Perspectives, 17 février 1973, samedi 17 février 1973
[" 17 février 1973 Vol.15, No 7 CLS VES Dect LE SOLEIL EA i) = NS ~ N A g po > | uP E> T'AS BEN RAISON 2 MOI JE PENSE QUE Hy en oi TCHOMME, LA BATAILLE DU i\u201d L'AFFAIRE EST FRANÇAIS, CEST hg pe \\ KETCHOPPE / GAGNÉ / Ç \u201c XY o oo 41 # i; (2 } NN 4 If ° ond +.Co 4 Ÿ Wa A PAGES 2,3,4,06,6,9 mere par Pierre Turgeon 2 \u2014 17 février 1973 Grand sujet de controver- Corbeil, directeur de la lin- ou de Bordeaux, avec ses l\u2019ambivalence affective du _nir une telle mauvaise con- prir ses depuis dix ans, le joual guistique à l'Office de la expressions dialectales, ses joual: il représente en science linguistique?pre ne se laisse pas définir faci- langue française.variations phonétiques, même temps un sujet de \u2014 Certainement pas du cor lement.Il est l\u2019objet d'atta- \u2014 Le joual, dit-il, entant mais ce phénomène se honte et de fierté.Maisdans peuple lui-même, rétorque rital ques violentes, de défenses que concept scientifique, prête simplement à une les deux cas il trahit la diss M.André Dugas.Les ou- I'id passionnées, mais ni les est complètement vide de étude sereine et minutieuse tance énorme prise par no- vriers ont à \u2018bien\u2019 parler der puristes, ni les hommes de sens.Quand on tente de de la part des linguistes, tre élite à l'égard du peuple.deux fois dans leur exis- vau théâtre, ni les hauts fonc- voir, d'une manière techni- plutôt qu\u2019à un débat public Cette dernière, pendant que tence: quand ils se marient, B tionnaires du ministère des que, a quoi il peut renvoyer, attisant toutes les passions.le Québec s\u2019industrialisait puis quand ils meurent.amt Affaires culturelles ne pa- on netrouve rien.S'il s'agis- \u2014 Comment expliquez- et que nos ouvriers s'angli- Mais dans ce dernier cas, si jou: raissent s'entendre sur ce sait d\u2019un phénomène réel, vous que le débat ne s'en cisaient à fond de train, l\u2019occasion leur est fournie, détr qu'il signifie précisément.on arriverait à identifier les poursuive pas moins?cherchait son identité à l\u2019é- la possibilité est supprimée.exp Mais, dira-t-on, le sens d\u2019un éléments qui le composent \u2014 Si le joual n'aaucune tranger, en France surtout, à D'ailleurs on a constaté, pou mot ne se ramène-t-il pas à et comment ils se structu- portée sur le plan linguisti- cause de son impuissance a lors du sondage, que beau- fut + l'usage que le peuple en rent en un système auto- que, il correspond, en re- assumer notre développe- coup de gens ignoraient \u2018Ë lect fait?Eh bien voici la réponse nome.Or dès qu\u2019on étudie vanche, à des conflits politi- ment économique.même ce qu'était le joual.!Ë l'uti généralement donnée par un trait quelconque qui est ques et sociaux.Ce terme, Ces opinions de M.Cor- Et qui parle de ce dernier?1} ciné les Montréalais lors d'un supposé le caractériser, on qui fut créé voici une di- beil semblent partagées, à Les intellectuels, ceux qui le - récent sondage organisé par constate que ce dernier zaine d'années, à l'époque quelques nuances près, par définissent, entre autres, par {À tre l\u2019université de Montréal: n\u2019est pas spécifique mais de notre relance économi- deux linguistes de l\u2019univer- une absence de vocabulaire 'Ë Jean \u201cLe joual, c\u2019est la façon de appartient à un ensemble que et culturelle, me sem- sité du Québec: Mlle Made- et qui font mettre des pan- mar parler des gens de la cam- plus vaste que celui du ble maintenant le produit leine Saint-Pierre et M.neaux dans le métro pour tante pagne.\u201d Le résultat de cette \u201c\u2018joual\u201d.Ainsi notre \u201ca\u201d, d'une complaisance maso- André Dugas.A propos du apprendre aux passagers prog enquête présente cepen- qui remplace le \u2018\u2019elle\u201d dans chiste et la dernière phase sondage effectué par I'uni- qu'éphéméroide sert a dési- scier dant un léger ennui: pour des expressions comme \u201cA de notre jansénisme.Il a versité de Montréal, Mile gner une espèce sud-améri- créa les gens de la campagne, le fait bien la cuisine\u201d, est servi d'étendard à notre Saint-Pierre déclare: caine d'araignées, ceux qui trous joual, c\u2019est la façon de par- employé non seulement élite qui, vers la fin du du- \u2014 Le questionnaire com- proclament: bien parler, Qué ler des Montréalais! Com- dans les Antilles mais aussi plessisme, a brusquement prenait une règle de trois C'est se respecter.Voilà exph merit sortir de cette confu- dans le milieu populaire compris a quel point la réa- fort simple.On deman- ceux qui entretiennent la press sion et poser correctement parisien, ou le linguiste lité lui échappaitetquiena dait: \u201cQui parle joual?\u2019 La notion du joual, laquelle a re, d le problème, sinon en fai- Marcel Cohen a également développé à lafoisun grand réponse: \u201cLes autres\u201d était autant d'utilité pour les lin- Seule sant appel à la science, plus relevé certaines de nos tour- mépris pour soi-même et contredite par le résultatdes guistes que les éphéméroï» toute particulièrement à cette nures familières, comme: l'énergie nécessaire pour deux autres questions: des pour les usagers du mé- lise discipline qui a posé le lan- \u201cLes femmes, y travaillent améliorer sa situation.D'où Croyez-vous bien ou mal tro.Mais, me direz-vous, à gage gage comme son champ fort.\u2019 Plus on avance dans parler?La presque-totalité quoi bon manipuler un mani d'investigation: la linguisti- cette recherche comparati- des gens disait: \u201cMal\u201d et concept aussi nul?A cause systé que?Et de fait les difficultés ve, que ce soit dans le do- précisait, en dernier lieu, de l'immense exploitation du ri soulevées par le joual ne maine de la prononciation, que parler joual, c'était mal politique qu\u2019on peut en fai- fabric résistent pas à un examen des anglicismes ou de la parler.Or d'où peut prove- re, d\u2019abobord en détour- natur scientifique, du moins sion syntaxe, plus la réalité nant, par des querelles by- en croit M.Jean-Claude d'une langue \u201cjoual\u201d appa- zantines, l'attention des rait comme chimérigue.Il vrais problémes, ensuite en existe bien un français du convaincant la masse que Québec, comme un français de Haïti, de Marseille puisqu'elle ne sait pas s\u2019ex- pi» 'é- primer elle ne peut pas prendre conscience et encore moins formuler ses véritables aspirations.Voilà l'idéologie qui se cache derrière le principe: mieux vaut se taire que mal parler.Bien sûr, à cause de son ambivalence même, le joual n'a pas eu que des détracteurs parmi l\u2019élite.S'il exprima d\u2019abord du mépris pour le parler populaire, il fut vite glorifié par les intellectuels d'avant-garde, qui l\u2019utilisèrent au théâtre, au cinéma et dans le roman.\u2014 Cette réaction contre les puristes, dit M.Jean-Claude Corbeil, a marqué une étape importante, essentielle dans le progrès de notre conscience collective.Nos créateurs décidaient de trouver leurs racines au Québec, ils découvraient et exploitaient la valeur expressive de notre vocabulaire, de notre prononciation.Seulement là, comme dans toute oeuvre d'art, on a stylisé et rationalisé un langage qui fonctionnait d'une manière spontanée et non systématique.D'où, à côté du réalisme, une part de fabrication: processus bien naturel puisque l'écrivain cou ce doit toujours, afin d'obtenir des effets esthétiques, manipuler la matière première des mots.Ainsi les personnages de Michel Tremblay ne se rencontrent pas plus dans la vie quotidienne que ceux de Shakespeare ou de Racine.Voilà comment est apparu, à partir de la langue populaire québécoise, un langage littéraire \u2018\u2018joual\u201d\u2019, et je m'en félicite.Mais les ennuis débutent lorsque l\u2019on confond les deux, lorsqu'en examinant un texte littéraire composé, bien sûr, d'éléments tous identifiables dans la langue, mais en revanche très structuré et stylisé, on conclut à l'existence d'une langue propre aux Québécois et qui serait le joual.Ici encore, comme dans le cas des apôtres du bon parler, on procède par motivation irrationnelle et non par observation scientifique, avec pour résultat qu'on reste enfermé dans l'idéologie que l'on voulait combattre, que l\u2019on passe d'un extrême à l'autre du même système, et que cette fois au lieu de condamner nos particularités linguistiques, on répudie le français par exclusions ex cathedra et on interdit ainsi au peuple de participer à la langue comme totalité.Remarquez, d'ailleurs, à quel point l'attitude \u201c\u2018joualisan- te\u201d peut entraîner les mêmes effets que son contraire: tous deux isolent le Québécois du reste de la ® LES LINGUISTES, IL EST EVIDENT QUE NOUS PARLONS FRANCAIS ; francophonie, l\u2019un s\u2019en réjouissant et l'autre s\u2019en affligeant.\u2014 H faut donc éliminer le terme \u201cjoual\u201d.\u2014 Oui, mais comme il ne s'agit pas que d\u2019un mot mais de tout un système de pensée, je doute qu'on y arrive facilement.Bien qu\u2019elle éprouve le même scepticisme quant à la disparition des querelles autour du joual, Mlle Saint- Pierre, qui enseigne la so- cio-linguistique à l'université du Québec, s'attache, durant ses premiers cours, à débarrasser ses étudiants de leurs complexes linguistiques.C\u2019est à ce prix seulement qu\u2019elle peut entreprendre avec sa classe des recherches fructueuses sur le français du Québec.\u2014 En tant que scientifiques, dit-elle, nous n\u2019avons pas à porter des jugements de valeur.Les mots sont neutres, leur première fonction est de permettre la communication, et dans _Cette perspective, il importe assez peu que l\u2019on dise wind-shield ou pare-brise.Nous prenons comme point de départ la langue parlée autour de nous, donc un phénomène hétérogène, qui s\u2019incarne dans différents individus et qui varie selon les situations sociales, les régions géographiques, les circonstances de la vie.Une fois recensés ces divers déterminismes, il faut examiner comment ils s\u2019articulent à l'intérieur de notre société, et non pas les comparer à une norme idéale de grammairien.Nous sommes ainsi amenés à distinguer plusieurs communautés de communication.Le français du Québec se définit comme une communauté de parole, il repose sur un Certain nombre de règles, telles, au point de vue de la syntaxe, les interrogations en \u2018tu\u2019: Tu viens-tu?\u2014 \u201cElle fait-tu bien la cuisine?\u201d\u2019, ou bien les impératifs avec pronom personnel: \u2018\u2019Donne-moé le pas\u201d au lieu de \u201cNe me le donne pas.\u201d Tous les Québécois manient ces règles naturellement, mais aussi celles de la francophonie, laquelle forme une communauté culturelle, plus vaste et plus abstraite que notre commu- MAIS POUR COMBIEN DE TEMPS ENCORE?nauté de parole, que celles des Haïtiens, des Parisiens, des Marseillais, qui possèdent toutes cependant un tronc commun de règles minimales comme la manière de faire des inversions ou des négations.Pour vous représenter tout cela plus facilement, pensez à un arbre dont la cime se perdrait dans les nuages de I'abstraction du français écrit, et dont les racines plongeraient dans le vécu et, traversant les différences ethniques, régionales, rejoindraient les particularités linguistiques de chaque individu.Ce dernier, ou qu'il se situe dans l'enchevêtrement des racines, se rattache donc à l\u2019ensemble de l\u2019arbre.Essayer de le couper d'un des niveaux quelconques de cet organisme, c\u2019est le mutiler.\u2014 Mais la racine d'un arbre ne peut-elle pas pourrir lentement, puis mourir?Autrement dit, les cris d\u2019alarme que poussent certains au sujet de la disparition prochaine du français au Québec sont-ils justifiés?\u2014 Je vais vous répondre par une question, dit M.André Dugas.Comment une langue meurt-elle?Parce que ceux qui la parlent se lèvent un bon matin et se disent: \u201cNon, ça ne va pas, nos mots n'arrivent pas à rendre compte de la réalité.Désormais nous n\u2019utiliserons plus que le chinois?\u201d Non, bien sûr.C'est plutôt que les Barbares envahissent l'Empire Romain et qu'ils décrètent: \u2018\u2019Dorénavant, si vous voulez manger, vous allez dire: Thank you.Une langue ne porte en elle aucun microbe qui pourrait la tuer, elle va subsister en évoluant jusqu'au moment où des facteurs qui lui sont extérieurs, écomi- ques ou politiques, l'assassinent.\u2014 Dans le cas du français au Québec, les anglicismes ne constituent-ils pas la menace la plus sérieuse?\u2014 Non.Nous résistons très bien à ces corps étrangers.De fait ils sont même en régression.Des enquêtes dans les quartiers populaires ont démontré l\u2019implantation, grâce aux mass-me- dia en particulier, d\u2019un solide lexique français, là où régnaient auparavant les termes anglais, par exemple dans le domaine du sport.L'emploi de \u2018\u2019disque\u2019\u2019 ou de \u201crondelle\u2019\u201d aux dépens de puck, celui de \u2018\u201cbilles\u2019\u2019 aux Suite page 4 17 février 1973 \u2014 3 Obtenez 100 timbres différents du monde entier nouveaux pays.timbies commémoratifs, paysages, timbres rares Apollo 12, costumes nuhtaires d'Antigua, Jean XXXII, bataille d'hwc Jima, beaucoup d'autres incluant des sènes sur les Olympiques d été.ta Chine populaire.etc Ausse lots en consiymation.Vous achetez ceux que vous voulez (ou même aucun) et relousnez les autres Vous pouvez annuler en tout 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tion Prerre Gascon Préudent fondateur A.-F.Mercier 4 \u2014 17 février 1973 dépens de \u2018\u2019marbre\u2019\u2019, s\u2019est généralisé.Quant à la prétendue anglicisation de la syntaxe, un étudiant en doctorat vient de lui consacrer deux années de recherche et n\u2019en a pas trouvé trace, en tout cas pas d'une maniére significative.On prétend aussi que notre pensée s\u2019anglicise.Mais il s'agit-là d'une forme de communication non-ver- bale.Quoi de plus normal qu\u2019en tant que Nord-Américains, nous découpions la réalité différemment des Français?Par là, au niveau des gestes, des mimiques, de la façon de formuler nos idées, s'expriment nos particularités culturelles.Tout cela est parfaitement inoffensif.Le véritable danger se trouve du côté de la poussée démographique des anglophones, et aussi dans le passage direct de francophones à l'anglais par l'intermédiaire de l'école.Un jour des parents se disent que leurs enfants ne soufffiront pas du même handicap économique qu\u2019eux et ils les font instruire dans la langue de Shakespeare.Ce processus est déclenché déjà dans certains régions du Québec, et nous sommes à étudier son importance et ses implications.\u201d Puisque l\u2019anglicisation nous guette à cause de pressions économiques, la solution à cette menace ne serait-elle pas, comme le veulent certains hommes politiques, de transformer véritablement le français en langue de travail?M.Jean- Claude Corbeil répond par I'affirmative, mais avec certaines réserves.\u2014 Quand le Québécois emploie-t-il le plus souvent l\u2019anglais?dit-il.Pas en famille, ni avec ses amis, mais à l'usine ou au bureau.Ne pourrait-on pas modifier ces lieux de travail pour que les nôtres puissent s\u2018y exprimer dans leur langue?S'il s\u2019agit d\u2019un pari, je pense qu\u2019il vaut la peine de le faire au lieu d'accepter officiellement notre aliénation.Une fois qu'on s'est posé cet objectif, il faut comprendre que la langue, dans le monde économique, joue un rôle purement fonctionnel, que ce n'est donc pas en abordant le problème en termes de préoccupations linguistiques que nous le solutionnerons, mais en le formulant ainsi: dans quelle mesure les Québécois peu- vent-ils prendre en main leur destin économique?Si la difficulté relevait des linguistes, elle disparaîtrait demain matin: nous n\u2019avons qu'à inculquer un vocabulaire somme toute élémentaire; nous possédons pour ce faire des méthodes pédagogiques éprouvées.Très bien, mais après?Les mots que nous avons proposés seront-ils mis en circulation?Afin d'y arriver, la compagnie va-t- elle transformer son mode de gestion?Il y a deux façons de s'en assurer: ou bien nous devenons propriétaires des entreprises étrangères, ou bien nous négocions avec elles.Le Gouvernement du Québec a adopté la deuxième solution, et je crois qu\u2019elle peut fonctionner, à condition que les chefs d'entreprise collaborent à fond avec nous.Il ne s\u2019agit pas de créer un ghetto francophone nord-américain, comme le craignent certains, mais de comprendre qu'une communauté, dans son ensemble, ne peut être bilingue, et que même si nous définissons dans notre société plusieurs fonctions nécessitant la connaissance de l'anglais, pour nous, collectivement, l\u2019heure du choix a sonné.Et c\u2019est ici que pour la première fois, M.André Dugas se trouve en net désaccord avec son collègue, M.Corbeil.\u2014 Le français, langue de travail, dit M.Dugas, Ça ressemble au joual.C'est doué d'une réalité politique, économique, mais scientifiquement, ça ne se définit pas.Les gens n\u2019ont pas une langue spéciale pour travailler, une autre pour s\u2019amuser, et ainsi de suite selon leurs différentes activités.Et je crains fort que la campagne élaborée autour de ce concept ne dépasse pas les voeux pieux.Le français, langue de travail, serait-il un des avatars du joual et le détronera- t-il un jour comme sujet de débats publics?Chose certaine, la véritable question au sujet de notre situation linguistique semble devoir se formuler autrement que par le traditionnel: Parlons-nous joual ou frangais?Nous parlons français, disent les linguistes.Mais pour combien de temps encore?Et en bons scientifiques, ils avouent eux-mêmes que ce problème ne relève plus de leur discipline.Mais le joual \u2014 même s\u2019il n'existe pas \u2014 ne renvoie pas qu\u2019à un problème linguistique: il est la substance même de notre drame, disent de jeunes auteurs dramatiques.Voir l\u2019article de Michel Beau- lieu, page 6.RO __ : } Ÿ i [3 7 3 2 < 2 de x: res- 23 oue jue, > J) tifi- finit + une y tra ee sa it wi > la our sse de Les cigarettes Tey | rl vous semblent ey) va ra Goutez donc a la douceur Belvedere.de hd )5\u20ac es Ja le re- n ou DOUCEUR VIVE n- Wad UT TTT TTT de Belvedere ns nt LA SAVEUR QU'ON PREFERE our 0 ne b n- BR ne iil Ju pid vue 4 fs = ni re ar U- 3.4 Belve AY LEE TES ere ING 812K FILTAR i AVIS: Le ministère de la Santé nationale et du Bien-être social considère que le danger pour la santé croit avec l'usage par Michel Beaulieu \u201cLes Belles-Soeurs sont une dénonciation du langage.Non pas une dénonciation morale, mais en ce sens qu'elles placent le Québécois de Montréal devant sa propre manière de parler; c\u2019est le reflet de ce que la société a fait des Québécois et inévitablement ça se retrouve dans le langage.\u201d Sans élever la voix, tout en terminant sa tasse de café, Michel Tremblay vient de prononcer ces mots qui font encore frémir d'indignation certaines oreilles, et qui nous plongent directement au coeur de l\u2019un des problèmes les plus controversés de l'heure: le québécois doit-il être utilisé à la scène et, si oui, les pièces québécoises sont-elles exportables?Il suffit de lire jour après jour les lettres ouvertes dans les quotidiens la Presse et le Devoir pour s'apercevoir à quel point ce problème soulève encore les passions, Michel Tremblay lui-même ne parle plus de joual, mais de québécois, c'est-à-dire d'un langage parlé par l\u2019ensemble des ressortissants du Québec, plutôt que confiné à la région montréalaise.Il suffit également de lire les journaux pour savoir que les passions se sont avivées de plus belle depuis le refus du secrétariat d'Etat, puis du ministère des Affai- 6 \u2014 17 février 1973 POUR LES JEUNES AUTEURS DRAMATIQUES, \\ SY TRY TY Teo) D'EXPRIMER.© J V 4 0 C'EST LA SITUATION NÊCUE DU QUEBECOIS res Culturelles d'accorder une subvention au Théâtre du Rideau-Vert afin que celui-ci puisse répondre à une invitation de Jean-Louis Barrault de présenter les Belles-Soeurs au Théâtre des Nations, à Paris, alors que quelques mois plus tard le même ministère annonce l'octroi d'une subvention à une troupe qui présentera dans la Ville Lumière Hier les enfants dansaient, de Gratien Gélinas.Mais plutôt que d'ajouter de l\u2019eau au moulin de la controverse, il s\u2019agit simplement de savoir ce que pensent du québécois les auteurs dramatiques qui écrivent dans ce langage.\u201cLe joual?questionne Michel Tremblay?C\u2019est un langage qui est pas pire que d'autres.Si par bonheur il faut parler français pour s'en sortir, ce dont je doute fort, alors parlons français.ll n\u2019y a rien de plus ridicule au monde que les campagnes de bon parler français.\u201d\u2019 Les grammaires et les dictionnaires ne font que suivre l\u2019usage et il est évident que le français tel que parlé au Québec, tel que parlé en Louisiane, à Haïti ou en Guinée, s'est développé différemment de celui qu\u2019on parle en France.Et même dans ce pays, différemment dans les campagnes et dans les villes.Mais ceci relève de la linguistique et de la sociologie.\u201cJ'ai écrit en joual, poursuit Michel Tremblay, par réaction.Je venais de rencontrer André Brassard, en 1964, et on est allé voir ensemble la Corde au cou et Caïn, deux films de Pierre Patry.On a eu le flash en même temps: on s\u2019est rendu compte que le monde parlait pas comme dans ces films.On s\u2019est rendu compte que le problème, c'était ça.Ç'a été une espèce d'explosion.Avant les Belles-Soeurs, j'avais toujours écrit en bon français.Mais d'un seul coup je suis passé aux antipodes de ce que j'avais toujours cru.Quand tu comprends une affaire aussi importante que celle-là, tu te jettes sur ta table de travail.J'ai écrit les Belles-Soeurs en 1965; elles ne devaient étre montées que trois ans plus tard et ce n\u2019est pas faute d\u2019avoir essayé avant.j'ai connu tous les déboires possibles avec la pièce.\u201d Tous les déboires mais aussi le triomphe, et la nouvelle naissance des polémiques auquelles on avait presque renoncé depuis que les écrivains de Parti Er \u201c308 .visu À vw N ps N, = > pris avaient décidé de \u201cmal écrire\u201d, trois ou quatre ans plus tôt.Comme on dit de Rome qu'elle ne s\u2019est pas faite en un jour, il va de soi que le québécois n\u2019est pas né le soir de la première des Bel- les-Soeurs, en août 1968.Les premières pièces de Gratien Gélinas, ses Fridoli- nades, les pièces de Marcel Dubé, les tournées de Fred Barry, les spectacles de Ti- Zoune, ceux d'Olivier Guimond, les spectacles du Beu qui rit, avec Paul Ber- val, Denis Drouin et Denise Filiatrault; des téléromans tels les Plouffe, le Survenant, les Belles Histoires des Pays d\u2019En-Haut ont contribué pour une large part a sensibiliser les Québécois à leur propre langage et à la mise en situation de leurs propres problèmes.Le triomphe des Belles- Soeurs et des pièces subséquentes de Michel Tremblay a assuré dans une large mesure la véritable naissance du théâtre québécois et, depuis trois ou quatre ans, une foison de nouveaux auteurs dramatiques a surgi, de même que plusieurs groupes voués à la création d\u2019un théâtre spécifique.Citons, parmi d'\u2019autres: Les Enfants de Chénier, le Grand Cirque Ordinaire, les P'tits Enfants Laliberté, la Quenouille bleue, ainsi qu\u2019un réalignement de la presque totalité des troupes membres de l'Association québécoise du jeune théâtre, qui groupe près d\u2019une centaines de troupes disséminées a travers le Québec; des auteurs nés sensiblement en méme temps que Michel Tremblay ou dans les années qui suivirent, tels jean Barbeau, Dominique de Pasquale, Odette Gagnon, Jean- Claude Germain, Serge Sirois, et bien d\u2019autres encore qui donneront bientôt leur pleine mesure.Sans oublier Sauvageau, Sauvageau, disparu en octobre 1970, qui eut tout aussi bien pu devenir le grand modèle si sa pièce Wouf Wouf avait été montée avant celle de Michel Tremblay, puisque les dates d'écriture coïncident.Si dans l'esprit de Michel Tremblay, le joual relève d'abord d'une dénonciation (dans ce qu'elle a de positif), il n'en va pas tout à fait de même pour jean Barbeau, le prolifique auteur dramatique de Québec, dont les Montréalais n'ont malheureusement pas encore vraiment fait la connaissance.Chez Jean Barbeau, c'est le principe d'identification qui a joué le rôle de catalyseur: \u201cJ'ai voulu faire mon fin, dit-il de ses débuts d'auteur dramatique, écrire en français des pièces françaises.C'est à Ce moment-là que ma mémoire ne m'a pas aidé.On s\u2019est longtemps chamaillé, elle et moi.D\u2019abord, elle était jalouse.J'avais importé une autre mémoire dont je me servais pour étudier, pour apprendre, comptant bien me débarrasser de ma légitime que je trouvais vulgaire, laide, embarrassante et gênante.Ça ne faisait pas l'affaire de l\u2019autre, la vraie, la mienne, qui heureusement m'a donné un coup de main.J'ai commencé à suivre ses directives.Elle me souffle tout; je n'ai qu'à transcrire.\u201d\u2019 Comme le dit Jean- Claude Germain, \u201cles écrivains d'ici, qu'ils soient poètes, romanciers ou auteurs dramatiques, font par rapport au joual le même travail que les Français vis- à-vis du français.Il y a des différences aussi fortes entre l\u2019oeuvre de Tremblay, celle de Barbeau et la mienne, qu'entre celles, par exemple, de Gide, de Céline et de Jean-Paul Sartre.\u201d Jean-Claude Germain, qui a monté treize spectacles depuis l'automne 1969, d'abord avec les Enfants de Chénier, puis avec les P'tits Enfants Laliberté, a découvert le joual par le biais des improvisations des comédiens avec qui il travaille.\u201cJ'en suis venu à uti- Suite page 8 J I EA Ne pment AGATE mm em Le SE QE a iE Ce TE mm EE Sainte-Foy, Québec.La réputation de l'entreprise familiale de Mme Gaspard a dépassé les limites de Québec.C'est grâce à un travail qui s'inspire de la plus pure tradition artisanale que cette patisserie-charcuterie se distingue.La contribution de la Banque de Montréal: financement et directives administratives.Une vraie petite \u2019mine d'art\u201d que cette pâtisserie.Comme tout bon chef Mme Gaspard (ci-contre) ne vous donnera pas sa recette.Elle se contente d'exhiber le résultat avec fierté.Guy Godin a fait son choix.Marcel Tourigny, directeur de la succursale Du Vallon, a mis la main à la pâte à sa façon.Sa recette à lui est d'ordre pratique.Ajoutez à cela un produit de qualité et ça fait toute la différence au monde.LaPremière Banque Canadienne Banque de Montréal 4 Qu'est-ce qu'on peut faire pour vous ?17 février 1973 \u20147 liser le joual, dit-il, parce qu'il venait naturellement dans les improvisations des comédiens.Il y a quatre ans, les improvisations étaient abstraites: aussitôt que quelqu'un voulait improviser, il devenait muet.Nous avions droit à la naissance du monde et au vent dans les feuilles.En verbalisant, les comédiens sont revenus au naturel.Le joual, qui m\u2019apparaissait limité, se révèle en fait illimité.\u201d Le joual n'a pas la partie facile; on se pose encore de drôles de questions à son sujet.\u2018\u2019L\u2019une des questions qu'on se pose le plus souvent c\u2019est de savoir si les gens parlent vraiment comme ça.La réponse, même si elle ne saute pas aux yeux de tout le monde, est évidemment non.Parce que le créateur fait parler les personnages dans son monde à lui, dans un monde homogène.Le problème de la vérité et le problème de la langue, c\u2019est deux choses différentes.\u201d Le but avoué de toute forme de création étant un contact avec un public, ceci de manière tout à fait évidente quand il s\u2019agit de théâtre, le joual devient un instrument de communica- 8 \u2014 17 février 1973 tion.\u201cIl y a trois ans, poursuit Jean-Claude Germain, les gens venaient surtout au théitre écouter comment on disait les choses; les goûteurs de langue venaient rire de certaines expressions.Ensuite, ils sont venus écouter ce qu\u2019on dit et non plus comment on le dit.\u201cIl existe autant d'écart entre le québécois et le français, conclut-il, qu\u2019entre l\u2019américain et l'anglais.Quand tu fais parler un personnage en joual, il pense différemment du français.\u201d Ce sur quoi Dominique de Pasquale, auteur de plusieurs pièces montées principalement par les troupes du Jeune Théâtre, mais aussi abondamment joué dans l\u2019ouest du Canada, surenchérit: \u2018\u2019La langue, dit- il, c\u2019est un instrument et en même temps c'est la pensée.C\u2019est un outil pour penser et parler; la pensée loge dans les mots et la structure des phrases.La pauvreté d'une langue, c\u2019est un symptôme de maladie, d\u2019aliénation.Les campagnes du bon parler français reviennent à en vouloir au monde parce qu'ils ont mal au ventre alors qu'ils ont peut-être un cancer des intestins.On se forge toujours un outil à sa portée.Est-ce que l\u2019enfant doit attendre de posséder un outil extrêmement perfectionné avant de parler?Non.Au théâtre, le problème se pose de la même façon: il faut d\u2019abord parler.Quant à la pauvreté de la langue, je n'en suis pas sûr du tout.\u201cPour un auteur dramatique, poursuit Dominique de Pasquale, il existe deux erreurs possibles: ou bien de prêter à ses personnages un langage plus pauvre que celui qui se parle réellement, dans une optique caricaturale et qui ne correspond pas à la réalité.Cette première erreur devient vite de la complaisance.En général, le langage n\u2019est pas celui de l'auteur et cette Caricature apparaît comme une forme de mépris par rapport aux personnages.Si le joual est une aliénation, c'est une double aliénation d'agir ainsi.L'autre erreur, c\u2019est de faire parler aux personnages un langage de niveau littéraire, ce qui interdit toute vérité dramatique.La solution, ce serait d'écrire comme on parle.Comme il y aurait probablement là des incohérences, il faut laisser aux comédiens le soin de retrouver la cohérence du langage comme il donne la cohérence au personnage lui-même.\u2018 De ce qui précède, certains exemples existent, en particulier dans le théâtre de Jean-Claude Germain où les comédiens travaillent sur le matériau même, plutôt que sur un texte relativement figé, ce qui confère à chaque personnage sa propre homogénéité.Ailleurs, le Grand Cirque ordinaire arrive au même résultat, quoique dans une optique très différente, par le même travail de base.Mais, au-delà de l'identification, se pose le problème de l'invention d\u2019un langage dramatique.\u2018Les auteurs dramatiques américains, dit Michel Tremblay, ont réussi à rendre leur slang poétique.C'est par Tennessee Williams que j'ai pu passer du joual au québécois, c'est-à- dire à un langage qui soit plus ouvert que celui de mes premières pièces qui, lui, était géographiquement trop limité.Parle-moi comme la pluie (traduite de Williams) est ma première tentative de rendre poétique le quotidien.Nous parlons peut-être un langage tarabiscoté, mais un langage tout de même.\u201d Si pour la plupart des auteurs dramatiques qui ont commencé à écrire depuis quelques années, I'utilisation du langage québécois va de soi, même s'ils ne vont pas tous jusqu'à affirmer, comme Jean-Claude Germain, que \u201cle joual, c'est une affaire réglée\u2019, les comédiens se trouvent devant un problème d'une autre nature.Avant Michel Tremblay, le Québec ne possédait que peu d'auteurs dramatiques, cependant que la plupart des comédiens jouaient déjà avant 1968.Parlant d'abord québécois, ceux-ci ont dû apprendre à jouer en français.Mais depuis quelques années, les comédiens et les comédiennes se sont retrouvés devant un théâtre différent de celui qu'ils avaient rêvé de jouer.Pourtant, comme l'affirme Michel Tremblay, \u201cquatre-vingt-quinze p.c.d'entre eux sont revenus à ça comme à un bain de jeunesse.À certains, ç'a fait prendre conscience d\u2019un langage qu'ils n'avaient jamais voulu accepter.Contrairement à ce qu\u2019on peut croire à première vue, c'est difficile à jouer, le québécois.Ca demande autant de métier que n\u2019importe quel autre théâtre et même peut-être plus.\u2019 Parmi ces comédiens et comédiennes, celle qui a vécu et qui vit encore sans doute l'expérience la plus riche et certainement la plus diversifiée, Odette Gagnon, a non seulement créé le rôle de Linda Lau- zon dans les Belles-Soeurs, mais écrit elle-même des spectacles, dont Lendemain d'la veille, présenté au Patriote à Clémence en janvier 1972, après avoir été cofon- datrice des Enfants de Ché- nier.En ce moment, elle dirige les destinées du Centre d'essai des auteurs dramatiques.\u2018\u2019Mon envie d'écrire, dit- elle, est liée au Théâtre du Même Nom.Je suis partie de la création collective pour en venir à l'expérience personnelle.Normalement, à l'intérieur d\u2019une création collective, j'avais beaucoup de difficulté à me faire entendre.J'ai eu envie d'écrire sur l\u2019autocensure qu'on pratique partout à longueur de journée.Ç'a donné Lendemain d'la veille.Ecrire ce spectacle- là, si je menais cette démarche, je la menais en québécois, langage qui correspond à la fois à nos racines et à nos structures mentales.\u201d Pour Serge Sirois, cependant, auteur notamment d'une pièce présentée au théâtre de Quat-Sous en novembre dernier, Aujour- d'hui peut-être, qui marquait ses débuts, la question de la langue est une question secondaire.\u201cCeux qui font un problème de la langue, dit-il, i 4 s\u2019en servent comme d'un paravent à tous les autres problèmes.On n\u2019en est plus à un problème d\u2018incompréhension: la traduction, ça existe.Quand les gens montent en épingle le problème du joual, c'est juste pour masquer les véritables problèmes qui sont de nature sociale et politique.\u2018\u2019Pourtant, poursuit Serge Sirois, je crains que le québécois n\u2018aille en dépérissant parce que l'anglais reste la langue de travail.Pour moi, le danger, c\u2019est que le québécois s\u2019anglicise davantage jusqu\u2019à perdre pied.Croire qu'on doive passer par Paris, ce n\u2019est pas vrai.C\u2019est d\u2019abord ici qu\u2019il faut travailler à empêcher la langue de périr.La question n\u2019est pas seulement linguistique, mais globale.\u201cNous sommes dans un sens des privilégiés, parce que même si nous sommes des francophones, nous sommes des Américains du Nord.Nous communiquons avec Sartre, mais aussi avec Tennessee Williams.\u2018Le fait que j'aie choisi d'écrire en joual, conclut-il, c\u2019est simplement pour ne pas trahir une situation que j'avais vécue en joual.\u201d @ ASIE NE TN NA SEE Éoace gat.nj acte Colombie britannique, (ci-contre), des employés retirent l\u2019épaulard Haida de son bassin pour lui faire subir des examens médicaux; les autres photos de la page montrent Haida faisant son numéro devant des visiteurs de l'aquarium; ce type de cétacé, cousin du marsouin et du dauphin, est en effet un comédien-né.Wr pe wl a Pour tel vieil ffidien qui aime en setslpter le prôfit dans des troncs de cèdre, l'épaulard est un dieu plus vénérable que le Grand Manitou même.Par contre, c\u2019est un ennemi aux yeux du pêcheur car ce cétacé, cousin du marsouin, déchire ses filets et éloigne de lui le poisson.Cest aussi, pour le spécia- - Aiste de la conservation de la faune, un être vivant à protéger du chasseur car il ne reste que peu de représentants de l'espèce.En effet, si certains le vénérent, d'au- SRL oo tres le pourchassent sans pitié.On a trouvé des trous de balles dans le corps de 60 p.c.des épaulards qu'ont pu examiner les savants, et aussi les trappeurs qui possèdent un permis spécial pour les ; capturer, en vue de les revendre aux jar- \u201c dins zoologiques.Un relevé, fait en août dernier, des épaulards qui fréquentent le littoral ouest du Canada et des Etats- Unis, n\u2019en a dénombré que de 500 à appel- CS ju tre ia 3 4 9 4 ê ON.> (0 Jo, WR Ù f d eure FOUT Semen I vez G ivre la ie; wpm £5 2 IFT fC] {) Dbi ç ettr [VL] e
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