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Titre :
Perspectives
Éditeur :
  • [Montréal, Québec] :[Perspectives],1959-1982
Contenu spécifique :
samedi 21 décembre 1968
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
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Références

Perspectives, 1968-12-21, Collections de BAnQ.

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PERSPECTIVES No 51, 21 déc.1968 des sarape et des chapeaux identiques.Tout au long de l'interminable marche.hommes et femmes récitent le chupelet à tour de rôle pendant que les enfants.fatigués, les yeux bouffis.essaient de suivre leurs pas sans rechigner.Enfin, on entre dans le bourg.Deux rues perpendiculaires: l\u2019une grimpant vers la montagne, l\u2019autre descendant vers la place de l'église.Pour se protéger du soleil.les marchands ont tendu des toiles au-dessus de leurs éventaires: la rue semble couverte par un immense parasol communautaire.Quelques trous laissent passer des rayons de solcil et un coin de ciel bleu.qui font cligner les yeux.Les commerçants.accroupis sur des nattes de maïs au milieu de \"amas de leurs denrées, interpellent les passants en leur vantant leur marchandise, Les femmes, alourdies par les marmots accrochés à leur dos, s'arrêtent, échangent un mot ou deux, tout en suçant un morceau de canne à sucre, et repartent, trébuchant de leurs pieds nus sur le pavage irrégulier.La recherche d'un toit pose un grave problème.Les pèlerins dorment à la belle étoile, aucun hôtelier ne voulant construire à Chalma.faute de clients assurés.Aussi le touriste se voit-il obligé de prendre gite dans un genre de pension de famille.Chaque chambre a un confort très rudimentaire: deux ou trois lits espacés de quelques pieds, une chaise dans un coin et une ampoule au plafond.Juste ce qu'il faut pour dormir, rien de plus.Nous arrivons à Chalma la veille de Noël et le village est en effervescence.L'endroit est un lieu de pèlerinage réputé.Chaque dimanche les Indiens de toute la région s\u2019y pressent pour adorer El Senor de Chalma.Mais demain c'est Noël et ils se font plus nombreux que jamais.À mesure qu'ils arrivent, ils s'installent çà et là sur la place de l\u2019église.Ils déroulent des nattes et installent des braseros pour cuire les légendaires tortillas (galettes de maïs).La place se remplit vite d\u2019odeurs et de couleurs de toutes sortes.Dans un vacarme assourdissant, les enfants jouent au milieu de leurs parents qui discutent tranquillement.Les mères allaitent leur bébé, les vieilles préparent le repas.Les pèlerins s'avancent vers l'église, à genoux, bras en croix soutenus par des membres de leur famille.Il n\u2019est pas r.re d'en voir.épuisés, s'effondrer sur place.Personne ne s'affole: cela fait partie du pèlerinage.Tout Suite page 4 æ Ay JY 2, yi 8; » 4 = « ste i ) bo ps ~ we in R dp A ia no x 1 à ds Age Pa # AN Fame v oe he \u20ac ily Mag à = 8 >= quant At 2 vo ro 5 4 D + a 3 A 4° Ye, a Ë Æc Ly dei a, x 4 PES a 3 [2 Ra RS 4 ire ES rn MS 4 * Fe 3 0) % 4 à eus a, ve = Lona, | di °F Ley a à un pè # > Ci-dessous FS Vad pettiste de wt EP ps AS > par ei _ + 24 v L, 2 AX > Far [A LS x WH ES AI ! hd) - Ù 2) I WO yp oo ¢ ok ea \u2018orchestre fillettes.A g., le trom- e =.( Me famille indienne au soleil repas en plein air; a dr., Ci-dessus, procession de # £0 Jr > Lr pe LN nd N , préparation du Br | lerinage pittoresque Noél a Chalma donne lieu ?iy % A le + , Ja LN 9 \u201c2e LS N x: Plan £ né vs af des À 3 vi A \\ ry Fe s = Fa 2.H \u2014 \\ É 2 Fo y \u2018se ss di wy Say, \u201ca = ta 7 ! à > ser À tx x § qua VS rs \"Th oy Fas (P 4 % Ey Le & sie\u201d as 74e a Sag?cs Za > = PERSPECTIVES No 51, 21 déc.1968- 3 5 à.re [PS Fa Ci-dessus, sur le parvis de l\u2019église, la danse des Maures, d\u2019après une légende espagnole.Ci-contre, le sanctuaire.Ci-dessous, les hommes exécutent la danse des éperons parmi la foule.4 -PERSPECTIVES No 51, 21 déc.1968 NOEL A CHALMA Suite de la puge 2 ce tapage est couvert par le chant d'une chorale de jeunes filles qui, depuis le matin, nous abrutissent en répétant sans cesse le mème cantique.Un petit homme essaie de les accompagner à la trompette mais n\u2019arrive jamais à rattraper la mesure.Nous essayons d\u2019agir discrètement avec les Indiens, pour gagner leur confiance, mais ce n\u2019est d\u2019abord guère facile.Les enfants toutefois ne sont pas farouches.Ils se pressent autour de moi pour que je leur montre le paysage à travers l\u2019objectif de mon appareil photo.Grâce à eux.j'arrive à amadouer les parents.Après quelques instants d'hésitation, ils se montrent très accueillants et m\u2019assaillent de questions: d'où je viens; si c'est loin.Ils s\u2019intéressent à tout, Je m'extasie sur les bébés, qui sont tous magnifiques.Les femmes m\u2019adoptent d\u2019emblée.: Elles sont très maternelles et ont un nombre impressionnant d'enfants, très rapprochés en âge les uns des autres.Pourtant, elles ne s\u2019en plaignent pas.Elles portent généralement au dos le plus jeune, enroulé dans un grand châle.Les femmes se marient très tôt ici.Il n\u2019est pas rare de voir des femmes de 15 ans avec déjà un ou deux enfants.Elles trouvent cela normal et sont heureuses ainsi.Elles ne comprennent pas qu\u2019il puisse en être autrement et sont très choquées d'apprendre que.mariée et âgée de 22 ans, je n'ai pas encore d\u2019enfant.Elles ont l'air de se demander si mon mari et moi sommes normaux.Leur monde se limite aux frontières de leur village.Le Canada pour elle?C'est un pays d\u2019Europe ou un Etat des Etats-Unis, elles n\u2019en ont aucune idée précise.L'une d'elles a dû cependant en entendre parler car elle me dit: \u2014 Le Canada, c'est loin.Il fait froid là-bas, hein?\u2014 Oui et, en ce moment, tout est couvert de neige.\u2014 Ah! ma pauvre petite, nous, on est sûrement pas riches, mais le Seigneur nous épargne ces calamités: la guerre, la neige .Elle m'explique qu'elle vient d\u2019Ocuila.D'autres sont originaires de Malinalco.Ces dernières portent comme seul vêtement une tunique bleu marine dont les côtés ne sont pas fermés, afin de donner plus facilement le sein à leurs enfants, mais seulement retenus par une large ceinture rouge.Les femmes de Malinalco sont réputées dans toute la région pour leur grande beauté mais acceptent avec beaucoup- de réticence le contact des étrangers.Je reste encore frappée de leur beauté et de leur sérénité.Sereins, ces gens le sont sûrement.Mais sont-ils heureux?De quoi vivent-ils?où vivent- ils?ont-ils l\u2019espoir qu'un jour leur condition s\u2019améliorera?Pour comprendre leur mentalité, il faut connaître le fatalisme profond de l\u2019Indien.Toute question pour lui trouve sa réponse en Dieu.Il s'en remet totalement et constamment à Lui, acceptant sa condition, si misérable soit- elle, comme un don du Seigneur.En voici un exemple: un industriel a implanté une usine non loin d'ici, et pour éviter toute concurrence possible il a acheté tous les terrains alentour.Il peut ainsi imposer le salaire qu\u2019il veut à une main-d'oeuvre qui ne peut qu\u2019accepter ce travail si elle désire gagner quelque argent: de 75 cents a un dollar par jour! Somme qui ne correspond nullement au travail Sperm eee astreignant qu\u2019on exige.Bien que ne possédant ni montres, ni réveils, parfois même aucun moyen de transport \u2014 sinon la marche à pied sur une distance de plusieurs milles \u2014 , les ouvriers doivent arriver à 9 heures tapant.À 9 h 05, le retardataire est renvoyé et sa journée lui est décomptée.Quel changement radical pour ce même Indien qui, auparavant, labourait son champ sans souci de l\u2019heure, sans contrainte d'aucune sorte! Le jour de la distribution des salaires, les empreintes digitales sont beaucoup plus nombreuses que les signatures sur la feuille de paie.Plus de la moitié des ouvriers sont analphabètes ct le cinquième d'entre eux ne parlent que des dialectes locaux.L'usinier, qui se veut libéral, a créé une classe de lecture et d'écriture à l'heure du dîner.Il n°y a rien d\u2019étonnant à ce que seulement 20 ouvriers sur | 400 y assistent! Peut-on les en blâmer après quatre heures de dur travail et devant quatre autres heures à venir, surtout que l'Indien n\u2019est pas, de nature.enclin à l'effort?Les Indiens ne songent même pas a se révolter contre le traitement qui leur est infligé.lls ne sont pas toujours conscients de son injustice et, de plus, une forte tradition religieuse de résignation les empêche de réagir violemment.D'ailleurs, le patron possède toutes les armes voulues pour les en dissuader.Il y a quelques mois, un petit groupe d'ouvriers d'un même village a commencé de protester contre les bas salaires.Non seulement ont-ils été renvoyés mais, depuis, aucune personne de ce village ne peut se faire embaucher à l'usine.De tout temps, au Mexique, l'Indien à été le \u201cpauvre\u201d.Il a subi le servage des Espagnols d'une part, celui de l'Eglise d'autre part.Sa situation n\u2019a que très peu évolué depuis quatre ou cinq siècles.S'il est maltraité, s\u2019il reçoit une gifle, il n\u2019ira peut-être pas jusqu'à tendre l\u2019autre joue mais il remerciera le Ciel de ne pas en recevoir une seconde! L'humilité est un témoignage constant de la présence de Dieu dans la vie de l'Indien.TI trouve un refuge dans la croyance aveugle, qu\u2019il extériorise, notamment, dans le pèlerinage.Il attache une importance particulière à celui de Noël.Pendant toute la journée du 24 décembre, les arrivées en groupe des pèlerins des villages d\u2019alentour se succèdent sans arrêt.Nous enchantons les petits orchestres populaires qui les accompagnent en leur faisant écouter l\u2019enregistrement des pièces musicales qu'ils ont jouées.Tandis que nous sommes en train de déjeuner, une femme d\u2019une trentaine d'années entre dans le minuscule \u2018\u201c\u2018restaurant\u201d où nous nous trouvons.Elle mendie, mais conserve sa fierté.Nous lui donnons les tortillas qui restent dans nos assiettes, et elle répand sur nous ses bénédictions, nous baisant les mains comme si nous lui avions fait don d\u2019une fortune.Le soir descend sur le village et la place de l\u2019église se transforme en dortoir.Il est 10 heures.et les Indiens entendent dormir jusqu\u2019au premier coup de cloche qui leur annoncera la messe de minuit.Un à un, ils s\u2019allongent sur leurs nattes de maïs.Toute une famille se serre sous une même couverture, près de laquelle les hommes ont déposé leur chapeau.L'effet de ces rangées de chapeaux blancs bien alignés est des plus amusant.Nous nous éloignons momentanément pour descendre vers la cascade qui borde le village.À cette heure tardive.quelques Indiens s\u2019y baignent encore car l\u2019eau qui descend des montagnes environnantes est très fraîche.Une vieille Indienne m'affirme que cette eau a des vertus miraculeuses.\u2014 Pourquoi miraculeuses?dis-je.intriguée.\u2014 Tu vois cette rivière?Si tu t\u2019y baignes, tu ne seras jamais malade.Elle peut te guérir de n\u2019importe quel mal.Mais il faut y croire.Voyant mon air quelque peu sceptique, elle reprend: .\u2014 Il faut y croire, sinon ga ne fera pas d\u2019effet.Si tu n\u2019y crois pas, ce n\u2019est pas la pcine.Il faut croire! il faut croire! Par la suite.j\u2019apprendrai que les vertus \u201cmiraculcuses\u201d de cette eau sont simplement dues à certaines propriétés chimiques inconnues de mon Indienne.Au premier son de cloche.vers 11 h 30, nous remontons le chemin qui mène à l\u2019église.En une ou deux minutes, tout le monde est debout, réveillé, et se groupe devant lc porche.Les femmes réinstallent les bébés sur leur dos, les hommes récupèrent leurs chapeaux; les enfants, encore engourdis de sommeil, s'accrochent à leurs parents, de peur de les perdre dans la foule.Enfin, les portes s'ouvrent.C\u2019est une ruée générale dans l'église.qui est bondée en quelques minutes, Nous sommes littéralement soulevés et emportés par le flot humain, essayant de protéger tant bien que mal micros et caméras.À peine la foule est-elle entrée que l\u2019orgue entamg les cantiques de Noël.La cacophonie recommence: chacun entonne un couplet différent! Pourtant.cette messe de minuit est émouvante dans sa simplicité.Quelques femmes pleurent.Les enfants, intimidés, se tiennent tranquilles.Un chant nous semble soudain familier: le Minuit, chrétiens, mais en espagnol.La messe terminée, les Indiens sortent lentement.silencicusement, comme a regret.Encore pénétrés de la beauté et du recucillement de cette nuit, ils regagnent les endroits qu'ils ont élus pour dormir.Ils se recouchent et, en dix minutes, tout est redevenu calme.Le jour de Noël est aussi animé que la veille à Chalma.Divers groupes folkloriques miment certains événements historiques; d'autres dansent sur de vieilles mélodies espagnoles: la danse du lasso, celle du toréador.Le tout est couvert par les cuivres d'un orchestre jouant les airs à la mode.Les Indiens se pressent autour de ces attractions et les regardent pendant des heures, sans se lasser.Quant à nous, épuisés par le bruit, la chaleur et la poussière, nous décidons de quitter Chalma.Noël à Chaima, c'est envoûtant et nouveau.Mais, malgré tout ce pittoresque, une impression de malaise ne nous quitte pas: celle qu\u2019on éprouve face à un pays en pleines affres de développement.Le Mexique n'est qu\u2019au début de sa révolution industrielle.Il ne pourra que lentement.difficilement, combler le fossé qui le sépare de ses voisins du Nord, les Etats-Unis.Longtemps encore il en demeurera le satellite.Pour rattraper un retard séculaire, il s\u2019équipe des machines les plus modernes, mais la main- d'oeuvre « du mal à suivre.En balayant des siècles de tradition, les usines plongent brutalement l\u2019Indien dans un monde pour lequel il n\u2019est pas encore prêt.Les ingénieurs mexicains ignorent encore beaucoup des nouvelles techniques.aussi l\u2019entreprise privée fait-elle facilement appel à des ingénieurs étrangers.It est à espérer que, d'ici quelques années, le Mexique aura préparé les nouvelles générations qui pourront prendre la relève des techniciens étrangers.La situation sociale du Mexique repose sur son système économique.Le gouvernement actuel fait de grands efforts pour éduquer les .Indiens, mais la résolution du problème n\u2019est pas facilitée par l'énorme différence de richesse entre les classes sociales.Les grandes familles d\u2019origine espagnole possèdent la grande industrie, les mines, l'exploitation des matières premières, le grand commerce, qui sont les sources mêmes du développement véritable.Le petit commerce, les professions libérales secondaires, le personnel de bureau se recrutent chez les métis, de sang mêlé espagnol et indien, Les Indiens purs, eux, restent agriculteurs et ouvriers.Le racisme n'existe pas au Mexique, mais une certaine réticence se fait sentir chez les métis vis-à-vis des Indiens.En effet, ce sont eux qui, au premier chef, risquent d'être touchés par l'émancipation sociale des Indiens.L'éducation est le seul moyen par lequel l\u2019Indien arrivera à s'émanciper.Mais quel pas énorme à franchir pour arriver au premier stade qui est encore d'apprendre à lire et à écrire?Ce problème de l'émancipation des Indiens, ceux de Chalma et d'ailleurs, est complexe, et plusieurs années passeront encore avant qu'il ne soit résolu.C\u2019est pour nous un soulagement, un refuge, presque une fuite devant la réalité, de penser qu'ils ne sont pas conscients de leur situation.Cependant le gouvernement mexicain est conscient, lui.de l\u2019énorme tâche qui lui incombe.Sans doute réussira-t-il à la mener à bien, mais combien de temps lui faudra-t-il?< PERSPECTIVES No 51, 21 déc.1968- 5 .5 0 la région de Québec.a Roo ew?vow wir A a ¥ me: ve BW On s\u2019y amuse en grand, avant, pendant et après .Les Alpes, cest bien mais c'est loin .venez faire du ski à Québec, site, cette année, des épreuves Du Maurier International.Tout près de Québec se trouvent plusieurs des meilleurs centres de ski du Canada, à Stoneham, au Lac Beauport et au Mont Ste-Anne.La neige y est abondante, \u2014 175 pouces ou plus par hiver, \u2014 la saison longue, \u2014 de décembre à avril.On y compte plus de 30 milles de pistes neigeuses parfaitement entretenues, 20 monte-pentes, y compris des gondoles, 3 écoles de ski reconnues et un service complet de location d'équipements.Les hôtels de la région de Québec ont tous \u201cun p'tit quelque chose\u201d de merveilleux, depuis la plus modeste auberge où l'on mange comme la table du roi, jusqu'aux grands palaces et aux motels luxueux.Après le ski, le bon temps .dans les petites boîtes, les discothèques à la mode et les grands clubs de nuit de Québec, Oui, cet hiver venez faire du ski à Québec.Venez pour une fin de semaine, venez pour toutes vos vacances: vous verrez que pour le ski, le confort et l'accueil chaleureux, rien ne vaut \u2014 = Demandez des renseignements | Site, cette : a votre agent de voyage ou | année, des écrivez à: | épreuves La Chambre de Commerce du DuMaurier district de Québec, | International - 17, rue St-Louis, Québec 4.| pour la coupe | du monde Nom | Rue | | | ee P2_ J photos L'année qui s'achève a été fertile en événements, partout dans le monde, et la presse s\u2019en est fait l'écho au jour le jour.Mais on oublie vite.À la veille d\u2019une nouvelle année, nous vous présenterons, la semaine prochaine, six pages de photos rappelant les grands événements qui ont bouleversé le monde en 1968.DEEP HEAT aide à calmer les douleurs arthritiques En quelques minutes, Deep Heat procure un soulagement des douleurs arthritiques, rhumatismales ou muscu- faires\u2014 Deep Heat Rub pénètre littéralement dans la peau, c\u2019est pourquoi il est si efficace.C\u2019est un analgésique à action rapide qui procure un soulagement bienfaisant aux endroits les plus douloureux.Vous sentez une chaleur bienfaisante qui apaise la douleur.Non gras.Ne tache pas.Economique.Mentholatum DEEP HEATING Rub 6 -PERSPECTIVES No 51, 21 déc.1968 Ne fumez plus Du nouveau! Une manière agréable d'arrêter de fumer.D'un goût plaisant, légèrement médicamenté pour vous libérer du goût de fumer.Dès aujour- d'hui, cessez de fumer: achetez Ban- Smoke chez votre pharmacien.BAN-SMOK CHEWING GUM PLAN PARIS DE GRANDS PLACARDS publicitaires dans les journaux parisiens ont annoncé en juillet dernier l\u2019arrivée du Canadien Michel Desrochers sur les antennes d\u2019un des postes les plus écoutés de France, Europe No 1.Kidnappé à C.J.M.S.par le directeur d\u2019Europe, Lucien Morisse \u2014 qui avait fait ce voyage spécialement pour lui \u2014, le disc-jockey montréalais bénéficia dès le premier instant de tous les traitements de faveur réservés aux vedettes: voyage en première classe sur le France pour lui-même ct sa Chevrolet 68.garçonnière aux Champs-Elysées mise à sa disposition par le poste, et il n\u2019y avait pas deux jours qu\u2019il était à l'antenne que commençaient à arriver les lettres d\u2019admiratrices.Puis ce fut au rythme de 15 à 20 par jour: cartes postales, demandes de renseignements sur le Canada ou de photos et des félicitations.Donc ce garçon de 23 ans choyé depuis toujours par une mère adorante et par trois soeurs \u2014 \u201cA 16 ans, dit-il, je faisais déjà de la radio, alors j'étais le héros de la famille!\u201d \u2014, rond comme un poupon et sérieux comme un pape sous ses airs légers, se retrouva soudain adopté par toutes les dames et demoiselles auditrices d'Europe No |.On le félicite pour tout: le pays d'où il vient, son naturel, les disques qu\u2019il passe .Pour moi, vous êtes un Canadien, un vrai, qui ne sent pas la Buick et Elvis Presley mais qui préfère son \u201cchar\u201d et Pauline Julien.Un lycéen de 17 ans.Auparavant je n'accordais aucune attention à votre pays, maintenant le Canada me passionne .Ce que nous voudrions c\u2019est que vous restiez toujours en Europe signé: une famille parisienne.Parfois le ton se fait plus intime, les jeunes admiratrices sont plus réveuses.Je vous baptise le play-hoy des ondes.Je pense que chez vous la voix se rapporte au plumage .Envoie-moi ta photo.Si tu es aussi mignon que ta voix est jolie, alors je suis doublement ton admiratrice .Méme les garcons lui écrivent, surtout des soldats, pour demander des chansons canadiennes.Si wn jour vous avez envie de parler \u2018canaven\u201d, passez me voir sans plus de formes! Vinvite un de ses compatriotes.Il y a de quoi réchauffer le coeur d\u2019un Québécois d\u2019origine normande, et ça ne fuit pas mauvais effet sur la direction! Venu avec un premier contrat de 6 mois.Michel Desrochers a déjà reçu deux augmentations de salaire, un engagement pour l'année et, devant son expérience \u2014 \u201cJe suis le plus jeune mais celui qui a le plus d'années de métier\u201d \u2014, Lucien Morisse vient de lui confier la tâche délicate de relancer Salut les Copains \u2014 S.L.C.en argot de métier \u2014, la grande émission des années 55-63, en perte de vitesse depuis.\u2014 Je suis allé passer une semaine à Montréal, début octobre, pour préparer l'émission.Pendant 2 mois.j'avais travaillé avec les adultes, maintenant je suis retourné aux jeunes.J'ai donc essayé de plaire aux deux publics: c'est difficile.I! faut doser Adamo (il plait à tous) et Halliday.En plus il faut de l\u2019américain, les Français adorent ça, Mais pas trop criard.Puis toujours les Canadiens.Ici Félix Leclerc est le numéro 1 mais on demande de plus en plus Ferland.Par le courrier que je reçois.je constate que les Français s'intéressent à la chanson de chez nous et la connaissent.Plusieurs sont allés à Montréal pour l'Expo, d'autres songent à y émigrer.Un grand nombre ont des correspondants là-bas et le mot ay peas ve Ln MICHEL DESROCHERS, I ENFANT CHERI DE LA RADIO PARISIENNE par Paquerette Villeneuve Photos Georges Pierre Michel Desrochers entre dans la voiture radio d'Europe No 1 pour aller enregistrer un reportage.Canada les fait rêver de grands espaces.de gens simples au grand coeur.\u2014 Après quatre mois de vie ici, que pensez-vous de Paris?(Quand je l'ai rencontré en septembre, il avait encore un peu l'air du bébé sorti du nid ct il s'ennuyait de sa famille, de papa-maman.Depuis son retour, il semble mieux acclimaté.) \u2014 Tout le monde à Europe a été tellement gentil pour moi depuis le début.Dès que j'exprimais un désir, chacun s'empressait de me rendre service.\u201cTu veux aller chez le coiffeur?Je vais te présenter le mien\u201d.et c\u2019était comme ça pour tout.Quand j'ai commencé mon travail, cet été, il a fallu déplacer un ancien présentateur qui ne l\u2019a appris qu'en rentrant de vacances.J'étais mal à l\u2019aise mais il m'a dit simplement: \u201cSi on t'a confié l\u2019émission, c\u2019est que tu es meilleur que moi.Ton travail est très bon!\u201d Je n\u2019en croyais pas mes oreilles.\u201cLe quatrième jour, j'ai eu un coup de cafard.Vonny, qui est présentatrice à Europe et a déjà vécu à Montréal, m'a invité à diner chez elle et elle m'a fait parler du Canada.À la fin de la soirée, ça allait mieux! \u201cCe qui a été le plus dur?C'a été de m\u2019habituer a vivre seul.J'y arrive à 75 p.c.À Montréal quand j'avais envie de manger.je téléphonais à St-Hubert Bar-B-Q ou au Chinois et on m\u2019apportait tout a la maison.Ici, il faut se déplacer.Alors, je vais au restaurant.Je mange micux parce que je grignotte moins, alors jai maigri.Quand ma mère m\u2019a revu à Montréal, elle était tout inquiète: je ne redemandais plus deux portions à table!\u201d \u2014 A-t-elle trouvé chez vous d'autres changements?\u2014 \u2018Tu as un petit accent\u201d, m'a-t-elle dit.Pauvre mamian, je n\u2019ai pas eu le temps de beaucoup la voir: j'ai à peine pris deux repas à la maison! Mais je suis revenu avec une liste interminable de cadeaux à acheter: pour ma mère.une montre suisse, pour un copain le dernier San Antonio, pour mes soeurs des colliers.Je leur apporterai tout cela à Noël.Une de ses admiratrices lui a écrit: \u201cVous êtes gai, dynamique, dans le vent\u201d .mais il a encore peur de passer pour un touriste.\u201cCroyez-vous que je puisse aller au Quartier latin avec ma caméra?\u201d m'a-t-il demandé et, après son retour de Montréal: \u201cJ'ai rapporté ce paletot d'hiver: est-ce qu'il est convenable?\u201cOn m\u2019a demandé de parler canaven sur l'antenne.Je ne veux pas mais j'aime utiliser des expressions canadiennes: tomber en amour, par exemple.Ça n'empêche pas les autres de me taquiner gentiment.\u201d Un jour qu'il préparait son émission, il voit arriver au studio Adamo, qu'il avait déjà rencontré à Montréal.\u201cSalut, Desrochers, as-tu barré la porte de ton char?\u201d Les autres ont été épatés: \u201cII connaît Adamo, c'est un \u201cbig boy\", notre Montréalais!\u201d Quand il se promène sur les Champs-Elysées avec sa Chevrolet bleue immatriculée dans la province de Québec, les gens s\u2019exclament: \u201cOh! la bagnole! Oh! le Québec! Vive le Québec libre! lui a-t-on crié en Belgique.\u2014 Les auditeurs vous demandent-ils beaucoup de disques canadiens?\u2014 De plus en plus.HN y a de plus en plus de disques canadiens qui sortent en France.Georges Dor vient d\u2019avoir un 45-tours On commence à demander la Manic.Félix Leclerc reste le numéro 1.et Ferland gagne Suite a la page suivante PERSPECTIVES No 51, 21 déc.1968- 7 Fumer une Dr.Plumb's c\u2019est éprouver la fraîcheur de la glace \u2018\u2019Éprouver la fraîcheur de la glace\u201d décrit exactement ce que vous découvrez avec la Dr.Plumb\u2019s, la pipe parfaite.Elle \u201cclimatise\u201d votre bouche, parce que la bride de son systéme breveté enléve l'excès de chaleur avant que celle-ci n\u2019atteigne la bouche.\u201cClimatise\u201d, parce que le système refroidisseur, en faisant fonction de filtre, arrête l\u2019'humidité\u2014un tour de tuyau nettoie la pipe du fourneau au tuyau.Une bouffée de fumée fraîche et sèche .toujours douce, toujours propre.9 Dr.Plumb S, /a pipe parfaite Un produit de la célebre famille ((G3330) Pierre Dudan a la reconquéte de Paris Après huit années passées au Québec, où il a élu domicile, le fantaisiste Pierre Dudan fait sa rentrée à Paris où la critique et le public lui ont fait fête.Dans le numéro de la semaine prochaine, nous vous présenterons une interview du chanteur par Armande Saint-Jean.8- PERSPECTIVES No 51, 21 déc.1968 @ CIGARETTES EXPORT o BOUT UNI ou FILTRE MICHEL DESROCHERS Suite de la page précédente de plus en plus de terrain.On connaît ici Vigneault, Pierre Lalonde, Ginette Reno.On me parle de Dominique Michel et Denyse Filiatrault qui ont déjà fait un disque en France \u201cJeunesse d'Aujourd'hui\u201d.Je fais jouer Donald Lautrec, Tony Roman et Nanette.On m\u2019a demandé récemment les Houlops, un groupe de St- Hyacinthe.\u2014 Et les vedettes françaises?\u2014 Je fais pas mal d\u2019interviews.Les gens que j'ai rencontrés à Montréal viennent me voir.Hugues Auffray: c'est lui qui a parlé de moi à Lucien Morisse.Eddy Mitchell, Dirk Rivers, Halliday.J'attends encore la visite de BB! \u2014 Les gens sont-ils sympathiques?\u2014 Ça dépend.Dutronc, très fou-fou, est charmant.De temps en temps, je tombe sur un os! Avec Françoise Hardy, ça n'a pas été du gâteau .mais laissons-le raconter lui-même, puisqu'il a d'excellents dons d'imitateur.\u201cElle revenait d'un voyage au Brésil.\u2014 De quoi va-t-on parler?lui demandai-je, pour préparer l'émission.\u2014 Ah, posez des questions.Moi je ne réponds pas si on ne me pose pas de questions, et elle continue à lire son journal pendant que je la présente au micro.\u2014 Françoise Hardy, vous revenez de voyage?\u2014 Oui, de Levallois-Perret! (C\u2019est une banlieue de Paris, comme Longueuil).\u2014 Vous êtes très occupée\u201d \u2014 Oui, tout de suite après cette interview j'ai rendez-vous à Radio- Luxembourg (le concurrent direct d'Europe No 1).\u2014 Vous avez un nouveau disque\u201d \u2014 Oui.\u2014 Quels sont les titres?\u2014 Mais vous les connaissez puisque vous avez le disque!\u201d \u201cExcellent! m'a dit ensuite le réalisateur de l'émission.Elle est rarement aimable à ce point!\u201d Heureusement, tout le monde ne lui fait pas la vie aussi dure.Lors de son premier gala à Armentières comme animateur, il avait à présenter Sacha Distel et Rika Zarai.11 avait le trac parce qu'il craignait que le public n\u2019apprécie pas son style à l'américaine.\u201cC\u2019est un monsieur très nerveux que vous voyez devant vous\u201d, dit-il en guise d'introduction, et les gens se sont mis à l'applaudir.\u201cOn vous a adopté dans la région\u201d, lui dirent ensuite des spectateurs.\u2014 Lors de votre séjour d'une semaine à Montréal, avez-vous revu vos amis\u201d \u2014 Il y a surtout des gens qui me téléphonaient, sûrs que je m'étais \u201ccassé la gueule\u201d et que je revenais définitivement! \u2014 Tu es de retour?\u2014 Oui.\u2014 Tu restes ici?\u2014 Non, je rentre faire Salut les Copains.\u2014 C\u2019est sûr, ça?\u2014 Oui, je commence le 16 octobre.\u2014 À quelle heure, ton avion?Mais il reste les vrais amis, ceux qui sont capables de vous dire si ce que vous faites est bon ou non.Je réagis très bien quand c'est sincère.Par exemple, j'ai une grande confiance dans le jugement de Normand Fréchette et je suis allé discuter avec lui de la nouvelle formule que je voulais adopter.Nous comparons nos idées, c\u2019est très stimulant! Déjà au bout d'une semaine que j'étais à Paris, il a su que je m\u2019ennuyais, que j'avais du vague à l\u2019âme.II m'a écrit une lettre pour me secouer.C'est le gars qui m\u2019a le plus aidé.Lui et sa femme Viviane croyaient en moi! A la radio canadienne on a des idées d'émission qui retiennent l'intérêt des Français.M.Morisse en a rapporté quelques-unes, et ça marche bien.Michel Desrochers ne parle que radio.D'où lui vient cette passion? FE >> Michel Desrochers (à g.) jouit de la confiance de Lucien Morisse, directeur d'Europe No 1.\u2014 ll y a 10 ans je suis allé avec mon père à Matane et nous avons visité le poste C.K.B.L.J'ai eu le coup de foudre pour le métier de disc-jockey! J'étais fort en français à l\u2019école et je me suis inscrit aussitôt que possible à l\u2019Académie Nationale des Annonceurs à Montréal.L'enseignement est très bon.On nous apprend la diction.la phonétique et tout ce qui concerne la radio.A 16 ans j'étais le plus jeune animateur au Canada.\u2014 Le travail est-il très différent à Paris?\u2014 À C.J.M.S., je faisais tout tout seul.Ici, il y a S personnes pour l'émission: un réalisateur, un technicien, un opérateur et un programmateur qui prépare la sélection des disques en accord avec moi, Que fait Michel Desrochers quand il ne fait pas de radio?\u2014 Je fais encore de la radio.Il faut que je voyage: J'apprends l\u2019allemand, ensuite j'apprendrai l'espagnol.Je pourrai aller dans ces pays et discuter avec les gens .car en voyage, on peut écouter la radio! \u2014 Vous apporte-t-elle quelque chose personnellement?\u2014 Oui, elle m\u2019a appris à vivre avec les gens, à pouvoir communiquer, discuter.échanger des idées, voir vivre les autres.Je suis moi-même, à la radio, je suis dans mon élément naturel, parfois blagueur.parfois sérieux: comme dans la vie.\u2014 Avez-vous déjà pensé à faire autre chose?\u2014 J'aurais aimé enseigner: c'est encore une façon d'apprendre! Mais surtout j'aimerais, quand mon intérêt pour la présentation des émissions aura disparu ou qu\u2019on ne voudra plus de moi.m'occuper de la direction d'un poste de radio ou de TV.\u2014 Mais les Françaises.tout de même, vous avez eu le temps de les voir?\u2014- Ce qui me frappe.chez elles.c'est qu\u2019elles portent moins la mini-jupe qu\u2019à Montréal.mais elles se parfument.Quand on passe à côté d'elles on respire leur bon parfum.Voilà ce qu'en pensent ses yeux et son nez: je n\u2019ai pas pu en savoir plus! \u2014 Et les Français en général?\u2014 Disons les Parisien.Aux Champs-Elysées, le public à toujours l'air triste.Puis ils sont de plus en plus chauvins.Je regardais la TV pendant les jeux Olympiques et on entendait des choses comme: \u2018Evidemment l'équipe de France (arrivée en troisième place!) a fourni un extraordinaire effort.Les Russes et les Américains sont arrivés avant, mais s'ils n\u2019étaient pas arrivés si vite, les Français auraient gagné!\u201d Mais j'ai aimé l'image de la petite Colette Besson qui, montée sur le podium pour recevoir sa médaille.a pleuré en entendant /a Marseil- luise.Ça c\u2019est du patriotisme, c\u2019est une émotion belle et compréhensible! \u201cJ\u2019aime bien vivre ici.Ça permet de faire des comparaisons entre les \u201cFrançais du Canada\u201d, comme nous appelle le général de Gaulle, et les Français de France.On gueule, nous aussi, au Canada.Une différence: les Français sont toujours fiers de voir qu\u2019un des leurs réussit!\u201d Sans commentaires! Il a fallu peu de temps à Michel Desrochers pour s\u2019acclimater.Il lui reste encore quelques petites habitudes à acquérir.Lorsque nous sommes allés prendre un café ensemble au bistrot de mon quartier, il est parti sans laisser de pourboire.Heureusement, j'étais restée pour téléphoner et j'ai pu réparer son oubli.Il apprendra.dq Vivela différence! Il existe une différence réelle \\ entre un \u201cLondon dry gin\u201d Ordinaire et un \u201cdry gin\u201d qui vient vraiment de Londres.Beefeater: le \u201cdry gin\u201d doux au goût raffiné.IMPORTED FROM ENGLAWN® Vous le savez.vos amis aussi.DRYGIN 8° EURROUGH LIMITED LONDON ENG CONTENTS 25 OUNCES | Beefeater Beefeater Distillé à Londres depuis plus d\u2019un siècle.Le \u201cdry gin\u201d qui se vend le plus au Québec.PERSPECTIVES No 51, 21 déc.1968 - 9 ANA AACA AAACN OOOO NNN IN INEOIEIEIN ALA MODE | = x A win g £ i dhl § 4 oN 1 A pi se > ; RER 19 RJ ~14°% FE > Î A HON 5 ter FA, Photos Claude Fournier + LA ; = 2] \"ir 3 % at HE / 1 A HN : EN 5] AR \u20ac * Cr & ey, WB M = = CR (AR) [dd = mme ah Ke a Te La i,\u201c 4 «ge ae es we 7 pg» Al aR a PR] XX uns =.| ¢ MR fo ; i 3 ; PLE ex Lo 4 à pe + 3 A i0R %- \u201c4 a = A \\ LN 0 \u201c 0 7 GZ à a Ze 7 Jd = SE 7 448 7 7 Nd ¢ 4 Oh! les beaux chapeaux qui s'harmonisent # \\ 6 RN avec (à g.) un paletot ajusté par une FE} Xi Zz = = ps, ceinture et (à dr.) une cape en fourrure! Js 2 230 ÉDITIONS CEE = Le NN N Se LA] AL Late: CG Z (tes LE = ry NS WN ; Ep px 3 Z Ce CCE A SNS N N N N tN ET LJ K a» A \u201cZ.CEE CR N N AN ) 2 Je j - à ZZ D a A * BRN 28) .A + 2 7 CE =z 7 CEE i.He (ENS = À Ÿ Ws 5 (x) VY J x: = Z S x NS 5 ~ N + +2 + 0 GC Ge 5 2 NN NV \\ S \\ LA) AXON 8», A) > 4 À .- Wo 7 7 \\ AN N° N NS À AS M ~ oY * fad Le Ga = \\ N x 3 NS S AY AX 4 hs a i 'N GE 7 7 \" WN SR = « ANS N° SN NN LAN En CP D, \"y + % y 4 yy N Sos NS Ÿ NN 3 RWWA EL TL LA Pn 2 % 7 \\ À +N 3 WR A Pa « a) h \u20ac = Du \u201c+ 5 2 ès NS \\* | © 1 vs JH CA NN = y.° LN Sw ve.7 CN si at RS SN 3 EU , \u201c Lu \u201ca a POS L; EE 7 AA NN N $ S y K VE) oR [40 Gt SE 74 SYA NY i at NE A (4 \u201cpe ES Seis À ; > Le XD \\ : % Ld ?D a ha (ON 2 Le | >} A y LU as Ef NR REN LS NAN FE À [0 y) M hat \u201c a AN WN CL) ML J » LES > 7, 4 2 IN 3 Ç N N NE NS * UN £3 PY, i PALS à Wx A y ly CN LX Rl A EY = (RC tl y 7 41 + Fo 4 7 A 4 7 XG 5 #* [a vit /) 7 yori Z kx ® An v Ye Ÿ wa 0 a Ah a \u2019 yi ti x AN MAN aX 3 A AEA AN] JA = ft OU À a, So 3 ; id w; 4 LA a) 4 \u201c * re Îas Yd A D LE) nh KS ta \" PL \u201c SA > EN \u201c wy 77! LA i FN ni Ps a by \u201d\" hg / > ry, We N \\ fy DR ad - \u201c4 © Le SAA WN ; Po IA J) % WJ vb + \"+ * Cu, AB) / ; vas tN) PA a Jeng LL f PI) .; Ye: A | 3 LEA A Le AL) .vi UM) J 7) 4 1 Hi, fy ! + ik { AN ve [RN \u2019 ° AY eos Ny , F 14 \\ : » x aN A.k N pe Quand le luxe vestimentaire de nos grands-mères conduisait le pays a la ruine.par Marie-José Raymond id i DANS le Monde illustré du 28 septembre 1896, les Canadiennes frangaiscs pouvaient lire un article coiffé du titre suivant: \u2018\u2019Quelle va être la nouvelle physionomie de la mode, cet hiver?\u201d Cette question complexe aurait pu rester sans réponse s'il n\u2019y avait eu Blanche de Géry, correspondante parisienne de mode.Le Monde illustré, c'était en quelque sorte l'ancêtre de Perspectives, le plus populaire magazine illustré, vers la fin du siècle dernier.On y publiait des photos \u2014 instantanés dont le temps d'exposition durait jusqu\u2019à une minute \u2014 et nombre de croquis en tout genre.Blanche de Géry n\u2019était pas la seule femme à dispenser des conseils aux lectrices de cet hebdomadaire montréalais qui consacrait dans chaque numéro un espace important à la mode.Souvent les articles étaient empruntés aux journaux français et vantaient les mérites de la mode new-yorkaise .Dans ces pages féminines que lisaient avidement nos arrière-grands-mères, on y trouvait également des annonces de remèdes comme la Salsepareille qui gué- 3 rissait le cancer ou encore un produit qui assurait la guérison complète du beau : mal.Mais hélas! pas de remèdes contre les corsets à baleines et autres cuirasses amenuisantes! Vers 1900 \u2014 comme de nos jours \u2014, la mode empruntait à l\u2019histoire et à la géographie ses éléments de définition.On voyait par exemple un chapeau de style Henri Il avec une toilette en lainage uni vieux bleu, ou un collet Pompadour accompagnant un chapeau à la Louis XVI.Il y avait aussi le noeud alsacien.La main que l\u2019on baisait portait un gant de Toscane ou encore de Biarritz.Et que diriez-vous, Madame, d\u201d\u2018une robe en batiste de lilas rouge à semis de chrysanthèmes\u201d agrémentée d\u201d\u2018un chapeau en paillasson vert\u201d?Mais, de tout temps, la mode a eu ses détracteurs.C'est dans le Monde illustré du 27 juin 1896 qu\u2019Alixe Topaze (comment aurait-elle osé signer de son véri- | table non?) écrivait: \u201cSi, comme l'affirme un parti politique, notre pays court à sa ) ruine, la première cause de cet état de choses est certainement le luxe chez les femmes!\u201d En fait, certaines chroniques de mode de cette fin de siècle ressemblaient à des sermons; en février 1897, on lisait dans le Monde illustré l'édifiant article qui suit: \u2018\u2019Tout en écrivant pour vous, mes petits enfants chéris, nous nous adressons aussi à vos bonnes mamans.Voyez! pour vous faire beaux afin de mieux faire ressortir les grâces dont le bon Dieu pare l'enfance, comme il LE pare la fleur des champs en entourant sa corolle d'un calice toujours assorti, votre journal expose la manière de vous faire les deux jolis cos- » tumes que vous voyez.Puissent vos âmes être parées à leur tour de t FX VE tant de piété, de tant de beauté que simplement en vous apercevant tout le monde s\u2019écrie: qu\u2019ils sont gracieux!\u201d Et nos grands-mères, qui furent ces \u201cenfants bons et gracieux\u201d, jouaient sans doute à la marelle pendant que leurs parents lisaient la chronique de Blanche de Géry entre un grand reportage sur la peste aux Indes et une annonce vantant les mérites thérapeutiques du vin à l\u2019extrait de foie de morue.Ce 20 septembre 1896, Blanche de Géry répondait à cette grave question sur la nouvelle physionomie de la mode, \u201ccet hiver\u201d.Elle sera \u201cplus simple, beaucoup plus simple que l'hiver dernier\u201d.Un an plus tard, elle disait encore avec son à- db] propos coutumier: \u201cLa mode est une roue qui tourne q constamment.\u201d Comme quoi, les temps n'ont pas changé! oF oA Ta RTS s A d'a CN A A A A AACA A A A A OO A AN ON ON ON ON ON ON OE ON ONE ONE NE NE NE NE NE NE INE INCI NC Se Cu ë - -¥ / | = ne Ny WA J JAN & Sate, I [i L¥ Tau | »X x « NAL OR \\ \\ \u20ac a / | [1] // 3 Hib pn ospoi yogi =f leur: à 5 J le , NG N/ //) JE 13 i /= JS ?7 a\u2019 / } \" /.i/ = / / Hl ral { if E fi yy = 4 i \\ 3 pr / / i = Ji //; / J |}, il} Sd io fof / i % { Lil E ~f : A, le mei # ; j ve a = A
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