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Titre :
Perspectives
Éditeur :
  • [Montréal, Québec] :[Perspectives],1959-1982
Contenu spécifique :
samedi 9 septembre 1978
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
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Références

Perspectives, 1978-09-09, Collections de BAnQ.

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[" A Eid >: Ne 2.53 EAN ; - A KR \u201cwu >» he [4] NS Pony Cor LE CR CR > 2 a.had Ray -\u2014y Te Loe oc L2H) \u201d à Ÿ Lu Le, x] Le Be > 4 ol } Tunes E 5 = Le 24 aa F C AN A + ae LA 4 D ex 5 ne \u201c4 À Fv Fal Te 2 5 pS gp - 3) 2 a A ETON Pv 4e, ES - a+ wll: LC ee 2 a hd Pe >; Ls a = ° PA dd 9 8,20 NaC Wo * a £2 xs y Et Pc) La ea » D #r Ls ve M 2 2 = a a, ee 3 3 Pi\" TY 1) Bi) de 4 are æ Lg Cong.Lo Td per rr 5.pere OUR me Te LN + hat) Lu ha 3 x] e ES NE >, 5 bd >, 24 EE Le LC A LY = My ga « ig Ry Last y bd nd Baad p ae a +.+ > va.od is es, a ag % CN pil os C5 [I LX re .8 ve & CE 14 ye 74 L\u2018asqua)das ç .wl Pd ne ww T\u2014 ÿ LA + LES ENSEIGNANTS Les budgets des ministères provinciaux de l'Education ont considérablement augmenté ces dernières années; les grèves de professeurs ou d\u2019étudiants se sont multipliées pendant la même période.Il est donc opportun de se demander ce que les Canadiens pensent des enseignants.Pour plus de précision, notre sondage a divisé ces derniers en deux groupes, selon qu'ils pratiquent leur métier à l\u2019école primaire ou à l\u2019école secondaire.51 p.c.des citadins interviewés attribuent au professeur du primaire à peu près le même rang social qu'au travailleur salarié ordinaire, 27 p.c.lui accordent un plus haut rang et 14 p.c.un rang inférieur.Le professeur du secondaire est mieux considéré.Les proportions en son cas sont de 46 p.c.quant à l'égalité de rang social, de 37 p.c.quant à ia supériorité et de 10 p.c.quant a l'infériorité.La considération que la société a pour un travailleur se traduit, entre autres moyens, par le salaire qu'on lui verse.Celui du professeur est-il suffisant?Il l\u2019est, en effet, aux yeux de 46 p.c.des citadins, tandis que 18 p.c.le jugent trop faible et 23 p.c., trop élevé.(Ces taux ne font aucune différence entre le primaire et le secondaire.) Salaire et considération se justifient, en partie, par le dé- Le Sondage de la semaine a été réalisé pour Weekend Magazine et Perspectives par les Laboratoires Data, conseillers en recherche, de Montréal, sous la supervision de T.R.Bird.On a effectué à cette fin 1 121 entrevues téléphoniques dans 32 des principaux centres urbains du Canada.@Weekend Magazine, 1977 ONDA vouement que le professeur apporte a sa tdche.Cette application n\u2019a pas varié, d\u2019après 21 p.c.des interviewés.15 p.c.estiment qu\u2019elle s\u2019est accrue en comparaison avec le passé, mais 58.5 p.c.qu\u2019elle a plutôt diminué, et même de façon marquée, de l\u2019avis de 17 p.c.des gens.Autre facteur d'appréciation après le dévouement: la compétence.Pour 60 p.c.des gens, elle est égale chez le professeur à celle du Canadien moyen d\u2019une autre profession; mais 14.5 p.c.la croient supérieure et 18.5 p.c.inférieure.Si l'on tient compte de la profession exercée par les interviewés, il est à noter que les étudiants sont beaucoup plus nombreux que les gens d'autres catégories à penser que le rang social du professeur d'école secondaire est inférieur à celui du travailleur canadien moyen.Serait-ce parce qu'un certain nombre d\u2019entre eux se destinent à devenir eux-mêmes professeurs et qu'ils expriment ainsi sourdement quelque récrimination?Ce sont les membres de professions libérales qui semblent manifester le plus d\u2019estime pour les professeurs.Ils sont les plus nombreux, proportionnellement, à les juger plus dévoués qu\u2019on l'était autrefois, et viennent au deuxième rang sur dix catégories à les croire trop peu rétribués et plus compétents que le travailleur ordinaire.Il est vrai que, pour fins de classification, le sondage inclut l\u2019enseignement parmi lesdites professions libérales.Pi DE LA SEVAINE Par contre, les retraités, aux ressources financières généralement modiques, sont les moins enclins à juger insuffisant le salaire actuel des professeurs.D'autre part, plus d'hommes que de femmes estiment que les professeurs sont trop bien rétribués.Comme les étudiants, les citadins les plus jeunes (ceux qui ont de 18 à 24 ans) se plaignent plus que les autres catégories d'âge du rang social inférieur des professeurs d'école secondaire.Avec la catégorie immédiatement supérieure (les interviewés âgés de 25 à 34 ans), ils trouvent insuffisants leurs salaires.Les plus de 35 ans sont beaucoup moins portés à juger les professeurs aussi dévoués et appliqués que par le passé et aussi compétents.Cette sévérité de jugement se retrouve, au niveau des revenus, dans la classe la plus démunie, celle qui groupe les gens aux gains inférieurs à $5 000 par an.Il y en a à peine 6 p.c.à les penser plus dévoués que jadis, contre 70.5 p.c.à croire le contraire.Et de même seulement 9 p.c.à les juger plus compétents, tandis que le taux d'approbation de leur compétence atteint 26 p.c.chez les gens gagnant de $20 000 à $24 999 par an.C'est dans les provinces Maritimes que l\u2019on a le plus tendance à accorder au professeur d'école primaire ou secondaire un rang social plus élevé que celui des travailleurs d'autres professions, et au Québec à leur en attribuer un plus bas.Conséquents avec eux-mêmes, les gens des Maritimes tendent, de même que ceux de la Colombie britannique, à estimer les professeurs mal rétribués, et ils s'entendent avec les Ontariens pour affirmer que les enseignants démontrent plus de compétence dans leur emploi que les salariés d'autres métiers.Toutefois, il y a plus d\u2018Ontariens que de gens d'ailleurs au Canada à juger les professeurs trop rétribués: 30 p.c.en Ontario contre 12 p.c.dans les Prairies.Seulement 9 p.c.des Québécois contre un maximum de 23 p.c.aux Maritimes ou en Colombie estiment que les professeurs d'aujour- d'hui sont plus dévoués et plus appliqués à leur tâche que leurs prédécesseurs.Au Québec, les anglophones tendent, de façon nettement plus marquée que les francophones, à placer le professeur d'école secondaire à un rang social supérieur à celui du travailleur moyen: 39 p.c.d'entre eux contre 28 p.c.de francophones.De même, sont-ils beaucoup plus portés \u2014 à 19 p.c.contre 12 p.c.des francophones \u2014 à les trouver trop peu rétribués.Tout comme \u2014 à 17 p.c.contre 4 p.c.\u2014 à les trouver plus appliqués à leur tâche et plus dévoués que leurs prédécesseurs.Et encore \u2014 à 22 p.c.contre 3 p.c.\u2014 à les croire plus compétents que les enseignants d'autrefois.La semaine prochaine: la télévision 2- 9 septembre 1978 Lui Te ee EP am wm py en ee Tout le monde se plaint du manque de productivité des travailleurs mais, au lieu d'aller au fond des choses pour découvrir le malaise qui affecte notre classe laborieuse, on se contente de jeter la pierre aux unions, de blämer le relâchement des moeurs, d\u2019accuser les ouvriers de mathonnéteté ou de prétendre que les salaires trop élevés les ont pourris à jamais.Moi-même, je me suis plaint jusqu'à ce qu\u2019une nouvelle des Etats-Unis m\u2019ouvre les yeux.Plusieurs employeurs américains ont institué depuis un certain temps la sweet pay (qu\u2019on pourrait traduire par la «paye-bonbon»): ils donnent un supplément à ceux qui ne manquent pas une journée de travail au cours de la semaine, un boni à ceux qui ne manquent pas une journée de travail dans le mois et ainsi de suite.La sweet pay a diminué l\u2019absentéisme de 25 à 50 p.c.C\u2019est donc dire qu\u2019il y a dans plusieurs bureaux et usines des Etats- Unis jusqu\u2019à la moitié moins de personnes ayant la diarrhée ou la grippe, qui perdent subitement leurs grands-mères ou leurs beaux-pères, dont les enfants se coupent le doigt, sans compter les sous-sols inondés, les crevaisons, les pannes sèches, etc.La solution américaine n\u2019est pas sans intérêt mais c\u2019est un cataplasme sur une jambe de bois.Quand plus personne n\u2019arrivera en retard à son travail et ne s\u2019en absentera, que va-t-on faire?Elimi- ner la sweet pay?J'entrevois déjà le jour où les unions exigeront que la paye supplémentaire soit versée à tout travailleur s'étant absenté mais qui peut prouver que sa belle-mère est vraiment morte, que son enfant s\u2019est vraiment coupé un doigt et qu'il y avait de l\u2019eau jusqu\u2019aux genoux dans son sous-sol.On sera revenu au point de départ.Le principe de la paye-bonbon m\u2018a tout de même donné une idée: ce qu\u2019il faut, c\u2019est le SMOG, le «Salaire Majoré si On se Garroche »! Un vieux proverbe dit que «toute peine mérite un salaire» mais telle n\u2019est pas la situation qui prévaut.Au moins la moitié des travailleurs sont exploités puisqu'ils se rendent au travail et.travaillent sans toucher un cent de plus 9 septembre 1978 - 3 que ceux qui s\u2019y rendent et bâillert aux corneilles toute la journée.C\u2019est la plus grande injustice sociale de la deuxième moitié du siècle.Les temps ont changé mais les patrons n\u2019ont jamais rajusté leur tir.A une certaine époque, personne n\u2019avait de mérite à se rendre au travail car il n'y avait rien d\u2019agréable à faire à la maison.H fallait aider sa femme, changer les couches des petits, accomplir de pénibles besognes ménagères.De nos jours, il faut être joliment motivé pour se rendre au travail quand on pense à tout ce qui nous sollicite: les sports d'\u2019intérieur et de plein air, les voyages, la télévision et \u2026 l\u2019assurance-chômage.Celui qui poinçonne à 8 heures le matin et travaille toute la journée pourrait tout aussi bien rester au lit et retirer ses prestations d\u2019assurance-chômage.Que fait-on pour lui?Rien.Le salaire n\u2019est pas versé pour le travail mais pour assurer la présence du travailleur sur la «job».ll ne s\u2019agit pas d'une notion révolutionnaire puisqu\u2019on l\u2019applique sans s'en rendre compte.Les employeurs soustraient quelques dollars à l'employé qui arrive en retard ou manque une journée mais ils n\u2018enlévent rien a celui qui arrive à l'heure, même sil se tourne les pouces jusqu'à cinq heures de l'après-midi.C\u2019est la même politique à l\u2019Assemblée nationale.Le député ou le ministre qui rate une journée de session paie l'amende mais celui qui lit toute la journée ou ronfle sur sa banquette n\u2019a pas un sou de moins que son collègue qui se désäme pour faire adopter un projet de loi ou le faire rejeter.Comment peut-on garder le moindre intérét au travail devant des injustices aussi criantes?Voila pourquoi je propose que le salaire soit majoré d\u2019un certain pourcentage \u2014 20, 40, 60 p.c., cela reste à négocier \u2014 , pour tous ceux qui travaillent au lieu de se croiser les bras et de se tourner les pouces.Le Parti québécois, qui nous a déjà donné le salaire minimum le plus élevé du monde, se doit d\u2019adopter le SMOG s\u2019il veut nous prouver qu\u2019il a un préjugé favorable à notre endroit, nous les travailleurs dévoués et exploités.vous propose son côgnacVS.Pour vous l\u2019offrir, Hennessy a puisé dans ses réserves de cognac les plus vieillesetles gro plus grandes au monde.Hennessy.Maison française fondée à Cognac en 1765, vous propose également son cognac VSOP Fine Champagne et ses célèbres Bras d'Or Napoléon et X.O. JOCELYNE BOURASSA REPREND LE CHEMIN DE CECOLE PAR RAYMONDE BERGERON Elle est la seule, jusqu'ici, à s'être détachée du peloton des golfeuses du Québec pour franchir les frontières et «faire sa marque», comme on dit en jargon sportif, sur le circuit américain.En juin 1973, quand elle remporta au golf municipal de Montréal le tournoi de la Canadienne, ses compatriotes de Shawinigan-Sud et avec eux tous les Québecois amateurs de golf, ont voulu lever le coude à sa santé, aux jardins prometteurs qui miroitaient au bout de la ligne d'horizon.Avec $10 000 en poche, offerts en guise d'encouragement par le financier montréalais Jean- Louis Lévesque, Jocelyne Bourassa avait noué son baluchon pour aller vivre une vie d'aventures que l\u2019enthousiasme de ses 18 ans rendait encore plus alléchante.Les débuts furent prometteurs et elle vy alla de quelques performances qui justifaient les plus grands espoirs.En aparté, un rythme de nomade, souligné chaque semaine par les voyages, la tension des tournois, mais illuminé aussi par la découverte d\u2019une tranche nouvelle de pays et d\u2019amitiés nouvelles.Seulement, juste au moment de stabiliser une vitesse de croisiére fort convenable, voila que la carcasse flanche comme pour mieux brouiller les ondes: le genou gauche se met a craquer, I\u2019épaule droite rechigne au méme titre que le coude gauche, plumant l\u2019alouette jusqu'à lui faire perdre son bel élan de planeur.Après deux interventions chirurgicales destinées à retirer les cartilages du genou gauche, prenant conscience que la technique originale de son jeu ne suffisait plus à résister aux intempéries, Jocelyne Bourassa faillit tout foutre en d'air pour revenir faire la popote dans son patelin.all y a deux ans, j'avais franchement perdu tout mon enthousiasme pour le golf, avoue-t-elle.Si je n'avais pas rencontré Ed Oldfield, golfeur professionnel américain qui a consacré les 25 dernières années de sa vie à l\u2019enseignement de ce sport, j'aurais certainement plié bagage.Il m'a redonné le goût du jeu en m\u2019apprenant une nouvelle technique, ce qui me maintient encore en piste.» C'est dire que depuis un an et demi, Jocelyne Bourassa a repris le chemin de l\u2019école.L'été à Chicago, l\u2019hiver en Arizona, toujours sous la surveillance du professeur Oldfield, elle désapprend les gestes si patiemment acquis depuis dix-huit ans.«Je dois modifier à peu près toute ma technique, depuis les coups de départ jusqu\u2019aux coups d'approche, dit Jocelyne.La seule chose qui n\u2019a pas changé, À LA SUITE DE GRAVES ENNUIS ; A SON GENOU GAUCHE, [ ELLE DOIT REAPRENDRE SON METIER DE GOLFEUSE c\u2019est ma façon d'effectuer mes coups roulés.Parce que ma technique, au départ, n\u2019était pas tellement orthodoxe et s'appuyait sur l\u2019utilisation des petits muscles (poignets, mains) ainsi que sur un jeu de jambes très fort soutenant un élan compact, court.À cause de ces interventions chirurgicales au genou, mon jeu de jambes a beaucoup perdu de sa force.Je dois donc acquérir une technique basée cette fois sur l\u2019utilisation des gros muscles (du dos, des bras).Mais il n'y a pas de miracle: pendant qu'on apprend à maîtriser un nouvel élan, on ne peut réussir de performances.» Jouer de malchance Ce qui explique pourquoi notre golfeuse est demeurée à demi-muette l\u2018an dernier, participant à une dizaine de tournois à peine, sans réussir à se classer.Ce qui l\u2019a amenée, au printemps dernier, à quitter carrément la compétition pour s'offrir un mois et demi de repos, loin du circuit professionnel, histoire de maîtriser jusqu'à l\u2019automatisme, sans avoir à se préoccuper d'une carte de pointage, ces nouveaux élans encore si peu spontanés.«Après ce repos, je me préparais avec confiance à participer au LPGA (circuit professionnel féminin de golf) à la fin juillet quand je me suis aperçue que dans mon genou gauche, un fragment d'os se détachait et qu\u2019il fallait envisager une troisième opération.» \u2014 C'est vraiment jouer de malchance! \u2014 D'autant plus que dans le cas d'une troisième intervention, je dois reconsidérer complètement mon avenir.Pour le moment, on retarde l\u2018\u2019opération de quelques mois ou quelques Perspectives Photo Denis Pla années, dans le but de me permettre une carrière pleinement active.Parce que cette troisième opération \u2014 à laquelle je devrai faire face tôt ou tard \u2014 aura pour conséquence de réduire considérablement le rythme de mon activité.Je pourrai jouer un tournoi sur quatre, pas tellement plus.C'est dire qu\u2019il me faut déjà envisager une orientation nouvelle.Toutefois, avec des traitements appropriés, je me promets bien de remonter la pente et de faire meilleure figure dans les mois à venir.\u2014 Comment parvient-on à retarder une intervention chirurgicale de ce genre?\u2014 Avec l\u2019aide de médecins, chiro- praticiens et physiothérapeutes.En chiropractie, il existe une méthode toute récente (Muscle Testing) très près de l\u2019acupuncture.Au lieu d'utiliser les traditionnelles aiguilles, le chiroprati- cien redistribue I\u2019énergie dans les muscles à l\u2019aide de manipulations.Je dois suivre par surcroît une régime alimentaire visant à redonner aux os les minéraux nécessaires; il me faut également renforcer la musculature de ma jambe par des exercices particuliers.La solitude d\u2019une vie nomade Evidemment, il s\u2019agit de d'une médaille qui nous semble bien dorée puisqu'un golfeur projette toujours, au départ, l\u2019image luxueuse et séduisante du sportif décontracté s'acheminant, dans l\u2019\u2018herbe tendre et le 1 galuron au soleil, vers le trou d'une victoire grassement rémunérée, qu'on fête ensuite au bar d\u2019un élégant club privé.Pendant un certain temps, Jocelyne Bourassa possédait, pour mieux nourrir sans le vouloir ce genre de fantasmes, un pied-à-terre à Atlanta et un appartement à Montréal, se retrouvant, malgré tout, le plus souvent dans une vaste chambre d'hôtel ou à la table d'un restaurant confortable.Entourée, comme il se doit, de ses partenaires et d'une foule d'amis de passage.«Mais en novembre dernier, précise- t-elle, j'ai mis un terme à ce genre de vie.Je me suis acheté un «mini motor home », sorte de maison motorisée dans laquelle je vis.J'ai abandonné mes appartements et, lorsque je viens au Canada, je m'installe chez mes parents, à Shawinigan-Sud.J'en avais soupé des motels, des hôtels et des restaurants.Je me sens beaucoup plus calme depuis que je vis dans mes meubles.Ma maison me suit, de New York en Caroline du Nord jusqu'à Chicago ou au Texas.» \u2014 La vie d'hôtel ne vous plaît pas?\u2014 Ça me rend dingue: toujours les mêmes visages, sur le terrain, à l\u2018hôtel, l'envers i te er ns a eins Toe Ts irl, a Suite page 6 4 - 9 septembre 1978 * rh 2% D \u2014_ yap al Ny Ad Et a ~y \u2014 ee J AT A / or ; A le vou a je Ÿ a+\" #,- POSE att AT mt nT on i ¥ 14 - FRS $ Fe RNR Rs A - A As 3 E * = aad \u20ac 3 * rye: tae v % ia fa N° q À of » = w & 3, : : SA \u201c3 La ny -~ * \u20ac A\u201d 3 Zw oF À A » 3 y Am Ya a ré 7, > IY Ah ie - > a 4 2e 4 y PC 01 La\u201d.Fx Vi a SAIC % A * Loy Mi %, æ * -w ~ ar a 0) >.a AP Ry, Sn su à Sa vy Ÿ ë : J AS > | oy al \u201ca Ga cz, er _ ng 2 \u201cZe OA pet 7 [Le \"os fd Sv 33 PA es or C fe 9 Kina Size ou 100 DETTE -en toutes AC douceurs.end e * LE - AVIS: Santé et Bien-être social Canada considère que le danger pour la santé croit avec l'usage\u2014éviter d'inhaler.Moyenne par cigarette\u2014100 mm: \u201cgoudron\u201d 14 mg.nicotine 1.0 mg.King Size: goudron\u201d 13 mg.nicotine 0.9 mg, au restaurant; on n'arrive plus à se retrouver seule avec soi-même.Tandis que maintenant j'installe ma maison motorisée dans les parcs nationaux qui, aux Etats-Unis, sont merveilleusement aménagés.Je peux faire de la natation, marcher dans la nature, inviter des amis, rester seule si je le désire.C\u2019est épatant.J'avais besoin de me retirer un peu.Puis c'est économique, à la fin! \u2014 C'est payant, le golf?\u2014 Je vivais bien quand je jouais bien.Depuis un an et demi, je roule sur les gains mis en réserve au cours des cing années précédentes.Jouer professionnellement au golf entraîne des frais de $500 par semaine.C'est le salaire qu'on peut retirer si on réussit à se classer autour de la trentième place d'un tournoi.Or je me suis rarement classée à ce niveau depuis un an et demi.Ce qui me soutient également, à l'heure actuelle, ce sont les contrats que j\u2018ai signés avec la maison Wilson et Simpsons-Sears.Bataille contre soi-même \u2014 Vous devez être calme de nature pour vivre ce genre d'aventure! \u2014 Au contraire, je suis une personne inquiète, surexcitée, très nerveuse.C\u2019est mon lot! Mais il faut réussir à maîtriser ses émotions, sinon on ne réussit rien de bon.C\u2019est pour ça que je dois quitter le circuit entre les tournois et retrouver un peu de calme.Toujours vivre dans un esprit de compétition, avec la conscience qu\u2019une seule erreur peut faire perdre un tournoi, je trouve ça difficile à la longue.Les gens comprennent mal que je veuille rentrer chez moi à neuf heures, le soir, quand je ne joue qu'à midi le lendemain.Mais j'ai besoin de solitude, de préparation mentale.Je pense que le golf, c\u2019est d\u2019abord une bataille contre soi-même avant d\u2019être une bataille contre le terrain.Lorsqu'on joue mal, c\u2019est qu\u2019on n\u2019a pas su se maîtriser suffisamment pour vaincre les difficultés.Avant chaque tournoi, je repasse mentalement chacun des trous que j'aurai à jouer, je vois mes points de repère.J'essaie de manger lentement, de parler lentement, de tout faire d\u2019une manière très calme.\u2014 Et vous analysez, je suppose, chaque geste que vous exécutez sur le terrain?\u2014 Janalyse beaucoup.Jai toujours été comme ça.D'ailleurs, selon mon professeur, c\u2019est une attitude qui me handicape, en ce moment.J'analyse trop: au lieu de me laisser aller et de réfléchir «après» le tournoi, janalyse chacun de mes coups pendant la compétition.Mieux vaut suivre un plan jusqu\u2019au bout, quitte à le corriger plus tard, s\u2019il y a lieu.\u2014 Vous voyagez seule, au volant de votre «mini home »?\u2014 Je fais mon p'tit bonhomme de chemin toute seule.Je n\u2019ai pas de secrétaire ni d'entraîneur pour me tenir la main.Je m'occupe de tout moi- même.On survit à ça! La première année a été difficile, mais une fois qu\u2019on a appris à se débrouiller, on ne se rend plus compte qu'on est seule.Puis je me suis fait des amis un peu partout.Les vacanciers du Québec viennent me voir jouer et ma famille assiste aussi parfois aux compétitions.Ce qui m'embête le plus, c\u2019est de toujours parler anglais.Après plusieurs mois, j'en perds snon vocabulaire français et il me vient une véritable fringale de parler ma langue.\u2014 Votre famille vous appuie beaucoup?\u2014 Oui.C\u2019est un facteur très important.Parce que moi, tout m\u2019affecte, et il faut constamment que je m\u2018applique à voir les bons côtés des choses.Si je n'avais pas eu cet appui, j'aurais éprouvé du mal à surmonter ces difficultés.1l faut dire que j'ai finalement appris à parler.Autrefois, je m'isolais et je me faisais des montagnes avec des riens.Aujourd'hui j'ai appris à m\u2019exprimer, à m'expliquer; ça m'aide beaucoup à voir clair dans certaines situations.Famille de sportifs A Shawinigan-Sud, récemment, on fétait au champagne et aux confettis le Cinquantième anniversaire de mariage des parents Bourassa qui se voyaient avec émotion entourés de leurs six rejetons.À 31 ans, Jocelyne supporte encore avec un petit velours évident au coeur son bonnet de cadette.À cause de cette situation, peut-être privilégiée dans un sens, le «bébé de la famille» s\u2019est vue tout au cours de son enfance entraînée par ses frères dans un sillon sportif qui ne pouvait faire autrement que l\u2019influencer ou du moins faire miroiter à ses yeux une variété de routes à suivre au moment du choix de son orientation.Parce qu\u2019on en mangeait, du sport, chez les Bourassa! Un frère, golfeur professionnel et hockeyeur, que la ville de Shawinigan vient d\u2019honorer en baptisant son nouveau centre sportif du nom d\u2019«Aréna Gilles-Bourassa».Un autre frére, spécialiste du camping et surintendant des loisirs dans la méme ville.Un troisiéme frére, gérant du club de golf, féru de baseball et de canotage.Et une soeur longtemps mordue pour le patinage artistique.Ce qui n'a pas empêché maman Bourassa de rêver, JOCELYNE BOURASSA En juin 1973, Jocelyne Bourassa se classait première au tournoi La Canadienne, disputée au golf municipal de Montréal.On voit ici M.Jean-Louis Lévesque lui présentant le trophée de la victoire.pour sa petite dernière, d\u2019une carrière de technicienne en laboratoire! «Il y avait une consigne, chez nous: les études avant tout.Mais j'ai vite fait dévier cette consigne en me dirigeant vers l'éducation physique!» Quatre années d\u2019études à l\u2019université de Montréal et un an de spécialisation en sociologie du sport à l\u2019université du Wisconsin.À cette époque, Jocelyne faisait partie des équipes universitaires de volley ball, de basket ball et de ski alpin.«C'est mon frère qui m'a tenu lieu de professeur; il n'existe pas de véritable école de golf chez nous.On devrait accorder au golf un intérêt égal à celui qu\u2019on porte aux autres sports.Certaines associations défraient dépenses de voyage et de tournoi à de jeunes golfeurs jusqu\u2019à l'âge de 19 ans.Mais ça ne vaut pas une bonne école de golf.Ou alors il devrait exister des clubs privés où les jeunes, bien sûr, auraient à débourser de leur poche, mais pourraient acquérir une solide technique de base et être suivis de près par des professeurs compétents.» \u2014, Vous avez participé à des tournois européens?\u2014 Assez peu.D'abord parce que le golf n'est organisé dans tous les pays d'Europe que pour les compétitions masculines.Pour la bonne raison qu\u2019en dehors de l'Amérique du nord, il n'y a pas beaucoup de femmes qui jouent au golf.Je suis allée cing fois au Japon, trois fois en Australie, une fois aux Philippines et a Londres.Mais je n'aime pas voyager, ça me rend malade.Probablement parce que j'y vais au milieu ou en fin de saison et que je traîne avec moi trop de fatigue.Les microbes m\u2019envahissent vite, à l\u2019étranger.Au Japon, j'ai joué deux tournois avec 102 degrés de fièvre.Je suis revenue des Philippines avec un virus qui m'a tenue alitée pendant trois semaines.Alors pour moi, c'est fini les tournois hors de l'Amérique du Nord.\u2014 Vous pourriez vous installer en permanence aux Etats-Unis?CANADA WIDE \u2014 C'est le dilemme qui se pose actuellement.J'adore revenir aux sources.Le Québec, c\u2019est chez moi, c\u2019est la source.Par contre, j'ai un ami américain.il est question d'installer mes meubles aux Etats-Unis.J'y vais avec prudence; ma décision n\u2019est pas encore prise.Parce que je sais d'expérience ce que ça signifie d'être attachée à quel- qu'un tout en poursuivant sa vie de nomade.Sur le circuit professionnel, j'en connais qui sont mariées et qui ont des enfants.L'une a épousé un agent d'assurances qui ne la quitte presque jamais.L'autre a engagé une de ses filles comme «caddy».Moi, je ne sais pas encore, on en reparlera, si vous voulez! Artiste sur les bords \u2014 Il n'y a que les sports pour vous passionner?\u2014 Vous seriez surprise de constater a quel point les sportifs nourrissent des goûts artistiques.Pour bien jouer au golf, il faut être artiste sur les bords.Chaque problème au golf exige une solution nouvelle.Ce n'est pas un sport de robot.D'ailleurs ceux qui ont aménagé les terrains de golf étaient de véritables artistes dans l'utilisation d'un décor naturel, avec ces arbres, ces étangs, ces trappes de sable.Un terrain de golf, c\u2019est un paradis terrestre.Je m'intéresse à la peinture et j'aime écrire.Quand je n\u2019écris pas, je perds un peu de mon âme.Je colle sur papier des poèmes, de la prose.Je traduis des émotions, des états d'âme, tout ce qui me passe par la tête.\u2014 Un état de grande émotivité vous aide à réussir une performance ou vous fait rater?\u2014 Ça dépend.Si j'ai suffisamment de caractère, à ce moment-là, pour la bien canaliser, ça favorise, effectivement, une performance.Par contre, si la négativité prend le dessus, j'y perds en concentration et je fais des bêtises.C'est curieux, mais j'ai connu mes meilleurs succès quand j'étais morose, ou agressive.Il est arrivé que l'attitude des gens autour de moi m\u2019exaspérait tellement que je me suis tout a coup sentie comme libérée, enfin laissée a moi-même.Je me souviens aussi d\u2019avoir bien joué lors d\u2019un tournoi Colgate parce que, les iours précédents, j'avais signé une entente avec Simpsons-Sears.Je me sentais des ailes.Il faut être bien dans sa peau pour connaître le succès.Notre golfeuse compare la période qu'elle traverse actuellement dans sa Carrière à l\u2019étape de rénovation d'une maison.Tant que les échafaudages s\u2019agripent aux murs, que le ciment dégouline entre les pierres, l\u2019entreprise apparaît décourageante et onéreuse.Mais à la fin, il se peut que l\u2019investissement vaille la chandelle.Puis si le genou de Jocelyne doit \u2018s\u2019acharner à mettre des fragments d'os dans les roues, il se pourrait que le Québec hérite d'une relationniste compétente ou d'un professeur en éducation physique.«Peut-être même que je dirigerai mon propre centre sportif».Malgré les difficultés, Jocelyne Bourassa a trop de caractère pour être au bout de son rouleaue 6- 9 septembre 1978 tout Laisgez libre coursd votzgal À n vent de fantaisiquauifls-sur ent trg de, le gilet matelassé (44 EYL uvrez le ; : ts SaralfÆlothes con pi En louse beige en vous faire plaigés, Fat à i ux In Fo dy 1 LGN Bil TK arge jup ,Ç Une re nouvelle gb 2 e aze de gotan, À gätiche mouvanteimpri a mai la désinvolte®la dé@@ntractée et i ; en fouldrd ogrre 4 i LC 5 annonce, eatin 4 jo! Tore \" RE yo xX Ixy P e 5 1 la [C300 s'habille n om EF Cama u tê 00.Les vêtements | A merveilleus ts Sarah@Jothes existent dans les t CNET CITE ra EPS | | le petite B Ÿ CITE TENT 9 i nn» Ed Photos Paul Gélinas Ci-contre, photo prise en 1951, au temps où la composition typographique des titres de livres se faisait à la main; ci-dessous, la composition telle qu'elle se fait maintenant, sur un clavier comme pour la dactylographie.PETITE HISTOIRE D'UNE PETITE PUIS ENTREPRISE \u2018Achevé d'imprimer sur les presses de PImprimerie Gagné Ltée Saint in\u201d PAR PIERRE LÉGER Cette petite phrase, je la lis à la dernière page d'un de mes livres qu\u2019on vient d\u2019y imprimer.J'y suis allé pour voir à l'oeuvre les producteurs manuels d'un ouvrage culturel.J'ai voulu apprendre l\u2019a b c de l\u2019art de l'imprimerie, faire une sorte de radiographie d\u2019une entreprise qui compte 90 ans d'existence dans un village de chez nous issu du milieu du XVIIIe siècle.La première chose que j'ai apprise, c'est qu'il n'y a pas de fabrique sans grand-pére.Le grand-père de la fabrique de livres serait bel et bien centenaire cette année, s\u2019il vivait encore.Or William- Henri Gagné, dit Willie, n'avait encore que 10 ans quand il révait de «faire un imprimeur» plus tard.C'était en 1887.Limprimerie de Saint-Justin venait de naitre dans le cerveau de Willie.Trois ans plus tard, son père, Louis-Octave Gagné, marchand général et ferblantier, donna en cadeau à ce fils, gauche mais tenace artisan, une minuscule presse à main, qu\u2019il avait fait venir de Montréal par le train de la Canadian Northern, futur élément des Chemins de fer nationaux et constituant la ligne Montréal-Ontario nord qui transportait voyageurs et «spéciaux du mois» annoncés par les catalogues des grands magasins.C'était encore le temps des étrennes au jour de l'an.En celui de 1890, Willie installa sa petite imprimerie de faire- part et d'enveloppes à en-tête (à 10 cents la douzaine) dans le haut côté du magasin général.hv: A A 3 ie in x je > LE = ; i BERN A gr ne Cette même année 1890, il y eut «de - la grande visite» au village.L'historien et sociologue Léon Gérin, qu\u2019on considère avec raison le père de la sociologie québécoise, mettait alors, à 27 ans, la } dernière main à sa toute première f monographie sur la vie d\u2019une collectivité rurale du Québec, pour laquelle ii avait arrêté son choix sur Saint-Justin de Maskinongé.Titre: l\u2019Habitant de Saint- Justin.Oui, le même Saint-Justin qu\u2019au- jourd\u2019hui, dans le même comté de Maskinongé.A 75 milles du centre ville montréalais par l'autoroute 40 qui suit la rive nord du Saint-Laurent.Rappelons que Léon Gérin était le fils d'Antoine, auteur de la complainte 8 patriotique Un Canadien errant, et le neveu de Mgr Denis Gérin, alors curé de Saint-Justin.Le père, Ernest Quand j'entre en coup de vent dans l'imprimerie, pour ma deuxième visite, je me trouve face a face avec le seul survivant des quatre fils de Willie (deux de ses trois filles vivent encore), un homme de belle prestance a 74 ans, au regard encore jeune et fougueux derrié- re ses lunettes: Ernest Gagné.Flegmatique et souriant, il reste bien planté sur ses jambes entre la porte donnant accès à son bureau de président et l\u2019étagère où trône toujours fièrement la première et minuscule Ë presse à imprimer de la famille.«Tous les musées veulent lavoir», s'amuse-t-il à dire.C\u2019est sa façon rituelle à lui \u2014 son 8- 9 septembre 1978 Sa ~ bb M rt ant a i eee BE Fe A RS A i.dD ni PRT.OY AP me POA = \\» (NAV = PE MO\u201d ¢ NO Nr 5 Una «de rien nsi- bgie ière tivi- e il de int- aude ille puit fils nte le de ans jte, te 5i- le us Lil , la bn | re, CHT SP tirer riad re à AAA tie 1 él is Et Fee ES EEE cri du coeur \u2014, de se présenter à quelqu'un.A travers la vitre de la porte d'entrée, je vois passer, dans la rue principale qui s'appelle, évidemment, rue Gagné, deux camions: «Fruits en gros, Saint-Justin » et «J.-J.Gagnon, portes et châssis; spécialité: portes de garage et armoires de cuisine».Depuis le temps lointain des études sur le terrain faites par notre premier sociologue en titre, la ruralité saint- justinienne, d'abord exclusivement agricole, a ouvert ses rangs à une autre industrie, à part l\u2019imprimerie Gagné.A compter des années 60, plusieurs cultivateurs de Saint-Justin ont «pris une job aux meubles» entre les trains du matin et du soir, certains finissant même par vendre leur terre.Cette industrie du bois du pays, Meubles Saint-Barthéle- my, procure une centaine d\u2019emplois, sur son total de 150, à des familles de Saint-Justin et des environs, contre une soixantaine sur 70 pour la fabrique de livres.Saint-Justin manque d'eau Les 1 500 âmes de Saint-Justin vivent toutefois dans une disette endémique, celle de l\u2019eau.Et la rivière Maskinongé qui passe par là?«Les ruisseaux de Saint-Justin ravinent profondément le terrain argileux et causent des éboulements périodiques le long de leur cours.Saint-Justin manque de bonne eau potable.Les puits creusés en divers Suite page 10 9 septembre 1978 - 9 L'assurance-vie temporaire convertible et renouvelable de 5 ans Je I'Occidentale-Vie vous garantie plus qu\u2019une bonne protection de base a un prix économique.Vous êtes couvert jusqu'a l'âge de 75 ans.De plus, votre police peut être modifiée, en tout temps avant l'âge de 65 ans, Police de $50,000 à terme de 5 ans convertible et renouvelable T Age Prime mensuelle les cinq premières | Homme Femme années\" 25 ans 28 ans $10.46 \"30ans 33ans 10.80 |35ans 38 ans 12.48 1 *Prime déduite automatiquement de votre compte de chèques personnels.Formule de souscription 1-340 12-176 (en anglais); 1-340 13-176 (en francais).en une assurance-vie accumulant une valeur de rachat \u2014 et pour cela, aucun examen medical n'est exigé.Informez-vous sur cette assurance avantageuse auprès de votre agent de I'Occidentale- Vie.Vous découvrirez comment on peut économiser et vivre mieux.3 \u201c\u20ac 7 Occidental Life Insurance Company of California C.P.69, Station K, Toronto, Ontario-M4P 929 Cher monsieur.Combien me coûterait pendant les cing premières années une police de $ à terme de cing ans, convertible et renouvelable!** Nom Date de naissance Sexe Adresse Ville Province **Minimum de $5,000 l'Occidentale-Vie Une Compagnie Transamerica Code postal 00 PRE OW i | VRAIES or NAIES ETRAGERES I 10¢ Deuxiéme Guerre Mondiale Japonaise billet des Philippines, 1951 lev Bulgare avec cachet filigrane, 1930 billet Chinois pour 10 droits de douane blocs en or, deux autres billets du Chili et de la Corée \u2014 le tout à dix cents! Aussi, pour examen d'autres billets fort intéressants.Achetez le nombre que vous voudrez de ces derniers ou même aucun, renvoyez le reste, annulez n'importe quand votre inscription au service.HARRIS BANK NOTES.Dep.BF-127, Boston, Massachussetts 02117 U.S.A.LIL INTE hiring VOTRE DENTIER Vos gencives sont elles sensibles?Votre dentier glisse-t-11?Le PLASTI- LINER DE BRIMM'S Donne un ajustement parfait et confortable qui dure des mois MANGEZ N'IMPORTE QUOI Appliquez une bande de PLASTI- LINER sur le dentier.Mordez et I 'endunt se moule parfaitement.Remboursement garantie par le fabricant.À tous les comptoirs pharmaceutiques RÉPAREZ VOTRE DENTIER * «@ À la maison, en quelques minutes 0 Utilisation rapide et QUIK-FIX facile.Satisfaction garantie ou argent re- Necessaire mis.À tous les comp- de Réparation de Dentiers toirs pharmaceutiques.GRENABA \u2014- \u2014- \u2014- Fak endroits, à une profondeur de cent pieds ou plus, donnent une eau dure, chargée de carbonate de chaux.» (Extrait de l'Habitant de Saint-Justin).Ainsi Léon Gérin avait-il projeté, en son temps, une première lumière sur le problème.Formant un choeur rugissant derrière cette réclamation toujours inassouvie, les voix des trois générations de l\u2019imprimerie s'élèvent aux oreilles des échevins ou députés: «La police d'assurance contre le feu?C\u2019est 40 000 «tomates» par année! On a fait creuser un puits de 300 pieds?C\u2019est pour le débit quotidien de l\u2019industrie\u2026 et aussi pour l\u2019approvisionnement de certaines familles voisines.Des voix individuelles de citoyens sont venues s'ajouter à celles de notre fabrique et à celles des meubles, mais les hommes publics se tiennent coi! «Il existe, par contre, quatre petits syndicats de l\u2019aqueduc.Leurs promoteurs vendent de l\u2019eau aux plus assoiffés.ou aux moins défavorisés.C\u2019est l\u2019oligarchie de l'eau! Constituée par quelques Montréalais égocentriques transplantés ici, elle s'oppose farouchement à la municipalisation de l'aqueduc.Alors?Ou l\u2019on sort de la pénurie, et à quels frais! (les sociétés d'assurance exigent une réserve moyenne de 300 000 gallons).Ou la boutique de livres, déjà à l\u2019étroit, ira croître ailleurs dans la région.Et amen pour Saint-Justin!» Le fils,Ji-P i Une des trois voix est celle du fils, après le père et le grand-père.Jean- Pierre Gagné est devenu l'homme de la relève quand, en 1969, son père, face à des problèmes de santé, se trouva dans l'alternative ou de vendre l\u2019entreprise à un étranger ou d'en passer la direction au seul descendant direct du clan.N'était-on pas, jusqu\u2019à Saint-Justin même, à l'ère déjà bien engagée de la typographie électronique, du montage photographique des épreuves, des presses à haute révolution?L'offset, ce procédé qui relègue aux oubliettes les linotypes à clavier coulant des lettres dans le plomb et les assemblant, attendait son homme sur les bords de la Maskinongé.Celui que ses employés, gens peu imbus du clivage des classes sociales, appellent tout bonnement Jean-Pierre (quand ce n'est pas Ji-Pi) est le prototype du jeune industriel progressiste dans la trentaine.Ils parlent d'eux-mêmes, les murs de son entreprise, ou ceux de sa maison de Louiseville parsemée d\u2019antiquités.Tel ce coq en fer-blanc qui siégeait sur le clocher de l\u2019église de Saint-Justin vers la fin du siècle dernier.Ici, la photographie du conventum 1964 du collège de Saint-Laurent.La, les photos couleur de deux beaux enfants: un garçon, une fille.Ici, la photo de l'épouse, belle, effacée, aux yeux pénétrants et un peu mélancoliques.Là, le diplôme de l\u2019Eco- le des Hautes Etudes commerciales.Ici, un Canada Award pour le plus beau livre de l\u2019année.Il ne manque que la photo du joueur de tennis.«J'y joue immanquablement une fois par semaine, souligne-t-il.Sans soupape, aujourd\u2019hui, on est fini!» Il serait fini depuis longtemps, en Ci-contre, le président Ernest Gagné (assis).et son fils Jean-Pierre; & 1 & devant eux, la première Ë et toute petite presse à imprimer dont s\u2019est Ë servi le grand-père Willie; E=2 à dr, le chef d'atelier Jean-Marie Bolduc devant I un amas d'exemplaires I de livres édités récemment à Saint-Justin.dl i effet, ce jeune ogre de l'imprimerie, également éditeur-propriétaire des hebdomadaires I'Echo de Louiseville et le Courrier de Berthier (tirage de 7 500 exemplaires), s\u2019il n\u2019était entouré d\u2019une demi-douzaine de contremaîtres racés.Dans cette industrie au marché férocement concurrentiel, certains chefs d'atelier partent plus morts que vifs en congé sabbatique après quelques années seulement de responsabilité stressante.Le Québec s\u2019édite là En outre, le fils peut compter sur ui .équipe d'employés exceptionnellement unie et harmonieuse.On a découvert ces femmes et ces hommes sur le territoire régional même et on les forme directement sur le plancher de l\u2019imprimerie.C'est à eux que 80 p.c.des éditeurs québécois confient régulièrement impression de leurs publications: 400 a 500 livres par an, 300 revues spécialisées, brochures, dépliants, etc.Un des hommes d'acier de la place est son chef d'atelier, Jean-Marie Bolduc.Un vrai maniaque du livre! Quand les presses allemandes ou américaines, à $180 000 pièce, et toute la machinerie de la nouvelle technologie démarrent après la pause-midi, dans un concert de musique dodécaphonique, il jouit positivement: «J'aime quand ça gronde comme ça!» Bolduc donne dans l\u2019imprimerie depuis l\u2019âge de 19 ans, il en a 45.D'origine beauceronne, il est passé par la redoutable école américaine de l\u2019impression mécanographique, dictée par ordinateur, avant de venir s'établir à Saint- Justin.ll rugit comme seul un écrivain peut le faire: «En veux-tu, des titres?» avant d\u2019en composer sous mes yeux un étalage à vous faire rêver d\u2019un Noël d'étrennes en forme de piles de livres.90 minutes à Entebbe (éditions Stan- ké), fabriqué en huit jours ouvrables dans une course gagnante contre les éditeurs européens.L'album les Séguin (pour l\u2019Aurore).Quinze novembre (pour l\u2019'Intrinsèque), autre course gagnante L'Affaire Marie-Andrée Leclerc, par Hu- guette Laprise (pour la Presse), petite primeur mondiale.L'Indépendance, oui mais.de Gérard Bergeron (éditions Quinze).Et puis des poèmes, des contes pour enfants, des livres sur les chats, sur les plantes d'appartement, des livres en anglais pour McGill University Press (pas de barrière de langue ici!), des livres sur King Kong, sur les Dubois, des manuels scolaires, des romans féministes pour hommes seuls.Autant d'\u2019histoires de lutte contre les aiguilles du temps, les contraintes du budget, les rivalités sulfuriques entre éditeurs, les petites mafias de l'esprit.Et mon livre à moi qu\u2019on a imprimé là?Le manuscrit arrivé à l'estimation, on lui ouvre un dossier (type de papier, format, nombre d'exemplaires).On l\u2019envoie à l'ordinateur, qui en fait le codage pour les femmes préposées aux claviers de composition.Les premières épreuves sortent de la photocopie et vont à la correction.Le foetus repasse à l\u2019ordinateur, subit la mise en page, retourne à la correction.H va à la mise en plat, où l'on en tire un film puis un négatif.Ultimes corrections et retour du négatif, dont le film devient une plaque au magnésium pour l'impression, qui s\u2019effectue sur deux presses différentes (une pour la couverture, l\u2019autre pour l'intérieur du livre).Le bébé passe enfin à la reliure.Il s\u2019en tirera pour $3 090: 3 000 exemplaires à $1.03.e Cinq questions On est allé mouiller l\u2019événement chez le grand patron.Alors moi, papa du bébé, j'ai posé à Jean-Pierre Gagné cinq questions, qu'il a répétées en entamant chacune de ses réponses.\u2014 Comment la population de la région vous voit-elle?\u2014 Comme des éditeurs de journaux 10- 9 septembre 1978 nt pp S oo régionaux.Des journaux combattant pour des idées, pour des projets qui finissent par se réaliser.Ce secteur ne constitue cependant que 20 p.c.de notre volume d\u2019affaires.Nous en puisons 75 p.c.dans le marché montréalais du livre.Le reste nous vient des presses universitaires (Ottawa, Moncton, etc.).Pour le milieu nous représentons un travail recherché.Nous payons mieux nos artisans que le meuble ou le textile.\u2014 Pourquoi les trois quarts des éditeurs de livres sont-ils vos clients?\u2014 La structure des prix s'est gonflée à Montréal, parce que l'impression commerciale accapare le gros du marché.On peut y fabriquer du livre, mais à un coût excessif.L'imprimeur de province, lui, ne pourrait vivre des seuls travaux commandés par les gens de son milieu.D'autre part, le marché commercial extérieur lui impose des délais trop serrés et une distance géographique trop considérable.Je ne peux pas rivaliser là avec l\u2019imprimeur de la rue Saint-Antoine.J[ nous faut donc chercher un produit qui ait une course de production assez longue (d'un a deux mois), soit le livre.\u2014 Les foires du livre, que valent- elles?\u2014 Les auteurs ont raison de dire: «Ce n'est pas pour nous!» Les foires servent au trafic.Elles constituent pour nos éditeurs l\u2019occasion de déboucher sur de plus amples marchés.On connaît l\u2019étroitesse du nôtre, la rentabilité difficile de l'édition au Québec, l\u2019augmentation vertigineuse des coûts de production: 50 p.c.en deux ans, soit 20 p.c.du prix de vente d'un ouvrage.Le livre, au Québec, c\u2019est une aventure pour l'éditeur comme pour l\u2019auteur.L'imprimeur, lui, imagine un système pour s\u2019en tirer ou il se casse la gueule.Il faut diversifier l'édition et déboucher le plus tôt possible sur le marché européen.Le Québec est devenu un grand appât et excite une Curiosité qui n\u2019est pas ethnocentrique.- e Syndicalisme - e et économie \u2014 Vos relations patronales-ouvriè- res?\u2014 Je rencontre les employés, atelier par atelier (des groupes de six ou sept hommes et femmes), une fois par mois.Pour que nous échappions à la routine du travail, que nous établissions des rapports globaux.Les rencontres ne comportent aucun but ni agenda précis.On prend une bière, on jase, On essaie de se connaître davantage.L'expérience dure depuis plus d\u2019un an et se révèle toujours plus enrichissante.C\u2019est quoi, nos problèmes quotidiens?Comment peut-on en imaginer les solutions, au fur et à mesure?Comment réduire la marge d\u2019incompréhension, les distances entre nous?Vois-tu, syndicat ou pas (chez nous il n\u2019y en a pas), une grève, un ralentissement de travail peuvent tuer l\u2019entreprise.Seule la communication systématisée peut établir un climat serein.\u2014 Qu'est-ce qui manque le plus aux Québécois dans le domaine économique?\u2014 Notre tempérament latin et notre système d\u2019éducation sont nuls au niveau économique.Nous n'avons pas encore vraiment conscience de ce que c\u2019est, l\u2019économique.Le sens politique de l\u2019industrie, ce devrait être le goût de la participation semé dans tout le personnel de l\u2019entreprise.Ce devrait être aussi la compréhension générale de son économie, l\u2019équilibre de ses relations humaines.À la question: «C\u2019est quoi, ta «patente», Jean-Pierre?» je devrais pouvoir toujours répondre sensément et l'esprit ouvert.Oh! il y a bien aussi à l'imprimerie le cousin Claude, fils du frère du père de Jean-Pierre.Pour le moment on en est, à Saint-Justin, à une espèce de souveraineté (du patron)-association (des employés).L'association est-elle à l\u2019égal de la souveraineté?Sur ce sujet, la plupart des artisans de la fabrique prennent le petit air déluré, très saint-justinien, de ceux d\u2019entre eux \u2014 deux hommes, une femme \u2014 qui m'ont dit: «Si ça cessait d\u2019être une bonne entreprise familiale, on essaierait de la prendre en main.Un syndicat, au fond, on en est déjà un, sans clans ennemis.Et puis, ne sommes-nous pas les meilleurs dans le livre?\u2026 » L'entreprise en quelques chiffres Les salaires oscillent entre $3.65 et $7 l'heure, selon l'expérience, l\u2019ancienneté, la spécialisation.Semaine de 40 heures; de deux à quatre semaines de vacances annuelles et onze jours de congés statutaires payés.Le profit moyen de l'imprimerie \u2014 c'est-à-dire d\u2019une telle industrie quand elle fonctionne en province \u2014 s'établit aux alentours de 5 p.c.des ventes.Le volume d'affaires est passé de $250 000 en 1969 à quelque $3 000 000 en 1977.La fabrique sortie du rêve du grand- père Willie a non seulement franchi le seuil de la rentabilité mais atteint sa taille optimale, au point d\u2019avoir besoin de s'agrandir bientôte LJ perspectives est publié chaque semaine par Perspectives Inc 231, rue Saint-Jacques Montréal H2Y 1M6 e Tél.282-2224 Directeur de la rédaction Pierre Gascon Directeur adjoint Jean Bouthillette Directeur artistique Pierre Legault Rédaction Edouard Doucet Isabelle Lefrançois Adrien Robitaille Photographe Président Denis Plain Paul-A Audet Secrétariat Vice-président Gisèle Payant Charles d'Amour Service artistique Secrétaire Marthe Bolduc Guy Pépin Michel Brunette Trésorier Roger Dion Gaston Vachon Michel Genest France Lafond Représentant publicitaire MagnaMedia Limitée 231, rue Saint-Jacques Montréal H2Y 1M6 Tél.282-2120 ISSN 0380-6790 MÊME LES AMATEURS DEVIENNENT EXPERTS LE GUIDE COMPLET DES PLANTES D'INTÉRIEUR par Joan Lee Faust.Traduit de l'américain par Marc Meioche.Les plantes d'intérieur donnent à votre foyer un aspect de chaleur Charge (plus 756 cw ras despeustion et d'hospitalité.Ce beau (IIIT livre.débordant de renseignements pratiquues, mom - \u2014\u2014 vous montrera comment mieux en prendre soin.comment entreprendre un vile Proc jardin intérieur.262 pages.Seulement $7 95 Postez le coupon a Les Edihons Optimum, C.P.4090 Place d'Armes.Montreal.PQ H2Y 3M?J Factures- mor pus rd (pus 756 Ve tas d'expedinon) Choque vu Manga! cHNtlus payaDie au» Éditions _ Optimum j éditeur assume et frais d'enpédihon, Portez à mon compte 71 Charges Ou © Magu Acces \u2014_\u2014 Me Signature - _ 9 septembre 1976 - 11 Allergies: demandez à votre médecin si un changement d\u2019air peut aider.[x pollen, la poussière et la fumée empoisonnent l'existence.Les remèdes et les piquires peuvent aider à soulager les allergies.Mais un filtre à zur électronique Honey well peut aider à en enrayer la cause.Comment?Le filtre à air électronique Honcywell capte jusqu\u2019à 99% des particules de pollen et jusqu'à 95% des particules de poussière contenues dans l'air qui le traverse.[l vous aide donc à respirer plus aisément.Votre fournisseur d'huile où votre entrepreneur en chauffage peut l'adapter facilement à votre système de chauffage ou de chauffage- refroidissement à air pulsé.Pour les autres systèmes de chauffage ou pour les appartements, notre modèle portatif peut être Li solution.Parlez-en à votre médecin de famille.Ou postez ce coupon pour avoir plus de renscignements.Les gens qui changent l'air du temps: Honeywell 3 A: Honey well Limitée, Service 180.750 Ellesmere 8 Rd.Scarborough, Ontario MIP 2V0 Veuillez m'envoyer plus de renseignements i B concernant vos filtres à air électroniques.B Non i Adres Ville Cwile poten 00 B / TI III IIT. = [i +, rs - > PE 2 FN S ¥ aed g 3d Ci ® 8) gf © } IS 4 6 5\u201d th 0.Ÿ 2s A A > \\ t.u \\ Ce 5 rp Ju to 4 Fes N 4 > + #e #5 Po LA \u2018a ce 4 9 + M Lau \\ ,o a (Kd A we % 3 « LÀ 6 Tey FN a Pry \u201c+ fH Le 1) ti SE sa, g a i 2 3 AL en \u20ac ie 1 N! Ne 9 - x 5; [AN £ PW À 0 ur 17 4 - © } £ A i s hE; ~~ a k) 2 i) LA \u201c4 > N py p LL 3 \u201c> ; i I ae j °° iy £.La u \u201c yr nd TAY A, aa at = LA\u201d Eu (FIRE NR NO = Sh 3) Le x.t \u201cà > migrer 2h = bn \"+ 2 3 dar _¢ : °F af 4 PS a A or) \\ tia LS 4 y > § 3, \u20ac, Lol cu oh, > a> >» 4 =.LF os # Ë XN \"A oe * » a J ¥ a NS a X pith 4 $ ; af = id < ed ye FH he 4) 3 ot 8 a ry Fu ; Te u isd à 2 =, vf ; ES LA.ak 3 .He 5 x = WA \u20ac / ae Pa 3.24 =, 2 ha uk \u2018 ES 4 > 4 Le / rss ; %, H ke) & ny Wo & ARN 45 2 ¢ ¢ 3% AN 4 ! 4 Vi ec \u201cAN % & E N § À a \\ 2e cg a?5 hy À { Ne y Fr 0 : dg ce CA è i 5 A Te y ol \" \u20ac pe 3 5 7 «© > Ÿ ï + cod Ë» 3 * 7 dX ibn A 5 À 2) > = VE a XK cy WE FIO J SE \u2018 yy ~ fo PF & + cp 5 2x \u20ac / ® A; Ca pe + ok 9 TS Pr £a + 1 sf ar Ry 7 a oN i 4e © wT f rf : PUS he EL i a\u201d .3 oq id $ [Xx] À > \u201ca i © piel * , -\u2014 ae.A 3 i F4 4 Te Xi A UE 2 2 tire À ¥ va KE.J LP.\u20ac d \u201ci us RE 5 as ; ve ib LG ARAL 2 a Ce A É CE Yi p EN nN 4, : À A (rg EM .EEE IEEE AS AREER jf ST y PRY DIX ANS POUR PEINTURER LE PONT DE QUEBEC, PUIS ON RECOMMENCE! PAR DENIS METHOT Méme pour l'oeil averti, ils sont difficiles à distinguer.Dispersés sur les poutres d\u2019acier, leur costume empruntant la même couleur que la peinture qu\u2019ils appliquent sur le métal, rien ne laisserait soupçonner leur présence sans cette couche orange qu'ils étendent généreusement.Pourtant, jour après jour, de la mi-avril à la fin septembre, depuis des dizaines d'années, ils sont là, invisibles mais efficaces, inconnus mais hardis: ce sont les peintres du pont de Québec.Ouvert à la circulation le 3 décembre 1917 (les quatre plaques rivées au pont pour rappeler cet événement sont rédigées uniquement en anglais), la «huitième merveille du monde», avec sa suspension cantilever et ses 133 000 000 de tonnes d'acier, en imposait à ses contemporains.Depuis cette époque, il en impose surtout jar la somme de travail et d'argent que nécessite son entretien.Avec les méthodes actuelles, le peinturer au pistolet presque d'un bout a l'autre exige au bas mot dix années de travail.C\u2019est le Canadien National qui est le maître d'oeuvre de cette interminable tâche.Lorsque les ouvriers ont terminé à une extrémité, ils doivent reprendre à l\u2019autre car la rouille, source de ce remue-ménage annuel, est un ennemi vorace et sans répit.Quel automobiliste, empruntant le pont, ne s\u2019est pas demandé: «Quelle sorte de bonhomme faut-il être pour grimper sur ces structures de fer?des partisans du suicide, des inconscients, des fous, enfin quoi?» Cette question, je me l\u2019étais posée et, pour y répondre, je suis allé rencontrer ces peintres du vide.Ce que j'y ai trouvé?non pas des Indiens comme le veut l'antique croyance mais des étudiants, pour la plupart.Des jeunes dans la vingtaine qui, pour payer leurs études, sont heureux de remplir cette tâche assez bien rémunérée («seulement quand on est étudiant», prétendent toutefois les autres travailleurs).Ce ne sont donc pas des fous, \u2018encore moins des partisans du suicide.Ajouté au fait qu\u2019ils aiment travailler à l'extérieur, que certains d\u2019entre eux se grisent de la sensation procurée par le vide, la hauteur et le risque, ce sont surtout des gens qui, comme leurs confréres, ont appris a maitriser leur peur.Et cette crainte instinctive, elle s'envole rapidement.«Les 15 premiers jours, raconte Denis Lefebvre, l\u2019un des deux jeunes contremai- tres, on n\u2019a guère besoin de les surveiller car ils s\u2019accrochent à tout d'eux-mêmes; après cette période, il faut leur recommander de faire attention.» Une fois l\u2019appréhension produite par l\u2019altitude (hauteur maximale: 365 pieds) écartée, il semble que l'on s\u2019habitue.Eux, du moins, le prétendent.Sans être exceptionnelles, les mesures de sécurité sont omniprésentes.Etaler un filet n\u2019est pas toujours possible mais les ouvriers sont constamment attachés à une partie du pont par une forte corde.Il fut un temps où ils ne l'étaient pas, mais en dépit de cet accroc à la plus élémentaire logique, les accidents mortels ont été rares.Au départ, ils ne sont jamais guère plus d\u2019une trentaine, de sorte que les chefs d'équipe savent toujours à quel endroit ils se trouvent.Le matin, le contremaître principal, M.Armand Le- mieux (il travaille au pont depuis 32 ans) les observe attentivement et écarte celui qui semble malade ou sous l'effet de l'alcool.En outre, ils travaillent toujours par groupe de deux.Le vrai danger n'est finalement ni les conditions climatiques \u2014 le vent est constant et lair est froid au-dessus du fleuve \u2014 ni l\u2019altitude; c'est plutôt l\u2019accoutumance, celle qui vous fera oublier quelques précautions élémentaires.Mesure suprême, un bateau veille continuellement sous le pont au cas où.Contrairement à ce que l'on pourrait croire, beaucoup de gens s'offrent pour jouer le rôle de peintre.La liste d'attente est longue mais, avec un peu de patience, on est appelé car le roulement de personnel, sans être extrémement élevé, demeure important.Au début de cet été, le tiers des effectifs était nouveau.Parmi les ouvriers non étudiants, il y a cet homme qui se trouve là simplement parce qu\u2019il demeure tout près, à Charny, cet autre qui déteste être enfermé entre quatre murs et celui qui se prétend incapable de se dénicher un emploi ailleurs.Un vétéran, dont le père a accompli le même boulot et dont le grand-père a participé à la construction du pont, dit qu'il est encore là pour autre chose: il est à la recherche du rivet d\u2019or, celui qui aurait été posé en tout dernier.Personne ne sait évidemment à quel endroit il se trouve mais tous sont convaincus qu'il existe bel et bien.«Si je le découvre, déclare-t-il, j'abandonne mon job tout de suite.» Le travail s'effectue en plusieurs phases: quelques-uns décapent partiellement la vieille peinture, une équipe applique la couche orange si visible (de l\u2019oxyde de plomb, en fait), une autre une couche de brun et une dernière, le vert antirouille.Le tablier central du pont fait l\u2019objet d'une attention particulière alors que certaines poutres surplombant la chaussée sont presque complètement oubliées.Coût des travaux annuellement: entre $150 000 | et $200 000! Il y a plusieurs années, les postulants étaient soumis à un examen particulièrement difficile: on les faisait marcher tout en haut des structures sur une série de poutres + 3 en X.Les survivants encore ME intéressés se voyaient offrir ie un emploi.Blague à part, cette épreuve avait de quoi décourager les plus témérai- | res.Aujourd'hui, quiconque sait dominer sa peur (à condition de ne pas souffrir du vertige,) peut devenir peintre au pont de Québec.Quiconque mais pas moi.Grimper là-haut une seule fois m\u2018a suffi: un mois plus tard, j'en ai encore les jambes flageolantes rien qu'à y penser! Quand jai dit à l'un de mes amis que je comptais monter sur le pont pour réaliser le présent reportage, il m'a rétorqué: «Manques-tu d'argent à ce point-là?re 13 PAR PIERRE DEMERS Le 10 juillet dernier, le frère Untel arrivait au collège des frères maristes de Desbiens, au Lac-Saint-Jean, pour une «visite» qui devrait durer au moins trois ans.Une visite importante pour lui et la centaine de religieux de la «province» du Saguenay-Lac-Saint-Jean.Car Jean- Paul Desbiens venait d'être nommé provincial des maristes de cette région du Québec.D\u2019envergure mondiale, cette communauté comprend plus de 7 000 membres répartis dans 30 pays et regroupés en 52 provinces.Le Canada compte trois provinces, et le frère Untel dirigera, pour les trois prochaines années, celle du «royaume du Saguenay».Pen sa nomination s\u2019est faite en toute démocratie.Les religieux de là région concernée ont soumis son nom comme futur provincial.Par la suite, on lui a proposé le poste, qu'il a accepté avec reconnaissance.D'autant plus que ses activités professionnelles l\u2019ont éloigné de la région depuis les débuts des années 60 et qu\u2019il se sentait un peu «l\u2019étranger» chez les maristes du Sague- nay-Lac-Saint-Jean.Il veut que son retour aux sources soit le plus profitable possible.Car, depuis 1960, année de publication des Insolences, il a quitté cette région où il avait passé son enfance et une brève période > Photos Michel Gauthier Comme nous l'indique le frère Untel, de sa carrière d'enseignant.Le frère Untel est un Jeannois pure laine, un petit gars \u2014 de 6 pieds \u2014 du Lac-Saint-Jean.Il est né à Métabet- chouan, village qu\u2019on peut voir juste à la sortie de Desbiens.De la fenêtre de son bureau de provincial, au collège de Desbiens, on remarque facilement le clocher de son village natal.C\u2019est là que ses parents ont traversé péniblement les années de la crise économique.Cette misère et cette pauvreté, il les a évoquées avec tendresse dans son autobiographie, Sous le soleil de la pitié, parue en 1965 aux Editions du Jour, rééditée en 1973.Pour lui, le Lac-Saint-Jean évoque d'abord son enfance et sa famille.Son père a travaillé un certain temps au moulin de la St.Raymond Paper, à Desbiens: la plus grosse bâtisse du village avec le collège des frères maristes.Cette nomination de provincial lui permet donc de renouer avec le passé.Son passé, c\u2019est ce paysage du Lac- Saint-Jean, à la hauteur de Desbiens, qu\u2019il nous présente un peu comme son héritage.C\u2019est vrai que son bureau est particulièrement bien orienté pour profiter du paysage.En y entrant, le grand lac Piékouagami \u2014 nom indien du lac Saint-Jean \u2014 nous saute aux yeux.Toutes les fenêtres donnent sur le lac.Par une belle journée sans nuages, c\u2019est une raison suffisante de décrocher son téléphone de provincial.De la galerie qui court derrière le collège, les Laurentides occupent tout le paysage.Juste en bas de la galerie, le frère Untel nous fait remarquer la «bonne santé» du potager de la communauté, soigné par le même religieux depuis quarante ans.Les deux rangs de plants de gourganes semblent particu- lierement florissants.Pour le frère Untel, le paysage du Lac-Saint-Jean se retourve aussi dans ces chemins de terre qui contournent les villages de la région.Il avait oublié ce panorama rural depuis le temps qu'il menait sa «vie publique», à Montréal et à Québec.!| pense profiter de son retour aux sources pour redécouvrir les horizons de son coin de pays, la tranquillité des villages qu\u2019on n\u2019a pas encore réussi à déguiser en petites villes.Le frère Untel a lu le récent Livre blanc sur la culture au Québec.Un chapitre, entre autres, l\u2019a frappé par sa densité: le chapitre VII sur l\u2019habitat.Il se dit en parfait accord avec la critique qu\u2019on y fait de nos maisons désincarnées.|| avoue que nos ancêtres avaient beaucoup plus que nous le sens de l'harmonie, du parfait mariage des bâtiments avec le paysage naturel.Il est encore possible de voir au Lac-Saint- Jean des exemples de maisons, de fermes, de petits villages bien adaptés à leur environnement.Ce retour aux sources, le frère Untel entend aussi le faire en renouant certaines amitiés, en établissant des contacts avec les gens de la région, rencontrant le plus de gens possible.Pour lui, les habitants du Lac-Saint- Jean \u2014 et de certaines autres régions du Québec \u2014 ont un timbre de voix qui leur est propre.Il vient de redécouvrir la musique de la parole jeannoise et saguenéenne.À son avis, ce timbre de voix distingue davantage les gens de la région que les particularités de leur vocabulaire ou leur habitude de faire Le frère Untel de retour SG son pays A dR ak Les PR A! ce IC 32 EERO sauter la lettre «h».Quand il était administrateur au campus Notre-Dame- de-Foy, à Cap-Rouge, il reconnaissait assez facilement à leur timbre les Saguenéens ou les Jeannois qui lui téléphonaient.«La première caractéristique d'un bon «bleuets, dit-il c\u2019est d\u2019être fier de l'être.Les Saguenéens ont du front, sont très fiers, baveux sur les bords et passent pour de grands essayeux.» Des «essayeux»: l\u2019expression est de René Lévesque, qui parlait avec lui, en 1972, dans sa chambre de Cap-Rouge, des gens du Saguenay-Lac-Saint-Jean.Bien malgré lui, le frère Untel était devenu un homme public depuis ses Insolences de 1960.Hl garde quelques bons souvenirs de sa carrière de personnage public et de Québécois célèbre.A la fin de son exil en Europe, le 13 mai 1964, il reçoit un appel téléphonique, dans sa chambre de Fribourg, en Suisse.Un reporter de Télé-Métropole veut lui demander ses impressions à la suite de la création d\u2019un ministère de l'Education au Québec.Il participe, en direct, à la même émission que le ministre Paul-Gérin-Lajoie.A l\u2019époque \u2014 et encore aujourd\u2019hui \u2014, il a trouvé le journaliste pas mal débrouillard\u2026 Quelques mois plus tard, il passait au service du ministère de l'Education.A partir de 1965, le frère Untel s'occupera donc activement de la mise sur pied des cégeps.De 1965 à 1970, il avoue avoir passé au ministère de l'Education des années enrichissantes à tous les points de vue.«C'était l'époque ou les fonctionnaires avaient l'impression de participer à une certaine révolution de la société.» Il a toujours été un enseignant, un homme qui réfléchit et tente de faire réfléchir les autres sur certaines valeurs, certaines réalités fondamentales, comme l'éducation.On lui a donné la chance, au ministère, de pousser plus loin les intuitions et les critiques publiées dans les Insolences.|| pense avoir participé, dans la mesure de ses moyens, à la Suite page 16 14 - 9 septembre 1978 TR = VEUT ME te.ar tem, ee pr 20-075 - RE ON 19\" ppv Puaali RE\u201d Pura year ek Ei a 2 pièces en velours \u2018la fois classique et \u201ccôtelé.a une allure décontractée.Veste säfis manches à bou- + Tonoaÿe deyañit-et 2poches appliquées.Ne Aébinture mantée, gRésière et fermeture \u201cmardi in: Confdétionné au Canada.25 Étfoix défons naturels: vert, \u20ac on noi ki Yuniors 7 a 15.$20 js i qui ne craint pas XH PSR automne.Modéle - | ssSécisue ST mines bl Hon, devant lacs, À acre et liens\u2019 s'a,hover Ÿ dosCorsage ln volanté gamis de gdipure.De confec-.a canadienne.70% griacétate Arnel ot\u2019 SO polyester, N ir, vert, et matine.CLICHÉ RÉPÉTÉ À ECLAIRAGE DIFFERENT, EN RAISON DU TEXTE IMPRIME SUR FOND GRIS OU OE EOULEUR. Nos ailes canadiennes ont transporte us de 1200 millions de passagers.Ces DC: 10.alignés d aéroport international de Los Angeles, montrent avec fierté leurs ailes bâties au Canada.Les ailes de chaque DC-9 et DC-10 McDonnell Douglas, actuellement en service, ont été fabriquées ici méme au Canada, a 'usine McDonnell Douglas Canada de l'aéroport international de Toronto.Plus de 1 100 paires d'ailes équipent ainsi des avions qui transportent quotidiennement plus de 400 000 passagers.Nous ne pouvons que remercier tous ces Canadiens de talent qui nous ont permis d\u2019établir avec le Canada des relations profitables à à tous deux.Les bénéfices que nous en avons retiré dans le passé nous permettent maintenant d\u2019entrevoir avec confiance un avenir prometteur, un avenir où McDonnell Douglas Canada aura une place de choix dans le processus de fabrication de DC-9 et DC-10.MCDONNELL DOUGLAS CANADA Toronto AMF, Ontario LSP 1B7 \u2018 / NADA - Ae ] 3 Collections Seulement 10¢ 1.Quatre grands timbres faisant tableaux de genre: silos a grain, match de hockey, industrie textile, jamboree commémoratif, plus deux timbres de Terre-Neuve.2.Douze timbres à l'effegie de trois rois et d'hommes d'Etat, dont Edouard VI}.3.De passionnants timbres sur la faune: grêbes, mouffions, boeufs musqués.Nous vous envoyons aussi d'autres timbres remarquables pour examen gratuit.Achetez-en le nombre qui vous plait ou acun; retournez te reste.Vous êtes libre de contremander ces envois en tout temps.Les lots 1, 2 et 3 (plus le catalogue illustré, de 40 pages, des occasions que nous offrons) restent votre propriété.Expédiez 10c AUJOURD'HUI! 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Trois mois plus tard, en novembre 1960, on a déjà vendu 65 000 exemplaires du livre le plus populaire en ville .La suite, tout le monde la con- 16 - 9 septembre 1978 mr bec.este aux ces nois liste une en ses pu dès un leur de hes au- pu ait.ses ire, des des de en- uc- nu lai- et un i : naît.Pour sauver les meubles et la face, ses supérieurs lui paient un voyage de quatre ans en Europe.Depuis le temps, surtout depuis ses années de fonctionnaire et d\u2019administrateur, il est devenu un peu plus patient.Il n\u2019écrit plus beaucoup aux journaux.Ca ne veut pas dire qu'il ne s'intéresse pas pour autant a l'actualité québécoise.Au contraire, ses yeux s\u2018allument quand on lui parle de politique québécoise.Il trouve que tout est trop politisé au Québec, à l'heure actuelle.Il devient plus précis quand on lui parle du référendum.«L\u2018erreur du parti québécois dans le jeu politique actuel, c\u2019est d\u2019avoir daté le référendum.Ils ne pourront le faire après le 15 novembre 1981.» Le frère Untel ne s'intéresse pas à la politique comme politicien mais simplement comme citoyen.Tous les Québécois tendent l'oreille quand on leur parle de politique.Le frère Untel ne reste pas indifférent à la question, que ce soit celle du référendum \u2014 il attend toujours son libellé pour y répondre \u2014 ou d'autres.Mais il est prudent.Il se dit de souche normande comme beaucoup de Québécois.«Le Normand ne s'énerve pas, dit-il.Quand on lui demande si la récolte de pommes est bonne, il a l'habitude de répondre que les pommiers portent encore des pommes mais qu'il ignore leur nombre.» Le frère Untel est donc de retour au Lac-Saint-Jean comme provincial.Sa nomination s\u2019est faite discrètement.Il n\u2019a pas l'habitude de convoquer de conférence de presse chaque fois qu'il se déplace.Il laisse les choses se placer comme elles veulent.H laisse le temps courir\u2026 Au Lac-Saint-Jean, il pense pouvoir manger plus de soupe aux gourganes.Regarder dégeler le lac Piékouagami à la fin de mai.Il espére que sa tiche d\u2019administrateur lui laissera bientôt le temps d'écrire.D'ici là, il aura quelques décisions importantes a prendre pour l'avenir de sa «province» mariste.Ecrire pas nécessairement un chapitre inédit des Insolences, mais écrire.Peut-être la suite de son autobiographie, que de nombreux lecteurs attendent.Quand il prend ses distances, il faut se méfier du frère Untel.A 51 ans, il est loin de la retraite.9 septembre 1978 - 17 Connaître bien-être et beauté, résistance et élégance, confort et satisfaction de longue durée.C\u2019est là le charme d\u2019un manteau en pure laine vierge.RULS Junior MONTREAL sn ss emm se Less Ja po EE or pen Laas ing re ax aad Le choix naturel.jamais regretté.PURE LAINE VIERGE Le symbole Woolmark est une marque de certification déposée qui appartient à The Wool Bureau of Canada Ltd., et quiest utilisée sous license par le fabricant de ce produit. LA TÉLÉ LE CINEMA VA-FIL SUIVRE BIENTÔT ?PAR CATHERINE TEXIER Debout dans la foule sur un coin de trottoir new- yorkais, appuyée contre un kiosque à journaux, elle retient d'une main élégante le col de son manteau impeccablement coupé, et elle vomit.Son mari vient de lui apprendre qu'il la quitte pour une femme plus jeune qu\u2019elle.Elle, c'est Erica, une des dernières «femmes libérées» qu\u2019Hollywood nous assène depuis quelques mois, l\u2019héroïne de An Unmarried Woman, alias Jill Clayburgh.La suite de l\u2019histoire, c'est du féminisme admirablement dilué à la sauce hollywoodienne: seule à 35 ans après 15 ans de mariage, avec une fille sur les bras et, pour toute perspective, une solitude amère \u2014 et, Dieu merci, un compte en banque bien garni \u2014, elle redécouvre d\u2019un amant à l\u2019autre sa sexualité et l'ivresse de l'indépendance.La fin est exemplaire.Erica renonce aux charmes pourtant difficilement résistibles d'un Alan Bates bronzé, barbu et peintre célèbre, pour ne pas perdre son emploi ans une galerie de tableaux.I! y a six mois, la sortie spectaculaire de /ulia faisait les manchettes de tous les journaux, des hebdomadaires les plus «sérieux» aux magazines féministes.Jane Fonda et Vanessa Redgrave, deux actrices que l\u2019on pouvait qualifier de radicales, jouaient les rôles principaux dans un film qui, à un cheveu près, pouvait s'avouer politique.Mais Julia a fait des petits.À l\u2019époque où le film était tourné, projets et scénarios centrés sur des personnages de femmes envahissaient les bureaux des producteurs et des grands studios californiens.Les voilà qui nous arrivent.«Hollywood redécouvre la femme américaine», titre le New York Times, «Louange de la femme mûre», s'écrie Time Magazine.Après le déjà lointain Network, après Women, Annie Hall et Julia, c\u2019est à qui sé cherchera ou se libérera le plus, de Diane Keaton dans Looking for Mr.Coodbar, d'Anne Bancroft et de Shirley MacLaine dans Turning Point, de Jane Fonda dans Coming Home, ou de Ceneviève Bujold dans Coma.Et même si elles ratent leur vie au cinéma, elles ne la ratent pas dans la réalité: elles ont toutes été propulsées au rang de stars, au dernier palmarès des oscars californiens 78, détrônant l\u2019ancienne star incontestée d'Hollywood: Barbra Streisand.Le cinéma américain s'aperçoit brusquement que la vie d\u2019une femme ne prend pas fin à l\u2019arrivée de sa première ride, ou que son existence se déroule aussi en dehors de ses relations avec son mari ou son amant.Les nouvelles stars ont une beauté davantage faite de personnalité que de jolis traits.Elles sont intelligentes, fortes, parfois vulnérables aussi, mais elles sont tout sauf des midinettes.Non seulement les nouvelles vedettes approchent résolument de la quarantaine \u2014 elles ont toutes entre 35 et 40 ans \u2014 , mais l'Amérique tout entière retombe amoureuse de la «vraie femme».La cover-girl la plus populaire des Etats-Unis, Cheryl Tiegs, a 30 ans, ce qui représente une révolution depuis le régne des Twiggy de 16 ans.Harper\u2019s Bazaar publiait, de son côté, au mois d\u2019avril, une liste des dix plus belles femmes des Etats-Unis: elles avaient toutes plus de 30 ans.Les héroines cuvées 78 sont autonomes \u2014 ou elles essaient de I'étre \u2014, elles aiment leur métier; elles sont danseuses, médecins ou professeurs et elles ont toutes de bonnes amies.Dans Turning Point les copines Shirley MacLaine et Anne Bancroft se fâchent un peu et s\u2019envoient quelques torgnoles, mais tout s'arrange à la fin, et Erica, dans An Unmarried Woman, va pleurer sur le départ de son mari auprés de son «groupe de conscience», une bande d'amies assez peu MLF en réalité, mais qui se retrouvent au restaurant ou dans un bar pour échanger, entre deux martinis, leurs considérations sur la vie en général et sur les hommes en particulier.Mesdames et Messieurs, tout est changé, les femmes ne sont plus des rivales, elles sont des copines.Hollywood nous met consciencieusement les points sur les «i».Impossible d'aller au cinéma américain sans voir apparaître sur l'écran une femme en voie de libération.Coming Home, le premier film commercial sur la guerre du Viêt-nam, raconte l\u2019histoire d\u2019une jeune femme des années 60 dont le mari part à la guerre, qui devient amoureuse d\u2019un ex-soldat, revenu paraplégique du Viêt-nam.Il y a cinq ans, ce film aurait été une simple histoire de mâles et de guerre.Dans Coming Home, le personnage de Jane Fonda est aussi important que celui de Jon Voight, le paraplégique.Petite bourgeoise étriquée au début du film, elle _ , QUI AVAIT PRÉCEDE #% LE CINEMA SUR CE TFRRAIN\u201cDANGEREUX\u201d EST REVENUE A LA FEMMF-OBJET., | AE 24.devient en quelques mois une femme épanouie et consciente, au contact de son amant, il est vrai, mais aussi a travers la dure réalité qu\u2019elle côtoie chaque jour dans son travail d\u2019infirmière.Woody Allen, lui aussi, a bien appris ses leçons de féminisme.Le rôle d\u2019Annie Hall est au moins aussi important que celui de Woody dans l\u2019histoire de leur relation amoureuse, et son personnage est si original que le style «Annie Hall» \u2014, cravate, pantalon large et ce piquant mélange de vulnérabilité et de fougue \u2014, est adopté avec ferveur par les jeunes Américaines «libérées».Annie Hall est devenue le symbole de la femme américaine qui tente de s'affirmer coûte que coûte à travers ses angoisses et ses névroses.Comme hier les requins., Le cinéma américain a toujours reflété, avec un flair d'agence de publicité géniale, les fluctuations de la société américaine.La fin de la guerre avait balayé les Marlene Dietrich, les Mae West, les Katherine 18- 9 septembre 1978 HR ARI CHL vier NA inn dil.© VF De gauche à droite.Jon Voight et Jane Fonda dans Coming Home; Jill Clayburgh et Lisa Lucas dans An Unmarried Woman; Shirley MacLaine dans Turning Point; Richard Gere et Diane Keaton dans Looking for Mr.Goodbar.Au centre: Diane Keaton et Woody Allen dans Annie Hall.Hepburn, qui, à défaut d\u2019être des «femmes libérées», accaparaient les caméras et restent les vraies héroïnes des films d\u2019avant-guerre.Les années 50 virent éclore, etranglées dans leurs jupes froncées, des femmes- enfants sexy et pulpeuses, plus ou moins décolletées, frisées ou arrondies aux angles suivant les années, et incarnées par Marilyn Monroe, Doris Day ou Elizabeth Taylor.Le triomphe de la femme-fétiche, des sex- symbols et la star-system était «un retour de bâton contre le début de libération que les femmes avaient connu pendant la guerre», explique Shirley Mac- Laine.Les années 60 amenèrent les films de copains, de Butch Cassidy and The Sundance Kid à M.A.S.H.en passant par Easy Rider.Al Pacino, Dustin Hoffman, Robert de Niro régnaient en gros plan à l\u2018\u2019écran, tandis que leurs partenaires féminines, qui n'étaient même plus jaugeables à leur tour de poitrine, s\u2019affairaient modestement dans leur ombre.Vous souvenez-vous seulement du visage de Katherine Ross, coincée entre Paul Newman et Robert Redford dans The Kid, ou de celui de l'actrice \u2014 c'était Karen Black \u2014 qui accompagnait gracieusement les équipées de Dennis Hopper et de Peter Fonda dans Easy Rider?Les films de «buddies» étaient tout droit issus de la crainte des producteurs et des financiers que les personnages de femmes intelligentes et fortes enlèvent toute masculinité à leurs héros mâles.Mais le public se lasse de tout, et les copains ont fini par faire leur temps au moment même où les effets du Women\u2019s Lib, loin de s\u2019estomper, engendraient l\u2019élaboration de l\u2018Era (Equal Rights Amendment) et ses premiers succès, il y a deux ou trois ans.!l| n\u2019en fallait pas plus pour qu'Hollywood, sentant le vent tourner, s\u2018empresse de lancer.le film «féministe».Vu les temps de fabrication des films, le voila depuis peu sur le marché.Il ne faudrait pas croire pourtant que ce soit de gaieté de coeur que les studios de cinéma ont accepté de donner dans la lutte féministe.Ces messieurs, voyez-vous, n'y croyaient pas trop.Jane Fonda a dd se battre personnellement pendant des mois pour faire accepter et produire le scénario de Julia par 20th Century Fox.Lorsque Paul Mazursky, l\u2019auteur de An 9 septembre 1978 - 19 Unmarried Woman, apporta son script à la Fox, les directeurs de la production commencèrent par le refuser, parce qu\u2019ils n'étaient pas certains que le public était prêt à recevoir des images de femmes fortes à l'écran.Un autre studio rejeta le scénario parce qu\u2019Erica ne suit pas son amant à la campagne la fin du film.les producteurs trouvaient que le comportement de l'héroïne n\u2019était pas crédible.pour une femme.La Fox a fini par accepter An Unmarried Woman, après avoir produit 3 Women, Julia et Turning Point, parce que son président, Alan Ladd Jr, a brusquement estimé qu\u2019il y avait «un public de femmes lassées de films de copains, qui avaient besoin de s'identifier à des personnages de femmes en lutte pour leur émancipation.» La réalité est que Monsieur Ladd, comme les autres patrons des autres studios, a compris que les femmes allaient lui rapporter beaucoup d'argent en 78, comme les requins et les baleines lui en avaient beaucoup rapporté l\u2019année précédente.Et en effet, Hollywood, comme d'habitude, a misé juste.Les queues devant les salles de cinéma qui passent An Unmarried Woman et Turning Point sont plus longues que pour Straight Times, le dernier Dustin Hoffman.Richard Brooks, le metteur en scène de Looking for Mr.Goodbar, est convaincu que le féminisme et le désir du public de voir enfin des femmes «vraies» à l'écran sont à l'origine de ces films.Mais beaucoup de cinéastes ne se font guère d'illusions sur la profondeur et la durée du phénomène.Pour Robert Altman, metteur en scène de 3 Women, «cette vague de pseudo-féminisme n\u2019est pas différente de celle qui a produit les films sur les Noirs, il v a quelques années, qui n\u2019étaient autre que la récupération des mouvements noirs».«Le cinéma commercial a toujours recherché de nouveaux marchés, estime, de son côté le critique de cinéma américain Amos Vogel, il est donc assez amusant d'observer sa tentative actuelle de s'emparer du féminisme, alors que l\u2019industrie américaine est dominée par les hommes, les profits et le besoin de préserver le statu quo.Mais je ne pense pas que cette tendance soit le moins du monde significative d\u2019un changement profond.» Quant à Paul Mazursky \u2014 An Unmarried Woman \u2014, il est encore plus sombre et ne surestime ni l'importance ni la portée de son film: «Ce n\u2019est que lorsqu'il y aura des femmes au Sénat et au Congrès que l'image des femmes commencera à changer.Les films ne peuvent refléter ce qui n'est encore qu'un fantasme.» À la télé, retour à la femme-objet La télévision américaine, plus réaliste, ne s\u2019embarrasse pas de fantasmes.La programmation de 1978 offre la triste réalité de la femme débilitée-débilitante et totalement aliénée.Ce n'était pourtant pas le cas ces deux ou trois dernières années.Les personnages de femmes sérieuses, mûres et responsables avaient, dans l'intervalle de quelques saisons, envahi les feuilletons et les films.Deanne Barkley, vice-présidente de la chaîne de télévision NBC, femme décontractée d'une cinquantaine d'années et qui se dit féministe, estime que les personnages féminins ont beaucoup évolué ces dernières années à la télévision, probablement sous la pression du Women's Lib.Il y a encore deux ou trois ans, une femme non mariée à l'écran ne pouvait être que veuve; maintenant, elle est en général divorcée.Les héroïnes ne sont plus rivales, elles sont amies.On vit apparaître aussi ces derniers temps des femmes médecins ou avocats.Rien de très révolutionnaire cependant: Si une femme-médecin est l'héroïne d\u2019un feuilleton, on prendra soin de placer à ses côtés un homme-médecin qui lui prodiguera ses conseils judicieux aux moments décisifs.Une chaîne de télévision programme une «série» intitulée Julie Farr, M.D.Julie Farr ne porte ni blouse ni stéthoscope, mais un chemisier qui met remarquablement en valeur sa poitrine.Quant a sa science, elle est psychologique: en une demi-heure, elle calme beaucoup d\u2019angoisses, mais ne prononce ni le nom d'un médicament ni d\u2019une technique de soin.C\u2019était tout de même un louable effort, et toutes les chaînes y sont allées de leur femme libérée.Cela correspondait aux débuts de l\u2019Era et à une poussée victorieuse du féminisme aux Etats-Unis.Même calcul, donc, des réalisateurs de télévision et de cinéma.A Suite page 20 La femme LEE A gauche: Vanessa Redgrave 1 \u20ac Jane Fonda dans Julia.Ci- contre: Marsha Mason f et Richard Dreyfuss bY dans The Coodbye Girl.fi (i cette différence près que les détails de fabrication d\u2019un film télé sont beaucoup plus rapides.La télévision a couramment deux ou trois ans d'avance sur le cinéma pour le choix de ses sujets.Vous suivez?Ce que la télévision lançait il y a deux ans, «la femme-libérée», le cinéma le fait maintenant.Et ce que la télévision lance cette année, le cinéma le prépare pour un avenir très proche.Et que fait la télévision cette année?Elle abandonne les femmes libérées à leur triste sort et retourne à la femme-objet.Bien que NBC ait encore dans ses tiroirs des projets de films «sérieux » sur les femmes, le retour de bâton est radical.«Les séries qui ont pour héroïnes des femmes-médecins ou avocats ne marchent pas», dit Johanna Lee, scénariste de Paramount TV.Paramount lui a refusé un projet de feuilleton dont le rôle principal était celui d\u2019une jeune adolescente un peu voyou et révoltée.«Les hommes ont peur de voir à l'écran des femmes en colère.Après quelques essais l\u2019année dernière pour montrer à l\u2019écran des personnages de femmes solides et indépendantes, continue Johanna Lee, nous assistons en ce moment à un retour de manivelle.Les mouvements antiavortement et antiféministes sont plus puissants que jamais et l\u2019Era est en train de perdre du terrain.» A la télévision, la régression se traduit par une épidémie de feuilletons qui représentent des créatures au summum de leur débilité mentale.Sugar Times met en scène trois chorus-girls dont le quotient intellectuel tourne autour de 50, mais dont la poitrine est impressionnante: une des héroïnes est une ancienne Play-Boy Bunny.Un autre feuilleton populaire, Rollergirls, est l'histoire de cing patineuses à roulettes qui passent le plus clair de leur temps à se polir les ongles et à babiller comme aucune femme \u2014 fût-elle Américaine \u2014 n\u2019a jamais réussi à le faire.Pour couronner le tout, les responsables des principales chaînes de télévision viennent d'annoncer leurs nouveaux programmes: la majorité des feuilletons de la rentrée 78 évolueront dans un monde de blondes déesses aux seins demi nus faisant du surfing au soleil californien ou se trémoussant le postérieur devant leur patron à la First National City Bank.Du sein et des fesses, voilà ce que les téléspectateurs américains verront bientôt sur leur petit écran.De la «jiggle television», ça s\u2018appelle.De la télévision trémoussante, car, comme chacun sait, seules les femmes ont des appendices susceptibles de se trémousser en cadence.On demande aux comédiennes de porter des sous-vêtements suggestifs, et de subtils ventilateurs, en soulevant discrètement leurs jupons, révèlent ce qui ne doit pas être vu! Vous avez l'air trop intelligente Ce qui est grave, dans cette toute récente réorientation de la télévision, c\u2019est qu'elle préfigure peut-être les nouveaux thèmes du cinéma hollywoodien.Et même si on échappe au retour de la femme-objet au cinéma, la réalité de l\u2019industrie cinématographique fait peser de sérieux doutes sur le soi-disant féminisme d'Hollywood.Le cinéma américain est entièrement dominé par les hommes, comme n\u2019importe quelle industrie capitaliste.Les femmes metteurs en scéne et productrices se comptent sur les doigts de la main.Joan Darling, Joan Silver, Elaine May sont pratiquement inconnues du grand public aux Etats-Unis.First Love de Joan Darling a été le seul film commercial réalisé par une femme aux Etats-Unis en 1977.La réalité est que, pour une dizaine de nouvelles stars qui ont raflé les oscars cette année, la grande majorité des comédiennes se disputent les rares rôles de femmes intéressants et sont contraintes d'accepter pour survivre des rôles de femmes-enfants, de faibles créatures ou de maîtresses de maison fatiguées.Kate Lardner, actrice de 35 ans \u2014 qui travaille beaucoup mais qui n\u2019est pas une star \u2014 vient de tourner un film pour la télévision où, pour la première fois, elle joue le rôle d\u2019une femme de son âge.Lorsqu'elle se présente à des auditions elle se rajeunit systématiquement de 10 ans et cache le fait qu\u2019elle a deux enfants: l'essentiel des rôles à la télévision et au cinéma sont offerts à des actrices de 20 à 25 ans, genre mannequin.On lui dit: «Vous n'êtes pas assez belle», ou bien: «On veut le style «blond Hollywood», moins qu\u2019on ne lui jette crûment: «Tout ce qu\u2019on recherche, c\u2019est des seins et des fesses.Vous avez l'air trop intelligente.» | y a beaucoup plus de rôles pour les hommes que pour les femmes.Une actrice a fait le calcul que pour 10 rôles d'homme à la télévision, il n\u2018y a qu'un seul rôle de femme.D'après la Guilde des acteurs américains \u2014 télévision et cinéma \u2014, 73 p.c.des rôles principaux sont des rôles d'homme.Et les rôles de femme sont en majorité des rôles d'ingénue, où le physique compte énormément.«L\u2019apparence des acteurs n\u2019est jamais commentée et critiquée comme celle des femmes», poursuit Kate Lardner.On nous dit: «Vous êtes trop grosse, ou trop maigre, perdez cinq kilos et revenez nous voir»; on critique notre maquillage ou notre absence de maquillage.» A Hollywood, aujourd\u2019hui comme il y a dix ans, une actrice \u2014 si elle n\u2019est pas une star \u2014 doit être belle et se taire.Qu'elle sache jouer, par-dessus le marché, est une option facultative, et pas forcément favorable.Cela dit, les films-vedettes d'Hollywood présentent incontestablement cette année une image différente des femmes, et, comme dit Jane Fonda: «il est très important que les hommes voient des personnages féminins à la fois forts et séduisants.» D'accord.Tout ce qui contribue à changer l\u2019image des femmes à l'écran est bon à prendre.Reste à savoir cependant quel est l\u2018\u2019effet réel de ces personnages sur le public.Dans une récente interview, Jane Fonda elle-même se demandait s\u2019il valait mieux, pour faire prendre conscience aux femmes, montrer des femmes opprimées, telles qu\u2019elles le sont encore dans la réalité, pour les faire réagir, ou des femmes libérées, c\u2019est-à-dire des modèles positifs.Jusqu'à quel point les nouvelles héroïnes hollywoodiennes sont-elles des modèles réellement positifs?Toute la question est là.Marsha Mason, dans The Goodby Girl, s\u2019empêtre dans ses angoisses et ses échecs et ne retrouve sa joie de vivre qu\u2019en prenant un amant et en meublant à neuf son appartement.Dans Looking for Mr.Goodbar, Diane Keaton, incapable de trouver un véritable amant, ramasse des hommes dans des bars pour la nuit et finit par se faire tuer par l'un d'entre eux, qui se révèle déséquilibré mental.On croirait entendre la voix grondeuse de nos pères, nous chuchotant a l'oreille: «Si vous continuez à vivre comme des bâtons de chaise, mes jolies, regardez ce qui vous attend!» Erica, la femme non mariée, a plus de chance avec ses rencontres éphémères.Mais les deux copines de Turning Point jouent à pile ou face l'éternel drame cornélien que les hommes obligent les femmes à vivre: poursuivre carrière en renonçant à toute relation affective, ou fonder un foyer.C\u2019est une conception bien schématique et limitée de la libération des femmes.Rien à voir, par exemple, avec la vision radicalement différente et féminine d'une cinéaste comme Agnès Varda.Mais, bien sûr, tous ces films ont été écrits, conçus et réalisés par des hommes, avec une vision masculine et traditionnelle du cinéma.Car l'argent et la grande industrie cinématographique ne sont pas les seuls à blâmer dans cette affaire: la structure de ce qui fait un vrai film américain rend difficile une approche plus féminine.Un film américain est un film d'action.Ses personnages se révèlent au public à travers les crises qu\u2019ils traversent et les gestes qu\u2019ils posent, souvent violents, et évoluent dans un monde de pouvoir, d'argent, de revolvers, de volonté de puissance et de mort, un monde où les femmes n\u2019ont pas plus leur place dans la réalité qu\u2019au cinéma.Beaucoup de scénarios écrits par des femmes sont rejetés a priori par les producteurs parce que «les femmes ne savent pas écrire des films d'action».En attendant, Faye Dunaway, Jane Fonda, Gina Rowlands \u2014 avec John Cassavetes \u2014 remettent ça et préparent de nouveaux films féministes, dont elles seront les brillantes héroïnes.Mais le monde n'arrête pas de tourner, et surtout, ne ratez pas, quand elle arrivera jusqu\u2019à nous, la nouvelle mode qui se profile déjà à l'horizon 79: Paul Mazursky, scénariste de An Unmarried Woman, travaille à un nouveau projet, qui aura pour thème «l'angoisse et la confusion des hommes qui ne sont pas machos devant les nouvelles exigences des femmes».Ayant payé sa dette au mouvement de libération des femmes, Hollywood, qui a plus de flair que tous les journaux et les magazines du monde réunis, se prépare dès maintenant à lever son chapeau au mouvement de libération des hommes, exploitant les sujets à la mode pour se remplir les poches, et les désamorçant subtilement pour qu'ils ne bouleversent pas le système.En sandwich entre un film de requins et un film de science-fiction, le film «féministe» n\u2019est peut-être qu\u2019une page déjà tournée dans le grand livre d'images du cinéma américaine 20 - 9 septembre 1978 dits As ma, 1 al Cad RE NAISSANCE DU COLONEL SANDERS.SOYEZ DE LA FETE! Pour souligner le 88e anniversaire de naissance du Colonel, le casse-croûte ne coûte que 88 cents.Soit un cent par année.Profitez-en! UN JOUR SEULEMENT! JEUDI M SEPTEMBRE Un casse-croûte comprend deux morceaux de Poulet Frit Kentucky \u201cbon à s\u2019en lécher les doigts\u201d et des frites dorées.La recette du col.Sanders de Poulet Frit à \\a Kentucky.UNE COMPAGNIE CANADIENNE Colonel Sanders et ses aides le font \u201cbon à s'en lécher les doiatse La Bonne Cuisine de Perspectives par Margo Oliver La cog La première fois que j'ai commandé une coquille Saint-Jacques en Europe, c'était à Bruxelles, dans l\u2019un des nombreux restaurants de choix de cette ville.J'ai été étonnée, et pour le moins curieuse, en recevant mon assiette.Quelles étaient ces languettes rouges que l\u2019on me servait avec les délicieuses petites noix de chair blanche que je connaissais bien?Ne voulant pas montrer mon ignorance, bravement, je mangeai tout; c'était d\u2019ailleurs délicieux.Je me renseignai ensuite, vous pensez bien, et découvris que ces languettes rouges sont le corail, les oeufs du mollusque, et qu\u2019en Europe on considère ce corail comme un morceau de choix.Peu après, je visitai, chez nous, l'Ie-du-Prince-Edouard et passai quelques heures sur un bateau, avec des pêcheurs de pétoncles.J\u2019observai ces derniers ouvrir les beaux mollusques, enlever la petite noix de chair blanche, c\u2019est-à-dire le muscle de l'animal, et jeter tout le reste.Pourquoi, je le demandai, n\u2019utilisions-nous pas toute la partie comestible du mollusque.C'est sans succès, paraît-il, qu'on avait tenté, à plusieurs reprises, de convaincre les Canadiens de se régaler du corail.«Par contre, plaisanta mon informateur, nous avons les mouettes les plus en santé qui soient.Elles suivent les bateaux de pêche et dévorent tous les Dons morceaux que nous rejetons.» Hi reste que les pétoncles, ce que nous en dégustons, sont délicieux cuits de plusieurs fagons.On en fait souvent ce plat délicieux, qu\u2019on appelle coquille Saint-Jacques, que de nombreux restaurants inscrivent à leur menu.Les pétoncles, parfois mélés à d\u2019autres fruits de mer, y sont servis, en sauce, directement dans leurs coquilles formant d\u2019attrayants petits plats.Je signale toutefois qu\u2019en Europe, comme l\u2019atteste le Larousse gastronomique, on appelle les pétoncles coquilles Saint-Jacques quelle que soit la façon dont ils sont cuits et présentés.Mais pourquoi ce nom de Saint-Jacques?Une légende \u2014 il yen a plusieurs \u2014 assure que les pélerins de Saint-Jacques de Compostelle mangeaient des pétoncles.comme pénitence.lls fixaient ensuite a leur chapeau une coquille du mollusque pour proclamer, en quelque sorte, qu'ils avaient prié au célèbre sanctuaire.Selon une autre histoire, alors qu\u2019on transportait par bateau le corps de saint Jacques, qui fut le grand apôtre de l'Espagne, il se trouva soudain sur la rive un chevalier païen.Pour une raison inconnue, sa monture s\u2019avança dans les eaux, quand le bateau apparut, et l\u2019on crut que l\u2019homme se noierait.Quand le bateau fut plus près, pourtant, le cheval et son cavalier rebroussèrent chemin vers la rive et, quand ils émergèrent, on s\u2019aperçut qu\u2019ils étaient littéralement A ane MTS, 00 prey vay 22 - 9 septembre 1978 + abus Îe urnes.couverts de pétoncles qui s'étaient agglutinés à eux.C'est au pouvoir miraculeux du corps du saint, proclamèrent les disciples de I'auguste défunt, que le chevalier devait son salut.Et, de ce jour, les pétoncles et leurs belles coquilles furent associés au nom de Saint-Jacques.Je vous offre une excellente recette de la coquille Saint-Jacques telle que nous la connaissons maintenant.Les pétoncles, pochés, sont mis en sauce avec des champignons, bordés, dans leurs coquilles, d'un appétissant cordon de pommes duchesse et couronnés de fromage.On fait ensuite gratiner le tout.Avec un peu de vin \u2014 je recommande un rosé sec et léger, bien refroidi, ou un bourgogne blanc \u2014 c\u2019est un vrai régal.Servez comme entrée ou comme plat de résistance d\u2019un repas léger.COQUILLES SAINT-JACQUES Pommes duchesse (notre recette) 2 tasses de vin blanc sec 1 cuil.à thé de jus de citron YA tasse d'eau 4 oignons verts, hachés 3 brindilles de persil 1 cuil.à thé de sel 6 grains de poivre 1 petite feuille de laurier 2 livres de pétoncles 1 chopine (2 livre) de champignons frais, tranchés Y% de tasse de beurre 5 cuil.à table de farine 1 tasse de lait 3 jaunes d'oeufs 3 cuil.à table de gruyère râpé Ya cuil.à thé de sel % de cuil.à thé de poivre YA de cuil.à thé de muscade 1 cuil.à thé de jus de citron 1 cuil.à table de persil finement haché YA de tasse de crème double (35 p.c.) YA de tasse de gruyère râpé Beurre fondu Pousser, à l'aide d'une seringue à pâtisserie ou d\u2019un sac à douille, des pommes duchesse tout autour de 6 grandes coquilles beurrées, pour former une bordure attrayante et suffisamment haute pour bien retenir la garniture qu'elle encerclera.Mettre dans une casserole moyenne le vin, T cuil.à thé de jus de citron, l\u2019eau, les oignons verts, les brindilles de persil, 1cuil.à thé de sel, les grains de poivre et le laurier.Chauffer jusqu'à ébullition et laisser mijoter 5 minutes.Ajouter les pétoncles et les champignons, chauffer de nouveau jusqu'à ébullition et laisser mijoter 5 minutes.Retirer pétoncles et champignons de leur court-bouilion, avec une cuillère perforée, et les mettre de côté.Faire bouillir vivement le bouillon, à découvert, pour le réduire à 1'A tasse.Le passer, le remettre dans la 9 septembre 1978 - 23 casserole et le chauffer de nouveau jusqu\u2019à ébullition.Faire fondre A de tasse de beurre, dans une casserole moyenne.Ajouter la farine et cuire 2 minutes, à feu doux et en brassant.Retirer du feu.Ajouter le lait et le court-bouiilon, d\u2019un trait, en mélant bien.Chauffer de nouveau jusqu\u2019à ébullition, en brassant constamment.Laisser bouillir 1 minute.Battre les jaune d'oeufs, à la fourchette, et leur ajouter une partie de la sauce très chaude, petit à petit et en brassant.Remettre le tout dans la casserole et continuer la cuisson, à feu doux et en brassant, jusqu'à ce que la sauce soit sur le point de frissonner, c\u2019est-à-dire d'être au point d\u2019ébullition.Retirer du feu.Ajouter, en brassant, 3 cuil.à table de gruyère râpé, % cuil.à thé de sel, le poivre, la muscade, 1 cuil.à thé de jus de citron et le persil haché.Couper en deux tout pétoncle trop gros.Ajouter 1'A tasse de sauce aux pétoncles et aux champignons, bien mêler et répartir cet appareil dans les coquilles.Fouetter la crème et l\u2019incorporer à ce qui reste de sauce.Etendre cette sauce, uniformément, sur la garniture aux pétoncles dans les coquilles et la parsemer de \u2018A de tasse de gruyère râpé {2 cuil.à thé par coquille).Badigeonner légèrement, de beurre fondu, la bordure de pommes de terre.Faire griller au four, en plaçant les coquilles dans la partie inférieure du four, c\u2019est-à-dire à environ 9 pouces sous le feu; chauffer jusqu\u2019à ce que le dessus des coquilles soit légèrement bruni et que la sauce bouillonne.Servir immédiatement.Ce plat est excellent comme entrée ou, avec une salade, pour un repas léger.(6 portions) Pommes duchesse 3 pommes de terre moyennes YA cuil.à thé de sel 1 pincée de poivre %Y@ de cuil.à thé de muscade 1 oeuf 1 jaune d'oeuf Peler les pommes de terre et les couper en quartiers.Les mettre dans une casserole moyenne et les couvrir d\u2019eau bouillante.Ajouter le sel.Couvrir et cuire jusqu\u2019à ce que les pommes soient tendres mais encore fermes.Egoutter.Passer les pommes cuites dans le petit appareil spécial pour les réduire en riz.(En l'absence de cet appareil, les réduire en purée.) Ajouter le poivre et la muscade.Battre ensemble, à la fourchette, l\u2019oeuf et le jaune d'oeuf, et ajouter le mélange aux pommes.Battre ces dernières, au malaxeur électrique, jusqu'à ce qu\u2019elles soient très légères, et en faire la bordure des coquilles Saint-Jacques, comme nous l\u2019indiquons plus haute Black Tower ne peut être considéré comme un vin blanc ordinaire car on peut le boire en toutes occasions.Aussi bien pour un diner d\u2019apparat où il est très approprié qu\u2019à une réception intime.S\u2019il n'est pas bu entièrement, la bouteille peut être rebouchée et conservée pour un Black Tower: Bon pour plus d'un repas.certain temps sans en changer sa qualité.(La bouteille classique romaine est de couleur noire, car un vin blanc de qualité doit être conservé dans un endroit sombre).Ce qui fait du Black Tower un vin qui doit être toujours à la portée de la main.nas Confiez maintenant aux sympathiques personnages de Disney le soin d'initier vos enfants aux joies de la lecture.- fe Que pouvez-vous faire pour aider vos enfants à > apprendre à lire?Tout simplement leur en donner A le goût en leur fournissant l'occasion de lire régulièrement.Et qui pourrait mieux que Mickey, Donald, Pinocchio, Blanche Neige et les autres merveilleux personnages de Disney initier vos enfants aux joies de la lecture?C'est pourquoi les studios de Walt Disney ont créé ces albums exclusifs, illustrés en couleur, aux textes faciles à lire.Ces LIVRES MERVEILLEUX DE DISNEY ont fait leurs preuves: déjà, ils ont initié à la lecture plus de 500,000 enfants d'Amérique du Nord, enrichissant leur vocabulaire et leur procurant chaque mois des heures de saine distraction.Pour présenter à votre enfant LES LIVRES MERVEILLEUX DE DISNEY, nous aimerions lui envoyer son exemplaire GRATUIT de \u201cCendrillon\u201d de Disney\u2014a garder pour de bon\u2014avec les 2 volumes de présentation, en examen gratuit.Si vous gardez les 2 volumes de présentation pour $2.99 seulement les deux (au lieu du prix normal de $7.00), plus des frais minimes de port et d'emballage, votre enfant recevra toutes les 4 à 6 semaines deux nouveaux livres de Disney, tout aussi faciles à lire et tout aussi passionnants.Et vous pourrez garder \u2018\u201c\u2019Cendrillon\u201d\u2019 gratuitement, même si vous nous retournez les deux autres volumes! 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