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Titre :
Perspectives
Éditeur :
  • [Montréal, Québec] :[Perspectives],1959-1982
Contenu spécifique :
samedi 21 juillet 1979
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
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Références

Perspectives, 1979-07-21, Collections de BAnQ.

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[" REA TRE FT AT RE TT TT FTV ERRIE! SRIF TI = ep T ™ .and = TTA T U X er Tr > 7 iF mere 23 er Er a Ce pa = PIE TR rE wx RU oY IR La oat mT PARA E & WF sata p 0 @ semaine du 21 juillet 1979 - Vol.21 No 29 4 » x Ce An [A UE 7 PET pe, AE à Le \u20ac 1 = = > Kd rad ) Ye z à r à, 3 .© @) 1 3 H re PA \u2014\u2014 Ay Ev ps qe as [> to Ee +, À 0 sa 3 al rp Od LY A ELEN Les nu J ve weg \u201cés EN == i © ph 57 sx 3 4 © ; ee jh 2 na À rd WG i Hg: Rd es NI oad At PU .Er pes ne 3 AN *, oe x rn R re | fes Ta i ki > À # \u201c ue > er pan x Ry] C4 Da ve , ee Les 3 1 x, i à\u201d ad = y- 200 + D 18 x ou\u2019 3 Sg us Le = Es 53 Ni ~ tome 3 -_ + tr > 5 y 3 AN a Ha M 2 \u2014 \u20ac 5 | a\u201d 3 ND 3 Aids 8 ee 4 x en cn 3 ce Fax AE > 8 RS gi dE A, pd 2x, oT i 24 3 TY.1.3 A y 5 4; i £2 CO NE i) Ÿ red [ Xd Kp 3 \u2018PD.IT 2] a jot += % à à h i TAL AT Q ACE 2 past hls | 3 ny i I bao] © Ld PrN Vid Tn A x\" ] PAR GLORIA ESCOMEL Les Américains ont tellement bien compris que la publicité véhicule des valeurs et impose des critères de normalisation que, pour combattre le racisme, ils ont intégré progressivement des Noirs dans les photos publicitaires.La publicité n\u2019impose pas qu\u2019un produit, elle prescrit un genre de vie \u2014 à moins qu\u2019elle n\u2019en soit que le reflet.Quelle image de la femme \u2014 ou de l\u2019homme \u2014 nous proposent les annonces qui paraissent dans nos magazines?Nous pouvons nous en rendre compte en les analysant sous deux de leurs as- Jects: en observant le genre d'annonces qui sont adressées à des revues spécifiquement féminines et celles qui paraissent dans les autres; en étudiant dans quels contextes hommes ou femmes interviennent dans les photos publicitaires.Dans deux magazines canadiens du même mois, \u2014 l\u2019un féminin, l\u2019autre masculin \u2014 j'ai relevé respectivement 52 et 51 annonces, censées s'adresser à cha- q cun des deux sexes en particulier.J'ai donc pu m\u2019amuser à réduire l\u2019homme ou la femme aux seules activités que ces annonces nous suggèrent, en les prenant comme symboles des priorités masculines ou féminines.Les chiffres entre parenthèses indiquent le nombre d\u2018annonces dans chaque secteur mentionné.Tandis que la femme fait la cuisine pour sa famille \u2014 mais ne mange pas elle-même \u2014 (23), l'homme voyage ou va à l\u2019hôtel (14).Il boit (13) pendant que la femme s\u2019habille (9), prend des assurances et pense à investir dans des entreprises (7), alors que la femme se maquille (8); il achète des appareils \u2014 caméras, photocopieuses, etc.\u2014 (6), tandis que la femme se contente de meubles ou de produits d'entretien ménager (4); enfin, SUR LE SEXE il rêve de voitures (5), alors qu'elle s\u2019astreint à des régimes (2).Autour de quoi voulez-vous qu\u2019ils se rencontrent?Autour d\u2019un livre?(3-2) ou d\u2019une cigarette?(2-2).Chose curieuse, alors que d\u2019après les agences de tourisme ce sont les femmes qui voyagent le plus, les annonces s\u2019adressent surtout aux revues masculines.Devinez qui va payer la facture?Donc, l\u2019homme canadien boit (13) et voyage (14), pour oublier.L\u2019Américain, vu par une revue équivalente, s'amuse avec des appareils (10), des voitures (9), mais il fume beaucoup plus que le Canadien (8-2), et boit moins que lui (5-13).Ce profil, tiré de revues surtout centrées sur une information générale, est significatif dans sa répartition.H peut être déformé à loisir, par contre, si l\u2019on prend des revues spécialisées où la publicité va de pair.Mais le genre d\u2019annonces, plus que le genre d\u2019articles, pourra vous indiquer à quel sexe s'adresse la publication en question.Sens de la psychologie Certains biens de consommation sont nettement sexués: vêtements et sous-vêtements, cosmétiques, produits alimentaires.D'autres ne «devraient» pas l'être, s\u2019ils s\u2019adressaient à des femmes financièrement indépendantes: voyages, hôtels, voitures, cartes de crédit, appareils photo, calculatrices, chaînes stéréo, etc.Et c\u2019est là qu\u2019on se prend à douter de la réalité, non seulement de leur indépendance financière, même si elles travaillent, mais aussi de l\u2019intelligence ESFEMM LES HOMMES LES «CÂLLEURS» DE LA PUBLICITÉ NE S'INTERROGENT PAS DES PRODUITS DE CONSOMMATION.ILS LE CONNAISSENT.des femmes.Comme je tiens les agences de publicité en très haute estime (on ne mord pas la main qui nourrit la main qui vous nourrit!), je suis obligée d'admettre qu\u2019elles savent ce qu\u2019elles font en s\u2019adressant ainsi a ceux qu\u2019elles connaissent bien et dont elles savent exploiter intéréts et points faibles.Leur sens de la psychologie et leurs études de marché l'ont prouvé, par leur rentabilité.Non seulement nous achetons ce qu\u2019elles nous proposent, mais nous avons tendance à devenir ce qu\u2019elles suggèrent.Même lorsque nous avons fait acte d'indépendance: changez votre image, elles vous emboîteront le pas.Dès que la femme a parlé de sa libération, la publicité a récupéré le terme: tous les slogans se sont alors mis à la libérer à tour de bras.Ses cheveux sont plus libres avec tel shampooing, sa taille plus libre avec telle gaine, et ses seins avec tel soutien- gorge, ses gestes sont libérés avec tel pantalon, elle est plus fibre d\u2019être elle- même avec tel maquillage, elle sera libérée de ses malaises menstruels avec tel analgésique et tel type de tampons, plus libre de son temps si elle fait son ménage avec tel récurant, tel aspirateur, tel lave-vaisselle, plus libre en santé, grâce à tel régime alimentaire, tels fortifiants.Grâce à la publicité, la voilà libérée de toutes les contraintes.2- 21 juillet 1979 mn = a Er ER EE a sae oa» DT USP SEE Te wo wy cms EE But\u2018 TT 43 0M0u4s1 10: rer tm tu Late D\u2019UN BORD, DE L'AUTRE! Et comme il est ma foi vrai qu\u2019une cuisine bien conçue évite bien des pas perdus et fait gagner du temps, surtout si elle est facile à nettoyer, qu'elle est équipée d\u2019un four autonettoyant, d\u2019un réfrigérateur antifrimas, et d\u2019une série de ro- bots-gadgets allant du lave-vaisselle au broyeur d\u2019évier, on ne peut nier cette Evidence: c\u2019est bien la technique qui a libéré la femme d\u2019une bonne moitié de son temps de corvées ménagères.Reste à savoir ce qu\u2019elle fera de son temps.Dans une revue féministe française, j'ai découvert quelques annonces qui en disent long.L\u2019une parlait voitures.Le texte indique clairement que l\u2019on s\u2019adresse à une «mineure» (un peu demeurée de surcroît) obligée de convaincre et de charmer son seigneur et maître pour qu\u2019il lui achète l\u2019auto en question.Certains domaines restent exclusivement masculins, respectant les stéréotypes: celui de la voiture, des appareils et de la technique en général, de l\u2019économie, des banques, des assurances, du bricolage, des voyages, des sciences.Il suffit, pour s\u2019en convaincre, non seulement d'observer la répartition des annonces, mais aussi leur présentation et leur texte.Exemples courants Lorsque la voiture est présentée en «actions, dans 98 p.c.des cas c'est un homme qui la conduit, seul ou accompagné.Si elle est présentée à l\u2019arrêt, la plupart du temps, c\u2019est lui qui est au volant \u2014 les mains posées dessus \u2014; la femme se tient généralement dehors, sur le capot ou debout, avec un homme, à ses côtés; s\u2019il lui arrive d\u2019être assise à la place du chauffeur, ses mains ne sont pas posées sur le volant: la voilà accoudée au dossier, les jambes ramenées sur le siège, vous démontrant ainsi son confort.21 juillet 1979 -3 Et les appareils photo, les caméras?S'agit-il d\u2019un Instamatic rudimentaire et facile d\u2019emploi?C'est une femme qui l\u2019utilise.Jusque-là, elle en est capable: rien à régler, rien à calculer ou comprendre.S'agit-il d\u2019un 35 mm perfectionné et coûteux?C\u2019est un homme qui le tient en main, ou mieux, qui vous le présente.Soyons sérieux! Présente-t-on une machine à écrire?On la propose au patron, pour sa secrétaire.Une calculatrice?EHle est placée entre les mains d\u2019un homme d\u2019affaires ou d\u2019un étudiant.Parfois aussi, soyons juste, entre les mains d\u2019une «maîtresse de maison» pour qu'elle calcule le budget familial.Et les ordinateurs couplés à la télévision?Papa explique le fonctionnement à fiston, en arrière-plan maman sourit, en extase, la petite fille sur ses genoux.Telles qu\u2019elles sont placées, ni l\u2019une ni l\u2019autre ne peut voir l\u2019écran: en ont-elles besoin, je vous le demande un peu?Assurance-vie, assurance-salaire et autres sont proposées aux hommes: il s'agit de protéger leur famille.Au fait, combien de femmes sont actuellement chefs de famille?Quelqu'un a-t-il pensé qu\u2019elles pouvaient prendre une assuran- ce-vie pour leurs enfants?Ou une assu- rance-abandon, au cas ou le mari partirait avec armes et bagages?Voyage-t-on?Une belle hôtesse offre un verre à des hommes d\u2019affaires.C\u2019est vrai qu\u2019il y a de moins en moins de stewards dans les lignes d\u2019aviation: dommage, certains étaient bien jolis garcons! Grâce à certains tampons hygiéniques, nous avons pu voir des femmes faire de l\u2019alpinisme, du vélo, de l'équitation, du vélo-moteur, du ski.Mais s\u2019ils n'avaient pas tenu à nous démontrer que grâce à eux nous pouvons avoir toutes les audaces, le sport serait resté, dans la publicité, essentiellement masculin.Certains le sont encore, comme la navigation.Même schéma que pour la voiture: l\u2019homme agit, la femme se prélasse au soleil, récompense du guerrier.Le monde des sciences reste essentiellement viril.Un médecin vous recom- mande-t-il un produit?C\u2019est un homme.Veut-on vous représenter le monde médical?Six hommes et deux femmes sourient sur la photo.À l'attitude des femmes, on comprend que ce sont des assistantes ou des secrétaires.Vous présente- t-on des lentilles de contact?Un gros plan d'oeil féminin \u2014 maquillé \u2014, vous démontre leur souplesse et leur douceur.Un optométriste \u2014 homme \u2014 derrière un appareil compliqué observe les yeux d\u2019un patient \u2014 homme \u2014; ce qui fait «joli» reste féminin, ce qui est «sérieux», masculin.Même dans le domaine des cosmétiques: tel produit capillaire est présenté par un coiffeur masculin quadragénaire et grisonnant: ça inspire confiance, même si cela ne ressemble pas tout à fait au commun des coiffeurs! Pourquoi pas, s\u2019il vous plait, un charmant jeune homme aux cheveux flous?Pour la même raison qu\u2019on ne vous montrera pas, en publicité, une jeune garçonne sur un tracteur.Image sécurisante À propos de tracteurs, avez-vous observé comme le jardinage est chasse gardée?À la rigueur, la femme cultive-t-elle des plantes en pot ou en parterre?les plates-bandes appartiennent aux hommes, comme le gazon et tous les outils pour le tondre.Même les domaines que l\u2019on pourrait croire les plus neutres, comme celui-ci, ou celui de l\u2019alcool, des cigarettes et des livres sont fortement «sexués».Sept fois sur dix, la cigarette est tenue entre des doigts masculins, ou associée à des valeurs viriles: cow-boy, cavalier servant, sportif.Le temps de la «vamp» fumant voluptueusement semble être passé; les femmes seront surtout utilisées pour vous présenter des cigarettes légères.Mais si elles sont associées à l'alcool, c\u2019est en tant qu\u2019hôtesses à qui on recommande telle marque pour bien recevoir ses amis, ou en tant qu\u2019amoureuse (photos floues et romantiques, couple qui boit), jamais en tant qu'\u2019individu.Coupes, ballons, fûts ou canettes sont toujours tenus par des mains masculines, mains de connaisseurs, d'experts, de dilettantes.Dans le domaine du livre, ce serait cocasse si ce n\u2019était pas si triste.Quels sont les livres que la publicité propose aux femmes, outre ceux qui parient de cuisine ou de macramé?Des romans d\u2018amour, bien sir, Guy des Cars ou Magali, ou portant sur des problémes spécifiquement féminins ou féministes.Pourquoi donc telle collection populaire of- fre-t-elle Michel-Ange dans la revue masculine et un livre de recettes dans la revue féminine?Pourquoi lorsque l\u2019on éprouve le besoin de faire de la publicité pour le livre en général prend-on le témoignage de deux critiques masculins, un éditeur masculin, un auteur masculin se plaignant de ne pas avoir eu un prix littéraire \u2014 emporté par un auteur féminin cette année-là \u2014 et n\u2019interroge-t-on des femmes que si elles sont spécialistes en lecture enfantine, ou vendeuses de livres?Bon.Revenons donc à notre cuisine, là, au moins, nous restons entre femmes.Ah! Si nous en restons à la petite cuisine casanière, Oui, Mais pas si nous parlons de «grande cuisine».La cuisine gastronomique \u2014 au beurre, bien sûr \u2014 est présentée par des chefs cuisiniers, qui ont des arguments intelligents pour vous convaincre \u2014 parce que c\u2019est comme ça! \u2014 tandis que la brave petite cuisinière qui n\u2018'emploie que des graisses végétales ne peut que vous les conseiller qu\u2019en vertu d\u2019un acte de foi.La femme croit ou sait \u2014 par expérience, par tradition \u2014, l'homme connaît , vous démontre scientifiquement pourquoi telle lasagne est si bonne; c'est un texte non signé qui explique aux femmes que le thon et le saumon sont nourrissants, et non une autre femme.Et vous remarquerez que je ne suis pas tombée dans le cliché de la femme-ob- jet-agent-de-vente-publicitaire! J'ai simplement voulu montrer, à travers quelques exemples, que l\u2019image de la femme telle que présentée par les annonces est des plus sécurisantes et traditionnelles: elle est jeune, mince, jolie, bonne ménagère, épouse et mère nourricière: à propos, avez-vous remarqué qu\u2019elle mange rarement dans une annonce, alors qu\u2019elle adopte des régimes alimentaires, tandis que son gros mari croque une tranche de fromage au milieu de la nuit ou que son petit garçon avale un sandwich avec goinfrerie?, Confortablement assises dans le Muséobus, cet autobus scolaire qui s\u2019est fait musée, une quarantaine de poupées grandeur d\u2019humains rendent actuellement visite aux enfants de l\u2019Abitibi-Témiscamingue, pour qui elles ont été créées.Reproductions de personnages historiques ou légendaires, ces poupées, conçues et réalisées par des artisans de Guyenne, Lorrainville, Fort-Georges, Rouyn, Vassan, Val-d\u2019Or, Dubuisson, Amos, La Corne, La Sarre, Palmarolle, Malartic, veulent souligner l\u2019Année internationale de l'enfant et son besoin de découvrir son milieu en toute originalité.L'Exposition Poupées du pays plus haut est une initiative de l'Association des centres d'exposition de l\u2019Abitibi-Témiscamingue, réalisée avec la collaboration des Musées nationaux du Canada, du ministère des Affaires culturelles du Québec, de la Bibliothèque centrale de prêt, du Conseil de la culture de l\u2019Abitibi-Témiscamingue, de la Caisse populaire, de plusieurs entreprises publiques et privées et de la population de toute la région.Il y a de fortes chances, nous dit-on, que les enfants d\u2019autres régions du Québec reçoivent la visite de ces poupées du pays plus haut.Photos Christian Rasselet \" XIAD i * PC) x A pire Ae See TR» rat vo A faiths So ee i an seep dill Eg MIN CEE 25, PE .\u2018he + _\u2014 Tee Co Nos grands-mamans d\u2019autrefois Gonzague Suzie Lupien, Rouyn Rachel Cayer, Vassan Rose Laine M.et D.Labrèche, L.Boisvert, Amos Grand-mère, grand-père Eddyenne Rodrigue, La Sarre Le petit garçon de bois E.Arcand, N.Arcand, Clerval Le génie de la forêt abitibienne Soeur Gertrude Crète, Amos 4 - 21 juillet 1979 BL I EEE 1] Lyda et Alphonse Marguerite Thibault, Rouyn Chanoine Tremblay Cercle des fermières, Macamic Indien Gilbert Tessier, Norandae 21 juillet 1979 - 5 «Le premier spectacle que j'ai donné, m'a confié Clémence Desrochers, c'était dans un foyer pour vieillards.J'ai eu un mal fou à les dérider.» Claude Landré est publié chaque semaine par Perspectives Inc.231, rue Saint-Jacques Montréal P.Q.H2Y 1M6 Tél.282-2224 Président et directeur général Jean-A.Dion Rédacteur en chef Jean Bouthillette Redactrice en chef adjointe Thérèse Dumesnil Rédacteurs Edouard Doucet isabelle Lefrançois Secrétariat Liliane Bitursi Jacqueline Giroux Gisèle Payant Directeur artistique Pierre Legault Chef de la fabrication Michel Brunette Graphiste Jean-Marc Martin Collaborateurs réguliers Raymonde Bergeron Guy Fournier Gité Normand Hudon Claude Landré Henriette Major Margo Oliver Denis Plain Pedro Rodrigues Michèle Thibault Marie-Odile Vézina Président du conseil Charles d'Amour Vice-président Guy Pépin Secrétaire Gaston Vachon Trésorier Denis Lacasse 1SSN0380-6790 Représentant publicitaire MagnaMedia Limitée 231, rue St-lacques Montréal P.Q.H2Y 1M6 Tél.282-2120 Lire avec Poreille LA MAGNETOTHEQUE : / 700 HEURES D'ENREGISTREMENT, 225 BENEVOLES.MAIS CE N'EST PAS ASSEZ.LES 20000 AVEUGLES DU QUEBEC ONT BESOIN DE VOTRE VOIX .PAR MARIE-FRANCE BOUILLON Cet article concerne au premier chef vingt mille personnes qui ne le liront jamais.Aveugles de naissance ou a la suite d'accidents, ces Québécoises et Québécois doivent pourtant s'instruire, s'informer, étudier, s\u2019insérer dans un système scolaire et une société où le savoir est essentiellement transmis par l\u2019imprimé.Pour eux, le million et demi de livres dont dispose l'université de Montréal est inaccessible.Comment les lire ?Avec l'oreille.L'idée d'enregistrer sur bande magnétique les textes indispensables aux étu- dliants aveugles n\u2019est pas nouvelle.Aux Etats-Unis, la société Recording for the Blind a enregistré, depuis sa création, en 1951, environ 40000 livres divers et dispose présentement de 6000 lecteurs bénévoles qui enregistrent en 23 langues différentes au bénéfice de quelque 12 000 étudiants.Une véritable institution.Aucun service de ce genre n'existait dans le monde francophone.Un jeune Québécois, André Hamel, devenu accidentellement aveugle, a pu terminer ses études universitaires grâce à Recording for the Blind.Tout natureile- ment lui est venue l\u2019idée d'offrir ici ce service, en français.Avec un de ses amis étudiants, lui aussi handicapé visuel, André Hamel entreprend des démarches auprès des gouvernements, réalise des essais plus ou moins convaincants et s\u2019entoure de personnes intéressées par le projet.C'est ainst qu'après quelques annèes de travail la Magnétothèque a reçu sa charte officielle du Gouvernement du Québec et son premier contrat du ministère de l'Education.Depuis sa création, en 1976, la Magné- tothèque a reproduit gratuitement 350 livres sur bande magnétique, répondant ainsi aux besoins de 196 étudiants aveugles du Québec et même de l'étranger.225 bénévoles viennent régulièrement lire et enregistrer dans six studios de qualité professionnelle.Grâce à la collaboration de l'Institut national canadien pour les aveugles et du ministère des Affaires sociales du Québec, les handicapés visuels peuvent se procurer à prix modique, ou méme gratuitement selon le cas, des magnéta- phones portatifs et modifiés, spécialement conçus pour écouter les bances réalisées par la Magnétothèque.Ces bandes magnétiques sont enregistrées sur quatre pistes, à une vitesse différente de celle d\u2019un magnétophone du marché courant.ll s\u2019agit d'obtenir gratuitement des éditeurs les droits d'enregistrement de livres qui ne seront accessibles qu\u2019aux personnes aveugles.Ainsi les aveugles peuvent-ils lire aussi vite que les voyants, plus vite même en utilisant les vitesses rapides du magnétophone, sans pour autant que la voix soit déformée.il faut environ cinq heures de travail pour produire une heure d'enregistrement.En revanche, quatre heures d'enregistrement sont recopiées en sept minutes et demie.Tout reste encore à faire.Avec ses six studios, la Magnétothéque a besoin de 600 lecteurs et moniteurs afin d\u2019enregis- 6- 21 juillet1979 7m 5 LL 4 Un aveugle qui voit loin et grand: André Hamel, ce Québécois qui a mis sur pied la Magnétothèque pour ses compagnons de cécité.trer à pleine capacité.Et là encore, les besoins des aveugles seraient loin d'être couverts.En 1974, un comité d'étude sur la situation des handicapés visuels au Québec, présidé par M.Ernest Girard, remettait Son rapport au gouvernement.En voici un court extrait : «ll s\u2019est fait au Québec, depuis vingt ans, d'énormes progrès dans l'étendue et la structure des biens et services rendus aux handicapés de toutes sortes Il nous semble que les aveugles ont été à peu près absents de ces progrès.La population québécoise semble considérer les handicapés visuels comme des citoyens à part, qui n\u2018offrent à peu près aucun espoir de réintégration à la vie normale.Ainsi, la majorité des aveugles légalement reconnus sont exclus du circuit social et économique.» « À peine 15 p.c.des 20 000 handicapés visuels peuvent lire le braille, dit pour sa part M.Hamel, et, de ce nombre, seul un faible pourcentage peut se permettre d'utiliser les nouveautés technologiques, sophistiquées, onéreuses, et 21 juillet 1979 - 7 restant le plus souvent à l\u2019état expérimental.Les bandes magnétiques ne coûtent pas cher, sont peu encombrantes et peuvent être recopiées très rapidement et en très grand nombre à partir d'un original entreposé dans une ma- gnétothèque.Les 7 700 heures d\u2019enregistrement mises en circulation par la Magnétothèque ont déjà permis à de nombreux étudiants aveugles de réussir leurs études, de trouver du travail et ainsi de devenir des contribuables plutôt que des bénéficiaires de l\u2019aide sociale.» Sans compter que la lecture des signes braille est d\u2019environ 110 mots/minute contre 250 mots environ pour l\u2019enregistrement sonore.Le choix est clair, il ne peut se faire sans vous.Nul besoin d\u2019être comédien, lecteur professionnel ou professeur pour enregistrer les textes.L'accent n\u2019est pas non plus un obstacle.Il s\u2019agit de lire, pas d'interpréter les textes qui peuvent être scientifiques et techniques mais le plus souvent dits « d'intérêt général».En fait, il faut beaucoup de soin, d'attention et de persévérance.Deux heures de travail chaque semaine sont demandées aux bénévoles qui peuvent être lecteur ou moniteur, puisque deux personnes sont nécessaires pour un enregistrement.l\u2019une lit, l\u2019autre guide et contrôle.C\u2019est indispensable pour obtenir fidélité et qualité.On imagine mal, d\u2019ailleurs, le travail que ça représente.La plupart des livres d'étude sont bourrés de notes, de renvois, de citations, de graphiques et de photos.Les photos sont décrites sommairement.Les graphiques sont reproduits en relief par le service de levées dont dispose la Magnétothèque.Il s\u2019agit de lire renvois, notes et citations, quand elles se présentent, clairement, avec l\u2019indication des pages, paragraphes et chapitres.D'où l'importance du moniteur, indépendamment du contrôle de la qualité sonore.Un rude travail, enrichissant et gratifiant, donner à voir, comme l'a dit si joliment le poète Paul Eluard.Bien sûr, on ne vous demandera jamais de lire un ouvrage sur un sujet qui ne vous serait pas familier.Les livres très techniques, comme ceux traitant ce mathématiques avancées, de physique, de chimie et de l\u2019apprentissage des langues étrangères sont très demandés et ne peuvent être enregistrés que par des personnes spécialisées dans ces disciplines.Mais le choix est vaste! les besoins illimités.Pensons, par exemple, aux milliers de personnes âgées, handicapées visuelles et qui ne peuvent plus lire.Tout le monde n\u2019a pas, comme l'écrivain Jean - Paul Sartre devenu aveugle, une Simone de Beauvoir pour vous faire la lecture.Voilà.La Magnétothèque espère bien un jour essaimer partout au Québec et aussi dans le monde francophone afin de mieux servir les aveugles.En attendant, elle est ouverte toute la semaine, trois jours le soir.Elle vous attend.Organisme sans but lucratif, il va de soi que la Magnétothèque accepte avec reconnaissance les dons qui peuvent lui être faits.Un reçu, aux fins d'impôt, est adressé pour tout don de 10 dollars et plus.Ma- gnétothèque générale pour les aveugles du Québec, 1030, rue Cherrier, bureau 105 Montréal H2L 1H9.Téléphone: 524-683 1e GuyFOURNIER UN CHEUF AU BOUTTE! CHOEUR DES POLISSES: Aïe! cheuf, avez-vous lu le journal?CHEUF: Chu cheuf, moé les gars! J'fas les nouvelles à la place de les lire! CHOEUR DES POLISSES: Vous êtes pas tout seul, nous autres itou on les «fa».Lisez ce titre-là.CHEUF (RELEVANT SON KÉPI POUR POUVOIR LIRE): Une charge de la police rue Bélanger.(RABAISSANT SON KEPI SUR SES YEUX) Y'a rien là, les gars, c\u2019est normal: on est là pour ça, les charges.T\u2019en poignes un la main dans le sac, tu lui mets une charge pis il est condamné.Si on est p'us capable de charger, y'aura p\u2019us de juges, p\u2019us d'avocats, p\u2019us de prisons.Ça va être la crise et le chômage.CHOEUR DES POLISSES: Un instant, cheuf, c\u2019est pas ça que le journalisse veut dire.D\u2019après lui, c\u2019est comme si on avait fait un assaut.CHEUF: Avez-vous fessé?CHOEUR DES POLISSES: Une p'tite pichenotte, un p'tit doigt dans les côtes, un p'tit \u2026 Comment c\u2019est que vous avez dit que ça s'appelait, cheuf ?CHEUF: Quand on applique un coup léger du revers de la main?CHOEUR DES POLISSES: Ouais! CHEUF: Un soufflet! CHOEUR DES POLISSES: C\u2019est ça.Y'a quand même une maudite différence d'avec une claque! On peut-tu appeler ça fesser?CHEUF: Rien en bas de la ceinture?CHOEUR DES POLISSES: Même pas une jambette! CHEUF: Pourquoi faire qu\u2019y se plaignent?CHOEUR DES POLISSES: Y disent qu\u2019on discrimine parce qu'on a demandé à du monde de pas fläner sus le trottoir et de pas s\u2019attrouper dans l\u2019parc.Vous le savez, cheuf, qu'y faut pas laisser le monde s\u2019attrouper après les événements sportifs.Y'a toujours des gros risques de chicane à cause des esprits échauffés par le sport.Comme qu\u2019on pourrait dire cheuf, c\u2019te soir-là, y'avait «risque de chicane appréhendée»! CHEUF: Si y'a queuqu\u2019un qui le sait, les gars, c\u2019est ben moé.J'étais sus la patrouille le soir de l\u2019émeute à Maurice Richard.CHOEUR DES POLISSES: Paraît que ça fessait pas pour rir\u2026, nein cheuf.CHEUF: Une vraie beauté! Dans le temps, le monde crachait pas sus la police, c\u2019est nous autres qui crachaient sus le monde, on n'avait pas peur de s\u2019faire respecter! CHOEUR DES POLISSES: Le monde de la rue Bélanger, cheuf, c\u2019était quasiment pas du monde.CHEUF: C\u2019't\u2019a pas du monde ordinaire?CHOEUR DES POLISSES: Ben ben ordinaire, cheuf.C\u2019est pour ça qu\u2019on comprend pas que les journalisses nous traitent de racisses.CHEUF: C't\u2019a du monde de quelle couleur?CHOEUR DES POLISSES: C\u2019est difficile à dire, cheuf, parce qu'y faisait noir.A part de ça que l'été, tout le monde est pas mal grillé, hein.En té cas, c\u2019t\u2019a pas du monde pâle pâle, parce que dans la nuitte, y\u2019aurait «flashé».CHEUF: Quand y parlaient\u2026 CHOEUR DES POLISSES:-Y parlaient pas, y vociféraient.Vous auriez dû leur voir les dents! Ca «flashait» plusse que nos «spots» sus les chars de patrouille.CHEUF: Des dents qui «flashents.hum.hum.Y\u2019avait certainement des négres dans le tas.CHOEUR DES POLISSES: P\u2019t'ét ben que oui, cheuf, mais les nègres, d'habitude, ça parle anglais! CHEUF: Astheur, on peut p'us s\u2019fier.Avec la loi 101, même les nègres vont finir par parter comme nous autres.CHOEUR DES POLISSES: Va falloir faire attention de pas se tromper, hein cheuf, surtout la nuitte! CHEUF: C\u2019t'ait p't'êt ben des Haïtiens, les gars.CHOEUR DES POLISSES: Possible, cheuf, y revenaient d\u2019une partie de soccer.CHEUF: Sont ben fort là-dessus.En té cas, c\u2019est pas eux autres qui vont nous accuser de discriminer, les gars.CHOEUR DES POLISSES: Comment ça, cheuf ?CHEUF: J'ai visité Fort-Dimanche, moé.Une vraie bonne prison, mais si je vous disais, les gars, qu\u2019y\u2019a pas autre chose que des nègres dans ce pen-là, quossé que vous répondriez?CHOEUR DES POLISSES: Que la polisse de l\u2019Haïti est racisse pas pour rire! CHEUF: S\u2019y sont pas contents, qu\u2019y\u2019aillent donc faire un tour chez eux.CHOEUR DES POLISSES: Cheuf, on peut-tu vous dire que vous étes «au bouttes! Si y\u2019aurait un cheuf comme vous dans l\u2018Haïti, y'aurait pas rien que des nègres à Fort-Dimanche! AU A ST \u2018 à En = > { & Fa u = + y + ks 4 & ! si i t ! y ky, ka x ¢ i x Ÿ Vet Se i A) Ce 4 te \u201c4 LE Lei bre, + fa EA iy + I x, Fe A ite 26 ei es » re aa é4 - He do 8 fe | ee wd Vie +, $4 3 FIR 4 ; Yt 1 } ave 0671 ; x 4.7 ® Ags > di \u201cok x EAN *e pny pre a Fa re £ ) i A La id \u201c : Le « - ei ed: \u201c Ax; 343 - ve £5 Avis: Sante et Bien-être social Canada considère que le danger pour la santé croît.x A 5 us N Ay 4 & pe, bk 8 gw = wl, Ve WF SE.3x a 18 id iq me 4 Ry + 4 hd fa fe it - .ton js A NE 5 8 > A) pA A Be # A Fg, = oat té Fs L hs + os > 2 = = % SS E i J od Ed M 3 2° I Ko + SSN + 8 ; 8 I ; \u2018 æ Ces hi 4 Rd.TI 2, = pee Ey + a ok S A 1 Wn æ 3.rR 18 + 4 i a pat ue IN ¥ J a [FR 7 R ! 3 30 hE > + RH S PNA Ay A Fi 2, $ t \u2018 + 3 x «41 A De J SE 2 Lu # 3 Ca N # Wy a w ++ 4 \u201c» ee 5 a * < {) 4 + Vas es ; Lip x 2 + \\ ro + La yw PE J An \u201cFA hy \" 00 \\ sie AS EIR.Tag wt TL ho * \u20184 R \\ 6 NS * [= à = hi ss © hd A xs z wih Sy wt a a ; j 1] = DO > RY a, LD À Cima or =, a \" i} MET = + n + - wr te, 5 n° ie er QG > 0 kK Bw + ok he 7 : we, 3 * ng 00 vw 5 \\ UE La Si es = \u2018 t nat # LEY 2e WHA ar a » à x La ky ry af So ; 24, i i v des & + » we , oe ie LA ea Lee \u2014 X 5 ute = ao EN » es rey 4 \\ Ss Le 2 CAN ES ; PE + Vg oo EA iw ; \\ \\ LEY 3 ot y ed 3 : A Ke Ao dr Le i) » \" À I \\ LA ZA a, = ad IN Ne 124 ° \u20ac ze p- de] rr SON We f [à \u201ciy ; & Fx = ; ne #* ae 1 : EY ! pt ay EY on nit SE pr cm HW Ma, tx 4H >% ARS ve >.x1 % noe ta # > a JY 3 x 5 4 wi oy [AY yA { ae fi Wb ; de je by o À of :R i 4 4 F # 4) 1 tu k A «il CA at \u2018a.Fr \\ x wr \u20ac hr 0 A 3 # > ÿ He: \\ pes } 0 ! i CF A { May À LAY pry } M te ash z = _æ rf fedbat -& Be, Nis WL Shp \"4 2 G wre A 5 Ed Wh oa CJ \u20ac.* nat au te Pi ar mate + \u2014 > = te, ad aa «wt nu 4% ee 7s Es) a A & i aged AE PE a Te oad cts 4 18 rs Fk A, to Mus = # 24 mes Ks ed tps ES A + ses > a Rr ir Ff Tr nfl * RN rw ge GE 5 +, a \u201c» Na x Le = ORT ET tr re REC rs es at WRT 1 © pe A => Ly PORT Tee ~.TOR he A ME ES 1e A ca a engin Ay RS \u201cFe A ~ fo ee | 3 = 12 PR et 7 ; \\ me i eR + mt Lave pére re col i - Macd dr wel pT ee, Pi 4 WC) >.Read pt Sy 2 pe -.wa mm TV ut put 6.ea: FA \u2019 ~~ we wl a \u201coa eu LITE (a né = =) > nee rue f ip + «mr 2 ¢ hy Bf; = > Tes LS Yay mt wo orem fa ça 4 dt = 3 Nan Pond = * Phy be Lo ar ie - Cu 5 : pst 9.Tel Cg yn \u2018 = \u20ac A 9 = Tr À : - $ = Ba) oN AS + 1 « a æ nu .\u2014 EN a \u2014\" lb pa.A WX wi i LG a santé croit avec l'usage-éviter d'inhaler.\u201cGoudron\u201d 18 mg.nicotine 1.2 mg. i PEE: Le plus gros diamant du monde On ne trouve des diamants que dans certaines régions du monde, mais en Afrique du Sud il en existe a profusion dans plusieurs gisements éparpillés.Après la crise de 1929, à une époque où les diamants n\u2019avaient que peu de valeur, la mine Premier fut rouverte par la Anglo-American Company.C'est là qu\u2019aprés un orage fut découvert le fameux diamant Cullinan.La «pierre» de la taille d'un poing pesait 3 106 carats (environ 1% livre Troyes); elle était trois fois plus grosse que toutes autres pierres du genre.Il fallut trois ans à Joseph Asscher, diamantaire d'Amsterdam, pour décider où cliver la pierre.Elle donna neuf grosses pierres, 96 brillants plus petits et dix carats de fragments polis.Elle était d'une eau parfaite.Cullinan l\u2019«étoile d'Afrique», diamant de 350 carats en forme de poire, fait aujourd\u2019hui partie du sceptre royal britannique.Cul- linan 1, diamant ovale de 317 carats, est\u2019 monté sur la couronne britannique.Aujourd\u2019hui les touristes peuvent visiter la mine où fut découvert ce célèbre diamant.VOYAGE AU PAYS DES ÉTOILES Une visite à la fois amusante et instructive pour cet été: l'observatoire astronomique du mont Mégantic.L'été dernier, 25 000 visiteurs s\u2019y sont rendus.Cet observatoire est administré par l'université Laval et l\u2019université de Montréal Des étudiants servent de guides aux visiteurs.Les visites ont lieu tous les jours de 14 heures a 20 heures; on présente un diaporama sur les astres et on donne des explications sur le fonctionnement du télescope.Le samedi soir, on reçoit des groupes sur réservation, et ces privilégiés ont l\u2019occasion de regarder le ciel au télescope.L'observatoire est situé à environ 150 milles de Montréal.Pour s\u2019y rendre, prendre l'autoroute des Cantons de l'Est, sortir à Sherbrooke et suivre la carte jusqu\u2019à la localité Notre-Dame-des-Bois où on trouvera des indications plus précises.Pour plus de renseignements, téléphoner à l\u2019université de Montréal au 343-6718.La ménagère apprivoisée Dans toute encyclopédie d'arts ménagers, on consacre un chapitre compliqué à l\u2019art d'enlever les taches.Pour faire disparaître les taches de vin, de fruits ou de graisse, on nous propose des méthodes élaborées allant du trempage aux préparations chimiques dignes de grands laboratoires.J'ai la prétention d'ajouter ma contribution personnelle à ces savantes considérations.S'il s\u2019agit d\u2019une tache de vin sur une nappe blanche, vous courez chez le fleuriste le plus proche, vous achetez une douzaine de roses, vous les mettez dans un vase et vous placez le vase sur la tache (des oeillets où des glateuls font tout aussi bien l'affaire).S'il s\u2019agit de plusieurs taches et éclaboussures, vous secouez un pinceau alternativement trempé dans de la moutarde et du ketchup un peu partout sur la nappe.Cela vous donne un imprimé moderne du plus joli effet: c\u2019est la méthode du camouflage.Quant aux taches d\u2019herbe, de peinture ou de goudron sur les pantalons des petits garçons, n\u2019essayez surtout pas de les enlever, leur prestige auprès de leurs camarades se mesure au nombre de taches qu\u2019ils exhibent aux genoux et au fond de leurs culottes.D'accord, je charrie, mais combien de ménagères se compliquent inutilement l'existence en s'inventant des corvées plus ou moins nécessaires! A l'époque des tissus sans repassage, combien de femmes se font encore un point d\u2019honneur de tout repasser! Combien de mères achètent aux enfants des vêtements difficiles d'entretien alors qu'il existe tant de vêtements plus pratiques sur le marché! Combien de femmes servent maris et enfants comme s\u2019ils étaient infirmes ! « Faut-il pleurer, faut-il en rire?» demande la chanson qui parle d\u2019une «vie dérisoire passée entre une table et une armoire».Il ne faut ni en rire, ni en pleurer, mais il faut prendre les moyens pour rendre sa vie plus intéressante.Lorsqu'une femme se trouve des activités en dehors de la maison, qu'il s\u2019agisse d\u2019activités culturelles ou professionnelles, elle découvre aussitôt mille et une façons de simplifier sa tâche de ménagère.Bon nombre de corvées qu'elle s\u2019imposait auparavant lui semblent tout à coup peu importantes.Elle demande la collaboration de son entourage au lieu de se sentir responsable de toutes les he- sognes ménagères.Elle devient une ménagère qui se ménage.C\u2019est la grâce que je souhaite à toutes mes consoeurs.Henriette Major LL 5 h » .Istoire = en papier Au Pavillon de Radio-Canada à Terre des hommes les jeunes ont l\u2019occasion de revoir des personnages, des décors et des accessoires qui leur sont familiers.Hs découvriront aussi les grands personnages de l\u2019histoire, oeuvres du magicien du papier, Claude Lafortune.Ces personnages, dont Vercingétorix, Christophe Co- lomb, Jeanne d\u2019Arc, Marie-Antoinette, Jacques Cartier, Napoléon et quelques autres, font partie d\u2019une nouvelle série qui sera présentée à l'automne sur les ondes de Radio-Canada, série commanditée par la France, la Belgique, la Suisse et le Québec.Bravo pour Claude Lafor- tune dont la réputation déborde largement nos frontières! VOYAGE EN MONTGOLFIERE On se «tire en l'air» dans la région de Sherbrooke grâce a un club de propriétaires de montgolfières.Ces émules de Jules Verne forment un groupe d'une vingtaine de personnes qui possédent une dizaine de montgolfières.En août, ils participent à un concours de « voyage en ballon» à Grande-Prairie, en Alberta.En septembre, ils organisent un festival de ballons au Carrefour de l'Estrie, festival qui durera trois jours, les 7, 8 et 9 septembre.Les montgolfières sont fabriquées aux Etats-Unis, en Angleterre et au Japon.Elles coûtent environ $9 (XX) chacune.Comme leur coût est assez élevé, plusieurs pilotes se regroupent souvent pour acheter un ballon.C\u2019est un sport en plein essor! Taxe originale Dessins Un édifice de la ville de Hartford, au Connecticut, datant de 1796, a pu étre préservé et restauré grâce à une taxe originale.Tous les propriétaires des édifices environnants ont accepté de payer 5 dollars par fenêtre ayant vue sur la maison historique en question.On a recueilli de cette façon la jolie somme de $8700.L'idée n\u2019est pas nouvelle; au XVIIIe siècle, une taxe sur les fenêtres était imposée à tous les propriétaires anglais.Cette idée pourrait être reprise pour sauver certains bâtiments historiques du Québec.LES DINOSAURES Jusqu'en septembre, le Planétarium Dow de Montréal pose la question suivante: «Qui a tué les dinosaures?» La disparition des grands reptiles à l'ère tertiaire intrigue la plupart des savants.Cette disparition fut en effet très rapide et survint après une longue période de stabilité.Au Planétarium, on cherchera à concilier nos connaissances en astronomie et en paléontologie.Pour les Montréalais et les visiteurs, un spectacle à ne pas manquer.> 7 Pore 5 et estampes - Le ue AT \u2014 ~~ Eg Les grands peintres ont tous laissé des dessins, 7 (+= ; - = mais cette partie de leur oeuvre \u201cNe \\ est généralement mal connue.Le Musée des Beaux-Arts de Montréal présente jusqu\u2019au 9 septembre une exposition de desipr et d\u2019estampes de grands artistes européens et canadiens.Le thème de cette exposition : le Paysage dans les dessins et les estampes (MK \\ on es, pacte a YH ; wt a De isa 10 - 21 juillet 1979 PAR JOHANNE MERCIER Si l'on mettait bout à bout les films qu'a visionnés Yvan Provencher depuis son entrée à Radio-Canada, en 1957, ils couvriraient 15000 milles, soit deux fois le diamètre équatorial de la Terre! Peut-étre détient-il 1a un record mondial, il ne le sait pas, mais, chose certaine, peu de Québécois sont aussi familiers que lui avec la production cinématographique des trois dernières décennies.Entré à Radio-Canada il y a vingt-deux ans pour veiller à l\u2019éthique au service commercial, Yvan Provencher se retrouvait, l'année suivante, screening officer.Personne n'avait encore pris le temps de trouver un équivalent français à cette expression et on appelait volontiers «censeurs» Ceux qui exerçaient cette profession.Aujourd\u2019hui, dans le vocabulaire quotidien de la société d\u2019Etat, ce sont des évaluateurs, chargés d'analyser le contenu des films destinés au petit écran.A la demande de Maurice Bastien, alors directeur adjoint au service du film, Yvan Provencher ne devait être «censeurs que durant quelques semaines.21 juillet1979 - 11 Pa ES SILENCE YVAN PROVENCHER VISIONNE DEPUIS 21 ANS, CINQ HEURES PAR JOUR ET CINQ JOURS PAR SEMAINE, / Celui qu\u2019il remplaçait souffrait d'un décollement de la rétine.L'absent n\u2019est pas revenu, Maurice Bastien est parti relever d\u2019autres défis à Télé-Métropole, mais Yvan Provencher est toujours là, fidèle aux images qui défilent devant lui cinq heures par jour, cing jours par semaine.Quand il a pris la reléve, Yvan Proven- cher a voulu connaitre les normes d\u2019évaluation qu\u2019il devait respecter, mais en vain.«On nous disait qu'il était trop difficile d'établir des règles, raconte-t-il vingt ans plus tard.On se fiait à notre bon jugement et à notre sens du public.» A l'époque, le cinéma qui passait par le Québec était soumis au joug du Bureau de censure du cinéma du Québec.Radio-Canada n'échappait pas non plus à la vague de puritanisme qui submergeait la province.L'adultère, toute allusion au mot sexe et même le divorce étaient des sujets tabous au petit écran.«Ils avaient raison de nous appeler les «censeurs», en ce temps-là, car nous coupions allégrement, se souvient M.Provencher.Il arrivait même que des films soient charcutés au point qu\u2019il de- IL ANALYSE LE CONTENU DES FILMS DESTINÉS A LA TÉLÉ DE RADIO-CANADA venait impossible de les présenter.Le scénario et les circonstances du drame n'étaient plus du tout les mêmes.Mais parfois, il fallait en laisser passer quelques-uns, pour une question de dollars.» On coupait, mais on ajoutait aussi.M.Provencher se rappelle que des âmes pures avaient légitimé le célèbre film Montparnasse 19 en y ajoutant une scène qui devait faire croire au téléspectateur que les amoureux avaient concrétisé leur union devant Dieu! Il s'agissait aussi quelquefois de couper des ajouts! Comme dans ce film espagnol minable où un intermédiaire, pour donner un peu de piquant à l'action, y avait inséré des scènes un peu olé volé.Mais, comble de ridicule, ces séquences n'étaient visiblement pas jouées par les mêmes comédiens.C\u2019est ainsi qu'au lit notre héros avait les cheveux blonds tandis que, dans le reste du film, ils étaient bruns! EN GRÈVE, PAS LE TEMPS DE COUPER Initié à son travail par un ex-employé du Bureau de censure du cinéma du Québec, M.Provencher ne cache pas que son cours de trois ans en théologie et sa maîtrise en philosophie l\u2019ont grandement aidé à obtenir ce poste de «censeur».Car, à l\u2019époque, il s'agissait avant tout de préserver les téléspectateurs de toutes les impuretés que le septième art, dans les vapeurs lascives d'Hollywood, pouvait lui offrir.Il y eut cependant un soubresaut à cette sévérité.Ce fut durant la célèbre grève de Radio-Canada, en 1958, alors que l\u2019on projetait des films à longueur de journée.Les grévistes en profitèrent pour accuser les évaluateurs d'avoir le ciseau plus tolérant dans le but de garder les téléspectateurs à l'écoute.«Notre indulgence n\u2019était pas toujours volontaire, reconnaît aujourd\u2019hui M.Proven- cher.C'est plutôt le temps de visionner tous les longs métrages qui nous manquait.Durant les deux mois et demi que dura le conflit, nous regardions des films seize heures par jour.H m'est même arrivé de vérifier la troisième bobine d'un film pendant que la première était déjà en ondes.» , Après ces heures difficiles, les «cen- Suite page 12 Photos Denis Plain seurs» sont devenus peu à peu des éva- luateurs.Les règles se sont assouplies d'elles-mêmes, avant même que le Bureau de censure du cinéma du Québec, désuet, ne cède sa place au Bureau de surveillance du cinéma, en 1967.C'est au début des années 60 qu\u2019Yvan Provencher a vraiment goûté les joies de son travail.Le cinéma était en bonne santé: la révolution tranquille lui donnait un petit air de je-ne-sais-quoi, l\u2019Office national du film donnait ses premiers chefs-d\u2019oeuvre et Roger Vadim, père de la nouvelle vague du cinéma français, annonçait déjà Jean-Luc Godard.«Ce renouveau était très vivifiant, explique M.Provencher.Aujourd'hui, l\u2019évolution du cinéma est moins rapide et la qualité plutôt stable.» Appelé à à commenter la situation du cinéma québécois, dont Radio-Canada fait une plus grande diffusion depuis 1975, M.Provencher se contente d\u2019évaluer ce qui se fait et non ce qui devrait se faire.Le travail de l'évaluateur consiste à arialyser le contenu d\u2019un film, qu\u2019il s'agisse d\u2019un long ou d\u2019un court métrage, d\u2019un documentaire, d\u2019une série culturelle ou dramatique, voire même d'un film de variétés.Cette production sur film, par rapport à celle sur vidéo produite par Radio-Canada, provient de l'extérieur de la Société.Dès qu\u2019un film est offert à Radio-Ca- nada, il est acheminé au service cinéma- téléfilm pour ensuite être remis à l\u2019un des trois évaluateurs de la maison.Celui- ci le visionne et remplit une formule d'appréciation qui servira de guide aux responsables de la programmation.A bien y penser, la facette la moins reluisante de ce travail est d'être obligé de regarder des films, disons-le, ennuyeux.«Il est parfois difficile de garder une fraîcheur intellectuelle et de ne pas se laisser abrutir par l'ineptie assez navrante de certains films, raconte M.Provencher.Mais nous sommes parfois tenus à certaines concessions.il en faut pour tous les goûts.» L'évaluateur vise l\u2019objectivité la plus stricte.On a tous son bagage de préjugés, mais il faut les laisser à la porte de la salle de visionnement.Comme ses goûts personnels d\u2019ailleurs.Si d\u2019aventure tel film me rebute, je demande à un autre évaluateur de le visionner avec moi.Personne, vous savez, ne possède le monopole de la connaissance.«Pour ne pas déroger à cette recherche de l\u2019objectivité, je préfère aussi ne pas connaître le nom du metteur en scène et je me tiens loin des distributeurs pour éviter de lier des amitiés qui pourraient nuire à la rigueur de mon travail.» Avis: Santé et Bien-être social Canada considère que le danger pour la santé croit avec l\u2019usage\u2014éviter d'inhaler.Moyenne par cigarette \u2014 Filtre King Size: \u201cgoudron\u201d 13 mg, nic.0.9 mg.Filtre Régulière: \u201cgoudron\u201d 8 mg, nic.05 mg.DE COLOMBO A JESUS Le jugement de l'évaluateur s'appuie souvent sur l'intuition et le sens du public.«En 30 secondes, dit M.Provencher, je peux savoir si un film va plaire ou non.J'ai eu une étincelle dès la première minute de Colombo, il y a quelques années, et il ne m'a guère fallu plus de temps pour juger du succès de Racines et de Jésus de Nazareth.Mais il arrive pourtant que ce premier coup d'oeil nous trahisse.Je dois avouer que j'avais prédit un succès plus éclatant à Maîtres et valets.» Yvan Provencher a développé son sens du public, comme il I'appelle, en enregistrant sans cesse les réactions de sa famille et de ses amis aux films présentés à la télévision.Entre deux répétitions des chorales dont il fait partie, il en profite aussi pour recueillir des opinions.Il a ainsi découvert que les films drôles sont à la fois les plus rares et les plus en demande.Il s\u2019en remet aussi aux comptes rendus des journaux et aux réunions hebdomadaires du service cinéma-téléfilm.Il puise ses connaissances de l\u2019évolution du cinéma dans la dizaine de revues auxquelles le service est abonné et qui proviennent autant du Québec, du Canada anglais que de la France.L'an prochain, il ira faire son tour au Festival de Cannes.Mais ce ne sera pas la première fois qu\u2019il quittera sa petite salle de visionnement: il est parfois appelé à analyser sur place une série de productions offertes à la société d\u2019Etat par un distributeur torontois ou parisien.La plupart du temps, c\u2019est dans la quiétude de la salle d\u2019évaluation nv6 que travaille M.Provencher Même retiré dans cette pièce où le temps semble suspendu au chronomètre du panneau de télécommande, Yvan Provencher est au centre du débat sur la violence à la télévision.Quelles sont donc les directives de Radio-Canada à ce sujet?Encore une fois, rien de précis sur les critères d\u2019évaluation de la violence.On a tout simplement demandé aux évaluateurs d\u2019être vigilants et de relever les scènes jugées violentes.Tout le monde ici est conscient de la nocivité de la violence, dit-il.Mais nous distinguons la violence gratuite de celle qui est justifiée et nous considérons qu\u2019elles ne méritent pas le même jugement.«Nous savons d\u2019expérience que la violence à la James Bond est moins pernicieuse que la violence que le public a tendance à légitimer.La vengeance par la violence, par exemple, est à bannir des ondes.» Mais de là à couper la violence pour la violence, il y a un pas qu\u2019Yvan Proven- cher ne franchit pas.«Le choix n\u2019est pas toujours facile, continue-t-il.Il y a des scénes violentes ou le jeu des comédiens est si riche qu'il nous est impossible de les retrancher.» Mais il ne faut pas non plus choquer le public inutilement.«Nous essayons de penser a tout le monde, pas seulement aux marginaux.Nous ¢onservons quelquefois des scènes qui vont choquer un Certain nombre de personnes, nous le savons pertinemment, mais ces scènes correspondent souvent à l\u2019idée d\u2019un nombre assez important de téléspectateurs.» Vingt et un ans à voir avant les autres les films de Radio-Canada.On comprendra donc qu\u2019en arrivant chez lui, le soir, Yvan Provencher préfère lire ou bricoler que de regarder la télévision! Seules les émissions sportives lui font oublier qu\u2019il a passé la journée dans l\u2019ombre de la salle n°6, «sa» salle, face à un écran de 30 pouces.Ce n\u2019est donc pas demain que Mme Provencher convaincra son mari de l\u2019accompagner au cinéma, le dimanche après-midie 12 - 21 juillet 1979 La crème glacée, on ne s\u2019en lasse pas.Les petits l\u2019adorent dans des cornets, que les grands ne dédaignent pas non plus les jours de canicule.Mais on en fait aussi des desserts qui, sans jeu de mots, fondent dans la bouche.On trouve dans le commerce, à des prix raisonnables, des crèmes glacées excellentes et de toutes sortes.On peut les servir nature, bien sûr, ou comme ci-dessous.Je vous parle de desserts glacées et vous offre la tarte au citron Alaska qu\u2019il faut déguster \u2026au sortir du four.Mais vous verrez qu\u2019elle est bien froide à l\u2019intérieur.TARTE AU CITRON ALASKA 1% tasse de miettes de biscuits graham 3 cuil.à table de sucre 4 de tasse de beurre, fondu 3 jaunes d'oeufs 1 oëuf entier 4 de tasse de beurre ramolli 1 tasse de sucre 2 cuil.à thé de zeste de citron râpé % de tasse de jus de citron 1L de crème glacée à la vanille 3 blancs d'oeufs %4 de tasse de sucre Chauffer le four à 350° F.Avoir sous la main une assiette à tarte de 9 pouces de diamètre.Mettre dans un bol, les miettes de biscuits, 3 cuil.à table de sucre et 5 de tasse de beurre fondu; bien mêler, directement avec les doigts.Mettre le mélange dans l\u2019assiette à tarte et l'y presser peur couvrir, uniformément, toute la surface de cette dernière; construire à la tarte un bord aussi haut que possible.Cuire au four 10 minutes et laisser refroidir.Mêler, dans la casserole supérieure d\u2019un bain-marie, les jaunes d'oeufs, l'oeuf entier, % de tasse de beurre ramolli, 1 tasse de sucre, le zeste et le jus de citron.Cuire au bain-marie frissonnant, en brassant constamment, 10 minutes ou jusqu\u2019à ce que la préparation soit épaisse et lisse.Laisser refroidir.Mettre la moitié de la crème glacée dans la croûte refroidie; pour ce faire, gratter le bloc de crème, avec une grande cuillère, de façon à en prélever des morceaux plats qu\u2019on superposera pour former une couche.Couvrir du mélange au citron refroidi.Ajouter, en couche toujours, ce qui reste de crème glacée.Couvrir et congeler jusqu\u2019à ce que ce soit très ferme.Chauffer le four à 475° F., peu avant le moment de servir.Battre les blancs d'oeufs en mousse.Ajouter % de tasse de sucre, petit à petit et en battant 21 juillet 1979 - 13 Les desserts froids sont un des charmes de la saison chaude.En voici qui sont bien frappés.jusqu'à ce que la meringue soit ferme et brillante.L\u2019étendre sur la tarte congelée bien ferme, en travaillant aussi rapidement que possible; bien joindre la meringue au bord de la croûte ou à l\u2019assiette, tout autour.Cuire au four, en disposant l\u2019assiette à peu près a mi- hauteur de ce dernier, 3 minutes ou jusqu'à ce que la meringue soit légèrement brunie.Servir immédiatement.(6 portions) CRÈME GLACÉE AU GINGEMBRE 2 L de crème glacée à la vanille 1 bocal de 6 onces de gingembre, de conserve Laisser la crème glacée se ramollir quelques minutes au réfrigérateur, si elle est très dure.Refroidir un grand bol de même que les batteurs d\u2019un malaxeur électrique ou une grande cuillère.Hacher le gingembre très finement.Il devrait y avoir environ 4 tasse de fruit haché et % de tasse de sirop de conserve.Mettre la crème dans le bol refroidi et la battre, à la petite vitesse d\u2019un malaxeur électrique ou avec la cuillère, afin de la famollir suffisamment (mais pas davantage) pour qu\u2019on puisse y mêler le gingembre.Travailler rapidement pour que la crème n\u2019ait pas le temps de fondre.Ajouter le gingembre, fruit et sirop, et bien mêler.Mettre dans un grand moule de métal, couvrir et congeler jusqu\u2019à ce que ce soit ferme.Ranger dans des contenants de plastique, si on le désire.(2 litres) GARNITURE A SUNDAES CROUSTILLANTE % tasse de beurre, fondu Ya de tasse de cassonade 2 tasses de fines miettes de biscuits au gruau d'avoine (utiliser environ 20 biscuits du commerce) % tasse d'amandes grossièrement hachées % tasse de raisins secs de Smyrne 1 cuil.à thé de vanille Chauffer le four à 400° F.Avoir sous la main une grande plaque peu profonde, \u2014 A # un moule a giteau roulé de 15x10x1 pouces par exemple.Mêler parfaitement tous les ingrédients, directement avec les mains.Etendre le mélange dans la plaque.Cuire au four 20 minutes, en brassant souvent.Laisser refroidir.Emietter et ranger dans des contenants à l'épreuve de l\u2019air.Servir sur de la crème glacée, en émiettant bien le mélange.(Environ 3 tasses) SUNDAES AU BEURRE D\u2019ARACHIDE % tasse de beurre d\u2019arachide en créme Ys de tasse de miel liquide ¥ tasse de lait % de tasse de cacahuètes salées hachées Crème glacée au chocolat Crème fouettée sucrée Battre le beurre d'arachide et le miel, en un mélange lisse.Ajouter le lait, petit à petit et en battant.Ajouter les cacahuètes.Mettre des boules de crème glacée dans des assiettes de service et les garnir du mélange au beurre d\u2019arachide.Garnir chaque boule de crème glacée d'une rosette de crème fouettée.(De 4 à 6 portions) SUNDAES AU CHOCOLAT 3 carrés (3 onces) de chocolat à cuisson non sucré 1 cuil.à table de beurre 1 pot de 200 mL, ou % de tasse, de crème simple (15 p.c.) % tasse de sirop de maïs 1 tasse de sucre 1 cuil.à thé de vanille Crème glacée au chocolat Crème glacée à la vanille Mettre le chocolat, le beurre et la crème dans une casserole moyenne.Chauffe\" à feu moyen, en brassant constamment, jusqu\u2019à ce que le chocolat soit fondu.Ajouter le sirop de maïs et le sucre, en brassant.Chauffer jusqu'à pleine ébullition, en brassant jusqu\u2019à ce que le sucre soit dissous.Laisser alors mijoter, en brassant souvent, 15 minutes ou jusqu\u2019à épaississement.Ajouter la vanille.Joindre, en une seule grosse boule, une petite boule de crème glacée au chocolat et une autre à la vanille, pour chaque portion.Napper de la sauce chaude.(8 portions) Note: on peut conserver cette sauce au réfrigérateur; y ajouter un peu de crème et la chauffer, au moment de servir, LA PETITE NAÏADE DU LAC SAINT-JEAN, UN AN APRES.COQUELUCHE DE LA PRESSE SPORTIVE ET DE TOUTE SA RÉGION, LORS \u201d DE LA TRAVERSE DE L'AN DERNIER, CHRISTINE COSSETTE SERA DE NOUVEAU DANS LE GRAND BAIN, DIMANCHE EN HUIT PAR REJEAN TREMBLAY Une scéne comme les gens de la Traversée internationale du lac Saint-Jean n\u2019en avaient jamais vue.Une trentaine de mille personnes attendent avec impatience qu\u2019une jeune fille de 16 ans, Christine Cossette, de Chicoutimi, atteigne le quai de Roberval au terme d'une course épuisante de 32 km, depuis Péribonka.«Encore une centaine de pieds», scande l\u2019annonceur Claude Mouton du haut de sa tour d\u2019observation.Dix, cinq.terminé! Les applaudissements fusent puis se calment.On attend que l'orchestre entonne l'hymne national du pays de l\u2019athlète avant de poursuivre les félicitations.Mais tout est tellement différent cette fois.La jeune Christine, brisée par l\u2019émotion, sanglote sur l'épaule de son père, l\u2019ancien nageur professionnel Robert Cossette, tandis que l\u2019orchestre, au lieu d\u2019entonner le martial O Canada, se met a jouer Gens du pays.Debout, les milliers de personnes, les yeux mouillés, se mettent à chanter: «Ma belle Christine, c\u2019est à ton tour de te laisser parler d\u2019amour.» Sur le quai, de vieux routiers du métier comme Toto Gingras, photographe au Journal de Montréal, Jacques Moreau de Télé-Métropole ; de jeunes journalistes comme Claude Lussier, du Quotidien, ont les yeux remplis de larmes, c\u2019est devenu un véritable lacrymo- drame! Le lendemain, Christine Cossette faisait les manchettes des journaux du Québec, devenait la coqueluche de la nage professionnelle de longue distance, arrachait plusieurs apparitions à la télévision ; bref, elle était désormais une vedette.Presque un an plus tard, cette belle grande fille, maintenant âgée de 17 ans, est capable d'expliquer ce qui s\u2019est passé cette journée-là.« T'as déjà fait de la méditation, tout seul dans ta chambre, dans la paix ?Sortir du lac Saint-Jean, surtout quand c\u2019est ta première course professionnelle, c\u2019est un peu la même chose, C\u2019est comme si tu venais de faire huit heures de méditation, complètement perdue dans tes pensées, à l\u2019intérieur de ton être.Tchip, tchip, tes bras, les mouvements répétés te font méditer.puis, soudain, si toute une bande de tes amis entraient dans ta chambre en allumant toutes les lumières et en criant à tue-tête.\u2026.qu'est-ce que tu aurais envie de faire sous l'effet du choc?Tu pleurerais peut-être, c'est ce que j'ai fait, j'avais rien que le goût de pleurer», raconte-t-elle de sa voix très douce, à peine audible.Christine Cossette a de qui tenir.Elle est la fille de Robert Cosselte, qui, frappé par la poliomyélite dés son jeune âge, a quand même réussi de très grands exploits dans la nage de longue distance.Mais Robert, comme il le souligne, n\u2019a jamais forcé sa fille à suivre ses traces.Christine, têtue et timide, a toujours nagé quand elle en a eu le goût.À neuf ans, elle faisait partie du Club de natation de Chicoutimi où elle s\u2019est entrai- née pendant deux ans.A l'adolescence, elle a abandonné toute activité sportive pendant plus d\u2019une année pour ensuite reprendre l'entraînement.Vitesse et résistance Cette fois, elle se donne à plein, s\u2019entraînant avec acharnement à améliorer ses chronos aux 100, 400 et 800 m : « C\u2019est curieux, mais j'étais meilleure à l\u2019entraînement qu\u2019en compétition! C\u2019est dans la tête que ça n'allait pas, on aurait dit que je ne secrétais pas suffisamment d\u2019adrénaline avant les courses, je m\u2019endormais presque avant le signal du départ.» Fidèle à elle-même, elle abandonne la natation de compétition sur un coup de tête: «Un matin, je me suis dit que c\u2019était fini et ce fut fini.» En mai de l\u2019an dernier, un soir qu\u2019elle se repose à la maison, elle lance soudainement à son père: «J'aimerais ça traverser le lac Saint-Jean.» Robert, qui connaît bien sa fille, répond tout simplement; «Si ça te tentes, fais-le, je vais te servir d'entraîneur.» Elle replonge dans son entraînement à raison de trois ou quatre heures par jour, rabaissant ses temps à 1 m,8 s.aux cent mètres et se tapant une vingtaine de tour par jour du lac Clairval non loin de Chicoutimi.En début juin.elle descend les 28 milles du Saguenay entre Chicou- timi et Baie-des Ha! Ha! encouragée par l\u2019ancien nageur marathonien Pierre Bourdon, maintenant responsable des pages sportives à Progrès-Dimanche à Chicoutimi.Amoureux fou de la nage longue distance, Bourdon n\u2019est pas long à sensibiliser tout le Saguenay- Lac-Saint-Jean aux exploits et au charme de cette belle jeune fille.Et pendant la semaine de préparation à la Traversée du lac Saint-Jean, les journalistes des grands médias de la province (la plupart d'anciens Bleuets qui profitent de la Traversée pour s'offrir une semaine dans leur patelin) se disent entre eux: « Attends un peu, on va mettre Christine sur la mappe! » «La réaction des gens après la Traversée a été incroyable, raconte Christine avec amusement: «Pendant trois ou quatre jours, le téléphone n\u2019a pas cessé une minute de sonner.l\u2019hiver dernier, même, quand je suis allée à Montréal recevoir mon prix comme nageuse professionnelle de l\u2019année, les gens me disaient: Vous ressemblez à la nageuse Christine Cossette.» Christine a reçu beaucoup de la natation, on y reviendra plus loin.mais elle doit donner beaucoup en échange.Elle se lève quatre matins par semaine 25 = bX a 5 h 20, saute dans la voiture de son père et se rend à la piscine du cégep de Chicoutimi en grignotant un biscuit; à six heures moins dix, elle plonge dans l\u2019eau et s\u2019entraîne à fond de train jusqu'à 7h 10,7 h 15; elle retourne déjeuner à la maison, revient au collège, arrive en retard à son premier cours, travaille au collège pendant la journée puis replonge dans la piscine a 17 h 30 jusqu\u2019à 19 heures Son entrainement consiste a allier vitesse et résistance; elle s\u2019offre souvent une série de 100 mètres, entrecoupés de courts moments de repos.Dès le mois de mai, elle commence à nager dans le lac Clairval et dans la rivière Saguenay pour accoutumer son organisme à l\u2019eau froide; vous pouvez vous imaginer ce que ça peut être de nager dans un lac du Saguenay au début du mois de mai quand la couche de glace qui le recouvrait vient tout juste de caler « Je vais nager tant que j'aimerai ça.au moins pendant la durée de mes études, l'an dernier, j'ai pu me payer un voyage en Espagne, dans le Sud aussi.c\u2019est quand même plus agréable de gagner son argent d\u2019étudiante en nageant professionnellement qu\u2019en servant aux tables les fins de semaine», explique- t-elle.Christine soutient qu'elle a reçu beaucoup de la natation.Réfléchie, très autonome malgré son jeune âge, elle souligne: «M.Gagnon, un de mes premiers entraîneurs, me disait toujours que le + 1 14 - 21 juillet 1979 | =P I= =v v= A Mmm on om a eps .bl- \u2014 sport, c\u2019est l\u2019école de la vie.et c\u2019est vrai; j'ai remarqué qu\u2019en jasant, quand je veux dire quelque chose de profondé- mant vrai, je dis quelque chose que j'ai appris de la natation.Ce que tu appliques dans ton sport, moralement, physiquement, intellectuellement, tu l\u2019appliques dans la vie; c\u2019est là que tu apprends à déterminer des buts, à fixer les points de repère qui vont te guider et à suivre le bon chemin qui t'\u2019amène à ton objectif».Nouvel engouement La jeune nageuse, en plus de gagner des bourses intéressantes (elle prévoit gagner environ $5 000 cet été), s\u2019est enrichie dans le monde de la natation professionnelle: «J'ai connu des gens de tous les pays, des Argentins, des Egyp- tiens, des Yougoslaves.on devient amis, on parle de nos pays, de nos coutumes, c\u2019est le fun.surtout que j'adore la géographie.» Tellement vrai que Christine rêve de faire le tour du monde.En attendant, elle connaîtra lacs, rivières et plages des divers circuits de marathon cet été ; d\u2019abord Atlantic City, puis le lac Saint-Jean, Paspébiac, Chibouga- mau et le marathon de Chicago.L'an prochain, elle a l'intention de rajouter la Manche à ses exploits.« Quand il fait beau, c\u2019est agréable de participer à un marathon, de s'entraîner.D'ailleurs, c'est beaucoup plus difficile, plus exigeant pour l'organisme de faire 800 m en compétition que cle nager un Photos Réal Tremblay marathon.On va beaucoup plus loin dans ses réserves dans un 800 m qu'en traversant le lac.En tout cas, c\u2019est très différent.» La présence de Christine Cossette parmi les grands noms de la nage professionnelle a créé un intérêt nouveau à travers le Québec; John Kinsella, I\u2019Américain colossal de Chicago, domine tellement son sport que Christine est apparue comme un souffle d\u2019air frais sur les marathons: « Christine a suscité un intérêt et un engouement qu\u2019on n\u2019avait pas vus depuis longtemps», admet M.Nicol Allard, directeur général de la Traversée internationale du lac Saint-Jean, le plus important marathon au monde: «En plus de ses qualités athlétiques, la jeune Christine apporte à la natation une image de douceur, de timidité et en même temps de détermination qui a conquis les foules.Jamais je n\u2019oublierai les émotions provoquées par son arrivée à Roberval l'an dernier», dit-il.Guy Lapointe, joueur étoile des Canadiens de Montréal, était le président d\u2019honneur de la Traversée la saison dernière: «Quand les gens se sont mis à chanter, je me suis mis à pleurer comme un enfant; invité d'honneur ou pas, je serai à la Traversée cette année, quand bien même ce ne serait que pour encourager la petite Cossette.» Il va trouver que la petite Cassette a changé ; elle a vieilli d\u2019un an, bien sûr, et en même temps, elle a grandi, s\u2019est affinée, a mûri aussi ; elle qui était très difficile à interviewer l'an dernier, à appris à se raconter, à analyser les gens et les événements; elle camoufle souvent un amusement derrière des réponses teintées d\u2019indifférence comme beaucoup de jeunes le font: « L\u2019an dernier, je venais de terminer Paspébiac, rien n\u2019avait fonc- tlionné, je m'étais égarée en allongeant mon parcours et un fichu de journaliste me demande comme première question: «Mlie Cossette, êtes-vous fatiguée ?» Bien sûr, que non, je n'étais pas fatiguée du tout, je venais tout juste de nager huit heures! Que veux-tu répondre dans ce temps-là ?» Pas grand-chose en effet.Comment expliquer en quelques phrases que ça peut être fort agréable de descendre le Saguenay par beau soleil, que ce peut être bon de sentir ses muscles, son sang, son cerveau fontionner dans une merveilleuse symphonie, que ce peut être valorisant d'atteindre des buts qu\u2019une toute petite élite peut se permettre de viser.Et qu'après tout, devenir une vedette, c\u2019est quand même flatteure PSIT! JARDIN DE FEMME La carrière de Thérèse Dumesnil, rédactrice en chef adjointe de Perspectives depuis déjà quelques mois, est un grand jardin dont il serait présomptueux de vouloir faire le tour en si peu de paragraphes.Et comme une carrière, quand on est femme, ça comprend aussi les charges de famille, on voit aisément le jardin se transformer en vaste domaine.Explorons quelques allées.Amateur, et même spécialiste, de plein air, elle a été journaliste à la pige durant de nombreuses années \u2014 ce qui aux yeux de beaucoup de gens signifie être libre comme l'air; elle a de plus été cinéaste, métier que, de loin, on confond souvent avec la bohème.Comment, dans ces conditions, se résout-on à s\u2019enfermer dans un bureau?\u2014 Vous savez, j'ai une longue pratique de prisonnière: j'ai travailié dix ans à l'O.N.F.(n\u2019y voyez pas de lien de cause à effet\u2026).Le métier de cinéaste a l'air glamorous, mais la majeure partie du temps on le passe à l\u2019intérieur.Et puis je suis mère de famille \u2014 trois enfants.Même si j'ai toujours été sur le marché du travail, le fait d'avoir de jeunes enfants m'a forcée à rester sur place.C\u2019est pour ça que, les premières années, j'ai surtout fait de la pige.\u2014 Mais qui dit pige dit liberté de mouvement, non?\u2014 Ce n\u2019est pas nécessairement vrai.J'allais à l'extérieur faire mes reportages, mais le travail de recherche et de rédaction se faisait à la maison.C'est la pige, en quelque sorte, qui m\u2018a rendue plus sédentaire.J'ai donc une longue pratique de vie régulière où la fantaisie est plus intérieure qu\u2019extérieure.\u2014 Vous travailliez le soir?\u2014 La nuit surtout.Des fois je travaillais avec un enfant sur les genoux.Quand ils étaient couchés, je travaillais jusqu\u2019a 4 heures du matin, des fois toute la nuit.\u2014 Et vous étiez debout.\u2014 A 6 heures, 7 heures.\u2014 222 \u2014J'ai une santé de fer et besoin de peu de sommeil.\u2014 Et quand les enfants ont grandi?\u2014 C'est là que je suis devenue cinéaste et que j'ai accepté de n'être pas à la maison tous les jours ou tous les soirs.Mais, chose curieuse, quand ils sont devenus adolescents, j'ai eu l'impression qu\u2019ils avaient encore plus besoin de leur mère.Alors j'ai quitté l\u2019O.N.F.pour revenir à la pige.\u2014 Et le bureau?\u2014 Aujourd\u2019hui que mes enfants sont grands et qu'ils ont appris à se débrouiller, les heures régulières, paradoxalement, me donnent plus de liberté.Je puis enfin souffler.Thérèse Dumesnil \u2014 l'image et l\u2019écriture, vous les considérez comme deux moyens très différents d'expression?\u2014 Non.Dans l\u2019audio-visuel le verbe est plus rare, plus mesuré, appuyé par l\u2019image, mais il ne disparaît pas pour autant.Il s\u2019agit de la parole des autres, me direz-vous, mais qu\u2019on fait sienne parce qu\u2019on la choisit, par le montage qui est une mise en forme.L'image est aussi une forme d'écriture.La grande différence est ailleurs: le cinéma est un travail d'équipe, l\u2019écriture travail solitaire.Mais qu'il s'agisse de la plume ou de la caméra, on s'exprime, on se révèle autant.\u2014 L'écriture ne vous a jamais amenée à la littérature?\u2014 J\u2019ai, comme tout le monde, des fonds de tiroir.Des amis écrivains me reprochent de ne pas publier.\u2014 Vous le regrettez?\u2014Il y a en moi, oui, comme un regret, mais qui n\u2019est pas négatif, car je sais qu\u2019un jour je vais écrire.Quand je n'aurai plus charge de famille.\u2014 Des oeuvres d'imagination?\u2014 Je suis plus attirée par l'essai, bien qu'un roman, aujourd'hui, puisse être très proche de l'essai, comme ce que fait Jacques Godbout, par exemple, que j'aime beaucoup.\u2014 Non seulement êtes-vous entrée à Perspectives, mais aussi a la ville.\u2014 En effet, je reviens à la ville après dix ans à la campagne.Mais la ville, c'est le pied-a-terre; Val-David (dans les Laurentides, au nord de Montréal) c\u2019est notre chez-nous, où nous passons toutes les fins de semaine.\u2014 Vous aimez la ville?\u2014 Au plan culturel, la ville est intéressante et il faut en tirer tout ce qu'elle peut donner.Entre autres les concerts, dont je suis friande.Et puis, j'ai une grande propension au bonheur.Alors la ville, la campagne.pour moi tout est passionnant.Jean Bouthillette La semaine prochaine Marie-Odile Vézina rencontre Daniel Périgny, champion canadien de cyclisme \u201cgrimpeur\u201d; dix ans d\u2019assurance-maladie vus par Vittorio; des mini- régates à la Ronde; et si les enfants étaient au pouvoir?21 juillet 1979 - 15 Ya ;-7' we.LE 2 éuicaide\u201d Eu RE Le a ee oF 5 ; yo id > TR, 3e 4 #8 = 5 a + rs hy id fe + NE 2 & A CE 4, iL, A 2 He % =, 27% ble Aer 52, 11) En Fa 7 Fon Ed su ss 34 A ial od, be Fo 4 4 % Eph) 2 ff x as su pe 5, 3 iN # ie A ol ke) 7 ah hop 2 sx SE AN LS 93) i 7 4 ue Te 4 Fide +; Ey Ars ni i Le 3H i vr à Hy $ agi Hyd 0 a Er a, 264 AP x.RS ps vas sis SE Cr a 2 Le de æ, Sih FA RE finn Lo \u2019) ks É & 213 7d b= Es 215 ace.2 Co 5 pe re sé Si LR FE 2e sé = ce #2 A ir Gd; 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