Les affaires, 25 novembre 1995, Cahier 3
[" i y a a peine deux ans, les biotechnologies étaient encore synomynes d\u2019activités de R-D.Sans parler de révolution, cette perception des bio-industries québécoises.est en train d'évoluer, souvent plus rapide-.\u2018ment-qu\u2019on le pense.Conseiller en développement industriel au service des bio-industries du\u2019 ministère de l\u2019Industrie; du Commerce, de la Science et de la Technologie (MICST), Robert Blondin constate que les exemples d\u2019entreprises se multiplient, souvent même parmi les plus petites et les plus jeunes, qui se lancent rapidement, et avec succès, dans la commercialisation de Jeurs découvertes (lire p.C-2).Par ailleurs, sur le plan international, certains indices attestent que la renommée de CAHIER C - 16 PAGES TT RES CIRE PPT VENT \u20ac AS de ies cotes dl A ad maté 1995 | ES a FEE la qualité de la recherche institutionnelle menée au Québec a assurément dépassé le cadre de nos frontières.Cette bonne réputation constitue un apport déterminant pour le développement de notre industrie biotechnologique comme en \u201ctémoigne la venue à Montréal de la société néérlandaise Bio-Intermediair, l\u2019un des rares fabricants à contrat de produits biophar- maceutiques suivant la norme internationale de tests cliniques cGMP (lire p.C-4).L'année 1995 passera également à la très courte histoire de la biotechnologie québécoise comme Fannée de la concertation.Sur le modèle des grappes industrielles, représentants de l\u2019entreprise privée.chercheurs et responsables gouvernementaux ont constitué une Table de concertation en ES EN 1997, 300 PRODUITS | POURRAIENT ETRE COMMERCIALISES Des milliers d'emplois et des milliards de ventes supplémentaires sont au Coin de la rue pour les 300 entreprises biotechnologiques canadiennes.OCCASIONS D'AFFAIRES EN BIOTECHNOLOGIE La 7\" conférence de biotechnologie industrielle mettra l'accent sur la diversité et le nombre : croissant d'occasions ¥ d'affaires que recelle ce à secteur biotechnologies qui s\u2019est donné comme mandat d'améliorer la compétitivité des bio-entreprises.Lors de leur première réunion.tenue au début de l'automne dernier.les participants se sont entendus sur la nécessité pour la Table d'accorder la priorité à la valorisation de la recherche.r Ces derniers se sont également engagés à ré- cueillir un maximum d'informations sur l'industrie biotechnologi- que internationale dans le but de favoriser la # création d'alliances stra- WHHL 2 tégiques avec des socié- MICHE ; L tés étrangères M DE SMET ; C-3 AGRANDISSEMENT DE LIRB : 24 M$ L'Institut de recherche en biotechnologie commence à se sentir à l\u2019étroit dans son édifice ultra-moderne de l\u2019ouest de Montréal.1! étudie un projet qui augmenterait sa superficie de 50 %.C-3 LES AFFAIRES, samedi 25 novembre 1995 - Cahier spécial G-2 Une centaine de sociétés québécoises s\u2019activent en biotechnologie Bien qu'il se fasse encore beaucoup de R&D, la production progresse B= lles sont une centaine les entreprises québécoises qui se livrent totalement ou partiellement à des activités en biotechnologie.Deux études récentes, l\u2019une du ministère de l\u2019Industrie, du Commerce, de la Science et de la Technologie (MICST), l\u2019autre de la firme de consultants en marketing stratégique Legault, Gryso- le et Associés, pour le compte du gouvernement fédéral, dressent un bilan positif.« Les faiblesses que l\u2019on peut relever au sein de nos bioindustries sont des fautes de jeunesse.Elles peuvent toutes être reliées au fait que les tout premiers balbutiements des biotechnologies québécoises remontent à une dizaine d\u2019années », déclare Jacques Grysole, associé à la firme Legault, Grysole, I] note en particulier que, sur le millier d'emplois qui sont reliés à l\u2019industrie bio- technologique, une majorité est concentrée encore au- jourd\u2019hui dans la R&D, faisant des activités de fabrication le parent pauvre de l\u2019industrie.« Nous avons fait cette observation à partir d\u2019une comparaison réalisée auprès d\u2019ensembles économiques de poids semblables au Québec, comme l'Ouest canadien ou encore certains Etats américains tels que l\u2019Illinois et le Michigan, notamment.« On remarque que le stade de la production y est généralement plus avancé que chez nous.» M.Grysole pense, en revanche, que les biotechnologies portent en elles un tel potentiel de croissance que la situation pourrait être corrigée sous peu.Robert Blondin, conseiller en développement industriel, service des bioindustries, au MICST, estime que cette lacune est déjà en voie de se combler.Ne craignez pas d'afficher vos couleurs! Méthodes reconnues, conformes aux exigences du progromme Choix environnemental d'Environnement Canada \u2014 Écologo.CENTRE DE RECHERCHE INDUSTRIELLE DU QUEBEC Pour vous conformer aux exigences d'Industrie Canada, le CRIQ vous offre des ANALYSES ET ESSAIS DE BIODÉGRADABILITÉ Vous désirez des produits performants qui respectent l'environnement.Laissez nos experts vous conseiller.Appelez-nous dès aujourd'hui pour faire évaluer lu biodégradabilité de vos produits.Communiquez avec un de nos conseillers en environnement au (418) 659-1550 ou 1 800 667-2386 à Québec et (514) 383-1550 ou 1 800 667-4570 à Montréal CRIQ L'INDUSTRIE BIOTECHNOLOGIQUE QUEBECOISE (nombre d'entreprises par secteur) Environnement Santé Ressources naturelles (agroalimentaire, pêche et foresterie) 34 Sources : Industrie Canada et Legault, Grysole et Associés Selon lui, on peut relever de plus en plus d\u2019exemples de petites bioentreprises comme Diagnotic Biovet, dans le domaine vétérinaire, ou Diagnocure, spécialisée dans la fabrication de produits de diagnostic, qui, dès la première année d'activité, réalisent un chiffre d\u2019affaires qui approche 1 M$.Le secteur de la santé domine Des trois secteurs traditionnels de la biotechnologie que sont l'environnement, l\u2019agroalimentaire et la santé, c\u2019est ce dernier qui domine l\u2019avant-scène tant pour l\u2019emploi \u2014 56 % de l'ensemble de l\u2019industrie biotechnologi- que \u2014 que pour la R&D, puisque sur des investissements totaux annuels de 120 M$, 70 % sont consacrés aux produits de biophar- maceutique et de santé.À cet égard, tout donne à penser que les choses ne de- Be Conseil national de recherches Canada CNIC-MIC National Research Council Canada VIF Conférence de biotechnologie industrielle LA BIOTECHNOLOGIE : VERS UNE ÉCONOMIE RENOUVELÉE 4, 5, 6 décembre 1995 à Montréal \u2014 Centre Sheraton Pour information: Montréal Téléphone: (514) 496-6250 Fax: (514) 496-5007 Pour inscription: Ottawa \u2014 a/s Doris Ruest (613) 993-9228 (613) 957-9828 Internet: http://www.nre.ca/confserv/biotech95/bienvenu.html Faire parvenir à: Jocelyne Côté Institut de recherche en biotechnologie 6100 ave Royalmount Montréal QC H4P 2R2 Nom: Affiliation: Adresse: n° Ville rue Province Code Postal S.V.P me faire parvenir le programme de la conférence vraient pas évoluer sous peu.D'abord, parce que les biotechnologies de la santé répondent aux besoins d\u2019un immense marché dont la demande mondiale se chiffrait, selon une compilation de données effectuée par M.Grysole, à 7,7 milliards de dollars l'an dernier ; la demande s\u2019établirait à 12 milliards de dollars en l\u2019an 2000.En comparaison, les autres secteurs en sont réduits a la portion congrue : à peine 200 M$, en 1994, pour l\u2019environnement, infiniment moins pour les ressources naturelles, incluant la foresterie, l\u2019agroalimentaire et les biopolyméres.Bonnes sources de financement Les deux études démontrent aussi que les sources de financement des bioindus- tries du Québec se sont multipliées au cours des récentes années, tant pour les activités de R&D que pour la phase de commercialisation.Ce ne sont plus seulement les sociétés de capital de risque qui s\u2019intéressent à se secteur.« La Caisse de dépôt et placement du Québec et la Société générale de financement (SGF), pour ne nommer qu\u2019elles, rendent désormais des sommes significatives accessibles à l\u2019industrie biotechnologique, souligne M.Blondin.« Même des institutions financières comme la Banque Royale ct la Banque de Montréal disposent de personnel à même de comprendre les contraintes spécifiques des bioindustries.» Une opinion partagée par M.Grysole qui constate que les biotechnologies sont de plus en plus connues des bailleurs de fonds, qui apprécient leur grand potentiel économique.Il note aussi que les Sociétés Innovatech ont à leur tête des personnes comme Bernard Coupal, à Montréal, et Martin Godbout, à Québec, des experts en matière de biotechnologi (ua MICHEL DE SMET ve RE \u2014 et 2 TS Pn ey gn gm ON Tee Accent mis sur la diversité et le nombre croissant d\u2019occasions d\u2019affaires 7e conférence de biotechnologie industrielle : pleins feux sur la création de réseaux H_es 4, 5 et 6 décembre prochains se déroulera au Centre Sheraton, au centre- ville de Montréal, la septième conférence de biotechnologie industrielle.En choisissant pour thème La biotechnologie : vers une économie renouvelée, le Conseil national de recherches du Canada (CNRC) met délibérement l\u2019accent cette année sur la diversité et le nombre croissant d\u2019occasions d\u2019affaires que les bio- industries suscitent aujour- d\u2019hui.Pour Michel J.Desro- chers, président de la conférence et directeur général de l'Institut de recherche en Projet de 24 MS à l'étude pour agrandir l'IRB « WB n projet de 24 M$ pour agrandir l\u2019Institut de recherche en biotechnologie est actuellement à l\u2019étude », a déclaré aux AFFAIRES le directeur général de l\u2019Institut, Michel J.Desrochers.L'Institut de recherche en biotechnologie (IRB) occupe présentement un immeuble de 18 000 m?sur un terrain de 25 acres (100 000 m?), avenue Royalmount, à Montréal.L'immeuble étant devenu trop exigu pour accueillir toutes les entreprises qui aimeraient collaborer avec l\u2019IRB, son conseil d\u2019administration voudrait ajouter 9 000 m?à la construction actuelle.« Je pourrais louer une nouvelle aile au complet (4 500 m2) en deux semaines », soutient M.Desro- chers.D'ailleurs, pour répondre à un besoin urgent, l\u2019IRB va emménager un incubateur de 280 m?au-dessus de la cantine et agrandir de 185 m?la surface réservée aux bureaux.Son premier locataire sera la société hollandaise Bio- Intermediair qui s\u2019y installera en février prochain, en attendant que l\u2019édifice qu\u2019elle fait construire sur les terrains de I'IRB soit complété, au début de 1997.Qu'est-ce qui fait courir autant de sociétés pharmaceutiques vers Montréal ?« On a tout ce qu\u2019il faut : des stimulants fiscaux à la R&D, une masse critique, du personnel qualifié, des universités, des infrastructures, des entreprises qui biotechnologie (IRB), un des 19 établissements composant le réseau pancanadien du CNRC, l'édition 1995 comporte plusieurs innovations par rapport aux années antérieures.Tout d\u2019abord, les organisateurs ont apporté un soin particulier pour s\u2019assurer de la participation de plusieurs institutions financières.Ils ont également décidé de réserver un traitement équitable aux trois grands secteurs traditionnels d\u2019application biotechologique : l'environnement, l\u2019agroalimen- taire et la santé.« Îl s\u2019agit là d\u2019une rupture avec le passé, alors que le font de la recherche fondamentale et pré-compétitive, des tests précliniques et cliniques, etc.Montréal souffrait scule- ment d\u2019un manque de visibilité, mais maintenant on commence à la connaître et il ne faut pas laisser passer cette occasion.« Aux Etats-Unis, à la suite d'échecs retentissants.le financement des entreprises en biotechnologie est devenu plus difficile, poursuit M.Desrochers.« C'est pourquoi les sociétés américaines ont commencé à lorgner ailleurs et le Québec à su faire preuve d'opportunisme en arrivant avec des programmes très concurrentiels.Il faut que Montréal profite de la vague qui la porte actuellement dans les domaines pharmaceutique et bio- technologique et ce, pendant trois ou quatre ans.» Un avenir prometteur La biotechnologie est une industrie toute jeune, d\u2019à peine 20 ans.Pendant cette période, le nombre d\u2019entreprises dans ce secteur dans le monde est passé de zéro à environ 2 500.Il y a 10 ans, la presque totalité des composés en essais cliniques (sur des humains) provenait de l\u2019industrie pharmaceutique traditionnelle (chimique) ; d\u2019ici à cing ans, M.Desro- chers prévoit que 50 % de ces composés seront fournis par la biotechnologie.Pour expliquer la différence entre la recherche tradi- seul domaine de la santé accaparait près de 90 % des sujets abordés lors des conférences », souligne M.Des- rochers.Enfin, pour la première fois depuis la création de cette manifestation, le CNRC organise cette année un débat portant sur un thème d\u2019actualité particulièrement délicat : la perception et le degré d'acceptation par le public des biotechnologies agroal1- mentaires.Ce sujet fera l\u2019objet d'une présentation le mardi 5 décembre, à 12 h 30, par Jerry Caulder, président de My- cogen, la deuxième entreprise américaine en importance tionnelle ou chimique et la biotechnologie, M.Desro- chers a donné l'exemple suivant : sur 10 000 composés, un seul est commercialisé : c\u2019est la norme.La recherche traditionnelle vise tout simplement à trouver celui-ci, à tâtons.C\u2019est comme chercher parmi 10 000 clés celle qui ouvrira la porte en les essayant une par une.Par contre, au lieu de se soumettre à ce jeu de hasard, la biotechnologie analyse la serrure sous tous les angles pour tenter de lui tailler une clé sur mesure.Créé en 1987 à la suite d\u2019un investissement de 60 M$.l'IRB est l\u2019un des 22 instituts membres du Conseil national de recherches du Canada.Cinq de ces instituts se spécialisent dans les biotechnologies, dont un au Québec, I'IRB.L'Institut de recherche en biotechnologie emploie environ 400 personnes et dispose d\u2019un budget de fonctionnement de 23 M$.Ses activités se divisent en trois secteurs : le biopharmaceu- tique, soit la conception de médicaments contre les maladies cardiovasculaires, dégénératives et le cancer ; l\u2019environnement, c\u2019est-à- dire le biotraitement des sols contaminés, des eaux usées industrielles, etc.; et les bioprocédés ou le développement de produits mi- crobiologiques ou de procédés mettant en jeu des Wine DOMINIQUE FROMENT spécialisée dans les biopro- duits alimentaires.Universités et centres de recherche Par ailleurs, pendant les deux premières journées que durera la manifestation, des kiosques d'exposition seront mis à la disposition des universités et des centres de recherche.Les universités ct centres de recherche, à qui l\u2019occasion est trop rarement fournie de mettre en valeur leurs travaux en biotechnologie, pourront ainsi faire connaître la nature de leurs recherches à un public de choix.Le mercredi 6, dernier jour - de la manifestation, la matinée débutera par une présentation de chacune des bioen- treprises présentes à la conférence.Après quoi, une salle sera mise à leur disposition afin de leur permettre de nouer entre elles des premiers contacts d\u2019affaires.Photo : Jean-Guy Paradis LES AFFAIRES Michel J.Desrochers : « La septième conférence marque une rupture avec le passé, alors que le seul domaine de la santé accaparait près de 90 % des sujets abordés.» Finalement, l'après-midi sera consacré à une visite industrielle selon l\u2019intérêt sectoriel de chaque participant.Les trois emplacements retenus sont l\u2019IRB, le Centre de recherche et de développement sur les aliments (CR- DA), à Saint-Hyacinthe, et les Laboratoires Bio-Re- cherches, à Senneville (dans l\u2019ouest de l\u2019île de Montréal).Les organisateurs espèrent accueillir quelque 600 participants en provenance du Canada ainsi que des Etats- Unis et de la France, MICE HTT MICHEL DE SMET moléculaire.QUEBEC SWABEY OGILVY RENAULT S.EN.C.AGENTS DE BREVETS ET DE MARQUES DE COMMERCE Cabinet de propriété intellectuelle offrant tous les services se rattachant aux brevets, dessins industriels, marques de commerce et droits d auteurs.Créé en 1989 par l'association du cabinet de propriété intellectuelle Swabey (fondé en 1936) et du groupe de propriété intellectuelle du cabinet d\u2019avocats Ogilvy Renault (fondé en 1879).Regroupant des spécialistes dans divers grands champs technologiques, notamment le domaine pharmaceutique et les biotechnologies : chimie.biochimie, microbiologie, biologie et biologie MONTRÉAL 1981, avenue McGill College, bureau 1600 Montréal (Québec) Canada H3A 2Y3 Tél.: (514) 845-7126 Fax : (514) 288-8389 e-mail : info@swabey.com OTTAWA [e109ds Jaye) - GEET BIqQUIBAOU GZ Ipawes \u2018SIJHIVJIV SI1 E-9 LES AFFAIRES, samedi 25 novembre 1995 \u2014- Cahier spécial C-4 Avec le Centre de biologie structurale, Montréal accède aux ligues majeures A vec son nouveau Centre conjoint de biologie structurale, Montréal rejoint les acteurs de classe mondiale dans ce domaine de la biotechnologie.« Il existe très peu d\u2019équipes en biologie structurale dans le monde parce que la recherche dans ce domaine coûte très cher », explique au journal LES AFFAIRES Michel J.Desrochers, directeur général de l\u2019Institut de recherche en biotechnologie (IRB), une composante du Conseil national de recherches du Canada.Pour qu\u2019un tel Centre se concrétise, l\u2019IRB a regroupé des firmes et des universités oeuvrant dans ce secteur pour en partager les frais.Le Centre conjoint comprend, outre l'IRB, l\u2019Université de Montréal et l\u2019Université McGill, ainsi que les sociétés pharmaceutiques Merck Frosst Canada, Bio-Méga/Boehringer Ingelheim Recherche et As- tra Canada.Cette liste n\u2019est pas arrêtée, le Centre étant prêt à accueillir d\u2019autres partenaires.Le rapprochement de ces sociétés et universités au sein d\u2019un même organisme a posé des problèmes considérables de logistique, ce qui est compréhensible puisque ce sont des concurrents, et aussi parce que la question très délicate du partage de la propriété intellectuelle des découvertes s\u2019est posée.Environ 80 chercheurs La majeure partie des travaux du Centre se fera dans les locaux mêmes de l\u2019IRB, avenue Royalmount, à Montréal, où sont réunis la plupart des équipements et, dans une moindre mesure, à l\u2019Université de Montréal.Créé il y a un an, le Centre conjoint de biologie structurale compte 80 chercheurs fournis par ses membres.Chaque partenaire pourra mener ses propres projets tandis que d\u2019autres seront menés conjointement.Chacun des partenaires financera lui-même ses travaux.Les deux universités ont reçu l\u2019appui financier du Conseil de recherches médicales du Canada et du Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada.La biologie structurale consiste en l'étude de la structure des protéines et de leurs fonctions dans le but de mettre au point des médicaments plus efficaces.En d\u2019autres mots, le Centre est un consortium de recherche pré- compétitive, le stade précé- H | ne manquait qu\u2019un fabricant à contrat de produits biopharmaceutiques en condition cGMP pour compléter le tableau de l\u2019industrie pharmaceutique montréa- laise.Avec l\u2019annonce récente de la construction d\u2019une usine de la société hollandaise Bio-Intermediair sur le terrain de l\u2019Institut de recherche en biotechnologie (IRB), le vide est comblé.« Nous avons d\u2019excellentes universités, des centres de recherche de classe mondiale, des sociétés de financement, des fonds d\u2019investissement technologique, etc, a indiqué Michel J.Desrochers, directeur général de l\u2019IRB.« Avec une unité de production cGMP pour les industries pharmaceutique et biopharmaceutique, la synergie sera totale.» Bio-Intermediair produit pour le compte d\u2019autres sociétés pharmaceutiques des composés destinés à des tests cliniques (sur des humains) et les rend commercialisables.En condition cGMP (pour current Good Manufacturing Practices) signifie que l\u2019entreprise respecte des normes internationales très sévères.dant l'identification de molécules commercialisables.« Dans le contexte économique actuel, un tel Centre financé uniquement par les gouvernements aurait été irréalisable.« Seule une structure fondée sur le partenariat pouvait permettre de former à Montréal une masse critique en biologie structurale de classe mondiale », explique M.Desrochers.(DF) Bio-Intermediair permet à Montréal de boucler la boucle La société hollandaise encourage ses clients à se construire une unité satellite à côté de son usine pour profiter de son savoir-faire, de ses équipements et de son personnel.Par conséquent, l\u2019IRB, principal responsable de la venue de Bio-Intermediair à Montréal, s'attend à ce que d'autres sociétés viennent s\u2019établir sur son terrain, avenue Royalmount, à Montréal.Un projet de-36 M$ Montréal a devancé au fil d'arrivée les Etats américains du New Jersey, de New York, du Massachusetts et de la Caroline du Nord, qui convoitaient aussi Bio-Intermediair.René van Rappard, président et chef de la direction de Bio-Intermediair, a indiqué que « culturellement, Montréal fait le lien entre l\u2019Europe et l\u2019Amérique.Vous avez aussi un Institut fantastique (IRB) avec lequel nous pourrons collaborer.» La nouvelle usine em- in QUE ROMENT LACHENAIE * LA PLAINE © TERREBONNE UN NOUVEAU MONDE.DE PROSPÉRITÉ ET DE DÉVELOPPEMENT Réseau routier neuf et performant Coûts d'implantation parmi les plus bas sur le marché Main-d\u2018oeuvre jeune, stable et stimulée par le défi de la concurrence Tout cela dans un cadre de vie exceptionnel À PROXIMITÉ DE MONTRÉAL ÉTABLIR SON ENTREPRISE DANS LA RÉGION DES MOULINS C'EsT CHOISIR DE GRANDIR 3k SORDEM il (514) 477+6464 EE ns nologie.design.Mettant à contribution | répartis dans l'ensemble mise sur le vaste réseau.d'affäizes.du gouvernemeny & les PME, Les en peuventidonc tirer: rofi l'expertise reconnue du gouvernement fédéral\u2018tèns le toutes les régions du Qué i Nee domaine de l'innovation technologique, de la R et D et du Pour plus d'information, veuillez communiquer avec un conseiller du Bureau fédéral de développement régional à MONTRÉAL (514) 283-2500 WA.CENTRACCES |= PME CENTRACCES PME est fier de contribuer à l\u2019organisation de la VII\u20ac Conférence de biotechnologie industrielle et appuie cette initiative qui vise entre autres a susciter des occasions d\u2019alliances stratégiques et de partenariats entre les entreprises du secteur de la biotech, Pe bureaux d'affaires du BFD (Q) Québec, C NTRACCES PME EE cana- prises.de ivi (Québec) Bureau fédéral de développement régional Federal Office of Regional Development (Québec) Canada A WALSH AUTOMATION: WA Sm A \\ Ww J \u2014.\u2014 == AUTOMATISATION | GESTION DE PROJETS SYSTÈMES INTÉGRÉS DE - PARTENARIAT DANS LA GESTION ET SUPERVISION RÉALISATION DES PROJETS DE LA PRODUCTION ENTEMPS REEL - INTÉGRATEUR DES SYSTÈMES + CONTROLES AVANCES EXPERTS Gensym DE PROCEDE - SERVICE DE DÉPANNAGE WALSH AUTOMATION INC.(WAI) DÉVELOPPE DES SOLUTIONS COMPLÈTES EN PARTENARIAT AVEC SES CLIENTS.DE PLUS, LA DIVISION VALIDATION TECHNOLOGIES (WAI) INCEST LE PLUS IMPORTANT FOURNISSEUR DE SERVICES DE VALIDATION (FDA ET DGPS) AU CANADA: + PLAN MAÎTRE DE VALIDATION + VALIDATION DES SYSTEMES + VALIDATION THERMIQUE DE CONTROLE (ACQUISITION (AUTOCLAVE, LYOPHILISATEUR, DE DONNEES, INTERFACES SECHOIR,.) 4 OPÉRATEURS) + VALIDATION DE PROCEDE * AUDIT DE FOURNISSEURS + VALIDATION DU NETTOYAGE + DESCRIPTIONS FONCTIONNELLES - MODES OPÉRATOIRES NORMALISES 24 HEURES SOS 3300, boul.Cavendish, bureau 670, Montréal H4B 2M8 Tél.: (514) 485-6611 - Fax: (514) 485-6617 Montréal e Dublin ® Sharon (MA) *® Whitehouse Station (NJ), Washington (DC) 1-800-267-6611 4 capital de risque espérent obtenir des rendements atteignant jusqu\u2019à 60 % en phase d'exploitation pour compenser les années de vaches maigres de la phase de recherche.Comptable et avocat Selon M.Bismuth, les chercheurs qui souhaitent obtenir du capital de risque doivent à tout prix s\u2019entourer d\u2019un comptable et d\u2019un avocat.« Plusieurs dossiers sont rejetés parce qu\u2019ils sont mal préparés, Les besoins financiers sont parfois surestimés, On veut acheter des immeubles, s\u2019équiper de nouveaux laboratoires, alors qu\u2019il en existe d\u2019excellents que l\u2019on peut louer.« On pense à faire soi- même la commercialisation plutôt que de confier cette tâche à des experts.Le développement de partenariats et d\u2019alliances de mise en marché permet de réduire les frais et d\u2019améliorer les rendements.» GENDRON, HARRIS, THOMAS SOCIETE EN NOM COLLECTIF Avocats Chez Inno-Centre, on estime que les difficultés de financement au Québec touchent précisément cette phase de prédémarrage des projets.« II est beaucoup plus facile d'aller chercher 3 M$ pour faire démarrer l\u2019entreprise que les 250 000 $ nécessaires à la réalisation du plan d'affaires et des études de marché que l\u2019on doit produire pour obtenir le capital de risque requis », note M.Knapen.Mais les choses pourraient changer ! Plusieurs institutions bancaires se dotent actuellement de l\u2019expertise nécessaire pour évaluer les projets.« Pour réussir en biotechnologie, rappelle Bernard Coupal, pdg d\u2019Innovatech du Grand Montréal, il faut trois éléments : le capital humain, la technologie et l\u2019argent.» Selon M.Coupal, le Qué- dec dispose maintenant des il LHI TREMBLAY Notre équipe dans le droit licable aux transferts de technologie et a la propriété intellectuelle vous conseille notamment en BIOTECHNOLOGIE * ENVIRONNEMENT ] CHNOLOGIE ENVIRONNEMENTALE. © n\u2019est plus tout à fait un concept et le succès commercial n\u2019est peut-être qu\u2019une question de temps.Les bioraffineries proposent en effet une solution séduisante à la valorisation de la biomasse.Jusqu'ici, ce qui avait retenu l\u2019intérét de l\u2019industrie de l\u2019environnement, c\u2019était les volumes impressionnants disponibles \u2014 quelque 50 M de tonnes au Québec \u2014 de déchets d'origines végétale, animale, domestique ou agroalimentaire qui composent la biomasse.« De plus en plus, on met de côté la simple notion de valorisation à mesure que s'offrent à nous de nouveaux développements technologiques, explique Marcel Risi, président et directeur général du Centre de valorisation de la biomasse (COVB).« Ces développements ouvrent la voie à la transformation de ces résidus, à l\u2019origine pratiquement sans valeur économique, en produits à forte valeur ajoutée.» Or, précisément, certaines biomasses ont la particularité de receler un potentiel plus important que d autres de valorisation C\u2019est à celles-ci que les bioraffineries vont s\u2019intéresser en priorité parce qu\u2019elles auront accès facilement à des créneaux spécialisés de marché.Au CQVB, on songe aux industries de la santé, de I\u2019alimentation ou encore des engrais et des pesticides, qui constitueraient autant de débouchés importants pour les Pour M.Risi, les choses ne bioproduits issus du raffina- devraient pas en rester là.ge.Il estime que les bioraffine- ries sont promises à un brillant avenir parce qu\u2019elles proposent une solution efficace à un problème spécifique de disposition de déchets tout en créant des débouchés à forte valeur ajoutée pour les nouveaux développements technologiques de l\u2019industrie de l\u2019environnement.L'usine, qui commencera ses activités au début de 1996, nécessitera un investissement total de 5 M$.Elle traitera les résidus ligneux laissés sur le terrain des exploitants forestiers après la coupe des résineux.Le procédé de raffinage permettra de maximiser les résultats d'extraction des arômes, saveurs et essences que Florasynth destine aux industries pharmaceutique, agroalimentaire et aux produits de beauté.C\u2019est la compagnie Ke- mestrie, un spin-off du département de chimie de l'Université de Sherbrooke, qui a été chargée du développement technologique et de la mise à l\u2019échelle du procédé.« Nous avons vu le jour il y à trois ans, grâce à l'appui du CQVB avec pour mandat de notre université d\u2019exploiter de nouveaux produits de recherche commercialisables », indique Pierre La- borde, président de Kemes- trie.La société Florasynth, qui a des activités dans 14 pays dans le monde, s\u2019intéressait aux travaux de la jeune entreprise québécoise, car elle cherchait une solution de rechange environnementale- ment valable pour remplacer progressivement son procédé d\u2019extraction à base de solvants chlorés.Une nouvelle sorte d\u2019entrepreneurs Une première C\u2019est en février dernier qu\u2019a débuté, à Amqui, la construction de la première bioraffinerie au Québec.La multinationale Florasynth, elle-même propriété de la société Bayer, a investi près de 5 M$ dans le projet.Marcel Risi : « Les bioraffineries vont donner à la biomass une valeur ajoutée que nous n'avions même pas soupgon- née il y a quelques années.» 5 ited pe Photo : Jean-Guy Paradis LES AFFAIRES « Les bioraffineries vont amener sur la scène des affaires un type particulier de développeurs.Je pense à des jeunes qui, pendant leurs études universitaires, auront développé un projet intéressant en recherche industrielle dont ils percevront l'intérêt commercial.» M.Risi identifie également comme bioraffineurs probables des entreprises environnementales actives dans la fabrication d'équipements comme dans l\u2019offre de services.« Elles ont à la fois un profil de manufacturier et de développeur technologique.Pour ces dernières, être à la base d\u2019un procédé de bioraf- finage constituera une extraordinaire vitrine promotionnelle de leurs résultats innovateurs.» Quant aux marchés des produits bioraffinés, ils se situent presque totalement a l'échelle internationale.On ne peut, en effet, imaginer que le Québec ou le Canada pourraient à eux deux absorber une production qui s'adressent à des créneaux aussi spécifiques.Pour M.Risi, le Québec détient sur ce point une chance unique puisque le concept de bioraffinerie n\u2019en est qu\u2019à ses débuts.Pour l\u2019instant, seule la France Les bioraffineries : haute technologie et produits à forte valeur ajoutée s\u2019est engagée dans cette voie avec le traitement de produits d'origine agroalimen- taire.Au Québec, les disponibilités de biomasse se retrouvent en abondance dans les résidus du bois.C\u2019est peut-être là que notre future industrie des bioraffineries établira sa marque, di \"ie SMET 219205 Jo1yeg \u2014 G66T 2IQUIAAOU GZ IPAWES 'SIUIVAAV SIT 69 Lorsque la science est un art de vivre: biotechnologie environnementale.E+ Conseil national de recherches Canada us \u2018 4.24 RER gry + A} M res pi Chef de file de la R&D en biotechnologie environnementale au Canada, l\u2019Institut de recherche en biotechnologie (IRB) vous offre une expertise de haut niveau à des coûts compétitifs.Notre intervention englobe un large éventail d'activités susceptibles de pouvoir satisfaire à tous vos besoins en environnement.Peu importe la taille de votre entreprise ou la nature de vos projets, National Research Council Canada notre capacité d'adaptation est un gage de succès dans le cadre d'ententes souples et efficaces.Informez-vous dès maintenant de nos capacités de recherche au (514) 496-6374 Institut de recherche en biotechnologie 6100, av.Royalmount Montréal (Québec) H4P 2R2 Télécopieur: (514) 496-5007 Bienvenue a votre nouvel environnement! Institut de recherche en biotechnologie CNIC-NIC \u201cCARE = A ARIE Boy, wo TP ; La ; 2 Aa LES AFFAIRES, samedi 25 novembre 1995 - Cahier spécial C-10 pe EE Grand Montréal LA SOCIÉTÉ INNOVATECH DU GRAND MONTRÉAL est un organisme paragouvernemental mis en place par le gouvernement du Québec pour promouvoir l\u2019innovation technologique.Le territoire qu\u2019elle dessert englobe les régions de Montréal et de Laval, une partie de la Montérégie, ainsi que les régions des Laurentides, de Lanaudière, de l'Outaouais et de l\u2019Abitibi-Témiscamingue.LES INITIATIVES ADMISSIBLES À UNE PARTICIPATION FINANCIÈRE \u201cToute personne, association ou société peut présenter à la Société une proposition d'initiative ayant pour objet la réalisation, sur le territoire couvert, d'activités liées au processus d'innovation technologique, y compris la recherche et développement, le transfert de technologie et la mise en valeur économique d\u2019une innovation.Pour être recevable, l\u2019initiative soumise doit correspondre à la mission et aux objectifs de la Société.Cette information doit être présentée sous forme d\u2019un plan d\u2019affaires.À noter que lo Société n'apporte pas de soutien financier pour lu préparation du plan d'affaires.LE MONTANT ET LA FORME DES PARTICIPATIONS FINANCIÈRES Dans le cas d\u2019un organisme à but non lucratif, la participation financière de la Société est d\u2019au plus 75 % du financement total; dans le cas d\u2019une société commerciale, cette limite est établie à +0 %.Veuillez adresser vos propositions d\u2019initiotives à : Société Innovatech du Grand Montréal À l'attention du président-directeur général 2020, rue University, bureau 1527 Montréal (Québec) H3A 2A5 Téléphone : (514) 864-2929 e Télécopieur : (514) 864-4220 1 800 883-7319 OGILVY RENAULT SENC AVOCATS et la responsabilité du fabricant.MONTRÉAL Ogilvy Renault 1981, avenue McGill College Bureau 1100 Maontréat (Québec Canada HA 301 Telephone (514) 847.4747 [élécopieur (514) 286-5474 Courrier el.ogilvyrenault.ca OTTAWA Ogilvy Renault 45 O'Connor Street Suite 1600 Ottawa (Ontario) Canada K1P 1A4 Telephone (613) 780-8601 Lelécopreur (613) 230-5459 OSLER RENAULT Londres Paris Hong Kong Singapour Ogilvy Renault s impose à la fois comme pionnier et l'un des chefs de file du droit des biotechnologies.Son équipe des hautes technologies regroupe des spécialistes dans toutes les branches pertinentes du droit, y compris la protection de la propriété intellectuelle, le transfert de technologie, la réglementation, le financement Ogilvy Renault 500, Grande Allée Est Québec (Québec) Canada GIR 217 Féléphone (418) 640-5000 Télécopieur (418) 640-1500 SWABEY OGILVY RENAULT Montreal Ottawa KP\u201d our la plupart des gens, la biotechnologie est synonyme de manipulation génétique, et encore faut-il les orienter vers cette conclusion.En fait, il serait plus précis de dire que M.Tout-le-mon- de n\u2019a aucune espèce d'idée de ce qu\u2019est la biotechnologie.Ce manque d\u2019information est au coeur des préoccupations des porte-parole de cette industrie.Les responsables Selon Rick Walter, directeur de l'Institut canadien de la biotechnologie.la nature humaine ct les médias sont responsables de cette ignorance.« Dans un premier temps, je crois que le public en général a une aversion pour la science et pour les technologies.Le niveau de compréhension de ce qu'est la science et de ce qu\u2019elle peut apporter dans notre vie quotidienne est très bas.« Deuxièmement, les médias ont plutôt tendance à parler des dernières découvertes reliées à la médecine.comme l'identification d\u2019un gène qui pourrait éventuellement mener à l'éradication du cancer.« Par contre, on n'entend jamais parler des applications environnementales, ni de celles qui touchent directement les consommateurs, comme les aliments nouveaux.» Les domaines touchés par la biotechnologie sont effec- QUÉBEC Bureau 520 tivement plus vastes qu\u2019on pourrait le croire.Des techniques de reproduction aux aliments nouveaux, en passant par l\u2019extraction minière.Les cordes sensibles des consommateurs sont évidemment beaucoup plus touchées par les applications sur les animaux et la nourriture.Expliquer simplement Selon François Cormier, chercheur scientifique et chef de la section des bioin- grédients au Centre de recherche et de développement sur les aliments d\u2019Agriculture et Agroalimentaire Canada, il suffit d\u2019expliquer simplement pour enrayer leurs craintes.« Je pense qu\u2019il y a des principes de base qui peuvent être expliqués aux gens.Par exemple, presque tous les produits végétaux que l\u2019on consomme sont des hybrides, des résultats de la génétique classique, de croisements.« Quand on prend une plante qui a 50 000 gènes et qu\u2019on la croise avec une autre plante qui a la même quantité de gènes, on n\u2019est pas certain du résultat.On fait un brassage de gènes très considérable et de façon très aléatoire.« Avec le génie génétique, on joue sur un seul gène.» Voilà pourquoi la plus grande partie des fonds de l\u2019Institut canadien de la biotechnologie est investie dans l\u2019information du public.Il faut que les gens puissent faire un choix éclairé, explique M.Walter, qui espère que les fruits de la biotechnologie ne subiront pas le même sort que ceux de l\u2019in- [es cams 2 Ha 1 | Mir 5) DATE DE PARUTION: 6 janvier 1996 Préoccupation : le manque d'information dustrie des aliments qui ont élé traités par les radiations.Les consommateurs ont décidé, il y a quelques années, qu\u2019ils ne voulaient pas de produits irradiés, même si ces produits ne représentaient aucune menace pour la santé ou l\u2019environnement.Cette réaction du public est directement liée au fait que les gens ont fait un choix sans avoir l'information nécessaire, et on ne veut pas que cela se reproduise dans le cas des biotechnologies.Le rôle des médias Si les médias sont blâmés du manque d\u2019information du public sur les biotechnologies, ils peuvent paradoxalement réclamer la paternité des connaissances actuelles des gens.Il y a deux ans, raconte M.Walier, l\u2019identification génétique n\u2019était pas reconnue du grand public comme étant quelque chose d'important.Mais à cause du procès d'O.J.Simpson, tout le monde sait maintenant qu\u2019on peut identifier une personne par un de ses cheveux.M.Cormier abonde dans le même sens.Grâce à des films comme Le parc jurassique \u2014 même si nous n\u2019en sommes pas encore rendus là \u2014 les gens ont maintenant une meilleure idée des choses possibles grâce à la biotechnologie.Des débats, de l\u2019information dans les écoles et les médias, voilà la formule qui fera en sorte que M.Tout-le- monde mangera des sandwichs aux tomates transgéni- gm MARTINEAU POUR INFORMATIONS: (514) 392-9000 BT oe SN PNG OL By Wn es \u2014 LA es mpm et NS ~~ Te ny = \u2014n YT ON ™ Td OD S TTY 0 \u2014e\u2014 OO.PN rt ON ge wm pee \u2014 fy 0 = A) IA Om Oh NT AN ON En 1997, 300 produits ne demanderont qu\u2019à être approuvés par les gouvernements l'étape de la commercialisation est prête à être enclenchée au Canada H_ a biotechnologie est maintenant parvenue à l\u2019étape de la commercialisation au Canada.Les succès d\u2019entreprises canadiennes telles que Bio- Chem Pharma (Montréal), Allelix Biopharmaceuticals (Toronto) et SressGen (Victoria) contribuent à augmenter la notoriété canadienne.D'importantes alliances stratégiques influcnceront également les perspectives de développement.300 firmes Selon Industrie Canada, Développement industriel des biotechnologies, le pays compte plus de 300 firmes qui développent ou utilisent les biotechnologies, dont 30 inscrites à la bourse.Des 300 entreprises recen- cées, 120 emploient 6 500 personnes et considèrent la biotechnologie comme leur activité principale.Au total, les entreprises emploient plus de 20 000 personnes et les ventes annuelles sont évaluées à 1,7 milliard de dollars.Plus de 60 % des ventes sont faites hors du pays, principalement aux Etats-Unis, en Europe de l'Ouest et au Japon.L'étude Canadian Biotech 94 d\u2019Ernst & Young esti- mail les investissements en R&D à 245 M$.en 1993.Le marché mondial des biotechnologies se divise en trois grands secteurs : santé, agroalimentaire et environnement.Le Canada suit la tendance : 71 % des entreprises canadiennes sont reliées au secteur de la santé, 17 % à celui de l'agroali- mentaire et 7 % d\u2019entre elles sc consacrent à l\u2019environnement.L\u2019Institut de recherche en biotechnologie, du Conseil national de recherches, prévoit qu\u2019en 1997, 300 produits biotechnologiques seront prêts à être approuvés par les gouvernements.Dans le domaine de la santé, l'Institut évalue les ventes actuelles à un milliard de dollars, dont 300 M$ à l\u2019exportation.En ce moment, 120 vaccins sont en cours de mise au point et 150 protéines sont investiguées.En 1994, 27 produits biologiques (anticorps, antigènes) ont été approuvés, les entreprises canadiennes ont réalisé 2 000 essais précliniques et 300 essais thérapeutiques (médicaments).Le Canada a établi une dizaine d\u2019alliances stratégiques dans ce secteur avec des entreprises d\u2019Allemagne, des Etats-Unis, d'Angleterre ct des pays nordiques.En agroalimentaire, les ventes actuelles sont esti- 400 M$ à l\u2019exportation.Le Canada est reconnu pour le commerce de cultures ali- C\u2019est en environnement que la croissance annuelle devrait être la plus forte dans les années à venir : 70 %.timées à 50 M$, dont 20 M$ à l\u2019exportation.usées et d'air sont la force des études canadiennes.mentaires modifiées généti- mées à 600 M$, dont quement.\u2018 Les ventes actuelles sont es- Les biopesticides, biocap- DANIEL UNITE teurs ct la bioremédiation DANIELLE des sols contaminés, d\u2019eaux T Publireportage Le 10° anniversaire du CQVB DES TRACES ET DES Nr y 15.0 UNIR LES FORCES LES BIOMASSES URBAINES VERS LA FILIERE ECONOMIQUE l'y a dix ans, dans le secteur des biomasses urbaines, les dossiers à l\u2019ordre du jour concernaient surtout le traitement des eaux, souvent celles de petites agglomérations aux prises avec un problème environnemental ou technique particulier.« Au Québec, tout était à foire dans ce domaine, rappelle Richard Cloutier, coordonnateur de R-D.Hors des grands centres urbains, les résidences branchées à un réseau d'égouts étaient encore rares et les spécificités locales propres au climat, à la nature du sol ou à la faible densité e la population ont motivé plusieurs projets de R-D.Puis, les préoccupations pour l'environnement gagnant du terrain, on a porlé de la gestion des sites d'enfouissement du contenu des sacs verts et de l'assainissement des terrains pollués.» En 1995, alors que les pratiques environnementales se sont organisées dans notre société, le CQVB continue son œuvre visionnaire et affine son approche de la valorisation.Dans le secteur des biomasses urbaines, où les technologies d'assainissement sont encore trop souvent considérées comme l'extrémité de la chaîne d'intervention, le concept du produit à valeur ajoutée et, plus encore, celui du vecteur technologique ,Ç à fort potentiel économique prennent enfin forme.le dernier Forum des partenaires a été révélateur à cet égard.« Nous ne sommes plus seuls à croire que, dans les boues d'effluents tout comme dans les biomasses soi-disant plus nobles, des éléments peuvent être valorisés, commente M.Cloutier.Pensons, par exemple, au phosphore récupéré dans les boues et recherché comme amendement en agriculture ou aux lignosulfonaltes tirés des d'effluents et utiles pour produire des colles.» Quant aux vecteurs technologiques prometteurs dans le champ de l'assainissement, ils traduisent l\u2019ingéniosité des chercheurs québécois qui devancent actuellement les normes locales dans nombre de domaines.Même si les idées de nos scientifiques continuent à alimenter certains projets l'étranger, de plus en plus de travaux universitaires sont développés et commercialisés par des entrepreneurs et des industriels québécois.UNE HISTOIRE DE FRONTIÈRES QUI TOMBENT l\u2019histoire du secteur des biomasses urbaines au CQVB en est une d'élargissement continuel.Elargissement des champs d'intervention, d'abord.À partir des travaux de R-D sur le traitement des eaux, on s'est ouvert aux problématiques liées aux sols, aux déchets et à l'air.Ces différents éléments étant, en effet souvent très proches les uns des autres ou même intégrés entre eux, une fécondation mutuelle des connaissances a soutenu le rythme du développement technologique dans l'ensemble des domaines de l'assainissement.UNIR LES FORCES CENTRE QUÉBÉCOIS DE VALORISATION DE LA BIOMASSE La même levée de barrières s'est traduite dans le rapprochement des différents secteurs d'intervention de l'organisme où les spécialistes des biomasses dites urbaines ont bientôt été interpellés par les problématiques de l'industrie et de l'agriculture.Là encore, la mise en commun des connaissances a donné lieu à un foisonnement d'adaptations technologiques.Ainsi, on a vu le concept des technologies de gazéification des déchets se transporter des sites municipaux à l\u2019industrie forestière.Enfin, c'est le concept même de l'assainissement qui s\u2019élargit aujourd'hui avec la prise en compte du potentiel économique des matières présentes dans les effluents ou résidus et des technologies mises au point chez nous.Tout indique que le Québec possède désormais les assises d'une véritable industrie de l'assainissement.A L'ÉCOLE DU BIOTECHNOLOGIQUE Parallèlement à ce mouvement d'ouverture qui o caractérisé le secteur des biomasses urbaines du CQVB, l'appropriation des connaissances qui s'est faite depuis dix ans sur le complexe domaine des biotechnologies suscite également la fierté du coordonnateur de R-D.« \u2018es équipes du réseau ont apprivoisé l'univers du biotechnologique, dit-il.Nous avons, entre autres, pris conscience que les recettes mises au point ailleurs n'étaient pas nécessairement transposables ici.» || rappelle ainsi que la biofiltration des eaux usées à base de tourbe se faisait en Europe, mais que les procédés ne fonctionnaient pas lorsqu'ils étaient appliqués au Québec.Initié en centre de recherche au milieu des années 80, le projet a débouché sur une technologie exploitée aujourd'hui par la compagnie Tourbières Premier.Dans ce dossier comme dons plusieurs autres, les équipes se sont d'abord attachées à comprendre et systématiser les procédés biologiques qui prévalent ici.« Pas de doute, cette étape fondamentale a constitué un investissement dans le développement des technologies d'assainissement au Québec, de poursuivre M.Cloutier.Tous ensemble, universitaires, industriels et membres du CQVB, avons découvert la difficulté de travailler avec les biotechnologies, mais aussi les immenses possibilités que permettait le réseau.» ENCORE DES DEFIS Richard Cloutier voit les défis de la seconde décennie du CGVB ovec la double lunette de l'assainissement et de la valorisation.« Il faut maintenant optimiser les technologies d'épuration, commente-Hil.Si plus de 90 % des olluants sont d'ores et déjà sous contrôle, les plus récalcitrants devront faire Pobel d\u2019un assaut technologique tous azimuts associant non seulement le bjolechnologique et le génie génétique, mais aussi les procédés chimiques et physiques.Plus que jamais, ces travaux de R-D devront se faire à la lumière du potentiel économique des procédés d'assainissement et des éléments à valoriser.» coëfs AGRAF 2875, boulevard Laurier, bureau 620 (Québec) G1V 2M3 / Tél.: (418) 657-3853 Télec.: (418) 657-7934 / Courrier élec.: cavb@cqvb.gouv.qc.ca |e10ads Jaiyed \u2014 GGGT SIQUIBAOU GZ IPOWES \u2018SIYIVAJV SI1 b4-9 LES AFFAIRES, samedi 25 novembre 1995 - Cahier spécial C-12 But principal : favoriser les rencontres entre chercheurs et représentants de l\u2019industrie Nouveau réseau : l'Association québécoise de biotechnologie KP our favoriser le ré- seautage, un groupe d\u2019intervenants du milieu a créé l'Association québécoise de biotechnologie (AQB), il y a un an.« Lors du dernier Carrefour des biotechnologies du Québec, qui s\u2019est tenu au printemps de 1994 à Laval, nous avons senti un intérêt Et | Offrez le journal LES AFFAIRES à Un cadeau incontournable, pour aider aux prises de décisions d'affaires et à la planification financière personnelle e Un cadeau dont on se souviendra tout au long de l'année e Un cadeau d'une valeur de 144,60 $ qui ne vous coûtera que 59,95 $ ® Un cadeau dont on vous sera reconnaissant pour une association qui permettrait aux intervenants du milieu de se rencontrer plus souvent.C\u2019est comme cela qu\u2019est née l\u2019AQB, six mois plus tard », raconte Guy Lambert, président de l\u2019Association.M.Lambert a été président-directeur général et co- fondateur de BioSignal, une Le cadeau original, utile et durable à offrir pour Noël 1995 un étudiant, etc.qui mettra l'actualité économique à leur porte Votre cadeau comprend : 50 exemplaires du journal LES AFFAIRES, l'hebdomadaire économique par excellence En plus : 10 exemplaires du magazine Affaires PLUS qui parle de carrière, d'argent et de placements exemplaire de l'annuaire LES AFFAIRES-500 qui répertorie les 500 plus importantes entreprises au Québec jeune entreprise de Montréal active dans les réactifs biologiques.L'AQB, qui n\u2019a pas encore de bureau permanent, compte tout près de 100 membres, dont certains font partie des sociétés Quantum Biotechnologies, DiagnoCure, Bio- Chem Pharma (Mtl, BCH, 47.75 $) ct BioSignal, de APNE oH 418) 681-1312\" 1 800°363-1312.(418) 681-1279 Un cadeau original et pratique pour votre patron, un associé, \u2019 une collègue de travail, votre conjoint, même que les sociétés de capital de risque Biocapital et Novacap.L\u2019AQB (514 844-3649) organise une dgmi-douzaine de conférences par année sur différents themes ; elle vient de lancer son premier bulletin d\u2019information, auquel on cherche encore un nom.Et d\u2019ici quelques jours, si ce n\u2019est déjà fait, l\u2019AQB aura son adresse Internet (http://www.drummond.com/agb/agb.htm.) Le Carrefour des biotechnologies Parlant de réseautage et d\u2019alliances stratégiques, ce sera le theme principal du prochain Carrefour des biotechnologies du Québec, qui se tiendra les 16 et 17 avril 1996, a Saint-Hyacinthe.La même semaine, à Saint- Hyacinthe également, se tiendra le premier Congrès international des technopo- les spécialisées en agroali- mentaire et biotechnologie.« Les alliances stratégiques sont très importantes pour l\u2019industrie des biotechnologies », a expliqué au journal LES AFFAIRES Claude Martineau, coordonnateur des événements à la Corporation de développement économique et industriel de la région de Saint-Hya- cinthe.« Pour les PME n'ayant pas les moyens financiers de faire autant de R&D qu\u2019elles le voudraient ou ne possédant pas d\u2019expertise pour commercialiser leurs pro- TES N Le a Prix courant (taxes incluses) en kiosque de l'abonnement 1an LES AFFAIRES 22228 48,00 $ Le magazine Affaires PLUS 336$ 12,66$ L'annuaire LES AFFAIRES-500 inclus inclus duits, on a tout intérêt à s\u2019associer à de grandes entreprises », estime M.Martineau.Il y a trois grands secteurs dans l\u2019industrie de la biotechnologie : la santé, l\u2019agroalimentaire et l\u2019environnement.Les alliances sont nombreuses et mieux structurées dans le secteur de la santé alors que dans les deux autres, beaucoup reste à faire.« Les entrepreneurs n\u2019ont pas toujours le temps de se tenir au fait de la R&D qui se fait dans les universités québécoises.C\u2019est pourquoi le Carrefour veut faire le pont entre les deux groupes.» Par ailleurs, les entreprises en biotechnologie sont souvent créées par des chercheurs qui ont peu ou pas de compétences en gestion et en commercialisation.Et M.Martineau croit qu\u2019il est illusoire et non souhaitable de tenter de transformer un chercheur en gestionnaire.« On sait tous que la gestion est le point faible des entreprises technologiques.Les chercheurs vivent sur une autre planète, alors qu'il faut avoir les pieds bien sur terre pour gérer une entreprise.« Ce n\u2019est pas pour rien que les sociétés de capital de risque ont peur de ces entreprises.La seule solution à ce problème est de favoriser les associations entre les chercheurs et les entrepreneurs.« Or, c'est plus facile à dire qu\u2019à faire, car les cher- Q Je joins mon paiement à l'ordre du journal LES AFFAIRES 4d Facturez-moi, S.V.P.(vos coordonnées) Nom cheurs ont tous peur de se Alors, cette année, offrez le cadeau le mieux adapté à la conjoncture un abonnement au journal LES AFFAIRES Remplissez le bulletin d\u2019abonnement-cadeau et envoyez-le par la poste à : Journal LES AFFAIRES, 1100 boul.René-Lévesque Ouest, 24* étage, i Montréal (Québec) H3B 4X9 ou par télécopieur au (514) 392-2039 D faire voler leurs idées et se méfient des entrepreneurs.» Le Conseil des bio-industries Le Conseil des bio-indus- tries du Québec (514 381- 5631) s'est donné comme mission de servir d\u2019interface entre l'industrie et le gouvernement du Canada afin que l'industrie soit à même de bénéficier au maximum des outils qu\u2019Ottawa met à sa disposition.« D'une certaine façon, on fait aussi du réseautage, mais moins intensivement que l\u2019Association québécoise de biotechnologie parce que nos rencontres réunissent de plus petits groupes », a indiqué Dupuis Angers, président du Conseil des bio-industries et président de l\u2019Institut Ro- sell.L\u2019Institut Rosell produit des ferments lactiques pour les gens qui prennent des antibiotiques.Les ferments lactiques sont des substituts destinés aux gens qui ne consomment pas suffisamment de produits laitiers.Les rencontres organisées par le Conseil ne réunissent pas plus de 20 personnes et sont très axées sur Je contenu.On pourrait presque parler de formation dans des domaines pointus.Le Conseil est financé par ses membres, le gouvernement fédéral et Technopole gg Adresse Ville 1\" Abonnement-cadeau : (personne à qui vous offrez l'abonnement) Nom Code postal Adresse Ville 2* Abonnement-cadeau : (personne à qui vous offrez l'abonnement) Nom Code postal Adresse Ville Code postal I rs Initiative de Technopole Laval et de l\u2019Institut Armand-Frappier Le premier incubateur d'entreprises en biotechnologies naïtra au Québec en 1996 A u début de 1996, le Centre québécois d\u2019innovation en biotechnologie (CQIB), le premier incubateur d'entreprises en biotechnologies au Québec, ouvrira officiellement ses portes à Laval.Le projet, initiative de Technopole Laval, la nouvelle dénomination de la Corporation de développement économique de Laval (CODEL), et de l'Institut Armand-Frappier (IAF), constitue l\u2019aboutissement d'un travail de concertation de plusieurs années.Le premier partenaire apporte, outre une aide financière, un appui de coordination.L'IAF, pour sa part, fournit l\u2019espace nécessaire pour l\u2019hébergement du CQIB : il s\u2019agit de 28 000 pieds carrés inutilisés dans l\u2019immeuble même de l\u2019Institut, situé dans le Parc scientifique et de haute technologie de Laval.Complexité de l\u2019aide au démarrage Si l\u2019incubateur a deux parrains, il a aussi une marraine.En effet, le CQIB a signé une entente de partenariat avec Inno-Centre, une société qui se spécialise dans l\u2019encadrement d\u2019entreprises de haute technologie en phase de démarrage.« Pour l'instant, 85 % de notre clientèle appartient encore aux secteurs des télécommunications et de l\u2019informatique.Mais nous devrions bientôt compter un quart des entreprises que nous encadrons dans l\u2019industrie biotechnologique », indique Robert Knapen, vice- président, secteur des bio- sciences, d'Inno-Centre.Selon M.Knapen, l\u2019aide au démarrage pour les entreprises en biotechnologies est caractérisée par une complexité qui ne se rencontre que rarement dans le monde industriel.En particulier, parce que ces entreprises prennent un temps plutôt long avant de se rendre au stade de la commercialisation.Faire tomber deux barrières aux initiatives Ces délais rebutent plus d\u2019un bailleur de fonds en plus de constituer un défi de taille pour les gestionnaires des entreprises en biotechnologies.Pour M.Knapen, l\u2019incubateur a l\u2019avantage de faire tomber deux barrières importantes aux initiatives en- trepreneuriales des entreprises biotechnologiques.D\u2019une part, il fournit à ces dernières des infrastructures physiques à des conditions très avantageuses, D'autre part, il garantit un encadrement de gestion à des dirigeants d\u2019entreprise qui sont souvent des scientifiques peu aguerris aux réalités changeantes du monde des affaires.Une dizaine d\u2019entreprises en deux ans Du côté de l\u2019Institut, on espère que l'incubateur permettra à un certain nombre de leurs chercheurs de poursuivre le fruit de leurs découvertes sur une base commerciale.« L'espace est ouvert à tous.Mais c\u2019est peut-être parmi le personnel scientifique de l\u2019Institut que l\u2019on trouvera les premiers entrepreneurs à occuper les locaux du CQIB », déclare Pierre Cadieux, membre du conseil d\u2019administration de l\u2019IAF et du CQIB.Pour l\u2019instant, deux sociétés commerciales occupent déjà les lieux en attendant l\u2019inauguration officielle.Il s\u2019agit de Quantum Biotechnologies, qui oeuvre dans le domaine de la recherche en biologie moléculaire et de Bio-K Plus International, active dans le secteur des produits agropharmaceuti- ques.Les architectes Nicolaidis Fukushima Orton Emmian Conception d'installations pharmaceutiques et des sciences biomédicales 1255, rue University, suite 1212 Montréal, Québec, H3B 3W9 Tél.(514) 397-2616 Fax.(514) 861-5242 Au total, les promoteurs du projet d'incubateur espèrent accueillir une dizaine d\u2019entreprises au cours des deux prochaines années.« Chacune d\u2019entre elles pourrait occuper entre ! 000 et 4 000 pieds carrés, selon ses besoins.D'ici à la fin de 1997, nous prévoyons que quelque 10 000 pieds carrés seront occupés.« Il reste donc encore passablement de place pour recevoir d\u2019autres incubés dans les années à venir », ajoute M.Cadieux.Enveloppe budgétaire de 2,8 M$ sur cing ans Le CQIB va profiter d\u2019une enveloppe budgétaire de 2,8 M$ pour les cinq premières années de son fonctionnement.Les subventions et investissements viennent des différents paliers de gouvernement, en particulier du Programme fédéral-provin- cial-municipal d\u2019infrastructures.Le Conseil de développement régional de Laval, Technopote Laval et la Société Innovatech du Grand Montréal ont investi respectivement 730 000 $, 500 000 $ ct 300 000 $ dans le projet.En outre, le CQIB espère retirer près de 800 000 $ de ses revenus de location des incubés d'ici l\u2019an 2000.AT MICHEL DE SMET Besoin d\u2019 bras droit?intransigeant.borateur E+ Conseil national de recherches Canada Ce bras droit existe vraiment! En affaires, la qualité de votre partenaire ne fait aucun doute.Il doit être jeune mais avoir assez d'expérience pour être digne de confiance.Capable de s'investir dans le travail tout en partageant les risques.Imaginatif sans pour autant se montrer Enfin, ayant l\u2019esprit d'équipe.productif tout en Chef de file de la recherche en biotechnologie au Canada, l'IRB est le colla- idéal Parce que nous jouons un rôle clé dans le pour votre entreprise.Council Canada National Research L'Institut de recherche en biotechnologie vous le tend.Deval Communication développement technologique des secteurs pharmaceutique, des bioprocédés et de l\u2019environnement, nous vous offrons ce qu'il y a de mieux: des équipes multidisciplinaires, des équipements de pointe, des formules flexibles de collaborations.Informez-vous dès maintenant de nos capacités de recherche: (514) 496-6374 Institut de recherche en biotechnologie 6100, av.Royalmount Montréal (Québec) H4P 2R2 Télécopieur: (514) 496-5007 Institut de recherche en biotechnologie CMC-MC [e109ds Jalueg - GGGT aJQUENOU GZ IpaWES \u2018SIHIVAJY S31 EL-9 samedi 25 novembre 1995 - Cahier spécial G-14 LES AFFAIRES, Réactifs biologiques fabriqués à partir de gènes humains de recherche à l'entreprise Be Dr Michael Dennis ne regrette pas une seconde son passage du laboratoire de recherche à l'entreprise.En 1992, le biochimiste quittait son emploi à l'Institut de recherche en biotechnologie pour s\u2019associer à la fondation de BioSignal.Trois ans plus tard, la jeune entreprise vend ses produits aux États-Unis, en Europe et au Japon, réalise un chiffre d\u2019affaires de près de | M$ et vient de conclure des ententes de commercialisation avec des sociétés japonaises et allemandes.Pour la découverte de nouveaux médicaments Les produits que BioSignal met au point sont destinés à l'industrie pharmaceutique, qui les utilise dans la phase de découverte de nouveaux médicaments.I! s\u2019agit de réactifs biologiques fabriqués à partir de gènes humains.Ces réactifs LIB Ceux immuno tre cqudragur- athe GUD \u20ac Ain GI dans ja rèche ry \u2014 \u2018en Amérique du, Ne Tl permetient de vérifier la fixation des médicaments et leur action sur les cellules réceptrices.La délicate transformation est effectuée dans les laboratoires de BioSignal situés dans une usine désaffectée du sud-ouest de Montréal, aux côtés d\u2019une vingtaine d\u2019autres jeunes entreprises.Un prêt participatif de 1,4 M$ de la Société de développement industriel du Québec (SDI) et l\u2019injection de 400 000 $ de Pinetree, un fonds de capital de risque de Toronto, ont assuré le démarrage de l\u2019entreprise.En 1994, une nouvelle sollicitation de fonds auprès d'Innovatech du Grand Montréal, de la Caisse de dépôt et placement du Québec et de Pinetree lui a apporté 2,25 M$.En 1993, BioSignal réalisait déjà des ventes de 250 000 $.« En juin 1995, nous avons atteint le seuil de la rentabilité », rapporte fièrement M.Dennis.ar \u2018en BioSignal met au point des réactifs biologiques fabriqués a partir de gènes humains ; ces produits sont destinés à l\u2019industrie pharmaceutique.La progression rapide des ventes de BioSignal, en comparaison d\u2019autres entreprises du secteur, n\u2019étonne pas le médecin et homme d\u2019affaires.« Nous savions que l\u2019industrie pharmaceutique avait besoin de réactifs biologiques et que des chercheurs, principalement américains, 2 emise de se tro ; BioCher avaient mis au point des gènes nécessaires à leur fabrication.Nous avons acheté leurs brevets, les avons mis sous licence et avons pu passer rapidement à l\u2019étape de la commercialisation.« BioSignal a réussi à faire le pont entre les chercheurs universitaires en biologie moléculaire \u2014 nos fournis- BioChem Pharma, une entreprise\u2019 mondiale vouée ut Cu 1986, Cri Pharr Na santé are e parm! les jeune our blopharmaceutiques les am et iliales, Se EEG inc To rehe le ord la - seurs de gènes \u2014 et l\u2019industrie pharmaceuthique.» Trente produits distribués BioSignal collabore actuellement avec le Dr Michel Bouvier, de l\u2019Université de Montréal, pour mettre au point ses propres brevets dans des secteurs où la recherche n\u2019a pas encore répondu aux besoins de l\u2019industrie.Trente produits de BioSi- gnal sont distribués et une quarantaine d\u2019autres sont en cours de mise au point.En 1994, BioSignai concluait des ententes non exclusives de mise en marché avec DuPont NEN et Research Biomedical Technologies, deux sociétés américaines.Des ententes récentes -avec Toyobo (Japon) et Biomol (Allemagne) ajoutent au réseau de distribution de Bio- Signal, qui poursuit aussi la mise en marché maison.\"8 BIOCHEM PHARMA le passage heureux du lahoratoire BioSignal n\u2019occupe pas seule son marché.Receptor Biology, fondée en 1993 aux Etats-Unis, s\u2019active dans le méme secteur, mais l\u2019entreprise mont- réalaise jouit d\u2019un an d'avance, une éternité dans ce milieu.« En fait, nos plus sérieux concurrents sont les sociétés pharmaceutiques elles- mêmes.Elles possèdent les ressources scientifiques et financières pour rivaliser avec nous, note M.Dennis.« Notre grand défi est de gagner et de conserver leur confiance.» L\u2019enjeu est grand, car pour l'avenir BioSignal souhaite passer de fournisseur à partenaire à part entière des compagnies pharmaceutiques dans la découverte de nouveaux médicaments.Idée de partager avec elles la science.mals \u2014 surtout \u2014 les re- a af 0 mt.< AgroCultures : pour que le lait soit biotechnologiquement meilleur ! KP ourquoi ne sert-on jamais de crème glacée dans les restaurants chinois ?Parce que 80 % des adultes d'origine asiatique souffrent d\u2019intolérance au lactose ! Le malaise est également fort répandu en Afrique.« En ajoutant un gène aux vaches et aux chèvres, nous pouvons réduire la présence de lactose, explique le Dr Jeffrey Turner, Ph.D.en génétique moléculaire animale et président d\u2019 Agro- Cultures, une entreprise située à la ferme du Collège Macdonald, à Sainte-Anne- de-Bellevue.« Et méme en réduisant la présence de lactose, on peut ajouter au lait des protéines et du calcium.Cette amélioration de la qualité permettra une plus grande ouverture du marché de l'exportation à nos producteurs laitiers.» Fondée en 1993, AgroCul- tures a déjà réussi l\u2019introduction de ce gène dans la glan- SERVICES EN BIOTECHNOLOGIE © Essai de biotraitabilité e Biotraitement ex situ et in situ (biopile, bioventilation, bioaération, etc.) © Évaluation des procédés de bioremédiation intrinsèque ® Modélisation © Ingénierie et gestion de projet ® Recherche et développement NUTRIMENTS / EAU OXYGÈNE 3, Place Frontenac, Poin (TTY yr Tél: TEP 630-0990 1-800-414 OT) Bd (DLE ARYL] 3 1B on os Frys UNE TECHNOREGION AU EUR OE LA NOUV LE ECONON de mammaire de génisses de cinq mois et amorce maintenant le processus d\u2019approbation de cette nouvelle technologie par les autorités gouvernementales.Le coût de mise au point s\u2019élève à 7 M$.Feu vert d\u2019ici deux à trois ans Selon le Dr Turner, le feu vert à la mise en marché pourrait venir dans deux ou trois ans.AgroCultures travaille déjà avec les responsables du secteur de l'alimentation au niveau fédéral et avec des représentants de l\u2019industrie au Québec.Les avantages de cette nouvelle technologie pour la santé ct l'alimentation pourraient permettre de vaincre les résistances.Aux Etats-Unis, l\u2019ajout d\u2019une protéine nommée BST sur 13 M de bovins permet d'augmenter de 10 % la production laitière.Cette pratique est interdite au Canada, les instances de réglementation et les groupes de con- \u2018Québec La région de Québec offre un milieu propice et stimulant aux alliances stratégiques et aux partenariats biotechnologiques + Plus de 1000 chercheurs et associés * Un excellent réseau de centres de recherche * Une expertise mondialement reconnue en R&D * Un bassin d'entreprises biotechnologiques à fort potentiel d'innovation et de développement * Innovatech, un capital de 60 M$ pour des projets d'innovation, et + Bio-Contact Québec Bio-Contact Québec '96 : Un symposium sur I partenariat biopharmaceutique a les 3 et 4 octobre 1996 La Société de promotion économique du Québec métropolitain 1126, chemin Saint-Louis, bureau 802 Québec (Québec) GIS 1ES Téléphone: (418) 681-9700 Télécopieur: (418) 681-1535 Internet : speqm@riq.qc.ca B10-CONTACT QUEBEC '96 En ajoutant un gène aux vaches, on peut réduire Ia présence de lactose.sommateurs alléguant qu\u2019elle ne vise qu\u2019à augmenter la productivité.« L'objectif d\u2019AgroCul- tures visant d\u2019abord la santé, j'ai bon espoir d'obtenir leur aval », précise le Dr Turner.Modification génétique au stade embryonnaire Parallèlement à ces démarches juridiques, AgroCul- tures poursuit ses recherches pour effectuer la modification génétique au stade embryonnaire.Dans ce cas, la transformation sera transmise de génération en génération.« Avec la présence de fonds de capital de risque spécialisés et un régime très généreux de crédits d'impôt, le Québec offre aux jeunes entreprises en biotechnologie le meilleur contexte financier en Amérique du Nord », estime cet ancien professeur du Collège Macdonald, natif de North Bay, en Ontario.« Il y a quelques années, mes étudiants n'avaient d'autre choix que d\u2019émigrer en Europe ou aux Etats-Unis ou de travailler au gouvernement.La disponibilité de capitaux permet non seulement de garder ici nos cerveaux, mais d'attirer des chercheurs étrangers.» AgroCultures emploie 15 personnes, dont sept titulaires de Ph.D.québécois, américains et curopéens.Le Dr Turner, 36 ans, est devenu entrepreneur pour commercialiser ct rendre utiles les résultats de recherches qu\u2019il menait déjà à la faculté d\u2019agriculture de l\u2019Université McGill.,« Ici, contrairement aux États-Unis, où c\u2019est la norme, les universitaires collaborent très peu avec l\u2019industrie.Les fonds sont destinés à l'enseignement et à la recherche fondamentale.Pour commercialiser, il faut aller chercher l\u2019argent ailleurs.» AgriCultures a trouvé les 2,5 M$ nécessaires à son démarrage auprès d'Innova- tech du Grand Montréal ct de MDS Health Venture, implanté a Toronto.La jeune firme bénéficie également de l'encadrement financier de Bélanger, Caron, Ersnt and Young.« Leurs conseillers sont beaucoup plus que des comptables.Ils possèdent une expertise exceptionnelle dans le secteur des biotechnologies.» Essor de l'industrie laitière québécoise Selon le D' Turner, l\u2019amélioration de la composition du lait obtenu grâce à la technologie d'AgriCultures peut contribuer directement à l\u2019essor de l\u2019industrie laitière au Québec, « Notre lait est plus dispendieux à produire et coûte plus cher que celui de nos partenaires du GATT.Pour l'exporter, il doit être meilleur pour la santé », résume le scientifique entrepreneur.La réduction du lactose permet de pénétrer de nouveaux marchés, car seuls les adultes de descendance nord-européenne sont capables de consommer du lait sans problèmes.Les vertus de cette technologie s'adressent aussi aux Nord-Américains.L'apport de protéines augmente sa valeur nutritive tandis que l\u2019ajout de calcium est un des meilleurs moyens pour prévenir l'ostéoporose, une des plus importantes maladies chez les femmes âgées.AgroCultures est la seule entreprise canadienne à développer cette avenue nouvelle.Seulement trois autres entreprises dans le monde \u2014 deux aux Etats-Unis ct unc en Europe \u2014 lui livreront bataille dans le marché du lait iotechnologiquement Pea {e133ds Jaye) - GEET AIGUIdAOU GZ IpaWes \u2018SIYIVJ4V S31 Sb-9 LES AFFAIRES, samedi 25 novembre 1995 - Cahier spécial C-16 Remis de sa dépression, il repris le travail.wn Il méne a présent une vie productive et bien remplie.Grâce a une plus grande sensibilisation au fait que la dépression peut être traitée et grâce aux médicaments mis au point par des sociétés comme Pfizer, on peut aujourd\u2019hui soulager 4 personnes déprimées sur 5.Pfizer oeuvre dans le domaine de la santé à l\u2019échelle mondiale et ses activités reposent sur la recherche.Notre mission consiste à découvrir et à mettre au point des médicaments novateurs qui offrent un bon rapport coût-efficacité et qui donnent à tous la possibilité de vivre plus longtemps, en meilleure santé, et de mener une vie plus productive.Pour ce faire, nous consacrons chaque année près de 2 milliards de dollars à la recherche et au développement.Chez Pfizer, plus de 10 substances chimiques destinées au traitement de nombreux types de maladies sont actuellement à l\u2019étape des essais cliniques.En plus de produits destinés au traitement de la dépression et d'autres maladies mentales, nous avons des médicaments prometteurs pour traiter les maladies cardiovasculaires, la polyarthrite rhumatoïde, les infections, les maladies respiratoires, la maladie d'Alzheimer, l'ostéoporose.et bien d'autres.Puisque le coût des soins de santé continue d\u2019augmenter, les médicaments qui permettront de réduire ce coût sont appelés à jouer un rôle très important.Or, un grand nombre de ces médicaments viendront de Pfizer, parce que nous sommes à la recherche de la santé.© Pfizer Canada Inc, 1995 prier Canada 1 as CORC Ensemble, à la recherche de la santé "]
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