Les affaires, 18 mars 1989, Cahier 3
[" CAHIER DETACHABLE tem RÉPARTITION DE PRODUCTION QUEBECOISE DE PÂTES ET PAPIERS CAHIER SPÉCIAL QUE LE PAPIER JOURNAL Montréal, samedi le 18 mars 1989 8 pages SOURCE ABBOCIATION DES INDUSIIRED FONCIINTS DU QUEBEC Un sapin est un sapin, mais pour combien de temps encore ?«Ah, le Quebec et ses cocotiers majestueux à l'om bre desquels la brise est 4 douce.» Voilà ce qu'on tira peut-être sur les brochures touristiques dans quelques décennies si le réchauffement de la planète s'avere une réalité environnementale plutôt qu'un fantasme de fin de siècle.Cela suppose bien des transtormanons pour notre industrie forestière, qui devra apprendre à faune du papier et des deux par quatre avec des palmiers.Le passé étant garant de l'avemt, nous pouvons avoir espoir que notre industrie forestière saura s'adapter.Au cours des années 1980, celle-ci à surveeu à des changements importants, Au début de la décenme, l'industrie papetiere du Québec avait de maux aises fréquentations et était sur le point d'adhèrer au gang des secteurs mous.Viciltisse ment de l'équipement et productivité allant chez le dua- ble, commandaient des mesures d'intervention drasti ques.Avec un petit coup de pouce, sinon des coups de pieds du gousernement de l'époque, on a investr 8 mil llards en modernisation.fes resultats se font sentu aujourd'hui: profits records en 1988.I] y a eu aussi tout le tralala des ccologistes.Ceux-ci ont attaché le grelot: les entreprises forestières etnent très malpropres et avaient la mauvaise habitude de de- verser toutes sortes de produits chimiques fort desa gréables et un peu mortels dans l'eau et dans ar, Mauvais voisins ! Aujourd'hui, on nous assure que la situation s'est améliorée et qu'a ce chapitre on est un peu plus soigneux de son hygiène industrielle.D'ailleurs, des huit mallhiards mentionnés ci-haut, 12° étaient consacres à la protec tion de l'environnement.Autre changement: de nouveaux produits ont fait leur apparition: papiers spéciaux d'unpression, papiers de pâte mécanique et papiers spéciaux haut de gamme.En 1970, on ne produisait que 30 000 tonnes de papiers spéciaux d'impression au Québec, tandis qu'on en pro: duit aujourd'hui plus de 1 M de tonnes.Ensuite, on a du réatiser qu'on a beau être en Ameri- que et que derrière la montagne il y à toujours unc montagne, il y a une limite à ce que la forêt peut nous donner.Le mot a été lancé: il n\u2019y a plus d'arbres, que des chicots.Cela, pour l'industrie forestiecre, peut en arriver à poser problème.Cependant, un nouveau régime forestier enticta en vigueur prochainement, destiné à augmenter la production de la forêt de 40%! Ta recette est bien simple: pour chaque arbre coupé on en plantera un autre, mème si tous les arbres devaient se changer en Iroquois.le gouvernement fournira les pousses, les compagnies se chargeront d'aller les planter et de voir à une saine gestion de la foret.Le temps fera le reste.Les forets du Québec prennent entre 60 et 120 ans avant d'atteindre la maturité.Et puis, Paris ne s\u2019est pas fait en un jour.Enfin, voici une nouvelle réalité qui commandera certainement aussi quelques changements, bien qu\u2019on ne sache pas encore vraiment lesquels: les Japonais, qui comptent parmi les premiers producteurs forestiers au monde (!!!) apparaîtront de plus en plus dans nos bois.[a valeur du yen et le prix exorbitant des terrains sur leur île les forcent à transporter leur production ailleurs.Première conséquence observée, chez Daishowa, à Québec, les employés de l'ancienne Reid Paper sc disent impressionnés par le souci de qualité de leur nouvel employeur.Voici un phénomène qu'il vaudrait mieux suivre de plus près que notre adaptation aus cocotiers, ___________________________________] NORMAND SAINT-HILAIRE ! CAHIER DETACHABLE amd sa i Be) \u2014_ Le?) Proto Jean-Guy Parades.LES AFFAIRES LES AFFAIRES.samed: 18 mars 1989 - CAMIER SPECIAL F-2 CAHIER SPECIAL i acquisition de la Reid International PLC à Québec par les Produits forestiers Dais- howa en a surpris plus d'un l\u2019été dernier.Pourtant, les Japonais sont loin d'être des deux de pique dans le domaine forestier.Ainsi, c'est le Japon et non le Canada qui se classe au deuxième rang, derrière les États-Unis, au chapitre de la fabrication mondiale de produits fo- resticrs., En outre, le pays du soleil levant compte maintenant deux fois plus d'usines de pâtes et papiers gue le Canada! Pourtant, la superficie du Japon (372 313 km?) est inférieure à la super- LA FORÊT Tora, tora, tora, les Japonais arrivent ficie totale des terrains forestiers productifs accessibles uniquement au Qué- bee (548 937 km)! Une présence canadienne les Japonais ne sont pas actifs que chez eux.En l'espace d\u2019une décennie, ils se sont taillés une place au sein de notre industrie des pâtes et papiers.Sclon des données de l'Association canadienne des producteurs de pâtes et papiers (ACPPP), seulement 9% des fabricants de l'industrie provenaient LES LEADERS NIPPONS DES PATES ET PAPIERS Société Actif (en M de yens) Employés Honshu Paper.Daishowa Paper pPPV9HAONH Oji Paper.Jujo Paper.Sanyo-Kokusaku Pulp Talo Paper.Mitsubishi Paper Mills .209 289 Kanzaki Paper.Renée errr, 6 450 481 709 5 050 451 681 5 454 428 534 4 441 aan 318 268 4 298 venacence 259 222 2 787 3649 RR 127 837 2 902 cr 126 808 2 900 eee 118 653 1 051 source.Japan Pulp and Paper (sept.1988) de l'extérieur de l\u2019Amérique du Nord en 1978.Dix ans plus tard, cette proportion atteint 16%.Le dynamisme de Japonais explique, entre autres, 8 + 8 Gouvernement du Canada Service canadien des lorêts POUR LA GÉNÉRATION - QUI POUSSE UN in Government ot Canada ha Canadian Forestry Service Des équipes de recherche Que ce soit en sylviculture, en télédétection, en génétique ou en protection des forêts contre le feu, les insectes ou les maladies, les chercheurs du intervenants Service canadien des forêts contribuent à accroître notre connaissance de la plus importante ressource naturelle du pays.Les activités de recherche forestière ; de nos scientifiques au Québec eu Se font a partir du Centre de foresterie des Laurentides, à Sainte-Foy.L\u2019Entente Canada-Québec L'Entente auxiliaire Canada- Québec sur le développement forestier (1985-1990), dont le budget est de 300 millions $, nous permet de participer avec tous les à la remise en production des territoires à vocation forestière, assurant ainsi la régénération de la forêt et l'accroissement du stock ligneux nécessaire à l\u2019approvisionnement de nos usines.Canadi Koichi Kitagawa, président de Produits forestiers Daishowa, estime que les couts de construction élevés et la valeur du yen fant qu'il est désormais plus économique pour les entreprises ja, eurs usines de papier en de construire du Nord.cette progression.Au Canada, l\u2019un des leaders dans le domaine des pâtes et papiers en Co- lombie-Britannique, Cre- stbrook Forest Industries, appartient à Mitsubishi Paper Mills et Honshu Paper.Daishowa possède aussi des installations dans cette province, tandis que le leader nippon Oji est associé au leader canadien Produits forestiers Canadien Pacifique à Dalhousie, au Nouveau-Brunswick.D\u2019autres Asiatiques D\u2019autres Asiatiques sont aussi engagés dans le secteur forestier.Ainsi, la Cegar Pulp Company à Castlegar, en Colombie-Britannique, appartient en partie au gouvernement chinois, à la Consolidated-Bathurst (Mtl, 24%) et à Power Corporation (Mtl, 15%).Et la société coréenne, Shinho, veut implanter une usine dans le nord de l\u2019Ontario.D'ailleurs, au chapitre des investissements, les efforts des Asiatiques au Canada ne sont pas à dédaigner.Crestbrook projette actuellement la construction de la plus grosse usine de pâte au monde.Évaluée à 1,3 milliard, cette construction sera située à Athabasca, près d\u2019Edmonton en Alberta.Daishowa a également annoncé l\u2019an dernier la mise sur pied d\u2019une usine de pâte kraft de 500 M$ à Peace River, également en Alberta.Et elle semble résolue à faire sa marque dans l\u2019Est du pays également.Les réactions à Québec Chez Daishowa à Québec, le vice-président des ressources humaines, Michael McCormack, prétend que la société veut devenir «l'une des plus grandes compagnies internationales dans le domai- naises mérique ne forestier».Rien de moins.M.McCormack travaille au même endroit depuis 30 ans.Il était là à l\u2019époque de l\u2019Anglo Canadian Pulp and Paper et de la Reid.Il a donc vu beaucoup d\u2019eau couler sous les ponts.N\u2019empêche qu\u2019il est impressionné par la façon de faire des Japonais depuis leur arrivée à Québec le 29 aouf 1988.«Les Japonais sont plus présents qu\u2019étaient les Anglais.Des gens de chez nous visitent régulièrement les installations au Japon.D'ailleurs, quelque temps après l\u2019entente entre Dais- howa et Reid, la haûte direction est allée visiter le siège social du nouveau propriétaire à Fuji», explique M.McCormack.Les employés sont aussi agréablement surpris par Daishowa.«Avec la Reid, tu avais des actionnaires qui ne voulaient faire que des sous.Les gars voient l\u2019arrivée des Japonais comme une occasion de prendre de l\u2019expansion», fait remarquer un travailleur de l\u2019usine qui préfère taire son nom.«Nous avons perdu à l\u2019occasion des clients à cause d\u2019un produit de mauvaise qualité dans le temps de la Reid.Maintenant, Daishowa ne recherche que la qualité», raconte en substance un autre travailleur.Des investisseurs méconnus Malgré ces échos positifs sur les sociétés nippones, les investisseurs d\u2019outre-mer sont méconnus dans le monde des pâtes et papiers québécois, canadien et même américain.À l\u2019ACPPP, le responsable des communications, Louis Fortier, demeure coit sur les Asiatiques au sein de l\u2019industrie canadienne.Au bureau de la Japan External Trade Organization (JETRO) à To- \u2014 J rte ir A a - dans la forêt canadienne .- : ronto, on ignore tout des investissements nippons dans le domaine des pâtes et papiers au pays.« Vous savez, les grands investisseurs dans le domaine forestier sont un peu comme ceux du see- teur de l'automobile », fait remarquer James Tiessen, porte-parole de JETRO.«Ms ont leur propre équipe de spécialistes pour déterminer leurs placements.En général, nous connaissons leurs projets au même moment que le public.» La connaissance des Japonais est tout aussi réduite du côté de l\u2019American Paper Institute.Cet organisme regroupe 175 sociétés spécialisées dans le secteur des pâtes et papiers aux Etats-Unis.«Nous ne sommes pas au courant d\u2019investissements quelconques.L\u2019arrivée des Japonais dans le secteur ne représente pas un phénomène d\u2019ampleur considérable ici», a dit aux AFFAIRES Tom Kra- ner, porte-parole de l\u2019association américaine.Une mise en garde S'il n\u2019en tient qu\u2019à Sher- SÉCHOIR CONVOYEUR L'ALIMENTATION TEXTILE ET PAPIERS FOUR À CUIRE HOTTE À PEINTURE ALIMENTATION D'AIR REFROIDISSEUR man Chao, vice-président de Salomon Brothers à New York, l'industrie des pâtes et papiers nord-américain a tout intérêt à garder les Japonais à l\u2019ocil.Dans une édition récente du magazine Japan Pulp and Paper, M.Chao affirme que les Japonais, avantagés par la force du ven, sont déterminés à faire l\u2019acquisition d'usines de pâtes et papiers nord-américaines afin de tirer profit d'économies d\u2019échelle.Le pdg de Daishowa, Koichi Kitagawa, a déclaré, pas plus tard que le mois dernier, qu\u2019il est plus avantageux d'investir en Amérique du Nord que de construire une usine au Japon.Le rédacteur du Canadian Paper Analyst, Jim Rowland, croit à première vue que les Japonais ne réaliseront pas des acquisitions d\u2019envergure.« La propriété des papetières au pays appartient à des blocs majoritaires», ajoute-t-il.Il est conscient, par contre, que les actions des papetières sont sous-évaluées.Pis encore, le cours \u201cde certaines de ses actions inférieur à celui de l\u2019année dernière à la Bour- PRODUITS MÉTALLIQUES TRU-WAY inc.au service de l\u2019industrie depuis 1955 FOURS INDUSTRIELS DE TOUT GENRE \u2014 AMÉNAGEMENT DE CHAMBRE À PEINTURE: LIGNE COMPLÈTE AUTOMATIQUE TUNNEL DE LAVAGE \u2014 AMÉNAGEMENT DE FOUR POUR \u2014 AMÉNAGEMENT DE SÉCHOIR POUR LE \u2014 AMÉNAGEMENT DE SÉCHOIR POUR PÂTES CONCEPTION \u2014 CONSTRUCTION INSTALLATION \u2014 ENTRETIEN Téléphone: (514) 481-8141 Télex: 055-62171 55 Milton, Ville St-Pierre, Qc H8R 1K6 se de Montréal.Et ce, en dépit de productions records depuis quelques années dans le secteur des pâtes et papiers.Donc, le terrain est d'autant plus alléchant pour les Japonais.Sans compter que depuis l\u2019achat de la Consolidated- Bathurst par Stone Container, plus rien ne devrait surprendre l'industrie.mr GILLES LAJOIE FA car : a ont impressionn - rE Te a sary pls ST = La x 222 t- ail Dès leur prise de e possession de l'ancienne usine Reid à à Québec, les Japonais les employés en place.Certains d'entre eux ont note le souci de qualité de leurs nouveaux patrons asiatiques.TOUJOURS PLUS D'INNOVATION ET DE TECHNOLOGIE CHEZ DENTS AVEC ACQUISITION DE QUATRE CHEFS DE FILE EN EQUIPEMENTS DE SCIERIE DIVISION CETEC + dehgneuses a scies minces * scies à fuban * chariots Rurnudy Colombte-Britannigue 604: 291-7550 Denis est devenu le leader canadien dans le domaine des équipements de scierie, grâce à sa récente acquisition de quatre des fabricants les plus dynamiques et technologiquement avancés.Denis est maintenant le plus grand fabricant canadien dans ce secteur et offre une gamme de produits et de services plus étendue que jamais.Equipement de scierie Denis \u2014 Un seul nom à retenir pour un éventail complet de produits fiables et performants et une solide équipe d'experts à la recherche de l'excellence.3 Scierie Denis DIVISION LERCO - empileuses automatiques * ebouteurs à scies multiples * chargeurs » bennes à copeaux * systemes de gradage « convoyeurs el transferts + tables de trage automatique Ste-Tule Quebe S14 tAY-AYOY DIVISION MULTHMEG * SO!VO-posittonneurs + mesureurs et classeurs de planches * mesureurs de billes et positionneurs « contrôles d'ebouteurs * Consoles de contrôle industnet * TObols traceurs \u2019 « oplimiseur de frongonnaqge * detecteur de billots srreguhers Boubnand Quebe S14 438.0000 DIVISION SWE CAL © QCONHOUYS + 5C108 a tuban * Jechiqueteuses-équatuisseuse * Jébgneuses à ses Multiples * JElGNEUSeS-Équattisseuses tables d entree + frêces de rechange Lanotane Quek Id ANT MS Te I3dS HM FRET TPL G1 DALES Cnr 44y SIT 6-4 CAHIER SPÉCIAL LA FORÊT Chasse gardée de familles québécoises auparavant, l'industrie du sclage locale passe lentement mais sûrement entre les mains des papetières multinationales.En effet, en l\u2019espace de quelques années seute- ment, plusieurs de ces entreprises familiales sont devenues des filiales de grandes sociétés de pâtes el papiers: Saucier chez Domtar (Mil, 15S,50$ ), Crête chez Kruger, et ainsi de suite .Meme le leader incontesté de l\u2019industrie dans l'Est du pays, Normick- Perron (Mtl-A-, 6 3/8$ ), est sur le point de passer sous le contrôle d'une papetière.Cette tendance se poursuit à un rythme soutenu.Selon des données du ministère provincial de l'E- nergie ct des Ressources (MER), seulement 3,5 M des quelque 14,2 M de m' de consommation de bois autorisée aux dix principaux scieurs en 1988 ont cté alloués à des producteurs indépendants de l\u2019in- LES AFFAIRES.samedi 18 mars 1989 CAHIER SPÉCIAL F4 dustrie des pâtes et papiers.Une tendance jusqu'en 1990 le courant n'est pas près de s\u2019estomper soudainement.«A mon avis, ce Félicitations à nos lauréats! Les papetières prennent leur revanche COMPAGNIES FORESTIÈRES positionnement se terminera d'ici à deux ans», juge Michel Rafie, analyste dans le domaine des pâtes et papiers pour Geoffrion Leclerc (Mil, 3.35%).«Cette tendance se poursuivra jusqu\u2019au moment où la grande majorité des scicries seront pro- priêté des papeticres », a- joute-t-il, [Le MER évalue à quelque 250 le nombre de scieries québécoises faisant l\u2019exploitation commerciale à grande échelle de bois de sciage.De ce groupe, près de la moitié appartient maintenant à des papetières.Au dire de plusieurs, le nouveau régime forestier du Québec a donné le ton a cette tendance et sonné, du même coup, le glas des entreprises familiales de sciage.Adopté en 1986, ce régime préconise un mode d'exploitation efficace des ressources forestières.En d\u2019autres mots, fini le gaspillage: l'heure est à l\u2019exploitation maximale de la moindre fibre.En vertu de cette nouvelle philosophie, les papetières du Québec doivent s\u2019approvisionner d'abord (CURL : 89% La reconnaissance par excellence Chiffre Valeur de ia Capacité de Taux (%) d'affaires production Actifs Nombre d'employés production d'utilisa- total au Québec \u201ctotaux au Québec au Québec en 1988 tion de la au 31 décembre 1988 (en millions capacité Nom de la compagnie (000$) au 31/12/88 |au 31/12/87 de PMP.) en 1988 Produits fabriqués au Québec AbitibtPrice | 3300000 nd 2600000 nd 4851 4877 nd.| 100 |Papler journal, papiers de pate mécanique, articles pour maison bureau, restauration, etc.Barrette Chapais 47 000 47 000 nd.nd.450 450 186 100 |Bois de sciage, copeaux Bois Daaquam 29 000 29 000 13 000 13 000 275 275 100 74 Bois de sciage, copeaux (rès.au 31/03/88) _ à pâte, rippes sèches Cascades 588 792 315 862 539 034 407 645 2308 2179 863 000 t.m.65' Pâte, cartons et papiers, pâte à papier journal, feutre, serviettes hygiéniques, etc.Chantiers de Chibouga- mau 30 000 30 000 nd.nd.240 227 100 80 Bois d'oeuvre \u2018Commonwealth Plywood 150 000 nd.65 000 n.d.1000 1000 45 100 Bois d'oeuvre, contreplaqué Compagnie de papier Québec et Ontario 589 000 360 000 631 000 467 000 1835 1766 447000 t.100 [Papier journal Consolidated-Bathurst?2372083 1328322 2332570 737051 7336 7236 228 89 [Bois d'oeuvre, produits de | 1,77M t.97.5 pâtes et papiers, emballages Domtar Gr.des prod.de 1 200 000 700000 1800000 1600000 4000 4000 nd.90 Paplers fins, journal, spécial, pâtes et papiers pâte, bois d'oeuvre Donohue?648 337 648 337 907 147 907 147 3800 3000 nd.nd.[Papier journal, pate commerciale, bois d'oeuvre FF Soucy 80 000 80 000 112 900 112900 300 300 170665 tm.| 856 Papier journal Foresterie Noranda 4 715 000 300000 4517000 375000 1850 1850 131000 t.100 Pate, papier journal, (pate) panneaux particules, bois 0 000 t.100 d'oeuvre, parqueterie, etc.(papier journal) Forex* 73153 73153 62 766 62 766 850 825 250 85 Bois d'oeuvre, copeaux, sciure et planure Gérard Crète & Fils 50 500 50 500 30 200 30 200 325 220 200 75 Bois d'oeuvre Groupe Guérette nd.nd.nd.nd.236 350 125 71 Bois d'oeuvre, clôture, dormants_ planche bois franc auprès des boisés privés.La tournure actuelle c\u2019est au tour des scieurs.futurs.Les forêts publiques viennent ensuite.Or, plus de 75% de ces surfaces publiques sont exploitées par les manufacturiers de bois de sciage.Groupe Harricana Inc Mont Saint-Sauveur International Inc G Lebeau lembec Inc Grenico Ine CAA- Quebec Caisse populaire Saint-Joseph de Hull Videotron Lice WP Technologies Inc Pesnture Internationale (Canada) Limitee Portes Celco tne Nutrinor Cooperative agro-alimentaire Groupe TC.G (Quebec) Inc Werck Frosst Canada Ine Entreprise de l'année Guillevin CHAMBRE DE & «+ Journal Les Affaites sest voiontauement retiré du CONCOUS pour y donner son apou: International Inc.COMMERCE DU QUEBEC constitue une véritable volte-face pour les papetières.Il y a moins de 20 ans, ces sociétés, grâce à de généreuses concessions, dominaient les forêts québécoises.Maintenant, Tributaires des scieurs, les papetières ont donc commencé à faire l\u2019acquisition de leurs usines afin d'assurer leurs approvisionnements et d\u2019éliminer, du même coup, tous aléas Les papetières visent principalement les principaux producteurs de copeaux sein de l\u2019industrie du sciage.Le copeau sert surtout à la fabrication de \u2014 A7 / / \u2014 MINUTE! EE Vous avez deux minutes à consacrer à l'amélioration / de l'efficacité de votre entreprise ?Écoutez la chronique «À la recherche de l'efficacité», une minute le matin et une minute en fin d'après-midi tous les jours ,sur les ondes du réseau Télémédia.Une présentation de Bell Canada.~~ LE => jug \u2014 / \u2014\", CITF - Fm CME =m RADIO CITE 1027 LU 1 mes cHNDs5 Th Montreal Quebec 102 Hull-Otlawa Montreal Trois-Rivières Chicoutimu l'efficacité B | passe par Be e a 8 LES EFFETS \"INTÉOR ATION Papetières Acquisitions Prod ann (PMP) Ft Année ~ Domtar Laberge ot fits 75 000 000 1987 COMPAGNIES FORESTIÈRES Consol Bathurst | agnon et rêves 75000000 | 1947 Chiffre Valeur de la Capacité de Taux (N) TT Tembec | Scierie lascheresy 75 000 000 1987 { : Tembec Scierie Béam 45 000 000 1987 d'affaires production Actifs Nombre d'employés production d'utilisa- Nruget Gerard Crête ot fils 125 000 000 ! 1987 total au Québec totaux 1 au Québec au Quebec en 1988 tion de la Donohue Prod forest Saucier 200 000 000 1988 au 31 décembre 1988 {en millions capacite Domtar Bisson et Bisson ! 75000000 ! 1988 Nom de la compagnie (000$) au 31/12/88 au 31/12/87| de PMP) en 1988 Produits fabriques au Quebec Kruger Bois Dsaquam ! 60000000 .1988 , T4 Ten TT Lea) e In.Lo TT - Consoi-Bathuest Scierie Petit Pans 40 000 000 1988 d.d « 44 510 150] 9 , Howard Bienvenu \" \" nd \" 0 _ oo > us ee Donohue Bois de l'Est | 125000000 | 1988 Industries Maibec 40 300 40 300 17 400 17 400 285 315 T4 100 Bois de sciage résineux.Source Association des producteurs de copeaux du Quédec (bois d'oeuvre) bardeaux de cèdre de l'Est Tableau LES AFFAIRES 114000 toises| let sousproduits : Kruger nd.n.d.nd.nd.2778 2710 990 M t 100 Papier journal couché/ (papier) supercaiendre, 7 carton, - P ere.apie petières puisque fe sciage croit que les papetieres Matériaux Blanchet 70 900 70 000 40 000 40 000 625 600 210] 90 Bois d'oeuvre, copeaux _ 0 pourra compenser pour achètent les scieurs pour Normick Perron 201711 201711 218364 218364 1835 1 800 500] 91 Î'Bois d'oeuvre, panneaux une mauvaise année dans geler le prix du copeau.(bois coeuvre 97 Gaufres et contre-plaqué.fa production de la pate», La situation actuelle ¢foe; copeaux avance Louis-Jean Lus- fraic Me Paradis parce Papiers Perkins 63338 63338 46059 46059 358 352 na] 100 |Papler hygiénique, serviettes.sier, spécialiste en aména- que les « papeticres sont nappes.papier d'emballage gement et professeur d'é- capitalisées à Posts Ff- Papiers Scott 313 173 nd.138000 nd.800 803 79000 tm.96 Essuie-tout, papiers hygiéniques.conomie forestière à l'Uni- fectivement, les revenus de TE Fa = = HR = pere de = mouchoirs _ versité Laval.l'industrie des pâtes et Produits forestiers 3 900 nd 4 nd.À tm.apier journal, pate kraft, .Ter .oi .Canadien Pacifique\u2019 cartonnage et emballages Selon certains, d'autres Papers pe des Produits forestiers 602953 248553 nd.nd.1400 1338 175000 | 98 Paplers de sole, spéciaux motifs ont aussi encourage SQM ci 8.1e taux EB.Eddy\u2019 emballages (papiers hygiéniques.les papetières à se lancer d exploitation dans le sec- et bois d'oeuvre ; teur a atteint en moyenne L__.; * monde sciage.: \\ Rexfor 157899 157899 212677 212677 2500 2424 200] 70\u201d |Bois d'oeuvre, copeaux, sciure, dans le monde du sciage 96% l'an dernier.approx.lanure et placage Si + .Hière \u2026.(approx) 2 paces «Si une papetière M.Rafie voit, au con- Rottand 445218 191572 166854 88611 1096 1022 150000 t.| 96 Paplers fins et papiers achète entre 100 000 ef traire.cette affluence.de hygiéniques 150 \u2018 \u2018 ¢ ç = 2 ) » ë i : erg .\u2019 .À Tembec 253704 253704 358890 358890 1259 1259 220] 95 Pâte.contreplaqué.0000 tonnes anhydres capitaux d'un autre oeil.{rés.au 30/09/88) 260 000 t.planche et copeaux de copeaux, il lui est plus «Ces capitaux pour- CAHIER SPÉCIAL LA FORÊT note: * Ce taux s'élève à 93% si on exclut Cascades Port-Cartier en phase de démarrage.2 Stone Container Corp.(USA) a acquis Consolidated-Bathurst le ler mars 1989.3 Donohue a acquis Produits forestiers Saucier le 30 septembre 1988.* Forex inc.a acquis, en janvier 1989, la Scierie St-Michel (capacité: 100 millions P.M.P.) et Lanofor (capacité: 285 millions p.c.de panneaux gaufres) $ Gérard Crête & Fils a acquis l'usine de sciage de Industries Georges Deschènes, le 18 novembre 88.* Née de la fusion de CIP et Great Lakes Forest Products, le 2 juin 1988.?EB.Eddy se départit de deux divisions en 89: JE.Boyle le 6 février et White Swan le 31 mars.Renseignements colligés pas Céline Gelinas.la pate mécanique qui représente la voie de l\u2019avenir pour l\u2019industrie québécoise des pâtes et papiers.Le secteur des pâtes et papiers voit aussi dans l'acquisition d\u2019usines de bois de sciage une façon d\u2019éviter les soubresauts au Tableau: Les Affaues sein de l\u2019industrie.«L'intégration donnera plus de souplesse aux pa- avantageux d'acheter son fournisseur que de faire face à une hausse annuelle de 20$ du prix de son copeau», estime en substance Jean-Paul Gilbert, haut fonctionnaire du MER.Le directeur de I'Association des producteurs de copeaux du Québec, Mc Claude Paradis, tire aussi la même conclusion.Il ront servir à la modernisation ou a l'expansion des usines de sciage acquises.Chez Saucier par exemple, Donohue a invests dans la reconstruction d'une scierie qui a passé au feu», relate l'analyste.GILLES LAJOIE LA FORMATION DU PERSONNEL UN INVESTISSEMENT SUR Formation sur mesure dans le classage des bois sciés feuillus, résineux, pin blanc.bardcau de cèdre, séminaires, sessions spéciales.Formateurs: Gérard et Robert Marceau Formation du personnel et Classement de bois sciés TRANSFORTEC inc.1.Champlain, Ste-Catherine.Québec.PQ GOA 3M0 Tel et Fax 418-875-1622 NORMICK PERRON INC.225, CHEMIN NORMICK.LA SARRE, QUÉBEC, 492 2X8 BOIS D'OEUVRE CONTRE-PLAQUE PANNEAU GAUFRE COPEAUX DIVISIONS AMOS, auc.KIRKLAND LAKE, ont.BEATTYVILLE, ave.LA SARRE, aut.CHAMBORD, out.SENNETERRE, aut.COCHRANE, ovr.VAL D'OR, aut.+ ar Le CN a pris un engagement: Envers l'industrie des produits forestiers.Pour respecter notre engagement, nous faisons appel à des spécialistes qui se penchent avec vous sur les problèmes propres à votre industrie.os services informatisés à la clientèle progressent également.ils représentent la plus récente innovation en échange électronique de données et vous permettent d'obtenir instantanément les renseignements précis dont vous avez besoin ous Savons que vous avez le choix Nous avons donc pour objectif de vous donner de bonnes raisons de toujours choisir le CN, le transporteur qui a l'avenir de votre industrie à coeur L'engagement du CN se manifeste tout d'abord par une prise de conscience nous devons évoluer paralièlement au marché et devenir, en queique sorte, un prolongement de l'entreprise de nos clients.Nous nous efforçons par ailleurs d'optimiser l'utilisation de notre matériel; nous travaillons en étroite collaboration avec vous pour obtenir le service optimal de notre parc en réduisant le cycle de rotation de notre matériel.Nos centres de transbordement du bois de construction et nos terminaux de distribution rapprochent les produits de leurs destinataires, à des taux avantageux.Devant les défis, on agit TID3dS H3IHYD 6861 Su Gi IDEWES SIHIVISVY SIN 6-4 CAHIER SPÉCIAL F-6 !5 mars 1952 CES AFFAIRES sure.CAHIER SPÉCIAL LA FORÊT Le secteur forestier est pris entre l'arbre et l\u2019écorce AIDE À L'INVESTISSEMENT le 22 mars 1989 \u2018\u201cL'aide publique à l'investissement au Canada et en Europe\u2018 par Me Carine Crouquet avocate au Barreau de Bruxelles M.François Archambault Directeur intérimaire de la prospection internationale Industrie, sciences et technologie Canada.M.Gilles Dault Conseiller, Ministère de l'industrie, du commerce et de la technologie Directeur ENDROIT: Centre Sheraton de Montréal (\u2018Salon \u2018Salle de Bal Est\u2019 le 23 mars 1989) HEURE 7h45 am.COUT 15,00 $ par personne AVOCATS MONTREAL \u2014 BRUXELLES avec la collaboration de Businé® Kim Pour réservations: Sylvie Nadeau ou Roxanne Lafleur LOBBYING Deux sujets d'actualité sur lesquels 1! faut être informé.Cette indispensable information vous sera fournie pas des experts lors de 2 petits-déjeuners conférence à ne pas manquer.le 23 mars 1989 \u2018Le lobbying: qui, quoi, comment au Canada et en Europe\" par: M.Marc Dubrulle \u2019 Evreka Belgique M.Dominique Ferrand Président Groupe N.R.J.Inc.I\" le 22 mars 1989 et Pouliot, Mercure AFFAIRES (514) 875-5210 + SALLE Pour préparer une entrée florissante de Montréal dans le 21\u2018 siècle et assurer l'avenir de nos enfants, nous avons des gestes à poser ensemble.Ral- llons-nous à la stratégie de développement éco- nomuque de Montréal proposée par La Chambre de commerce de Montréal 1- Convertir rapidement nos entreprises aux nouvelles technologies.2- Susciter la création et la venue à Montréal d'entreprises de haute technologie.Les sociétés forestières québécoises font face actuellement à un sérieux dilemme.D'une part, le ministère de l'Energie et des Ressources les enjoint de reboiser rapidement et efficacement la forêt québécoise.D'autre part, le ministère de l\u2019Environnement maintient ses strictes exigences en ce qui à trait à l\u2019utilisation de pesticides.Une flagrante contradiction De l\u2019avis même de Gaston Déry, ingénieur forestier et pdg des Consultants Déry et associés, cette situation met en lumière une flagrante contradiction.«La Loi sur les pesticides encourage une diminution de leur usage, tandis que la Loi sur les forêts incite à un plus grand emploi de ces produits», ex- plique-t-il.Cette situation exacerbe l\u2019industrie locale.« Le gouvernement n\u2019a pas à s'immiscer dans les décisions quotidiennes de l\u2019entreprise», clame le prési- pe TERY DES wd Pour un mieux-vivre demain 3- Miser sur la recherche et le développement dans nos entreprises, 4- Améliorer la qualité de l'enseignement et communiquer.le goût de l'étude à nos jeunes, $- Accentuer le caractère international de Montréal.6- Assainir notre environnement et améliorer la qualité de vie à Montréal.Bâtissons ensemble la ville de demain.Serge Godin Président, Le Groupe CGI.Président, La Chambre de commerce de Montréal Moi, je relève le défi! de Montreal en collaboration avec Montreal Oblige.une initiative de La Chambre de commerce La Chambre de commerce de Montréal dent de l'Association des industries forestières du Québec, Guy Dufresne.En février dernier, le cadre de Consolidated-Ba- thurst (Mtl-A, 24$ ) a demandé au gouvernement «une politique rationnelle d'utilisation des pesticides en foresterie ».De son côté, l\u2019Association des manufacturiers de bois de sciage du Québec (AMBSQ) presse le gouvernement provincial d\u2019intensifier les recherches pour trouver d\u2019autres méthodes pouvant remplacer à moyen terme les produits chimiques.En fond de toile du débat: 2 500 usines à alimenter, et cent fois plus de travailleurs.Une masse salariale de deux milliards.Deux options à l'Environnement En matière de pesticides, le ministère de l\u2019Environnement doit bientôt faire connaître l\u2019option qu\u2019il préconise parmi les deux mises de l\u2019avant en avril dernier dans le cadre de sa politique d\u2019utilisation de ces produits.La première option est fort contraignante pour les industriels, la seconde plus souple.Une fois la décision arrêtée, la stratégie qui en découle sera fixée pour des années à venir.Des gros sous sont en jeu.Pour les entreprises, le calcul s'établit à quelque 100 M$ par année.Il s\u2019agit de dollars qu\u2019elles ne déboursaient pas auparavant.Et de sommes qu\u2019elles devront sortir de leurs goussets à compter de 1990, année où la forêt du Québec sera découpée en zones d\u2019aménagement.En vertu de contrats d\u2019approvisionnement et d'aménagement forestier (CAAF), ces secteurs seront cédés à des promoteurs pour une période de 25 ans.Les contrats seront revus à tous les cinq ans.Un contrat ne donnera pas seulement le droit de récolter le bois.Il comportera l\u2019exécution de traitements sylvicoles et l\u2019obligation de présenter un plan général d\u2019aménagement forestier.Québec s\u2019engage à fournir aux propriétaires de CAAF les plants à mettre en terre.L'Etat est passé aux actes depuis deux ans en consacrant 200 M$ annuellement à l\u2019achat de plants et au reboisement de certaines zones dénudées.Par contre, ce sont les sociétés forestières qui, seules, veilleront à la préparation des sols, l\u2019entreposage des arbres, l\u2019entretien et la plantation des conifères.Les entreprises ne s\u2019objectent pas à payer pour respecter les volontés gouvernementales.La logique écologique voulant que pour chaque arbre abattu, un autre doit être planté est chose admise.Des études controversées C'est plutôt au processus de consultation publique et d\u2019études d'impact que s\u2019en prennent les gens d\u2019affaires.«Les sociétés détentrices de CAAF veulent avoir les moyens de protéger leur investissement », affirme M.Déry.cOn ne veut pas se retrouver dans la situation où la tordeuse de bourgeon de l\u2019épinette anéantit une production pendant que les études suivent leur cours».La tordeuse est un parasite qui a provoqué pour plus de 80 milliards de ravages dans la forêt québécoise depuis 1968.C\u2019est là l\u2019équivalent de dix années de récolte.Pour se prémunir, les entreprises forestières veulent avoir l\u2019autorisation de réagir rapidement.Et jusqu\u2019ici, faute d\u2019options valables, c\u2019est l\u2019usage d\u2019insecticides qui a le mieux contrecarré la progression de la tordeuse.Depuis maintenant près d\u2019un an, les grands utilisateurs de pesticides doivent obtenir un permis qui requiert avant tout un certificat conféré après examen.Ils doivent aussi tenir une étude d\u2019impact si la surface visée par l\u2019épandage aérien dépasse les 600 hectares.Québec n\u2019autorise que l\u2019usage du BT, insecticide bactériologique dont la grande qualité est de ne pas mettre en péril l\u2019environnement.Le fénitrothion est un produit encore plus efficace.Les écologistes le décrient toutefois parce que cette insecticide peut endommager le système nerveux des insectes et des animaux.Enfin, les herbicides ont les propriétés les plus efficaces pour combattre la mauvaise végétation.Un seul produit, le gly- phosate, est homologué par Québec depuis le retrait en 1983 du 2-4-D.Dans un mémoire étoffé présenté, en mai dernier, à la Commission de I'aménagement et des équipements, l'AMBSQ a admis que le glyphosate comblait les besoins.Co] RAYMOND PRINCE oid oar alien dat le \u20ac entre- n des s\u2019ob- pour ; gou- gique que battu, planté Nir an- 500 Jue ide Lte année », CAHIER SPECIAL LA FORET M Pes producteurs de copeaux du Québec exigent que le gouvernement provincial régularise le prix de leur produit.Sans quoi, leur entreprise court à sa perte, affir- ment-t-ils.«Environ 25% des scieries sont menacées de mourir si le gouvernement n\u2019agit pas», prétend le directeur de l\u2019Association des producteurs de copeaux du Québec (APCQ), Me Claude Paradis.L'Association demande donc que le gouvernement adopte une loi créant un organisme de contrôle du prix des copeaux au cours de la prochaine session parlementaire.Fondée en décembre 1987, l\u2019Association regroupe environ une soixantaine de fabricants de copeaux, spécialisés également dans la production de bois de sciage.Elle ne regroupe que des producteurs indépendants des papetières.Un prix sous-évalué Selon ces fabricants, le gouvernement doit fixer le prix des copeaux parce que celui-ci est inférieur à l\u2019heure actuelle aux coûts de production.Une analyse des firmes Blais, McNeil et associés et Eco- nosult appuie la thése de l'Association.D\u2019après cette étude réalisée en novembre dernier, le prix du copeau atteint environ 100$ la tonne métrique anhydre, tandis que son coût moyen de production s\u2019élève à près de 125$.«Nous serions prêts à accepter 120$ la tonne pour la production de cet- affirme Me Paradis.L'APCQ pousse de surcroît un cri de détresse parce que les amas de copeaux représentent maintenant une source de revenus appréciables pour nombre d\u2019usines de sciage du Québec.De l\u2019avis de Me Paradis, 40% des revenus de ses membres dépendent de l'expédition de copeaux.La raison est simple.La demande pour les copeaux s\u2019est accrue avec l\u2019apparition de nouvelles techniques de production et de nouveaux modes d\u2019attribution des ressources forestières au Québec.Par exemple, les copeaux entrent dans la fabrication des pâtes mécaniques qui, de l\u2019avis de l\u2019Association canadienne des producteurs de- pâtes et papiers, se distinguent par leur très haut rendement.«Leur excellente adaptabilité à l\u2019impression a fait des pâtes mécaniques la composition de fabrication principale pour le papier journal», souligne le rapport annuel de l'As- Des fabricants veulent un prix équitable pour leurs copeaux sociation.Soit dit en passant, le Canada est le plus grand producteur et exportateur de papier journal au monde! Les producteurs de pâtes et papiers qui s\u2019approvisionnaient autrefois de billots comptent de plus en plus sur les copeaux.Des statistiques du ministère de l\u2019Energie et des Ressources du Québec révèlent que 57% des approvisionnements des papetières l\u2019année dernière étaient en copeaux.En 1980, cette proportion ne se chiffrait qu\u2019à 10% ! Une béquille provisoire Cette situation fait l\u2019affaire des producteurs de copeaux puis qu\u2019elle leur assure un fonds de roulement additionnel quand le marché du bois de sciage est déprimé.«Nous avons réussi à absorber des coûts de production plus élevés de nos copeaux grâce à des ventes records de bois de sciage.Mais ce n\u2019est plus possible maintenant», dit en substance Me Paradis.Le bois de sciage sert surtout à la construction résidentielle.Tout près de la moitié de la production québécoise est expédiée aux États-Unis.Or, les perspectives ne sont pas encourageantes dans le domaine de la construction aux Etats- Unis.La National Association of Home Builders prédit une baisse de 7% de la construction en 1989.Selon le U.S.Bureau of Census, I\u2019an dernier, la baisse était de 8%, et en 1987, de 10%.Au dire de Stéphane Nadeau, économiste à l'Association des manufacturiers de bois de sciage du Québec (AMBSQ), les expéditions totales de bois de sciage aux Etats-Unis ont diminué d\u2019environ 8% en 1988.Cette année, M.Nadeau prévoit une diminution additionnelle de 11%.Sans compter que les expéditions québécoises font toujours l\u2019objet d\u2019une provision spéciale à la suite des mesures protectionnistes prises par les Américains en 1986.Compte tenu de ces circonstances, l'APCQ estime que le gouvernement doit agir d'urgence.Le 12 février dernier, le porte-parole a fait part des doléances de l'APCQ au ministre délégué des Forêts, Albert Côté.«Nous ne lui avons pas demandé de créer de toute pièce un nouveau mécanisme public de fixation des prix», raconte Me Paradis.«Nous lui avons plutôt suggéré de modifier la Loi sur la mise en marché des produits agricoles pour faire en sorte que la Régie des marchés agricoles puissent déterminer un juste prix des copeaux.» Me Paradis prévoit rencontrer d'ailleurs le ministre de l\u2019Agriculture, des Pêcheries et de l\u2019Alimentation, Michel Pagé, au cours des prochains jours.Un non catégorique Bien entendu, les principales consommatrices de copeaux au Québec, soit les papetières, s\u2019opposent catégoriquement à tout contrôle du prix des cette matière première.«Nous sommes contre la régularisation du prix des copeaux.C'est prouvé que cette formule n'a jamais marché», clame notamment le vice-président principal ct responsable de la planification et du développement chez Tembec (MIil-A, 10 7-85), Pierre Monahan.Tembec possède une usine de pâte chimico- thermomécanique au Te- miscaming qui s'approvisionne uniquement de copeaux.Elle détient aussi trois scieries, Taschereau, Béarn et TKL, qui produisent, entre autres, des copeaux.«J'en connais des svie- ries qui rmarchent bien.le problème à l'heure actuelle, c'est qu'il v en a trop au Québec qui se départagent le marché des copeaux», croi M.Mona- han.Me Paradis admet à Mois couverts cette situation.«les scieurs ont toujours vendu leurs vo- peaux à un prix inférieur à leurs coûts de production parce qu'ils étaient 70 à vendre à moins de du acheteurs», dit le représentant de l'APCO.Le) GILLES LAJOIE VOLVO L\u2019INNOVATEUR DU SYSTÈME À ACCOUPLEMENT RAPIDE DEPUIS 1954 VOUS OFFRE LES CHARGEURS MULTIFONCTIONNELS Volvo Canada Ltée Div.Equipements Lourds (Quebec) Telephones (514) 457-4174 19100 Route Trans-Canadienne Montreal HOX 354 Telex 05-822587 1-800-363-6789 RR 1e LTT CITT } vMÉ Loup Pates et LT emballages et idées -4n PRP LJ WIDIdS HIIHYD 6861 Sow 1 IWS S3uIv4dy ST 1-4 LES AFFAIRES samea: 15 mars 1989 CAHIER SPÉCIAL F-8 J.M.Bussières, président 9515, Pascal Gagnon Saint-Léonard.Montreal, Oc H1P 124 (514) 323-4912 1-800-361-4747 Fax: (514) 329-3643 ME | nN A Distributeur autorisé de piéces et service pour le Groupe | Vorvo TS et pour HANOMAG MASSEY J.S.W.LA FORÊT B Le secteur privé aura la main haute sur l\u2019orientation de la recherche au nouveau Conseil de la recherche forestière du Québec (CRFQ).Pour Armand Legault, vice-président de Consoli- dated-Bathurst ( Mel, 24$ ) et depuis peu président du Conseil, il est clair que la mission de l\u2019organisme est de s\u2019assurer que les centres de recherche spécialisée s\u2019efforcent de répondre davantage aux priorités des utilisateurs de technologie.Le Conseil a été mis sur pied I'an dernier dans le cadre de la nouvelle loi sur les forêts.Il regroupe le ministère de l\u2019Energie et des Ressources, le Service canadien des forêts, l\u2019Université Laval, l\u2019Université du Québec, l\u2019Association des industries forestières du Québec, l'Association des manufacturiers de bois de sciage du Québec et la Fédération des producteurs de bois du Québec.OEUVRANT DANS 3 P CT EN LA NIUE ue 1300 pr ai DCR OL CHEF DE FILE * Monet PERFORMANCE DES VAINQUEURS IPAUX oR ds du bois Au Canada de la IST de pite au suiphite produits pharmaceutiques « PRpuits sanitaires fetables Wg LC vy textile rayonne « etc.441,113 Fabricant canadien de lo pate Zammerciole TEMCELL 0 1.13 VBL CC TE LLG XG LT TRS JEMBOARD PRESENCE INTERNATIONALE © PERFORMANCE FINANCIERE DANS LE RESPECT DE L'ENVIRONNEMENT ECOLOGIQUE E T NUMAIN L'industrie supervisera la coordination du Conseil de la recherche forestière Armand Legault entend demeurer terre-a-terre a la présidence du Conseil.«Le mandat principal est d\u2019amener les intervenants à se concerter, explique M.Legault.Parce que l\u2019industrie a souvent reproché aux organismes de recherche de s\u2019activer en vase clos, il est primordial d\u2019orienter les efforts vers des problèmes précis.» Le comité de coordination du Conseil verra à éviter la duplication des efforts et organisera des comités techniques chargés de traiter un problème particulier.«Il faut partir des problèmes et non pas faire la liste des secteurs et rattacher un comité à chacun d\u2019eux», observe M.Le- gault.L'orientation pragmatique sera privilégiée jusque dans la composition des comités techniques où se retrouveront autant des chercheurs que des praticiens de l\u2019industrie.M.Legault affirme que l\u2019exemple en ce domaine pourrait nous venir de nos voisins du Nouveau-Bru- nswick qui ont mis sur pied au début de la décennie le Forest Research Advisory Council.«Ils n\u2019ont pas fait de grandes découvertes et ont plutôt organisé des programmes d\u2019envergure restreinte.Cela répondait cependant à des besoins précis sur le terrain comme l\u2019amélioration génétique des arbres, par exemple », explique-t-il.La priorité sera accordée, selon M.Legault, aux techniques de syiviculture afin de disposer le plus rapidement de stocks correspondant aux besoins de l\u2019industrie.Une des tâches du conseil sera aussi de dresser un bilan exhaustif de toutes les analyses en cours dans le domaine forestier au Québec.«Très souvent, il y a des recherches qui dorment, et les utilisateurs ne le savent même pas.Les chercheurs obtiennent parfois des résultats intéressants et ne le disent à personne», souligne M.Le- gault.Le VALLIER LAPIERRE "]
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