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Titre :
Perspectives
Éditeur :
  • [Montréal, Québec] :[Perspectives],1959-1982
Contenu spécifique :
samedi 26 décembre 1970
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
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Références

Perspectives, 1970-12-26, Collections de BAnQ.

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[" we © sm GA = 26 décembre 1970 Vol.12, No 52 22 H AG cs, pa oh Sh a LL Ly bo 4 4 4 LoL i sr Ress) A \u201cr 4 [LTE That.2 - dis *, a Ent ci tte Le a 5, en Hef S me = yr SOLE ess {> sa sr, tn Hs Zi SAINT-ROBERT ET LE CHÔMAGE page2 LES TRÉSORS DE LACADIE MONSIEUR POINFU A PARIS page8 OPERNTION FAISANS A pagel2 LA ROUTE DE A MORT \u2018! pagel& è ; % + dp qe ANNÉE |; par André Dufour te E VEUX travailler, nom de Dieu! Chômer sept à huit mois par année, c\u2019est pas une vie d'homme!\u201d Voilà le cri désespéré d'un gaillard de six pieds, en pleine possession de ses moyens physiques: Jean-Marie Va- chon, 38 ans, de Saint- Robert-Bellarmin.Saint-Robert-Bellarmin est une petite municipalité de 700 habitants, sans sources d\u2019emploi, située dans la Beauce, en bordure de la route de Lac-Mégantic, à cinq milles de la frontière américaine.Le sort de cette localité, où fleurit l\u2019ivraie du chômage et de la misère, est aussi celui de bien d\u2019autres municipalités rurales du Québec, en plein dépérissement.C\u2019est le lot de nombreuses paroisses de la Beauce.de la Gaspésie et du Bas-Saint-Laurent, de la Côte Nord, du Saguenay, du Lac- Saint-Jean, de l'Abitibi, de la Mauricie et de la Gatineau.Nous avons cru qu\u2019en faisant pleins feux sur Saint- Robert nous percerions peut- être un peu le clair-obscur du drame quotidien que vivent de nombreux habitants des régions rurales du Québec.Soixante p.c.de la population de Saint-Robert vit constamment de l'assistance sociale.L'hiver dernier, selon le Service social de la Beauce, 90 p.c.des familles vivaient de l\u2019assurance-chômage ou de l\u2019assistance sociale.Si la situation économique de Saint-Robert continue à se dégrader, le Service social de la Beauce prévoit que la proportion permanente d\u2019assistés sociaux y atteindra de 80 à 90 p.c.dans quatre ou cing ans.C\u2019est peut-être là que 2 - 16 décembre 1970 l\u2019on compte déjà le plus d\u2019assistés au Québec.On trouve actuellement, à Saint-Robert, environ 150 hommes et 40 filles ou femmes en état de travailler.Une quinzaine d'hommes travaillent en permanence à l\u2019usine Cunam, de Saint-Gé- déon, soit à huit milles de Saint-Robert.La Canam, qui fabrique des poutres d'acier, est la seule entreprise importante dans la région.Une trentaine d'autres hommes travaillent, comme bû- cherons, de juin à février, dans les chantiers forestiers du Maine.De mars à mai, ces ouvriers reçoivent leur assurance-chômage.Donc ils se débrouillent assez bien.L'été, six familles vont à Saint-Damase, dans le comté de Rouville \u2014 près de Montréal \u2014 , à 160 milles de leur demeure.Elles y font la récolte de la tomate, de la betterave et de la fève ou travaillent dans les conserveries.Elles reviennent ensuite à Saint-Robert, pour vivre, le reste de l\u2019année, de l\u2019assurance-chômage ou de l\u2019assistance sociale.En plus, quatre manoeuvres travaillent, de temps en temps, pour un entrepreneur de Saint-Gédéon.Et l\u2019on compte également, dans la municipalité, un courtier d\u2019assurances.un marchand général, un épicier, un garagiste qui vivent relativement bien.et le curé.Il y a moins de 15 ans, trente familles vivaient encore de l'agriculture.Maintenant il en reste six, et de ce nombre, seulement deux vivent confortablement.Ces deux cultivateurs mis a part, les cing notables, de méme que les 15 ouvriers permanents de la Canam et les 30 biicherons qui s\u2019en tirent grosso modo, sur les 150 hommes aptes au travail, il en reste une centaine qui ché- ment durant certaines périodes ou méme en permanence.Sur les 40 filles ou femmes aptes à s'engager, une quinzaine travaillent dans les fabriques de vêtements de Saint- Ludger ou de Saint-Gédéon.Quelques autres s'emploient occasionnellement dans des maisons privées.Et environ la moitié restent en chômage.Le curé Victor Veilleux nous ouvre aimablement ses archives.Nous y constatons que Saint-Robert-Bellarmin a connu deux vagues de développement.La première est survenue en 1907.Des colons s'y sont installés.Plusieurs di- zuines de familles.Et l\u2019on a établi une desserte sous le vocable de Sainte-Rufine.Elle ferma au bout de six ans, la compagnie John Breakey ayant ucheté la plupart des lots pour la coupe du bois.Mais ces terres, après quelques années.retournent au gouvernement, qui les offre de nouveau aux colons, i partir de 1925.Dès 1943.on compte 83 familles et 518 ames.C'est assez pour fonder une paroisse.L\u2019érection canonique, sous le vocable de Saint-Robert, a lieu le 14 octobre de l\u2019année suivante.\u2018 Le développement de cette terre fertile semble enfin en bonne voie.Car on est encore à l'époque où une famille peut vivre avec la traite de six à huit vaches et la coupe annuelle de trente cordes de bois.En 1954, la population atteint 737 âmes.C\u2019est qu\u2019une industrie est née depuis deux ans; une mine d\u2019où l\u2019on extrait notamment de l\u2019or, du cuivre et du tungstène.L'exploitation tient le coup durant six ans, puis elle s'affaisse en 1958, faute d\u2019un rendement suffisant.Cette entreprise n'est pas encore tout à fait abandonnée.La poussée démographique se maintient jusqu\u2019en 1963.La population de Saint-Ro- bert, à son sommet, comprend alors 816 personnes.Puis elle se met à décliner à une allure telle que, moins de trente ans après sa fondation.la paroisse risque de redevenir simple desserte.À l\u2019automne de 1970, elle ne compte plus que 701 âmes réparties en 95 familles.Cette petite population à donc subi, en sept ans, une baisse de 115 personnes.La paroisse se vide surtout de sa jeunesse.Sur douze jeunes couples mariés à Saint- Robert au cours de 1970, il en est resté un seul dans la paroisse: Henri-Paul et Annette Quirion, Nous sommes allés les voir.Henri-Paul a 25 ans.Annette en u peut-être 22.Ils habitent une maisonnette bien modeste mais très propre, ct jolie à l'intérieur.Henri-Paul exerce le métier de soudeur à l'usine de la Canam, à Saint-Gédéon.Ul trouve bien un peu dur, malgré sa jeunesse et sa carrure d'athlète, de respirer la fumée de la fonderie à longueur de journée.Mais il ne veut pas se plaindre.\u201cme faut bien travailler, dit-il.Et mon sort est meilleur que celui de nombreux chômeurs que je connais.Et je ne veux pas partir d'ici.\u201cLa famille de ma femme et\u201d la mienne étaient parmi celles qui allaient, l'été.dans la région de Saint-Damase, travailler aux récoltes et à la mise en converse des fruits et légumes.Nos familles ont fait cette naveite durant neuf années, et nous en avons soupé du dépaysement.Maintenant.nous comptons demeurer chez nous.\u201d te Ul.dit Annette.Saint - Robert c'est bien chez nous.Et si.un jour, nous partons, ce sera pour des raisons très graves,\u201d * Il nous faudrait bien partir, lui explique Henri- Paul, si la paroisse tombait.\u201d La paroisse se désorganise- ra-t-elle?Pas complétement, certes, et pas tout de suite.Mais le curé Veilleux n\u2019est pas optimiste.\u2018Voyez vous-mêmes, nous dit-il.Mon prédécesseur n\u2019avait que sa cure.Mais moi, en plus d\u2019être curé, je suis au- ménier d'écoles, professeur de catéchèse et.à tout cela, mes supérieurs songent encore à ajouter d\u2019autres tâches.\u201cMon successeur ne sera-t- il qu'un simple desservant?On peut le croire, à voir la paroisse se vider et à considérer combien les prêtres se font rares.\u201d Le maire Alfred Lachance et le conseiller Roland Pou- lin ont des velléités d\u2019enthousiasme, malgré tout.Tls espèrent que Saint-Robert pourra retrouver son essor des années 50, grâce au développement du tourisme.\u201cNous avons des lacs, des cours d'eau poissonneux, des montagnes magnifiques où gi- tent le lièvre, la perdrix, le chevreuil et même l\u2019orignal, dit le conseiller Poulin.Nous avons une association de chasseurs et de pêcheurs qui s\u2019applique déjà à mettre ces richesses en valeur, et nous 'encourageons.\u201d \u201cPuis les sports d\u2019hiver se développent, ajoute le maire Lachance.Nous pouvons ouvrir des clubs de ski, de raquette, de motoneige.Mais nous n'avons ni hôtel, ni restaurant.Ça, il faut le créer.\u201d I réfléchit un moment et dit au conseiller: \u201cRoland, on tourne en rond.Pour lancer quelque chose, il faut de l\u2019argent.Et l'argent, ça fait défaut à Saint-Robert.\u201d \u201cL'argent, ça se trouve\u201d, affirme Roland Poulin, qui semble avoir réponse a tout.Mais le maire s\u2019adresse maintenant à nous.\u201cNous voulions ouvrir une fabrique de chemises, pour employer nos filles et nos femmes.Il nous fallait 50 000 dollars pour nous lancer, et on ne les a pas trouvés.Une l'abrique de chemises, ça nous aurait permis d'engager 30 femmes ct cing hommes.L'argent est bien rare ici.C'est là le malheur.\u201cPuis le gouvernement ne s'occupe pas de Saint-Robert.Il y a des années et des années que le conseil lui demande de nous faire une sortie en asphalte.Il ne répond même pas.Ce méme gouvernement, qui se moque de nos demandes, décime nos familles en subventionnant celles qui veulent déménager leurs maisons ailleurs.Vous irez voir le rang numéro 15.Il s'est vidé avec la bénédiction \"sn mm me PN BY ps + ey pg em RY de Québec.C\u2019est malsain, ça.Si le gouvernement est prêt à aider nos familles à Saint-Gé- déon ou à Saint-Georges, pourquoi pas à Saint-Ro- bert?\u201d ft Mais Saint-Robert fermera pas, affirme Roland Poulin, le conseiller.Prenez mon cas, ¢a fait 18 ans que je travaille dans les chantiers du Maine, et je reste toujours a Saint-Robert.Et toi, Sylva, tu es installé ici et tu y restes?\u201d te ERTAINEMENT que je reste ici, déclare Sylva\u201d, soulignant sa réponse d'une claque sur son comptoir.Sylva Lachance, qu\u2019il s\u2019appelle.C\u2019est lui qui tient l\u2019unique restaurant de l\u2019endroit, un Casse-croûte fréquenté surtout par les jeunes, le soir et le dimanche après-midi.C'est la que nous avons rencontré le maire, le conseiller Poulin et quelques jeunes.Sylva poursuit: \u201cPourquoi est-ce que les gens de Saint- Robert aiment ça, rester ici?C'est chez nous.On respire.Regardez-moi les montages toutes proches.J'irai sûrement pas m\u2019installer à Saint- Gédéon, en plein village, où on mange la fumée de l\u2019usine, où on est les uns sur les autres.Ici, on peut marcher autour et on n\u2019a pas les voisins sur les pieds.\u201d Nous abordons maintenant trois jeunes filles, assises à la même table, et nous parlerons ensuite à un jeune homme, qui se trouve un peu à l\u2019écart, pour écouter de la musique en boite.\u201cJ'ai travaillé à Montréal durant six mois, dans un abattoir de volailles, nous raconte Pierrette Nadeau, brune âgée de 20 ans.Je coupais le cou des poules 4 $1.58 Ci-dessus, vue de Saint-Robert, prise du nord; à dr, Emmanuel Lachance, qui est depuis vingt ans le gardien de la mine l'heure.C'était pas un avenir.J'arrivais à peine à payer ma pension et je m'ennuyais à mourir.On n\u2019est pas fait pour vivre dans la grande ville, nous les gens de la campagne.Je vais maintenant essayer d'entrer dans un atelier de couture à Saint-Ludger ou à Saint-Gédéon.Et je pourrai rester à Saint-Robert.\u201d Sa coeur, Véronique, 25 uns, nous explique qu\u2019elle travaille dans une fabrique de pantalons, à Saint-Ludger.\u201cJe suis bien là, dit-elle.Je me fais 50 a 55 dollars par semaine.J'ai une voiture et fantôme; en bas, la famille de Raymond et Alfreda Tanguay.wen Casey .va 2.CR ee ee dde EX Er laa?WE Fe ok Ee etna iri k pes ne pie LS } 4 VIET a IY 60 p.c.de la population de cette municipalité de la Beauce vit de l'assistance sociale; et pourtant, malgré l'exode déjà commencé, on continue de croire au miracle de la survie Se 26 décembre 1970- 3 4-26 décembre je transporte d\u2019autres filles qui travaillent avec moi.Ça me permet d'arriver.\u201d Elisa Quirion, 17 ans: \u201cJe travaille depuis sept mois à Saint-Ludger, duns un atelier de couture.Je ne gagne pas très cher, mais assez pour vivre ici.Et rien au monde ne me ferait aller à la ville.\u201d Le garçon, Yvon Lachance, a 21 ans.Bûcheron de son métier, il se débrouille pour travailler 11 mois par année, un peu partout.\u201cJe gagne 100 dollars par semaine, nous explique-t-il, et je donne presque tout mon argent à mon père.Il en a bien besoin.\u201d Véronique Nadeau nous dit: \u201cCe qui manque le plus, #;t gts ' LATE pe PL epg # fs Ne rorrged a Saint-Robert, garçons.Les gars vont travailler à l\u2019extérieur et les filles, comme de belles dindes, restent seules, ici, a s'ennuyer.\u201d te I ON avait donc de l\u2019argent.enchaîne le maire, on créerait de l'industrie.Et nos garçons n'auraient pas tous à s'en aller! Ça va pourtant venir un jour, à force d\u2019efforts, l\u2019industrialisation de Saint- Robert.Mais quand?Moi- même, j'ai deux garçons et trois filles à l'extérieur.Ces départs brisent nos familles, désorganisent la paroisse et la municipalité.\u201d Le divertissement fait dé- ce sont les, faut autant que l\u2019industrie, à Saint-Robert.Pour se rencontrer, le soir et le dimanche après-midi, les jeunes ont le petit restaurant de Sylva La- chance.Il est vrai que les plus audacieux peuvent aussi se retrouver dans un débit clandestin d'alcool.Ce débit, où nous sommes entrés, semble fonctionner assez ouvertement.avec l\u2019appui avoué de certains représentants municipaux et malgré l'inquiétude de nombreux parents.\u201cLes jeunes peuvent danser s'ils le veulent, dans mon restaurant, nous dit Sylva La- chance.Mais c'est un peu petit.Vous le voyez.Il serait utile et sain que nous ayons Ci-dessus, la famille Valère Nadeau, du rang No 8, l\u2019un des deux seuls cultivateurs de Saint-Robert; à gauche, l'épicier Youville Mercier, seul commerçant dont le volume d\u2019affaires à augmenté; en bus, à gauche, le maire Alfred Lachance et su fi famille; a dr., les Quirion (Henri-Paul et Annette), seul | nouveau ménage de l'année à avoir choisi de rester à St-Robert.A Saint-Robert, e faire d'autre que CHÔMER?une bonne salle paroissiale.Il £ arrive que les Soeurs de laf! c charité nous ouvrent leur sal- r le.Mais allez donc demander | S aux bonnes soeurs d'organiser i I des danses toutes les fins de d semaine.Ca se fait pas.\u201d j 7 \u201cPour le cinéma, nous dit f une jeune fille, nous allons à g Saint-Gédéon.Mais si nous J o pouvions voir, ici, un bon\u2019 film, le samedi ou le dimanche, et avoir la possibilité de | danser de temps en temps, je } vous assure que la plupart des | jeunes n\u2019iraient pas s'amuser R hors de la paroisse.Et le dé- À bit clandestin aurait moins de clients.\u201d M.Adrien Lachance, cour- § tier d'assurances, âgé de 53h pe XD ans, a visiblement réussi, malgré les difficultés économiques du milieu.Il est demeuré sur la terre ou il est né, sans toutefois maintenir l'exploitation agricole.Il s\u2019est donné entièrement aux affaires et a pu faire instruire sa famille à une époque où l\u2019ignorance était une servitude obligatoire en milieu rural.Il m'explique, non sans fierté, qu\u2019il a un fils dans la Sûreté du Québec, à Saint- Pascal de Kamouraska; qu'un autre exerce le métier de technicien radiologiste à Outar- des-IV, et qu\u2019un troisième est gestionnaire au ministère de l\u2019Education.Il a deux filles mariées: l\u2019une à un agronome de Lévis, l\u2019autre à un expert d'assurances de Sainte-Marie- de-Beauce.Une troisième fille, plus jeune, est secrétaire d'avocats, à Québec.Et un jeune fils est encore à la maison.Il fréquente le collège régional.\u201cVoyez-vous comment va Saint-Robert?nous demande M.Adrien Lachance.Il y a dix ans, nous étions 9 à la maison.Maintenant nous sommes trois: ma femme, mon fiston et moi.J'ai l\u2019impression que Saint-Robert va continuer de se vider.à moins que nous ne connaissions un sursaut de vitalité imprévu.\u201cJai été maire de 1955 à 1969, préfet du comté de Frontenac de 1966 à 1969, et j'ai travaillé de longues années au sein du conseil économique de Sherbrooke.Et je me suis constamment appliqué à attirer des capitaux à Saint-Robert.Mais cc fut peine perdue.Personne n'était intéressé.Et le gouvernement n\u2019a jamais prêté l'oreille, que ce soit en matière de voirie ou d\u2019industrie.\u201d Nous constatons que, malgré une situation économique difficile, tout le monde n\u2019est pas malheureux à Saint-Ro- bert.Nous avons même trouvé \u2014 phénomène rare \u2014 un cultivateur satisfait: Valère Nadeau, 34 ans, mari d\u2019une excellente fille de la terre, Huguette, et père de dix enfants espiègles et beaux, dont les âges s'échelonnent de 16 mois à 13 ans.Valère Nadeau possède un beau domaine et un équipement moderne qui lui permettent de vivre exclusivement de l'agriculture.L AVAIT l'habitude de faire du bois, l'hiver, avec d\u2019autres cultivateurs, dans un chantier coopératif qui exploitait une concession du gouvernement.Mais cette concession leur a été retirée, en 1967, pour servir au recyclage des bûche- rons sans travail.Valère Nadeau se trouvait, pour la première fois de sa vie d'homme, avec des heures libres à utiliser.N\u2019en voulant perdre aucune, il s'est mis a étudier.Au cours des saisons de relâche de 1967, 1968 ct 1969, il a fuit ses 7e, Se et 9e années et il a même suivi un cours de perfectionnement en agriculture.Ce cultivateur à la démarche lente mais sûre connaît les ressources du calcul et sait planifier son exploitation.\u201cJ'ai présentement 28 vaches ct ce n'est pas suffisant, explique-t-il.Pour élever confortablement ma fumille, il m'en faudrait 40.Je les aurai.mais graduellement.Un cultivateur doit progresser lentement.sans trop s'endetter.Autrement, il n\u2019en sort pas.\u201d Valère Nadeau a foi en l\u2019agriculture québécoise.Cela ne l'empêche pas de voir les problèmes que posent notamment les excédents de produits laitiers, les servitudes de la concurrence.le coût élevé de l\u2019équipement, la nécessité de regrouper les terres et d'industrialiser les exploitations.Il préconise que le gouvernement réforme sa politique forestière; qu\u2019il prête aux cultivateurs les sommes nécessaires à l\u2019achat des lots boisés ct qu'il favorise le reboisement.La plantation forestière représente, aux yeux de Valère Nadeau, l\u2019un des meilleurs investissements.Adonia et Clémence Pou- lin, du rang numéro 15, ont également 10 enfants, âgés de deux à 18 ans.Ecoutons leur témoignage.\u201cJ'ai travaillé comme bûcheron dans les chantiers du Maine de 1955 à 1965, nous raconte Adonia.\u201cMais c'est dur, ce maudit métier.J'ai fait des ulcères aigus.J'ai été opéré en 1966 et j'ai dû aller à l'hôpital! plusieurs fois.Une chose m'apparaissait claire.Je ne pourrais plus de sitôt retourner dans les chantiers.\u201cFavais 2000 dollars de côté.Je les ai vite brûlés.J'avais aussi trois vaches et huit moutons.Je les ai vendus un à un pour faire manger mu famille.Ça dégringole avec une marmaille nombreuse.Ça n\u2019a pas été long que nous nous sommes retrouvés sans le sou.Nous avons fait appel à l'assistance sociale.Au début, nous avons reçu 89 dollars par mois, et quelque temps après, 100 dollars.Inutile de vous dire qu'on a fait des dettes.Nous devions 600 dollars à une compagnie de prêts.Et ça ne pardonne pas, ces sociétés-là! Heureusement, mon plus grand garçon cst allé à la récolte du tabac et, a son retour.nous avons fait le remboursement d'un seul coup.Mais on restait toujours suns argent.Pensez-y: cent et quelques dollars par mois! Nous étions onze personnes à ce moment-là.Et les enfants reprenaient l\u2019école.I! fallait les habiller, leur préparer des dîners, leur acheter des livres.Nous étions dépourvus et pris de panique.Nous ne connaissions pas la misère.J'avais toujours travaillé auparavant.\u201cNous demandions à l\u2019assistance sociale de hausser nos allocations, mais on riait de nous.Là, notre curé s'en est mêlé.Il à pu nous obtenir 200 dollars par mois.Mais même 200 dollars ne suffisaient pas.Ma femme était enceinte de son dixième enfant.Elle a perdu la vuc pendant quatre mois.Elle a dû aller à l'hôpital et moi j'ai dû y retourner.\u201cFinalement, nous nous sommes rétablis un peu.Et j'ai pu m'inscrire aux cours de recyclage, à Saint-Martin.Nous travaillions 15 jours à l'école et 15 jours dans le bois.J'étais en train de me relever et j'entrevoyais le jour où je pourrais prendre un métier qui me conviendrait.Je retirais 70 dollars par semaine et, par malheur, ce n'était pas suffisant.Nous ne pouvions plus nous endetter.et comment faire autrement?ee LORS le Service social de Saint-Joseph à étudié notre budget et a établi qu\u2019il nous fallait, au bas mot, 123 dollars de plus par mois.Mais vn nous a donné seulement 30 dollars de plus.Ça ne pouvait plus marcher.Je me suis lâché.J'ai dit: au diable le recyclage! Et je suis retourné dans les chantiers.\u201cT1 y a un mois de cela, et je tiens le coup.Pour combien de temps?Je l\u2019ignore.Mais je sens que je vais pas durer encore des années à ce régime de fou.Je vais craquer de nouveau et me retrouver dans une situation pire peut-être que la première.Je recommencerai i zéro.\u201d \u201cNon.pas a zéro, interrompt sa femme.Ils nous ont donné des cours.Ils nous ont déniaisés.Moi aussi j'ai assisté à des conférences, une fois par semaine, avec mon mari.Ils nous ont montré qu\u2019une famille ne vivait pas de l\u2019air du temps.Ils nous ont aussi fait voir les obligations d\u2019une société envers ses membres.Si nous nous retrouvons dans la misère, je vais d'abord demander poliment le nécessaire.Et si ¢a va pas, je me servirai de la loi.I) y a slirement des lois pour permettre à une famille de pas mourir de faim.Pour permettre aux enfants des pauvres d\u2019aller à l\u2019école comme les autres et d\u2019ê- tre habillés de façon à pas se faire montrer du doigt.\u201d Adonia, lui, ne parle plus.Cet homme, courageux de nature, a été miné par le travail, la maladie ct les soucis.TI se renfrogne maintenant dans l'appréhension de l'avenir.D'autres sont partis.et heureux de l\u2019être.C'est le cas de Raymond ct Alfréda Tanguay.autrefois du rang numéro 15, maintenant de Saint-Gédéon.\u201cA Saint-Robert, m\u2019explique Raymond Tanguay, je m'engageuis comme bûcheron de mai à novembre.Le reste de l'année, je vivais de l\u2019assurance-chômage ou encore je faisais un peu de bois sur mon lot.\u201d \u201cOn ne vivait pas, on vivotait\u201d, dit sa femme Alfréda.\u201cMaintenant, poursuit Raymond, je travaille pour un entrepreneur en construction à l\u2019année.C\u2019est à peine si j'ai manqué deux semaines l\u2019an passé.Je suis bien content d'avoir déménagé.Mais on aime revenir à Saint-Robert.J'ai conservé mon lot.\u201d Pour sa part, l\u2019épicier You- ville Mercier croit en l\u2019avenir de Saint-Robert.Il n'a cessé d\u2019améliorer son commerce depuis qu\u2019il l\u2019a fondé, en 1948, malgré les risques du crédit et les pertes qu'il subit.\u201cIl roule encore pas mal d\u2019argent à Saint-Robert, dit- il.Un certain nombre d\u2019ouvriers et d\u2019ouvrières vont en chercher à l'extérieur.Et nous servons des voyageurs, des touristes, des pêcheurs, des chasseurs, des campeurs, qui viennent s\u2019approvisionner ici.Tout compte fait.le commerce se maintient, même si la population diminue.Mais si l'industrie démarrait, là ce serait excellent.\u201d Si l\u2019industrie démarrait .\u2026.Voilà le souhait de tous.Et M.Emmanuel Lachance, 63 ans.a identifié à ce souhait une bonne partie de sa vie.11 travaille à la mine depuis 19 ans.Il a été contremaître durant la période d'exploitation et ensuite gardien, ce qu\u2019il est encore, d\u2019ailleurs.\u201cSi la mine rouvre, Saint- Robert est relancé, hein, À- drien?\u201d Le vieux gardien s'adresse au courtier Adrien Lachance.Ce dernier a, pour toute réponse, un léger hochement, pour laisser entendre qu\u2019il n\u2019y croit plus trop.Mais enfin.l\u2019espoir conserve ses droits.Et tout ne sera pas perdu à Saint-Robert-Bel- larmin tant que des hommes, des femmes et quelques jeunes s\u2019attacheront désespérément à ce coin de terre.La prospérité naîtra peut-être, un jour, de leur obstination.@ 26 décembre 1970- 5 i i & a prete om = x x = CE tresors Ré 1 & La 5 Dal de l\u2019Aca IC == 7 ET a es A4 ë = C5 Q lid ) «3 x, M N st 7 k [5 3 ns roy?Ls?> ay 8 pw ES 3 Le = nie rl : * At Fi / * Rap = 8 te \u20ac: 0 = : % D a 5) rx vor Re Ug 4 ë £74 Tt ry \u2014 > x 4 { ; iB Eh NG ru a) N se ra = & py y y ve se ~~ a Fa LS % = eh YY ave at! 5 ss - \u2014_., J .s se ~ .\\ A = T boy fie JL ie.is | og\u201d 14 8 e = rr AG emis po EN.py 3 3 + me.4 pu Lo 7] Le \u201c> a TRE Whey Fre \\ à iB | \u20183 Pg rs tes ~~ er Construite en 1806, l\u2019église de L'Acadie Eo a) ys renferme Te PE des trésors vi qe o a\" A artistiques comme une ca statue d'ange sonnant de la trompette, une 5 9 aiguière signée Pierre Huguet, une tête d\u2019angelot & en bois sculpté ei doré, un calice des ateliers Delzenne, j.6 -26 décembre 1970 une crédence rococco. Texte et photos Yves Laframboise LE VILLAGE de L'Acadie, situé à peu près à mi-chemin entre Laprairie et Saint- Jean, offre dans son église une page précieuse de notre passé artistique, à l\u2019écart du brouhaha de la vie moderne.Construite en 1806, cette église de pierre et de bois conserve la sveltesse que lui ont donnée ses bâtisseurs et constitue aujourd\u2019hui l\u2019une des plus belles pièces d'architecture religieuse que possède le Québec, Fruit de l\u2019effort collectif d\u2019une petite population de réfugiés acadiens, l\u2019église de L\u2019Acadie \u2014 ornée à la fin du siècle dernier par Napoléon Bourassa \u2014 renferme des oeuvres d'art dont le nombre et la qualité s'expliquent par le temps qu\u2019on a mis à les accumuler.Des artisans locaux comme Georges et Daniel Finisterer ont passé près de 25 ans de leur vie à décorer l\u2019intérieur de l'église.Les boiseries, sculptées par le père et son fils.ont épousé des formes en grappe de fruits, en feuilles d\u2019acanthe, en perles.en tiges végétales et tant d\u2019autres tout aussi vivantes.Plusieurs de ces motifs sculptés ont d'ailleurs disparu ou ont été dérobés ou achetés.On a même descendu de sa niche l\u2019ange de la façade d\u2019un petit bâtiment proche pour éviter qu\u2019il ne disparaisse.C\u2019est pour n'avoir pas pris cette précaution qu\u2019un très beau coq aurait pris la route de New York! Il n\u2019y à pas de trésor sans métal précieux, dit-on.Des orfèvres, poursuivant la tradition française en Amérique, laissèrent à l\u2019église de L'Acadie des témoignages de leur art.Pierre Huguet (1748-1817) a exécuté une aiguière aux lignes très fines et I-François Delzenne (1717-?) à pour sa part signé de son poinçon un calice d\u2019une facture simple mais distinguée, orné de perles et de godrons.Dans le choeur, deux crédences servent encore à recevoir les objets liturgiques.D'inspiration rococo.leur style vient tout droit de l'époque Louis XV.C\u2019est au second étage du presbytère que le portrait du curé-fondateur de l\u2019église, René- Pascal Lanctot, peint \u2014 dit-on \u2014 par Louis Dulongpré (1760-1848), semble veiller à travers le temps sur le patrimoine artistique et spirituel de L\u2019Acadie.Pérennité que la Commission des monuments historiques entretient avec soin puisque, en 1955 et 1968, elle a procédé à la restauration de l\u2019église et du presbytère gy UR rn pour qu\u2019ils restent un témoignage vivant ME ue de notre histoire.@ | 26 décembre 1970 - 7 x .wn ; ~z3 a Ca a\u201d ace?i NY cool ce.4X ST EAR eu \u20ac 3) A PACS PRES x RS 5 SEA se { © \u2014 + 4 fl 2 = x, \u201c at £3 Sy - on i Sa 4 y Ne Da & C.D a SA, - ç NX Wg 5 = ETN Au pu A J.7 = 34 + CG ITY TN T\\ i > = Les, \\ : Ela \" g a + AB a 1 > et x had LE sa i: fi, vi 3 pe BF + 4 \u201cx 4 2 A.Æ $ ve ET = 4 \u201c viv; Re Te ne A La 7 3 in ar - 3 f 8 Æ , .54, ve.+e er 3 a) ; ; \u201c+ > at & ; er La Le pe, ve 1 at % gS Ph oa ie 4 > End : PE - \u2019T \u2014\u2014\u2014 \u2014_ \u2014 \u2014 Ry.ar \"+ , Ho nn \u2018a LE JF \u2019 = SE FE 8 - 26 décembre 1970 \u2026 Monsieur Pointu redevient Paul Cormier \"pour le plus grand plaisir du personnel par Catherine Benrubi PARIS UNE FOIS n'est pas coutume, mais Paris vit aujourd\u2019hui à l\u2019heure du Québec.Après les tragiques événements politiques qui ont surpris les Français, c\u2019est maintenant la bonne humeur québécoise qui déferle à l'Olympia.Il s'appelle Paul Cormier, mais Paris ne le connaît que sous son pseudonyme.Monsieur Pointu.Avec son violon intarissable et ses chaussures pointues \u2014 d'où son surnom \u2014 il est l'attraction No ! du nouveau spectacle de Gilbert Bécaud à l'Olympia.Tout naif, tout émerveillé, il reçoit chaque soir des fleurs sur la scène et les laisse se faner dans sa loge \u201cpour les montrer à ma femme quand elle pourra venir de Montréal\u201d.Connaître la gloire aussi brutalement, ct a 48 ans.c\u2019est quand même assez surprenant .Mais Monsieur Pointu n'a pas l\u2019air de s\u2019en étonner outre mesure: sa femme, toujours elle, le lui avait prédit: \u201cPaul, un jour, ton étoile brillera.\u201d H semble bien que ce jour soit arrivé.Le petit violoneux de l'hôtel Lafayette, à Montréal, côtoie les plus grands, est réclamé par les plus célèbres et est devenu le meilleur ami de Gilbert Bécaud.Is se sont rencontrés à Montréal par hasard.Le chanteur français cherchait un joueur de violon pour l\u2019accompagner dans son spectacle, et surtout pour faire avec lui sa nouvelle chanson-sketch, la Vente aux enchères.Il a annoncé qu\u2019il ferait passer une audition, et Paul Cormier s\u2019est présenté, sans illusion.Il a suffi d'un air, une \u201cdanse carrée\u201d, pour que Bécaud, enthousiasmé par sa virtuosité, lui fasse signer immédiatement un contrat et l\u2019emmène à Paris.L'engrenage de la célébrité s\u2019est mis en marche.D'abord, la Vente aux enchères est devenue le \u201ctube\u201d du spee- tucle et du 33-tours qui a suivi.Et puis le physique bonasse.la gentillesse naturelle de Monsieur Pointu ont fait le reste.Il est passé quelques minutes a la télévision, et, le lendemain, tout le monde l\u2019a reconnu dans la rue, dans le magasin où il achète ses cigarettes, à l\u2019hôtel où il est descendu.Tout étonné, il ne cesse de répéter: \u201cMais qu'ils sont gentils! |.\" Pas du tout grisé par le succès, il se promène calmement et découvre Paris comme un simple touriste.Il y a pourtant un long chemin parcouru entre la Côte Nord, où il est né il y a 48 ans.et les louanges qu\u2019il partage.sans s'en douter, avec Gilbert Bécaud.Son père fabriquait des bateaux.Dans une chute de bois, il lui fit son premier Photos Michel Monticelli 26 décembre 1970- 9 violon.Paul avait alors 9 ans.Depuis, il n'a cessé de jouer, dans sa région d\u2019abord, puis à Montréal, dans les cabarets et les hôtels.C\u2019est au cours dc l\u2019un de ces bals du samedi qu\u2019il a rencontré sa femme.Elle venait chaque semaine danser, et surtout l'écouter jouer.avai é e écouter jouer.I a ait remarqué cette PT ANNE CENTS spectatrice assidue, mais n\u2019osait pas lui PT EE parler.C\u2019est elle qui a osé.Depuis, ils Cae an Thee A ON filent le parfait amour, et ne s'étaient TNT jamais quittés jusqu'à cette intrusion de CT ML UC ww Bécaud dans leur vie privée.Monsieur Pointu est heureux de tout ce qui lui arrive, mais son bonheur ne sera complet que quand il pourra partager cette gloire naissante avec sa femme.Ses projets?Il est question que Gilbert Bécaud l\u2019emmène avec lui dans sa tournée au Japon.D\u2019autres chanteurs français voudraient l\u2019engager pour leurs spectacles.Et il se peut aussi que, tranquillement, calmement, Monsieur Pointu redevienne Monsieur Paul Cormier et en même temps le violoneux de l'hôtel Lafayette.Ferry Un Québécois découvre Paris: Monsieur Pointu joue une gigue à la tour Eiffel; à la terrasse du Fouquet's, aux Champs- Elysées, il est reconnu par un garçon qui lui demande son autographe; dans une librairie, il découvre la joie de bouquiner et, après sa promenade quotidienne, il retourne à l'hôtel pour préparer son spectacle avec Gilbert Bécaud.® eee LA SONT /OXENVO/RE 115605) LY 10 - 26 décembre 1970 qe, | ok A I % 6 k* _ iJ 7 T ; 5 15 J yr \\ 4 ref a 2 > RS 2 i 4 FEA A VRP, .a 3 RS A ve ve \u201cey, vy PA 7 ae at vu peer bse.«r ce < I PRR ge PE.2 jt 2.Bring, WA rate \u201c5 ay £ « Li fn.Pa 2 oe \u201cNC \u201d wr \u2018 Ld ES A) 1 Pn sea à \u2014f | -yres ee, - po \u201cew, a mn a ve MT > ar at M 1] [ER \u2018 ; *>Â] + ; 5 oe \u201ca à /, 1,\" i o ' ~ ti [3 oh f si Pat tb ».| E BJ rly Ale Lo.» \u201c- 1! 4 i ns ax # iH queaés i Û *h ~~ ! #H \\ \u2019.A af lv - i WI oe ORY 7 \u2014 oy x ~~ ft 4 \\k À: sx ate; IG Ay $i ai oh A rl À DU Yi Ï Ÿ \\ 0 su 4 of 4 Ty Y us a x ae A 59 fs a tly -, ct ; 5 EE.ht NE Dale EX + ; me 3 Ar x Sh a Hn g pi + La Coe 9 » + fi 19 0 Hd N \"+ P DO eee a Fw =.y A Pe 2 rT, Pe I 7 VE ER se A be S de 3 > 7 _ KE he > Ut cet LR NF Ss ry iE CL RUE V ri - 2 AN 4.rayon he oh VO > der « pad = A i 1-3 ah is.ai ed pet # EP pe if vi ! %¥ ë a Fu y NATE 5 4 Bh, eu, \u20ac ne + A dpi 442 at AP i STN ET A ¥ psp CA Ge LT ii} 11 el Fi se a J A lh Hf oe oF i eu 2 + Mn pred) i 22 re © D H fs F Thy Sach 5 os 0 9% À a a, HER à: ab, Dy si 2 ; Sin 4 je se Se 3 EA DIRS ag ot A ir > x VE 3, il ax Te = = rn a 4 D = Fa de, 3 Re re 23 > be = Sac à nue SE er To 5 Ê ni hod ¥ i + $4 af 5 sh ce @ ea \u20ac ve i, % È = = kK JR yin gl À.; bx X i as ve = + > YON \u201c ~ & poe - \\ Bs ; IT 4 bE fy, 9:0 WHS N A} ve., .z a \u2018 A / ik Sc QV 2 oy te Ayia Dans la réserve de Rimouski, la chasse au faisan des \u201ccousins\u201d de France a commencé au petit matin, le lendemain méme de leur arrivée au Québec.par Francine Duhamel AU DEBUT de Pautomne, des chasseurs de tous les coins de France ont abattu des faisans dont certains étaient bagués d\u2019un numéro de téléphone.Au bout du fil, on leur apprit qu\u2019ils venaient ainsi de gagner un voyage de quatre jours au Québec pour aller chasser le.faisan, en compagnie des finalistes d\u2019un concours de tir à la volée.Deux cents nemrods arrivèrent donc un jeudi après-midi, fin octobre, dans un avion d\u2019Air Canada, à l\u2019aéroport de Mont-Joli, où nous venions d\u2019arriver par Québécair.Cinq mille personnes étaient venues accueillir les Français qui débarquèrent au son d\u2019une fanfare de majorettes, sous une haie de raquettes à neige.Chacun fut baptisé au caribou et adopté par un parrain québécois.On les déclara \u201ccousins\u201d et on leur remit une tuque et un foulard, identiques à ceux que portaient les organisateurs de cette Opération Faisans, organisée notamment sous les auspices de la municipalité de Rimouski et du ministère du Tourisme, de la Chasse et de la Pêche.Le soir, souper officiel à Rimouski, où les hôtesses portaient des costumes d\u2019époque.Le lendemain matin, lever à cinq heures; deux heures plus tard, munis d\u2019un repas froid et de fumigènes (au cas où ils se perdraient), les chasseurs, deux par deux sous la pluie battante, envahissaient la réserve de Rimouski, territoire de 20 milles carrés sur lequel on avait lâché la veille 800 faisans d\u2019élevage.A la fin de la journée, environ 200 faisans, perdrix et lièvres étaient inscrits au tableau de chasse.Partie intégrante d\u2019un programme d\u2019activités franco-québécoises, l\u2019excursion a été transmise en France à la radio et à la télévision, en direct.Sur les lieux, le poste Europe No 1 tourna de plus un film avec une équipe de cinéastes montréalais.\u201cen 4 KS (nm A._a qui san = A - pay ~~ oo EC iia YS es ae aa + a st Québec.Fay op AS 8 A7 ex >.a i Bi SN Pac) : AP) BY rl Gok à = \u201c| > a .ne Nix 2X f ca = wo dy 4 AT a \u20ac te To EN NL & Ss pau SE 2 i Le +3 LY % A owt Lx A SR Try Aa 4 Fe aan KR LOW Ba ah Le ml Nm al > 1 ; fo qe) & T \u201cd @ a 1 ee & » 74 + Rencontre, > a x succès auprès des invités qui firent Le buffet de fruits de mer eut un franc À En LA) \u2018 Photos Reynald Rompré Yeo 1.5) ar NT - YT, ae racy iy i», \u2014 ma es ES he \u2014 Es ting ~ oh = S2 A.Sw, be _ NFP a *¥ 27, PS SES SA) A \u2014\u2014 % ; bre Spam FD ih + 7.\u201ce VEY Te.= pn Sra Lars | (> Le EE NN Wa TAR bean Ne, \u2014 Rimouski, ht 7 x Ba Them Yin +» fs (1 Tg Ve ais u # 30 0 \u2018 LS Eu yat: BA» > + se + Sen F2 4 + #5 ESS >, ! wor \u201c 14 \u2019 + Take.pe -\u2014 ns / e 200 Francais et de 800 faisans LO 1 ei Tu on AN inl > Donat ou ils dé FAN # \" 7 an a) x.>> 2e.= 5414, ag ENS Gé ov \u2018a ae Lace a outa a, / & bE \u2018 3 Yi Fc jeunè a 7 Le NA Le Ro, th bo ve A nk die | boyy [£02 = ~~ A 7, > rs 2e [es eu 4 FL.Has F -r 1d 27 ro 14d =.pe LS vu ng LV) \u201c - a és TE Ah Ag hx prs Et » a hs _\u2014 14 Av.¢ hal} du e LA dans la cabane à sucre d\u2019une érablière, rent en groupes Visiteurs et amis se rendirent à Saint- M ho LE (3 \"pe 2m 1-2 \u2014 \u2014\u2014\u2014 -\u2026\u2014 \u2014-\u2014 \u2014 \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 = a \u2014\u2014\u2014 .L part ° .rs let ° insert ° a journée A Goo n 0 J) A x3 > de 200 pièces de gibie 3 Nl FN A Ed Led r étai x + ent a : 8 > -\\ ants: faisans, perdrix, | de chusse terminée, ; tes au tableau de chasse des S & : .a.plus 39 NS apins.vis S +» La 3 AN Hor X >9 $ § w 3 NS % bX oA £3 Ee o % v Fa i Ea) 4° LL\" , Ly sy 324 a Ge x ar 4 J Lg - 3 au 2 é ; ha re -\u2014 | SE A La >, & Ÿ -@ aH 5 Rl A and PY 3] \u2018ea r Sy ACs NJ} awn = a \u2018ge ee, pos x 42-24 A het 3 oe x ge + 9 ef Ÿ 03 usr \u2018 La v 4 4 \u20ac 2 > ; san er 4 PS Ï , \u2018 - 0 + & Lee of .> S94 \u201c +4 5 iS ait wi PR : ¥, = H xB i mg + 2 \u2019 anim aren = é * = qm or it % À ea\" & a % sr.kr 2 he a fn 4823 a 1X4 LY eon 3 ; H D ur Ar = & x 5 ea Rd, Le ! 1h.2?7 Kk) x Vex = 1e * ttl { 7 hE eo» aL 1s iy) JA : à\" y.oY à \u201c~ Eu Cali 3 roy = 4 xg + ny V5?a uO ei > 3 Sta %- 3 VE su fF * » se Bai (Foo) = \u201c% ve X.s # 4p 1\u20ac Di g 8% =a Te 2} ng At, &, La if: pe TR val ps ; i es A A Py + TO PY - =, a ; ; 8 + En 4: 64 > TE > LY A CR - 4 \u20ac dû ros i! a -\u201d- 4 Hi À ik PS te ram ea = PE a eat onan \u2014\u2014 ar 2 hm Ve 20 he [HY pow: [ES dem, i AMINA 57 0 >.° 2 Un concours de tir à la volée, au bord du Saint-Laurent, permit aux Francais et Canadiens de comparer leur adresse.L'avion des Français va repartir, mais il fait froid sur la piste de Mont-Joli: les organisateurs se réchauffent en dansant une ronde.PER ATION FAISANS Le samedi, nombre de Francais passérent la journée dans des familles.Le soir, tout le monde se retrouva autour d\u2019un buffet de fruits de mer, suivi d\u2019un plantureux banquet.Le lendemain, après la visite d\u2019une exposition de fourrures au parc Métis, un spectacle indien étonna bien des Français, surtout quand ils apprirent de la bouche même du chef huron Max Gros-Louis que les bons Hurons et les méchants Iroquois étaient les membres de la même grande tribu indienne.Puis les invités se rendirent à une érablière de Saint-Donat, à quelques milles de Rimouski, où ils firent connaissance avec les fèves au lard, la cipaille et la tire.Leur séjour se termina au Colisée par un Musicorama mettant en vedette la Française Annie Cordy et le Québécois Marc Hamilton.Le lendemain, lundi, nos visiteurs reprirent l\u2019avion, enchantés de l\u2019accueil reçu.L\u2019un d\u2019eux rapporta même un annuaire du téléphone, pour montrer aux amis tous les noms francais qui s\u2019y trouvent.® (5 > © \u2014 Foy; Rr Zea, « & 16 -6 décembre 1970 LE CAMOUFLAGE est ce qui permet de faire la distinction entre le civil et le militaire.Le civil se cache, le militaire se camoufle: voila toute la différence! Un homme qui, en cas de danger, se dissimule der- rire un arbre, c'est un civil.Un homme qui, face au même danger, se transforme en arbre, c\u2019est un soldat.Pour ne pas compliquer inutilement les choses, j'éviterai de parler de ces imbéciles qui, dans le danger, vont se cacher derrière un soldat transformé en arbre.Une des ruses préférées des militaires consiste à se déguiser en buisson creux.Pour ce faire, les soldats fixent sur leur casque des branchettes et des feuilles.Cela fait, il ne leur reste plus qu'à se coucher par terre ct à ramper.Si les soldats camouflés en buisson creux rampent, ce n'est pas, comme on le croit généralement, pour se rapprocher de l'ennemi, mais simplement pour éviter de prendre racine.Les militaires ne se camouflent jamais en arbre fruitier: un sofdat déguisé en pommier pourrait constituer une tentation irrésistible pour des ennemis affamés, Dans l'art du camouflage, il faut tenir compte des conditions de climat.Les soldats qui évoluent dans les pays froids évitent de se transformer en palmier: pour ne pas attirer l'attention de l'ennemi, il vaut mieux, dans ces conditions, qu'ils se déguisent en mousse ou en lichen.Les fantassins déguisés en mousse doivent s'étendre à plat ventre au pied des arbres, faisant bien attention d'être situés dans la direction du nord.Un militaire déguisé en mousse qui s'étendrait au sud d\u2019un arbre non seulement risquerait d\u2019ê- tre repéré par l'ennemi qui connaît la botanique mais serait susceptible de rendre un très mauvais service au chasseur égaré qui cherche le nord.Puisque le but du camouflage est de faire croire à l'ennemi qu\u2019il n'y a personne partout où il y a quelqu'un, l'idéal serait évidemment de réussir à déguiser l'armée en place déserte.Dans une forêt.par exemple, un régiment déguisé en clairière pourrait faire des ravages terribles.Transformer une armée en vaste espace vide présenterait cependant un grave danger: celui de voir un avion ennemi en détresse tenter un atterrissage forcé sur ce terrain dégagé, ce qui uurait des conséquences désastreuses pour la vie et le moral des troupes.Les services de renseignements de l'armée ont développé une forme particulière de camouflage.Quand les militaires désirent apprendre quelque chose, ils se déguisent en civil et vont espionner: c\u2019est le seul moyen, pour eux, de prendre connaissance de certains faits.Evidem- ment, un militaire déguisé en civil n'en sait pas plus long que lorsqu'il était en uniforme, mais il a sûrement Fair plus intelligent.Le but des activités de \u201cl\u2019Intelligence Service\u201d est de faire croire que les soldats savent quelque chose alors qu'en réalité ils ne savent absolument rien.Rien du tout.L'espionnage cst seulement une forme de camouflage qui consiste a déguiser les militaires en hommes instruits.Au cours des dernières années, l'armée américaine a mis au point un procédé de camouflage qui, tout en étant très simple, se révèle très efficace, Vous uvez peut-être lu dans les journaux des reportages où l'on affirmait que les soldats américains en service au Sud-Viet-nam fument couramment de la marijuana, du haschich ou de l'opium.Certains moralistes ont crié au scandale: ils ont eu tort.Car en réalité i) s'agit là d\u2019une simple manoeuvre de camouflage.L'état-major de l'Armée américaine a ordonné à ses \u201cboys\u201d de fumer tout ce qui leur tombait sous la main dans le but de les déguiser en ruines fumantes.L'expérience a été un succès complet: aujourd\u2019hui il est à peu près impossible de faire la différence entre une patrouille de l\u2019armée américaine et un village en cendres.Nos lecteurs auront sans doute remarqué qu\u2019en règle générale l\u2019habit militaire est vert.Si les soldats optent pour cette couleur, ce n'est pus uniquement dans le but de se confondre avec la verdure mais également pour pouvoir se confondre avec leur costume.En cas d'attaque, en effet, le premier devoir du soldat est de devenir vert de peur et de disparaître ainsi dans son habit de même couleur.Cette manoeuvre préliminaire exécutée, le \u201cTe lagen i.\u20ac.8 7 SE \u201c Yi: kn 5 = tia soldat doit courir se cacher daus un buisson dans le but de confondre le tout avec l'inmensité de la nature.Ces manoeuvres sont réservées aux attaques survenant durant l'été.En hiver.les soldats se vêtent de blanc et pâlissent en cas de danger.Dans les cas de péril extrême, le militaire peut se camoufler en cadavre, manoëuvre que l\u2019on désigne plus souvent par l\u2019expression: faire le mort.Le camouflage obéissant aux lois de l'adaptation au milieu, il est recommandé au soldat qui désire faire le mort de s'étendre au milieu d'un monceau de cadavres: il a alors plus de chance de passer inaperçu que s'il se trouve être le seul cadavre à la traîne à des milles à la ronde.Les règlements de l\u2019ar- méc interdisent cependant au soldat qui désire se camoufler en moribond d\u2019abattre quelques-uns de ses camarades pour uméliorer son camouflage et créer une atmosphère plus vraisemblable.Quand l\u2019armée évolue dans les villes, le camouflage devient plus difficile à réussir.Dans les campagnes, le soldat peut toujours s'identifier au paysage en portant quelques branchettes sur son casque, mais dans les villes il ne lui sert à tien de transporter une porte ou une fenêtre ou encore quelques briques pour faire croire aux civils qu'il n'est rien d\u2019autre qu\u2019un édifice public: il faut plus que cela pour tromper la sagacité des citadins! Quand ils doivent manocuvrer dans les villes, les militaires ont donc recours au camouflage psychologique.Un exemple récent de camouflage psychologique nous a été fourni par l'Armée canadienne lorsqu\u2019elle est venue évoluer gracieusement dans les rues de Montréal.L'armée avait l\u2019ordre de venir installer ses pénates dans la métropole mais de passer inaperçue.Pour ce faire les services de renseignement ont mené une enquête discrète sur les moeurs et coutumes des Montréalais et ils en sont venus a la conclusion que les meilleurs moyens de camoufler les soldats étaient de les déguiser en statues.L'armée a découvert en effet que les Montréalais et les Québécois en général sont habitués dès leur jeune âge à contempler des statues.L'état-major a donc ordonné à ses soldats de se tenir immobiles, au LECAIMOUF garde-à-vous, pour que la population autochtone ne soit pas effrayée par leur présence et les assimile aux monuments.Mises à part quelques miraculeuses exceptions, la grande caractéristique des statues tient en effet dans leur immobilité.C\u2019est ainsi que, du jour au lendemain, les Montréalais purent admirer de cing à six mille nouvelles statues installées ussez curieusement aux coins des rues et devant les édifices publics.Le camouflage psychologique était si bien réussi que les citoyens de la métropole ont vraiment cru avoir affaire à des statues de nouveaux suints, et ils se sont mis à lire les journaux très attentivement pour voir si le pape n\u2019aurait pas procédé.ces temps derniers, à une sorte de canonisation massive.Les Québécois se sont dit: \u201cPuisque le pape a déjà canonisé d'un seul coup les vingt-deux martyrs de l'Ouganda, il a peut-être décidé de béatifier, d\u2019une seule bénédiction, tous les soldats canadiens qui sont morts à Dicppe .\u201d Mais ces spéculations étaient vaines.Comme je l'expliquais tantôt, nous sommes en présence d'une simple manoeuvre de camouflage.D'ailleurs l'occupation du Québec par l'armée canadienne a pour nom de code: \u201cOpération statue miraculeuse.\u201d ® CES DES ARITI Voilà pourquoi vous n'avez pas vu de soldats dans les rues de Montréal par Jean-Pierre Maice 26 décembre 1970- 17 La 17, qui relie Ottawa à la frontière DIMANCHE, 18 août 1968, 8 h 25 du soir.Nigan Ishawr file.vers Montréal sur la route 17, à l\u2019est d\u2019Ottawa.Il tente un instant de dépasser la longue file qui le précède, mais doit réintégrer sa place.Il perd alors la maîtrise du volant: sa voiture dérape et va _ en heurter une autre de plein front.Bilan: six morts, deux blessés.Autant de chiffres pour les statistiques des accidents qui surviennent chaque jour sur cette route longue de quelque 60 milles.qui relie la capitale fédérale à la frontière Ontario-Québec.On l\u2019a surnommée la Route de la mort parce qu'on y enregistre le nombre le plus élevé de morts ou de blessures graves, par accident, de toutes les routes canadiennes, soit 18 morts par cent millions de milles parcourus.Sur la route 401, entre Montréal et Toronto, à voies contraires séparées par un terrassement et sans intersections, on compte seulement trois décès par cent millions de milles.Et il n\u2019y a que 2.76 morts \u2014 le taux le plus bas du monde \u2014 sur la route 40, elle aussi à voies séparées et sans croisements, partant de Montréal pour se raccorder, à la frontière Québec-On- tario \u2014 à la route 17! Le Dr Harold Elliott fait des recherches pour diminuer le danger sur cette dernière.Ex-chef du service de neurochirurgie à l\u2019Hôpital Général de Montréal et à l\u2019hôpital militaire Reine- Marie, il a commencé de s'intéresser à la prévention des accidents à l\u2019époque de la Seconde Guerre mondiale.T1 a alors aidé son maître, sir Hugh Cairns, à créer un modèle de casque protecteur pour les motocyclistes.II a même poursuivi à l\u2019université Cornell de New York des études spéciales sur les types de blessures subies lors d\u2019ac- du Québec, est la route la plus meurtrière au pays Les points noirs indiquent où sont survenus les accidents qui ont fait 48 morts, de 1966 à 1969, sur la route 17 entre Ottawa et la province de Québec.cidents de la route et il a maintes fois opéré.des victimes d'accidents.Dans.les trois quarts des cas, ces victimes ont en effet été frappées à la tête.Il est convaincu qu\u2019on peut prévenir la plupart de ces accidents en s\u2019en prenant aux causes mêmes du mal.En 1965, le Dr Elliott parvenait enfin à obtenir du gouvernement fédéral les crédits voulus-pour entreprendre ce qu'il appelle son \u201cprojet des six comtés\u201d: une recherche en règle des causes d\u2019accidents dans les six comtés ontariens de Prescott, Glengarry, Russell, Stormont, Dundas et Carleton, que traverse la route 17, Avec l'aide de Carl Johns, ex-ser- gent de la Sûreté provinciale ontarien- ne, le Dr Elliott a organisé un réseau de patrouilleurs chargés de lui fournir toutes les observations possibles sur tous les accidents ayant causé blessures graves ou mort d'homme sur cette route.Il a souvent mené lui-même des enquêtes sur les lieux d'accidents.Grâce à une subvention supplémentaire de la fondation Donner, le Dr Elliott a pu obtenir le concours d\u2019étudiants en psychologie et en sociologie qui ont scruté le comportement des auteurs ou des victimes de ces accidents, d'étudiants en médecine qui ont accompagné et observé ces victimes dans l\u2019ambulance -et-à l'hôpital, et d\u2019étudiants en génie civil qui ont examiné aussi bien l\u2019état de la route que celui des voitures accidentées.La première conclusion à laquelle le Dr Elliott est arrivé, c'est que les chauffeurs imprudents ne sont pas la seule cause des accidents.Il faut attribuer une part de responsabilité à l\u2019état de la voiture et à celui de la route elle-même.On peut poser en principe, sans grand risque d'erreur, qu\u2019il y a autant de détraqués au volant et autant de véhicules défectueux en circulation sur la route 401 que sur la 17.Par ailleurs, il est plus que probable que ce sont en grande majorité les mêmes chauffeurs qui empruntent la route 40 puis la 17 pour se rendre de Montréal jusqu\u2019à Ottawa, ou inversement.Pourtant, c\u2019est sur la 17 et non sur la 40 que surviennent le plus grand nombre d'accidents! Des panneaux de signalisation clairement rédigés ou dessinés et placés au bon endroit, des garde-fous plus nombreux, des accotements de route bien profilés: voilà autant de moyens, selon le Dr Elliott, pour réduire le nombre des accidents.Mais ses principales recommandations concernent le tracé de la route.Il a par exemple remarqué que les collisions meurtrières se produisent gran CES ee Ne AE LS Le aa | presque invariablement aux intersections de la route 17 et de diverses routes secondaires.Peu importe la forme en X, en Y ou en T du croisement.D\u2019autres causes d'accident: pentes trop abruptes, courbes trop prononcées, rétrécissements de la route sous un viaduc.Les conclusions établies par l'Office de recherches sur les routes nationales des Etats-Unis viennent corroborer la plupart des données du Dr Elliott.Ces considérations sautent aux yeux et rendent incompréhensible l\u2019ineptie des autorités face à des problèmes qu\u2019il serait facile de résoudre.Voici quelques-unes de ces considérations: le nombre des accidents sur une route est normalement proportionnel au nombre des véhicules qui y roulent; le nombre des accidents diminue quand les routes sont bien éclairées, qu\u2019un terrassement sépare les voies allant en sens contraire, et qu\u2019on peut y avoir accès au moyen de raccords bien aménagés; par contre, le taux d'accident augmente aux abords des viaducs, dans les virages prononcés et les pentes raides, et plus encore s\u2019il y a pente et virage combinés.Toutes considérations humanitaires mises a part, le Dr Elliott tient à faire remarquer que les accidents de la route coûtent aux Canadiens plus d\u2019un milliard de dollars par an en primes d'assurance et en frais hospitaliers ou funéraires.Le gouvernement ontarien a fait savoir qu'il projette de corriger le tracé de lu route 17.Il a procédé aux relevés d\u2019arpentage nécessaires et a établi le calendrier des travaux de construction d'une autoroute à voies séparées ct sans croisements qui deviendra la route 417.Mais il faudra de nombreuses années encore avant que cette nouvelle route soit aménagée et ouverte à la circulation.Toronto entend également étatiser tous les services privés d\u2019ambulance d'ici 1972.ce-qui lui permettra d\u2019uni- formiser l'aménagement intérieur de ces véhicules et l'équipement de soins d'urgence dont ils sont pourvus.L'uniformisation s'étendra aussi aux services de soins d\u2019urgence aux blessés de la route dans les hôpitaux.Mais on n'aura encore corrigé la situation que dans une seule région du Canada.Entre-temps, le Dr Elliott voit ses fonds de recherche s'épuiser.Les subsides que lui accordaient le gouvernement fédéral ont pris fin à la suite des coupures que l'Etat a dû faire dans -ses déboursés pour aider à combattre l'inflation.Il est pourtant urgent que l\u2019on trouve les causes exactes des trop nombreuses morts accidentelles sur nos routes et que l'on y apporte des correctifs.Il n'est pas d\u2019économie justifiable quand il s\u2019agit de sauver des vies humaines.umaines Heward Grafftey IN Frontiére du Québec aa ii 2 A | } 162 Es \"Fm n'a Ex ! # La 303 -hd ®g M \u2014\u2014 dS ES == # z wy.me.@ 3 23] Ci Lo \u2018\u2026 = or a e* [ee] 4 \u201cTh v FX.Em > A 4 ° 20 z à ba ex 7\u2019 5 ur > a F La jamba laya est un magnifique plat de résistance qui ne demande que fort peu de préparation de dernière minute.20 - 26 décembre 1970 La Bonne Cuisine de Perspectives par Margo Oliver SI VOUS trouvez désagréable, quand vous recevez.de passer la moitié du temps dans la cuisine, servez, pour votre réception du Nouvel An, une jambalaya ou des queues de homard farcies.Avec l'un ou l'autre de ces plats, il suffit d\u2019une salade verte et de pain à l\u2019ail pour compléter le menu.Terminez le repas avec le plus simple et le meilleur des desserts: des fruits ct du fromage.Et vous couronnerez le tout en sablant le champagne.JAMBALAYA 1 bouteille de vin de table blanc, sec 1 tasse de bouillon de poulet ! grosse tranche de citron 1 grande feuille de laurier ! grosse gousse d'ail, épluchée et coupée en deux 2 cuil.à thé de sel 6 grains de poivre 4 grosses branches de persil Un petit bouquet de feuilles de céleri 1 petite tranche d'oignon 1 petite carotte, en morceaux Une pincée de poivre de Cayenne 2 livres de crevettes crues 6 tranches de bacon, hachées 1% livre de jambon cuit (voir note), coupé en petites lanières 3 gros oignons, hachés 2 gousses d'ail, émincées 1 boîte de 28 onces de tomates dites \u201cà l\u2019italienne\u201d Ya livre de peperoni, en morceaux 3 piments verts, grossièrement hachés KV cuil.à thé de thym Une pincée d\u2019estragon LG de tasse de feuilles de céleri hachées Ya de tasse de persil haché 1 feuille de laurier ! cuil.à thé de sel 1/16 de cuil.à thé de poivre de Cayenne 2 tasses de riz à longs grains, non prétraité 3 cuil.à table de beurre 1 livre de pétoncles crus 15 tasse de persil haché Mettre dans une grande casserole, la veille du jour où vous voulez faire la jambalaya, le vin.le bouillon, la tranche de citron, 1 feuille de laurier, | gousse d'ail, 2 cuil.à thé de sel, les grains de poivre, 4 branches de persil, le bouquet de céleri, | tranche d'oignon, la carotte et une pincée de poivre de Cayenne.Chauffer jusqu\u2019à ébullition.baisser le feu, couvrir et faire mijoter pendant 20 minutes.Chauffer de nouveau jusqu'à pleine ébullition.Ajouter les crevettes (ajouter un peu d\u2019eau bouillante, si cela est nécessaire, pour les bien immerger).Baisser lc feu, couvrir et faire mijoter pendant 5 minutes.Retirer du feu et laisser refroidir les crevettes dans la marinade.Verser le tout dans un bol, couvrir hermétiquement et réfrigérer jusqu\u2019au lendemain.Faire frire le bacon, dans une très grande casserole, juste assez pour bien graisser cette dernière.Ajouter les lanières de jambon, 3 oignons hachés et 2 gousses d'ail émincées.Cuire, en brassant, pendant 2 minutes.Ajouter les tomates, le peperoni, les piments verts, le thym, l\u2019estragon, 4 de tasse de feuilles de céleri, 4 de tasse de persil, 1 feuille de laurier, 1 cuil.à thé de sel ct 1/16 de cuil.à thé de poivre de Cayenne.Chauffer jusqu\u2019à ébullition, baisser le feu et faire mijoter, à découvert, pendant environ 30 minutes ou jusqu'à ce que la préparation soit plutôt épaisse.Retirer les crevettes de la marinade, passer cette dernière et l\u2019ajouter à la préparation.Faire brunir le riz dans 3 cuil.à table de beurre, dans une autre casserole, et l\u2019ajouter à la préparation.Chauffer jusqu\u2019à ébullition, baisser le feu, couvrir hermétiquement et faire mijoter pendant 15 minutes.Décortiquer ct parer les crevettes.Rincer les pétoncles sous un jet d\u2019eau froide.Ajouter crevettes et pétoncles à la préparation bouillante en brassant bien pour les enfoncer dans la préparation.Couvrir la casserole et faire mijoter pendant encore 5 minutes ou jusqu'à ce que les pétoncles soient tendres et presque tout le liquide absorbé Lhôtesse Sera de la par le riz.(S\u2019il y a toujours trop de liquide, faire bouillir vivement, à découvert, pendant un petit moment.) Goûter et ajouter du sel, si cela est nécessaire (la quantité dépend de ce que le jambon était plus ou moins salé).Mettre dans un grand plat de service ou dans un plat creux.Parsemer de V2 tasse de persil haché et servir immédiatement.(De 8 à 10 généreuses portions) Note: on peut, pour cette préparation, utiliser une petite boîte de jambon de conserve.Jeter la gelée et le gras.Pour préparer ce plat à l'avance, cuire la préparation jusqu\u2019au point où l\u2019on ajoute la marinade.Après avoir ajouté celle-ci, retirer la préparation du feu, la laisser refroidir et la réfrigérer jusqu'à environ une demi-heure avant le moment de servir.Préparer les crevettes et les pétoncles et les réfrigérer dans un bol hermétiquement couvert.Chauffer lu sauce jusqu'à ébullition, 30 minutes avant de servir, et faire brunir le riz.Procéder ensuite comme nous l\u2019indiquons.QUEUES DE HOMARD FARCIES 12 queues de homard congelées (voir note) ! petite tranche d'oignon |! petite carotte, en morceaux ! branche de céleri (avec les feuilles), coupées branches de persil petite feuille de laurier cuil.à thé de sel grains de poivre de tasse de beurre cuil.à table de farine 114 cuil.à thé de sel 1% cuil.à thé de paprika la de cuil.à thé de feuilles d'estragon Une pincée de poivre de Cayenne 3 tasses de crème simple (15 p.c.) 3 cuil.à table de jus de citron 15 tasse de fromage parmesan râpé Ua tasse de chapelure fine 2 cuil.à table de beurre fondu \\ IFANSN Mettre les queues de homard congelées dans une grande marmite.Ajouter la tranche d\u2019oignon, la carotte, le céleri, le persil, le laurier, le sel et les grains de poivre.Ajouter suffisamment d\u2019eau bouillante pour couvrir complètement les queues.Chauffer jusqu\u2019à ébullition, baisser le feu, couvrir et laisser bouillir jusqu\u2019à ce que ce soit tendre.(Le temps de cuisson varie selon la grosseur des queues.Celles que j'ai utilisées pesaient environ 4 onces chacune.Je les ai fait cuire 6 minutes sans les avoir préalablement laissé dégeler.Compter environ ! minute de cuisson par once plus 2 minutes pour les queues congelées et 1 minute de cuisson par once plus | minute pour les queues préalablement décongelées.) Egoutter et rincer rapidement sous un jet d'eau froide.Couper, avec des ciseaux de cuisine, le dessous des coquilles et retirer la chair des queues, avec les doigts.(Ne pas jeter les coquilles, vous en aurez besoin.) Réfrigérer la chair.Couper en dés la chair du homard.Chauffer le beurre dans une grande poêle épaisse.Ajouter le homard et cuire, à feu doux ct en brassant, pendant 3 minutes.Saupoudrer de la farine, du sel, du paprika, de l'estragon et du poivre de Cayenne et bien mêler.Retirer du feu et ajouter la crème, d\u2019un seul coup et en mêlant bien.Continuer la cuisson, à feu moyen et en brassant constamment, jusqu\u2019à ce que la sauce bouille et soit épaisse et lisse.Ajouter le jus de citron et retirer du feu immédiatement.Mettre les coquilles dans un plat à four peu profond et juste assez grand pour contenir les coquilles côte à côte.(Si les coquilles sont serrées les unes contre les autres, elles ne verseront pas sur le côté quand vous les remplirez de la garniture.) Mettre la garniture dans les coquilles, à la cuillère, en la montant en dôme aussi haut que possible.Couvrir le plat de papier d\u2019emballage transparent et réfrigérer jusqu'à peu avant le moment de servir.Chauffer le four à 350° en temps voulu pour que les homards puissent cuire pendant 40 minutes.Mêler le parmesan, la chapelure et le beurre fondu.Parsemer généreusement les queues de homard du mélange.Cuire au four pendant environ 40 minutes ou jusqu\u2019à ce que la garniture bouillonne et que le dessus des coquilles soit bruni.Servir immédiatement.(6 portions) Note: certaines boutiques et les poissonneries vendent les queues de homard congelées.Ces queues pèsent habituellement environ 4 onces pièce; je les achète de cette taille.Ce plat est plutôt riche et, pour un repas de fin de soirée, deux queues par personne suffisent.Si vous préférez terminer la cuisson des queues tout de suite après les avoir farcies, c\u2019est-à-dire sans les réfrigérer, chauffer le four a 450°.Parsemer les queues, remplies de garniture encore chaude, du mélange a la chapelure ct cuire pendant environ 12 minutes ou jusqu\u2019à ce que le dessus soit doré.@ 20 décembre 1970- 21 \u2018 gp * MACDONALD\" CLF LUS FiLTRe LLY Tr OF virgin d'Or Monde Photo Poste a été une des premières maisons au pays à vous offrir un ser- vice complet de finition de photos {photos couleur, photos noir et blanc, diapositives) par la poste.Seize années d'expérience, l\u2019équipe- ment le plus moderne qui soit, 175 techniciens experts, l'emploi exclusif de solutions chimiques et de papier KODAK, sont votre garantie de qualité, sûreté et rapidité.Prenez vos photos, oubliez le reste, Photo Poste s'en charge.DEVELOPPEMENT ET IMPRESSION: KODACOLOR 8 poses .$3.00 12 poses .4.00 20 poses 6.00 Réimpression .3 EKTACHROME 8, 12 ou 20 poses 1.15 36 poses o.oo.2.00 NOIR & BLANC 8 poses .5h 12 poses .83 20 poses o.oo.1.40 Réimpression glacée .07 Expédiez vos films avec confiance à nos bureaux de Montréal ou Québec.C.P./P.O.BOX 7900 MONTREAL A Cp./P.O.BOX 11 QUEBEC 2, P.Q.eZ PAS, SVP.PLAGE, DO BEND Satisfaction garantie ou argent Pour obtenir PHOTO -POSTE \"ééphoneet.Q.Montréal (514) 849-3506 Québec (418) 667-1433 PHOTO-POSTE remis sans discussion CASE POSTALE 7900, MONTREAL 101, P.Q.CASE POSTA 22 - 26 décembre 1970 LE 1153, QUEBEC 2, P.Q.Mon chien Pompon A FOURNIER J'AVAIS alors un peu plus de six ans.Il neigeait doucement depuis près de 24 heures.Le veille.la terre était noi- rc et dure comme de la pierre, le gazon était jaune et mangé par le froid qui durait depuis la Sainte-Catherine.À l\u2019école, quelques minutes avant les vacances, le frère avait demandé à toute la classe de se mettre à genoux et d'implorer le pardon du Petit Jésus.Un Noël sans neige était à ses yeux et aux nôtres un grand cataclysme qu\u2019il uttribuoit à lu malice des méchants.Notre prière fut bien accueillie d'en haut car, juste une heure avant la messe de minuit, la neige commença de tomber.A la sortie de l'église, tout était blanc et net.Encore une fois, les bons avaient eu raison des méchants! Le lendemain matin.mon bas de laine beige accroché au dos d'une chaise de la salle à manger était rond et noueux.Le Petit Jésus y avait déposé trois pommes, deux oranges et une grappe de raisins.Contre toute attente, parce que j'avais sciemment désobéi à mes parents quatre fois au cours de Ja semaine, il avait aussi laissé la paire de skis commandée dans une lettre dictée à ma mère à l'adresse de Madeleine et Pierre, les intermédiaires que la radio mettait à notre disposition.Je passai presque toute la journée dehors, maladroit sur ces skis que je n'arrivais pas à fixer à mes bottines de caoutchouc.Dans l'après-midi, Monsieur Nantel.le bedeau, attela son cheval a la sleigh de la fabrique et il y attacha un cible.Nous fimes neuf fois le voyage entre l'église catholique et le cimetière protestant.A la première randonnée, j'étais seul, avec son fils.accroché au câble.Je pense que nous allions à une vitesse folle, mais à l\u2019époque, il n\u2018y avait pour ainsi dire pas de limitation de vitesse dans les rues du village.Au dernier voyage, le cheval tira 14 personnes en tout, dont madame Godbout, la femme du notuire, la seule qui n'étrennait pas de skis, mais en autant que je me souvienne elle portait des mitaines neuves qui se déchirèrent entre le pouce et l'index parce qu\u2019elle serrait le câble trop fort.Ce fut une journée mémorable, mais qui devait mal se terminer.Je rentrai à la maison, insouciant du drame que provoquerait mon arrivée.Comme je mettais les pieds dans la cuisine, Pompon, un épagneul à qui je devais, dit-on, d\u2019avoir appris à marcher, courut du salon pour me rejoindre à la porte, mais dans sa hâte il accrocha le fil de laiton qui retenait l'arbre de Noël.\u2014 Maudit chien fou, cria mon père qui avait toujours mal toléré la présence de lu bête.Ce fut un beau gâchis.II y avait neuf boules de brisées, six ampoules, l'étoile de verre fin qu\u2019on piquait sur la tête du sapin et deux oiseaux, dont le beau bleu à longue queue de poils de chameau.Pressé de remettre l\u2019arbre sur pied.mon père oublia d\u2019enfiler ses gants et, durant une semaine.avec les petites pinces à sourcil, il passa une heure chaque soir à extraire de ses paumes les échardes malignes qu\u2019y avaient laissées les cheveux d'angel\u2019arrivée de mon oncle, de ma tante et de leurs enfants éteignit rapidement la colère de mon père.Durant le souper et après lu soirée, on eût cru qu'il avait oublié Pompon.M n\u2019en était rien.I! avait plutôt formulé le dessein de s'en débarrasser et, quand mon oncle annonça qu\u2019il fallait appa- rciller, mon père lui dit: \u2014 Victor.l'as toujours voulu avoir un chien.emmène Pompon.C'est mon cadeau de Noël.Mes cousins sautèrent avidement sur mon épagneul et, avant même que j'aie pu réagir, ils étaient partis.J\u2019aurais peut-être fini par me consoler, si je n'avais appris deux jours après que, chemin faisant vers Granby où mon oncle habitait, il avait arrêté la voiture pour faire pisser le chien qui n\u2019était jamais revenu malgré les appels pressants.C\u2019est une version que je ne crus - jamais, sachant à quel point les chiens ont le sens de l\u2019orientation.Mon on- ele avait dû se débarrasser de l\u2019animal.Trente-quatre ans ont passé depuis et hier, soir de Noël, je racontais à ma femme pour la dixième fois l\u2019histoire de Pompon.J\u2019exprimais mes doutes sur sa disparition, plus convaincu que jamais du sens d'orientation des bêtes, quand j'entendis du bruit dehors.Je courus ouvrir pour apercevoir sur le perron un épagneul qui grelottait.\u2014 Tu vois! dis-je à ma femme.\u2014 Tu sais bien que ce n\u2019est pas lui.dit-elle.\u2014 Non, mais il lui ressemble tellement . LA SEMAINE PROCHAINE ww calendrier dm pnlepti td tout \u201c5 RT pages de mode fe Hl Je LOUIS De peintre, Edmund Alleyn fureur a Paris.André Dufour HI Le parlé et Pécrit André Dufour, qui signe le reportage sur Saint-Robert-Bellarmin (page 2), est reporter au service des nouvelles de Radio-Canada, à Québec, depuis sept ans, Mais c'est dans le journalisme écrit qu'il « \u201cdébuté\u201d, de façon d\u2019ailleurs inorthodoxe.\u2014 J'avais 14 ans, dit-il, et de Baie-Saint- Paul jenvoyais des nouvelles a PAction et au Soleil, a Québec.Mais comme il ne se passait pas grand-chose, je grossissais les nouvelles .ce qui a fini par me causer des ennuis auprès - de mes parents.\u2014 Vous aimez, à l'occasion, reprendre la plume?\u2014 Je le fais assez régulièrement.Le journalisme parlé \u2014 qui englobe d'ailleurs l\u2019écriture \u2014 est plus complet peut-être que le journalisme écrit dans un quotidien.Mais il demeure que dans un magazine l'écrit permet d\u2019aller plus loin, d'approfondir davantage un sujet.\u2014 Les problèmes sociaux vous intéressent particulièrement?\u2014 Oui.Ainsi, c\u2019est par un confrère qui en \\NTROSCAPHE revenait que j'ai appris que Saint-Robert était particulièrement touché par le chômage et que le taux d\u2019assistance sociale y était si élevé.J'ai vu tout de suite le bon sujet, qui a été accepté.\u2014 Vos débuts dans le métier \u2014 vos vrais débuts \u2014 vous les avez faits à Québec?\u2014 Non, à Ottawa.Il faut dire qu'à Baie- Saint-Paul j'étais employé dans une banque.Un jour, on m'a envoyé dans une succursale de Rockland, en Ontario.De là j'ai envoyé des nouvelles au Droit, à Ottawa, qui m\u2019a accepté comme correspondant.Un an plus tard, j'entrais au Droit.Jy suis resté sept ans avant de passer au service des nouvelles de Radio-Ca- nada (C.B.O.F.T.), pendant cinq ans.\u2014 Pourquoi ce passage de l\u2019écrit au parlé?\u2014 Fétais à la recherche d'une expérience plus vaste, plus complète du journalisme.Et une fois installé dans le journalisme parlé, j'ai senti le besoin de revenir à l'écriture.Je crois qu\u2019il faut pratiquer les deux, André Dufour a 42 ans.Il est marié et père de quatre enfants, âgés de 2 à 7 ans.DEEP HEAT agit en quelques minutes; vous voilà soulagé de l'arthrite, des rhumatismes et des douleurs musculaires.Vous sen- Lez.une chaleur bienfaisante vous envahir, DEEP HEAT agit de deux façons \u2014 1) l\u2019action pénétrante de la chaleur, 2) le soulagement rapide des douleurs aiguës.Il agit pendant des heures.Non graisseux, ne tache pas.Mentholatum DEEP HEATING A CHALEUR PENETRANTE en onguent ou en lotion Les reins paresseux peuvent causer des nuits blanches Si vous étes en proie a l'insomnie, et que vous vous tourniez et retourniez toute la nuit, sans savoir vraiment pourquoi \u2014 voici quelque chose qui vous aidera peut-être! Cette agitation est peut-être due à des reins paresseux, ce qui peut entraîner une irritation des voies urinaires et des malaises de la vessie, d\u2019où peut-être un mal de dus et un sommeil agité.C\u2019est alors que les Pilules Dodd\u2019s pour les Reins peuvent aider à procurer du soulagement.Les Dodd's stimulent les reins et aident à soulager l'état d'irritation qui cause le mal de dos.Prenez des Dodd's \u2014 vous vous sentirez mieux et vous dormirez mieux.Depuis 70 ans, des millions de gens en prennent avec succès.Nouveau gros format économique, Dans ses cuisines, Margo Oliver prépare des menus pour toute la famille et des plats spéciaux pour les grands jours.e est publié chaque semaine par Perspectives Inc.231 ouest, rue Saint-Jacques, Montréal Président: A.-F.Mercier Vice-président: A.Gratton Secrétaire-trésorier: J.-G.Francoeur Directeur de la rédaction: Pierre Gascon 26 décembre 1970- 23 \"2e Tra = ü Be Why 4 se \u201cge LL Ze : PATE er \u201cea va SE ioe, - ps RAO rr RC ra AANA one», Ey wed \"Pp \u201c4 Aor à ue ce ne ; \u2018 ya ch 22 a.ORLA +4 revi 1 re ps Ep pa wind a \u201cKE re PY, a À Xr «a = x Hy # pets ea fe I + MST ge na A spy \u201cel > pe Les A ante Sila, x.hi) BRA CMR eosin ids en [ys , pial: ¢ rnd Le Wai Vara AM 1300 43 on cel SR ow A 3 ag.dy PR » p le EF 72 mer eo fry 15) A Ho Ea .Vago se eo » Rage NY a 24 Se Ca TH \u201ca M ZN ve AL fv ela rdw al ony aX 2 Jeans Ee 21 ie ae z 7 ey Ga yo ps A Re né, 7 ih i = PE A Ae a wt Font oi oo Tired ee Wo = th! pi D Re Al £ ua bo a fe 4 mir Ë eo) TEs AHR 02 Wing 3 4 se) Li vr Tr x & pe av % \u20ac feu, bs pan Nos a 5S es Tage oo - ss En 4 st IN PR \" a x Gr hs 5.LCA REEL) im ard I=) il \u201cer ve - ivy AE We eS > a a A écrite wv ih Ë sw, oo fa ry i es => Co - sr RE UIE 770 4 Ya, Cro Len ba 9 re af dr ss hit 237 ts \u2019» a y 4 Vs me.A mé x 774 he! i 3 ®.¥ \u2018 \" te 1 rs ~% 55 rer gh A + Lo \u201c2 ft * Nr the > [ ps À \u201ca ar fa 4 Te + ERR % » i IE! v \" : * 5 Aa 2 i id *.6 \u2018 pu deen Ras: A a .Pty pe, z - : | | i BONNE NEIGE BON SKI BONNE | RY A "]
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