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Titre :
Perspectives
Éditeur :
  • [Montréal, Québec] :[Perspectives],1959-1982
Contenu spécifique :
samedi 1 septembre 1962
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
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Références

Perspectives, 1962-09-01, Collections de BAnQ.

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LA GUERREDU Suite de la page précédente Les hommes combattent: des animaux meurent et d'Ottawa.Cent milles carrés de forêt étaient devenus un enfer menaçant.Dans ce désert de cendres, seuls demeuraient visibles les débris des camps, des ponts et des lignes téléphoniques ou électriques.On appela l\u2019Armée à la rescousse, l'incendie ayant pris les proportions d\u2019un désastre de guerre, Douze véhicules munis de la radio y furent dépêchés, transportant 35 hommes du service des transmissions, L\u2019élément avait tant de puissance qu\u2019on cherchait plutôt à signaler son avance qu'à tenter de l\u2019enrayer.Seule la pluie en viendrait à bout maintenant.Elle vint au bout de huit jours, après que le nordêt eut cessé de fouetter la forêt en flammes.Le feu s\u2019éteignit has À Re A Nee D TEA Le bilan du sinistre ne tient pas compte des dégâts irréparables qui ont été causés à la faune de notre province.> Rasant la cime des arbres, des avions-citernes ont déversé des tonnes d\u2019eau sur la forêt en flammes.graduellement et des équipes du service des transmissions purent commencer le relevé des pertes.Le bilan dressé est effarant: un quart de million de dollars pour remplacer les propriétés rasées, $175,000 pour rembourser les frais d'extinction et 158 milles carrés de forêt ruinée, soit le centième des vastes territoires qui tombent sous la juridiction de la St.Maurice Forest.Le bilan ne tient pas compte du fait que la forêt demeurera stérile pour 25 ans, qu\u2019une bonne partie de la faune a trouvé la mort dans le sinistre et que les pluies d'automne provoqueront de dangereuses érosions.La forêt du nord portera encore longtemps l\u2019empreinte du grand feu de la rivière Trenche.Le service des transmissions du 22e Régiment est allé aussi à la rescousse et a pris en main les communications. font des repas d'été légers et complets! Pour ceux que vous aimez, Madame, vous êtes prête à passer la pire journée d\u2019été à cuisiner des plats nourrissants et substantiels.Mais, à l\u2019occasion, pourquoi ne pas laisser Campbell vous aider à leur préparer un repas léger, rapide et nourrissant.Prenez par exemple une boîte de soupe aux légumes Campbell (elle contient 15 beaux légumes frais cueillis qui ont mijoté pendant des heures dans un robuste bouillon de boeuf); faites-la chauffer et préparez pendant ce temps votre sandwich favori; ajoutez un fruit.En tout juste quelques minutes, vous aurez préparé un repas complet, digne de ceux que vous aimez.Campbell vous offre trente soupes, toutes aussi délicieuses les unes que les autres, pour vous permettre de varier vos menus à l\u2019infini.| Campbell réunit tant de Donies.de si PERSPECTIVES No 35, ler septembre 1962 * ET » mn CI 1 Qi 2 SOUP OUTE la responsabilité de l'exécution du coup de main contre Dieppe reposait désormais sur les épaules des soldats.On saurait bientôt si l'on avait eu raison d'entreprendre l'opération.Dans les deux premiers articles extraits du livre The Shame and the Glory: Dieppe, que publiera prochainement McClelland and Stewart, l\u2019auteur, Terence Robertson, fait le récit de la genèse de l'opération et de l'élaboration du plan de campagne.Dans ce troisième article, il relate le débarquement des premières troupes canadiennes, le Royal Regiment, de Toronto, et l\u2019épouvantable hécatombe de la plage Bleue.LA RÉDACTION © 1962 Terence Robertson N MER, la nuit.Navires tous feux éteints, bruits étouffés, conversations murmurées et ordres donnés à voix basse.Un clair de lune blafard permet la visibilité jusqu\u2019à un mille ou presque et accentue l\u2019obscurité au-delà.Plus de 200 navires de toutes grandeurs et de toutes formes pénètrent dans des eaux hostiles sans même se voir, se conformant cependant à une directive intangible appelée le \u201cPlan\u201d.Les chefs de l'expédition ne s\u2019en rendent pas compte, mais la désintégration du plan a déjà commencé.Ils ne pourront rien y faire même quand ils s'en apercevront.À partir de ce moment, le major- général J.H.Roberts est le chef d\u2019une armée en mer, mais en fait il est privé de son commandement; le capitaine John Hughes-Hallett est un chef naval qui doit cacher sa flotte sous des nuages de fumée, ce qui entrave les manoeuvres.Pour exercer effectivement leur commandement, les deux chefs doivent être en liaison constante avec les troupes d\u2019assaut.Un réseau de télécommunications extrêmement complexe a été conçu et mis en place spécialement dans ce but.Le matériel fonctionne parfaitement, mais personne n'avait songé que les Allemands tueraient la plupart des opérateurs- radio et détruiraient la plupart des appareils.L'opération contre Dieppe commença à trois heures du matin, le 19 août 1942, lorsque les soldats canadiens arrivèrent à 10 milles de la côte française.A Uxbridge, en Angleterre, le vice-maréchal de l\u2019Air Trafford Leigh-Mallory se trouvait dans la salle de contrôle avec lord Louis Mountbatten et le général H.D.G.Crerar, chacun ne pouvant faire PERSPECTIVES No 35, ler septembre 1962 < ment, > avec unica- nis en foncé que teurs- trois oldats RAR fran- al de ns la et le faire SN > Lim.rien de plus qu'\u2019écouter les communiqués radio- téléphoniques et suivre sur une immense carte je déroulement de la bataille qui se préparait.Quand les trois chefs se réunirent dans la salle de contrôle, les Canadiens étaient à environ 120 milles d'Uxbridge, et à seulement quatre de Dieppe.Les 179 navires, barges ou chaloupes de débarquement, manoeuvrant dans l'obscurité, avaient pris leur place dans les différentes colonnes et se déployaient en direction des plages de Dieppe.La canonnière à moteur 317 et la canonnière à vapeur 6 guidaient le South Saskatchewan Regiment vers la plage Verte (Pourville); la canonnière 326 menait le Royal Hamilton Light Infantry à la plage Blanche (à la droite de Dieppe); la vedette 291 escortait le Essex-Scottish vers la plage Rouge (à la gauche de Dieppe); et la canonnière 316 ouvrait la voie PERSPECTIVES No 35, ler septembre 1962 Par Terence Robertson Plongé dans ses reflexions, le major- général Roberts, chef de l'opération., \u201c 317 a ; wr nt.iinet TS rr CS 0 0) au Royal Regiment of Canada et à sa réserve, le Black Watch of Canada, vers la plage Bleue.Les Blindés de Calgary suivaient de près derrière ces longues colonnes, dans des navires spéciaux pour les tanks qui transportaient également les états-majors des 4e et 6e brigades, les sections des transmissions et les sapeurs.Le Queen's Own Cameron Highlanders, les Fusiliers Mont-Royal et le Royal Marine Commando fermaient la marche.Au cours de la traversée les chefs furent coupés de leurs unités, toute communication par radio étant interdite.!ls avaient arrêté leurs plans et aucun nouvel ordre ne serait nécessaire avant le début de la bataille.Jusque-là, Roberts ct Hughes-Hallett ne pouvaient que surveiller l'horaire établi et prier qu'il) soit suivi.Ils prièrent en vain.Le débarquement que Roberts ee EU MAÉ ca A opées dans les falaises et sur la digue, les soldats furent, dès le débarquement, voués à une mort presque certaine.Le Royal Regiment perdit 94.5 p.c.de ses effectifs.considérait comme le pivot du succès était déjà en retard \u2014 et le rideau se levait irrévocablement sur une des plus grandes tragédies pour le Canada.Aucun des chefs de l\u2019expédition ne le savait d\u2019ailleurs, et il est douteux qu\u2019ils aient pu faire quelque chose à ce point-là \u2014 mais, à 3 h.25, le pivot de l'opération était déjà enrayé.Le Royal Regiment, a cause d\u2019une erreur de la Marine, allait aborder la plage Bleue avec 15 minutes de retard.I en résulta que des 554 hommes de Toronto et des régions environnantes qui débarquèrent sur la plage Bleue, 65 revinrent, dont seulement 32 complètement indemnes.En un peu plus de trois heures de combat, le régiment avait eu 94.5 p.c.de pertes.* * * Suite a la page suivante es DIEPPE Suite de la page précédente Jusqu'à ce moment-là, les premiers engagements de la bataille de Dieppe avaient été sanglants, mais très réussis.Sur les flancs de la ligne d'attaque.bande côtière de 18 milles \u2014 à Berneval (Plage Jaune) à l'est et à Varengeville (Plage Orange) à l\u2019ouest \u2014 le Commando No 3 et le Commando No 4 avaient frappé avec force et rapidité et détruit ou neutralisé ce qui était, croyait-on, les principales batteries qui protégeaient Dieppe.Le capitaine Hughes-Hallett, stratège naval de l'opération, devait déclarer par la suite que l'attaque du Commando No 3 contre la batterie Goebbels, à Berne- val, avait été \u201cle plus brillant\u201d fait d\u2019armes de cette tragique journée.A Berneval, le commandant Peter Young, à la tête de 20 hommes \u2014 ce qui restait d'un détachement de 300 \u2014, se porta à l'assaut de la batterie Goebbels et même s'ils ne réussirent pas à détruire les canons, ils empécherent toutefois les Allemands de tirer un seul obus contre la flotte d'invasion.Les 20 hommes immobilisèrent 250 soldats ennemis, puis se retirèrent en bon ordre et rembarquèrent sains et saufs.Le Commando No 4, sous les ordres de l'intrépide lord Lovat, s\u2019empara de la batterie Hess, à Varengeville.Vêtu d\u2019un chandail et d\u2019un pantalon de velours côtelé.une carabine de chasse Winchester à la main.lord Lovat entraîna 245 hommes, six Rangers américains et deux commandos français dans une charge au couteau et à la baïonnette dans laquelle 112 Allemands périrent.La batterie Hess fut réduite au silence.Les soldats du Royal Regiment étaient les suivants à entrer en action.Ils devaient annihiler les batteries anti-aériennes sur les hauteurs du versant est de la vallée de Puits, capturer le camp de vacances \u201cLes Glycines\u201d, que les Allemands avaient, selon les renseignements, transformé en casernement, s\u2019emparer des gros canons du promontoire Bismarck qui dominait Dieppe ct faire la liaison avec le Essex Scottish qui, après avoir investi le port, obliquerait vers l\u2019est à leur rencontre.Ensuite.le régiment prendrait l'usine à gaz de Dieppe.dans le secteur du port.et protégerait un détachement du génie qui la ferait sauter.Le Royal Regiment était accompagné de détachements de l'Artillerie canadienne qui aideraient à la prise des canons installés sur \u201cBismarck\u201d, et les tourneraient contre l'ennemi.La compagnie détachée du La Manche Queen\u2019s Own Cameron Highlanders South Saskatchewan Regiment Commando No 4 PLAGE \u201c\"Y PLAGE \"UN POURVILLE Batterie Hess VARENGEVVLLR' .» © Royal Hamilton Light Infantry Black Watch, placée sous le commandement temporaire du capitaine R.C.Hicks, du Royal Regiment, devait débarquer à l\u2019est de la plage Bleue pour protéger le flanc gauche contre toute intrusion de l'ennemi.Cette compagnie et les détachements de l'Artillerie formaient une seule unité appelée \u201cEdward Force\u201d.Les défenses allemandes comptaient peu d'hommes, mais beaucoup de canons.Il y avait deux sections, soit environ 94 hommes, pour défendre Puits, armés de 50 mitrailleuses, obusiers.mortiers et canons antichars.Ayant été mis sur un pied d'\u2019alerte.ils dormaient sans se déshabiller depuis le ler août.Ce petit détachement, capable d'une puissante concentration de feu, était plus que suffisant pour la tâche présente.ES soldats du Royal Regiment furent mis à flot peu avant 3 heures ct les flottilles de barges de débarquement essayèrent de se former en colonnes derrière la canonnière 316.qui transportait l'officier de marine responsable de leur arrivée en temps voulu sur la plage Bleue: le capitaine de corvette H.W.Goulding.En tête des transports de troupes Princess Astrid et Queen Emma, il attendait les embarcations d'assaut qu'il devait guider grâce à une lumière bleue voilée placée à l'arrière de son bateau.Aucune autre canonnière ne devait se trouver dans le voisinage immédiat afin d'éviter toute erreur.Le départ pour la plage Bleue était fixé à 3 h.10.Aucun contretemps grave ne s'était produit jusqu\u2019alors et, bien qu'il y en aurait plusieurs au cours de cette journée remplie de traquenards, aucun ne devait avoir un effet aussi décisif sur l\u2019issue de la bataille que l'apparition de la canonnière 315, qui se faufilait d'ouest en est derrière la canonnière 316 et à l'avant des barges de débarquement mises à flot du Queen Emma.Cinq bateaux, croyant qu'il s\u2019agissait de la canonnière 316, se formèrent en colonne derrière la 315 et se laissèrent entraîner vers le nord-est, dans la direction opposée à la plage Bleue.Plusieurs minutes après, le commandant de la flottille égarée.s\u2019apercevant qu'on l'emmenait dans la mauvaise direction et qu'il avait dû se tromper de bateau-guide.vira de bord et ramena finalement ses bateaux derrière la canonnière 316.Les colonnes s\u2019ébranlèrent alors comme prévu, mais a 3 h.25 \u2014 avec 15 minutes de retard \u2014 et le débarquement risquait d\u2019avoir lieu dangereusement près des / Commando Ne 3.Royal Marines PLAGE JAUNE, PA\u201d Royal Regiment c { of Canada j Fusiliers Mont-Royal ; Pa rd PLAGE BLEUE\" Essex Scottish 4 PLAGE 4 ¢ Bismarck i Tee Batterie Rommel G15 Wpurrs Aérodrome de St-Aubin Arques-la-Bataille premières lueurs de l'aube.Les conséquences de ce retard étaient trop évidentes pour que Goulding ne s\u2019en aperçoive pas et il augmenta la vitesse pour tenter de le rattraper.La plage de Puits est petite et fermée; elle s'étend au pied des falaises et à travers la vallée en forme de gorge qui se creuse entre elles sur 200 pieds seulement.Une digue en maçonnerie d'environ 10 pieds de haut ; s'éleve sur 100 verges entre les falaises, au pied de la gorge, et deux escaliers mènent au sommet: l\u2019un environ à mi-chemin de la hauteur et l'autre à l\u2019extrémité sud- ouest.La plage a deux issues: un sentier à l\u2019extrémité nord-est et un chemin de terre qui monte en serpentant et traverse la vallée pour aboutir au village de Puits.Le haut de la digue était couvert de chevaux de frise que les photographies aériennes n'avaient pas repérés et dont on n\u2019avait pas tenu compte dans le plan de campagne.Mais le lieutenant-colonel Douglas Catto, commandant du Royal Regiment, avait eu l'heureuse idée d\u2019emporter des pétards.Entre la plage et l\u2019eau à marée haute, la plage de gros galets est large de 50 à 75 pieds.À marée basse, la plage devient large de 300 verges et la mer en se retirant y dépose une grande quantité de sable aggloméré et des énormes pierres plates qui constituent des saillies protégeant les approches.Goulding devait amener la troupe d'assaut à pied d'oeuvre entre ces obstacles, pour la plupart cachés, situés à environ 200 pieds l'un de l\u2019autre dans l'obscurité, un exploit qui nécessitait une manoeuvre précise.Pour s'assurer du succès, il s'était écarté de la route directe dès le point de départ.Il avait convenu avec les officiers de la flottille et le capitaine de la canon- niere 316 qu'il avancerait directement sur Dieppe.ferait le point d\u2019après les môles du port et virerait ensuite à l'est pour arriver à Puits.Malgré le retard au départ.il opta pour son propre plan dans l'espoir que l'augmentation de la vitesse suffirait à rattraper le retard.Mais deux barges transportant chacune un centaine d'hommes n\u2019arrivaient pas à suivre et, en une demi-heure, se trouvaient si loin derrière qu\u2019elles avaient perdu de vue le gros de la flottille.Cela entraîna une scission des forces.A 4 h.40, cinq minutes après l'heure fixée pour le débarquement, la première vague était encore à deux =, _ baiterie Goebbels * NEVA a Le plan minutieusement préparé se désintégra dés le début.Les Commandos 3 et 4 anéantirent rapidement les batteries situées près des plages Orange et Jaune.Mais le Royal Regiment, cloué aussitôt sur la plage Bleue, ne put avancer vers l'intérieur pour faire, comme prévu, sa jonction avec le Essex Scottish.PERSPECTIVES No 35, ler septembre 1962 eux 1962 milles de la plage Bleue et Goulding monta à bord d\u2019une barge de débarquement pour diriger la dernière phase en mer.Les Allemands, sachant que des navires non identifiés se trouvaient à proximité, tirèrent des fusées éclairantes au-dessus des approches du port, baignant l\u2019armada dans une lumière crue et blafarde.Dès qu\u2019on se rendit compte qu\u2019il était vain de vouloir débarquer sur la plage Bleue, il aurait fallu abandonner cet objectif.Il était, cependant, impossible de ce faire.Selon le plan tactique canadien, le Royal Regiment devait aborder sur la plage Bleue à tout prix.À cinq heures, il faisait encore-nuit et la flottille avait l\u2019avantage de venir du sud-ouest, le côté obscurci.L\u2019alerte générale avait été donnée à terre, mais les bateaux réussirent à s'approcher à 100 verges du rivage avant d\u2019essuyer pour la première fois le feu de l'ennemi, hésitant tout d'abord, mais qui devint rapidement très nourri.Et quand les navires s\u2019_échouèrent et qu\u2019on rabattit les rampes de débarquement, l'ennemi déchaîna toute sa puissance de feu contre les soldats ahuris et désorientés.Les canons installés au sommet des falaises, dans les villas et dans les blockhaus déversèrent une pluie de feu sur les ouvertures étroites des bateaux.Il y eut un bref moment d'arrêt au cours duquel rien ne bougeait que les vagues.La rampe du navire portant l\u2019officier le plus haut gradé de la première vague était bloquée et le major G.P.Schol- field, déjà blessé, se hissa péniblement, prit sa mitraillette, dégagea la rampe et se laissa tomber avec elle dans l\u2019eau.Il y mourut, mais sa mort électrisa les hommes entassés à l'avant des sept barges qui se ruèrent à terre dans une course folle.Ils partagèrent le sort de leur valeureux major au bord de l'eau, s\u2019écroulant comme des soldats de plomb renversés par la main d\u2019un enfant impatient.D\u2019après certains rapports, moins de 20 hommes réussirent a s'abriter derrière la digue; un homme gisait mort ou mourant toutes les trois verges le long de la plage.Ceux qui étaient encore dans les embarcations restaient pétrifiés.N avait répété des centaines de fois à ces hommes que leur débarquement était le plus important de tous et qu\u2019un échec entraînerait des pertes incalculables sur les plages principales et le désastre de l\u2019opération! On leur avait dit que tout serait fait pour leur venir en aide, que s\u2019ils a- fi bordaient à point nommé ils pourraient franchir la plage, traverser la gorge et atteindre le promontoire \u201cBismarck\u201d avant que l'éveil soit donné dans le camp allemand.Ils pourraient compter sur la surprise, les écrans de fumée et la faveur de l'obscurité pour l'assaut initial.Au lieu de cela, ils avaient les morts, qui remuaient doucement dans le ressac, poussés par les vagues légères qui arrivaient vertes et blanches et repartaient tachées de leur sang.À leur droite se trouvait le promontoire Est, d\u2019où des mitrailleuses crachaient la mort sans répit; à la gauche, sur la face valonnée d\u2019une autre falaise, il y avait quatre réduits en ciment qui interdisaient l\u2019accès de la plage.Les rampes étaient rabattues et vides, les hommes qui restaient attendaient, hésitants, glacés d\u2019effroi par la terrible intensité de la réaction ennemie, abasourdis de constater que rien ne se passait comme on le leur avait dit.Tapis dans les bateaux, ils observaient une scène de massacre: une étroite plage de galets sur un rivage inconnu et étranger dominée par d\u2019imposantes falaises, épouvantables pierres tombales pour une plage qui était déjà devenue un cimetière.Trempés de sueur, le visage sombre, les officiers commandant à bord des navires regardèrent par-dessus la tête des soldats le carnage sur la plage, dégainèrent leurs revolvers et, en désespoir de cause, menacèrent d'exécuter ceux qui ne voudraient pas débarquer.* * * Nous sommes le 22 août, le troisième jour après Dieppe.Un conseil d'enquête siège à Portsmouth pour découvrir la vérité sur les événements désastreux survenus sur la plage Bleue.I ne s\u2019agit d\u2019aucune façon de déterminer les responsables ou de trouver un bouc émissaire; la Ma- Suite à la page suivante PERSPECTIVES No 35, ler septembre 1962 C\u2019est facile .Envoyez-nous 5 sachets vides* de n\u2019importe lesquelles des soupes Heinz \u2018\u2018Country Good\u201d, avec le coupon ci-dessous, et nous vous enverrons 50¢ en argent | .par retour du courrier.Nous vous ja faisons cette offre pour vous permettre de mieux connaître ces soupes fabuleuses dont la saveur est celle des vraies bonnes soupes d\u2019autrefois.Essayez-les toutes, les cinq va- f riétés: poulet et nouilles .poulet / et riz .boeuf et nouilles .soupe 7 à l'oignon .crème de pommes de ; terre.On jurerait qu\u2019elles ont été / faites a la campagne tant elles ont ce goût frais et délicieux que seules possèdent les soupes apprêtées sur place avec les primeurs du potager.Lesecret: l\u2019assaisonnement ! 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étiquettes ont été postées après le 31 octobre 1962, et elle est faite sous réserve de tous les règlements provinciaux.Un seul remboursement par famille.CG-23{F) Be ae on En En EE ST EE SE EE ED ED EN ES SE MD ES ED SS EE SED ES ER OS OS CON ES ENS CN SEEN NE BEY GED ENR MN SN Gm am a mn wm am ec oll La plage Bleue, protégée par de fortes défenses 10 DIEPPE Suite de la page précédente Cette scène de désolation s sur une e plage de : Dieppe montre pe tendue du désastre de l'opération.allemandes, fut le cimetière du Royal Regiment.®Southampton Portsmouth e ehgreham Newhaven ANGLETERRE À Ile de Wight* DIEPPE FRANCE Partie de quatre ports de la côte méridionale anglaise, une flottille de 237 navires transporta le contingent de plus de six mille hommes sur les plages de Dieppe.rine désire simplement savoir ce qui a mal marché.Douze officiers de marine qui commandaient les barges au moment de l'assaut sont à la barre des témoins.Comme 1l s\u2019agit d\u2019une affaire de la Marine, aucun offi- ré cier de l'Armée n\u2019est présent, en tout cas pas de Cana- en diens.- su On demande au premier officier de décrire le débarquement de la première vague.II parle des rafales de pé mitrailleuses qui les accueillirent à 100 verges du rivage bel et explique comment cela désorienta les soldats lorsque br des balles pénétrèrent la quille de son bateau, ,blessant m quelques hommes.Quand le bateau s\u2019échoua, poursuit- tr il.le major Scholfield fut le premier a s'élancer.L\u2019austérité du carré des officiers du navire à bord duquel se déroule l'interrogatoire ressemble beaucoup à l'atmosphère d\u2019une salle de tribunal et la question posée au sujet de l'attitude des soldats après la mort de Scholfield produit l\u2019effet d\u2019un coup de fouet.Les soldats, déclare le jeune témoin, hésitaient a quitter le bateau.Et, choisissant soigneusement ses mots, il ajoute que lui et un autre officier de marine les firent débarquer de force.L\u2019officier suivant témoigne à son tour et décrit les manoeuvres d'approche, comment l'ennemi a certainement aperçu la flottille d\u2019invasion, et les tirs qui s\u2019abattirent sur eux à environ 100 verges du point de débarquement.l! avait également vu le major Scholfield s\u2019élancer à terre, suivi de plusieurs hommes, mais reconnaît qu'il fallut exhorter le reste des hommes.Il précise que le découragement était si grand parmi les soldats qu\u2019il dut employer la force pour vider son navire.Après avoir entendu les différents témoignages, le Conseil en tira la conclusion que le débarquement sur lu plage Bleue avait 16 minutes de retard, que la deu- M.se xième vague perdit contact avec la première et par suite ce de cela débarqua une vingtaine de minutes plus tard.et M ju que les soldats avaient hésité à quitter les navires.Le fe * * * 08 to Ce verbiage officiel était bien loin de refléter la réali- MR ar té de l'hécatombe de Puits.Quand les bateaux qui J W avaient amené la première vague purent se retirer, ils Bc laissèrent derrière eux une plage jonchée de cadavres.E.ci Les survivants se serraient contre la digue.incapables de fl se bouger ou de se défendre.4 se Le caporal L.G.Ellis, un des seuls qui.pendant toute la matinée, demeura calme devant le feu de l'en- § C nemi, fut un des premiers à atteindre la digue.J \u201cLa digue ne nous protégeait pas beaucoup, dit-il.BE nr Elle était prise en enfilade par une mitrailleuse cachée M le à l\u2019intérieur d\u2019un blockhaus sur le versant est de I'échan- Jd crure.\u201d i se Ellis découvrit les deux escaliers à l'extrémité ouest Te de la digue.Au sommet de l'escalier de droite se trou- a vait une casemate étrangement silencieuse.Ellis passa À B par-dessus les barbelés bloquant l'accès du repli et monta 8 t l'escalier, le doigt sur la gâchette de son fusil à téléob- À sc jectif, jeta un coup d'oeil dans la casemate par un cré- À C neau et la trouva vide.Il redescendit rapidement l'esca- #8 v lier jusqu\u2019au repli et monta l'escalier de gauche jusquau $ R sommet de la digue, où les barbelés étaient si denses ff E qu\u2019il ne pouvait voir pour tirer.a s Il regarda en bas, vit le capitaine George Sinclair et ; un soldat qui franchissaient les obstacles comme il § c l\u2019avait fait lui-même et leur demanda un fusil-mitrail- § n leur.Sinclair ordonna aux hommes qui se trouvaient M N p PERSPECTIVES No 35, ler septembre 1962 Fe Le lieut.-col.D.E.Catto, chef du Royal Regiment, a débarqué avec la 2e vague.le plus près de lui contre la digue d'en trouver un, mais personne ne bougea.Ellis redescendit alors dans le repli et dit très calmement à Sinclair que le seul moyen de réduire au silence les mitrailleuses qui prenaient le mur en enfilade était de \u2018\u2018faire sauter les barbelés et d'aller sur place\u201d.Le soldat avança le long de la digue, trouva quelques pétards et les rapporta.Sinclair en posa un dans les barbelés au sommet de l'escalier de gauche et fit une brèche d'importance.Ellis passa devant lui.monta les marches en courant et fonça tête baissée à travers la trouée jusqu\u2019à une cuvette couverte de broussailles où il se terra.Sinclair et trois soldats tentèrent de suivre, mais la trouée était maintenant prise sous le feu provenant des fenêtres d\u2019une maison située à gauche.Sinclair et ses hommes furent tués ou blessés, ce qui fit qu'Ellis, le premier à traverser les barbelés, restait seul en territoire ennemi.5 h.30, la deuxième vague d'assaut, qui comprenait deux barges et quatre chaloupes, aborda le rivage appuyée de chaque côté par les canons d\u2019autres navires.\u201cLa bataille faisait rage quand nous avons mis le pied à terre, déclara le sergent J.E.Legate, de Toronto.Une fois sorti de l'écran de fumée, je vis partout des morts et des blessés.11 fallait atteindre la digue et attendre.Il n\u2019y avait rien d'autre à faire.Legate vit un sergent se faire couper les jambes par une rafale de mitrailleuse qui lui sectionna ensuite une main dans sa chute.Personne n\u2019osait abandonner son abri contre la digue pour lui porter secours, et le sergent perdit son sang et mourut.Le lieutenant W.G.R.Wedd débarqua suivi de sa section.Au moment où ils atteignirent la digue, une casemate construite à l\u2019intérieur et qui était demeurée jusqu'alors silencieuse se mit tout à coup à cracher le feu, causant des ravages le long de la digue.Les soldats tombaient comme des mouches.Pour empêcher une annihilation totale, il fallait s'emparer de la casemate.Wedd sortit en courant de l'abri relatif que constituait un contrefort de la digue, dégoupilla une grenade et se précipita droit en direction du tir.Arrivé à quelques pieds seulement, il lança la grenade dans le créneau, détruisant la casemate et tuant les hommes à l'intérieur.Le capitaine A.G.Brown, officier d'artillerie qui accompagnait le Royal Regiment en qualité d\u2019officier d'observation avancée pour le bombardement du promontoire \u201cBismarck\u201d par le destroyer Garth, arriva avec le lieutenant-colonel Catto dans la deuxième vague.Ils débarquèrent en face de l'extrémité ouest de la digue, se précipitèrent à travers l'écran de fumée et l\u2019atteignirent pensant que les hommes déjà là avaient débarqué avec eux.Le sans-filiste de Catto avait été tué, et Brown ordonna immédiatement à son télégraphiste d\u2019entrer en communication avec le Garth et d\u2019annoncer par son intermédiaire au Calpe, le navire état-major, que Catto avait touché terre à 5 h.35.Le message ne parvint jamais à Roberts, qui n\u2019avait aucune nouvelle du Royal Regiment depuis qu\u2019il avait quitté l\u2019Angleterre.Environ une heure plus tard, le bataillon se faisait massacrer et il l\u2019ignorait.La première vague avait été dans l'impossibilité de communiquer parce qu'aucune section des transmissions n\u2019avait débarqué, à part deux opérateurs-radio de la Marine dont les appareils avaient été détruits dès les premières secondes du combat.L'opérateur-radio du ERSPECTIVES No 35, ler septembre 1962 Le major G.P.Scholfield fut tué en menant la première vague à l'assaut de la plage.Le caporal L.G.Ellis fut le premier qui franchit les barbelés au-dessus de la digue.bataillon de Catto fut une des premières victimes dans la première vague.Les tireurs d\u2019élite détruisirent ensuite son appareil de radio, au bord du rivage.Les tirs les plus meurtriers de l'ennemi provenaient de deux maisons perchées au-dessus de la plage, à droite et à gauche, que les photographies aériennes avaient clairement révélées avant le raid, mais on ne mentionnait même pas dans le plan de campagne qu'elles pourraient être fortifiées.Un incident regrettable se produisit à l\u2019extrémité ouest de la plage alors que les barges d'assaut, après avoir amené les troupes à pied d'oeuvre, s\u2019apprêtaient à repartir.Le soldat J.E.Creer, qui avait débarqué avec la première vague et se tenait plaqué contre la digue, vit un officier tremblant se lever soudainement et crier: \u201cTout est foutu! Regagnez les bateaux!\u201d Son geste déclencha une ruée insensée sur la plage vers le seul bateau encore échoué.L\u2019embarcation fut pratiquement assiégée par les hommes qui tentaient de monter à bord.\u201cLe capitaine du navire leur cria d'abandonner sinon que le bateau sombrerait, mais ils n\u2019écoutèrent pas, dit le sergent Legate, qui était alors revenu sur la plage.On ne put remonter la rampe et le bateau se remplit d\u2019eau.Il chavira et une dizaine seulement d\u2019entre nous réussirent à se sauver en nageant.Moi-même et un autre soldat que j'ai rencontré dans l\u2019eau avons nagé pendant quatre heures et demie avant d\u2019être recueillis.\u201d Pendant que se déroulait ce tragique événement, la troisième vague de navires amena sur le rivage la compagnie du Black Watch et des unités de l'Artillerie.Cette flottille de six navires avait des équipages canadiens dirigés par le lieutenant Jack Koyl, de Cobourg, en Ontario.Le lieutenant-colonel Catto avait alors rétabli un semblant d\u2019ordre sur la plage.Une fois qu'il eut repris en main le commandement et imposé une discipline aux survivants, le massacre diminua et, pour la première fois, les soldats du Royal Regiment commencèrent à riposter d\u2019une manière ordonnée et cohérente.Ils couvrirent le débarquement de la troisième vague si efficacement qu\u2019un seul homme fut tué, le lieutenant John Colson, de Montréal.Les bateaux de Koyl avaient abordé à 5 h.45, à une centaine de verges à l\u2019ouest des positions de défense de Catto.Pendant ce temps-là, le caporal Ellis, qui avait observé le débarquement de la deuxième vague, rampait à travers Un réseau inextricable de barbelés qui bloquait Pétroit chemin menant à Puits.Il était toujours le seul à être parvenu au-dessus de la digue et il n\u2019avançait que lentement, se servant de ses pinces coupantes pour se frayer un passage.Il remarqua alors qu\u2019un rouleau de barbelés traversait l\u2019intérieur de l\u2019obstacle, lui donnant une issue facile, et il rampa à l\u2019intérieur.Le rouleau montait le long d\u2019une pente jusqu\u2019au bord d\u2019une colline et, quand il émergea, Ellis se trouva à côté d\u2019une maison près du plateau au sommet du promontoire \u201cBismarck\u201d.Il alla derrière la maison sans faire de bruit, nota dans son esprit l\u2019emplacement d\u2019une fenêtre de derrière pour se sauver en cas d'urgence, revint à l'avant et ouvrit la porte d'un coup de pied.Au bout du vestibule, il pouvait apercevoir une pièce dans laquelle de la fumée tournoyait dans les rayons du soleil.Il y lança une grenade et du plâtre tombait encore du plafond quand il se rua à l\u2019intérieur, le doigt sur la gâchette de son fusil.La pièce était vide, le plancher ab La a EE Ha A MEI us usa À Le sergent J.E.Legate, bloqué à la digue, regagna le rivage où il fut recueilli.jonché de douilles encore chaudes.Prudemment cette fois, il revint dans le vestibule et commença à monter l'escalier, une grenade dégoupillée dans la main, Il était à mi-chemin quand le destroyer Garth commença à pilonner le promontoire.Des obus explosaient tout autour de la maison et le caporal Ellis jeta sa grenade et plongea en vitesse par la fenêtre arrière.Il retomba à quatre pattes et courut le long d\u2019un sentier qui longeait un bois derrière la maison.Ce sentier le mena presque au sommet du promontoire \u201cBismarck\u201d.Puis, estimant que sa chance ne pouvait plus durer longtemps, il repartit en direction de la plage.Au bord d'une colline abrupte il tomba dans un emplacement de mitrailleuse vide.Après s'être ressaisi, il passa sa tête avec prudence par-dessus le parapet et aperçut toute la vallée.Il remarqua une casemate, a environ 600 pieds sur le versant opposé, qui était prise sous le feu violent du Royal Regiment; il se rendit compte également que le tir de l\u2019ennemi ne provenait pas de la casemate mais des fourrés situés à un vingtaine de verges plus loin.Il crut pouvoir discerner quelque chose de blanc qui pouvait être le visage d\u2019un mitrailleur allemand, à travers les feuillages.11 épaula son fusil, pointa sans hâte son te- léobjectif sur la tache blanche et tira.Le reflet disparut, le jet de balles traçantes s\u2019éleva haut dans les airs comme si le servant avait été touché et qu'il était tombé à la renverse son doigt encore sur la gâchette.Son objectif suivant était le village de Puits lui-même, qu'il dominait de sa colline.Il ne voyait rien bouger et se mit alors à tirer plusieurs coups sur des bâtiments dans lesquels des tireurs isolés risquaient fort d\u2019être cachés.Il regretta vite d\u2019avoir tiré.Une balle ennemie lui fit sauter son casque.Il quitta le trou en vitesse et rampa à plat ventre jusqu\u2019à la première maison où il avait pénétré.Quand il se sentit hors de danger, il se releva et tomba face à face avec un officier du Royal Regiment en train de brandir une mitraillette.\u2014Rien à signaler dans cette maison?demanda l'officier.\u2014 Non, dit Ellis, jai fait le tour et j'ai dû en sortir en vitesse.La Marine la bombarde.L'officier Ellis n'a jamais pu découvrir qui c'était \u2014 soit qu'il n\u2019entendit pas la réponse, soit qu\u2019il n\u2019en tint pas compte, s\u2019élança dans l'entrée juste au moment où une violente salve du Garth s'abattit sur le rez-de- chaussée.Ellis se remit à l'abri dans les bois, d\u2019où il vit le tir de barrage du destroyer mettre la maison en pièces.Il paraissait impossible que quelqu\u2019un ait pu survivre à l'intérieur, et il regagna en rampant la colline où aboutissait le rouleau de barbelés; il regarda la plage en bas \u2014 juste à temps pour voir des soldats valides prendre d\u2019assaut une barge pour l'évacuation des blessés, Il voulut profiter de l\u2019occasion.L descendit en courant vers les barbelés.trébucha sur un soldat blessé qui gisait paralysé sur le flanc de la colline, le traîna aux barbelés et commença à le faire passer a travers.lls en étaient presque sortis quand il fit sauter un piège accidentellement.Une violente explosion lui lacéra le visage et des éclats lui pénétrèrent dans les mains et dans les jambes.Le blessé, qu'il avait traîné sur une quarantaine de pieds à travers les barbelés, fut tué sur le coup.Ellis continua tout seul.mais constata à la sortie des barbelés que la courte distance de terrain découvert qui menait à la trouée au-dessus de la digue était sous le feu de l\u2019ennemi.Il n\u2019avait pas le choix.Courant à perdre Suite à la page suivante 11 i i ' à Ë A 13 ES 7 re DIEPPE Suite de la page précédente haleine, il franchit la distance, sauta par-dessus la barricade de barbelés et tomba, de 18 pieds de haut, sur la plage.Nullement blessé par sa chute, mais souffrant horriblement de ses blessures et combattant la nausée, il se remit sur ses pieds et se rendit tant bien que mal jusqu'à la barge entourée d\u2019une multitude de soldats qui s'agitaient frénétiquement dans l\u2019eau.Les hommes montaient de tous les côtés et l'eau qui dégoulinait de leurs vêtements était recouverte d\u2019une mince pellicule de sang coagulé.Pris de nausée, Ellis s'arrêta au bord de l\u2019eau pour regarder tout en retirant ses bottes ct son uniforme.I se déshabilla lentement, sans se préoccuper des balles qui rebondissaient sur les galets, le sable et l'eau autour de lui et s'arrêta seulement quand l'embarcation quitta la plage au milieu des cris des hommes qui se débattaient pour monter à bord.Des obus d'artillerie lourde éclatèrent dans l'eau près du bateau qui, d'un seul coup, s\u2019inclina doucement et finalement chavira.Cette vision tragique incita Ellis à quitter la plage au plus vite.Débarrassé de ses vêtements et de son équipement, il enira péniblement dans l\u2019eau, écarta plusieurs cadavres, masses adipeuses, froides et moites qui flottaient autour de lui, et commença à nager vers le large.H nagea presque jusqu\u2019à épuisement puis heurta le corps d\u2019un soldat mort.Il fui enleva sa ceinture de sauvetage.Une demi-heure plus tard, le cadavre d\u2019un autre soldat dériva près de lui et il s'empara également de sa ceinture de sauvetage.11 était dans l\u2019eau depuis deux heures et demie.Ses yeux commengaient à se fermer et son esprit divaguait.Malgré ses yeux embués, il distingua un homme qui se portait vers lui à la rame à bord d'un canot pneumatique et, rassemblant ses forces dans un dernier sursaut d\u2019énergie, il s\u2019agita dans l'eau pour attirer l'attention.ll crut entendre quelqu'un appeler faiblement et puis, avant de tomber dans le coma, se sentit tirer à bord du canot.* * * Après six heures, les Allemands intensifièrent leur tir, et il ne restait plus aux quelques soldats du Royal Regiment qui étaient encore valides qu'à quitter la plage s'ils voulaient survivre.Catto.se rendant compte que ses positions de défense installées à la hâte parmi les rochers, au pied de la falaise, constituaient seulement un refuge temporaire.décida de sortir de là.Armés chacun d\u2019une paire de cisailles, lui et un sergent grimpèrent au sommet de la digue où, allongés à plat ventre.ils se mirent à la tâche de couper la masse de barbelés.Is poursuivirent ce travail laborieux et éreintant pour les nerfs pendant 30 minutes, chacune d\u2019elle paraissant interminable aux deux hommes qui étaient devenus la cible de choix d\u2019une mitrailleuse postée à l\u2019autre extrémité de la digue.Vers 6 h.30.le dernier fil était coupé et Catto fit signe aux soldats qui se trouvaient en bas.Vingt hommes suivirent Catto dans la trouée.Parvenus de l'autre côté des barbelés, un terrible tir de barrage s\u2019abattit sur la trouée et la referma derrière eux.Ils étaient maintenant complètement coupés des survivants de la plage.Au sommet d'une colline, ils pénétrèrent dans un petit bois qui les cachait de la vue d'une mitrailleuse allemande qui tirait du rez-de-chaussée d'une maison fortifiée.Sur un ordre de Catto, ils se précipitèrent hors du bois, prirent la maison d'assaut, et maîtrisèrent facilement la demi-douzaine d'Allemands à l'intérieur.Deux autres maisons furent investies de la même façon.II était environ 7 heures et le bruit de la fusillade sur le flanc gauche de la plage s'était tu.Ils pouvaient entendre, provenant du centre et du flanc gauche.des rafales isolées d\u2019armes automatiques et les détonations régulières des obus de mortier.À vrai dire, l'ennemi avait compris que la fin était proche et qu'ils étaient les maîtres bouchers incontestés de l'abattoir de Puits.Le détachement de Catto poussa une reconnaissance jusqu\u2019à la route de Puits à Notre-Dame-de-Bon-Secours qui dominait le port de Dieppe, la trouva fortement défendue et entra alors dans un petit bois proche du talus, où ils pouvaient se cacher jusqu\u2019à ce que la situa- Un Allemand a pris cette photo de Canadiens faits prisonniers à Dieppe ct rassemblés dans une cour.12 tion générale se soit clarifiée.A bord du Calpe.Roberts et Hughes-Hallett ignoraient tout des événements tragiques qui se déroulaient à Puits.A 6 h.40, alors que la situation était si confuse que Roberts ne pouvait que se demander ce que faisait le Royal Regiment, le Garth transmit au Calpe le message suivant des survivants du Royal Regiment: \u201clm- possible de débarquer d'autres troupes sur la plage Bleue.\u201d Pour la première fois.les chefs de l'opération avaient des renseignements de bonne source qui indiquaient que les hommes du Royal Regiment avaient débarque et rencontraient des difficultés.Mais ce n'est que pres de deux heures plus tard qu'on soupçonna l\u2019étendue du désastre, à la réception d'un appel du Garth: \"De la plage Bieue.Y a-t-il une possibilité de nous rembarquer?\u201d Roberts se rendit compte alors que les soldats du Royal étaient encore sur la plage, qu'ils n'avaient peut- être pas pris le promontoire Est, et que les plages principales étaient peut-être gravement menacées.À cause de la désorganisation imprévue des communications entre la plage Bleue et le Calpe, les chefs de l'opération ne furent informés clairement des difficultés rencontrées à Puits que trois heures après le débarquement de la première vague.U moment où les chefs commençaient à s'inquiéter sérieusement de la situation sur la plage Bleue, un mouchoir blanc sale était hissé au bout d'un canon de fusil au-dessus de l'extrémité ouest de la digue.Le Royal Regiment of Canada \u2014 ou ce qui en restait \u2014 se rendait.Leur colonel n'était pas la.Catto et sa section se cachait toujours dans le bois sur le plateau.lls y resterent plus de six heures.Ils savaient que les survivants du Royal Regiment avaient été faits prisonniers; mais ils ne savaient pas grand-chose d'autre.sauf que le reste de la 2e division était soit rentré en Angleterre soit cxpédié dans un camp de prisonniers.Une demi-heure plus tard, Catto sortit du bois, suivi de la plupart des hommes, et il se rendit à une patrouille allemande sur la route de Puits.Ceux qui avaient eu l'intention de s'enfuir furent rapidement cernés, et leur capture signifia la fin de la première bataille du Royal Regiment contre l'ennemi.Il s'était agi d\u2019un affrontement sanglant et brutal et que peu de personnes peuvent considérer en toute tranquillité d'esprit, même aujourd'hui.Les témoignages recueillis n'ont apporté aucune explication véritable.On a pratiquement passé sous silence la vérité sur les raisons qui ont fait hésiter plus de 200 soldats au moment de débarquer.Faut-il en conclure que le régiment de Toronto avait moins le coeur à se battre que les autres unités canadiennes?Pas du tout.Mais une série de circonstances imprévues a placé ces soldats dans la pire des situations.C'était une unité d'élite, une des meilleures de tout le corps expéditionnaire canadien, mais elle devait débarquer dans des conditions impossibles.Tout ce qu'a pu prouver la tragédie de la plage Bleue sur le plan purement militaire, c'est que les hommes hésitent instinctivement si on ne leur donne pas au moins la chance de se défendre.Les hommes du Royal n'avaient même pas cette chance.La semaine prochaine: le débarquement sur la Plage Verte a plus de succès et le South Saskatchewan Regiment et le Queens Own Cameron Highlanders of Canada se couvrent de gloire.PERSPECTIVES No 35, ler septembre 104 Dans les laboratoires de l'Imperial Oil à Sarnia, Ontario, plus de 200 hommes de science et techniciens s'appliquent à perfectionner les produits pétroliers actuels et à mettre au point des produits nouveaux.Leurs recherches portent sur de nombreux domaines .depuis les gazolines jusqu'aux détersifs QUI S'Y CONNAÎT EXIGE IMPERIAL.M 90% des travaux de recherche de toute l\u2019industrie pétrolière au Canada sont faits par I'lmperial Oil ménagers.À Calgary, dans les laboratoires de l'Imperial Oil, 130 autres savants et techniciens cherchent des moyens de découvrir et d'extraire plus de pétrole brut et de gaz naturel.L'Imperial Oil effectue plus de travaux de recherche que toutes les autres entreprises pétrolières canadiennes réunies.» \u2018PERSPECTIVES No 35, ler septembre 1962 ee) [a food Lcd Le Où que vous tourniez les yeux aujourd'hui, vous voyez partout des objets tirés du petrole.Les produits chimiques dérivés du pétrole sont à l'origine de centaines d'articles qui vont du jouet en plastique au pneu d'automobile.À l'Imperial Oil, les chimistes et les techniciens de la recherche travaillent sans relâche à la mise au point de nouveaux produits chimiques qui faciliteront ou agrémenteront la vie des Canadiens.13 Londres vu par un Canadien Bruno Bobak revient au Canada où l\u2019on porte maintenant l\u2019artiste sur la main Bruno Bobak E PEINTRE canadien Bruno Bobak devra renoncer à son vagabondage des six dernières années quand il assumera, cet automne, ses nouvelles fonctions de directeur du département des Beaux-Arts, à l'Université du Nouveau-Brunswick, à Fredericton.Bobak et sa femme Molly, peintre comme lui, voyagent tout en peignant à travers le Canada et l\u2019Europe depuis que Bruno a mis fin, en 1956, à un premier stage dans l\u2019enseignement et décidé de ne plus gagner sa vie que par ses pinceaux.Les Bobak ont passé l'année dernière en Norvège, puis en Angleterre.Bruno y avait pris l'habitude de flâner dans Londres de l\u2019aube au crépuscule, son calepin à croquis sous le bras, et a ainsi tracé des centaines d'esquisses.Ses toiles nous rendent l'atmosphère de la capitale britannique telle que la voit un artiste canadien.Elles ont suscité un vaste intérêt au Royaume-Uni.Bobak est né en Pologne en 1923 mais ses parents ont immigré au Canada quand il était encore enfant.C'est à Toronto qu'il s\u2019est initié à la peinture et l'un de ses | professeurs a été Arthur Lismer, un des membres du fameux groupe des Sept, aujourd\u2019hui directeur des classes de dessin et de peinture au Musée des Beaux-Arts de Montréal.Bruno a accompagné les troupes canadiennes en Europe comme peintre aux armées puis a travaillé à la préparation des plans et de la décoration des expositions organisées par le gouvernement canadien, avant d'accepter un poste de professeur à l'Ecole des Beaux- Arts de Vancouver.S'il est revenu au pays et redevenu sédentaire, c\u2019est grâce à l\u2019Université du Nouveau-Brunswick dont les dirigeants estiment que, pour la formation esthétique des étudiants, rien ne vaut le spectacle d\u2019un artiste vivant et travaillant parmi eux.Selon Bobak, le Canada offre de meilleurs débouchés aux peintres que presque tout pays d'Europe.On y admire même tellement les artistes qu\u2019il y a grand danger que cette vénération n'étouffe leur talent, assure-t-il.\u201cLes gens sont tellement prêts à approuver le peintre en tout que celui-ci en vient à craindre le moindre faux pas qui les décevrait et cela nuit à son imagination créatrice.On tient presque trop a voir en lui un citoyen respectable et on en oublie l\u2019homme tout court.\u201d LE PONT DE LAMBETH VUE DE NUIT DU PONT DE LONDRES PAR UN MATIN GL PROMENADE A HAMPSTEAD HEATH 4 Aad\u2019 Anpu TD BEvien et le Spor: Andy O\u2019Brien a vu 80,000 personnes assister au tournoi mondial de soccer.En Au championnat de soccer a Santiago Le tournoi SANTIAGO, CHILI PARLER FRANC, je n\u2019étais guère enthousiaste quand Perspectives m\u2019a envoyé \u201ccouvrir\u201d le tournoi de championnat mondial du soccer de 1962, à Santiago du Chili.En vieil amateur du hockey, je ne m\u2019étais jamais intéressé au soccer.Je le considérais tout au plus comme une version plus lente et jouée sans bâtons de notre sport national.De plus, il me souriait peu d\u2019accomplir une randonnée de 13,000 milles aller-retour durant l'hiver sud- américain (qui correspond à notre été) et d\u2019assister à d'innombrables joutes d\u2019un sport où le Canada n'était même pas représenté.Les vainqueurs reçoivent des fleurs, comme de \u201cfutbol\u201d J'ai changé d\u2019avis, depuis.\u201cUn jeu de calibre mondial\u201d: ce sont là des termes qui frappent l'imagination et ils ont frappé la mienne.Après tout, point n\u2019est besoin d'être un expert de la course à pied pour s\u2019enthousiasmer devant un athlète qui parcourt le mille en moins de quatre minutes.Nul besoin non plus de savoir jouer aux échecs \u2014 les journaux s\u2019obstinent à appeler cela un sport .\u2014 pour s'émerveiller quand un champion affronte quarante concurrents simultanément.Le \u201cFutbol mundial\u201d offre autant de moments palpitants que le meilleur hockey, plus un battage publicitaire et un enfièvrement contagieux qui font pâlir par Suite page 18 ai.» \u201c00 ss = Aa TE Es tra ac te Del Jesus Muro, du Mexique, après avoir battu l\u2019Espagne.Mae à Sa Ca SR Ral EER Ee, oii ad SH Sipe yo REE; A ORB Re SLI Se A 5 * \u2018 LY 06% poses prone V 0 mes\u201d à x .: - Yow M io 8 y GE ee a had , - C \u201cEu gaeS ve La demi-finale, entre le Chili (maillots rouges) et la Yougoslavie (4 PERSPECTIVES No 35, Ter septembre 1962 Nr eh OA a 3 oi po ane ; ant / Ww a SB 4 - - 4} PES wr Te 4 y i + «4 3 .; : $i & 1 he Phe ¥ À so fat 45 $ 4 4 te 2 ave ie 2, is ve 2 * i 3, \u201c re Sas, ES > 's ao * z 5 5 3 4.Ÿ ë AR # 4 i?1 # ; * + i # 7 + \u20ac Ÿ Ce choeur folklorique enfantin a fait un gai prélude aux joutes kd Ay * ë _ Es .5 of, x ë Re ; Z # * Ÿ ha &% #, si = Be $ + vas = f % À J 3 : ay 3 4 & 3 Hv #r = 3 LY.# + Ë % res 4\" as bar > -.% a $ 8 i ; = 4.¥ 4 J A ps % od à .= Te \u201c7, RY o PRE = ee à 4 s à : À WV Le y CET À ® i «¥ \u201c% # 2e, \u2014\u2014 ne & PE 1 yo v4 < 5 = \u20ac us 2 1 Be Ed = «Fe ed 2 Ï 4 & #Æ 3 J > EL Ea ia 4 4 v WF ; + \u201cx Sh a is 0 ke of À, 51 $ se \"Hi Une fanfare de l\u2019armée chilienne ajoutait de P\u2019éclat au tournoi ; 5 * a ÿ # x # we ~ ] 3 x po # * axis + ; jaa $0 adniy %¥.f 5 wr # 2 Ÿ fia tres a i.2 UT ¥ ol ¥ ¥ à a \u20ac = fat hy a Yq J .\"sg 2 ; r wm Hi 44 ac ARB S By Bin na \u2018ge, cr hi F «2 = oF #44 ny her Pog is M mas, À Wy \"À a sa 1 zr \u201ca A | Li \u20ac.+ a or ns TAA hoe » & > ed Le n \u201cmy me ts ne »u ; > rt # [Ed 4 4 al as & Se 5 e+ ! w ie (ry taillots blancs) a été palpitante à souhait, le Chili Femportant par 1-0 quarante secondes seulement avant la fin.he 2 Ré.4 Ps =\u201c pri TON Ten Se cs: AM.Fo ee fes 3 ii Entre les parties, de jeunes couples dansaient sur le terrain PERSPECTIVES No 35, ler septembre 1962 1 di i, 2 IA déjeuner ide ceux qui surveillent leur lisne Lorsque vous suivez un régime fournis- ant très peu de calories, vous vous Exposez à un inconvénient sérieux.Les &liments que vous mangez ne vous offrent Deut-être pas le volume alimentaire suf- sant pour vous assurer une régularité aturelle.C\u2019est pourquoi nombre de personnes u régime, en particulier celles qui uivent un régime liquide, souffrent ouvent de constipation.C\u2019est alors que le \u2018déjeuner de Kellogg jui favorise la régularité\u201d peut aider à Assurer le volume alimentaire suffisant.:t parce qu\u2019il ne fournit que 180 calories, a sa place dans n'importe quel régime maigrissant.**Ce déjeuner Kellogg favorise la régularité\u201d (180 calories seulement) 4 oz de jus de tomate 1 oz d\u2019All-Bran de Kellogg (15 tasse) 4 oz de lait écréeme 1 c.à thé de sucre Du café noir ou du thé ombre de personnes surveillant leur Bone ont adopté avec joie le \u2018déjeuner ellogg favorisant la régularité\u201d.En lus d'être savoureux, il leur fournit le jolume alimentaire dont elles ont besoin t leur permet de retrouver rapidement ne régularité normale.EHes ont, de lus, la satisfaction d\u2019avoir pris un bon éjeuner.Pourquoi ne pus l'essayer ?Exigez bien ÿAIl-Bran de Kellogg.Cette formule de cllogg \u2014la première du genre- vous pporte tout le volume alimentaire du mm entier.Rien n'en a été retiré qui ourrait réduire son efficacité.ALL-BRAN Giorgio Ferrini, d'Italie, expulsé pour une rixe, quitte le stade en pleurant.L\u2019arbitre Ashton expulse Ferrini (tête penchée, en arrière) malgré les protestations de ses coéquipiers: Salvadone (à gauche), Janich et Mora, capitaine de l\u2019équipe italienne.\u201cFutbol\u201d / Suite de la page 16 comparaison tout autre tournoi sportif dont je puisse me souvenir, y compris I'hystérie collective qui s'est emparée de Toronto en 1948 lors de la joute de la coupe Grey.Je n'ai jamais pu me faire à voir l'instructeur de l\u2019équipe brésilienne embrasser le gardien de but Dos Santos Neves Gylmar avant chaque joute, muis il faut croire que le procédé a du bon car Gylmar est le champion de sa catégorie.Peut-être l'instructeur des Rangers devrait-il en faire autant avec Gump Worsiey .Même les chroniqueurs sportifs sud-américains s'embrassaient à la ronde autour de moi et perdaient toute leur réserve de prétendus observateurs impartiaux pour applaudir frénétiquement quand l'équipe nationale de l'un d'entre eux comptait un point.teur agitation ajoutait à la confusion déjà existante dans l'étroite tribune des journalistes de l\u2019Estudio Nacional (stade national) de Santiago, dont le site est mis en valeur pur les Andes aux pics neigeux et démesurés, en arrière-plan.Quant aux photographes de presse, c'était bien des umuteurs enragés du sport si jamais il en fût.Leurs ba- gurres n'ont particulièrement amusé, comme quand j'ai vu, par exemple.un photographe qui avait reçu un coup de coude pivoter et frapper son assailflant.qui s'écrasa au sol comme un sac de sable.L'homme se releva toutefois aussi vite pour lancer une ruade à son adversaire.qui s\u2019écroula à son tour en gémissant.Notre photographe se remit cependant lui aussi sur ses pieds et recommença de prendre des clichés, suns que personne autour de nous pariit s\u2019émouvoir de cette scène .Mon collègue Bob Ferrier.du London Observer, me signala à ce moment les policiers chiliens qui fuisaient la ronde devant les estrades, en tenant en laisse de solides maâtins, et remarqua: \u2014Je croyais jusqu'ici que ces chiens servaient à empêcher les spectateurs de descendre sur le terrain, mais je pense maintenant qu'on les emploie plutôt pour protéger la foule contre les photographes .Au vrai.les spectateurs eux-mêmes se sont comportés avec une retenue relative qui m'a étonné.Je n\u2019ai trouvé rien de plus qu\u2019une animation un peu tapageuse mais fort compréhensible parmi les quatre groupes d'amateurs arrivés en avion du Brésil.avec quatre orchestres de samba, pour Le gardien de but de l\u2019équipe brésilienne, Dos Santos Neves Sanchez, du Chili (à dr.), bloque ici en bondissant la passe assister à la joute finale.où leur pays a battu la Tchécoslovaquie par 3-1.Quand l'équipe chilienne, qui, jusque-là, n'avait jamais gagné même seulement le championnat de l'Amérique du sud, s'est classée troisième du monde en battant la Yougoslavie quarante secondes à peine avant la fin de leur rencontre.les 80,000 spectateurs se sont dressés d'un bloc et ont applaudi et agité mouchoirs et drapeaux pendant une demi-heure suns arrêt.Les Chiliens ont eu beuu disparaître vers la salle des douches, la foule a continué de les applaudir jusqu'à leur retour sous leurs habits de ville, où elle leur a fait une autre ovation qui ébranlait presque fa carcasse de l'édifice.La police avait interdit l'accès d'une rue voisine pour que les autobus qui nous étaient réservés pussent s\u2019y garer à l'aise et, bien qu'ils portussent l'inscription prensa (presse), des milliers d'enfants ct même d'adultes claquaient amicalement au passage les flancs des lourds véhicules.Le soir où le Chili défit la Russie par 3-1, tous les camions circulant dans Santiago arborèrent l'inscription Vin rouge 3; Vodka 17 et, jusqu\u2019à l'aube.des dizaines de milliers d'amateurs défilèrent en chantant devant l\u2019hôtel Hilton- Carrera où je logeais.Je me plaignis de ce tapage au gérant et réclamai l'intervention de la police.mais il ne fit que me répondre, avec un rire à peine dissimulé: \u2014Senor O'Brien, l'officier de service au poste de police vous exprime ses regrets car il est seul et ne peut quitter le poste.Tous les autres policiers sont allés participer aux célébrations! Lors de la victoire du Brésil sur la Grande-Bretagne duns les quarts de finale.la nouvelle en parvint par radio au président Joao Goulart tandis qu'il assistait à la messe, un \u201ctransistor\u201d gliss¢ dans la poche de son veston.Oubliant où il se trouvait, le président frappa des mains en eriant PERSPECTIVES No 35, ler septembre 1962 ; Aa ++ ares ar th Sr err TR LÉ 5* 2 - 25 i \u201cBravo!\u201d Le prétre qui se trouvait à l\u2019autel se retourna en fronçant les sourcils puis, comprenant ce qui était survenu, s'exclama: \u2018Je bénis l'équipe brésilienne de soccer!\u201d et reprit l'office religieux au point où il en était .Mes yeux de vieil habitué du hockey n\u2019ont pu qu\u2019admettre son étonnante ressemblance avec le soccer.Même habileté renversante dans les passes, le ballon filant droit comme un coup de fusil à travers une forêt de jambes pour aller rencontrer le pied d\u2019un coéquipier qui.au triple galop, le projette dans les buts.J'ai vu accomplir des bottés a partir d'un angle d'attaque apparemment impossible et qui réussissaient malgré les bonds prodigieux et désespérés des gardiens.J'ai vu des joueurs blessés et qui se tordaient de douleur continuer en boitant de jouer car il n'existe pas de substituts au soccer.J'ai vu un gardien de but et un avant de l\u2019équipe adverse qui, en pourchassant le ballon, se sont heurtés de front et sont tombés inconscients sur le terrain.Jai vu du \u201ctricotage\u2019\u2019, sans bâton mais avec les pieds, qui se compare au meilleur travail du genre au hockey.E TOURNOI mondial de soccer a lieu tous les quatre ans, tour a tour en Europe et en Amérique, apres une série de tournois éliminatoires régionaux rassemblant 116 associations nationales, sous le contrôle d\u2019une fédération internationale appelée en abrégé F.l.F.A.Ces tournois régionaux ne laissent plus en lice que seize nations, qui se disputent la palme finale durant trois semaines.Au total, ce tournoi m'a beaucoup plu, particulièrement le jour de la joute finale où la foule à applaudi les équipes brésilienne et tchèque aux prises, pourtant des équipes étrangères, avec autant d'enthousiasme qu\u2019elle en aurait eu pour une équipe chilienne.Mon seul regret est que le Canada, bien qu'invité, ait refusé d'y participer.Des na- PERSPECTIVES No 35, ler septembre 1962 tions minuscules auprès de la nôtre y ont pris part, elles, même si elles étaient sûres d'uvance de leur défaite.Elles ont su comprendre qu'on ne peut se contenter de tournois nationaux si on veut atteindre à un jeu de qualité internationale, Elles saisissent également toute l'importance du prestige acquis dans des compétitions mondiales.Au Cunada, le soccer présente ce caractère bizarre de soulever plus d'intérêt encore chez ses participants que chez ses spectateurs, à cause de l'immigration massive, depuis la guerre, de Néo-Canadiens venant de pays où le soccer est lurgement connu et pratiqué.Il y a dix ans, nous comptions 211 équipes senior, 4,519 joueurs senior et 12,678 joueurs dans les catégories mineure et scolaire.Aujourd'hui.il existe 439 équipes senior, 9,477 joueurs senior et 27,800 joueurs mineurs.La Canadian Soccer Football Association groupe sept associations provinciales.L'Ontario y tient de loin le premier rang.avec le double d'équipes et de joueurs de sa plus proche rivale, la Colombie britannique.Si l\u2019on compte plus de joueurs senior qu\u2019en aucun autre sport canadien, cela est dû en partie à l'absence de ligues de calibre intermédiaire et junior.Nos sociétés philanthropiques et mouvements civiques devraient se fuire un devoir de commanditer le soccer.Le basketball n'est plus réservé qu'aux géants, notre football de type rugby qu'aux gaillards bien musclés, le baseball perd de sa vogue et le hockey devient dispendieux, mais le soccer ne réclame rien de plus qu'un ballon et un bon terrain.La principale leçon que j'ai tirée de mon voyage au Chili est que ce sport peut exercer un immense attrait sur les jeunes.Il n'est pas nécessaire, en effet, de posséder un physique puissant pour s'y adonner mais seulement de l'adresse.de la vitesse et de l'esprit de corps, ce qui devrait intéresser tout jeune Canadien digne de ce nom.4 Fournisseurs brevetés de Sa Majesté la Reine Plus de gens achètent la de préférence à toute autre sauce consistante au monde.Fille rehausse la saveur des mets: viande, poisson, oeufs, macaront, soupes et rôtis à la broche.TA CMOICE BLEND 08 _P0HAWTAL FRUITS SPICLE DE AMD Mau VINEGAR LA SAUCE FAVORITE AU CANADA pour calmer vos nerfs avant de vous coucher Le Postum est un breuvage à base de céréales qui calme les nerfs irrités.Exempt de caféine ou autres stimulants que contiennent le thé et le café, 11 vous aide à vous détendre et à mieux dormir.Ce soir, essayez donc une bonne tasse de POSTUM.Un moyen rapide pour enrayer la diarrhée Aucune maman n'aime voir un de ses enfants souffrir des malaises et dérangements dus à la diarrhée.Et elle aime encore moins le surcroît de travail que cela lui cause.C'est donc un véritable bienfait lorsqu'elle découvre l'Extrait de fraises des champs du Dr Fowler.Chaque jour, il y a des mamans qui achètent de l\u2018Extrait du Dr Fowler pour ia première fois\u2014souvent sur le conseil de grand-mère.Cet excellent vieux remède est utilisé dans les foyers canadiens depuis 1847.L'Extrait du Dr Fowler est spécialement fait avec des racines et des herbes pour procurer un soulagement doux et sûr en l'espace de quelques heures.Assurez-vous d'obtenir le véritable Extrait du Dr FOWLER.IF 19 He mee taignre nu \u2018emporte quand y >./ ay 4 Je perte Sarmpiax vege léérerment Puraut certains jours du mois, il faut que je me sente particulière- Inent propre et fraiche.Toutes les temmes savent ce que j'entends par li.Alors j'ai recours à la protection bygiénique mrerne de Tampax.Il est fait de pur coton chirurgical et 1l est protégé par un étui-applicateur doux comme du satin, ce qui veut dire confort.propreté et facilité d'emploi.Avec Tampax.je ne me prive jamais de mon bain quotidien et je porte Ce qui me plaît, en toute sécurité.Finis l'embarras et la contrainte imposés par les ceintures, les épingles ct les bandes.Avec Tampax, pas d'odeur: il est facile à transporter et s'en débarrasser n'est pas un problème.Bret.il n'y a jemais de problème avec Tampax! Trois degrés d'absorption au choix i Régulier.Super.Junior) partout où l'on vend des produits de ce genre.Canadian Tampax Corporation Limited.Barrie, Ont.\\ mnt | pig 25 pe I \\ Hw prete Invente par un médecin\u2014 des millions de remimes l'utilisent Pour un soulagement rapide dus douleur, menstruelles, vous pouvez compter sur l'aide des 4 ingrédients actifs du PARADOL DR.CHASE Une Marque Connue est synonyme de bon renom Penny, femelle pingouin de Humboldt et pensionnaire à l'aquarium californien Mari- neland, donne un bon coup de bec sur l'intrus qu\u2019elle a trouvé dans son enclos; elle s'aperçut que c'était un \u2018\u2019faux\u201d et.désappointée, alla chercher sa soeur Josie pour étudier avec elle la situation.En réalité, le pingouin de plastique avait été placé là par un conservateur qui voulait étudier les réactions de ses pensionnaires.eus ~ \u201ca = @ = æ a 9 & = a aux.Ce jouet ne les a pas jouées pingouins, après s'être concertées, se ruent sur ce faux frère pour l\u2019attaquer et le jeter par terre.PERSPECTIVES No 35, ler septembre 1962 ci = Te © poe © a BEAUTYREST rer HERE Gli sest ART ERE adn 9 Lo Dans un matelas Beautyrest, 837 ressorts enrobés séparément supportent le poids du dormeur d\u2019une façon à la fois ferme et moelleuse.On l\u2019impression de dormir sur un support \u201cflottant\u201d .la détente est complète! 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MONTRÉAL TORONTO WINNIPEG VANCOUVER *Prix de détail suggéré un breuvage qui calme la nervosité Une tasse de Postum calme, détend et repose.exempt de caféine, ou autres stimulants que contiennent le thé et le café, le Postum vous aide à vous détendre et à mieux dormir.Il contribue aussi à tromper les tiraillements de la faim.Douleurs, echauffaisons, sensibilité à la plante des pieds Le soulagement le plus rapide au monde La \u201cboule\u201d du pied \u201cflotte\u201d sur de la mousse Vous n\u2019avez jamais rien essayé de plus merveilleux.C\u2019est le coussinet\u2014et non pas vous \u2014qui amortit le choc de chaque pas.Coussinet fabriqué de mousse de Latex couleur chair.Fait boucle autour de l\u2019ortel \u2014AUCUN adhésif.Lavable.Invisible.Forme parfaite.$1.25 la paire En vente partout.Essayez les coussinets BALL-O-FOOT du Dr Schoil.Satisfaction garantie.Si vous n\u2019en trouvez pas dans votre localité, envoyez argent, en indiquant si pour homme ou femme, a DR.SCHOLLS LIMITED, TORONTO 16, ONT.Règlement de comptes vee etes Dati Premier round \u2014 C\u2019est assez.OUIS JAQUES, photographe de Perspectives, appareil en bandoulière, passait l\u2019autre jour rue Stanley, en plein coeur de Montréal, quand il fut témoin d\u2019une scène pour le moins inusitée et qu\u2019il eut la chance de croquer sur le vif.Un camion s\u2019arrêta en pleine rue et deux garçons, d'environ 18 ans, en descendirent.Ils marchèrent calmement jusqu'à une pelouse bordant le trottoir et, aussi calmement, enlevèrent leur chemise.Sans plus de formes et en présence d\u2019un jeune camelot et du chauffeur de camion qui attendait dans sa cabine, ils réglèrent aux poings une discussion qui avait probablement dû s\u2019envenimer.Une fois les injures lavées, ils retournèrent au camion qui démarra aussitôt pour se perdre dans la cohue des rues de la Métropole.Et on dira que nos jeunes n\u2019ont plus le sens de l\u2019honneur .offensé! \u201c., mana \u2014 Vite, allons travailler! 4 wa.PERSPECTIVES No 35, ler septembre 1962 Alles a la découverte de la campagne québécoise .en voiture.Une table pour 5 .ou pour tous ceux que vous aurez amenés, c'est-à-dire, toute la famille et même des invités.Pas de réservations à faire ici, et avec l'auto vous voyagez quand ça vous plaît.() Vous choisissez exactement l'endroit qu'il vous faut, dans l'ambiance que vous préférez.(_) Vous imaginez-vous toutes les choses qui sont à votre portée en fin de semaine, grâce à votre voiture?) Partout au Canada, il existe un \u2018Cercle magique\", un petit coin de pays où il y a des choses à voir au bout d'une agréable balade en automobile.PERSPECTIVES No 35, ler septembre 1962 L'usine Ethyl de Sarnia manufacture des composés antidétonnants qui sont utilisés par les raffineries canadiennes pour améliorer leurs gazohnes et aug menter votre plaisir de conduire.ETHYL CORPORATION OF CANADA LIMITED Ave.W.,Toronto.Ont.a RAR a PRINT fes.% w A ie 33 HW wa - POUR RASSASIER LES PETITS v Q 1, Gi ja Lh A ei 2 ud w ard 0 # TR F1 = by ve re.a, + eg 2 ~ porte iN = i À + ty RS ni = ê a iit > Ti 3 BH, oy 3, x ci 3 Tr 4: # i El En => i ba Be À.a x ~ Se, @ Se, < x A ./ Se: pri \"2 vo 3} tf = ze , ê& .of 20% > od .\u2026 | ax She 4° # - AZ old fa.aù > Ja ét 5 = ph ds À res 2 A #7 aa\u201d - : AA, 2 RN ve = aa * - - GE A IN po ~~ tek, \\ Ne\u201d Fo ap ; 3 (\\) ss ÊT 7 a] vs \u201c4 \u201ca es, & an, nr 24 aN ~~ a f ob 5 3 \u2014 v5 Le.: - + Na S 33 CA Te Le NS LS e Sg = rg, £ > ot, + >, Ww.- ad é 0 a » ok où w .SI Le a - aa AS RË 5 RD ni & VM RY Ÿ S à Ns do x ï x por à pe \\ a J ; cn a 3 ASS, aN 5 3 Vy Fog 4 + ® iy ; nA a = 2 Ë \u201cua, 5 La Aah Lo i wn x © REE oo x oe No , emt, et SN ès Te ou SN gym te Me mme Air, AE ad N YE \u2018tits lew AS aN hem eo PR > i =, XE A + Le _ .\u2026 er # \u20ac > ms \u201c a on jd 24, wh LY Ne, se, ax, i 4, 2 + + 2 & ER w * \u201c3, oH ie , Nr tr as \u20ac ; ey 1 B 1s 1 \"i end ne ir Cr \u201cha oF ro ~~ \u201cir - te «I ; a ES Say £ AEN I DR Vig \u2018 \u2018 p tr I Tr he hy, \u201c Cpe sta, Vv al, JE mue sm\u2014\u2014 TS as \u201ce.r 3 4 {| it Bigre!.Cest tigre-ment bon! 5 Des flocons de mais dorés, tout givrés de 7 saveur sucre et grillés a point.Quelle Wh doublement incomparable! av 4 (CE! WN bs), 5 x f) 3 CA SUGAR (A ALY ve ne A FROSTED F LAKES de don | : bo 30 PERSPECTIVES No 35, ler septembre 1962 TRE ÿ i 3 43 J A on fi : Le hy birt Pe ak NH iH 1e ja | | ie | + Br, El Ÿ $f > i Ror: me 1 me EE Ltd ed Guy Fournier Le jour de l'an de septembre L'ÂGE où les frontières du monde vont de la cuisine au salon, jai su que mon père, pour nous faire vivre, alignait d'interminables additions dans de grands cahiers à anneaux.De mon lit, quand je le regardais par la grille qui perçail le plancher de mu chambre, il avait l\u2019air d'un détenu, condamné comme un cancre a copier cent fois la même chose.D'un geste mécanique, il trempait sa plume dans l'encrier, la secouuit vivement, posait sa cigarette et continuait son pensum.J'ai cru longtemps que tous les pères faisaient des chiffres à longueur de jour.Plus tard, à l\u2019école, j'appris -que.dans notre village, les pères faisaierit aussi des boutons, des chaises, de la broche à clôture ou cultivaient les champignons.J'avais découvert un nouveau monde, celui s'étendant au- delà d\u2019un mont nommé Shefford, d\u2019un lac anonyme et d'une colline qu'on appelait la Côte-du-Sacré-Coeur.Il y avait bien la rue Principale filant vers deux autres univers.mais j'en entendais à peine parler.Un jour, grâce aux largesses d'un oncle.je m\u2019engageai comme Christophe Colomb sur la route des Indes.Elle menait à Montréal.J'y vis un cireur de bottes, des policiers, des conducteurs de tramway, un garçon d'ascenseur tout noir et un commis aux yeux effilés comme des amandes.Au dire de mon oncle, tout ce monde avait des enfants et même des femmes pour embrasser leurs enfants avant qu'ils aillent se coucher.J'en conclus qu'eux n'avaient donc pas besoin d\u2019aligner des additions pour que la grosse tasse, cachée derrière une colonne d'assiette, fasse toutes les semaines son plein de sous.Je n'étais pas au bout de mes voyages! Par la route, je n'en fis plus guère, mais j'entrepris de parcourir l'univers, celui en forme de lunettes imprimé à plat dans les manuels de géographie.Je commengai par les petits Chinois que j'achetais avec les sous de mon père.Leurs pères à ceux étaient si pauvres qu'ils mangeaient du riz avec des bâtons, après l'avoir cultivé à quatre pattes dans les champs inondés.Ma mère me dit ensuite qu\u2019en sucrant trop mon gruau, jobligerais des hommes cubains à travailler plus fort.Jenviai leurs enfants qui devaient bien manger tout le sucre qu'ils désiraient.A Noël, mon père acheta du vin embouteillé par des Français et des mandarines cueillies par des Japonais.Le Père Noël, lui, laissa à ma PERSPECTIVES No 35, ler septembre 1962 mère une montre de Suisse.Mes connaissances firent dès lors un bond prodigieux et je ne fus pas étonné d'apprendre par la suite que le thé infusé à chaque repas, nous le devions à la bonne voionté soit d\u2019un Ceylanais, soit d'un Indien ou d'un Indochinois.Cette année-là, à l\u2019école, l'inspecteur, pour éprouver notre savoir, mit la main dans sa poche.sortit une pièce de monnaie, l\u2019exhiba devant nos yeux et nous demanda d'où elle venait.\u201cDe votre poche!\u201d répondis-je.Je devins très rouge, car il se mit a rire, le frère aussi et enfin toute la classe avec eux.Savez-vous d\u2019où venait la pièce?Du Mexique! Les Mexicains, armés de pics, gagnent leurs sous en sortant du fond de la terre des cailloux pleins d\u2019argent.Ils envoient l\u2019argent au gouvernement, dit l'inspecteur, et là, d'autres hommes font des 25 cents comme on cuit des biscuits.Drôle de métier.pensai-je.ne soupçonnant pas que j'aurais encore des surprises.N REFIT en marbre solide le socle de la statue de saint Bernardin, qui trénait devant l\u2019église.Les deux hommes, qui suaient à grosses gouttes en couchant les pierres les unes sur les autres, parlaient vite ct comme en chantant.Comme nous avions le nez sur leurs truelles, monsieur le curé nous cria: \u2018Hé.dérangez pas les Italiens!\u201d On ne faisait donc pas de chiffres pour vivre en Italie?En Turquie non plus, puisque ma tante me confia qu'on y tisse des tapis .Un soir, après \u2018Madeleine et Pierre\u201d, l'homme de lu radio annonça que tous les pères de deux enfants deviendraient soldats.Même qu'on les paierait pour ce qu'il appela \u201cle beau métier des armes\u201d.Le dimanche suivant, la tante qui m'avait confié le secret de la Turquie vint à la maison.Elle travaillait maintenant dans une usine et parla de la poudre qu\u2019elle mettait dans les obus.En me couchant, je constatai pour la première fois que tout le monde dans tous les pays a un métier et travaille.Le lundi, pourtant, mon père n\u2019alla pas au bureau et toute la famille pique-niqua à la campagne.Comme je n\u2019y comprenais rien, mon père m\u2019expliqua que c\u2019était le jour de l\u2019an des travailleurs et qu\u2019on leur faisait ce jour-là cadeau d'un congé.J'ai compris quand j'ai commencé moi aussi à travailler! Tout le monde \u2026êt chacun est ravi de ses grandes qualités de lavez-portez.Le qualité de jersey confec- « parle du tionné de fibre acrylique 100% Acrilon* se défroisse en un clin d'oeil et dure plus longtemps.L'Acrilon est conçu pour les merveilleux Knit-Knack de garçons qui aiment bien les jeux rudes \u2014 veulent néanmoins paraître à leur avantage.Tom O'Shonter confectionne ces chemises dans une large variété de modèles et de coloris.Pour garçons, tailles 46x, 8-18, et une sélection complète de modèles pour fillettes acrylic Liber @t pour tout-petits\u2026 partout dans les bons CHEMSTRAND magasins.CHEMSTRAND OVERSEAS S.A.3232 ouest, rue Bloor, Toronto, Ontario Marque Déposée e - ( CN DETENDEZ-VOUS et appréciez 4 HOLIDAY LE MÉLANGE POUR PIPE NO 1 AU CANADA insurpassé quant à la saveur et à l'arôme\" Allumez une pipe remplie de taba Holiday, et vous goûterez un plaisir qui se renouvellera de Jour en jour.Cing des meilleurs tabacs du monde mélangés spécialement pour être doux à fumer, et coupés en paillettes fines pour brûler lentement.Chaque fois que vous en fumerez une pipe, vous constaterez à nouveau la merveudleuse différence que vous offre Hohday, \"Marie Ge ae MORO DOULEURS MENSTRUELLES Les douleurs oe abat- tatent Marre, mais Midol la soulagea vite.Midol agit de trois-\u2014 \u2014\u2014 façons pour soulager plus rapidement les douleurs menstruelles soulage les crampes, calme le mal de tête, he le \u201ccafard\u201d marie OUR JA NTE, EMPLATRES BLUE-JAY POUR A LES CORS avec phénylium- GRÂCE À M GARANTIS d'enlever les cors en trois jours sinon votre argent sera remboursé.IDOL Di \\ > rue KE N IDALL company (CANADA) LIMITED BAUER & BLACK DIVISION \\ P'engromine Tour ou Monde \\ \u2014_\u2014 a FI 4TIQUE t- wee Nn.win ven Ver CHEN py wiv nh age © amis Voici ce que vous obtenez POUR SEULEMENT UNE VALEUR DE $3.00 Voici une merveilleuse façon, pour vous et vos enfants, de mieux connaître .le monde où Vos enfants étendront leurs connaissances grâce à ce nouveau passe-temps instructif auquel toute la famille peut participer pour seulement 10¢ OU vous pouvez obtenir cette magnifique excursion\u201d en ITALIE\u2014p/us une mappemonde géante, en couleurs\u2014une valeur de $3 pour 10é seulement grâce à cette avantageuse (Une valeur de $3.00) offre de lancement! .Nous faisons cette offre dans le but de permettre aux jeunes, ec aux moins jeunes, d'être 25 merveilleuses reproductions EN COU- mieux renseignés sur le monde merveilleux où nous vivons.Ce programme d'éducation à LEURS des plus beaux coins de l\u2019Italie.domicile entièrement nouveau, offert par l'Association française de Géographie, est Un album sur l'Italie dans lequel vous pouvez coller vos photos, avec documentation instructive sur le pays: histoire, coutumes, arts, légendes.sites historiques, Conçu comme une beautés naturelles, géographie, etc.< Une MAPPEMONDE géante.en couleurs, préparée spécialement pour cette offre par des geo- graphes experts.Mesure 26° x 38\".français.Une magnifique décoration murale, un guide sans prix pour étudiants ou explorateurs en pantoufles.Vaut au détail, $2.00 De plus, si vous décidez de continuer le programme, vous recevrez gratuitement un magnifique porte- albums vert et cuivre (illustré ci- dessus) pouvant contenir plusieurs albums.Oui, tout cela (une valeur de $3) vous est offert POUR SEULEMENT 10c afin de vous faire connaître notre \"Programme d\u2019excursions autour du monde\u201d FID EID =
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