Les affaires, 25 août 1990, Cahier 3
[" LES REGIONS MONTRÉAL, SAMEDI LE 25 AOÛT 1990 Le No 1 et de l'économie au Québec CAHIER G 8 PAGES LES ENDROITS DOMINÉS PAR LES RESSOURCES OU PAR LES PME PEINERONT DAVANTAGE KL_es PME à travers le Québec et les régions ressources ont été les premières à subir le ralentissement économique qui a débuté vers la fin de 1989.Mais, selon les observateurs nous sommes mieux préparés qu\u2019en 1982 à cette épreuve.LES AFFAIRES réuni six intervenants qui possèdent une vision d'ensemble de la situation québécoise.Nous leur avons demandé d'identifier les régions performantes, mais aussi de pointer celles qui affichent un bilan moins reluisant.Selon Jean Matuszewski (les fonctions des participants sont mentionnées ci-contre), si l\u2019on tient compte des préférences des investisseurs en 1989, c\u2019est la région de la Mauricie et des Bois-Francs, qui vient immédiatement derrière la grande région de Montréal.« Bien sûr, à Bécancour, la construction de l\u2019usine de Norsk Hydro et l'agrandissement de celle d\u2019ABI expliquent en grande partie le total de 366 M$ d\u2019investissements réalisés dans la région.» « Il faut aussi noter, riposte Yves Dallaire, que Drummondville a quand même attiré de sept à huit implantations étrangères l'an passé.Les travaux de modernisation de l'usine de Kruger à Trois-Rivières et de Consolidated Stone à Grand-Mère ne sont pas négligeables non plus.Une petite ville comme Warwick s\u2019est également signalée.» Pour sa part, Jacques Gagnon, attribue D Bâtir une ville ensemble.De g.à d., de haut en bas, Jacques Gagnon, président de l'Office de planification et de développement du Québec, Luc Provencher, vice-président pour le Québec à la Banque fédérale de développement, Yves Dallaire, président de l'Association des commissaires industriels du Québec, Jacques Desmeules, vice-président au bureau de Québec de Raymond Chabot Martin Paré, Jean Matus- zewski, directeur de la consultation et du développement économique chez Price Waterhouse et Bruno Montour, économiste senior à la Confédération des caisses populaires et d'économie Desjardins.le succès de la région de Mauricie/Bois- Francs au fait qu'on y retouve à l'heure actuelle l\u2019armature urbaine la plus équilibrée de toutes les régions du Québec.Si on examine la force relative de l'agglomération de Trois-Rivières et Cap- de-la-Madeleine et qu\u2019on ajoute le tissu urbain composé de Drummondville.Victoriaville et Warwick, on constate que la région est non seulement au coeur du Québec mais qu\u2019elle profite aussi de cet équilibre qui a l'air de bien lui servir présentement, dit-il.« La région des Bois-Francs offre également une combinaison assez rare de grandes entreprises et d\u2019entrepreneuriat.enchaîne M.Dallaire.» Quant à la région de Montréal.qui constitue un cas à part selon M.Matuszewski, son développement s\u2019est traduit de façon irrégulière.La ville championne est Saint- Laurent où les investissements purement industriels, selon Statistique Canada, sont passés de 5 M$ en 1988 à 93 M$ en 1989.C'est plus que la ville de Montréal qui en a récolté pour 79 M$ et que Laval qui est quand même passée de 22 M$ à 43 MS.« On peut difficilement oublier la région de Québec où les statistiques sur le taux de chômage.les investissements et aussi le taux d'inflation démontrent une activité soutenue, soulève par ailleurs Jacques Desmeules.« II semble que cette réalité soit attribuable a 1\u2019appareil gouvernemental qui apporte une certaine stabilité et au fait que la région attire son lot d\u2019investissements assez intéressants.On n\u2019a qu'à penser à Glaverbec, Lauralco et ABB.« La mise sur pied récente d'un parc technologique, le premier au Québec, et d'une société de promotion économique régionale sont des atouts importants.« L'Institut national d'optique, complété il y a quelques années, et l\u2019Institut national du magnésium, présentement en construction dans le parc technologique, représentent les fruits de ces organismes.Saint-Hyacinthe Corporation de développement économique et industriel de la région de Saint-Hyacinthe Inc.780.av.de l'Hôtel-de-Ville Saint-Hyacinthe, Qc J2S 5B2 Téléphone: (514) 773-4232 e (514) 464-0383 (de Montréal) Télécopieur: (514) 773.67.67 de la finance « ll y à aussi des fonctionnaires.qui continuent À recevoir leur salaire régulièrement.Cela permet de maintenir un niveau de consommation plus éleve parce qu'ils ne réduisent pas leur rythme de dépenses », conclut M.Desmeules.« Effectivement, de renchérir M Matuszewski, toutes proportions gardées, la région de Québec s'est assez bien comportée avec 120 M$ d'investissements industriels dans l'agglomération urbaine et 149 M$ dans la région élargie.» Les PME sont perdantes Au chapitre des investissements industriels, les PME québécoises subissent durement le ralentissement économique amorcé vers la fin de 1989, observent les spécialistes.« On remarque un ralentissement quasi généralisé du côté des PME, dit Luc Provencher, Cela a commencé vers la fin de 1989.Le rythme s\u2019est même accentué dans certaines régions.« Les PME établies dans l'Est du Québec sont peut-être moins touchées parce que.jusqu\u2019à un certain point, elles sont tellement déjà défavorisées.Par contre, l'an passé, on parlait de Lac Mégantic comme phénomène de croissance.Actuellement, c\u2019est un coin très touché.Il y a beaucoup de PME à cet endroit.» Bruno Montour pense qu'un point important concerne les structures différentes des entreprises.La grande entreprise peut, malgré des taux d'intérêt élevés, poursuivre ses investissements.Par contre, la PME, qui a l'avantage de pouvoir changer de cap rapidement.possède la faculté de décider très vite de ne plus investir.« Cela peut être considéré comme un avantage, de conclure M.Montour.Mais on peul y voir un inconvénient comme responsable du développement régional.» M.Provencher ajoute que les PME, qui ont été énormément échaudées par le ralentissement de 1982, ne prennent pas de risques actuellement.Elles sont sur la défensive.Jacques Gagnon, ajoute que le secteur forestier souffre aussi du contexte économique.Dans les scieries, la situation est plus que dramatique, dit-il.À cause de cela, des signes inquiétants viennent de régions comme l'Abitibi/Témiscamingue.HINT ALLIER APIERRE LES AFFAIRES, samedi 25 août 1990 - Cahier spécial C-2 MR ouyn-Noranda est la ville qui souffre le moins des dures affres de la récession que connaît l'Abitibi- Témiscamingue.Le commissaire industriel de la capitale du Nord-Ouest québécois, Darcy Kieran, touche du bois.La région qui a assis son économie sur les secteurs minier et papetier est fortement affectée par la baisse des bénéfices des sociétés veuvrant dans ces sphères.Mais, Rouyn-Noranda est devenue, depuis quelques années, ie centre des services de l'Abitibi-Témisca- mingue.« Le centre régional de la TPS s'installera chez nous et Hydro-Québec a ouvert, en juillet dernier, son bureau d'embauche pour les projets de La Grande Rivière qui | inclut la Baie James.Ce centre d'emploi était à Montréal auparavant », a confié aux AFFAIRES M.Kieran.Ce dernier se veut d'ailleurs le promoteur d'un troisième pôle économique en Abitibi: l'hydro-électricité.« Il nous faut travailler à nous accaparer de bonnes retombées de la phase II de la Baie James », dit-il.La Société de développement économique de Rou- yn-Noranda a ainsi lancé au début du mois d\u2019août un Comité Baie James !! dont le but avoué est d'aider les entreprises régionales à Rouyn-Noranda est moins affectée par le ralentissement décrocher des contrats et des sous-contrats à la Baie James et de favoriser les travailleurs du territoire.ler gratte-ciel de l\u2019Abitibi Au plan des investissements, le seul projet commercial majeur de la région viendra de Rouyn-Noranda.Le Groupe Morisco bâtira cet automne la Tour de la Capitale, un projet dont la valeur atteint 1S M$.« Ce sera le premier mini gratte-ciel de l'Abitibi », lance M.Kieran.La Tour de la Capitale comportera 11 étages et sera jumelée à un établissement hôtelier.C\u2019est la firme Hôtels F.L.du promoteur Michel Fournelle (Sheraton Laval, Hôtel des Gouverneurs de Laval) qui financera l'érection du complexe de 100 chambres à coucher.Bien qu'aucune annonce n'ait encore été faite, LES AFFAIRES a pu apprendre que ce nouvel hôtel portera la bannière Auberge des Gouverneurs.Salles de conférences, espaces à bureaux et boutiques meubleront la Tour de la Capitale.I] ne s'agit cependant pas du projet le plus important à Rouyn-Noranda en 1990.La société minière Noranda (Mtl, 18,88$) modernise sa fonderie Horne pour un petit million de plus.Ailleurs dans la région, deux papetières investissent des sommes importantes depuis le printemps.D'abord, la petite ville de Témiscaming a été choisie par Tembec (Mtl, 8,75 $) pour l'implantation de son usine de fabrication d'alcool éthylique.Quand le projet sera devenu réalité, à la fin de l\u2019année, 34 M$ auront été dépensés à cet endroit.Puis, la compagnie Dom- tar (Mtl, 11,36 $) consacre 70 M$ à l\u2019aménagement d'un nouvel atelier de bioxyde de chlore à son usine de pâtes Kraft située à Le- bel-sur-Quévillon.« Il s\u2019agit en fait de la deuxième étape d\u2019un projet qui en comptera trois, explique Lise Paradis, de Domtar à Val-d'Or.Le premier projet qui est toujours en cours consiste en l\u2019installation d'un épurateur sur la chaudière à écorce et sera terminé à la fin de l'année.Le second projet s'étendra jusqu'au premier trimestre de 1992.La troisième phase n'a pas encore été dévoilée.» L'ensemble des investissements de Domtar à Lebel- sur-Quévillon atteindra les 200 M$ une fois la troisième étape réalisée.L'objectif de ce programme est de réduire les polluants dans les affluents de l'usine et dans la pâte « à des niveaux à peine décelables », mentionne Mme Paradis.Le nouvel atelier est construit à quelque 200 pieds de la vieille usine qui sera démolie une fois les travaux complétés.Enfin, c'est à Val-d'Or, que la conjoncture économique semble peser le plus lourd.On y a toutefois appris que les Industries Nor- bord, autrefois Panneaux Noranda, consacrera une somme de 6,8 M$ à son usine de panneaux gaufrés.Prix de.consolation.Gatineau poursuit sur son air d'aller ECB ans la région de l'Outaouais, Gatineau est sur un air d'aller qui lui permet d'afficher une croissance passablement bonne au plan du développement résidentiel, commercial et des édifices à bureaux (services).Par exemple, le futur Centre des archives du gouvernement fédéral se mettra en branle dans son centre-ville à l\u2019automne.Le gouvernement appelle actuellement des soumissions pour ce bâtiment qui coûtera 100 M$.Même dans la sphère industrielle, Gatineau bénéficie de sa bonne étoile alors que Produits forestiers Canadien Pacifique dessine présentement les plans de sa future usine de désen- crage.La construction doit démarrer incessamment.Elle entraînera des retom- bées de 120 M$ pour Gati- neau.Il y a quand même une ombre au tableau puisque Magna International, qui connaît des difficultés financières, a contremandé son projet, conjoint avec la Société générale de financement du Québec, d'usine de pièces automobiles, estimée à 50 M$.Par contre, la ville de Ga- tineau construit actuellement un poste de police et une caserne de pompier au coût de 8,5 M$.De plus, le dernier développement résidentiel à prendre forme est estimé à 5 M$.Il est situé dans le secteur de la rue Er- nest-Gaboury.Pour sa part, Maniwaki se nourrit de promesses.« L'usine de pâtes appartenant à Daishowa fonctionne au ralenti, conséquence des difficultés que l'entreprise rencontre avec son usine des Prairies », mentionne Franco Mate- razzi, directeur de la recherche à la Société d\u2019aménagement de l\u2019Outaouais.Et Lanofor, qui vient de terminer son usine de fabrication de panneaux gaufrés à Saint-Michel-des-Saints (Lanaudière), a promis par la voie de son président, Jean-Paul Cossette, un investissement de 75 M$ pour Maniwaki en autant que les gouvernements lui fassent certaines concessions.Lanofor demande ni plus ni moins qu\u2019un approvisionnement en bois de 600 000 INTE RPL remplit à une bonne vitesse.Le Techno Parc attire Le directeur de la recherche à la Société d'aménagement de l'Outaouais y recense l'ouverture récente de Digitel Equipement (350 emplois), Plessis Crypto d'Angleterre qui oeuvre dans les communications sécuritaires, Phoebus, un laboratoire pour tester et développer des produits, et, plus tôt dans l\u2019année, CML Technologie une entreprise de systèmes de commutateurs électroniques.« Après avoir connu de sérieux problèmes, A.C.D.S Systèmes graphiques se redresse et ça c\u2019est une bonne nouvelle pour Hull », de signaler M.Materazzi.Ce dernier note également que la région se ressent des difficiles épreuves que traversent les entreprises forestières et celles tirant leurs revenus principalement de la publicité.Quant au marché hôtelier, qui a connu une effervescence sans pareille depuis l'ouverture du Musée de la Civilisation, il n'aurait pas fini de vivre ses jours de vaches grasses.Le propriétaire de l'Auberge des Seigneurs à St-Hyacinthe, Jacques Daigle, s\u2019appréterait à annoncer la construction d\u2019un complexe hôtelier de 800 chambres.De plus, le Ramada Inn, qui fait face au Musée, a l'intention de procéder à un agrandissement qui augmenterait sa capacité de 200 unités.Le Mont Ste-Marie, principal centre récréo-tou- ristique de la région, ne | : serait pas en reste et caresse : \u2014 -\u2014 | mètres cubes par année en des projets d'ajouts à ses # \u2014 \u2014 EN lus d\u2019une aide financière.équipements de ski et à ses # rr p Ë AEE Ce n'est qu\u2019à ces conditions aires de villégiature.b ~~ la région récolt que la région récoltera une E Rimouski 0 km Be I usie de punncaus parca: [III |g - J les de densité moyenne.« Montréal 0 km TB AT le Teer Fare se PRINCE JL p Sherbrooke 0 km ee OUBLIONS LES DIFFICULTES ET icoutimi PARLONS*AFFAIRES Chicoutimi 0 km \u2014#=4] PARLONS { | Québec 0 km KNX : Vous n'ovez sons doute pas réuni toutes les conditions idéoles \\- _ yy Er à l'implontation de votre projet.v \u2014 \u2014 -\u2019 PY 1 Mois avez-vous déjà pensé qu'une collectivité peut vous | | / | UE = offrir un ou plusieurs des éléments indispensables à votre | Rai 1 : | | | i réussite comme: © une ressource naturelle abondante; PE\" 1 © une main d oeuvre dynamique; hid.1 © une vocation industrielle établie; ; | , , EE 2 © un local 6 prix concurrentiel: ! BIEN IMPLANTÉ EN RÉGION rl nés de commando, | À | © une foxation munkipale avantageuse; \u2018 Au Groupe Mallette, nous croyons que le développement PEN © un enthousiasme débordont: | eccononuque régronal est Fattaire d'intervenants locaux.Frs\" 1 C'est pourquor nous sommes etablrs dans 38 villes au Québec.\u2014 INA SURTOUT 5 MILLIONS IX DOLLARS \u2018| | Nous voulons participer a la « réation de richesse Le Groupe mJ = CTA FON DE DÉVELOPPEMENT i dans toutes les regions du Québec.Mallette IN i Vérification mu: PS E Pa Sorparation de développement i! 1 \u20ac HÉPRÉSENTATION INTERNATIONALE .Se L LC TEE) Fiscalité BDO w 1 9D 1, 10° Avenue -C.P.1118 | Consultation BINDER BA tm 1 C Senneterre LS JOY 2M0! | \u2014\u2014 \u2014 ald Wd Wd AF AV 1» EH irabel, Rosemère et Blainville ont profité de nombreux investissements privés depuis le début de l\u2019année 1990.À Mirabel, la firme anglaise Dowty investit une somme de 90 M$ pour la construction de l'usine où seront assemblés les trains d'atterrissage pour les Airbus.Les travaux devraient être terminés en janvier 1991.On prévoit que 300 personnes y travailleront.Jean-Luc Riopel, commissaire industriel de Mirabel souligne que la région « compte déjà sur Bell Helicopter Textron, Canadair, Technair et quelques autres sociétés liées au monde de l\u2019aéronautique.Dowty confirme l'aéronautique comme spécialisation de notre parc industriel.» Les investisseurs étrangers lorgnent les Laurentides Tout n\u2019est cependant pas rose à Mirabel comme en fait foi la faillite de Kempac.Les industries liées à la consommation ou à l'exportation ont le plus de difficultés à sumager dans le contexie économique actuel.La municipalité voisine de Blainville a aussi sa pan d'investissements étrangers.Ce sont des Chinois de Hong Kong qui viennent de confirmer leur intérêt pour cette ville des Laurentides.Theresa Lok et Lawrence Lee financeront Les Sommets du Parc, un projet de 100 maisons haut de gamme.L\u2019investissement de 20 M$ s'échelonnera sur trois ans à partir d'octobre 1990.Les promoteurs sont déjà propriétaires des Galeries Blainville.Par ailleurs, Canfor-Weld- wood Distribution, de Vancouver, grossiste en matériaux de construction, érigera un entrepôt et un centre de distribution au coût de 5 M$.Le chantier sera en activité dès le début de l'an prochain.À Rosemère, les concurrents de Mme Lok et M.Lee donnent un gros coup depuis le début de l\u2019année.Investissements Morguard a lancé ses premiers millions dans l\u2019agrandissement du centre commercial Place Rosemère, Au coût de 55 M$, ces travaux seront complétés au début de 1992.Enfin, du côté de Lachute, notons l'agrandissement de l'usine de Price Wilson.Des débours de 13 M$ et neuf mois de chantier se concluant en décembre paveront la voie à ce projet industriel.Lanaudière: Ça Va mal, mais.Îl y à l'autoroute Me ralentissement dans le secteur du textile touche la région de Lanaudière de plein fouet.Joliette, entre février et juin 1990, on a perdu 200 emplois sur les 5 000 répertoriés dans le milieu industriel, dont 89 dans l\u2019industrie du vêtement.Roch Malo, commissaire industriel de Joliette, ne se cache pas pour avouer qu\u2019il doit gé- ter le ralentissement économique puisque le nombre de projets d'implantation sur son territoire s\u2019est raréfié sensiblement au cours de 1990.Papiers Scott a érigé sa nouvelle usine de désencrage à Crabtree au coût de 110 M$.Bien que l'entreprise a annoncé qu'elle ira bientôt de l'avant avec son projet d'usine de pâte alimentée par le tremble, un investissement de 100 à 120 M$, on croit que le contexte économique pourrait retarder quelque peu ses plans.Par ailleurs, malgré que ses employés ont bénéficié de vacances estivales plus longues cette année en raison de la conjoncture économique, Firestone poursuit son programme de modernisation de 60 M$.Quant au centre commercial de 20 M$ que construit Centres d\u2019achats Beauward, il devrait ouvrir ses portes apres le Nouvel An, Une autre entreprise, Des- par, aura dépensé non pas 4 M$ mais bien 8 M$ quand son usine de produits vétérinaires ouvrira à l\u2019automne, à l'intérieur du parc industriel de Joliette.Despar opérera les seules installations du genre au Canada et sa capacité de production sera plus grande que prévue initialement.À Berthier, André Desro- ches, commissaire industriel, dit que l'achèvement de l\u2019autoroute de la Rive-Nord (40) entre Montréal et Trois-Ri- vières porte fruits.Par exemple, Vifan, une filiale de Vibac, a entrepris de bâtir à Lanoraie, près de l\u2019autoroute, une usine de production de films de plastique.La firme italienne consent 32 M$ à ce projet.L'usine créera 90 emplois et devrait débuter sa production en janvier 1991.De plus, Pélo-Plastique, une filiale de R.Péloquin et fils, commence à faire tourner ses machines.Les travaux de construction de cette usine de recyclage de plastique haut de gamme avaient débuté en janvier.Pélo-Plastique produira des bouteilles destinées à la consommation de liqueurs, Il s\u2019agit d\u2019un apport de 6 M$ à la région.« Berthier gagne 30 emplois avec ce projet mais j'ai la certitude qu'il ne s\u2019agit là que d\u2019un premier pas de R.Péloquin et fils vers des investissements plus significatifs », croit M.Desroches.LL = À VOTRE PORTÉE.Trois-Rivières PN Pointe-du-Lac / St-Louls-de-France \u20ac a Rd Chile L'EXPERTISE \u201c leDgas 181483 - 0661 Mioe GZ Ipoules \u2018S3uIviI1V STIE-5 Lorsque l\u2019on parle de sous-traitance deux criteres sont determinants la facilite d\u2019accès et les competences requises.Le Trois-Rivières metropolitain est reconnu pour sa position geographique strategique ainsi que pour la qualite et la diversite de ses entreprises manufacturières Le Service d\u2019information/sous-traitance de la CEDIC peut désormais vous aider à identifier l\u2019entreprise qui saura repondre adéquatement à vos besoins les plus specitiques.Contactez donc M.Serge Francoeur qui en est le coordonnateur Me Guy LeBlanc PRÉSIDENT \u2014 0 \" Corporation economique de développement industriel et commercial de Trons Kivigres ef Cap de ls Madeleine in T Edifice François Nobert, 1401.rue Royale, Trois Rimères (Quetrx ) CHA 448 téléphone 819 374 4061 télécopieur 819 471 6811 Besoin d'espace stratégique r NOUVEAU PARC INDUSTR ARMAND-VIAU qu = |g Au coeurde la capitale ane Localise au carrelour d'autoroutes rmportantes, * À proximite de l'acroport et du port de Quebec, + D'acces facile aux marches natronaux et Internationaux, + Pres de ressources de main-d'oeuvre quaditices et diversifices; * Sur un site de prestige pour les madustries modernes: : .ry * Au coeur d'une ville ala qualite de vie = exceptionnelle, «À prix competitits; on on + + Eligible à un programme de credit de taxes: « GMA * D'une superficie de Te 000 000 pu Nef P ini 7 TE IEC our information Jue | ( (418) 691-6116 NE OFFICE MUNICIPAL DE DENFLTOPPENMENT FCONONMIOUTD DE OUF BEC - Cahier speciai C-4 LES AFFAIRES, samedi 25 août 1990 Æ% Sherbrooke, on espère relancer la vapeur au chapitre des investissements cette année.L'an dernier, l'Estrie fut la seule région administrative québécoise à n'avoir pu contribuer à la hausse des immobilisations manufacturières.À l\u2019intérieur de la région, Sherbrooke tirait de la patte.Réal Patry, commissaire industriel de la Société de \u201c développement industriel Sherbrooke donnera le ton aux Cantons de Sherbrooke, croit que cette fois, la machine à projets est bel et bien embrayée.« Consoltex, qui vient d'annoncer un projet de 5 M$ ce mois-ci, est la première d\u2019une série de compagnies qui feront connaître leur expansion à Sherbrooke au cours de l'automne.En 1990, nous devrions avoir pour 150 M$ de projets déclarés », a confié aux AFFAIRES M.Patry.En 1989, 92 projets industriels ont été réalisés.Leur valeur s\u2019est élevée à 70 M$.En 1990, le commissaire croit que ce total sera réduit autour de 75 à 80 projets qui consisteront principalement en de la modernisation d'équipements.C'est le cas de Consoltex (fabrication de tissus pour rideaux) qui consacre 4 M$ à du nouvel Équipement et seulement 1 M$ dans le bâtiment.« Le secteur des produits métalliques bourdonne d\u2019activités présentement à Sherbrooke à tel point qu'il y a pénurie de main-d'oeuvre dans ce secteur.Il y a une dizaine d'entreprises de produits métalliques qui en sont rendues à la phase du transfert technologique et d'acquisitions à l'étranger.« C'est d'ailleurs sur les transferts technologiques CROISSANCE Votre entreprise élabore des projets concernant: Letablissement, L'expansion ou la modernisation de ses installations [J [i] L'investissement 1 l'exportation [L los occasions d'aftaires [L] la commercialisation Tidvstrie Sciences of Fechologe Canada peut tous donner tous des rensergnements nitrles ke developpement.Lacquisition où Uintegration de nouvelles technologies que la Société de développement industriel de Sherbrooke veut mettre l'accent au cours des prochaines années », indique encore M.Patry.Bien que la municipalité mise d'abord sur l\u2019entre- preneuriat local, elle travaille actuellement sur trois dossiers d'importance, dont deux impliquant des investissements européens.Le troisième trait à des capitaux américains.Côté immobilier, le caractère universitaire de Sherbrooke rendra des dividendes.D'abord, l'Université Bishop réaménage ses pavillons à Lennoxville au coût de 15 M$.Ensuite, c'est en capitalisant sur la présence de l'Université de Sherbrooke que Construction Richard Carignan a entrepris, ce printemps, un développement résidentiel de 30 M$ à Rock Forest.Le projet a été baptisé Les Jardins universitaires même s\u2019il est situé à plus d\u2019un kilomètre de l'université.« Nous avons acheté l'an dernier une ancienne terre, dézonée, que nous avons partagée en 200 lots, relate Danielle Carignan, administrateur de l\u2019entreprise et épouse de Richard Cari- gnan.Nous y construirons à notre rythme surtout des maisons unifamiliales et un peu de duplex.» Officiellement, les 200 résidences devraient être érigées sur cinq ans.Cette année, cependant, seulement 25 seront bâties.« Nous allons accélérer la cadence, c\u2019est sûr, en nous attachant à suivre la situation économique du Québec », déclare Mme Cari- gnan.Les propriétés de la rue Université à Rock Forest coûteront 150 000 $.« La demande est là et nous recrutons présentement notre clientèle chez les professeurs d\u2019universités et les cadres de Bell Canada et d'Hydro-Québec.I] y a eu plusieurs transferts récemment à Sherbrooke au sein de ces deux entreprises », de conclure Mme Carignan.Par ailleurs, cet été, un autre genre de transfert s\u2019est effectué à Sherbrooke.En effet, le nouveau pénitencier de Sherbrooke a accueilli ses premiers pensionnaires.Il coûtera 10 M$ au gouvernement fédéral.pour tous aider à coneretiser tos Projets dde croissance où autres Communiquez avec Ou, en region, telephonez au bureau d'ISTC le plus proche: le bureau d'ISTC Alma Trois-Rivieres Sherbrooke de Montreal TR] 1819) 474 5344 (4181 564 5904 Je beton Quebec Drummondville Val d'Or PA HIN BIN Aah (819) 47 AB 18190 82 5060 Mootireal tue ) \u2018 HEE Sept les Rimouski Leiephone 15147 103 M8 180 98% 1400 Hy Ta Tete 0 055 HOTROS Budusty creme ging Te Nas wy Canada Bel ome Canad?Laval : l'immobilier va bien, mais c'est le calme dans l'industriel ML aval a de quoi se consoler par ces temps de morosité économique : son Palais de justice est enfin en chantier et les activités de construction résidentielle sont à la hausse.Cela confirme le phénomène de l\u2019étalement urbain autour de Montréal.Cependant, la situation est moins rose du côté de l'industriel.« Nous connaissons une reprise dans le secteur domiciliaire et particulièrement du côté de la maison unifamiliale, note Luc Si- mard, économiste à la Corporation de développement économique de Laval.Le secteur multifa- milial maintient son rythme de la dernière année.En 1990, cette reprise devrait nous permettre d'afficher des résultats semblables à 1988 qui avait été une bonne année.» Les investissements dans le secteur industriel sont toutefois à la baisse.Pire, l'absence d'annonces de nouveaux projets augure très mal pour 1991.Pour 1990, Laval comptabilisera l'investissement du gouvernement du Québec dans le nouveau Palais de Justice situé au carrefour du boulevard St-Martin et de l'autoroute des Laurentides.Les travaux ont débuté cet été.« On s'attend à un effet d'entraînement créé par la présence de cet édifice, indique M.Simard.D'ici la fin de l'année, deux projets d'immeubles à vocation mixte (bureaux et commerces) devraient se concrétiser dans le proche périmètre du Palais.» Autrement, les nouveaux projets d'édifices à bureaux se feront rares à Laval puisque les récents bâtiments érigés doivent d'abord faire le plein de locataires.Le seul investissement majeur à ce chapitre en 1990 a été pour l'Edifice G.L.du 3 Place Laval.Le bâtiment localisé à l'intersection des boulevards des Laurentides et St-Martin reçoit 10 M$ pour sa rénovation et son agrandissement.Enfin, la récession qui afflige l\u2019industrie du meuble fait mal à Laval qui compte plusieurs manufacturiers avec Artopex (Mtl, 2,80$) en tête.Triste symbole, le regroupement de vastes commerces de détail le long du boulevard Le Corbusier présente un spectacle désolant : la majorité des magasins affichent des soldes de liquidation.été la s clo.cier pré pla trie « réd rie.une de sop dus dos Vrai Juis moi cier min vol jeté exp &= \u2018est Pointe-Noire qui retient \"attention sur la Côte-Nord.Tout près de Sept-Îles, c'est l'emplacement de 1'aluminerie en construction qu\u2019érige le consortium Alouette.I] ne se passe pas une semaine sans qu\u2019une attribution de contrat, une rumeur sur la taille du projet, etc.ne défraie les manchettes.Le projet du consortium international, qui réunit des investisseurs européens et japonais auxquels s'ajoute la Société générale de financement du Québec, a de quoi soulever l'intérêt : 1,5 milliard de dollars est en jeu ainsi que 700 emplois directs.« La réduction de l'investissement est beaucoup plus modeste que ce qui a été véhiculé récemment (à la suite d\u2019une réunion à huit clos des partenaires financiers, le 30 juillet dernier), prétend Gilles DeCham- plain, commissaire industriel de la ville de Sept-Îles.« On a amputé 100 M$ et réduit la taille de la fonderie.La conséquence en sera une production de produits de métal de refonte moins sophistiqués.» Selon le commissaire industriel qui suit de près le dossier, la super-usine devrait entrer en production en juin 1992, soit avec trois mois de retard sur l\u2019échéancier initial, Pour les besoins de l'alu- minerie Alouette, la ville de Sept-Îles a délié les cordons de son trésor municipal pour la construction, au coût de 12,7 M$, d'une route d'accès jusqu\u2019à Pointe-Noi- re.La voie sera complètement carrossable en juin 1991.Construction Gely et Gautec se partagent la responsabilité de ce travail.Pointe-Noire profite aussi d'un investissement de Mines Wabush qui modernise son bâtiment minier.« Nous avions le choix entre fermer la mine ou réaliser ce projet de 50 M$ », raconte André Demers, directeur de projet à Mines Wabush.Le projet permettra à cette entreprise minière détenue elle aussi par un vaste consortium de sept pays (Canada, États-Unis et Europe) de se conformer aux exigences environnementales du gouvernement du Québec.« Nous installons trois précipitateurs électro-sta- tiques à l'intérieur desquels les gaz vont cheminer pour être nettoyés.Ce mécanisme réduira de 96 à 99 % le volume de poussières re- Jetées dans l'atmosphère », explique M.Demers.Les travaux ont débuté le ler juin dernier et se termineront en août 1991, Mines Wabush produit 6 M de tonnes de boulettes de fer par année et, selon le porte- parole de l'entreprise, fonctionne actuellement à pleine capacité.Bechtel a obtenu le contrat d'ingénierie des travaux.Enfin, en juillet dernier, le Groupe Hervé Pomerleau à débuté les travaux devant aboutir à la création d'un parc d'hivernage à Sept- Iles.L'endroit servira à l'entreposage des bâteaux de pêche.Le projet, issu d\u2019une entente provinciale-fédérale, est géré par le ministère de l'Agriculture, Pêcheries et Alimentation du Québec.Bien que Baie-Comeau Cr ur ' se n'ait pas vu de nouveaux chantiers majeurs se mettre en branle au cours de 1990, elle vient d'apprendre de bonnes nouvelles pour l\u2019avenir.La capitale de l'électricité pourra bientôt se flatter de posséder une salle de spectacles de 850 sièges et un centre de congrès d'une capacité de 600 personnes.RE Fairefaffaire avéc-la Cay \u201c\u20ac st ehoisir la voie du rendement avec une institution SR ERR \u2018dont le savoir-faire financier °° - CE et la connaissance approfondie Ly \u201cdes milieux d\u2019affaires permettent de grandir ES NT FA IN EL Ces deux investissements totaliseront 15,2 MS.Dans le cas de la salle de spectacles, Hydro-Québec contribuera pour 5 M$ aux travaux dont la facture s\u2019élèvera à 9,2 MS.C'est une filiale de Lavalin qui supervisera le chantier.Quant au centre des congrès, les trois paliers de gouvernement et des gens d'affaires de la ré- t des, profits et de conquérir de nouveaux marchés, (CAISSE DEDÉPÔT ET PLACEMENT DU QUEBEC ici ou ailleurs, aujourd\u2019hui et demain.Alouette fait l'objet de spéculations Elon se donneront la main pour le financer.Baie-Co- meau aura été bien patiente puisque la majorité des vil- tes de moyenne importance au Québec ont comblé ce besoin au cours des années 1988 et 1989, BAND HI PRINCE CLICHÉ RÉPÉTÉ À ÉCLAIRAGE DIFFERENT.EN RAISON DU TEXTE IMPRIMÉ SUR FOND GRIS OU DE COULEUR.[e103ds Jaye) - 066T M08 CZ 1P3WES \u2018SIYIVAIV SI1G-9 LES AFFAIRES, samedi 25 août 1990 - Cahier spécial C-6 i Ba Montérégic n'a pas l'air de trop souffrir de la récession.À preuve, les investissements printamiers de Pétromont à Varennes (65 M$), de Papier Perkins à Candiac (45 M$), de la Corporation Cadillac ; Fairview à son centre commercial Promenades S1- : Bruno (38 M$) et au Mail , Champlain de Brossard pour un stationnement étagé (10 M$) représentent tous ; des projets d'expansion.Mêne en regardant du cô- Montérégie : la source se tarit té de la construction résidentielle, on s'aperçoit que les initiatives ne manquent pas.LPH Construction mène le bal avec un développement prévu de 40 M$ à Ste-Catherine.Le Domaine des Floralies verra cependant cinq ans s\u2019écouler avant de prendre forme définitivement.Toutefois, la source serail en train de se tarir à en croire Raymond Gervais, directeur général du Conseil économique du Haut-Ri- chelieu.« À St-Jean-sur-Richelieu, nous avons pu annoncer récemment une série de projets d'une valeur de 5 2 6 M$ chacun, raconte-t-il aux AFFAIRES.Nous avions, il faut le dire, une bonne banque de projets potentiels.«Il se peut même que nous annoncions d'ici la fin de l'été deux autres investissements de cet ordre (5 à 6 M$) dont un dans le domaine de la boulangerie.Mais je suis pessimiste pour la suite.» Le Haut-Richelieu a déjà été fort affecté par la crise qui sévit dans l'industrie du meuble.Croydon a fermé ses portes et Scanway, filiale de Shermag, a fait faillite.Dans le premier cas, une lueur d'espoir est apparue récemment avec la tentative que mènent d'anciens employés pour redémarrer l\u2019usine avec l'aide d'investisseurs locaux.De plus, le rapatriement à Trois-Rivières des activités de Promar après son achat par Margarine Thibault, membre du Groupe Lavo, a également fait mal à la région.Promar fabriquait de la margarine.Par contre, les investisse- DES LIENS La Caisse centrale Desjardins joue le rôle d'agent financier du Mouvement Desjardins.La Caisse centrale Desjardins s'impose comme partenaire privilégié des entreprises et organisations qui recherchent des produits financiers \u201csur mesure\u201d grâce: © à sa capacité d'adapter ses services de gestion de trésorerie aux besoins spécifiques de ses partenaires; à la flexibilité de ses produits de financement: © à son accès au réseau de quelque 1500 Caisses Desjardins au Québec, en Ontario, au Manitoba et au Nouveau Brunswick; © à l'expertise, au dynamisme et au professionnalisme des membres de son équipe.
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.