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Titre :
Perspectives
Éditeur :
  • [Montréal, Québec] :[Perspectives],1959-1982
Contenu spécifique :
samedi 28 juin 1975
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Perspectives, 1975-06-28, Collections de BAnQ.

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UN FORMIDABLE RESFAU D'ÉDUCATION POPULAIRE ET D'ACTION SOCIALE Pendant 50 ans, avant la Révolution tranquille et l'instruction gratuite, les Jésuites, par leurs institutions et leurs écrits, ont rallié, dirigé, formé et informé un peuple laissé à lui-même PAROISSES IMMACULÉE- CONCEPTION (1889) 1 Bulletin paroissial (19049 Action paroissiale (1932) Ma paroisse (1945: autres paroisses | | autres paroisses autres paroisses autres paroisses Total: 150 Action paroissiale (1914) Bibliothèques paroissiales Romans populaires Collège Ste-Marie (1848) Mont St-Louis (1888) Collège Brébeui (1928) Collège St-lgnace (1927) A.C.J.C.(1904) Collèges -Le Semeur-Paroisses | I Ecole Ecole des relations du service social industrielles de \"Un.de l'Un.de Montréal de Montréal (1945) [ I Conference Mignault (droit, Un.de Montréal! 1 Conférence Laénnec (médecine), Un.de Montréal OEUVRES SOCIALES APOSTOLAT DE LA PRIÈRE (1863) Ligues du Croisade Sacré-Coeur (1883) eucharistique I Cadets Bulletin des ligues du Sacré-Coeur Ligue missionnaire des étudiants MESSAGER CANADIEN DU SACRE-COEUR (1892) JEUNESSE INDÉPENDANTE CATHOLIQUE 1 I journal Jeunesse T _ TIGUE INDÉPENDANTE CATHOLIQUE ÉCOLE SOCIALE POPULAIRE (1912) Les semaine sociales 5 Brochures mensuelles Revue Relations Sessions intensives de formation sociale Ocuvre des Tracts Ligue du dimanche DOMAINE DU TRAVAIL Ass.professionnelle Ass.prof.des des industriels auxiliaires sociaux Les voyageurs Ass.des hôpitaux de commerce Association des infirmières des cultivateurs Union catholique Ass.catholique des cheminots PRÉDICATION 1 Maisons de retraite Chapelle publique ] Villa St-Mart {1914 J n Le Gésu La Brocquere (1922) ere Am _ DOO ON mM TSN TM nm NT 2A nim = 93 CUT am BLN ART = ZT Dv v= 2- 28 jun 1975 (2) | == rete ar Pr re ere PAR JEAN BLOUIN Parmi les trente-ans-et- plus, rares sont ceux qui n'ont pas été, 3 un moment ou l'autre de leur vie, scouts, croisés, cadets du Sacre- Coeur, acéjicistes, ligueurs, zélateurs d\u2019un organisme de charité, fervents lecteurs de feuillets paroissiaux, fré- quentateurs annuels de retraites paroissiales, assidus de processions religieuses, etc.Il était difficile d'échapper à ces innombrables associations qui vous cueillaient sitôt votre âge scolaire atteint et vous enveloppaient tel un lourd manteau: en retour elles se révélaient d'excellents instruments d'éducation populaire et un facteur de vie communautaire réelle.Bien sûr qu'elles portaient l'empreinte de leur temps, hiérarchisées qu\u2019elles étaient, l'Eglise en occupant le sommet.et nullement préoccupées du très contemporain objectif de la participation! Mais les gens s\u2019y sont vite reconnus, il v avait 1a, indémia- blement, un tissu solide, fruit de longues années de contacts et d'activités communes.Toutes ces associations, toutes ces ligues, tous ces mouvements ne tenaient pas du hasard ou de la cigogne: ils constituaient, en dépit de l\u2019apparente autonomie des divers secteurs qu\u2019ils touchaient, un véritable réseau communautaire dirigé par un groupe social identifiable.Un réseau communautaire \u201cdirigé\u201d (au- jourd\u2019hui on les dit \u201cparticipa- tionnistes\u201d au niveau des décisions et de l'orientation générale) vise chez la population qu'il encadre, la création de comportements individuels et collectifs conformes au sys- ième de valeurs (idéologie) du groupe social qui le dirige.Façonner des mentalités, donc, montrer comment réagir, quoi dire, quoi faire, dans telle ou telle situation.I! va de soi que plus un réseau comporte de ramifications, plus il colle a la réalité et plus fortes sont ses chances de plier celle-ci a son modèle.Les Jésuites ont bâti et animé un semblable réseau à Montréal dans la première moitié du vingtième siècle.Ce réseau gagne à être connu parce que la population qu'il a rejointe et formée a influé énormément sur le type de société que le Québec connaît actuellement, et aussi parce qu'il constitue un modèle historique d'action sociale dont on peut tirer certaines leçons.A LA BASE:LA PAROISSE Les Jésuites n\u2019ont pas toujours oeuvré dans le domaine social.Comme leurs prédécesseurs, les Récollets, ils vinrent en Amérique d\u2019abord pour évangéliser et convertir les indigènes.L'opération leur a d'ailleurs coûté quelques \u201cmartyrs\u201d fort célébrés autrefois.La conquéte anglaise mettra une fin abrupte a cette pre- miére période; le corps sera même officiellement supprimé en 1773.défense leur étant faite de recruter de nouveaux membres.À la mort du dernier survivant en 1800, le gouvernement confisque les biens de la communauté.La deuxième période commence à leur rappel au pays par Mgr Bourget en 1842 et, cette fois, nous intéresse directement.L'évêque de Montréal leur confie sur-le-champ la paroisse de Laprairie (ifs la desservirent pendant 14 ans) et les charge de fonder un college bilingue dispensant le cours classique et le cours de commerce: ce sera le Sainte-Marie, qui ouvrira ses portes en 1848 a un premier contingent de.treize élèves.Il s'abritait alors dans une petite maison de bois hâtivement construite à l'angle des rues Dorchester et Saint-Alexandre.Ce scuond départ est modeste: ils n'étaient que six pères et trois frères.Mais les deux pôles de leur nouvelle action sont maintenant posés: la paroisse, base sociale de leur apostolat, et le collège, voué à la formation des élites.Quand ils se verront confier, en 1884, la fondation de la paroisse de l'Immaculée- Conception (elle n\u2019existera officiellement qu'en 1889), ils trouveront là un tremplin populaire idéal à la diffusion de leur \u201cmessage\u201d social.D\u2019autant plus vite et d'autant mieux que l'année suivante, en 1885, s'ajoutera la pièce centrale du réseau avec le début du scolasticat de \u2026l'Immaculée- Conception (école de formation théologique et philosophique).Sise juste derrière l'église, cette institution servira de pépinière au réseau, l\u2019alimentant, selon le cas, des curés, des vicaires, des prédi- caleurs (\u201dsemeurs de paroles\u201d), des animateurs, des aumôniers ou des écrivains que son bon fonctionnement requerra.De plus c\u2019est dans son aile nord- est qu'emménagera, dès 1901, l'imprimerie du Messager, propriété de la Compagnie, le medium de masse de l'époque, dont les presses ne dérougi- rot pas tout au long de ces cinquante ans.Y sont hébergés de quatre-vingts à cent cinquante scolastiques, de même qu\u2019une cinquantaine de pères en moyenne (il y en eut plus de soixante durant la décennie se terminant en 1950).Parmi ces derniers, le cas de ceux qu'on nomme les \u201cécrivains\u201d est particulièrement intéressant: il s'agit des pères voués a \u201cl'apostolat de la plume\u201d, auteurs des livres, des brochures, des tracts distribués par le réseau, ou encore d'articles dans les revues du même réseau.Il est impossible de calculer avec précision le nombre des articles de revue qu'on doit à leur plume, mais pour ce qui est des autres publications, un album de la communauté les évalue, en 1942, à 425: elles vont du simple roman à d\u2019austères traités de morale ou de théologie, en passant par les écrits sur les questions socio-économiques, numériquement les plus importants.Chiffre qui serait astronomiques même au- Jourd'hui! Ce n\u2019est pas sans raison qu\u2019à partir de 1919 on leur confère un statut à part: dans le catalogue, à la suite de leur nom, les mots \u201cdomus scriptorum\u201d\u2019 (maison des écrivains).Sous la responsabilité à ce moment d'un sous-ministre, leur autonomie s'accroît en 1932 quand ils relèvent alors d'un ministre, en l'occurrence le père Papin-Archambault: on les désigne sous le nom de \u2018\u2019domus scriptorum S.Bellar- mini\u201d.Le \u201cdomus\u201d compte alors dix-sept membres.Autour du scolasticat gravitent les paroisses.D'abord les paroisses formées à même le territoire occupé originellement par celle de l\u2019Iimmacu- lée-Conception.Ses 112000 habitants de 1942 ont été répartis en neuf paroisses dans l'ordre suivant: Saint-Eusèbe (1897); Sainte-Philomène (1905); Saint-Jean-Berchmans (1908); Saint-Stanislas-Kostka (1910); Saint-Dominique (1912); Saint-Pierre-Claver (1913); Saint-Marc (1917); No- tre-Dame du Saint-Sacrement et Saint-Louis-de-Gonzague en 1926.Ces paroisses relevaient du clergé séculier mais les patronymes jésuites de plus de la moitié d\u2019entre elles indiquent bien les liens qui les unissaient à la paroisse-mère.Le réseau, et son \u201cmessage\u201d, ne se limitera pas à ces seules paroisses grâce à l'initiative prise, en 1909, par le curé de l'Immaculée-Conception de lancer le Bulletin paroissial.Ce \u2018messager du curé\u201d (Mgr Charbonneau écrivait à son sujet: \u201cCette revue permet a MM.les curés de renouveler chaque mois leur visite paroissiale\u201d.) connaîtra une expansion exceptionnelle, Dès 1911, il s'étend aux paroisses avoisinantes sous une forme dont il ne se départira plus: la page frontispice au nom de chacune d'entre elles; des notes particulières à chaque paroisse: un fond commun à l\u2018ensemble.C\u2019est la rédaction du fond commun qui est confiée aux écrivains (pères et scolastiques) du scolasticat.La revue deviendra l'Action paroissiale en 1932 (du nom du mouvement qui en a charge depuis 1914) et Ma paroisse treize ans plus tard.Dans son texte liminaire, le Bulletin se donnait comme mission de mettre les paroissiens en garde \u201ccontre les idées fausses qui circulent parfois\u201d et de leur apporter \u2018les directions de l'autorité, (leur) donnant ainsi l\u2019occasion de les avoir sous les yeux, de les relire en famille, de les étudier afin d'y conformer toujours {leur) conduite\u201d.il n'y dérogera jamais.Sauf que le nombre de familles à le recevoir augmentera sensiblement: des 18 000 de 1911, le chiffre atteint les 140000 en 1938, réparties dans 150 paroisses.À partir de cette même année c'est le mouvement de l'Action paroissiale qui prend tout en main: la publication, l'administration et la distribution à domicile de la centaine d'éditions mensuelles.Ce seul travail de distribution nécessite 4 000 heures de travail par mois et fournit de l'emploi à une vingtaine d'hommes (\u201cmembres d'un syndicat catholique\u201d).La revue se vend dix puis quinze sous le numéro pour les familles qui en ont les moyens; les autres la reçoivent gratuitement.Cela explique assez bien la situation financière difficile dans laquelle elle s\u2019est trouvée durant toute cette période.Dans un rapport interne qui date de 1959, Lucien Saulnier {il a été à l\u2019emploi de l\u2019Action paroissiale de 1934 à 1960) écrit: \u201c(.) le tirage de Ma paroisse (depuis 1945) dans Montréal est le plus fort de tous les périodiques de langue française (.) et se classe parmi les trois premiers pour l\u2019ensemble du marché français au Canada.Il en était de même pour l'Action paroissiale, il y a vingt-cinq ans\u201d.Cette importance sociologique du bulletin nous commande d'en parcourir les pages avec curiosité, ne serait-ce que pour relever les sujets débattus, l'interprétation qu'on en donnait, et le modèle de société offert à ses lecteurs.SAUVER LA FAMILLE D'abord l'attitude générale face à la réalité.Un article paru en novembre 1933, intitulé Opposons-nous, l'indique bien: on y développe la thèse que \u201csi nous valons quelque chose, nous les Canadiens français, c'est que dans le passé nous nous sommes opposés à quelque chose, à l\u2019Iroquois, à la forêt, au froid, à l\u2019envahisseur ou au persécuteur, et (que) nous ne valons que dans la mesure où nous nous opposons.\u201d Attitude défensive, donc: il s'agit de protéger son univers contre certains dangers.Au centre de cet univers, la paroisse, division ecclésiastique par excellence et milieu propice à un mode de vie traditionnel, avec ses institutions et ses moeurs.Parmi ces institutions, la famille sous-tend toutes les autres.Sa défense et, par ricochet, son éloge constituent le thème central de la revue.\u201cBonne année à la famille\u201d, proclame le numéro de janvier 1911.Rien de plus normal puisque \u201cla patrie n\u2019est que la famille agrandie\u201d: \u201ctout ce qui ronge la famille ronge la patrie\u201d.Aussi s'en prend- on violemment, au moment de la crise économique, à un système qui plonge des \u201cmilliers de pères de famille\u201d dans le chômage et la misère.Le pas est alors vite franchi: c'est eux que l'Etat doit retourner prioritairement sur le marché du travail.II faut encourager la création de nouvelles familles (\u2019pas pousser en graine de vieux garçon\u201d), lesquelles devront être nombreuses (\"le bon Dieu bénit les familles nombreuses\u201d).Les enfants y font l'apprentissage du respect de l'autorité incarnée par le père (\"le mari commande avec bienveillance, la femme obéit avec dignité, les enfants se soumettent avec respect\u201d).Représentant de Dieu dans la maison (patriarcat), il s\u2019en voit imputer la responsabilité entière.Le rôle de la mère en est un de conscience (Mesdames, soyez la conscience de votre mari\u201d), d'\u2019ange gardien du foyer\u201d.Cette éducatrice est tenue à \u201cla protection des âmes beaucoup plus que des corps\u201d, ce qui ne fait qu'ajouter à son importance.\u201cCe sont les femmes, y lit-on, qui font et défont les maisons.Quand les femmes sont à la hauteur, les foyers vivent et les nations aussi.La femme tisse l'avenir du pays.\u201d Ce petit monde paroissial et familial est menacé de toutes parts.Son premier ennemi qui contient tous les autres, c\u2019est la ville elle-même: à cause d'abord du contact des protestants et des Juifs qu\u2019elle permet et qui mine lentement les âmes catholiques; aussi parce que les enfants y échappent facilement à la surveillance des parents et succombent à d'innombrables dangers moraux.Le plus dénoncé, le plus diabolique\u201d de ces dangers est le cinéma.On le décrie sans faiblir pour des raisons qui vont de son origine ju- déo-américaine au caractère lubrique et matérialiste de toute sa production.Ce n\u2019est qu\u2019à partir de la publication de l\u2019encyclique Vigilanti Cura (1937) que la revue acceptera le fait du septième an.Autre danger: la mode.Elle est diabolique aussi: La mode du diable, titre un article de Suite page 4 28 juin 1975 -3 UN FORMIDABLE RÉSEAU décembre 1926.Non seulement faut-il rejeter cet étalage de coquetterie parce qu'il est contraire à la modestie et à la simplicité, mais aussi parce que la mode est le fruit d'un complot maçonnique d'origine allemande en vue de \u201cdéchristianiser la société par la famille.la famille par la femme, et la femme par sa vanité et sa faiblesse.\u201d A fuir de même les dangers \u201curbains\u201d des cabarets, de la danse, de l'alcool, de I\u2019 \u201cautomobilisme\u201d et du luxe.Pas surprenant donc qu'en dépit du fait qu'elle s'adresse à des paroisses urbaines à 95 p.c.la revue soit amenée a prôner constamment le retour à la terre de toutes les manières imaginables (petites histoires, entrefilets, articles de fond, photos, images) et ce, pour des raisons évidemment morales (\"respect des traditions\u201d, \u201csauvegarde de la famille\u201d, \u201cmoeurs saines\u2019, \u201csociété fraternelle\u201d).Il faudra attendre la crise des années 30 pour qu'apparaissent les raisons économiques.Dans cet univers, des attitudes sont masculines, d\u2019autres féminines.La cigarette, par exemple, est pour les hommes seulement.De la femme l\u2019on espère \u201ccette retenue, cette mesure, cette pudeur qu'on ne peut s'empêcher d'aimer et même de désirer (.)\u201d et qui en font \u201cle charme et la beauté\u201d.Ainsi appareillée, la jeune fille se rend apte au mariage: la revue multipliera les conseils {ous forme de commandements souvent) sur l'art de se bien choisir un mari.Que le futur, surtout, soit tempérant, pratiquant, et qu'il n'ait pas de dettes.Quant à la question du travail féminin la revue le rejette mais non sans prendre un détour entortillé; après maintes dénonciations des conditions de servitude du travail en manufacture, l\u2019on allègue que si les femmes y accourent quand même, c'est par un amour du luxe qui ne peut que les conduire au péche: heureusement, ajoute-t-on, que \u201cles salaires derisoires reçus pour leur travail atténuent la gravité de la chute (.) quand on gagne peu.on doit bien vivre de peu, n'est-ce pas?\u201d Finalement, il faut plaindre la fille ouvrière et aménager des conditions sociales qui la garderont au fover.le bulletin paroissial défend donc une société de type traditionnel, a un moment de l\u2019histoire québécoise où l'industrialisation et l\u2019urbanisation étaient en train d'en saborder toutes les assises sociales.Le bulletin paroissial remplissait une fonction de trait d'union entre les différentes paroisses (il uniformisait le choix de l'information mise à leur portée et l'interprétation à en dégager): à ce titre, il pourrait être qualifié d'\u201cinterparots- sial\u201d.Par analogie, d'autres composantes du réseau, comme l'Ecole sociale populaire et ses oeuvres affiliées, l'Apostolat de la prière, surtout ce qui a trait à la dévotion au Sacré- Coeur, et les maisons de retraite, seraient qualitfiables de \u201csu- praparoissiales\u201d: supra, parce qu\u2019elles ne sont pas nées au niveau d\u2019une ou de paroisses et n\u2019existent pas en fonction de besoins qui se seraient manifestés à ce palier: mais paroissiales quand même, parce qu'elles se servaient de la structure paroissiale pour leur recrutement général, qu\u2019elles y formaient des unités de cette taille et y diffusaient leur propagande, constituant ainsi de nouveaux liens de resserrement entre elles.Fondée en 1912 sur le mo- dele français, l'Ecole sociale populaire avait pour but de favoriser l'étude et la solution des problèmes sociaux particuliers au pays.Elle le fera au moyen de conférences (les Semaines sociales), de publications (oeuvre des tracts; brochures diverses; la revue Relations) et par la formation des leaders des milieux syndical et communautaire au moyen de \u2018sessions intensives de formation sociale\u201d: inaugurées à Vaudreuil en 1933, sous la direction du père Papin- Archambault, ces sessions duraient une semaine et se tenaient dans les diverses maisons ou résidences de la communauté.Les Jésuites ont pris la direction de l'Ecole presque au début, en 1914, avec la nomination du père Leonidas Hudon au poste de président.L'année suivante, le père Louis Bon- compain lui succédera.La mainmise sera scellée définitivement en 1928 quand l'Ecole déménagera ses pénates au scolatiscat de -l'Immaculée- Conception.Elle relèvera alors directement du \u2018\u2019domus scrip- torum\u201d\u2019.D'ailleurs tes deux ont le même directeur: le père Pa- pin-Archambault, celui qui l'a véritablement lancée à partir de 1929.LES QUESTIONS SOCIALES Vingt ans, donc, avant les facultés de Sciences sociales de Laval et de Montréal, les \u201cquestions sociales\u201d devinrent les sujets d'études et de publications d'un groupe dirigé par les Jésuites.On est à mille milles du grand silence générale- ment accolé à tout ce qui précède 1960! Ces publications atteignaient-elles la masse?Prenons les brochures: en 1950, la collection comprend 487 numéros.Ajoutez à cela 200 numéros de l\u2019Oeuvre des tracts.Ça commence à faire du papier, non?Précisons que ces publications se vendaient dix ou quinze sous, et souvent même étaient données: qu\u2019un des principaux points de vente était le parvis de l\u2019église le dimanche; et qu\u2019on en annonçait chaque parution dans le bulletin paroissial du réseau, lequel atteignait 140 000 familles de quelques enfants chacune.Tirez vos propres conclusions.La pensée sociale de l'Ecole s'inscrivait dans le sillage des encycliques Rerum novarum (Léon XII, 1891} et Quadrage- simo anno (Pie XI, 1931}, Elle faisait périodiquement la synthèse de sa pensée sous forme de manifeste publié dans le bulletin paroissial.Ecrits avec simplicité (quelquefois l\u2019on s'adresse a Vindividu: \u201cveux- tu savoir\u201d), ces manifestes découvrent les principales préoccupations de l'Ecole.D'abord les syndicats.Elle s'y est intéressée dès le début.En décembre 1919, un long condensé d'une de ses brochures s\u2018intitule: Que pensez- vous des Unions?L'on y dit que toute \u201cunion\u201d pour être bonne doit admettre: l'inégalité des classes, sinon ce serait \u201cla destruction de la société humaine\u201d; l'entente entre patrons et ouvriers (\u201cdonc toute union qui ne vise pas à dissiper les méfianceset à cimenter l'entente cordiale avec les patrons est mauvaise ei doit être abandonnée™; la liberté de travail, c'est-à-dire la liberté pour chaque individu de continuer à travailler même si le svndicat est en grève: l'autonomie du patron (\u201cchacun est maître chez soi (.), il est libre (.) d'employer les ouvriers qu\u2019il veut, syndiqués ou non\u201d), Suit un appel au rejet des unions internationales au profit des \u2018unions catholiques\u201d parce qu'elles seules \u201cdésirent conserver à NOs OUVFIETS nos traditions nationales et _religieuses, et garantir leur inde- pendance par les principes de justice et de charité chrétienne.\u201d La grove n'y est pas tres populaire.Un seul motif trouve.grâce à ses yeux: la lutte contre le travail du dimanche.On sait qu\u2019une Ligue du dimanche avait été créée et était affiliée à Ecole sociale.Comme les premières Compagnies à avoir obligé leurs employés à travailler le dimanche étaient américaines, cette campagne Jest vite transformée en lutte 4.28 juin 1975 contre le capital étranger.D\u2019ailleurs le réseau a largement diffusé un roman.le Spectre menaçant (15 000 exemplaires en 1935 seulement) qui raconte [histoire d'une grève entreprise par les ouvriers affectés à la construction du barrage de l'Isle Maligne, près d\u2019Alma, dans les années vingt, pour protester contre l'obligation qui leur était faite, par leur patron américain.de travailler le dimanche.Le roman se termine dans une apothéose délirante: le gouvernement réfractaire à promulguer une lot interdisant le travail dominical sur tout te territoire québécois est renversé sous le flot de l'indignation populaire et remplacé par les défenseurs d'une pareille mesure.Cette question de la grève est révélatrice: on recherche une société unanmiste, sans discorde.Cela explique qu\u2019on se soit tourné vers l'organisation corporative qui prévovait des commissions mixtes (genre de tribunal d'arbitrage) dont les jugements étaient exécutoires.Pour harmoniser la société, un pouvoir tort est nécessaire.Aussi ne transige-t-on pas avec le principe: \u201c(.) ce qui n\u2019est pas permis, c'est de mépriser l\u2019autorité\u201d.Et la principale autorité est religieuse.c\u2019est les encycliques, \u201cla voix divine qui vient de Rome\u201d.Cet attrait du modèle corpo- ratit comporte un double repoussoir: celui du libéralisme économique et celui du communisme athée.De façon surprenante, l'on admire Léni- ne pour son courage et son opiniâtreté, et l\u2019on reconnaît au communisme \u201cqui ne peut être un régime durable\u201d qu'il \u201créussira par des méthodes violentes à orienter la législation qui regarde le capital dans un sens de justice et de charité, mettant ainsi un terme aux abus monopolistiques de la grande finance.\u201d En fait, le modèle de société auquel adhère l'Ecole est inégalitaire, une inégalité \u201cvoulue par Dieu\u201d et qu'il faut maintenir pour des raisons pratiques \"(.) car 4 est dans la société des fonctions humbles mais nécessaires que nul ne voudra remplir si tous sont égaux {.)\\\u201d De plus \u201c(.) quelle monotonie si tous les hommes étaient égaux!\u201d La justihic ation finale à cette inégalité rejoint le caractère catholique du mouvement nous sommes sur terre pour nous préparer à la ve éternel- leet non pour jour d'une éga lité source de péché.1 dont copendant v avoir tendance a une certaine égalité par le biais de la charité; sinon, c\u2019est La révolte des masses ouvre res, et aussi parce qu'à l'heure de la reddition des comptes, il vaudra mieux pour le riche avoir partagé avec les pauvres un peu de ses biens.Pour permettre de mieux juger des principaux thèmes qu'elle abordail, voici quelques titres de brochures: Les causes et les remèdes de (sic) la désertion des campagnes (1916); Les conditions religieuses de la société canadienne {19204 L\u2018instruction obligatoire (1922: La tuberculose (1924); Comment lutter contre le mauvais cinéma (1926); La transgression du devoir dominical (1926); Le mouillage du capital (1934); La menace communiste au Canada (1935) L'organisation corporative (1935).De l\u2019Apostolat de la prière.oeuvre jésuite que nous qualifions aussi de \u201csupraparoissia- le\u201d, nous ne retiendrons que ce qui concerne la dévotion au Sacré-Coeur.L\u2019ampleur de cette dévotion représente vraiment un phénomène socio- religieux unique dans l\u2019histoire de l'Occident et a été particulièrement remarquable au Québec.C'est à la suggestion d'un Jésuite, le père Point, que les évêques en Concile consacrèrent, en 1873, le Canada français au Sacré-Coeur.Cette consécration d'en haut allait vite se concrétiser en bas.Les fameuses ligues du Sacré- Coeur ont été fondées en 1883: elles se donnaient comme mission de lutter contre l'intempérance et le blasphème chez les hommes, et contre l'indifférence à l'égard de l'eucharistie.Elles ont vite pris une dimension incommensurable: en 1889, la campagne de consécration au Sacré- Coeur recueille 41 000 signatures de pères de famille.C\u2019est pour promouvoir à la fois les intérêts de l'Apostolat de la prière et des ligues du Sacré- Coeur que paraît, en 1892, le premier numéro de la revue le Messager canadien du Sacré- Coeur.Cette revue a connu une fortune \u201ccommerciale\u201d inégalée à ce jour, disposant d'un réservoir de lecture inépuisable en la personne des ligueurs eux-mêmes: en 1940, l'on en compte 300000 au Québec.Les ligues disposent, par ailleurs, de leur propre bulleun.les manifestations publiques démontrent la grande populanté de ce mouvement.Ainst, à l'occasion du cinquantenaire de la fondation des ligues, 200 000 personnes se regroupent aulour du reposoir, au pied du mont Royal.A l'apostolat se greffent les Cadets du Sacré-Coeur tteunes de 1> 16 ans), La Crotsade eu- Suite page 6 La plus faible en nicotine et goudrons de toutes les cigarettes King Size Apa ~ VS nicotine 0.5 mg \u2018 oudrons 5 m i ; : & f Grace a son filtre Polyvent* exclusif, la Viscount possède une faible teneur en nicotine et goudrons.F Essayez une Viscount.Elle Fest beaucoup plus savoureuse an que vous ne le croyez.*Une marque déposée de BENSON & HEDGES (CANADA) LTÉE Viscount La cigarette la plus douce au pays Avis: Santé et Bien-être social Canada considère que le danger pour la santé croît avec l'usage \u2014 éviter d\u2019inhaler.Moy.par cigarette King Size: goudrons 5 mg, nicotine 0.5 mg.6 UN FORMIDABLE RÉSEAU charistique (écoles primaires) vouée à l\u2019apostolat pratique et dont la devise était: prie, communie, sacrifie-loi, sois apôtre (qui ne se souvient pas d'avoir été croisé ou croisillon?), et la Ligue missionnaire des étudiants fondée en 1926 et qui a compté jusqu'à 800 groupes ici.Le but de cette dernière était de développer la connaissance et l'amour des missions: \u201cUn esprit missionnaire par l'étude missionnaire\u201d.Gérard Pelletier, le ministre, en a été un fervent militant.Dans cette deuxième catégorie entrent aussi les retraites fermées.Les Jésuites en ont été les initiateurs au Québec.C'est en 1909 qu\u2019aura lieu la première retraite collective officielle au noviciat de la communauté, a Sault-au-Récollet.Son organisateur: un jeune Jésuite, le père Papin- Archambault.L'année suivante.et pendant quatre ans, la Broquerie, maison de campagne des Jésuites à Boucherville, accueillit des retraitants durant les mois d'été.C'est en 1914, à l'Abord-à-Plouffe, que fut inaugurée la première \u2018forteresse du catholicisme\u201d au Quebec: 1! s'agit de la villa Saint-Martin.D'autres maisons de retraite de la compagnie et d'autres communautées s'ajou- terent rapidement.La fonction de ces maisons s'apparente, dans le réseau, à celle des stages de formation sociale: on va refaire là le plein de sa ferveur militante après avoir fait ici le plein des connaissances nécessaires à un bon apostolat.D'ailleurs les retraitants sont à l'origine d\u2019un grand nombre d'initiatives qui vont durer.À l'intérieur des murs de la seule villa Saint- Martin ont été créées: la Ligue des retraitants: l'Oeuvre du chemin de la croix; l'Association catholique des voyageurs de commerce; l'Association catholique des cheminots; les Semaines sociales; l\u2019Oeuvre des tracts.Comme quoi, le religieux conduisait assez allégrement au social.TRAVAIL ET ÉDUCATION Les autres composantes du réseau procèdent de la logique d'un système: celle® d'assurer sa présence dans tous les secteurs d'activité; celle aussi de pourvoir à la formation de ses futurs dirigeants.Le réseau s'est étendu au secteur du travail par l\u2019intermédiaire des aumôneries, tant du côté patronal que du côté svndical.H est inutile d'insister sur l'importance du rôle qui incombait à l'aumônier d'une association syndicale: il \u201cthéorisait\u201d la pratique quotidienne de ses ouailles, le spirituel n\u2019étant qu'une facette de l'idéologique.Par exemple, les Jésuites ont combattu le syndicalisme américain à cause de sa neutralité confessionnelle et se sont faits, en contrepartie, d\u2019ardents promoteurs d'un syndicalisme québécois officiellement catholique.Cet intérêt des Jésuites pour le syndicalisme et les grandes questions sociales devait les conduire, un jour ou l'autre, à l\u2019enseignement universitaire, |l v avait là un vide important à combler.L'université de Montréal avait bien commencé dans les années 20, sous l'initiative d\u2019Edouard Montpetit, a dispenser des cours en sciences sociales, mais c'était des cours du soir.des cours d'extension pour \u201cadultes cultives\u201d.Le premier cours proprement universitaire (et en cours du jour) ne commença qu'en 1945, en Relations industrielles.Le fondateur- directeur a été un Jésuite, le père Emile Bouvier.Quant à la faculté même des Sciences so- Ctales, il! faudra attendre 1950 avant qu'elle n'existe officiellement.Une école de Sciences sociales existait à Laval depuis 1933, qui deviendra faculté universitaire (cours de maîtrise et de doctorat) en 1943, avec quatre départements: tant l\u2019école que la faculté de Laval seront fondées par un Dominicain, le père Georges-Henri Lévesque.Intéressante cette rivalité entre les Jésuites et les Dominicains.Eminemment idéologique aussi.Les jésuite sont plus \u201cnationaux\u201d, pour une société et des syndicats confessionnels, et objectivement sympathiques au capital: les seconds sont plus \u201csociaux\u201d, défendent le principe d\u2019une société laïque, des syndicats et des coopératives non confessionnels, donc, et leur sympathie va d\u2019emblée au travail.Cet écart reflète bien les positions respectives des pères Bouvier et Lévesque.il faut cependant apporter des nuances.Le maintien d\u2019un certain pluralisme dans ses rangs a toujours été une caractéristique bien jésuite.Ainsi parmi ceux qui sont allés se spécialiser en science économique et en sociologie au début des années 40, se trouve le père Jacques Cousineau, appelé à assumer la charge d\u2019aumônier de la plupart des syndicats et associations de travailleurs du réseau.Hl incarnera la \u201cgauche\u201d à l'intérieur de la communauté: la même distance idéologique que le pore Léves- que le sépare du père Bouvier.Ho vVest attiré les toudres du gouvernement Muplessis en juin 1948 par un article sur les mineurs de l'amiante paru dans la revue Relations (l'équipe sera changée peu après), dans lequel il dénonçait la mainmise étrangère sur nos richesses naturelles et les ravages chez les mineurs causés par une maladie presque inconnue à l'époque: l\u2019amian- tose.(Comme l\u2019histoire se répète, n'est-ce pas?) Un Chef syndicaliste, un journaliste montréalais et un intellectuel de Ville Mont-Royal ont applaudi à cet article: Jean Marchand est un ancien élève du père Lévesque, Trudeau et Pelletier se sont frottés, à des degrés divers, au réseau jésuite montréalais.L'activité sociale et l'activité scolaire du réseau sont indissociables: les collèges servent à former les élites.laïque et religieuse, qui serviront ensuite de têtes de pont dans toutes les sphères de la vie sociale, assurant par là la présence continue nécessaire à toute domination idéologique.Le Sainte-Marie, monstre à quatre têtes (français, anglais, cours de commerce, cours classique) devail fatalement se diviser.En 1888, il léguait le cours de commerce au Mont Saint-Louis, construit à cette fin: puis il se départissait de son bloc anglophone huit ans plus tard, qui deviendra le collège Lovola.Quant au collège Brébeuf, il date de 1928.Il recevra une clientèle sélect (Ville Mont-Royal, Outremont, Westmount).Le Sainte-Marie, en comparaison, avait une vocation plus populaire, dans le sens qu'il recrutait plus bas dans l'échelle sociale.mais pas trop bas quand même: après tout, pour l'année scolaire 1912-1913, les élèves fréquentant les collèges classiques n\u2018équivalaient qu'à 1.6% de l'ensemble de la population scolaire du Québec (8 189 contre 459 636 dans les écoles publiques).Fait important, le collège de la rue Bleurv a été l\u2019un des trois collèges classiques (avec celui de Valleyfield et le séminaire de Saint-Hvacinthe) à l'origine de l'Association ©- tholique de là jeunesse canadienne, VACJCO l'idée d'un congrès de fondation sera mé- me lancée par un de ses étudiants.Joseph Versailles, un assidu des rencontres hebdo madaires organisées par le père Samuel Bellavance au cours desquelles l'on débattait des grandes question d'actualité.tlle sera officiel- lernent fondée en 1904, avec comme devise: piété, étude, action.Toutes nos élites traditionnelles en ont fait partie, Le mouvement comptera jusqu'à 200 cercles et quelque 6- 28 juin 1975 3 000 membres, avant d'être sabordé, en 1935, par l'épiscopat québécois qui lui préférera les |.O.C.(jeunesse ouvrière catholique), |.E.C.(jeunesse étudiante catholique), J.A.C.(jeunesse agricole catholique), et J.C.(jeunesse indépendante catholique).L\u2019'aumônerie centrale de l'ACJC.(ses bureaux étaient situés rue Cherrier, dans l'édifice de la Palestre nationale) et de son journal.le Semeur, relevait des Jésuites (on parle, dans un album, de la \u201crigoureuse surveillance\u201d de l'aumô- nier-directeur), ce qui n'est plus le cas avec les autres \u201cjeunesses\u201d.Enfin, avec le collège Saint- Ignace (1927), la boucle est bouclée, le réseau atteint à son autosuffisance.Ce collège réservé aux candidats à la prêtrise (\"aux vocations\u201d disait-on alors) deviendra la pépinière de la grande pépinière: c\u2019est là que le scolasticat puissera une grande partie de ses effectifs.UN PEUPLE ÉMIETTÉ.Dès l'après-guerre, un fort mouvement s'est amorcé, dont la Révolution tranquille a été l'aboutissement.qui a peu à peu enlevé à l'Eglise son hégémonie sociale et fait passer le Québec du cléricalisme au laïcisme: désormais l'Etat bourgeois occupera des secteurs comme l'éducation, l\u2019assistance sociale, la santé.qui étaient autrefois la chasse- gardée des congrégations religieuses et des fabriques.Expression de cette hégémonie le réseau était voué à l'essoufflement.De fait il n\u2019en reste à peu près rien: le scolasticat a été rasé en 1968 pour faire place à une polyvalente: les éditions du Messager sont devenus les éditions Bellarmin qui n\u2019en ont pas la moitié du quart de l'importance sociologique; quant à l'imprimerie du Messager, elle a été vendue en 1968: la vie paroissiale ne se réalise plus que dans des bin- 205; de bulletin paroissial.qui s'appelait Ma paroisse deprrs 1945, deviendra Actualité en 1960 pour être tinalement vendu à des tnterêts privés en 1968: les retraites parosssiales et les retraites termées se tont farissimes: d'ailleurs la villa Sarnt-Martn sert autant, son plus, de lieu de réumons de toutes sortes qu'aux retraites elles mêmes les ligues du Sa- cré-Coeu wexastent plus que pour la toume.le secretariat est moarmitenu pour les quel ques derniers groupes le Mes canadien du Sacré Sager Coeur est disparu depuis 1969: Jeunesse en marche, qui a succédé à la Croisade eucharistique, s'est fusionnée a la Ligue missionnaire étudiante et s'appelle maintenant Ligue missionnaire étudiante et s'appelle maintenant Mond'ami: mais ce mouvement relève en grande partie de l\u2019épiscopat; devenu l'Institut social populaire en 1957, l\u2019Ecole sociale populaire existe encore sur papier: de ses oeuvres el publications, nombreuses et influentes.il ne reste plus que la trés marginale revue Relations, dont le taible tirage (8000 ex) est cause de déficits constant: les aumôneries svndicales sont maintenant désuètes.De tout l\u2019appareil scolaire, seul le collège Brébeuf a survécu: les vieux murs du Sainte-Marie qui abritent l\u2019université du Québec depuis 1968 seront incessamment démolis pour céder la place à un complexe universitaire moderne, de même que la chapelle du Gésu: le collège Saint-lgnace a été vendu et est aujourd'hui cégep.Les Jésuites, eux.ne sont pas tous disparus: la maison Bel- larmin en héberge plus d'une trentaine encore; mais contrairement à leurs prédécesseurs, ces \u201cJésuites sociaux\u201d participent à divers milieux à titre individuel et dénués du prestige d'autrefois: non seulement sont-ils éparpillés physiquement, mais leurs activités touchent un gränd nombre de secteurs: antmatron dans les quartiers défavorisés (le père Couture, par exemple, dans Saint-Henrt, coflabora- tion à des revues n\u2019appartenant pas à la communauté (revue Univers, par exemple).fonctionnariat enseignement dans les cégeps ou universités, somme toute, une présence et une influence infimes dans le grand tout social.La question que l'on peut se poser à ce moment-ci est la suivante: qu'advient-il des communautés que le réseau encadraité Il v a de fortes chances qu\u2019elles soient redevenues autant d'individus.Il taut déplorer ce fait et souhaiter da mise en place d'un autre type d'organisation collective.Ken naît d'ailleurs tranquillement qui comblent le vide: co- mites de citoyens, coopératives, gardenies populaires, regroupements sur des problé- res COMMUNS.Avons-nous seulement le choix?Ce sers cette renaissance sur une base collective progressiste où \u20ac ora da perpétuation d'un pouvoir politique qui fonde justement sa domination sur l'ab- ence d'organisation des populations à tous les niveaux.] NE NC La mule de Moscou à la Bolshoi Dans un verre de 10 oz contenant plusieurs glaçons.presser une demi- limette et y jeter son écorce.Ajouter 2 oz de vodka Bolshoi et remplir le verre de bière de gingembre.Remuer.Pour gamir, ajouter une mince tranche de concombre.Le grand \u201cfrais\u201d au King Arthur Dans un verre de 10 oz contenant trois glagons, verser 1% oz de gin sec King Arthur.Ajouter quantités égales de tonic water et de Seven Up.Parfumer d'un zeste de citron.Le Rickey au Captain Morgan Dans un verre de 10 ou 12 oz contenant plusieurs glaçons, presser une demi- limette et y jeter son écorce.Ajouter 144 oz = de thum blanc Gr HI M \u2018 vo i Captain Morgan et (1 du soda water & ; i} Dial ior volonté.Remuer.# Wan 5 Remarque: on peut remplacer le jus frais de limette par IE & du jus de limette A concentré.i # - Quand vient la belle saison, on change de peau, de vêtements et\u2026de boissons.Voici trois petits \u201cblancs\u201d tout indiqués pour l'été: le rhum Captain Morgan, la vodka Bolshoi et le gin King Arthur.Ajoutez simplement glagons, mixer et bonne compagnie.Les boissons & siroter de Seagram 1\u2014 La troupe folklorique le Trou normand, de Domfront, interprète les danses traditionnelles en costumes du pays; 2\u2014 On remarquera, près du toit de la grange, le \u201cfiquefleur\u2019 ou épouvantail à étourneaux, qui sert à protéger contre ces oiseaux les pruniers et cerisiers en fleurs; 3 \u2014 le vieux port de Honfleur, d'où sont partis, au XVile siècle, tant de colons pour la Nouvelle-France; 4 \u2014 Maison de ferme normande, au style typique de la région, située à Domfront, département de l'Orne; 5 \u2014 Vue de la maison de ferme et des vergers chez Armand Suvigny, fermier et producteur de calvados à Saint-Jean-du-Corail, aux environs de Mortain; 6 \u2014 Michel Chevalier, né à Paris où il a appris l'art de la poterie, est venu le pratiquer en Normandie, plus précisément à Vindefontaine parce que, autrefois, c\u2019était un village réputé pour ses nombreux potiers, et il y fait de la poterie de type traditionnel; 7 \u2014 Cette grotte artificielle, qui abrite sous grillage, une statuette de la Vierge tenant l'Enfant Jésus, se trouve à Orglandes, dans la péninsule du Cotentin, au nord du département normand de la Manche.\u2019 6 28 juin 1975 \u201cP*tet ben qu'oui,p*tet ben qu\u2019non\u2019 // oH Sid PAR MARIE DÉCARY ET ANDRÉ GLADU On nous a toujours présenté la France comme le pays des parfums, des vins et des fromages.Or, pour les Québécois, il y a beaucoup plus à voir en France.Marie Décary et André Cladu l'ont découven en visitant la Normandie, le Perche, l\u2019Aunis et la Bretagne.Historiquement, ces provinces ont fourni un grand nombre de colons à la Nouvelle-France; c'est dans l'espoir d'y retrouver de vrais liens d'amitié qu'ils y sont allés.Cette semaine, la Normandie.La semaine prochaine, le Perche.Parlez-vous normand?C\u2019est ce que les paysans normands demandaient aux soldats canadiens- français qui venaient de débarquer sur les côtes de la Normandie en 1944 durant la Seconde Guerre mondiale.Quelle ne fut pas la surprise de ces paysans quand ils découvrirent qu\u2019une partie de l'armée de libération partait normand comme eux! Près de deux cents ans avaient séparé ces cousins! Drôle de famille que celle des Normands qui se rend visite seulement à l\u2019occasion d'événernents exceptionnels! Mais, on le découvrira avant longtemps, c\u2019est justement un trait de famille.Avec les Québécois il ne faut pas compter les tours, \u201cy sont pas trop sorteux\u201d; leurs cousins normands, eux, préfèrent \u2018sortir sur place\u201d, c'est- à-dire rencontrer des gens sans quitter la maison: il ne faut donc pas s\u2019étonner! Peut-être parce qu'on nous avait répété depuis l\u2019école primaire que nos ancêtres venaient de la \u201cVieille France\u201d et surtout de la Normandie, avions-nous décidé dans notre voyage de commencer par visiter cette province.Nous avions hâte de découvrir cette province du nord de la France avec laquelle nous sommes censés avoir tant en commun.Ainsi cette visite nous a permis de constater l'influence normande sur notre langage, notre mentalité, notre architecture ancienne, notre musique traditionnelle.Ce rapport de voyage, fait d'observations et de rencontres, ne prétend que souligner certains traits de parenté avec les Normands dont nous avons toutes les raisons d'être fiers.La Normandie se trouve au nord- ouest de la France, entourée des anciennes provinces suivantes: Picardie, ile-de-France, Perche, Maine et Bretagne.Elle est divisée en deux: à l\u2019est la Haute-Normandie, région industrialisée avec sa capitale Rouen, et à l\u2019ouest la Basse-Normandie, plus agricole et traditionnelle avec son centre Caen.À l\u2019intérieur, le territoire est divisé entre les départements de la Sei- ne-Maritime.de l\u2019Eure, de l'Orne, du Calvados et de la Manche.De l'avis de tous ceux qui y sont allés, le printemps est la saison idéale pour découvrir la Normandie.La campagne est d'abord remplie de poiriers et de cerisiers en fleurs puis, vers mai, c\u2019est au tour des pommiers qui rappelleront aux Québécois le comté des Deux- Montagnes ou la région de Saint- Hilaire.La pluie en Normandie fait partie de la vie, un peu comme en Angleterre, et lorsque les Normands disent que \u201cc\u2019est du beurre qui tombe\u201d, c'est qu\u2019ils la voient comme un bienfait, surtout dans les zones de pâturage où on fait l'élevage des fameuses \u2018vaches à lunettes\u201d normandes.Elles ont fait la renommée dans toute la France du lait, de la crème, du beurre et du fromage normands.\u201cPis comment cé par chez vous?\u201d Selon les statistiques sur l'immigration française au Canada, durant les XVIle et XVille siècles, la Normandie à fourni le plus grand pourcentage de colons.On retrouve donc partout au Québec des descendants de Normands, mais il semble qu'à l\u2019origine ils se soient surtout installés dans la région de Québec, la Côte de Beaupré, l\u2019île d'Orléans et dans la Beauce.il serait trop long d\u2019énumérer toutes les familles qui sont originaires de la Normandie, nous n'en nommerons que quelques-unes.D'après les recherches de Julien Déziel, président de la Société généalogique canadienne- française, de la région de Rouen viennent les: Alain, Audet, Boivin, Char- trand, Chevalier, Couture, David, Lavoie, Deschamps, Desmarais, Fortin, Garant, Gauthier, Groulx, Laberge, La- croix, Lalonde, Lemieux, Léveillée, Lé- vesque, Marsolais, Messier, Paquin, Petit, Prévost, Sénécal, Tardif, Vallée, etc, De la région de Dieppe les: Asse- lin, Bérubé, Fortier, Leclerc, Thérien, Vaillancourt, etc.De Honfleur les: Va- nier, Bégin et Guérard.La famille Marcotte est originaire de Fécamp.De la région de Caen sont venus les: Lauzon, Bacon, Fafard.De Bayeux et des environs les: André, Dufresne, De- nis.Desjardins, Berthiaume, Desga- gnés, Langlois, Leblanc, Pilon, Raber- ge, Roy, Garnier, etc.Dans des régions comme celles de l'Orne et de la Manche nous avons souvent remarqué le long de notre route des enseignes, des vitrines portant des noms comme: Pelletier, Gravel, Héroux, Langevin, Marchand.Gosselin, Hardy, Hébert.Sur ce sujet on peut consulter le guide de M.R.Hollier La France des Canadiens, paru aux Editions du jour en 1964.La Normandie a toujours agi comme tampon pour fe meilleur et pour le pire entre la France et l'Angleterre.Que ce soit pour des raisons militaires ou commerciales, les Normands ont appris trés tot dans leur histoire a transiger avec bien des gens.Ce long apprentissage a façonné avec le temps un type social bien particulier: le Normand est un sédentaire qui a un sens profond de la propriété et qui aime les choses durables, mais c'est aussi un fataliste qui est prêt à recommencer à zéro s\u2019il le faut.Les Normands ont aussi appris à devenir rusés, fins et sont passés maîtres dans l\u2019art de marchander.Il faut aller dans certains marchés comme ceux de Trouville, Lisieux, Honfleur pour s\u2019en Suite page 10 28 juin 1975 -9 10- 28 juin 1975 He LE | Uni a La carte ci-dessus montre en rouge la Normandie, illustrée en détail plus haut, et délimite d'un trait rouge les autres anciennes provinces dont on parlera dans nos prochains numéros.A BLASON EST UN MOTIF DE CART POPULAIRE NORMAND QU ORNNT LA PORTE D'UN GARDE MANGER, AVRANCHES IX SIÈCLE.rendre compte.On se croirait aux marchés Saint-Roch à Québec et Jean-Talon à Montréal.Le paysan normand est hospitalier, reçevant, mais il reste méfiant.\u201cComment ça va?\u201d \u2014 \u201cAh! ben comme-ci, comme-ça!\u201d Il semble hésiter mais il veut surtout savoir ce que vous lui voulez.\"Ca dépend!\u201d: il n'aime pas donner une réponse tout de suite, il veut être sûr avant: \u201cOn verra\u201d.On croirait parler avec des \u201chabitants\u201d du Bas-Saint- Laurent: \u201cBen, si ca adonne.\u201d Son sens de la possession et son exprit entêté font qu'on retrouve autant de \u201cprocès de clôture\u201d entre paysans normands que québécois.Moqueur, il adore jouer des tours pour faire perdre la face \u201cà c't'orgueilleux\u201d: cet humour, on le retrouve au Québec chez les Beaucerons.Toutes ces qualités et ces défauts, ils les ont apportés avec eux lorsqu'ils sont venus au début de la colonie, en plus de leurs métiers, leurs traditions, leur manière de bâtir.Le français qu'ils parlaient à cette époque était, selon certains historiens, supérieur à celui de la région parisienne.Le linguiste français M.L.Vignon prétend que c'est le parler normand qui a marqué le plus notre langage au Québec.Souvent au cours des randonnées, lorsque nous avions des renseignements à demander, nous avons été frappés par la similitude du langage et des manières du paysan normand et celles de l'habitant québécois.En Bas- se-Normandie, nous avons eu l\u2019occasion de rencontrer des cultivateurs chez qui on retrouvait la même hospitalité, le même plaisir à expliquer leur méthode de culture.C'est chez | eux que nous avons senti le plus de sympathie, le plus de curiosité à échanger ce que nous avions en com- aC AN Chr pass 3c O00 x 000 OO so 20 ( ir.a TR NE RTE È mun.\u201cPis comment cé par chez vous?\u201d Nous avons également senti l\u2019incompréhension qui règne entre paysans et citadins, parisiens pour la plupart, qui envahissent chaque été la Normandie.Dans les villes touristiques côtières, il est courant d'entendre parler les Parisiens avec mépris des Normands: \u201cCe ne sont que des paysans, vous savez!\u201d Cela nous a fait comprendre l'attitude de certains Français qui arrivent au Québec de nos jours et découvrent soudain que \u2018nous ne sommes que des Normands, après tout!\u201d Pour les Québécois qui s'intéressent plus à la vie traditionnelle des Normands qu'à Paris, il y a en Normandie le Musée d\u2019ethnographie et dart populaire à Honfleur et le musée de Normandie à Caen.M.André Grossot, violoneux Au Québec, depuis toujours nos gens ont aimé danser et chanter.Ce goût nous vient sûrement de la vieille Normandie où la moindre occasion était prétexte a la danse.Cette coutume, comme toutes les traditions, tend à disparaître maintenant en Norman- die; mais, à l'époque où ils ont immigré en Nouvelle-France, les Normands célébraient par des danses les fêtes de Pâques, la Saint-Jean, la fin des moissons, la Sainte-Catherine, Noël, les Rois.C\u2019est surtout au cours des noces qu'on s'adonnait à la danse avec le plus d'ardeur.Le clergé a souvent essayé d'interdire les danses en Nor- mandie.Mais, comme au Québec, le son du violon était plus fort que toutes les menaces de damnation.M.André Grossot, fermier et violoneux de Saint-Siméon dans l'Orne, nous a raconté comment cela se passait: \u2018\u2019Autrefois les noces duraient toute une journée, on organisait une sonnerie\u201d pour les mariés.C'est-à- dire qu'on demandait au violoneux d'accompagner le cortège nuptial de la mairie au nouveau domicile des mariés.Le violoneux marchait en tête en chantant certains airs de circonstances tout en s'accompagnant au violon.\u201d Nous avons eu la chance de rencontrer M.Grossot grâce à une troupe de folklore normande de la région de Domfront appelée le Trou normand.Vêtus du costume du pays, ils interprètent des danses traditionnelles du milieu du XIXe siècle comme la \u201cdanse villageoise\u201d, les branles simples et doubles (l\u2019équivalent de nos gigues), les rondes.Lorsque nous sommes arrivés chez M.Grossot, vers la fin de l'après-midi, il arrivait du champ avec ses sabots.Notre guide, Bernard Letis- sier, responsable du groupe folklorique, est descendu le premier s'entretenir avec Mme Grossot, question d'expliquer d\u2019où venaient ces étrangers etl ce qu'on voulait.Après quelques minutes de délibérations M.et Mme Grossot nous ont reçus dans leur cuisine.Lui s'est assis avec nous autour de la table pour parler de musique; elle est restée debout à surveiller les conversations puis elle est partie, sur linsistance de son mari, chercher la bouteille de calvados (la goutte).M.Grossot est un violoneux traditionnel, un des derniers de la Basse- Normandie.\u201cVous savez, j'ai pas appris la musique, j'joue de routine (à l'oreille dirait nos violoneux).J'ai appris à 17 ans d'un vieux joueur de violon breton qui avait 70 ans.Au début y voulait pas me montrer, y était jaloux, jaloux! Mais à le surveiller j'ai appris à diapasonner mon violon d'accorder) et à jouer en duo (jouer double) puis à frapper la cadence (taper du pied)\u201d.Les violoneux cajuns de la Louisiane ont dû hériter de ce style de jeu! Eux aussi jouent debout en tapant d'un pied et, comme M.Grossot, ils chantent en jouant du violon.Chez nous le violoneux joue assis, frappe des deux pieds et ne chante jamais en jouant.C\u2019est l'influence celte (bretonne, irlandaise, écossaise) qui a marqué notre musique instrumentale.De leur temps, les violoneux de- valent connaître toutes les danses pour être invités lors d\u2019une noce ou d'un bal.Moi je joue pour faire danser.Les danses que je joue datent de 1850 et avant.\u201d Nous lui avons demandé s'il n\u2019était pas étonné de voir des jeunes s'intéresser de nouveau aux vieilles danses: \u201cMais pas du tout, les vieilles danses ça restera toujours les meilleures! Les gens r\u2018commencent à écouter c'te musique-là parce qu\u2019ils veulent fraterniser!\u201d Alors il s'est levé, il a pris «on violon et a joué l'air du mariage: \u201cFallait pas dire oui devant M.le maire, devant M.le maire fallait pas dire oui!\u201d tout en exécutant en sabot le pas de danse approprié.Puis, il s\u2019est rassis au moment où Mme Grossot nous servait un autre verre de calvados.Pour le paysan normand, c'est un moyen de faire parler les étrangers.Le trou normand Nous avions gardé un bon souvenir du calvados que M.Grossot nous avait servi et nous voulions en savoir plus long sur la fabrication de cette eau-de-vie de cidre normande que les paysans appellent \u201cla blanche\u201d.Les Normands font du cidre depuis le temps des Gaulois, mais il semblerait que \u2018l\u2019eau-de-vie de sydre\u201d fut produite systématiquement vers la fin du XVIe siècle.Le musée régional du cidre à Valognes, dans la Manche, nous renseigne sur les méthodes de fabrication.On peut y voir l'antique \u201cmoulin à broyer les pommes\u201d qu'on retrouve encore sur certaines vieilles fermes.On peut dire que le calvados est à la pomme ce que le cognac est au raisin.Cette eau-de-vie et le cidre sont produits dans trois provinces de l'Ouest de la France: la Bretagne, le Maine et la Normandie.Depuis 1942, la production du cidre et du calvados est réglementée par l'Etat, c'est-à-dire que la culture des pommes, la fabrication du cidre et la méthode de distillation doivent correspondre aux critères établis par l\u2019Institut national des appellations d'origine.De là on a divisé le territoire selon la qualité des productions régionales.Ainsi, seul le Pays d'Auge mérite l'appellation \u201cCalvados du Pays d'Auge, appellation contrôlée\u201d, c\u2019est le plus célèbre, puis viennent les calvados à appellation réglementée des régions du Cotentin, du Calvados, de l'Avranchin, du Mortai- nais, etc.C'est dans cette dernière région, à Saint-Jean du Corail, que nous avons rencontré M.Suvigny qui s'annonçait comme suit: \u201cPour vous ou pour offrir a vos amis, vous cherchez un bon vieux calvados fermier; rien de plus simple, il suffit de le commander directement à un producteur agricole.\u201d M.Suvigny nous a fait visiter sa ferme, qui ressemble a celles qu'on trouve dans l\u2019île d'Orléans, et ses installations pour le vieillissement du calvados.Nous n'avons pas manqué de goûter son calvados vieilli un an, trois ans, cing ans et plus.En France on le sert comme apéritif, mais les Normands le préfèrent encore au milieu du repas, c'est ce qu\u2019ils appellent \u2018faire le trou normand,\u201d ou bien ils le boivent dans leur café à la fin du repas.Dans certains départements, comme la Manche, on peut visiter des fermes de producteurs de cidre ou de calvados: à l\u2019occasion, vous pouvez le déguster et \"acheter.M.Suvigny vend son calvados dans de magnifiques contenants en terre-cuite semblables à ceux qu'utilisaient les anciens Normands.Nous avions déjà remarqué la beauté de cette poterie au Musée de Normandie, à Caen.La poterie traditionnelle L'économie en Normandie ne repose pas uniquement sur l'agriculture ou l'exploitation des vergers.Plusieurs pe- tites industries issues de la tradition artisanale continuent de produire.C'est le cas des tanneurs de Pont- Audemer, des fondeurs et des artisans du cuivre de Villedieu-les-Poéles, des céramistes de Bavent, des dentellières de Bayeux et d'Alençon, des ferronniers de Conches.Les jeunes Normands manifestent en plus un intérêt croissant pour l'artisanat.Ces artisans regroupés sous le nom d\u2019Artisans d'art se retrouvent plutôt dans la Manche et le Calvados.Bien qu'il soit moins important que le phénomène québécois des Métiers d'art, il a cette particularité d'inciter les jeunes artisans à reprendre les techniques traditionnelles surtout dans les domaines de la vannerie, du tissage et de la poterie.C'est ainsi que nous sommes \u201cabouti\u201d chez Michel Chevalier, jeune potier qui pratique son métier à Vindefontai- ne.Chevalier est originaire de Paris, Mais son nom est normand: il pratique son métier depuis huit ans et c'est chez un potier parisien qu'il a appris les techniques de base.Ensuite, comme il nous l'a lui-même expliqué, | \u201cil faut tourner, tourner parce que chaque potier a sa façon.\u201d En 1967, il est venu s'installer dans le coin à la suite d\u2019une invitation du maire de l'endroit qui désirait voir les jeunes artisans reprendre la tradition locale.l a aménagé son atelier dans une vieille grange en pierre d'une centaine d'années, Il a fallu tout rénover.\u201cBon, quand je suis arrivé à Vinde- fontaine, j'ai décidé de faire la poterie d'ici parce que c'était autrefois un village de potiers.Il y a cent cinquante ans à peu près, il y avait une douzaine de potiers dans le village qui portait à l'époque le nom de La Poterie.Mais quand je suis arrivé ici, il n\u2019y en avait plus!\u201d La poterie traditionnelle qu'on fabriquait aussi dans les villages de Saussemesnil, Néhou, Noron la Poterie comprenait toute la vaiselle ordinaire utilisée par les paysans: soupières, pichets, \u201cmoques\u201d (grande tasse pour boire le cidre), pots (à tripes, à miel), terrines, assiettes, canes à café, bouteilles (pour conserver le cidre et le calvados).Chevalier fabrique la plupart de ces pièces ainsi que des éléments décoratifs qu'on remarque sur la toiture de plusieurs anciennes maisons: les taffettes et les épis de faîtage.Une de ses plus belles pièces est une grande fontaine\u201d accrochée à l'entrée de son atelier et décorée de motifs populaires.Ce genre de fontaine était installée dans les maisons de ferme normandes et servait à laver les mains avant les repas.\u2018Je crois bien qu'il faut faire la poterie du Coin, parce que du moment où les gens viennent visiter la région ils recherchent une poterie typique et s'ils trouvent la même dans les magasins, ça ne va plus du tout, la poterie moderne on la retrouve partout!\u201d Chevalier écoule sa production auprès des touristes mais, depuis quelques années, les gens de l'endroit se réinté- ressent à son travail.Ceux-ci ne sont pas tous acheteurs, du moins ils ne sont plus prêts à jeter leur vieille poterie ou encore à la donner à des brocanteurs pour des prix dérisoires.Comme les cultivateurs québécois, eux aussi ont été exploités par des antiquaires, collectionneurs ou touristes.Tout en trouvant leur accent \u201csavoureux\u201d, ces gens-là n'avaient qu'une idée en tête, réussir à obtenir une pièce de poterie ancienne pour rien! À l\u2019époque, les potiers travaitlaient dans des ateliers individuels aidés par leur famille.Îls cuisaient au bois, ce qui était beaucoup plus compliqué quau- jourd'hui, mais cela permettait d'obtenir certaines teintes et coulées qui ont fait la renommée de la poterie normande.Avant de partir, Chevalier nous a raconté une anecdote au sujet des potiers de Vindefontaine.Dans le temps, les potiers de la région produisaient pour l'Angleterre de grands \u201csinots\u201d (pots) à beurre de cinquante kilos.L'histoire raconte qu'ils avaient eu un procès sur le dos parce que les Anglais avaient fini par se rendre compte que les Normands leur vendaient des sinots beaucoup trop épais, ce qui leur permettait d'épargner sur le poids du beurre! Voyez-vous, ces gens-là sont aussi normands que nous! @ 28 juin 1975 -11 La petite histoire du grand cidre c AINT C'est un nom bien connu chez nous, parce que c'est celui du cidre le plus vendu au Québec.Mais c'est avant tout celui du sympathique petit village qui l'a vu naître.Saint-Antoine Abbé est niché en plein coeur de l\u2019une des plus belles régions pommicoles du Québec, qui s'étend le long de la frontière américaine au sud-ouest de Montréal.Les pommiers s'étendent à perte de vue le long des routes avoisinantes, et rien n\u2019est plus beau à contempler que la période de l\u2019année qui les voit fleurir.À Saint-Antoine Abbé, on est pom- miculteur de père en fils: c'est dire combien on connaît ses pommes.et son cidre! Car la fabrication du cidre au Québec est une tradition qui re- , Ÿ ae >+ a, 3 monte jusqu'à jacques Cartier.Chaque fermier possédait sa propre recette, qu'il gardait jalousement.Bien sûr, la qualité variait selon les procédés de fabrication de chacun, mais c\u2019était la boisson des célébrations familiales et on aimait bien offrir un p\u2019tit coup de cidre à la parenté et aux voisins, histoire de s'entendre dire: \u2018\u2018Yépaspiquédes vers, ton p\u2019titboire!\u201d\" Le grand rêve de Fernand Dufour.Les temps ont bien changé depuis cette époque artisanale.Si aujourd\u2019hui, le cidre est vendu partout au Québec, et non plus le long de quelques routes de campagne, il faut remercier la ténacité et le génie d'un homme de chez nous, qui est a = _ © J 3 = = È = £ = = = < fr £ ~~ reconnu comme un pionnier de l\u2019industrie du cidre.Après avoir complété ses études à l'Ecole d'agronomie d\u2019Oka, Fernand Dufour se spécialisa pendant deux ans en oenologie, science de la fabrication des vins, à l'université de Berkeley, avec les plus hautes autorités en ce domaine.Fort de cette riche expérience, il s'emplova pendant plus de 25 ans à développer en laboratoire des normes de contrôle qui permettraient alors de lancer sur le marché un cidre de haute qualité.En 1967, Claude Lussier, natif de St-Antoine [TON Abbé et fils d'une famille de pommi- culteurs renommés, terminait ses études en administration et offrait a Fernand Dufour de reprendre avec lui les rênes de sa petite entreprise.En 1971, la vente du cidre était légalisée et Claude Lussier tondait Lubec Inc, aujourd\u2019hui la plus importante cidrerie au Canada, à l'emplacement même où Fernand Dufour avait mené ses travaux. La fabrication du cidre chez Lubec.De la période artisanale, où il fut longtemps relégué, le cidre en est aujourd'hui à la phase industrielle.Et si le mode de fabrication n'a guère changé, les méthodes, elles, ont été complètement révolutionnées et assujetties à un contrôle de qualité rigoureux.Chez Lubec, on sélectionne avec soin les meilleures pommes à cidre; on les presse, et on conduit la fermentation pendant environ 6 semaines dans des réservoirs en acier inoxydable.Ensuite, on fait vieillir le produit pendant 8 à 10 mois.Ainsi, depuis le mürissement de la pomme, on suit soigneusement l'évolution du cidre jusqu'à sa pleine maturité.Puis des spécialistes le dégustent, évaluant sa couleur, sa saveur, jugeant de sa constitution et appréciant sa finesse.De tels soins apportés à la fabrication de son cidre assurent la qualité supérieure des produits Lubec.e de chez nous.Le Saint Antoine-Abbé, le cidre à boire\u2026 et à manger.Le Saint Antoine-Abbé, servi tel quel ou en cocktail, en punch ou à table, est une boisson idéale en toute Germaine Gloutnez Soeur Berthe occasion.Et des expertes comme Madame Germaine Gloutnez et Soeur Berthe recommandent hautement le cidre comme boisson d'accompagnement d\u2019une foule de mets autant traditionnels que gastronomiques.La cuisine au cidre vous réserve également d'agréables surprises.Songez donc: pour apprêter nos bonnes vieilles recettes de chez nous, il nous fallait un crû bien de chez nous! Le Saint Antoine-Abbé, le cidre bon premier.La popularitédu Saint Antoine- Abbé n\u2019a fait que grandir depuis son avènement.C'est aujourd\u2019hui le cidre le plus vendu au Québec.Et pour cause! LeSaint Antoine-Abbés'est mérité, en 1974, la médaille d'or de la qualité dans la catégorie des pétillants secs.Selon l'opinion de Claude Lussier, président-fondateur de Lubec Inc.: \u2018Quand il s'agit de bien boire et de bien manger, iles Quebécois exigent ce qu'il y a de meilleur, et ils se trompent rarement sur la valeur d'un produit.Le cidre que nous fabriquons doit vraiment être d\u2019une haute qualité pour avoir su, en si peu de temps, conquérir une telle part du marché.\u201d Le cidre Saint Antoine-Abbé n\u2019a rien perdu de sa saveur du terroir qui faisait la joie de nos aieux; et gra- S DE y > = DE LA 3 >RODUITS © ALIMENTAIRES 11ERITÉ PAF CATÉESIP : ce aux techniques les plus modernes et les plus éprouvées, le Saint Antoi- ne-Abbé garantit l'excellence d'une qualité sans pareille.SAINT ANTOINE-ABBE Il est bon, il est bon premier.C'est un cidre Lubec gl = = 2) ot 3 > a $i li à ke ES na IA : ak fH : x : ; is = TEASE (4e te £ \u2014; i ed RE x ï ME | Lt) Im BR i] MT WoT.rs pein \u2014\u2014 mr rari fs Le, £ iiprg, lA WK A ef \u20ac mc qe À a A 3g vu \u2014\u2014 hi - pe: Pit 2d à 2 t oF Ga PA hs 04 pu A A -\u2014 ne.me CAL) = A ik SE.oo AE da ja.[x ne x + Yo dm 2 aa 8 7 5 \\ 2] Po.rr \u20ac =! i .F LÀ y) 3 5 0: TP À EE % yi FI ÿ j fi oN v.A = i ss,\" Le FIR ERIE 35 7 234 = af 4 Im #9 5 ee NN [EY ee x \u201c5 at Late pe - + 5, \u2014 YX } B\u2014 =O 4 So | bi sat 1 TN CX 25% Ty In HipY 0 +3 = dy sR | i k ro 4} \u2014 A ~ x sa, (à Ed oy Pr rat À a CE re CB | us Sed pe Es £5 aril = Ww: o td La ea \u2014- ett irre À Ig 7 = a Tg DE, t AVY pr.bi LA a y RE + LL a} 5 #.Ÿ DE, ES A Zine + un Ng UT à * ¥ yor Tai 4 a! We À 4 or Ç A a\" 9 3 a) x La à : Rh ri ei 2 a.= A % » 2 a % Ww £5 5 il a ; > Ki ly agg Ph By is + 7 Æl ® LA ye \u20ac I Ni se, $ mt] ri EAR ye 6 uk Ny 2 a pu 5 a PRE 25 - a o! >\u201d ve fm \u201c4 Le r.> 144 EL N > a \\ f So AL \u20180e FE A > $ Jo Ce 7/ 2 2 # 5 LA: Bonjour Andrée, bonjour Noël.ll y aura un an demain, vous célébriez votre mariage dans l\u2019église de Saint-Casimir.Il y avait beaucoup de monde, parents et amis.Il faisait beau, vous étiez heureux, c'était la fête.Nez fourré partout par métier et par amour des gens, j'y étais.Je ne vous connaissais pas.Je vous ai vus, Je vous ai trouvés beaux, vous et tout le monde, et je vous ai photographiés.M Vous avez bien voulu, pour votre premier anniversaire de mariage, Z4 que je publie ces photos dans Perspectives.Les voici.Vous revoici dans votre plus beau rôle.#4 Mon meilleur souvenir, mes voeux de bonheur bY a » » a - - et bien le bonjour à tout Saint-Casimir.Marc-André Gagné ar rend Repas délicieux, substantie! et vite préparé: consommé relevé de citron, sandwich au fromage et aux tomates et délice au chocolat et à la cannelle.SPECIAL JOURS CHAUDS Les jours chauds, combien en avons-nous dans une année?Trop peu, cela est certain, répondez-vous sans doute comme moi.Profitons-en donc le plus possible.11 faut, l'été, éviter les longues séances dans la cuisine.Il est de bons repas qui peuvent se préparer sans trop de temps et d'efforts.Servez, par exemple, une soupe, ce que j'appelle un sandwich-salade et un bon dessert.Les soupes que je vous propose ici ont comme base des soupes de conserve.Elles sont pourtant différentes.et délicieuses, bien sûr.Les sandwichs sont des plats de résistance car, je ne l\u2019oublie pas, le beau temps et l'exercice en plein air aiguisent l'appétit: même en été, de simples collations ne sauraient suffire.Et comme un repas ne saurait être complet sans dessert je vous offre aussi des plats sucrés.Voici donc des recettes simples.Combinez-les comme vous voudrez pour de vrais menus de jours chauds.76- 28 jun 1975 Recettes à la page 18 3 a = 2 ra | | 2 \u201cap TRE RABE v w HERE ET RI FECE DE COLLECTION © Ingénieux ce chandelier-bouillotte.Ce chandelier en étain qu'utilisaient nos ancêtres québécois pouvait également servir à tenir chaudes les boissons qu\u2019on plaçait sur le dessus des abat-jour, généralement dans des tasses.La mobilité de ces abat-jour, qu'on pouvait faire glisser à volonté le long de la tige de métal permettait un contrôle adéquat de la chaleur.Pourvu de qualités esthétiques certaines, cet objet constitue un bel exemple de la façon dont les Québécois d'autrefois savaient joindre l\u2019utile à l\u2019agréable.Ingénieux ce chandelier-bouillotte.C\u2019est Québécois.Tout comme la cigarette « La Québécoise » ® manufacturée pour la Société des Tabacs Laurentiens inc, à Louiseville, comté de Maskinongé, au Québec.En paquet long format de 25 ou régulier de 20 a ja ; = une présence qui s'affirme! Avis: Le ministère de la Santé nationale et du Bien-être social considère que le danger pour la santé croît avec l'usage.4 « Li Li LU + Quand les prospecteurs entendirent parler des premiéres découvertes d\u2019or à Rabbit Creek, on peut s'imaginer les fêtes qui s'ensuivirent.Et les produits Hudson\u2019s Bay étaient sûrement de la fête, puisque Hudson\u2019s Bay est de la fête au Canada depuis plus de 300 ans.C\u2019est à cette époque que nous avons appris à connaître les goûts des Canadiens.Aussi, nous offrons maintenant une gamme complète de spiritueux qui répondent aux goûts particuliers des gens d\u2019aujour- d\u2019hui: le gin et la vodka Hudson's Bay, et le scotch whisky Best Procurable.On a participé aux meilleures fétes du Canada.Pourquoi ne pas nous inviter aux votres?4 HÜDSONS EM Sat WHISKY } Budsons Bau \u201cOn est de la fete depuis 1670.18- 28 juin 1975 pee SPÉCIAL JOURS CHAUDS CONSOMMÉ RELEVÉ DE CITRON 2 boîtes de 10 onces de consommé de boeuf 2%: tasses d\u2019eau 1 cuil.à table de jus de citron 2 cuil.à thé de zeste de citron râpé Lamelles de citron Mettre dans une casserole le consommé, l\u2019eau, le jus et le zeste de citron.Chauffer et laisser mijoter 5 minutes.Mettre dans des chopes et couronner chacun d\u2019une lamelle de citron.(6 portions.) SOUPE AU BOEUF ET AU CARI 2 boîtes de 10 onces de bouillon de boeuf 242 tasses d\u2019eau 1 oignon moyen, tranché 1 grosse pomme, pelée, évidée et tranchée 1 cuil.à thé de poudre de cari 2 cuil.à table de jus de citron Mêler tous les ingrédients excepté le jus de citron et chauffer jusqu'à ébullition.Baisser le feu et laisser mijoter 20 minutes, à couvert.Verser dans le bocal d'un mélangeur électrique et faire tourner le mélange jusqu'à ce qu'il soit bien lisse.Remettre dans la casserole et chauffer jusqu'au point d\u2019ébullition.Ajouter le jus de citron.(6 portions) SANDWICHS AU FROMAGE ET AUX TOMATES 2 tasses de fromage a la pie (cottage cheese), en crème a tasse de carottes finement râpées Va de tasse de piment vert finement haché 2 cuil.à table de pimento de conserve, haché 1 cuil.à table d\u2019échalotes finement hachées Ya cuil.à thé de sel Ya de cuit.à thé de poivre Beurre ramolli 6 grosses tranches de pain de seigle Laitue 6 tranches de tomates, épaisses et plutôt grandes Sel Bien mêler, à la fourchette, le fromage, les carottes, le piment ven, le pimento, les échalotes, % cuil.à thé de sel et le poivre.Réfrigérer.Beurrer le pain, au moment de servir.Recouvrir toutes les tranches de pain de laitue.Saler légèrement les tranches de tomate et les déposer sur la laitue.Couronner chaque sandwich d'une grosse boule du fromage.Servir immédiatement, avec couteaux et fourchettes.(6 sandwichs ouverts) SANDWICHS AU FROMAGE ET AUX OEUFS Sel 1 gousse d'ail, épluchée et coupée en deux 8 oeufs durs % livre d\u2019un fromage fondu Y de tasse de chapelure fine 1 bocal de 4 onces de pimento, haché (environ Y tasse) Y tasse de légumes de conserve au vinaigre sucré, hachés Approximativement Y de tasse de mayonnaise Tranches de pain beurrées Saupoudrer légèrement de sel un bol moyen.Passer l'intérieur de la gousse d'ail dans le sel et en frotter ensuite tout l\u2019intérieur du bol.Jeter l'ait.Hacher les oeufs finement et les mettre dans le bol.Râper finement le fromage et l'ajouter aux oeufs ainsi que la chapelure, le pimento et les légumes au vinaigre.Ajouter de la mayonnaise, juste assez pour bien lier le mélange.Goûter et ajouter sel et poivre si cela est nécessaire.Habiller de papier ciré un moule en verre de 8% x 4% x 3 pouces.Y mettre le mélange en le tassant fermement.Couvrir de papier ciré ou de papier de cuisine transparent.Réfrigérer parfaitement.Couper en tranches épaisses et placer ces dernières entre des tranches de pain beurrées.(6 gros sandwichs ou 12 petits) Note: on peut, si on le préfère, servir ces tranches dans une assiette, comme une salade.re 4 AREA i cos LE 84 en Cre Cré té.le les d'a ma frig ga rar cré me \u2014 e en wv bol pusse suite fro- que yon- ir le poi- e en 5.Y rme- ) de rigé- acer ou ervir H À SAUCISSON DE BOLOGNE + \u2018 EAN + saa, a corms SANDWICHS AU 1 tasse de laitue iceberg, finement déchiquetée 6 onces de saucisson de Bologne, en dés minuscules Y tasse de châtaignes d\u2019eau, en dés Ya tasse de mayonnaise, du commerce 3 cuil.à table de relish sucrée, du commerce, bien égouttée 4 de cuil.à thé de sel Un peu de poivre 3 muffins anglais, fendus Beurre Bien mêler, à la fourchette, la laitue, le saucisson, les châtaignes, la mayonnaise, la relish, le sel et le poivre.Réfrigérer.Faire rôtir les moitiés de muffins, au moment de servir, et les beurrer.Couronner chacune d\u2019une épaisse couche du mélange au saucisson et servir immédiatement, avec couteaux et fourchettes.(6 sandwichs) DÉLICE AU CHOCOLAT ET A LA CANNELLE 2 tasses de crème double (35 p.c.) Y de tasse de sucre % cuil.à thé de cannelle 1 paquet de fines gaufrettes au chocolat (environ 45 gaufrettes) Battre la crème, à laquelle on ajoutera le sucre et la cannelle, jusqu'à ce qu'elle soit ferme.Mettre une partie de la crème (environ 1 pouce d'épaisseur), dans un plat de 1% pinte ou dans un bol de 6 tasses.Couper en deux suffisamment de gaufrettes pour en recouvrir les côtés du plat.Les mettre debout contre les parois, tout autour du plat, en les calant bien dans la crème pour qu\u2019elles tiennent en place.Mettre le reste de la crème dans le plat.Mettre de côté 6 gaufrettes.Mettre toutes les autres gaufrettes debout dans la crème, serrées les unes contre les autres.(Cela semble un grand nombre de gaufrettes dans peu de crème mais c'est bien ainsi.) Bien enfoncer les gaufrettes pour que la crème les recouvre.Egaliser alors la crème, à la surface du plat.Couper en deux les 6 gaufrettes mises de côté.Disposer les morceaux debout sur le plat, le côté rond en dessus, en les appuyant deux par deux les unes sur les autres.Couvrir le tout de papier d'aluminium et réfrigérer pendant au moins 12 heures.(La durée de la réfrigération est très importante.Les gaufrettes doivent avoir le temps de ramollir et de se fondre avec la crème.) Mettre dans de petits plats au moment de servir.(6 portions) CREME A LA MENTHE ET AUX POMMES 1 enveloppe de 2 onces de mélange pour garniture a dessert Essence de menthe Colorant végétal rouge 1 boite de 14 onces de compote de pommes (1% tasse) Brindilles de menthe (facultatif) Préparer la garniture selon les indications sur le paquet mais en omettant la vanille.Ajouter plutôt quelques gouttes d'essence de menthe et suffisamment de colorant pour donner au mélange une délicate teinte rose.Ajouter la compote, en mêlant délicatement.Mettre dans des coupes à sorbet et réfrigérer jusqu'au moment de servir.Couronner chaque coupe d'une brindille de menthe.(6 portions) TAPIOCA AUX FRUITS 1 oeuf, légèrement battu Ya de tasse de sucre Vs de cuil.à thé de sel 2% tasses de lait 3 cuil.à table de tapioca à cuisson rapide 1 cuil.à table de zeste d'orange râpé 1 boîte de 14 onces de salade de fruits, bien égouttée 6 cerises marasques, coupées en quatre Y cuil.à thé d'essence d\u2019amande V2 tasse de crème double (35 p.c.) Crème fouettée sucrée (facultatif) Mêler l'oeuf, le sucre, le sel, le lait et le tapioca, dans une casserole.Laisser reposer 5 minutes.Chauffer à feu moyen, en brassant constamment, jusqu'à pleine ébullition.Retirer du feu et ajouter le zeste d'orange, en brassant.Laisser refroidir.Ajouter la salade de fruits, les cerises et l'essence d'amande.Fouetter V2 tasse de crème, jusqu'à ce qu'elle soit bien ferme et l'ajouter au tapioca, en mêlant délicatement.Mettre dans des coupes à sorbet et bien réfrigérer.Servir, couronné de crème fouettée si on le désire.(6 portions)e i & > me résister! noix et arachides Planters : C&A 4, sont vraiment imssistibles! # Quand on commence a \u2018 Wig pe % À les manger.on ne peut plus Cota Ota Canc.- ad s'arrêter! eee TT E UNE OFFRE ALLÉCHANTE DE PLANTERS*: LE T-SHIRT M.PEANUT?Pour le recevoir.complétez ce bon de commande et faites-le parvenir, avec votre chèque ou mandat, à: Offre T-Shirt M.Peanut, C.P.6153, Ottawa, Canada.Nom Adresse App.Ville Prov.Adultes: $2 chacun Enfants: $1.50 chacun PM GG PMU 6 L'offre prend fin le 31 décembre 1975 ou lorsque le stock sera épuisé.Veuillez, s.v.p., allouer de 4 4 6 semaines pour la livraison.Indiquez la taille et la quantité désirées.| | | | | Lode postal oo | / fo\u2014\u2014\u2014\u2014 \u2014_\u2014\u2014\u2014 On n\u2019peut pas \u2014_ ema aa SY 20- 28 juin 1975 LE NOIR DES JOURS CHAUDS Le noir à toujours été une couleur solennelle, sérieuse, triste parfois.On y coupait les robes d'apparat, les costumes religieux et les habits de deuil.On en vétait parfois les petites filles, comme pour leur rappeler d'être sages.Mais c'était pour les envoyer en classe et jamais à l'heure des vacances.Les couleurs ont perdu leur valeur symbolique.Il serait faux de dire qu\u2019elles ne parlent plus, pourtant.Mais leur langage s\u2019est diversifié; leur rôle aussi, d'ailleurs.Une même couleur exprime la gaieté et la mélancolie, tait du sport ou va au théâtre, habille petits et grands, hommes et femmes.Si vous aimez le noir, ne vous en privez plus sous prétexte qu\u2019il fait soleil ou que vous ne pleurez personne.Le noir n'a pas que de la splendeur: il est aussi capable de fraîcheur et d'espièglerie.Il sait jouer, comme nos mannequins vous le prouvent ici.Et s\u2019il aime bien les couleurs vives, le blanc est son meilleur ami.Quelques modélistes, qui adorent le noir, en ont fait cet été des tenues pratiques et fort élégantes.Des tissus qui se lavent facilement et ont un aspect net et doux, des formes souples qui laissent bouger le corps avec aisance, des détails amusants.De vrais vêtements de femmes modernes. TET ES =] 7 UT A gauche, long tube rayé et courts manteaux de fin jersey, avec fleur rouge au dos, de la maison Vandy.Au centre, quelques éléments d'un jeu de vêtements de la modéliste Lillv Dee pour Boutique Aventure.Jupes et pantalons de différentes longueurs et chemisettes variées permettent des compositions intéressantes.Ci-dessus, des robes qui font double emploi : puisqu'elles se font parfois tuniques, comme ici.Modèles signés Hélène Lavigne pour La Source (en haut) et François Guenet pour Tweed sur des tricots de Favorite Knitwear.En page couverture, tenues fraiches.toutes belles et simples.De gauche à droite, Cole of California, Diane Von Furstenberg et Albert Nipon pour la maison Brodkin.PHOTOS MARC CRAMER PAR ISABELLE LEFRANÇOIS-PERSPECTIVES 28 juin 1975 -21 1 i Finis les car il tient ferme.et sont des pièges à miettes sont choses du passé avec le nouveau Super Corega qui tient ferme et plus longtemps.plus facilement, mais que vous désirez plus de sécurité, utilisez Corega ordinaire.il faut prendre les grands moyens! dentiers qui tiennent mal et deviennent des pièges à miettes.Voici un super adhésif pour prothèses dentaires, le nouveau Super Corega.Grâce à sa formule révolutionnaire de plastique il tient plus longtemps et plus fermement.Aucun aliment, aucune miette, ne peut se loger entre votre prothèse et votre gencive Désormais les dentiers qui tiennent mal Et si votre dentier tient Avec certaines prothèses, Régime Naran: la recette pour maigrir chez soi.Le régime Naran vous aidera à vous débarrasser de vos livres superflues de graisse, et ce sans que vous ayez à sortir de chez vous.Un tel régime est économique et aussi, facile à suivre.Rendez-vous d'abord à la pharmacie et demandez le régime amaigrissant Naran.Chaque emballage contient tous les détails; quant au mode d'emploi, il est clairement décrit sur l'étiquette.Vous n'avez qu'à verser la formule liquide dans un contenant d'une chopine, puis à ajouter du jus de pamplemousse Jusqu'à la pleine contenance, Deux cuillerées à soupe suffisent, deux fois par jour, selon vos besoins.Absorbez toutefois le supplément vitaminique Inclus et tenez-vous-en au régime alimentaire quotidien à faible teneur en calories.Quoi faire en \u2018 pays etranger?Un voyage c\u2019est une éducation, mais parfois le changement de régime entraîne, même ici au pays, une attaque de diarrhée.Préparez-vous à y remédier, et vite, avec l'Extrait de fraises des champs du Dr Fowler.I! apporte un soulagement doux et efficace aux enfants et aux adultes, À meme sans constiper.En voyage, à la Maison, faites-en provision.Ça marche! EXTRAIT DE FRAISES DES CHAMPS ou Dr FOWLER 22- 26 juin 1975 Dès le premier essai.vous saurez qu'il s'agit là de la meilleure façon, car la plus simple, de diminuer votre embonpoint et de vous redonner grâce et sveltesse.Cou, menton, bras, hanches, poitrine, moltets et chevilles reprendront bonne forme, par suite de la perte de poids excédentaire, et des pouces superflus de graisse.Si vous ne retirez pas entière satisfaction au premier essai, retournez-nous la boîte vide: nous vous la rembourserons.Optez donc pour la méthode facile que plusieurs personnes ont déjà expérimentée avec succès.Voyez vous-même avec quelle rapidité les boursouflures disparaitront et le regain de bien-être qui en naîtra.Vous retrouverez votre apparence de jeunesse, votre entrain et votre vivacité.PERSPECTIVES est publié chaque semaine par Perspectives Inc 231 rue Saint-lacques Montréal Président lean Robert Bélanger Vice-Président Roch Desjardins Secrétaire Paul-A.Audet Trésorier Charles d'Amour Directeur de la rédaction Pierre Gascon Les maux d\u2019Hercule Son Honneur Robert Bourassa.Premier minisse, Autel du Gouvernement, Québec.a/s de Guy Fournier Cher Premier minisse, Si je vous écris par la bouche du journalisse chronique Guy Fournier c'est parce que je conte sus lui pour corriger mon français qui est encore plus pauvre que moi.Comme mon père était habitant, j'écris pratiquement rien au son et si je mets la main à mon crillon, c\u2019est pour vous dire que pour un Premier minisse qu\u2019avait promis de créer ben des jobs, vous êtes en train de crisser dans la rue presquement tout le monde qui a pas trop d'instruction.Moé, par exemple, j'sus pas ben instruit mais heureusement la Providence m'a doté à ma naissance d'une force herculéenne (ça je sais comment que ça s\u2019écrit parce que mon pére s'appelait Hercule}.Rien que pour vous dire comment c\u2019est que j'étais quand j'étais petit, à onze ans, jpouvais lever la maîtresse d'école rien que d\u2019une main en autant que j\u2019y mette la main a la bonne plasse.J'ai lâché l'école quand que mossieu l\u2019inspecteur m\u2019a pogné à lever la maîtresse.Dans ce temps-là.j'savais pas comment infirouaper les inspecteurs.mais j'ai appris.Comme qu\u2019il y avait pas assez d\u2019ouvrage sus la terre, j'sus allé travailler en ville.Y m\u2019ont tout de suite engagé sus la construction.Dans mon meilleur temps, j'pouvais monter 61 briques rien que d\u2019une main.Faut dire que j'avais la main ben entraînée à cause de la maîtresse.On a beau dire, l\u2019école c\u2019est important.J'ai monté ben vite dans la construction.J'sus devenu délégué de chanquier pis j'ai gradué comme bras.Là, j'ai pris de la grosse expérience.Y en avait pas un comme moé pour jouer du batte, du tuyau et du deux-par-quatre.Au commencement, je travaillais à l\u2019heure, pis après j'ai décidé de faire ça à la job.Je chargeais au doigt, au pied et au bras.Même si tu fais des bargain, ¢a va vite en autant que tu frappes pas trop de menuisiers parce ceusse-là, y z'ont rarement leurs dix doigts.Comme sideline, je prêtais de l\u2019argent.À 10 par cent par semaine, ça va vite encore et je me sus acheté un truck pour transporter de la viande à Pépé Roni {j'pense que c\u2019était un Etalien).Astheur, j'sus barré partout à cause de vos polisses qui tapent toutes les lignes de téléphône.Quoi c\u2019est que vous voulez quand on n\u2019est pas instruit, faut ben téléphôner, on peut pas écrire.C\u2019est facile d\u2019être honnêtes quand qu\u2019on sait écrire.Moé, si je savais écrire, j'pourrais me partir une imprimerie, j'pourrais bâtir des grosses bâtisses (j'connais ça les chanquiers de construction) et pis les louer pour faire des bureaux de gouvernement.Si je pourrais écrire, je pourrais rentrer dans la fonction publique et faire du placement dans les chanquiers (une autre affaire que je connais).J'pourrais aussi draguer dans le fleuve parce que j'ai du bras.J\u2019pourrais être avécat aussi parce que je connais toutes les triques des gars croches.Une fois avôcat, on peut même se faire élire au gouvernement.Les élections, c\u2019est une autre affaire que je connais ben parce que j'ai oublié de vous dire que j'ai fait ben des élections à cause de mon bras.; Y a rien qu\u2019on peut pas faire quand qu\u2019on est instruit.Quand qu\u2019on a été à l\u2019école longtemps, on connait ben du monde qui sont instruits et qui ont des grosses jobs et quand qu\u2019on connaît tout le monde qu\u2019ont des grosses jobs, on peut brasser des grosses affaires.Si on n\u2019a pus d'autre choix que d\u2019être instruit et pis honnête, je vous annonce, son Honneur le Premier minisse, que je vas astheur retirer mon check d\u2019assurance- chômage et que je vas même être obligé de demander votre assistance sôciale.Je termine ici parce que là, j'ai le bras mort.Le garçon à Hercule. Cette année, goûtez les meilleures vacances de votre vie .A BON COMPTE! Ç Grâce au GUIDE COMPLET DU CAMPING ET DU CARAVANING AU CANADA Ce livre fascinant vous indiquera tout ce qu'il faut pour cela! Le Guide complet du camping et du caravaning au Canada vous montrera comment tirer le maximum de votre budget vacances sans réduire pour autant le bonheur de votre famille.Qu'il s'agisse de l'organisation d'une fin de semaine dans la nature ou de vacances entières en plein air, ce livre vous indiquera jusque dans les moindres détails comment procéder.NOUS SOMMES CERTAINS QUE VOUS VOUDREZ ACQUERIR CE LIVRE.DEMANDEZ VOTRE EXEMPLAIRE AUJOURD'HUI.Planifier votre voyage est plus amusant.Votre famille entière peut utiliser ce magnifique volume avant de préciser où aller, ce qu'il faut apporter et quoi faire une fois rendue à destination.Fini l'à-peu-près en matière de vacances! DES CENTAINES DE TUYAUX POUR PLANIFIER ECONOMIQUEMENT VOS VACANCES! Le Guide complet du camping et du caravaning au Canada est le livre le plus complet sur le camping jamais publié au Canada.Il traite de plus de 50 sujets sur le camping, groupés en neuf sections: e Planifier et organiser e Sécurité, habilité, e Le savoir-faire premiers soins, , , survie du campeur e Equipement de camping ,( Co e Survivre dans e Camping spécialisé la nature e Connaissances pratiques + Recettes de e Récréation en camping camping Htc JOUR AL DE BORD A: Le Guide complet du camping Veuillez m'expédier __ \u201cGuide du camping et du caravaning au C.P.1848 Canada à 56.95! exemplaire.Envoyez-moi également.GRATIS.le Piace d'Armes Journal de bord (un exemplaire est expédié avec chaque Guide.tant qu 1 M éal,Q H2Y 1M6 y en aura).S18 ne suis pas entièrement satisfait.je peux retourner le | ontréal, Québec Guide dans les 10 jours contre remboursement entier Le Journal de bord reste ma propriété quelle que soit ma décision CI Gheque ot mandat ci-inclus payable Portez a mon compte Chargex ou Master Charge No (plus lege aux Éditions Optimum (L'éditeur frais d'expedition) a roro Nom Adresse App.A Ville Prov.Code pr DÉLAI DE LIVRAISON DE 3 SEMAINES.P 48 0652 \u201cAP PP ©» « bd GA 3 i # Ce * E+ | Er.= 8 0 ay 3 EN 2 Fe = CR A IA LAN oF 3 a a.5 9 #23 $ wid, > LÉ ad iz pk i 27 wy = 4e dan cé A A SEE PRS i = \"2 a A Oo oh di = x ey ÿ + es % A 5 ne PE G et = i ; ST a » gt LA se ha = ie IE TE 4 52 an 3 Zi: 5 4, 2 0 = t 4 ï 3h |, # a = a ge 3 35 w A ; 7, x T2 2 ST Pad a wet bo \u201cÀ rd a Ad Jr y ÿ / a
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