Perspectives, 26 janvier 1974, samedi 26 janvier 1974
[" = ç.# mt ry vice 6e, wis \u2018 TE % i iw ex 1e i) 28 ue [8B 158 2 5 ¥ 5 fhe sw : * as = se * Wi A.5, A 3 5 or ox on + rm, 3a ak \u201c #4 £5 Lr on.2 pS 9 ; ee bv Es ou Bane PR: œ + La Pa 33 votes _\u2014 \u20ac 2) DA 5 es Er \u2014 a Woy, ve Et m = \\ Le \u201c à = y (+ â 5 As ro 5 À \u2018ass me te » iy Lam Sd SRE A dean rk = \u201cLx, a ix > {4 \u20ac £7, # y 7 re wh uy ame ¢ vs ES \u201c I A esa & > be 4 Fe ¢ se Le, med fs, : \u20ac 5 = *.5 ta \u201ca \u201ca ¥ æ 10 «+ + pe 8, me X == A ~~, fr.== : pest a ret .af = a +; in o *« a & - J Ps + ol a HY TA Loy ner an + wa Yad PY ss ry a =) es - : Fans \u201c~ ~~ es 4 A : es © as ze\" \u201c +4 \"fe D , pe \"mage See +, J ge : 7 & % : fy iA > Lo 2 es 3, 5.I A a J x} Ix) n k at ; a 3 .kg wr m4 A pe = - ce 1 Ÿ 5 à + > 3A \"t : = 3 a = Ex a a Sci FA \u201cYF ES è A y mr = Pre À 2 ape od x = I, A \\ x a © += A Ww pe 3 TT r+ om ax À Ne ts æ es © + a & ns ts Ry ; 8, Ti » æ nV \u201c+ La ÿ aa ow, ; à 2 ac wu y cr : , % oe 8.+ = fs x Sb +, hi z ram ag Te 5 æ pe == ' ; 3 4 J x =k] F4 + : ay \u2014 Pad ¢ = + Lx ere EX bi + qe ; * ; pm n = JE, at i ; 4 * : Ba er Le - ry À ae ; 4\u201d ok va, a © ana ae a A \u20ac s i as + A À 26 j À : i > baa Ss : i Rs =} ++ > apn netor 9, 5 ve * ef [eee ar VAR à ; Eu i ke £ ! sf Lr anvil + pe wre 9 +, 2% 3 a 6 Fon \u201c ï FEN -y of > y = ; 8 La x > herp C.À Som ip ?- Ta ar 3 NT HE ze 7 ny 05 | 33 & RX pin, i.or ab Aa 1 : - gt A he er 2 £ _ Se, + HR i À a A : # » er 1974 Vol i ka EL: 1 8 + ce, WaT > | \u2018 \u2018 fe - ¥ 3 ca ak & \u20ac pi 5 oi F 2 ist pt i = 3 + i a v a tes ve CA LA # FT HE +R + « ri is 8 == Le oo fo 16,'No 4 * kd \"x Ne EE: 2 $ œi # fy Ÿ ai ys a * i X Fria PE.© Wa Sv iG ais a x Le travail se dévalorise et la morale puritainede l'effort est contestée.Pour concilier haute productivité et bonheur de leurs employés, les patrons devront faire des prodiges d'imagination par Céline Legaré PERSPECTIVES \u201cJe me demande comment tu as fait pour durer trente ans au ministère des Postes!\" Dans la voix du fils claironnant sa mobilité de diplômé (il ne moisira pas dans l'enseignement secondaire!) perce de la condescendance à l'endroit de ce fonctionnaire sans histoire qu'a toujours été son père.Celui-ci a pourtant aimé son métier, \u2018\u2019Aimé\u2019, c'est peut-être trop dire.Mais sa tâche effacée, sans panache, d\u2019humble rouage au sein d\u2019une vaste administration, il l\u2019accomplit d\u2019un coeur léger puisqu'elle lui a permis d'élever ses quatre fils, d'en hisser deux au pa- - lier universitaire.Pour lui, la fin a ennobli le moyen; elle a suffi à justifier une partie de son existence.Et puis, le surcroït d'énergie que lui laisse une tâche facile, il le dépense à la direction de son syndicat.Non, sa vie de neuf à cinq ne l\u2019a pas frustré.En cela, il rejoint la majorité des travailleurs de plus de 45 ans.Dans une enquête faite sous l'égide du ministère américain du Travail, 89 p.c.des salariés appartenant à ce groupe d'âge déclarent que leur emploi leur offre des conditions suffisantes d'épanouissement.Ont-ils de l'épanouissement une conception plus modeste que leurs jeunes collègues?Ce pourcentage baisse à 50 lorsqu\u2019on s'adresse aux moins de 30 ans.Une équipe de l\u2019université d\u2018York, à Toronto, se livrant à une recherche semblable sur le degré de satisfaction des Canadiens au travail conclura-t-elle dans le même sens?Peut-être.Pour leur part, employeurs, chefs de personnel, spécialistes du comportement ou des relations industrielles observent à l\u2019unanimité de profonds changements d'attitudes face au travail, d'une génération à l\u2019autre.Ces changements d\u2019attitudes faisaient même l\u2019objet de la dernière conférence de Couchiching, tenue comme chaque année sous les auspices de l'Institut canadien des affaires publiques.Suite page 4 2 \u2014 26 janvier 1974 Feu 3 Fe XT LX GT A M LE, A SE 5° A ui = + - je ™ = LE va x od =, bo 2 rh Ym x +R AR gr Sa + & À et e 2 Fr the des A + À > 3463 join A E > # ok 2 we + ci | ses ME Live Se, dic A A de ta x re, A RES RE à = id un y AR 2 £2 oF ; \u20ac a ten 7 x Cad pt EA ARYA & Eo ~ 7.= Joh ni kt ; Sa PL) Ds Le Jr Fan 4 SS, Xx 3 = A 2e Lr a EIA A [ id 8 a pe af J A ara 3 & 4 \u2014\u2014\u2014 ç mette eu el Te gd).ut es =, hadi = A : 2 he IN Ju or ui ar I/ LA pe ou su bids A TATE ae = Sore 4 33.25 i es uss - pe 8 - À pe res PA aps be.Re RE \"5 3 23 A Ro pus CAE) > hing 35; = FRE 50 sed = XE Hy % ee) 5 ct ne Lidil) > ; TA 43 A! * 2 æ = EN § ru bi, 4x > ar 8 0 rhe) in WG \u20ac PD o> Kc A * k = a RA N \u201c a 4 Es IN 2k; te sr pau 4 S su 5, 4 he RN ar *a * + Ta 3K gid a x oe oF i, \u201c3 or i 5 A E 5 ES a e 2 es JE w cr A 1% ; x i th in - 26 janvier 1974 = 25, 3 \u20143 tue d OUI MAIS AUSSI ET SURTOUT LA VIVRE L'éthique du travail est une notion de plus en plus contestée parmi la jeune génération, affirmaient alors des sociologues anglophones.En français, le citoyen moyen déplore plus simplement que la conscience professionnelle se perd, que le goût du travail s\u2019affadit et cela, à tous les échelons de la hiérarchie, du proté- taire au professionnel.Le médecin se fonctionnarise, accrochant sa blouse blanche au vestiaire du vendredi soir au fundi matin, tandis que les hôteliers se cherchent désespérément du personnel malgré qu'au Québec, notamment, le taux de chômage s\u2019entête autour de 8 p.c.Car l'un des aspects troublants de notre société prospère c\u2019est qu'y voisinent le chômage et de sérieuses pénuries de main-d'oeuvre.Des fabricants de vêtements doivent limiter leurs commandes faute d'ouvrières pour les exécuter.Pourtant, les \u2018\u2019sweat shops\u201d de l\u2019avant-guerre sont devenus des ateliers syndiqués et, dans le vêtement pour dames, le salaire moyen est de 122 dollars pour une semaine de 35 heures.On trouve difficilement des bûcherons méme si les conditions de vie en forêt se sont sensiblement améliorées, même si la saison de travail s\u2019est allongée.Dans les techniques ét les professions, les vacances sont longues à combler.Les offres d'emploi ont augmenté de 64 p.c.en un an, dans ces sphères, selon le Conseil des services techniques, organisme de consultation et de placement patronné par 400 sociétés industrielles au Canada.Rien qu'au Québec, 520 postes attendaient encore des candidats au clébut de l'hiver.De plus, nous manquons d'infirmières, de sténographes, d'ébénistes et de mécaniciens.Pourquoi?M.Raymond Poirier, directeur des Services de placement du Québec au ministère fédéral de la Main- d'oeuvre, attribue ce phénomème apparemment contradictoire du chômage et de la péfurie de bras au développement technologique qui a fait disparaître bien des emplois.Des usines peu compétitives ont dû fermer leurs portes, congédiant des centaines d\u2019employés difficiles à recycler.L'évolution rapide de la société a créé de nouveaux besoins que la formation professionnelle n'a pu prévoir.À cerlaines occupations \u2014 celles des employés de maison, des services de la restauration ou de l'entretien des villes par exemple \u2014- collent bêtement de vieux préjugés dévalorisants que perpétue une éducation dispensée par des \u201ccols blancs\u201d qui, avec le savoir, diffusent une échelle de valeurs privilégiant les tâches de gratte-papier.\u2018Et pourtant, nous l'avons appris à nos dépens lorsqu'ils ont fait grève, ceux qui ramassent les ordures dans une ville sont aussi importants que les chirurgiens puisqu'ils font de la médecine préventive\u201d, observe ici M.Poirier.Aller vers l'emploi comme Mahomet \u2018à la montagne Il y a aussi que le pouvoir d'attraction des grands centres joue contre certains emplois éloignés.Pour contrer cet obstacle à l'embauche, le ministère fédéral de la Main-d'oeuvre accorde des subventions non seulement à l'installation des travailleurs qui acceptent de se déplacer mais à la prospection des emplois lointains.Ainsi, ce mécanicien en chômage à Sorel obtiendra une allocation pour aller poser sa candidature a Sept-lles et, s'il est agréé, son déménagement ne lui coûtera rien.Cetté largesse du ministère est d\u2019un excellent calcul, L\u2019impôt que paiera le mécanicien rem- buurse en un an l'allocation gouvernementale.Le travailleur est un contribuable, tandis que le chômeur demeure une lourde charge sociale.: Chômage et rareté de main-d'oeuvre s'expliquent encore, selon M.Poirier, par une augmentation phénoménale de jeunes travailleurs de moins de 25 ans que l\u2019école a insuffisamment préparés à l'emploi.Pour leur part, la majorité des patrons rêvent toujours de trouver du personnel sur mesure dans un marché en perpétuelle mouvance; ils hésitent à investir dans un apprentissage sur place \u2014 le meilleur \u2014 pour des jeunes gens extrêmement mobiles.Encore là, c\u2019est le gouvernement qui supplée à l\u2019entreprise privée par ses programmes de formation en cours d'emploi.En un an, 12 000 accords entre les employeurs et le minis- tere fédéral de la Main-d\u2019oeuvre ont permis a 42 000 Canadiens d'apprendre un nouveau métier.La.mobilité des techniciens, des cadres, des ouvriers spécialisés même demeure l\u2019un des traits les plus fréquents observes chez les travailleurs d\u2019aujourd\u2019hui.M.Jean Champagne, ingénieur à l'Alcan, qui possède une expérience diverse des milieux de travail tant a la C.S.N., au gouvernement que dans l'entreprise privée, remarque avec M.Poirier qu\u2019il y a 25 ans les emplois dans les sociétés de chemins de fer, dans les services d'utilité publique tels l\u2019Hydro-Québec ou la société de téléphone Bell, étaient hautement convoités.Fièrement, on y faisait carrière jusqu'à la retraite, Aujourd'hui, cette mystique de la fidélité à l'entreprise s'émousse, sauf dans les petites villes où l\u2019industrie unique (ou presque) favorise l'attachement parce que le choix est forcément restreint.Ainsi, à Arvida, I'Alcan est sur place depuis 1925; a Shawinigan, elle s\u2019est installée avec le siècle: on y embauche la deuxième et même la troisième génération d'ouvriers.Dans les grands centres, cette vie laborieuse toute tracée effraie plutôt.Le boulot sans surprise ennuie et la sécurité ne réussit pas toujours à stopper l'envie d'aventure.Gagner des sous, pourquoi, pour qui?\u201cD'obtenir la montre plaquée or qu\u2019on donne aux employés \u2018\u2019quart-de-siècle\u201d me serait apparu comme un échec, une manière d'enlisement\u2019\u2019, nous confie un comptable qui vient de quitter sa firme de matériaux de construction après dix années de service.Aujourd'hui, les jeunes travailleurs recherchent non seulement un gagne-pain mais ils veulent y être heureux.Enfin raisonnablement.La motivation de la paie n\u2019est plus assez forte pour les retenir à une tâche qu'ils jugeraient par trop ingrate.La résignation de bien des pères de famille d'hier, rivés à la chaîne de montage, esclaves souriants de la vente à commission ou exposés aux quatre vents d'un échafaudage, s'éclairait d\u2019un radieux objectif: la santé, l\u2019instruction, l'avenir des enfants et la sécurité des vieux jours.Maintenant que l'Etat s'occupe de cet essentiel, nous nous sommes trouvés d'autres raisons de gagner des sous.Ces raisons sont-elles assez exaltantes pour nous faire accepter un poids du jour par trop fastidieux?\u201cTravailler pour payer la résidence secondaire ou la deuxième voiture, est-ce aussi gratifiant que pour offrir le baccalauréat à son fils?\u201d se demande M.Champagne.Il constate, en tout cas, qu\u2019il est plus difficile d'obtenir qu'on fasse du temps supplémentaire dans le premier cas que dans le second.Il constate aussi que l\u2018ouvrier qui possède le nécessaire veut vivre sa vie.La semaine accomplie, l'usine ne peut compenser même en argent le bon week-end familial sacrifié.Et nous l'avons vu récemment, des employés de métro font une grêve spontanée pour choisir de ne pas travailler un jour de fête, Les jeunes d'aujourd'hui sont-ils paresseux?bien des aînés le croient, mais ceux qui connaissent la génération montante au-delà de ses allures dégingandées et de son apparente insouciance réfutent ce préjugé.À toutes les époques, il y a eu des traîne-savates et des consciencieux.Les moins de 30 ans sont, bien sûr, des enfants de l\u2019abondance.La crise économique qui a traumatisé si \u2018fort leurs parents, qui a contribué à leur faire apprécier comme un bien suprême la sécurité de l\u2019enveloppe de paie, si mince soit-elle, semble aussi exotique aux jeunes que la guerre des Boers.Entraînés par les nouvelles méthodes d'éducation à discuter à l\u2019école et au foyer où l'on célèbre les vertus de la démocratie de participation, ils jugent contradictoire que dans nos démocraties modernes le milieu du travail demeure rigoureusement autox ratique.\u201cPlus instruits ou, du moins, plus renseignés, les jeunes travailleurs sont plus exigeants que leurs ainés même si, paradoxalement, ils ont tendance à sous-estimer leur compétence.Paresseux?Non, soutient M.Poirier, et il faut les voir à l'oeuvre lorsqu'ils sont motivés.Les programmes d'Initiatives locales, notamment, nous ont fait voir quelle performance ils peuvent atteindre lorsqu'ils croient faire quelque chose d\u2019utile pour la société.\u201d Par exemple, moniteur a 110 dollars par semaine pour 27% heures de présence dans une de ces garderies temporairement subventionnées par le fédéral, Francois G., 19 ans, aurait-il lavé lui-même, chez lui, les petites couvertures de la sieste, aurait-il fabriqué de ses mains des jouets pour les tout-petits dans le sous-sol familial s\u2019il n'avait été voué à sa tâche?Robert D.aurait-il accepté du bureau de placement un petit \u201cjob\u201d de peintre en bâtiment alors qu'avec quelques copains il a redécoré des appartements de vieillards dans le cadre d\u2019un projet communautaire?Considérées par certains comme une expérience avant-gardiste de nature à recléfinir la philosophie du travail, les Initiatives locales sont vivement critiquées par d\u2019autres comme multipliant les marginaux du travail, les subventionnés professionnels qui n'en bouderont que plus longtemps le marché traditionnel de la main-d'oeuvre.M.Poirier reconnait, pour sa part, que des mesures sociales généreuses permettent aux jeunes d'attendre l'emploi qui leur convient.Au grand dam d\u2019un patronat qui a besoin de bras aussi impérieusement que l\u2019ouvrier a besoin d'emploi sans pour autant trouver l'équivalent des P.L.L.ou de l\u2018assurance-chômage.Il n\u2018y à pas d'assurance main-d'oeuvre pour les patrons en quête urgente d'ouvriers, déplorent les employeurs.4 \u2014 26 janvier 1974 DEP TO EE i Par contre, les subventions à l\u2019entreprise existent, elles aussi.Des hérons de la fable inquiétants pour l\u2019entreprise Dans les économies basées sur la productivité maximum, des travailleurs qui jouent les hérons de la fable ne laissent pas d\u2019inquiéter.On les considère comme autant de grains de sable dans l'immense engrenage soigneusement lubrifié.Lors d\u2019un sondage national conçu pour la Fondation Rockefeller, soixante étudianis américains sur 100 s\u2019inscrivaient en faux contre ce principe sacro-saint de la morale puritaine: le succès couronne toujours l\u2019effort.ll y a à peine quatre ans, 70 p.c.des étudiants adhéraient à ce principe.Si les futurs cadres de la société décrochent, jettent le manche après la cognée où allons-nous?se demandent, anxieux, les dirigeants d'entreprise.Ils constatent que l\u2019insatisfaction au travail se manifeste par les mêmes symptômes: chute de la productivité, produit qui se dégrade, personnel instable, petits sabotages plus ou moins conscients et taux élevé d\u2019absentéisme.Sous-produit de la société industrielle, cette insatisfaction se retrouve tout autant dans la société socialiste que dans la société capitaliste.À l\u2019est aussi, les jeunes contestent le travail ou, tout au moins, la façon dont il est conçu pour eux, même s'ils ont moins l\u2019occasion d'exprimer cette contestation que dans les sociétés libérales.Ainsi dans une usine de locomotives en Ukraine, les deux tiers des ouvriers de moins de 25 ans s'estiment mal équipés et surtout mal payés.Cinq ans auparavant, la moitié seulement des jeunes ouvriers exprimaient ces doléances, et pourtant leurs salaires étaient de 18 p.c.inférieurs à ceux qu'ils touchent aujour- d\u2019hui.C'est que des deux cotés du rideau.économique, l'appétit vient en mangeant.L\u2019économiste Kenneth Galbraith le reconnaît dans un langage plus savant lorsqu'il fait remarquer que des revenus élevés, une instruction généralisée alimrentent les espérances, décuplent les attentes et entraînent une contestation des technostructures qui ont justement permis de hausser les revenus et de répandre l'instruction.Gagner sa vie ne suffit donc plus au travailleur d'aujourd'hui à la recherche de gratifications psychologiques tout autant que de sécurité économique.Mais n\u2019est-il pas utopique de croire que toutes les tà- ches, même socialement indispensables, ont la dimension d'une raison de vivre?Qu\u2018est-ce qu'un travail satisfaisant?Les directeurs de personnel, les chefs syndicaux mettent en garde les sociologues contre les notions stéréotypées qui les font souvent opposer l\u2019aliénation de l'usine au romantisme de l\u2019artisanat, Le critère objectif d\u2019un emploi intéressant réside dans une certaine compatibilité entre la fonction et le tempérament de celui qui l'exerce.Ainsi, le jeune homme qui aime le contact avec le public fera peut-être un habile vendeur, un aimable garçon livreur, mais il s'ennuiera ferme comme routier au volant de son camion.La secrétaire à qui répugne l'anonymat d\u2019un ministère peut être plus efficace au sein d\u2019une petite entreprise.Le critère objectif d'un emploi intéressant réside encore dans un certain équilibre entre la formation reçue et la formation requise.Un excellent contremaître n\u2019a pas nécessairement des aptitudes administratives.L'on doit donc admettre que fonctions, tempéraments et formations varient à l\u2019infini et qu'ils ouvrent très large l'éventail du choix d\u2019un travail satisfaisant, notion strictement subjective.Aussi faut-il se méfier des définitions arbitraires de tâches dites \u2018\u2019ingrates\u201d que cles intellectuels tendent à associer aux emplois.routiniers.Les conforts de la routine ou les attraits du défi Ils oublient que la plupart des individus appréhendent le changement plus qu\u2019ils ne l\u2019appellent, que des compensations extérieures \u2014 vie affective, familiale, loisirs, hobbies, militantisme social, activité syndicale comme celle exercée par notre fonctionnaire du début \u2014 peuvent rendre tout à fait supportable un emploi limité tant au plan de la promotion qu'à celui du salaire, lequel ne représente pas, d\u2019ailleurs, à lui seul un appât irrésistible.Le défi, les responsabilités?15 p.c.seulement des individus les acceptent, selon un rapport cité à la conférence de Couchiching par le président de l\u2019Association des manufacturiers canadiens, M.Keith Rapsey.Contestataires du milieu du travail tel que nous l'avons toujours perçu avec son autorité pesante, diffuse ou impersonnelle, ses hiérarchies, ses décisions unilatérales et ses frustrations quotidiennes, les jeunes se résigneront-ils, l'âge aidant, à le reconnaître, à s\u2019y adapter?Savoir distribuer les tâches comme des rôles A celte même conférence de Couchiching, M.Harold Sheppard, de l'Institut Upjohn, de Washington, organisme de recherche en matière d'emploi, mettait les patrons en garde contre cette illusion.Pour s\u2019assu- \u2018rer le dévouement et la stabilité d'un personnel dont clépend la prospérité de leur entreprise, pour assurer aussi la permanence et la qualité d\u2019un service que réclame le consommateur, les patrons devront faire preuve d'imagination, d'autocritique.Et ces efforts d'imagination ne sont pas toujours coûteux.La défection au travail, les patrons peuvent d'abord la prévenir par une meilleure appréciation des candidats au moment de l\u2019embauche, mais surtout en cours d'emploi puisque les directeurs de personnel que nous avons interrogés reconnaissent les limites des interviews pour détecter les ressources d'un employé, ses possibilités d'adaptation, son évolution, ses besoins de changement.Très souvent, le candidat lui- même les ignore et seule l'expérience les lui révèle.Dans les grandes entreprises, du reste, ces directeurs de personnel connaissent mal les employés, tandis que les chefs de service ont rarement le talent des bons metteurs \u2018en scène pour savoir distribuer les tà- ches aussi judicieusement que les rôles dans une bonne pièce.Prévenir la défection mais aussi la guérir.Les employeurs le peuvent s'ils ont la saine curiosité de connaître les véritables motifs des départs de leurs employés.Trop de patrons se contentent des raisons diplomatiques que leur donnent les démissionnaires parce qu'ils ne veulent rien savoir des motifs d\u2019insatisfaction; ce qui les obligerait à des changements auxquels leur conservatisme s'oppose.- Pour rompre la monotonie de certaines tâches, la notion de polyvalence fait son chemin.Qu'est-ce à dire?La rotation: on change de boulot périodiquement ou la méthode de l\u2019accomplir.Mais la polyvalence a ses limites.Si une réceptionniste peut taper le courrier pendant les vacances d\u2018une secrétaire, certains métiers ne sont pas interchangeables.Dans une fabrique de complets, les tailleurs ne deviendront pas assembleurs et vice-versa.En outre, des ouvrières rémunérées à la pièce s'insurgéraient contre un changement qui ralentirait leur rythme et allégerait leur paie.Pourtant, même à l\u2019usine, la rigidité d'une chaîne de montage, les opérations rigoureusement compartimentées n\u2019interdisent pas toute souplesse.À Arvida, les ingénieurs de l\u2019Alcan ont introduit de nouvelles méthodes pour diversifier le travail aux salles de cuves, voici un an.Les résultats sont positifs.Les voies et les limites de l'imagination \u201cMais dans l'industrie, la concurrence du marché domestique ou international impose de rudes contraintes aux entreprises; celles-ci doivent toujours en tenir compte dans leur volonté d'accorder un surcroît de bien-être à leurs employés lorsqu\u2019elles modifient les méthodes de production, dit un cadre de l\u2019Alcan, M.Keith Wake, rappelant l\u2019impitoyable règle du jeu de toute activité économique.La semaine de quatre jours, voire de trois jours, les horaires \u201cà la carte\u201d, c'est-à-dire variables, flexibles, décalés, que chacun établit à sa convenance, un peu comme un menu, pourvu que le compte horaire y soit, en fin de mois, constituent également des innovations susceptibles d'aider l\u2019employeur à stabiliser, à stimuler un personnel menacé par la torpeur, à lui faire accepter un travail pénible.Au Canada, ces mesures sont peu répandues encore mais là où on les expérimente, elles ont des conséquences heureuses à la fois sur le moral et sur le rendement des employés.Ces conséquences seront-elles durables ou devien- dront-elles inopérantes dés que sera usé leur attrait d'inédit?Assez curieusement, les leaders ouvriers sont moins prompts que les employeurs à apprécier ces diverses formules qu\u2019ils considèrent comme du speed up déguisé.Les plus avant-gardistes de ces leaders préfèrent de beaucoup la consultation systématique, l'intéressement à l\u2019entreprise quand ce n\u2019est pas la cogestion.Là, ils se heurtent à l\u2019unanime holà des patrons quand ce n\u2019est pas à l'indifférence de leur propre base.Quoi qu\u2019il en soit, même contesté, le travail ne peut pas disparaître puisque notre société fonctionne à cause de l'apport de chacun.La société des loisirs ne signifie donc pas que nous ne ferons rien mais que nous en ferons moins, la technologie aidant.L'hymne au labeur, à l'effort, n'en continue pas moins d'avoir ses chantres, Le Dr Hans Selye est de ceux-là.Ce passionné de l'étude n'en écrivait pas moins récemment que le travail, c\u2019est ce que nous sommes obligés de faire, tandis que le jeu c'est ce que nous avons envie de faire.Désormais, des millions de travailleurs des sociétés industrielles veulent avoir envie de faire ce qu\u2019ils sont obligés de faire, justement.Tel est le sens profond de leur contestation @ 26 janvier 1974 \u2014 5 ra oy ye re oe ee me IE Ho oN EA) SET = gh #3 + AFF - 5 En = He Es il hig § = # = 30 \u2018as.Ya al a pas, A A- 14 vez 5 Ly 5 £5 re + A; se as \" Py A 4 ae yy Is e ; A od SE Xo A Lim tu Ÿ 3 ox Yi À Fu +N » J Ny FT ort A: A, % Te rfi se 2 + Ve de a; it E.R dr 7 LS & \u201c44 y oe bed pr au A: A os Hy.ar > \u201cer bes ks, aR +4 33 (sin ER wa ÿ x Fe SR > je Lo i; ov + GA * > > 2 = 2 UN 3 7 ¥ 2 * = ss ads Ta y R | np.> & = ,* h 8 Ee 2 = fy; LA i tes 4 Aa L A Ke 7 J + re \u201c2 + + re kd I a = ne gr oe 2: EY £3, 5 \u201c+ ges a Sat ol $ aa \u201c4 Moy, se Le a! Resin sé 2 M # PA, i + SN Fon f CB > je me a, : A © pe, x Lait Spe Poa # fragt I~ # an.Say oF 14 La 5 du È à da CS on + w Ars = 2 A a ., se -.RH Ev, el in #3 Wis in A ke 4e > + x a 4 a Ÿ à x FH 43 ne ER À 3, Yu +R Le % x \u2018 Ye = > RY % be vi.Ë x CO na ur 4 \u201ceg fd \u2018+ \u20ac = $ Sa ue A ÿ ) i bY | aR FN ty { Fe M LY % ra LE He PO PU ete id 8 4 tR hens oh + 3 3 Haya Le Sey iY 3 ; sen \u2014 Xe ¥ \u20ac i É w X * 2» ry Wh 5 5a 2 oy À y » = * pps N A ho ar 3 a 7 Poy = forge, -$ wig v te A x Vo FES 1 \u20ac I van ~~ =! @ + iat o 5 4 ee Le oi =x Pu hal % I v £X i SA ay \u20ac ES + =; + et 74 sp A a Ey IE =: ex RR iy $a Los + § re \u20ac $ 2e = \u2018FE x ne 4 x he Er 4° ay Le et 1% A >.5 god A, x lt XA > * ed = D Ai ih J t à qu ge \u20ac 4 , i > Eu 5 4 ve va 3 im = = Ea è f na A x c me ux ë + 45) = * on ™.Es 2 Wo LE, = a.4 + v is 1e 3 w 4, 4 * % 4 $.te 3 7 : S$ ?w Pa Te = re 2 AL I 14 hi \u201cse : i 3 La ve # À 5 IE a A oX : % rv LE Tre bow 2 Bd .\u20ac A Ta ie f a > vu PO a > = + x a ai ~ int % x + $ : X 3 # 1A de Ein 13.0.; où % Ady.2 3 MH es 0 # a LS 6, se 24 atid A £ = ¥ oe ZA i ax IR Pet tH) = à EF ai > qé Leu ae « 48 fe a ; oy Due A ra pas =: x.x73, wf La pa.a re #, » ie xi v 3% A Ao ! EW 4 kd 8 mr A DE a *- RX Cech, ea TE À el a i > er PE x 42 H # TT 1B A al sb 8.) * Ta 4 4 0 A \\ ot mr, = 4 : ous HN y Ce RAY Ps be) 4] y ÿ A, = Es A A Pt eu 2 is A.fou be YEH SS AN SN hdr © 134 Yo! La 2 2 gs «pris = ALY ha Sh Qc Es RRR, AN 4 À \\ ad AE 200 es ny bats À ES ne me pH ay LAY ?xX ALi! be Lo ex SR GAR ih bs , MY Sree ed Po Vs Lo LIL hs ta LAS > \"eS pes > xr at B do Raf B ) id LA Nt lo a CS > 4 ce Lh % Le Ay aR 42 ty Le LE a 4 PL AY h one Li a de .2 etes EC ui LR 7 42, x] x Fo cr) > A EAs ak EOS AK + = © ee a.\u201cvy code se, X3 J \u2014 al wa IN % ae Read D.ee atl a bey Ri: A) LL) w es = Cea Ae ng PR Wa A LS pire Le.AA A H 3.ee yas BR ay \u201c2 ce ~ $x ae a 3 2e a eu 5 3 3 ape LIN pe ry wth CE La : AL) Lele hed 5 = _ \\ e veut ny 3 \u201d x SINE oR on tes BORA Ae Lue eg = a SE Le =\" 2% Po ro & AY 3 So se a xy $ A V3 NET cu sq AT 38 > Kk] ce a 70e Tyo oe ag ys oe ht 4 BN su LR ÈS aka\u201d .pi \u201cEur Foxy GLa ask 7 RAS ¥, mue» Las J > 3 RO 3) VEE AY kd ONES x) ES 2% 5 nm Ses - ER 29 IR 2 if x £3 ev Q DS ceux A et ay LRT Ey 3 2 e 2 RY adit rr cas x eX EE AT neo = er a N >a A Yi FRY A a\u201c DR Ske fax 35 d AX 7 5 ca a Lt Cu 2 vai Fd wn SX pès se ue É dit PLAY 30 FY kt Fras 0 RS pes J .LS 20 A) a = 24 = = La 4 2 he x 1 3 757 RPK A .\u2026 [a Lan a 2) pe a CRAY Xa >i A x x A Dee A og x OAT yt i \u201c5 ae.SAPS PL) hh © Ras SX a dE M ot La ae Le ce SD x wt OW Le 9 _ I £5 vey 3 a vs = Ay rol Lu yn AX A, > - À a Le A Cats ge KE, AA NÉ rT 153 La re 2 Fit Ey 2e CN =e > LX rd - Ye CS er XT A SEE eli 1 \u2014.of AEE rd Er ha a aad LS a ail BR Jb Tey ra) LE es os re Ë 20 Ont A = x 0 purr CC vig Wel z i > Ba et # x I + 2 F273 (a ¥ 3 NS : ¥ $ Li \u201c 2 G a $Y 2 3 A So aN A 30 =e 0 4 Ted ee art ve Pa Lee vos Pre) ed \u2019 On zr SR - =» a 5 A is ava § =- v \u201ca = L yy, 2 ah 5 HE SRY ve ; si tas \"eu.ve on jm sage 200 gps No \u2014 ea Bret Fo ape - - it CA es wow 3 WN Qi ba la => a Ly a Rs R Ho 9, Nh bcs 7 sex Gye J A 2 ™ a, Can Ie) \u20ac Dr =P > SN ee \u201cLa at ST = bok org ake f hie ey : Yared 5 Aven RN i Pos & ei sf w Weise.Pan 5 age % y oO} # SV > Ma = À \u201ciN, ty 2 i a\u201d Pas\" = ¥ lyon F7 x a ~, # *% DRE; - SS À J y spa NE ta és = > se Lies = ray = se, \\ > f = \\, + ; \" # + ARE OR 2 wt +» ET x ed JA > a 4 $ Le à pie > & pros Li ¥ 1 Fai a + » I A: se Re x via Aa TH - 14 \u2014 26 janvier 1974 oN wh =, oe 2 el oh, SE prose A En page couverture, les skieurs, arrivés à l'étape du soir, cherchent une pension ou un hôtel pour y passer la nuit; dans les pages précédentes, l\u2019arrivée du train, comme à Mont-Rolland, met en branle la journée des skieurs: en traîneau jusqu'à l'hôtel ou départ immédiat jusqu\u2019au prochain village; ci-contre, à Shawbridge, près de la gare, le premier remonte-pente mécanique en Amérique du Nord, vers 1930, était dû à l'ingéniosité de Josaphat Guenette.La partie la plus fréquentée de la piste Maple Leaf, dont on voit ci-dessous l'emblème qu\u2019on accrochait çà-et là sur le parcours, allait de Sainte-Agathe a Shawhridge: cette piste de skis de fond permettait aux fervents de ce sport de monter des côtes, de filer dans les descentes, de traverser lacs et rivières, de glisser à travers champs et surtout de passer une magnifique fin de.semaine à peu de frais, loin de la métropole.En haut, devant l'église de Saint- Sauveur, comme dans chaque village, une forêt de skis plantés dans la neige formait une haie pittoresque, dans l'attente de la fin de la messe; ci-dessus, dans le train bondé qui ramène les skieurs à Montréal, l'ambiance est joyeuse, tandis qu\u2019un garçon vend ce qui lui reste de boissons gazeuses @ IRAN som, SPT Lac Millett Ste-Adèle Moulin Guenetle © Mond Rolland + Tredmont 26 janvier 1973 \u2014 15 AVEC CLAUDE Æ Claude Garden répète, accompagné au piano par Neil Chotem, £5 Sl Fou Verto! LOL = fe AE 16 \u2014 26 janvier 1974 Texte et photos Daniel Fontigny Ruine-babines, musique à bouche: autant de termes péjoratifs dont on a affublé, bien à tort, ce petit instrument étonnant qu\u2019est l\u2018harmonica.Pour beaucoup de critiques musicaux, il n'est pas digne d'intérêt puisque aucun des grands compositeurs classiques ne lui a consacré de concerto ni de sonate.Ces critiques semblent ignorer que, même s'ils l'avaient voulu, Beethoven, Mozart ou Bach auraient éprouvé certaines difficultés à créer des concertos pour harmonica, I'instrument chromatique tel que nous le connaissons aujourd\u2019hui n\u2019existant tout simplement pas de leur vivant.Successeur de l\u2019harmonica diatonique qui, lui, n'émet que les sons naturels d\u2019une seule gamme, il n\u2019a été conçu qu\u2019en 1910 par l\u2019organiste allemand Frédéric Buch- Suite page 18 ES ES 33 7 PE AN 3 \u201c7e EE ep en RENE fruits tropicaux.> w- Mettez du soleil dans vos desserts.Transformez en délice tropical votre recette préférée de gâteau renversé.Vous n'avez qu'à remplacer votre garniture habituelle par notre nouvelle garniture aux fruits tropicaux.ee Tartahiti Une boîte de garniture Vachon aux fruits tropicaux suffit pour une grande tarte ou deux moyennes.Utilisez votre recette de pâte préférée.- Tornade tropicale Faites alterner, dans un verre a sundae\u201d, de ia créme glacée et de la garniture * aux fruits tropicaux.Saupoudrer de noix hachées.P ii I > e Dans des coupes à dessert, disposez des langues de chat (ou des petits morceaux de gâteau).Remplissez les coupes de pouding à la vanille et faites une couronne >» de garniture aux - pes OT ee me «* \u201cNous avons réuni pour.vous les plus savoureux des fruits exotiques, .,b = juteux et bien sucrés: .-\" l\u2019ananas, la papaye, la i passiflore, la goyave et la mangue.Le résultat?Une saveur nouvelle et originale, une fraîcheur , - ensoleillée qui mettra de la couleur et de la gaieté FRUITS TROPICAU [2 pp \u2014 GARNITURE POUR TARTES Ç Vos desserts, xia SIN AME Sua, AVR ANARAS, PASGIHLORE PUk:|S PARR WR Ere Dims ae ea Se CoM: GEETME ACE EAT, BEAT 3 SUN ENT CAE _ pat SET = nn.Nile ee RI Et sucrez-vous le bec avec les autres garnitures Vachon! Vachon vous présente une douzaine de garnitures aux fruits de la plus haute qualité.Essayez celles-ci et toutes les autres.Utilisez-les dans vos tartes, dans les recettes mentionnées ci-dessus, dans vos EN CERISES FR SES RAI iscui GARNITURE POUR TART: SAMBROISF wiNTURE Four TaRti: 9teaux, vos chaussons, vos biscuits, ca - : \u2018 vos feuilletés, ou laissez courir -\u2014 Tr mee ET Ee = \u2014 re amer mr votre imagination.Produits Diamant Ltée, Ste-Marie de Beauce, Québec 26 janvier 1974 \u2014 17 Jeg Er er tm a _ \u2014 \u201cMoi, | Je Crovais squec (SEI praia EEE qe EEC 1employeur quis LORIE \u2018détoutes KE een A ces histoire Ab 2s d'assurancez vie 3 Ce) caisse sse deretraite.Si vous pensez comme lui, vous avez à moitié raison.À votre retraite.il est probable que vous vous tirerez d'affaire, mais 11 N'est pas sûr du tout que vous ayez les moyens de vivre très confortablement.Savez-vous, par exemple.si les régimes d'assurance collective attachés à votre emploi sont totalement transférables?Ou perdez-vous certains avantages lorsque vous changez d'emploi?Étes-vous vraiment au courant de ces choses?Comprenez-nous bien.Nous n'avons rien contre les programmes de retraite de l'Etat ni contre les régimes d'assurance collective des employeurs.Ils sont excellents.Nous croyons cependant qu'ils doivent servir uniquement de base à votre programme financier personnel.un programme qui protège les vôtres maintenant et vous garantit le niveau de vie dont vous rêvez pour votre retraite.Nous aimerions en discuter avec vous, ou répondre à toute autre question que vous .vous posez sur l'assurance-vie.Pourquoi ne pas nous écrire ou, mieux encore.nous téléphoner gratuitement?Nous avons beaucoup de choses à nous dire.Pour obtenir plus de renseignements sur toute question touchant l'assurance-vie, téléphonez-nous sans frais au numéro 1-800-361-8070.Vos appels seront tenus confidentiels, nous vous l'assurons.Les Compagnies d'assurance-vie du Canada 18\u2014 26 janvier 1974 Pour apprécier toutes les possibilités de cet instrument qui, avec ses trois octaves chromatiques, offre la même étendue que -le saxophone ou le hautbois, il faut entendre Claude Garden.L'écrivain Jean Giono a dit de lui: \u201cIl est le maître incontesté de l\u2019harmonica.\u2018\u2019 Les compositeurs Patrice Sciortino, Pierre Max Dubois, Henry Sauguet ont écrit, à son intention, des concertos pour harmonica et orchestre.Le Garden Concerto, entre autres, créé par Henry Sauguet et que Claude a enregistré sur disques Barclay avec l\u2018Orchestre symphonique de Québec dirigé par Pierre Derveau.Son répertoire comprend également des oeuvres de Bach, de Ravel, de Debussy, de Vivaldi, de Manuel de Falla, de Bartok et de Prokofiev.Depuis presque 20 ans, durant lesquels il a enregistré une quinzaine de disques, Claude Garden parcourt le monde en donnant des concerts, ambassadeur d\u2019un instrument qui, malheureusement, reste trop souvent associé dans l\u2019esprit du public au folklore ou à la gigue de matelot.Né en Normandie en 1937, Claude eut son premier contact avec l\u2019harmonica dans des circonstances pour le moins originales: \u2018\u2019C\u2019était pendant la Seconde Guerre mondiale, raconte-t-il, et à cette époque j'habitais à Versailles avec ma famille.Une bombe est tombée sur notre maison et le plancher de l\u2019étage que nous occupions s\u2019est effondré.Nous nous sommes tous retrouvés, miraculeusement indemnes, à l'étage inférieur où vivait un Breton barbu et sympathique.C'était un adepte de l\u2019harmonica et, durant les bombardements qui suivirent, il jouait, pour nous rassurer, des airs d\u2019un répertoire d'ailleurs assez limité.\u201d Mais ce premier contact choc devait être suffisant pour provoquer chez Claude une passion pour l\u2019harmonica.Quelques années plus tard il suit, sans grande conviction, des cours d\u2019art décoratif tout en consacrant la plus grande partie de ses loisirs a la musique.Les années 50 sont des années fastes pour l\u2019harmonica; c\u2019est l\u2019époque du trio Raisner, du grisbi et autres airs créés pour cet instrument.Des ensembles composés uniquement d\u2019harmonicistes obtiennent les faveurs du public et des clubs groupant les amateurs du petit orgue à bouche poussent en France comme des champignons, atteignant bientôt le chiffre record de 200.À 16 ans, Claude Garden est lancé: il remporte le premier prix lors d'un concours mettant en lice les meilleurs harmonicistes européens, succès qui lui vaut l\u2019enregistrement d\u2019un premier disque et, en compagnie de Zizi Jean- maire et de Jacques Brel, un engagement dans une tournée mise sur pied par Johny Stark, actuel agent de Mireille Mathieu.Après l'obligatoire service militaire effectué en Algérie, Claude se produit dans toutes les grandes salles parisiennes: Pleyel, I'Alhambra, la salle Gaveau ou il est accompagné, au piano, par Tassos Janopoulos.On lui propose également des tournées de concerts qui l'amènent en Thaïlande, à Hong- Kong, en Nouvelle-Zélande, en Australie et, finalement, au Canada.Intallé à Montréal en 1968, Claude a joué, depuis, à Toronto et au Grand Théâtre de Québec où il passait encore, le 12 décembre dernier, accompagné par le pianiste et chef d\u2019orchestre Neil Chotem.Les téléspectateurs l\u2019ont vu à des émissions telles que les Beaux Dimanches et Vedettes en direct.On aurait pu s'attendre à l\u2019entendre également à la salle Claude- Champagne où sont présentés régulièrement les concerts de Radio-Canada, mais pratiquerait-on là une certaine forme de xénophobie?\u201c\u2018Lë responsable des émissions classiques, rapporte Claude, m'a dit que la participation à ces concerts était réservée uniquement aux artistes canadiens.\u2018 Il n\u2019a pas eu plus de chance auprès des J.M.C.(jeunesses musicales du Canada) qui lui ont fait savoir que son instrument n'intéressait pas leur public.Quant à la tournée des cégeps, très prisée par les artistes puisqu'elle atteint un auditoire composé de jeunes et qu\u2019elle est, ce qui ne gâte rien, assez rémunératrice, il n\u2019a pu l'obtenir jusqu\u2019à maintenant.\u2018En février, Claude Garden s\u2019embarquera sur le paquebot France pour une croisière au cours de laquelle il donnera des concerts et qui l\u2019emmènera à Bali et à Hong-Kong; croisière qui n\u2019est pas à la portée de toutes les bourses puisque les passagers, dont l\u2019âge se situe dans les 68 ans, en moyenne, payent 6 000 dollars par personne.C'est à DNICA C\u2019EST.l\u2019occasion de l\u2019une de ces.- - \u2026 NS DU en ae [FL Wa \u201ca M SÉRIE Err i: 2-00 ii wn Ff 208.ac PE ~ges = AO O00 aN MD Sm Py Em apy py) em es mp mw ATT Oe O00 re- vai pour jues \u2018art isirs har- airs jue- des sent chif- rues _ 50 RUAN 3 0 AS 7 jar TE gps ce TOR To LE Rd HA tee Ean dg San Br 1 Bae En compagnie de Salvador Dali, a New York.3 i | 3 3 3 # anal.Cian sin I croisières qu\u2019en 1971 Claude rencontrait Salvador Dali: \u2018\u2019Une sorte de génie, dit-il, dont les connaissances dans presque tous les domaines sont stupéfiantes et pour qui le monde entier est une scène de théâtre où il joue constamment la comédie.\u201d Dali, enthousiasmé par la virtuosité du jeune harmoniciste, l\u2019invitait sur-le-champ à venir se produire à l'hôtel St.Regis de New York.Le maître passe en effet trois ou quatre mois par an dans cet hôtel et il y organise des réceptions, concerts et galas très courus par la gent artistique new-yorkaise.Mis à part quelques pionniers de l\u2019harmonica comme Larry Adler, Tommy Reilly, John Sebastian ou Toots Tillemans qui ont dépassé la soixantaine, Claude Garden est sans doute, actuellement, le seul harmoniciste de sa génération à pouvoir vivre de son instrument.De ses instruments, devrait-on dire, car les notes s\u2019oxydant assez rapidement il consomme, chaque année, trois douzaines d\u2019harmonicas qui lui sont offerts par la fabrique allemande Hohner.Pour les concerts et enregistrements, Claude utilise un instrument dont il remplace les ouïes chromées d'origine par des plaques d'or, métal qui, n'étant sujet à aucune vibration, lui permet d'obtenir des sons plus ronds et plus purs qu'avec un harmonica standard, Contrairement à Larry Adler, auquel on peut parfois reprocher de jouer un peu trop la carte de la virtuosité, Claude Garden tient à rester simple, surtout lorsqu'il interprète de la musique classique: \u201cLes ouas-ouas, dit-il, (technique qui consiste à ouvrir et à refermer alternativement les mains formant chambre de résonance) vibratos et autres astuces peuvent servir dans certains cas mais il faut se méfier car, avec l\u2019harmonica, on tombe vite dans la vulgarité.\" L\u2019harmonica chromatique sera-t-il un jour auréolé du même prestige que la flûte traversière ou le hautbois?'Son format restreint et son prix (quelque 20 dollars pour un 12 trous) semblent jouer contre lui dans l'esprit de beaucoup de gens qui l\u2019associent encore à l\u2019harmonica diatonique de quatre ou six trous, véritable jouet d'enfant ou de boy scout.Pourtant, au même titre que les instruments considérés par certains comme plus nobles, l\u2019harmonica exige une longue étude et autant de talent: \u2018J'en joue depuis 20 ans, remarque Claude, et presque chaque jour je lui découvre de nouvelles possibilités.En choisissant l'harmonica, dit-il encore, j'ai relevé un défi dont les résultats sont, jusqu\u2019à présent, fort encourageants.Mon dernier disque, The Magic Garden, vient d'être mis sur le marché.J'ai également commencé à donner des cours privés à des amateurs que je reçois chez moi par groupes de cing.De toute façon, conclut-il, je préfère être le numéro un de l\u2019harmonica que le dernier au piano.\u201d © Vous pouvez gagner l\u2019un des 3.400 ensembles de draps et taies d'oreiller Wabasso a motif \u2018Park Lane\u2019, dont les couleurs de l\u2019arc-en-ciel font rêver avant même de dormir .et la literie Wabasso est de tout repos: fabriquée en fibre de coton-polyester, elle ne requiert aucun repassage.REGLEMENT DU CONCOURS 1.Pour participer: inscrivez vos nom, adresse et no de téléphone sur un bulletin de participation ou sur une feuille de papier et postez à: \"AVALANCHE DE LITERIE\" Concours Wabasso de $64,000 B.P.9145 Saint John, Nouveau-Brunswick 2.Participez autant de fois que vous voulez, en postant chaque envoi sous pli séparé.Tout bulletin devra inclure une preuve d'achat de l\u2019un des produits suivants, format au choix: Arctic Power (1 extrémité de cartonnage).Bio-Ad (1 extrémité de cartonnage), Palmolive Vaisselle (1 étiquette).Un fac-similé dessiné à la main et non reproduit mécaniquement d'une partie de toute étiquette ou cartonnage, comportant le nom de l\u2019un des produits admissibles, sera accepté en guise de preuve d'achat.3.Une sélection sera faite parmi tous les bulletins suffisamment affranchis, reçus et postés au plus tard le 30 juin 1974, le cachet de la poste faisant foi.! 4.Les concurrents choisis devront répondre correctement et sans aide, au préalable, à une question-épreuve d'ordre mathématique, pour être déclarés gagnants, Le calcul devra être effectué ot la réponse communiquée aux juges en un temps limité.La décision des juges sera sans appel.Aucune correspondance ne sera échangée, sauf avec les concurrents choisis qui seront informés par lettre.5.Le concours est ouvert à tous les résidents du Canada.Sont exclus: les employés de Colgate-Palmolive Ltd., de Wabasso Limited, de leurs agences de publicité, les membres du jury indépendant arbitrant le concours, ainsi que leur famille.G.Prix: les gagnants recevront un ensemble de draps et de taies d'oreiller Wabasso \u2018Park Lans\u2019 (un drap plat de dessus.un drap- housse st deux taies d'orsiller).soit pour lit double ou pour lits Veuillez indiquer votre choix\u2014 lits jumeaux où lit double\u2014sur le bulletin de participation.7.Les prix devront êtra acceptés tels quels.Limite: un prix par famille.Ce concours est assujetti aux lois fédérales et provinciales.Afin de recevoir la liste des gagnants, veuillez en faire la demande dans les six semaines suivant la date d'échéance du concours: joindre une enveloppe pré-adressés et affranchie.*Prix de détail suggéré par le monufacturier: 319,00 00 Le concours est commandité par les produits suivants: ARCTIC POWER-\u2014 Bi0-AD\u2014 PALMOLIVE VAISSELLE\u2014 rend plus net à l\u2019eau détrempe la saleté il adoucit les mains froide qu'un détergent et les taches.en favant la vaisselle.connu à l'eau chaude.NOM ADRESSE APP.VILLE PROVINCE lndiquez la grandeur préférée, en cochant la case appropriée.CO Pour lits jumeaux [J Pour lit double 26 janvier 1974 \u2014 19 z= FILOSOPHIE val 10 es te S LIBRE S IR « Nis OT i Ÿ F ea % Ÿ \u201c4 » fl Le bad : À 2 7 p a NON.MAIS! = [i / = ns + oR & HN we 2% wk i Re ce a 3 Te SpE Fe 8 in LA ae SRE, x = AT er =: % ou va 3 de TR 56 / wv rE a + de A is + 2 0 KA = + 2 i 1e \u2018 EN vs J it Te es ve z Pa, ; pie £1 # fir = 5) sa PS 8e 4 & sd, = Ui ; oh Ë de ah à 3 vu x ê se.À - ™ & Ea 2 CN ge & £ mn =; # & a, % 4 3 Es ¥ 5 Sg ib Lt < ds js pa 2 2 5 lr nD 3) KT £a se if tout se x & = SE Ee Ea ( NUK Te 97 me Pre wih he: as 2 & ~~ S es a PR = =, ja \u2018,- x est A SVE 5) \u201c=, 5.ee.4 v Ng pe 0X Lr or 3e 5 = se 3, LÉ Xe 5 ey ey HE = Ped > TS Da 152 A x 5 S38 JE > a .IS bs x ON = TY 3 SRE on pial Et Av 7 fi 2e > FE sépare ne ps Le #7 Xe Se & $ 2e LRA pe 4 eR ve sd, Fe bad Se op > 4X si GE , Jay ke 22 5 = + z 7 & sy 2e 3 y dès A nh 5 à \u20ac RE + JE ss ~ 3 of ay
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.