Les affaires, 15 octobre 1988, Cahier 2
[" LAN CD CHF § «2 - À Quand,une A entreprise +, se donne les 4 moyense.AN encre ap * +@ Ç 3 témo gnoges ele: v, mms ~~ L'arbre © Ty forêt Des jardins et 3 Page 7, mr ® UnYun CLIS q we financi er 1 jutation® Pages et 15 CLIT Y enaul 1 Drésiden stam Kor Te 14 rn t Fi FCE tr » CM tas FN neu NS.nL ere Supp.pub.Les Aff e petit village du Bic, situé à 30 kilomètres de Ri- Æ mouski, est depuis tou- | jours un lieu de légendes.Mais les histoires de pêcheurs ont cédé le pas aux success stories du milieu des affaires.Le principal employeur de l'endroit, la coopérative laitière Purdel, fait affaires depuis ses débuts avec la caisse populaire de l'endroit.Comment une minuscule caisse de village peut-elle répondre aux besoins de la deuxième plus grande coopérative laitière du Quebec, dont le chiffre d'affaires atteignait près de 300 millions de dollars l'an dernier?\"C'est bien simple, répond Jacques Lefebvre, vice-président Marketing de la Confédération Desjardins, derrière l'arbre se cache la forêt! Car, derrière la caisse locale, il v a la federation régionale et enfin la Caisse centrale, [1y a aussi tout le reseau Desjardins qui offre aux entreprises une vaste gamme de de capital-actions, en passant par les différentes formes de prêts, le courtage à escompte, le crédit-bail, les transferts de fonds, vte.Quand les ressources de la caisse ne sont plus suffisantes, elle peut faire appel sur-le-champ à toute une batterie de services destinés à répondre spécifiquement aux besoins des gens d'affaires, qu'il s'agisse d'entrepreneurs ou de grandes entreprises, peu importe.\u201d 2 services, de l'assurance-vie à Fachat Derrière l'arbre se cache la forêt Desjardins Jacques Lefebvre, vice-président Marketing.Confédération des caisses populaires et d'économie Desjardins.Adaptation au milieu des affaires Pourtant, on trouve encore des gens d'affaires qui identifient la caisse populaire ou la caisse d'économie à un gros bas de laine tout juste bon à financer des hypothé- ques.\u201cCeux-là feraient mieux de mettre leur montre à l'heure, nous dit Jacques Lefebvre.Ce mythe n'a pas grand-chose à voir avec la réalité.Depuis dix ans, Desjardins s'est engagé dans l'ensemble du milieu des affaires québécois, travaillant à répondre aux besoins de cette clientèle spécifique.En cela, la caisse a simplement suivi l'évolution du milieu.Quand les Québécois se sont lancés en affaires, elle n'a pas tardé à suivre.\u201d Serge Saucier, président de Raymond, Chabot.Martin, Paré, souligne d'ailleurs le rôle essentiel qu'ont joué les caisses dans l'éveil des Québécois à l'économie et aux affaires: \u201cLe Mouvement Desjardins s'est résolument implanté au sein de la population québécoise par l'éducation économique d'abord.Nous sommes convaincus que la conscientisation et l'intéressement d'un grand nombre de personnes ont donné le véritable coup d'envoi à l'entrepreneurship au Québec, et ce dans toutes les régions.Au- jourd'hui le Québec sert d'exemple à toutes les provinces et à d'autres pays.\u201d Actuellement, le Mouvement Desjardins est au premier rang des services destinés au milieu des affaires.Les caisses Desjardins sont responsables de plus de 23 pour cent du financement en crédit commercial et industriel consenti au Québec.À elles seules, les caisses prêtent pour 5 milliards de dollars aux entreprises québécoises, comparativement à 14 milliards pour toutes les banques à charte et 2 milliards pour les sociétés de fiducie.Parmi les institutions financières, les caisses Desjardins sont de loin celles qui obtiennent la meilleure performance dans ce secteur depuis quelques années.L'évolution sans précédent des investissements non résidentiels y est certainement pour quelque chose.mais le dynamisme de la petite et moyenne entreprise québécoise explique en large partie cette croissance phénoménale.On peut supposer qu'un grand nombre des 61 000 nouvelles entreprises créées l'an dernier sont venues frapper à Ja porte des caisses populaires et des caisses d'économie.Une progression fulgurante Depuis cinq ans, Desjardins connaît une progression fulgurante en matière de prêts commerciaux et industriels.\u201cEn fait, même si Desjardins est associé à l'entreprise québécoise depuis toujours, il faut situer le début de cet essor autour de 1982\u201d, dit Michel Verreault, chef de la division des Services aux entreprises du secteur Marke- Ling de la Confédération.\u201cPendant la crise la plus grave de la décennie, beaucoup de petites et moyennes entreprises avaient de la difficulté à obtenir du financement des institutions bancaires.Elles se sont tournées vers les caisses.\u201d Depuis, la croissance du crédit industriel et commercial a oscillé autour de 30 pour cent chaque année, comparativement à 17 pour cent pour les banques à charte et 20 pour cent pour les sociétés de fi- ducie.\u201cEn 1983, Desjardins a su se positionner et faire des choix: nous avons dit oui au financement des entreprises, mais tout en favorisant le développement des régions et des petites et moyennes entreprises.\u201d Fidèle à sa vocation de ne jamais rien faire tout à fait comme les autres, Desjardins se donnait pour mission de favoriser l'essor de la P.M.E.québécoise.\u201cNous sommes partis d'à peine 7 ou 8 pour cent du marché pour devenir un des intervenants les plus importants du financement en crédit commercial et industriel\u201d.affirme Michel Ver- reault.Dans de nombreuses localités des régions périphériques, les institutions bancaires ont fermé des succursales, si bien que les prêts consentis aux entreprises locales se sont souvent retrouvés à plu- sieurs kilomètres de leur lieu d'origine.Présent dans plus de 600 localités du Québec, le Mouvement Desjardins apparaît comme l'institution financière la plus étendue, mais surtout la plus près des gens d'affaires.Les décisions se prennent sur place \u201cUne entreprise d'Amqui n\u2019est pas intéressée à régler ses questions financières à 100 km de chez elle\u201d, dit Jacques Lefebvre.Les chefs d'entreprises veulent être à proximité de ceux qui prennent des décisions majeures pour leur avenir et pour celui de leur communauté.\u201cCombien d'institutions bancaires prennent toutes leurs décisions importantes à Montréal ou même à Toronto.Pour faire un choix éclairé, il n'est pas toujours suffisant de comparer lesrésultats financiers et les prévisions budgétaires sur papier.\u201d La caisse vit au rythme des affaires qui se brassent dans son milieu.Puisqu'elle est elle-même une P.M.E., elle est mieux en mesure de comprendre les besoins des entrepreneurs.La caisse bénéficie d'une souplesse que n'ont pas les autres institutions financières.Une enquête réalisée en 1985 par la Fédération canadienne de l\u2019entreprise indépendante révélait les principales motivations des gens d'affaires dans le choix d'une institution financière.Surprise: les taux d'intérêt n'arrivent qu'en cinquième position dans les préoccupations des répondants, après la qualité de la relation avec les représen- Crédit commercial et industriel en cours au Québec 40 Croissance annuelle {(%} 35 30 25 20 = 15 | 10 À : 5 : A 0 i -5 = -10 -15 1983 1984 1985 1986 1987 1988 Caisses Desjardins =m Banques à charte \"\" u Sociétés de fiducie et autres Sources.Banque du Canada, Statistique Canada, Bureau de lo statistique du Quebec et la Confédération des caisses populaires et d'économie Desjardins du Quebec rary LES Eater ae 3 \u2014 km fee ¥ - Py NE Pe Supp.pub.Les Affaires et Finance tants de l'institution, la rapidité de décision (incluant l'autonomie de la direction), la compréhension du secteur économique et enfin la localisation de la succursale.A une époque où la concurrence est féroce et les différences de taux entre les institutions minimes, les gens d'affaires cherchent d'autres avantages comparatifs.La même enquête plaçait les caisses Desjardins en tête de toutes les institutions financières en ce qui concerne le taux de satisfaction.Celui-ci atteint le niveau record de 86,6 pour cent, illustrant la longueur d'avance du Mouvement Desjardins en ce qui concerne les services aux entreprises.La caisse comme porte d'entrée \u201cQuelles que soient les transactions que les gens d'affaires font avec le Mouvement Desjardins, la caisse reste la base de tout l'édifice.dit Michel Verreault.Certes, le Mouvement Desjardins s'est donné de nombreuses institutions destinées à répondre aux besoins des entreprises, grandes et petites, mais la caisse reste la porte d'accès à la plupart de ces services.\u201d Desjardins est en réalité la seule institution financière véritablement décloisonnée depuis sa fondation.À l'heure où les gouvernements fédéral et provinciaux n'ont que ce mot à la bouche, la caisse Desjardins possède déjà une bonne longueur d'avance.Le bras financier du Mouvement Desjardins Parmi les principales institutions chargées d'épauler la caisse, on trouve les fédérations et la Caisse centrale Desjardins, le Crédit industriel Desjardins et Fidu- cie Desjardins.Les fédérations, au nombre de onze, sont des institutions chargées de coordonner les efforts des cais- Serge Saucier, | président, Raymond, Chabot, Martin, Paré.\u201cQuelles que soient les transactions que les gens d'affaires font avec le Mouvement Desjardins, la caisse reste la base de tout l\u2019édifice.\u201d ses qui leur sont affiliées en mettant à leur disposition des services communs: soutien technique, ges- Lion de fonds de liquidité et d'investissement, gestion financière, etc.Par ses fédérations et les nombreux liens que Desjardins tisse entre les caisses, le Mouvement Desjardins est un véritable regroupement de petites entreprises soucieuses de leur indépendance autant que solidaires entre elles.\u201cSi une demande de prêt dépasse les capacités d'une caisse, la fédération peut intervenir en sollicitant d'autres caisses, en provoquant des regroupements qui permettront de mieux servir l'entreprise\u201d, nous dit Jacques Lefebvre.Quant à la Caisse centrale, c'est une institution financière relativement récente puisqu'elle a été créée en 1979.Elle a pour membres les onze fédérations et d'autres sociétés du Mouvement Desjardins et gère un fonds de liquidités constitué des réserves primaires des caisses.C'est en fait le bras financier du Mouvement qui recueille les de- pôts institutionnels sur les marchés canadiens et internationaux.effectue des prêts aux membres, aux autres institutions du Mouvement, aux grandes et moyennes entreprises canadiennes et aux organismes publics et parapublics.La majorité des engagements de la Caisse centrale sont contractés pour un maximum de 10 ans en relation directe avec le client ou dans le cadre de syndicats bancaires où elle joue un rôle important.La Caisse centrale connait une progression étonnante depuis sa fondation.L'an dernier seulement.ses revenus progressaient de 218 millions à 257 millions de dollars.Son portefeuille de prêts augmentait quant à lui de 1,2 milliard à 1,9 milliard de dollars et des prêts de plus de 150 millions de dollars étaient consentis à plus de 600 municipalités québécoises.La Caisse centrale a aussi réalisé des émissions publiques et privées de certificats de dépôt sur les marchés internationaux totalisant 287 millions de dollars.L'institution jouit de la meilleure cote de credit qui soit selon les agences américaines Moody et Standard & Poor.\u201cEn fait, chacune des 1 400 caisses Desjardins n'a que les limites du Mouvement dans son ensemble\u201d, indique Jacques Lefebvre.Et le Mouvement Desjardins a travaillé, ces dernières années, à repousser de plus en plus loin ces limites.La gamme unique et complète de services que Desjardins offre à l'entreprise en Lé- moigne.p == tm ee En bref Le moyen le plus stimulant et le plus concret d'initier les jeunes à la vie éconu- mique ne vient pas d'être inventé.En fait, il existe depuis 80 ans.Il s'agit de la caisse scolaire.Vous souvenez-vous de ces dépôts hebdomadaires de quelques sous, de votre premier livret et de votre fierté d'y voir inscrit, en fin d'année, un montant qui vous semblait impressionnant ?En 1988, le Mouvement Desjardins continue d'injecter temps et ressources dans ce vaste projet éducatif.L'an dernier, ce travail de sensibilisation a re joint environ 260 000 jeunes répartis dans quelque 1 550 écoles, principalement du secteur primaire.Les dépôts à la caisse scolaire ont dépassé 17 millions de dollars en 1987, Pour appuyer les enseignants du primaire qui soutiennent cette initiative, on a produit trois guides pédagogiques intitulés L'enfant et l'ar gent.La gestion à la carte Dans un restaurant de Sept-Îles comme dans un hôtel de Singapour, la carte VISA Desjardins permet d'acquitter tous les frais d'affaires de vos employés.Plus qu'une carte de crédit, la carte corporative devient un outil de gestion inestimable.Elle simplifie la comptabilité et permet de mieux utiliser les liquidités.Chaque mois, un relevé mensuel détaillé est expédié pour chaque employé et vous réglez le solde en un seul versement.Fini les tracasseries comptables et les avances de fonds.La carte VISA corporative s'adresse toul autant aux grandes, aux petites et moyennes entreprises qu'aux professionnels.Une bonne cause Non, les caisses Desjardins ne fabriquent pas de timbres! Elles ne veulent pas non plus remplacer le service de la poste en mettant en vente le premier timbre québécois destiné à financer la conservation des habitats fauniques.Oeuvre du peintre animalier Jean-Luc Grondin, ce timbre représente un tétras des savanes dans son milieu naturel et se vendra 5,00$.Les fonds recueillis viendront en aide à la Fondation de la faune du Québec, créée en 1985, un organisme qui combat la dégradation des habitats naturels.Dans les seuls milieux riverains, on évalue que 1 000 hectares de zones humides ont été perdus depuis quinze ans, affectant 75% des espèces animales.Chaque année, la Fondation mettra ainsi en circulation un nouveau timbre, oeuvre originale d'un artiste d'ici.Ma Caisse fête ses 35 ans Depuis 35 ans, le Mouvement Desjardins publie un magazine d'information à grand tirage à l'intention de ses membres.Distribué à 150 000 exemplaires, la revue Ma Caisse traite de tous les grands sujets intéressant les coopérateurs, qu'il s'agisse de questions d'inté- rêt social, économique ou local.Instrument d'éducation coopérative, Ma Caisse est distribuée gratuitement dans toutes les caisses populaires et les ! caisses d'économie.Un coup de pouce pour les jeunes entrepreneurs Présidée par le financier canadien Paul Desmarais, la Société d'investissement jeunesse veut inciter l'entreprise privée à créer des emplois pour les jeunes.Le Mouvement Desjardins s'est engagé à verser 30 000 dollars par année pendant 5 ans afin de constituer un fonds de 5 millions de dollars destiné à aider les jeunes entrepreneurs.La Societe d'investissement jeunesse offre des garanties de prêt personnel de 100© jusqu'à un montant de 35 000 dollars par entrepreneur et d'une durée de 5 ans.Le programme s'adresse aux jeunes entrepreneurs de 18 à 30 ans prêts à investir 10% de la mise de fonds initiale de leur projet.lequel doit présenter des garanties de financement autonome avant trois ans et créer des emplois permanents.Trois importantes societes du secteur de l'imprimerie se sont regroupées grâce à l'intervention du Mouvement Desjardins.La Société d'investissement Desjardins (S.1.D.} vient en effet de compléter un investissement de 4 millions de dollars dans Boulonger-Ilétu, qui re groupe des entreprises oeuvrant dans le domaine de l'imprimerie et de l'édition Le chiffre d'affaires de ces sociétés Lo- talise 30 millions de dollars.!1 s'agit de Interweb, qui imprime des encarts publi- vitaires et des maguzines, d'Interlitho.qui réalise des journaux locaux et des circulaires publicitaires et enfin de l'entreprise Boulanger, spécialisée dans l'impression sur papier de haute qualité.La S.LD.participe a 33% du capital- actions, ce qui permet la réalisation d'importants projets d'expansion, dont l'achat d'une rotative de 36 pouces.Tremplin 2000 à Rimouski La nouvelle société de capital de risque Tremplin 2000 vient de réaliser ses deux premiers investissements à Ri- mouski.Gestion Pentagone et l'Atelier américain de gestion hydraulique jouiront de ce nouvel apport en capitaux.La première société possède 28 boutiques de vêtements dans l'Est du Québec et le Nord du Nouveau-Brunswick.La seconde est le seul fabricant canadien de soudeuses électriques.Elle fabrique aussi des cintreuses hydrauliques.Avec un capital de 22 millions de dollars provenant de la Société d'investissement Desjardins.Tremplin 2000 veut contribuer à l'expansion de jeunes entreprises qui ont franchi la phase de démarrage.Sa participation financière pour une entreprise est de l'ordre de 250 000 à 1 million de dollars.Cliché répété à éclairage différent, en raison du texte imprimé sur fonds gris ou de couleur ondée récemment ou implantée depuis de nom- __/ breuses années, de dimension petite, moyenne ou grande, l'entreprise québécoise a des besoins financiers fort complexes.Face a son dynamisme, les institutions financières d'ici doivent, de plus en plus, faire preuve de souplesse et de solidité pour soutenir les emplois qui en dépendent.Cette force des institutions financières est d'autant plus importante chez nous que 91,7 pour cent des entreprises québécoises comptent 19 employés et moins et que 6,1 pour cent d'entre elles embauchent 99 employés et moins.En somme, les P.M.E.sont responsables de 56,8 pour cent de l'emploi au Québec.Fort heureusement, nos gouvernants encouragent l'interdépendance de notre économie et de notre système financier en permettant aux institutions financières québécoises d'avoir des liens commerciaux, c'est-à-dire de participer activement au développement économique.Ensemble, les Québécois et les Québécoises ont fait (et font encore) preuve d'imagination, ils ont mis au point une multitude de formes de partenariat entre de dynamiques chefs d'entreprises, des institutions financières attentives aux besoins de l'entreprise, des organismes favorables au changement et à l'innovation ainsi que des gouvernants soucieux de développement économique.Toute cette collaboration a donne des résultats magnifiques.Pensons à Soccrent au Saguenay - Lac Saint-Jean, Cogema en Gas- pésie, Boisaco sur la Côte-Nord, les Vêtements Louis Garneau inc.dans la région de Québec qui, comme plusieurs autres, démontrent bien l'esprit de solidarité dont nous sommes capables.Qui ne connaît pas la proverbiale réputation des entrepreneurs beaucerons?Dans chacune de ces expériences, on remarque une idée créative jumelée à une volonté de réussite presque sans faille, le tout appuyé par un financement et des services financiers adéquats.Entre l'impulsion de départ de la nouvelle entreprise et son développement souhaité, on compte aussi beaucoup de labeur et de determination.' Les gens, les entreprises et les institutions d'ici Une philosophie de services Dans ce contexte de prise en charge du développement, le Mouvement Desjardins conserve, il va sans dire, sa philosophie de services.Pour les entreprises industrielles, commerciales ou agricoles, il a mis sur pied des institutions et des corporations qui correspondent à des besoins variés.Cependant, pour toute demande de service, la porte d'entrée demeure la caisse, qui donne accès à tout le réseau Desjardins.En passant par la caisse, les dirigeants et les dirigeantes d'entreprises peuvent trouver une réponse à leurs besoins de financement, d'assurances, de trésorerie et de placement, ainsi que de services nationaux et internationaux.Si nécessaire, la caisse les met en contact soit avec la Société d'investissement Desjardins et sa filiale Tremplin 2000 qui dé- tiennent du capital de risque dans plusieurs entreprises du Québec, soit avec le Crédit industriel Desjardins qui s'est taillé une place enviable dans l'offre de financement aux entreprises d'ici, ou encore avec la Caisse centrale Desjardins qui prête aux moyennes et aux grandes entreprises canadiennes ainsi qu'aux organismes publics et parapublics.La caisse offre également des services à la fois spécialisés et décloisonnés: je pense alors à l'éventail de services proposés par l'Assurance-vie Desjardins, La Sauvegarde, le Groupe Desjardins, assurances générales et la Fiducie Desjardins.De plus, afin de faciliter la gestion financière des entreprises et des personnes, Desjardins ne cesse de se développer en matière de technologie: terminaux aux points de vente, paiement direct (carte de débit), télématique ne sont plus de la science-fiction, mais une réalité dans l'univers financier.En répondant ainsi aux besoins de ses membres corporatifs, Desjardins contribue au mieux- être de la communaute.Une organisation coopérative aux racines profondes Propriété collective de ses membres, Desjardins a vécu au rythme de l'évolution de la société dont il est issu.La base coopérative et démocratique du Mouvement le lie fortement à la population du Québec.Desjardins a cependant mis du temps à grandir et à se structurer.Cette lente montée a permis l'engagement de millions de membres et l'adhésion de milliers de bénévoles qui, par leur talent, leur sagesse et leur dévouement, le représentent dans les structures de décision.Le Mouvement Desjardins n'est pas le fruit d'une génération spontanée: il est plutôt le ré- sultat des efforts de l'expérience d'au moins quatre générations de Québécois et de Québécoises qui en ont fait un de leurs outils privilégiés de développement socio- économique.Notre mouvement coopératif et populaire a beaucoup appris de ce lent travail de maturation économique et social, pour lui-même bien sûr, mais surtout pour ses membres.Desjardins ne craint donc pas de parler des projets et des difficultés des gens d'ici et de leurs entreprises.Il connaît lui aussi les défis et les contraintes du marché, les conditions difficiles du développement, les pressions de la concurrence.Il peut parler de gestion, de productivité, de rentabilité, de ratios d'analyse, de prix de revient, d'expansion, de restrictions budgétaires, d'investissements de risque.Avec son réseau de quelque 1 500 entreprises autonomes - ses caisses - le Mouvement Desjardins est tres pres des gens d affaires, de leur expérience, de leurs aspirations, de leurs tendances.Il faut donc que les entreprises du Québec grandissent et que le Mouvement Desjardins grandisse avec elles, afin \u201cd\u2019ériger ce rempart économique qui nous protégera contre nos adversaires et nos rivaux\u201d.selon les termes utilisés par Alphonse Desjardins lui-même.Nos adversaires d'au- jourd'hui, ce sont des phénomènes comme la dénatalité, la dégradation de l'environnement, la concurrence mondiale, bref tout ce qui peut empêcher un peuple fier de conserver son identité, sa culture, sa langue, ses traditions, ses richesses.Si nous voulons que les Québécois et les Québécoises forment un peuple fier et fidèle à lui-même, nous devons favoriser la croissance des entreprises et des institutions financières qui les appuient.surtout si elles sont coopératives.fora ttn Claude Béland, président, Mouvement Desjardins.prepa an RESTE py Pr EE ES a app Eg Tne sap Pons epee Maman cover FI ae TS mre a tr ee we aL ee Supp.pub.Les Affaires et Finance Bernard Lemaire ne possédait ni monture ni armure lorsqu'il investit le vieux moulin a papier de Kingsey Falls.Rien de tout cela, hormis une détermination a toute épreuve.mi-chemin entre Drum- mondville et Victoriaville, la modeste municipalité de Kingsey Falls, 2 000 habitants, fait partie de la légende de l'histoire économique contemporaine du Québec.Cascades, Bernard Lemai- re.tout le monde, ou presque, connaît.En revanche, les étapes qui ont conduit à l'édification du mythe sont moins connues, si elles ne sont pas tout simplement ignorées.En 1867, la construction d'un moulin a farine est entreprise sur le territoire de la localité.Quelques années plus tard, un dénommé Georges Rigley le convertira en moulin à papier.L'entreprise va changer de mains à plusieurs reprises, les différents propriétaires connaissant chacun des fortunes diverses.En 1957, son dernier propriétaire, la compagnie Sterling Paper, dont les intérêts sont davantage orientés vers l'Ontario, cesse définitivement ses activités à King- sey Falls.Armand Bolduc fut directeur de la Caisse populaire de Kingsey Falls de 1924 à 1983.Il se souvient.\"L'existence du vieux moulin était une question de vie ou de mort économique pour toute la localité.Le conseil d'administration de la caisse n'avait d'autre solution que de poser un geste extrême.Nous avons donc décidé d'assumer financièrement la préservation et la surveillance des lieux physiques de l'usine en attendant qu'un acheteur se présente.\u201d Les gens de Kingsey Falls vont attendre sept longues années.Une partie de la population active, découragée, émigre vers Asbestos afin d'y trouver du travail dans les mines.La caisse, qui n'a évidemment pas le mandat pour effectuer pareilles dépenses, se trouve en situation parfaitement illégale.L'Union régionale des caisses populaires de Trois-Rivières, aujourd'hui appelée la Fédération, prend le relais afin de soulager la caisse.Un acheteur providentiel Eté 1963.Un jeune homme au début de la vingtaine rencontre les dirigeants de la Caisse populaire de Kingsey Falls.Il se déclare prêt à louer le moulin et à le remettre en activité.Bernard Lemaire n'est pas tout à fait inconnu dans le village où le papier constituait depuis Le Don Quichotte de Kingsey Falls près de 100 ans le pôle d'attraction de la vie économique.\"Nous connaissions Antonio, son père, au moins de réputation, raconte Armand Bolduc, Il exploitait déjà une entreprise de récupération de papier dans la région de Drum- mondville.\u201d Marché conclu! De toute manière, il n'y a pas d'autre choix.La caisse va lui accorder un bail conditionnel assorti d'une option d\u2019achat.Les conditions sont draconiennes car Bernard Lemaire ne dispose d'aucune garantie financière significative et il est prié de se conformer aux voeux des administrateurs de la caisse qui ont misé sur lui.Il devra pratiquer une gestion \"transparente\".On lui adjoindra un contrôleur approuvé par l'Union régionale et il aura à produire tous les trimestres un rapport financier.En outre, il sera tenu d'effectuer mensuellement les paiements relatifs à la location du moulin.Le jeune homme fait aussitôt appel aux ressources humaines qu'il peut trouver sur place.Les surveillants et les employés d'entretien du moulin à papier sont aussitôt engagés, ainsi que quelques anciens opérateurs de machine qui avaient choisi malgré tout de demeurer au village.Le 16 novembre de la même année, la petite équipe, une dizaine de personnes tout au plus, produit ses tout premiers échantillons de papier.L'année suivante, encouragé par les premiers résultats financiers, Bernard Lemaire décide de se prévaloir de son option d'achat.\"La vente, dont le paiement intégral fut étalé sur plusieurs années, s'est effectuée contre une valeur Bernard Lemaire, président, Groupe Cuscades.Jacques Aubert, secrétaire exécutif, Groupe Cascades.de 560 000 dollars.Ce montant représentait grosso modo les dépenses encourues par la caisse et l'Union régionale durant les sept années où le moulin était demeuré inactif\u201d.précise Daniel Bolduc qui.en 1983, prit la succession de son père à Litre de directeur de la Caisse populaire de Kingsey Falls.Le moulin à papier s'appellera désormais Papier Cascades inc.Il faudra attendre 1972 pour que l'entreprise réalise sa première expansion majeure.Bernard Lemaire propose alors a Johns-Manville Corporation, une société jusque-là engagée dans le secteur de l'amiante.de fonder une sociéte en copartici- pation.Papier Kingsey Falls inc.vient de naître.Pendant environ 15 ans, jusqu'en 1982, le financement de la compagnie va s'effectuer de manière traditionnelle, principalement par des emprunts hypothécaires et des nantissements commerciaux.Quant aux sources de financement, elles auront tendance à se diversifier à l'extrême, les dirigeants de l'entreprise ayant recours à un groupement d'institutions prêteuses: banques canadiennes et étrangères, mais aussi le Crédit industriel Desjardins, la Caisse centrale Desjardins, la Société de développement industriel et Rexfor pour ne citer que ceux-là.Maitre Jacques Aubert, secre- taire exécutif du Groupe Cascades, rapporte que cette diversité est tout à fait conforme aux voeux du président.\u201cBernard Lemaire a coutume de dire: \"Un jour, il y a une banque qui m'a fait pleurer.J'ai eu ma leçon.Aujourd'hui, je m'arrange pour que ce qui pourrait m'être refuse à droite, je puisse aller le chercher a gauche.\u201d Fmballages Cascades inc.Papier Cascades (Cabano) inc.Cascades Lupel inc.De 1972 a 19R1, la liste des acquisitions, copartici- pations où, tout simplement, créations de nouvelles filiales, s'allonge.Xt a mesure qu'elle prend de l'ampleur se précisent les trois secteurs d'activité qui constituent encore aujourd'hui les champs de spécialisation de l'entreprise: les pâtes et papier, l'emballage et les matériaux de construction. Le Don Quichotte de Kingsey Falls (suite) Un success story qui profite aux deux parties 1982.Nous sommes à la veille de la grande vague qui va populariser l'achat par les épargnants des titres admissibles au Régime d'épargne-actions du Québec (REAQ).Papier Cascades est à la recherche d'une levée de fonds substantielle afin de consolider son expansion.Ses dirigeants décident de faire appel à l'épargne publique.Désormais, la raison sociale deviendra Cascades inc.tout simplement.Plusieurs offres en provenance de fiduciaires sont alors étudiées.\"Nous avions à choisir un agent de transfert pour l'enregistrement des titres et la tenue du registre des actionnaires, explique maître Aubert.La soumission de Fiducie du Québec, aujourd'hui Fiducie Desjardins, paraissait la plus conformes à nos attentes.\u201d Pour la société de fiducie, une composante du Mouvement Desjardins, la venue d'un client de la tail- Jean-Pierre Tremblay, directeur Services aux depuis fractionné à trois reprises ses titres, leur nombre s'élève au- jourd'hui à 48 millions, chiffre incluant l'émission inscrite à la principaux clients: Quebecor, Ca- nam Manac et bien sûr Cascades\u201d, explique M.Tremblay.La relation d'affaires entre la que lui aura permis également de s'ouvrir aux marchés extérieurs.Au cours des trois dernières années, par le biais de son holding français Cascades S.A., le groupe a pris le controle de trois unités de production dans le Nord de la France.Du reste, les titres du holding se négocient sur le marché \"hors cote\u201d de la Bourse de Paris depuis octobre 1986 et Cascades S.A.comptait en 1987 pour 38 pour cent du chiffre d\u2019affaires total du groupe.Cascades dispose également de quatre filiales situées dans le Nord- Est des Etats-Unis.Mais ses dirigeants ne s'attendent pas à ce que les perspectives d\u2019un accord de libre-échange avec ses voisins du sud viennent modifier substantiellement le paysage dans le secteur des pâtes et papier.Comme le souligne Maître Aubert, les droits de douane dans ce domaine ont déjà, au cours des années antérieures, été réduits à leur plus simple expression.L'année dernière, le Groupe Cas- cades, avec près de 5 000 employés répartis dans sept divisions, 22 filiales, cing entreprises en participation et 22 villes différentes, réalisait 527 millions de dollars de chiffre d'affaires, 20 pour cent de plus qu'en 1986.Il y a fort à parier qu\u2019à Kingsey Falls, qui abrite encore compagnie de Kingsey Falls et Fi- ducie Desjardins ne s'est pas limitée au seul role d\u2019agent de transfert.La Fiducie gére également un Régime d\u2019épargne-retraite collectif (RER) dont bénéficient tous les employés québécois de Cascades et qui comprend une contribution fi- Bourse de Toronto en 1984.Si Cascades allait en quelque sorte permettre à la Fiducie du Québec d'accroître sa part de marché comme agent de transfert, cette collaboration a aussi eu une autre conséquence, plus inattendue celle- là.En effet, l\u2019ampleur du volume le de Cascades va représenter une mini-révolution.En effet, même si son existence remonte au début des années 60, Fiducie du Québec s'était peu souciée jusqu'alors de développer ses services d'agent de transfert.\u201cÀ la vérité, la liste de nos clients se résumait pratique- sociétés, Fiducie Desjardins.ment à un seul nom, Quebecor\u201d, dé- d'actions de la compagnie va ame- nancière de la compagnie.aujourd'hui le siège social de la clare Jean-Pierre Tremblay, direc- ner Fiducie du Québec à s'équiper compagnie, les résidants ne regret- teur des Services aux sociétés de la en 1985 d'un tout nouveau système Une présence tent pas d'avoir permis à Bernard Fiducie.informatique.\"Nos attentes par internationale Lemaire d\u2019apporter.son savoir- L'inscription des titres Cascades à la Bourse de Montréal deviendra une réalité en décembre 1982.On connait la suite: de toutes les émissions de titres admissibles au REAQ réalisées entre 1982 et 1986, l\u2019action Cascades se classera première pour le taux d'appréciation de sa valeur unitaire.Au plus fort de sa croissance, le titre va ainsi connaître une poussée de 2 200 pour cent par rapport à sa valeur initiale! À tel point que, dans la communauté des affaires, les actions de Cascades deviennent le modèle lorsque vient le temps de faire référence aux titres REAQ.\"Lorsque nous pressentions un nouveau client potentiel, il nous suffisait de mentionner que nous agissions comme agent de transfert pour le Groupe Cascades et les yeux de notre interlocuteur se mettaient à briller aussitôt\u201d, avoue M.Tremblay.Avec la collaboration de la Fidu- cie du Québec il y aura deux autres émissions publiques, soit en septembre 1984 et en septembre 1985.Au total, ce sont ainsi 3 850 000 actions qui seront mises en circulation mais, comme la compagnie a Pour la société de fidu- cie, la venue d\u2019un client de la taille de Cascades va représenter une mini-révo- lution.Daniel et Armand Bolduc, successivement directeurs de la Caisse populaire de Kingsey Falls.rapport au système étaient étroitement liées aux besoins de nos trois de se convertir en compagnie publi- La décision du Groupe Cascades faire à leur moulin, il y a 25 ans. Supp.pub.Les Affaires et Finance Les employeurs les plus sensibilisés à la problématique des relations de travail savent combien une police d'assurance collective comportant de bons avantages sociaux peut motiver les travailleurs et favoriser une amélioration de leur productivité.De plus, elle peut s'avérer un excellent moyen pour maintenir la stabilité des employés et recruter du personnel plus spécialisé, révost Car, une entreprise située dans la paisible localité de Sainte-Claire, à environ 60 kilomètres de Québec, en connaît un \u201cbout\u201d sur les relations de travail et la gestion de conventions collectives.Pour cette compagnie fondée en 1924, qui compte actuellement 750 employés et produit un autocar toutes les 24 heures en moyenne, un régime d\u2019assurance collective qui offre de bons avantages sociaux a ses employés revêt une grande importance pour la gestion de sa production.Au cours de l'été dernier, Pré- vost Car a conclu avec ses travail- L'assurance collective Un élément-clé chez Prévost Car leurs syndiqués une nouvelle convention collective qui comporte des clauses plus généreuses au chapitre des avantages sociaux.L'entreprise a donc l'assurance de pouvoir produire ses autobus dans les délais prévus dans une période où son carnet de commande est bien rempli.Le chiffre d'affaires de la compagnie devrait atteindre 80 millions de dollars cette année, précise Pierre Létourneau, vice-président Finances chez Prévost Car.Le choix d\u2019une assurance collective Une décision administrative, à première vue anodine, et un accident tragique marqueront un point tournant dans le choix d'un régime d'assurance collective pour les employés de la compagnie.Au cours de l'automne 1984, à l\u2019aube de la récente ère de prospérité de Prévost Car, les dirigeants avertissent leur assureur qu'ils souhaitent mettre un terme l\u2019une de leur police d'assurance collective.Depuis des années, en effet,la compagnie souscrit à deux polices distinctes: l'une destinée aux employés de bureau et aux ouvriers Pierre Létourneau, vice-président Finances, Prévost Car.\u201cUne bonne police d'assurance.un atout important pour l'employeur qui souhaite la stabilité et la motivation de son personnel.\u201d Claude Gaboury, conseiller en assurances collectives, Assurance-vie Desjardins.syndiqués, l'autre s'adressant aux employés-cadres.Prévost Car décide alors de solliciter des soumissions auprès de plusieurs compagnies d'assurances.L'entreprise porte finalement son choix sur l'Assurance-vie Desjardins.\"Notre ancien assureur tardait à nous donner rapidement satisfaction et l'information nous parvenait au compte-gouttes.Nous avions étudié les offres de l'Assu- rance-vie Desjardins et, du moins sur papier, elles nous convenaient \u201d, raconte Pierre Létourneau.L'accord de transfert est aussitôt conclu pour les travailleurs syndiqués.À ce moment, la compagnie sait ce à quoi elle renonce; mais comment pourrait-elle être sûre que le changement apporté se révèlerait pour le mieux\u201d La réponse n'allait pas tarder à venir.Dans les jours qui ont suivi l'entente de principe, un autocar de la compagnie, soumis à des tests d'essai de routine.verse dans le fossé qui longe la route 277.L'accident entraîne de lourdes pertes: le conducteur y perd la vie et l'autobus n'est plus qu'un amas de ferraille.Un coup du sort et l'accident de la décennie chez Prévost Car.\"Nous venions à peine d'inscrire un numéro sur la police d'assurance.Plusieurs détails restaient encore à préciser entre les parties\u201d.raconte Claude Gabourv.analyste-conseil en assurances et rentes collectives à l'Assurance-vie Desjardins.L'attitude de l'assureur peut faire la différence M.Létourneau se rappelle très bien la célérité avec laquelle le nouvel assureur a apporté une solution au dossier en versant rapidement la prestation.Il en tire une conclusion: \u201cEn gros, tous les assureurs offrent les mêmes gammes de produits; ce qui diffère, c'est la rapidité de leur réaction et leur capacité d'interaction avec leurs clients\u201d.La réaction du nouvel assureur, lors du tragique accident, allait par la suite convaincre la compagnie de transférer également le dossier de ses employés-cadres à l'Assu- rance-vie Desjardins.Le second contrat sera signé au début de 1985.Des exemples aussi dramatiques ne se rencontrent heureusement pas tous les jours.Généralement, le rôle de l'assureur se résume à des interventions de soutien qui ne se limitent pas, comme on a trop souvent tendance le croire, à payer des prestations en cas de décès ou d'invalidité d'un travailleur.\"Mon travail consiste avant tout à garantir, dans les meilleurs délais, certains des engagements de l'em- ploveur à l'égard de ses travailleurs, explique M.Gabourv.Ça a l'air de rien, mais lorsque vient le temps de garantir certaines clauses à caractère social, lors d\u2019une négociation de convention collective, je puis vous affirmer que mon travail prend un relief particulier\u201d.M.Gaboury ajoute que les négociations patronales-syndicales achoppent de plus en plus souvent sur l'amélioration des clauses normatives.Il cite à ce propos une observation de Jean-Pierre Hogue, un psychologue spécialiste du milieu de travail, qui dit que «la satisfaction d'une augmentation salariale ne crée qu'une auto-gratification toute éphémère, alors qu'un gain social, tel le remboursement de frais médicaux ou hospitaliers, suscite une satisfaction plus durable.» Chez Prévost Car, cette dimension prend un sens particulier.En effet, le département de recherche et développement, qui est le fer de lance de la compagnie.compte 70 employés hautement qualifiés.\u201cCela représente un capital humain que l'on ne peut se permettre de perdre, et les dirigeants en sont parfaitement conscients.Dans un tel contexte, une bonne police d'assurance satisfaisant les employés devient un atout important pour l'employeur qui souhaite la stabilité et la motivation de son personnel\u201d, conclut M.Gaboury. 4 239 602 membres, usagers- propriétaires des caisses.lls constituent la base même du Mouvement Desjardins qui a comme seule raison d'être de les bien servir.1345 caisses populai- a res et caisses d'économie Desjardins qui sont des coopératives d'épargne et de crédit, c'est-à-dire des associations de personnes librement réunies pour se donner ensemble, au moyen d'une entreprise, des services communs répondant à leurs besoins financiers personnels, familiaux et collectifs.\u201c 10 fédérations régiona- Lg les de caisses populai- i res et une fédération provinciale des caisses d'écono- mic.Ces associations de caisses sont vouées à la défense et à la promotion des intérêts des caisses et les appuient dans le développement et le perfectionnement de leurs services aux membres.Fédérations des caisses Desjardins 8 F.C.PD.du Centre du Québec 8 F.C.PD.de Québec 8 F.C.PD.de Montréal et de l'Ouest-du-Québec u PCED.de la Péninsule et des Iles BFC.PD.de I'Estrie EH FC.PD.du Bas Saint-Laurent B F.C.PD.du Saguenay-Lac Saint- Jean 8 F.C.PD.de I'Abitibi @ F.C.PD.de Richelieu-Yamaska 8 F.C.PD.de Lanaudiére @ Fédération des caisses d'économie Desjardins du Québec 4 institutions membres de la Confédération.Elles offrent des services financiers spécialisés aux membres des caisses et à l'ensemble de la population québécoise.Appartenant au Mouvement Desjardins, elles sont donc des propriétes collectives des membres, B Le Groupe Desjardins, Assurances générales @ Assurances-vie Desjardins B La Sauvegarde Compagnie d'assurance sur la vie B Fiducie Desjardins La Société d'investis- à sement Desjardins est une institution spécialisée dont s'est doté le Mouvement Desjardins pour favoriser le progrès économique du Québec par une participation au capital d'entreprises en croissance.Le Crédit Industriel Desjardins est une institution dont s'est dotée le Mouvement Desjardins pour favoriser le progrès économique du Québec par l'offre de financement spécialisé et de services de location aux PME.La Caisse centrale Desjardins du Québec est l'agent financier central du Mouvement Desjardins qu'elle représenie dans les opérations financières avec la Banque du Canada et les autres membres de l'Association canadienne des paiements ainsi qu'auprès des grands marchés financiers canadiens et internationaux.La Confédération des caisses populaires et d'économie Desjardins du Québec est, au sein du Mouvement Desjardins, l'organisme responsable de l'orientation, de la planification, de la coordination et de la surveillance de l'ensemble des activités, Elle est également le porte-parole officiel du Mouvement.7 corporations spécialisées rattachées à la Confédération.Certaines d'entre elles fournissent des services communs à l'ensemble du Mouvement; d'autres canalisent les ressources du Mouvement dans des secteurs tels que le développement international, le patrimoine, l'éducation, l'action sociale, etc.B Institut Coopératif Desjardins HE Fondation Desjardins 8 Société de développement international Desjardins inc.8 Corporation de fonds de sécurité de la Confédération Desjardins B® Secur inc.M Centre Desjardins de traitement de cartes inc.B La Société historique Alphonse- Desjardins Le Mouveme Un réseau coopératif de services fina ent Desjardins _ financiers complets et variés og or en 3 PRLS % & 6 i \\ 5 = ih he - AT ; A o i ue i ww ai i wh i Le = Bas EN er s ; 5 \u2019 pe \u201c 24 à RS of Es ; 3 % Wl + tt of bt = 2 or a ce iy EY 5 th a sf 5 a a Cr 5 As 22 A à ST ol PA 5 ue A vi Ww sai + * + Mrs i! ve a ay 2 ne ce a we = ea dei 2 I W | 3 Hy bo%, iW Ÿ fC = i se 34 v A So \"4 * oo 5 Rs Sy is A a + Re ss \u2014 st 5 se a 4 i Wig tr, AS pe i Nie yi] of es a A 0 Ba Fy ha ix he iy (00m + Le Fa Tag wo) = al + Ni es AVY WW: pr Ta At se 0 en Nin = 5 i A bY a % Q » Wa: » w 4 3 En 0 ad + S 5 3 J: ph i 5 4 4 hy 4 i, $ si py Lt it \u201c gt qu te eu he a) + Fh * v er Pr ot Ar à } ù I + .v Ry ps, ki a Baty , ds y uit A a, 3 wy AB \" je Ÿ ¥ fo 2 NS pt i iy ih fo nN rh, +, os ES Fy ve % A Le iN i in ss 4 0 i fh WN 3, EY 5 A in 1 Val SORE Ba .i I ie jo 4 or, uk by he bn! hy A ; 4 tique y WW To A a oh = Ee EB 1 \u201cen i Wi a A AQU it pt M he f ù A n w SA his * All ig i 1 à 2 A Be i \\; su \" x D HH a i i y pa ji va ay ™ i \\ Wh ÿ ou al pis Br a in je ] ES vi re sty! 4 de fs \u201c ii io us \"rs By, je Fire W i OR i i A , M it W A A 4 ; 3 3 hk x, i a WN a i : 5 NE » \u201c ; Ay A vi i Ni Wu 3 WY 4 Wii a wy a se Xi i A i Cu pv in I cite i À Ç w VL x \u201cEn iB % A WA i WE R y ; Pdi A ns Ly 0, 3 i À > * W ap v8 A RMS x ; I Hi ho I ANNE wh by s Es $ Ny.¥ Gi ir NES Shiny Fi Wwe wha i > Ti ty = + se Wy it A) Ni ce be A A ee Re H * ag vou w Ww w a > iy a w Cy à A 4 a = wl in Si Ps A Regis, a vy he vs wt i a Li hw ar W > ; D : 3 3 as th of Woy paf\u201d I% A Ni i Wad 3 av N À van Ah vo ; \u201c A ve ty PE 3, an 4 ve % AS A : 2 \u2026 5 te *# \u201c y = ES a i af key rd a ; iT 2 Ÿ > y A ve 2 3 CN Cu * A 5 + X x ve x fs Se a i) A 5 & 4 ; 2 = Sn a ah ne i @ ty.AR Wr a u PON La \u201c - pie CS ve ÿ si, a Du garage paternel de la basse- ville à la flamboyante usine de Saint-Augustin-de-Desmaures, en banlieue ouest de Quebec, Louis (Garneau en à parcouru du chemin | en quatre ans.Toutefois, la route de cet ex-champion cycliste n\u2019est plus recouverte de bitume, mais plutôt de tissus synthétiques aux couleurs éclatantes.os Angeles, 29 juillet 1984, Louis Garneau, A= champion canadien de cyclisme sur route, participe a sa dernière course au côte de Steve Bauer.Voici près de huit ans qu'il est de toutes les sélections officielles canadiennes: Jeux panameri- cains, Jeux du Commonwealth, Jeux olympiques de Moscou en 1980 -que notre pays boycottera- et de Los Angeles, qui marqueront son chant du cygne.Sa jeune \u201cretraite\u201d sportive, Louis Garneau, artiste dans l'âme - il detient un diplôme universitaire en arts graphiques - commençait à la preparer deux ans auparavant en signant sa première creation exclusive: un cuissard de cveliste.Siège social de la compagnie : le garage paternel.Il a des amis, Louis.D'autres sportifs de haut calibre comme lui, tels Gaétan Boucher et Pierre Harvey, qui deviendront tout à la fois ses premiers \u201cmodèles\u201d et chents: \u201cLouis, tu as du goût et des idées, pourquoi ne pas t'essaver dans le vêtement pour cyclistes\u201d, lui répè- tent-ils inlassablement.Il à aussi et surtout une coëquipière aussi décidée que lui à tenter la grande aventure: sa future épouse, Monique Arsenault.Ainsi, dès 1982, frappé par l'absence de fantaisie dans le vêtement de sport en Amérique du Nord et par le prix prohibitif des importations européennes, il se décide à acheter un premier bout de tissu.Louis jette aussitôt son dévolu sur le lycra, une matière synthétique composée principalement de nylon 10 Elles courent, elles courent les couleurs de Louis Garneau Lous Garneau.president de \\ étements Louis Garneau.Monique Arsenault, vice-présidente de Vêtements Lowy Garneau.pe a ve .8 û | { | | | Richard Lafrenière, directeur régional de l'Est du Québec de Crédit industriel Desjardins.très moulant et qui garantit une liberté totale de mouvement.Ainsi naquit la première création des Vêtements Louis Garneau.\u201cNous avions trouvé une dame qui nous avait assemblé le premier cuissard sur sa table de cuisine d'après un patron réalisé par Louis\u201d, commente Monique Arsenault, aujour- d'hui vice-présidente de la compagnie.Les coutures cédaient un petit peu.Il fallait exécuter un point plus extensible, mais dans l'ensemble ce n'était pas si mal.Les premiers clients-amis critiquent sans complaisance.Louis prend note.Encouragé par des commentaires somme toute positifs, le jeune couple achète cette fois tout un rouleau de lycra pour le transformer en 250 cuissards.La coupe sera à nouveau confiée à l'extérieur; une dame taillera le tissu et une autre assemblera les morceaux.a l'envers.Monique et Louis sont désespérés.\"Il s'en fallut de peu pour qu'on abandonne.En tout cas, ça nous a servi de leçon et nous nous sommes dits que désormais tous nos vêtements seraient conçus chez nous\u201d, poursuit Mme Arsenault.Ce sont toujours les mêmes amis qui vont les maintenir dans la course, Le cuissard leur semble franchement le plus confortable parmi ceux qu'ils ont essayés chez les concurrents nord-américains.Le plus beau aussi grâce au procédé d'impression sérigraphique utilisé par Louis et qui procure des coloris plus vifs et plus diversifiés que les éternels bleu royal, noir et rouge des manufacturiers bas de gamme.Louis Garneau reprend le patron de base.Il l\u2019allonge et voici les premiers collants pour le patinage.Il y fait pousser des bretelles et les premières salopettes avec collant voient le jour.Le jour?Enfin, un jour ponctué par la lumière artificielle du garage paternel.Et que dire de l'exiguïté des lieux.Vêtements Louis Garneau est déjà devenue une authentique P.M.E., employant cinq personnes, Louis et Monique inclus, il est vrai.Le moment de l'expansion Jusqu'ici, tous les profits avaient été réinvestis dans les salaires des couturières et l'achat de tissus.Mais l\u2019heure d'une relocalisa- tion de l'entreprise avait sonné et, en même temps, celui d'un financement extérieur au moins pour assurer le court terme.Il faut se rendre à l'évidence: les institutions prêteuses ne se bousculent pas à la porte du garage de Louis.Pensez, une entreprise en démarrage dans un secteur mou comme le vêtement! \u201cC'est en septembre 1984 que j'ai entendu parler pour la première fois de Louis\u201d, raconte Hector Joyal, directeur de la Caisse populaire Saint-Fidèle de Limoilou.Et je me souviens de ma première réaction.Je me suis dit: \"Encore des guenilles\u201d.La première rencontre avec Louis Garneau effacera toutefois les appréhensions initiales de M.Joyal.\"J'ai aussitôt décelé une qualité rare chez ce garçon, reconnait- il.Malgré son jeune âge, il était capable de préciser ni en rêveur ni en visionnaire le but qu'il se fixait; il m'expliquait des objectifs tellement concrets que j'ai tout de suite craqué\u201d.Et voilà Louis Garneau nanti de la mirobolante marge de crédit de 10 000 8! L'entreprise déménagera trois fois en trois ans et, jusqu\u2019en 1987, la caisse accroitra la marge en fonction des besoins financiers imposés par la croissance de la compagnie.Cette dernière occupera successivement deux locaux sur le boulevard Charest.Le chiffre d\u2019affaires double chaque année.Il en va de même Hector Joyal, directeur de la Caisse populaire de Saint-Fidèle de Limoilou.Il faut se rendre à l\u2019évidence: les institutions prêteuses ne se bousculent pas à la porte du garage de Louis.Pensez, une entreprise en démarrage dans un secteur mou comme le vêtement! Cliché répété à éclairage différent, en raison du texte imprimé sur fonds gris ou de couleur on pour le nombre des employés, tant et si bien que le dernier local qui ne couvre que 7 000 pieds carrés devient, à son tour, rapidement trop étroit.Malgré la location d\u2019entrepôts additionnels, il faut se résoudre à s'installer dans un espace qui permettra de croître au rythme de l'expansion rapide de la compagnie.Cette fois, Louis Garneau doit envisager un financement à long terme.La demande sera soumise à plusieurs institutions bancaires.Finalement, Louis Garneau optera pour une proposition de financement conjointe présentée par le Crédit industriel Desjardins (C.1.D.) et la Caisse populaire Saint-Fidèle.\"M.Joyal nous avait acheminé la demande, commente Richard La- frenière, directeur régional pour l'Est du Québec du C.I.D.Nos offres parurent tout à fait conformes aux attentes de Louis Garneau.\u201d Les modalités de l'entente stipulent que le C.1.D.s'occupera du financement a long terme, alors que la caisse continuera a se charger du crédit opérationnel.\"Bien que nous soyons deux composantes d'une même institution, le Mouvement Desjardins, nous gardons dans ce dossier notre totale autonomie de financement, précise M.Lafrenière.Je serais, du reste, bien incapable de mentionner avec précision l'ampleur de la marge de crédit dont M.Garneau dispose à la caisse.\u201d Un grand sprint vers le sud Au cours de l'été de cette année, Vêtements Louis Garneau et son personnel de 75 employés s'installaient dans un vaste bâtiment industriel flambant neuf de 32 000 pieds carrés dans le parc industriel de Saint-Augustin-de-Desmaures.Le financement aura permis à la compagnie d'investir 1 400 000$ 1, Pid en immobilisations et en achats d'équipements.Après s'être attaquée avec succès au marché de l'Ouest canadien et de l'Ontario, l'entreprise lorgne à présent le marché américain.Déjà.et malgré des tarifs douaniers élevés, Vêtements Louis Garneau prévoit exporter 20 pour cent de sa production aux Etats- Unis cette année.Pour atteindre cet objectif, l'entreprise compte beaucoup sur sa filiale américaine ouverte tout récemment dans le Vermont.\"Comme au Canada, nous n\u2019y rencontrons pas de réels concurrents dans la gamme de produits que nous manufacturons, affirme Monique Arsenault; les Américains doivent également acheter au prix fort des importations européennes s'ils veulent des créations originales.\u201d Vêtements Louis Garneau vise le même marché chez nos voisins du sud qu'au Canada.\"Nos clients se situent d'abord parmi les particuliers qui désirent un vêtement de sport de qualité aux couleurs chatoyantes et qui sont prêts à en changer chaque année\u201d, ajoute Mme Arsenault.Par ailleurs, l'entreprise continuera à réaliser des commandes personnalisées pour les équipes sportives.En outre, la gamme de produits a récemment été étendue à une demi-douzaine de sports comme la natation, le cyclisme et le patinage de vitesse, ce qui contribue à ne pas limiter l'entreprise à la commercialisation d'un produit trop saisonnier.\"Un atout supplémentaire si l'on veut encore une fois doubler notre chiffre d'affaires en 1989\", conclut Monique Arsenault.Vêtements Louis Garneau réalisera alors un chiffre d'affaires de six millions de dollars.Encore et toujours le gout des records.Le Mouvement Desjardins Un réseau resea de services Le Mouvement Desjardins connaît, depuis sa création, le sens profond de l'association et offre au milieu des affaires l'expérience unique d\u2019une entreprise qui a construit le plus important réseau financier de la province.Desjardins a développé.avec ses nombreuses constituantes, un vaste éventail de modes de financement et de services qui répondent aux objectifs de chacun.En voici un aperçu.& La marge de crédit d'exploitation permet un financement à court terme dans la gestion des activités courantes.Si l'entreprise à besoin de financement supplémentaire pendant une période plus intense d'activité.une marge de crédit additionnelle peut lui être accordée.Des prêts à terme qui permettent- d'acheter de l'équipement, d'augmenter le fonds de roulement, de financer une dette ou de faire des acquisitions sont aussi offerts par les caisses, le Crédit industriel Desjardins ainsi que la Caisse centrale.Desjardins finance aussi des prêts à moyen ou à long terme garantis par l'État.# Des prêts hypothécaires pour l\u2019acquisition, la construction ou la rénovation de bâtiments, consentis par les caisses, la Fiducie Desjardins, l'Assurance-vie Desjardins et La Sauvegarde, compagnie d'assurance- vie, vous permettent ainsi de financer vos projets d'expansion.@ Le credit-bail, grâce auquel l'entreprise peut utiliser un bien en payant un loyer.est offert pur le Crédit industriel Desjardins.Il peut aussi prendre la forme de location/achat.avec une option d'achat que le locataire peut exercer à la fin du bail.W la location à long terme de vehi cules et d'équipements est aussi offerte aux entreprises par Location Desjardins, une filiale de Crédit industriel Desjardins.@ l'achat de capital-actions offre une possibilité de financement aux grandes et aux moyennes entreprises.La Société d'investissement Desjardins acquiert du capital-ac- tions pour des montants variant de 750 000 à 10 millions de dollars.@ Pour la petite et moyenne entre prise en expansion qui a déjà franchi l'étape du démarrage et dont les besoins en capital vont de 250 000 à 750 000 dollars, du capital de risque peut être obtenu auprès de Tremplin 2000, une filiale de la Société d'investissement Desjardins.@ Le financement public par emission d'obligations, la gestion de portefeuilles ou le financement prive que peut assurer la Fiducie Desjardins, autrefois la Fiducie du Québec, complètent la gamme de services financiers.\u2018+ Desjardins offre d'autre part aux dirigeants d'entreprises tous les services qui les aideront à devenir compétitifs sur les marches internationaux: un compte courant en dollars américains pour régler les operations financières quotidiennes à l'etranger, un placement sous forme de certificat de dépôt en argent americain, des devises canadiennes ou étrangères, des lettres de crédit ou de mise à la disposition, des traites ou des mandats, des chèques et des bons de voyages.æ Le réseau de ressources humaines et techniques de Desjardins peut facilement être mis à contribution et aider l'entreprise, petite ou grande, à régler ses problèmes de trésorerie: service de paie informatisé, service de dépôt direct des salaires, plan de paiement préautorisé.# Les RER collectifs des caisses, de la Fiducie Desjardins, de l'Assu- rancevie Desjardins et de la Sauvegarde proposent le prélèvement des cotisations directement sur le salaire.et Desjardins assure l'administration des fonds ainsi réunis.+ Le transfert électronique de fonds, grâce aux 1700 points de services Desjardins, permet à l'entreprise à succursales multiples de récupérer instantanément les montants qui lui sont dus et de transférer de l'argent sans utiliser le système de compensation.# Dans le domaine des assurances, la famille Desjardins protège l'entreprise contre tout ce qui peut en affee- ter le fonctionnement; elle offre de l'assurance-vie, de l'assurance de dommages, de l'assurance-prêt et des régimes de rentes.Les camions blindés de Secur peuvent aussi assurer le transport de vos valeurs en toute sécurité.Cette filiale offre en outre des services d'escorte, de locution de coffres-forts et de consolidation de dépôt.1 Les dirigeants d'une laiterie qui diversifient leurs activites dans le développement et l'exploitation d'un centre de ski n'ont rien de fantaisiste.À preuve, la famille Boulanger, de Sutton, a trouvé une belle complémentarité d'activités en exploitant ces deux richesses naturelles - le lait en éte, la neige en hiver.Et, grâce à un judicieux réinvestissement des profits et à une aide financière appropriée, les Boulanger sont maintenant en voie de réaliser leur reve: faire de Mont-Sutton l\u2019un des plus importants centres de ski alpin au Québec.l'était une fois la famille Boulanger.Harold, Réal.L Robert, Benoit, Hercule, Michèle, Denis, Luc, Jean-Nil et quelques autres.Au total, trois generations fascinées par le ski alpin tout autant que par l'environnement naturel dans lequel ils ont choisi de s'établir il y a bientôt un demi-siècle.Tout commence en 1945.Harold Boulanger possède alors une entreprise laitière à la limite de la Beauce et du comte de Frontenac.La petite sociéte familiale respire la prospérité, mais la progression de sa croissance nécessite qu'une partie de la production laitière soit transformée en poudre de lait.Or, le gouvernement de l'époque appliquait une politique sélective rendant illégale une telle production dans certaines régions de la province, Cet interdit partiel s'applique notamment au comté de Frontenac, Les Boulanger choisissent alors de déménager vers des cieux plus cléments.Ce sera Sutton et un second départ pour l'entreprise rebaptisée pour la circonstance: Les Produits laitiers de Sutton.Au fil des annees, Réal et Robert, les deux fils aînés aujourd'hui disparus, se sentaient de moins en moins attirés par les barattes et autres machines à sécher et à pulvériser le lait.Fn fait, ils n'avaient de veux que pour les monts environnants.\u201cNous cherchions aussi une autre possibilite de travail pour nos employes, Comme la laiterie ne les occupait que durant la bonne saison, ils se retrouvaient sans emploi pendant l'hiver.Pour nous, c'était toujours difficile de retrouver nos meilleurs travailleurs au retour du printemps\u201d, se souvient Hercule Boulanger, aujourd'hui vice-president de Mont-Sutton inc.L'irresistible attraction pour le ski alpin allait faire le reste.Les Boulanger avait coutume de pratiquer leur sport favori toutes les fins 12 Le Mont-Sution: Un développement ascensionnel de 60 millions $ Benoit, Hercule et Denis Boulanger, respectivement président, vice-président et directeur général de la station Mont-Sutton.\u201cPour notre | premiere de- | mande de financement véritable, nous nous sentions peut-être plus à l'aise pour dialoguer avec une institution totalement identifiée à notre milieu régional\u201d.Alors que ley autres stations de ski alpin de l'Estrie ont souvent changé de propriétaires.les Boulanger SONI restes fermement à la barre de la station Mont-Sutton.de semaine au Vermont, plus précisément dans la région de Stowe.11s allaient bientot faire en sorte de pouvoir skier.a domicile.Nous sommes en hiver 1960 et Réal Boulanger inaugure la première piste de la région.L'entreprise Mont-Sutton inc.est née.Sa croissance va ensuite se réaliser et se consolider pendant 24 ans grâce à l'apport des bénéfices engendrés par la laiterie familiale.\u201cJusqu'en 1984, nous nous sommes en quelque sorte autofinancés, raconte Benoit Boulanger, président de la compagnie.Nous réinvestissions les profits de la laiterie dans les pentes de ski et nous complétions avec les bénéfices d'exploitation éventuels réalisés par ces dernières.La station s'est ainsi développée au gré des bonnes années \u2026pour le ski, comme pour le lait!\u201d L'année du Père Noël Les dirigeants de Mont-Sutton inc.misent résolument sur le potentiel qui reste à développer dans le secteur du ski alpin au Québec.WW Chalet J Attauns $ 400 D'ailleurs, ils avaient déjà cessé d'exploiter la laiterie familiale pour se consacrer à cet objectif.Alors que les autres stations de ski alpin de l'Estrie changent de propriétaires plus d'une fois, les Boulanger restent fermement à la barre de la station Mont-Sutton.Encore aujourd'hui, la famille détient plus de 70 pour cent des parts sociales de leur compagnie, le reste appartenant à des amis de la famille.En revanche, le chiffre d'affaires, lui, ne témoigne pas de la même permanence.Jusqu'en 1984, ce dernier se maintient à un niveau somme toute modeste, sous la barre du million.Cette année-là cependant, les Boulanger ne sont pas prêts de l'oublier.Le Père Noël va leur arriver, un pied - pardon, un ski - chaussé à Ottawa, un autre à Québec.Son nom: \u201cEntente fédérale-provinciale pour la relance du ski alpin\u201d, une initiative conjointe du ministère de l'Expansion économique et régionale (M.E.E.R.) et de la Société de développement industriel (S.D.1.).Les termes de l'entente stipulent que tout propriétaire de station de ski peut se prévaloir d'une subvention gouvernementale à la condition de s'engager à stimuler l'hébergement locatif dans la proximité immédiate du centre de ski.\"II fallait donc intéresser des promoteurs à démarrer des projets immobiliers dans la région.En contrepartie, Ottawa et Québec investissaient jusqu'à 39 pour cent des montants requis pour la modernisation et le développement de nos équipements de pentes de ski\u201d, explique Benoit Boulanger.À la recherche d\u2019un financement adéquat \"L'ennui avec les subventions gouvernementales, c'est qu'on ne peut jamais prévoir précisément quand elles vous seront proposées.Et, tout à coup, lorsqu'elles vous tombent du ciel, il faut avoir les liquidités nécessaires pour faire votre part\u201d.poursuit Benoit Boulanger.Ainsi, en 1984, toutes les stations de ski ne se retrouvaient pas en situation d'égalité face aux offres gouvernementales.Seules les plus importantes disposaient du fonds de roulement ou des capacités d'emprunt hypothécaire appropriées pour investir les montants nécessaires et ainsi obtenir les mises de fonds gouvernementales.Heureusement, Harold Boulanger avait inculqué à ses enfants le sens de l'épargne.Ceux-ci purent donc relever le défi en temps et lieu, d'autant plus que les quotas de production de la laiterie familiale avaient été vendus quelques années auparavant à Agropur, de Granby, leur fournissant ainsi des liquidités additionnelles.[1 fallait cependant compléter leur mise personnelle par un financement extérieur.\u201cNous avons procédé par soumissions, précise Hercule Boulanger.Nous étions depuis toujours en relations d'affaires exclusives avec la même institution bancaire.Cette fois cependant, nous avions également choisi de soumettre notre projet à la Caisse populaire de Sutton.Pour notre première demande de financement véritable, nous nous sentions peut-être plus l'aise pour dialoguer avec une institution totalement identifiée à notre milieu régional.\u201d Rolande Brazeau occupe déjà, à titre intérimaire, le poste de directrice à la Caisse de Sutton; elle juge la demande tout à fait recevable, mais les montants lui apparaissent trop élevés pour être assumés par une seule institution.Elle propose donc le transfert du dossier au Crédit industriel Desjardins (C.I.D).Demande acceptée.Le C.1.D.accordera un premier financement de 3 000 000 8.Les deux paliers de gouvernement et, dans une moindre mesure, une mise de fonds de la part de Mont-Sutton inc., porteront le total à 7 000 000$.\"En fait, nous avions proposé aux gouvernements un plan quinquennal de développement pour le Mont Sutton, précise Benoit Boulanger.Dès 1987.nous abordions la deuxième phase de notre propre programme de relance avec de nouvelles soumissions auprès d'institutions financières et une nouvelle participation gouvernementale sous la forme d'un prêt sans intérêt remboursable sur dix ans.\u201d Cette fois, la caisse populaire locale décide de participer directement au financement.\"C'est ainsi que nous avons décidé de financer conjointement les futurs projets de développement de l'entreprise\u201d.commente Jean-Marie Rancourt, directeur de la succursale de Sherbrooke du C.1.D.Toutefois, pour simplifier à l'entreprise les démarches administratives, le C.1.D.assurera à lui seul le suivi global du financement, ce qui permet à Mont-Sutton de ne connaître qu'un seul interlocuteur lorsque vient le temps d'introduire une nouvelle demande.Un impact régional indéniable L'année prochaine, au terme du plan quinquennal fixé par la famille Boulanger, quelque 15 millions de dollars auront été investis dans l'entreprise.Mais ce montant ne représente en fait que la pointe d'un iceberg dont la masse profitera à la grande région de Sutton.Hercule Boulanger estime qu'à ce moment, Rolande Brazeau, directrice de la Caisse populaire de Sutton.Renouveler l'expérience Le financement conjoint de la station Mont-Sutton par la caisse populaire locale et le Crédit industriel Desjardins (C.I.D.) en 1987 relève \u201cd'un heureux hasard\u201d, déclare Jean- Paul Rancourt.directeur de la succursale de Sherbrooke du C.I.D.Et depuis, il semble que les deux partenaires ont pris goût à l'aventure.\u201cJe crois que cela nous a mis en appétit, confie M.Rancourt.Lexpé- rience vécue avec Mont-Sutton, un projet de financement que le C.1.D.avait tout de suite jugé fort rentable, nous a procuré un savoir-faire précieux que nous voulions mettre à profit dès que possible.\u201d L'occasion de renouveler l'expérience allait se produire à deux reprises par la suite.Les stations de ski Owl's Head et Mont-Orford, toutes deux situées dans un rayon de 60 kilomètres de Sutton, ont pu ainsi bénéficier de la formule de financement conjoint caisse populaire-C.1.D.En février 1987, M.Rancourt apprend que le centre de Owl's Head est à la recherche d'un financement dans le cadre de l'Entente fédérale- provinciale pour la relance du ski al- pin afin de moderniser ses équipements et de réaménager les tracés de ses pentes de ski.Il n'hésite pas, rencontre les dirigeants de la Caisse populaire de Mansonville et.dès la fin de l'hiver, il est en mesure de présenter une proposition.Elle est aussitôt acceptée par le propriétaire de Développement Owl's Head inc, Fred Korman.En vertu de l'accord, les deux composantes du Mouvement Desjardins avanceront une somme 4 350 000$ pour le projet.Le C.I.D.participe pour un tiers du financement, tandis que la caisse fournit les deux autres tiers.Comme pour Mont-Sutton, le C.I.D.assume la gestion et le suivi du dossier.Au printemps dernier.c'est au tour de Fernand Magnan, le propriétaire d'Au Pied du Versant (1987) inc., le centre de ski du Mont Orford, de pressentir la Caisse populaire Saint-Patrice de Magog pour un projet de financement.Cette dernière ne dispose pas de liquidités suffisantes pour répondre à la demande.Elle transmet le dossier à la caisse voisine d'Asbestos qui s'en remet au C.I.D.de Sherbrooke.\u201cIl s'agit cette fois d'un financement très spécifique, explique M.Rancourt.Le propriétaire du centre de ski souhaitait faire construire un plus de 60 millions de dollars auront êté injectés dans l'économie locale.À preuve les nouveaux développements locatifs, principalement sous la forme de condominiums de prestige, que les promoteurs auront construits, si ce n'est déjà fait.dans le périmètre entourant la montagne en vertu de l'Entente fe- dérale-provinciale.T faut y ajouter tous les emplois créés directement ou indirectement par Mont-Sutton inc.\"À peu près tous les corps de métier bénéficient en permanence de contrats que nous leur accordons, ajoute Hercule Boulanger.Et c'est sans compter l'effet d'entrainement que nous produisons sur tout le secteur relié à l'hôtellerie et à la restauration.\u201d Signe des temps, la Caisse populaire de Sutton elle-même est devenue méconnaissable.\"Pensez qu'en 1985 nous ne disposions que d'un actif de 4 millions de dollars, Jean-Marie Rancourt.directeur de la succursale de Sherbrooke de Crédit industriel Desjardins.Cliché répété i alors qu aujourd hu nous avons plus que quadruple .mentionne Mme Brazeau.Dans l'intervalle, le chiffre d'affaires de Mont-Sutton inc, connaissait une progression su milaire.\"Nous depassons mainte: nant 5 millions de dollars, precise Hercule Boulanger, et il n'y a, en principe.pas de veritable obstacle a un développement futur qui ferait de Mont-Sutton la première station de ski du Quebec.Mème en pe- riode de récession, nous avons pu noter que les gens preférent couper ailleurs dans leur train de vie avant de renoncer à une fin de semaine de ski.\u201d Serenite identique chez son frère Benoit qui est con- vaineu que les gouvernements de Quebec et d'Ottawa n'en resteront pas là.\"On devrait être capable de prendre encore une fois le train en marche, avec nos actuels partenai- \u201cres financiers evidemment.ensemble de condominiums residen- tiels.Comme le CID.n'avait pas le mandat pour participer à un projet de ce type, nous avons consenti à l'entreprise un financement intérimaire pour un montant de 1 200 0008.\u201d Suivant cette technica- lité peu courante, Au Pied du Versant remboursera le C.1D.à même les profits que rapporte la vente des condominiums.La Caisse populure d'Asbestos procédera pour sa part au financement hypothécaire: des particuliers qui achètent les condominiums.Actuellement, une vingtaine d'unites sont en construction ou dejà en vente.Le projet global devrait totaliser 90 logements.Le C.L1.n'exclut pas.en outre.la possibilite prochaine de réaliser un financement similaire à celui qu'il a effectue conjointement avec les caisses de Sutton et de Man- sonville.\u201cCe type de montage de financement conjoint represente sans doute une formule d'avenir pour les projets d'envergure, conclut M.Rancourt.Il faut souligner que tout ceci a ete rendu possible grâce à la collaboration de lu Fédération des caisses populaires de l'Estrie, qui à mis en plate les mécanismes de levée de fonds pour permettre à ses caisses d'accroi- tre leurs liquidités.\u201d à éclairage différent, en raison du texte imprimé sur fonds gris ou de couleur ] } = « tous les secteurs économiques, c'est sans doute ce- \u2014_/ lui des services financiers qui change le plus rapidement.kt parmi les principales transforma- Lions qu'il subit, celles que l'on à pu observer récemment sont en fait des signes de grands changements et de nouveaux défis à venir.On peut donc s'attendre à ce que les grands sujets d'actualité, tels que le décloisonnement, la révolution informatique et télématique et la concurrence internationale, soient au coeur du développement des institutions financières au cours des prochaines années.Les grands défis de la societe l\u2019armi les nouveaux défis que doit relever le secteur des services financiers, le décloisonnement a déjà fait couler beaucoup d'encre.Cette idée.amorcée aux Etats- Unis, à ensuite gagné le Canada, creant un univers financier ou les services sont de plus en plus inter- reliés et où s'estompent les dis- tinetions traditionnelles auxquelles nous étions habitués.Actuellement, le décloisonnement des institutions financières semble vouloir se poursuivre, en tenant compte à la fois de l'évolution des services spécialisés de chacune et de l'intérêt des consommateurs.Le second defi fait deja partie de la revolution informatique et télématique.La naissance de réseaux comme Alex ou Minitel permettront éventuellement aux entreprises de participer à cette aventure.modifiant radicalement les règles du jeu financier.Ainsi, le village global dont les futurologues des années 60 ont tous rêvé se réalisera avant tout dans le domaine financier puisque, d'ici l'an 2000, selon les experts, 90 pour cent des communications se feront d'ordinateur à ordinateur.Quant à la coneurrence internationale, qui constitue un troisième défi, elle est de plus en plus présente et commence à se faire sérieusement sentir dans le secteur financier.Il suffit de rappeler qu'au- jourd'hui, les cinq plus grandes banques du monde sont japonaises et que plusieurs ont des activités au Canada.Desjardins s'adapte aux nouveaux besoins Le Mouvement Desjardins, pour sa part, se prépare depuis longtemps à cette évolution.Au début des années 70, par exemple.les caisses Desjardins étaient les premières institutions financières à introduire le service Inter-caisses 14 La mutation des services financiers Desjardins se prépare à relever les défis Michel Verreanldt, chef de la division des Services AUX CHIFCPYISES du secteur Marketing alu Confederation duns la province et a être reliées entre elles par un vaste réseau informatique.\u201cLe Mouvement Desjardins, comme toutes les institutions financières, est actuellement à un point tournant de son développement\u201d.dit Yves Morency, vice-président à la Planification de la Confédération Desjardins.\"Jamais autant d'idées nouvelles n'ont été brassées dans le Mouvement et nous sommes présentement en train d'identifier les défis de la prochaine décennie\u201d.Parmi ces nouveaux défis, le décloisonnement en est un de taille.Depuis le début du siècle, Desjardins travaille à offrir des services diversifiés; aussi il n'est pas étonnant que les caisses aient été à l'avant-garde dans cette orientation.En 1988, Desjardins s'est introduit dans le secteur du courtage des valeurs mobilières en acquérant une participation de 33 pour cent dans les Investissements Disnat, le plus important courtier à escompte de la province.L'an dernier, aux Etats-Unis, les courtiers à escompte ont réalisé environ 25 pour cent des transactions des particuliers et la progression est phénoménale.On peut donc facilement imaginer que bientôt, Desjardins offrira graduellement ce service à l'ensemble de ses membres.\u201cLe décloisonnement implique tout un transfert de savoir-faire des institutions vers le personnel des caisses\u201d, précise Michel Verreault, chef de la division des Services aux entreprises du secteur Marketing à la Confédération.Car, chez Desjardins, la diversification va se faire à partir de la base, c\u2019est-à- dire la caisse.\u201cIl y a quelques an- nées, on pouvait croire que l'avènement de l'informatique allait di- t minuer le rôle des employés, \u201d dit Yves Morency.\u201cC'est le contraire qui s'est produit, parce qu'avec le décloisonnement, les employés doivent être de mieux en mieux formés; ils doivent être en mesure d'offrir des conseils financiers judicieux aux membres.\u201d Cette diversification prend d\u2019ailleurs tout son sens lorsqu'on examine la véritable révolution informatique qui se prépare.Une transformation majeure Mais le Mouvement Desjardins est aussi à l'aube d'une autre transformation majeure.Pour faire face à ces nouveaux défis, il n'a pas d\u2019autre choix que celui de se donner des moyens à la mesure de ses ambitions.Cela concerne d'abord et avant tout les moyens de capitalisation.L'avant-projet d'une nouvelle loi sur les caisses a été déposé en juin dernier par le ministre délégué aux Finances, Pierre Fortier, qui le qualifiait \u201cd'étape majeure dans la réforme des institutions financières du Québec\u201d.Depuis ce temps, les discussions vont bon train.En pratique, la nouvelle loi autoriserait d'une part le Mouvement Desjardins a constituer quatre holdings financiers distincts que en developpement permettra aussi au Mouvement Desjardins de faire face aux defis que pose la concurrence mondiale.Sile libre- echange permet un accès plus fact le aux institutions financières ame- ricaines sur le marché canadien, le réseau Lélematique, pour sa part, pourrait offrir à l'utilisateur que- i bécois différentes possibilites de | transactions outre-frontière.\u2018| | | Michel Morin, vice-président exécutif, Crédit industriel Desjardins.sous la direction de la Confédération Desjardins: - un holding financier canalisant les investissements dans les filiales financiéres; - un holding pour les entreprises de service aux membres du groupe; - un holding immobilier; - un holding pour les investissements commerciaux et industriels.Desjardins pourrait alors faire appel à l'épargne publique et émettre des actions, comme le font les grands groupes financiers pour mieux assurer leur expansion.D'autre part, les caisses pourraient émettre des parts permanentes qui leur donneraient un nouveau mécanisme de capitalisation.\u201cLe Mouvement Desjardins a de nombreux acquis pour faire face a cette concurrence nouvelle, D'une certaine façon, nous avons quelques points en commun avec nos concurrents japonais.Nous sommes patients et nous nous soucions de repondre adéquatement aux besoins de nos membres et du marche\u201d.af- Ces parts devraient également offrir des avantages fiscaux comparables à ceux des titres qui ont été émis depuis quelques années.La loi devrait permettre à chacune de 1400 caisses québécoises d'investir jusqu'à 2 pour cent de son actif sous forme de capital de risque.Elles pourraient ainsi participer de plus en plus au développement économique de leur région et se regrouper pour investir dans une entreprise, sans toutefois en prendre le contrôle puisque cette participation serait limitée à 30 pour cent du capital.Jusqu'à présent, l'expansion du Mouvement s'est toujours appuyée sur le seul capital des caisses.Aujourd'hui, pour investir dans les entreprises de leur région, les caisses doivent passer par la création de sociétés autonomes indépendantes.Pour Michel Verreault, \u201cla loi viendrait reconnaître l'évolution du Mouvement Desjardins des dernières années, tout en évitant aux caisses d\u2019avoir à prendre toutes Yves Morency, vice-président à la Planification de la Confédération des caisses populaires et d'économie Desjardins.sortes de détours légaux pour parvenir à contribuer directement à la croissance économique de leur région\".Des phénoménes nouveaux.des services différents Le paiement direct au moyen de la carte de débit est également un nouveau moyen dont s'est doté Desjardins pour s'adapter à la réalité actuelle.D'ailleurs, la vaste expérience pilote de plusieurs millions de dollars à laquelle ce nouveau service à donné lieu dans les régions de Victoriaville et de Laval s'avère concluante.Pendant six mois, une centaine de marchands de tous les secteurs de la vente au détail, et non pas seulement de l'alimentation, ont été Cliché équipés de terminaux aux points de vente qui acceptent la carte de débit.C'est ainsi qu'en avril et en mai derniers 21 000 transactions pour une valeur d'un million de dollars ont été réalisées dans la region de Victoriaville avec la carte Multiservices Desjardins.Sur les 11 000 détenteurs de cartes, on estime à 8 000 le nombre de ceux qui ont utilisé ce service.Cette expérience a permis de roder un système qui devrait bientôt être étendu dans toute la province.Elle a aussi démontré que le marché de cette nouvelle carte était different de celui de la carte de crédit, car il est compose de marchands qui n'acceptent pas la carte de credit et de consommateurs qui préfe- rent payer leurs achats au comptant.\u201cLe consommateur qui ne veut pas transporter d'argent sur lui peut non seulement se servir de sa carte pour payer son épicerie.mais aussi demander au point de vente une avance supplément aire pour effectuer d'autres achats\u201d.nous dit Jacques Lefebvre, vice-pre- sident Marketing de la Confédération Desjardins.\u201cCompte tenu de la concurrence accrue, le paiement direct avec la carte de débit, comme toutes les transactions informatiques d'ailleurs, contribue à réduire les coûts considérables de fonctionnement reliés au transport et à l'échange de documents.Nous n'avons pas d'autres choix que celui de prendre cette direction.\u201d conclut Michel Verreault.Un réseau diversifié sans frontière Finalement, le réseau télémati- firme Yves Morency.| Quant à Michel Morin, vice-pre- | sident exécutif du Credit industriel Desjardins, il mentionne que son | entreprise transige deja avee plusieurs petites el moyennes entre: prises québécoises et qu'elle sera prochainement regroupée avec Fi- ducie Desjardins, sous le holding Trustco Desjardins.: Cette année, le Crédit industriel Desjardins a concrétise l'expansion | de Desjardins à l'extérieur de la province en ouvrant un bureau à Ottawa.Et Crédit industriel Desjardins entend poursuivre son expansion dans les autres provinces canadiennes au cours des prochaines années.Le réseau informatique de l'an 2000 Le Mouvement Desjardins possède aujourd'hui la deuxième plus importante banque de données bancaires au monde, après la Fuji Bank du Japon.Avec ses 10 000 terminaux, le re- seau Desjardins est une pièce unique dans le système financier canadien.Dans la seule journée du 2 juillet 1987, environ 5 millions de transac tions ont été réalisées par son intermédiaire, atteignant des pointes de 175 transactions à la seconde.Depuis 1986, Desjardins a investi 200 millions de dollars pour que son réseau puisse répondre aux nouveaux besoins des consommateurs.Seule institution canadienne à offrir le service d'imprimante libre-service dans ses guichets automatiques, Desjardins a aussi été un des premiers à adopter les systèmes IMS, devenus depuis une norme mondiale.Vous souvenez-vous où le premier système de traitement informatique bancaire a été mis en service?C'était dans une caisse populaire de Montréal, lors de l'Expo 67! répété à éclairage différent, en raison du texte imprimé sur fonds gris ou de couleur ; 4 RL DUS ?dt 5 nick.7 orin est + oe y Lo ea\" TS 4, Ù ee rop ' B co OS\u2019 NC We ow oe a 4 3 x roupe Pa \\ te we y @ > 4 ee 1) ren ni re i 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