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Titre :
Perspectives
Éditeur :
  • [Montréal, Québec] :[Perspectives],1959-1982
Contenu spécifique :
samedi 19 décembre 1970
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
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Références

Perspectives, 1970-12-19, Collections de BAnQ.

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Une fois à Québec, mon attitude fut différente.Mon refus me hantait.Un castor de plus ou de moins .et quels remords si j'apprenais sa mort?Je retournai sur-le-champ au lac Mistassini.Sitôt hors de l\u2019hydravion, j'eus la satisfaction de reconnaître mon trappeur au premier rang \u2014 l\u2019arrivée d\u2019un avion, à cette époque, constituait un événement auquel tout le monde voulait assister.Sans mot dire, nos yeux se sont croisés.Je fis signe à Jos.de me suivre à ma tente, car cette fois c'est moi qui désirais lui parler.J'avais un message important pour lui, de la part du grand manitou de Québec qui m\u2019autorisait à lui délivrer un permis spécial pour la capture d'un petit castor pour Noël.Etam Ta RE \u201cheadin Illustration Elizabeth Cleaver Les Indiens ne sont pas démonstratifs! Jos.reçut le précieux permis dans ses deux mains, comme s\u2019il avait eu peur de le perdre, et il prit la direction de sa tente en trottinant comme un ours que l\u2019on fait danser à la corde.Et il émettait l'éternel grognement HIN-HIN, qui peut aussi bien vouloir dire oui ou non selon l\u2019interprétation que vous lui donnez.Cette dernière visite de l\u2019année avait eu lieu en septembre, et je ne devais pas retourner à la réserve avant le mois de juin suivant, après le départ des glaces.Et c\u2019est à ce moment-là que jappris que Jos.Matawashis était mort dans le cours de l'hiver, après avoir capturé et mangé la chair de son petit castor de Noël.Ma surprise fut aussi grande que mon émotion lorsqu'on me remit un petit paquet de sa part, enroulé dans de l\u2019écorce de bouleau, et contenant la preuve de l\u2019événement: la peau du jeune castor .@ Elizabe A Leave, 4 -19 décembre 1970 - ; CF 5x\" > EN 2 Le Dr Dominique Gauthier e A PEINE obtenait-il son doctorat qu\u2019il s\u2019enrdlait dans l'Ar- méc impériale des Indes à titre d\u2019officier-médecin.C\u2019était le programme d'avenir que s'était tracé Dominique Gauthier.Qu\u2019aura-t-il rapporté de son séjour en Extrême-Orient?Une vaste expérience de la misère qui sévissait dans ces pays et probablement, en guise de souvenirs, une collection d'objets exotiques, Il en a été autrement de sa carrière.mais ce qu\u2019il est advenu de lui par la suite n'a pas tellement dérogé à ses premières aspirations.À la différence qu\u2019il n\u2019est pas resté officier et n'a eu qu'à faire un voyage entre son village natal \u2014 Saint-Théodore d'Acton \u2014 et le Nouveau-Brunswick, où il s'est donné corps et âme à une population qui était dans une telle misère que la moitié des nouveaux-nés mouraient.À la différence également qu\u2019il a occupé ses rares loisirs à collectionner près de 900 contes, fabliaux et chansons du folklore acadien.\u201cComme j'avais fait mes deux années de philosophie au collège Suint-Joseph de Memramcook \u2014 près de Moncton \u2014 , j'étais le seul finissant en médecine à Laval qui connaissait un peu les Acadiens et, par conséquent, j'ai été le candidat choisi pour répondre à un urgent besoin dans cette région.Sur les insistances du curé Chiasson, de Shippegan, qui était venu faire du recrutement dans notre faculté.j'ai abandonné rêves d'étudiant et bourse de spécialisation en Europe pour venir ici parce que je savais que les gens étaient dans la misère.Je suis arrivé en 1938.un peu comme un chien duns un jeu de quilles.C'était l\u2019époque de la médecine popu- Jaire: certains en étaient encore à se mettre des harengs sous la gorge et les pieds, pour combattre la fièvre, et de l\u2019urine chaude dans les oreilles pour apaiser les douleurs locales.Ma femme.qui était infirmière et qui m\u2019a assisté pendunt huit ans comme sage- femme, se heurtait continuellement à de vieilles méthodes, telle que la purge à l\u2019 \u201chuile de cas- s tor\u201d à tout bébé naissant ou cet- SoS OT ST) Hae: Rabi te i OAR Sr + n a recueilli près de 900 qui te manic que les vieux avaient racontent d'emmaillotter les poupons dans des langes.et qui compromet- les JOIES taient et nos efforts et les règles et surtout hygiéniques fondamentales.C\u2019é- 5 tait aussi la période la plus som- les miseres bre de la crise économique: le poisson ne se vendait pas.les des anclens patates coûtaient cher.et de l\u2019ou- Aca d ens vrage, il n\u2019y en avait nulle part.J'étais content d'avoir 25 ou 50 Texte et photos Carl Mailhot cents pour une consultation, Ii y a des gens qui réussissaient à me payer un accouchement par miettes de 50 cents à tous les mois.Pour compenser ces maigres revenus, j'ai multiplié à outrance la clientèle.Ce que je fais encore aujourd'hui puisque 70 p.c.de mes malades sont des assistés sociaux.\u201d Douze années passèrent, Un jour qu'il était à son bureau chez + lui.sa femme vint lui dire que deux hommes étaient à la porte et demandaient à le voir.L\u2019un avait les cheveux longs et tous \u2014 Cinq MEN IS issus \"doe vighlig famille.Quatraf JU, Teal et, ommelatt afnlPBeau Geste, fo n de oi onribl F7 expériente bien é Produ 7 HQus au Québec avec logi¥ssources du Québgt, pour réDBndre ta tab je cL GUE de chez nouf: RAQ No 183G/40 Bt, SIL «¢ BEAU GESTE Fe] annoy figelp & ad vieille recette holl |} asl.\\e] à Où (82,35 44\".3 ette ho Pr Tags iy 1 1 hy À NEVERS 01 IC) EC INE LESD or > RDS XL uel BFC Vd af BON VIVAN en cocktail qu ave.ho RAQNq 1360/25 42/9985.EL RIT oY Les amateurs y je ul ess JZ NX A iy gin fi \u201ctrès à NOBLESSE grand whisky | (LE ILT E TT] avec art, présenté da
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