - ETC.PLUS DE 10 000 NOMS ET INSCRIPTIONS ABONNEMENT ANNUEL SEULEMENT APPELEZ POUR VOIR CLUB DE PRESSE BLITZ MONTREAL: (514) 722-4121 IDD éjà associée à quelques développements initiés par BioChem Pharma (Mtl, 34,75 $), une entreprise de Laval, Glaxo Canada, filiale à part entière de Glaxo Holdings, projette d'établir un centre de recherche au Québec en coparticipation avec BioChem Pharma.ÉEta- bli en Ontario depuis 90 ans, le groupe pharmaceutique britannique, deuxième dans le monde, démontre ainsi à quel point il estime prometteuses les recherches poursuivies par BioChem.L'alliance déjà amorcée Photo : Courtoisie BioChem Pharma Services du gouvernement britannique pour les hommes d\u2019affaires au Canada O Nous offrons Une assistance gratuite et impartiale aux hommes d'affaires qui s'intéressent aux produits.services et savoir-faire industriel britanniques ou qui désirent investir en Grande- Bretagne.Nos préposés commerciaux sont à même de répondre rapidement et efficacement à votre demande de renseignements.Nous assurons Une liaison directe avec tout un réseau de bureaux dans les ministères du Commerce et de l'Industrie, les associations professionnelles.les chambres de commerce et autres organismes.Désirez-vous.?Un fournisseur en Grande-Bretagne de matières premières, produits semi-finis ou finis en vue de leur emploi, de leur vente ou de leur distribution.Un accord de licence ou une association avec une compagnie britannique pour élargir votre base de production au Canada.Un contact dans l'industrie britannique des services: firmes d'experts-conseils, sociétés de courtage en assurance ou autres organismes financiers ou professionnels.Nous sommes en mesure de répondre rapidement à votre demande de renseignements.Notre ordinateur à Londres enverra des cartes imprimées énonçant vos besoins à toutes les firmes en Grande-Bretagne qui ont manifesté s pouvons s aider leur désir de faire des affaires au Canada.Notre service est gratuit.Etes-vous intéressé par.\u2019 L'information.Notre bibliothèque d'ouvrages de référence comprend une sélection d'annuaires et autres publications se rapportant à l\u2019industrie britannique.Les salons en Grande-Bretagne.Nous pouvons fournir des détails sur les salons et les centres d'expositions en Grande-Bretagne.Les promotions aux points de vente.Nous uidons les grands magasins canadiens à organizer des promotions spéciales de produits britanniques.Les visites.Nous pouvons vous aider à organiser une visite d'achat en Grande-Bretagne et vous mettre en rapport avec les exportateurs britanniques qui se rendent au Canada.Les nouveaux produits et procédés.Fuites-nous savoir ce qui vous intéresse et nous vous fournirons les renseignements.L'implantation en Grande-Bretagne.Laissez-nous vous renseigner sur les subventions gouvernementales et autres formes d'aide offertes aux compagnies canadiennes qui sétablissent en Grande-Bretagne.Nous avons vos intérêts a coeur Téléphonez, écrivez ou venez nous voir.Si vous préférez.nous vous rendrons visite, Consulat général de Grande-Bretagne à Montréal, 1155, rue University, bureau 901, Montréal, Québec H3B 3A7 Téléphone: (514) 866-5863; Télécopieur: (514) 866-0202 s'apparente à beaucoup d'autres semblables réunissant aux États-Unis de nouvelles entreprises expertes en biotechnologie et les grandes firmes pharmaceutiques.Les premières apportent un savoir-faire neuf alors que les autres offrent les capitaux pour le développement final des médicaments et une force de marketing difficile à acquérir.Dynamisme de l\u2019industrie québécoise Rejoint à ses bureaux de Mississauga, en Ontario, Jacques Lapointe, président de Glaxo Canada, a mentionné, en entrevue téléphonique avec LES AFFAIRES, que les champs de recherches couverts par l\u2019industrie pharmaceutique sont maintenant « tellement vastes qu'il est impossible d'être dans tous les domaines, même si nous sommes la deuxième au monde et si nous mobilisons 7 000 chercheurs ».Au même titre que les autres entreprises traditionnelles, Glaxo compte sur la maitrise plus poussée des nouvelles technologies que l'on retrouve chez les firmes naissantes.Pour cette raison, Glaxo Canada songe à ouvrir un centre de recherche au Québec, « possiblement sous la forme d\u2019une coparticipa- tion avec BioChem », a précisé M.Lapointe, en raison du dynamisme de l\u2019industrie pharmaceutique locale.Son bureau de Saint-Laurent s'occupe uniquement des tâches administratives.La première entente entre BioChem Pharma, nouvelle appellation adoptée en janvier dernier par IAF Bio- Chem, et la société britannique remonte au début de 1990.Les deux firmes ont alors convenu de partager les retombées du 3TC, un médicament qui peut s'avérer efficace contre le sida.Glaxo s'est engagée à défrayer les coûts des recherches cliniques sur trois continents en vue d'obtenir l\u2019homologation du médicament le plus rapidement possible.Glaxo et BioChem : centre de recherche commun Les produits pharmaceutiques représentent une part Importante des échanges entre le Royaume-Uni et le Québec.Sur la photo, Francesco Bellini, président et chef de la direction de BioChem Pharma (à gauche), et Jacques Lapointe, président de Glaxo Canada, se félicitent de l'entente qu'ils ont conclue.Habituellement, ces frais oscillent entre 150 et 200 M$.L'entente prévoit que la firme britannique possédera les droits de commercialisation hors de l'Amérique du Nord et versera des royautés à BioChem.Les ventes en Amérique du Nord seront assumées conjointement.Ainsi, BioChem acquerra une expérience inestimable en marketing.Approbation pour 1994 Les premiers résultats intérimaires, que les Britanniques espèrent les plus concluants possible, devraient être rendus publics au prochain congrès mondial sur le sida, qui se tiendra en juillet, à Amsterdam.L'objectif est de présenter toute la documentation pertinente à la Foods and Drug Administration, aux Etats-Unis, au premier trimestre de 1994.Conformément à la procédure accélérée pour les médicaments sur le sida, l\u2019approbation devrait suivre quelques mois après.M.Lapointe a souligné qu'il n'y a aucun autre médicament en vue pour l'instant qui pourrait offrir les mêmes bénéfices que le 3TC.Ce produit est efficace et a peu d'effets secondaires.Dans un deuxième rapprochement, les Britanniques ont pris une participation de 10 % dans BioChem en achetant, pour la somme de 25 M$, deux millions d\u2019actions qui en représentent le double depuis le fractionnement de l'an dernier.Hs ont aussi jusqu'à janvier pour exercer un nombre égal d'options.En septembre dernier, les deux firmes ont signé une entente semblable à la première à propos de recherches sur des composés anti-cancer.Ces substances ont déjà démontré in vitro leur efficacité à neutraliser des tumeurs.On leur prête un potentiel thérapeutique contre certains types de cancers.VALLEE ARB LAPIERRE "]
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