Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur – Utilisation non commerciale autorisée

Consulter cette déclaration

Titre :
Perspectives
Éditeur :
  • [Montréal, Québec] :[Perspectives],1959-1982
Contenu spécifique :
samedi 3 septembre 1977
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

Perspectives, 1977-09-03, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" s - de à ï me ; = E \u201cNR 2% hey er x ose rig, « > CY en at *% x pte ney a x 4 K! Fm HM n° x \u2014 LL > Rite te ¥ zing 2 \u20ac : FF » Fes tcp To Woy A Fe hy, frogs, - a PUN La É x u's dr.wæ.= FO, % ule # = = uv Ro Fog % ze LE yy = avg Not ?§ eS 3 z Et Ÿ : ey + : 3/ ve.= Q sn e A I +% | 4 on, vue / i \u20ac tie A1 » 4 oy.tr SN > fl oe Fo A * y LÀ A 2 ; ë nm > cy.Pgs, .rE ES Je de a > 0 =f \\ oF À En Æ PY } ily Sn «+ A 5 oH e & ur 12 A) BP of La $1 = = a e Fa db en ¢ Sun Le FA \u20ac \u2018ay ari A oy 5 ay a 43 tb Fis x pe ps Et a 3 # 8 4 Ry ax AC A $ # > ae % es x EN @ Ge B 4 3 +.sx = LF Ir a) af a e es js : arf as 2d = à «\u20ac ES re \\ oF a 4 \u20ac Pa + ene \u201c\u20ac Es res Te 1 Rg Foy 34e + « tx + : S85 2 oF od \"PE 5 sat me ii : si Aer cam or LS 4: pee & Fd 15 qf br?sr pas 4 +, oom ef Ee 3 4 Ade), \u2018.8 I v a wet : oh A > Pen + ps TS 1475 Tata Poa ange ee pi él i H pui & = cf or) ni Jv Be ; % of, ¥ A 2, le g = By ance sas at ey wack 2, Ty: 7e a Kt oe Pr 3 Pci gi x en WEF ON *.3 a Ar Le > : $ den] i FY Let £ AE.yh è ; = A Ë Los 1 x o Lo & é A La Ad) 2 A4 H \"wh x A x 3 at © 4 pe Aid + 1e x > 2e Cl : Ua + a ai à 4 pr Te dt Pots Ya % # as > 3 4 v & ÿ RA cs ig) ais oa \"guet i Fa # eo A vr nf * Di 5 at Al 3 » dS 2, iin a SE v a van 3 + rf A by) > % 6 Le ol AV aps ni # ad er AE +» AS i \u20ac, wry 45 w 4 2 We * HAY NE Se 68 Em hime ; ad AN a HAT ak 2er 5 14;° me as 3 a + \u2019 .# § \u2018 \u201cES ely, a bu, ge et pas mé\u201d a + : qu 4 5 a: th gt 5 wi Ha ae À .WW A.En cu ri att, A es hh Le, ad Le A +4 Ë 3 pry a À A af A i Yb * 2 pu et ocd \u201cHe Li A o x, 9 FER 0 DE rage var A is =r Tu + Ry \u2026 x don 5 4; il ARE £2 eit, 3 + # a se ; fé.Es E> «9 A Nd A ve Vi + Pau > e ra?~¥ 40) cf 2205 À Fc Tres La] Tene ry se.wr i te a .- x = ù ù * - ?+ 2 - nd a NN gy - 7 ; Re.* 2 rel | copain - eo das = + hy oe.wv x Si - - pour nous, lavie chateau! Le château de Pompirain, à Châtillon-sur-Thouet, département des Deux-Sèvres, en France.ms Pr Fl PAR LOUISE BRAULT-RHEAUME Avez-vous déjà habité un château?Un château en France?Un château dans la vallée de la Loire?Non, pas tout à fait la Loire mais le Poitou, juste à côté.Eh bien, moi, j'ai habité un vrai château, style Renaissance, avec des tours élancées comme des flèches, des vitraux ambrés, des poivrières minuscules, des jardins fleuris, un potager immense, une serre garnie de fruits, des dépendances et, évidemment, un jardinier et sa femme qui s'occupent de ce magnifique domaine.Est-ce la chance, le hasard ou la force des choses?Comment appeler cette circonstance qui nous fit partir, le Ter septembre 1974, habiter ce château pendant un an?C'était un matin de mai.Je prenais mon petit déjeuner en lisant le Devoir, comme d'habitude.Soudain, j'aperçois un entrefilet à la page des annonces classées: \u201cEchange de propriétés, vallée de la Loire; échangerais château de style Renaissance contre maison de la banlieue montréalaise pour une année; jardinier et femme de charge.\u201d Or j'habite la banlieue de Montréal et je rêve depuis toujours de vivre en France.C\u2019est donc pour moi une occasion extraordinaire, unique me semble-t-il.Il s\u2019agit de convaincre mon mari, mes enfants, mon employeur.Le reste devrait s'arranger.Intriguée, je téléphone au numéro indiqué pour apprendre que le propriétaire du château de Pompi- rain est Québécois; il en a fait l'acquisition avec l'intention d'en faire un relais de campagne en attendant d'y finir ses jours.Il a pensé à cet échange qui profiterait aux deux parties.Je me montre si intéressée qu\u2019il s'amène, le soir même, visiter notre maison.Il apporte des diapositives, qui sont loin de nous laisser indifférents.Nous pouvons apercevoir un élégant château au milieu d'un parc de fleurs et d'arbres centenaires que traverse une rivière.C'est vraiment incroyable, un vrai conte de fées! Déjà je me vois châtelaine, disposant des bouquets de roses avant que nos invités arrivent.Nous sommes si impressionnés qu\u2019il n'y a plus d\u2019hésitation, d'autant moins que les propriétaires nous sont très sympathiques.Mon mari, n\u2019étant pas lié par ses affaires ici, se trouvera un mandat de travail en France et en profitera pour se reposer et voyager.Quant à moi je demanderai un congé sans solde pour études à l\u2019université de Poitiers; les enfants n'auront qu\u2019à changer d'école, et nous voilà partis! L\u2019été se passe en préparatifs pour la grande aventure.Mon fils de 17 ans n'apprécie pas tellement le changement scolaire juste avant d'entrer au cégep.Ma fille de.20 ans fréquentera l\u2019université avec moi et en est très heureuse, Poitiers n\u2019est qu\u2019à une demi-heure de train du château, nous dit le propriétaire.> 2- 3 septembre 1977 pu ; se ) ery pe EN CO. ! | CR = a PE Vie de famille sur la terrasse du chateau Les aléas du voyage Donc, le Ter septembre, départ à bord d'un 747.J'ai invité une cousine, amie de ma fille, à nous accompagner car le château est grand: 22 pièces.Le bagage est complet: vêtements pour chaque saison, guitare, disques, livres; nous croyons avoir pensé à tout.Le vol se fait sans histoire.À vrai dire, l\u2019histoire commence en arrivant à Orly.De Montréal nous avions réservé une voiture mais, là-bas, pas de voiture! Il pleut et il fait froid.Ça commence mal.\u2026 C\u2019est drôle, les années précédentes, quand nous venions en France, il faisait toujours beau et chaud; il est vrai que c'était l'été.Dans le garage où l\u2019on nous fait attendre, pas de chauffage.Il doit faire au plus 60°F et c'est très humide.On nous dit que nous n'aurons pas la voiture avant demain soir parce que.les papiers.Cependant l\u2019on consent à nous en prêter une pour la journée.Nous reviendrons chercher les bagages demain.Chacun est un peu inquiet car nous n\u2019avons pas vu le fameux château, et nous appréhendons une déception.Mais personne n\u2019en parle.Le lendemain soir, départ pour Parthenay, ville du Poitou.Après une centaine de kilomètres, nous arrétons pour manger avant de poursuivre la route jusqu'à Orléans, où nous coucherons.Nous sommes cinq dans la voiture, plus les bagages et la guitare, et il fait froid.Mais oui, il fait froid parce que la portière arrière de la familiale est ouverte! Nous sommes si tassés dans la voiture que personne ne s\u2019en est aperçu, et nous constatons maintenant la perte de deux valises! Nous faisons demi-tour.Il est 22 heures 30.Peine perdue, nous devons retourner vers Orléans, deux valises en moins.Vers 2 heures du matin nous arrivons.Pas une chambre à louer; tout est complet.Vraiment, ce n\u2019est pas notre journée (ou notre année)! Cependant, un gendarme nous permet de coucher dans la voiture près du poste.Nous sommes écrasés comme des sardines, et il faut dormir car on a besoin de forces pour demain (l'arrivée au château).Après deux heures de positions inconfortables, nous décidons de poursuivre la route et arrivons à Parthenay le matin, vers 8 heures 30.3 septembre 1977 - 3 Lézards et souris O surprise! O déception! Quelle ville grise que Parthenay! De plus, le ciel est couvert, le temps est sombre, et nous sommes tristes.Des maisons sales, alignées sans goût, sans souci des fleurs.Quelques personnes vêtues de noir marchent dans ces rues de béton.Elles sont courtes et trapues, le visage rougi par le vent.Nous sommes à 100 kilomètres de l'océan: il règne donc ici un climat maritime et je ne retrouve pas la douceur des paysages de Balzac que j'imaginais depuis toujours.Bientôt nous trouvons l'allée du château.Comme c\u2019est différent de la photo! La grille est rouillée, le chemin cahoteux.Une vieille maison abandonnée nous fait de plus en plus redouter la découverte du château.Après 800 mètres, nous l\u2019apercevons enfin, se dressant dans une splendeur majestueuse et semblant nous attendre.Il est adossé à une montagne.Nous devons traverser un petit pont qui nous conduit à la porte centrale, où Roger et Marcelle nous attendent avec une certaine appréhension.Ils sont là depuis vingt ans.ls habitent à côté, dans les communs, sans l\u2019eau courante.Tous les matins, Marcelle part avec ses deux seaux et va chercher sa provision à la source.\u201cMais pourquoi ne pas la prendre au château?lui demandai-je un matin.\u2014 Jamais que madame n\u2019aurait permis!\u201d Qu\u2019on est loin du Québec! Cette charmante femme deviendra mon amie et presque ma confidente.Je lui confie que je n\u2019aime ni lézards, ni souris, ni rats, ni chauves-souris.Elle s\u2019en amuse beaucoup.Elle et Roger sont habitués, tandis que je manque m\u2019évanouir à la seule vue d'un lézard.Hier soir, il y avait une chauve-souris dans la chambre des filles; c\u2019est Jean, vêtu de son imper, d'un chapeau et de lunettes qui est parti à la chasse.Là, c'était vraiment drôle! De plus il n\u2019y a pas de moustiquaires, seulement des mouches! Nous essayons de prendre le petit déjeuner dehors; peine perdue! Les abeilles envahissent le pot de confiture et les lézards nous passent entre les jambes, ce qui me fait frissonner.Mais on s\u2019habitue.Ah, j'oubliais; il ne fait pas chaud dans ce château, même si Roger coupe tout le bois qu'il faut pour les deux cheminées qui chauffent presque 24 heures par jour, en plus des petites chaufferettes au gaz, malheureusement celles-ci brûlent tout l'oxygène et nous sommes très mal à l'aise pour dormir.Mais ce n\u2019est pas grave, on va s\u2019habituer.Car enfin il est magnifique, ce château! Les murs de la salle à manger sont recouverts de cuir de Cordoue, les meubles d'époque sont splendides, les lustres sont de cristal.Attention, il ne faut pas les allumer tous à la fois, ça fait sauter les plombs! Le salon est joliment décoré; de grands miroirs, des plafonds à la française, un piano Pleyel, un stéréo, une table de jeux pour nos longues soirées qui s\u2019écouleront lentement, surtout pour Jean qui commence à tourner en rond.Il n\u2019aime ni jardiner ni cuisiner.Il lit beaucoup et parle d'aller à Paris pour ses affaires.Mais Paris est loin.Ça va pour une fois mais, chaque semaine, ce serait long et fatigant.D'autant plus que nous serions privés de l\u2019auto.Les filles et moi décidons d\u2019aller confirmer notre entrée à l\u2019université.Mais voilà! Pour nous rendre au train, nous en avons pour une demi-heure et, à Poitiers, une autre heure et demie de car, ce qui fait près de deux heures matin et soir.Ce n\u2019est pas ce qu\u2019on nous avait dit.Maxime est ravi de s'acheter une mobylette pour le lycée et commence à s\u2019habituer à cette école, où les enfants s'émerveillent quand on allume l'éclairage.Des cieux plus cléments Je n\u2019ai pas parlé de mes journées, qui sont bien remplies.Oh! je ne m'ennuie pas! J'adore cette vie à la campagne.Le château est situé dans un grand parc, au milieu de fleurs variées et d'arbres splendides.Le potager, en plus de centaines de poiriers, est rempli de légumes savoureux.La serre abrite des grappes qui fournissent six variétés de raisins, un vrai régal pour la famille.En m'éveillant, je descends préparer le petit déjeuner.Le feu flambe dans les cheminées.Dès 7 heures 30, Roger ouvre les volets et prépare les feux, que nous alimenterons toute la journée.Avec mon café je m\u2019installe devant la fenêtre pour écrire.Vers 11 heures, je vais chercher les légumes qui serviront au déjeuner, que nous prenons vers 13 heures, après l\u2019apéro, bien sûr.L'après-midi se passe à faire des courses, jardiner ou lire, et c\u2019est bientôt l'heure du dîner, qui fait toujours l\u2019objet de longs préparatifs.Le soir, nous passons presque deux heures à table.Comme c\u2019est agréable! Tout est bon, et toujours accompagné de vin du pays.Il est maintenant 21 heures.Que faire seuls dans notre château?Roger et Marcelle sont déjà couchés.Hl fait noir a ne pas mettre le pied dehors! Nous n'avons pas d'amis, nous ne connaissons encore personne.C'est long et compliqué, établir des relations en France.Alors, nous jouons aux cartes et écoutons de la musique.Tous les soirs c'est pareil: face à face tous les cinq, cinq adultes condamnés à vivre ensemble pendant une année.; Nous ne voyagerons que pendant les vacances scolaires, ce qui nous rend très sédentaires.Come je me couche tôt, je ne souffre pas des longues soirées, mais Jean ne tiendra pas longtemps à ce régime, je le sens.Au bout de trois semaines, il m\u2019annonce qu'il aimerait passer cette année sous des cieux plus cléments.Comme nous avons des amis canadiens à Cannes, il m\u2018invite à quitter Parthenay, où il pleut tous les jours, pour cette ville ensoleillée.Les sentiments qui m\u2019envahissent alors sont confus.J'adore la Côte d'Azur, mais je sens que je n\u2019ai pas encore exploité à fond la vie austère et presque contemplative que nous menons ici.En serai-je capable pendant toute une longue année, sous un climat gris, humide et froid?Je suis entourée de belles choses et ne me lasse pas d'admirer ce paysage, où cependant mon regard se bute toujours à la montagne.J'aimerais voir un peu plus d'horizon.Le vague à l'âme m'angoisse aussi quelquefois, et l\u2019idée du soleil et de la Méditerrannée me réjouit.Nous partirons donc la semaine prochaine, au grand désespoir de Marcelle qui s\u2019était déjà attachée à nous.Maxime devra changer de lycée et Madeleine, Suzanne et moi fréquenterons l\u2019université de Nice.Les cours commenceront que fin octobre.Suite page 4 Un Gancia | Pmoi y Gancia, le.vermouth rouge italien qui vous met le mieux en ii us iP BR I À VERMOUTH a ROSSO a EB) TARING DEPUIS - SINCE 1850 cn.GID cn.GID Et comparez son prix $3.25/35.20 eg AQ.Au Quebec, John de Kuyper (EE maintenant agent urs des® grands vin italiens Gancia: Vermouth, Asti Spumante et Americano.La semaine prochaine Nous vous parlerons du moulin Denison qui a retrouvé sa jeunesse malgré ses 127 ans; de SIAL, une entreprise de vaissellerie montréalaise; de l\u2019écrivain Roger Fournier qui s\u2019interviewe lui-même et de I'Escadron de la mort, cette brigade policiére qui fait la chasse aux hors-la-loi les plus dangereux.Nous avons communiqué par téléphone avec nos amis, qui nous trouvent un petit appartement a 800 francs par mois, ce qui ne déséquilibrera pas trop notre budget.Le départ se fait a la pluie, avec les bagages et la mobylette sur le toit de la voiture.Déjà dans la vallée du Rhône il y a du soleil et le ciel est bleu.Tout le monde est heureux, sauf Maxime, angoissé à l\u2019idée d\u2019un nouveau lycée.Nous arrivons à Cannes par une pluie torrentielle.Je n\u2019ai jamais vu le ciel aussi noir et bas; mauvais présage peut-être?L'appartement est situé dans un immeuble magnifique, mais c\u2019est une résidence pour gens âgés.Cannes est une ville de retraités, de touristes, et ne possède pas le caractère marqué d\u2019un village français.C\u2019est un endroit de passage, et les gens ne semblent pas intéressés à se lier d'amitié.Le climat est cependant agréable.Nous allons tous les jours marcher sur la plage ou explorer l\u2019arrière-pays, qui est bourré de villages pittoresques.Beaucoup d'hôtels sont fermés en novembre et l\u2019on ne retrouve pas l\u2019atmosphère de vacances des jours d'été.Ce qui m'amuse le plus à Cannes, c\u2019est d'aller au marché.Tous les matins, je pars avec panier et filet à provisions.Je reviens tellement chargée que je dois m\u2019arréter, chemin faisant, prendre un café sur la Croisette.Comme c'est agréable de s'asseoir et regarder passer les gens! Jamais plus ne reviendra ce temps, et pourtant, que c\u2019est difficile la vie à cinq dans ce petit logement! Que de discussions inutiles! Nous couchons dans le salon, Maxime dans la salle à manger.li n\u2018y qu'une salle de bains.Chacun doit attendre son tour.Et l'eau chaude qui est au compteur! La concierge nous apprend que le montant à notre compteur est si élevé qu\u2019elle n\u2019a encore jamais vu ça.Ah! ces Canadiens! Nous voyons beaucoup nos amis et commençons ensemble à nous demander ce que nous sommes venus faire ici.Surtout les hommes! On a voulu \u201cdécrocher\u201d; c'est pénible pour un homme de 45 ans dans la force de l\u2019âge.Jean se sent inutile, sans rien ni personne pour le valoriser.Voilà que mon mari vient faire les courses avec moi.C'est si peu son genre! ll a noué des contacts à Cannes, mais les Français ne sont pas curieux, et le Québec, c\u2019est loin; en somme, ce qui les intéresse, c\u2019est la France.Un jour, je demande a Jean de m\u2019accompagner a une conférence sur I'Espagne, afin de préparer un voyage que nous y ferons à Noël.La salle ne contient que des gens du troisième äge, des têtes blanches.Personne de notre âge.Où sont donc les parents des enfants qui fréquentent le lycée de Maxime?Il y a pourtant 2 000 élèves au lycée Carnot! Alors Jean éclate: il perd son temps, il! n'a plus rien à faire ici.La France, il la connaît bien, et enfin, vive l'Amérique! Vive le Québec! I! veut y retourner pour travailler, pour avoir de l\u2019eau chaude, pour téléphoner, pour regarder la télé, pour avoir chaud dans sa maison.Il découvre qu'il est bourgeois et qu\u2019il ne peut vivre sans son confort.H découvre soudainement tous les avantages de vivre en Amérique du Nord.Il veut retourner et c'est tout! Qu'est-ce que je peux faire?Si je reste, je serai séparée de ma famille, car les enfants -ont choisi de rentrer, eux aussi.Je m\u2019incline amèrement, je reviens à reculons.Je ressens une impression d'échec, mes rêves s\u2019évanouissent.Je n\u2019ai pas eu le temps d\u2019absorber le coup que c'est déjà le retour.\u2026 à Saint-Sauveur Comme il est impossible de retourner vivre dans notre maison de Préville puisqu\u2019elle est habitée par les châtelains de Pompirain, Jean me propose de louer une maison dans les Laurentides pour y passer l'hiver.Donc, de Parthenay, téléphone et réservation d\u2019un chalet à Saint-Sauveur-des-Monts.Nouveau départ pour Paris fin décembre.Vente de la mobylette, de l'auto, achat des billets d'avion, enfin c\u2019est le retour un peu amer d\u2019un séjour trop court.Aussi incroyable que cela puisse paraître, après deux heures et demie de vol, l'avion fait demi-tour vers Paris, à cause d'un moteur en panne! Il faut tout recommencer: sortir les bagages, la guitare, les disques\u2026 et attendre plusieurs heures avant de monter à bord d\u2019un nouvel appareil, qui prendra huit heures pour atteindre Montréal.Mais la fin nous réserve des surprises.Pendant que nous nous installons à Saint-Sauveur, Jean se rend à Préville s'expliquer avec le propriétaire et négocier une entente.(Depuis six semaines il y a grève des postes en France.) \u201cPas question! Les affaires sont les affaires\u201d.Il quittera notre maison mais exige une somme compensatoire pour avoir abandonné le château: petite clause anodine dans le contrat passé à l\u2019amiable au-dessus d\u2019une bouteille de champagne en juin dernier, le 16 exactement.PS.Au moment d'écrire ces dernières lignes, j'aperçois, dans mon journal du matin, la jolie photo d\u2019un joli château dans la vallée de la Loire.Cette fois, il est à louer.Idéal pour une année sabbatique.Eh bien, mes amis.je vous le laisse! La vie de château, c'est pas fait pour nous.\u2026e 4 - 3 septembre 1977 en Livni ES EE ea, EE ap PES EEE [STRIPE Rvs map pr m0 PV SU TC SRT Nous comptons sur Luc Clément parce que vous comptez pour lui.\u201cP'tit train va loin\".c'est ainsi que Luc Clément, assembieur de pneus radiaux à l'usine Firestone de Joliette, résume son attitude au travail.En effet, Luc Clément sait que son travail constitue une étape cruciale de la fabrication des pneus radiaux.Il faut de la précision, de la dextérité et du savoir-faire pour réunir les différents éléments d'un pneu avant que le tout passe à la vulcanisation.Et même dans une usine ultra-moderne comme celle de Joliette, où on utilise l'équipement le plus perfectionné, l'assemblage des pneus est toujours confié à des spécialistes qualifiés comme Luc Clément.Avec ses 10 ans d'expérience, Luc peut faire ce qu'aucune machine ne peut faire: penser, poser des questions, se soucier des gens qui rouleront sur nos pneus.C'est pourquoi il prend le temps qu'il faut pour accomplir la centaine de gestes qu'exige l'assemblage de chaque pneu radial.Il peut ainsi s'assurer que les matériaux qui lui passent entre les mains répondent à nos normes de qualité.Et il prend le temps de nous signaler la moindre imperfection et de faire valoir son point de vue, parce que c'est aussi le vôtre.J'ai toujours été considéré comme un haïssable\u201d, dit-il fièrement.Et c'est justement ce que nous aimons chez lui.Firestone © On aime le bel ouvrage.EMarque de commerce déposée.Firestone Canada Ltée usager inscrit.EEE Pa de Owe .de Montréal, ses veaux de race dans l'enclos, pour le sevrage d'automne; ci-contre Yves au volant de son tracteur.sest lancé, avec un succès étonnant \u201cdans lélevanedes bovins de reproduction PAR CYRILLE FELTEAU Que peut faire un pompier de profession qui, passé la trentaine, décide tout à coup d'abandonner le boyau et la hache pour se lancer en agriculture, plus spécialement dans l\u2019élevage des bovins de race?li ne peut qu\u2019échouer\u2026 ou réussir.J'en connais au moins un qui a réussi: Yves Saint-Vincent, 38 ans, qui, dans le rang nord de Saint-Cuthbert, comté de Berthier, règne maintenant en maître sur une \u2018bonne et belle terre de 300 acres avec un cheptel de 200 magnifiques bétes de race \u201cShorthorn\u201d.Il y a six ou sept ans a peine, cet homme courait les incendies dans I'Est à une époque où ce secteur de la métropole passa bien près d'être rasé par ce qu\u2019on appelle encore parfois, dans les gazettes, \u201cl'élément destructeur\u201d.Malgré les tâches harassantes que lui impose son nouveau métier, notre ex-sapeur n\u2018éprouve aucune nostalgie pour sa vie antérieure, peut-être parce qu'elle lui a laissé Ci-dessus, Yves Saint Vincent ramene d'assez cuisants souvenirs: par exemple, plusieurs quasi-asphyxies par la fumée, et surtout une assez grave faillit le condamner à la chaise roulante à perpétuité.Comment peut-on, sans préparation spéciale, après avoir mené la vie de sapeur-pompier pendant onze ans, se lancer en agriculture et y réussir en peu d\u2019années, dans un secteur aussi spécialisé et concurrentiel que l'élevage des bovins pour la reproduction?De l'avis d'Yves Saint-Vincent, qui a passé toutes les épreuves, il faut d\u2019abord, pour foncer, une certaine dose d'inconscience propre à la jeunesse, mais, par la suite, beaucoup de courage, une motivation et une détermination sans pareilles, une santé de fer, une femme aussi forte et aussi motivée que vous, un esprit toujours en éveil, certaines facilités de crédit, mais pardessus tout du travail, encore du travail, toujours du travail.Chose étrange, c'est l'amour des chevaux qui l\u2019a poussé, insensiblement, à s'intéresser aux bovins.Vers l'âge de 20 ans, après des études plus ou moins suivies à l\u2019école Christophe-Colomb et au Mont-Saint-Louis, le jeune Yves prend la route de l'Ouest canadien et américain où il s'engage comme cowboy dans les ranchs et les rodéos.Cette vie aventureuse, qui l\u2019attirait irrésistiblement, aura une influence déterminante sur sa vie et son orientation future.De retour de ces expéditions au long cours toutes accomplies grâce à l'auto-stop, il entre chez les pompiers et, déjà hanté par ses souvenirs de ranch, il achète une petite ferme sur laquelle il entretient quelques chevaux de selle qu\u2019il loue à des amateurs.Ce n\u2019est évidemment pas le Pérou, loin de là;mais il continue, en grande partie grâce à la compréhension et à l'appui de sa femme, Lise, qui partage avec lui un fort penchant pour les chevaux.Après s'être renseigné à diverses sources, avoir beaucoup lu et observé, il ey.loue une petite ferme a Lanoraie sur laquelle il entend se livrer a |'élevage des bovins de boucherie.1! commence par acheter deux veaux, qu'avec sa femme il couvre, pendant des mois, de petits soins.Enhardi tout à coup, et malgré les mises en garde de l\u2019agronome du coin qui lui conseille fortement de s\u2019orienter vers l\u2019industrie laitière, Yves Saint-Vincent opte pour l\u2019élevage des bovins de reproduction, domaine qui l\u2019attire d\u2019instinct mais dont il n\u2019a tout au plus qu\u2019une connaissance fort théorique.AGRICULTURE SCLEROSEE Après les deux veaux vient l\u2019achat de deux vaches, ce qui porte son cheptel à .quatre têtes! Se croyant déjà éleveur attitré, l\u2019été suivant il se hasarde à les présenter à l'exposition régionale de la Mauricie et remporte.le premier prix! Sans le savoir, il était lancé, Ce premier succès inespéré lui injecte une forte Suite page 8 6 - 3 septembre 1977 ps = 7 py nS gt\u201d ne Fr | oo oat + ier + Fe hu i» ) rh oe ve 3 3:3.a 57, vs 121004 rE xr 2 + fis Pro, be iy PF # ris « 4 ave oft a 2h Fey Ss a Le Nex\u2019 a EU) pce ai J Te 33 \u201c de ES vi.pe 2 ov 1 H La ils de [ Bh \u201ces Ce oo tb a > Cal , EE M re 7 ve 7, > Es xs XS à « \u20ac sy + \\ Ye qa\u2019 34 2 7, A «> x » 2% : fe = 4 = Pa) * Lx ap ¢ = + My ¥ Fe # &s RY 5 A 15) ae agp OR Am rares At TA nL ERIN ni A DA ars mie ee ars Rb Air _ tt PE re et ES LR ye of HO, +; ar, ed Sg ge ae na ed £ Pha Ys Lig] aptes 2 ey Er Ao) aa sn 5 & ve es 3 A rts Xoo i Ha NE ~~ 7 ae + \"208 = \u2019.st A4 EF se # oe ~~ i PRLS hE 4s 2 RE, = Res Lu ful pr 4 oh SS Fy PS pe \u201cVas, Aah CY] PY 2 ip hs - Li Ir hE I \u2014 as MITT od + + er en oA A din ce Te ?; vie AEE ATT A a, 7 ae cu de 2 7 vos + Ble gar pee, va or ee go oo Fe = | x sers see az SE +?Tai ce mr AVE a fois .\u201cAw ay OE EME LCA.Se T= a Fe gf a fx Cos! x eu es w1 £a \u201c run RE on Ae ES +, : \u201cane 4 we | « WEE tot 8 a | il pe mer sn 5 Feds wh pass _ phi po hey reba Te Po pa 35 vifs die .° #54 or 2 7 Pras liad VY, Rois 0 SEs aan 4 Coté SERRA ag ; ee ST iF ce fo.# Klee x] Abd pe 5 ae 73 ptdr 6, des = D * By, a we Lah ES PE ce Lu pI Ss ET AE ai get RE fal Fe = 4 a > 2 pin; PS ret 4 pa y Jus Hx \"a ie cp a RAGA NS ing 2, 2 27e © £5 > pa Le 2 5 3 ne?A) ae Ces 2 Ce bh.5.\u201cpasse 4 20 PL E Mat In \u20ac E sos.3 Ce #20 yi DB hl, PS Le > NS £3 Sa To 4 = Ta > 2 3 7 i v, &- a 2 IE [TA 3 ce wr Sz, + sine \u201c3 \u201cer 2 i + a 5 iN pid ES = Gare A wa NYA UE me + 3 am = © à, © A wr Des, | Abs A r la santé croît avec l'usage\u2014éviter d'inhaler.[es Avis: Santé et Bien-être social Canada considère que le danger pou 8 mg.Régulier: \u201cgoudron\u201d 8 mg, nicotine 0.5 mg.Moyenne par cigarette\u2014Format King Size: \u201cgoudron\u201d 12 mg, nicotine 0. ERA CESR 5 RCE PRIE A AE AL = = Sue AE Pa Ay GY A 7 Kia V6 i f Es Se ml ; Ju Ni dose d\u2019assurance et de confiance en lui-méme.Les années suivantes, il hante les expositions agricoles du Québec et même de l'extérieur avec de nouvelles bêtes et leur progéniture.Il continue de rafler des premiers prix un peu partout où il passe.Depuis, avec son supertaureau Shorthorn \u201cBoule d\u2019Oseille\u201d et ses sept rejetons, il a fait rayonner la réputation des bovins canadiens, non seulement au Canada mais aux Etats-Unis, notamment à Houston (Texas) et à Chicago, où se tiennent les plus importantes expositions agricoles en Amérique du Nord.Tout récemment, avec une dizaine de bêtes sélectionnées dans son troupeau, il se rendait comme concurrent à deux foires internationales au Brésil et en Argentine.Et selon son habitude, il n'avait pas l'intention de revenir bredouille.On l'imagine facilement, Yves Saint- Vincent n\u2019est pas du genre timide, effacé.C\u2019est une forte personnalité, qui a du cran et la parole en bouche, comme on disait autrefois.De la faconde, même.Quand on l\u2019interroge sur ses expériences et ses projets en agriculture, il devient vite intarissable.Pour réussir en agriculture de nos jours, déclare-t-il, il faut savoir \u201csauter les clôtures\u201d.Certaines sont particulièrement hautes et \u201cagrémentées\u201d de bar- belés, en plus.Ce qui ne lui fait pas peur, car plus elles sont hautes, plus ça le stimule! Depuis quelques années, on le sait, la a mode d\u2019un certain retour à la terre apprêté à la sauce folklorique a produit sans doute plus de \u201cgentlemen farmers\u201d que de véritables fermiers.Et c\u2019est bien dommage pour une agriculture stagnante, presque sclérosée, qui a tant besoin de sang neuf, vigoureux, pour assurer sa relève.Sous ce rapport, l'exemple d'Yves Saint-Vincent vaudrait d\u2019être imité car il est tout le contraire de l\u2019agriculteur dilettante, de l\u2019ancien citadin qui joue plus ou moins à l\u2019habitant pour impressionner la galerie.C\u2019est un dur, un réaliste, qui ne lésine pas sur les moyens, Il se considère avant tout comme un industriel qui doit produire et écouler sa production aux meilleurs prix sur des marchés qu\u2019il lui faut découvrir et exploiter lui-même, sans trop compter sur l'aide des organismes officiels et des gouvernements.Voilà, en bref, la philosophie agricole qu'il prône et voudrait bien répandre à travers tout le Québec.Quand la majorité des cultivateurs québécois seront pénétrés de cette philosophie, dit-il, notre agriculture \u201ccommencera à sortir du bois\u201d.Mais comment a-t-il réussi personnellement à s'imposer en peu de temps dans un secteur hautement spécialisé et concurrentiel?Son explication est à la fois simple et logique.À fréquenter les expositions, il s\u2019aperçut bien vite que les propriétaires de troupeaux de bêtes de race, millionnaires pour la plupart, laissaient à des employés le soin de s'occuper de leurs bêtes.II résolut donc \u2014 d'ailleurs il n'avait pas beaucoup le choix \u2014 de veiller lui-même au soin de ses bêtes, mettant ainsi en pratique le dicton bien connu: \u201cL'oeil du maitre engraisse \u2014 et surtout embellit \u2014 le bétail\u201d.Procédé infaillible qui lui valut à peu près tous les succès remportés jusqu\u2019à présent.SAUTER LES CLOTURES Parmi les qualités personnelles qui ont sans doute grandement contribué à son succès, il y a chez Yves Saint- Vincent beaucoup d\u2019entregent, conjugué avec un certain sens du show et de la publicité, on pourrait méme ajouter: des relations publiques Ce qui le caractérise, c\u2019est sa capacité d'affronter rapidement des situations difficiles et même souvent de les tourner à son avantage.Ainsi, il y a quelques années, devant le refus de certains grands intermédiaires d'acheter une dizaine de ses bêtes de boucherie, Yves Saint-Vincent eut recours à un grand moyen: la télévision.Accompagné en studio de l\u2019une de ses plus belles bêtes d'exposition, il participa à une émission au cours de laquelle il put expliquer son problème et lancer un appel au public.Le résultat ne se fit pas attendre: en moins de trois jours il avait trouvé preneurs pour ses bêtes auprès de plusieurs petits bouchers! De 1970 à 1976, à trois reprises les organisateurs du Salon international de l\u2019agriculture et de l'alimentation de Montréal lui confiaient la tâche ingrate mais essentielle de responsable des installations et présentations animales de cette grande manifestation agricole.Dans l'esprit de notre ancien sapeur- pompier devenu grand éleveur de bovins devant l'Eternel, pour l\u2019agriculteur, \u2018\u2019sauter les clôtures\u201d, c\u2019est d'abord aller voir ailleurs ce qui se fait afin d\u2019en tirer des enseignements utiles pour sa gouverne, mais aussi en vue de faire mieux connaître le Québec à l\u2019étranger.Sous ce rapport, le travail qui reste à accomplir est immense, affirme-t-il.A vrai dire, selon lui, il est à peine entamé.Personnellement, de sa propre initiative, il a donné l'exemple puis- qu'au cours des trois dernières années seulement il a participé à une quinzaine des plus grandes foires agricoles internationales, non seulement au Canada et aux Etats-Unis, mais en Europe, notamment en France, en Angleterre et en Italie.Il a pu observer sur place ce que l\u2019on fait dans les grands pays industriels pour promouvoir l\u2019agriculture, par les moyens de communication de masse les plus modernes et les plus efficaces.En possession d\u2019une très riche documentation, il lui tarde maintenant d'appliquer ou plutôt d\u2018adapter ces données à la situation agricole du Québec, à ses yeux très préoccupante sous bien des aspects.Parmi les facteurs personnels qui font marcher Yves Saint-Vincent au pas de course vers l'avenir, on note un grand dynamisme, un irrépressible optimisme, en même temps qu'une capacité de vision et de prévision hors du commun.Yves Saint-Vincent déplore qu\u2019étant donné la qualité de notre actif agricole, le cultivateur québécois moyen ne soit pas en meilleure posture du point de vue économique.\u201cLe malheur, dit-il, c\u2019est que cet actif nous ne savons vraiment pas le valoriser, en définitive le monnayer au prix qu\u2019il vaut.Le Québec possède sans doute l\u2019un des meilleurs cheptels bovins au monde, mais qu'en fait-il?Trop souvent il le cède à vil prix à l\u2019étranger.Ainsi, n'est-il pas paradoxal que ce fameux boeuf de l'Ouest que nous achetons ici à prix d\u2019or 8- 3 septembre 1977 Teh tm em le em Es rss ol FN ew wm A em me MA Ci-contre, la maison 1 des Saint-Vincent, à St-Cuthbert; ag., Liseetle taureau Boule d'Oseille, leur champion.ne soit rien d'autre, en définitive, que le : produit fini issu de veaux pour la : plupart originaires du Québec?Ces # veaux nés ici, pourquoi ne serions-nous ; pas capables de les élever et de les t vendre nous-mêmes, au Québec et a: l\u2019extérieur?Cette proposition apparem- : ment impossible, le pompier devenu ! éleveur la réalise avec succès lui-même sur sa propre ferme, depuis plusieurs 1 années.: Selon Yves Saint-Vincent, ce qui ; manque le plus aux agriculteurs du : Québec, ce sont de véritables associa- ; tions spécialisées de producteurs, dyna- : miques, modernes, efficaces, qui pren- © nent l'intérêt de leurs membres et ne pactisent pas avec le premier gros intermédiaire venu.Notre agriculture ne commencera vraiment à sortir de son marasme que le jour où les producteurs décideront de prendre leur sort en main et de ne pas trop compter sur l\u2019aide extérieure, quelle qu\u2019elle soit.TRE BREA VST STANDARD 2e partie.Anglais/français.NEW SHORTER CONCISE Français/anglais.Angjlais/français.MINI POCKET INFORMATIQUE Français/Anglais.(à paraître) Anglais/français.27.50 ARGOT (plus expressions populaires ~ .Quand, a l'exemple d'Yves Saint- NEW STANDARD | Francais/anglais.ac as anglaises) Vincent, des centaines, voire des mil- arte Francais anglais.NEW SHORTER Francais/anglais.17.95 liers \u2018de fermiers québécois se résou- Volume 2 31.50 Anglais/français.dront à sauter les clôtures (dans le - + meilleur sens du terme) notre agriculture aura de ce fait franchi une étape décisivee 3 septembre 1977 - 9 PAR JACQUES BEAUCHAMP-FORGET Un paquet de chips, ça n\u2019a l\u2019air de rien, mais il y a du mystère là-dedans.On en mange des chips, on en mange.Et plus on en mange, plus on veut en manger.Vous savez sans doute pourquoi.Les enfants, eux, peuvent en dévorer même après un copieux repas, si bien que vous vous demandez comment ils peuvent réussir pareil exploit, après le dessert encore! Les chips, au fait, qui pensez-vous les a inventées?inutile d'interroger vos encyclopédies, françaises ou anglaises: aucune d'elles ne répond à la question.La Bibliothèque municipale de Montréal, face au parc Lafontaine, est muette sur ce sujet.Aussi me suis-je rendu à la Bibliothèque nationale du Canada, rue Wellington, à Ottawa.Après avoir consulté les fiches-matières, j'ai demandé l\u2019aide d\u2019un préposé à la recherche.Rien.Peut-être trouverais-je un indice dans l\u2019archéologie linguistique.Dans son Dictionnaire de la langue verte, paru à Paris en 1886, Alfred Delvau parle de \u201cfrite\u201d pour \u201cpormme de terre frite\u201d et ignore \u201cchips\u201d.Le Larousse étymologique mentionne ce mot: \"XXe s., pommes de terre frites, séchées à la vapeur; mot angl.signif.\u201ccopeaux\u201d.Le Petit Robert date le mot \u201cchips\u201d de 1925, mais attention! cette date correspond au prémier emploi du mot dans la langue écrite en France.Par-dessus le marché, sa définition est incomplète.Allons voir du côté des livres de recettes.Voici La Cuisine raisonnée, publiée en 1926: un manuel portant nihil obstat et imprimatur de l'archidiocése de Québec, approuvé par le Comité catholique du Département de l\u2019Instruction publique qu'a remplacé le ministère de l'Education.Les Dames de la Congrégation Notre-Dame y enseignent comment réussir les pommes de terre.Saratoga: \u201c5 ou 6 pommes de terre, friture, sel.Couper les pommes de terre en tranches aussi minces que possible (Euréka! les voici les chips!).Laisser tremper dans l\u2019eau froide une heure; refroidir parfaitement à l\u2019eau glacée (N.B.\u2014 Le bain à l\u2019eau froide, qui élimine l\u2019amidon, ainsi que le refroidissement, c\u2019est là le secret des frites et des chips légères, non collantes et plus digestes.) Egoutter et éponger dans un linge.Cuire en pleine friture: elles sont à point quand elles sont dorées.Les retirer du feu, les déposer sur un plat recouvert d'un papier, saler et servir très chaud.\u201d Faites ça et vous ne voudrez plus jamais manger de chips froides, parole de gourmand! Les pommes de terre Saratoga.Jai voulu imiter Claude Jasmin qui a trouvé dans un magazine de la Nouvelle- Angleterre le sujet de son dernier livre, le Loup de Brunswick City (Leméac): j'ai cherché du côté de nos voisins du sud.Les Dames de la Congrégation ont raison: les chips viennent de Saratoga, dans l\u2019Etat de New York, à quelque trois heures par auto de Montréal.Aujourd\u2019hui, Saratoga Springs est une petite ville d\u2019eau des Adirondacks avec 122 sources thermales, le plus vieux champ de courses des Etats-Unis et un centre d'art étonnant, demeure du New York City Ballet en juillet et de l\u2019Orchestre Philarmonique de Philadelphie en août de chaque année.On y trouve aussi l\u2019ancien château de Spencer Trask, qui a été la retraite dorée d\u2019écrivains frappés par la Dépression de 1929, comme il | V4 y £7 i IN Carson McCullers et Saul Bellow, et qui, sous le nom de Yaddo, accueille aujour- d\u2019hui des artistes tout le long de l\u2019année.Au siècle dernier, dames et demoiselles se rendaient à Saratoga pour s\u2019abriter du soleil de l\u2019été dans des demeures victoriennes, tandis que des gentlemen de toute espèce y menaient grand train, courtisaient les belles et jouaient ferme au plus ancien casino d'Amérique, dirigé par l\u2019ex-champion de boxe poids lourd John Morrissey, gentleman gambler.Un soir d\u2019été de 1853, au restaurant Moon's Lakehouse sur le bord du lac Saratoga, le chef George Crum (Speck de son vrai nom) en a plein le dos d\u2019un habitué de la maison particulièrement difficile: monsieur revient de son voyage annuel à Paris et exige des frites \u201ccomme seuls les chefs français savent les.faire\u201d.Crum est passé maître dans l\u2019art d\u2019apprêter poisson et gibier: son métier, il l\u2019a appris en partie d'un chef français.Crum, qui est d\u2019origine indienne, est aussi un homme de caractère.chez lui, pas de passe-droit, premier arrivé, premier servi.Le commodore William H.Vanderbilt a déjà attendu une heure avant d'obtenit une table pour lui et ses invités Le magnat des chemins de fer Jay Gould a fait la queue plus longtemps encore.Crum décide donc d\u2019éblouir son client en lui servant ILLUSTRATION MARTHE BOLDUC \u2014 PERSPECTIVE é de minces rondelles de pommes de terre, transparentes a souhait et salées a point.Le client est enfin comblé.C'est l\u2019enchantement dans ia salle.La découverte du chef devient vite le succès de la maison.La renommée des \u201cSaratoga Chips\u201d se répand à travers le pays.Si bien-que George Crum quitte l\u2019établissement de Carry Moon pour fonder son propre restaurant de l\u2019autre côté du lac.Voilà ce que raconte la version la plus populaire.Mais à la bibliothèque de Saratoga, en fouillant dans de vieux numéros du journal du pays, The Saratogian, vous découvrirez que c\u2019est en fait la belle-soeur du chef indien, Mme Katie Weeks, qui trouva par hasard la nouvelle façon de cuire les pommes de terre, alors qu\u2019elle travaillait comme pâtissière sous les ordres de Crum.Comme il arrive souvent, c\u2019est le patron qui profita de la découverte du subalterne qui, dans le cas présent, était une femme.Avis aux féministes.Même si la haute cuisine n'accepte les chips qu'avec réticence, elles paraissent néanmoins à la table des riches Améri cains Le prestigieux White House Cookbook en donne une recette.les Dames deta Congrégation ont sans doute lu cet ouviage avant de rédiger leur manuel quiteste, dmon avis, le mesteur livre de casne \u201ccanadienne\u201d actuellement des ponibde en libraicie Cest à un autre Américain, George, Sleeper, que revient le mérite d'avou commercrabise les chaps.IE habite Nuhant, la plage sise tout à côté de Boston Quand il vend son commerce peu après 1890, les chips sont populaires dans le Massachusetts Son successeur, Boyd's Revere Beach Potato Chips, agrandit I\u2019affaire en livrant chaque jour des caisses de chips que les détaillants revendent à la livre ou en paquet.C\u2019est ainsi que fut lancée l\u2019industrie des chips dont le chiffre d\u2019affaires annuel dépasse un milliard et demi de dollars rien qu'aux Etats-Unis.A Saratoga, il y a des établissements de bains pour soigner l\u2019arthrite, la bursite, la haute pression, les maladies de coeur\u2026 Gratuitement, vous boirez une excellente eau minérale, saline ou alcaline, l'une des meilleures eaux du monde.Vous trouverez des fontaines publiques en plein centre de la petite ville: la Harlthorn Spring (saline), la Peerless (alcaline}, l\u2019'OIld Red (surnommée \u201cThe Beauty Water\u201d a cause de ses propriétés thérapeutiques dans les maladies de la peau), etc.Mais vous ne trouverez pas de pommes de terre Saratoga, au même titre qu\u2019il semble impossible de déguster un filet de morue en Gaspésie ou des crevettes d'origine à Matane.Est-ce par la faute de l\u2019industrie des chips?Avec le temps, les chips se sont diversifiées.Amusons-nous à les classer.Selon l\u2018ingrédient de base: chips à la pomme de terre, au maïs, naturistes, à la noix de coco (importation de France), aux crevettes (cher); selon leur saveur: nature, sauce barbecue, vinaigre, fromage, ketchup, fenouil (dill pickle), bacon, bacon et barbecue, oignon et crème sure, fromage nacho, taco, ginseng; selon leur forme: ordinaires, ondulées, triangulaires, tubulaires, annelées, gaufrées ou quadrillées; selon leur taille: ordinaires, pailles (ou juliennes), mini-chips; selon leur résistance: pour la trempette ou non.Il y avait aussi les chips \u201cbien élevées\u201d, selon la publicité télévisée d\u2019un fabricant canadien, mais n\u2019insistons pas sur cette qualité: on n'a jamais trop su ce que cela voulait dire.Quelles chips choisir?Matière de goût sans doute.Impossible de demander l'aide du Consumer Reports: le fameux magazine américain revient sans cesse sur les jus d'orange et les détecteurs de fumée, mais il n'a pas encore daigné évaluer les chips en 42 ans de parution.La seule fois qu\u2019il a offert un semblant de conseil à ce sujet-là, c\u2019était pour donner les résultats d\u2019un test entrepris par des élèves de 3e année d\u2019une école de Newton Highlands (Mass.), dans sa livraison de juin 1977.Les chips sont un mets démocratique.Aussi les livres de grande cuisine ne les mentionnent que pour accompagner les gibiers rôtis à l\u2019anglaise.Par exemple, Cuisine et vins de France, l'ouvrage classique du prince élu des gastronomes, Curnonsky, présente en hors texte un faisan rôti pommes chips, mais il se garde bien d\u2019en donner la recette.Question de fait, quand on parle des chips, ce sont des linguistes qui le font avec science et considération: il n\u2018y en a plus que pour la linguistique, structurale ou horizontale.Ainsi, dans son livre récent, Louis-Paul Béguin monte en épingle le mot \u201ccroustille\u201d, \u201cqu\u2019on utilise maintenant au Québec au lieu de l'inélégante \u201cpatate chip\u201d et qui, au XVIIe siècle, signifiait un léger repas\u201d.Jean-Marie Laurence aurait proposé \u201ccroustillettes\u201d.Gérard Dagenais est partisan de \u201cchips\u201d, à l'exemple du Petit Larousse, du Petit Robert et de Gault et Millau.Vous avez donc le choix linguistique de manger des chips, des croustilles ou des croustillettes mais si jamais vous êtes de passage à Londres et que vous voulez manger des chips, il vous faudra commander des crisps.Autrement, on vous servira de vulgaires patates frites! «OT Dé AT pgm adidas pour l'action \u2026 3 septembre 1977 -11 Pour de plus amples renseignements, adressez-vous à votre distributeur local.| ro ura \u2014\u2014_\u2014 ee \u2014_ -\u2014 0e CS» cm, A 1 he} ° hl awh Py he 8 af @ = Nz » ei 2 \\ od N | YY ; 0 \u201d vk «Ik = ¥ 5 : a ES \u2014 > = dE à a 2X Le dE: du Te po?= amrati ju en I per J LE detente mms = eR ay | \u201cay g\u2014\u2014 > J.: _ & RB > ts Ais p= Ly EY t | 5 3 {J > ~~} ax we Cp fe o vo Ax Yami % Es \\ A - & « ei v ¥ L ESIDENT ae N i = 3 ad J - - \u2018 by Lf ©: \\ f 18 + NES - \u2014_ > ~~ \u201cama > Li \u201c- x vu 54 À .SAA, = = A SE 5 Le.moasae< BN pi * 4 4 J Re > & Wo I~ pres VS 9 À WW + 1 py 2 ann] Summ \\ te * ES Pay mn.se > ok : ~ x i 2 \u2014 A Bit gt Bie a Le % a >, ad 2 d \u201cth.14e « br sa Pa Le; pres PAR ES Fry A GEI 7e pe ln q % PH pa 3 a Ye Wea à AE Eo J LS LE J 7, N7 / 3 a a oy ed yo fr po Toy Pi 4 78 1] .Pe 2 1 RS a erga \u201c 5 Ea 45 + Lin te rr oe a | \"5e; Xe _\u2026.x a # NS PIES es [= FF iE rés 3 2s Pir Wi NE + pr \u201ca kad he eT > ; ° Lu) x x Fo J re = Fe [1 fr |] A d5 Y $ x\u201d | 1 \u201cæ nol i yy sd Bo .- i, wre : LPN 3 70e pdt Ww Tr 1 ST Ww a #3, PAR ALAN CARRUTHERS Une anecdote veut que Johnny Rotten RER (Johnny le Pourri), chanteur dans un ofl groupe rock anglais du nom de Sex À Pistols, découvrant son blue-jean de rechange en lambeaux un soir en & rentrant chez lui, l\u2019ait rafistolé avec de grosses épingles de sûreté et se soit exhibé dans cet attirail au concert suivant.Cela se passait il y a deux ou trois ans, à Londres.Ainsi serait née la mode \u201cpunk\u201d, qu\u2019on pourrait traduire par sale ou répugnant.Tout est donc devenu punk: comportement, Ÿ musique et, bien sûr, vêtement.Cette mode semble répondre aux besoins d\u2019une jeunesse prolétarienne qui redoute ou connaît déjà le chômage et qui s'ennuie.Ce qui est di particulièrement vrai de la À Grande-Bretagne où l'avenir paraît sombre et sans issue à une population de près de 60 000 000 d'habitants entassée sur un territoire qui logerait six fois dans le Québec.ll Ces jeunes n'arrivent plus à s'identifier aux idoles \u201cpop\u201d d\u2019un récent passé \u2014 les Who, les David Bowie \u2014, qui ont toutes largement dépassé la trentaine M et passent leur temps à franchir les frontières pour échapper aux agents du fisc; des idoles qui jouent sur un matériel hors de prix une musique devenue terriblement élaborée; des idoles qu\u2019on n\u2018aperçoit que de loin au fond d\u2019une salle immense.N'ayant qu'une sono approximative mais une énergie démente et l'envie de semer la panique, les jeunes musiciens ont réglé la situation eux-mêmes, entraînés par les Sex Pistols qui ont forcé les portes et se sont imposés là où on ne les avait pas demandés.Chantant et jouant à l\u2019avant-scène, les musiciens punks s'habillent comme leur auditoire.Tout costume leur paraît acceptable, surtout s\u2019il choque et déconcerte.La mode \u2018\u2019officielle\u201d s\u2019en est mêlée elle aussi et a adopté des idées nées d'abord de l'impécuniosité des e4TE musiciens.Les tissus déchirés tout exprès et une joaillerie d'origine utilitaire trouvent leur place dans la haute couture de New York ou de Paris (avec Paco Rabanne).Cette mode envahit à son tour Montréal, où l\u2019on trouve déjà une boutique punk, bien que le principe premier du punk soit le bricolage.Des deux propriétaires de la boutique Yul Kitsch, rue Saint-Denis, à Montréal, l\u2019un, Pierre Desrochers, s\u2019est converti personnellement au punk.Mais son associé, Jacques Lamarche, préfère des conceptions tout à fait individuelles et s'élève contre les engouements qui habillent tous les jeunes de la même façon.Y compris les Punks, qui auront peut-être, un jour, envie d'autre chose\u2026e 2 Rêves en chantier u Avant de prendre le large sur le voilier construit de leurs mains, Jean,Henri, von, Christine, Lorraine, Francyne,Jimmy et Léo en ont mis des années id de patience et de dur travail Photos Dominique Mauroy Ci-contre, L'Exocet construit et habité par Jean et Christine; M} en haut, le Novynik qui loge Yvon, 4 Francyne {et aussi Luc, Louise et.leur futur enfant); a gauche, Henri et Lorraine 4 au travail sur la Cinquième Saison; +=1 ci-dessous, le Béarn de Léo, semi à 8, le bateau-charter de Jimmy.NNE TREMBLAY Sur les bancs de l\u2019école, un beau matin, ils fabriquent des bateaux de papier.Plus tard, sur le bord d\u2019un étang, sur le rivage d\u2019un lac, ils construisent consciencieusement des radeaux de branchages puis voguent doucement et imaginent quelque voyage.Lentement le rêve prend forme dans leur tête.Les magazines, les revues de bateaux s\u2019empilent sur les étagères de leur bibliothèque, ils se mettent à dévorer des bouquins d'histoires vécues, d\u2019histoires d\u2019océan, puis des livres techniques.Un jour, la décision est prise: ils construiront un bateau, un vrai, le leur.Suite page 16 14 - 3 septembre 1977 La légèreté de la nouvelle TL n'a rien de commun avec la douceur des cigarettes actuelles.Faite d'un mélange nouveau de u tabacs légers, cueillisaumoment a.méme ou ils sont a leur plus Co ~.blond, c'est la première ciga- + rette à vous offrir cette qualité exceptionnelle.un got naturellement léger! Pour les fabricants de la nouvelle TL, l'important ce n\u2019est pas le filtre\u2026 c'est le tabac.Et c'est bien naturel! Avis: Santé et Bien-être social Canada considère que le danger pour la santé croît avec l'usage \u2014 éviter d'inhaler.Moy.par cigarette.Régulie: goudrons 12mg, nicotine 0.8mg.King: goudrons 14mg, nicotine 0.8mg. Rêves en chantier Ils se nomment Jean, Henri ou Yvon, Christine, Lorraine ou Francyne, Jimmy ou Léo.Ils ont dans le sang ou dans le ventre un goût du voyage, une envie de partance, un rêve d'eau! Chez ces gens-là, on n\u2019\u2018achète pas le rêve, on le fait! Ils construisent de leurs mains des bateaux à la convenance de leur rêve.lls y mettent le temps, ils y mettent l'argent.Hs sont ici ou là sur les bords du Saint-Laurent, sur une rive ou l\u2019autre du grand fleuve, dans ces terrains vagues, loués ou achetés pour l\u2019ébauche de leur rêve.Devant eux, des bateaux à moteur, des \u201ccruisers\u201d de luxe brillant, bien astiqués, amarrés aux quais des ports de plaisance.Tout un monde les sépare; les uns et les autres se côtoient sans se voir, ils ne se ressemblent pas.Il flotte toujours un peu de poésie dans l'air lorsque l\u2019on parle de bateaux, lorsque l\u2019on évoque les voiliers.Pourtant les gens qui construisent des voiliers rencontrent des réalités moins poétiques.Les problèmes d'argent, le découragement, les contraintes familiales ou sociales font souvent du rêve un cauchemar Le temps d'exécution se prolonge généralement au-delà de l\u2019échéance espérée, la date du grand départ recule de mois en mois, d'année en année.Le rêve s\u2019étiole parfois en chemin.Cela signifie pour certains l'abandon du bateau.Des rêves à moitié achevés gisent alors sur les chantiers au bord du fleuve, avec, inscrit sur la
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.