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Titre :
Perspectives
Éditeur :
  • [Montréal, Québec] :[Perspectives],1959-1982
Contenu spécifique :
samedi 29 mars 1975
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
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Références

Perspectives, 1975-03-29, Collections de BAnQ.

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[" 29 mars 1975 Vol.17, No 13 LE SOLEIL Conrad Labelle, le gentleman-bootlegger de la Prohibition ee Pate ER À by NN pl ns $a a 3 X ec) Ld Ps A LA 4 A A \u2014 a \u2014 sep Eos, F bots À By -\u2014 ro y.at .C IN i \\ Ï Le Ur LA FR J pp al Fe \u2014 ee od A\u2019 = atin oT J 74 ke + a! que Il) 5 Z 4.cd J al p> LY ~e J A LJ 3 ( BY eran N/ / - » I ay ce Ge hE EN a Ab > _- i (17 112 me a > hy ~d istry, Tx Se wag #4; «2, \u201cnw 4 x.\"aie A Se Bn pm, t TT dei Be or Se 4 re = as rt a as IIT = 3 F ; UR ae SE FX \u201cPe 28 5 = oe Ll 5.# sé, pe [7 Ve io 3! = + 5 fo Gow >: 15 Xe a sec + se La, ns FVEE i Fre : eg ra ats LL P » -« Pa 7 ; Jr.fer FX aks A.À = fr 2 2 - 5 th Autour de la photo ci-contre & id = v A A = Ë | f de Conrad Labelle prise di i-p* , ¥ ; £ vers 1920, quand il avait 22 \u201c eu / 4 ans, celles de voitures 4 FE A bd p Sa 2 ë Cours qui ont servi à son commerce Af ~K J clandestin d'alcool et, M t 17 =a}, Es ra devant les autos de gauche, Le a: es un chauffeur de sa bande.bd) + | = | ce à , / dés ; > > \u201ceo TA _ | SA a FIL £ no se : 2 5 oF rie azn 5 in RY 3 es BH a 3 5 i 2- 29 mars 1975 er pr EE EE pr Era EEE PAR JULES NADEAU Lorsque j'ai rencontré Conrad Labelle pour la première fois, à Iberville, je ne lui aurais pas donné plus de 60 ans.Des cheveux noirs, un débit volubile, des gestes commandés.Visiblement, il est actif, et même \u201cun peu énervant\u201d, comme dirait sa soeur, elle qui est beaucoup plus calme.Pour qu'un homme de près de 77 ans puisse raconter des souvenirs aussi lointains et aussi singuliers, il faut qu'il ait attaqué la vie rapidement.Conrad Labelle fut précoce.Vers l'âge de 24 ans, il était déjà un tsar parmi les bootleggers.Le terme bootlegger ne se traduit pas exactement par le mot contrebandier.Il désigne plutôt celui qui distribue et qui fabrique illégalement de l'alcool.Ce terme américain vient de \u201cbotte\u201d et \u2018\u2019jambe\u201d car, à l'origine, c'était dans les bottes que les colons américains cachaient des bouteilles d'eau-de-vie destinées aux Amérindiens.Le bootlegging est devenu un métier et surtout une industrie très lucrative lorsque le Congrès de Washington interdit systématiquement la vente de tout spiritueux.On aurait pu choisir de limiter les méfaits de l\u2019alcoo! en s\u2019attaquant aux buveurs, mais on décida de viser les vendeurs.On n'a pas pensé aux clandestins éventuels, comme Conrad Labelle.Les années de la prohibition correspondent à un vieux rêve des mouvements de tempérance.Ces derniers furent encouragés par l'éthique du protestantisme: frugalité.maîtrise de soi.\u2018travail et économie.En même temps, l\u2019industrialisation des années qui ont suivi la Grande Guerre favorisa l'alcoolisme qui devint de plus en plus aigu dans le prolétariat des villes.Comment enrayer ce fléau social qui, à l\u2019époque, devait apparaître comme aussi dangereux que notre spectre de la drogue dans les années 60?Aux Etats-Unis, le Maine (1846) fut le premier Etat où les prohibitionnistes eurent gain de cause.Un parti politique, le Parti prohibitionniste, fut fondé en 1869.En 1919, plus de 27 Etats avaient déjà légalisé cette interdiction.Enfin, le 18e amendement à la constitution américaine (janvier 1919) étendit cette prohibition à tout le pays et en janvier 1920 entrait en vigueur la loi explicite qui interdisait complètement la vente de toutes boissons alcoolisées, Les caricaturistes de l'époque ont bien souligné le duel entre les redoutables \u201cdry\u201d qui voulaient assécher le pays et les \u201cwet\u201d plus libéraux.Les Etats-Unis tentèrent de s'entourer d'une clôture mais celle-ci se fissura rapidement et devint une farce pour les bootleggers.Le Canada, Saint- Pierre-et-Miquelon, Nassau et le Mexique devinrent des points favoris d\u2019approvisionnement.On utilisa jusqu'à des sous-marins pour déjouer les garde-côtes.Le schooner Rosie se spécialisa avec succès dans la technique du lancement de torpilles de whisky vers les côtes.15 millions de gallons d'alcool destinés à des usages industriels se retrouvèrent dans les caves des bootleggers.Les faux médecins prescrivaient des ordonnances enivrantes pour les malades deshydratés ou imaginaires.L'alcool frelaté suintait de milliers d\u2019alambics maison, si bien que ce \u201cvernis de cercueil\u201d, comme on l\u2019appelait, devint un danger pour la santé publique.Al Capone, dont nous parle notre gentleman- bootlegger, fut le modéle du chef de bande qui eut fort à faire pour protéger ses plates-bandes.Il y eut des massacres entre bandes rivales comme celui de la Saint-Valentin et des réunions au sommet comme celle d'Atlantic City en 1929 entre les \u201ccaponistes\u201d et le \u201cPurple Gang\u201d de Detroit.Les 1550 agents de prohibition (dont les hommes d'Elliot Ness) ne pouvaient pas mettre un terme au commerce des clandestins à cause de l'apathie du public et surtout de la corruption des hommes publics.Politiciens, policiers, juges, avocats et douaniers fermaient les yeux et ouvraient les goussets.En 1933, de guerre lasse, le Parti démocrate se rangea du côté des \u201cwet\u201d et Franklin Roosevelt fit abolir la prohibition.Les aventures de Conrad Labelle sont un véritable scénario de film.D'ailleurs, comme 1l fallait s'y attendre, des propositions lui ont déjà été faites après son apparition à Appelez-moi Lise.(Comme Alfred Hitchcock, notre personnage m'a confié qu\u2019il aimerait bien paraitre a I'écran, ne serait-ce que dans le role d'un de ses anciens clients, Une maison d'édition est également intéressée, ce qui permettrait de recueillir des souvenirs d'autres témoins \u2014 1! y en a quelques-uns \u2014- et de faire la vérification de dates et de faits qui se perdent inévitablement dans la mémoire d\u2019une seule personne.Les propos qui suivent ne représentent qu'une mince partie des enregistrements et des noles manuscrites de Conrad Labelle, qui est un conteur vivant et très drôle.Le compte rendu écrit reste fidèle à sa parole et à sa façon de raconter les choses.Conrad Labelle est une espèce d\u2019Arsène Lupin de la contrebande.On ne peut cependant le comparer à Papillon pour la bonne raison qu'il n'a jamais senti l'humidité d\u2019une ceilule.Conrad Labelle se considére comme un \u201cpetit\u201d.Devrait-on dire un fort parmi les petits?C'est peut-être pour cela qu'il se sent à l\u2019abri.Si on devait l'ennuyer pour ses \u201cconfessions\u201d à la télévision, plusieurs autres seraient ennuyés en méme temps que lui.C\u2019est pour cette raison que plusieurs autres de ses souvenirs s'évaporeront comme des gouttelettes de potion magique d'un alambic un peu vieillot.Suite page 6 29 mars 1975 -3 & Se, EH rR i TRE 15 æ Ce TRE < Hg pas La to Ev to (rae: ce + ax 4 =?; #5 2 gy sa £5 pe nt 43 rN td 7, - -\u2014 Ritts bh?& Fa 4% 2; A] ELIS +8 À a En PA wk lt pi pat 2 ne A i x es » sa Lv, Pa ÿ a ES Ay 3 = Peu ei a\u201d ur a Shs (EY sa Gi A ; 3 eg 2) 25 = a vr ce © % ps pr Ÿ wy, Sh ¢ ?+ : 0 % a ag #4 Ua 5 vx a AL.A TA.PIRE aad = x C= a.$ T a 3 SL + Ly % De 223 = gr CS => breil) \u20184 y N sO es, \u201cx Eh Eu 7 AN be x: fod L, Bt 2 gs ?Ë a CF #5 J =, 0 \u201c4 Py Papi & Les FER pa ox Ey at) VE LE x LV 8) Em m by ear Ly ot a wy 2 A a + i: hg sre FLAY > GD x en cS RE Tan at j Xa > = do 3 & 4 \u2014.bent * ; - vl = 3 re 4 A 34 ¢ 3 i PRY * a Fe, a cn Le 43 + > ka ; Be 0 éd ¢ Le i & > Li ph ] A 5 7 i i AY pus ge =e?Fi rs .i 8, et Ait gy Ae 4p) ty SE ors ss \u20ac \u2018 es 4 \u2018es A je 24 EEE @ « de a nd: me CE > A: (A et Ee ca Cure piece RE NT fA Fr 3 7 YA i 1 | , ; a8 LN \u201cAA ri by ann +2 k + : fi) Cu 27 ly Va à FE .fy LL 4 2 ee \u2026 = +4 MEN Fu JS $ | ve a - A - oY v eu Na LR 12) Le Fe: Soe Fe rad N\\A ey he, ee hy oF fy \u201cA «OY 0 G 0 hr Ea - a pe 3 = ss Ge LS Pi £5 Yah ae ce > 5 5 ; i 5 EQ LS BE LAN nes = + Le pa 5 4 oS J ed à va EM (+0 \u201c 2 ! \u20ac LS ed ol Er 14 xe a mags Ya ey is: pa 7 er ¥ i Gt 2 = AE = oS 4 La 3 Ti 2 Ben +, ee A Es ï i + Ë- i er 24 » 2 PL, # fr LS Lf 4 oy, A nd vias as bi nai % Avis: Santé et Bien-être social Canada considère que le danger p our la sa nté croît avec l'usage\u2014éviter d'inhaler.Moy.par cigarette: Régulier: goudrons 15mg, nicotine 1.1mg.King: goudrons 17mg, nicotine 1.4mg. Ci-contre, Conrad Labelle et sa femme, alors qu\u2019il s'était déjà retiré du \u2018métier\u2019; ci-dessous, dans l'auto dont l'occupant de l'arrière tient une bouteille de gin débouchée, l'homme portant canotier et assis à l'avant est Louis Bousquet, un des lieutenants de Conrad.- Ci-contre, Bousquet et sa femme; | plus a droite, Jean-Marie Labelle, frére et lieutenant de Conrad; à l'extrême-dr., la femme au manteau de fourrure a été une compagne de Labelle durant la Prohibition.6- 29 mars 1975 : î PROPOS RECUEILLIS PAR JULES NADEAU Je suis né à Farnham le 29 avril 1898.Mes parents sont Romuald Labelle et Alice Thuot.Mon père était maître boulanger dans cette ville.En 1901, mes parents s\u2019établirent à tber- ville, leur ville natale où mon père continua son commerce.!l s\u2019occupait aussi de politique municipale.Il fut échevin pendant plusieurs années.Son père avait été maire.Mon frére Jean-Marie, électricien \u201cdistingué\u201d, élait très dévoué aux oeuvres de bienfaisance et il se dépensa sans compter pour la jeunesse de notre ville.A quelque cent pieds de chez nous, il y avait un hôtel appartenant à mon grand-père Vincent Thuot, marié à Virginie Cyr, cousine de Louis Cyr, l'homme le plus fort du monde.Les Labelle sont de Saint-Eustache.lls sont cousins du célèbre curé Labelle, l'homme qui fut ministre sous Honoré Mercier.Je suis allé au collège commercial des frères Maristes à Iberville pour y faire mon primaire et, à 14 ans, j'ai été pensionnaire au Séminaire de Saint-Jean.Deux ans plus tard, mes parents ont décidé de m'envoyer à Clarenceville pour que japprenne l'anglais.Je ne suis pas resté longtemps dans cette école mais j'ai appris l'anglais chez les gens du village.En 1920, j'ai ouvert une pâtisserie à mon nom sur la rue principale, à Champlain, Etat de New York.J'avais un bon pâtissier à mon service et je vendais tout ce qu'il faisait à ma nombreuse clientèle.Je mlembarque dars la contrebande Un jour, je me suis aperçu que l\u2019on passait.de la boisson canadienne devant mon établissement.Je me suis informé en quel endroit on achetait cette boisson et où on pouvait la vendre.Une fois renseigné, j'ai acheté une petite voiture avec des roues en caoutchouc pour étouffer le bruit du métal.Je suis allé chez Racine, à La- colle, et j'ai acheté un chargement de 10 caisses pour aller vendre la marchandise à Plattsburg.A peu près à 25 milles des lignes.j'ai vendu mon premier chargement au Elks Club, ce qui m'a rapporté la jolie somme de $500 de bénéfice.J'ai fait trois autres voyages avec autant de succès.J'ai été capable avec un peu d'argent en réserve d'acheter une auto de marque Chandler.Alors, je me suis vraiment embarqué dans la contrebande de la boisson.l'ai passé les lignes encore quelques fois sans être trop inquiété, mais par la suite ç'a été dur.j'ai acheté une auto plus puissante.C'était une Studebaker \u201cbig size\u201d.Elle allait à 85 milles à l'heure.A cette époque, c'était amplement vite, surtout à cause de l\u2019état des routes.Il y avait beaucoup de chemins en gravelle.Quand j'allais à 70 ou 80 milles à l'heure, le gars qui me suivait n\u2019osait pas me dépasser.Toujours est-il que mes affaires n\u2019allaient pas mal! Il est facile de dire qu\u2019on avait simplement de la boisson à transporter d'un pays à l\u2019autre.Mais ce n\u2019était pas si facile à faire.Pour réussir, il fallait savoir où les douaniers restaient el ce qu'ils faisaient quand on avait de la boisson à passer.J'avais des hommes qui les épiaient.Quand je recevais le mot de passe, par exemple, \u201cdemain on va aller acheter du pain\u201d, on partait.Au début, c'était un voyage court! Des lignes à Plattsburg, on faisait ça dans 15 à 18 minutes.On se dépé- chait, on revenait et on chargeait un autre voyage.Des fois, on faisait trois voyages coup sur coup.Boum! Boum! Boum! Si l'officier avait une machine devant sa maison, mes gars allaient tranquillement y dégonfler un pneu.Si c'était un soir que je devais en passer pas mal, ils en dégonflaient deux.Dans ce temps-là, avant de remettre les pneus, les gars sacraient.Ils prenaient pas mal de temps et moi, ça me donnait plus de chance.ll Faut dire qu'au début la Commission des liqueurs n'existait pas encore.J'allais à Montréal pour m\u2019approvisionner.je donnais des commandes épouvantables.Mille piastres de telle boisson, tant de mille d'une autre.Je transportais 35 caisses de boisson par auto.j'allais les vendre à Schroon Lake, au lac Placid, a Glens Falls, a Fort Edward, a Saratoga et a Albany.Les officiers des douanes de Rouses Point me poursuivaient sans arrêt Pour mieux me protéger, j'ai acheté une Cadillac et j'ai fait blinder le réservoir d'une plaque d'acier.Quand ils déchargeaient leurs révolvers dans mon réservoir, ils s\u2019imaginaient que j'étais pour m'arrêter à 100 pieds de là, mais moi je ne m'occupais pas de ça.Je continuais! Ils ne comprenaient pas ce qui se passait! La grosse vie Un jour, quelqu'un est venu me voir et m'a proposé un chemin libre pendant une heure.Autrement dit, la frontière américaine serait sans surveillance pendant tout ce temps-là.Je pouvais envoyer 10 ou 20 autos à la fois pour $1 000 par jour.Le samedi, on ne travaillait pas parce que, ce jour-là, les douaniers étaient obligés de sortir et de saisir des chars.J'ai tout de suite accepté.Quand le client prenait une caisse, il devait ajouter $5 ou plus pour la protection, Comme tout allait bien, j'ai loué un cottage sur le bord du lac Champlain.L'endroit était idéal.le payais $1000 de loyer par trois mois.Le propriétaire n'avait pas voulu me vendre la Maison parce qu\u2019il savait qu'il avait trouvé un bon poisson.Les bootleggers s\u2019y amusaient.La boisson était gratuite Même chose pour le téléphone.Quand un de mes hommes voulait téléphoner à New York et qu\u2019il venait juste de me rapporter $5 000, je ne pouvais pas lui dire d'aller appeler ailleurs.Je recevais bien tout mon monde.Comme client, j'avais Frank Moran, un des boxeurs poids lourd et son amie, l'actrice Pearl White.J'avais aussi un ministre protestant, un grand gars de 200 livres.H a fait plusieurs voyages.Il a été chanceux, il ne s\u2019est jamais fait prendre.J'avais un grand garage pour mettre tous mes chars.Un mécanicien de premier ordre était là à l'année.Il réparait mes autos et celles de mes clients.On pouvait aussi prendre du gaz.Des fois, on allait au plus beau club de Montréal, le Blue Bird rue Bleury.C'était mon endroit préféré.Je n'ose pas dire combien d'argent j'ai dépensé là.C'était jamais moins de $1 000 ou $1 200 par soirée.J'étais généreux sur les pourboires.Un soir, j'étais un peu gai et j'ai donné un billet de $1 000 au garçon.11 y avait un zéro de plus.Comme de raison, les clubs faisaient de la grosse argent dans ce temps-là.J'aurais pu faire ça pour savoir s\u2019il était de confiance.ll a dû se dire: tout d\u2019un coup que je le perds comme client.Il m'a dit: \u201cMonsieur Labelle, vous n'avez pas fait une erreur?\u201d Espèce de fou, c'était de le garder.J'ai repris mon mille et je lui ai donné un billet de cent.Mais, vingt ans plus tard, j'ai rencontré le même gars sur la rue Sain- te-Catherine à Montréal.11 m'a reconnu: \u201cMonsieur Labelle.la fois que vous m'aviez donné $1000 de trop.le saviez-vous?\u201d J'ai répondu que non.Je lui ai redemandé: \u201cEs-tu cassé au- jourd\u2019hui?\u201d Il m'a fait signe que oui de la tête.J'ai répondu: \u2018Moi aussi, je suis cassé aujourd\u2019hui.\u201d C\u2019est drôle la vie! Moi, ce qui était mon orgueil dans ce temps-là, c'était de porter un gros diamant.J'étais toujours bien mis.Je m'habillais à New York parce que c'était à peu près trois ans plus vite qu'à Montréal.Jallais dans les plus grands magasins de New York.Je m'étais acheté un manteau gris avec de la fourrure dedans.A Mont- réal, il y avait de la fourrure dedans mais le matériel était noir: comme Suite page 8 29 mars 1975 -7 \u201cVous avez le droit \u2018être exigeant\u201d Ce n\u2019est pas votre assureur-vie qui vous le reprochera.Il ne demande pas mieux que de vous prouver sa compétence.J\u2019en parle en connaissance de cause, car c\u2019est ainsi que j'ai constaté que le mien est un homme sérieux, consciencieux.Il ne se contente pas de répondre à mes questions.Il explique; il va au fond des choses.Et quand il n\u2019est pas tout à fait sûr de son affaire, il ne craint pas de se renseigner.C\u2019est la marque d\u2019un véritable conseiller qui se tient à la page et ne reste pas assis sur ses diplômes.D'ailleurs, l\u2019intérêt qu\u2019il porte à son association professionnelle et à tout ce qui se publie sur l\u2019assurance-vie en est une autre preuve.Ce que j'aime aussi chez lui, c\u2019est qu\u2019il ne se limite pas à sa profession.Il est présent et actif dans son milieu.Quant à ma situation, il la connaît bien, car il s\u2019est donné la peine de l\u2019étudier.Aussi est-ce avec plaisir que j'accepte de temps à autre de revoir mon portefeuille d\u2019assurance-vie avec lui.J'ai une autre raison de l\u2019apprécier: c\u2019est grâce à lui que j'ai connu le Centre d\u2019information de l\u2019assurance-vie.Je vous recommande le Centre si vous désirez obtenir des renseignements d\u2019une autre source.N\u2019ayez donc pas peur d\u2019être exigeant envers votre assureur-vie.Et n\u2019hésitez pas non plus à communiquer avec le Centre d\u2019information.On y est à votre service.Le Centre d\u2019information de l\u2019assurance-vie 666 ouest, rue Sherbrooke, bureau 1407 Montréal, Qué.H3A 1E7 On peut téléphoner au Centre sans frais de n'importe quel endroit au Canada.Il suffit de composer 1-800-361-8070 For information in English: The Life Insurance Information Centre, 44 King St.West, Toronto, Ont.M5H 1E9 - Telephone: 1-800-261-8663 Le d'information de l'assurance-vie.Un service des compagnies d'assurance-vie du Canada.8- 29 mars 1975 De haut en bas: une maison prés du lac Champlain qui servait d'entrepôt secret à Labelle; banque de la ville de Champlain où il avait ouvert un compte; maison où logeaient en 1920 les douaniers américains du lieu; hôtel de l'endroit dont le propriétaire était un client de Conrad Labelle.Er Caf ir 21 RR er EOP TPO RF xs pour les habitants.On achetait aussi des chemises en crêpe de Chine.On dépensait $700 ou SBOU mais c'était pas grave.Ma place à New York, c'était l'Hôtel de France.le ne sais plus si ça existe encore aujourd\u2019hui.Juste en face, il y avait un garage et je pouvais y rentrer tous mes chars.je donnais une couple de prastres au portier et on montait au deuxième.j'étais connu.Je gardais toujours une valise avec une vingtaine de caisses.Le gérant m'avait aussi donné comme un petit entrepôt dans là cave et on y te nait un peu de marchandise.Des fois, quand je passais quelques jours au France, il v avait des types, des millionnaires qui me téléphonaient.lls avaient l'habitude de faire affaire avec moi.le me souviens entre autres d'un \u201cparty\u201d du Riverside Drive.Riverside Drive, cétait ce qu'il y avait de plus beau.Ils voulaient du champagne.W était trois heures du matin et je leur ai dit: \u2018Vous savez, à cette heu- re-la, il est cher le champagne!\u201d 1 m'a répondu: \u2018$300 la caisse, est-ce que ça fait ton alfaire?\u201d \u201cOut, j'ai dit, ça peul aller.A $300 la Caisse, je vais l'en apporter 5 Caisses.Envoie-moi ton chauffeur\u201d Comme de raison, il a ajouté: \u2018Viens, viens toi aussi!\u201d J'ai répondu que c'était correct.Je suis arrivé là et 1 y avait tout un party! Je pense que c'étail une lille des Zigield Follies qui était là.Elle était dans un bain plein de champagne.Ils ont vidé les 60 bouteilles dans le bain.je comprends qu'ils manquaient de champagne! Ce tvpe-la m'achetait régulièrement pour des milliers de dollars à chaque semaine.Les risques du métier On pouvait s'amuser mais quand C'était fini, je disais à mes hommes de repartir et on allait travailler.Des fois, j'ai passé six jours sans dormir, tellement qu'une fois, des douaniers à Rouses Point m'avaient dit: \u201cOn vous voit le jour, on vous voit la_ nuit.mais quand est-ce que vous dormez?\u201d I! y avait aussi des risques, parce qu'on essayait souvent de nous voler notre marchandise.Quand nous allions à Glens Falls, dans la première auto, il y avait un franc-tireur.Il avait -r k.5 TAMPAX.IR a Magan voeseetee ark ivgTt 2asit ATLL?PAQUET ÉCONOMIQUE Vous souvenez-vous quand Tampax\u201d était le seul nom dans les tampons?vos doutes au sujet des odeurs intimes.préfèrent lapplicateur Playtex.Son plastique doux le read confortable et facile à insérer.Désodorisation.Absorption.[Insertion plus facile.Les tampons Playtex sont très absorbants.Aute- ajustables, ils sadaptent a vos contours internes pour répondre à vos propres besoins d'absorption.Des tests démontrent que plus de femmes Aussi sans desodonsant Maintenant disponible en format de 16.Format pratique d'un mois.Flaytex est la marque deposée de International Playtex Company, Deasion of Rap-d Amarcan Corporation PLAYTEX LTD 6363 NORTHAM DRIVE, MALTON.ONTARIO.CANADA USAGER AUTORISE DE LA MARQUE DÉPOSÉE 21975 Playtr« larnpax est la marque deposer ce la Corporation Canadienne Tampax Ltée.Sr 30 SUPERS Aujourd'hui, seul Playtex\u201d ajoute la désodorisation Pabsorption.Votre premier tampon était probablement Tampax.Et bien str, i était absorbant.Mais aujourd hui, seuls les tampons Playtex ajoutent la deso- dorisation à l'absorption.Leur arôme frais et délic ataide à réduire Dover Delaware EU été dans la marine américaine.J'avais beaucoup de gars qui étaient allés de l'autre bord et qui savaient se battre.Celui-là, en tout cas, il tirait juste.le le payais $300 par semaine.Mon gars s\u2019arrétait, il tirait sur les bandits armés et ils décampaient.Parfois, 1l y avait de la police aussi.Quand les bandits étaient venus pour me voler aux lignes canadiennes, j'ai su qu'ils étaient de Saratoga.C'était la bande à Bradley.le suis donc parti avec deux de mes hommes armés de Colt 45.Moi aussi j'avais un Colt, parce que j'avais le droit de porter une arme.J'étais pas bon tireur Mais ça ne fait rien.On est arrivé à l'hôtel et j'ai demandé ie numéro de la chambre.On est entré et il v avait trois ou quatre gars avec lui, des \u201ctoughs\u201d.le lui ai dit: \u201cEcoute bien, Bradley.Hier vous avez essayé de me voler ma boisson mais vous n'avez pas réussi.Envoyez encore des hommes et quelqu'un va se faire faire mal.Cette boisson-là, je la paie, mais je suis prêt à te faire un prix.Je vais te donner une chance.Ce sera $20 de moins que pour les autres On va devenir amis: on est dans le même commerce Tu vas Me payer pour 100 caisses de boisson.Tu vas venir près de chez moi, de l\u2019autre côté de Plattsbure.Trois de mes chauffeurs vont ensuite conduire tes Cadillac pour que tu ne saches pas ou est mon entrepôt.Je ne prends pas de chance avec toi! Je ne suIs pas fou! On va te rapporter les Cadillac bien pleines.Tu vas l'en aller et puis tu vas faire une belle vie!\u201d Ces gars-là, ils ont fait affaire avec moi et mon frère pendant une couple d'années.Ils n'ont jamais perdu un chargement.Ft quand l'arrêtais où ils se tenaient, à l'hôtel United States, le plus vieil hôtel de Saratoga, on prenait un coup et on lirait un coup de dés.J'ai rencontre le célebre Al Capone au Black Stone Hiotel à Chicago.C\u2019était un homme de ma taille, il pesait 150 livres et il était de mon âge.Il portait un Borsalino, tandis que moi je pretérais les Stetson à $100 chacun.l'en avais toujours deux, car lorsque je prenais beaucoup de Cour- voisier.j'en oubliais souvent un où j'allais.Al Capone était le roi des bootleggers de Chicago.La population de cette ville.à cette époque, était de 2 millions.Il en avait plein les bras.Il y avait dans les années 1920-21 plusieurs bandes rivales d'Italiens aux quatre coins de la ville.Ils se mitraillaient a OS 4 ps = té « \u201cait Hy & oo: ee x\" x * XP: 4 4 i: +, a cy = 2 Co i de j qe À Ke i 1 24 4 ë 3 Tes a VEY z w [Ea # a \u2014 | - § ?Tes, yo iy À % A x | a en : 7.A ° Ie; PR ww * re be = ; > a CE SA A! NE à (te = © ;, ses ey + Tr 3 AU ve = NU wey E : as AR; wr ES Bi A - Le Le eu Ca pat > oR i K ps es dés à i 2 re en pe aa A 5 = AAD Eu = oe LR se Fea om ay it 4 A JX 455 yo» *\\ =, aS 0 2 aay E pt Pe 7 5 \u2026 Su.?i J = PAT A a Ës \u2018 68 = Qu SZ pr pa 7e xX \u20ac : D A - nYudicielx melange dey 9 rule RACE ba a Biraiter s U - gare Qu : reuse ac a ske VE a o> pagneegdd U@quë #Y = i de padi I: PP - % de c'aïame Avis: Le ministère de la Santé nationale et du Bien-être social considère que le danger pour la santé croît avec l'usage.(9 En principe, les quatre pneus d'une voiture devraient adhérer à la chaussée avec fermeté 100% du temps.Mais quand il pleut, cela s'avère difficile.La raison en est simple: l'eau s'accumule plus rapidement que le pneu peut l\u2019éliminer.Il en résulte que la voiture est soulevée et \u201c vous roulez alors sur une pellicule d\u2019eau plutôt que sur la chaussée.C'est ce que les ingénieurs en pneumatique appellent du \u201cflottement\u201d.Cela peut s'avérer très dangereux, surtout aux vitesses accélérées légales sur la grand-route.Par exemple, si vous voulez doubler un camion ou prendre un virage de court, et que vos roues ne sont pas fermement assises sur la chaussée, vous pouvez déraper et perdre la maîtrise de la voiture.C'est pourquoi Goodyear fabrique le pneu radial Polysteel.Le radial Polysteel a été conçu dans le but de surmonter tes dangers de la conduite sur chaussées mouillées.Et voici comment il y parvient.La première différence entre le radial Polysteel et les autres pneus de type radial est la suivante: huit rainures larges de conception spéciale.Elles aident à réduire l'accumulation d\u2019eau sous la semelle (Voir ci- dessous).8 RAINURES LARGES AIDENT À RÉDUIRE L'ACCUMULATION D'EAU SOUS LA SEMELLE.Puis, il y a la remarquable fabrication radiale de Goodyear.Elle aide à assurer l'ouverture constante des rainures.Le radial Polysteel a aussi sept bandes de roulement larges en caoutchouc super- adhérence.Elles s'accrochent bien à la chaussée seche ou mouiliée.H comprend également des cales spéciales en caoutchouc disposées stratégiquement dans les épaulements sous les ceintures (voir diagramme).Elles gardent les ceintures bien aplaties forçant ainsi le pneu à garder toute la semelle sur la chaussée.Vous bénéficiez donc du plein contact de la semelle avec la chaussée quand vous conduisez.20- 29 mars 1975 in tinh | Des stabilisateurs dans les flancs et une rainure incurvée de chaque côté facilitent les virages sur les chaussées mouillées.Il comporte aussi deux ceintures d'acier DES CALES EN CAOUTCHOUC DISPOSÉES STRATÉGIQUEMENT GARDENT TOUTE LA SURFACE DE LA SEMELLE SUR LA CHAUSSÉE.ht: PNEU RADIAL POLYSTEEL DE © De 1 COMMENT LE RADIAL LYSTEEL GARDE BON PIED EME QUAND IL PLEVUT.4 qui le stabilisent et aident à protéger la semelle contre la pénétration d'objets acérés.Elles améliorent le millage.(Au fait, le radial Polysteel fait partie de l'équipement d'origine standard ou en option de plusieurs voitures 1975.) Donc, si vous avez besoin de pneus, vous pouvez maintenant profiter d\u2019une maîtrise superbe et d\u2019un excellent rendement, qu'il pleuve ou qu'il fasse soleil.Le-radia! Polysteel.Passez le voir bientôt chez le détaillant Goodyear.GOODF/YEAR THE GOODYEAR TIRE & RUBBER COMPANY OF CANADA, LIMITED \" dessa Akane) Yu ne wu Ci-contre la route Hamilton, hs qui est I'enjeu capital de la § guerre puisqu\u2019elle méne vers l'Iran; à droite, photo souvenir de ses copains trouvée sur le cadavre d\u2019un soldat d'Irak; ci-dessous, un peshmerga blessé au cours d'une attaque aérienne: à droite, le général Mustapha Barzani (73 ans), | chef de la rébellion.me Kurdes en Irak, tant par le quotidien, la tradition et la coutume, que par l'esprit.Toutes ces différences ne remettent pas en cause l'équilibre et le dynamisme du peuple kurde.La langue kurde, d\u2019origine indo-européenne elle aussi, exprime, dans les trois dialectes qu'elle contient, la vie nouvelle de la nation kurde.Cette nation kurde qui.grâce à ses montagnes rébarbatives et sauvages, ne fut jamais réellement soumise aux tempêtes des empires qui l'assiégèrent.Mais elle sut faire ses choix.Elle embrassa l'islam pour lui donner l'un de ses plus prestigieux défenseurs: Saladin le Magnifique, qui combatit tant de fois les Croisés.Pendant des siècles, les Kurdes du Grand Kurdistan ont vécu au rythme de la vie féodale et tribale.Les aghas et les cheikhs ont pendant longtemps utilisé la révolte quasi naturelle des Kurdes à leur propre profit.De 1806 à 1880 on compte sept révoltes dans le Grand Kurdistan, de la Perse à l'Empire oltoman, sans oublier les califats arabes.A la fin de la Première Guerre mondiale, l\u2019Empire britannique réprimera, vers 1922, la révolte de Cheikh Mahmoud Barzindji, puis celle du frère aîné de l'actuel chef de la révolution kurde, Cheikh Ahmed Barzani.Des soulèvements sans grands résultats, Mais qui forgeaient peu à peu le creuset du nationalisme kurde.Dès après la Seconde Guerre mondiale, le combat reprit sous la houlette de Mustapha Barzani.Après neuf mois de combats acharnés contre l\u2019armée irakienne, son échec le convainquit de rejoindre la toute jeune République kurde de Mahabad.qui profita de la main que Staline désirait mettre sur l\u2019Azerbaïdjan, en 1946.L'armée ira- nienne, aidée par les forces alliées anglo-saxonnes, se rendit maître du terrain et \u201clibéra\u201d l'extrême-nord ouest de ce qui devint l\u2018lran moderne.Stali- ne renonça à ses ambitions dans cette région.Commença alors pour Mustapha Barzani une longue retraite.Il avait été promu général par le président de cette république éphémère, Qazi Mohamed.Avec 500 de ses compagnons, passant d'Iran en lrak, chassés d'Irak, poursuivis par les Turcs et par les Iraniens encore, ils aboutirent enfin à la frontière de l'Union soviétique: c'était le refuge et l'exil.Ainsi la légende de Barzani va courir tout le Moyen-Orient.Le Barzani dont bien des gouvernements redoutent la vengeance quand il revient à Bagdad en 1958, après la chute de la monarchie, sous le régime de Kassem.Aussitôt après ce retour, les inci- 1961, se multiplier.En C\u2019est à nouveau une guerre sans merci.Elle durera neuf ans.Des milliers de morts, des villages bombardés au napalm, des troupeaux anéantis.Avant dents vont son départ pour IU.RSS.Barzani avait fondé, le 16 août 1946, l'actuel Parti démocratique du Kurdistan, le PD.K., qui encadre aujourd'hui la révolution kurde.Les observateurs politiques ont souvent pensé que les Kurdes d'lrak voulaient leur indépendance.Même si les Kurdes ont ce sentiment depuis longtemps, ils ne veulent pas le traduire politiquement à cause de leurs frères et cousins qui vivent en Turquie, en Iran et en Syrie, pour les protéger (en un sens) de la répression que les gouvernements de ces pays leur infligeraient immanquablement en de telles circonstances.Les Kurdes réclament depuis le dé- Suite page 22 20 mars 1975 -21 |_\u2018Lesfameux livres | de recettes Margo Oliver Ww | ESSAYEZ-LES CHEZ VOUS wens | PENDANT 10 JOURS! PLUS DE 900 RECETTES! Les Menus de Margo Olive La Bonne Cuisine de Perspectives par Margo Oliver Caractéristiques des deux livres: e Format8!4\u201d x 11° e Photos en couleur et itiustra- tions à l'encre e Attrayante et durable couverture en fibre synthétique.Livres de recettes jolis et pratiques contenant des suggestions et des menus pour toute occasion.GRATIS! Mom Le Bareme culinaire de conception scientifique.D'une simple pression du doigt, il vous indique dans quelle proportion accroître ou réduire les mesures d'une recette.Intégrée au Barème, une table de poids et mesures.Vous conservez ce cadeau même si vous décidez de retourner l\u2019un et/ou l'autre des livres de recettes jjUS \"UD Lun En GED INN BNE GED GEE NS CS CS CS CES POSTEZ CE BULLETIN AUJOURD'HUI N'ENVOYEZ PAS D'ARGENT A: PERSPECTIVES i C.P.1848, PLACE D'ARMES, MONTRÉAL, QUÉBEC H2Y 1M6 J'accepte d'essayer les livres de recettes de Margo Oliver.Je pourrai les examiner et méme les utiliser pendant 10 jours, et vous les retourner si je n'en suis pas entièrement satisfait(e).Si je décide de les garder, vous me les facturerez plus tard.Veuillez également m'envoyer le Barème culinaire gratuit.Je conserverai ce cadeau même si je décidais de ne pas garder les livres de recettes de Margo Oliver.Veuillez expédier: {2 livres de recettes de Perspectives à $7.95 chacun.7] les Menus de Margo Oliver a $7.95 'exemplaire.3 Facturez plus tard (plus les frais d'expédition} iJ Cheque ou mandat poste inclus (j'épargne alors les frais d'expédition) J Portez 8 mon compte Chargex ou Master Charge No.(plus tes frais d'expédition} II TI TT M./MME/MLLE ADRESSE APP.VILLE PROV.CODE r b1 but une autonomie et un pouvoir local dans le cadre de l'Etat irakien.L'accord \u201chistorique\u201d du 11 mars 1970 signé entre Barzani et M.Saddam Hussein, vice-président irakien et homme fort du régime baassiste venu au pouvoir par un coup d'Etat en 1968; reconnaissait les droits nationaux des Kurdes d'Irak et leur garantissait une place juste au sein de la République irakienne.Les quatre années de \u201cni guerre m paix\u201d qui allaient suivre vont décevoir tous les espoirs nés de cet accord.Au mois de mars de l'année suivante, après que la loi d'autonomie du gouvernement irakien eut été promulguée pour les Kurdes d'Irak, ces derniers en refusèrent les termes et les conditions et rejoignirent Barzani dans ses montagnes.Pour entrer au Kurdistan en guerre, il faut savoir pénétrer les administrations iraniennes bien policées.Cet obstacle franchi, on se retrouve le nez devant une barrière de bois.Dans votre dos, l'Iran.En face de vous, une vallée paradisiaque encadrée de crêtes- enneigées.Nous sommes en avril 1974.Sur la piste, la boue serpente vers des villages de boue, d'où sortent parfois des visages ensommeillés.Il faudra attendre les premiers rayons de soleil du début de mai pour découvrir la symphonie des couleurs kurdes.Car désormais la couleur explose partout, coule au creux des torrents déchaînés de toute cette neige fondue et qui emportent leur liberté sauvage et leur fierté jusqu'aux plaines tenues par les troupes gouvernementales qui se regroupent encore.Les villages de boue vont sécher et Yocre du pisé, le jaune brûlé des toits en terrasse vont faire chanter les maisons.Alors que la nature s\u2019étire après ce long sommeil d'hiver kurde, les grondements des chasseurs de lavia- tion irakienne vont semer la terreur dans la population civile kurde.La ville kurde de Qala Diza est bombardée le matin du 24 avril 1974.On retirera des décombres 134 corps, dont une majorité de femmes et d\u2019enfants.Deux jours plus tard, c'est au tour de la ville d'Halabja: 43 victimes.De partout les gens vont fuir.Ceux des villes vont se terrer dans le secret des vallées les plus reculées, dans les trous de la montagne kurde, dans chaque aspérité, chaque grotte, qui deviennent autant d'espérances pour cette autre vie de cauchemar qui s'annonce.L'année dernière, le printemps kurde avait des taches rouges au coeur.Les paysans vont abandonner leurs maisons éclatantes et creuser des abris où ils vivront à l'écart du village, pendant toutes les heures du jour.ls n'y redescendront qu'à la tombée de la nuit.Malgré tout cela ils essaieront de travailler sur leurs terres et les préparer pour planter le riz, le blé.Même les intellectuels kurdes les plus bourgeois vont laisser leur confort citadin pour se rassembler sous des tentes à demi enterrées du quartier général de la révolution kurde.Ingénieurs, médecins, vétérinaires, professeurs, hauts fonctionnaires et anciens ministres kurdes du gouvernement sont là pour encadrer l\u2019administration du P.D.K.qui exerce son pouvoir sur des zones libérées qui représentent 40 p.c.du territoire total du Kurdistan irakien.Mais l'important, c'est le paysan kurde.Une bonne partie de la masse paysanne s'engage comme maquisards, comme pesh- mergas, c'est-à-dire \u201cprêt à mourir\u201d en kurde.Les autres deviennent miliciens.Tout kurde qui possède un fusil et qui le met au service de la révolution est un milicien.Et presque tous les Kur- MED NED END IED INS NEE BNE EES SER SEE EE Ee.; Favia- erreur e La mbar- i.On corps, d'en- st au vic- Ceux secret hs les dans qui pour s'an- emps 5 au Ar te AA AE ESA ES AAA te SA D A OS ie Non de EEE EEE Ca dites des possèdent un fusil.Cela fait donc environ 60 000 hommes armés qui constituent la force ré- guliere de l\u2019armée révolutionnaire kurde.Ils sont repartis dans le maquis des zones libérées pour arrêter l'armée irakienne qui campe au pied de leurs montagnes, forte aujourd'hui de ses 150000 hommes, puisqu'elle a mobilisé certaines classes de réservistes, avec ses chars d'assaut, ses blindés, son aviation, qui vont meurtrir tant et tant.La chaleur deviendra plus lourde en juin et les vapeurs du soleil dessineront un horizon d'aluminium comme pour camoufler les préparatifs de l\u2019armée irakienne pour sa grande offensive.Au mois de juillet, une véritable invasion du Kurdistan irakien est en cours: 300 chars et 30000 hommes avançent dans la plaine de Rania, située au centre du Kurdistan d'Irak.Deux divisions de l\u2019armée irakienne marchent vers la ville de Rwanduz, sur la route Hamilton, du nom de l'ingénieur anglais qui en dirigea les travaux vers 1925 et qui est devenue l'enjeu de cette guerre: cette route stratégique conduit en Iran.Vers le milieu du mois d'août, l\u2019avance de l\u2019armée irakienne est extrême.La population doit alors laisser les grottes pour fuir sous les bombes et s'élancer dans la montagne, la mort aux trousses.I! lui faudra de 7 à 10 jours de marche pour atteindre la trontiere iranienne.Avant de la traverser, elle attendra des semaines, voire des mois, pour que l'ensemble des camps de réfugiés soient installés.Cette attente coûtera de 20 à 30 enfants et vieillards qui mourront chaque jour.Au matin, comme chaque matin de cet été passé, on glisse les petits corps dans les trous que l\u2019on referme vite, surmontés d'une pierre plate tournée vers la Mecque.Les trou- peaux sont perdus, les familles disloquées.Au sud du Kurdistan d'Irak, dans les régions libérées, on trouve encore des villages arc-boutés à la frontière iranienne, si bien agrippés à ces vallées que l\u2019aviation irakienne a renoncé à s'y aventurer de près.Tawala est un village du Moyen Age, éloigné de toute menace apparente, Mais en perpétuelle bousculade d'hommes armés, de ces jeeps cahotantes et de familles braillardes.Ici, la vie traditionnelle continue, mais orientée d\u2019une toute autre façon.On y fabrique des clashes, sortes d\u2019espadrilles én fil de coton avec des semelles confectionnées de lamelles de tissus collées ensemble, Elles chaussent les pieds des pesh- mergas.Dans les jardins et les vergers, les tamilles rétugiées somnolent a l'ombre et attendent un signe que les visages découverts là n'espèrent plus.Cette adversité, la femme kurde la combat pied à pied, dans son défi quotidien qui consiste à nourrir chaque jour une bande d'enfants qui ne sont pas toujours les siens.Entre l\u2019ai- laitement du petit dernier et l'aîné qui n'a connu que la guerre, la volonté des femmes est remarquable.L'homme, le mari et le père, sait qu'il peut offrir sa vie à la révolution, car sa femme lui prouve qu\u2019elle demeure son irréductible compagne et alliée, par le quotidien qu\u2019elle assume.Peut-être les temmes de nomades sont-elles moins concernées par ce qui se passe.Après des heures de mule où le halètement saccadé de notre guide rythmait les efforts pour contourner les dangers du sentier suspendu aux crêtes, éternellement enco- tonnées de nuages et de neige, nous rencontrerons chez ces nomades l'âme du Kurdistan.Sous les tentes renforcées de murets de pierre.la chaleur du feu sera propice à l'échange, là tout près d\u2019un lac de montagne où miroitaient les transparences de l'antique vie des Kurdes, pas aussi cruelle et sauvage qu\u2019on l'a si _maladroitement rapportée.Non.On ne voyait là qu\u2019une vie simple et naturelle qui chantait admirablement l'attachement du Kurde à sa montagne, à sa source, à tous ces biens, toutes ces images qu'un droit politique symbolisait pour ceux qui se battaient, en bas, dans la vallée.Ceux d'en haut l'ignoraient plus que les autres mais tous savaient que Barzani les protégeait.Et cela leur suffisait pour s'estimer en sécurité, alors que les canons, au loin, échappaient de lourds grognements qui venaient mourir au-dessus de nos têtes.Puis l'automne est arrivé.Il régnait à ce moment une quiétude identique à celle de l'été mais avec des nuances qui faisaient le fond des vallées plus ombré, les cimes plus découpées et l\u2019angoisse plus aiguë.Barzani nous recut un jour, comme beaucoup de visiteurs.Il était engoncé dans un simple par-dessus, le visage dur, l'oeil qui perce les intentions, le sourire serein.Entre deux bouffées de fumée qu'il tirait de sa pipe, ses réponses à nos questions tombaient, nettes, carrées, Sans esprit de démonstration.De Mulla Rouge pendant des années, il est devenu \u201cla marionnette de l'impérialisme\u201d, HH ne s'en émeut guère.|| est difficile d'arrêter les fausses légendes de Barzani dont la personnalité inquiète et intrigue tout le Moyen-Orient.!| se bat, avec le peuple kurde qu: l\u2019a choisi, pour une autonomie qui ne soit pas qu'une simple décentralisation.H veut une délimitation claire de la région autonome kurde qui comprendrait les régions de Kirkouk, de Khanaquin et du Dijebel Sindjar, qu: sont toutes des régions pétrolifères.D'où l'enjeu de cette nou- Ci-contre, encerclée de blanc, la silhouette d'un avion irakien (un Tupolev 22, de fabrication russe), effectuant un raid au-dessus de la zone rebelle; a l'extréme-gauche, chefs de familles réfugiées près de la frontière de l'Iran, remplissant la formule de demande d'admission dans ce pays ami des Kurdes.velle guerre, toute imprégnée de pétrole.Pour \u201cprotéger\u201d ce fameux pétrole, te gouvernement baassiste chasse les Kurdes de leurs villages pour y installer des Arabes du Sud.C'est la seule garantie aux yeux des gouvernementaux pour mettre à l'abri le pactole fabuleux du pétrole, On comprend alors les réactions et oppositions kurdes, qui ont abouti à ces nouvelles hostilités.Plus de 140000 Kurdes d'Irak vivent actuellement dans 8 camps de réfugiés en fran.Dans la zone libérée du Badinan, cette bande de montagnes et de vallées qui court le long de la frontière turque, fermée à tout commerce avec les \u201cinsurgés\u201d depuis le début de la guerre, 500 000 personnes sont menacées par la famine.Le spectre du Biafra est là présent, menaçant.Le blocus économique du gouvernement irakien est inflexible, organisé comme un génocide.Seul l'Iran collabore et aide les Kurdes de Barzani.Mais l\u2019approvisionnement du Badinan a partir de l'Iran est impossible en hiver car la neige et la pluie transforment l'unique piste en bourbier.Tous ces gens sont isolés pour de longs mois.Pour attendre la famine.Vers le mois de novembre dernier, les peshmergas, après avoir reçu de la part de l\u2018Iran l'artillerie lourde qui leur manquait, ont réussi à contenir l'offensive de l\u2019armée irakienne et mé- me à reprendre du terrain.On se battra tout l'hiver au Kurdistan d'Irak.Puis aussi au printemps prochain.Le cycle infernal reprendra, alors que celui si harmonieux des saisons rend au Kurdistan sa véritable liberté.|| faudra une bien longue pa- ttence aux Kurdes pour retrouver cet enchaînement des saisons qui ressemblent étrangement à la paix, quand le canon se tait.® 29 mars 1975 -23 EE TE dC).Pers TANNA Re ar ES a Py La Bonne Cuisine de Perspectives par Margo Oliver Les mères de famille ne font plus guère de biscuits à la maison.Les ingrédients nécessaires ne sont pas bon marché, il est vrai, et elles préfèrent acheter les biscuits du commerce \u201cque les enfants aiment autant que ceux qu\u2019elles cuisent elles-mêmes\u201d, disent- elles.Cette dernière affirmation, je le dis tout net, je n'en crois rien.Je me souviens trop des jarres à biscuits de ma mère, toujours pleines.C'est le samedi matin que ma mère cuisait ces merveilles et j'étais encore toute petite qu\u2019elle me permettait déjà de l'aider dans cette tâche.Je revois les comptoirs de la cuisine, proprement recouverts de papier brun, où des douzaines et des douzaines de bons biscuits étaient mis à refroidir.Nous n'avions jamais assez de clayettes et, en ce temps-là, le papier brun ne coûtait pas cher.Voici donc quelques bons biscuits, faciles à faire, dont les enfants raffolent.Les adultes aussi, d'ailleurs; j'en suis une preuve vivante.BISCUITS AUX ARACHIDES SALÉES 1 tasse de graisse végétale ramollie (voir note) 2 tasses de cassonade, mesurée bien tassée 2 oeufs 2 tasses de farine à tout usage, tamisée 1 cuil.à thé de poudre à lever 1 cuil.à thé de bicarbonate de soude V2 cuil.à thé de sel 2 tasses de gruau d'avoine à cuisson rapide 1 tasse de flocons de maïs grossièrement écrasés 1 tasse d'arachides salées grossièrement hachées Chauffer le four à 400°.Graisser légèrement des plaques à biscuits.Battre ensemble, jusqu'à ce que ce soit léger, la graisse végétale, la cassonade et les oeufs.Tamiser ensemble, dans le premier mélange, la farine, la poudre à lever, le bicarbonate de soude et le sel.Ajouter le gruau, les flocons de maïs et les arachides et bien mêler.Déposer sur les plaques, par grosse cuillerée à thé, en espaçant les petits amas de pâte de 2 pouces; aplatir chacun avec les dents d\u2019une fourchette d'abord passées à l\u2019eau froide.Cuire au four, 8 minutes ou jusqu'à ce que ce soit joliment bruni.Laisser refroidir quelques minutes.Retirer alors les biscuits des plaques, avec précaution, et les faire refroidir sur des clayettes.(Environ 6 douzaines) Note: on peut remplacer une partie de la graisse végétale par du beurre si on le désire, BOUCHÉES AUX FRUITS 1 tasse de dattes hachées 1 tasse d\u2019abricots secs, hachés 1 tasse de pruneaux hachés 2 tasses d\u2019eau Y% de tasse de cassonade, mesurée bien tassée 1 cuil.à table de jus de citron 2 tasses de farine à tout usage, tamisée 1 cuil.à thé de bicarbonate de soude 1 cuil.à thé de sel 2 tasses de gruau d'avoine à cuisson rapide % de tasse de beurre (ou de graisse végétale), fondu % de tasse de cassonade, mesurée bien tassée Y de tasse de sirop de maïs 1 cuil.à thé de vanille Mettre les dattes, les abricots, les pruneaux, l\u2019eau et % de tasse de cassonade dans une casserole moyenne.Chauffer jusqu'à ébullition, baisser le feu et cuire à feu doux, en brassant souvent, 30 minutes ou jusqu'à ce que les fruits soient ramollis et forment un mélange épais.Retirer du feu et ajouter le jus de citron, en brassant.Bien refroidir.Chauffer le four a 350°.Graisser des plaques à biscuits.Tamiser, dans un grand bol, la farine, le bicarbonate de soude et le sel.Ajouter le gruau, le beurre fondu (ou la graisse), % de tasse de cassonade, le sirop de maïs et la vanille: mêler, d'abord à la fourchette, ensuite directement avec les doigts (le tout sera grumeleux), Déposer le mélange aux fruits, par grosse cuillerée à thé, dans le mélange grumeleux et l\u2018y rouler jusqu'à ce que chaque bouchée de fruits soient enrobée d'une épaisse couche de pâte d'avoine.Les mettre sur les plaques.Cuire au four 30 minutes ou jusqu\u2019à ce que les bouchées soient prises et légèrement brunies.(Environ 4 douzaines) - a 4 ricots, Ys de s une auffer ser le IX, en inutes fruits nt un u feu bn, en Grais- bol, la soude au, le se), Ya sirop néler, nsuite sts (le fruits, i A [3 LS A l'arrière-plan, les biscuits croustillants et ceux aux arachides salées.Devant, coupées en deux: les bouchées aux fruits.BISCUITS AUX RAISINS V2 tasse d'eau 1 tasse de raisins Y tasse d'huile à cuisson % de tasse de sirop de maïs 1 oeuf 1 cuil.à thé de vanille 1% tasse de farine de blé entier Ya tasse de germe de blé Y> cuil.à thé de poudre à lever Y cuil.à thé de bicarbonate de soude Ya cuil.à thé de muscade Y cuil.à thé de sel la tasse de noix hachées Chauffer le four à 400°.Graisser des plagues a biscuits.Mettre l'eau et les raisins dans une petite casserole, chauffer jusqu'à ébullition, baisser le feu et laisser mijoter 5 minutes.Mettre, dans un bol, l\u2019huile, le sirop de maïs, l'oeuf et la vanille et bien battre.Ajouter aux raisins et mêler.Ajouter la farine, le germe de blé, la poudre à lever, le bicarbonate de soude, la muscade, le sel et les noix et bien mêler.Déposer sur les plaques, par grosse cuillerée à thé.Cuire au four de 8 à 10 minutes ou jusqu\u2019à ce que les biscuits soient fermes.(Environ 5 douzaines) BISCUITS CROUSTILLANTS Y tasse de beurre ramolli Vs de tasse de sucre 1 oeuf, battu 34 de tasse de farine à tout usage, tamisée 12 cuil.à thé de vanille Chauffer le four a 375°.Graisser des plaques a biscuits.Bien travailler le beurre.Y ajouter le sucre, petit a petit et en battant bien après chaque addition.Ajouter tous les autres ingrédients.Déposer la pâte sur les plaques, par cuillerée à thé et en espaçant les petits amas de pâte de 2 pouces.Etendre la pâte aussi mince que possible avec un couteau passé à l'eau froide.Cuire au four 8 minutes ou jusqu\u2019à ce que les biscuits soient légèrement brunis.(Environ 3 douzaines) + Anim re A 8 BISCUITS AU GRUAU Ya tasse de graisse de cuisson de bacon 1 tasse de sucre 2 oeufs 2 cuil.à thé de vanille 1 cuil.à table de mélasse 2 cuil.à thé de bicarbonate de soude 1 cuil.à table d\u2019eau 1 tasse de farine à tout usage, tamisée 1 cuil.à thé de sel 1 cuil.à thé de muscade 2 tasses de gruau à cuisson rapide 1 tasse de raisins secs 1 tasse de noix hachées Chauffer le four à 375°.Graisser légèrement des plaques à biscuits.Bien travailler ensemble la graisse de bacon et le sucre.Ajouter les oeufs, un à la fois et en battant bien après chaque addition.Ajouter la vanille et la mélasse, en brassant.Dissoudre le bicarbonate de soude dans l\u2019eau et l'ajouter à PE \u2018 rd « KY wt?LWA at Ed 3 xe.a° la prépdration.Tamiser ensemble, dans le mélange, la farine, le sel et la muscade.Ajouter le gruau, les raisins et les noix et bien méler.Déposer la pâte sur les plaques par grosse cuillerée à thé.Cuire au four de 10 à 12 minutes ou jusqu\u2019à ce qu'une légère pression sur le dessus d'un biscuit ne laisse aucune empreinte.(Environ 5 douzaines)® Si vous avez un faible pour les créations originales, vous vous devez de voir la rare élégance des montres de précision Orient.Les cadrans exclusifs des montres Orient mettent en vedette le nacre-de-perle, les deux de tigre , ou des tons d\u2019or chaud, de vert jade scintillant, de brun topaze et de bleu saphir qui attireront partout les regards admiratifs.La beauté des montres Orient n\u2019est pas seulement de surface.Leur mouvement de précision porte une garantie internationale reconnue dans plus de 60 pays.Voyez la remarquable collection des montres Orient pour darnes et pour hommes aux meilleures bijouteries à travers le Canada.Illustré\u2014 Modèle Orient No 469665 à motif sculpté.Remontage automatique, calendrier bilinque Jour/ Date à changement instantané.Cadran iridescent de teinte bleue, vert ou or.Mouvement 21 rubis.Etanche jusqu'à 130 pi.Boîtier et bracelet en acier inoxydable.5129.95.AOR ORIENT WATCHES MONTRES Distributeur national: Shriro(Canada} Ltd.183 chemin Bates, Montréal, Qué.H3S 1A2.Protégés contre la rouille! Empêchez vos précieux outils de rouiller ou de se ternir.Quelques gouttes de temps à autre les préservera.3-EN-UNE HUILE DOMESTIQUE 26 \u2014 29 mars 1975 L\u2019arme parfaite Nous voilà bien mal en point pour faire la guerre: les Russes ont sur nous une imposante supériorité nucléaire et les Arabes nous calculent le pétrole au compte- gouttes.Pourtant, tout le monde sait que le capitalisme ne peut nourrir son homme sans faire la guerre.Pour être en bonne santé, notre économie a besoin de ce stimulant.Voici mon plan.D'abord, il faut engager des pourparlers sérieux sur l\u2019interdiction complète de toutes les armes nucléaires.Nous aurons pour nous appuyer les nombreux pays qui n\u2019ont pas encore réussi à trouver le secret de la bombe atomique, les mouvements pacifistes, le pape et tous les Prix Nobel de la paix.Quand nous aurons réussi ce premier exploit, nous procéderons ensuite à l'extraction immédiate de l'uranium qui dort dans notre arsenal atomique.Pendant ce temps, nos ingénieurs s\u2019appliqueront à transformer nos avions pour qu\u2019ils soient propulsés par l'atome.Cette Conversion nous rendra indépendants des sautes d'humeur des pays exportateurs de pétrole.En démantelant l'arsenal ator =, on veillera à conserver précieusement le métal q.-nveloppe les bombes et on l\u2019acheminera vers les usines automobiles de Ford, Chrysler et General Motors.On placera ces trois grandes compagnies sous l'autorité du Pentagone qui leur commandera \u2018toutes les automobiles qu'il faut pour assurer notre hégémonie sur les Russes, les Chinois et les autres pays belliqueux.L'automobile sera notre nouvelle force de frappe.C\u2019est une arme parfaite.Une automobile lancée du haut des airs d\u2019une altitude moyenne de six à sept mille pieds peut tuer ou blesser environ 600 personnes si on la lance sur ses quatre roues en plein coeur d'une ville populeuse.De cette faible altitude, les pilotes ne devraient pas avoir de mal à lancer les véhicules sur leurs quatre roues.Prenons un exemple: une automobile lancée du nord au sud sur Côte-des-Neiges, à Montréal.ou Côte-du-Palais, à Québec, deviendra à l'heure de pointe un terrible engin de mort.J'ai estimé qu\u2019un seul Boeing 747, un DC-10 ou un Lockheed 1011, peut transporter 60 automobiles, donc une charge capable de blesser ou tuer environ 36 000 personnes.La cargaison sera plus meurtrière encore si on fait le plein des automobiles et qu\u2019on met leurs moteurs en marche juste avant de les lâcher sur une ville.En fin de course, lorsque l'engin heurtera un mur ou tamponnera d'autres véhicules, il explosera et sa capacité meurtrière augmentera de 20 à 25 p.c.Evidemment, tout dépend de nos approvisionnements en essence.Ce n'est pas la seule façon d'utiliser l'automobile comme arme de guerre.Dans certains pays, on pourra se contenter de désorganiser complètement une ville en y créant des embouteillages monstres.Imaginez Peel et Sainte-Catherine un vendredi à 5 heures de l'après-midi, si une escadrille de 747 venait y déposer deux ou trois cents automobiles sans conducteurs! L'automobile peut aussi devenir une arme subversive redoutable.Qu'on bombarde la Chine ou la Russie avec des automobiles, mais d'assez faible altitude pour qu\u2019elles ne soient pas endommagées.Les citoyens de ces pays, habitués à voyager à pied ou à bicyclette, sauteront sur l\u2019occasion et ils auront tôt fait d'épuiser les réserves d'essence du pays.Peu habitués à conduire, ils se décimeront entre eux dans les accidents d'automobile et les rares survivants succomberont tôt ou tard au cancer du poumon provoqué pas l'oxyde de carbone.Grâce à notre industrie automobile, qui est la plus dynamique du monde, l'Amérique du Nord retrouvera sa supériorité en matière d'armement et notre économie, qui dépend entièrement de l\u2019automobile, retrouvera sa vigueur des années 50.cae mes dda ni a ENE RSE.11 CTR EE tn.co. = 3 I~ \u201ci da bt 2A Ad A varié Dew nca 87: \u201ces te requiert A AD H [HL 7 24 ES Sr RE TY a « Fi YA $3 ang A Tid = 3 4 A \u2014\u2014\u2014 x 27s Sa fl Lat a +17 Von 2 Je > (à Lx PTT > = he ay \u201d or : te 2 cu Ë * 2 5 = se \u201cx À £od a! iS A 5 2) < va =, Hat a ze EN se si 47 Ea i of 1.# Ln = ca 25 a i 2 SE Xe y EY) 7 Hy es AT Et wa He si 37 Paie, VE 2) x i 3 vy I F LE = = fi hr SE, Rj de.LA & 1 oy i NS pee 7 wif, 5b {1 sn 4 ee pe TPS 27 + ur Sa i} #5 ak Ki = i ES 15 vo CET AL: 0 E 3 i es Da 3 +2 Ÿ cn À 2 5 AY if.\u20ac ès > Aa 3 + 3A 4 ou Shad 5 GB a x 3) > 7) He EE AE 538 a A Let ta 5 rk Le, Fog, HY 4 EA + TR N Helly 1e so Faite, LSE ui wy 3, K ?TR SE be [3 Hook + 5 F2 ti i Ns TE SRI sE x! fe ar 4 Hi Du rd ape 5 ve ir it # Se u cl = 2 \u2018ol er nt 5 if * 3 RE i ps Ce Vg AAS 4 at, a 125 2, 7 ie W = NE > as x3 + I) 3e J > Pid = 3, = SES 3A Ps LE yo ; a .* Ay: a © Ti SL ee, EA Sia fa fist 2 # $ A 7 T ji 7 y ä 15, & + À Les su fe à 2 * Zi = oo 5 x ee A * + \u20ac iy gt J 0 À 24 T = étés 3.> vs \u201ca had 2k ch ey 3 I a 5 $e = 7.> > si DE ei eh tar A 8 HEE 7 ès 5 è ot A | $ ces id ; N 3 \"a 3 dwt Lis ei 2, XR 73 Bl wt 5 1 = ar sur Ë ps SR La ; à R- ; Éd 4 16 fie \u2018 wt An 13 EE ] je ce \u20ac + 39 qu uel Sr 337 20%, ve 3 § of Sy 2 8 ie £ tes di § 5 a mi oy RY rsd Gor Fa SAN ER 3 | A Is Gata CLA ir Æ er ; - 2e 1 È 2 A ae ii £1 Ro 1\" 2 ver A cz 1 = 3 = = 5 ass : 7e oy i 25 8 : | ye Le ST | y ar > oF i | .SA sn 20 3 ©) H oP Fe 2 Zs fF k 3 fs 3 Ns Ë D em ad : Te q NH cr.E 77 Le = Le 5 x IF 5 tod 3: £3 3 of a ois wb.LE = 3 & \u201ca Ei = id La 1 {8 § x à, R He HY 4 REV i déc \u201cIR Fay Cy in ol be ¥ by ee ipe I 5 x 5 >.©.+ ; = gi 4 x ar i ¥ SAT fobs se te i Hi Rss 2 x +75 + ag ids Nk } fr Li Si oh js M 3, fn ih 3 Ab, A 23 Ke A, 3; w ES = i EN Ate > Lu a\u2014 sai > se À A Ë 3 wt Fe oe oN = Ca oie 2 BAN] A a a 24 = 8 3 a \"45 1 A \u20ac ne, è Wy vi i 2e Le < oy 5 pas 7! 2 Pa iv pe es 3 x 3 LEN Nin ze, a as oT ç La EN Lr Ns ze à a 2 A) i ED A + FFE 5 CE Sd > de si i = za = = Li SA £ J do ! a = = = x sa vs + 20) ; vw au i 3: A oo Srv Ë és aie nS SH Ne 5 kt FS 4 \u201c>, + | pn © 58 À ae = SE 5 $, Ay Ie: 3e STE HT vy \u2018 ; Se 38 5, + e 7 ; 77 : = ng = io i Lappe 3 45 = UE 7 + i ; 1 ; NE.iit FR = EN % i, ay 7 ks x CS ag kN x » $e, Jes 2 7% FI à Fa a Te i i » = ve = 5 EF 3 yo 7 ES MLE - 0B 7 Ra By Ze df : PA = anti Be\u2019 a] LS 3 oo = i À A es a Pa at & 3 = ven #» de 2 + rd ; + is 1 5 % > x > st ka id HAF : f \u201c+ 2 #5 x \u20ac De RE GE Nei by 1; Cl ap ny 3 + TA Le x TE pa IR Tl 5 ven 32 Æ 2 59 * ni A add 3 ai ai es 4 > a sé + 3 x bs es i 2 si à os sa ey i x z ?) or à \u2018te \u201c4 5 Aa 2 Ry > oh I = =.it = ; pa 3 7 > kl a.« i ir 9 i FE ss nt pd a 15 be - a; ÿ = = sf sa + ue aie PRE rente 5 .; t È 7 w £ Sh BY AY pe.& 1455 À ne Po Vi 3 1 He 2 bY hr: pu 5 < SH + ne 4 2 5 w.7, 4 pa by: SEE & £a VIE, y SEN + i Nod PA ë él A; £5.fn 4 wb a ios £ Ë Nt iS = x62 a 24 x a «33 238 By SE # = & z Je + As 30, Ge = xis à A à A + Ry $e - 2] 85 Re Rex x + Ly 5 2 Ma, ay RETIN ned I > 2 i |) Vr + + 5 \u2019g N ai EN ni £ 3 23 fh ; As i ( : 3 at, Tr D Co G # a > $ A = , i es, = 5e > A i Te: ; = Es x a ce, SY 1 3 5! wer a hy 3 as Li y= 2 ve AS 3 72 ve \u201cA = a 7 \u201crt a2 pe % e + ui Sr ii vel iv LE Le 54 4 is A \u201ca ! 7, LES po i) LEes te rx de = Ya Ki 4 Ey ps { 3 2 P| of 53 in +3 on Tr at © Te iS fe * + Wh Ar! A So N) 2e {7 poe £ \u201c+ x = a ay ; vil 4) ae ig: bY vi A 3H Hl fe f po a >; LÉ iv Bi SE + 3 + \u2018Es = 4 SEEN ; \"e 3 of 2 = he th by ve mn ; 4 2: Lo fi = ; i vs, = ok 2 «+ fs LE Ly NC pf #5 La fes A ie FX - = se a Py FN vi | % = | ES ~ \u201d 7 £ AR { Le % i LE en 5 = ! bd Mi a 7 £3 : 2 A i a iy 3 * Sa fos = => bd | 43 = +3 3 4a % , | o + er : + si aie À it rn i a 5 A re; : \u201cÇ ae - TE , 5 EN 25 Kh 2 QU sh % bs $ x Le rats J - QE Ni A » ~ ; PR av a pt LA SAVEUR EXPORT/A'; od LUT CR =5 ar.\u201ci 8 a £5\" 5, & txt Pai Vie = 1 AN w as A 22, ¥ HAS es i £3 oy >.Sih #4 Bi x ; [5 & 4.\"A aid Sak 3 Est at, Ls Ter hu 0e yr EW Æ = Fam of p T des F 2 Yiu à 0 mn Ë _\u2014- 85 ~ terion a > ~~ \\ \u2019 hid wb \" a.A +, % 3 2 wher # ; > = ¢ f tH Pt Ê 76 à F, ag v- \u20ac y => ® a # A 13 She d 3 4eme ae g af ies A 3 \u2018 Ta = Pr.i \u2018e iY & Ml 78 i \\ Sy \\ Rez mmol tC maéremnee té = SP TN \u201cÀ xy, * Pa LE © 1, V4 -\u2014 > pa \\ T He je FE + ad var 6\u201d 0 {es Es LA a 2 ~ hil J - 05 Fed L Po & IR 4 2A 3 = ar - À 2 Ci oT ay = bi Wer $- se\u201d ve al + 7 * #5 \u201cy x u9f#;\" AFS.A # « 1 bt f rr\u2019 x ] For = rr : ; fe ; : ci \u201d 2 > de Ë 1, ra | 4 ; a 4 © .| > $ XPOR Sx à x / 5 so Co ford k ! ! a .\u201c tk c'est FO b Ero $ ny ++ À i + tel 5 Fi PEU 4 od Oo rh, a SY Lo LUE 7 @ 3 Sho *, Rs So A \u20ac Vip La cigarette la plus populaire au Canada at Avis: Le ministère de la Santé nationale et du Bien-être social considère que le danger pour la santé croit avec l'usage.23 "]
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