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Titre :
Perspectives
Éditeur :
  • [Montréal, Québec] :[Perspectives],1959-1982
Contenu spécifique :
samedi 4 octobre 1980
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

Perspectives, 1980-10-04, Collections de BAnQ.

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[" = FES _- a 55.53 A FR =, tin i = + # pe Gn + Ue 3 (NE vx Thy 7æ mé Da Da ~ \u20ac NR sr vers Ri = a PY Lk: E QUESTIDIEN * PS 5 x Ia + DU SAGUENAY-LAC ST-JEAN i #r- = = = at 2; * sur a Semaine du 4 octobre 1980 Vol.22 No 40 m ; ya Sk dr du ww 4 : A; \u201caus $& pe 4 4 À eu A Me + iE » & 5 wn ! Tia = # Hs Lg = aù x on & J bos 15h + Eid Fi 15 FSU A an - iF Pa x if: foe AL, oh ie ne 3.17 in D 8 ai en 5 Lo 4 Lu TE Cri ae té Fa pr Es = 1 À, Sy air rs ; 2 a Sn oy ex i ki a: TE us, hh] se ee EE Se Se RE a sx RE À = ny Coe #5 Ÿ \u2018el E A se ta hi gai = 5 oa, $, SF des dés > qe rg = Xe Bos En © a\u201c dl sa > Je wy 4 La des => Je x ve = / wy a AR ; I 4 vs vi + 5 4 wT + 2) ms = 3 a3 Fs + à 4p Su 3 ue \u20ac od = fs % Sax ER à 4 3 pes + $ MF 3 oa EN ALIMENTATION DU QUEBEC PAGES 13 A36 in A £1 ALIMENTATION:LES 25 ANS DE ASSOCIATION oR i ae ve \u201c5 ie # Te 8 6 È ® A A 2 iY 5 nF À pa C4 7 wt > = = N 2 M La # 5! DES DETAILLANTS pst 2 a4 >> 4 # F3 H pus \u201cir VR, = \u2014 EEE FRERE A POP TT PT a \u201cPAR PHILIPPE DACIER > \u2018Pour le commun-des mortels, amateur d'aventure, la Calypso se situe presque aux frontières de la science fiction.Magie de la science moderne et \"de la technologie qu\u2019entretiennent, au cinéma comme à la télévision, les films du commandant Jacques-Yves Cousteau.Et pourtant c\u2019est dans notre _ monde bien réel et bien actuel que se meut laCalypso, mais un monde \u201cmystérieux et fascinant puisqu'il s'agit des profondeurs de lamer.Et pour .51, - Vinstant, de notre Saint-Laurent jusqu\u2019aux Grands Lacs.CE Malgré les apparences, la Calypso n\u2019a plus la fraîcheur de ses vingt ans, \u2014 _ -bienqu'elle n\u2019en demeure pas moins alerte.A vrai dire, \u2026.* :° elle-vit depuis-1950, soit trente années, une seconde carrière à laquelle : CE ne elle n\u2019avait nullement été destinée.\u2026 SRN \u2018Ce bateau'fut construit en 1942 par la marine américaine pour la matine anglaise.Sa toute première vocation fut celle de dragueur de mines.Une ois-la Seconde Guerre mondiale terminée, il fut mis au rancart, vendu, puis , «racheté par le commandant Cousteau.il a subi des transformations que Jean-Michel Cousteau qualifie lui-même de « dramatiques », n'ayant CE conservé que sa coque et ses moteurs,.\u2014\u2014» © # or ai ame x i a w Ÿ a $ _ : f 32 Ad K 1 Le td a.ay [ A appears 3 A fr = + pc .7 ae cu \u2018» née I \"0 was {5 be ol NTN % 5 A SH ve, CRI asa wy 3 No \u2018 » NR TSS v.Q ex 3 aa - Se = 3 N pa Zh 3 ad RN ed Ww nN « *< y ant Le] bn 4 ot ra Sd wo \u201c pa \u20ac\u201d ht a Tv * be 8 _ x | st | ; En haut, à g., la timonerie, Fran HE dite passerelle sur la par cnn > oy § Calypso.À dr., le carré, [1 @ endroit de rencontre et kc a des repas.Ci-contre, a g., ; salle des cartes et des communications; a dr., A i cabine du capitaine #5 GET \u201cVa Soviche, responsable de la 1, © navigation.Photos Philippe Dacier » -~ a dé FA Légendes des 4 photos du bas, page 8 suivante.= ak Hs ET i ver gd Baur > api \u201care WAY.aa ape PE TR.Hane: Fi ION, 4 £5 Tod ci ie dé «5 « Ke PR a SES SERINE os Ce drsr age or ET GY SE 5) Tay ann an 2 ii TO.a RR Wa ms Eu - ni SESE inion as A \u201cHamer.ne _\u2014 mans poe a fe = ata, oY, A .ony Pog I way Xe iat esas \" mrt brise: Xi a ad ~ _ al Cn, iW = rex ete AES \u201cAA kT 0 Lo = es, rs, o~ Ga A, AE +R - 1.Lay.Pine x ri an pan de Vs = i TE Rd Eo 2 Pa EP ra gas oH ¥ ~B > Fs \u2014\u2014 ed 3 a a : pop par = Te» pe 4 oie \u201cSSE RS c= i CT epithe; = Can a Tw va 5 5 een = rer \u2014 La er \u2014 EE Ped Nae A ~\u2014\u2014 2 na ay pees = ed = Eee \" * ib A, 2 Cle TE Re AS Ae es Be.af cie me Ré Hl oy Hiv ie x a tive: IR E.Eve aipuigetrue, £4, amen ci \u201cAEM or ÿ Vike Pra sa > â ~~ rs.5; fie I di Au a Ar vere LO a PS oH mA Augen EN aa et A ee Xi zu § a \u2014\u2014u à, td, YY gy nt a ys) ! a ue ét Knife.arian shekes WI Te ais a op FU = ir pre at af 4 R ==.LY \u2014_ - ve ap Vestes 2 te prt y, - \u2018a A Tog TR 5 3 2 Ae igic ar, rires = \u2014 re = \u2014, \u201c\u2014 \u2014_ 3 om ne PS ad or 7 neuer trs sévit tie ho \u201d» a \u201c7, Lo ng ng a \u201cI 5 £4 73 LA Ke rie Ek a ~~ n° LYTLE a ANS Arr aerate *.JEAN, ON PART EN VOYAGE CHAQUE ANNEE PENDANT LES CINQ PROCHAINES - ANNÉES, GRÂCE AUX MOUCHOIRS KLEENEX\" ET AU PAPIER HYGIENIQUE DELSEY : # F _\u2014 \u2014 COMMENT, C'EST TOUT CE QU'ON EMPORTE?| > : dT f NON! ON REMPLIT UN BON DE PARTICIPATION DU CONCOURS \"VOYAGES FANTASTIQUES\u201d QUON TROUVE DANS CHAQUE EMBALLAGE SPECIALEMENT MARQUE.IMAGINE UN PEU.ON FATT CINQ VOYAGES DIFFÉRENTS PAR AIR CANADA! ET ON RESTE CHAQUE FOIS DANS UN HOTEL HILTON! AVEC, AU TOTAL, CINQ MILLE DOLLARS À DEPENSER! ILNOUS SUFFIT DE GAGNER, C'EST TOUT! EY 4 ' 4 f ¢ \u2018 re - 9 Photos O.N.F.Photos des pages précédentes.Grande photo, la Calypso entre deux icebergs, côte nord-est de Terre- Neuve.Rangée du haut, de g.à dr, campement montagnais sur la rivière Mingan; deux Montagnais; barge de plongée à Red Bay au Labrador; reconstruction d'une maison longue Viking à l'Anse-aux-Meadows (Méduses), à Terre-Neuve; épave dans le détroit de Belle-Iles.Rangée du bas, de g.a dr., paysage sous- i marin; Félix, I'hélicoptére de la Calypso; plan incline pour la rentrée des doris, a cap Saint-Georges, a | Terre-Neuve; Jean-Michel Cousteau i et Albert Falco, chef de mission; = : baleine a bosse, a Terre-Neuve.Re ENE Lo 0 Les experts se sont attachés à le (Ng T a.= 1 .- 4 n FA on Loy Ov 2 \u2014\u2014 _\u2014 rm em Participez au concours de voyages fantastiques, avec Kimberly-Clark, Air Canada et Hilton International.GRAND PRIX Une personne chanceuse gagnera S VOYAGES PAR AVION pour DEUX plus $5 000.00 ($1 000.00 par voyage).Chaque VOYAGE PAR AVION comprendra le prix du billet aller et retour en classe économique par AIR CANADA, avec séjour de 7 nuits dans ! un des HOTELS HILTON choisi parmi les suivants Kensington Hilton (London} Hilton International Paris Hilton International Mainz (Frankfurt) Zunch Hilton/Hilton International Basel Montréal Aéroport Hilton International Le Reine Elizabeth (Montreal) Hilton International Quebec Hotel Vancouver Jamaica Hilton internatrona! 15 SECONDS PRIX Un VOYAGE PAR AVION pour DEUX plus $250., comprenant voyage aller et retour classe économique par AIR CANADA et 7 nuits dans | un des luxueux HOTELS HILTON choisis dans la liste ci-dessus.Vous trouverez les bulletins de participation du concours VOYAGES FANTASTIQUES dans les emballages spécialement marquès des produits suivants.MOUCHOIRS KLEENEX® ESSUIE-TOUT KLEENEX: PAPIER HYGIÉNIQUE DELSEY* PAPIER HYGIENIQUE DELSEY* BOUTIQUE: et ESSUIE-TOUT KLEENEX* BOUTIQUE: COMMENT PARTICIPER Inscrivez vos nom, adresse et numéro de téléphone en lettres moulees, sur le bulletin de participation (ou sur une feuille de papier ordinaire) et envoyez-le accompagné de deux preuves d'achat symbole UPC) (ou fac-similé.non reproduit mécaniquement) dun des produits suivants: Mouchoirs Kleenex* Essuie-lout Kleenex: Papier hygiénique Delsey,\u201d Papier hygiénique Delsey* Boutique\u2018 et Essuie-tout Kleenex* Boutique\u2019 a CONCOURS DE VOYAGES FANTASTIQUES.C.P 9383, Saint-Jean, N.-B .E2L 4W7.Vous pouvez participer aussi souvent que vous voulez, mais chaque bulletin de parts Cipation doit être envoye sous pli sépare.suffisamment affranchi.Pour étre admissibles.les bulletins de participation ne devront pas étre reçus plus tard que la date de clôture du concours, le 27 février 1981 Un tirage au hasard sera effectué parmi tous les bulletins de participation reçus d'ici la date de clôture du concours.Afin de gagner.les participants selectionnes devront préalablement répondre au teléphone, dans un délai donne.a une question subsidraire.à un moment mutuellement fixe et fournir une déclaration écrite confirmant leur soumission aux règlements du concours et | acceptation du prix tel que décerne.Aucune substitution ni transfert de prix ne seront autorises.Aucune correspondance ne sera echangée, sauf avec les participants sélectionnés Toronto Harbour Castle Hilton Toronto Airport Hilton international The Los Angeles Hilton The San Francisco Hilton Vista International New York The Dallas Hifton The Fonlainbleau Hilton (Miami Beach) Hilton International Barbados Hilton Internationa! Trinidad En participant au concours.les participants acceptent que leur nom et:ou photographie soient utilises dans toute publicite effectuee par Kimberly-Clark du Canada Ltée Le concours est ouvert à toutes les personnes dau moins 18 ans.residant au Canada.à l'exception des employes de Kimberly-Clark du Canada Liee.Au Canada.Hitton Hoteis Corporation.Hilton International, leurs agences de publicités.le jury independant ans: que les membres de leurs proches families respectives Un prix seulement sera décerne par famille.foyer ou résidence.La décision du jury independant sera sans appel Le concours &st soumis à toutes les lois féderales, provinciales et municipales applicables Limpôt exige conformément au Bill 67 du Quebec a été payé Les personnes résidant au Quebec devront soumettre toute contestation relative a la conduite de ce concours et a l'atiribution des prix à la Régie des Loteries et Courses du Québec *Marques deposees de Kimberly-Clark du Canada Ltee BULLETIN DE PARTICIPATION envoyer à: CONCOURS DE VOYAGES FANTASTIQUES C.P 9383.Saint-Jean, N.B.E2L 4W7 Le concours se terminé le 27 février 1981 NOM (en lettres moulées) Rue \u2018 \u201cN°app.Province Code postal Téléphone Destination KIMBERLY-CLARK ZiZ2:0™ AIR CANADA @ 3/0 Ja imalime/: SMEs x MLTUN Jai pris connaissance des reglements de concours et accepte de m'y cunformet.Je joins deux preuves d'achat \u2018SYMBOLE UPC) ou l'ac-sinilé tracé à la mai non reproduit mécaniquement.| | | | | viñe TS | | | | Pour gagner, il faut participer! rendre superfonctionnel pour la recherche océanographique.C\u2019est ainsi qu'il fut tour à tour doté d\u2019un faux nez garni de hublots, lesquels permettent à tout instant l'observation d'animaux marins qui pourraient nager à l'avant du bateau.l\u2019un de ces hublots est d'ailleurs garni de fixations permettant l\u2019utilisation d\u2019une caméra.Toutes les superstructures ont été changées et une grue de fort calibre a été aménagée de façon à permettre, dans un espace restreint, de disposer d'un maximum d'équipement tout en conservant un maximum d'\u2019aisance pour les manoeuvres, qualités qui s'ajoutent à certaines caractéristiques techniques intéressantes, tel le faible tirant d\u2019eau, qui assure la stabilité du bâtiment.Côté négatif: la difficulté de loge: un équipage permanent de 27 personnes, ce qui crée un certain inconfort et réduit au minimum la vie privée.Mais cet inconvénient, d\u2019une certaine façon, renforce les liens d\u2019amitié et d'unité à bord, ce qui est un atout sur le plan du travail.A bord de la Calypso, ce qui frappe de prime abord, alors que l'on a à peine mis les pieds sur le pont, c\u2019est le calendrier serré que l\u2019on s'impose en tout temps.Les hommes de cette équipe n\u2019arrêten: pas un seul instant, les conférences se succèdent, chacun a un boulo! précis.Une vraie ruche que cette Calypso! Les gens travaillent sept jour: par semaine, et parfois 20 heures pai jour au besoin.Quant à l'équipement qui se trouve à bord, il a été conçu de fa- con à permettre des intervention rapides.« Nous pouvons tout mettre en branle en quelques minutes, de dire Jean-Michel Cousteau, soit disposer de l'hélicoptère et de son opérateur, d\u2019un bateau rapide type Zodiac, submerger la soucoupe ave deux hommes a bord et quatre caméras, un bathyscaphe et l\u2019hydro- 4 - 4 octobre 1980 PA em pap mp \u2014 pep pay enn, NN PR am eee (Ly ++ pe A) FN mpm sey Ay ee me nn TMNT N®BNO7:F5> 03: 59% glisseur, tout en conservant un opérateur à bord! Le tout devant fonctionner simultanément, ce qui rend parfois les opérations fort spectaculaires.» Cette façon d'opérer nécessite évidemment un système de communications dernier cri, avec la possibilité de communiquer non seulement entre les opérations dites volantes, mais aussi (et surtout) avec les différents bureaux de l\u2019organisation dans le but d'obtenir en quelques instants des résultats d'analyses ne pouvant être effectuées à bord.Grâce à tout ce matériel de communication, lequel fait d'ailleurs appel à des satellites, toutes les opérations s'effectuent avec un maximum de rapidité, d'efficacité, de sécurité et aussi de rentabilité.Ce qui permet d'effectuer le travail d'une semaine en une journée, lorsque tout fonctionne pour le mieux.Une université océanographique, telle est l'expression que l\u2019on pourrait employer sans craindre d'exagérer pour qualifier l\u2019importance du matériel de recherche à bord et la diversité des travaux qu'on peul y effectuer.La Calypso possède évidemment tout l'équipement de base que doit avoir un bateau de ce type, équipement constamment maintenu à la pointe du progrès par des exigences constantes, de façon à le rendre opérationnel à pleine capacité, Mais aussi de façon à permettre l'innovation.«A simple titre d'exemple, de nous dire M.Jacques Constans, bien avant leur apparition sur tous les pétroliers et transatlantiques modernes, la Calypso disposait de tout un équipement de navigation et de communication par satellite, ce qui faisait de nous des pionniers.Nous pouvons en quelques secondes retransmettre dans n'importe quel point du globe des images, fac-similés ou autres informations concernant par exemple un poisson jusqu'ici inconnu, où encore que Nous croyons ne pas connaître.» Les grandes universités du monde peuvent donc recevoir en quelques minutes des dessins, et retourner des informations dans des délais très restreints.A bord se trouve aussi de l\u2019équipement permettant d'effectuer de la géologie et de la géophysique sous- marine, tels des dragues, des bennes, des carottiers, qui permettent de faire des prélèvements dans les fonds marins inaccessibles.Ne serait-ce que pour donner un aperçu de l'efficacité de tout ce matériel, M.Constans nous précise qu\u2019en 1979, au cours d\u2019une expédition au Venezuela, 74 scientifiques du pays se sont succédé sur la Calypso pour un total de 26 projets menés à terme.Comme on s\u2019en doute bien, les coûts d'exploitation de la Calypso sont très élevés.Outre les salaires de l'équipage, le navire occasionne quotidiennement des déboursés de l\u2019ordre de 3000$! L'exploitation de ce bâtiment et de son appareillage coûte donc au bas mot plus d\u2019un 4 octobre 1980 - 5 UE rh CR; sedvée ef ei is $i) pret Hi oh 7 £ ir dar RGR Jif Shit tarde, A ST a qu A LHS : 3 9S 1 git 3 Sel $2487 é 3d lien iii frat shiny Hi ire Avis.Santé et Bien-être soc ère que le danger pour la santé croît avec l'usage\u2014éviter d'inhaler.Moyenne par cigarette\u2014Format King Size: \u201cgoudron\u201d 4 mg, nicotine 4 mg, is $- ee La nouvelle scie Rockwell Beaver SUPPL a arbre inclinable prête à l'action\u2026 À grands travaux, grande lame.Dotée d'un puissant moteur de 1 CV, elle coupe jusqua 2%s pe.de profondeur à 90°et 1% po.à 45°, et refend jusqu'au centre d'un panneau de 48 po.Toute la puissance qu'il vous faut pour réussir vos grands projets.Et tous les dispositifs nécessaires pour les réaliser facilement, avec précision et en toute sûreté.Passez voir la scie Rockwell Beaver modèle 10, prête à l'action, chez le dépositaire Rockwell.li y en a un près de chez vous.Demandez-nous son adresse en écrivant à:Rockweil International of Canada Ltd, 40 Wellington St.W,, PO.Box 848, Guelph, Ontario N1H 6M7.Les outils électriques Rockwell Beaver: pour réussir FABRIQUE vos grands projets.AU CANADA Rockwell International de la direction de la photographie, pb Guy Dufaux, à get @ Guy Mounier.Le commandant \\} Cousteau et son § chef de mission, Albert § Falco, compagnon de Cousteau à depuis 28 ans.Le bathyscaphe, qu\u2019à bord jm on appelle la soucoupe.J} De haut en bas: [5 7 les deux responsables perso: million de dollars par année.De quelle façon le commandant Cousteau arrive-t-il à financer ses expéditions?«La Fondation Cousteau compte actuellement 170 000 membres, de nous dire Jacques Constans, lesquels contribuent individuellement la somme de 15$ par an.En retour nous leurs fournissons divers avantages, tels une brochure en couleur qui les renseigne sur nos recherches, les informe des bonnes et des mauvaises nouvelles, sans compter les réductions sur nos livres, et autres privilèges.Pour le reste, il faut, bien sûr, compter sur- l\u2019apport financier des droits de télédiffusion de nos films.» Toutefois, mon interlocuteur tient à préciser que la Fondation n\u2019a jamais accepté quelque montant que ce soit émanant d'organismes privés dont la nature des activités pourrait être reliée directement ou indirectement aux recherches océanographiques (compagnies pétrolières par exemple), ceci afin de préserver son autonomie.Cette Fondation est d\u2019ailleurs sans but lucratif.Chose importante, Jacques-Yves Cousteau et les membres de son équipe, sont en contact permanent avec les représentants des différents gouvernements mondiaux.lls ne disposent que d\u2019un bateau, et pourtant on les sollicite de toutes parts afin d'effectuer des recherches océanographiques.Actuellement ils remplissent un contrat de recherche les liant a I\u2019Office national du film.Leur tâche est de remonter le Saint-Laurent, principale voie de pénétration de \"Amérique du Nord par les bâtiments européens, notamment français et espagnols.Cette étude les conduira jusqu'aux Grands Lacs.A ce jour, de nombreuses plongées ont été effectuées dans les eaux du Saint-Laurent et du Saguenay, mais les résultats obtenus ne furent toutefois pas aussi sensationnels qu\u2019on a bien voulu le laisser entendre à droite et à gauche.« Nous en sommes à notre première présence au Canada, de dire M.Constans, et notre but est en fait de produire trois longs métrages d\u2019une heure chacun, avec la possibilité d'un quatrième, le tout selon l'abondance de l\u2019information.» Le premier de ces films sera consacré à la richesse des fonds marins canadiens, avec une partie consacrée au domaine terrestre.Le second portera sur les interractions de cette vie marine avec les activités de l'homme, montrant notamment les interférences entre les pêcheurs et les mammifères.Quant au troisième.peut-être le plus important, il s\u2019et- forcera de montrer de quelle façon le Saint-Laurent a été l\u2019axe de pénétration de l\u2019Europe sur le continent nord-américain.Ce film abordera à la fois les domaines de l'archéologie et de l\u2019histoire.Bien qu\u2019il n\u2019y ait pas encore eu de découvertes à proprement parler de faites depuis leurs recherches canadiennes, les membres de la Calypso se disent tout de même surpris par les richesses, tant aquatiques que terrestres, que renferme le Canada.Ils se disent également certains de faire découvrir à la population des aspects du pays inconnus jusqu'ici.f2 6 - 4 octobre 1980 | LACALIFORNIE - D'AMERICAN: Même si vos chances de rencontrer une étoile du cinéma en chair et en - os sont très bonnes et que vous y trouverez rit Te of, Ror ie des milles et des milles 050,2 EE a ES sn Sn A PÉ de plages baignéesde Bee 2 ASE 7 Mad\u201d a AE Se AP soleil, la Californie offre 9» ; ausilachancede 25, A part les plages et les vedettes de cinéma, multitude d'aventures dont certaines sont sublimes, d\u2019autres historiques ; et culturelles et certaines du plus haut ridicule.Au point de vue architectural, tout est permis en Californie.2 commencer et ne \u201c 9.voudrez plus vous arréter.La statue géante représentant Bullwinkle et Rocky reflète bien le \u2018 Au Fisherman\u2019s Wharf, vous - caractère un peu farfelu de la Californie.Là-bas, le style est tou- dégusterez à l\u2019heure du dîner la prise jours étonnant, parfois bizarre, mais jamais ennuyeux.; .du matin.Chaque bistro, chaque.La nature californienne est la plus merveilleuse de toutes.La * boîte a une ambiance différente et 1l +, vous suffit de laisser aller votre imagination.route qui longe la côte offre des paysages à couper le souffle.- La balade en funiculaire vous enchantera et les amuseurs Cette autoroute spectaculaire traverse les superbes forêts de Big Sur et des villes charmantes et inusitées comme Solvang, un , publics alimenteront votre bonne humeur.C\u2019est ça, San village au cachet tout à fait européen.Plus au nord, dans le / Francisco, un cas unique.Mais c\u2019est en Californie et la comté de Monterey, vous découvrirez l\u2019un des paysages les .+ # Californie, ça n\u2019a pas son plus prenants au monde tandis qu\u2019à la Baie de Enrmél, les «4g pareil non plus.forces de l'océan, des vents et de la terre se réunissent pour =: 4 #34 American Airlines aimerait **# former un tableau inoubliable./ , /7# vous faire découvrir ce merveilleux ** Et naturellement, il y a San Francisco où il y a tant à faire 2 État de Californie.Nous offrons un eZ î 4; i, ., .@R, que vous ne saurez où / = vaste choix de forfaits économiques ood et des tarifs SuperSaver qui vous permettront de découvrir ces splendeurs sans vous mener à 4 la Fall.Appelez votre agent £9 de voyages ou American Airlines pour ff Î { R obtenir des renseignements complets ./ Mapauiness 4 is canasieront 3 oy Dn ; TRAX Chou Mblacri DS À gnements sur les itinéraires en composant AUTOBUS, c\u2019est-à-dire 288- | 6287.A ce numéro, vingt-cinq pré- appels par an.Un seul inconvénient: le numéro en question est souvent occupé: il faut être pa- .tient.comme lorsqu'on attend l'autobus.| | Jouer avec les fleurs Pour poursuivre l\u2019enchantement .des Floralies, on peut se procurer un j jeu créé à cette occasion par André Dion: Viens jouer avec les fleurs.Basé sur le système auto-correct-art dont M.Dion est l'inventeur, ce jeu permet aux jeunes et aux moins jeunes d'approfondir leurs connaissances en botanique.Viens jouer avec les fleurs est distribué par l\u2019Unicef, ce qui permet à ceux qui l\u2019achètent de contribuer à l\u2019aide aux enfants du monde tout en se divertissant.Unicef, 353 Saint-Nicolas, Montréal.La pensée des autres Le Petit Dictionnaire Héritage des citations vient de paraître aux Editions Héritage-Plus.Ce dictionnaire de 427 pages, qui contient 2 500 citations, a été compilé par Gilbert Forest, Tirées de 437 romans québécois, ces citations sont classées selon 511 thèmes principaux (de abandon à zèle) et 925 idées secondaires.- Ancien journaliste, professeur, chef de secrétariat à la Société Saint- Jean-Baptiste, l'auteur est chef du Service des textes à la Société Radio- Canada depuis 1967.On y trouve au mot «dictionnaire» la citation suivante: «.le dictionnaire est la meilleure preuve qu'il est permis à l'homme de tout ignorer (Jean-Marie Poupart).» Vive le vent! Le ministère québécois de l'Ener- gie et des Ressources vient d'accorder, par l'entremise de la Direction des énergies nouvelles, une subven- 10- 4 octobre 1980 JI EEE Se tion de 45000$ au comité pour l\u2019aménagement du Parc des anciens a combattants, a Lauzon.Avec cet argent, le comité installera une éolienne.Cette génératrice, d\u2019une capacité de quatre kilowatts, servira à pro- : duire l'électricité pour l'éclairage du parc.De plus, une entente a été conclue entre l\u2019université Laval et le comité du Parc afin que la nouvelle éolienne soit utilisée à des fins d\u2019en-, seignement et de recherche.Le Québec s'intéresse de plus en plus à la production de cette forme d'énergie propre et renouvelable qui permet de diversifier et de stabiliser davantage nos sources d\u2019approvisionnements, surtout dans les régions éloignées, non reliées aux réseaux hydro-électriques.(Ressour- ces-Québec) Un bon départ Le petit déjeuner doit satisfaire environ 25 p.c.de nos besoins quotidiens en protéines, vitamines, minéraux et calories.En termes pratiques, cela signifie que, pour prendre un petit déjeuner nourrissant, on doit choisir une combinaison qui inclut un aliment de chacun des quatre groupes suivants lait et produits laitiers, pain et céréales, fruits et légumes, viande et substituts.Souvent on nélige le petit déjeuner parce qu\u2019on est pressé.Mais il y a plusieurs façons d'y remédier.On peut préparer son petit déjeuner la veille, dresser le couvert avant d\u2019aller se coucher.On peut préparer un déjeuner vite fait; par exemple, mêler les ingrédients suivants: 1 oeuf, % tasse de lait, 2 tasse de jus d'orange.Boire le tout lentement.Ces suggestions et bien d\u2019autres, on les trouvera dans un attrayant dépliant publié par le ministère des Affaires sociales intitulé Inspiraton pour le petit déjeuner.On peut l\u2019obtenir en s'adressant à: Affaires sociales, Direction des communications, 845 ave.Joffre, 2e étage, Québec, G15 3L8, tél.(418) 643-1640.Comme sur des roulettes La popularité des planches à roulettes a coûté aux contribuables britanniques onze millions de dollars en frais d\u2019hôpitaux, selon le ministre de la Santé.Cette tendance devrait se résorber cependant.Certains terrains spécialement aménagés pour les fervents de la planche à roulettes sont maintenant convertis en stationnement en raison de la popularité décroissante de ce sport.(La Prévention au Canada) Cest le produt onal que est le meilleur En longeur King Size et Régu Nouveau format \"7007 lière CRAVEN \u201cA+ Opéciale douce CRAVEN \"A la première famille de cigarettes douces Avis: Santé et Bien-être social Canada considère que le danger pour la santé croît avec l'usage -éviter d\u2019inhaler.Moyenne par cigarette- \u201c100\u201d: \u201cgoudron\u201d 9 mg, nic.0.9 mg.King Size et Régulière: \u201cgoudron\u201d 4 mg, nic.04 me.4 octobre 1980 - 11 (VIN x À timbres d'Asie Obtenez cette magnifique collection de 50 timbres différents des pays Orientaux.Chine.Inde, Pakistan et autres pays asiatiques.Le tout gratuitement pour vous faire connaître nos sélections de timbres en approbation.EN PLUS =5 magnifiques timbres Olympiques de formats géants si vous inctuez ce coupon.- LOUIS ARPIN c.p.240p Phitipshurg, Qué.J0J IND incluez 25¢ pour frais d'expédition.VOUS AVEZ LES REINS SOLIDES?LUTTEZ.L PIÈCES DE MONNAIE |] ÉTRANGÈRES GRATUITES Bpièces authentiques de pays lointains et exotiques - GRATUITESI Un centime en forme de baigne du Laos.un pfennig d'Allemagne de l'Ouest, une étonnante pièce carrée de Swaziland, un rappen suisse et un curieux centime d'Haïti! 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Photo Clement Claveau Jn Ct Age EN OT \u2019 LES SOMMETS DU MARCHE DE LALIMENTATION PAR GISELE TREMBLAY A l'est de Québec, les mitiales « GP» gainées dans leur auréole de parade ornent la façade des supermarchés plus orgueilleusement encore que partout à la ronde le «S » où le « D » enrubannés des grandes chaînes.Dans le triangle glacé qui relie Rimouski, Amqui, Matane, elles repèrent en effet un empire minuscule, néanmoins un empire, qui oppose à ses obscurs débuts des coordonnées imposantes: quatre grands magasins d'alimentation dont le plus récent, à 34 000 pi\u201c, dépasse en superficie tous ses concurrents: deux centres commerciaux de 170000 et 135000 pi?, construits expressément pour abriter chacun un marché et, en leur adjoignant d'autres commerces, leur jeter toujours plus de surface à dévorer, près de 200 employés à l'oeuvre, dans une région dont le taux de chômage fait d'un seul emploi un objet de convoitise; et un chiffre d'affaires annuel de 24 millions de dollars.Quand le premier magasin « GP » ouvre ses portes a Mont-Joli, en 1958, c'est la modernité qu'il introduit là-bas dans le commerce des aliments.Les gens du quartier le désignent aussitôt comme «le magasin des frigidaires », parce qu'ils y voient pour la première fois des comptoirs réfrigérés.Quelque temps éblouis, ils croient deviner derrière les initiales mystérieuses un nom anglais qui n'ose s'avouer, et ils plaisantent cet anonymat en faisant de « GP» le sigle de «gros peureux »' va fart DR Nd a { A.LS Ji pr + Bit Free Tr LN) ag 4 Ya br à + NS AS »* n° Ae a 4 ai 8 fy \\ A 3 A (es À, = bl uA thes Sih ye va va Fh ce =.Ë 4: a \u201ca REE Bye = à PA] Tr hi : VC J SRT £4 hE 0 Ca A Lai vg ha À »s set NN ur, a 3 sû , A, ova) » vu au Ly dS nd \u201c4X 8 > Ne, wv xt, ne od A i\u201d ¢ À, du fx CE Aa ded 445 v Ÿ, 4.\u20ac a; D à 3 : = LS var We Fe IS ¢ vo fF a.+= Se 0 A ï Fo LF NJ} NF + a., x4 ie - ad # Lak A Pd Que NS À KV ow?Lg \u201c+ Mo À Es or \u2018iy LD 2) a Wi 9 fe > ~ Ë = « y .La wl 5 Ao 4 * Je b.¥ $y IN Ms * Les P $3 TY 3.% Lu ag Id is, ole ht 3 Hm LS 9 9; Aa à fd ai en A = > ae Re j ses Ad fl [A À SN oe i wi Soe, A { 7 Lt, ; Levis LS FA oi IES [3:1 wl & a 2 + T > Ë SE rer + IIH À i T or LY Ab 4 ; B + i] x act = 3 £ #, æi LA Re # YA \u201c AT i 7 A CARA fo 3 I» Pa Pur in) wi ; A a IE i de Le es a ; Isl % a A) Ta an Si W f Je 2 208 5- ne = Les © Xe pi > 4 \u20ac ALE - + FL = *% Le see SF 3 hs HE np è a \u201cci Re Xi Ar 2 Seer ey 6 ; bu {3 JT 3 il HR aD | EY = tr -_ y # D \u2019 ; 5 ve » 4 a $ pote 9 atic La fc he kJ i, en) 02! | Rolande et Germain Pelletier, au temps de la première épicerie, en 1952 (ci-dessus).À Rimouski, avant le centre commercial (1967), et à Matane en 1976, comme les grandes chaînes.Or, « GP» c'est tout simplement Germain Pelletier, fils de cultivateur, boucher, épicier, propriétaire, pour qui le magasin de Mont-joli représente le grand tournant, le commencement de l'expansion, après des années de piétinement robuste.Avec cette acquisition, il s\u2019endette de 80000 dollars, mais il innove et multiplie par quatre sa surface de vente, par trois son chiffre d\u2019affaires.Et s\u2019il préfère, pour baptiser son audace, «GP» à «Germain Pelletier», c\u2019est qu\u2019il y dissimule aussi sa prudence: les initiales sont plus courtes, donc moins coûteuses à afficher! Il y aura un «après Mont-loliæ, il y eut un «avant Mont-joli».Germain Pelletier émerge de la période héroi- que où son nom s\u2019étalait en toutes lettres à la devanture de ce qui n\u2019était alors, en l'espèce, que l\u2019innombrable «épicerie du coin», avec pour toute ressource la présence de Rolande, sa caissière, son comptable, son associée, sa femme, sans plus d\u2019initiale, elle, que de nom.C\u2019était en 1948 a Price, à trois milles de Mont-joli, un village de pate et papier vissé a son usine, un bassin de trois mille ames a nourrir, la plupart du temps a crédit.Germain et son frère avaient englouti 6000 doi- lars dans l'achat d\u2019une épicerie de 400 pi\u201d: leurs revenus consolidés s\u2019étaient révélés inférieurs à celui des ouvriers du « moulin » et la première année d'exploitation s\u2019était -soldée par un déficit.C\u2019est à ce moment que Germain prend femme et Rolande, fille d\u2019un marchand général, prend la place du frère.Le soir, pour tenir les livres, elle passe tranquillement de l'épicerie à fa chambre conjugale adja- 4 octobre 1980 - 15 cente.Le jour, elle sert au comptoir.lui tranche la viande, et les clients « font marquer ».Dehors se côtoient, parmi leurs biens meubles, le cheval et la bicyclette de livraison ; le cheval, pour la dure saison sur les chemins verglacés.Douze heures par jour, à longueur de semaine, ils font tout eux-mêmes, du balayage à l'abattage: car il arrive à Germain parfois, après le souper, de courir chez les cultivateurs et d'y négocier l'achat de quelque animal vivant, veau ou boeuf, qu'il ramène ensuite dans son hangar pour l'abattre, le nettoyer et le dépecer avant de l\u2019offrir, vieilli à point, à la clientèle.Ils végètent ainsi sept ans, comme dans les apprentissages bibliques, avec juste de quoi nourrir, outre leurs voisins, une famille qui s\u2019étend maintenant à trois enfants.Puis un jour, Germain dit à Rolande: «Si c\u2019est ça l'alimentation, je vais en sortir assez raide!» Et pour en sortir plus «raide», il double la mise: à Mont-foli, dont la population de 6000 âmes ranime ses espoirs d'expansion, il loue une petite épicerie de 600 pi?avec l'intention de tester le marché et de risquer le tout pour le tout.lis refont le partage des tâches: elle garde les rênes de Price; il dompte Mont-loli, d'abord simple débit de viande, auquel il ajoute un présentoir de fruits et légumes, et des produits d'épicerie qu\u2019il transporte jour après jour de Price.Quand viendra le temps de l'expansion, ils conserveront ce modèle : nomade, il défriche les terres nouvelles; tenace, elle protège les arrières.C'était le temps du pain à 17 cents, du poulet à 29 cents la livre, et du rêve.Car on n\u2019apprend que de ses rêves et il rêvait depuis toujours de posséder plusieurs commerces, quels qu'ils fussent, I! s'était fait la main à Baie-des-Sa- bles, sur la ferme familiale dont il vendait les produits maraîchers dans les centres urbains environnants, Ri- mouski, Mont-Joli, Matane, ceux-là mêmes où il implantera plus tard ses supermarchés.L'été, il poussait une pointe à Métis Beach où il relançait au porte-à-porte, dans leurs somptueuses villas, les Molson et autres présidents de compagnie.Un commerçant-né Même à l\u2019école d'agriculture où son père l'avait envoyé, les religieux, reconnaissant ses dons, l'autorisaient à faire les courses en ville où il se procurait bonbons, chocoiats, chewing gums et cigarettes qu'il revendait ensuite a ses condisciples de main a main, sa réputation faite.Un jour, il se rendit au quai de l\u2019Isle- Verte, acheta aux pêcheurs leurs poissons et se fit colporteur dans les fermes des alentours.Il revint au quai, coucha dans la voiture et recommença.Le manège dura trois jours.Quand il rentra à la ferme, au sein de sa famille inquiète, il avait gagné 300 dollars et le pardon de son père.C\u2019est de Baie-des-Sables et de Price qu'il rayonnera dans toute la région.Quand on regarde la carte, ces villages apparaissent à la base même du triangle qui trace aujour- d'hui les limites de l'empire.Après trois ans de tâtonnement à Mont-joli, le moment est venu.La ville se vide de ses marchands, attirés par le «boom » de Sept-Iles: des commerces se libèrent à bon compte, et Germain surveille les dépouilles.Dans un ancien magasin de meubles, il établit le premier marché «GP» (1958), selon des paramètres entièrement nouveaux: grande surface (2300 pi*), libre service, placards publicitaires, quelques employés et, à l'ouverture, un solde qui rapporte en trois jours 2500 dollars.C'est huit fois plus que les poissons de l'Isle-Verte.Mais la clé d'or de l'expansion, c\u2019est la vente au comptant.La fin du crédit, c\u2019est la fin de la misère.Tout de suite le succès vient.Le chiffre d'affaires grimpe à 150000 dollars.On ferme la première épicerie tremplin de Mont-loli, mais on garde celle de Price.Rolande se déplace tous les après- midi de Price a Mont-joli ou elle s\u2019initie à la publicité.Elle n\u2019a cessé depuis lors d'annoncer elle-même dans la presse locale, fixant ses rabais suivant les saisons et les compétiteurs.Même l'association aux Epi- ciers Unis en 1965 ne changera pas ce régime: on tirera profit des approvisionnements collectifs mais, dédaignant les bannières publicitaires du regroupement, on s\u2019en tiendra à l'enseigne familiaie.La suite est la réédition de ce modèle initial.L'expansion, c'est chaque fois une surface plus grande, des innovations techniques, et des métiers nouveaux que Germain et Rolande assimilent rapidement pour continuer à tout faire eux-mêmes, de manière à économiser les intermédiaires.\u2014\u2014 ¢ ROLANDE ET GERMAIN PELLETIER,DITS G.P.Les dates de conquéte jalonnent quinze années.En 1962, deuxième marché GP, à Matane, 3500 pi?En 1967, troisième marché GP, à Ri- mouski, 8000 pi?.En 1970, relocalisa- tion du marché de Mont-joli, 9000 pi?.En 1972, relocalisation du marché de Matane, 10000 pi?.En 1974, quatrième marché GP, à Amqui, 12000 pi ?.Quand ils s'étendent à Matane, ils ferment Price, et Mont-Joli devient le pied-à-terre, le siège social, le lieu de résidence.Chaque matin, Ger- Main parcourt la distance de 40 milles jusqu'à Matane, où il ouvre le magasin et s\u2018occupe de tout.ll mettra quatre ans a rentabiliser cette succursale, dont il a loué I'emplacement pour \u2018dix ans.Quand ils abordent Rimouski, ils «mettent le paquet»: musique d'ambiance, portes automatiques, tapis «mur à mur» (c'était alors la mode).Ils connaissent à nouveau le succès de Mont-joli: a l'ouverture, l\u2019affluence est telle qu\u2019une partie de la clientèle doit attendre dehors que l'intérieur se libère.Six mois plus tard, des supermarchés concurrents ouvrent leurs portes: c\u2019est assez tôt pour leur faire mal, trop tard pour les devancer.Chaque nouveau magasin modifie la gestion de l\u2019ensemble.1ls s\u2019adaptent, avec l\u2019aide technique de l\u2019Association des détaillants en alimentation (A.D.A.), dont ils suivent les conseils depuis le début.Pendant vingt ans, leurs seules vacances seront le congrès annuel de l\u2019A.D.A., où ils courent les conférences pour | Duchocolat au lait pur et simple£.Un délice! at I} , + apprendre les secrets de l\u2019administration.«C\u2019est en vivant le quotidien, dira Germain, qu\u2019on a réussi à suivre notre affaire.» Germain avait fait construire Ri- mouski: pour déménager Mont-loli, il construit lui-même.Il confie les plans à un dessinateur, mais il embauche son beau-frère comme contremaître et dirige avec lui les travaux.Quand, deux ans plus tard, il relocalise Matane, il reste entrepreneur mais en plus, cette fois, il dessine lui-même les plans, et la décoration est l'oeuvre de Rolande.Pour ce nouveau marché de Ma- tane, il avait acheté un terrain en face du vieux port, abandonné depuis peu pour un espace plus vaste à quelques milles de là.Songeant aussitôt à une phase d'expansion ultime, Germain achète peu à peu les terrains adjacents: un ancien hôpital, un garage fermé pour cause de décès, une fabrique de portes et fenêtres\u2026 C\u2019est qu\u2019il caresse un ambitieux projet: intégrer son supermarché à u centre commercial.Dans les grands centres commerciaux, l\u2019espace pour le supermarché est réservé exclusivement aux grandes chaînes, cotées en bourse.I est impossible à un marchand indépendant d'y entrer.«Pour y entrer, 1l faut s\u2019en faire un», raisonne Germain.C\u2019est ce qu'il fait.D'abord, contre la volonté de Rolande qui craint de compromettre dans l\u2019aventure les quatre marchés, dont le chiffre d\u2019affaires vogue vers les cinq millions de dollars et dont elle aura la garde.«Toi, tu es bon pour construire, lui dit-elle; moi, je reste prise avec les problèmes.» C\u2019est en effet risquer une seconde fois le tout pour le tout: l'investissement requis dépasse les trois millions.De l'épicier au promoteur En 1975, Germain dispose des terrains nécessaires acquis de 25 propriétaires différents, dont la Ville de Matane elle-même qui destinait précisément un espace à l\u2019aménagement d\u2019un centre commercial.Mais ce ne fut pas sans peine, car des promoteurs de Toronto et de Montréal ont exercé des pressions pour lui ravir le projet.«lls ont dit que je ne connaissais rien là-dedans.Ils ont essayé de persuader la Ville.Quand j'ai vu qu\u2019ils y portaient un tel intérêt, je me suis entêté.» Le centre est mis en chantier et Germain se met en quête de commerces importants à qui louer les espaces principaux: un grand magasin à rayons, la Société des alcools, un magasin de chaussures.Il avait d\u2019abord songé à confier ces transactions à une relation d'affaires, un francophone lui-même propriétaire d\u2019un centre commercial à Montréal.Mais le prix exigé est si élevé que Germain, seul à ne pas douter de sa compétence en la matière, se transforme illico en promoteur.Le mar- ché GP d'Amqui, ouvert l\u2019année précédente, est situé dans un petit centre de quelques boutiques, qui appartient à d\u2019autres, certes, mais dont Germain a tiré une première expérience.Pendant des mois, il quitte Mont- Joli avant l'aube pour atteindre Montréal en automobile à l\u2019ouverture des bureaux.Il reprend le porte- à-porte de haute cuvée, négocie les baux qu'il a lui-même conçus et revient le soir à Mont-Joli.L'avenir \u2014 et le présent \u2014 sourient aux audacieux En 1976, les Galeries du Vieux Port sont enfin prêtes à affronter la clientèle, avec six magasins bientôt rejoints par une trentaine de boutiques et un étage de bureaux où logent notamment Radio-Canada et l\u2019Assurance- -chômage! Le marché GP de Matane est passé, dans l\u2019opération, de 10000 à 22000 pi?et renferme les derniers « gadgets», dont un service des viandes entièrement automatisé., Dès lors, le marché GP de Ri- mouski devient le plus chichement logé, malgré un chiffre d\u2019affaires supérieur aux autres.Déjà, deux centres commerciaux sont en voie de construction dans la ville.Germain décide de brouiller les cartes en ajoutant le sien.Une faiblesse du terrain hausse le coût prévu de 300000 dollars.Qu\u2019à cela ne tienne, on bâtit en hauteur pour rentabiliser l'investissement, de sorte que le centre est inauguré en 1978 avec plus de bureaux que de boutiques (une vingtaine).La concurrence est dure, tous les espaces ne sont pas loués; mais le marché GP, quadruplant sa superficie, occupe 34 000 pi?et innove encore avec un service de boulangerie et des caisses électroniques.Le nom de ce centre commercial?Les Galeries GP.«On a toujours dit que les Canadiens français n'avaient pas d\u2019initiative et étaient d\u2019éternels porteurs d\u2019eau, conclut Germain Pelletier.Vous allez trouver ça drôle mais moi, je voulais faire mentir ça.J'ai été animé par ça: prendre notre place au soleil; pas par de grandes phrases, mais en s'emparant de l'économie.» Depuis quatre mois, I'ladministra- tion à Mont-loli a été placée sur ordinateur et les projets se succèdent dont il ne dévoile rien.!| continue à tout faire pour conserver le marché local, suivant le principe qu'il retient de toutes ces années: «A service égal, les gens encouragent les leurs.» Mais apres trente ans, Germain et Rolande ont le droit d\u2019être fatigués.Or, des six enfants qui leur sont nés, cing sont passés ailleurs sans prendre la reléve.Reste le plus jeune, qui s'oriente vers l'administration.Mais il a quinze ans, et le temps de changer d'idée.19 16 - 4 octobre 1980 Nd N t DL] O ® OME DAD e o@® MER RSA 7 pe ALD JAIL SCE ier ETN | Lub Py À, ; \u2018 a9 cn ame, : oy ; AE Erg ¥ gL A FAO 7 | + à UE LOUE | \u20ac\u201d, Zi a | - 4 a Vill 8 : ê 2 i 8 au it Ky | rap Arty 2: will t = Le ar x Ay 1 \"4 & 5 & i & soujpe ARS [A 4 = wv, ei ï : A BON ] § ; | CA couine ee cers ng 33 ine | LN LC rep 2on0nous : a FL Ÿ ee aR 24 { SELL 4 sh bc a\" \u2014\u2014 gr À 049 \"eo 2 oe NEA a A At LP Zr N \u2014 La A 005 NE pa ax + & te; rompt pr epLTer Sh ; *e Nb Cy \u201c et ses marchands IGA/Boniprixa ee félicitent EO Ee EH CYTE L'Associa Re an | du Québec à l'oc et ION de so Va] anniversaire A EE ER STE See RE Photos René St-Pierre LES ÉPICIERS UNIS Un demi-siècle de regroupement dans PEst du Québec PAR MARC LESTAGE C\u2019est en misant sur le dynamisme de 450 détaillants en alimentation indépendants que les Epiciers Unis Inc.se sont imposés comme le plus important groupe d'acheteurs de l\u2019est du Québec, avec un volume d\u2019affaires de 170 millions de dollars en 1980.En dépit des profondes mutations qui ont bousculé les circuits traditionnels de distribution depuis quel- Tere 3 = lions de pieds cubes d'entreposage dans un parc industriel de Vanier à Québec), M.Nadeau fait abondamment l'éloge «des petits indépendants progressifs qui ont tenu tête aux grandes chaînes.» Le groupe Epiciers-Unis Inc.a été fondé à Québec en 1930 par une vingtaine d\u2019épiciers désireux de contrer l\u2019envahissement de leur marché naturel par les chaînes Red and White, Thrift et autres, dont certaines demeurent aujourd\u2019hui.Malgré des débuts perturbés par la grande crise économique et les programmes de rationnement alimentaire, ce groupe a triplé son volume d\u2019affaires environ tous les dix ans jusqu\u2019en 1968.Depuis lors, la progression a été de 500% et dépassait le cap des 100 millions de dollars en 1978.Pour 1981, on vise les 200 millions dollars.L'entreprise s'est définitivement engagée dans cette nouvelle période d'expansion lorsque l\u2019on a relocalisé le centre de distribution et acheté la compagnie Alimentation Dallaire, filiale qui exploite actuellement cinq supermarchés dans la région immédiate de Québec et qui jouit d\u2019un et légumes Marché Rougemont (17 millions de dollars).Les Casino Les 35 magasins affichant les bannières Casino que l\u2019on retrouve partout sur l'immense territoire d\u2019Epi- ciers-Unis Inc.de Trois-Rivières à Chandler et Bonaventure, en Gaspé- sie sans oublier La Tuque, sont les enfants chéris du groupe.On l\u2019explique par le rôle stratégique confié à ces points de vente dans le développement de l\u2019entreprise.Une quinzaine de minicentres commerciaux ont été créés dans autant de villes grâce à l'impulsion des propriétaires de Casino.[| n\u2019est pas dans les prérogatives des Epiciers-Unis d\u2019avoir une « division immeubles » comme les grandes chaînes.« Toutefois, explique M.Nadeau, notre service de commercialisation et de développement a aidé a recruter des partenaires commerciaux pour la création de mini- centres.» La Beauce La formule s\u2019est avérée très efficace à Sainte-Marie de Beauce, où, il y a six ans, un indépendant a reloca- lisé son marché d'alimentation dans un minicentre afin de porter la su- achalandage fort intéressant.Jusqu'à ce moment, le groupe Epi- ciers-Unis Inc.s'était contenté du CRE perficie de son magasin de quatre à dix mille pi?.Récemment, on a doublé la surface de ce Casino logé au CRE arin Ls M.Jacques Nadeau, de cette entreprise, croit fermement que pour le consommateur c\u2019est d\u2019abord la proximité qui compte dans le choix de son marché d\u2019alimentation, «dans la mesure où l\u2019épicerie La décision d\u2019acheter Alimentation Dallaire s\u2019imposait « Pouvions- nous laisser filer entre les mains de la concurrence un tel volume d\u2019af- vy role de grossiste pour ses 450 affiliés ; \u20ac { # \u2014 ; ; co propriétaires dont plusieurs affi- coeur d'un ensemble commercial {| ques dizaines d'années, M.Jacques chent les bannières Casino, Ami et Prospére.Nadeau, président directeur général Gem.Perspectives Depuis peu, les Epiciers-Unis Inc.ont restructuré leurs services d\u2019achat et de distribution d\u2019aliments congelés en plus d'élargir la gamme des résident-directeur lon, ) faires (50 millions de dollars) et re- ; : ; > général des Épiciers située près de chez lui offre une noncer aux profits qui en découle?» Produits maison qui comptent dé- Unis Inc, groupe en gamme importante de produits et interroge le président directeur gé- S°'Mais 200 articles emballés sous la pleine expansion fondé l'assurance qu\u2019on pourra y trouver péral.marque Saint-Castin.hoes ualité et variété ».A 1 « Pour l'avenir, nous songeons évi- 4 Québec en 1930.q Selon M.Nadeau, les mêmes ob demment à nous doter d\u2019une divi- Or, selon M.Nadeau, ces critères correspondent parfaitement à ce que l\u2019on retrouve dans les marchés de «moyenne surface» tenus par des détaillants indépendants «qui ont surnagé et maintenu leur position durant la période de restructuration des réseaux» dans la province.Calé dans un large fauteuil, dans un bureau cossu qui surplombe le nouveau centre de distribution d\u2019E- piciers-Unis (construit au coût de 5 millions de dollars et offrant 4,5 mil- jectifs d'efficacité et de rentabilité ont plus tard convaincu le conseil d'administration d\u2019acheter l\u2019entreprise de distribution en gros de fruits sion viande.» Selon M.Nadeau, cet objectif cadre parfaitement avec la mission et les objectifs de développement des Epiciers-Unis.Le contexte actuel ne se prête toutefois pas à la réalisation de cette étape qu'il n'est pas urgent de concrétiser «aussi longtemps que l'entreprise joue pleinement son rôle d\u2019acheteur vigilant au nom de ses 450 sociétaires» D 18- 4 octobre 1980 er v Gr a\u201d Photo Jacque PAR RENÉE ROWAN «L'Association des détaillants en alimentation du Québec (A.D.A.) a largement contribué, au cours des années, à faire de ses 2000 membres de véritables professionnels en alimentation.L'épicier est maintenant un homme d\u2019affaires, un administrateur.L\u2019A.D.A.lui a fourni les outils nécessaires pour le devenir.» Le vice-président exécutif de l\u2019association, M.Jean Dubois, lui-même ancien épicier en gros, est convaincu et convaincant.Le rôle de l'A.D.A., dit-il, est double: d\u2019une part, l\u2019association agit comme défenseur des droits des détaillants face aux différents paliers de gouvernements et autres organismes; d'autre part, elle offre à ses cotisants des services.Dès ses débuts, l'A.D.A.a offert à ses membres des cours de formation professionnelle.Avec les années et pour répondre à des besoins nouveaux, il y a eu une nouvelle orientation.Au fur et à mesure que les détaillants se sont regroupés en coopératives ou rattachés à des grossistes, ces regroupements ont pris en charge certains types de services.Ce fut le cas, entre autres, des cours de comptabilité, de coupe de viande ou de présentation des fruits et légumes à l\u2019étalage de façon à ce que les magasins appartenant à UN regroupement ou l\u2019autre aient une même politique de gestion, reflètent une même image.«Les grossistes, note M.Dubois, ont compris que plus ils aidaient les détaillants, tant du point de vue technique que financier, plus ceux- ci devenaient compétitifs.Ce qui est à l\u2019avantage des uns et des autres.Nous nous sommes donc retirés peu à peu de ce champ d'activités.» Par contre, souligne M.Dubois, les épiciers, ayant pris conscience de leur importance dans le monde du commerce québécois, ont réclamé un droit de parole dans l'élaboration des lois et règlements.L'A.D.A.est devenue non seulement leur inter- locuteur face aux gouvernements, mais aussi leur chien de garde.L'association étudie à fond lois et règlements qui peuvent avoir une influence sur le domaine de l\u2019épicerie.Exemple: la Régie des permis d\u2019alcool du Québec, créée le 1er juin 1980, est chargée de faire des règlements sur les conditions d\u2019exploitation de permis relatifs à la vente d'alcool.L'A.D.A.a été invitée à faire connaître son point de vue et profitera de l\u2019occasion pour faire des représentations.Le secteur de l\u2019alimentation n\u2019est pas le seul à affecter les détaillants: il y a aussi celui de l\u2019agriculture (prix des produits, marge de profit de chaque niveau: producteur, distributeur et vendeur), du commerce (heures d'ouverture, heures de travail), des relations de travail (syndicalisation des employés, procédures de négociation), de l'économie (impôt, inflation), etc.L'association s\u2019est adjoint récemment les services d\u2019un avocat qui agit comme consultant quant à l\u2019interprétation de la loi.Au moment de négocier les conventions collectives, les détaillants membres peuvent aussi avoir recours à ses services à un taux préférentiel.L\u2019A.D.A.travaille également en collaboration avec d\u2019autres associa- Jean Raymond, directeur de l'expansion de I'A.D.A.tions: les chambres de commerce, Association des marchands détaillants du Canada, \"Association des épiciers en gros du Québec et celle du Canada.Elle établit aussi des contacts avec des organismes représentant des détaillants en alimentation ailleurs au Canada et aux Etats- Unis.Autrefois, note M.Dubois, le commerce de l\u2019épicerie était un peu une aventure.On se lançait en affaires sans trop savoir dans quoi on s\u2019embarquait ni où on allait.Bien souvent, l\u2019épicier n'avait même pas de système de comptabilité et ne connaissait pas ses coûts d\u2019opération.Aujourd\u2019hui, pour demeurer en affaires, il doit agir en professionnel et suivre de près la marche de son entreprise.L'A.D.A.est là pour l'appuyer, lui donner des services qu'il ne serait probablement pas en mesure de s'offrir autrement.Elle met à la disposition de l'épicier un système mensuel de comptabilité par ordinateur lui permettant de savoir constamment où il en est.L\u2019A.D.A.regroupe aussi un peu plus de 200 membres associés.Ce sont des manufacturiers, des entreprises ou des personnes qui, de près ou de loin, s'intéressent à l\u2019alimentation: fabricants de produits alimentaires, producteurs de bière, grossistes, etc.Les membres associés ont leur propre comité exécutif provincial dont le rôle est d'assurer une liaison entre les compagnies qui manufacturent et distribuent les produits alimentaires et les détaillants membres de l'A.D.A.«Le point de vue des membres détaillants et des membres associés conve-geant très souvent, il en résulte une représentativité qui n\u2019en est que plus forte», souligne M.Du- bois.Le 25e congrès de l\u2019A.D.A.innove en inscrivant à son programme deux ateliers à l'intention des membres associés.Incorporée le 24 septembre 1955, L'A.D.A.cerveau de 2000 détaillants 4 octobre 1980-19 l\u2019'A.D.A., précise M.Jean Raymond, directeur de l'expansion, est un syndicat professionnel à caractère provincial qui a des ramifications dans 10 régions: Nord-ouest québécois, Richelieu, Saguenay-Lac-Saint-Jean, Bas-Saint-Laurent, Bois-Francs, Es- trie, Laurentides, Mauricie, Montréal et Québec.Chacune de ces régions a son président et organise son propre congrès annuel.Ces dix présidents régionaux plus le comité exécutif provincial forment le conseil d\u2019administration de l'A.D.A.qui, à son tour, tient un congrès annuel à Montréal et a Québec, en alternance.Les congrès sont, pour les membres de l'association, une occasion de formation continue.Dans un atelier, on abordera la question des relations de travail; dans un autre, on parlera des systèmes électroniques qui ont déjà commencé à trouver leur place chez les détaillants (quel équipement choisir, les effets d\u2019'implantation d\u2019un tel système, sa rentabilité, le lecteur optique) Dans un troisième, on étudiera la façon de payer moins d'impôts ou comment se servir des lois régissant les impôts.Conférences, «cliniques» et colloques organisés par l\u2019A.D.A.sont autant de moyens pour les membres de parfaire leur formation professionnelle.Il y a aussi les bulletins de I'A.D.A.publiés actuellement huit fois l\u2019an.«Nous espérons, dit M.Raymond, en faire très bientôt une parution mensuelle et en étoffer le contenu en y ajoutant un article de fond.Chaque membre de l'A.D.A.reçoit systématiquement le Journal de l'alimentation au Québec».Parmi les autres services, mentionnons divers programmes d\u2019assurances générales et des plans d\u2019assurance groupe: assurance vie, assurance maladie, assurance feu et autres.«Nous sommes loin, conclut Jean Dubois, du petit épicier du coin.Nous visons a faire de nos membres des professionnels en alimentation.» ___ _ Ceshommes-là _ élaient des mordus de la solidarité PAR FRANÇOISE PITT Dans le milieu alimentaire qui est le sien, peu d'hommes peuvent se vanter de compter soixante-cdix-sept ans bien sonnés et d'y avoir, là-dessus, passé presque soixante-dix ans de leur vie! C'est bel et bien le cas de Léopold Pigeon, que tout le monde de l\u2019ati- mentation connaît.non seulement au Québec mais au Canada tout entier, parce qu\u2019il a imprégné ce monde de sa marque indélébile.Cet homme-là a été, avec quelques rares autres, notamment Sam Steinberg, un visionnaire en son temps.L'oeil pétillant et mobile, 'esprit guilleret et plein d'humour, un je ne sais quoi d\u2019arrière-jeunesse accroché bien solidement sur son visage, une mémoire sans faille, Léopold Pigeon séduit et déconcerte à la fois.Pour le 25e anniversaire de fondation de l'Association des détaillants en alimentation du Québec, Léo- pold Pigeon retrouve sans s\u2019y perdre tous ses souvenirs.Cela remonte à 1910.Comme bon nombre de commerçants du temps, le père de Léo- pold ouvre sa première épicerie dans une petite pièce du logis familial.On va chercher, à l'aube, les fruits et les légumes frais au marché Bonsecours.C\u2019est une époque héroïque pour ces petits épiciers qui doivent trouver de quoi subvenir aux besoins de leurs familles mais ne sont guère préparés aux aléas de ce métier.Les temps sont durs; à l'horizon se profile déjà le spectre de la Première Guerre mondiale.La guerre terminée, c'est la déroute pour de nombreux épiciers.« Pendant la guerre, tout se vendait, explique Léopold Pigeon.Mais après, c'était autre chose.Les gens ne voulaient plus des substituts de ceci et cela que nous avions achetés en grande quantité.Que de stock invendu' A mesure que les approvisionnements devenaient a nouveau disponibles, beaucoup d'épiciers ne voyaient pas le jour où ils pourraient rembourser ce qu\u2019ils devaient à leurs fournisseurs pour tous les produits qu'il leur était désormais impossible d'écouler ».Ont survécu à cette débâcle les plus dynamiques, les mieux préparés, ceux qui avaient la trempe des bâtisseurs.Léopold Pigeon, qui aida son père à rembourser ses dettes, restera dans le métier et y fera figure de véritable prophète.Le début des regroupements Dès 1903, il existait déjà une association nationale du nom d\u2019Association des marchands détaillants du Canada, qui regroupait pas moins de 5000 membres a travers le pays.Tous les corps de métiers y étaient représentés: quincaillerie, pharmacie, épicerie, etc.Léopold Pigeon débute son exceptionnelle carrière dans l'alimentation en devenant, en 1927, membre du Conseil de Montréal de la section des vivres de l'Association des marchands détaillants.Hl avait vu, en 1926, se former le premier groupement de détaillants, les Epi- ciers modernes.En 1927, c\u2019est la naissance du Groupe Victoria, et un peu plus tard ce sont les Marchands de l'ouest.Même si ces groupes ne connurent pas le succès escomplé, reste qu\u2019ils ont été les pionniers et ils réussirent, malgré tout, à inculquer aux indépendants cette certitude qu'il fatlait constituer de tels groupes pour progresser.Mais il faut attendre 1945 pour voir apparaître le premier groupement de grande valeur, le groupe Richelieu.Deux ans plus tard, Léopold Pigeon prend une part active à la fondation d\u2019un autre groupement d'importance, les Marchés d'aliments La Salle.En 1956, ce groupe élargit ses cadres et prend le nom de Métro-La Salle.C\u2019est d\u2019ailleurs Léo- pold Pigeon qui suggère le nom «Métro» parce qu\u2019à l'époque débutent les pourparlers pour la construction du métro de Montréal.Au moment où Léopold Pigeon prend la direction des Marchés d'aliments Métro-La Salle, fe chiffre d\u2019affaires de ce groupe était d'environ 2000000%.Son administration clairvoyante fit en sorte que, douze ans plus tard, forsqu'il quitte son poste, BN Hp Eas.BF pe] Fe p FE Léopold Pigeon, a 77 ans bien sonnés (qu\u2019il ne paraît nullement), peut se vanter d\u2019avoir passé 70 ans de sa vie dans le secteur de l'alimentation.Photos Claire Beaugrand-Champagne le chiffre d'affatres avait atteint 77 000 000$.On connaît la suite, soit la fondation, en 1970, de ce que l\u2019on appelle aujourd\u2019hui empire Provigo et la fusion, en 1976, de Métro et de Ri- chelheu.En 1980, des groupes et coopératives de détaillants comme Pro- vigo, Métro-Richelieu, Épicters Unis, IGA: Boniprix ont permis aux épiciers indépendants du Québec de s'accaparer 60% de la part du marché de l'alimentation au détail.En Ontario, les indépendants détiennent à peine 33% de cette part de marché.L\u2019A.D.A.entre en scène C'est en octobre 1955 que la section des vivres du Québec de l\u2019Association des marchands détaillants décide de voler de ses propres ailes sous le nom d\u2019Association des détaillants en alimentation du Québec.Ça se parlait déjà depuis longtemps: «Ce sont les détaillants en alimentation qui étaient les plus nombreux dans l'Association des marchands détaillants du Canada et qui taisaient vivre tout le monde en amenant tous les revenus.Nous n\u2019étions ni plus ni moins que la vache à lait de AMD, dira Fernand Lé- verllé, président de l'Association des fabricants de cidre du Québec, co- fondateur de l'Ordre des fournisseurs de la bonne table et directeur administratif des Expositions industrielles et commerciales du Canada.ete.20 - 4 octobre 1980) l\u2019Og0L OSNd SUR VOTRE PROCHAIN ACHAT DE MÉLANGE À | SOUPE POULET & NOUILLES OU | SOUPE À L'OIGNON .a M Le Marchand.Les Produits du Chet Syl Inc.vous remboursero | 25 cents plus 5 cents pour frais de manutention.à condition que vous ve Oyez rembrursé Ce Coupon à votre clent à l'achat de (1) boîte de | soupe où Foulet et Nouilles Ou Soupe à l'Oignon du Chef Syl.Toute autre apphéation constitue une fraude.Des factures prouvant l'achat | {au cours des 90 jours précédents} d'un stock suffisant pour couvnr tous les Coupons présentés pour remboursement.devront être pré- | sentées sur Jemande.Les Coupons ne seront pas remboursés et seront sons valeur s'ils sont présentés par l'entremise d'ogences de l'exté- | rieur.de courtiers ou de quiconque n'est pas un distributeur qu détail de nos marchandises, © Moins qu'ils n'aient été spécifiquement | aulonses par nous 4 présenter des coupons pour remboursement.Envoyez les coupons pour remboursement Ô.| HERBERT A.WATTS LIMITED, CP.2140.Toronto.Onlano.MSW 1H1 À inscrire en face du numéro 56 sur le bordereau de débit des coupons.DEUX CHEFS-D'OEUVRE DE SOUPES \u2026.La soupe à l'olgnon vous vaudra l'admiration de toute la famiile! Une soupe Poulet et Nouilles meilleure et contenant plus de nouilles que la plupart des soupes en enveloppe.Vous en avez pour votre argent! ÉCONOMIQUE! Pour 1 A Te Cn tt | af Le Comparez prix et quontité! Déjà, vous écono- ENVIRON ey w A; misez! Vous ne payez qu'une seule fois pour le 8 ENVELOPPES he 2 contenant! 10% UNE OFFRE QUE VOUS NE POUVEZ REFUSER Ne perdez pas de temps! Utilisez le coupon, Partez a l'aventure a rabais ci-haut et économisez! > vrez - ESSAYEZ-LES VOUS AUSSI ET VOUS VERREZ, et découvre ENVIRON DU CHEF SYL, C'EST LA SOUPE 7 ENVELOPPES QUI S'EN VIENT! ue À LUE PICERIE, PLUSIEURS S MILLI ces peTires adires) PETITES BOÎTES ETAIENT ALIGNEES DE SCUPE EURENT DISTRI BUÉES.DANS LES ÉPICERIES ET SUPERMARCHÉS.voici] L'HISTOIRE DE = ES 7 Lis PRODUITS DUCHEF syl.= À Of: D) PRÉSENTE DEUX sspgies NOUVEAU-NÈS EN EFFET CAR LIES SE by Fe #\u201c ; ° .CA RES ONE LES | ste À ANSE ET Sauter ; ces ° NANT = C'ÉTAIT CE QUi ATTIRA L'ATTENTIONDE .ELLES FIRENT ENCORE ET SAUTERENT GRACIEUSEMENT C'ÉTAIT BIEN SUR NOSDEUX NOLES PLUSIEURS CLIENTS IMPRESSIONNES PLUSIEURS PIROUETTES.| PANS LE PANIER D'UNE A ET SOUPE A L'OiGNON\": DEUX ET RAVIS PARCE SPECTACLE / _ i PRODUITS DUCHEFsyl ÉVIDEMMENT, / ELLE S'EMPRESSA DE SE APRÈS AVOIR DÉGUSTÉ a RENDRE CHEZ ELLE AVEC ÉOUTÉ LA FAMILLE TAIT EMERVEILLEE : SESADORABLES PETITES DU GOÛT, DE LA SAVEUR AUSSI BIEN a) VOUS AUSSI, L BOÎTES DÉ SOUPE R UES DE ASRS DE MAMAN, ACH VOUS EN Dre SEREZ RE p_RAVIS/ 7 du \u201ca.DENIS POULIN'GGY Militant de la première heure au sein de l'A.D.A., Fernand Léveillé y a consacré vingt ans de sa vie.Au moment de la fondation, il est lui- même épicier et devient directeur de la régionale de Montréal de l'A.D.A., alors qu\u2019Arthur Mayrand, de la famille des magasins Mayrand, accède au poste de premier président.Le secrétariat en place, on procède sans délai au recrutement à Montréal et en province.Dès 1957, on institue le concours de l\u2019Epicier de l'année qui couronne, depuis ce temps, les efforts des indépendants les plus progressifs.Au moment où les premiers groupements d'importance commencent à prendre de l'ampleur, l'A.D.A.engage des techniciens pour diffuser, à travers la province, des cours et colloques sur la bonne gestion des principaux rayons d'une épicerie, dans le but de sortir les épiciers québécois de leur individualisme malsain, de leur faire réaliser qu'ils avatent tous les mêmes problèmes, de les inciter à prendre de l'expansion et à devenir de véritables administrateurs.«Elle y a réussi, affirme Fernand Léveillé.Combien d'\u2019épiciers doivent leur réussite à ces Cours de l'A.D.A.!» Puis, quand les grands groupements se structurent, l'A.D.A.se retire peu a peu des services qu'elle avail innovés, puisque de tels services feront partie intégrante de leur programme.C\u2019est en 1965 que fernand Léveillé, qui était président de la régionale de Montréal depuis trois ans, devient un employé permanent de l'A.D.A.à titre de relationniste, puis d'administrateur général.H négocie à Ce moment les premières conventions collectives.Deux ans plus tard, il est nommé vice-président exécutif, poste qu'il occupera jusqu'en 1975.« Au départ, explique-t-il FAD A était Une Organisation vouée à la défense des droits et privilèges des épiciers.Elle est devenue, par la force des choses, un organisme de motivation.L'A.D.A.a réussi à sortir les - épiciers de leur individualisme et à les unir pour en faire la force qu'ils sont aujourd'hui.Grâce à l'A.D.A., l\u2019épicier indépendant du Québec est devenu un gars qu'on admire.Et on ne dira jamais assez le rôle obscur joué par les pionniers de ce mouvement.Ces hommes-là étaient des des mordus de la solidarité mordus qui ont donné de leur temps sans compter et sans rien obtenir en retour, autre que la satisfaction de dresser les jalons d'une association qu'ils considéraient comme une planche de salut pour les leurs ».De 600 membres à ses débuts, l\u2019A.D.À.en compte aujourd\u2019hui 2200 qui représentent 80% du chiffre d'affaires des indépendants au Québec.Les chefs de file Mais les épiciers indépendants du Québec n'ont pas encore écrit, a près Léopold Pigeon, la plus belle page de leur histoire.Pour cet homme qui a vu et continue de voi loin et grand, d'ici l'an 2000 rien ne peut arrêter la progression des épi ciers indépendants: «Vous en vou lez la preuve ?H n\u2019y a pas longtemps paraissait dans les journaux une nouvelle à l'effet qu'une coopera tive de détaillants, par l'interme diaire du mouvement Desjardins avait fait une offre de 80000000% pour acquénr les 83 supermarches Domimon du Québec.Méme cette transaction ne se fait pas, reste qu'elle est possible.La chose elt ete impensable il y a seulement quel ques années.» Même à 77 ans, il ne se passe pas une semaine sans que Léopold Pi geon visite deux ou trois supermar chés Steinberg pour se tenir à la fine pointe et se recycler: « H faut rendre à César ce qui appartient à César Steinberg a été l'innovateur en ép'- cerie moderne.Pour l'épicier indépendant progressiste, Steinberg aura été le cours universitaire qui lui a tout appris sans que ça lui coûte un sou.Aujourd'hui, par contre, il n'a rien à lui envier.Et le service personnalisé qu'il offre aux consommateurs constitue 15% de son atout contre les grandes chaînes.» RE ag AT, Ts Fernand Léveillé, aujourd'hui président de l'Association des fabricants de cidre du Québec, cofondateur de l'Ordre des fournisseurs de la bonne table, etc, à été un militant de la première heure au sein de l\u2019'A.D.A.22 - 4 actohre 1980 2p) ir en no de ation une duls, 2 200 d\u2019 af eC De nos jours, l'épicier indépendant, s\u2019il veut rester dans la course, doit se doubler d'un administrateur- banquier-financier.La venue des femmes sur le marché du travail.la réduction de la taille des familles, la vie trépidante ont contribué à changer du tout au tout l'image que l\u2019on se taisait d\u2019une épicerie.Les dépanneurs se multiplient au service des gens -pressés que nous sommes.De plus en plus d'épiciers intègrent une boulangerie et un rayon de charcuterie et ali- ments-minute à leur commerce.Les comptoirs de surgelés s\u2019agrandissent.Il faut répondre aux besoins du consommateur moderne qui est le maître absolu.Dans les années qui viennent, à en croire Léopold Pigeon, d\u2019autres épiciers en gros vont fusionner.Quand on sait que Provigu est né d\u2019une fusion de trois grandes entreprises de distribution alimentaire, Couvrette et Provost, Lamontagne et Denault, on ne peut qu'espérer encore plus pour nos indépendants.De telles fusions vont augmenter la compétence et l'efficacité et ne peuvent donc qu'être bénéfiques à l\u2019è- picier indépendant et, par ricochet, au consommateur québécois.© 4 octobre 1980 - 23 Nog eho CC cp LUERIL DANACA FABRICATION YSIICALE man, CLEMO WN) AL ai Photos Jacques Lavoie PAR PAUL ROY C'était en 1945.Antoine Turmel avait 27 ans.Il venait de passer les 11 dernières années à gravir des échelons chez un grossiste en alimentation de Sherbrooke et voilà qu'il se sentait prêt à voler de ses propres ailes.L'occasion lut en fut fournie par un fabricant de jouets qui lui demanda d\u2019investir 4 000$ dans son entreprise.Le jeune Turmel, qui avait réussi à économiser 3 000$ avec les années, somme considérable pour l\u2019époque, n'avait que 1000$ à emprunter.C'était tentant.Mais avant, il voulut consulter les états financiers de «sa» compagnie.On lui en montra qui étaient vieux de 18 mois.11 en demanda de plus récents.On lui expliqua que les derniers états financiers étaient retenus chez le vérificateur.et Antoine Turmel décida de s'embarquer quand même.En fait, il venait de se faire embarquer\u2026 La compagnie était en mauvaise posture et, au bout de quelque temps, voyant le bateau couler, le jeune associé se départit de ses actions pour 1 000$, juste assez pour rembourser la banque.« C'est la meilleure leçon que j'ai jamais reçue de ma vie, dit-il aujour- d\u2019hui, ça m\u2019a appris à ne jamais dire oui sans connaître les derniers chiffres.» La même année, en compagnie de deux associés, il devint distributeur en tabac et confiserie.«Nous faisions un chiffre d\u2019affaires de 190 000% à l\u2019époque, c'était très peu.Nous avons donc rajouté graduellement toutes les lignes d'épicerie, cé- Yves Hudon, lui, le lauréat de 1978, est issu du milieu de l\u2019alimentation.Son grand-père était le fondateur de Hudon et Orsali, des épiciers en gros.Mais ce n\u2019est qu\u2019à l\u2019âge de 22 ans, en 1947, que le grand garçon de six pieds cinq pouces se joint à l'entreprise familiale à titre d'assis- tant-gérant.Dix ans plus tard, Hudon et Orsali était vendue mais Yves Hudon choisit d'y demeurer.« J'étais resté dans l\u2019idée de racheter.» It ne racheta jamais, mais les deux ans et demi passés a travailler avec les nouveaux propriétaires lui fournirent une expérience appréciable.«Ces gens-là étaient plus versés dans le commerce au détail, j'ai appris avec eux.» Pendant la même période, Yves Huden avait fait l'acquisition d'une épicerie du quartier Côte-des-Nei- ges.« Ca n'a pas été une expérience profitable, mais ça m'a donné de l'expérience.» Et en 59, il décida de partir à son comple avec deux amis.Munis d'un capital de 60 000$ les trois associés se lancèrent dans la production de soupe déshydratée.Pas de quoi semer la panique chez le compétiteur Lipton, mais les soupes Loney\u2019s étaient nées.«Au début, on pouvait produire en une journée ce qu'on vendait en un mois; alors On a regardé ailleurs pour d\u2019autres débouchés.» Et ces débouchés avaient noms Grissol, Viau, Taillefer\u2026 La compagnie changea son nom de Calipso Foods and Beverages pour celui de les Aliments Grissot.En 1972, certains actionnaires im- dortants voulant se retirer, les Aliments Grissol devinrent une division de Imasco, firme qui détient 45% du commerce du tabac au Canada 1979 ge tx] Jean-Gu pb 3 + ; Fi vient d'avoir effectué des livraisons y Deaudelin L'an dernier, l'AD.A.choisissait Jean-Guy Deaudelin comme «personnalité de l\u2019année ».Paur ceux qui ont suivi le dossier, Jean-Guy Deau- delin, c\u2019est un peu beaucoup celui \u2018qui a amené le vin dans les épiceries du Québec, après une bataille épique de huit ans.Mais avant d'accomplir cet «exploit», le fils d\u2019Elphége Deaudelin, grossiste en beurre et oeufs, a dû franchir plusieurs étapes, S'H se sou- (Player's, Du Maurier, etc).Yves Hu- don devint pour sa part président des Aliments Imasco, qui devraient réaliser un chiffre d'affaires de 130 millions de dollars cette année.En attendant, il continue de penser à de nouvelles acquisitions, il pense au «fast food», aux moyens de le contrer, et \u2026 à ceux de s\u2019y associer.Les Aliments Imasco s\u2019intéressent aussi a la culture hydroponique, ces tomates, laitues, concombres qui poussent sans terre, nourris par un liquide réunissant toutes les propriétés nécessaires, sans danger de gel, sécheresse et autres calamités.« On en est encore au stade expérimental, explique Yves Hudon, mais j'en ai (juand même mangé tout l\u2019été.» à bicyclette pour son père vers la fin des années 30, c'est en 1947 que sa carrière a véritablement démarré.ff avait 22 ans et venait de joindre son père et ses deux frères au sein de l'entreprise familiale.« Les garçons, on n'était pas tout à fait satisfaits de vendre rien que du beurre et des neufs; ON a presque imposé à notre père l'entrée d'autres produits.» Si bien qu'au bout de quelque temps E.Deaudelin Inc.devenait grossiste en alimentation et faisait l'acquisition des immeubles de Ca- telli Habitant, angle Saint-Domini- que et Liège, dans le nord de Mant- réal.Puis, naquit la bannière l'£- quipe.En 66, lc père vend à ses fils qui investissent 1.2 million de dollars dans la construction d'un entrepôt de 200 U00 pieds carrés à Montréal- Nord.De 68 à 74, les frères Deaude- fin se montent un commerce de 35 LES PERSONNALITÉS DE L\u2019ANNÉE 1977 Antoine Turmel réales, conserves, nettoyeurs\u2026 «En 61, nous avons été la première compagnie canadienne-fran- çaise à devenir publique.Notre vo- fume était rendu a 9 millions de dollars à ce moment-là.» Mais Antoine Turmel ne s\u2019arrête pas là.En 69, il brassait des affaires de 45 millions de dollars quand il fusionna avec une compagnie mont- réalaise et une autre du Lac-Saint- Jean.« De cette façon, on devenait une entreprise provinciale.» De la fusion, naquit Provigo qui, | avec un chiffre d\u2019affaires prévu de | 2,3 milliards de dollars pour 1980, se | classe au troisième rang dans l\u2019ali- | mentation au Canada, aprés George | Weston et Dominion Stores, deux | entreprises torontoises.j En 1977, l'Association des détail- ; lants en alimentation décerna son | premier titre de «personnalité du : monde alimentaire» à Antoine Tur- mel.groupe, qui possède désormais 400 000 pieds carrés d'entrepôts à Mont- millions de dollars de chiffre d'affaires.En 74, ils vendent à Hudon et Or- sali, qui devient Hudon et Deaude- lin.Deux ans plus tard, Jean-Guy Deaudelin devient président du réal-Nord.Aujourd'hui, quand il en a le temps, Jean-Guy Deaudelin se rappelle l\u2019époque où ses frères et lui se promettaient une fête le jour où ils réaliseraient le chiffre d'affaires magique de 1 million de dollars par ante jour arriva mais la fête n'eut pas eu.On remit ça en visant cette fois le million par mois, puis le million par semaine.Aujourd\u2019hui, Hudon et Deaudelin réalise un chiffre d'affaires de 1,2 million de dollars par jour ouvrable \u2026 et la fête n\u2019a toujours pas eu lieu! [9 24 - Joctolne 1980 - Yves Hudon HUGUETTE ET DENIS COUSINEAU DE SAINT-LÉONARD LE} SUPERMARCHE! INTEGRE ! | | PAR MARIE LAURIER «Lancer une entreprise de cette ampleur n\u2019est pas chose facile et pourtant j'ai grandi dans l'alimentation!» Dans sa guérite qui surplombe le supermarché Provigo de Saint-Léo- nard qu'il dirige depuis près de trois ans, Denis Cousineau fait cette constatation.1! enveloppe d'un regard satisfait mais constamment aux aguets l'animation qui règne ce ma- tin-là dans son magasin : 4 000 pieds d'une surface qui regorge de 6 000 tous les habitués du magasin.C\u2019est articles d'épicerie et de menus arti- là qu\u2019il a appris les rudiments du cles.métier et décidé de s'intégrer à l\u2019en- Denis Cousineau est né il y a 39 ans à l'arrière d'une épicerie-restau- rant, à l'angle des rues Saint-André et Roy, en plein centre de Montréal.C'est dire qu\u2019il a connu dès sa tendre enfance, entre ses parents, jeanne et René Cousineau, l'atmosphère de la «petite épicerie du coin», lieu de rendez-vous et de confidences des résidants du quartier.À quatre ans, il aidait ses parents à monter les étalages et il connaissait évidemment 4 octobre 1980 - 25 ode cee yo San rer Se « At treprise familiale.Aujourd'hui, épicier indépendant affilié à la chaîne Provigo, Denis Cousineau avoue: «Les temps ont bien changé, on ne dirige plus une épicerie comme autrefois.Îl faut s\u2019adapter aux techniques modernes de l'informatique, de la planification et de la gestion.» Pour maîtriser ce qu'il appelle avec fierté « l\u2019art de l\u2019alimentation », il a suivi des cours aux Hautes Etudes commerciales mais c'est encore «sur le terrain» qu'il se sent le plus heureux.En deux ans et demi, cet homme Te \u201cf Photos Jacques Grenier gai et volontaire a plus que doublé son chiffre d'affaires: de 33 000$ à 68000$ par semaine en y consacrant, il va sans dire, tout son temps, son énergie et son talent.«il m'est arrivé de travailler cent heures par semaine», dit-il d\u2019un ton tout à fait naturel.Son ambition: atteindre 100 000$.IH y parviendra, si l\u2019on en juge par le dynamisme et l'enthousiasme qu\u2019il déploie mais ce n\u2019est pas lui faire injure que de souligner que ce sera aussi grâce à sa femme Hu- \u2014 Huguette et Denis Cousineau, en compagnie du gérant | de leur magasin, M.Antonio Biello, choisissent fruits et légumes au Marché central de Montréal.DEMANDEZ-LE DES DEUX FAÇONS MAIS NACCEPTEZ PAS AUTRE CHOSE.Coca-Cola et Coke sont des marques déposées qui identifient le produit de Coca-Cola Ltée seulement.guette, qui le seconde admirablement bien.Les Cousineau forment un tandem de première compétence dans l\u2019administration et la vitalité de ce marché d'alimentation situé dans le mail fermé de la Plaza Val-Marie à Saint-Léonard.Pendant que sa femme s'occupe de la comptabilité et du personnel, Denis déambule sur le parquet, n\u2019hésitant pas à remplacer au pied levé le boucher si nécessaire, puis- qu\u2019il maîtrise « l\u2019art » de la coupe des viandes appris dans la petite épicerie de son père et plus tard à l'Institut national des viandes.Deux fois par semaine, dès six heures du matin, il accompagne son gérant, Antonio Biello, au \u2018Marché central pour y choisir les fruits et légumes de toute première qualité qu\u2019il offrira a une clientèle moitié italienne, un quart québécoise et l\u2019autre haïtienne.« Nous avons réussi à Marier harmonieusement ces trois nationalités en faisant la promotion de leurs spécialités et de leurs goûts alimentaires.» Huguette parle couramment italien et cela constitue un grand avantage dans ce milieu.L'Association des détaillants en alimentation (A.D.A.) occupe une place prépondérante dans la vie des Cousineau.A titre de vice-président de la section régionale de Montréal (600 épiciers) Denis participe activement aux réunions de l'organisme et épouse les causes qu'il défend pour mieux rationaliser ce métier.«L\u2019A.D.A.nous apporte l'appui indispensable dont nous avons besoin, commente Denis Cousineau.C\u2019est une force pour tous les épiciers * désireux d'améliorer et de faire pro- gresser le secteur de l'alimentation.» L'apport des femmes Les problèmes inhérents à un supermarché de taille moyenne comme le Provigo de Saint-Léonard sont étudiés au mérite à l\u2019A.D.A., depuis la cueillette des ristournes sur les coupons-primes auprès des compagnies distributrices jusqu\u2019à l\u2019uniformisation du format des contenants des boissons gazeuses.On parle de plus en plus de la « bouteille universelle» qui faciliterait la manutention et le recyclage tout en faisant gagner temps et argent.« L'employé qui manipule ces bouteilles fait un travail fort ingrat et peu gratifiant», commente Hu- guette qui pense au « bonheur » que l\u2019on éprouve en accomplissant ce que l\u2019on aime plutôt que ce qui nous ennuie.En plus de discuter des grandeurs et des misères du métier, l\u2019A.D.A.offre également aux épiciers des services d'appoint et de soutien pour une meilleure administration de leur entreprise.Pour sa part, Huguette Cousineau considère l'AD.A.comme une sorte de forum «ou toutes les idées se brassent, tous les problémes 26 - 4 octobre 1980 rable- \\ tan- > dans de ce ans le a arie a ccupe nnel, rquet, | pied puis- ye des icerie istitut is par tin, il tonio our y toute à une quart enne.1rmo- és en écia- ires.» talien ntage s en une e des ident itréal ctive- me et pour Ppui De eau.iciers pro- on.» un benne nard , de- 5 sur om- uni- nte- On pou- it la ten ent.out et Hu- que ce qui burs of- rvi- une pu u- me les 980 se discutent pour aboutir a des solutions intelligentes».Lecteur assidu des publications £ l'Alimentation et l'Epicier, le couple # Cousineau reflète bien les préoccu- A pations premières des détaillants en - alimentation qui ont le souci de réussir dans un climat de confiance, ¥ compréhension mutuelle.« Autrefois, étre femme d\u2019épicier, c'était être condamnée à la solitude :en raison des horaires de travail fort f lourds du mari.Aujourd\u2019hui, grâce à si A.D.A.qui encourage la participa- a tion des femmes à ses différentes activités, nous pouvons mieux perce- \u2018voir les problèmes de nos maris et # même donner notre avis.Aux réu- À nions mondaines de l'A.D.A,, le cloi- À sonnement des sexes, les hommes 4 d'un côté les femmes de l\u2019autre, n'existe à peu près pas.Nous discu- i tons de tous les sujets d\u2019actualité et | ces échanges sont très stimulants.» ê \u201c Les relations ' de travail , Les relations humaines et d'affai- - res avec les employés sont aussi un facteur non négligeable dans la ges- ; tion d'un marché d'alimentation.Les Cousineau ont voulu faire de leur Provigo un lieu où la bonne hu- + meur et l\u2019'émulation sont de rigueur.Dans cette perspective, ils ont recréé l'atmosphère familiale qui régnait à 5 la petite épicerie des rues Saint-An- 3 dré et Roy.«ici, tout le monde m'appelle par remarque Denis, et: mon prénom, plusieurs anciens employés de mon Léonard.» Ce personnel est composé de 27 employés dont onze à temps régu- fier, «Si on veut réussir, commente Denis, il faut avoir le moins d'employés possible, quitte à recourir à la les jours et les heures de pointe.motivation et une stimulation de bon aloi au travail bien fait.» Les conditions de travail de ces employés non syndiqués s\u2019inspirent des conventions collectives en vigueur dans les grandes chaînes et, selon Huguette Cousineau, «elles sont encore meilleures ».Le Provigo de Saint-Léonard dessert quelque 4 300 clients d'un milieu favorisé: le revenu familia! se chiffre par 27000$.La concurrence des magasins des grandes chaînes y est omniprésente, aussi les Cousineau doivent-ils déployer beaucoup d'initiative pour conquérir la clientèle et surtout la garder.« Mais une fois que l\u2019on vient ici une fois, affirme Denis Cousineau avec une belle assurance, on y revient toujours.L'harmonie familiale règne dans mor: magasin et cela plaît aux gens.» [2 4 octobre 1980 - 27 père m'ont suivi.Mais je me suis fait - un devoir d\u2019embaucher un person- ; nel familier avec le quartier de Saint- | main-d'oeuvre à temps partiel pour | Cette méthode fait l'affaire de tout ; le monde et suscite à Mon avis une L'ÉQUIPE \u2014 GAGNANTE.Oo\" Provigo est toujours le champion de l'alimentation en 1980.Et même plus que jamais car Provigo a toujours eu pour politique de s'adapter aux nouvelles habitudes de vie des consommateurs.Et c'est d\u2019ailleurs ce qui fait sa force.Voilà pourquoi, Provigo a restructuré son organisation en fonction des années 80.Trois bannières majeures du Québec, Provigain, Jato et Aubaines Alimentaires, se sont regroupées pour former la chaîne d'alimentation la plus dynamique qui soit à l\u2019heure actuelle: la chaine Provigo.La chaine de supermarchés Provigo, c'est à coup sûr une formule gagnante.Aussi, des centaines d\u2019épiciers indépendants se sont joints à la chaîne Provipop pour former un réseau de marchés où tout est super: JOVI, un nom qu'on n'oubliera pas de sitôt.Et il ne faut pas oublier, Provibec et Provi-Soir qui ont le vent dans les voiles depuis leur création et qui continueront de s'affirmer durant la décennie qui vient.Le groupe Provigo, c'est des chaînes d'alimentation pour tous les goûts: la chaîne de dépanneurs Provi-Soir, la chaîne de mini-marchés Jovi, la chaîne de marchés Provibec et la chaîne de supermarchés Provigo.Alors, si vous êtes gagnants de nature, associez-vous à une équipe gagnante; associez-vous au groupe Provigo.Jprovigo ° & 3 ~~ lA see DES ENTREPRISES COOPERATIVES AU SERVICE DES CONSOMMATEURS ETES-VOUS _A toutes les semaines, quelque 140 000 familles-membres font leur marché dans des magasins possédés et administrés par des PARMI CES coopératives de consommateurs.Au Québec, on compte plus de 200 de ces unités de détail arborant des bannières telles que CHANCEUX?coop, COOPRIX, CLUB COOPERATIF ET DEPANNEUR COOP.Les consommateurs y achètent pour environ 300 millions $ par année de produits de qualité, à prix compétitifs, dans des locaux accueillants et où le service est courtois et personnalisé.CA SE FAIT C'est différent des entreprises conventionnelles de distribution d\u2019abord parce qu\u2019il s'agit de COOPERATIVES appartenant aux AVEC DU consommateurs-membres.Elles font la promotion des valeurs du coopératisme, c\u2019est-à-dire l'ouverture à tous, le partage, le contrôle MONDE démocratique et l'éducation des coopérateurs en vue du mieux-être socio-économique du chacun.ET C\u2019EST C\u2019est différent aussi en raison de l'importance que les coopératives \u2018! i ' accordent à l\u2019INFORMATION AUX CONSOMMATEURS.Qu'il suffise DIFFERENT! de mentionner que le réseau des COOP et COOPRIX bénéficie des services de diététistes professionnelles, d\u2019une douzaine d'agents d\u2019information spécialisés; que des programmes d\u2019information hebdomadaires et mensuels (recettes, menus équilibrés, guides pour connaître les aliments sains, analyses de produits, etc.) sont offerts gratuitement aux consommateurs.es % +: a 9 ] \u2014 | DIT ON od ml 1159 À CR CUT 4 FÉLICITATIONS ET LONGUE VIE _ A L'ASSOCIATION DES DETAILLANTS EN ALIMENTATION FEDERATION DES MAGASINS COOP | PAR BRUNO DOSTIE « L'indépendant, sil continue à i être aussi alerte, à se regrouper avec i d'autres, peut encore augmenter sa i part du marché», ce qui, comme le | reconnaît bien M.Jean Dubois, vice- i président de l'A.D.A,, lui fait courir le risque de répéter l'erreur des chaînes qui ont substitué un qestion- naire assis dans son bureau au pro- prictaire qui connait chaque client par son nom.«À ce moment-là, : ajoute-t-il, il lui faut les mêmes ar- ; mes que les grandes chaînes.» En fait, le détaillant en alimentation du Québec moderne, que l'on | continue toujours à appeler épicier même s'il n\u2019a plus rien à voir avec le «placeux de cannes» traditionnel, i est un véritable paradoxe.Il réussit à perpétuer la tradition de «l'épicier : du coin», qui prend les commandes au téléphone, reconnaît ses clients i dans les rues d\u2019un quartier qu'il ha- : bite toujours, et siège à la fabrique ; de sa paroisse, tout en adhérant à ; l'un de ces groupements volontaires ; qui ont adopté les stratégies des i Chaînes avec un tel succès que le : Québec lui-même est devenu un : paradoxe à son tour dans l'économie i nord-américaine! C\u2019est la seule pro- ; vince où les indépendants dament le pion aux géants corporatifs.: La part du lion , D'ailleurs, M.Dubois va même : jusqu\u2019à dire: « Les chaînes se sentent menacées par les indépendants »! II ; exagère sans doute un peu.L'an der- | nier, les indépendants ont réalisé au : Québec des ventes d\u2019un peu plus de ; trois milliards 127 millions de dollars : contre deux milliards 194 millions ; pour les supermarchés et les dépan- | neurs qui sont propriétés de chaînes, ; soit 58,8% contre 41,2% du marché.; En Ontario, le rapport est inversé : avec 73,8% aux chaînes et 26,2% seu- : lement aux indépendants.Dans : l'ensemble du Canada enfin, bien ; que moins dramatiquement, la bai lance est, la encore, favorable aux i chaines avec 60,4% des ventes con- itre 396% aux indépendants (ces i chiffres ont été compilés après le | troisième trimestre de 1979 par les i services de recherche de Maclean- i Hunter a partir des données de leurs i propres enquêtes et de celles du i gouvernement fédéral).\u2014\u2014 4 octobre 1980 - 29 La familiarité de l'épicier du coin et efficacité | de la grande chaîne 3 cer - nou 50m \u2018 & ! RSS 5, CB Fig By! ; .: ! A 4 raxme à ; + SAMEDL AW { > conan TH + ; ; JUILLET -7 48 vi 3 F a sl ; i f sit: | | Hi .eld ; ; yr] bf | w EH | ! § i i te Photo jacques Lavo (Nas N ln ltlre L'industrie agro-alimentaire doit commencer par salimenter elle-même avant de songer à approvisionner % les consommateurs.\\ Les Minoteries Ogilvie Ltée pourvoient à ces deux SEX, besoins en assurant le lien entre le secteur agricole et celui de la consommation grâce \\ à leurs sociétés d'exploitation - engagées dans la mouture du blé, la transformation du lait, l'extraction de l'amidon et du gluten de blé.la commercialisatton d'aliments pour le bétail et la culture des champignons.Ogilvie et son personnel de plus de 1500 employés sont particulièrement fiers du rôle important Pe \u2014 qu'ils jouent depuis près Ç de 200 ans dans la transformation des matières premières obtenues de nos agriculteurs afin d'alimenter l'ensemble des consommateurs.LES MINOTERIES OGILVIE LTÉE 1, PI ACE VILLE-MARIE.BUREAU 2100 MONTRÉAL (QUÉBEC) H3B 2X2 r\u2014 La familiarité de l'épicier du coin et Pefficacité de la grande chaîne Mais c\u2019est négliger le fait que l\u2019avance des indépendants a malgré tout été réduite depuis dix ans, puis- qu'ils détenaient encore 65,4% du marché en 1969, et que la situation paraît aujourd\u2019hui se stabiliser.C\u2019est négliger également le fait que cette perfo-mance exceptionnelle des indépendants est surtout due à ceux d'entre eux qui se sont affiliés aux groupements volontaires dont les plus importants au Québec sont Provigo, Métro-Richelieu, Hudon et Daudelin (IGA-Boniprix), et les Epi- ciers Unis Inc.(Casino, Gem, Ami, etc.).En effet, avec 3 996 coomer- ces, les regroupements volontaires réalisent 41,3% des ventes alors que les véritables indépendants, ceux qui résistent seuls à la concurrence, ne réalisent que 17,5% des ventes avec un nombre pourtant double de magasins (6 376).Une réaction en chaîne Et si M.Dubois admet que ces francs-tireurs sont voués à la disparition («on s\u2019en va, dit-il, vers l\u2019élimination des petits commerces laids, malpropres, sans service, et l\u2019apparition de véritables salons de l\u2019alimentation »), il minimise la transformation structurelle fondamentale qui a accompagné la marche vers le succès des indépendants qui se sont regroupés massivement depuis le milieu des années soixante, au MOment même où l\u2019A.D.A.naissait justement comme un effort de redressement, parmi d\u2019autres, face à l\u2019invasion aâparemment irréversible que les chaînes menaient au Québec depuis la fin de !a guerre.Cette transformation comporte deux volets.D'une part, on observe une polarisation à l\u2019échelle du continent entre les grandes surfaces et les dépanneurs, qui entraîne la disparition des «moyens».D'autre part, abstraction faite des titres de propriété qui distinguent toujours la chaîne du regroupement volontaire (dans la première, les établissements sont propriété de la chaîne; dans le second, ce sont les propriétaires de chaque commerce qui se mettent sous franchise avec un grossiste ou se forment en coopérative), il faut bien admettre que les groupes se comportent de plus en plus comme des chaînes.Ils centralisent les opérations, s'immiscent dans un nombre croissant de domaines, multiplient leurs services, resserrent la discipline de groupe, au point que l'autonomie de l\u2019épicier affilié diminue sans cesse.«L\u2019indépendant conserve une marge de manoeuvre interne, explique M.Gérard Bélair (actuellement professeur d'économie au cégep Bois-de-Boulogne, mais naguère grossiste en alimentation et fort actif dans la naissance des groupes, en particulier Trans-Kébec qui est devenu Servi, depuis sa fondation en 1957) mais face au public, il a les mains liées parce que le consommateur recherche l'image de la chaîne qui est une garantie de qualité uniforme.» Ce qui revient à dire que moi-même, par exemple, j'irais plutôt faire mon marché chez Métro (son groupe) que chez M.Lapointe, mon sympathique épicier! Jean Dubois, vice-président de l\u2019A.D.A.Cetle lente transformation des groupes volontaires en chaînes de facto paraît d'ailleurs répondre à des déterminismes tellement profonds qu'on voit en plus aujourd\u2019hui les groupes les plus puissants constituer d'authentiques chaînes parallèles (Provigo, Métro-Richelieu et Hu- don et Deaudelin s\u2019y sont déjà employés) pendant que les mini-chai- nes fourmillent dans toutes les régions de la province.Et les économistes de la chaire de marketing de l'alimentation de l\u2019université de Sherbrooke (à qui le Gouvernement du Quêbec commandait une étude sur le commerce et la distribution alimentaire en 1977) prévoient que ces chaînes autochtones s\u2018'empareront d\u2019environ 20% de la part du marché des grandes chaînes au Québec d'ici 1986, 30 - 4 octobre 1980 Photo Jacques Grenier vaseline. la- Photo Jacques Grenier Et ces «indépendants», qui le sont de moins en moins, devront compter avec une nouvelle transformation que les mêmes experts nous annoncent pour les années 80 en affirmant que les chaînes seront en meilleure posture pour y faire face.Il s'agit, pour l'essentiel, d\u2019un changement socio-démographique comportant trois éléments interdépendants: ralentissement de la croissance démographique, vieillissement général et nombre de personnes dans chaque ménage, d'une part; l'entrée massive des femmes sur le marché du travail, d'autre part; et enfin, la restauration qui accapare une part de plus en plus importante du marché de l'alimentation (déjà en 1979, au Québec, les restaurants, hôtels et institutions ont raflé quelque deux milliards de dollars de ce marché).M.Dubois n\u2019en demeure pas moins optimiste.Pour lui, d'abord, l'originalité du commerce québécois dans le marché nord-américain de l'alimentation s'explique aussi par l'originalité des Québécois.«Le francophone aime manger, aime le vin, les nouveaux produits.Il est moins conservateur que l'anglophone.Et l'indépendant réagit immédiatement à ces nouveaux besoins parce qu\u2019il les éprouve lui- même.|! fait partie du même milieu que sa clientèle, vit la même vie, fait les mêmes voyages, découvre en même temps les nouvelles recettes ou les fruits exotiques.Et comme il a conservé le service personnalisé, votre boucher a pu vous préparer cor- écctement votre viande dès que vous avez découvert la fondue chinoise.» Et les statistiques semblent étayer celte perception puisque la dépense per capita pour la nourriture est plus élevée au Québec 844.86$ contre 792.95% en Ontario et 768.20$ au pays).qu'elle y augmente plus vite (de 12,5% l\u2019an dernier contre 8,6 en Ontario et 11 au pays), qu\u2019elle y représente une part plus grande du revenu (12,9% contre 10,2 et 10,6 respectivement pour l'Ontario et l\u2019ensemble du pays), même si le revenu per capita, lui, y est moindre qu'ailleurs (6 563% au Québec, 7 927% en Ontario et 7 225% pour I'ensemble).Les regroupements volontaires et I'A.D.A.apportent de toute façon une aide précieuse à l\u2019indépendant.Si les groupes ont été fondés à l\u2019origine, surtout pour obtenir de meilleurs prix des manufacturiers, ils mettent aujourd\u2019hui à la disposition de leurs membres l'informatique, les études de marché, la publicité dans les grands médias, des renseignements sur les concurrents (« Si Stein- berg change un prix, affirme M.Du- bois, tout le monde le sait le lendemain»), et même des cours sur toutes les pratiques du commerce, de la gestion à la coupe française des viandes.Quant à l'A.D.A., dont le rôle initial est maintenant rempli par les groupes, elle développe de nouveaux services.+octobre 1980 - 31 diminution du Mais ne serait-ce pas également dû au fait que l'alimentation représente aujourd\u2019hui le secteur le plus important du commerce de détail dans la province (83 milliards de dollars sur 19,6 milliards en 1979), que la réussite de Provigo est partout donnée en exemple, ou que le secteur offre quelques-unes des grandes réalisations du mouvement coopératif ?Et comme s\u2019il était vrai en tout cas que l'on ne prête qu'aux riches, le crédit afflue (M.Dubois souligne l'apport des Caisses d\u2019entraide en particulier) pendant que des administrateurs venus, qui de la construction, qui des assurances, passent à l'alimentation, mis en appétit par la rentabilité.Une véritable carrière Aujourd\u2019hui, les commerces sont grands et le personnel mieux qualifié, de plus en plus souvent syndiqué (environ la moitié en milieu urbain, un peu moins ailleurs), augmente en nombre.Ce qui explique que dans cette branche traditionnellement familiale, héritière du marchand général des campagnes et du boutiquier du coin des rues de la ville, le père devient homme d'\u2019affaires, adopte un horaire de travail nor- mal, visite le golf l\u2019été et ta Floride ; l'hiver.Les enfants sont donc alléchés à leur tour par une vocation qu'ils n\u2019ont plus raison de prendre en horreur et s\u2019y préparent mieux en fréquentant l\u2019université.l\u2019âge baisse, le style change.M.Dubois le : vérifie d'année en année dans les congrès de l\u2019A.D.A.Il était donc normal que les femmes s\u2019y mettent à leur tour.Elles qui ces commerces familiaux (pour reprendre l'expression familière qu\u2018employait M.Dubois pour mieux marquer le contéaste) tout en servant en même temps de main- d'oeuvre bon marché, commencent donc à s'affirmer.Certaines, qui sont encore l'exception, sont devenues femmes d\u2019affaires à part entière, mais la plupart des autres ajustent progressivement leur mentalité.ont longtemps été «les bolles» de \u2018 Les congrès de l\u2019A.D.A.le réflètent .bien en offrant maintenant aux dames (à celles qui accompagnent leurs maris, bien sûr) des ateliers sur la publicité sexiste, les lois du divorce ou la psychologie des couples au lieu des défilés de modes et des «bingos» qui leur étaient encore réservés il n'y a pas si longtemps.On pourra sourire.Ce serait oublier que cette démarche prudente se modèle encore une fois sur celle de la majorité silencieuse et que, pour réussir, la transformation radicale de cette industrie fondée sur le ventre du Québec doit passer encore une fois par l\u2019enracinement de l\u2019épicier dans son propre milieu où les relations entre l'homme et la femme, justement, commencent par se redéfinir patiemment autour de la table de cuisine.9 ww = +2 fn gz= a Sel, Mave, ) .Proposer a nos clients les meilleurs prix possible, eur offrir les meilleures coupeset la meilleure qualité de viande qui soient.Les combler des petites attentions bien personnelles que l'on ne retrouve nulle part ailleurs LE ECU A CUE voila qui fait sans doute des épiciers Richelieu les épiciers lés LE pu qu'e \u2018or puisse trouver! Fy CEM: OL soin Renal SIR Ferri fi vrais besoins, c'est un peu pour nous une vocation! \\ RICHELIE | LE DÉFI DES ANNÉES 80 Bien servir un consommateur de plus en plus averti PAR GÉRARD VIRTHE C\u2019est devenu un lieu commun de prétendre que les habitudes alimentaires de la population changent au Québec.Les détaillants en alimentation qui voient leurs ventes de certains produits traditionnels baisser alors que d\u2019autres nouveaux produits s\u2019implantent seront les premiers à le dire.Sur ce point, la décennie 70 a probablement été déterminante dans l\u2019évolution des habitudes de consommation alimentaire.C\u2019est pendant ces années qu\u2019on a commencé à parler sérieusement de consumérisme, de nutrition, d'inflation, etc.Les nouvelles tendances sont au- jourd\u2019hui relativement claires.On remarque depuis plusieurs années des modifications très profondes de la cellule familiale qui ont un impact extrêmement fort sur les habitudes de consommation.On sait que la famille québécoise est de plus en plus petite, que le nombre d\u2018enfants par famille diminue régulièrement et que de plus en plus la femme travaille à l'extérieur du foyer.On observe par conséquent l\u2019émergence d'unités familiales où le revenu est relativement bon et le nombre de personnes pour profiter de ce revenu relativement faible.Ceci constitue une démarcation très nette par rapport à la situation qu\u2019on pouvait observer il y a quinze ou vingt ans, où un pourcentage beaucoup plus élevé de femmes demeuraient au foyer pour élever un nombre d'enfants plus élevé.Au- jourd'hui, en 1980, près de la moitié des femmes travaillent à l'extérieur du foyer et ce pourcentage est en fait même plus élevé dans les couches plus jeunes de la population.Dans la mesure où la femme demeure déterminante dans le processus de la consommation alimentaire, il est sûr que tout changement qu'on va observer dans son style de vie se traduira par des changements Photo Claire Beaugrand-Champagne THN dans les habitudes de consommation de la famille.C\u2019est pourquoi on peut aujour- d'hui assez clairement déterminer des tendances fondamentales qui continueront de se manifester dans les années à venir.Parmi ces tendan - ces, il faut noter trois éléments importants.La recherche de la facilité est, et continuera d'être, un des besoins fondamentaux de la femme d\u2019au- jourd\u2019hui en matiére de consommation alimentaire.Ceci veut dire que, méme en période d\u2019inflation, le couple d'aujourd\u2019hui continuera de rechercher des produits alimentaires qui peuvent se préparer facilement et rapidement.En d'autres termes, devant le peu de temps dont disposent la plupart des femmes qui travaillent, celles-ci n'hésiteront pas à dépenser davantage pour des produits plus préparés qui leur feront gagner du temps.Et il ne faut pas croire que sous prétexte que l'infla- 32 - 4 octobre 1980 re rier eh Vr sl Hae De -_-\u2014_r1 OU MAO ~~ mn OD _\u2014 a 0) === ™ -\u2014 AAO ON DD ISO OY \u2014 pr \u2014 ™ % compagne également 4 quentation accrue des restaurants tion est importante, cette tendance disparaîtra.Cette recherche de la facilité s\u2019'ac- d\u2019une fré- 4 de toutes sortes, depuis les «fast- food» jusqu'aux meilleurs restau- 3 rants.Là encore, il est fort probable que la croissance que l\u2019on a pu observer dans le secteur des restaurants se maintiendra à moyen et à long termes.La restauration en effet, , permet a la consommatrice d\u2019alléger \u2018ses tâches ménagères et procure à souvent, à un coût encore raisonnable, un élément de divertissement important.Toutes les enquêtes ont démontré depuis longtemps que ce sont dans les familles où la femme travaille que la fréquentation des restaurants est le plus élevée.Une certaine recherche dans l\u2019art de bien manger commence également à apparaître, ce qui ne contredit qu\u2019en apparence la recherche de la facilité, En même temps que la consommatrice d\u2019aujourd\u2019hui recherche de plus en plus de produits alimentaires qui lui facilitent la vie, on peut constater une augmentation parallèle de l\u2019intérêt qu\u2019elle manifeste pour une cuisine de meilleure qualité.Il se peut que les deux tendances se développent en parallèle et que la même consommatrice opte tantôt pour la facilité, tantôt pour la fine cuisine, selon le moment.C\u2019est ainsi qu\u2019on voit se développer les ventes d\u2019ustensiles de cuisine de toutes sortes pour la confection de plats recherchés.En d'autres termes, le Québécois mange de mieux en mieux, méme si, dans la plupart des cas, il va se contenter de plats simples et pratiques qui correspondent à un style de vie moderne.La prise de conscience de ce qu\u2019est une bonne nutrition est le troisième élément fondamental dans l\u2019évolution des habitudes de consommation.La recherche d\u2019un meilleur équilibre alimentaire, alliée a un niveau de connaissance plus élevé dans ce domaine, contribue depuis déja plusieurs années a hausser les ventes de certains produits.C\u2019est ainsi qu\u2019on a pu observer, depuis quelque temps, une hausse vertigineuse des ventes de fruits et légumes frais.Là encore, il semble bien qu'il s'agisse d\u2019une tendance à long terme dans les habitudes de consommation.En conséquence, les détaillants en alimentation sont souvent pris entre le marteau et l\u2019enclume et doivent se réorienter.Le temps n\u2019est plus où 4 octobre 1980 - 33 les supermarchés se ressemblaient tous et étaient des copies conformes les uns des autres, qui vendaient tous essentiellement les mêmes marchandises de base.De plus en plus, les consommateurs se scindent en groupes très bien identifiés et dont les besoins changent.Il est alors important, pour le détaillant, de pouvoir prévoir avec le plus de certitude possible ces modifications dans les habitudes alimentaires, pour tenter de les satisfaire.Coincés entre les restaurants et les baraques à fruits et légumes sur le bord des routes, les détaillants en alimentation, depuis quelque temps déjà, doivent faire des choix fondamentaux.C\u2019est ainsi que la plupart d\u2019entre eux ont commencé à mettre davantage l\u2019accent sur les produits frais, par exemple, et certains même ont commencé à offrir des services de restauration simple.La recherche de la tacilité s\u2019est également traduite par une augmentation du nombre de dépanneurs et c\u2019est également une tendance que beaucoup d\u2019organisations de commerce de détail alirmen- taire vont poursuivre.On trouvera donc dans les années à venir une grande variété de magasins qui vont tous tenter de répondre, à des degrés divers, à ces changements dans les habitudes d'achat et de consommation alimentaire, depuis le dépanneur jusqu\u2019au supermagasin de 50 000 pi.\u2019 et plus, en passant par les magasins-entrepôts, les supermarchés et superettes traditionnels.On observera la coexistence relativement pacifique de types de magasins très différents les uns des autres.Autant les magasins-entrepôts, très dépouillés, serviront les besoins .fondamentaux d\u2019une partie de la population durement touchée par l\u2019inflation, autant des supermagasins continueront d'apparaître, qui seront de véritables palais de la cuisine et de la gastronomie.Le détaillant en alimentation va tenter, dans les années à venir de rapatrier dans le magasin une partie des ventes qui fuient vers les restaurants.C\u2019est pourquoi il essayera, dans la mesure du possible, de réintroduire dans le supermarché les éléments qui vont permettre à un consommateur d\u2019acquérir au même endroit tous les produits dont il a besoin, depuis les produits pour confectionner une cuisine plus élaborée jusqu'aux produits tous préparés, pour remplacer le restaurant.C\u2019est à ce genre de défi que le détaillant en alimentation doit faire face dans les années 80.03 = b idees: .quoi de mieux que de porter un toast! Vous pourrez ainsi découvrir toutes les finesses de ce nouveau vin de qualité.L'Entre-Côte plaira tout particulièrement aux amateurs de vin rouge sec.surtout s'il est servi avec de bons plats de viande.Hatez-vous de découvrir L'Entre-Côte.Il est en vente chez votre épicier licencié.Pour célébrer l\u2019arrivée du nouveau vin LR AUS 12 médailles pour couronner l\u2019exc PAR BRUNO DOSTIE 420 détaillants en alimentation de toutes tailles, soit 20% des membres de l\u2019A.D.A., sont en lice cette année pour le 23e concours de l\u2019épicier de l\u2019année dont les résultats (des médaillés d'or, d'argent et de bronze dans quatre catégories) sont dévoilés chaque automne lors du banquet de clôture du congrès de leur association.Ils étaient 363 l'an dernier; 239 en 1978, avant que l\u2019on ouvre une catégorie spéciale pour les dépanneurs.Unique au Canada, et même en Amérique du Nord à ce que prétend du moins M.Raymond Boutin qui en est responsable à titre de président de la section des membres associés de l'A.D.A., Ce concours voit donc le nombre de ses concurrents augmenter chaque saison, ses règlements s\u2019ajuster constamment à l\u2019évolution des commerces, et ses méthodes d'évaluation se raffiner sans cesse.Alors que l\u2019on prévoit déjà changer le nom même du concours l'an prochain, parce que le mot «épicier» paraît maintenant dépassé par la réalité, c'est cette année que le concours a subi la transformation la plus importante avec la mise au point d'une méthode scientifique d\u2019évaluation et le traitement des données par ordinateur.S\u2019appuyant désormais sur des bases plus rigoureuses et plus impartiales, le concours se trouve ainsi a rassembler par surcroit une foule de données qui devraient permettre aux membres de l\u2019A.D.A.de juger leur performance et de corriger leurs points faibles à l\u2019aide d\u2019une évaluation minutieuse des moindres dé- «Pour une plus grande force» M.André Coulombe, président de l\u2019A.D.A.Gr REA na eo x mm Loir ; M.Raymond Boutin, président du jury et de la section des membres associés de l\u2019A.D.A., s'occupe du concours depuis cing ans.tails qui peuvent affecter la clientèle sans transparaître automatiquement dans la comptabilité.Le concours de l\u2019épicier de l\u2019année a en effef été conçu dès le départ comme un instrument de relance pour les indépendants menacés par les chaînes, et a contribué grandement à leur faire prendre conscience que la partie se gagnerait avec des chiffres, des ordinateurs et des techniques de gestion d\u2019avant- garde.Voila donc pourquoi A.D A.confiait l\u2019an dernier à une firme spécialisée (Cogem) le soin de repenser tout le concours et investissait quelque 30000 dollars dans l'opération.C\u2019est maintenant avec une grille d'évaluation très élaborée, dûment testée au préalable et sur laquelle on retrouve plus de 125 éléments, que les juges doivent apprécier au moyen d'une notation allant d'un point pour mauvais à cinq pour excellent et dont les données sont en- suîte livrées à l'informatique.Dix grands critères, eux-mêmes nuancés par une foule de sous-critè- res, en constituent l'essentiel.{ls concernent la propreté, l'ambiance et l'atmosphère, la circulation (encombrement des allées), le modernisme (décoration), la disposition des diverses catégories de produits, les conditions de stationnement, l\u2019approvisionnement (abondance, variété, localisation, étiquetage, clarté des prix), le comportement du Le congrès de l\u2019Association des détaillants en alimentation du Québec qui se tient ces jours-ci (4, 5 et 6 octobre) à Québec, est en quelque sorte, selon le président de l\u2019A.D.A., M.André Coutlombe, un inventaire et une analyse du travail accompli depuis la fondation de l'Association en 1955.«Nous sommes fiers de nos réussites», dit-il.Les droits que l\u2019A.D.A.a durement acquis au cours des années lui ont permis de jeter les bases d\u2019un organisme solide, dont le pouvoir de négociation avec les trois paliers de gouvernement s\u2019est considérablement affermi.C\u2019est dans cet esprit qu'il a dit espérer que tous les détaillants indé- ellence personnel et la publicité dans le magasin.Confié dès son origine à la section des membres associés de l\u2019'A.D.A., qui présentaient de meilleures garanties d\u2019impartialité et de désintéressement, c\u2019est traditionnellement un jury composé de membres du bureau de cette section qui prenait en charge aussi bien l\u2019organisation que l'évaluation.Mais il le faisait dans des conditions de plus en plus accaparantes à mesure que le nombre des concurrents augmentait, à l\u2019aide de critères d'évaluation moins raffinés, et sans aucun système de pointage chiffré qui puisse aussi bien réduire la part de la subjectivité que faciliter le traitement mécanique des résultats.Cette année, la première évaluation a au contraire été confiée au personnel de Cogem qui a choisi 15 finalistes dans chacune des quatre catégories (soit un total de 60 comparativement a 150 auparavant).Et ce n'est qu'après cette première étape que le jury des membres spécialisés est entré en action sur le terrain.Dans un premier temps, en se divisant le travail, les quatre juges ont visité ces finalistes pour n\u2019en retenir que sept par catégorie.Et finalement, le jury au complet a visité les derniers concurrents pour choisir les lauréats.Comme ces trois visites successives ont toutes été faites à l'improviste, et que le même formulaire d\u2019évaluation a été chaque fois rempli au complet, les gagnants peuvent à bon droit se vanter d'avoir mérité leurs médailles.D'ailleurs, la plupart du temps, les heureux élus n\u2019ont rien de plus pressé que de pavoiser à grands frais leurs commerces aux couleurs de «l'épicier de l\u2019année»! pendants, qui ne sont pas encore membres de l\u2019A.D.A., s\u2019y joignent le plus tôt possible «afin que nous puissions défendre leurs droits avec encore plus de force».L'A.D.A.compte 2200 membres: 2000 sont des détaillants indépendants, ou regroupés sous la bannière d\u2019un grossiste, ou encore qui se sont joints à un mouvement coopératif.Les 200 membres associés sont des personnes ou des compagnies qui ont des relations d\u2019affaires avec le monde de l'alimentation.Le président, M.Coulombe, détaillant indépendant de la ville de Québec, est le fils d\u2019un épicier qui fut l\u2019un des membres fondateurs de l'ADA 34 - 4 octobre 1980 Photo Claire Beaugrand-Champagne 5 2 Te 2 WER 3b vw?- * | Sn pce * » bo - x + ¥ uy \u20ac a 5° pe = iad ad Fre pat x | = r # SE - > # x, ay à Smmebesan a press - - - t Li És Aww i & er 5% wr vor _ seras Van x A ei pe on EP NDE D ERA YGDEY Li = + Zu hes #5 N KS 5 £ oy = - tes vd, ++ EN T7 Ye Al Ea 0 a HE kr fs æ in y.$ ~rfai 7 ae Lee aus Bet Es =} on ~ 0 37, À %, 3 3 ce Les *sn rt x = à Ce 3 A Les 5 5 3 \u201cE r.2 ir) a je A eb Nn £> OLR i os EF ds 5 oR 3 Ni ple LA de 2.is, re A TN inhale Le RE.æ >, \u2019 us Th = Pi, > ar $ La 2 on $ ES 3 Fun, GE Sea ed A 3 2 ¥ dy Fr » 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importé importé de France.importé de France.pag : importé de France.d'Allemagne.Accompagne bien: veau, porc, volaille et charcuterie.Accompagne bien: Accompagne bien: boeuf, gibier veau, agneau et et plats épicés volaille.ou en sauce.Ces vins sont offerts dans les succursales de la Société des alcools et dans les épiceries.Accompagne bien: hors-d'œuvre, entrées, poissons et fruits de mer en sauce.On peut aussi le servir comme apéritif.entrées, fruits de mer et poissons. Un groupe de l\u2019ensemble Claude- Gervaise et leurs mystérieux instruments.De g.a dr.: Philippe Gélinas (trompette marine), Diane Plante (viole de gambe), Gilles Plante (chalemie), Jean-Marc Gras (chalemies alto et bassse) et Marcel Benoit (luth) VOYAGE DANS UNE AUTRE | ÉPOQUE aude-CGervais TEXTE ET PHOTOS MICHEL CREPAULT «Lequel d\u2019entre vous est Claude Gervaise ?» Les premières fois, cette question fit s'étonner puis s\u2019esclaffer les musiciens de l'ensemble Claude-Ger- vaise.Aujourd'hui, ils comprennent mieux.Après tout, entre la culture des Big Macs et celle qui raconte comment Claude Gervaise fut un musicien de la Renaissance, décédé en plein XVIe siècle, s'immisce une marge d'erreur normale.D'ailleurs, le flou ne se limite pas aux gens d\u2019outre-tombe.L'ensemble Claude-Gervaise tout entier est mouvant.A preuve: le groupe compte cinq membres, disons, régu- tiers, soit Gilles Plante et sa femme Diane, Philippe Gélinas, Marcel Benoit et Jean-Marc Gras.Les quatre premiers se côtoient depuis dix ans.C\u2019est le noyau.Cependant, tors d\u2019un concert, d'un spectacle, il sera possible d\u2019en voir neuf ou dix ou davantage sur la scène, dont Edmund Brownless et Denis Laforce.Cette expansion soudaine, c'est pour mieux jouer d'une cinquantaine d'instruments anciens choisis parmi les quelque trois cents de la collection du directeur musical Gilles Plante.En 1967, Gilles Plante rencontre 4 octobre 1980 - 37 un dominicain nommé Jean Gagné.«il a été le premier organisateur de l'ensemble, se souvient Gilles.Moi, j'étais étudiant, je jouais de la flûte à bec et je n'avais pas d'argent, tandis que jean Gagné achetait des partitions et commençait la collection d'instruments anciens.» Un quatuor de flûtes à bec émergea.Puis, de l'intérieur des cercles universitaires, d\u2019autres amateurs se joignirent au groupe, faisant déborder le quatuor jusqu\u2019à vingt musiciens!Mais, ce dilettantisme généralisé empécha la plupart de poursuivre plus de deux ans.Des étudiants, des professeurs, des secrétaires quittèrent l'orchestre alors que celui-ci exigeait de plus en plus de temps et de professionnalisme.Pour sa part, Gilles Plante avait volontairement négligé sa dernière année de licence française.Un cromorne, vous connaissez?Dans une même mesure, jean Gagné avait acheté la première réplique d\u2019un cromorne, instrument ancien de la famille des hautbois et au son très nasillard.«il n\u2019était pas très bon, dit Gilles, mais on le trouvait bien drôle, même si on ne savait pas trop quoi en faire!» A vrai dire, le cromorne se révéla plus tard le «hit» des concerts et l'ensemble en possède maintenant une douzaine ! Ces dernières années s'avérèrent sinueuses pour Claude-Gervaise.Le dominicain Jean Gagné a été le dernier des «amateurs» à quitter l\u2019ensemble, non sans avoir défroqué et pris femme! Il léguait une collection d'instruments déjà impressionnante que Plante s\u2019attacha à compléter ultérieurement.«On est passé par toutes sortes de péripéties, raconte Gilles.On a évolué sans plan défini.Petit à petit, l'ensemble devenait professionnel.Nos recrues ne provenaient plus que de la faculté de Musique, du Conservatoire et d\u2019autres établissements à vocation musicale.À Montréal, au moins deux cents musiciens peuvent déclarer avoir fait un bout d\u2019essai avec Claude-Gervaise '» Ce défilé de musiciens n\u2018étonne plus quand on sait que chaque membre du groupe, même très habile à jouer d\u2019un instrument conventionnel, doit complètement rajuster son jeu quand il s'agit d'instruments anciens.De nouvelles techniques et de la polyvalence s'imposent alors.Marcel Benoit, familier avec la guitare, s\u2019exila en Angleterre une année durant pour assimiler la méthode de luth propre au XVIe siècle.Philippe Gélinas délaissa momentanément le jazz pour apprivoiser le saqueboute, ancêtre du trombone.Gilles maîtrise au moins trois types de flûte selon le répertoire renaissance, baroque ou contemporain.Tous durent discuter, consulter de vieux traités, expérimenter maintes sortes d'attaques, de coulés, d\u2019articulations pour épouser les particularités de la viole de gambe, de la chalemie, de la dul- ciane, du cervelat ou de la bombarde.Instruments et répertoires d'époque Ces instruments étranges s\u2019abreuvent à un répertoire qui ne se borne pas à la musique de 1550.En fait, la variété des pièces brasse les goûts personnels des musiciens, servis par la diversité des instruments dont ils disposent.Parce que le gros de leur collection comporte des instruments du XVIe siècle, évidemment l'ensemble se débrouille avec ce siècle au complet.De plus, les membres ont développé des goûts pour les instruments médiévaux.La vielle et le rebec leur permettent alors d\u2019ajouter le XIIe et le XIHe a leurs asié- cleries».«Comme nous avions pris une orientation vers la musique ancienne populaire, continue Gilles, il était aussi intéressant d'intégrer les danses et les chansons d\u2019amour des XVIIe et XVIIIe siècles.Enfin, récemment, on a voulu restituer un con- \u2014\u2014- texte québécois à notre répertoire.On a fait des recherches sur la musique d'ici, du début de la colonie, et on s\u2019est procuré les instruments, telles des flûtes à bec baroques.De la musique qu\u2019on aime «Dans tout ça, on a fait des choix.Plutôt que de se cantonner dans la musique savante, on essaie de faire ressortir la musique populaire et la musique de cour.Il y a toute une section de la Renaissance qu\u2019on met de côté parce qu\u2019on tient à un spectacle assez populiste, et parce que la musique compliquée ne bénéficie qu'à une poignée d\u2019auditeurs aux intérêts documentaires.Notre but, en tant que musiciens, c\u2019est d\u2019interpréter la musique qu\u2019on aime, de la communiquer au public et de la lui faire aimer à son tour.» Claude-Gervaise, conscient d\u2019avoir à courtiser anachroniquement son public, se livra à des concerts ingénieux: «Pendant un certain temps, rappelle Gilles, on a été obligé de faire des démonstrations d'instruments au lieu de vrais concerts.Heureusement, les lacunes se sont vite comblées.Depuis trois ans, il n\u2019est plus nécessaire à Montréal de faire des démonstrations, alors qu\u2019en tournées il faut parfois encore adapter le déroulement du concert aux connaissances du public.» Cet aspect éducatif n\u2019est pas l\u2019objectif fondamental du groupe, même s\u2019il est vrai que la plupart des membres jouent aussi au professeur de musique, à temps partiel.«Cependant, précise Gilles en pouffant, moi, c\u2019est vrai que j'ai une vocation de professeur.Quand j'arrive sur la scène, j'en explique des affaires! Mais sans tableau noir! Mon idée n\u2019est pas tellement d\u2019instruire les gens que de les situer dans un contexte qui leur permettra d'apprécier la musique à sa pleine valeur.Nous invitons le public à entreprendre un voyage avec nous, vers une autre époque, avec des images et des sensations authentiques, sans les clichés de Walter Scott !» VOS CHAUSSURES IMPRINTS VIENT DE LES RENDRE DÉSUÈTES Dés que vous enfilerez Imprints, 3.vous le 3 sentirez tout de suite.Imprints a été conçue d'après l'empreinte du pied, de façon à en mouler la forme naturelle.Vous ne sentez plus cette contrainte et cette poussée vers l'avant du pied que causent généralement les chaussures à semelle plate.Vos pieds et tout votre corps restent parfaitement détendus toute la journée.Déchaussez-vous et enfilez vite une paire d'Imprints.Pour la premier fois de votre vie, vous découvrirez le confort d'avoir les pieds vraiment à l'aise dans des chaussures.ne véritable révélation.UNTEL CONFORT?AVANT DU PIED les orteils et leur laisse l'aisance nécessaire au un bon\u201d.équilibre.CÔTÉS DU PIED parois trop angulaires.__ COU-DE-PIED - soutenir parfaitement.de Hush apples Ca ., Te LS Imprints supporte doucement + * à Aucune sensation désagréable de pincement comme avec une chaussure ordinaire aux » La cambrure suit fidélement la : » forme du cou-de-pied pour le , Les chirurgiens orthopédistes - estiment que le talon devrait .supporter à peu pres 60% du \\ poids du corps.Le talon Imprints est fait de façon à supporter ce poids naturelle ment et en tout confort.me) MIEUX QUE DES CHAUSSURES | Imprints est un nouveau produit de Greb Industries 6500 Millcreek Drive.Mississauga (Ontario).~ aude-Gervaise A IE Jean-Marc Gras (chalemie), Gilles Plante (chalemie alto) et Philippe Gélinas (saqueboute).Pendant longtemps, le groupe a peiné pour joindre les deux bouts.Les cachets de 100$ par concert pour une bande de dix, c'est connu, payent à peine la bière d\u2019après le spectacle.Mais un disque, leur premier, bouleversa profondément non pas tant le coffre-fort de l\u2019ensemble que son âme.«L\u2019idée venait de Pierre Brault, musicien à l\u2019'O.N.F, raconte Gilles.It avait eu un flash dans sa Volkswagen, un soir, boulevard Métropolitain: Gilles Vigneault selon la Renaissance, wow!» Brault choisit le matériel et signa les arrangements.Et le disque, Tout le monde est malheureux, Claude-Gervaise joue Vigneault, connut le succès.Sorti en novembre 76, les 2 000 premiers exemplaires s\u2019envolèrent au bout d\u2019une semaine.Il s\u2019en vendit 10 000 en un an.La presse encensait le groupe et, cerise sur le sundae, le théâtre Outremont, alors la Mecque artistique, lui ouvrait ses portes.Ce qui vous a fait plaisir?, que je questionne.Ce qui nous a fait peur! s\u2019exclame Gilles.À sa sortie, le disque de Vi- gneault nous a comblés.C'était une réussite et il communiquait la musique ancienne au public d\u2019une façon agréable.Par contre, les offres qui suivirent moussaient trop la musique populaire au détriment de la musique ancienne.Bientôt, on aurait été obligé de se lancer dans une espèce de carrière abracadabrante comme d\u2019arranger les Beatles avec des cromornes ! Cet aspect commercial nous effrayait!» Ils firent malgré tout l\u2019Outremont.Trois fois plutôt qu\u2019une, même! Mais, ces guichets fermés eurent des effets désolants au sein du groupe.Le monde des imprésarios, des gros sous, des éclairages et des amplificateurs l\u2019avait ébranlé.Claude-Ger- vaise se retrouvait tout à coup à cheval entre le classique et le populaire.Les amis du groupe prirent leurs distances face à ce qu'ils nommaient prostitution.Ces remous vinrent près d\u2019asphyxier l'ensemble.Néamoins, if sut remonter à l\u2019air libre et, aujourd\u2019hui, les plaies se cicatrisent et les leçons sont apprises.«On s\u2019est branché, soutient Marcel Benoit.Nous ne comptons plus que sur Claude-Ger- vaise pour vivre.La plupart d\u2019entre nous enseignons.Une fois que tu as goûté au monde classique, à son circuit fermé, tu t'aperçois qu'il y a quelque chose qui cloche avec le monde populaire et ses disproportions.» Un troisième disque Diane, la calme, la sérieuse et pleine d\u2019une douce énergie (à sa troisième grossesse, elle montait sur scène une semaine avant et après l\u2019accouchement ) croit, pour sa part, «qu\u2019au temps de l\u2019Outremont, Clau- de-Gervaise voulait rejoindre un public plus vaste que celui habituellement touché par la musique ancienne.Nous étions assez naïfs! Par contre, on ne regrette rien parce qu'il fallait aller y voir».Leur deuxième disque, L'Amour et la Guerre, a été une oeuvre de transitions heureuses: Claude-Gervaise misa sur le folklore québécois et renoua avec son originalité musicale.L'ensemble s\u2019en tint à son identité propre, à cetle qu\u2019il venait de découvrir, UN peu amochée certes, mais fière et sincère.Au mois de mai dernier, le groupe signa l\u2019enregistrement d\u2019un troisième disque: les Floralies en musique et poésie regroupe un vingtaine de chansons fleuries dont les paroles et la musique furent composées par des étudiants, choisis parmi les classes de quatrième et de cinquième de toutes les écoles primaires de la C.U.M.l'ensemble Claude-Gervaise fit les arrangements et accompagna les enfants de ce disque dont la carrière, cependant, se limitera surtout à un circuit éducatif.L\u2019ensemble Claude-Gervaise attend dorénavant l'avenir sereinement.Les illusions sont mortes quand Gilles affirme: «Nous ne serons jamais vraiment populaires.À des entrevues a CJMS ou au canal 10, on aura toujours l\u2019air de martiens! Au cours de notre remise en question, on a laissé tomber nos réactions de vierge effarouchée, et nous sommes revenus plus que jamais fiers de notre formation et de notre identité musicale.Et ce n\u2019est pas si difficile parce que, somme toute, ceux qui ont aimé le disque sur Vigneault aiment aussi la musique ancienne.Seulement, ils ne le savent pas.Aussi, va-t-on le ieur apprendre!» 38 - 4 octobre 1980 e p = NY : S03 He! Th 1S ® te gpetite attention 117 : [Ui com 1 TU NY © r- 1S r- e uv (Dy, 0 C\u2019est cette petite attention \u2018\u2019spéciale\u201d\u2019 qui compte.Une attention ve de Fabergé pour Noël j | \u2014 Yq\u2019 .} fait toujours plaisir.seu! Voilà pourquoi ST rd Fabergé vous offre ce cadeau \u2018\u2019spécial\u201d\u2019 de Brut Light ou de Babe avec tout achat d'un produit Brut ou Babe CSN UT VU 1 LIGHT PERFUME SPR A PARFUM PULVERISÉ LEGER gmt d\u2019une valeur de $8.Passez un très joyeux SPRAY COLOGNE / VAPORISANT 9m) Noël.>.i f Un cadeau spécialavec \u2018 d chaque achat de $8 | pe de Brut ou de Babe. ROCH POISSON Jacques Gagné sur la Calypso, en face de Québec .\\ un \\ RE ; NL 4 ï \\ «14 Cd > 3 * bo ve se 115 4d \u2014\u2014 yt A 188 Ce nest pas a Jacques Gagné, qui réalise la coproduction Calypso Saint-Laurent pour le compte de l\u2019Office national du film (page 2).qu'il faut demander s\u2019il a le pied marin puisqu'il a déjà navigué et tourné plusieurs fois sur le Saint- Laurent.\u2014 Au fond, vous voulez savoir su J'at eu le mal de mer! Eh bien non! Navré de vous décevoir.I me faut avouer cependant que le long des côtes de Terre-Neuve, où la mer est forte, j'ai eu un peu de mal à retrouver le pied marin.Affaire d\u2019une couple de jours tout au plus.il faut dire que la Calypsoest un bateau qui tangue et roule beaucoup, mais bien.\u2014 Un bateau, comme plateau de tournage, ça représente des difficultés?\u2014 La Calypsoest le plus merveilleux plateau de tournage qu\u2019on puisse trouver puisqu'on a tout à notre disposition: un hélicoptère pour les vues aériennes, des zodiacs rapides et qui peuvent aller partout, un bathyscaphe pour les profondeurs, et les plongeurs.Tout ça sous la main en tout temps.Sans parler de la Calypso elle-même, qui est un bateau qui se manoeuvre bien et que rien n'arrête.Bateau océanographique, la Calypso, pour les besoins présents, s\u2019est fait bateau cinématographique.Nous avons six caméras à bord.Et cinq cameramen: deux de surface et trois de plongée.\u2014 Et ce fameux commandant Cousteau.Jacques Gagné s\u2019adosse d sa chaise.Le regard porte loin.Il cherche visiblement le meilleur angle de prise de vue.\u2014 Jacques-Yves Cousteau, c'est 50 ans de mer.C'est un homme extrêmement respecté de son équipage.Et aimé.Il a un charisme extraordinaire, qui fait que la 40 - 4 octobre 1980 | PSITT! JACQUES GAGNÉ AUX CÔTÉS DE COUSTEAU à Calypso, c\u2019est lui.\u2014 Et dans le travail?\u2014 On choisit les sujets ensemble, mais inutile de vous dire qu'il les Ÿ marque de sa personnalité.Ensuite le travail devient collectif.\u2014 Vous avez tous deux les mêmes vues sur le grand fleuve?\u2014 Disons que mes vues se son! élargies à son contact.Pour un Québécois, le Saint-Laurent a presque un sens politique, de patrie si vous voulez.Le fieuve, c'est l\u2019épine dorsale du vieux pays.Ce qui intéresse Cousteau, au premier chef, c\u2019est de savoir ce qui a amené les Européens en Amérique du Nord.fl s'agit, bien sûr, de pêche et cles bancs de Terre-Neuve.Le Saint- Laurent découvre à ses yeux un et aux Vikings.C'est également la voie de pénétration de tout un continent, de la mer aux Grands Lacs.C\u2019est cette histoire et cette géographie que Cousteau désire présenter au monde entier.C\u2019est une vision vaste et fabuleuse qui déborde de beaucoup l'horizon québécois.Cousteau a une sensibilité planétaire, là où au début j'avais une sensibilité du pays.\u2014 Ces films que vous réalisez seront donc signés Cousteau, comme tout ce qu'il touche.\u2014 En effet, puisqu'il s'agira de sa vision propre du Saint-Laurent.\u2014 Quelle est l'atmosphère à bord de la Calypso?\u2014 D'abord de travail.Un travail continu, sept jours par semaine, tant en navigation qu'en tournage.Cela dit, les relations a bord sont chaleureuses.Un détail \u2014 qui n\u2019est pas une critique: la Calypsoest un bateau français, la hiérarchie y tient donc une grande place.Mais celte hiérarchie est compensée par une grande chaleur humaine.De plus, on trouve a bord une grande vaste passé qui va jusqu\u2019aux Basques +4 octobre 1980 - 41 motivation, méme chez ceux qui par leur travail n\u2019ont rien à Voir au tournage, qui donc ne voient pas toujours ce qui se passe, Cela demande du courage, de ta discipline et beaucoup de rigueur.On trouve tout cela à bord de la Calypso.Jacques Gagné, qui a 44 ans, est géographe de formation.D'abord monteur, il réalise un premier court métrage en 1964, puis son premier long métrage documentaire, la Situation du théâtre au Québec, en 1969.Suivent, jusqu'en 1979, plus de vingt-cinq films dont il signe, pour le compte de l'Office national du film, fa réalisation ou la production, dont un long métrage de fiction, la Conquête, d'après un scénario de Michele Lalonde.C'est avec les Productions du Verseau qu'il a coréalisé, en 1980, une série de 13 films intitulée l\u2019Age de l'énergie, que l\u2019on a pu voir à la télévision de Radio-Canada.jean Bouthillette | .Ces magnifiques pipes coûtent chacune $26.50 Mais elles ne vous coûteront que $8.50 pièce! a a Hr Douze formes au choix.Voyez les détails de cette offre à l\u2019intérieur de nos blagues et boîtes de tabac.Les tabacs à pipe GULIDEN DANSK et SILVEREN DANSK CAD - 287 LACS LONG, 134 LACS ROND, 127 LACS CROCHE.CA LONG (es _\u2014 LAC Long Les = 1 LNG - g LAC LONG.r PAR CLAUDE FALARDEAU Sait-on qu'il existe au Québec 287 lacs qui portent le nom de lac Long et 21 autres qui s'appellent lac Malfait?Est-on au courant qu'il est chez nous un îlot saguenéen nommé le Nombril à Simonne, et deux villes de Lourdes?Croit-on encore que Waterloo se trouve en Belgique et Strat- ford en Angleterre alors qu'il s\u2019agit bel et bien de municipalités québécoises?Eh bien, ces choses, peu connues mériteraient une certaine publicité car, en matiére de toponymie, nous nous montrons imbattables.Où ailleurs découvrira-t-on deux ruisseaux à l\u2018Eau Chaude et dix-sept lacs Culotte?Quel autre pays du monde possède un lac Parles-en- Pas, un lac Atomique et six lacs en Dentelle?En quel coin du globe, que diable, dépistera-t-on un lac Je, un lac à Moi et une anse à Bibi?Il ne s'agit pas là d'inventions.Tous ces noms colorés, parfois surréalistes et parfois insolites, tantôt inattendus et tantôt époustouflants sont bel et bien inscrits dans le Répertoire toponymique du Québec, puissante brique de 1200 pages, contenant 75000 entrées dont 45000 consistent en des noms de lacs.Cette nomenclature est publiée chez VEditeur officiel du Québec.Conçue par la Commission de toponymie dont le géographe Henri Do- rion est président, cette oeuvre immense n\u2019a pas fait suffisamment parler d\u2019elle jusqu\u2019a maintenant.Nous le savons tous, le territoire québécois renferme 400000 lacs, sources de nos fabuleuses richesses hydro-électriques.En ce, seule nous surpasse l\u2019Alaska avec ses 3000000 de lacs, un record tous azimuts.Naturellement, ces lacs ne possèdent pas tous leur nom bien à eux; mais beaucoup, il faut le reconnaître, ont été gratifiés de noms originaux, souvent bizarres et souvent aussi, recherchés.Si l\u2019on y ajoute les toponymes de nos villages, villes, hameaux, monts, rivières, anses, etc.(qui ne ortent pas tous des noms de saints, oin de là) on en arrive à un répertoire surprenant, à la fois détonnant et banalement répétitif.Un nombre invraisemblable de nos lacs portent exactement le même nom.On a identifié par exemple 96 lacs Brûlé dans tout le territoire québécois; pour des lacs, Brûlé sonne drôle évidemment à Moins que ceux-ci n\u2019aient été ainsi nommés en mémoire du grand coureur de bois Etienne Brûlé.Mais jugez par vous-même de nos records: 287 lacs Long, 169 lacs à la Truite, 134 lacs Rond, 130 lacs des Iles, 127 lacs Clair, 127 lacs Croche, 125 lacs Vert, 103 lacs Castor, 96 lacs Brûlé, 83 lacs Noir.Cent quinze autres noms de lacs reviennent à plus Ki de 20 exemplaires chacun.Dans ce répertoire qui va de l\u2019île A jusqu'au lac des Zouaves en passant par le lac Non, le lac Baboune et le lac Brûle-Neige, on retrouve un peu de tout au chapitre du cocasse.Les amateurs de fric apprécieront sans doute le lac Cent-Dix Piastres et le lac Dix-Piastres, le lac Vingt-Sous et le lac Cinq Cents; mais ils éviteront ie lac Obole, le lac de l'Impôt (toujours impopulaire) et le ruisseau Vi- de-Poche.S'ils manifestent le goût du jeu, qu'ils passent à l\u2019un des deux lacs Bluff.Les amants d'insolite se rendront au lac en Goutte ou au lac à Lait; ils admireront le lac Intermittent et le lac Mêlé; ils jetteront un coup d'oeil curieux au lac Infirme et aux quatre lacs Penché.Ils s\u2019attarderont soit aux six lacs de Travers, soit aux trente- neuf lacs en Coeur.Mais ils goûteront encore davantage le lac en Poudre.Comme on le voit, la déception ne les guette point.Par ailleurs un vaste choix est réservé aux intellectuels: lac Lacor- daire ou Village Claudel, lac Mal- herbe ou lac Zola, lac Conan ou lac Fénelon.Sur le plan des idées et du raffinement, le Québec réserve aux penseurs toute une gamme «lacustre»: lac Absurde et lac Académie, lac de l\u2019Ecrit et lac aux Erratiques, lac du Fantasme et lac du Génie, lac Mot et lac Verbal, lac de la Querelle Allez donc baptiser 400000 lacs 4 sans vous répéter et lac en Verve, lac du Loustic et même lac de l\u2019Utopie.Les cyniques se rendront, pour leur part, au lac de l\u2019Abus ou lac de l\u2019Anomalie, au ruisseau du Contentieux ou au lac Contre, sinon au lac Assez.Les politisés pourront pêcher, pour une fois en eau claire, a l\u2019un des deux lacs de Gaulle ou au lac Mao, au lac de la Maison Blanche ou au lac Napoléon.On va de découverte en trouvaille en lisant cet imposant répertoire toponymique.Ainsi le Québec pos- séde en Abitibi son lac Titicaca, copie conforme du grand lac des Andes entre la Bolovie et le Pérou.Mais toujours désireux de pousser plus avant, certains Québécois ont baptisé un autre lac du nom évocateur de Titipipi.Faut le faire, comme disent les Français.A l'époque de l'ordinateur, il paraît normal que beaucoup de nos étendues d\u2019eau aient attrapé des noms plus terre à terre.Ainsi notre toponymie couvre presque tout l\u2019alphabet des lacs A au lac Y.Mieux on a même fait appel aux lettres grecques.Nous jouissons, du lac Alpha au lac Oméga, de toutes les douceurs de l'Antiquité.Nous ne manquons pas de lettres comme on le voit.Et de chiffres non plus, car certains lacs ont été identifiés à l\u2019aide de nombres: tac du Quarante-Cing, par exemple.Dans Charlevoix-Est et dans Papi- \u2014 42 - 4 octobre 1980 eue iain SE FUEL ECONOMY TESTED \u201cNAVOLINE \u20182 POLS : à ECONOMIE DE CARBURANT AF Waa AAA *S A IAS VERRAN Économie d'essence améliorée.Meilleure protection du moteur.Des tests à fond sur plus d\u2019un million de km le prouvent.Nous l'avons testée en ville.La nouvelle Havoline Supreme épate les conducteurs les plus durs.La nouvelle Havoline Supreme a passé haut la main des tests à haute sur la route.Nous l'avons testee vitesse faits par des policiers et des tests en ville faits par des chauffeurs de taxi.Sur plus d'un million de kilometres.Et par toutes les températures.Tests d'autant plus difficiles que la nouvelle Havoline Supreme a été utilisée deux fois plus longtemps que normalement entre les vidanges.Les policiers et les chauffeurs de taxi sont d'accord: la nouvelle Havoline Supreme améliore l'économie d'essence et protège mieux le moteur.La nouvelle Havoline Supreme coûte plus, mais en vaut le coût.La Havoline Supreme a été formulée pour fournir la meilleure protection possible aux moteurs d'aujourd'hui.Elle réduit la friction.Vous faites donc meilleur usage du carburant.Elle neutralise les acides et la formation de résidus.Et elle dépasse les normes de garantie des fabricants de voitures munies de moteur à essence.La Havoline Supreme est notre meilleure huile à ce jour.Nous la vendons un peu plus cher: mais pareille protection le vaut bien.Informez-vous de la nouvelle Havoline Supreme auprès d'un détaillant Texaco.Aujourd'hui.NOUS VOUS AIDONS À MIEUX UTILISER L'ÉNERGIE. 287 lacs Long, 134 lacs Rond, 127 lacs Croche.neau, on a baptisé des lacs du nom de tous les jours de la semaine, du lac Dimanche au lac Samedi inclusivement.Au travers de ses lacs, le Québec n\u2019est pas resté indifférent à ceux qui connaissent la musique.Pour les amis de la gamme, on dispose d\u2019un lac Do, de deux lacs Ré, deux lacs Mi, deux lacs Fa, cing lacs Sol, deux lacs La et deux lacs Si.Voilà qui reste dans la note.On a même pensé aux mélomanes avec deux lacs jazz, un lac Musique, un lac Guitare et un lac Saxophone.Quantité d\u2019autres lieux ont conservé leur désignation aborigène: île Aapesipawayasich, lac Alnapopoca- tanan, lac Mistanipisipou.Ce sont là des vocables peu faciles d'accès pour des gueules de Blancs comme les nôtres.Fatalement, certains endroits de- valent hériter de noms plus égrillards tels le lac Fripon ou le lac à la Coureuse.A ce niveau encore, les surprises abondent.Notre pléthorique réseau compte cing lacs Catin, un lac de la Croupe et j'en passe et des plus salées parmi nos eaux douces.D'autres dénominations em- Comment avoir des finances en DESSINS PAR ALVEN RACICOT De.finances en pleine forme, c\u2019est tout aussi important qu\u2019une bonne condition physique.6 C'est la sécurité, la tranquillité d\u2019esprit, la fierté d'être propriétaire, et la satisfaction de savoir que | votre famille peut compter sur vous.On décide de mettre de Pordre dans ses affaires pour bien des raisons: un simple malaise, ou un problème financier aigu qui démontre un manque évident de protection; un changement de situation de famille, par exemple le mariage, la naissance d\u2019un enfant, l'achat d\u2019une maison, ou encore un change- me LAS oT & 20 pleine forme ment d'emploi, et l\u2019on doit soudain faire face à de nouvelles responsabilités.Notre brochure gratuite sur la planification financière vous aide à faire le premier pas et à réorganiser vos affaires.Flle vous explique aussi comment fixer des objectifs et garder le contrôle de votre situation financière.La Sun Life s'intéresse autant à votre santé qu'à celle de vos finances.La protection des obligations hypothécaires, de l'entreprise, du revenu familial et du patrimoine, l\u2019éducation des enfants, la retraite, l\u2019étalement du revenu, l'ajournement de l\u2019impôt, l\u2019assurance des salariés, voilà autant de sujets qui vous préoccupent.Venez nous voir! Grâce à nos contrats simplifiés et à nos prix compétitifs, nous pouvons vous aider à mettre vos finances cn forme.: Pour tout 2 savoir sur les finances en pleine forme, procurez-vous notre ste adressant à un représentant de la Sun Life, As \u2019 ou en écrivant à notre burcau le plus proche.En forme pourla vie Sunlife DUCANADA é pruntent simplement a une anodine scatologie: anse Puante, cap Crotté, lac Kaka, etc.fait inattendu, l\u2019esprit quétaine se révèle presque absent de notre toponymie.Certes le lac Bazou, le ruisseau des Cretons et l\u2019Arbre-à-Spring ne relèvent pas le niveau mais on aurait pu trouver pire.Ça vaut mieux à tout prendre que le lac Seven Up, le lac No Good et les deux lacs Puck que les gens de l\u2019autre culture nous ont légués.Beaucoup de noms pittoresques apparaissent sur nos écriteaux: La Côte-à-Tuer, lac On-Dîne, lac du Bas de Soie, Petit lac à Ma Tante Aurore, lac à Deux Etages (sic), lac J'arrive, lac du Nirvana.En plus du lac Cancer et du lac Malaria, nous nous sommes également pourvus d\u2019un lac Vitamine, d\u2019un lac Fémur, d\u2019un lac Stimulus sans oublier le lac du Foetus.Même les gens des médias, les médiateurs, n\u2019ont pas été oubliés; ils ont droit à deux lacs de la Radio et à un lac Télé.Plusieurs de nos lacs semblent bien à plaindre.Comment ne pas s'attrister devant le lac Sans Eau et le lac Sans Pain, au bord du lac Sans Oreille et du lac Sans Regard?Pourquoi ne pas s\u2019apitoyer sur le sort des trois lacs Sans Nom et des quatre lacs Pas de Nom, du Grand Lac Pas d'Eau et des dix lacs Sec qui méritent bien notre sympathie.Et peut-on rester de glace en face du lac Troué, du lac Vidé, du lac Misérable, du lac En Peine, du lac À Rien, du lac Difforme et du lac Crétin?Oui, ça serre le coeur de voir encore de nos jours neuf lacs Zéro, cinq lacs Oublié, trois lacs Ecarté et un lac Crèvefaim.Mais restons-en là; les larmes nous viendraient abondantes et l\u2019on ne vend plus guère de lacrimoirs sur le marché en ces années ingnorantes.Nous nous cherchons parfois des particularités bien à nous.Eh bien, un territoire baigné de centaines de milliers de lacs, c\u2019est définitivement caractérisant pour un pays.Tous les mots de la langue française (ils seraient au maximum 250 000) ne suffiraient pas à nommer chacun d\u2019eux.Il faudra donc inventer si l\u2019on veut terminer ce gigantesque baptême.Toutefois paraît-il que nous sommes doués pour la chose.L'écrivain américain Henry Thoreau, venu au Québec en 1852, félicitait déjà les Québécois pour leur génie toponymique.Un nom comme Rivière Sault- à-la-Puce forçait son admiration.Que penserait-il aujourd\u2019hui du lac Frappe-d\u2019Abord et du fac Kaki?Tous les concepteurs publicitaires ont sué a la recherche d\u2019un nom convenable pour un produit, un projet ou une entreprise.Que fe- raient-ils alors en face d\u2019une tâche aussi colossale que celle de baptiser des milliers et des milliers de lacs?Hs en crèveraient, les pauvres.Pas surprenant dans ces conditions que Jos Bleau, septième année forte, ne s\u2019 «enfarge» pas dans les fleurs du tapis et nomme ses lacs le plus simplement du monde: lac des Chômeurs, lac de la Misère, ou bien lac Labatt, lac Molson.2 44 - 4 octobre 1980 dees 4 nn a de Jali i. - ~~ UN D'LA 1 1 ~ wT cit it GuyFOURNIER QUAND LE VOCABULAIRE VA, TOUT VA! Quand on est chômeur, c'est évident qu\u2019on est enclin à exagérer, qu\u2019on est porté à voir les choses en noir et à douter de l'avenir.Il ne se passe pas une semaine sans que jJ'entende parler de crise économique, mais toujours par des gens sans emploi.C\u2019est déprimant et c\u2019est surtout carrément faux.Tous les économistes s'entendent pour affirmer qu'il ne peut plus être question d\u2019une crise comme celle de 1929 et je n'ai encore jamais entendu un seul politicien affirmer le contraire.Nos hommes politiques qui ne cessent de fréquenter les économistes seraient sûrement les premiers avertis s\u2019il fallait que nous plongions en pleine crise.Et ils seraient tous assez soucieux du bien public pour nous en prévenir sans délai.L'économie ne peut pas toujours tourner à plein rendement.Au début des années 50, apres la prospérité de l'aprés-guerre, il y a eu «rajustement ».Vers 1960, l'économie a «fléchi», mais on était bien loin d'un krach.De toute façon, grâce aux diverses mesures instaurées par les marchés boursiers, un krach comme celui de 1929 n\u2019est plus possible.A l'occasion, la bourse connaît des «reculs», il y a des «prises de profit», mais les vieux joueurs savent que rien ne peut se comparer au krach qu'ils ont connu.La croissance ne peut pas se poursuivre constamment à vive allure.À l\u2019occasion, elle « ralentit», elle passe par un « creux » et certains « malaises économiques » se font jour.La croissance peut même momentanément être en chute, mais il n\u2019est pas question de crise.Ce n\u2019est pas parce qu'il y a «chute» du P.N.B.(le produit national brut) et ce n\u2019est même pas parce qu'on se trouve en «croissance zéro » qu\u2019on doit parler de catastrophe, Même à zéro, on parle toujours de croissance ! A l'heure actuelle, les prophètes de malheur ont beau jeu parce que ça ne tourne pas rond dans l\u2018industrie de l\u2019automobile.Chrysler est venue à un cheveu de la faillite, mais les gouvernements des Etats-Unis et du Canada ont mis l\u2019épaule à la roue et la situation s\u2019est replacée.Chez Ford, ça ne va pas sur des roulettes non plus mais les «troubles» ne sont pas incurables.Inutile de le nier, il y a «régression» des ventes Mais pas de crise.Périodiquement, chacune de nos industries souffre d'un certain « marasme », mais elle s'en tire.Avant-hier c\u2019était le textile, hier les motoneiges, aujourd\u2019hui l'automobile.Toute économie industrielle est cyclique, c'est normal.Je trouve qu'on devrait éduquer notre population, surtout les jeunes qui ne savent pas ce qu'est une crise.Je n'ai pas connu la crise économique des années 30, la seule que nous ayons eue en ce siècle, mais mon père et ma mère me l\u2019ont décrite en détail.C\u2019est pourquoi je peux en parler en toute connaissance de cause.Au moment de «la» (c'est bien parce qu\u2019il n'y en a eu qu'une qu\u2019on emploie toujours à son sujet l\u2019article défini) crise, il y avait des queues de chômeurs et d\u2019assistés sociaux aux portes de l\u2019Armée du Salut et de l'Oeuvre de la Soupe.Des gens bardés de diplômes jusqu'aux oreilles étaient devenus chauffeurs de taxi parce qu\u2019ils ne trouvaient d\u2019emploi nulle part.Plusieurs usines fermèrent carrément leurs portes, des centaines et des centaines d'ouvriers se retrouvant sur le pavé.Les jeunes surtout n'arrivaient pas a se trouver de travail.Instruits ou pas, ils ne décrochaient pas de jobs.Le commerce était en vraie crise.Vous auriez dû voir les vitrines! Elles regorgeaient de marchandises mais personne n'avait les moyens d\u2019acheter.Ceux qui parlent de crise parce que nos salles de montre sont pleines de «chars neufs» n\u2019ont pas vu les bataillons de «coupés » Ford et Chevrolet qui pourrissaient dans les cours de garage des années 30.Une tragédie! Dans certaines régions, le chômage dépassait facilement-les 15 ou 20 p.cent.Il n\u2019était pas question de parler de difficultés économiques, c'était la crise avec un grand « C».Faites comme moi, interrogez vos voisins et vos amis.Vous allez constater qu'à peu près 10 p.cent des gens seulement considèrent que nous sommes en grave «dépression ».C\u2019est une minorité et qui correspond curieusement au pourcentage de nos chômeurs.Les 89 ou 90 p.cent de gens qui travaillent, comme moi, vous diront que nous traversons tout au plus une «récession ».Entre récession et dépression, ily a quand méme une marge! Celle du vocabulaire.LE SHAMPOOING MEDICAMENTEUX TEGRIN.À Tegrin est spécialement conçu pour combattre les pellicules les plus tenaces.I] nettoie d'abord la chevelure puis, son agent médicamenteux* entre en action pour remédier au problème des pellicules.De plus, il pénètre vos cheveux et les fait paraître en santé, débarrassés de toute pellicule.Même entre les shampooings.UTILISEZ TEGRIN.C'EST UN BON REMÈDE.*Tegrin contient de l'extrait de goudron, une substance médicalement éprouvée qu aide à éliminer les pellicules les plus tenaces.est publié chaque semaine par Perspectives Inc 231 rue Saint-Jacques, Montréal, P.Q.H2Y 1M6 Tél.282-2224.Président et directeur général = Jean-A.Dion Redaction __ Rédacteur en chef Jean Bouthillette Rédactrice en chef adjointe: Thérèse Dumesnil * Rédacteur-réviseur Edouard Doucet Conception graphique Directeur: Pierre Legault Chef de la fabrication: Michel Brunette * Graphiste : Jean-Marc Martin oo Secrétariat Liliane Bitursi® Françoise joannidès * Gisèle Payant, Service de la publicité Directeur général: Walter Trudeau, 231, rue Saint-Jacques, Montréal, PQ.H2Y 1M6 Tél.282-2166 * Directeur régional: Denis Kelly, 36 King Street east (4th floor) Toronto, Ont.MSC 1E5 Tél.363-8064 Conseil d'administration.Président: Charles d'Amour Vice-président: Guy Pépine Secrétaire : Gaston Vachon * Trésorier: Denis Lacasse. ~ gs CUISINER À L\u2019ANGLAISE Institut de tourisme et d\u2019hôtellerie du Québec A Te mn + En plus du ketchup, des sauces destinées à relever le goût des viandes et du plum-pudding, les Anglais ont apporté au Canada nouvellement conquis un dessert particulier: la tarte ou te pouding au suif.Cette curiosité marie le salé et le sucré pour nous donner un dessert savoureux.Cette idée est née on ne sait où, Mais il fallait une bonne dose de courage, d'imagination et d\u2019originalité pour réussir un mets aux ingrédients si variés.Le dernier acte de bravoure consistant à goûter ce mélange est immédiatement récompensé.C\u2019est une victoire dont tout le mérite revient au chef.Elle revient au chef et au goût.À ce « nouveau goût » dont les Anglais étaient si fiers.A ce sujet, il faut rappeler la venue d'une personne que les conquérants ont présentée comme étant le meilleur chef du pays.Curieusement doté d'un patronyme en accord avec son métier, Alexandre Menut est arrivé à Québec avec le titre de cuisinier du gouverneur James Murray, fonction qu'il exerça ensuite sous Guy Carleton.Prudents, les deux hommes confiaient les plaisirs de leur bouche à un Français et, ce faisant, ils imitaient les grands.Est- ce Alexandre Menut qui, le premier, donna droit de cité à la cuisine anglaise ?C\u2019est possible si l\u2019on en croit la publicité faite pour la taverne qu'il ouvrit à Québec vers 1768.« À l'enseigne de la couronne, rue du Pérloir, au-dessus de l'Evêché, à la Haute Ville », Menut promettait à sa clientèle de la servir «exactement, et de la meilleure façon, Anglaise et Françoise au nouveau goût, à un prix raisonnable ».Traiteur, il répandait son talent à travers la ville, acceptant de servir à domicile ou au « Club ou Mess », « petit ou grand repas ».Alexandre Menut, qui avait plus d'une dent à sa fourchette, avait lui- même participé au combat privé contre les Américains et, de 1796 à 1804, il goûta à la politique.Lassé de ce régime, peu doué sous le rapport de l\u2019éloquence, il n'en voulut pas à ses électeurs lorsqu'ils le renvoyèrent à ses chaudrons.Assiettes en grès: Esther Michaud, Montréal.46 - 4 octobre 1980 AL dhl dE re Citi\u201d fics FARFADET AU CHOCOLAT Préparation: 10 minutes Cuisson: 40 minutes METHODE BATTRE EN CREME le beurre avec la cassonade.INCORPORER les oeufs un à un.INGRÉDIENTS 2 DOUZAINES AJOUTER les ingrédients secs Métrique Impérial tamisés et les noix.Beurre 125 ml\u2018 tasse AJOUTER l'essence de vanille.Cassonade 250 ml 1 tasse ÉTENDRE la pâte dans un moule Oeufs 2 2 ; graissé (25 sur 15 sur5 cm/10 sur 6 Farine tout usage 250 ml 1 tasse sur 2 po).° LL Cacao 30m! 2cätable CUIRE AU FOUR à 170°C (325°F) de : Sel Im! %cäthé 35 à 40 minutes.Démouler et laisser | Noix de Grenoble refroidir sur une grille à pâtisserie.en morceaux 175 ml! + tasse COUVRIR de glace.; Essence de vanille 5 ml 1cäàthé GARNIR de noix hachées.Glace* Noix de Grenoble hachées 30m! 2c atable *GLACE METHODE INGREDIENTS 2 DOUZAINES MELANGER les ingrédients secs.Métique Impérial | AJOUTER le beurre fondu, l'eau Sucre en poudre 250 ml 1 tasse | bouillante et l'essence de vanille.Cacao 15m! 1c ätable Bien battre.Beurre fondu 1I5ml 1c atable Eau bouillante 30m! 2c atable Essence de vanille 1 ml \u2018tic athé RAGOUT DE BOULETTES TARTE AU SUIF Préparation: 20 minutes Cuisson: 55 minutes METHODE | PASSER AU HACHOIR (grille fine), ou hacher très fin au couteau, le suif, les cerises, les noix et les pommes.AJOUTER les autres ingrédients.CONSERVER dans une jarre en grès et laisser macérer plusieurs semaines avant d'utiliser COUVRIR de pâte brisée le fond et les parois d\u2019une assiette à tarte de 25 cm (10 po) de diamètre.Verser te mélange dans l'assiette.ETENDRE l\u2019autre moitié de la pâte et en recouvrir la tarte.Faire une incision au centre de l\u2019abaisse.BATTRE le jaune d'oeuf avec l'eau et en badigeonner le dessus de la tarte.CUIRE AU FOUR a 230°C (450°F) pendant 15 minutes.Réduire la température a 220°C (425°F) et cuire pendant encore 35 minutes, jusqu'à ce que la pâte soit bien dorée.INGRÉDIENTS 1 TARTE Métrique Impérial Suit haché 325 ml 1% tasse Cerises au marasquin hachées JOm! 2.äàtable Noix de Grenoble hachées 60m \u2018à tasse Pommes (moyennes) 2 L2 Fruits confits 60m\" tasse Raisins secs 60 ml \u2018a tasse Raisins de Corinthe 200 ml \u20184 tasse Cannelle 3m %#câäthé Gingembre Tml Yc athe Sel du gout au gout Sucre 200 ml ts tasse Cidre 6U ml 4 tasse Jus de citron L2 I Pâte brisée* Jaunes d\u2019oeufs ! I Eau 330ml 2 \u20ac àtable *PÂTE BRISÉE INGRÉDIENTS 1 TARTE Métrique Impérial Graisse végétale 250 ml 1 tasse Farine tout usage 400 m1 17; tasse sel 5ml 1c.àthé Eau froicle 85 ml \"+ tasse 4octobre 198C- 47 MÉTHODE INCORPORER la graisse végétale à la farine.AJOUTER le sel.AJOUTER l\u2019eau froide d\u2019un seul coup et mélanger délicatement.Faire une boule et mettre au réfrigérateur pendant 2 heures avant d'utiliser.Préparation: 20 minutes Cuisson: 1 heure 30 INGRÉDIENTS 6 PORTIONS Métrique Impérial Oignons hachés 125 ml \"tasse Beurre 15m! | c dtable Porc maigre haché 1 kg 21b3oz Clou de girofle du goût au goût Cannelle I'ml \u2018caàthé Poivre au goût au goût Muscade Im \"cathé Sel 5ml 1c thé Eau bouillante 11 4 tasses Farine grillée 6U ml \u2018à tasse MÉTHODE FAIRE REVENIR les oignons dans le beurre jusqu'à ce qu\u2019ils soient transparents.DANS UN BOL, mélanger tous les ingrédients, sauf l\u2019eau et la farine grillée.FAÇONNER en petites boulettes de 50 ml (3 c.a table).FAIRE MIJOTER les boulettes clans l\u2019eau bouillante salée pendant 1% heure.TAMISER la farine grillée et l'ajouter au bouillon 30 minutes avant la fin de la cuisson.Abondantes, magnifiques.les roses de [Action de Graces.Ne tardez pus à voir votre fleuriste de Fleurs Canada JV LAVANTAGE QU'ON ENTEND UPERCOMPO > L'équipement audio de pointe i.de Sansui\u2026le spécialiste de la haute fidélité La nouvelle gamme SUPER COMPO offre la qualité \u20ac de son Sansui, célèbre dans le monde entier, dans des systémes haute fidélité de prix abordable et de fonctionnement simple.7 J eutdiire By Agia ce JO S 6 os o[(JP TUE JI ue de tous YEE) ome: gérMEUrS de Sagpui [Ç | sufidea Eras une fiabilité totale \u20ac \u201cAled PIE GF WU Fe RRS ole Ui (FY [a aE 4 9 Une gamme complete de produits audio, "]
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