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Titre :
Perspectives
Éditeur :
  • [Montréal, Québec] :[Perspectives],1959-1982
Contenu spécifique :
samedi 6 mars 1976
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
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Perspectives, 1976-03-06, Collections de BAnQ.

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PHOTOS DENIS PLAIN \u2014 PERSPECTIVES Etapes d\u2019un examen ophtalmologique: de g.à dr, observation des veux du patient au biomicroscope par le spécialisteet évaluation des lunettes au lensomètre par la technicienne.Ci-dessous, le Dr Arthur Labelle est entouré de son équipe, de g.à dr.Linda Travis, secrétaire-technicienne, Lise Talbot et Jean-René Alarie, infirmiers, au cours de leur passage à Mont-Laurier.SON SER VIE D EE EE ET SU 2- 6 mars 1976 DSP MÉDECINS.DE TOURNEE POUR DÉPISTER LES MALADIES DES YEUX, UNE VINGTAINE D'OPHTALMOLOGISTES PARCOURENT EN ROULOTTE L'ARRIÈRE -PAYS QUÉBÉCOIS Een PAR CELINE LEGARE PERSPECTIVES Au volant de sa vaste roulotte, Lise Talbot paraissait encore plus menue que nature.Sur l'autoroute des Lauren- tides, encore silencieuse dans le petit M matin d'automne, elle n'allait pas à la recherche d\u2019un coiri de la montagne à son plus beau, pour quelques jours de plein air.Son camping était d'une autre sorte.Dans ses précieux bagages, elle traînait un équipement d\u2019ophtalmologie et des médicaments qui À coûtent près de 25 000 dollars.Sa Eÿ destination: l'hôpital Notre-Dame-de- à Sainte-Croix, à Mont-Laurtet.Lise allait rejoindre les docteurs Arthur Labelle et Robert Polomeno, deux spécialistes qui avaient quitté pour une semaine leur cabinet de consultation à Montréal.Pendant quinse jours, à tour de rôle, ils examinaient 200 patients venus de 70 milles a la ronde Ces patients affluent la, recommandés par les omnipraticiens de la i région qui détectent une tumeur, soupçonnent une cataracte, ou ils y sont référés parce qu'ils se plaignent que leur vue a baissé très rapidement depuis un an Des mères y conduisent leur petit dernier affligé de strabisme parce que l'infirmière de l'Unité sanitaire leur a dit qu\u2019il fallait absolument le traiter avant l'âge de six ans.Comme tous les petits centres de RE l\u2019arrière-pays, Mont-Laurier n'a pas ax =r d'ophtalmologiste.Sur les 185 spécia- a.listes des maladies de la vue qui exercent dans la province, 130 se concentrent à Montréal et à Québec.Les autres se répartissent dans les métropoles régionales, Chicoutimi, Trois-Rivières, Sherbrooke ou Rimous- kt et quelques villes qui possèdent un hôpital, puisque la chirurgie constitue 20 p.c.du travail en ophtalmologie.Aussi, lorsque la clinique ophtalmologique mobile s\u2018y annonce, cela se e sait dans les vallées.Comme cela se sait à Amos, à Chibougamau, à Sainte- Anne-des-Monts, à Amqui, parce qu\u2019un excellent programme de liaison est établi entre les centres visités et le Service de prévention de la cécité, à l\u2019Institut national canadien pour les aveugles.C\u2019est l'Institut, en effet, qui a mis sur pied ce centre de soins ophtalmologiques sur roues.Et il faut savoir, pour rendre honnêtement à César la générosité qui lui appartient, que ce sont deux clubs Lion de l'Ontario, ceux de Weston et de Parkdale, qui ont offert la roulotte aux Québécois.Toute équipée, la roulotte représentait un somptueux cadeau de 32500 dollars il v a cing ans.Les Clubs Lion de Québec \u2014 2 500 membres \u2014 qui consacrent leurs dons aux organismes voués à la préservation de la vue, continuent désormais de subventionner la clinique.Mont-Laurier constituait la dernière étape de l'itinéraire de 1975 alors que la caravane s'est arrêtée dans 17 petites villes québécoises égrenées de la Gaspésie au Lac-Saint-Jean, de I'Abitibi aux îles de la Madeleine.Le 17 mai prochain, la caravane recommencera a Grande-Vallée 22 semaines d'un long voyage d\u2019examens, de diagnostics, de soins, de petite chirurgie.Quelque 4 000 milles que Lise fera franchir à \u201csa\u201d roulotte Car Lise n'est pas seulement infirmière dans ce cabinet de consultation itinérant.Elle est la responsable du service de prévention de la cécité à I'ILN.CA.et, depuis Ian dernier, elle est devenue chauffeur.Le budget de l'entreprise s'en trouve allégé de 3 000 dollars.Un.évangélique esprit de frugalité règne au sein de l\u2019équipe.Cette équipe est sous la direction médicale du Dr Sean Murphy, titulaire de la chaire d\u2019ophtalmologie à McGill, mais le Dr Arthur Labeile, professeur d'ophtalmologie attaché à l'Hôtel- Dieu de Montréal, coordonne l'entreprise.Ce projet qu\u2019il caressait depuis 1961 a mis onze ans à se réaliser! \u201cCa n\u2019a pas été facile, relate le Dr Labelle.|! fallait convaincre les responsables qui se sont succédé aux Affaires sociales qu'une meilleure distribution des soins médicaux sur un immense territoire comme le nôtre passait idéalement par ce genre d'initiative.\u201d Quand elle se heurte a la lourdeur de l'appareil bureaucratique, à la nécessité de soumettre moult plans détaillés en trois copies à des ministères qui changent de politique quand changent les gouvernements, l\u2019initiative peut avorter.Le Dr Labelle et son équipe à l\u2019Institut des aveugles, M.Lioyd Mc- Clintock en tête, furent tenaces.Ils ne pouvaient se résoudre à ne rien faire.M.McClintock avait des raisons personnelles pour vouloir agir.À onze ans, il a perdu la vue accidentellement, en jouant sur les voies ferrées de Shipshaw.Il est devenu avocat, il s'est marié, il s'est adapté à tout sauf à n'avoir jamais vu le visage de ses deux filles: elles ont 20 et 23 ans aujour- d'hui.Non, ni M.McClintock, ni le Dr Labelle ne pouvaient se résoudre à dire: \u201cTant pis pour les cataractes, les tumeurs, les décollements de rétine qui ne seront jamais soignés!\u201d Chiffres en main, ils nous apprennent que chaque jour, au Canada, 5 à 6 personnes deviennent aveugles, 40 p.c.de ces malheureux le deviennent par négligence, par ignorance, par imprudence.\u201cPensez à l\u2019effet que peut avoir dans vos yeux le produit qui décrasse le four en une demi-heure et que des ménagères se vaporisent sur le visage sans prendre garde.Que d\u2019ouvriers soudeurs laissent leur masque à côté d'eux sous prétexte que cela les gêne! H est plus génant de sombrer dans une nuit définitive\u201d, fait remarquer le Dr Labelle.Et M.McClintock de renchérir, se rappelant la tragédie de son enfance: \u201cOn donne aux enfants des fusils à air, des pétards, sans se soucier qu'on les expose à perdre la vue.Sait-on que chaque année, 35 petits gars perdent un oeil en jouant au hockey?Comme si les visières, les masques n\u2019existaient pas! Comme si les yeux se remplaçaient de la même manière que des lunettes que l'on casse!\u201d Non, les yeux ne se remplacent pas.Il y a bien 33 000 Canadiens qui ont Suite page 4 6 mars 1976 -3 donné leurs yeux pour que d'autres aveugles voient, mais ce sera à leur mort et seulement si un parent, à leur chevet, prend soin de prévenir pour qu\u2019on fasse le prélèvement dans les délais utiles, soit cinq heures après le dernier souffle.Cette réserve hypothétique n'empêche d'ailleurs pas qu\u2019actuellement près de 300 aveugles tâtonnent toujours, sur la route de leur existence, attendant la greffe de la cornée qui les rendra à la beauté des choses.En outre, la greffe de la cornée représente la guérison pour 20 p.c.seulement des cas de cécité.Le Dr Labelle revient à son projet et à ses problèmes de trésorerie.La clinique a pu démarrer avec la générosité privée.En possession de la roulotte des clubs Lion ontariens, l'équipe de consultation en ophtalmologie était assurée de l'appui financier des clubs québécois: 15 000 dollars par an.Ce n\u2019est pas mince.Des sociétés pharmaceutiques donnaient les médicaments.C\u2019est toujours ça de pris.Mais à parcourir la province, à payer une infirmière, une assistante-secrétaire, à défrayer leurs repas, leur note d'hôte! et l\u2019entretien du véhicule \u2014 rien que la facture de l\u2019essence coûte 2 000 dollars \u2014 le budget atteignait les 28 000 dollars.Le ministère des Affaires sociales ne pouvait faire moins que de combler la différence entre le don et le coût total en versant 13 000 dollars à l'EIN CA.Ce qui demeure modeste pour un service d'une telle ampleur.Le service ne pouvait être assuré toutefois sans la collaboration des ophtalmologistes eux-mêmes.Volontariat rétribué, bien sûr.À raison de 12.50 dollars l'exament complet qui prend 30 minutes.Nous sommes à l'époque de la médecine chronométrée.Au rythme où affluent les patients, près de cent par semaine, la bonne action du médecin n\u2019est pas gratuite Pourtant, le Dr Labelle, secré- tarre des ophtalmologistes de la province, qui connaît ses gens et possède de l\u2019entregent, doit déployer de la persuasion auprès de ses confrères pour en convaincre une vingtaine de consacrer une semaine de leur pratique à secourir des Québécois en grand besoin de traitements.Chaque année, il commence sa campagne de recrutement pendant les Fêtes, \u2018quand les hommes ont le coeur sur la main et de la bonne volonté plein la tête\u201d, dit-il en riant.A ses confrères, il vante même les agréments possibles d\u2019un petit voyage de pêche ou d'une rapide excursion de chasse.Le travail et le plaisir ne sont pas nécessairement incompatibles.\u201cUne semaine en province, auprès d\u2019une clientèle différente de celle du cabinet privé, représente un intérêt professionnel certain\u201d, souligne sérieusement le Dr Labelle.Au cours de ses voyages en province il a lui-même pu observer des pathologies régionales qui ont contribué à enrichir son enseignement et son expérience clinique.Ainsi, c\u2019est à cause du vent qui, sans cesse, soulève les sables de leurs dunes que les Madelinots sont affligés beaucoup plus qu'ailleurs de kératite.Chez les Indiens de Mistassini, il a découvert de nombreux cas de pterygion.Dans certains patelins de la Gaspésie, la consanguinité a favorisé le glaucome héréditaire.Quand cela est possible, tous ces patients sont traités dans leur région et l\u2019on confie leur dossier à leur médecin ou à leur service de santé.Dans les cas graves, ils doivent être hospitalisés dans la grande ville, à Québec ou à Montréal.\u201cL'ophtalmologiste en tournée n'opère pas sur place, sauf s\u2019il s\u2019agit d'interventions tout à fait mineures, puisque l\u2019itinérance ne lui permet pas de suivre le patient et que des complications post-opératoires sont toujours possibles\u201d, signale le Dr Labelle Travail de dépistage et de diagnos- uc surtout que le sien mais aussi travail de prévention et d'enseignement Pendant leur service en province, les ophtalmologistes de l\u2019équipe donnent \u2018en effet, un soir de la semaine, un cours jugé éminemment utile au personnel de la santé d'une région, de l'infirmière au médecin de famille, en passant par l'optométriste.En mesurant l\u2019acuité visuelle d\u2019un client, celui-ci peut, en effet, reconnaître certains troubles qui relèvent de l\u2019ophtalmologie et que des lunettes ne corrigeront pas.Chaque année.le cours porte sur un thème précis.L'an dernier, le Dr Labelle et ses collaborateurs abordaient les cas d'urgence en ophtalmologie.Au cours de la prochaine saison, ils parleront des maladies dont le symptôme se signale par \u201cles yeux rouges\u201d Non moins utile est la Causerie sur les aspects préventifs de la santé des veux que donne pendant ce temps l'infirmière de l\u2019équipe au public en général et que les populations éloignées semblent apprécier.La clinique ophtalmologique mobile, mise sur pied par l'I.N.C.A., date de quatre ans.Elle n\u2019a pas inspiré d\u2019autres initiatives du même genre.Seul, un bateau du Centre hospitalier de l\u2019université Laval (C.H.U.L.) festonne la Côte Nord, et son personnel dispense des soins aux Québécois de cette lointaine région, de Mingan à Blanc- Sablon, de Havre-Saint-Pierre à Na- tashquan L'on rêve à ce que pourraient accomplir, pour les patientes négligées des régions excentriques, une équipe de gynécologues qui, en alternance, parcourraient la province, suivant l'exemple des ophtalmologistes.Selon le Dr Labelle, un bon nombre de spécialités, de la pédiatrie à la dermatologie, se prêtent à cette formule.Les spécialistes\\ne peuvent et ne souhaitent vivre que dans les grands centres.Praticiens d'une profession libérale, ils répugnent, bien sûr, à une forme de conscription par l'Etat de leurs services en régions éloignées, conscription dont on discute présentement pour les omnipraticiens.lis ne déploient guère d'imagination toutefois à organiser la décentralisation de leurs soins médicaux.Et pourtant, cette décentralisation est nécessaire si les soins spécialisés ne doivent pas demeurer un luxe de citadins ou de provinciaux nantis.Et pourtant, cette décentralisation est Justice si l\u2019on se rappelle que, pour ces soins-là, tous les citoyens paient le même prix, qu\u2019ils habitent les villes ou les campagnes.e à Deux membres du club des Lions sans lequel la roulotte j ne roulerait pas, souhaitent bon voyage\u201d à Lise Talbot; d ce sont MM.Karl Lorenz (au centre) et Frank Fairhurst, gouverneur et ex-gouverneur du district A8 des Lions.Ci-contre, une maman et sa fillette devant l'alphabet toutes grosseurs que l'enfant tente de lire.4.6 mars 1976 A [x Vin ! ate T Ad ol bn v A AP ms $ 7 ul 4: \u20ac @> od 6.y 44 IK 2X ?) ec 4 # 1d 13 is .RY te v3 ce 4 \u201d gt oh J #-% = i 1 A, '.+ vk rd 3) \\} 5 dev * 8 a _E} Tn, Ja raser: 3 rt: Poo > : CS M ted me x # à -# es pu 24 < 3 TEP.ga = RE | rh ir 3 st 2 4 of = = sm J A om I .=o iy qe > Hem + ATE wk ho tt a 2 ¥ 43 I.aN op ca Sy ra 1; = Lo en, à » Pn FT; HY \u2014- 2 2 pi La AM 8 5 RS > \u201c2 sa\u201d es 7 heh Ee Wd a Br à od 1 mr A) Ww = an SE D ha & Fs + Fe w PE 2 J Pi +5 3 hd Ye Fl i & A 3 x rr fain 5 hale hiss des Pa i Santé et Bien- être social Canada considère que le danger pour la santé croit avec usa ge\u2014é viter d'inhaler.Moyenne par cigarette\u2014Format régulier: \u201cgoudron\u201d 14 mg, nicotine 1.0 mg.King Size: \u201cgoudron\u201d 19 mg, nicotine 1.3 mg. CES} CHANTEUSESF pt DACADIE} PAR MARIE-ODILE VEZINA EDITH BUTLER: POUR ME DECOUVRIR, IL A FALLU QUE JE PARTE.\u2018Je suis très attachée à mon peuple.Non par nationalisme mais parce qu'il m'a permis de me trouver Quand j'ai pris conscience de moi, quand je me suis demandé qui j'étais, d'où je venais, j'ai découvert l\u2019Acadie.\u201d Edith Butler est grande.Elle dégage une telle impression de solidité et de paix qu'elle paraît immense.Quand elle parle, tout son corps ondule comme si elle était une vague.Ses longs bras s\u2019envolent au-dessus de sa tête, ses jambes se plient et se déplient sans arrêt et ses yeux vous transpercent, peut-être pour mieux capter l'attention.Car elle a des choses importantes à dire, Edith Butler, pour peu qu\u2019on veuille bien les lui demander.\u201cPour découvrir l\u2019Acadie et me découvrir moi-même, il a fallu que je parte de là-bas, que je m'éloigne.Je suis venue au Québec poursuivre mes études à l\u2019université Laval Je pensais que la vie au Québec ou en Acadie, c'était la même chose puisque c'était le même pays, puisque c\u2019était [la même langue.Eh bien, ce n'était pas vrai! Au contraire, c\u2019était tellement différent que c'est peut-être cela qui a déclenché cette crise d'interrogation chez moi.Le premier contact avec le Québec a encore accentué mon problème de savoir qui j'étais.Quand tu es à la recherche de toi-même, ton point de départ c'est d'abord de te situer par rapport à un lieu, par rapport à l'endroit où tu as toujours vécu.Alors, ce que j'ai découvert en premier lieu, c'est que j'étais Acadienne.Mais ça voulait dire quoi être Acadienne?L'Acadie, c'est un pays en perdition; un pays qui n\u2019est même pas situé, qui n\u2019a pas de limite, pas de frontière, pas de statut propre.Un pays voué à l'échec J'ai découvert que c'était un paradoxe, l\u2019Acadie.On m'\u2018a parlé de culture acadienne.Je me suis dit: bon, je suis de culture acadienne et pourtant me voilà prise avec un nom comme Butler! Cette crise de conscience-là m'a aidée à me définir face à mon coin de pays, face à ma langue.Une fois que j'ai eu réglé ce côté-là, j'ai fait le point sur moi-même en tant qu'\u2019individu.Quand l'Homme, avec un grand H, s\u2019est trouvé par rapport à son pays, il peut atteindre l\u2019universel.\u2014 Mais alors, pourquoi chanter l\u2019Acadie?\u2014 Ah! ça, c\u2019est une autre question! D'abord, je ne chante pas que l\u2019Acadie.La moitié de ce que je fais vient du folklore acadien.Personnellement, j'aime beaucoup le folklore.J'ai d'ailleurs fait des études universitaires sur le sujet, bien que je sois également diplômée en lettres.Le folklore, c\u2019est ce qui témoigne le mieux de la culture d'un peuple, de son histoire.Mais, que ce soit au Japon, en Acadie, en Bretagne, la base du folklore reste la même.C'est toujours l'homme qui verbalise sa recherche du bonheur.Dans tous les folkiores du monde on retrouve les mêmes thèmes, les mêmes éléments: le Prince charmant, le roi, la belle princesse, le dragon, la sorcière.Ce qui caractérise le folklore d\u2019un pays, c'est à la fois le langage, le rythme et l'esprit.11 y a un folklore acadien.Il est très riche.Ce qui le différencie du folklore québécois c\u2019est qu'il est plus mélodieux.Pour moi, le passé dans une vie c'est très important.Si tu rejetes ton passé, tu ne peux pas avancer.En tant que chanteuse, j'essaie de concilier le passé et le présent avec harmonie.C'est pour cela que je chante l\u2019Acadie.L'Acadie, c'est mon passé; mon passé, c\u2019est Paquetville où je suis née.Je ne peux pas le nier.De plus, le folklore acadien est beau et j'ai le goût de le faire connaître au monde.\u2014 Vous dites que vous êtes passée à un plan plus universel.Vous ne vous considèérez plus Acadienne?\u2014 Oui et non.C'est sûr que, depuis que j'ai réglé mon problème d'identité vis-à-vis de mon pays, je me sens moins engluée Peut-être bien que maintenant je me préoccupe davantage des problèmes de l'homme en général que du problème acadien.Seulement, je pense que tout ça se rejoint.Tiens, au moment où j'ai commencé à me sentir totalement bien dans ma peau au Québec parce que je m'étais découverte, il a fallu que j'accepte qu'on m'appelle l\u2019'Acadienne, qu\u2019on m'identifie comme telle.\u2014 Alors, les gens de là-bas vous ont perdue; c'est dommage pour eux.\u2014 Oui et non.C'est comme des parents qui refuseraient que leur enfant s\u2019en aille vivre sa vie.|! faut sortir d'une situation pour arriver à bien la traduire.C\u2019est d'ailleurs ce qu'on se disait, Antonine Maillet et moi, l\u2019autre jour Probablement que, si elle était restée là-bas, personne n'aurait connu la Sagouine ni les autres personnages qu\u2019elle à su rendre et qui ont si typiques de l'Acadie.Pour moi, c\u2019est la même chose.Je n'aurais pu chanter le folklore acadien a des gens qui ne le connaissaient pas.Les Acadiens connaissent leur folklore, eux.En outre, une chanteuse a du mal à faire carrière chez nous.C\u2018est surtout l'artisanat qui a un certain succès.Vous voyez, j'ai découvert quelque chose de très important en Acadie, mais après en être sortie.Ma découverte globale n'est sans doute pas terminée au niveau de l\u2019Acadie mais, par rapport à moi, elle l\u2019est.Seulement, j'ai entraîné le public dans une aventure.Moi, j'ai peut-être fini de découvrir I'Acadie mais lui, à travers ce que je chante, il commence à peine.Si je laissais maintenant le folklore acadien pour des chansons plus recherchées, sous prétexte que mes préoccupations sont devenues plus universelles, eh bien, je n'aurais pas été au bout de ce que j'ai commencé! Le public, il faut qu'il complète sa connaissance de l'Acadie à travers moi.\u2014 Et quand ce sera fait, que se passera-t-il?\u2014 Je ne sais pas.C\u2019est ce que je vais découvrir en moi qui me guidera.Qu'est-ce que je ferai dans un an, deux ans, je l\u2019ignore.Tout ce que je sais, c\u2019est que je vais trouver les réponses là, en dedans.C\u2019est très important pour mon avenir.J'ai d'autres portes à ouvrir, c\u2019est certain.Et je sens que je me dirige vers ça.Il n\u2019y a pas 6- 6 mars 1976 Suite page 8 RO SE PS a EE \u201cI UN TRÉPLIQUE FIDÈLE DE L'ORIGINAIS CONSERVE AU MUSEE LOGIE DE MEXICO X- 4 BR US pour que chaque jour soit pour vous un jour de chance! Ce splendide pendentif fini à la main et de tirage limité reproduit dans toute son authenticité le calendrier solaire des Aztèques.Les figures symboliques sont finement ciselées, plaquées or et incrustées de simili-diamants.Le bijou en compte plus d'une quarantaine choisis avec soin pour leur éclat et leur teinte.aE Re Ce luxueux pendentif est une reproduction autorisée de lorigi- FINEMENT CISELE, PLAQUE OR, INCRUSTE nal qui est conservé au Musée d\u2019 Anthropologie de Mexico.Se- DE SIMILI-DIAMANTS, CHAÎNE À lon la tradition aztèque, le soleil est source de toute forme de DOUBLES MAILLONS.vie.Le calendrier solaire constituait donc pour les Aztèques un _ porte-bonheur qu\u2019on ne quittait jamais.7 -\u2014-\u2014- SA ARGENT Sea TIE fmm mmo , Ce chef-d'oeuvre d'orfèvrerie complétera avec élégance tant la tenue de ville que la tenue de soirée.Il vous est livré avec une chaîne à doubles maillons de 24\u201d de long, dans une jolie boîte cadeau.À $10.00, jamais offre aussi alléchante ne vous aura été faite.Commandez le vôtre dès aujourd\u2019hui! av [I 1 TED canapa LTEE Case Postale 1000, Dépt.A-458, Montréal-Nord, Québec H1H 5M9 Veuillez m'expédier dans les meilleurs délais.pendentif(s) \u201cCalendrier solaire aztèque\u201d à $10.00 chacun plus 70\u20ac de frais d'envoi et 86\u20ac de taxe de vente provinciale.TOTAL: $11.56.| | | I ! ! I | I | I | ! D Epargnez: commandez-en une paire a $19.00 plus 95¢ de frais | I | | ! | | ! | ! | | | d'envoi, et $1.60 de taxe de vente provinciale.TOTAL: $21.55.(En lettres moulées) av LE LES CANADA LTEE NOM Case Postale 1000, Dépt.A-458, Montréal-Nord, Qué.H1H 5M9 ADRESSE Commandes téléphoniques acceptées VILLE S.V.P.INCLURE DEPOT DE $1.00 de 8h30 3383 du lun au vendre PROVINCE :(514)- .AVEC COMMANDES C.0.D.Appels a frais virés non acceptes.F CODE POSTAL \u2014_\u2014 6 mars 1976 - 7 8- 6 mars 1976 frp pm WR mere rp eee L\u2019une ou l\u2019autre, peu importe.Jouez gagnant! C'est facile, grâce au revêtement d\u2019aluminium Reynolds.Beau et durable, il réduit l'entretien d'une maison au minimum durant nombre d'années et élimine les travaux périodiques de peinture, puisque ce revêtement ne cloque ni ne s\u2019écaille.De plus, le revêtement Reynolds s'harmonise parfaitement avec le décor et les autres matériaux de construction.Choisissez les couleurs séchées au four, inaltérables, selon votre personnalité et vos goûts.Le revêtement d'aluminium Reynolds est beau .fonctionnel.Des volets pour de \u201cbeaux yeux\".Les fenêtres sont les \u201cyeux\u201d d'une maison, Pourquoi ne pas les embellir avec les volets d'aluminium Reynolds.[Is se posent en quelques minutes, mais ajoutent à votre maison un cachet pour des années à venir.Les gouttières rouillent?les débords de toit s\u2019écaillent?La pluie et l\u2019humidité sont des sources d\u2019ennuis.Si c'est votre cas, songez aux gouttières, aux soffites et aux bordures de toit en aluminium de Reynolds.Pour en savoir plus long, sans obligation de votre part, écrivez au Service de publicité du bureau de votre région pour obtenir la documentation nécessaire.Le plaisir sera pour nous.it = es SOCIÉTÉ d'ALUMINIUM REYNOLDS (CANADA) LIMITÉE.- .et pourtant il est pe pe a we men mH pees EDITH BUTLER de problème.J'avance selon mon rythme, Je ne précipite pas les événements.\u2014 Mais vous voulez continuer à chanter?\u2014 J'aimerais bien.En fait, ça fait très longtemps que je chante.J'ai commencé en amateur en 1962.|| est vrai que j'ai également enseigné pendant deux ans.Professionnellement, je chante depuis dix ans, Il ne faut pas croire que c\u2019est venu tout seul comme ça, tout à coup.J'ai beaucoup travaillé avant d\u2019être hissée au rang de chansionnier populaire.De 1962 à 1967, j'ai surtout chanté à l\u2019occasion de festivals.Festivals de la fraise, festivals du homard.(Rire).J'ai également faut beaucoup de télévision à Halifax.En 1967, j'ai quitté l\u2019Acadie, je l'ai dit, pour aller étudier à Québec.Tout en étudiant, j'ai continué à chanter.J'ai travaillé dans les petites boîtes à chansons de la région de Québec.J'ai chanté à la télévision.Enfin, je me débrouillais, quoi! La chanson me permettait déjà de vivre Peut-être pas de vivre grassement, mais ce que je gagnais me suffisait \u2014 Comment votre carrière a-t-elle vraiment démarré?\u2014 Mon premier vrai engagernent régulier, je l'ai eu à l'occasion de l'exposition universelle du Japon à Osaka.J'ai été engagée pour six Mois au pavillon du Canada.C'est là que jal su ce que ça voulait dire, donner trois spectacles par jour dans un pays qu'on ne connaît pas, devant des gens qui ne comprennent pas un mot de ce que vous dites.Même si je suis rentrée à Montréal complètement vidée, Osaka a été pour moi une expérience très enrichissante.C\u2019est là-bas que j'ai connu les gens du milieu du spectacle d'ici.Les artistes québécois comme Ferland, Vigneault et tous les autres grands noms sont venus chanter pendant que j'y étais.Je les ai tous vus puisque je suis restée à Osaka tout le temps de l\u2019expositton.Quand je suis rentrée, j'ai soufflé un peu.J'ai pris une petite retraite, comme on dit dans le métier.Puis, finalement, j'ai signé un contrat avec une compagnie de disques importante.Après quoi J'ai pris un agent pour qu\u2019il s'occupe de ma Carrière \u2014 C'est très important pour un artiste d'avoir son imprésario?\u2014 S'il veut être connu du public, oui.Autrement, un artiste peut chanter toute sa VIe, CINQ sOIrs par semaine, et rester un parfait \u2018inconnu.Je connais une chanteuse qui à plus de quarante-cing ans et qui chante depuis vingt ans dans tous les pays du monde.Hle n'arrête jamais de travailler et, pourtant, personne ne la connait.Hie passe sa vie a voyager.Une semaine ici, trois jours là Quand j'ai pris un agent, mol, C'est parce que j'étais vraiment fatiguée de voyager.Quand tu n\u2019as pas d'agent, tu vis continuellement sous tension.Il faut que tu restes près du téléphone si tu ne veux pas manquer d'engagements, et puis, dans la majorité des cas, tu te tais exploiter par ceux-là mêmes qui t'engagent.On t'appelle, on te dit que ça serait \"l'fun\u201d si tu venais chanter à telle place mais qu'ils n'ont pas beaucoup d'argent, Toi, tu les trouves bien sympathiques, t'acceptes d'y aller pour cinquante dollars et tu apprends, quelques jours après, que Vigneault y est allé et qu'on lui a donné trois mille dollars! Avec un agent, tu n'as rien à craindre Il sait combien les salles contiennent de places et combien demander par rapport aux recettes possibles Maintenant, si je ne gagne pas encore trois mille dollars, du moins je n'en gagne plus cinquante! .\u2014 \u2018Prendre un imprésario, est-ce que cela ne signifie pas qu\u2019on accepte d'entrer dans l'industrie du spectacle avec tout ce que cela comporte de concessions à taire?\u2014 C'est vrai que le monde du spectacle c\u2019est un peu la jungle mais, des concessions, tu peux réussir à ne pas en faire.Moi, je n\u2019en fais pas, en tout cas.|| faut dire que mon agent, Lise Aubut, s'arrange pour que je n'aie pas à en faire.Flle travaille d\u2019une façon qui lui est bien particulière.Premièrement, elle ne s'occupe que de trois artistes, si bien qu'elle connaît ses gens.Et puis, elle ne passe pas son temps à courir après les journalistes, à demander des interviews, à envoyer des communiqués pour dire que j'ai fait ceci ou cela.On sait que j'existe.Tout le monde a eu l'occasion de m'entendre au moins une fois à la radio On m'aime ou on ne m'aime pas.Je ne vois pas pourquoi je commencerais à m\u2019empoisonner la vie en entrant dans le jeu, en cautionnant la loi de la jungle alors que je réussis d'une façon qui me satisfait selon notre méthode.\u2014 Pour un artiste, c\u2019est important d'être connu?\u2014 Oui, dans le sens que ça facilite le travail.Cela devient moins compliqué de faire passer ce que tu as a faire passer.Quand les gens te connaissent, ils viennent te voir pour t'écouter.Et quand on t'écoute, c\u2019est pas mal moins fatigant.En plus, quand t'es connu, tu peux te permettre de faire ce qui te plaît.\u2014 Est-ce que vous fréquentez la colonie artistique?\u2014 (Rire) Non, surtout pas! D'ailleurs, je suis une grande solitaire.Je suis propriétaire.J'ai une Île à moi où je vais l'été.J'y vais toujours pour au moins trois semaines et là je redeviens végétarienne, je fais du yoga, je fais mes prières, car je suis très croyante.Je fais un retour aux sources, dans mon île.Pour me désintoxiquer.Pendant l'année, je ne vis pas toujours aussi bien.H faudrait que j'aie la volonté de le faire mais, quand on est en tournée, on mange mal, on redevient carnivore, on vit mal.Mais dans mon île, je vis selon mon coeur.\u2014 À part la chanson, qu\u2019aimeriez-vous faire?-\u2014- Écrire.Et je sens que ça ne va plus être long pour que je m'y mette! D'ailleurs, j'écris déjà quelques textes de chansons.Mais ce que je veux faire surtout, c'est écrire des livres.Là, il me semble que j'aurais quelque chose à dire.Suite page 10 Sortie tout droit des Années Folles, la boule de lumière enchantera le secret de vos nuits et rehaussera l'éclat du party le plus \u2018\u2018\u201cparti\u2019\u2019.Ce n'est pas la lanterne magique mais presque.Un véritable enchantement! Il suffit de déposer la lampe sur une table au centre de la pièce et d\u2019allumer pour vivre une expérience comme vous n\u2019en aurez jamais vécue auparavant: un éblouissement kaléidoscopique multicolore.Tandis que le prisme chromatique tourne lentement, des milliers de paillettes lumineuses éclaboussent le plafond, le plancher et les murs produisant un effet du tonnerre.Pour un party réussi, c\u2019est ce qu'il faut! H faut le voir pour le croire! Les mots nous manquent pour décrire ce spectacle mirifique.Il faut en faire soi-même l'expérience pour en saisir toute la magie enchanteresse.Commandez donc dès maintenant votre boule lumineuse.av TIED canaba LTee Dépt.F-610 Case Postale 1000, Montréal-Nord, Québec H1H 5M9 Commandes téléphoniques acceptées du lundi au vendredi de 8.30 a.m.à 4.30 p.m.Tél.: 514-325-0260 Appels à frais virés non acceptés.S.V.P.INCLURE DÉPÔT DE $1.00 AVEC COMMANDES C.0.D.SE LA PR = Faites pendant 90 jours l'essai de cette boule lumineuse.Si vous F4 n'êtes pas entièrement satisfait, nous vous rembourserons sur 5 retour de la marchandise.EEE CT EE CT I TR A EE i VE GARANTIE DE REMBOURSEMENT DE 90 JOURS NZ SA TA EN TN NS OS SO A ST AS TN NO ON LE 76 A ANT PONTS (MAY LE ILES CANADA LTEE Case postale 1000, Dépt.F-610, Montréal-Nord, Québec H1H 5M9 .: Expédiez-moi sans délai une boule lumineuse à $7.99 plus 85\u20ac de frais d'emballage et de port, plus 71c de taxe de vente.TOTAL: $9.55.|} Expédiez-moi DEUX boules lumineuses pour $14.99 seulement plus $1.25 de frais d'emballage et de port, plus $1.30 de taxe de vente.TOTAL: $17.54.Prière d'inclure $1.00 de dépôt avec toute commande C.O.D.(en caractère d'imprimerie) NOM ADRESSE VILLE PROVINCE CODE POSTAL 6 mars 1976 - 9 \u201cY a pas de danger qu'un rhume m'arrête aujourd\u2019hui.Grâce au doux mouchoir Royale.\u201d \u201cQuelle malchance! C\u2019est la plus importante réunion d\u2019affaires de ma vie, et j'ai un début de rhume.Je n\u2019aurais pas pu m\u2019en sortir sans les mouchoirs Royale.Ils sont vraiment doux.mon nez ne devient pas rouge comme une betterave.Donc on s\u2019en est bien sorti; moi, mon nez et Royale\u201d Notre force No vo cest la douceur.5 + Grâce à leurs trois épaisseurs, les mouchoirs Royale de Facelle sont merveilleusement doux et déticats.De plus, ils sont très résistants et très absorbants.\u201cFACELLE\u201d \u2018Royale\u2019 marques déposées de Facelle Lunitée, une fitale de la Compagnie Internationale de Papier du Canada.CES CHANTEUSES VENUES D'ACADIE PAR MARIE-ODILE VÉZINA Cellé-ci est petite, pétillante, vive.Elle ponctue ses phrases d\u2018éclats de rire stridents qui surprennent au premier abord.Personne ne rit comme Angèle Arsenault.Le public québécois pense peut-être naïvement qu'il vient de découvrir une petite merveille toute neuve.Erreur! Angèle, qui est entrée, il y a quelques mois à peine, sans grand fracas mais avec une détermination bien marquée, dans l'industrie du spectacle québécois, a derrière elle dix ans de carrière active.Cette chanteuse, qui écrit texte et musique de ses chansons, nous vient elle aussi d\u2019Acadie.\u201cL'Acadie, pour moi, c'est un hasard.J'aurais pu naître n'importe où ailleurs.Le fait que je sois Acadienne et que cela implique des choses sur les plans social, culturel, politique, c\u2019est une question à laquelle je n'ai jamais pensé.Depuis que je suis toute petite, je me place à un niveau international.Ce qui se passe dans tous les coins du monde m'intéresse dans une perspective humanitaire.Les problèmes de l\u2019homme me touchent plus que le problème acadien, sur lequel je ne me suis jamais véritablement penchée.Cela ne veut pas dire que je n'aime pas l\u2019Acadie, bien au contraire.D'ailleurs, le peuple acadien m'a beaucoup marquée.C\u2019est un peuple généreux, gai, et que je sois née au village des Abrans et que j'aie vécu là-bas a fait de moi la chanteuse que je suis aujourd'hui.\u2014 Justement, quel genre de chanteuse êtes-vous?\u2014 Une chanteuse qui dit vraiment ce qu\u2019elle est.Qui dit des choses sérieuses avec humour.Je ne me vois pas chanter des choses tristes.Ce n\u2019est pas mon genre.Ce que je fais, faut que ce soit drôle, mais que ça transmette un message à tout coup.Mes chansons sont des caricatures, des portraits, des satires.Je dénonce la société de consommation, la bureaucratisation, la fausseté de la publicité, qui est un véritable lavage de cerveau.je dénonce l'impossibilité d'être soi-même dans notre système, la difficulté qu'on éprouve à être différent de la masse.Mes chansons sont axées surtout sur la femme, sur sa condition.C\u2019est effrayant comme la femme a de la misère à être un être humain On lui demande de correspondre à une image.|| faut qu\u2019elle soit belle et fine, qu'elle ne parle pas, qu\u2019elle soit parfaite.Quand elle n\u2019est pas tout ça, elle n\u2019est rien.Moi, j'ai tellement souffert de ça dans ma vie qu\u2019aujourd\u2019hui ça sort en chansons! \u2018 \u2014 Vous chantez depuis longtemps?\u2014 J'ai toujours chanté.Je chante depuis que je suis toute petite parce que, dans ma famille, on était quatorze enfants, et notre moyen de communication était la musique.J'ai un bagage de musique important derrière moi.Je joue de la guitare, du piano.Il faut dire que mon père était violoneux et guitariste; quand il prenait son violon, tous les enfants se réunissaient autour de lui, et on l\u2019accompagnait soit en chantant, soit avec un instrument de musique.Je pense que, si on n'avait pas eu la musique, nos contacts auraient été plus difficiles parce qu\u2019on ne se parlait pas beaucoup, mais la musique nous donnait une espèce d'harmonie familiale.Ma mère, elle, faisait de la couture, de l'artisanat et nous a communiqué tout ça, elle aussi.j'ai commencé à chanter dans les veillées.L'hiver, on ne sortait pas, il faisait trop froid, et puis il n\u2019y avait rien à faire, alors on chantait.J'ai grandi en chantant \u2014 Vous avez toujours fait carrière dans la chanson?\u2014 Oui et non.En faisant mes études, j'allais chanter pour les étudiants.J'ai enseigné moi aussi, comme Edith Mais l\u2019enseignement, ce n\u2019était vraiment pas mon élément.Disons que je chante sérieusement depuis une dizaine d'années, mais j'ai surtout fait Carrière à l\u2019île du Prince-Edouard, en Ontario, au Nouveau-Brunswick, parce que je chante aussi facilement en anglais qu'en français.D'ailleurs, j'écris mes chansons dans les deux langues et je n\u2018y vois aucune différence.J'ai fait aussi de la télévision éducative.Je composais des chansons pour une émission d\u2019une heure qui s\u2019intitulait Avec Angèle.L'émission a gagné le premier prix au Festival international du film, section télévision, à Chicago, en 1974.\u2014 Comment étes-vous arrivée au Québec?\u2014 Quand tu vis au village des Abrans en Acadie, tu réves naturellement du ng dig sér je tro ve lon vit ma cof a ANGELE ARSENAUIT: JECHANTE DES CHOSES SERIEUSES AVEC HUMOUR de rire Angèle ir une Mois à dans Cette aussi urs.Le social, que je s tous lèmes e suis cadie, est un > vécu ieuses genre.a tout nce la jui est » dans .Mes pomme ndre à rfaite.à dans , dans tait la hitare, renait it soit pas eu it pas ep.Ma à, elle faisait ntant.s.J'ai t pas nées, » au qu\u2019en icune nsons né le o, en nt du Québec où on parle français, où tout a l'air tellement prometteur.Je suis arrivée au Québec en 1972, il.y a un peu plus de trois ans.\u2014 Et ce succès que vous connaissez tout à coup, à quoi l\u2019attribuez-vous?\u2014 Je ne sais pas.Mais ce que je sais, c\u2019est que je me suis préparée à ça depuis longtemps.J'ai acquis beaucoup d'expérience depuis dix ans que je chante en dehors du Québec, mais j'ai toujours su que ça marcherait ici un jour.Je n'étais pas pressée, clans le sens que je ne me disais pas.\u201cBon, faut que je fasse un disque, faut que je passe à la télévision.\u201d C'est long de s'implanter, de se faire connaître du grand public, mais ça ne m\u2019a jamais énervée parce que ma Carrière a toujours été positive.\u2014 Vous avez toujours écrit vos propres chansons?\u2014 Oh non! C\u2019est tout nouveau ça.En fait, c\u2019est grâce à l\u2019imprésario Lise Aubut que j'écris.Avant, je faisais beaucoup de folklore acadien Quand j'ai rencontré Lise, elle m'a dit \u201cIl me semble que tu serais bonne pour écrire, toi.Ecoute, voici les clés de mon bureau.Je n\u2019y vais pas en ce moment.Tu n'auras qu'à t'y installer pour travailler.\u201d J'y suis allée sagement.Le matin, je m\u2019installais devant mon grand cahier et, au début, il n'y avait rien qui sortait.Je dessinais, je faisais la décoration de mon appartement.Vous voulez voir mon cahier?(Elle sort un immense cahier d\u2019un petit meuble qui occupe toute la pièce et l\u2019ouvre avec des gestes d\u2019amoureuse.) \u2014 Regardez, vous voyez les dessins?Je passais huit heures ici.Un jour, ç'a décollé, j'ai commencé à écrire, ça marchait bien! J'avais écrit dans le coin le nombre d'heures que je travaillais chaque jour.Tenez, douze heures\u2026(Elle referme le cahier.) En un an j'ai écrit cent cinquante chansons.\u2014 Vous n\u2019aviez jamais rien écrit avant?\u2014 Non, rien du tout.Je ne pensais pas que je pouvais écrire.Mais le jour où c'est sorti, ça été comme une explosion, un boum! Cette année-là, ç'a été extraordinaire.Ecrire a été pour moi une thérapie formidable.je peux dire que cela a transformé ma vie.Je suis devenue plus gaie, plus heureuse.Tout est parti de là en fait.\u2014 Qu'est-ce qui est parti de là?\u2014 Mon premier longue-durée, intitulé Première, le succès auprès du public et même un livre chez Leméac qui porte le même titre que mon disque et qui est un recueil de mes chansons.Tout a débouché en même temps.C'est merveilleux comme c\u2019est arrivé.Prenez le livre: j'ai fait Appelez-moi Lise, un soir, et le lendemain quelqu'un de chez Leméac me téléphonait pour me soumettre le projet du livre.\u2014 Et derrière Angèle Arsenault la chanteuse qu'y a-t-il?\u2014 Il y a encore Angèle Arsenault (éclat de rire).Que voulez-vous que je vous dise?J'aime rire, j'aime être de bonne humeur.Des fois, je suis triste, des fois je suis sérieuse.Je lutte contre mon insatisfaction de moi-même.Je suis pleine de défauts, je n'ai pas beaucoup de qualités.Je travaille à être plus concise, à moins m'éparpiller, à être plus présente aux autres.Je travaille à approfondir les choses, à trouver de l\u2019harmonie, à conserver une certaine maîtrise de moi-même.\u2014 Au point de vue carrière, qu'est-ce qu'il vous reste à faire?\u2014 À continuer, à me renouveler dans ce que j'écris.J'ai beaucoup d'idées, parce que ça fait un bout de temps que je ne me suis pas arrêtée pour écrire.Et puis, je veux continuer à faire carrière en anglais.J'ai d\u2019ailleurs enregistré également un longue-durée en anglais.Le métier ne me fait pas peur.Chanter, pour moi c\u2019est vital, bien que j'essaie autant que possible de ne pas mettre que de la chanson dans .» ma vie Mais depuis quelques mois, depuis que ¢a marche bien et que j'écris, je commence a me sentir bien, a trouver la vie intéressante.Comme le dit sa chanson: l'en ai assez de jouer pour ma guitare J'en ai assez de chanter pour mon piano l\u2018en ai assez de me taire dans ma chambre sans lumière le veux vivre au soleil! \u201cMes compagnes n'apprécient pas l'essuie-tout Royale.C'est pas comme moi.\u201cLouise et Francine sont formidables, mais elles ne sont pas trés ordonnées.Ce soir par exemple, il y en a une qui a renversé de la sauce aux prunes sur le comptoir.Qui I\u2019a essuyée?Moi.avec mon essuie-tout Royale.Je ne connais rien d\u2019autre qui absorbe aussi rapidement ou aussi proprement.Mes compagnes disent que j\u2019ai un faible pour les tigres.\u201d un vrai tigre! Grâce à des ; milliers de coussinets épais, l\u2019essuie-tout Royale de Facelle absorbe bien et rapidement; il est à la fois très doux et très résistant.\"FACELLE \u2018\u2019Roya!e\u2019 marques déposées de Facelle Limitée, une llale de la Compagnie Internationale de Papier du Canada Deux policiers répondent à une criminologue Faudrait-il que nous mourions assassinés?Récemment, sous la signature de Suzanne Arcand, nous publiions un article intitulé: Un métier de tout repos: policier.Voici la réplique que nous ont fait parvenir deux policiers de Montréal.La Rédaction Chère demoiselle, Nous sommes deux policiers du poste no 9 qui faisons, comme vous le dites, notre métier de tout repos.En lisant votre article, puisé à même la thèse que vous avez écrite, il nous a semblé de notre devoir de porter à votre connaissance certains faits qui, par omission ou par ignorance de votre part, ont été, dans votre article, oubliés ou caricaturés.Contrairement à ce que vous croyez, les policiers ne négocient pas leurs conventions collectives de travail en brandissant l'aspect périlleux de leur métier; nos demandes sont fondées sur des preuves, des études économiques et des documents de travail que nous préparons nous- mêmes et qui répondent à nos aspirations de policier.Nous sommes soucieux, comme tout bon syndiqué, d'améliorer nos conditions de travail, mais figurez-vous \u2014 peut-être en serez-vous étonnée \u2014 que nous cherchons aussi, dans la négociation avec nos patrons, à améliorer la qualité de nos services.Vous nous accusez de réclamer un salaire sans commune mesure avec notre capacité professionnelle et notre emploi du temps.Il vous aurait d'abord fallu établir une échelle de valeurs des divers métiers et professions.Nous faisons partie à part entière de notre société, nous sommes un maillon de la chaîne.Et en toute humilité, osons-nous dire, un maillon indispensable, surtout face à la montée de la criminalité (dont vous n'allez tout de même pas nous tenir responsable!).Reste à cette société à établir le standard de qualité et d'efficacité qu\u2019elle attend de ses policiers.ll vous est bien facile de critiquer notre emploi du temps, mais avez-vous seulement fait une seule nuit de patrouille avec des policiers?Ce n'est rien de bien rigolo.Quand nous n\u2019arrêtons pas de criminels, quand nous ne réglons pas de querelles de ménage, quand nous ne transportons pas à l\u2019hôpital des victimes d'accidents divers, eh bien, Mademoiselle, nous faisons bien d'autres choses, dont poser des tickets mais aussi de la préventation du crime.Par notre seule présence, eh oui! Notre présence rassure les habitants d\u2019un secteur.Demandez-leur, vous verrez! Vous allez jusqu'à dire que le législateur canadien, dans sa sagesse, a retenu la peine de mort uniquement dans les cas d'assassinat de policiers ou de gardiens de prison pour la seule raison que notre métier est dangereux: sentiment de danger que nous aurions volontairement répandu dans la société.Pour appuyer vos affirmations, vous citez également le livre blanc du ministère de la Justice du Québec sur la police et la sécurité des citoyens, version 1971.Il nous semble que vous avez une interprétation bien personnelle à ce sujet.Ne vous est-il jamais venu à l\u2019esprit que la peine de mort a été retenue, pour le meurtre de policiers ou de gardiens de prison, non pas à cause du danger de notre métier mais plutôt parce que nous représentons la loi, et que, par conséquent, nous avons besoin, face au criminel \u2014 armé jusqu'aux dents \u2014 d\u2019un outil de dissuasion.On aurait pu nous donner, pour protéger les citoyens et mettre un frein à la criminalité, un équipement technique plus efficace mais, dans l\u2019état actuel d\u2019évolution de notre société canadienne, on a choisi de nous accorder \u201csymboliquement\u201d la peine de mort.Et le livre blanc du ministère de la Justice, Mademoiselle, parle beaucoup plus de la complexité du travail policier que du danger de mort inhérent à sa fonction.Vous faites également état, dans votre article, de la presque totale inaccessibilité des dossiers médicaux des policiers, en soulignant que cet état de choses était dû à leur origine policière.Que faites-vous, chère criminologue, du droit sacré de tout citoyen à la confidentialité de son dossier médical?Car, voyez-vous, en plus d\u2019être policiers, nous sommes également des citoyens comme les autres, nous l'avons déjà dit.Mais il faut croire que ces dossiers, les nôtres, n'étaient pas si inaccessibles puisque vous y avez eu accès \u2014 vous en avez fait même un très joli tableau \u2014 et qu'après en avoir épluché le contenu, vous constatez avec étonnement que les policiers meurent avant tout du coeur, du cancer et-d\u2019accidents! Quelle trouvaille! Sachez qu\u2019un policier est un homme comme tout le monde, même si vous le trouvez grand et gros \u2014 c'est gentil, ça! \u2014 et qu'il est sujet aux mêmes maladies que l\u2019ensemble de la population.Heureusement que nous ne mourons pas tous assassinés.Imaginez, s\u2019il fallait que 77 p.c.des décès de policiers soient dus à des causes criminelles! Vous vous figurez le salaire que nous exigerions; d\u2019autant plus que vous n\u2019auriez pu écrire votre thèse\u2026.Quel dommage! Mais qu'importe, vous avez établi que nos mourons avant tout du coeur, du cancer et d'accidents; soi, mais vous constatez également que cet état de choses est dû au fait que nous sommes en piètre condition physique \u2014 des athlètes aux pieds d'argile \u2014, attribuant cette responsabilité au syndicat.Eh bien, une étude un peu plus poussée sur la question vous aurait révélé bien des choses, notamment que le syndicat que vous accusez à tort réclame depuis belle lurette des locaux, des instructeurs et des périodes d'entraînement adaptées à nos horaires.Deuxièmement, vous ne parlez pas des recherches qui se font actuellement sur les maladies \u201cindustrielles\u201d des policiers, celles qui ont dues a la nature de leur travail.12- 6 mars 1976 x Foot conn pn 0 = Iq y 3% 23 Dans PEncyclopédie Cousteau, le commandant Cousteau.démontre l'importance croissante de la mer pour l\u2019homme d'aujourd'hui.explore les secrets d'un monde mystérieux et fascinant: le monde du silence.SE EAs NO explique la vie dans les abimes qu\u2019il fut le premier à étudier systématiquement.La première bibliothèque complète consacrée à la mer.à ses habitants.et à son rôle capital dans notre avenir.Nous vous invitons à faire, dans le sillage de la \u201cCalypso\u201d.un tour du monde insolite et instructif.Avec le commandant Cousteau.vous visiterez toutes les mers du monde, Vous admirerez les spécimens hauts en couleur de la faune et de la flore sous-marines.Vous aborderez sur des rivages peu connus.Avant L'ENCYCLOPÉDIE COUSTEAU, jamais une collection aussi complète n'avait vu le jour dans l\u2019histoire de la littérature maritime.Mais le commandant Cousteau vous démontrera surtout que la survie de la mer est une des conditions indispensables à la survie de l'être humain.Et que la perte de l\u2019océan.pour l\u2019homme futur.serait même bien plus grave que les dégâts et les catastrophes d\u2019une guerre mondiale.Postez donc sans tarder le coupon-réponse ci-contre.ou écrivez à: Laffont Canada Ltée, 100E boul.Hymus, Pointe Claire, Québec HAR 1E4 COTE ie témoin fussy de cette loi de ls 1 : 1a lutte pour la vie Vous apprendrez à connaître \u2014 et à reconnaître \u2014 des milliers de créatures marines: vous observerez comment elles vivent, se nourrissent, se reproduisent, communiquent entre elles.quelle est leur vie sociale.etc, Et vous prendrez conscience du combat qui doit étre mené \u2014 de toute urgence \u2014 contre la pollution et les pollueurs .De plus.le premier volume.Oasis dans l'espace.vous est offert en examen GRATUIT de 10 jours.sans aucune obligation.Vous ne le paierez que si vous décidez de le garder! L'ENCYCLOPÉDIE COUSTEAU vous permettra.à vous et à vos enfants, de découvrir les vraies réalités du monde marin et les promesses infinies qu\u2019il offre aux générations futures.Une 1déc originale: transformer un dauphin en caméraman en Jui fixant une caméra sur le dos: "]
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