Perspectives, 16 décembre 1978, samedi 16 décembre 1978
[" Deus Ls vi wh \u2018 » ae rs + Ne, 3 wt er + er a) AT Bap \u20ac 2 2 ; gr.\u201c DR \u2018y A AS % a { \"A fn Fe 8 Re Ly = yo Es Hows 5, er # a ee i) Ty Pats hé Sy 7 i % Ry oF, ; 7x 4 ft % Ga & = è A 32 % 2 SO AS a pa ee 5 of æ ey ¢ A de > ¥ A Be A 7 3 i ve 5 342 J PR ; > > « 2 os moe es .2 - \u201c2 ss Ty BY kr ; 1:64 237 24, a na } Sy Vi 3 = a a * LR Nas ; ZR 5 ê EN &- LA Hy Ed & WY 5 NY 4 a ¥ py X 2 #\u201d pe 2 = Ne Si Je, 2:3, - tin w 35 3 3 R = ty Rs ig % Sa » NET %l as er Li = ENG je 5 4 by F5 So 3 » Es, ï ge a, 1 ~ ES =x 2 = Sy 6 1 gk: 2] VE i Cf Tey ; FA #5 Es 2 : a or isa Qu fx, A # | \"A reads Se = es ; ) dé, = AL an 0 YL Ta eh ai \u201c se, \u20ac # ST S 3 Esti.AE fr $s 3 Yo \"4 ra he Xe Ge i 4 3 i ( 2 LÀ CURE X XS Aie a F \u20ac SE & + \u201c Fri in pu wi Sly 3 Ra AES + i] a ce % 2 a S er) + FA 3 Ra 3 br Al F2 43 \u201c4 iy ie Di x 3 S WR 5 fi RSS cit A 2 = 3 «4 È a 4 qe 14 cer ox Ie La 7 x ¥ ie 1 1 2) pert a a fis = = - Ve = ze =.3 2d 3 3 3 4 = - ve.ES ve A i gi vi MN + oi = \u201cTet i ENS HE at.x a = Av et vs > a.= 4 sde \u201cr À vas a, oo ad .- fie >) 3 ai, ot ry 25, ik ie i 2:8 pil 3 * En ut 7.Jd ED d HK ns or Eh = A = RSs + ta pr © sa ps pe Bis f f = 2 a ry TU > i.EB i # sg $ 15, -.x 4 7 + Se gk AT I Se i] 49 5 5 He % Sr 3 a j ns i Pat > J] pal Fe 5 = SF > Es N vi Is JK! x Dat J ve 13 cé id 32 5 L Pre À A LS pA 3565 AL 2 Te od 5% ah Rr de id 4 i 3% oy > Es ze É » fo Ce be 4 Fr 4 HHA 3 fh ns vi > = a Le 2%, ol Te = té iv, 2265 qui at ES ; x a 1 ; fe pes G pi # 2 sk 2] iy 22 4 à ab + 1 3 -1 > J abs cu oe ee æ wr Eee x \u201ci vb 41 SN +, tL 5 : + er a ve ah +; on = al Fn 3 a ; 8 Bh: £3 37 A ., * 5 x i i A LPF As = m 2e 2 TR LA 2e be 4 5 4 ë LE it & 7 + Ha DA = : ; A = Tec gt >; 3 foil Ua RK As Eo he: We = 1 3 Fa i 3 = A > gs >} CE a A 5, Le DJ sf 9 7x ih oF x Le = 1 53 Ft ste ei 5 211077 Ca a SR pe 2 7 2 he i 5 Ts \u2014 © an vu: Gi hi j 2 toh = a ti 2 + = # or A J ie, Ak ui; A: 17s 5 > i A ve Na ve \u20ac = : 7! a JWT az a a - Es TER : = | 2 vy ST FE Te = 3 = A \u20ac 2 rh LAGE > Cs \u2014\u2014 ar 1 vu PIE rate so ei Ye SB or x dd 3 ee _ 3) AVEZ-VOUS PEUR DE VOYAGER EN AVION?SONDA PE 60,000 HEURES DE VOL! Il y a tout près de soixante- dix ans que le pilote Jack McCurdy a effectué le premier vol au-dessus du sol canadien.Son voisin Alexander Graham Bell \u2014 mais oui, l'inventeur du téléphone! \u2014 fut parmi ceux qui l\u2019encouragèrent.Depuis lors, aviation commerciale est si bien entrée dans nos moeurs qu'une première question de nos sondeurs a pu établir que 79 p.c_ des citadins qu\u2019ils ont interrogés ont déjà voyagé en avion à un moment ou l\u2019autre de leur vie.Quarante et un p.c.d'entre eux ont même eu l\u2019occasion de le faire au cours de Le Sondage de la semaine a été réalisé pour Weekend Magazine et Perspectives par les Laboratoires Data, conseillers en recherche, de Montréal, sous la supervision de TR.Bird.On a effectué à cette fin 1087 entrevues téléphoniques dans 31 des principaux centres urbains du Canada.l\u2019année, 10 p.c.au cours du dernier mois et 3 p.c.dans la semaine même qui a précédé notre sondage.Aux 21 p.c.de Canadiens qui n\u2019ont jamais voyagé par la voie des airs, on a demandé pourquoi.Quanrante p.c.de ces gens ont répondu que c'était parce qu\u2019ils n'ont pas eu d\u2019occasion ou de motif pour s\u2019y décider, 30 p.c.parce qu'ils trouvent coûteux ce moyen de transport, 18 p.c.parce qu'ils ont peur, 8 p.c.parce qu\u2019ils n'aiment pas voyager, de quelque façon que ce soit, et 3 p.c.à cause des risques (cardiaques, asthmatiques ou autres) pour leur santé.Nos sondeurs se sont intéressés ensuite, parmi les citadins ayant déjà voyagé en avion, à ceux qui l'ont fait durant l'année écoulée.Cin- quante-cing p.c.de ces gens n\u2019ont accompli qu\u2019un seul vol, 21 p.c.deux vols, 4 p.c.trois ©weekend Magazine, 1978 vols, 5 p.c.quatre vols, 2,5 p.c.cinq vols et autant six vols, soit une moyenne de trois vols dans l\u2019année.Il y a, en nombre absolu, plus de femmes que d'hommes parmi les gens qui ont voyagé en avion et presque autant en nombre relatif à l'avoir fait au cours du mois, du semestre ou de l\u2019an passés, ou encore depuis deux ou cing ans, mais il y a également plus de femmes que d'hommes (22 contre 19 p.c.) à n'avoir jamais voyagé par air Chez celles qui sont dans ce cas, plus de femmes que d'hommes allèguent comme raisons la peur de l'avion, des problèmes de santé ou le manque d'opportunité de le faire, mais moins de femmes prétextent le haut prix de ce genre de voyage ou leur répugnance à se déplacer.Durant l\u2019année écoulée, la proportion des gens qui n\u2019ont pas voyagé en avion a été de 63 p.c.chez les femmes, de 56 p.c.chez les hommes, ces derniers étant plus souvent amenés par affaires à prendre l\u2019avion.La proportion des citadins qui ont voyagé en avion durant l\u2019année décroît constamment avec l\u2019âge.A l'exclusion de la plus jeune catégorie (de 18 à 24 ans), la proportion des gens qui n\u2019ont jamais voyagé par avion augmente avec l\u2019âge.Chez ceux-là qui n\u2019ont jamais voyagé ainsi, c\u2019est dans les deux catégories les plus âgées (de 45 à 54 ans et plus de 55 ans) qu'on trouve le plus de gens à s\u2019en justifier par leur mauvaise santé ou la peur de l\u2019avion.Par contre, le taux de ceux gui n\u2018ont encore jamais voyagé en avion parce que la chance ne leur en a pas été offerte est le plus élevé chez les plus jeunes et aussi les plus vieux citadins, Ceux de 35 à 44 ans sont les plus nombreux à déclarer qu'ils n\u2019aiment pas voyager.C\u2019est encore dans cette catégorie d'âge comme dans la plus jeune qu'on dénombre le plus d\u2019interviewés à répondre que c\u2019est le haut prix du voyage en avion qui les en a dissuadés.Parmi les citadins qui ont voyagé par air, la même catégorie de 35 à 44 ans l\u2019a fait plus souvent que toute autre durant l\u2019année, soit une DE LA SEVAINE moyenne de 5,4 fois.Le taux de ceux qui n\u2019ont pris l\u2019avion qu'une fois dans l\u2019année décroît à mesure que l\u2019âge s\u2019élève.Il y a augmentation corrélative du revenu et de la proportion des gens qui ont eu l\u2019occasion de prendre l'avion au moins une fois dans leur vie.Les deux catégories aux plus forts revenus (de $20 000 à $24 999.et plus de $25 000) sont celles qui ont voyagé le plus durant les douze derniers mois.Si l\u2019on examine les raisons présentées par les interviewés qui n\u2019ont jamais voyagé en avion, on constate que la peur de quitter le «plancher des vaches» est un motif cité avec une égale force dans toutes les catégories.Les deux catégories médianes (revenus de $10 000 à $14 999 et de $15 000 à $19 999) sont celles qui affirment le plus souvent qu\u2019elles n\u2019aiment aucune forme de voyage ou encore qu'elles n\u2019ont eu aucune raison ou occasion de voyager par air.La santé n\u2019est donnée comme raison marquante de refus que par la catégorie au plus fort revenu ($25 000 et plus).Assez curieusement, les citadins faisant un gain de $20 000 et plus se plaignent presque quatre fois plus que les gens gagnant de $10 000 à $14 999 que les voyages en avion coûtent trop cher.De tous les Canadiens, ce sont les gens du Québec qui voyagent le moins par avion 37 p.c d'entre eux n\u2019ont jamais utilisé ce mode de transport, en comparaison d\u2019une moyenne de 13 p.c.pour toutes les autres régions du pays.Cela est dû surtout à l'élément francophone car les Québécois anglophones voyagent plus par air que tous les autres Canadiens.Seulement un très petit nombre d\u2019entre eux n\u2019a jamais recouru à l'avion pour se déplacer C\u2019est en Colombie britannique qu\u2019on trouve le plus haut taux d\u2019interviewés qui ont voyagé par air durant l\u2019année écoulée.Les Colombiens ne citent, d'ailleurs, jamais la mauvaise santé, la peur de l'air ou le prix trop élevé des voyages en avion comme rau- sons de n\u2019en avoir jamais fait un, mais seulement leur dédain de toute espèce de voyage ou encore le manque d\u2019une raison valable ou d'une chance de l\u2019avoir fait.Les Ontariens sont ceux qui ont voyagé le plus souvent par avion pendant l\u2019année: 4,3 fois en: moyenne contre 2,1 fois pour! les gens du Québec Au Québec, on compte presque cinq fois plus de francophones que d'anglophones à n'avoir jamais voyagé par avion: 60 pc.des premiers contre 13 p.c.des seconds.La semaine prochaine: la fré- | quence des rapports avec votre parenté immédiate (père, mè- : re, frères, soeurs).2 - 16 décembre 1978 16d Tell LA PLUME phe DE MA FEMME 21/21 Depuis que je sais que Juliette Drouet, qui fut durant 50 ans amoureuse de Victor Hugo, lui écrivit plus de 17 000 lettres d'amour, je ne peux m\u2019empécher de penser à quel point j'ai du mérite d'aimer encore ma femme.Plus de 17 000 lettres! On croit rêver C\u2019est 340 lettres d'amour par année, presque une par jour.Quand je pense aux lettres d\u2019amour de ma femme! Depuis 1959, j'ai reçu 136 lettres que je qualifie toutes de «lettres d'amour» pour ne pas en réduire le nombre à des proportions ridicules.C'est 7,21 lettres par année ou une lettre à tous les 52 jours.Ma femme prétend m'aimer et elle communique avec moi moins souvent qu\u2019on ne le faisait à la petite école où j'avais un «bulletin » hebdomadaire C\u2019est vrat que Juliette n\u2019était pas la femme de Hugo mais sa maîtresse.Mais pourquoi une femme unie par les liens si sacrés du mariage mettrait-elle la main à la plume moins souvent que l'illégitime?Il me semble qu\u2019on s\u2019attendrait plutôt au contraire, d'autant plus qu'il est très dangereux pour une maîtresse d\u2019entretenir des relations épistolaires avec son amant.Il y a le téléphone.Supposons que je comptabilise tous les appels téléphoniques de ma femme durant ces 19 ans de relations présumément amoureuses, je suis encore loin des 17 000 communications de Juliette.Même en comptant tous les appels, je n'arrive qu\u2019à 2 603, ce qui constitue un bien modeste total.Je n'ai pas lu les lettres de Juliette, mais celles de ma femme n\u2019ont pas grand-chose de remarquable, rien en tout cas qui puisse justifier le conservateur de la bibliothèque Pierpont-Mor- gan, à New York, de les acheter à prix d\u2019or comme il a fait pour les premières.De toute façon, vous pouvez en juger vous-mêmes puisque je les ai toutes gardées.Je les conserve dans une boîte de métal, dans le dernier tiroir de mon classeur, à gauche La plus voluptueuse et celle que je relis le plus souvent concerne une période heureuse de notre vie alors que nous pouvions manger n'importe quoi sans nous soucier de notre ligne.Elle 16 décembre 1978 - 3 décrit le soir que nous avions passé à vider une boîte de Turtles en regardant le téléthon de la Société du Cancer.Quatre lettres parlent de l\u2019indignation de ma femme lorsqu\u2019elle a découvert dans mes poches, dans un dictionnaire, un magazine et sous la carpette du boudoir les lettres d\u2019une autre femme.Vingt-quatre concernent des demandes - d'argent qu\u2019elle m'a fait parvenir quand j'étais en voyage, ou des recommandations au sujet de maladies qu\u2019on peut contracter loin de chez soi.Dix-huit me rappellent à quel cinéma elle a passé la soirée, 29 expliquent qu'elle est allée seulement à l\u2019épicerie ou à la pharmacie du coin et 38 s\u2019attardent à décrire les restes que je devrai me mettre sous la dent parce qu\u2019elle n\u2019entrera pas souper.Six me rafraîchissent la mémoire au sujet de mon rendez-vous chez le dentiste et toutes les autres sont des cartes postales qu'elle a postées de Toronto, Ottawa, New York, Québec (2), Trois-Rivières, Magog, du Zoo de Granby, de l\u2019Oratoire Saint-Joseph, d'Upper Canada Village et du Village de Séraphin à Sainte-Adèle.Toutes ces missives se lerminent par les mots: «Je t'aime, fais attention à toi!» à la suite desquels sont inscrits trois petits XXX.Les seules exceptions concernent les quatre lettres d\u2019indignation dans lesquelles le «je t'aime» est suivi de «quand même» et sont omis la mise en garde et les trois petits XXX.Je ne sais pas si j'aurai le temps de rappeler ses 2 603 appels avant qu\u2019elle ne téléphone.Quand je couche à l'extérieur, elle téléphone toujours à minuit pour que je lui souhaite une bonne nuit et que je la rassure parce qu'elle est très peureuse.Le téléphone sonne, justement! \u2014 C'est toi?\u2014 Oui.Te téléphone rien que pour te dire que je t'aime.Bye.Elle a raccroché tout de suite.C\u2019est son 2 604e appel téléphonique et son deuxième du même genre en autant de soirs.C\u2019est tout de même malheureux qu'après 19 ans de mariage une femme gaspille encore l\u2019argent de son mari à faire des interurbains aussi inutiles! [GIRS an gout de moins?STE ES Qui | as Distillé et Jr NSS a Londres BHI donpon pisTILLE \u2018 pe = DRY G WGH LIMITED Shag de CAD & ROTTUED BEINGAND PROQUIT ET EPEOUTEMLE SHANCLETF (ue vu Certains se contentent de MoiNsS4 é ~~ «Comme la femme dans cette phot \u201cai accouché moi-même monenfant! 0s i o, prise à la Maternité des Lilas, c\u2019est moi qui ai fini de tirer le bébé hors de mon ventre.» PAR CHRISTIANE BERTHIAUME Un petit coin tranquille en banlieue de Paris, plus précisément à la Porte des Lilas.Les marchands de fleurs et de primeurs voisinent avec de petits cafés, le climat est moins assourdissant qu\u2019en plein coeur de la capitale, l'atmosphère plus calme et détendue.Une jeune femme, valise à la main et démarche lourde, s'engage rue du Coq français et s'arrête, au numéro 14, devant un édifice à l'allure scandinave en bois brun et orange.Deux jeunes filles, à l\u2019une des fenêtres, la regardent s'engager dans l'allée principale.«Elles pensent que je viens accoucher mais elles se trompent», se dit la jeune femme en franchissant la porte de la Maternité des Lilas, car elle interprète mal les signes de déclenchement de son premier accouchement.«On va sûrement me renvoyer chez moi.Ce ne peut être ça!» Elle entre et va de surprise en étonnement.La jeune fille en salopette et tee-shirt qui s'apprête à prendre l'ascenseur, c'est.une infirmière.Le monsieur en chemise, sans cravate et en blue-jeans délavé, oui, un médecin.On ne l'appelle pas docteur mais monsieur, tout simplement.La jolie \u2018jeune fille aux yeux bleus métalliques qui descend l\u2019escalier en sautillant, sa jupe blanche volant au vent et sa queue de cheval suivant le mouvement, c\u2019est Sylvie, la puéricultrice.Le mur s\u2019orne de multiples photos.Les plus belles montrent le sourire éclatant et heureux d\u2019un père tenant par les épaules un bébé qui sort du ventre de sa mère; les plus étonnantes, la surprise fascinée d\u2019un garçonnet de huit ans qui regarde naître son petit frère.Sans aucune familiarité déplacée, les préposées à la réception tutoient ceux et celles qui se présentent à leur comptoir.Au Québec, le tutoiement, notamment chez les jeunes, est suffisamment à la mode pour n\u2019être plus un phénomène.Ici, il est une façon de montrer à la clientèle la volonté de la maison de désacraliser les mythes et les tabous qui entourent l\u2019accouchement en Amérique du Nord où on a fait, de cet acte purement naturel, une intervention médicale hautement sophistiquée.La jeune femme que je viens de décrire, c'est moi et je voudrais vous raconter pourquoi j'ai parcouru des milles et des milles pour accoucher comme je le souhaitais.J'ai vécu là une expérience extraordinaire qu\u2019on qualifie aujourd\u2019hui d'exceptionnelle et qui n\u2019est pourtant qu'un simple accouchement naturel.«Monte au troisième, l'étage des accouchements.Ton mari s\u2018occupera plus tard des formalités », me dit-on à la réception.Aucun fauteuil roulant en vue.Je le comprends dès le départ, c'est à moi de me prendre en main, il n\u2019est pas question qu\u2019on me considère comme une malade.Quelle différence avec ce que j'aurais trouvé à l'hôpital où l\u2019on aurait «permis» à Robert de rester, à condition de bien suivre le règlement, où l\u2019on m'aurait assuré qu'on allait s'occuper de moi, que le docteur allait bientôt venir et que tout se passerait aussi bien et aussi vite que possible pourvu que je me mette entre «leurs mains».Face à l'ascenseur, au troisième: le bureau de la sage-femme.Je ne puis m'empêcher de demander à cette dernière s\u2019il y a un accouchement en ce moment.«J'ai une petite chérie qui va enfanter dans cing minutes», me dit- elle.Et je constate qu'on ne parle pas ici de délivrance mais d'enfantement.Elle va en effet retrouver «la petite chérie».Je la suis et, craintive et nerveuse, regarde par la porte qu\u2019elle a laissée entrouverte.J'ai un mouvement de recul, lorsqu\u2019elle surprend mon indiscrétion, persuadée qu'elle va me claquer la porte au nez.Mais elle me fait un sourire complice et se remet au boulot, tout naturellement.Dans la pièce voisine, une jeune femme est en travail.Son amie, assise à côté d'elle, allaité son bébé en lui tenant compagnie Un lieu calme et reposant On m'installe dans une chambre.Mes contractions sont de plus en plus violentes et rapprochées.Je me couche dans ce qui pourrait être mon propre lit Rien à voir avec ceux qu\u2019on trouve dans les hôpitaux, hauts, habillés de draps froids et amidonnés Un oreiller mou, une couverture douce, un matelas moelleux: tout est confortable.Mais je bouge sans cesse et, en fait, pendant les six heures que dure le travail, je me promène partout: de mon lit au mur, de ma chambre à la salle de toilette, dans le corridor jusqu'à la chambre où je vais tout à l'heure accoucher Me promener me distrait et me fait du bien.J'ai essayé toutes les positions pendant les contractions.Me balancer contre le mur, la tête appuyée contre mon bras, m\u2018agenouiller sur le bord du lit, me coucher sur le côté, me tenir debout au milieu de la pièce ou assise sur une chaise.Jai fini par trouver la meilleure posture: à quatre pattes au milieu du lit, la tête appuyée sur l\u2019oreiller pour relaxer entre deux contractions, le ventre dans le vide et le Suite page 6 4 - 16 décembre 1978 K ik it 5 - aX ¥ 2200 > \u20ac é eo { \\ y cet pe Sn 2) Rd = \u201c NS % à 5 = T + EE hw, ie pega op Q Le + a à # Ur i: 3 A 7 A |} + UR LA} LA LS s © LY Je 0 of : £7 c= 2 A \u201czz, = HE, =e \u201cfp as > La #22, SP, Te ~ Cio = \u2018ez; \u201c> Ls Ti a URLE Pi AD.J King 00 pa A | Déco uvrez-en (9)] tes les douceurs: AVIS: Santé et Bien-être social Canada considère que le danger pour la santé croit avec l'usage \u2014 éviter d'inhaler.Moyenne par cigarette \u2014100 mm: \u201cgoudron\u201d 14 mg.nicotine 1.0 mg.King Size: goudron\u201d 13 mg.nicotine 0.9 mg. J'aiaccouché moi-même mon enfant! bébé qui n\u2018appuie pas sur la colonne vertébrale.Je trouvais très douloureux d\u2019être couchée sur le dos.«Comment aurais-je fait si j'avais été clouée dans cette position par la faute du moniteur et du picotin?» me suis-je demandé plus tard.Le moniteur est un appareil qui permet d\u2019entendre les battements du coeur d'un bébé encore dans le ventre de sa mère et de les mesurer sur un écran.La parturiente doit rester couchée sur le dos pendant tout le travail et bouger le moins possible puisqu'on a installé une électrode dans son utérus.S'il se présente un signe de détresse foetale, des eaux noirâtres par exemple, la lecture du moniteur indique au médecin s\u2019il doit intervenir.C\u2019est un appareil merveilleux en cas de pépin, mais au Québec il semble qu'on l\u2019installe systématiquement à toutes les femmes, même si l'accouchement suit son cours normal.Se battre pour le refuser relève d\u2019une force de caractère peu commune à un moment où n'importe quelle femme ne tient pas à dépenser inutilement l'énergie dont elle a tant besoin.Certains médecins ne se génent pas pour profiter de la situation, d\u2018ailleurs.Louise Jobin, de Montréal, m'a raconté son histoire.«Comme mon accouchement se déroulait normalement, j'ai d\u2019abord refusé le moniteur.Le médecin s\u2019est employé à me convaincre que ce serait mieux pour mon bébé et, voyant qu'il ne réussissait pas a provoquer chez moi un sentiment de culpabilité, il m'a prévenue que je devrais signer un papier le déchargeant de toute responsabilité.Je ne savais pas, à cette époque, qu\u2019un tel document n\u2019a aucune valeur légale.J'ai cédé,» Le picotin est un liquide qu\u2019on injecte goutte à goutte dans le bras et qui a la propriété de provoquer l\u2019accouchement, de remettre en marche un travail interrompu, d'accélérer le rythme des contractions, d'arriver à ce que l\u2019accouchement se déroule plus vite.Les statistiques prouvent qu'en Amérique du Nord on l'utilise sans discrimination et à des fins qui ne sont pas toujours justifiables.Libérer la salle au plus vite pour faire place à une autre femme, par exemple; permettre au médecin de partir en week-end ou de terminer un accouchement avant le changement de personnel.Nous sommes au siécle de la vitesse.Nicole Trottier raconte qu'elle est arrivée très calme a l'hôpital.On lui avait dit qu\u2019accoucher d\u2019un quatrième enfant, c\u2019est comme mettre une lettre à la poste.Le médecin n'étant pas là, on la mit entre les mains d\u2019un interne qui en était, visiblement, à son premier accouchement.Elle apprit, par la suite, qu\u2019on laissait effectivement les internes faire leurs premières armes de préférence sur des femmes qui ont déjà eu plusieurs enfants.Il lui administre du picotin dont elle n'avait évidemment pas besoin puisque le bébé est sorti trop vite.«Je me suis retrouvée déchirée du vagin au rectum.Savez-vous ce que cela veut dire?Pendant des semaines, je n'ai eu aucun contrôle sur mes matières fécales.Tout cela m'a traumatisée.J'ai fait une crise d\u2019hystérie dans la salle d\u2019accouchement et j'ai mis des semaines à me remettre.Si cette aventure m'était arrivée à mon premier bébé, je n\u2019en aurais sans doute pas eu d'autre.» Mon bébé par les épaules Nous dinerons avec le bébé.C'est ce que Robert m\u2019annonce après que la sage-femme soit venue m'examiner.Dans la salle d\u2019enfantement, jusqu'à laquelle je marche, il y a un lit ordinaire et la table d\u2019obstétrique, dont le dossier est incliné pour plus de confort.Je m'y étends, nue, comme Je l\u2019étais d\u2019ailleurs pendant tout le travail, et installe mes pieds dans les étriers.On ne m\u2019attache ni les pieds ni les mains et j'en suis contente.Mon amie, Anne-Marie Bourdhouxe, m'a ranconté comment le geste instinctif qu\u2019elle a fait pour prendre dans ses bras sa fille, qui venait de naître et qu\u2019on avait posée sur son ventre, a été brusquement arrêté par les bandelettes qui retenaient ses poignets à la table d\u2019obstétrique.La raison invoquée?«ll est bien connu, expliquent les médecins, que l'être humain met [a main là où il a mal, par réflexe, et les dangers d'infection sont grands a ce moment-là.» Un geste qui est encore trop peu fréquent: le père embrasse son fils à peine né.Je n'ai pas mis la main là où il ne fallait pas, j'étais trop occupée à m'accrocher aux étriers pour bien pousser.Et c\u2019est moi, qui après une douzaine de poussées prends mon bébé par les épaules, le tire hors de mon ventre et le met au sein, sur-le-champ.La sage- femme et son aide quittent immédiatement la pièce et nous laissent seuls avec notre petit, Robert et moi.Elles reviennent plus tard et c'est la fête.Robert, sous la surveillance de la sage-femme, coupe le cordon ombilical.On retire le placenta et la sage- femme, tout en l\u2019examinant minutieusement, me le montre.Pas question de me faire une exploration utérine manuelle comme le veut la coutume.C\u2019est douloureux et inutile si on examine le placenta comme il faut pour être sûr qu'aucun morceau n\u2019en est resté à l'intérieur de l'utérus.Pendant que Robert donne son premier bain au bébé, Benjamin, quatre ans, est penché sur la baignoire et fait de grands sourires au nouveau-né.C\u2019est le fils de Nicole, le médecin de garde, appelée pour recoudre l\u2019épisiotomie que la sage-femme à dû me faire à la dernière minute.L'épisiotomie est une incision que l\u2019on fait pour agrandir le vagin lorsque celui-ci n\u2019est pas assez détendu quand la tête du bébé apparaît.On évite ainsi la déchirure.Pratiquée à la dernière minute, cette intervention ne nécessite aucune anesthésie locale.La peau est tendue et mince et cela ne fait pas mal, pas plus en tout cas que de se couper avec une lame de rasoir.Malheureusement la pratique de l\u2019épisiotomie est devenue une routine de nos jours et, dans les hôpitaux, on la pratique sans discernement.Et pour cela, on procède bien avant la dernière minute; le médecin a alors toute la place pour travailler Les partisans de l'épisiotomie soutiennent que c'est grâce à cette petite intervention chirurgicale (qui empêche cependant des femmes de marcher facilement et de s'asseoir confortablement pendant des jours) qu\u2019on voit de moins en moins de descentes de vessie et d\u2019utérus à notre époque; mais leurs adversaires affirment que le phénomène est plutôt dû aux machines à laver la vaisselle et le linge et aux autres outils modernes qui sont venus faciliter la tâche des ménagères.Mon accouchement est terminé.Le bébé est habillé et couché dans son petit lit et, tous les trois, nous prenons l'ascenseur pour nous rendre à notre chambre.Je n\u2019ai pas besoin d\u2019un fauteuil roulant.\u201cQue c\u2019est beau!\u201d Je ne suis pas plus brave qu'une autre et quand j'ai le rhume, je pense que c\u2019est une pneumonie et mon seuil de tolérance à la douleur est bas.Je mourais de peur d\u2019accoucher et je fus la première étonnée de ce que tout se soit déroulé aussi bien.En tant que journaliste qui habite Chypre pour couvrir le Proche-Orient, je suis appelée à beaucoup voyager.Je cherchais l'endroit idéal pour enfanter.Un obstétricien de Chypre m\u2018a parlé de «son » travail et de «ses» bébés comme si la femme n\u2019était qu'un objet qu\u2019il manipulait à sa guise.Je me suis sentie mal après avoir visité sa «salle de délivrance».Un autre médecin, en Israël, n\u2019arrétait pas de me mettre en garde.«Vous savez, ça fait mal; c\u2019est tout simplement insupportable à la fin.Ne me dites pas que vous ne voulez pas d'antidouleur.C\u2019est vous-même qui le réclamerez.» À Londres, on me prévint qu\u2019on pratiquait la péridurale.«Inutile que vous souffriez Nous allons vous anesthésier de la taille aux pieds.» Et à Montréal, il n\u2019était pas question d'éviter l\u2019épisiotomie, l\u2019examen intra-utérin, le démérol, le moniteur et peut-être la césarienne.«Votre bassin est de grandeur moyenne.Nous devons intervenir si vous avez un gros bébé» Je me demande encore ce qui serait arrivé si j'avais accouché à Montréal: mon fils pesait quatre kilos.En somme, il n\u2019y a rien de spécial à la Maternité des Lilas, sinon qu\u2019on y accouche comme si on était à la maison, mais dans des conditions idéales au cas où il faudrait intervenir médicalement.Imaginez votre chambre à coucher avec, dans un coin, tous les intruments pour faire une césarienne.«Avoir une attitude de tolérance» pourrait être la devise de ce petit hôpital de 34 lits, créé en 1964 et qui a toujours été d'avant-garde.On y pratique depuis longtemps la méthode Leboyer selon laquelle l'accouchement se déroule dans un endroit calme (peu de bruit, lumière tamisée) et toutes les manipulations que l'on fait subir au bébé sont douces.À cette maternité, le père peut passer autant de nuits qu'il le veut avec la mère et l'enfant.Il apporte simplement son sac de couchage.Ft pas question de jamais séparer la mère de l'enfant, que ce soit en chambre privée ou commune.Quelques hôpitaux au Québec permettent à la mère de garder continuellement son bébé, mais à la condition cependant qu'elle ait une chambre privée.Dans ce petit paradis que représente la Maternité des Lilas, il y a quand même des failles.Il faudrait une pouponnière pour que les mères fatiguées puissent y mettre leur bébé quand les enfants pleurent à tour de rôle la nuit Faire partager une même pièce à une femme qui accouche heureusement, à une autre qui subit une interruption de grossesse et à une troisième, victime d'un avortement spontané, crée des situations difficiles et conflictuelles.Fort heureusement, c'est aux mères que revient la responsabilité de changer les couches, d'aller chercher le biberon au réfrigérateur (sauf deux fois par jour où les puéricultrices passent pour faire ce travail), mais cela ne va pas sans certaines négligences comme d'oublier d'indiquer où se trouvent les couches et avec quoi il faut nettoyer le bébé.1! faut parfois courir après le médecin de garde pour un avis ou après l'infirmière pour des soins.Mais qu\u2018importe! Ce sont des détails lorsque l'essentiel est sauf.Le lendemain, je reçois un appel téléphonique du Canada.C\u2019est ma mère au bout du fil.Elle veut savoir si je suis heureuse, si j'ai pu voir mon bébé, si on m'a permis de le prendre.Et je lui réponds qu'il ne m'a jamais quitté.«Que c'est beau!» s\u2019exclame-t-elle avec envie.Elle n\u2019a vu aucun de ses quatre enfants naître.On l\u2019assommait au chloroforme au moment de l'expulsion.Et il lui tardait chaque fois de quitter l'hôpital pour pouvoir, enfin, prendre son bébé dans ses bras autant qu\u2019elle en avait besoin.Cela se passait il y a trente ans.Les choses ont-elles vraiment changé depuis?e 6 - 16 décembre 1978 i oy mre od \u201can dd x AT MP NS SES TM PDO EE = = > û Ji mr 4 N dl TX à Sire # \u20ac \u201cNe at Prd - oy \u201c2 gs 4e; a Fam v4 w -.Td TE GE SR = he Sadat ,, 1 a >.> \"NETREGS Lil Me Ls E 4 £ ~~ - \\ > Le = , ih a 8 \u2014 WoNTRE4:.3 - La a ay > \u20ac \u20ac.e cet.{ : np mg ol 5% sen vient Prends le temps de goûter Cervoise, une nouvelle bière équilibrée, CLIS ES richesse de gat.C'est une bie Vraiment brassée au goût d'ici, celle qui a tout le got que t'attends d'un® biere, la douceur en plus.| Cervoise deLabatt.C'est le goat qui s'en vient Prends le temps de le découvrir , David Simms eoloquebecois; POUR COMBLER j TOUS VOS BESOINS Ÿ ENÉLECTRICITÉ SANS PASSER PAR HYDRO, CA DEMANDE PLUS QUE DUVENT § BEAUCOUP D'INGÉNIOSITÉ ET DE BRICOLAGE li sn CITES.AA MAT PAR DAVID SIMMS - vu ao mem, mes Il y a maintenant deux ans que j'ai entrepris de suffire aux besoins de ma famille en électricité at moyen d\u2019une éolienne.Depuis ce temps, le public es devenu plus conscient de la nécessité d\u2019éconcmise l'énergie périssable et de mieux exploiter l'énergie renouvelable.Toutefois, les rapports que nous font le: journaux à ce sujet sont trop souvent fragmentaires ot erronés; ils laissent croire que les expériences en ce domaine ont été soit des échecs complets, sut de: succès retentissants.Mes propres essais m'ont con vaincu que toute tentative de canaliser l'énergie éolienne ou solaire oblige à affronter une longue série d'obstacles.Il faut en triompher si l'on veut que I\u2019énergie ainsi obtenue soit d'un maniement facile e! même les échecs apparents (comme l\u2019effrondrement de la grande éolienne des îles de la Madeleine) ne doivent pas être considérés comme dépourvus de toute valeur instructive.Au début de mes expériences, j'ai dû rassurer ma femme Linda qui, découragée, répétait inlassable ment: «Je n\u2019avais jamais imaginé que ça se passerai ainsi dans la réalité.» Au fond, elle n\u2019est pas différente des autres femmes habituées au confort de leurs appareils électro-ménagers.Je comprends néanmoins qu'elle ait pu entretenir des doutes avant que le Ci-dessous, l'auteur et les siens devant leur maison des Cantons système que j'élaborais fût complet et en parfait état de l'Est et, à l'arrière-plan, l'éolienne; \u201c de marche.ci-dessus, Simms et l'accumulateur qui remplace l\u2019éolienne, les jours sans vent.Certains appareils, tels le séchoir ou la cuisinière - a Photos Denis Plain \u2014 Perspectives D Ven\u2019 ra électrique, consomment tant de courant qu\u2019ils s'adaptent mal à un système alimenté par le vent.D'autres appareils exigent un redresseur pour transformer le courant direct fourni par le vent en courant alternatif D\u2019autres encore peuvent fonctionner sur courant .direct mais non sans d'importantes modifications.\u201c pouvant s'adapter au courant de 32 volts dont je * ordinaire, mais un tel système fonctionne mieux avec J'admets le désir de Linda de ne pas ajouter à sa tâche, mais, heureusement, mon système est à peu près parvenu au degré de perfection que je lui souhaitais.Nous disposons, il est vrai, de moins d'appareils ménagers que dans la plupart des foyers ordinaires.Nous n\u2019en sommes pas moins passés d\u2019un premier stade, où la génératrice éolienne ne nous fournissait que juste assez de courant pour la lumière et la pompe à eau, à un second stade où nous pouvons brancher, de plus, un aspirateur, une machine à laver avec essoreuse, quelques outils de bricoleur (perceuse ponceuse, etc.), un compresseur d'air et un réfrigérateur Accumulateur, génératrice Sans courant alternatif à 110 volts il n'y a qu\u2019un moyen de faire fonctionner un réfrigérateur, soit par un compresseur entraîné par courroie et un moteur disposais.J'aurais pu transformer un réfrigérateur un appareil mû par courroie, et c\u2019est la réalisation qui m\u2019a réclamé le plus de temps.L'été dernier, nous avons mis aux rebuts mon premier accumulateur, provenant d'une cour à ferraille qui rendait l'âme et l'avons remplacé par un autre, de même origine, comprenant seize éléments de 2 volts d'un poids de 200 livres.Il peut entreposer 3U kWh d'électricité et, les jours sans vent, suffire à tous les besoins de la maison pendant six ou sept jours d'affilée.Après quoi, la tension tombant à 30 volts, i faut soit débrancher le réfrigérateur, soit mettre en marche la génératrice à essence pour prévenir des dégâts irréversibles.Les Cantons de l'Est ne constituent guère là région la plus venteuse du monde! La moyenne annuelle de vitesse du vent n\u2019y est que de 13,5 kilomètres à l'heure C'est donc une zone marginale quant a la production de courant par moulin à vent.Les vents d'hiver et de printemps sont forts et presque constants (\u2019tesse moyenne en mars-avril: 17,6 kilomètres/heur: ) mais ceux d\u2019été et d'automne, faibles et entremêlés d\u2019accalmies plus ou moins longues.Heureusement, le 8- 16décembre 1978 ntrepris de bctricité au p public est Éconcmiser pr l'énergie bus font les entaires ou nces en ce ts, sut des m'ont con- r l'énergie ongue série veut que nt facile et rondrement deleine) ne pourvus de assurer ma inlassable- be passerait n'est pas confort de ends néan- vant que le parfait état 1 cuisinière W\u2019ils s\u2019adap- ht.D'autres 1sformer le t alternatif.ur courant difications.à sa tâche, à peu près souhaitais.d'appareils ordinaires.un premier fournissait it [a pompe s brancher, laver avec (perceuse, n réfrigéra- ratrice lY à qu'un ur, soit par un moteur ts dont je sfrigérateur mieux avec lisation qui buts mon r à ferraille, n autre, de de 2 volts, er 30 kWh a tous les sept jours 30 volts, il mettre en évenir des la région la nnuelle de s à l'heure.production hive r et de ts ( tesse eurt} mais entremêlés sement, le embre 1978 Lone ums ene, besoin d'éclairage diminue en été; par contre, la \u2018réfrigération devient plus exigeante.Une génératrice à essence reste donc un auxiliaire , sûr en période de calme plat.Même si nous avons pu t nous suffire pendant un an sans elle, ce n\u2019est pas que | | ; f nous n\u2019étions pas convaincus de sa nécessité.Une fois ?- { produit des parasites dans la radio.Lorsque cela se i la génératrice obtenue \u2014 un appareil de 1944, d'une * puissance d'un kilowatt, vendu sous la marque de ; commerce Fairbanks-Morse mais fabriqué en réalité ; par la société Oman \u2014, j'ai dû affronter divers i problèmes techniques et j'ai éprouvé une difficulté * assez compréhensible à me procurer des pièces de rechange.Elle a consenti enfin à fonctionner et nous la mettons en marche quand le vent tombe plutôt que de ; débrancher le réfrigérateur.Le récit de mes ennuis vous poussera peut-être à vous demander: «Mais pourquoi diable recourir à une * éolienne?» Après tout, le Québec ne connaît pas la * Situation des provinces Maritimes où le coût élevé de l'électricité, conjugué à la force et à la constance du , vent, rend intéressant l'usage de ce dernier comme .source d'énergie.or an pan Eee ar aT Ni panne ni facture Je pourrais citer, en début de réponse, les soucis que nous cause l\u2019environnement, les dommages à l\u2019écologie provoqués par la pollution nucléaire, par les - excavations à ciel ouvert du charbon nécessaire aux centrales thermiques; et déjà vous comprendriez qu\u2019une source d'énergie non polluante et perpétuellement renouvelée comme le vent est hautement désirable.Mais je sais bien que ces propos idéalistes n\u2019intéresseront le consommateur moyen que s'ils s'accompagnent de possibilités d'épargne.Or elles se - présentent dans les régions isolées où le prolongement des lignes de transmission du courant ne peut se faire qu'aux frais du contribuable, de tous les contribuables.Epargne qui s'accroît dans le ces du bricoleur capable de procéder lui-même à l'installation des fils et prises de courant chez lui.Il est vraiment agréable de ne plus avoir à se préoccuper des factures de I'Hydro, peu importe le prix du kilowatt Au vrai, l'inflation courante ne peut qu'accroître l\u2019économie d'argent que procure une : éolienne.Depuis l'installation de la mienne, les taux de l\u2019Hydro ont grimpé de 50 pc.User du vent ou du soleil comme source d'énergie nous fait entrer en contact plus intime avec la nature.La dépendance qu'elle nous fait ressentir nous amene _ à mieux juger les phénomènes naturels en cause et le à temps qu'il fait.Les usagers du vent ou du soleil \u201c apprennent par expérience quelles libertés ils peuvent se permettre et quand.Sous cette sujétion, qui conduit à une juste humilité, nous en venons plus souvent à remercier la nature de ses bienfaits._ Parailleurs, l'égo y trouve lui aussi satisfaction.Plus ; de contrôles bureaucratiques! Et puis il y a ces ES by E © re F bo) yo j 5 nes SE SA) ES se % > - Rr em [ Ÿ à Ta ; \u201c : a J qu LLÉ h {il diy a [110] 5 = a] | LW, | Nf Vd 3 x Li a - 4 pare il = dr.3 i§ \u2014 5 : a i LE ~e gr > ei ä er È FA) a \u2014\"\u2014 En Nn Re A ai i en \u201ctasses > = wv i AL 1 y ed 3 3 qd > I~ A i ! oy by LE ve ay 0 pA RD bE 5 PG hi at a Fy TT 9 + \u20ac be LA) = ye 134 a Cu.NE + 4 CE Tes de ES dits dr 7) fe.A) = P 2 > 2 2 Ch .>\u2019 8); Ce =.«Po KY ii boli \u201ces 2 ed fy, 2 aR _J aks > : : hor = use D Slowed 5 = LA I= ( YS © gx 4 ICRI 5 LI Ny ha Ju 18 LE ETE pd \u201c8 Sy; 25 LIL Pre a F3 x Te sSRuNaNb py 4 i a = 2 1 a Ce A» à F4 * parts » ie.= Paget; SRD LD A TE on hot.gs i) a 5 gel - w = bid £ Fa es * = Po + ga i Eu 1j \"LE ti fk od od LE SE baie : 10 : À a \u201csnsscteuacunme* [oise .Mn TY a} ol a mL 2 pO + ANN ew Nm i y [2d à El 2 Sot Jy 3 : pp: aa : «y = BA Pl a I : J pa ad 4 5 4 ani « Nane = \\ es by ft 1 re EVO ax aw N ; East 64 th S Hertz i | ÿ i A] , Es # J fa ce ati Ie ; FX es re wah mat JE ns = Boe lly a CO ms ek dn ee de re Al.so.\u2014etelbtou ILS ETAIENT 11200 DONT 80 QUEBECOIS A PRENDRE LE DEPART ET PLUS DE 7000 ONT FRANCHI LE FIL D'ARRIVÉE DU MARATHON DE NEW YORK; LE PREMIER A MIS UN PEU PLUS DE 2 HEURES, LE DERNIER, PLUS DE 6 HEURES PAR JACQUES HAMELIN Assis dans un coin de sa chambre d'hôtel, Serge Arsenault est songeur.Dans une quinzaine d'heures, il s'attaquera à l\u2019un des plus difficiles parcours de marathon qu'il soit donné à un coureur d'entreprendre; un parcours sombre, accidenté, pollué: c'est le marathon de New York.Depuis une semaine, l\u2019animateur sportif de Radio-Canada ne pense qu\u2019à ça, ne rêve qu\u2019à ça, ne se prépare qu'à ça.Ça frise l\u2019obsession.Pourtant, ce sera la deuxième fois qu'il entreprendra ce que tous les joggers conviennent d'appeler la grande épreuve.«Justement, je sais à quoi m\u2019attendre», dit-il.Quelques mois auparavant, il y avait eu celui de Montréal, où il avait neigé, plu, venté.Au moins il ne faisait pas chaud.Ici, à New York, la météo prévoit pour demain que la température pourrait atteindre les 25°C.Cette fois, ça s'annonce un peu plus difficile.D'autant plus difficile qu\u2019il vient d\u2019achever, avec deux de ses amis, le trajet en voiture des 26,2 milles qui séparent les points de départ et d'arrivée: ses impressions ne sont pas bonnes du tout.Vu de Montréal, quelques mois plus tôt, le «plus important marathon au monde», celui d'octobre 1978 dans la métropole américaine, offrait des allures de facilité.si l\u2019on pouvait dire.terrain relativement plat, température moyenne en cette période de l\u2019année, organisation bien rodée.Mais, en ce samedi soir, les plus modestes illusions sont ramenées à des perspectives beaucoup plus réalistes.New York, c\u2019est New York: en certains endroits le pavé vacille; en d\u2019autres l'air est suffocant; certains «villages » offrent un aspect de désolation déprimant.Pour des coureurs dont les muscles, les poumons et l'esprit seront sollicités au maximum pendant quelques heures, ces petits détails prennent une importance démesurée.«C'est le parcours le plus difficile qu\u2019il m\u2018ait été donné de voir.» À 55 ans, Jo Malléjac en a vu d'autres.Commentateur sportif depuis plusieurs années, l\u2019ex-champion coureur de France a décidé, lui aussi, de relever le grand défi.Malgré, ou peut-être à cause de son âge, il connaît ses limites, mais également ses capacités.Et il se sent prêt, lui aussi, à se joindre aux 11 200 coureurs de fond qui se sont rassemblés cette fin de semaine-là à New York.Ce sera son premier marathon.Malgré tout, il est loin de désespérer Observateur de l'actualité sportive, technicien de l\u2019activité physique, il évalue, compare, rationalise: «Nous devrions pouvoir le faire sans trop de difficultés.» «Nous», c\u2019est aussi Rodrigue Denis, 32 ans, professeur de biologie dans une polyvalente de Joliette.Lui, ça fait trois ans qu'il s\u2019entraîne.Jusqu'à l'été dernier, au moment où il organise et participe au Maski-Courons de Saint-Gabriel-de-Brandon, il s'était contenté de jogger.Il se découvre alors l'envie d'aller plus loin, plus longtemps, avec un meilleur «temps» A Saint-Gabriel, malgré une température de 34°C et un vent défavorable de 40 km/h, il avait allègrement bouclé le circuit très accidenté qui avait pourtant eu raison d'au moins la moitié des participants avant qu'ils ne parviennent à compléter les 21 km de ce demi-marathon.Ça lui avait donné la «piqûre».Certes, le marathon n\u2019est pas le Grand Prix automobile.Encore moins une compétition olympique où la médaille d\u2019or, la poursuite d\u2019une carrière, la réputation d\u2019un pays peuvent devenir des enjeux de poids pour un athlète.Mais, pour des raisons différentes, c'est tout comme.Les «pressions» sont plus subtiles, plus intimes.Et elles confrontent le coureur avec lui-même.Aussi, ce soir-là, l'anxiété est grande, contagieuse même chez les trois épouses qui ont choisi d\u2019accompagner leur homme pour la circonstance.«Au fond, je me demande pourquoi tout ce monde-là va courir demain», en était même rendue à se demander Louise Arsenault.Ils étaient probablement nombreux à s'être posé la même question, durant l'après-midi, en croisant les meutes de coureurs un peu plus nombreuses que d'habitude dans les sentiers de Central Park Mais comment l'expliquer?Pour au moins la moitié des participants, soit ceux qui en sont à leur première expérience de long parcours, la compétition a valeur de symbole: le «couronnement», en quelque sorte, de longues années d'efforts, de sueurs, d\u2019un long combat avec soi-même; et le fil d'arrivée allait consacrer ni plus ni moins cette supériorité physique.Rendu là, les prix ou les honneurs reliés à la victoire, celle d\u2019avoir parcouru la distance, sont accessoires, voire négligeables.On court à tout âge.À 15 ans, à 25 ans, à 65 ans.Mais l\u2019âge moyen des coureurs est d\u2019environ 30 ans.Un äge où l\u2019on commence à s'interroger, où les premières rides apparaissent, où les premiers maux se manifestent et les nuits d\u2019insomnie deviennent plus fréquentes.C\u2019est aussi à cette période de la vie que le corps commence à prendre des habitudes qui risquent de devenir définitives et où l\u2019on succombe facilement au tout-confort.Il faut choisir.Suite page 12 16 décembre 1978 - 11 vous propose son cognacVS.Pour vous l\u2019otfrir, Hennessy a puisé dans ses réserves de cognac les plus vieilles etles plus grandes au monde.Hennessy.Maison française fondée à Cognac en 1765, vous propose également son cognac VSOP Fine Champagne et ses célèbres Bras d'Or Napoléon et X.0 \u201d ey MARATHON Da Lor.PE rr A AE | pr A De haut en bas: Serge Arsenault (30 ans), Jo Malléjac (55 ans), Rodrigue Denis (32 ans).APPRENDRE SON CORPS Chez Serge Arsenault, c\u2019est à 28 ans qu'il a pris le tournant, il y a de cela deux ans, en Autriche, où il était de passage à Innsbruck pour des raisons professionnelles.Entre deux topos pour la radio, son collègue Richard Garneau l\u2019invite à courir, simple question de se mettre en forme.Serge a déjà couru, comme ça, de façon plus ou moins régulière.Mais il se considère suffisamment en bonne condition physique pour accepter l'invitation d\u2019un confrère de 18 ans son aîné.Premiers kilomètres: essoufflements, points au coeur.Classique chez un «novice».Arsenault tient bon.Il a déjà connu ça.Mais il ne faut pas confondre force physique et endurance.Le coureur en herbe l'aura appris à ses dépens.Ce sont ensuite les étourdissements, un martellement dans les oreilles suivi, quelques minutes plus tard, de picotements étranges à la hauteur des joues.La voix de son coéquipier lui parvient en écho: «Ça va, Serge?» Quelques pas de plus, et c\u2019est l\u2019évanouissement.Avec ses 6°1\u201d et ses 195 livres, rien ne le prédisposait a la course d'endurance.C\u2019est tout de même à partir de ce moment qu\u2019il comprit qu\u2019il était trop lourd pour sa charpente osseuse, que son coeur ne pourrait supporter un effort trop prolongé, que ses habitudes alimentaires laissaient peut-être à désirer et, surtout, que le piège du sédenta- risme avait commencé à se resserrer.|l fallait réagir.«Les mois qui suivirent furent particulièrement exigeants, dit-il.Ce fut le pénible apprentissage du corps, de ses blocages, de ses limites.Première étape avant de pouvoir les dépasser.Puis peu à peu, au cours de ces actes d\u2019'humilité quotidiens, c\u2019est tout l\u2019être qui se remet à respirer, c\u2019est l'anxiété qui tombe, c\u2019est le rythme cardiaque qui, le matin, peut descendre jusqu\u2019à 45 pulsations à la minute.Mais c\u2019est aussi, et surtout, l'esprit qui se dégage, perçoit mieux les détails.» On croirait entendre un disciple de Hare Krishna, religiosité en moins.Chose certaine, une sorte de dépassement semble se manifester chez les coureurs de fond.Sinon, comment expliquer cet engouement spectaculaire pour une activité sportive méconnue jusqu'à tout récemment, ou qu'on a associait tantôt à la Grèce, tantôt à Boston ou à une compétition olympi- - que?Car, même si les marathoniens demeurent encore des exceptions sur l\u2019échiquier sportif, les coureurs de longue distance, eux, augmentent en nombre et de façon continue.Le phénomène n\u2019est plus sportif: il est Lamour et l'amitié sont en route pour les Fetes.En carole, en train, en autobus, en aeroplane.Peu importe les moyens et le jour où la Compagnie arrivera (hex VOUS, HOUS VOUS souhaitons une abondance de bonnes choses, dont la moderation, surtout lorsque vous célebrerez avec Smimoff Pour Jo Malléjac, ce vieux routier qui court trois ou quatre fois par semaine,\u2019 la course de fond a de véritables effets thérapeutiques: «Tu pars anxieux, troublé, contrarié parfois, et puis, au fur et à mesure où ta cadence évolue, ton esprit se concentre sur ton corps, tes pulsations, ta respiration.Deux pas à la seconde, pendant une heure ou deux, ça remet les choses à leur place, ça te permet de mieux comprendre, de mieux te sentir» Un pas de plus, et on invoquerait les effets du «mantra» chez les adeptes de la méditation.devenu sociologique.Chez nos voisins du sud, il ne se passe plus une semaine sans qu\u2019une ville ou un Etat ait son marathon ou son demi-marathon.Celui de New York en est le plus bel exemple.Qu'on en juge.En 1970, 126 hommes et une femme qui joggaient se sont réunis à Central Park pour participer au premier marathon organisé dans cette ville.Trois ans plus tard, ils étaient un peu plus de 400.À peine le New York Road Runners Club avait-il eu le temps de roder son organisation que déjà, l\u2019année suivante, tout devait être repensé en fonction de l\u2019augmentation géométrique du nombre d'inscriptions.En 1976, 2 096 personnes prenaient le départ à l\u2019entrée du pont Verrazano.L\u2019an dernier, le nombre de coureurs grimpa à 4 800.Cette année, plus de 20000 personnes se sont inscrites, mais leur nombre a dû être limité en raison des problèmes d\u2019organisation inhérents a une manifestation populaire d\u2019une telle envergure.LE GRAND JOUR 8 h 30.Dimanche matin.Le soleil se lève sur Manhattan.Aucun nuage à l'horizon.Sur Staten Island, a l'entrée ouest du pont, les coureurs arrivent d'un peu partout.Derniers préparatifs.Quelques consommations, du riz de préférence, un peu de sel.Mais pas trop.Malgré la foule impressionnante, tout est calme, silencieux même.lls sont 11 200 réunis pour le départ.Mais chacun est seul avec lui-même.9h 45.Le pont est maintenant fermé à la circulation automobile.Le compte à rebours a commencé.Les pelotons se forment, les coureurs s\u2019alignent suivant les numéros qui leur ont été assignés la veille.Pour des raisons techniques, la masse est partagée en deux groupes.Environ 1000 femmes prennent place en avant, puisque ce week-end-là c\u2019est également le championnat national de marathon féminin.10 h 32.C\u2019est le départ.La densité du groupe est telle que presque tous doivent piétiner sur près de la moitié de la longueur du pont Verrazano qui enjambe, sur 3 kilomètres, le fleuve Hudson.Queiques minutes suffisent pour que le majestueux pont suspendu soit entièrement couvert d\u2019un ruban multicolore.10 h 45.Les premiers coureurs s\u2019engagent dans Brooklyn.Des centaines de passants et de curieux se mettent à applaudir et joignent leur clameur au vrombissement de six ou sept hélicoptères qui survolent le long défilé.Tout au long de la 4e Avenue, la foule, de plus en plus compacte, jubile, encourage, exhorte.11 h 30.Les coureurs les plus rapides sont presque rendus à mi-chemin du circuit.Ce sont les «pros», les grands noms du marathon.Ceux-là, on les laisse aller.On attend plutôt les autres, ceux pour qui le plus difficile reste à faire et que la chaleur risque d\u2019incommoder D'ailleurs, quelques dizaines de participants ont déjà dû abandonner, haletants, écrasés, mais surtout humiliés.Au vingtième kilomètre, Arsenault et Malléjac se quittent lentement, le premier éprouvant quelques difficultés; Malléjac, lui, veut maintenir son rythme.La température du corps est d'environ 103°.Ça, c\u2019est normal.Mais les rayons du soleil sont particulièrement violents à cette heure de la journée et le taux d'abandon risque d\u2019être très élevé.C\u2019est surtout entre les vingtième et trentième kilomètres que commencent à se manifester, chez les aspirants, les symptômes les plus prononcés d\u2019épuisement et de découragement: «Rendu là, tu ne vois plus personne, tu n\u2019entends plus rien, tu avan es quasi mécaniquement.» Sans parler des redoutables ampoules aux pieds, des crampes dans 12 - 16 décembre 1978 teintées dite PA rT tp AN pe em ANR my Ac.A ier AIG 25>: aa ÉEE ms = wy cm pm Nem mem A.COV \u2014 cn men vu ON Ow \u2014\u2014T les jambes, des étourdissements, des vomissements.Et il y a toujours le risque de heurter son «mur», phénomène dont les effets peuvent être graves 1 pour un coureur qui déciderait de pousser encore plus sa «machine».Ce peut être les muscles qui ne peuvent plus résister à l'effort demandé, ou le ] système circulatoire qui ne répond plus de rien, ou les deux.C'est à partir de tels indices que le participant doit savoir reconnaître ses limites, redonner aux articulations un temps de repos, marcher un peu ou, s\u2019il y a lieu, tout simplement abandonner A New York, environ le tiers des participants se seront résignés.Mais il fallait voir les autres à quelques verges du fii d'arrivée.Environ 100 000 personnes s'étaient massees qui applaudissaient et acclamaient sans relâche ces «héros».«Good time, good job.».Il fallait voir, chez bon nombre d'\u2019arrivants, la douleur, l'épuisement, les traits tirés.Ils avaient «gagné», non pas au même titre que les Rodgers, Shorter, Hill ou autres, mais ils avaient quand même laissé 26 milles et 385 verges derriére eux.Et ils étaient heureux.Le premier avait franchi la distance en 2 { heures, 12 minutes.Certains auront mis * i a dt plus de 6 heures.Mais l'important, dans ; OS NN [DANS un marathon, c\u2019est de finir, pas de } gagner 5 hE) \u2019 ] Tri «Le sentiment qui t'anime à l\u2019arrivée -r | * (ONT.D'AléIRE BUT compense certes toutes les fatigues ; ~ : accumulées au cours de l'\u2019entraîne- E FAIRE PLAISIR ment», de faire remarquer un des 80 N , R Québécois qui avaient comme objectif i : Poo = \u2018 a de «faire» New York.Même chose pour Malléjac, Arsenault et Denis qui sont md puns was UES \u201cme Lee fand su tous les trois parvenus à compléter le ENS \u2019 circuit.Et, à les voir, on n\u2019en doute plus.ws glad IA ps \\ Lorsque, en l\u2019an 490, un soldat grec Fo.4 avait couru les 26,2 milles qui sépa- - A wo 3 raient la petite ville de Marathon de la Fe Ë capitale, Athènes, pour annoncer la FL IT ; 4 victoire de son pays sur la Perse, il en | était mort.Ceux que jai devant moi I sont épuisés, certes, mais ils sont bien vivants.lls font partie d'une nouvelle «élite» sportive qui suscite un peu l'envie et beaucoup d\u2019admiration Les Etats-Unis, c\u2019est bien connu, ont PS | CU 4 souvent donné le ton à des modes qui | devenaient universelles.Après avoir () A .44 ; s nouveaux savons deluxe Yardley existent en 3 formiats: pour les invités, pour legmains, pour le bain.i connu le mieux, le pire.et le reste, à seraient-ils en train de tracer une voie, NS a PI os Br) donner un exemple, réveiller un in- LJ .conscient collectif en mal de bien-être, J Ÿ deloisirs sains et d'équilibre intérieur?j A Montréal, en tout cas, on commence sérieusement à y penser L'an pro- > chain, lors des compétitions d\u2019athlétis- NE VOUS OFFREZ PLUS i S me de la Coupe du monde qui se DES REPAS MONOTONES! fos gc tiendront dans la métropole les 26 et 27 mms ŸS août, il y aura deux marathons.L'un CUISINE POUR TOUS LES JOURS £27 £3 Soy pour les champions, réunissant des le Margo Ullver vous acilitera la SS 8 Gi représentants de tous pays.Un autre de tâche.Des recettes.faciles et éco- 25» 24 S Ty participation, le lendemain.Il y aurait nomiques, conçues spécialement DY = actuellement environ 500 personnes au pour des plats de tous les jours.2 @ Québec qui seraient en mesure de vous recevrez en plus, gracieusete a pa parcourir la distance réglementaire de jes Editions Optimum, un magni- Ri * ° la compétition.Mais les organisateurs fique tableau des coupes de Pepto Bismol ; ; sont persuadés qu'il est encore temps viande que vous pourrez garder pour un soulagement efficace: $0 de commencer a s\u2019entrainer puisqu'ils méme si vous retournez le livre.souhaitent accueillir 10000 partici- Seulement $8.95.4 VA .pants sur «l'un des plus beaux parcours Envoyez votre chèque ou mandat-poste à: du monde», à Terre des hommes.C'est Les Editions Optimum, à suivre.C.P 4090 Place d'Armes.Montréal PQ.H2Y 3M1.Moi, j'ai commencé à m\u2019entraîner! \u201cMarque Deposée Norwich Pharmacal Co Ltd © Pars, Ontario 16 décembre 1978 - 13 Rd i Les beignets sont, chez nous, une friandise traditionnelle au temps des Fêtes.Je vous en offre ici quelques-uns en vous rappelant que sont toujours particulièrement appréciés ceux qui renferment une garniture.Pourquoi les beignets sont-ils, le plus souvent, en forme de rondelle?Il existe, à ce sujet, une légende amusante.Un capitaine au long cours du siècle dernier était particulièrement friand des beignets, semble-t-il.Il avait pourtant quelque difficulté à les bien digérer car leur centre n\u2019était pas toujours assez cuit.Il ordonna donc à son cuisinier de supprimer le centre des beignets et sa trouvaille s\u2019est perpétuée jusqu\u2019à nous.Faites vite frire des beignets de toutes les formes et régalez-vous.BEIGNETS CUITS AU FOUR 6 oeufs 1 tasse de sucre Ya tasse de beurre (ou de margarine), ramolli 3 cuil.a table de lait 1 cuil.à thé de vanille 1 cuil.à thé de zeste de citron râpé 5 tasses de farine à tout usage, tamisée 3 cuil.à thé de poudre à lever Y cuil.à thé de sel 1% tasse de sucre en poudre, tamisé Approximativement 2 cuil.à table de jus de citron Chauffer le four à 400°F.Graisser et enfariner des plaques à biscuits.Bien battre les oeufs.Ajouter, en battant, le sucre, le beurre, le lait et la vanille.Ajouter le zeste de citron.Tamiser ensemble la farine, la poudre à lever et le sel et ajouter le tout au premier mélange, en ne brassant que juste assez pour humecter tous les ingrédients secs.Mettre sur une planche enfarinée et pétrir délicatement, 6 fois ou suffisamment pour rendre la pâte lisse.Rouler en abaisses de 4 pouce d'épaisseur.Tailler des beignets, avec un emporte-pièce enfariné, et les mettre sur les plaques.Cuire au four, 15 minutes ou jusqu'à ce que les beignets soient légèrement brunis et bien cuits.Laisser refroidir un peu.Mêler le sucre à glacer et suffisamment de jus de citron pour obtenir une glace claire.Tremper le dessus des beignets, encore un peu chauds, dans la glace et les laisser refroidir, sur des clayettes, jusqu\u2019à ce que la glace soit prise.(Environ 2 douzaines) BEIGNETS À LA CASSONADE Friture, c'est-à-dire au moins 4 pouces d'épaisseur de graisse végétale fondue ou d'huile La Bonne Cuisine de Perspectives par Margo Oliver 3 4 tasses de farine à tout usage, tamisée 4 cuil.à thé de poudre à lever YA cuil.à thé de sel V2 cuil.à thé de cannelle 1 tasse de cassonade, mesurée bien tassée 2 oeufs 1 jaune d'oeuf 1 tasse de lait YA de tasse de beurre ( ou de margarine), fondu Glace au sirop (notre recette) Chauffer la friture à 370°F.Tamiser, dans un grand bol, la farine, la poudre à lever, le sel, la cannelle et la cassonade.Battre ensemble, à la fourchette, les oeufs, les jaunes d'oeufs et le lait.Ajouter, aux ingrédients secs, les ingrédients liquides et le beurre fondu en ne brassant que juste assez pour humecter le tout.Mettre sur une planche enfarinée et pétrir délicatement, environ 6 fois.Rouler en abaisses d\u2019environ % de pouce d'épaisseur; tailler des beignets, avec un emporte-pièce approprié.Frire les beignets, quelques-uns à la fois.Les laisser cuire jusqu\u2019à ce qu\u2019ils soient dorés, en les tournant une fois, et les égoutter sur du papier absorbant.Les tremper, des deux côtés, dans la glace au sirop.(Environ 2 douzaines) es beignets à asenlécherie Glace au sirop 1 tasse de cassonade, mesurée bien tassée % de tasse d'eau 1 cuil.à table de sirop de maïs Mêler tous les ingrédients et faire bouillir pendant 5 minutes.BOULETTES HOLLANDAISES V4 de tasse d\u2019eau chaude 1 cuil.a thé de sucre 1 enveloppe de levure séche 1 tasse de lait 3 cuil.à table de beurre ou de margarine YA tasse de sucre 1 cuil.à thé de muscade 2 cuil.à thé de sel 2 oeufs, battus Approximativement 47 tasses de farine à tout usage, tamisée Gros raisins de Corinthe Cédrat confit, en petits dés Petits cubes de pommes (voir note) Friture, c\u2019est-à-dire au moins 4 pouces d'épaisseur de graisse végétale fondue ou d'huile Y4 de tasse de sucre % de cuil.à thé de cannelle Mettre l\u2019eau dans un grand bol.Ajouter 1 cuil.à thé de sucre et brasser pour le dissoudre.Saupoudrer de la levure et laisser reposer 10 minutes.Bien brasser Chauffer le lait jusqu\u2019au point d\u2019ébullition.Retirer du feu.Ajouter le beurre, ou la margarine, et brasser pour le faire fondre.Ajouter % tasse de sucre, la muscade et le sel.Laisser tiédir et ajouter à la levure.Ajouter les oeufs, en mélant bien.Ajouter, petit à petit, suffisamment de farine pour obtenir une pâte facile à manipuler.La mettre sur une planche enfarinée et la pétrir jusqu\u2019à ce qu\u2019elle soit lisse et élastique.Mettre la boule de pâte dans un bol graissé et la retourner pour en graisser le dessus.Couvrir d'une serviette humide et laisser lever, dans Saison un endroit chaud, 1 heure ou jusqu\u2019au double du volume.Abaisser la pâte, avec le poing.Prélever, en les prenant directement avec les doigts, de petites portions de pâte et les aplatir légèrement.Mettre, sur chacune, 2 raisins, 2 petits cubes de cédrat et 1 petit cube de pomme et former le tout en une boulette enfermant bien sa garniture.Laisser reposer les boulettes sur une planche enfarinée et couvertes d\u2019une serviette de cuisine, 30 minutes ou jusqu\u2019à ce qu\u2019elles soient bien légères.Chauffer la friture à 370°F.Faire frire les boulettes, quelques-unes à la fois, jusqu'à ce qu\u2019elles soient dorées; les faire égoutter sur du papier absorbant.Méler A de tasse de sucre et la cannelle et rouler les boulettes dans le mélange.(Environ 4 douzaines) Note: faire des cubes d'environ % de pouce de côté; 1 pomme moyenne devrait suffire pour cette recette.PETITS CHAUSSONS FRITS Friture, c\u2019est-à-dire au moins 4 pouces d'épaisseur de graisse végétale fondue ou d'huile 2 oeufs Approximativement 2 tasse de lait 3 cuil.à table d\u2019huile à cuisson 1 cuil.à thé de vanille 2% tasses de farine à tout usage, tamisée 4 cuil.à thé de poudre à lever 1% cuil.à thé de sel Ya tasse de sucre Ya cuil.à thé de macis Confiture ou gelée Lait Sucre Chauffer la friture à 370°F.Bien battre les oeufs.Ajouter, en brassant, tasse de lait, 3 cuil.à table d'huile et la vanitle.Tamiser ensemble la farine, la poudre à lever, le sel, \"A tasse de sucre et le macis et ajouter le mélange aux ingrédients liquides en mélant le tout pour obtenir une pâte souple et facile à manipuler (ajouter un peu de lait si cela est nécessaire).Mettre la pâte sur une planche enfarinée et la pétrir délicatement, 8 fois ou suffisamment pour la rendre bien lisse.En faire une abaisse de Y4 de pouce d'épaisseur et y tailler, avec un emporte-pièce approprié, des ronds de 2'A pouces de diamètre Mettre une petite cuillerée de confiture ou de gelée au centre de chaque rond.Humecter, d\u2019un peu de lait, le bord des ronds et replier ces derniers en deux, sur leur garniture, en pinçant bien le bord des petits chaussons ainsi formés pour souder la pâte et enfermer complètement la confiture.Mettre les petits chaussons dans la friture, quelques-uns à la fois, et les faire frire, en les tournant une fois, jusqu'à ce qu'ils soient bien dorés.Les égoutter sur du papier absorbant et les rouler dans du sucre pendant qu\u2019ils sont encore chauds.(Environ 2 douzaines.)e 4 - 16 décembre 1978 = AB este teint! vate 1 oR i Une riche saveur un tabac dune qualité remarquable La Rothmans est de loin la King Size la plus populaire au Canada.Quand vous allumez une Rothmans King Size, vous vous accordez le plaisir de fumer la King Size la plus populaire au Canada.C'est à cause de sa riche saveur et de son tabac d\u2019une qualité remarquable que la Rothmans est si populaire au Canada comme partout dans le monde.Avis: Santé et Bien-être social Canada considère que le danger pour la santé croît avec l\u2019usage-éviter d\u2019inhaler.Moyenne par cigarette-\u201cgoudron\u201d 17 mg, nic.1.1 mg. pg 0 - AES) a i = od = Q = 0 ro VI A 4 Pr) x 7s ONE © J a 1 re Ne vu / À où es % i OR te px SANTE Te "]
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