Perspectives, 3 janvier 1981, samedi 3 janvier 1981
[" N x -x® + N, - dé FE te x ® vo ad r grrr ce - Ay 24 LE QU ns JDN + al a\u201d > à, a, oe LE LASER dy a Rp tte = \"+ ow = k eus NS Pd LA Semaine du 3 janvier 1981 \u2014 Vol.23 No se i Wr roar.= -.>, - AE, iN lb 13 132 Een ~~ À 2 | \u2014_- 1 Ps pee A om Fn HE ti; ni A ON } ft (A _\u2014 = «& à ras \u201cox ¥ 3 æ PES mat ç rage Te ll - 5 ' fi eu % AE \u201ca ¥ 7 \\ pp ~~ 1 7m ¢ À 7 2 A = ET TS x : x gy a aa an Sensibles a la demande pressante de bénévoles dans les milieux hospitaliers et les centres pour handicapés, des détenus de l'Institution Montée Saint-François, à Laval, suggéraient un jour au psychologue de leur centre de détention de mettre sur pied des équipes qui iraient fraterniser avec les malades et les handicapés.La suggestion devint réalité en juin 1978 et six équipes de cinq détenus participent maintenant à différents projets, tant aux hôpitaux Saint- Charles-Borromée, Sainte-jeanne- d\u2019Arc et Notre-Dame-de-Rosaire qu\u2019au centre Mayfair, au centre de loisirs Saint-Mathieu et au Rose Bowl Lane.Voici le témoignage émouvant d'un détenu.La Rédaction ontée Saint-Fran- çois, huit heures trente du matin.Une petite équipe de cinq prisonniers flanqués d'une «escorte» (c'est-à-dire un agent d'unité résidentielle normalement affecté à la surveillance et au contrôle) franchit les clôtures du pénitencier à sécurité minimale du complexe pénitentiaire de Saint-Vincent-de-Paul el prend place dans une fourgonnette aux inscriptions du Solliciteur général du Canada/Service canadien des pénitentiers.Même scénario, qu'il s\u2019agisse du lundi ou du vendredi.En fait, de telles sorties se répètent tous les jours de la semaine (samedi et dimanche exceptés).Ce dont il s'agit?De travail bénévole en hôpital.Lentement, discrètement, des détenus sont en train de prouver qu'ils peuvent, eux aussi, faire preuve d'humanité et de générosité.Avec la même ardeur qu'ils mettent ® a revendiquer une libération conditionnelle, ils veulent se rendre utiles, apporter leur aide, si modeste soit- elle, pour atténuer la souffrance d\u2019autrui.Pour d\u2019autres, c\u2019est aussi une façon de se racheter, en payant en quelque sorte leur «dette» a la société.Il y a, bien sûr, d\u2019autres motivations, plus terre à terre.Il ne faut pas être plus casanier qu\u2019un ver dans une pomme.Qui ici peut se permettre de lever le nez sur une telle occasion: passer une journée par se-» Qu'est-ce qui vous attire le plus dans le monde chaleureux de la Floride?Le golf?La pêche en haute mer?Le tennis?La voile?La lutte avec les alligators?Eastern connait la Floride mieux que toute autre ligne aérienne.Alors vous n'avez qu'à nous le dire .Le golf?Le tennis?SOLEIL ET GOLF Vous arrive-t-il de vous réveiller en pensant au golf?Alors vous aimeriez vous réveiller au Innisbrook Inn, près de Tampa.Un endroit de rève qui s'étend sur 800 acres! Les parcours Island (à normale 72) Sandpiper (à normale 70) et Copperhead (à normale 71) vous attendent.Pour varier le rythme, les Busch Gardens sont rout près.Avec notre \u201cWest Coast Deluxe,\u201d vous passez 3 nuits dans une suite Deluxe Club (séjour prolongé sur demande), il n\u2019y a aucun frais de jeu sur les 18 trous (minimum garanti par jour), 3 cliniques de golf et voiturette sont comprises, plus une voiture compacte pour trois fois 24 heures.Eastern s\u2019occupe de tout pour $169.00, au plus $310.00 plus le billet d\u2019avion, selon le moment de l'année.SOLEIL ET TENNIS Imaginez, à perte d'horizon, les eaux bleues du Golfe du Mexique.Vous sentez déjà l'accueil chaleureux de Sarasota.Vous descendez au splendide Colony Beach and Tennis Resort.Vous y passez 7 nuits.Vos journées sont partagées entre le tennis et la détente.L'usage du tennis, bien sûr, est courtoisie de l'hôtel.(Vous pouvez profiter de leçons privées ou de cliniques pourvu que vous en fassiez mention en arrivant).À l\u2019heure de la randonnée, une compacte familiale est mise à votre disposition.Kilométrage illimité pour toute la durée de votre séjour.C\u2019est ce que vous offre le forfait \u201cHow sweet it is\u201d pour $498.00 plus le billet d'avion._ ÉCONOMISEZ DE 25 à 50% AVEC LESTARIFS SUPER SAVER: v eo À JACKSONV| » GAINESVILLE \u2014 TALLAHASSEE \u20ac a LE SERVICE CHALEUREUX D'EASTERN.Vous vous en rendez compte dès que vous nous téléphonez.Eastern connaît la Floride mieux que quiconque et les gens d'Eastern sont compétents.Ils vous diront tout ce que vous voulez savoir au sujet des Super Savers et vous expliqueront comment économiser de 25% à 50% sur le tarif régulier en planifiant votre voyage.Ils vous aideront à choisir le coin chaleureux qui vous conviendra.Communiquez avec votre agent de voyage ou avec Eastern au 931-8211.A l'extérieur de Montréal, appelez sans frais 1-800-361-8530.x, L von 3 hs a Eh SG a TW RARER ol \u201cLes Super Savers wnt des tants excursion aller-retour et une somme de $20.00 sera perçue pour toute annulation où changement de réservation.Les Super Savers ne sont pas offerts sur fours les vois et al existe des dates d'interdiction.Vous devez réserver au moms 14 joursà l'avance, acheter vos billets avant une certaine date et accepter des séjours minima et maxima déterminés.Entre le 25 décembre 1980 et le 29 janvier FOST, les rabais ne s'élèvent rusqu'à 50% que du funds au vendredu midi et pour les desninations suivantes eulement Fort Lauderdale, Miami, Orlando, Tampa/St Petersburg et West Palm Beach.Les prix des forfaits \"West Coast Golf et \u201cHow sweet it\u201d ont respectivement en vigueur du ler octobre 1980 au 30 avmit 1941 et du 19 décembre au 25 avnl 1981.Tous les prix mentionnés sont donnés en dollars canadiens et peuvent être nuddrhés sans préavis.Ces prix sont par personne sur la base d\u2019une chambre diuble.Les prix des forfints n'incluent pas les tarits aétiens, les pourhonres.les taxes et ne tiennent pas compte des fluctuatums des cours de change.Pour ce qui est des voitures louées, l'essence, l'huile et l'assurance suppemant la franchise en cas de collision à vos Frans.Perms nu: 136-20521 7321 maine en dehors des murs de la prison avec du vrai monde autour de soi, une ambiance qui sent bon la ville, la presque-liberté, bref les retrouvailles avec la vraie vie de tous les jours en troquant son uniforme vert prison pour des vêtements plus «civilss?En dix mois, je n'ai vu personne refuser, même celui qu\u2019on aurait cru le plus rebelle à ce genre d'expérience.Par contre, j'en ai vu qui se lamentaient de ne pas avoir encore été choisis et qui trouvaient la liste d'attente un peu longue.En général, le détenu impliqué dans un tel projet essaie de combiner ses motivations humanitaires et ses besoins, tout aussi humains mais plus personnels.Le simple fait de revoir, au cours du parcours du pénitentier à l'hôpital, les gens sur les trottoirs, qui font la queue à l'arrêt d'autobus (ce qui en soit n\u2019est guère réjouissant) égaie l\u2019oeil du détenu habitué à un paysage moins peuplé et plus lunaire.Une même phrase revient comme un leitmotiv: le monde est beau dehors! Certains n\u2019ont pas vu le dehors depuis plusieurs années.Ça presse, il était temps! C\u2019est comme ça quand la réalité bascule du côté du merveilleux.Pour ma part, je fais partie d\u2019un de ces groupes depuis le mois de mars dernier.Chaque vendredi, à moins d'un pépin incontrôlable (un jour férié, un manque de personnel, etc.), je me rends à l'hôpital Saint- Charles-Borromée, en plein centre ville.Ce vieil hôpital, promis à la démolition et sauvé par le cardinal Léger, abrite quelque trois cents patients handicapés.Rien que des hommes, souffrant, entre autres, d'hémiplégie et de paralysies diverses.Certains n\u2019ont jamais connu autre chose que le fauteuil ou le lit roulants.D\u2019autres y sont arrivés à l\u2019âge de la retraite, après toute une vie de travail! Les premières impressions sont d'ordinaire assez pénibles.On pénètre dans un «autre» univers institutionnel (la prison en étant un).Un milieu fermé, cloisonné, avec ses sombres couloirs au plafond voûté, au plancher usé, ses odeurs qui, contrairement aux autres hôpitaux où l\u2019éther bien souvent nous met en situation, témoignent ici des lentes agonies et des drames visibles, irrémédiables; ses bruits feutrés sur fond de plainte éternelle.On ne saura jamais comment mourir.Et vivre, maintenant, comment fait-on?La journée se divise en deux.Le matin, nous visitons les patients, ceux que la travailleuse sociale aura choisis comme ayant le plus besoin de contact et de réconfort.Nous voilà d'office désignés comme guérisseurs, comme ramancheurs de moral, nous qui pourtant avons grand mal avec nos propres personnes, nos propres malheurs! «Bonjour, mon bon Monsieur, ça va-t-y la santé aujourd'hui?Avez-vous eu la visite de votre famille cette semaine?Et les Canadiens.?» C\u2019est ainsi bien souvent que s\u2019amorce la conversation.A la longue, on connaît ce qu\u2019il faut dire à l\u2019un, ce qu\u2019il ne faut pas dire à l\u2019autre, la main sur l\u2019épaule de Claude ou le petit café pour Gaby.Car il suffit d\u2019une parole chaude, rassurante, d\u2019un geste solidaire, d\u2019un regard complice pour bouleverser le ronron tristounet de l'hôpital.On comprend d'autant mieux que nous aussi, à quelques différences près (qui font que nous sommes en meilleure posture: c\u2019est-à-dire sur nos deux jambes!) nous vivons une même situation de paralysie, de privation et d\u2019enfermement.D ailleurs, pour sortir de l'hôpital, les patients ont, eux aussi, besoin d\u2019un laissez- passer.Ce simple bout de papier sert de dénominateur commun.En milieu carcéral, tout se fait, s'obtient selon le système de requête-passe.Mais je n\u2019abuserai pas de la comparaison.Nous aimons bien sortir les patients.Le soleil, ça change des néons.L'été dernier, nous en avons abusé joyeusement.Et le beau temps, a chaque vendredi, s'est mis de la partie.N'avez-vous point vu dans le centre ville de longues caravanes de six fauteuils roulants (parce que l\u2019«escorte» est aussi mise à contribution, ça va de soi!) poussés par des gens ravis?C'était nous! C\u2019est ainsi que nous sommes allés aussi loin \u2014 malgré l\u2019éreintante côte de la rue Sherbrooke \u2014 que le parc Lafontaine ou le carré Dominion, le Vieux Montréal et Radio-Canada, quand ce ne fut pas de courtes balades à Place des Arts, rue Saint-Denis ou encore sur le mail de la rue Prin- ce-Arthur.Pique-nique ici ou visite d'une exposition, comme celle de Radio-Canada, Vive la radio.Les handicapés se sont montrés enchantés.Faut voir avec quelle avidité ils attendent notre arrivée chaque vendredi, comme si, chaque fois, il s\u2019agissait d\u2019un nouveau défi pour eux, pour nous, comme si un même ciel risquait, pour un rien, de nous tomber sur la tête.Les après-midi, on se met dans le bain.Avec l\u2019aide du service d'ergothérapie de l'hôpital, nous allons à la piscine du YWCA de la rue Crescent avec un groupe de cinq patients dont certains sont atteints de sclérose en plaques.Un projet pilote, paraît-il, dont on dit grand bien.A titre d'exemple: Jean-Guy, après quelques mois d'efforts et beaucoup de patience, de volonté, nage maintenant tout fin seul malgré sa paralysie du côté droit.Plus habile dans l\u2019eau que sur terre! Monsieur Landry, lui, après environ deux mois de «vendredis à la piscine», a amélioré son amplitude du genou de vingt degrés.Ainsi, pendant une heure, saucettes et va-et-vient dans la piscine.«Fais aller tes jambes, bouge tes bras, essaie de rester le plus droit possible, à l\u2019horizontale, c\u2019est ça Témoignages Jacques Lanctôt a recueilli de nombreux témoignages d'appréciation sur le bénévolat des détenus.En voici deux.Le premier vient de Mme Hélène Fréchette-Leduc qui était, jusqu\u2019à tout récemment, directrice du Service des bénévoles de l'hôpital Saint-Charles-Borro- mée.«Le malade n'aime pas qu\u2019on le questionne sur sa maladie.Si on lui parle de son infirmité, il se referme bien souvent.C\u2019est un peu la même chose avec les détenus et personne, ici, ne vous demande ce que vous avez pu faire pour vous retrouver en prison.Je crois que les patients se sont très tôt sentis en confiance avec vous.Déjà, à votre deuxième visite, ils vous ont reconnus et vous ont manifesté leur joie de vous revoir.C\u2019est un signe qui ne trompe pas.Il s\u2019est aussitôt établi des rapports d\u2019amitié («exempts de tout paternalisme ou protectionnisme», précise Jacques Lanc- tôt) entre nos malades et les gars de la Montée Saint-François.Le détenu, de son côté, pouvait trouver une oreille attentive.Depuis deux ans que dure l'expérience, je peux dire qu\u2019il n\u2019y a pas eu plus de problèmes qu'il y en a normalement avec d\u2019autres bénévoles de l\u2019extérieur.Je me souviens qu'un détenu, lors de sa première rencontre avec des patients, fut si bouleversé qu'il en pleura.» Le second témoignage vient d\u2019une ergothérapeute prénommée Nicole.«Sans vous, dit-elle, on ne pourrait pas amener nos patients à la piscine.C\u2019est un travail d'homme; nous ne pouvons pas, nous, soulever le patient.Nous avons noté que les patients qui sortent fréquemment, comme ceux qui vont à la piscine, s\u2019extériorisent beaucoup plus, après un certain temps.Ils ont des activités plus normales, sont plus portés à s'habiller, à communiquer avec d'autres patients, avec le personnel ou avec les bénévoles.Les exercices que vous leur faites faire dans l\u2019eau sont certainement importants, mais on vise en même temps leur réadaptation sociale.On veut éviter qu'ils s'enferment davantage.» continue!» Tout autour, d'autres handicapés physiques, des hommes et des femmes, auxquels le YWCA ouvre ses portes et qui ont besoin qu\u2019on les aide, à descendre ou à sortir de la piscine, à nager, à floiter, à s'habiller, etc.Car il s\u2019agit, en général, de personnes plus ou moins autonomes qui nécessitent une attention constante.Nous, on est émus (des émotions c\u2019est pas de la pitié!), on se sent utiles, presque indispensables, et ça fait du bien.On n\u2019est pas ici pour demander le tiroir-caisse mais pour laver des doutes, baigner les plaies, ouvrir des avenues.Des gens qui croient en nous, qui nous apprécient sans nous demander d'où on vient, ce qu'on a fait: les bons sentiments agissent au bon endroit, redonnent une dignité qui semblait enfouie si loin, si loin.Il était une fois un monde sans handicapés\u2026 et sans prisonniers! Et déjà c\u2019est la fin, il est trois heures de l'après-midi, il faut ramener notre petit monde à l'hôpital.Il fait soudain froid et silencieux dans le minibus.L'histoire continue.Juste le temps d'aller sur les étages, au quatrième saluer Gaby ou amener Alfred au casse-croûte, et puis cinquante bonjours, salut l'hôpital! On va faire notre temps en pensant à vous, à vendredi prochain, à la balade qu\u2019on fera ensemble parmi le vrai monde bigarré de la rue.C'était une bien belle sortie qu\u2019on dira aux autres qu'on retrouvera à l'heure du souper, vers 16 h 30, mais ça va prendre un lemps, quelques heures, avant qu'on soit à nouveau branchés sur la même longueur d'onde.Tout était si libéré et généreu:.! Ce qu'on aura pu apprendre, au cours de cette aventure singulière, c'est que l'écart entre le handicapé et le prisonnier est Un écran transparent.Même uniformité de vie, mêmes privations sensorielles, même diminution d'intérêt pour les activités quotidiennes, absence de stimulations, marginalisation de la société bien-portante, etc.Il est indéniable que l\u2019institutionnalisation dans un milieu fermé, anonyme et aseptisé, est dangereuse.D'où l'importance de multiplier les activités qui favorisent la mise en valeur des ressources individuelles, l\u2019initiative, la découverte de nos potentialités, de notre utilité dans la société.En somme, le couplage handicapés-détenus aura été l\u2019occasion, des deux côtés de la clôture, de se redécouvrir soi-même el de découvrir une des nombreuses faces cachées de notre société.Il arrive d'ailleurs assez fréquemment que des détenus continuent, même après leur libération, à visiter «leurs» patients, signe évident que les rapports n'étaient pas uniquement intéressés et circonstanciels.De chaque côté des clôtures, le tragique se donne la main avec ce qu'il nous reste de fierté explosante.JACQUES LANCTÔT social Canada considère que le dange r pour la santé croit avec l'u Nouveau! Longueur régulière.2 LEA S Moyenne par cigarette- \u201cgoudron\u201d 14 mg, nic.0.9 mg.est publié chaque semaine par Perspectives Inc 231, rue Saint-lucques, Montréal, PQ H2Y IMé6 Tél 282-2224 Président et directeur genéral: Jean-A.Diun Rédaction Rédacteur en chel jean Bouthillette Reidactrice en chet adjointe: Thérèse Dumesnil Rédacteur-réviseur: Edouard Doucel Conception graphique Duecteur artistique: Pierre Legault Chet de la fabrication: Michel Brunette « Graphiste.Jean-Marc Martin Secrétariat Liltane Biturss* Françoise loannidès* Gisèle Payant Service de la publicité Directeur général Walter Trudeau Directeur de la publicité nationale: Larne Treger * Chargé de comptes: Jacques Lanctôt, 231, rue Saint-Jacques, Montréal.P.Q.H2Y 1M6 Tél.282-2224 Directeur régional: Denis Kelly * Chargée de comptes: Diane Barclay, 36 King Street East (4th floor) Toronto.Ont.MSC JES Tél.363-8064 Conseil d'administration .Président: Charles d'Amour Vice-président: Guy Pépin * Secrétaire: Gaston Vachon* Trésorier: Denis Lacasse ISSN 0380-6790 ESIPRRAINCE LiBK: bp LE Ws mt suaea 3 ie S 1 7 3 fy Yr > i ; 3 : WE oy > a : :% } i 4 \u2018 in 2 | Y 1 NE To gr : UM / DÉCOUVREZ DES PAYS DISPARUS Gardez un peu d\u2019histoire pour seulement 10¢ Ces 25 mbres-poste authentiques sont des preuves en voie de disparition de pays qui n'existent plus.Ces pays n'ont pas vraiment disparu: ils ont été achelés.vendus ou donnes.Ils ont change d'identité avec chaque dirigeant Vous recevrez également d'autres timbres du monde entier pour dix jours d'examen GRATUIT Achetez ce que vous voulez ou n\u2018achelez ren et retournez les timbres restants, vous pouvez annuler le service en tout temps Mais les timbres des pays disparus sont bien a vous Gardez -les' ENVOYEZ VOTRE ARGENT AUJOURD'HUI MEME! Harris, Dept.LL3.Boston Ma.02117 LA DIFFICILE MATURITÉ DE PIERRE LAROUCHE sous) ras aa 5 i {3 vi Lu nee ® vesnbi > = IERRE LAROUCHE a toujours fait pamer les petites filles.C'est maintenant un solide gaillard de 25 ans, marié, mesurant cing pieds et 11 pouces et pesant 176 livres de muscles durs et fins.Mais il fait encore pamer les petites filles.« Hé, ce n\u2019est pas de ma faute si j'ai une face de bébé! D'ailleurs, ce visage poupin m'a déjà causé suffisamment de problèmes pour que j'aie hâte d\u2019avoir l\u2019air de mon âge », s\u2018exclame Pierre, le beau Brummel des joueurs de centre du Canadien.Controversé, ce Pierre Larouche: on l'aime trop ou pas assez! Ses admirateurs sont les plus féroces du hockey, capables de bloquer les lignes téléphoniques pour défendre leur idole lors des émissions «de lignes ouvertes» à la radio.D'un même souffle, ils vous jettent ses deux saisons de 50 buts et plus dans la ligue Nationale, son jeu raffiné capable d'atteindre les sommets d\u2019un art, son intelligence sur la glace.Ses détracteurs, dont Scotty Bowman et Bernard Geoffrion, ses anciens entraîneurs, vous diront que son jeu défensif est faible, qu\u2019il coûte plus de buts à l\u2019équipe qu\u2019il en marque lui-même; ils vous diront qu\u2019il ne s'entraîne pas assez sérieusement; ils vous diront que Larouche est «jeune ».Jeune, c'est peut-être la clé des problèmes passés de Pierre Larou- che; jeune, c\u2019est aussi la clé d\u2019une longue carrière glorieuse.L'athléte commence tout juste a être un homme.C\u2019est normal dans le reste de la société d\u2019être jeune à 20, 22 ans; ce ne l\u2019est pas dans le hockey + Photos Denis Brodeur FHIULUDS LCD oroucur où il faut être mûr à 20 ans et vétéran à 25.Et Pierre Larouche n\u2019a pas eu la vie facile malgré sa gloire et sa fortune précoces.Quand on vient au monde à Taschereau, dans le Nord-Ouest québecois, le dixième d\u2019une famille de 10 enfants, la route est longue entre le village natal et les réflecteurs éblouissants du Forum de Montréal.Son père, René, était conducteur de train pour le Canadien National.Jusqu'à 13 ans, Pierre vivra une enfance normale, normale pour le dernier d\u2019une famille de 10 enfants.Normale mais pas toujours facile.« C\u2019est à 13 ans que le cours de ma vie a changé pour de bon, se rappel- le-t-il aujourd\u2019hui.Mes parents ont déménagé à Hauterive, sur la Côte- Nord; un homme très respecté de la ville, M.Butch Bouchard, propriétaire du restaurant Parfait à Amos, a alors convaincu mes parents de me laisser à Amos, qu\u2019il prendrait soin de moi comme d\u2019un fils et qu\u2019il me permettrait de continuer à jouer au hockey pour le club local.» Ce club local, ce sont les Comètes d\u2019Amos, le coach, c\u2019est Marc Caron, celui qui, selon Pierre, lui a le mieux enseigné les rudiments du hockey._ Après, jusqu\u2019à 18 ans, ce seront les Éperviers de Sorel, l\u2019équipe sous la botte de l\u2019Ours de Sorel, l\u2019avocat Rodrigue Lemoyne.Larouche a encore le coeur gros quand il revit ses années d\u2019adolescence, ses années passées loin des siens.« Les Noëls étaient durs à avaler, dit-il.Noël, quand t\u2018as seize ans, c\u2019est l\u2019occasion de prendre ta première bière en famille, devant ton père.Mais Noël dans le hockey, quand t'es à 500 milles de chez vous, c\u2019est Noël en pension.Les gens sont chaleureux, mais c\u2019est pas pareil.» Ces années d\u2019adolescence ont quand même servi à tremper le ca- ractére de Larouche.«Elles servent aussi à me déculpabiliser face à l\u2019argent que je gagne aujourd\u2019hui, pré- cise-t-il.J'ai la conscience tranquille parce que je sais que j'ai sacrifié mon enfance, ma jeunesse au hockey et que c\u2019est normal que je sois payé en retour.» Dix-huit ans ! Dix-huit ans et Pittsburgh ! Dix-huit ans et la belle vie ! « Un instant, dix-huit ans et l\u2019ar- ent, c\u2019est vrai, dix-huit ans et la ierté d\u2019être reconnu comme un talent précoce exceptionnel, c\u2019est encore vrai; mais dix-huit ans à Pittsburgh, c\u2019est aussi l'explosion totale, le bouleversement de toutes tes valeurs; dix-huit ans à Pittsburgh, sans un mot d'anglais, avec une face de bébé qui te rajeunit encore dans un Etat où l\u2019âge de la majorité est encore fixé à 21 ans, ça veut dire des veillées passées devant la télévision avec une caisse de bière à écouter des émissions que tu ne comprends pas, ça veut dire traîner ses journées à la patinoire parce que c\u2019est le seul endroit ou tu te sens en sécurité.Oui, parlons-en de la gloire à 18 ans!» lance Larouche avec une véhémence rare.\u2014 Mais quand même, il y a l\u2019argent?\u2014 Ah ça, oui, tu flippes en jéri- boire! Un gars gagne 20$ par semaine dans le junior et il se retrouve avec un gros contrat à Pittsburgh) une paire de bottes à 100$?Pas d'enfants, pas de femme, y a rien là, amène la paire de bottes! Les gens diront ce qu\u2019ils voudront, 18 ans, c\u2019est trop jeune pour grimper chez les pros, pour côtoyer des hommes mariés de 30 ans qui ont leurs préoccupations et leur vie.C\u2019est dangereux pour un jeune, un gars n\u2019est pas prêt.» Pourtant, Pierre Larouche à Pittsburgh, c'était « Lucky Pierre », c'était le don Juan de l\u2019équipe, la grosse star des Pingouins.Les petites filles, Pierre, les petites filles ?« On m'a fabriqué une image, on m\u2019a prostitué d\u2019une certaine façon », raconte Pierre.e me souviens d\u2019une soirée à Pittsburgh; on dévoilait ce soir-là au Civic Arena le résultat d\u2019un grand concours; la gagnante méritait l\u2019insigne privilège de souper en téte-a- tête avec le beau Lucky Pierre.Arrive une jeune fille au milieu de la glace; pas particulièrement jolie ni élégante, d\u2019ailleurs.Elle est morte de timidité; Larouche n\u2019est guère plus jasant.Elle embrasse son idole sur la joue; l\u2019animateur tend le micro à La- rouche et lui demande de dire quelques mots en fançais à la mignonne.Parler français à Pittsburgh à une fille morte de gêne, quand le gros succès de l\u2019heure à la radio clame en mauvais français « Voulez-vous coucher avec mod ce souére.» Un flash dans la téte et Pierre empoigne le micro pour sussurrer devant 15000 personnes et des dizaines de milliers d\u2019auditeurs a la radio:« Vou- lez-vous coucher avec moi ce soir.» \u2014 C\u2019est bon pour l'image ! \u2014 Une autre fois, on me demande de contribuer à une oeuvre de charité; on me dit que je devrai recevoir des dons de jeunes filles dans un centre commercial.J'accepte; je me ramasse dans un kissing booth où les petites filles paient 1$ pour m'embrasser\u2026 de la vraie prostitution qu'ils m\u2019ont fait!» Découragé, harassé par quelques coéquipiers jaloux ou ennuyés de ses lamentations, boycotté par un entraîneur qui n\u2019a plus confiance en lui, Larouche devient la pomme pourrie dont il faut se débarrasser.Irving Grundman réussit un coup de maître et rapatrie le jeune homme au Québec.L'histoire, vous la connaissez: Scotty Bowman qui aime les faces de durs prend Larouche en grippe; Bernard Geoffrion, dominé par le présent (Claude Ruel) et le passé (Scotty Bowman), se contredit jour après jour au sujet de Larouche.Pierre, lui, ne comprend plus rien et commence à douter de ses possibilités.Dans l\u2019ombre, derrière lui, sa jeune femme Cindy l\u2019appuie.Cindy Audia, une belle Italienne de Pittsburgh, que Pierre a épousée il y a trois ans.Cindy est fragile et Pierre vit avec sa femme un amour touchant, mais il exige une discrétion absolue sur sa vie privée.Alors motus! Pierre Larouche a vingt-cinq ans; intelligent, très intelligent, hypersensible, parfois timide, sa face de bébé cache un caractère qui prend de la force au fil des mois.Un mot qui décrit bien ce jeune homme au seuil de l'équilibre adulte: attachant.Très attachant.RÉJEAN TREMBLAY EET ar rere .i a BZ Ea From on _- Ene py EE SN LES ory = IE ET 2 pag = RR Ec nak] il H FACT Rd = pa heey dat) a SX¥, ny RE SD [5 ~- wave £ « £ 2 rl ay wh; ar, rt pi AI or sO Fy Syria ee odd Bye?; A EN BR ea Fy Ys i wi reir Les Re $ .| % ~ Dp 434 LE UE Fées eo, Dis iv ST - Tr LR = Ë Thé cite Ca \"y : a RS # 2 GET Se pu us me ss 5 rat.IE = > = ad se Pum 6 aR & 15 pr 2 yd ss, a ~ of Seg n° \u2014 cat a coque pa 2d \u201c 3 or 2 eat va Ça is Lik 5 Sa o > a LES or rage _ sy Lo D res ete 15 Te \u201c «\u201c iY rion I > piv.Yi ne Fur at A \u201c58 2, Ho \u20ac po Eo o~ cé SAS ns an =F Er æ # + JE PE Toa ppt ATTY EAR Po.Fo LP Nes gay wing * 1 \u201c BA pl 24 qi RE A \u201c3 Ue ik Ps 04 4 es ve se au a A 5 Sr Sr } = Ih A soc 7 = i bar La Tags 3 7 b= Le EY a ya x py ag amped Lg Fr 7 ELA P a HG a FER.: a hs fe a 2) ne ag A sd ig oR Le -\u2014 Vv 3 L Ff an or Fee = etes + eh LEE 2 5 a apr Me = 254 PET 2 TERE A es wr\u2019 r + ax.wl, fh Ls raed 44 Fat Re nain a Pa 7 od >a gl, » tree?FE AY: % es vk?FAS brs par tes Ta ha ve] ee 6° L'an ME py Zo ~d \\ LEN Éetrs i] .a Ary ~~ wr Gr ES Wn, er i pi fovea ithe x sv \u201cÆ i! = ee ry sage \u201cy impec Ut 542 RTE eo 4 : Xe \u201ca i I > re patina nv a ps go a ped er, gr Lif _ a spe er pa 2 Te = à Tt AF a + ._ a = or het or a = \u201cfl Cog?ps Le >.v ow fo > a \u201c di wo v5 ™ 4 wn! ?pe pe, 4 # Seer [= © pri = ar\u2019 I At A = de i ah # + A > ALCIDE OUELLET «Ad AE 4 LA ~ecadiblest pv 1 abe Me hdl SE AE Ala remise es quelque 65 calèches qui, l'été dernier, parcouraient allègrement les rues de la ville, le Vieux-Mont- réal et la montagne, une fois venue la saison froide se sont retirées dans leurs quartiers d'hiver.L\u2019hivernage des calèches se produit généralement dès les premières neiges, vers novembre ou décembre.L'année dernière, par contre, ce fut l\u2019exception.À la mi-février il nous était encore possible de voir, angle Saint-Paul et place Jacques- Cartier ou devant l\u2019église Notre- Dame, de valeureux cochers attendre leur « nième» client de la journée.Les calèches hivernent de cing a six mois par année.C\u2019est pendant cette période qu\u2019elles subissent des réparations de tout genre.Certaines sont complètement démontées puis remontées.À d\u2019autres, on rajoute des pièces récupérées de véhicules inutilisables.Les réparateurs estiment accorder environ 80 heures par calèche en moyenne, et le tout peut prendre parfois jusqu\u2019à 200 heures.Il faut tout remettre en état: les garde- boue, le marchepied, la suspension, les roues, refaire la peinture, décaper, vernir.Toutes les poignées et parures métalliques sont retirées pour être passées dans un bain d\u2019acide afin de leur redonner leur brillance.Au printemps, les vieilles bourrures craquelées, les capotes décrépies sont remplacées par des neuves.Bref, pendant la saison froide c\u2019est au peigne fin qu'une poignée d'hommes passent en revue les voitures qui font l'admiration des touristes et le désespoir des automo- Ci-contre, vieille mais magnitioue rslèche remise à neuf par Carol .\u20ac (qu\u2019on voit dans la photo de gauche).Ci-dessous, cour du Griffintown Horse Palace.À gauche, à Pointe-Saint- Charles, un employé s'apprête à réparer des roues de bois.bilistes.Ces derniers n\u2019apprécient guère la lenteur des calèches, surtout aux heures de pointe.Les propriétaires qui entreposent leur calèche chez eux, à la campagne, sont peu nombreux.On compte trois dépôts de voitures à Montréal et autant d\u2019ateliers de réparation.Là où on retrouve le plus grand nombre de calèches, c\u2019est à l\u2019abattoir de Montréal, à Pointe- Saint-Charles où une quarantaine de calèches sont parquées.Blotties dans les hangars et bravant une température sibérienne, elles côtoient les boeufs, les cochons et les chevaux.Tout près de là, rue Ottawa, le Griffintown Horse Palace, propriété de Léo Léonard, entrepose quatre calèches.Lorsque je m\u2019y suis arrêté, affectueusement il soignait ses chevaux.Derrière l'écurie, les voitures attendent les temps chauds.Enfin, tout près de la montagne, rue Drolet prés de Villeneuve, on re- trouve l\u2019écurie d'André Boisvert, qui abrite une quinzaine de chevaux.C'est à cet endroit que j'ai vu les plus belles calèches.Lorsque je mis pied dans l'atelier de réparation, Yvon Tremblay, cocher de longue date, retirait la peinture vieillissante et rugueuse d\u2019une barre de fer servant a soutenir le garde-boue d\u2019une calèche.À ses côtés, une magnifique voiture noire datant d\u2019une centaine d'années.Elle venait d\u2019être repeinte et vernie après avoir été au préalable poncée jusqu\u2019au bois; elle était comme neuve.Au même moment, dans un garage voisin, Carol Lavoie, réparateur qui est également forgeron, terminait la reconstitution de deux vieilles calèches dont l\u2019une acquise pour la somme de 3000$.Il l'avait remise à neuf après y avoir investi plus de 1000$.Avec celle-là, les touristes en ont pour leur argent.TEXTE ET PHOTOS MICHEL DUBREUIL \" de, SEA BR 3 se 2 Es DTA - * a ere Matinée Sp allot td is a a rola SOU ig Avis: Santé et Bien-être social Canada considère que le danger pour la santé croit avec l'usage\u2014éviter d'inhaler.Matinée, moyenne par cigarette \u2014 King Size: \u201cgoudron\u201d 11 mg, nicotine 0.8 mg.Format régulier: \u201cgoudron\u201d 8 mg, nicotine 0.5 mg.Matinée extra douce.moyenne par cigarette\u2014 Format King Size: \u201cgoudron\u201d 4 mg, nicotine 0.4 mg.7 à ANR NAN = 2 LAY EC 5 JAN.FEV.MARS AVRIL D LMM J V S D LMM J V § D 1 MM J V S D L MM VS 123 1234567 1234567 1254 4 567 8 910 8 910111213 14 8 910111213 14 5 6 7 8 91011 1112131415 1617 15 16 17 18 19 20 21 15 16 17 18 19 20 21 12 13 14 15 16 17 18 18 19 20 21 22 2324 22232425 26 2728 222324 25 26 2728 19 20 21 22 23 24 25 25 26 27 28 29 30 31 29 30 31 26 27 28 29 30 MAI JUIN JUIL.AOÛT 1 2 1 2 3 4 5 6 1 2 3 4 ] 3456789 78910111213 567 891011 234567 8 10111213141516 14151617181920 12131415161718 91011 12131415 17181920212223 21222324252627 19202122232425 1617 1819 2021 22 31 252627282930 282930 26 27 28 29 30 31 23 24 25 26 27 28 29 SEPT.OCT.NOV.DEC.1 2 3 4 5 1 2 3 1 2 3 4567 1 2 3 4 5 6 7 8 2101112 4 567 8 910 8 910111213 14 6 7 8 9101112 1314151617 1819 11121314151617 151617 18 19 20 21 13 14 15 16 17 18 19 20 21 2223 24 2526 181920 21 222324 222324252627 28 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 25 26 27 28 29 3031 2930 27 28 29 30 31 oer HE acing mee TETERR SE CF TETE TES EAN ARTE TIE TRE RUE pT UE i Je REE ead oT Na D.e Matinee \u201cating oma hk LA = eat VIOL BW + * ¥ Bd , pe _ x va Ar 3 PE: 31 + .JL SET 53 - + Da 0e 12 PÉTE: Nouveau départ De nombreuses femmes de 25 à 55 ans désirent se recycler.C\u2019est pour elles qu'a été conçu le programme Nouveau Départ.Ce programme aide les femmes a s\u2019orienter, à s\u2019évaluer, à assumer leur autonomie devant le monde du travail.On y traite du retour aux études, du bénévolat, des implications affectives et physiques du retour au travail.Il comprend douze séances de trois heures trente chacune et se donne un peu partout dans la province.Pour plus de renseignements, s\u2019adresser soit à son bureau local du YWCA, au cégep de sa région ou encore à sa commission scolaire régionale.Il est temps de s'incrire pour une session d\u2019hiver ou du printemps à Montréal: YWCA, 1355 ouest, Dor- chester, Montréal, H3G 1713.Tél.(514) 866-9941, poste 25; Cégep Bois-de-Boulogne, 10 555 Bois-de- Boulogne, Montréal, H4N 113.Tél.(514) 332-3000, poste 209.Le Super 8 et l\u2019année des handicapés La Fédération internationale du cinéma Super 8 lance un programe HENRIETTE MAJOR SE Parlons de notre culture.Comment le gouvernement fédéral devrait-il dépenser l'argent de nos taxes en matière culturelle, au cours des prochaines années?Voilà ce dont nous sommes invités à débattre par voie de mémoires et de participation aux audiences qui se tiendront d\u2019un bout à l\u2019autre du pays, de mars à juin.On peut se procurer le «guide de discussions intitulé Parlons de notre culture, aux bureaux de district de Communications Canada, soit: à Montréal, 2085 avenue Union, (19e étage) (514) 283-5685; à Québec, 2, Place Québec (suite 436), (418) 694-3880; à Trois-Rivières, Edifice public \u2014 Bureau de poste, c.p.67, (819) 376- 1232; à Rimouski, 140 ouest, rue Saint-Germain (2e étage), (418) 722- 8833; à Sherbrooke, 1650 ouest, rue King (819) 565-4917; à Sept-lles, 701, boul.Laure (palier 2), (418) 962- 6970; à Chicoutimi, 942, rue Chaba- nel, (418) 549-5781; à Noranda, 32, avenue Frédéric-Hébert, (819) 764- 6196; à Ottawa, 365 ouest, avenue \u2018Laurier, (613) 996-3901.Tous les mémoires doivent parvenir au Comité d\u2019étude de la politique culturelle fédérale, 365 ouest, avenue Laurier, Ottawa, Ontario K1A 0C8, au plus tard le 9 février.Ca nous concerne tous.spécial dans le cadre de l\u2019année des handicapés, qui se tient en 1981.Chacun des festivals Super 8 internationaux lance un appel à tous les cinéastes du monde afin qu\u2019ils s\u2019intéressent aux handicapés de façon particulière pour l\u2019année qui vient.Le Québec ne fera pas exception.Un prix spécial du jury sera offert à un film fait par un ou par les handicapés a la suite du 2e Festival international du film Super 8 du Québec, du 5 au 8 février prochain.DE BUCKLEY.créme de beauté est non grasse et ne tache pas.Elle est efficace et son action se fait sentir rapidement.Elle stimule la circulation, aide à décongestionner et calme la douleur.Essayez-la.White Rub de Buckley.Dans les petits pots, les meilleurs médicaments.SOULAGEZ VOTRE RHUME DE POITRINE AVEC LA POMMADE WHITE RUB Massez la région endolorie avec White Rub.Cette pommade médicamenteuse à base de BUEKLEY Un appel est lancé a tous ceux qui s'intéressent au Super 8 et aux handicapés.Festival international du film Super 8, 9155, rue Saint-Hubert, Montréal, Qué.H2M TY8.Tél.: (514) 389-5921, poste 252.Mon pays, c\u2019est l'hiver Puisque l\u2019hiver fait partie de notre vie durant six mois chaque année, aussi bien en tirer son parti et profiter des loisirs d'hiver.Deux rencontres traiteront prochainement des plaisirs de l'hiver: la Journée québécoise du tourisme hivernal, qui aura lieu à Sutton le 29 janvier, et les Loisirs d'hiver, conférence internationale qui se tiendra à Ottawa du 10 au 15 février.Renseignements: (Pour Sutton): Bureau du tourisme et des congrès, 650, rue Principale, Granby, Qué.12G 8L4; (pour Ottawa): Louis Laplante, Commission de la capitale nationale, 161, ave Laurier ouest, Ottawa, Ont.K1P 6J6.Initiation à la parapsychologie Vous travaillez, et tout a coup, une force que vous ne comprenez pas vous pousse à tout abandonner et à renter a la maison.pour constater que votre enfant, en danger, a besoin de vous.Le téléphone sonne et, avant même de décrocher le récepteur, vous devinez qui vous appelle.Vous aimeriez bien en savoir plus long sur ces phénomènes, que vous vivez presque tous les jours.Le Collège Marie-Victorin, dans sa série de cours d'éducation populaire, vous propose d\u2019explorer simplement le monde de la parapsychologie, dans un cours accessible à tous sans exception.te College Marie-Victorin de Montréal, en collaboration avec le quotidien la Presse, a mis sur pied depuis l'automne 1980 un nouveau type de cours «d\u2018éducation popu- laire».Les leçons sont publiées dans la Presse au rythme de deux par semaine.En complément à ces leçons, le Collège organise trois soirées-ren- contres qui ont lieu le soir, généralement le mercredi.Le cours Initiation à la parapsychologie écrit par M.Alain Sotto, sera publié à partir du lundi, 2 février 1981.Les trois soirées-rencontres au Collège Marie-Victorin auront lieu les 25 février, 4 et 18 mars 1981.Renseignements: Tél: 325-0150, poste 274.Service de recherche et de développement pédagogique.L\u2019art d'aimer Si l'amour n\u2019est pas nécessairement générateur de compétence érotique, la compétence érotique est un support puissant à l'amour.Pour défendre cette thèse, le Dr Jean-Yves Desjardins, sexologue à l\u2019université du Québec, présente sa nouvelle conférence audio-visuelle intitulée: les Corps érotiques: un art d'aimer.LE Par un exposé émaillé de documents audio-visuels et de films, le Dr Desjardins apporte au couple une vision des subtilités et des ap- rentissages érotiques nécessaires à a satisfaction sexuelle tant de la femme que de l\u2019homme dans le couple.Cette conférence du Dr Desjardins sera présentée en janvier et février dans plusieurs villes du Québec, dont Montréal, Québec, Trois- Rivières et Sherbrooke.Loisirs 81 L\u2019annuaire le Monde du loisir 1981 vient de paraître sous la responsabilité de Janine Dalaire, agent d\u2019information au Regroupement des organismes nationaux de loisirs.Sa facture est sensiblement oJ même que l\u2019an dernier, mais avec un contenu entièrement remanié.Le Monde du loisir est un annuaire qui touche l\u2019ensemble des intervenants du milieu.Il comporte un inventaire descriptif de plus de 200 associations, organismes, ministères et institutions d'enseignement reliés directement ou indirectement au monde du loisir.Pour l'obtenir, s'adresser au Regroupement des organismes nationaux de loisirs, 1415 est, Jarry, Montréal, Qué.H2E 227. DE a 1 A AR ar SNA\", 7 2 fiber xs $ a) or = += # te ERF CZ at A 2 er 0d es 5 see Pa | * Em, ur 3: aby: £4 - 34 3 se $ > a 2 ; \u2019 » > \"11 LE x \u2014 NRG EE et Ë 4 3 o> Pe.Tal ho Ag PS né a Fx - Fxg, = 3 À PN dr * A ; RA xr gD « D tu * EIN he ANN ex 4 4 ts > a \u201d 4 = Ta oF \"TA an (\u20ac >.3 ps A ve hh NX 7 i$ Ta cg Gr + \u20ac ; À\" fu \"4 a 3 oF #2 7 cf 4] 3 ss Yr f } fre #3 A EY 4 x = BF = at ES x 2.3 + a 2 \"I & \u201cFF +5 Ti uJ 2 1 te id , 4 F « ft a LE : ! rs = ig Ë 7 Ë * > ly, 7s & => + IA / .CM \u201cre «.3 aE Les à [$571] = a Le $ yr 3 #; Ms A Na sv : a, TE iI \u201ca ; £ 54 © % ts Ah, tv À, 3 3 ai, ve sea 2 \u20184 ae Nd ol A + > 4 Ve 2 & poy Al + 2 Nés vo + » £ da LE nb + = US 1 NN 5 hs & A ER 3 ist, + SCAN \u201cque Ÿ A IN pis 3 EN.Nr om { A Sig vel Cd de TO prs æ Tak wh \u201c JA ok Hy wei ETE Lu y 3 dre de > TS, A 4 > maple + A 3, A +5 oa fiw A « Sa i - A ft rt oT Sag 4 4 ei \u201c13 Paya fi + ie 3 \u201cga nd > ar £ À .= ; Fa Lf La sa Es oat + Re ¢ £5 ARNEL Hs -S$e- To TER 4 > Ta # pe ia J Un vin de bon goiit 1 étre @ Ae Ri qui se prend TE i } a0 Bly En ; tN, ir Hi EY Sp en joyeuse ke if) Sty 5 Ï A 5 5 { : A ge Ga \u20ac compagnie.+ Ey au Wty + 3 a y 9.h 4 A étre ii i 245 \" ar ci 5 BLE Ng\u201d adh \u2019 } ty oF + § ri # 26 2 EN 3 hr oh 4 s er $ Ww : 3 ™ uy ee Ets Au Offert dans les épiceries licenciées et dans les magasins de la S.A.Q. 14 LA CANTATRICE MICHÈLE BOUCHER ABORD MIMPOSER A LÉTRANGER \u2018est aux côtés de la Dame aux Camélias qu\u2019elle fera ses débuts avec l\u2019Opéra de Montréal, en juin prochain, dans une production de la Traviata, de Verdi.Lorsque Vio- letta renoncera à la frivolité de ses nuits parisiennes et acceptera de se perdre pour sauver l'honneur de l\u2019homme qu\u2019elle aime, Michèle Boucher aura revêtu le costume d\u2019une femme de chambre pour, dans le rôle d\u2019Annina, assister au destin tragique de sa maîtresse.Sur la scène de la salle Wilfrid-Pelletier, sa performance ne devrait pas passer inaperçue.Michèle Boucher m\u2019a invitée chez elle.Plutôt petite, ronde et extrêmement loquace, elle s\u2019agite autour de moi en s'excusant de n\u2019avoir rien à dire sur son compte.Pourtant, à peine sortie du Conservatoire de Montréal où elle a remporté le premier prix d'art vocal en 1976, elle a déjà commencé à s'imposer comme chanteuse lyrique professionnelle.En moins de quatre ans, elle a interprété des rôles dans Carmen, de Bizet, Hérodiade et Cendrillon, de Massenet, chanté sur des scènes aussi réputées que le Carnegie Hall et le Metropolitain Opera, travaillé sous la direction de professeurs aussi éminents et reconnus internationa- lement que Rose Bampton, Gérard Souzay, Alberta Masiello, Dalton Baldwin.et j'en passe.Sur la scène comme dans la vie, Michèle Boucher ne peut que vous étonner.Sur la scène parce qu\u2019elle a une voix riche et sensible qui vous transporte dès les premières mesures, et dans la vie parce qu\u2019elle défie toutes les images stéréotypées de la chanteuse d'opéra.Têtue et disciplinée, elle n\u2019a qu\u2019une passion, la musique, et qu\u2019une ambition, interpréter les plus grands rôles dans les plus grands opéras.Une telle détermination a de quoi surprendre chez une femme aussi peu prétentieuse, mais elle s'empresse aussitôt de préciser qu\u2019elle n\u2019est «pas partie en peur».«Une chanteuse d'opéra ne peut se dépasser qu\u2019en visant une Carrière internationale, dit-elle, et jamais je n\u2019aurais le courage de continuer si je n'avais pas de grandes ambitions.C\u2019est un métier difficile qui me force à vivre, en ce moment, dans des Avec Wilfrid Pelletier: «Comme si j'étais sa propre fille».conditions matérielles peu confortables, mais la musique me tient en vie.Et puis, j'ai la chançerd\u2018avoir des amis exceptionnels qui m\u2019aident et m\u2019encouragent comme si j'étais leur propre fille.» Pendant qu\u2019elle parle, j'ai le temps de faire cent fois le tour de «ses appartements».Depuis son arrivée à New York en 1976, Michèle Boucher habite une chambre minuscule, à deux pas seulement du Metropolitan Opera et du Juilliard School of Music.Sous le lit et dans la garde- robe sont entassées des centaines de cassettes sur lesquelles elle a enre- istré, depuis des années, toutes ses eçons de chant.Bien en vue sur sa commode, des photos de Wilfrid Pelletier, maintenant âgé de 84 ans, et de sa femme Rose Bampton, autrefois chanteuse au Metropolitan Opera.Les «amis exceptionnels» de Michele Boucher, ce sont eux, d\u2019abord et avant tout.C\u2019est au Conservatoire de Montréal que Michèle a fait la connaissance de Rose Bampton et que sa carrière a pris un tournant décisif: de pianiste qu\u2019elle était, elle allait devenir chanteuse.Mais la transition avait commencé à s\u2019opérer bien avant, et un peu contre son gré.Native de Shawinigan, elle avait terminé son baccalauréat en musique, option piano, à Nicolet, puis elle s'était inscrite au Conservatoire de Hull.À cette époque, Michèle ne chantait que pour s'accompagner, prenant plaisir à caricaturer les chanteuses d'opéra.Les classes de piano étant complètes au moment de son inscription, elle avait décidé d\u2018apprendre le chant; mais le coeur n\u2019y était pas et, dès qu\u2019elle avait un moment de libre, elle se ruait sur son piano.Tous les jours, elle donnait des leçons de flûte à bec à des élèves de la Commission scolaire qui préféraient, de toute évidence, Alice Cooper aux grands classiques, puis, le soir venu, elle se retrouvait sur les bancs de l'Ecole normale.Pratiquer le piano était devenu un luxe.C\u2019est grâce à Gaston Germain, son premier professeur de chant, que Michèle Boucher s\u2019est réconciliée petit à petit avec l\u2019art lyrique.«C\u2019était, dit-elle d\u2019un air faussement naïf, ma première idole de prof.» Or ce dernier allait bientôt renoncer à l\u2019enseignement pour devenir directeur des Jeunesses musicales du Québec, et Michèle allait quitter Hull pour s'inscrire au Conservatoire de Montréal.«Je savais que Rose Bampton y enseignait, et je voulais travailler avec elle.Elle jouissait d\u2019une réputation internationale, elle avait déjà enseigné à New York, et cela m\u2019impressionnait.» Michele Boucher délaisse donc le piano pour se consacrer à l\u2019art vocal et, de jour en jour, se lie d'amitié avec Madame Bampton et son mari, Wilfrid Pelletier.Lorsqu'un an plus tard Rose Bampton retourne à New York pour enseigner le chant à Juilliard, elle invite Michèle à lui rendre visite: elle veut la persuader de poursuivre sa carrière et lui offrir son aide.Une fois par mois, pendant deux ans, Michèle prend donc l\u2018autobus en direction de New York pour suivre les leçons privées de Madame Bamp- ton.«La première fois, elle m'a emmenée au Metropolitan Opera.Je croyais rêver.» Déjà familiarisée avec «la grande ® ville», Michèle décide qu\u2019elle étudiera à New York dès la fin de son conservatoire.En attendant, elle travaille sous la direction de Lina Nar- ducci et fait tellement de progrès qu\u2019elle se présente au concours final après une seule année de préparation.On lui décerne le premier prix d'art vocal, et à partir de ce moment elle n\u2019a plus aucun doute quant à l'orientation de sa carrière.Elle ne regrette pas, bien sûr, d\u2019avoir appris Photo Madeleine Monette - als he emmene FI Dhrnts Cover and ID 2 A ?A Photo Madeleine Monette - Photo Fernand R.Leclair le piano depuis l\u2019âge de six ans, mais tout ce qui compte maintenant pour elle, c\u2019est de travailler sa voix.Après avoir obtenu l\u2019aide du Conseil des arts et gagné une bourse au Tremplin international du Concours de musique du Québec, Michèle Boucher est admise à Juilliard avec la mention asupérieure».Commence alors la vraie bataille: leçons, auditions, concours, répétitions, contrats qui paient peu mais que l\u2019on accepte pour le prestige.En 1977 elle se présente, à Boston, aux auditions régionales du Metropolitan Opera.C\u2019est la deuxième fois qu\u2019elle tente sa chance.«Je leur ai donné tout ce qu'il fallait, dit-elle en joignant les mains a la hauteur de sa poitrine comme si elle était sur le point de chanter, et j'ai gagné le premier prix.» Les 23 finalistes des auditions régionales étaient invités à New York pour le concours national, et onze d'entre eux allaient être choisis pour chanter au Metropolitan Opera.Michèle Boucher allait compter parmi ceux-là.Encore au- jourd\u2019hui, lorsqu\u2018elle en parle, elle roule des yeux grands comme des billes.Depuis lors, elle s\u2019est distinguée dans toutes les compétitions auxquelles elle a participé, accumulant À droite, Michèle Boucher, Noémi, la méchante soeur de Cendrillon, et Maureen Forrester, Madame de la Haltière, dans l'Opéra Cendrillon de Massenet, lors du festival d'Ottawa en 1979.premiers prix et mentions d'honneur tant au Québec et au Canada qu\u2019à l'étranger.Soliste invitée au Festival d\u2019Orford (1977) et au Guelph Spring Festival (1978), elle chante ensuite avec le Toronto Symphony Orchestra sous la direction d\u2019Andrew Davis, puis avec l\u2019Orchestre symphonique e Montréal dans une production du Messie de Haendel.Sa carrière a démarré, et les critiques sont plus qu\u2019élogieuses.Toutes s'accordent à reconnaître la force émotive et le pouvoir dramatique d'une voix aussi riche et nuancée que la sienne.Mais Michèle Boucher n\u2019en est alors qu\u2019à ses débuts et elle attend avec impatience qu\u2019on lui offre un rôle dans un grand opéra.Ses compositeurs préférés: Verdi et Puccini.Des Italiens, bien sûr, parce qu'ils n\u2019ont pas d\u2019inhibitions en ce qui regarde la musique, et qu\u2019ils «y mettent du coeur».Fascinée par les personnages de Mimi, dans la Bohème, et de Desdé- mone, dans Othello, Michèle Boucher avoue cependant que son opéra favori est la Force du destin, de Verdi, opéra dans lequel les circonstances tragiques s'accumulent au point de frôler l\u2019extravagance.Mais si elle est attirée par les personnages pathétiques aux sentiments excessifs, et si les histoires d\u2019'amour sont pour elle les plus belles histoires de toutes, cela ne l'empêche pas de prendre un malin plaisir à jouer la comédie.Il faut l'entendre (et surtout la voir) parler du rôle de Noémie qu'elle a interprété en 1979 dans une production de Cendrillon, de Massenet, pour apprécier jusqu'à quel point la comédie, tout autant que la tragédie, convient à son tempérament.Elle étire le cou, gonfle les joues, écarquille les yeux, lance quelques notes dans les airs en imitant des pas de danse, et aussitôt Noémie, l\u2019une des méchantes soeurs de Cendrillon, prend vie dans l\u2019attitude comique d\u2019une poupée mécanique.Dix mois seulement après avoir fait ses débuts à l'opéra, au Grand Théâtre de Québec, dans une production de Carmen, de Bizet, Michèle Boucher interprétait, au Carnegie Hall, le rôle de la Jeune Babylonienne dans Hérodiade, de Massenet.On avait confié le rôle de Salomé à Monserrat Caballé, mais elle s'était désistée à la dernière minute.Le lendemain, le critique new-yor- kais Bill Zakariasen qui ne semblait pas avoir goûté la performance de la remplaçante de Madame Caballé, écrivait dans le Daily News que «les quelques lignes de la Jeune Babylonienne chantées par la Canadienne française Michèle Boucher indiquaient que l\u2019on avait déjà une vraie Salomé dans la distribution».(!) En novembre 1980, Michèle Boucher chantait au Alice Tully Hall dans une production de Die Sieben Schlaefer, de Karl Loewe, et en avril prochain, elle chantera de nouveau au Carnegie Hall dans une représentation de Lakmé de Delibes.Peut-on garder un oeil sur le Québec quand on vit, travaille et chante à New York?Sans aucun doute.Michèle Boucher rêve d'interpréter de grands rôles au Québec.«Mais, s'empresse-t-elle d'ajouter, j'ai l'impression que je n\u2019arriverai jamais à m\u2019imposer à Montréal si je ne me suis pas d\u2019abord imposée ailleurs.Au Québec, l'opéra démarre lentement, et il y a peu de rôles, mais je n'ai pas eu à me plaindre jusqu\u2019à présent.On pourrait même dire que j'ai été choyée.Le 11 janvier prochain, par exemple, je présenterai un récital au Grand Théâtre de Québec.J'ai tellement hâte d'aller chanter là-bas.Je m\u2018y sens aimée, et proche des gens.» MADELEINE MONETTE Les définitions, elle ne les aime sûrement pas.Car, même élogieuses, elles emprisonnent et Françoise d\u2019Eaubonne, écrivaine, féministe et écologiste, est l\u2019incarnation vivante de la liberté.La liberté à l'état brut, celle dont on écrit le nom sur les murs, celle dont on rêve et qui se fait de plus en plus rare par les temps qui courent.Sage, prophétesse, visionnaire, cette femme est tout ça et plus encore.Féministe avant la lettre, bien avant le M.L.F., elle publiait il y a 30 ans le Complexe de Diane, premier essai sur le Deuxième Sexe de Simone de Beauvoir.Son imposante bibliographie comprend romans, biographies, essais, poésie et mémoires.Ses prises de position sur le féminisme et l'écologie se retrouvent notamment dans Histoire et actualité du féminisme (Alain Moreau) et le Féminisme ou la mort (Pierre Horay).Individualiste qui a parié sur la collectivité et sa survie, en 1974 elle fondait en France un premier groupe féminisme-écolo- gie (son passage à Montréal récemment coïncidait avec l\u2019ébauche d'un tel mouvement au Québec).«j'ai été la première écologiste- féministe.J'étais isolée avec quelques filles autour de moi, une étudiante, une paysanne, une pharmacienne.H y a une étroite corrélation entre les objectifs que se fixent l'écologie et le féminisme.L'un ne peut se résoudre sans l\u2019autre.Nous vivons la fin d\u2019un cycle millénaire.Ou le monde s\u2019éclaircit et il continue, ou il s\u2019assombrit et il disparaît.Je suis une optimiste tragique.Je parie pour la survie de la société dans une communauté écologique égalitaire absolue.Nous connaîtrons une grande crise, serons confrontés à des choses insoupçonnables aujourd\u2019hui dont pourtant certains signes annonciateurs sont dans l'air.Ce monde d'efficacité, de désir, de puissance, ce monde d\u2018agressivité ne peut que s\u2019autodétruire.Quel que soit son appétit, l'homme n\u2019ayant qu\u2019un estomac doit se limiter, mais ce qui, par contre, est illimité est sa soif de pouvoir.Ce que les femmes réclament est le partage du monde, plutôt que son pillage.» Pour Françoise d\u2018Eaubonne, la lutte des femmes, jusqu'ici culturelle, familiale, juridique, sexuelle, doit maintenant avoir une dimension écologiste.C'est le second palier du féminisme.Mettre fin au patriarcat qui de tout temps a opprimé la femme et qui menace aujourd'hui l'espèce humaine.Ce programme est beau et vaste et légitime.N\u2019est-il pas utopiste ?réalité de demain.C\u2019est moins utopique qu\u2019on l\u2019aurait pensé il y a 30 ans.Ceux qui détiennent le pouvoir n\u2019y renonceront jamais spontanément.La base est dépourvue.Nous nous heurtons à l\u2019absurdité d\u2019un système qui engendre sa propre destruction.C'est pourquoi je crois que les femmes peuvent constituer un autre pouvoir, un pouvoir de l\u2019intérieur.«Je revendique la liberté pour chacune et je respecte le choix des autres.Je ne fais pas phallocratisme à l'envers, cependant je ne crois pas que les femmes aient à gagner à jouer le jeu de la politique On tombe dans la gueule du pouvoir, c\u2019est plus que de la récupération.En France, le ministère de la Condition féminine a été le ministère- gadget par excellence.Ce n\u2019est plus la femme-alibi, c\u2019est la fem- me-caricature.On tombe à 100% dans le système des hommes.La libération de la femme est de s\u2019unir en masse contre le pouvoir des hommes.Donner une charge à uelques femmes justifie la raison \u2018être du patriarcat.Je ne parle pas pour le Québec, je ne connais pas suffisamment vos structures et vos problèmes ne sont pas les mêmes.Je crois toutefois à l'efficacité des regroupements de femmes, aux groupes de réflexion, de pression.» On dit de cette femme à l\u2019intelligence brillante, à la pensée pro- onde, à la réflexion pénétrante, au discours décapant, qu\u2019elle est contre tout.Elle soupire: «Si seulement je pouvais être pour quelque chose en ce moment.Il faut que cesse l\u2019intoxication.Cesser d\u2019imposer de faux besoins qui masquent les vrais désirs.Résister aux pressions.Changer la société.Résoudre les contradictions.Réconcilier les termes s\u2019excluant les uns les autres comme sexualité-spiritualité, loisir- travail, fête-boulot quotidien, spécificité régionale-planétaire.Réconcilier l\u2019individu divisé contre lui-même.Le véhicule est lancé à 100 à l\u2019heure, freiner ne sert à rien, sauter en marche est un choix individuel, alors, dites-moi, la seule solution peut-elle être utopique ?» MONIQUE ROY \u2014 a Photo Len Greenner vg L'Enfant au popcycle (Jean Dallaire, 1916-1965), 72,5 cm sur 54,3 cm.(Collection permanente, don | du Dr Max Stern, Dominion Gallery) |z: Longueuil (Catherine Fleury d'Eschambault, baronne douairière de 1741-1818).Huile sur toile non signée, 76,3 cm sur 63,6 cm.Cliché: Armour Landry.(Dépôt de M.Raymond de Longueuil à instigation de la Société d'histoire de Longueuil) wal eal ad 16 ien enraciné dans le milieu, le musée d'Art de Joliette augmente son rayonnement tandis que sur un fond de toile socio-culturel s\u2019individualise le loisir.Et le milieu, c\u2019est principalement les 33 000 habitants de l'agglomération d\u2019où émanent les treize ou quatorze mille visiteurs que reçoit annuellement le Musée.Mais le musée d\u2019Art de Joliette, c\u2019est quoi?demanderez-vous.Essentiellement une collection, un édifice et un personnel.Parlons d\u2019abord de la collection.Elle remonte au nombre important d'oeuvres d'art ancien et contemporain du Québec que le Séminaire de Joliette, depuis 1942, n\u2019avait cessé d'acquérir «grâce à des dons ou à de discrètes économies», lit-on dans le prospectus.Puis aux oeuvres d'art européen qu\u2019un ancien du Séminaire, le chanoine Wilfrid Tisdell, ancien curé de Winchendon, au Massachusetts, déposa dans l\u2019enceinte de son alma mater en mai 1961.Composée surtout d'objets d'art sacré, cette collection constitue en quelque sorte la «marque de commerce» du Musée.Peintures des XVe, XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles.des copies d\u2019époque pour la plupart.En revanche, les sculptures du Moyen Age et de la Renaissance sont des originaux.Art russe, art byzantin, orfèvrerie sacrée du Québec, arts décoratifs, mobilier: tout cela loge maintenant dans un édifice moderne sur un emplacement offert par la Ville de Joliette là où, au début du siècle dernier, avait pris naissance le village de l'Industrie, sur les bords de la rivière L\u2019Assomption.Déjà en 1968 le Musée avait dû quitter le Séminaire devenu cégep et s'installer au Scolasticat des Clercs de Saint-Viateur.Pendant ces années, la collection de sculptures québécoises s\u2019est enrichie d'oeuvres importantes.Toutefois, l'exiguïté des lieux, leur accès difficile et la précarité du Musée n\u2019ont pas tardé à convaincre Me Serge Joyal (vice-président du Musée) de la nécessité d'établir l'institution dans ses propres galeries et de la doter d\u2019une administration autonome.Vous pensez bien que cela ne s'est pas fait tout seul.Hé, non! Grâce à une subvention des Musées nationaux du Canada, du ministère des Affaires culturelles du Québec et à une souscription populaire régionale, la construction du Musée débute en 1974 pour se terminer en janvier 1976.Depuis, la Direction des musées privés du ministère des Affaires culturelles en subventionne les activités et l\u2019animation, tandis que la Ville de Jo- liette assume une partie des coûts d'entretien.Je m'aperçois que je n'ai pas encore parlé de Wilfrid Corbeil.Mais traiter du Musée, n'est-ce pas ipso facto évoquer le disparu, et les Clercs de Saint-Viateur qui ont véhiculé l'immense talent de leur colié- gue?Jusqu'à sa mort, survenue le 20 octobre 1979, Wilfrid Corbeil fut l\u2019animateur d\u2019une institution qui lui doit tout: jusqu\u2019à ses promoteurs (des disciples et amis), jusqu'aux plans de l\u2019édifice actuel, issus de sa plume rompue à la règle d\u2019or.Sa collaboration et son attachement s\u2019expriment au-delà du trépas puisque la salle Contemporaine du Musée accueille ,du 14 décembre au 11 janvier, une exposition de ses peintures, et que longtemps encore il servira de guide aux visiteurs grace au catalogue explicatif du Musée dont il entreprit la rédaction à un âge avancé, à l\u2019instigation de l\u2019historien d'art René Huyghe.Le musée d'Art de Joliette présente aussi des expositions itinérantes.Grâce à une subvention de la Direction des musées privés du ministère des Affaires culturelles, le directeur du Musée, M.Jacques Tou- pin, a élaboré un ingénieux dispositif permettant de faire voyager en toute sécurité 22 tableaux tirés de la collection permanente du Musée.«Cette initiative est d'autant plus emballante, dit M.Toupin, qu\u2019elle permet au public visiteur de prendre connaissance d'oeuvres qui ne sont pas accrochées aux cimaises du Musée.» Pour autant qu\u2019ils sont équipés de salles pourvues d\u2019un éclairage contrôlé, les cégeps du Québec peuvent accueillir ces vingt-deux tableaux d\u2019autant de peintres nés entre 1855 et 1897 et initiés pour la plupart à Montréal, tels Henri Beau, |o- seph Saint-Charles, Georges Del- fosse et Marc-Aurèle Fortin.Peinture régionaliste et nationale.Premières manifestations d'appartenance à un pays.Cette initiative permet au musée d\u2019Art de Joliette, comme organisme culturel, d\u2019être présent dans le milieu même où vit l'étudiant québécoise Musée, c\u2019est aussi la bi- bliocthèque où l'on peut consulter, provenant de diverses collections de la région, plus de 1000 volumes et périodiques traitant d'art canadien et étranger.C'est aussi le Service d'animation qui met gratuitement à la disposition des groupes (écoles, associations et autres) un guide pour la visite des lieux.C\u2019est aussi cet espace qui sert d'atelier de création pour enfants et ces salles aménagées pour recevoir les expositions d\u2019art contemporain, les expositions itinérantes du réseau des musées privés ainsi que d\u2019autres manifestations.Par exemple, la Galerie Six et l\u2019Auditorium ont accueilli, du 11 mai au 8 juin, une exposition des travaux des étudiants en Mode du Collège Marie-Victorin.Et, dans la même veine, la salle Contemporaine a vu se dérouler, du 15 juin au 7 septembre, la plus importante exposition de costumes jamais tenue au Canada, sous l'impulsion de Serge Joyal, propriétaire des 88 costumes s\u2019échelonnant de 1850 à 1925.Et la portée du Service d\u2019animation s\u2019accentue d\u2019un dièse avec les concerts Pro Organo de la salle © Rak | AP PN en am Un musée Exposition du sculpteur Yves Trudeau dans la salle Contemporaine (janvier-février 1980).d'Art sacré: récitals divers; chant choral; récitals d'orgue.A l'échelle du Québec, quelle est l'importance du musée d'Art de Jo- liette?Dans la cinquantaine d\u2019établissements que compte le réseau des musées privés, on peut placer cette institution aux tous premiers rangs pour la qualité et la diversité des collections.Et si on se reporte aux normes du ministère des Affaires culturelles en matière de locaux et d'équipement fonctionnel, on verra que là aussi le Musée occupe le premier rang.C\u2019est donc dire que le musée d'Art de Joliette loge dans un édifice à l'épreuve du feu, qui obtient la meilleure cote en matière de détection des incendies, de protection contre le vol, d'humidité relative contrôlée, etc.Il s'ensuit que les propriétaires d'oeuvres d'art peuvent y effectuer des dépôts en toute sécurité.Voilà pourquoi M.Raymond de Longueuil, qui vit en France dans les Pyrénées-Atlantiques, vient de déposer au Musée, à l\u2019instigation de la Société d'histoire de Longueuil, les portraits de trois de ses ancêtres qui ont joué un rôle de premier plan dans l\u2019histoire de la Nouvelle-France.Opération assez @ qui a mobilisé Marcel Robi- as, maire de Longueuil, Jean Pa- lardy et l\u2019ambassade du Canada à Paris.\u2014M.Raymond Lapierre, si on vous demandait, en tant que président du Conseil d'administration du Musée, de nous faire un bilan.\u2014Je dirais que le musée d\u2019Art de Joliette a vu le jour au coeur de la Cité parce que ses fondateurs y ont consacré, avec une détermination peu commune, le meilleur de leurs énergies et de leurs talents.Parce que la population et les entreprises de Joliette n\u2019ont pas lésiné quand on leur a demandé leur contribution financière.Parce que les gouvernements fédéral, provincial et municipal y ont apporté leur appui constant.Dans les 18 expositions qu\u2019il organise en moyenne chaque année, le Musée essaie de maintenir un équilibre entre les expositions de répertoire et les manifestations nettement consacrées aux recherches de notre temps.Le Musée organise aussi des cours et des conférences à l'intention des adultes et des jeunes.Pour permettre au Musée de poursuivre ses nombreuses activités, et de régler la dette accumulée depuis la construction de son immeuble de la rue Wilfrid-Corbeil, le Conseil d'administration a décidé de faire de nouveau appel à la générosité de la population et des entreprises de )o- liette (également de toute la région de Montréal, cette année) en organisant une campagne de souscription qui devait se dérouler d'avril à octobre, mais que nous avons prolongée jusqu\u2019à la fin de décembre.Lavalin Inc, la Cie pétrolière impériale et Imperial Tobacco Ltée se sont fait un honneur de contribuer substantiellement.\u2014M.le Président, quand vous aurez atteint et même dépassé les 200 000$ qui permettront au Musée de payer ses dettes, quelles seront vos perspectives d'avenir?\u2014Déjà nous sommes à l\u2019étroit dans nos murs et je ne vous cacherai pas que nous lorgnons les possibilités d'agrandissement.Avec un président identifié au cé- gep pour relayer le Clerc de Saint- Viateur Wilfrid Corbeil, il ne fait pas de doute que le Musée loge d\u2019ores et déjà sous le signe de la continuité.ÉDOUARD DOUCET de .premi an Moine de Dijon (statue de bois provenant de l\u2019abbaye de Maizières, en Seine et Oise, XIVe ou XVe siècle), 109 cm.(Collection permanente) Prêtre en surplis (statuette en bois doré attribuée à Amable Gauthier, 1792-1875), 31 cm.(Collection permanente) Institut de tourisme et d hôtellerie du Québec 18 ATABLE ET AUX GOURMAN DATA DS, Tournant le dos à l\u2019année qui s'achève, on accueille la nouvelle par une avalanche de souhaits et de voeux, répétés inlassablement pendant au moins la moitié du mois de janvier.À tous, connaissances, parents et amis, on propose la santé, la jeunesse, le bonheur, la prospérité, la beauté et, en fin de vie, le paradis.On serre des mains.On frôle des joues, dont on s\u2019écarte aussitôt pour une autre année.Les journaux publient leurs voeux et reproduisent ceux des personnalités en vue, pendant que, anonyme, chacun formule les siens.Personne, malheureusement, n'entend les reparties cyniques, amusées et désabusées qui surgissent en chacun de nous.En 1828, on publiait une chanson, destinée sans doute a satisfaire le public.Chantée sur lair de Jeunes amants, cueillez des fleurs, elle distribuait des souhaits vraiment agréables à entendre et à chanter : Nous souhaitons avec franchise, Aux magistrats, l'intégrité ; Aux fous plaideurs, la patience ; Aux huissiers, de l\u2019honnêteté, Et aux notaires, la science.Aux greffiers, plus d'humanité; Aux auteurs, plus de modestie ; Aux marchands, plus de vérité; Aux prudes, moins d\u2019afféterie; Aux ignorants, l'instruction; Aux gazetiers, moins de mensonges; Aux savants, moins de prétention, Aux lunatiques, moins de songes.Aux grands, beaucoup moins de fierté; Aux avocats, plus de franchise ; Aux docteurs, plus d\u2019aménité; Aux maris, moins de convoitise ; Aux femmes, la fidélité ; Aux jeunes filles, l'innocence ; Aux vieilles, la tranquillité ; Aux jeunes gens, la tempérance.Aux débiteurs, un doux repos ; Aux créanciers, moins de rudesse ; Aux libertins, le corps dispos ; Aux avares, plus de largesse (.) Personne n'ayant songé aux gourmands, nous leur souhaitons un bel appétit.Courtepointe et sac: Louise Bourassa, la Courtepointe du Québec, Montréal + Photo Robert Joannette, I.T.H.RER CE LSE re Photo Robert Joannette, IT.H.Q.i GuyFOURNIER CÔTELETTES D'AGNEAU \u2014 Oignons AU GOÛT DU VERGER hachés 125ml Yitasse \u2014 Compote de Préparation: 30 minutes pommes 125ml % tasse Cuisson: 20 minutes Chapelure 25mi 5c.âàthé Beurre fondu 125ml %tasse ] 6 PORTIONS INGREDIENTS MÉTRIQUE IMPÉRIAL Côtelettes MÉTHODE d'agneau 18 18 Marinade: FAIRE MARINER les côtelettes \u2014 cidre sec 250 mil 1 tasse d\u2019agneau pendant toute une nuit.\u2014 Alcool de Retirer les côtelettes de la marinade pomme 60ml %tasse et bien les égoutter.\u2014 Huile 30ml 2c âàtable| Conserver la marinade.\u2014 Echalotes sèches Griller les côtelettes au goût.hachées 25 mi 5 c.à thé FAIRE TREMPER la mie de pain dans \u2014 Thym 2mi %c athé lamarinade.; \u2014 Clous de LAVER, égoutter et équeuter les girofle 2 2 champignons.\u2014 Feuille de FAIRE REVENIR dans le beurre les laurier 1 1 échalotes, les oignons et les queues \u2014 Sel 5mi 1c.a thé des champignons finement hachées.\u2014 Poivre en AJOUTER la compote de pommes.grains 2ml %c.àthé Laisser réduire.Le ; .Incorporer la mie de pain imbibée Champignons farcis: de marinade.\u2014 Mie de pain en Vérifier l\u2019assaisonnement.dés 3tran.3tran.Farcir les têtes des champignons.\u2014 Gros SAUPOUDRER de chapelure et champignons 18 18 arroser de beurre fondu.Cuire au \u2014 Beurre 25m! 5c.àthé four à 200°C (400°F) pendant \u2014 Echalotes environ 10 minutes.hachées 50ml 3c.atable Servir avec des tomates grillées.É Corégones en dés350 g 12 07 SOUPE AUX CORÉGONES | Lait chaud 250 mi 1 tasse Préparation: 20 minutes Paprika 5ml 1c.athé Cuisson: 30 minutes MÉTHODE 6 PORTIONS .INGREDIENTS MÉTRIQUE IMPÉRIAL FAIRE FONDRE le beurre et y faire revenir sans coloration les légumes.Beurre , _60ml Ytasse AJOUTER l\u2019eau chaude et les Carottes Amener à ébullition et faire mijoter émincées 125ml tasse pendant 10 minutes.Pommes de terre AJOUTER les corégones et faire en dés 125ml tasse mijoter encore 10 minutes.Eau chaude 11 4tasses AJOUTER enfin le lait chaud.Sel 5ml 1c.dthé |SAUPOUDRER de paprika juste Poivre blanc 1m! %c.àthé |avant de servir.Feuille de laurier 1 1 SOUFFLE AU METHODE GRAND MARNIER Préparation : 15 minutes Cuisson: 35 minutes 6 PORTIONS GRÉDIENTS MÉTRIQUE IMPÉRIAL eurre 60ml \u201ctasse Farine tout usage 60ml \"tasse Lait 250 ml 1 tasse Jaunes d\u2019oeufs 6 6 Grand Marnier 125ml Y%tasse Sucre 60ml tasse Blancs d\u2019oeufs 6 6 N.B.\u2014 Ne pas ouvrir la porte du four durant la cuisson.FAIRE FONDRE le beurre dans une casserole à fond épais.Ajouter la farine.Cuire à feu doux pendant 15 minutes.CHAUFFER le lait et l\u2019incorporer graduellement au roux tout en brassant.AJOUTER les jaunes d'oeufs, le Grand Marnier et le sucre tout en brassant.Laisser refroidir.MONTER les blancs en neige et incorporer délicatement au mélange à l\u2019aide d\u2019une spatule de bois.Verser l\u2019appareil dans des moules à soufflé graissés et saupoudrés de sucre.Cuire au bain-marie au four a 180°C (350°F) pendant environ 20 minutes.FAUT FÊTER ÇA! .( L'économie ne s\u2019est jamais portée plus mal que depuis qu\u2019on a aboli presque toutes les grandes fêtes traditionnelles.Au Québec comme dans le reste de l'Amérique, on vogue d\u2019une crise a l\u2019autre et les périodes de prospérité sont de plus en plus courtes.Notre ministre des Finances est obligé d'emprunter pour payer les dépenses courantes et nos déficits augmentent chaque année, Nous nageons en plein marasme et c\u2019est notre faute.Comme il arrive souvent, des économistes affairistes ont obtenu par leurs mesures irréfléchies les effets contraires à ceux qu'ils recherchaient.Même chose pour ces esprits libéraux et laïques qui préchèrent l'indifférence à l'égard du Vendredi Saint, de l\u2019Immaculée-Conception et même de Pâques, sans mesurer les conséquences de leur doctrine.Certains curés ont été aussi insouciants, prônant qu\u2019on «commercialisait» trop les Fêtes et qu'il fallait nous contenter d'aller à l'église et de prier.Ils ont oublié que les Fêtes formaient un «tout» dont chaque secteur tirait parti.J'aimerais bien savoir le montant de la quête le jour de l'Immaculée- Conception depuis que ce n\u2019est plus une fête d'obligation! Jusqu'à maintenant, il n'y a que Noél qui ait échappé au massacre et c\u2019est heureux, car autrement l\u2019économie du monde occidental serait à l'agonie.Aux Etats-Unis, les marchands font à Noël la moitié de leurs profits annuels.La moitié! Selon mes calculs, les retombées économiques de Noël sont de deux milliards de dollars au Québec seulement.C\u2019est 10 à 12 fois les retombées du combat de boxe dit de la décennie, c\u2019est mieux que les Olympiques qui n'arrivent qu\u2019à tous les quatre ans, et un festival du film en regard de pareille fête, c'est une goutte d'eau dans l'océan.La fête de Noël est éminemment créatrice d'emplois spécialisés (Pères Noël, Fées des étoiles, emballeuses de cadeaux, vendeurs et vendeuses supplémentaires, handicapés qui dessinent des cartes avec leurs pieds ou leurs bouches, etc.), stimulante pour le moral des veuves, des orphelins et du malade mental oublié, sans compter qu\u2019elle constitue un remède remarquable contre les maladies, retardant même l'issue de certaines.C\u2019est bien connu que nos hôpitaux se vident pendant la période de Noël, tandis que les entrepreneurs de pompes funèbres constatent une baisse notable de leur clientèle.Ils sont d\u2019ailleurs les seuls à ne pas profiter de Noël et c'est de leur côté que viendra la principale opposition à ce qu\u2019on multiplie le nombre des fêtes.L'esprit des fêtes tient le monde en vie et prospère.Si on veut sauver le Québec du marasme, il nous faut une fête tous les mois, c\u2019est-à-dire que nous devons revenir à la situation du début du siècle.Même si chacune des fêtes n'aura pas forcément l'importance de Noël (encore que Pâques, la Saint-Jean-Baptiste, le ler juillet et la fête du Travail ont déjà des répercussions économiques considérables), j'estime que 12 fêtes injecteront dans l'économie québécoise à peu près 20 milliards de dollars par an.C\u2019est beaucoup plus que ne gagne l'Alberta avec son pétrole! Et n'oublions pas que contrairement aux richesses pétrolières, les Fêtes constituent une ressource renouvelable.Elles reviennent chaque année aux mêmes dates, ne s\u2019épuisent pas comme l'uranium et ne réclament pas d\u2019investissements considérables comme l'exploitation des sables bitumineux.Nous avons toute l'infrastructure pour supporter ces 12 fêtes: les grands magasins, des églises en quantité, une Société des alcools dynamique, des syndicats qui ne demandent pas mieux que des congés et un patronat assez souple pour comprendre qu\u2019il sera le premier à bénéficier des retombées.Nous avons à l'heure actuelle un gouvernement beaucoup trop satisfait de ses performances économiques pour mettre en place un système comme celui que je propose, mais je ne vois pas comment un homme politique inspiré d'aussi haut que Claude Ryan pourra résister à la tentation de créer ces 1?fêtes d'obligation dont dépend l'avenir économique du Québec.19 MMM Certificat d'examen gratuit S \\ {ddd C CA du Vu | i x Vel , dll | i | A li i) va \\ alll EE PPP PRP rE 0) PTIT) WI VUVY rapsychologie\u2026 Percez les secrets des pouvoirs supranormaux de Pre © La télépathie ® La clairvoyance e Les calculateurs prodiges © Les stigmates # La lévitation à L'hypnose à Le magnétisme ® La radiesthésie ® La chirurgie sans instruments © La divination » Les fantômes Les apparitions ¢ Les OVNI à Les médiums # Et beaucoup d\u2019autres sujets.Plier un clou à distance \u2026 Faire monter la température d\u2019un thermomètre par le simple jeu du regard.SANS e me SUPPLEMENT, avec le premier volume en EXAMEN GRATUIT de 10 jours: Un pendule ultra-sensible, m doré al'or fin et parfaitement équilibré, que nous avons fait fabriquer spécialement pour vous.RVD ITNT} A Un élégant étui de poche, plein ® cuir, pour protéger votre pendule et l'avoir toujours sur vous.Un guide pratique, \"Initiation à la fe m radiesthésie\u201d, présentant les = = exercices de base que vous pourrez faire avec votre pendule.- ?; XJ N Si vous n'avez pas de bon de commande affranchi.postez ce coupon dans une enveloppe.2 ON == a: Lafon Canada Ltée, 17290, route Trans-Canadienne, Kirkland (Québec) H9J 2M5 Veuillez m'envoyer en examen GRATUIT de 10 jours Les Extra-sensoriels, premier volume de ia collection LA PARAPSYCHOLOGIE OU LES POUVOIRS INCONNUS DE L'HOMME.Je recevrai par la même occasion le pendule de radiesihésie avec son étui et la brochure \u201cInitiation à la radiesthésie\u201d, que je pourrai garder sans supplément si je décide de conserver le volume.Dans ce cas, je recevrai par la suite tous les deux mois, toujours pour approbation, un autre volume de la collection.Chaque volume que je déciderai de conserver ne coûtera que $11.95 plus des frais minimes de $1.23 pour port et manutention (Total $13.18).Je pourrai payer chaque volume en deux mensualités de $6.59.De plus, il est entendu qu\u2019il me suffira de vous prévenir n'importe quand pour arrêter l'envoi de ces volumes.Si je ne désirais pas garder Les Exlra-sensoriels et vous le retournais dans les 10 jours avec ie pendule, l\u2019étui et la brochure, je ne vous devrais pas un sou.Nom En MAJUSCULES.SVP 1 = perme » TIE Ville Prov Code Postal = \"SPUUOQE XNBIANOU XNB BGLII QUKD 'SIABRIT SUBS JUBWBBUERYD ¥ SIBINS Xiig Veuillez signer ici (Signature des parents si moins de 18 ans) P82468 Fy + J'Y UTEP IRR rR rr UN Découvrir de l\u2019eau avec une baguette .Communiquer par télépathie\u2026 Impossible, direz-vous?Pourtant, des hommes et des femmes le font.Et des savants se sont penchés sur ces phénomènes, et ont dû admettre: \u201cQUI, la parapsychologie existe!\u201d Et voila que maintenant deux grands éditeurs français (Robert Laffont et Claude Tchou) ont réuni une véritable piéiade de grands écrivains et de professeurs pour vous présenter la première collection de luxe consacrée aux pouvoirs supra- normaux de l'homme.Ces grands volumes richement reliés, rehaussés de nombreuses photos % ° 2537 ts VA st et illustrations, vous permettront de faire le point sur la télépathie.de LA PARAPSYCHOLOGIE ou les pouvoirs inconnus de l'homme ® Grands volumes de 24 cm sur 15 (9%\" sur 6%) ® Superbes reliures similicuir © Nombreuses photos, illustrations, etc.* Plus de 300 pages par volume © Sans supplément.avec le premier volume: un pendule de radiesthésiste, avec étui et brochure \u201cInitiation à la radiesthésie\u201d.» Chaque volume est offert en examen GRATUIT de 10 jours! Peut-être aurez-vous un jour Avez-vous deja rencontre des e a recours à l'hypnose médicale.enfants surdoues?Leur pouvoir est presque inquiétant Y a-t-il des limites aux pouvoirs de Phomme?comprendre la radiesthésie.de découvrir le mécanisme des réves prémonitoires ou du magnétisme \u2026 d'apprendre les techniques de l'hypnose.Sans supplément: un pendule de radiesthésiste Pour vous inviter à faire venir le premier volume en examen gratuit de 10 jours, nous vous enverrons par la 3 meme occasion un veritable pendule de radiesthésie, avec étui de cuir et 3 la brochure \u201cInitiation a la radies- : thésie\u201d.; Vous pourrez faire l'essai de votre ; pendule, lui poser des questions.; C'est une expérience fascinante! ; Et, si vous décidez de conserverle : premier volume, Les Extra-sensoriels, * vous pourrez conserver le pendule 2 avec son étui et la brochure, sans ; supplément.© Faites venir dès aujourd\u2019hui ie premier volume en examen GRATUIT, et recevez SANS SUPPLÉMENT ce pendule avec étui et brochure explicative.\u2014 "]
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