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Titre :
Perspectives
Éditeur :
  • [Montréal, Québec] :[Perspectives],1959-1982
Contenu spécifique :
samedi 21 avril 1979
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
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Références

Perspectives, 1979-04-21, Collections de BAnQ.

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[" @ semaine du 21 avril 1979 - Vol.21 No 16 2 a] PI SpE 4e QUESTIDIEN DU SAGUENAY-LAC ST-JEAN fe OULEURS DACADE ==?TT rr [3 (es % ry 2%, ads we ye 5 ney LTS iA Ë rs aa th = 4 NS : LA [RY ; 2 IR] bis 33 \u2014 À ech 3 0 qi pe oo oo A a se 2 cet EE pr an as HA ride EX Le.ROAD, cE Pis x Co.+ ja D a RF us ok RS ty LP Fs Se Æ ne Oo das re < A R re by Lad +d LE pk ¥) Eats re ae Ci-dessus, au N ouveau-Br unsw ick: à 8.la maison Raymond Guimond, a Kouchibougouac; a dr., celle de Wilfrid Léger, a Maisonnette; en haut, celle d\u2019Edmond Basque, à Grande-Anse, reproduit le drapeau acadien. \u201cPersonne n\u2019est ne pour np JACQUELINE VEZINA, FONDATRICE DU SALON DE LA FEMME, PARLE EN CONNAISSANCE DE CAUSE.it pain\u201d Photos Denis Plain PAR RAYMONDE BERGÉRON «I| paraît que son Salon l\u2019a rendue millionnaire!» Le bruit court, galope même dans le monde du spectacle et de la publicité.La rumeur fait maintenant trôner Jacqueline Vézina au royaume des grosses légumes locales.Son principal souci consiste dorénavant à multiplier son capital.C'est à la fois avec un faisceau d'envie et une lueur de dépit qu\u2019on potine doucement à son sujet, puisque les Québécois \u2014 Deschamps l'a finement perçu \u2014 se définissent la plupart du temps comme «socialistes de coeur et capitalistes de poche»! Pour ce qui est de la principale intéressée dans toute cette histoire, on peut la retrouver aussi bien dans un restaurant ultra-chic de Montréal qu'au comptoir d\u2019un casse- croûte.C'est selon son humeur, le temps qu'il fait dehors ou l'horaire de ses activités.À la descente du taxi, toutes mè- ches blondes au vent de février, visage revu et corrigé par un chirurgien esthétique, élégante sous ses peaux de lynx, on pourrait à ce moment précis la confondre avec une vedette fraîchement échappée d\u2019un studio de cinéma.Mais, sitôt le soleil tombé, c\u2019est en jeans, tricot souple et veste de sport qu'elle s'engouffre dans le métro avec la mine réjouie d\u2019un scénariste en vacances, cette fois.Comme tous ceux qu'on qualifie de non-conformistes, elle a toujours refuse l\u2019uniformité au même titre que les votes toutes tracées.Avec un minimum de planification, elle invente sa vie quott- dienne, jour après jour.«En affaires, en art, en amour, partout, j'ai toujours cru que la réussite appartient aux marginaux, lance-t-elle.À ceux qui réinventent le couple, les affaires, etc.Ce sont ceux-là qui décident du scénario, dans la vie.Autrement, on ne fait que suivre les sillons d'un système établi qui ne correspond pas forcément à nos normes personnelles.Moi qui ai beaucoup voyagé, je peux dire que toutes les secrétaires, par exemple, se ressemblent, qu'elles vivent en Italie, en Russie, en Grèce ou au Canada.Les universitaires du monde entier ont la même allure.Les femmes du peuple se ressemblent et les femmes snobs prennent toutes le thé de la même façon.Moi, j'ai toujours refusé de suivre un modèle.» \u2014 Vous ne ressemblez pas à toutes les femmes d\u2019affaires ou a tous les hommes d'affaires?\u2014 Je ne crois pas.J'ai toujours été marginale dans tout ce que jar fait.Et très individualiste avec ça! A la façon des artistes, des fantaisistes, des créateurs.It faut bien dire que Jacqueline Ve- zina, avant de mettre sur pied le Festival du disque et le Salon de la femme, ces deux entreprises qui lui ont valu l\u2019étiquette de «femme d'affaires», avait longtemps vadrouillé dans le monde du spectacle et de la télévision, à titre de comédienne d'abord, puis, par la suite, comme recherchiste, scripteur et imprésario.L'idée d\u2019instituer chez nous une vaste foire nationale à l'intention des femmes lui est venue au coeur et à l'esprit, il y a 10 ans, au moment où les mouvements féministes concertaient leurs revendications.Intuitive et futée, elle a su déceler tôt les préoccupations de la gent féminine en plein éveil et offrir une réponse séduisante à cette requête.«Brasser de bonnes affaires, c'est le plus souvent une question d\u2019instinct, avoue-t-elle.Ce ne sont pas les diplômes impressionnants en sciences économiques ou en études commerciales qui peuvent assurer une réussite à ce ni- veau-là.D'après moi, l'imagination et le sens de la créativité représentent des atouts essentiels.Savoir prévoir, ressentir, avant tout le monde, où se situera la demande, c'est évidemment la clef.Voilà pourquoi je dis que les affaires sont un art avant tout.» Un art dont les représentations ne sont pas toujours applaudies a tout rompre, il faut en convenir, puisqu'elles font le plus souvent appel pour atteindre leur glorieux paroxysme à la naïveté des consommateurs.Dans ce sens, depuis quelques années, Jacqueline Vézina a eu l\u2019occasion d'essuyer quelques critiques sévères, servies bien fumantes par journalistes, représentants de mouvements féminins et féministes qui reprochent au Salon de la femme son aspect foncièrement populaire pour ne pas dire populiste et commercial.«Vous autres, journalistes, vous entretenez dès le départ des préjuges, lance- t-elle avec la verve qu'on lui connaît.Vous voudriez que mon rôle soit celui d'une éducatrice, d\u2019une «leader» féministe ou je ne sais quoi du genre.Or je suis un promoteur de l'industrie du spectacle, une femme qui autofinance son entreprise.C\u2019est dire que je cherche à monter un grand spectacle rentable dont le but est d'informer en divertissant.Au fond, qu'\u2018est-ce que c'est sinon de l'éducation populaire?De toute év1- dence, à la base, je ne cherche pas à provoquer de façon choquante ou à déplaire.le veux attirer au Salon le plus de spectatrices possibles et ça n\u2019est pas en leur présentant les choses d'une manière didactique que je vais y parvenur.Le Salon de la femme vise la masse, ma chère.Pas un petit groupe de femmes de West- mount, de journalistes ou de femmes privilégiées.Ces femmes-là peuvent logiquement critiquer le Salon, il n'est pas conçu pour elles!» A propos | de libre entreprise \u2014 Ça signifie quoi au juste?Que le niveau intellectuel du Salon ne dépasse pas les 5 000 watts?\u2014 Je ne considère pas du tout que les femmes, massivement, sont des idiotes.Loin de là.l'ai beaucoup plus d'amour que ça pour elles.Mais je dis en toute lucidité qu\u2019il faut considérer le degré d\u2019évolution des êtres auxquels on s'adresse.Les femmes en général n'ont pas les memes intérêts que les femmes privilégiées dont le mari est médecin ou président de compagnie et qui vont passer leurs vacances en Grèce.On ne peut donc pas soutenir la même conversation avec les unes et avec les autres.Les femmes qui viennent au Salon sont coincées, pour la plupart, dans des problèmes familiaux, avec des dettes, un mari qui sirote sa Suite page 4 2 - 21 avril 1979 a 75 : mm = CRUE 1 ce LT Me Te er, Ci FY RUTH meg ie / y LA Players
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