Perspectives, 3 août 1974, samedi 3 août 1974
[" om = \u20ac Et fol a LA a \u2018a & Li 4 bi de A a * ey x x Sa 2 a\u201d & + a £ 7 is 3 poi fis 03.8 EN 23 x x We nN risa Es 2 37 5 is 5 au PE rs, Re + FN ch Na Rs hb SATE os | J %.; pes w \u20ac \"> TR \u2014v0 ES i -¥.on iF Ts ee Seo oer J TA \u201cie, Fa te A x».vs 2 hi J =, PRS for cot ë ve \u2014, +.LS Fe pd + Ys a el + I \u201cere an Ts > dian, Wm ae \u201cMc te se % > .\u20ac - y A - oe rs) = à Amy \u201cFa Lg : + À mots TES Shain, ors es Ny Bo SER \u201candy ie Be gn = rose fes Te BN ra 2 rr ay HWE gry Enr x ie > EN Say i EY Ooty x \u201cte mme ir op VL à sas Las 20 ub We Fog see RE rer ag UE rite T° a.a ; > > ir { pi aig wa Ler i - a.Act PF ETF 2° pe -\u2014\u2014 > Rr + amet je.Ne h D 3 FY » ve wa a baal ve 5 0, 5 pen Te, wd $1 ive, TH ly a, 4 2 in de x oe Ar IN rd ; # Be 5 li 5 * 4A 23 9 LE 3 En fs 5 bp Es = Le fi?ug is TE pes Ce avis.qe: 2 v Ii rs ge CS 2 RS F f = x x se ad : ans ee ee en a NT nb i PE a ta ea aaLer Sts twtr wire oe ~ 20 arme oem rin en en abd oun.a Lt LE = RX se Er SARC ti ES Sa PP ODE BR pe 3 a IE Lis x nn at, TES, PPT EE ds pe SRR 4 PSI 5 \u2014\u2014\u2014 CS \u201c1 57 on Avra hast ä > 6 pa > x A : = I\" ve +2 654 47 he AY Py Vi PIN Pa > it *b, C4 hk a.Pas an RAL a ns 2, Sr = va Lan) ai es 2 EA ra, cy ro > ov a a3 ar a AT, a (a 2 ., = FTE NS (os Ces 2 Le 34 F ES M) = Gy 7 pa Ls me +d Ce at ce tS E) d PR MCE as ls > sanotr OR oS LP) NY A [OA NA 5,0 pi Tr Xa FA i RN C2 x 4 I Js a x rd CE.Æ 4 Ere Se + = 2 A na, Ph ead Wi 24 dis ER \u201ci 5 Fad a iL - = 3 2 + Li = ce A IY; 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sauf que la momie parlait, parlait au rythme de l'état de choc qui secouait son organisme.Mon amie racontait l'accident de voiture qui l\u2019avait conduite là, sur un lit d'hôpital: \u201cEt je l\u2019ai répété dix fois aux agents qui mont emmenée ici \u2014 j'espère qu'ils en ont pris bonne note \u2014.je ne suis pas dans mon tort; c'est le type qui m'a frappée qui n\u2019a pas fait son stop!\u201d Se disculper, départager tout de suite les responsabilités, désigner, séance tenante, le fautif, voilà un vieux réflexe que tous les automobilistes éprouvent au moindre accrochage.C'est qu'ils savent que notre système d'indemnisation repose sur le principe que toute personne est responsable du dommage causé à autrui.Ils savent que leur compagnie d'assurances paiera les dégâts et se fera rembourser par l'assureur du \u201ccoupable\u201d s'ils sont \u201cinnocents\u201d, tandis que les \u201ccoupables\u201d n'ignorent pas que leur prime est majorée au gré de leurs imprudences.Ce vieux réflexe, les automobilistes devront le modifier, l'oublier même, si au Québec on instaure bientôt un régime d'assurance automobile suivant lequel chaque assureur paiera les compensations à ses accidentés, peu im- sorte qu'ils soient ou non responsables de l\u2019accident.Un régime qui appel- .e, cela va de soi, l'assurance obligatoire.Demain, on ne cherchera plus à savoir à qui la faute, même si dans 73 p.c.des accidents de voiture la faute est imputable à la défaillance humaine.Expression vague et polie qui englobe tout aussi bien la seconde d'inattention que la fatigue, le je-m\u2019en-foutisme que la violation des lois dont la plus grave est l'ivresse au volant.Plus de 60 p.c.des accidents mortels sont attribuables à l\u2019alcool, selon les chiffres publiés lors de la dernière campagne nationale de la sobriété.Défaillant ou non, l\u2019accidenté est d\u2019abord une victime qui a besoin d\u2019être dédommagée, rappellent les partisans de l'indemnisation sans égard à la faute.Ils sont nombreux, se recrutant surtout parmi les associations de consommateurs, les syndicats et les assureurs.Pour des raisons bien différentes.Ainsi, la Confédération des syndicats nationaux recommande cette formule à l\u2019intérieur d\u2019un régime gouvernemental d'assurance automobile comme celui qui existe en Saskatchewan depuis 1946, au Manitoba depuis 1971 et en Colombie britannique depuis 1972.Par définition, un régime gouvernemental d'assurance automobile paie ses accidentés sans égard à la faute commise puisqu'on puise aux mêmes sources d\u2019indemnisation.D'autre part, le Bureau d'assurance du Canada, porte-parole des compagnies oeuvrant dans ce domaine, juge la formule acceptable, voire intéressante à la condition, bien sûr, que l'assurance automobile continue d'être administrée par l\u2019entreprise privée.Les résultats obtenus dans l'Etat du Massachusetts, qui a instauré le \u201cno fault plan\u201d en 1971, l'impressionnent; on a pu y réduire les primes de 41% p.c.Par contre, dans l'Etat de New York, trois fois et demi plus peuplé, la même formule d'indemnisation que l\u2019on vient tout juste d'instaurer produit des effets plus modestes: la réduction serait de l\u2019ordre de 16 p.c.L\u2019indemnisation sans égard à la faute ne suscite donc pas des prix.miracle.L'industrie canadienne de l'assurance automobile n\u2019en place pas moins de solides espoirs dans cette formule pour réduire ses coûts sans entamer ses profits, croyant retenir ainsi l'épée de Damoclès de l\u2019étatisation.Selon Statistique Canada, ces profits sont de 15,7 p.c.alors que dans la construction et dans les banques, ils sont respectivement de 16 et 17 p.c., tandis que la reparation des voitures rapporte 14,4 p.c.Malgré ces bénéfices jugés raisonnables suivant les normes de notre économie, le mécontentement des automobilistes de l'est du pays gronde face aux augmentations de primes qu'on leur inflige.Depuis le Ter juillet, ces augmentations ont varié de 6 p.c.en Ontario jusqu'à 18 p.c.dans les Maritimes, alors qu'au Québec elles dépassaient 10 p.c.Le mécontentement des motorisés de l'est se nourrit, en outre, des comparaisons qu'ils peuvent désormais établir avec ceux de l\u2019ouest: dans les trois provinces canadiennes où le gouvernement fait de l'assurance automobile \u2014 soit le Manitoba, la Saskatchewan et la Colombie britannique \u2014, il pratique des prix inférieurs pour une protection équivalente.\u201cIl y a une marge d'au moins 20 p.c.entre les deux systèmes\u201d, proclamait M.Dave Boldt, ancien ministre libéral de la Saskatchewan.Défenseur bon teint de l\u2019entreprise privée, M.Boldt n'en fut pas moins responsable Suite page 4 os A qui la faute?ymbole de la bonne vie, [auto este en tête de nos convoitises, avant le toit, avant la table durant six ans de la Société d'assurance automobile gouvernementale dans sa province.Il faut reconnaître que dans leurs comparaisons les automobilistes québécois oublient des facteurs qui influent sur les primes, entre autres, notre taux record d'accidents, notre climat défavorable, la densité de la circulation ou la nonchalance de nos agents de la sécurité routière.Nous comptons, en effet, 12 accidents par 100 véhicules \u2014 l\u2019Ontario en compte 9 \u2014 et malgré notre piteuse performance le nombre de nos infractions est de 853 par 100 000 habitants alors qu\u2019il est de 1089 dans la province voisine.D'autre part, le méme régime d\u2019assurance-automobile de la Saskatchewan rurale ne produira pas nécessairement les mémes réductions de primes dans un Québec urbain, la premiére ayant 4 voitures par mille de route alors que nous en dénombrons 35.Poursuivant nos comparaisons avec l\u2019ouest du pays, le coût moyen des dommages causés par les accidents est de 808 dollars chez nous alors qu\u2019il n\u2019est que de 533 dollars au Manitoba, où l'Etat assure l\u2019automobiliste.Mais le client, cerné de toutes parts par la flambée inflationniste, n'a pas la tête aux nuances et il est surtout attentif aux solutions qui promettent d'alléger ses charges.C'est pourquoi l'indemnisation des accidentés de la route sans égard à la faute a soulevé un regain d'intérêt depuis que la Commission Gauvin vient de la recommander au gouvernement québécois à la suite d'une longue étude sur l'assurance automobile qui a commencé en mai 1971.La commission Gauvin y voit le principal moyen de réduire le prix de cette assurance, lequel a doublé depuis 1961 alors que pendant la même période l'indice des prix à la consommation a connu une hausse de 39,8 p.c.Selon ses calculs, la réduction serait de 16 p.c.Si, donc, les partisans des compensations inconditionnelles aux accidentés sont nombreux, leurs arguments le sont tout autant.lls soulignent d'abord le phénomène de la motorisation.À 14 ans, les adolescents rêvent d'une moto; dès 18 ans, ils s'achètent une bagnole.La voiture est en tête des priorités dans les biens convoités par le consommateur.Avant la maison.En Europe surtout, le nombre des véhicules s'est accru prodigieusement en dix ans: à raison de 187 p.c.en Allemagne et de 119 p.c.en France.En Amérique du Nord, parce que le niveau de vie est plus élevé depuis plus longtemps, cette courbe est moins abrupte: 44 p.c.aux Etats-Unis et 60 p.c.au Canada.Mais au Québec, sans doute à cause d'un relèvement économique plus récent qui l\u2019apparente aux conditions européennes, cette augmentation des véhicules au cours de la dernière décennie est de 91 p.c., la même qu'en Grande-Bretagne; cette hausse est, en tout cas, la plus impressionnante au pays.Symbole d'affluence, signe plus visible du statut social qu'une table bien garnie ou qu\u2018un bon logement, la voiture sert à tout et tous jusqu'à l\u2019abus, soutiennent les croisés de l'environnement qui font campagne pour nous faire marcher.On déplace sa voiture pour aller chercher ses journaux à deux pas tout autant que pour le week-end dans la nature et 68 p.c.des Canadiens l\u2018utilisent pour se rendre au travail, boudant ainsi les transports en commun qui multiplient les déficits, lesquels doivent être payés par tous les contribuables, qu\u2019ils soient piétons ou automobilistes.Une telle augmentation des voitures, une telle utilisation maximum compliquent singulièrement la circulation.En conséquence, la fortuit, l\u2018imprévisible, l\u2019aléatoire pèsent sur nos moindres déplacements, brouillant la part de la défaillance humaine.La recherche de la défaillance humaine, et partant de la responsabilité, est, du reste, une entreprise hasardeuse, soulignent encore les partisans de l'indemnisation sans égard à la faute.Après un accident, les morts \u2014 quand il y en a \u2014 ne peuvent témoigner, les blessés ont d'inévitables amnésies et les témoins, des trous de mémoire.Quand tout survient l\u2019espa- 4 \u2014 3 août 1974 ce d'un éclair.comment reconstituer l'accident?Les versions se contredisent dans la bonne ou la mauvaise foi.Et la mauvaise foi est courante lorsque des sommes considérables sont en jeu.Enfin, les carcasses des voitures livrent rarement le secret de leurs déficiences mécaniques ou celui des fausses manoeuvres.Lier l\u2018obligation de réparer à la détermination d'une faute entraîne certaines injustices, lit-on dans le rapport Cauvin.Par exemple, lors d'une collision, la femme et la fille de l\u2019automobiliste fautif, tout aussi \u2018innocentes\u201d que les occupants de l\u2019autre voiture, n\u2019ont droit à aucune indemnité selon le régime actuel de l'assurance responsabilité.De même, l\u2019impulsivité d'un enfant, la distraction d'un piéton peuvent les priver \u2014 eux et leur famille \u2014 d\u2018une compensation s\u2018ils sont blessés ou tués par un automobiliste.C'est payer très cher pour une faute mineure.A leurs arguments sociaux, économiques et moraux, les défenseurs de l\u2019indemnisation sans égard à la responsabilité des accidentés ajoutent des arguments pratiques: au premier chef, la rapidité des règlements.Dès lors que les assureurs paient des compensations à leurs accidentés sans chercher à savoir s'ils sont fautifs ou non, ils éliminent bien des démarches longues, onéreuses; ils suppriment des frais de procédure considérables.Au Québec, le coût de remboursement des sinistres représente 12.3 p.c.de la prime alors que dans les régimes d'indemnisation sans égard à la faute, comme ceux de la Saskatchewan et du Manitoba, ce coût représente 7 et 8 p.c.de la prime.Une économie dont pourraient profiter les consommateurs.Soit.Mais un règlement rapide est-il ipso facto un règlement équitable?Même si les assureurs allégeaient ainsi leurs dépenses administratives, ils ne peuvent, au risque de faire banqueroute, compenser leurs assurés sans leur imposer des limites.Et cela, dans un régime de monopole d\u2019Etat tout aussi bien que dans l\u2019entreprise privée, puisque dans les deux cas la même loi élémentaire de l\u2019économie s'applique: les indemnités ne peuvent excéder les recettes.Ces limites consistent, premièrement, à fixer une fois pour toutes et pour tout le monde des prestations selon des tables préétablies même si, précaution désormais impérieuse en période d'inflation galopante, ces prestations pourraient être indexées au coût de la vie.Ainsi, les accidentés entrent dans un moule uniforme alors que les répercussions des blessures sont infiniment différentes suivant les victimes.Chacun demeure libre, bien sûr, de se payer un supplément d\u2019assurance suivant ses besoins spécifiques, mais il est question ici des mérites de l'assurance de base.Par exemple, un artisan qui recevrait une compensation maximum de 10000 dollars pour l\u2019amputation de trois doigts serait nettement plus lésé qu'un directeur de banque qui n'aurait touché que 5 000 dollars pour le même dommage, lui qui fait taper ses lettres par sa secrétaire.Les sous sont une piètre consolation et l\u2019on ne mesure pas le chagrin en dollars, Mais un fermier et un instituteur qui recevraient une indemnité de 1000 dollars au lendemain de la mort accidentelle de leur fils de 17 ans ne subissent pas nécessairement la même perte \u201céconomique\u201d.Arbitrairement limités dans les compensations à recevoir, les accidentés le sont dans leur droit de recours aux tribunaux dans tout système d'indemnisation sans égard à la faute.Ce droit est tout simplement aboli dans le régime que propose la Commission Gauvin.Ce qui a tait bondir le Barreau.Tous les avocats sont d\u2019ailleurs hostiles à l'indemnisation des accidentés sans égard à leur responsabilité.lIs défendent leur gagne-pain, bien sûr.Aux Etats-Unis où cette indemnisation se pratique dans une vingtaine d'E- tats sous des formes mitigées qui entament peu le droit de poursuivre, les avocats font 1,5 milliards de dollars en chiffres d\u2019affaires avec les accidents de voiture.Au Canada leurs honoraires sont plus modestes.D'ailleurs 70 Suite page 6 pren Le a, wn rn PA \u201ca Par, 1) ppt FF de = vl WF (Fat og i a Ei 3 pe à Yt: id # 2h a3 et.PE 3 > re i ead X BEY, a 547 ES El : \" : \u201c482 a 268 we iw Z 2¥ ; a a, Pes = gere > hogy ci i\u201d Ps > Ki 5 Wr sf\u201d CEE +; + se Set x LIMA : \u2014A 5 M Yo, ii A Ac yt 2 hie, 5 + 58 # ie igh pr sas = id Bu ya 7 Cd RS +5 2 JPEN ss; a do a, > F2 50 pu od ra na 7% 2 = Zen Wr RAS med LS PE 1 rr te \u2014 Cre a 7 po &1) \u201cile LE Ad go ay \u201ces \u20ac > Een senna (110 eo Avis: le ministère de la Santé nationale et du Bien-être social considère que le danger pour la santé croît avec l'usage.3 aout 1974 \u20145 mue A .la faute?devant l'accidenté à dédommager, 9 la compagnie d'assurances peut-elle être juge et partie p.c.des victimes de blessures corporelles \u2014 les plus difficiles à évaluer, donc les plus litigieuses \u2014 obtiennent compensation par la négociation directe avec l\u2019assureur.Même s'ils sont professionnellement intéressés au maintien de l'assurance responsabilité \u2014 plus de 15 p.c.de leurs revenus proviennent de cette source \u2014 les avocats font valoir des arguments qui ne manquent pas de poids.Arguments juridiques d'abord que, récemment, le professeur A.M.Linden, de la faculté de Droit de l\u2019université de Toronto, résumait ainsi: \u201cNier le droit de recevoir l'assistance d\u2019un avocat aux victimes d'accident équivaut à les placer à la merci des compagnies d'assurances.Or je ne fais aucunement confiance aux compagnies d'assurances \u2014 pas plus qu'à toute autre bureaucratie quelle qu\u2019elle soit \u2014 pour administrer sans contrôle un service de cette importance dans le meilleur intérêt de leurs clients.\u201d Les compensations souvent ridicules qu\u2018accorde aux victimes industrielles la Commission des accidents du travail \u2014 une bureaucratie gouvernementale, celle-là \u2014 qui, elle aussi bloque les possibilités de recours aux tribunaux \u2014 lui donnent raison.Pour sa part, la commission Gauvin reconnaît implicitement ce risque des indemnités injustes lorsqu'elle écrit: \u201cLes victimes ayant subi des pertes importantes et n'ayant pas recours à un avocat reçoivent des compensations vraiment dérisoires en regard de leur perte.\u201d Qu'en serait-il si l\u2019on n'avait plus le droit de faire appel à un avocat?Les assurés \u2014 et pas seulement leurs procureurs \u2014 se posent la question.On met du temps à régler les accidents d'automobile, reconnaissent encore les avocats.Pour les compensations de 10 000 dollars et plus, les délais sont de deux ans en moyenne.lls ne sont pas toujours injustifiés.Si les dommages subis a une automobile s'évaluent en deux heures, il en va tout autrement pour la mécanique humaine.Les délais sont indispensables pour mesurer toutes les conséquences des blessures et du choc d'un accident.Comment un médecin peut-il établir trente jours aprés une collision le temps de récupération nécessaire a une jeune femme qui a subi de multiples fractures a la colonne vertébrale et au bassin! L'assurance-maladie assure aux blessés les soins nécessaires sans bourse délier.D'autre part, les acomptes anticipés que versent bien des compagnies d'assurances atténuent les inconvénients des délais.Car il ne faut pas oublier que régler trop vite signifie très souvent régler au rabais.Si l'objectif premier des auteurs du rapport Cauvin est de diminuer le coût de l\u2019assurance automobile tout en maintenant des services satisfaisants, il y a d'autres manières de l\u2019atteindre qu\u2018en rognant sur la compensation de l'accidenté, qu'en le privant de réclamer selon le préjudice qu\u2019il a subi, soutiennent encore les avocats.Ils suggèrent, entre autres, de réaliser des économies au chapitre des compensations pour dommages matériels.Obtenir de meilleurs prix des garagistes?Sans doute.Mais les garagistes renverront la balle plus loin en rétorquant qu'il faut réclamer d'abord de meilleures voitures des fabricants.L'assurance obligatoire ajouterait 15 p.c.aux recettes provenant des primes puisque telle est la proportion des automobilistes qui roulent sans assurance au Québec.A nos risques et périls! Plus nombreux sont ceux qui ne détiennent que l'assurance de responsabilité civile les protégeant contre les dommages qu'ils peuvent occasionner à des tiers.Ces optimistes négligent d'assurer leur propre véhicule \u2014 45 p.c.des motorisés \u2014 confiants qu\u2019ils ne causeront jamais d'accidents et que, fussent-ils impliqués dans une collision, l'assureur du maladroit qui les aura heurtés les remboursera.Toujours par mesure d'économie, certains avocats préconisent l'élimination des courtiers, ces intermédiaires entre la compagnie d\u2019assurances et le client.qui retiennent la part du lion des frais de mise en marché de l\u2018assurance, lesquels sont de l\u2019ordre de 14 p.c.Les courtiers trouveront piquant, bien sûr, que les avocats jugent leur rôle d'intermédiaire plus indispensable que le leur.Entre la compagnie d'assurance automobile et le consommateur, l'arbitrage de l'avocat est mieux défini.il est vrai, que celui plus ambivalent du courtier.Supprimer le droit de subrogation est également une manière de pratiquer des économies en matière d'assurance automobile.Pour une fois les avocats sont d'accord avec la Commission Gauvin.Mais un mot d'abord sur le droit de subrogation.|! s'agit du droit dont disposent les organismes de l'Etat, par exemple, quand ils récupèrent les sommes versées au profit des accidentés de l'auto.Ainsi, en 1972, la Commission des accidents du travail, les régies de l\u2019assurance-maladie et de l\u2019assurance-hospitalisation ont recouvré 7,5 millions des assureurs, mais ce recouvrement a coûté 1,5 million en frais divers.Puisque c'est toujours le même contribuable qui paie ces sommes considérables, en primes ou en taxes, la logique et une saine administration commandent de lui faire épargner au moins cet énorme 20 p.c.de frais de subrogation.Enfin, si l'objectif d\u2019un bon régime d'assurance-automobile est non seulement de réduire le coût des primes mais de rendre l'usage croissant de l'automobile plus sûr pour tout le monde \u2014 bien des gens se demandent \u2014 et pas seulement les avocats \u2014 si l\u2018indemnisation sans égard à la faute ne va pas grossir la redoutable colonne des conducteurs irresponsables.Car les conducteurs prudents ne le deviendront-ils pas un peu moins si, au lendemain d\u2019un accident où ils n'y sont pour rien, ils subissent une augmentation de prime?Dés lors que l\u2019indemnisation est payée par l'assureur a son client accidenté, qu\u2019il soit irréprochable ou fautif, le dossier de l'automobiliste n\u2019influe pas sur le montant de la prime, comme c'est le cas présentement.La prime augmentera au rythme des accidents subis comme des accidents causés.On aura du mal à convaincre les automobilistes au dossier vierge de la justice d\u2019un pareil concept.Il y a d\u2019autres motifs pour éviter les accidents de voiture que la crainte des augmentations de primes, soit.Mais si la prudence au volant n\u2019est plus rentable, qu\u2019adviendra-t-il d\u2019une des incitations majeures à la bonne conduite?Au Québec, plus que partout ailleurs au Canada.nous avons plutôt besoin de multiplier ces incitations au lieu de ies réduire.@ \u2014 PAS MOYEN DE FAIRE À KLAXONNE EN PASSANT! IA Le Hoque ! 6 \u2014 3 août 1974 UNE LIGNE CONTIQUE, \u2014J'Ai EU UN ÉTOURDISSEMENT.GA Doit ÊTRE L'ALTITUDE | \u2014 IL EST PAYÉ AU MILLE.re TE me Re SPP be 2 | A et ELST REY 3 a \u201c5 y An! - /} vo 7, 4 7 A, AY % Qu Z lr ak 1a à LA Ff À h fu 2 pra \\ di EU oo Pz a 4\u2019.4 , wy.RN 4 = tant ice Ng A J PI 4 = A Fe a ê % PF SF} Ad En 4 4] , oe x 3 i\" er (Le Là f y 7 Zi \u2014 a: Sw) Z A sed, a rl & L # 4 Li 2 > rh i pr 4 À / «4 po A a or ow EN / Horny RE = < J y il REM peo 2 cn Vi al A a OX - $ a JV at APE \u2014 2, ae \u201cer py 7 \u201c » 7 user Spry 5 i, 4 oF i i rr A LE fy tf ef 4 Y ÿ 4 > A \u2018 4 i: fy] z LA ee QO 4, ?1 I w E / ama a bh ~ yy Si A 3 \u2018t Th memes ZN > Len m ?p 7 GA or > x à DA YF \u20ac zo my $ ay ASSP 0.7 Ent ri eam tr \\ A rl A .ue °° KZ sd a tit -, brs CAS J = on 1 A 1e ly fe ef or = 2 x gi \u201caus 2 er ld = } Hrd Fo INEZ Le Teves, Tn PUTIN CT Vag - 79 \u201cx ZENE ' = vers \\ J & ra USE va PON EY \\ nH a = + PPS PSERE ÿ 3 août 1974 \u2014 7 ty Pr err ice dci od) hee oY.a we ame Wn.i = ig.Tg: ph dn ole 0 \u201ca ot Ap 4 # J) a ~~ Ihe 7 > ® TR \u201c15 om ET Tr LY, 4 a #0 ~~ om Al He : I æ ê.vb we rn = me NY {= J =.= el LX ad Le) mt by \u2014 rn.> a] >|.' ~~ Leds a À va nS vv nn 20 r= gg 5 ra = _ ) - iad | 2 m0 \u2014 Fr =x ki ms \u2018oe ps OI RME ALYY, .# 4,04 = &.Ph a ; ; ua A al \u201ca + theme 7, D Æ 97 à oF y?ivf ives ve 45 oy ow» + = BL .2 4 ei.4 \u201cSp ve oe ve , IP 2 ; £ A ot a v \" ia À AE fe.\u201ca porn \u201c ag spe 2 oy or! LA.wht: = dat ce pr ws x xe 2, rr Le od Ka - sr 8\" wry ap en Photos Denis Larocque Vous allez à la mer?Non, comme la plupart des gens vous n\u2019allez pas à la mer.Ni même à la montagne, ni même à la campagne.Car il y a des dizaines de milliers de Québécois qui ne vont nulle part, soit qu\u2019ils aiment les charmes estivaux de la ville ou qu\u2019ils vivent déjà à la campagne.et qui aimeraient bien aller faire un tour a la ville.Et il y a tous les autres qui ne vont nulle part parce qu\u2019ils n\u2019ont tout simplement pas les moyens d'aller ailleurs.Ceux-là restent à Balconville ou sortent les chaises sur le trottoir.ahi | e- TE > [4 » - \u2018 «-® ! =.er ae CES ES ET 3 LE : , A .- : - ; = .\u2018 Pre caen Cat Me x ama se BS ES See Ps Co 5 Cause a ads # 4\" 0 4 ; ! Ç .LOS EC AS TIRE 5 = i, ve RE rs., + .vor fey \" TAN SAT ic Lol Co a .HAE q Sa wd Tha rapes Pe EN Ja: : \u2018.-d rt por Nw] \"a, das \u2018 a { a 22 aE dr, Jy a py as, 6 SEY Ly a ; FE pat, ane PE \u2018eue @ Lo \u2018 rm Mer Mais il reste que des millierS de rh A vont à la mer.En Europe parfois, dans les Antilles et en Gas- pésie, aux îles de la Madeleine, dans les Maritimes et aux Etats-Unis surtout.Les difficiles y recherchent TC LT eS perdue, loin de la foule et du bruit.Les autres se retrouvent, dans l'Etat du Maine surtout, entré voisins, en famille, sur des plages souvent achalandées où l'on a le plaisir, tout comme à la ville, de subir le transistor du voisin, le vacarme des autos et les odeurs affriolantes de os frites.Mais il y a la mer, bien sûr, la.mer à l'infini et son odeur saline, fa mer qui n\u2019en finit jamais de recommencer et qu'on regarde, et qu\u2019on regarde sans jamais se lasser.Et du beau sable fin où les enfants construisent les châteaux de leurs rêves.C\u2019est de ce côté-là qu\u2019il faut regarder.@ * * . Rp ea IEEE = th fas 20 is 3] Sarath dy ES a ¥ iS >, as = M A 3 Pixs ÿ \u2014.pes VA We re y Ji AR, pe ry, #F 3 od eA + \u2014\u2014 \u201c4 : + I Rly Te il 188 2 7 Ï oF + ê ES ht ; 2 Re 3 ir Yo 3 \u2014 Age NE Pres ad ws T Way ; } ~ [l = = \u2014 PAR JOSÉ MELLO Je traverse les Laurentides par une belle journée d'été.Soudain, à ma droite, un jeune orignal, encore maladroit sur ses hautes pattes, surgit et se met à gambader, à l\u2019orée du bois.Je laisse la voiture rouler un peu puis j'arrête et saute sur la route.L'animal est un peu loin, mais je prends une première photo avant d'entamer l\u2019approche.Puis j'avance lentement.m\u2019arrêtant par moments.juste le temps de photographier.Me voyant, la bête rentre sous le couvert des arbres.Elle doit m'observer de sa cachette.Je m'accroupis et rampe à l'abri de la rocaille car je veux m'approcher davantage.Ma manoeuvre réussit.Surpris de ne pas me voir, l'animal tend le cou derrière les buissons, révélant sa position.Il veut savoir ou je suis passé, et c'est justement ce que je désire.J'attends.Il sort timidement de sa cachette, flairant en direction de l\u2019endroit où il me suppose.|| ne le sait pas, mais je suis déjà tout près de lui et je le photographie à volonté.J'ai l'impression qu\u2019il m\u2019a enfin pressenti.Lui n\u2019en est pas sûr, cependant, et s\u2019avance encore tout droit vers moi.Interdit à ma vue, il s'arrête.Je me lève lentement, en visant.Surpris et craintif, il hésite.juste de quoi faire une dernière photo avant qu\u2019il détale.Une nouvelle partie de chasse aux images, récompensée de quelques diapositives inattendues et intéressantes, est venue s'ajouter à bien d\u2019autres.Côté trophée, je me considère bien servi.Que le sujet soit petit ou grand, mammifère ou insecte, une seule chose compte pour le chasseur d\u2019images: la beauté de sa proie.Proie qui, une fois capturée dans l'appareil, reprend sa liberté.La chasse photographique est ouverte à l\u2019année, partout et pour tous.On range le fusil et, avec lui, on oublie le permis réglementaire.À la place, on se procure un appareil photo et Jes objectifs qui conviennent le mieux.Quelques rouleaux de film en poche, plus un dans l'appareil, et nous voilà prêts à expérimenter des sensations nouvelles et inoubliables.La chasse aux images 12 -\u2014 J août 1974 Il a fallu un objectif macrophotographigue à focale de 50 millimètres pour croquer l'araignée.La focale a été de 135 mm pour capter le jeune orignal dont parle le début de l\u2019article.free Le téléobjectii etait de 200 mm pour surprendre la marmott devant son terrier.En plus d'être une palpitante activité de plein air, la chasse photographique consti- ÿ tue un bon moyen d'élargir nos horizons.Convenons-en, il est grand-temps qu\u2019on dé- À couvre, par exemple, que la faune ailée du Québec se compose de bien autres À choses que de \u201cpit-pits\u201d, de moineaux et de canards! Si l'on est peu tenté par l'étude, si l'on ne cherche dans la chasse à la photo qu\u2019u ne agréable détente, qu'à cela ne tienne! On peut partir à l'aventure et faire cliqueter l\u2019obturateur au hasard des rencontres.À dire vrai, on n\u2019a pas à s'éloigner: dans la cour arrière les sujets à exploiter ne manquent pas: fleurs, oiseaux, insectes.Il n'y a pas de laideur dans la nature; il n\u2019y a que des répugnances et des préjugé- à vaincre.La photographie peut nous apprendre à aimer des sujets que souvent nous ne méprisons que parce que nous les méconnaissons.Pour bien photographier, il faut observer longuement.Chemin faisant, on découvre à quel point les couleurs de l\u2019araignée sont éclatantes au soleil couchant: on s'arrête pour la voir tisser sa toile et, peu à peu, la répugnance fait place à l'émerveillement.Comme l'\u2019attirail de tout autre genre de chasse, un équipement photographique peut aller du très simple au très compliqué, du pas cher au très très cher.Laissons l- cher et le plus-que-cher aux professionnels et aux amateurs fortunés.On peut se pru- curer à bon compte un appareil utilisant le film courant de 35 millimètres.Il devra être reflex et, de préférence, muni d'un photomètre.Rien n'est plus courant.Selon qu'on désire se pencher sur de petits sujets ou sur d'autres que l'oeil nu aperçoit aisément mais dont l'approche est souvent difficile, il faudra soit un objectif de macrophotographie (également bon pour la photographie en général).soit un téléobjectif.Dans ce dernier cas, on conseille une focale d'au moins 200 mm, bien que la plus efficace reste l'arme classique des chasseurs d'images.la 400 En librairie on trouvera quelques ouvrages donnant les conseils techniques voulus Et il ne restera plus qu'à faire confiance au hasard et à la nature.@ $ Eto gla On a fixé un objectif macro de 85 mm quand il a été question du papillon qui déploie ses ailes.On a di recourir au téléobjectif de 400 mm afin de pouvoir observer EN, à l'aise le geai bleu.jectii était Nm pour re la marmotte on terrier.consti- \u2018lon dé- autres D'qu'u clique- dans la réjugés t nous il faut l\u2019arai- °\u2019t, peu phique ons e pro- devra eil nu bjectit un ten que oulus 1 aout 1974 \u2014 13 par Michel Beaulieu \u201cChercher, dit Gabriel Labbé, c\u2019est ma passion; chercher et trouver.\u201d Chercheur de trésors à sa manière, M.Labbé poursuit sa découverte de l\u2019âme d'un peuple, le sien, à travers sa musique.Depuis dix ans, en effet, il a amassé une collection d'anciens disques qui, si elle ne constitue encore qu\u2019une partie de la musique enregistrée depuis le début du siècle, n'en est pas moins impressionnante.Mais il s\u2019agit exclusivement de musique traditionnelle, celle de nos violoneux et de nos accordéonistes, celle aussi des musiciens irlandais et écossais auxquels nos ancêtres ont beaucoup emprunté.\u201cDepuis aussi loin que je me souvienne, dit M.Labbé, qui est originaire de Rimouski, j'ai grandi avec la musique de folklore.Ca fait absolument partie de moi.Mais ce n\u2019est que depuis dix ans que je m'intéresse vraiment à collectionner les vieux disques.Quand je suis arrivé à Montréal, je n'avais dans ma valise, avec mon linge, qu'un disque de Joseph Guillemette.Maintenant, j'en possède plus de 1500.Ca représente bien des heures de travail, de la patience et des voyages.\u201d C'est que ces vieux disques, les 78- tours qui ont commencé à disparaître dans les années 50, on ne les trouve pas n'importe où! Eminemment fragiles de surface et cassables au moindre choc, ces gravures ont parfois l'âge du siècle.Et il est assez étonnant de constater que plus de 10000 enregistrements ont été faits, quand on sait que nos musiciens ne vivaient pas de leur musique et qu'ils devaient la plupart du temps se rendre à New York graver leurs disques pour un cachet de misère, généralement 12 dollars par session d'enregistrement.Seule Madame Bolduc, qui avait un sens aigu des affaires, parvenait à toucher des pourcentages sur les ventes de ses disques.\u201cPour ramasser ces disques, poursuit M.Labbé, il faut établir des contacts avec des gens, avec d\u2019autres collectionneurs de vieux disques, mais qui s\u2019intéressent à d'autres domaines.Dans un lot, il y a toujours des disques qui nous intéressent, d\u2019autres qui ne nous intéressent pas, mais qui servent à effectuer les échanges sans lesquels une collection de ce type n'a à peu près aucune chance de fructifier.Je fais aussi du porte à porte à la campagne.C'est, à toutes fins pratiques, le seul endroit où il est possi- ble de trouver ces disques.Dans les zones urbaines, les gens sont généralement coupés de leurs racines musicales.A Pp Montréal, on trouve surtout des disques de Bing Crosby, ou d'autres du même genre, mais on est très pauvre en folklore.\u201d Est-il utile de préciser que bien peu de Montréalais de souche ont entendu FE parler de Joseph Allard, celui-là même E qui a enseigné à Jean Carignan.Mais qui, ici, connaît Jean Carignan?Il est vrai que son nom court depuis quelque | temps, presque en sourdine, alors même qu'il participe a toutes les grandes manifestations folkloriques d'Amérique du § Nord et qu'on l'ovationne a travers tout le continent.\u201cPour ma part, poursuit M.Labbé, je collectionne les disques de musique traditionnelle tant écossais et irlandais que Ç québécois.Le folklore québécois possède sa beauté propre et je le préfère d'ail- MR leurs au folklore irlandais.C'est seule- À ment avec lui que je me sens vraiment chez nous, même si le folklore irlandais § est plus pur, parce qu\u2019il a subi moins d\u2019influences extérieures.C'est une affaire d'âme.Le gros défaut de la plupart de nos musiciens, c'est d'avoir bafoué notre folklore, en sautant des temps et en supprimant des mesures.\u201cLes Irlandais ont généralement de meilleures notions musicales.Le folklore québécois a beaucoup baissé depuis quelques années, mais des musiciens tels que Jean Carignan ou l\u2019accordéoniste Philippe Bruneau sont en train de le relever.Isolés, ils ne peuvent rien.Mais, depuis trois ans, j'assiste à beaucoup de concours de violoneux et d\u2019accordéonistes, et chaque fois j'en reviens étonné.Depuis quelques années, on assiste à un tel regain que tous les espoirs sont permis.Le folklore va retrouver le prestige qu'il avait avant.\u201cCe phénomène, poursuit M.Labbé, est attribuable au fait que les gens ont ça en eux, cette musique, et qu'ils se sentent poussés par un élan qui va dans le sens de tout ce qui se fait au Québec pondre\" et collecti 14 \u2014 3 août 1974 Am ee AA a pn em AAT ROC ee AUOT 5 \u2014 depuis une dizaine d'années.lls sa- perçoivent que le folklore est important, qu\u2019il s'agit dun retour aux sources et d'une redécouverte.\u201d La collection de disques de M.Labbé comprend des enregistrements de grands musiciens inconnus, du moins en ville, parmi lesquels Joseph Allard, Alfred Montmarquette et Jos Bouchard, \u201cles grands du folklore québécois\u201d.Ces disques, dès qu'il les obtient, M.Labbé les transcrit sur bande magnétique, de manière à ne pas abimer les surfaces si fragiles qui ont déjà subi plus ou moins l\u2019irréparable outrage du temps et de la manipulation, soit parce qu'on ne les a pas toujours traités avec le soin requis, soit qu\u2019ils aient traîné durant de nombreuses années sous la poussière de quelque grenier.Parmi les perles de sa collection.mentionnons des enregistrements faits par Joseph Kimmel sur marque Zon-o-phone dès 1903, le premier disque d'un de nos violoneux, Fortunat Malouin, tait en 1926 pour la compagnie Columbia, des gravures épaisses d'un quart de pouce sur marque Edison, et tant et tant d'autres, des disques de Michael Coleman ou de Scott Skinner, les meilleurs musiciens qu'aient produits l'Irlande et l'Écosse.\u201cMalheureusement.après ces géants du début du siècle, le folklore a commencé à se dégrader.Pour la plupart des gens, dit M.Labbé, tout le folklore se trouve sur le même pied.Hs ne savent pas discerner la beauté de la musique, ils ne la ressentent pas.Même ceux qui se prétendent des savants dans ce domaine n\u2019y connaissent souvent à peu près rien.Le folklore, ça demande aussi une éducation, l'oreille a besoin d'être cultivée.\u201d Passionné par ses recherches qui, débordant les disques, se portent sur les musiciens eux-mêmes, Gabriel Labbé permet maintenant à de petites compagnies de disques spécialisées dans la musique traditionnelle de faire appel à lui.C'est ainsi que la marque Philo, qui vient de procéder à la mise en marché de deux longue-durée, l\u2019un de Jean Cari- gnan et l\u2019autre de Philippe Bruneau, a pu constituer les notes qui servent de repère essentiel quand il s'agit d'établir la provenance de telle ou telle pièce musicale \u201cJ'ai parcouru beaucoup de chemin.dit M.Labbé, mais il m'en reste beaucoup a parcourir pour atteindre le but que je me suis fixé: montrer aux gens la beauté et la richesse de notre tolklore et ne pas tout perdre pendant qu\u2019il en est encore temps.Il est grand-temps de tout ramasser.J'ai l'intention de m'en servir plus tard, mais je ne veux pas parler de mes projets avant qu'ils ne se réalisent.parce que ça pourrait porter malchance \u201cMa plus grande consolation, conclut Gabriel Labbé, c'est ma collection.C\u2019est par là que je sens que ça vaut vraiment la peine d'écouter nos musiciens et de continuer de les jouer.\u201d 6 PRESTIGE lacreme des crèmes glacées.La crème glacée Prestige \u201crhum et raisins\u201d est particulièrement riche et veloutée.Essayez-la servie sur une timbale meringuée et savourez sa franche saveur de rhum.Voilà un dessert délicieusement simple et tout simplement délicieux.PRESTIGE la crème glacée parexcellence.\u2018La Dominion Dairies Ltd utilise sous licence la marqur de commerce Sealtest, proprieté de krafica Cort + ne ts metre FRENCH ICE CREAN Se Allee ! CREME GLACEF A TA FRANÇAISE LE \u2014 Pacs 0h 1 CHOPINE 568/m/ \"hy CLACÉE À LA a, gi 41H par Jacques Forget Québec a un atout touristique de plus: Gabriel Cristini.Mineur de profession, grand \u201cpiqueteur\u201d devant l'Eternel par vocation.Depuis maintenant plus de trois ans, le mineur Gabriel Cristini fait les cent pas devant le Parlement de Québec.Au rythme de quatre heures x: par jour et cing jours par semaine.Iran: Circo a fa trava ploi.Cristi touri: attrac I, ÿ PIQUETEUR e 9, 1 : 9» t, | Jusqu'à la retrarte! de \\ Iranstormeé en homme-sandwich pour les circonstances il proteste du sort que lui pfes- Me snel TF 9 fait la Commission des accidents du sde | travail en le torcant à quitter son en fait ploi.Pour les gens de Québec Gabriel de Cristini est déja une institution Pour les ures wi touristes, i est en passe de ger en une aine attraction.Surle page 18 0e Imont PES FILTRE [© Me verse | 1.10 18 par Jour &pour mon } AVIS: Le ministere de la Sante nationale et du Bien-etre social considère que le danger pour ta sante croit avec | usa -\u2014-\u2014\u2014\u2014\u2014 ss | UTILISEZ GRATIS PENDANT 10 JOURS LES DEUX LIVRES | DE RECETTES LES PLUS POPULAIRES DU CANADA | | La Bonne Cuisine de Les Menus de Margo Oliver De Lesdeuxvolumesonte | | Perspectives Volume conception ditferente.ce vee formatde 8' \"x 11 | : | abondamment illustre de presente desrecettesentierement Couverture de luxe | 50 TIMBRES D ASIE photographies encouleur nouvelles groupees en menus elegante et durable | contenant 429 recettes Commodement indexe et Chemise antipoussière } | commodement indexees SomptunuSpment lustre en | 56 95 couleur S6 95 N'ENVOYEZ PAS D'ARGENT MAINTENANT! 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Je me sens en bonne condition physique, je veux travailler.\u201d Quand on prend le temps de comprendre le francais malhabile du contes- taire, il explique dans son fort accent italien que son statut de célibataire, ses petites économies, I'héritage requ de sa mère et son style de vie monastique lui permettent de tenir le coup.\u201cEt s\u2019il le faut, jusqu\u2019à la retraite\u201d.clame l'\u2019ex- mineur qui se contente d\u2019une modeste chambre à $10 la semaine, rue Saint- Vallier dans le Vieux-Québec.En plus de ses quatre heures à user les trottoirs de la colline parlementaire, Cristini met d\u2019ailleurs quotidiennement deux autres heures de marche entre son logis et son nouveau \u201ctravail\u201d.Le dossier 3 235-386 est bien connu de la Commission des accidents du travail.Pourtant, malgré l\u2019entêtement, la sympathie qu\u2019il attire et l'épine au flanc de l'appareil gouvernemental que représente le cas Cristini, l\u2019organisme n\u2019a rien pu faire de mieux que les actuelles compensations.\u201cNous avons accordé à M.Cristini tout ce que la Loi des accidents du travail nous permettait de lui accorder.Vous comprendrez que nous ne pouvons faire mieux.Ce serait avantager indûment et sans raison l\u2019un de nos milliers de bénéficiaires et créer un fâcheux précédent\u201d, affirme le commissaire Jean- Marc Jodoin de la C.A.T.Même l\u2019ombudsman, saisi de l'affaire par l\u2019ex-mineur, a corroboré la disculpation de la C.A.T.: la loi, c'est la loi! On ne peut rien y faire.Et le syndicat des métallos, la puissante organisation ouvrière à laquelle appartenait Cabriel Cristini lorsqu'il était mineur en Abitibi, s\u2019est aussi butée aux limites de la loi.Car pour que lex-mineur puisse avoir une juste compensation, puisqu'il ne veut toujours pas oeuvrer dans un autre domaine, il faudrait transformer la Loi des accidents du travail elle-même, pour ne satisfaire qu\u2019un seul cas! Et en attendant qu\u2019on lui fasse justice comme il l\u2019entend, Gabriel Cristini continue de promener son pas lourd et monotone sous les regards indifférents des statues qui gardent la porte d'entrée de l\u2019Assemblée nationale.À ceux qui s\u2019intéressent à son affaire, il distribue des circulaires maison expliquant ses démêlées avec la bureaucratie gouvernementale et ses revendications face à la justice administrative.Tandis que les pelouses de la colline parlementaire lui rappellent ironiquement: \u201cJe me souviens\u201d.@ Tv = UV 0 T7 > 000 es 5 © Oooo % Le cidre mousseux est la boisson des occasions bien spéciales.Pour célébrer un grand événement, pour les récep- £, tions, soirées, cocktails, ou pour une : : dégustation de cidres et fromages (pâtes \u201c> dures), il n'a pas son pareil., amar N Vous le reconnaitrez a son gros bouchon qui saute joyeusement lorsqu'on ouvre la bouteille.ÿ 24 Quand on féte chez nous, on ne £7 , sert pas n'importe quoi, pas Re LA vrai?24 on es Un bon mousseux, ça se sert bien froid.L'ASSOCIATION DES FABRICANTS DE CIDRE DU QUÉBEC G L'Association des Fabricants de Cidre du Québec C.P.8, Station Bourassa, Montréal H2C 3E7 Faites-moi parvenir de ia documentation gratuite sur les cidres du Quebec.| NOM: | ADRESSE: 7 VILLE: CODE POSTAL: = LL 1 roro.D se) 3 août 1974 \u2014 19 A AE AO « IE 436 TEA 2 ETT dD © Uy Ml SAN VIE ARES » Bonne Cutsre @orerspue tin Sore tin à sit il faut peu de chose, parfois, pour faire surgir en nous un souvenir d'enfance, Les graines de carvi, par exemple, me ramenent toujours en arrière.Ma mère possédait une étrange petite boîte de carton, doublée de dentelle, dans laquelle elle gardait ses épices.Cette boîte fascinait la petite fille que j'étais alors et quand je voyais maman y prendre des graines de Carvi, je savais que nous aurions de bons biscuits au sucre ou un pound cake plein des fameuses petites graines.Ce gâteau était une spécialité de ma mère et toute la famille en raffolait.Quand nous partions pour notre chalet d'été, nous en emportions toujours deux ou trois bien rangés dans une boîte métallique.Je vous offre cette semaine des gâteaux qui, en plus d'être délicieux, ont cet avantage de savoir bien voyager.Je veux dire qu\u2019ils se conservent assez longtemps, ne s\u2019effritent à peu près pas et se servent facilement.Et je vous souhaite de vivre de beaux jours heureux à la campagne! 20 \u2014 3 août 1974 Sai: ee LE ae SW, ME i Kg DE A 5475 Somali GATEAU AUX GRAINES DE CARVI 1% tasse de beurre ramolli 1% tasse de sucre Ya cuil.& thé de muscade Ya cuil.à thé de macis b oeufs 4 tasses de farine à tout usage, tamisée 2 cuil.à thé de graines de carvi (voir note) Chauffer le four à 325°.Graisser et doubler de papier fort, graissé, un moule à douille de 10 pouces de diamètre (voir note).Travailler le beurre en pommade.Ajouter le sucre et les épices et battre parfaitement.Ajouter les oeufs, un à la fois, en battant bien après chaque addition.Ajouter la farine et les graines de carvi en mélant bien.Mettre la pate dans le moule.Cuire au four 1 heure et 40 minutes ou jusqu'à ce qu'un cure- dents inséré au centre du gâteau en ressorte sec.Démouler, laisser refroidir, envelopper de papier d\u2019aluminium et laisser reposer quelques jours avant de servir, Note: si vous n'aimez pas les graines de carvi, les remplacer par 1 tasse de raisins secs.J'ai fait cuire le gâteau de notre photo dans un moule allemand, en verre, de 9% pouces de diamètre.Le temps de cuisson a été celui indiqué plus haut mais j'ai réglé la température du four à 300°.he, CRI SPATS POM ens.SO CE WEEE TET IRSA ON IP, MAMAN AS LAS SU GÂTEAU AUX RAISINS ET AUX DATTES 1V tasse de gros raisins de Corinthe 1% tasse de dattes, en morceaux 2 tasses de sucre 2 tasses d'eau bouillante 5 de tasse de graisse végétale 3 tasses \u2018de farine à tout usage, tamisée | cuil.à thé de bicarbonate de soude 1 cuil.à thé de sel ! cuil.à thé de cannelle ! cuil.à thé de muscade ! cuil.à thé de clou de girofle en poudre 1 tasse de noix hachées Chauffer le four à 325°.Graisser et enfariner deux moules à pain de 9 x 5 x 3 pouces.Mettre, dans une casserole moyenne, les raisins, les dattes, le sucre, l\u2019eau et la graisse végétale.Chauffer jusqu'à ébullition, baisser le feu et laisser mijoter 20 minutes.Laisser refroidir.Tamiser ensemble, dans un bol, la farine, le bicarbonate de soude, le sel et les épices.Ajouter les noix et mêler délicatement.Ajouter le mélange aux fruits refroidi et bien mêler le tout.Mettre la pâte dans les moules et cuire au four 1 heure et 15 minutes ou jusqu'à ce qu'un cure- dents inséré au centre des gâteaux en ressorte sec.Laisser refroidir quelques minutes dans les moules.Démouler, sur des clayettes, et laisser refroidir complètement.Envelopper de papier d'aluminium, du type le plus épais, et ranger.GATEAU A LA MUSCADE A tasse de graisse végétale ramollie (voir note) 1% tasse de sucre 3 oeufs 2 tasses de farine à tout usage, tamisée 2 cuil.à thé de muscade ! cuil.à thé de bicarbonate de soude ! cuil.à thé de poudre à lever Va cuil.à thé de sel ! tasse de babeurre ou de lait sur ! cuil.à thé de vanille Sucre en poudre Chauffer le four a 350° Graisser et enfariner un moule à gâteau de 13 x 9% x 2 pouces.Travailler la graisse végétale jusqu\u2019à ce qu'elle soit bien légère.Ajouter le sucre, petit à petit et en battant bien après chaque addition.Ajouter les oeufs, un à la fois, en battant bien après chaque addition.Tamiser ensemble la farine, la muscade, le bicarbonate de soude, la poudre à lever et le sel.Méler le babeurre et la vanille.Ajouter, au premier mélange, les ingrédients secs et le lait, petit à petit et en alternant; commencer et terminer les additions, toutefois, avec les ingrédients secs et bien battre après chaque addition.Mettre la pâte dans le moule.Cuire au four de 40 à 45 minutes ou jusqu'à ce qu\u2019un cure-dents inséré au centre du gâteau en ressorte sec.Laisser refroidir dans le moule.Tamiser du sucre en poudre, généreusement, sur le dessus du gateau.Note: on peut remplacer la moitié de la graisse végétale par du beurre.FANG WTA TER eR Car aged GATEAU AVEC GLACE GRILLEE 2% tasses de farine a gâteaux, tamisée 4 cuil.à thé de poudre à lever ! cuil.à thé de sel 1Y tasse de sucre % de tasse de graisse végétale ramollie 1% tasse de lait 3 oeufs 1 cuil.à thé de vanille Ya cuil.à thé d'essence d'amande Glace grillée (notre recette) Chauffer le four a 350° Graisser et enfariner un moule à gâteau de 13 x 9% x 2 pouces.Tamiser ensemble, dans un grand bol, la farine, la poudre à lever, le sel et le sucre.Ajouter la graisse et le lait et battre 2 minutes, à la vitesse moyenne d\u2019un mélangeur électrique.Ajouter les oeufs, la vanille et l'essence d'amande et battre encore 2 minutes.Mettre la pâte dans le moule et cuire au four 50 minutes OU jusqu'à Ce qu'une légère pression du doigt au centre du gâteau ne laisse aucune empreinte.Laisser refroidir 5 minutes dans le moule.Recouvrir de la glace et faire griller au four, en plaçant le gâteau à mi-hauteur du four, c\u2019est-à-dire assez éloigné du feu, jusqu'à ce que la glace bouillonne et soit légèrement brunie.Glace grillée Ys de tasse de beurre 25 de tasse de cassonade, mesurée bien tassée Ja de tasse de crème simple (15 p.c.) Y cuil.à thé d'essence d'amande ! tasse de noix de coco en flocons Faire fondre le beurre.Ajouter tous les autres ingrédients, en mêlant bien.Etendre sur le gâteau chaud, comme nous l\u2019indiquons.a CU.PRIME LE 0 CR CRE Ce ED OCR © I TERS EL RATE $0.3 WF.GÂTEAU DORÉ AUX ÉPICES 1 tasse de raisins secs Farine vs de tasse de graisse végétale, ramollie 1 va tasse de cassonade, mesurée bien tassée ] oeuf 2 tasses de farine à gâteaux, tamisée 4 cuil.à thé de poudre à lever 4 cuil.à thé de sel 1 cuil.à thé de cannelle V4 cuil.à thé de quatre- épices Ya de cuil.à thé de muscade V3 de cuil.à thé de macis 44 de cuil.à thé de clou de girofle en poudre % de tasse de lait va cuil.à thé de vanille Sucre en poudre ou glace au beurre Chauffer le four a 350° Graisser et enfariner un moule à gâteau de 9 x 9 x 2 pouces.Mettre les raisins dans une plaque et les chauffer au four 10 minutes ou jusqu\u2019à ce qu'ils soient gonflés.Les saupoudrer d'un peu de farine et brasser délicatement pour les bien enfariner.Les mettre de côté.Travailler la graisse en pommade.Ajouter la cassonade et battre jusqu'à ce que ce soit léger.Ajouter l\u2019oeuf, en battant.Tamiser ensemble la farine, la poudre à lever, le sel et les épices.Mêler le lait et la vanille.Ajouter, au mélange en crème, les ingrédients secs et le lait, petit à petit et en alternant; commencer et terminer les additions, toutefois, avec les ingrédients secs et bien battre après chaque addition, Mettre environ les deux tiers de la pate dans le moule.Parsemer des raisins.Recouvrir de ce qui reste de pate.Cuire au four 50 minutes OU jusqu'à ce qu'une légère pression du doigt au centre du gâteau ne laisse aucune empreinte.Laisser refroidir dans de moule.Recouvrir le gâteau, généreusement, de sucre en poudre tamisé ou d'une glace au beurre ordinaire.Mon gâteau aux graines de carvi ressemble beaucoup à celui de ma mère.en SEE SE ES NI LE MY SCT TV TI | MORRIS.EE A nyt Te 5 i ASG * on, Ig) 4 + ry i Vso q f at 34 ee a 5 by \u2018ot Ÿ ee d + Lu [S13 T4 \"\\ i By 21 Saag > i LARK] / \u201c9 F «3 % \u201cey g Lan > + } » i toy ue rg % re 3 { es ç oll A FL 3, ry La Par à - prt RE i * D À Te à « \u2014 y ren 3 NE { { \\ ue ya, Aw + 51 RJ + août 1974 = - be af Fe Jo a a\u2019 ETRE Te + ~ À Ty , Wee fp 4 à Ë 4 - \u2018+ ay oR { sous i te - _ | are + SY = ; s \u20ac - 7% i « E PR ae Pb\u201d py ; à) 4 Pa PAS «Fr .- me FLY 5 a A Kad to A Le Hae oF iy Ng 2 J ~] \u201ci > - » 5 ha pis ; x AA) ES x +595 PA = 5 Er J foal =~ ç BF Lad ES £ tf xy FF id Se hi.Ie ; Aa nr hs Fo à M / 5, fa J.% is kh # La a\u201d pe te, a.i \\ EX # ba % * , FA t Ls bh, 25 8 \u20ac : & ps + \u201c oF rE AA pe ps\u201d RY ae 24 8A \u201c4, sé + 4 4 Li + at x en 2 Le pe] sa , 3 Yr LY 3 \u201cCe Ce w.PJ - SR a 5 TR i \u201cMm oy wit ANA ses i hy + 2 SIRET x aN B w he 0 [45 A I 2 SE ce I Mes a HY, Ld En LZ} id Af Ye 2d = x Ge AS rey £ bp NA = AEs WE 4 7, F4 A 3 is BS ÿ 2 5 ne Fa £42 = a dE i wu Ant En monde entier ).: \u2026 Seulement qm eu l'Europe, de d'Orient, de l'Afrique, bref, de partout! 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