Perspectives, 5 avril 1969, samedi 5 avril 1969
[" RN YG Ed 5 avril 1969 Vol.11, No 14 b> : Bd % ¥ in, » 220 A À \u2018 PS fa oo £, ê.Le) M A Ne a 3 @ a I faut a savoir )P os a | se serrer .AL 4 es la ceinture æ \u20ac.\u20ac ee \u20ac.e D - - - - - - A4 A Ee Page 22 - > s pue apte à SAR TE memes FO am Yt Te SEL re) ve Ng he UM LONDRES 3 1969 \\ n page 2 ed Fry Ti [Ld a A FJ + JU 3 aw ~~ vr > - ë y / # \u2018 Fae \"Nor i So S = TG A) HE = 0 y ALI 72 : ve E + [Rn QE uTRO- * [2 Es (pete HEN * - 0 \u2018 is | \u2014\u2014 Le peintre EN so de = Rae a te > re re = sa famille 0 page 8 | { CLICHÉ RÉPÉTÉ À ÉCLAIRAGE DIFFÉRENT, EN RAISON DU TEXTE IMPRIMÉ SUR FOND GRIS OU DE COULEUR.en VILLE GRISE MAIS GRISANTE SE SEIITENT Ciel EUR par Paquerette Villeneuve LONDRES \u201cDES PHOTOS du Canada?\u201d Le chef du service photographique d'un journal à sensation ultra- conservateur, qu'on m'avait dit particulièrement bien documenté, me jette un regard froid.\u201cSi vous vouliez des photos de l'Australie, de la Nouvelle-Zélande ou de la Rhodésie, nous en avons beaucoup, mais le Canada, ça n'est jamais demandé.\u201d L'homme avait l'air si grognon que je n\u2019ai pas cherché à approfondir sa pensée.Quel accueil! J'étais à Londres au moment de la conférence du Commonwealth.Les Anglais voudraient bien lâcher l\u2019Empire et prendre un nouveau départ.\u201cL'Angleterre d'aujourd'hui se tourne beaucoup plus vers l\u2019Europe, me dit Romain Desbois, directeur du bureau de Radio-Canada à Londres depuis plusieurs années.Elle s'est rendu compte qu\u2019il est temps de tourner la page.\u201d \u2014 Nous ne comprenons absolument pas pourquoi vous ne devenez ES Dans une rue de Londres, exemp le de mini très britannique . pas Américains, s'exclame la directrice d\u2019un journal qui m'avait invitée à déjeuner.Cela augmenterait votre niveau de vie de quinze à vingt p.c.! \u2014 Et le Commonwealth, alors?fis-je.\u2014 Le Commonwealth, on en a marre! Pour ce que ça rapportte: des ennuis, des impôts, des problèmes avec les gens de couleur .Ils en parlent presque tous avec amertume de cet ensemble qui fit leur grandeur avant d'éclater de toutes parts.J\u2019aliais entendre souvent cette rengaine, et sous bien des formes.\u201cMoi qui suis pacifique et qui me croyais libéral, de dire un comédien rencontré chez des amis communs, je me suis surpris à avoir envie de crier à tous ces Noirs qui manifestaient près de la gare Victoria avec leurs pancartes réclamant le Black Power: Retournez chez vous si vous n'étes pas contents!\u201d Tous les ressortissants des anciennes colonies du Royaume-Uni: Indien, Pakistanais, Jamaicains, Africains, Asiatiques ont le droit, en tant que sujets britanniques, de s'installer en Angleterre.C'était une aimable plaisanterie à l'époque où il fallait du temps et de la fortune pour voyager, mais \u2018à l'heure de l\u2019avion nolisé, ça change tout\u201d, comme dit Enoch Powell, porte-parole au Parlement de ceux qui veulent fermer les frontières par crainte de périt noir ou jaune.L'opinion publique s'effraie et surtout les électeurs des classes défavorisées, sensibles aux arguments démagogiques du tribun agitant au-dessus de leurs têtes la menace de chômage que représente l\u2019entrée libre de cette main-d'oeuvre.C'est par ricochet contre l'hostilité de ce politicien conservateur que les manifestants s\u2019étaient élevés, et devant ce phénomène le comédien avait eu la brusque révélation des limites strictement blanches de son libéralisme, Il n'en était pas autrement ému.Pendant les premiers jours, j'ai été étonnée que personne ne me demande de préciser, comme en France, si j'étais Québécoise quand je disais que j'étais Canadienne.Le séparatisme canadien-français n\u2019était donc pas ici à la pointe de l\u2019actualité.Il est vrai que les Anglais n'ont pas besoin de traverser les mers pour trouver des problèmes de ce genre.L'anecdote qui suit le laisse assez bien deviner.\u2014 Quelle différence y a-t-il entre un Anglais et un Britannique?de- mandai-je un jour à un Ecossais.Un Anglais est né en Angleterre tandis qu'un Britannique est né dans le royaume de Grande-Bretagne: Angleterre, Ecosse ou Irlande.\u2014 Alors vous êtes Britannique?lui demandai-je d'un ton innocent.\u2014 Non, je suis Ecossais.\u2014 Et si je pose la même question à un Irlandais?\u2014 I! vous répondra qu'il est Irlandais.\u2014 Donc il n\u2019existe pas de Britanniques?Un sourire fut sa seule réponse.Si les problèmes internes du Canada ne soulèvent pas la curiosité générale, j'appris toutefois par M.Desbois que les jeunes intellectuels anglais connaissent bien la situation au Québec et qu'ils s'intéressent beaucoup aux activités culturelles des Canadiens français.Les revues sérieuses parlent des romanciers et des poètes québécois, et les journaux comme le Times ou le Guardian publient régulièrement des analyses approfondies de la situation politique.Quant à l\u2019ensemble de la population, ce n\u2019est que depuis l'Expo qu\u2019elle commence à s'intéresser au Canada.C\u2019est normal dans la mesure où les liens économiques et politiques sont beaucoup plus étroits entre l'Angleterre et l'Australie ou la Rho- désie qu\u2019entre l'Angleterre et le Canada anglais.Suite à la page suivante 5 avril 1969- 3 Suite D'ailleurs, les Anglais qui vont s'installer au Canada ne se sentent pas toujours à l'aise avec les Canadiens anglais.\u201cJ'ai vécu à Montréal.me disait Lili Stewart, chef du bureau de Weekend Magazine à Londres.Au début je ne connaissais que des Canadiens anglais, puis, peu à peu, je n'ai eu pour amis que des Canadiens français.Ils sont plus européens.\u201d Les restrictions monétaires y sont aussi pour quelque chose.Un citoyen britannique peut aller au Canada sans problème s\u2019il y a de la famille.Sinon, le faible montant de devises (130 dollars par personne par an) qu\u2019il a le droit de sortir du pays ne lui permet pas un tel voyage et jamais le Britannique ne songerait à tricher sur ce point.\u201cCa ne se fait pas\u201d, m'a dit l'un d\u2019entre eux gentiment mais sur un ton définitif de citoyen respectueux des lois.Vraiment, nous ne sommes pas en France! Kipling disait à peu près ceci: \u201cCe qui fait notre force, c'est notre stupidité\u201d.Disons plutôt un impénétrable entêtement.Malgré ces restrictions et la dévaluation de la livre, 130 000 Britanniques ont fait le voyage au Canada.\u201cJusque-là le touriste préférait les Etats-Unis, m'explique M.Frank Galipeau, directeur de l'Office du tourisme canadien à Londres, car sa connaissance du Canada était trop vague.Il ne savait pas qu'il trouverait des trains, des villes, des campagnes, des avions, mais l\u2019Expo a changé cette image.Les Britanniques sont nos meilleurs clients européens.\u201d Pour illustrer la vocation bilingue du pays qu\u2019il représente, M.Galipeau a tenu à ce que la façade soit ornée d'affiches en français et en anglais.C\u2019est ainsi qu\u2019à l'entrée du 19, Cockspur Street, on peut lire \u201cCanadian Government Travel Bureau\u201d et \u201cOffice national du Tourisme canadien\u201d.Il semble que M.Galipeau ait eu a se démener fort pour faire passer le bilinguisme dans les moeurs du ministére pour lequel il travaille.Ca fait d\u2019ailleurs très chic et c\u2019est sans doute un de ces petits riens qui aident à la vente.En débarquant à la gare Victoria, je n\u2019ai pas envie de parler anglais.Je m'étonne que dans une si grande ville, les gens ne comprennent pas tous le français: neuf ans de vie parisienne ont déteint sur moi, ou est- ce un vieux réflexe contre les \u201cblokes\u201d qui à La Tuque, ma ville natale.étaient les seigneurs?Mais il est onze heures du soir et il faut réserver une chambre.Avec dans la main un paquet de pièces de monnaie qui valent je ne sais quoi, je tourne en rond, bien perdue dans ce pays dont je ne connais pas les habitudes.Mes amis montréalais qui me paraissaient si gourds en arrivant à Paris riraient en me voyant aux prises avec les pences, incapable de téléphoner! Heureusement un employé vient à ma rescousse et j'ai ma première surprise agréable: l'hôtel, qu\u2019on m\u2019a recommandé, ne coûte que quatre dollars par jour, petit déjeuner compris.Je tombe des nues, car c\u2019est trois fois meilleur marché qu\u2019à Paris.Grosso modo, la vie à Londres coûte 20 p.c.de moins qu\u2019à Paris.L'hôtel est coquet et la chambre bien chauffée.\u201cC\u2019est exceptionnel\u201d, me diront tous les Londoniens à qui j'en parlerai.Le voyage s'annonce bien.A 11 h 30 je téléphone à mon vieil ami et ancien voisin (nous habitions tous deux rue Sherbrooke, près d\u2019Aylmer) Francis Coleman, qui me répond d'une voix feutrée parce que sa femme, la comédienne Anne Beach, répète Marne avec Ginger Rogers pour le Cherry Lane Theatre, et elle dort déjà.À 45 ans, Francis est l\u2019un des plus importants réalisateurs d'émissions musicales télévisées pour la B.B.C.Il a filmé l\u2019année dernière un Rossini que les Italiens enthousiasmés ont acheté et son émission en direct avec Peter Ustinov a été diffusée au canal 2 en 1967.Vieux routier de la TV (il fut le cinquième réalisateur engagé par Radio-Canada à l\u2019époque héroïque, un pionnier de la diffusion des programmes français au réseau anglais et le créateur du \u201cPetit Café\u201d), il vit en Angleterre depuis une dizaine d'années déjà.TI me donne rendez-vous pour le surlendemain dans sa maison de South- wood Avenue, où il possède, entre autres, de beaux tableaux du peintre montréalais, Pat Ewen, me suggère de prendre contact avec Romain Desbois et d'aller voir Douglas Rain.4 -5 avril 1969 A gauche, la Maison du Québec a Londres; ci-dessus, M.Frank Galipeau, directeur Pt régional pour les Iles pl i ii britanniques de l'Office fi ET: M ft Te.| national de tourisme : a canadien.Après une bonne nuit de sommeil, je me mets en branle.Romain Desbois se révèle une vraie mine d'informations sur les Canadiens a Londres.Il m\u2019en cite un nombre impressionnant et me donne tous les renseignements utiles pour les joindre.Cela me fera promener aux quatre coins de la ville et me permettra d'approcher les milieux les plus divers.Puis je me rends au Canada House où l'attaché de presse, Jim Duffy, toujours courtois sous son air de tristesse placide, m'invite à un déjeuner donné par la presse britannique.Entre deux confrères londoniens, j'attaque mon premier repas anglais.La cuisine anglaise: tout le mal qu'on m'en avait dit était encore en deçà de la réalité! L\u2019agneau roti et les petits pois a la St-Cloud promis par le menu rédigé en frangais (sans doute pour entretenir quelque espoir chez le client jusqu\u2019au moment où il sera servi) se traduisent dans mon assiette par une pièce de viande ultracuite dont on ne sait si elle est rôtie ou bouillie, agrémentée de sauces multicolores et de pois congelés aussi superbement verts qu'insipides; on les dirait peints à la main! Le soir, je vais au ravissant Mermaid Theatre applaudir Douglas Rain dans une pièce qui fait courir tout Londres depuis huit mois et qui restera encore longtemps à l'affiche: Hadrian the Seventh.C'est la curieuse histoire d\u2019un Anglais catholique du XIXe siècle, auteur de nombreux ouvrages dont on a regroupé l'essentiel, et qui se voyait lui- même en pape anglais, le premier depuis mille ans environ.Le public suit avec un intérêt soutenu les aventures de ce pape qui fume et qui finit par être assassiné sur son trône.Ça ne lui procure pas un mince plaisir d'assister à un pareil dénouement! On sent combien le sentiment antipapiste est fort en Angleterre et aussi combien les Anglais sont offusqués par la pompe romaine, si contraire à leur tempérament plus moral que religieux.Douglas Rain, 40 ans, est un comédien de Toronto qui a beaucoup joué avec la troupe de Stratford sous la direction de Jean Gascon.C\u2019est le producteur, Bill Freedman, Canadien lui aussi, qui l'a fait venir pour reprendre le rôle titre après le départ pour New York en septembre du créateur de la pièce.Nous déjeunons, Frank Galipeau, Marc-Robert Boissel et moi, chez Flanagan; car j'ai eu I'inconscience de vouloir poursuivre mes investigations culinaires anglaises.Je ne suis pas prés d\u2019oublier le Steak and kidney pie qui m\u2019a fait I'effet d'un coup de poing dans l'estomac.Plat épatant si vous vous apprêtez à courir le marathon en Alaska, mais pour la vie urbaine et les promenades en métro cette pâte épaisse et à moitié cuite est plus lourde à porter qu'une valise! Marc-Robert Boissel est le neveu du journaliste Maurice Desjardins.I! a quitté Montréal \u201cparce qu\u2019il n\u2019y a pas chez nous assez de professeurs qui vous font vraiment travailler\u201d et il est venu étudier le chant à Londres parce qu\u2019il n\u2019était pas assez riche pour aller aux Etats-Unis, I! a 21 ans, une voix de baryton et a pu se payer le voyage grâce aux cachets qu'il a touchés à l\u2019Expo.Il chante dans les choeurs au Sadlers Wells et a déniché un petit emploi à Covent Garden qui lui permet de vivre dans l\u2019ambiance de ses rêves, \u201cJe travaille à la bibliothèque, j'aide le chef d'orchestre à changer des mots et des pages aux partitions, je peux Suite page 6 SI vous : êtes \u2026 | un automobiliste prudent vous pouvez épargner de l\u2019argent avec ; WAWANESA L'automobiliste prudent qui s\u2019assure avec Wawanesa a bien des avantages \u2014 des meilleurs taux d\u2019assurance \u2014 une police de 6 mois qui s\u2019achéte avec un léger acompte \u2014 une police d\u2019I an payable en 10 mois \u2014 34 bureaux au Québec \u2014 un service rapide en cas de a BAIE-COMEAU, 172 À, rue Lasalle, Tél.296-5517 « CHICOUTIMI, .184 Est, rue Jacques-Cartier, Tél.543-7791 « DRUMMONDVILLE, 316 A, rue Hériot, Tél.472-6165 « GRANBY, 333 rue Principale, Tél.378-7171 « HULL, 144 rue Principale, Tél.771-5711 e JOLIETTE, 62 Place Bourget Nord, Tél.756-8368 « JONQUIERE, 548 rue St-Hubert, Tél, 547-9379 « MONTREAL, 13 Bureaux pour vous servir, Tél.342- un ; 2211 e QUEBEC, 4 Bureaux pour vous servir, Tél.661-7741 \u2018 e RIMOUSKI, 130 rue St-Germain, Tél.723-7873.Cette offre n\u2019est valable que pour réclamations \u2014 Mais surtout alors que tout augmente il vous est encore possible d\u2019économiser de l'argent avec Wawanesa.Si vous êtes un automobiliste prudent \u2014 renseignez-vous dès aujourd\u2019hui au bureau Wawanesa le plus proche.\u2014 Le conducteur prudent épargne davantage grâce à LASSURANCE-AUTO esa ROUYN, 173 rue Principale, Tél.762-6616 ¢ STE-AGATHE-DES MONTS, 52 rue St-Venant, Tél.326-1422 « ST.JEROME, 504 rue St-Georges, Tél, 438-1110 « SEPT-ILES, 897 Avenue Laure, Tél.962- 5541 e SHAWINIGAN, 2460 rue St-Marc, Suite 1, Tél.539-3430 e SHERBROOKE, 1508 Ouest, rue King, Tél.569-8817 « THETFORD- MINES, 440 \u2014 7e Rue Ouest, C.P.414, Tél.338-1566 « TROIS- RIVIERES, 3131 Boul.des Forges, Tél.378-4823 « VICTORIAVILLE, 68 Ouest, rue Notre-Dame, Tél.752-9650 .À les automobilistes du Québec 5 avril 1969 - 5 Suite assister aux répétitions, je rencontre tous les artistes lyriques.\u201d En attendant de percer, il s'initie à la danse car il veut s'orienter vers la comédie musicale.Sa mère est Irlandaise et il casse un petit peu le français d\u2019une façon amusante, comme au théâtre.Il voit souvent les Canadiens qui font carrière à Covent Garden.Le dernier en date.Jean Bonhomme, était en tournée au moment où j'y suis allée.Il m\u2019aura fallu venir à Londres pour rencontrer quelqu\u2019un qui me parle du cardinal Villeneuve! \u201cC\u2019est moi qui l'ai accueilli quand il est venu à Londres pendant la guerre, me dit Gilles Duhamel, qui était ici à l\u2019époque comme correspondant de l'Aviation canadienne.Il arrivait de Québec et n'était pas rasé.Avec ses habits d'apparat, il faisait un effet du tonnerre en pays protestant! Après son voyage, tous les ans il m\u2019envoyait une carte de Noël simplement signée Rodrigue.\u201d Gilles Duhamel, qui a été fait membre honoraire de l\u2019Aviation française pour avoir appuyé Ja France Libre, travaillait aussi pour la B.B.C.Homme de goût et de culture, Gilles Duhamel avait fondé avant la guerre, 3 Montréal, le groupe \u201cAvant le Chaos\u201d qui réunissait chaque semaine autour d'une bonne table Alain Grandbois, Marcel Ouimet, Jean Beaudet et son cousin Roger Duhamel.Aujourd'hui, il vit heureux dans sa grande maison remplie de tableaux qu\u2019il habite avec sa femme et ses deux filles: Priscilla, 20 ans, en ce moment étudiante à la Sorbonne, et Christine-Daphné, 18 ans, qui à déjà fait des costumes pour le Royal Ballet.Mais il lui reste pourtant une nostalgie: \u201cAh, combien je souhaiterais retourner au Québec!\u201d London School of Economics: le professeur Breton, 39 ans, diplômé de l\u2019université de Montréal, fellow de l\u2019université de Chicago, modeste comme tous les avocats, me reçoit bien calé dans son fauteuil.I! a la charge de l\u2019enseignement des finances publiques à la L.S.E.L'âge de ses élèves varie de 20 à 55 ans et il y a toujours parmi eux \u2018quelques prêtres, quelques fonctionnaires et au moins un jésuite.\u201d Pourquoi a-t-il accepté ce poste?\u201cIl vaut mieux jouer dans les grandes ligues que dans les petites.La réputation de L.S.E.est formidable, puis ma femme et moi ne connaissions pas I'Europe.Nous n\u2019avons pas eu de difficultés à nous adapter, sauf qu'ici personne ne semble avoir entendu parler de Graham Bell: le téléphone marche terriblement mal!\u201d Il y a aussi des Canadiens anglais à Londres, à commencer par lord Thomson, le magnat de la presse, et Ted Leathers, député et porte- parole du parti conservateur.L'un des plus importants producteurs de films est Canadien.C'est Harry Saltzman.l\u2019homme des James Bond, qui est né à Sherbrooke.Il termine en ce moment un film à super- budget sur /a Bataille d'Angleterre, dont les vedettes sont Michael Caine, Sir John Gielgud, Michael Redgrave et le Canadien Christopher Plummer.Saltzman, 52 ans, est un autodidacte assez extraordinaire.Il est venu tout jeune en France pour s'engager dans un cirque comme administrateur, est retourné au Canada pendant la guerre pour évacuer une cargaison de mulets et a rencontré ensuite René Clair qui lui a proposé de devenir son assistant; entre-temps, il s\u2019était engagé dans l'Aviation canadienne comme pilote de bombardier.\u201cDur et tendre, gros travailleur\u201d, comme le décrit un de ses employés, il est très fier de ses origines canadiennes et a voulu que dans la Bataille d'Angleterre, Christopher Plummer soit un officier canadien.Il a retrouvé les ailes de son uniforme et les a fait recoudre sur la manche du comédien! Après avoir lancé la mythomanie James-Bondesque, il a voulu cette fois revenir aux héros de la réalité.Le film doit sortir en septembre prochain.François Moreau, auteur des Taupes, pièce créée par le T.N.M.en 1960, me donne rendez-vous au French Pub.Il s\u2019est installé à Londres, s'est acheté deux maisons, vit de ses rentes et écrit de temps à autre des textes pour Radio-Canada.Jarrive avant lui au Pub, un des derniers lieux où l\u2019on cause, à Soho.Pendant la guerre, le général de Gaulle venait prendre l'apéritif dans ce bar que dirige un Français né en Angleterre, Gaston Berlemont.Tout le monde défile ici; vedettes 6 - 5 avril 1969 __ _- Au French Pub, le propriétaire, Gaston Berlemont (portant moustache), est le deuxième à gauche.Son voisin pointe au mur la photo d'un célèbre client, Maurice Chevalier.de théâtre, de cinéma, de la boxe, artistes, poètes, etc.Des séparatistes canadiens-français pourtant des plus enragés m\u2019avaient scandalisée en me disant: nous nous sentons beaucoup plus chez nous en Angleterre qu'en France.Je n'allais pas tarder à comprendre pourquoi.Les premiers jours, mon seu] point de comparaison était Paris.Paris est une ville féminine, luxueuse, qui offre au badaud un incessant chapelet de tentations avec ses vitrines élégantes où le plus grand soin est mis à retenir l'attention curieuse du promeneur en flattant tous ses sens, et l\u2019architecture de la capitale française \u2014 des maisons d'au moins six étages ramassées dans des perspectives fermées comme la place des Vosges, la place des Victoires ou l'Opéra \u2014 relève d'une somptueuse harmonie urbaine.A Londres, les vitrines sont pauvres et bien souvent les mannequins n\u2019ont même pas de tête! Londres est une ville d'hommes.Le parfum d\u2019after-shave remplace le Chanel no 5.Ii suffit de visiter Carnaby Street, grande comme un mouchoir de poche, alors qu'Old Bond Street, la classique rue des tailleurs anglais, occupe tout un quartier, pour se rendre compte qu'ici c'est encore l'élégance masculine qui prédomine.La ville n\u2019est pas belle, l\u2019architecture banale: ancienne, elle a un aspect militaire et gothique; moderne, beaucoup de maisons de briques aux surfaces uniformes en accusent la monotonie.Londres, ce n'est guère que quelques îlots animés reliés entre eux par de longs quartiers tranquilles.Pourtant au bout de quelques jours le charme opère: est-ce l\u2019exotisme?Je pense à tous les pays que j'ai visités.de l\u2019Espagne à la Finlande: toujours je ne sais quel lien invisible m'apprenait que j'étais en Europe.Ici le fil est rompu.L\u2019Angleterre est un île.à une heure de vol du continent.D'une façon indéfinissable, cela se sent.On éprouve physiquement cet isolement, comme si on se trouvait sur un immense bateau où il se passe à tout moment des choses fiévreuses et fantastiques.Car Londres, c\u2019est un climat, il y a quelque chose dans l\u2019air qui vous grise.Peu à peu je me suis sentie dans une ambiance familière.Les grandes maisons de pierre autour de Hyde Park me rappellent la rue Sherbrooke.Puis il y a des petits faits de rien du tout grâce auxquels on échappe à cette discipline quotidienne qui règne à Paris: heures fixes des repas, nourriture conçue pour des habitudes que nous devons acquérir.Manger une soupe à l\u2019orge à 11 heures du soir, voilà une chose agréable.Parce que la soupe à l'orge, c\u2019est un souvenir d'enfance dans cette lointaine petite ville de La Tuque, jamais revue depuis que j'avais 14 ans.La soudure se fait avec le passé.En Angleterre, on vit en traduction à cause du vocabulaire, tandis qu\u2019en France c\u2019est pour tout le reste qu\u2019un Canadien même français vit en traduction.Plus encore, il y a une certaine nonchalance de la ville, plus provinciale que Paris.Et aussi cet agréable sentiment d\u2019être étrangère, si pénible en France où on voudrait en dépit du bon sens se sentir chez soi.À Londres, en trois jours le tour est joué et avec un soupçon d'accent français on est sûr de faire un séjour agréable.En reprenant le chemin de la gare Victoria, je me disais: Quelle chance elle a, cette Europe, de posséder à 60 minutes d\u2019avion deux villes aussi extraordinaires que Londres et Paris! Et Paris m'a semblé plus beau au retour, même si je me promis de retourner vite en Angleterre, car débordée de rendez-vous je n'avais pas eu une minute à consacrer au Canadian Women's Club, qui siège à la Royal Commonwealth Society! 0 | i ran ae Sa \u2014 a \u2014\u2014 re TE Chaque Chevrolet doit faire sa marque pour recevoir cette marque.Le station-wagon 3 sièges Kingswood Estate 69 à \u201caccès direct\u201d.bp - oder; SIC Pw rene Le station-wagon Chevrolet à à \u2018accès direc \u201d nous donne le pas sur la concurrence! Vous pouvez entrer dans ce station-wagon par l\u2019arrière sans avoir à vous accroupir pour éviter de vous cogner la tête.Grâce au marchepied dans le pare-chocs, il suffit d\u2019un pas pour y entrer.Puis, vous pouvez vous retourner et vous asseoir facilement parce que l\u2019arrière du station-wagon est incliné.Ainsi le toit en retrait ne vous gêne pas.L\u2019abattant-porte combinés est une autre réalisation des plus pratiques.Les poignées (de portes) sont encastrées, donc pas de risques.Un autre avantage: dans la plupart des modèles, il y a emplacements pour la charge sur le plancher, sous le plancher arrière, et sur le toit (si vous commandez un porte-bagages).Quant aux performances, vous serez enthousiasmé par celles du nouveau V8 de 327 pouces cubes, standard dans beaucoup de modèles, et par celles du six-cylindres économique de 250 pouces cubes, standard dans un modèle.Un marchepied dans le pare-chocs arrière, un autre exemple que vro.Chevrolet pense à vous en premier.Penser à vous en premier nous fait rester premiers.5 avril 1969 - 7 Sans cesse. Les portraits de famille de Napoléon Bourassa \u201cQUAND MON PÈRE, Henri Bourassa, fit don au Musée de la Province, en 1942, d\u2019une centaine de toiles et esquisses diverses de Napoléon Bourassa, mon grand-père, il était bien entendu qu\u2019on en ferait une exposition à la Bibliothèque Saint- Sulpice, à Montréal.\u201d Anne Bourassa a le culte du passé.Il y avait longtemps qu\u2019elle désirait sortir de l'oubli l'oeuvre de ce grand-père qui avait épousé en 1857 Azélie, fille de Louis-Joseph Papineau qui vivait alors dans son manoir de Montebello, loin du tracas des affaires publiques.L'exposition projetée n'eut pas lieu.En 196|, Anne Bourassa s\u2019efforça de la réaliser au Musée du Québec, mais le projet encore tomba à l\u2019eau, de même qu\u2019en 1966 à l\u2019occasion du cinquantième anniversaire de la mort de l'artiste.Deux Montréalais \u2014 Lucien Magnan et Margot Haydon \u2014 vinrent l\u2019année suivante consulter Anne Bourassa et sa soeur Jeanne pour respectivement exécuter, d\u2019après photos, un médaillon et une toile sur Henri Bourassa.Manière à eux de célébrer Suite page 10 Geneviève Patenaude (sa mère).Huile.1851.23 1/16\u201d x 19!4\u201d.Collection Musée du Québec.8 -5 avril 1969 François Bourassa (son père).Huile.1851.23 1/16\u201d x 194\u201d.Collection Musée du Québec.RO TE rR TN TTY 1 Napoléon Bourassa (autoportrait) et Azélie Papineau (son épouse).Huile.1858.9\u201d x 744\u201d.Collection Famille Bourassa.° aN RHEE GX SRP XT Sat A XY Sk Photos Denis Plain Perspectives Henri Bourassa et sa soeur Adine (enfants).Huile.Vers 1880.18\u201d x 15\u201d.Collection Famille Bourassa.Augustine Bourassa (sa fille).Pastel.Vers 1868.18\u201d x 16\u201d.Collection Famille Bourassa.5 avril 1969- 9 LA LAIT DE MAGNÉSIE PHILLIPS EST UN Laxatif pour | : { A tout age, on peut souffrir de la constipation.Pour la la famille peut employer.8 Le Phillips\u2019 aromatisé a si bon goût que les enfants en raffoient.Etil est parfait pour eux\u2014de même que pour les futures mamans.Et il est considéré bon particulièrement pour les personnes âgées, car ilest efficace sans être irritant.W Donc, la prochaine fois que ; vous achèterez un laxatif, achetez un laxatif pour toute la fa- ; mille.Achetezdu lait de magnésie | Phillips\u2019 ordinaire ou aromatisé à la menthe.Sindy soulager, prenez du lait de \u2018 magnésie Phillips\u2019, quetoute : 10 - 5 avril 1969 Napoléon Bourassa.Louis-Joseph Papineau (son beau-père).Huile.1858.60\u201d x 3944\u201d, Collection Musée du Québec.le centième anniversaire de sa naissance.Ils ont été très intéressés par les oeuvres de Napoléon Bourassa que ses petites-filles conservaient précieusement en héritage.Ils ont suscité une exposition à la Galerie Port-Royal de Montréal, il y a quelques mois; elle comprenait des oeuvres venant de la collection familiale, du Musée du Québec et d\u2019autres familles apparentées.Immédiatement après, l\u2019exposition \u2014 agrandie par les soins du conservateur Jean Soucy \u2014 a été présentée au Musée du Québec.A cette occasion, Anne Bourassa écrivit et publia un livre sur la vie et oeuvre de son grand-père.Napoléon Bourassa est né à Laca- die en 1827 et mourut à Montréal en 1916.Sa vocation artistique se révéla très tôt et il fit deux voyages en Europe, notamment en Italie et en France.Encouragé également par son beau-père, il se consacra tout entier à son art qui, pour lui, comportait trois a a préoccupations: l\u2019architecture, la sculpture et la peinture.En architecture, il créa entre autres la chapelle de Notre-Dame-de-Lourdes à Montréal; en sculpture, il eut notamment comme disciple Philippe Hébert; et en peinture, il fut un maître du portrait et de la fresque.Anne Bourassa conserve une imposante correspondance inédite de son grand-père Napoléon, ainsi que plusieurs manuscrits de ses conférences sur l'art.D'ailleurs son oeuvre littéraire fait actuellement l'objet d\u2019une thèse par Roger Le Moine, professeur à l\u2019université d'Ottawa.Napoléon Bourassa écrivit un roman acadien en 1865, Jacques et Marie, publié en feuilleton dans la Revue canadienne; en 1887 et en 1889, il réunit en deux volumes, intitulés Mélanges littéraires, ses conférences et souvenirs.Par contre, sa fille Adine publia en 1929 une partie de sa correspondance sous le titre Lettres d'un artiste canadien.C'est par le portrait, très en vogue à cette époque, que Napoléon Bourassa convainquit ses parents de sa vocation.Pour le prouver, il ne trouva rien de mieux que d\u2019exécuter en 1851 ceux de son père François et de sa mère, née Geneviève Patenaude.I! conçut également, sept ans plus tard, le portrait en pied de Louis-Joseph Papineau avec, comme fond, le paysage de Montebello; sans compter plusieurs autres portraits de famille, en particulier ceux de ses enfants, Il consacra sa vie au développement des arts plastiques au Canada frangais.\u201cC\u2019est ainsi qu\u2019au lieu d'être avocat comme le voulait d\u2019abord son père, Napoléon Bourassa devint artiste.Toute sa vie, il contribua au développement des arts au Canada français.Je me souviens bien de lui, conclut Anne Bourassa, et j'ai même conservé le violoncelle dont il jouait en son atelier de Montréal, rue Sainte-Julie, au début du siècle.\u201d Jacques de Roussan Perspectives Ayez autant de Hush Puppies que de robes! Quel que soit l\u2019endroit où vous devez aller, nous avons un modèle pour vous.Pour une sortie le soir.Pour une partie de cartes à la maison.Pour le golf.Pour la marche.Pour le magasinage.Pour le bureau.Pour les vacances.Vous pouvez changer de modèle, mais vous aurez toujours le même confort.tellement de confort.En fait, autant qu\u2019avec la première paire que vous avez achetée.Vous en souvenez-vous?.Et puis, il est si agréable d\u2019en avoir plus d\u2019une paire.GREB SHOES LIMITED, KITCHENER, ONTARIO 3 Voici un petit éventail de nos modèles et coloris.5342 Escarpin à empeigne ajourée, en peau de porc brossée de teinte \u201cGold Coin.$12.00 5438 Modèle à bride en T, en peau de porc brossée de teinte \u2018Orange Spice\u201d, talon de 114\".$12.00 5276 Modèle en peau de porc brossée de teinte chamois, empeigne à bordure tailladée, talon de 114*.$12.00 105 Modèle à 3 oeillets, semellecrépeassortie, teinte \u201cRiverbed\u201d.$10.00 porc brossée de teinte \u201cCamel\u201d, empeigne ajourée, talon de 114°.$12.00 5193 Modèle à bride en T, encuir grenu de teinte sable, empeigne unie.512.00 3437 Modèle à 3 oeillets en cuir souple de teinte \u2018Irish Oats\u201d, talon de 114\u201d.512.00 3215 Soulierde golf, pacane et blanc.516.00 3416 Modèle en cuir grenu de teinte vieil or Inca, semelle crépe noir.$10.00 5412 Modèle à la cheville, en peau de porc brossée de teinte \u201cSchnapps\u201d, semelle crépe noir.$11.00 12 - 5 avril 1969 \u2014 -ù - ; LEE + , .a , ng hr - SN) Dans la première partie disputée par les Expos, le 7 mars, Bob Bailey (qui s\u2019entraîne ici avec le receveur Bateman) a frappé un coup de circuit.A DÉFAUT DU CHAMPIONNAT, WEST PALM BEACH (Floride) GENE MAUCH, gérant des Expos de Montréal, se moque des prophètes de malheur qui accordent peu de chances de succès à sa nouvelle équipe dans le baseball majeur.Les pronostics pessimistes formulés par le chroniqueur sportif du New York Times le laissent indifférent, de même que les conclusions du Baseball Annual sur les joueurs montréalais: \u201cCompte tenu de leurs mérites à tous, ils ne sont destinés qu\u2019à la dernière place dans la ligue Nationale\u201d.Mais il a bondi lorsqu'un commentateur à la télévision de Miami a déclaré à son sujet.paraphrasant Shakespeare: Beaucoup de bruit pour rien (\u201cMauch Ado About Nothing\").\u201cPourquoi diable tous ces gens s'en prennent-ils ainsi à nous?dit-il.La saison n\u2019est pas encore commencée et nous n'avons pas encore perdu de parties! Ces messieurs feraient bien de ne pas sous-estimer d'excellents joueurs, même s'ils jouent dans une équipe nouvelle, \u201cPrenez le cas d'athlètes tels que Maury Wills (précédemment au service des Pirates de Pittsburgh) et Rusty Staub (ex-joueur des Astros de Houston).Ce ne sont sûrement pas les premiers venus.Ils ne gagneraient peut-être pas de partie à eux seuls, mais leur présence stimule leurs coéquipiers.Un Wills et un Staub sont précieux aux côtés d'un Bob Bailey, dont je désespérais que les Dodgers de Los Angeles consentent à se départir, ou d\u2019un John Bate- man (autrefois des Astros), en train d'acquérir la maturité qui fera de lui l'un des meilleurs receveurs du baseball.Ou encore auprès d'un Manny Mota, de Pittsburgh, ou d'un Mack Jones, de Cincinnati.nos deux premiers choix au repêchage, dont le passé dans les ligues majeures est garant de leur avenir.Tous ces joueurs d\u2019expérience se surpasseront devant l\u2019occasion qui leur est offerte d\u2019aider le Canada a faire un début retentissant dans le baseball majeur.\u201cOn peut douter de la valeur de nos lanceurs.Mais des as comme Denny McLain et Bob Gibson ne sont pas de ceux dont on se procure les services à bon marché.Rappelez-vous toutefois qu'ils n'étaient pas des champions à leurs débuts.J'ai donc cherché le meilleur entraîneur que je pouvais trouver pour former d\u2019autres bons lanceurs.Je crois l'avoir déniché dans Calvin Coolidge McLish, qui a participé à 353 parties dans les majeures.Suite page 14 pe 0 PE EEE - ns : 7 Pa wire aa a 4 ; \u2014 am a Visitez cette année, les merveilleuses Provinces de l'Ouest! Roulez sur les routes des fertiles plaines de la prairie, qui vous mènent au nord, une vaste région de vacances aux nombreux lacs et parcs.Voyez les collines s\u2019attrouper au pied des rudes cimes des Rocheuses.Plus à l\u2019ouest, au milieu des immenses forêts, la mer se creuse un chemin dans la côte accidentée du Pacifique pour former des fjords.Cette année, faites l'expérience de la beauté et de la diversité de l\u2019Ouest du Canada.Avec votre famille, voyagez dans l'Ouest par la Saskatchewan, l'Alberta et la Colombie-Britannique.SPAS ein TS SNL Se re Eos ASE Les sites pittoresques abondent dans les Rocheuses de l'Aiberta.Visitez les lacs merveilleux de la Saskatchewan.COLIN «} \u2018x tia RE za, ë a va.\"a > 3 3 \u201cTg Na, vag dn 5 = ei ba om LL fre oe of 2 a.die vera Yo of WER: £215 3 of ies ab He 2 a ba 3 3 A \\ 2x EE) lg à a ok \u201c A Fis Ei 4.\\ æ \u20ac Ww À 3 | jr \u201ci \\ 4 43 «0h $n 3; ot » 6 © Fa % .\u201cpt > 4 #2 4 4 i fe s£ H = 1 as a+ 5 irési stibles o£ 5 » ° Lind tenter.Par un nouveau chapeau.Par aa 2 A &' motits Ue papiers-mouchoirs et de papier de ou es Pi ve ÿ \"toilette que l\u2019on assortit.Scott vous les offre en bleu, ey 5 dey ad en.vert, en rose, en or.Parfumés en plus! Pourquoi i Lei \u2026 Ptésister?C\u2019est le printemps! .M ne dl 7 7 ye ¥ Ye ¥ Lad ct y dec, A! 4 % De jolis médaillons de céramique posés sur tricot blanc.C\u2019est une ceinture qui donnera de l\u2019éclat à la plus simple des robes.Elle est de la boutique Sql Ci-dessus, en suéde, et ci- dessous, en souple cuir, deux élégants serre-taille de Canada Bag & Bells.ana.La robe chemise qui eut, au cours des derniéres saisons, la cote d'amour dans toutes les collec- Photos Denis Plain tions, rentre à présent dans l\u2019ombre et les femmes sont en train de Perspectives redécouvrir qu\u2019elles ont une taille.Les hommes, bien sûr, sont heureux de faire la découverte avec elles.Comme dit la chanson, \u201cy en a des minces et des rondes\u201d mais une taille féminine, c\u2019est toujours jolie.Soulignez la vôtre d\u2019une attrayante ceinture.Suite page 24 22 -5 avril 1969 A) WaT, HITE sensationnelle®® JE apie lity Touch Ref de DITES = ELE 1 $70.00 [ETT AT LH a Singer gucrégune machine a coudre qui 2 Le automatiquement.aiguill ombrante qui pe gH LIT FTE i i r pour 7 drezgpaintenant Cala e utres spéciaux Surboum! > a à tous: 5 À yy mi DF Ws CT nt hotre e vente annuelle du pri pendalf®laquelle LL] pouvez vous procurer tout ce dont vous avez pont pour une bouchée de pain, « WB may He RAI te REE Participez au dh, FT J b \u20ac SQL Hawaii Prix surboumnt JLRS ee \u201cUne marque déposce de la Compagnie Singer du Canada Liée 5 avril 1969 - 23 NES \u201cn Tm, PRY PAY.ssn WTC Z Ces M ade SL No) - - Yai NS
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