Les affaires, 11 janvier 1997, Cahier 2
[" 4) CAHIER T Gaptek 8 PAGES ve triomphera à PAGE T1 3 T A \u201cAFFAIRES Tout porte à croire que la petite entreprise de LaSalle deviendra aptek.la compagnie d audio que nous suivons depuis quelques années.prépare ces jours-ci un moment de triomphe au grand Consumer Electronics Show (CES) de Las Vegus.Dans quelques mois.une année au plus.nous ne craignons pas de prédire que Gaptek sera une vedette au Québec et y deviendra notre première compagnie sérieuse en électronique de consommation.Et ce sera une douce vengeance pour cette firme qui à tenu mordicus à rester au Québec malgré notre milieu financier dont la superbe indifférence a bien failli avoir la peau d\u2019un des plus prometteurs start «p à voir le jour au Québec.Une équipe hors pair Plaçons d\u2019abord les acteurs.Gap- tek est cette compagnie de LaSalle qui, sous l'impulsion de Martin Pineau, un prodige autodidacte de l'audio.à mis au point des systèmes de sonorisation comme aucune autre compagnie au monde n\u2019est capable d\u2019en faire.Pour accompagner notre jeune inventeur, dans le siège du président.Gilbert Pineau.un entrepreneur et gestionnaire d'expérience, à tenu la compagnie à bout de bras pendant deux longues et pénibles années et demie.De son côté.Michel Poulin.le vice-président marketing.qui a fait ses armes chez Apple et Sony.à accompli un travail de positionnement exemplaire des produits de la compagnie.Le premier appareil qu'a tout récemment lancé cette équipe s'appelle MovieMax, un système de sonorisation ambiophonique pour le cinéma maison.Dans le marché en pleine explosion du cinéma maison, qui se chiffre à quelque huit milliards de dollars US.Gaptek s'apprête à créer une petite révolution avec un système dont là qualité et la performance.pour 250$.vont faire pâlir d'envie les grands mauitous de l'industrie.qui vendent leur quincaillerie pour 10 et 20 fois le prix.Avec MovieMax.qui se branche sur n'importe quel vieil amplificateur et sur n'importe quel ensemble de cing haut-parleurs.le consommateur peut créer un lieu de cinéma maison qui rivalisera avec n'importe quel système de haut de samme.Autre petite merveille Pourtant.la technologie Movie- Max.quoique fascinante.est peut- être la moins remarquable du portefeuille Gaptek, où logent trois autres brevets exclusifs.La plus impressionnante est sans doute celle qui porte le nom Q- FA.S.Æ.À partir d\u2019un seul haut-parleur.Gaptek à réussi le tour de force de faire en sorte que tout auditeur qui se trouve devant l\u2019enceinte soit en stéréophonie parfaite.bénéficiant d\u2019une définition sonore exceptionnelle.Traditionnellement, un tel rendu sonore exigeait au moins deux enceintes, à l'endroit desquelles l\u2019auditeur devait être en position de triangulation.Intervient à présent le deuxième acteur: Ken Brown Associates (KBA).d'Atlanta.le plus important courtier en technologie audio aux Etats-Unis.KBA compte parmi ses clients.auxquels elle revend des licences technologiques, le fin gratin de l'industrie mondiale de l'audio : Toshiba.Zenith.RCA.Radio Shack et Recoton.Ken Brown.le président du bureau de courtage.est tombé en amour avec la technologie et l\u2019équipe de Gaptek.« Quand j'ai parlé de MovieMax à un de mes clients.il n'en revenait pas, a expliqué Ken Brown.président de KBA.Gaptek vous donne l'équivalent d'un système de cinéma maison de 3000 à 5000 $ pour 250 $.Sur 10 de mes plus importants clients à qui j'ai fait part de Movie- Max.une chose qui ne m'est jamais arrivée est survenue : les IO vou- faient en prendre connaissance.» Fort de telles réactions.Ken Brown juge que.si une technologie u le potentiel de faire ume entaille dans l'empire des systèmes Dolby.qui occupent plus de 50 % du marché de la sonorisation ambiophonique.c'est bien celle de Gaptek.Vedette du CES Ken Brown entend donc faire connaître sa nouvelle flamme au monde entier.Et il en à les moyens.Sa compagnie occupe un espace de choix au premier plancher du plus grand salon d'électronique au monde, le CES.qui a présentement lieu.du 9 au |! janvier, a Las Vegas.Voilà 17 ans que KBA y participe et s'y est mérité au fil des ans une réputation de premier plan.Dans son éditorial, le journal du salon dit d'ailleurs que tout laisse croire que KBA va cette année s\u2019y surpasser.Or, Gaptek y sera en vedette au premier plan.KBA a aménagé un espace de démonstration où l\u2019appareil MovieMax sera relié à une chaîne de son comme on en trouve dans la maison américaine typique.Faisant marcher à plein sa machine de relations de presse et de marketing, KBA s\u2019est assurée que toutes les grandes chaînes américaines de télévision et tous les grands journaux et magazines viennent faire un tour.de même que les plus importants fournisseurs en équipement de cinéma maison.Et Ken Brown ne s'attend à rien moins qu'à un plein succès.À la fin de novembre.1l à signé avec Gaptek un contrat ferme pour 100 000 unités du MovieMax, avec une possibilité de 400 000 autres.« Nous avons voulu nous assurer d\u2019être au début de la ligne d'attente pour un produit qui va générer, croyons-nous, beaucoup d'intérêt.» Le succès.dans ce cas, peut signifier des ventes considérables pour Rien ne sert de courir.Beltron, une entreprise québécoise bien branchée sur la haute technologie informatique, développe des relations de confiance avec tous ses clients.C'est grâce a cela que nous grandissons depuis plus de douze ans.SAMEDI un co rs re as Vegas la première vedette québécoise sérieuseen électronique de consommation 11 JANVIER 1997 a yen Gaptek.Par exemple, au CES de l'an dernier.pour une technologie appelée Child Finder.KBA a signé des commandes fermes d'une valeur de 100 MS.Manquer le bateau Vient enfin le troisième acteur de l'aventure.celui qui ne s\u2019est jamais présenté au rendez-vous : l\u2019industrie du financement de risque et bancaire au Québec.À cause d\u2019une attitude Avant d\u2019investir dans un Entrepét de Données A VIGLOB wr Notre approche peut vous faire économiser des milliers de $ (514) 421-4141 www.viglob.ca frileuse à l'endroit de tout ce qui sort = des sentiers battus, pas un financier, pas une seule banque n'a voulu toucher a Gaptek.On veut bien.au Québec, titer du logiciel.de la biotechnologie, de l'électronique industrielle - initiatives qu\u2019il faut évidemment saluer - mais l'audio de consommation, un marché de masse, vous n\u2019y pensez pas ! Et faire un tout petit bout d\u2019enquéte diligente.jamais ! \u201d Dans ce désert, seule la Société de développement industriel du Québec (SDI) a eu la décence d\u2019avancer des sommes a la jeune entreprise.Or, nos financiers ne pouvaient rien attaquer pour justifier leur myopie, surtout pas - réticence classique - la qualité de l\u2019équipe de gestion en place.Elle est irréprochable.Un connaisseur comme Ken Brown, qui en a vu des centaines, et qui y a parfois perdu des plumes, en convient.« Les gens de Gaptek.dit-il, ont bien ficelé leur affaire dans tous les secteurs- clés : la recherche et développement, la fabrication, le marketing, le financement.» En bref, Gaptek à tout le potentiel d\u2019être 10 fois plus significative que Softimage.Or, bien des financiers se targuent de penser qu'ils ne manqueraient pas le bateau, cette fois, avec un autre Softimage.Ils l'ont pourtant manqué avec Gaptek.Le problème, c'est qu'un Softima- ge et un Gaptek ne viennent jamais de l'endroit où on a les yeux vissés.À présent, il ne reste plus qu\u2019à souhaiter que, dans un prochain tour de à WIEMNS E MovieMax, un système de sonorisation ambiophonique pour le cinéma maison, se vend 10 fois moins cher que les produits comparables.piste, un autre Gaptek pointant à l'horizon n'aura pas à combattre tout notre establishment financier pour apporter un peu de prospérité au Québec.B Yan Barcelo j wz Téléphone: 762-2001 Télécopieur: 762-2007 = Deltron Technologie \"de l'information pour avoir une longueur d'avance sur l'avenir! 4, place du Commerce, bureau 300, ile des Soeurs (Québec) H3E 1)4 http://www.beltron.com ie T2 LES AFFAIRES / Samedi 11 janvier 1997 INNOVATION ET R&D Yan Barcelo | ji en février 1995, veloppe de financement de 40,5 M$ lui donne-t-il un importance unique, mais les travaux qui en découlent sont particulièrement cruciaux pour ses deux principaux partenaires, Eicon Technology et Positron, toutes deux de Montréal.EPAC est l\u2019un des plus importants consortiums de recherche avoir vu le jour au Québec ces derniéres années.Non seulement son en- Fernand Guy Girard n'apas froid aux Quand il a fallu optimiser les façons de faire de l\u2019entreprise, Fernand Guy Girard, Vice- président principal, foret/scieries chez Donohue, n\u2019a pas hésité.En faisant appel à l\u2019équipe d\u2019ingénierie des bois du CRIQ pour développer un systéme de classification automatique des planches par vision artificielle, M.Girard a fait un choix éclairé.Désormais, Donohue peut se vanter d'avoir une efficacité de 99 % en matière de classification.Des résultats qui comptent dans un marché aussi concurrentiel! Depuis plus de 25 ans, le CRIQ supporte la croissance des entreprises québécoises, ici comme à l'étranger, grâce à son engagement dans le développement et la veille technologiques ainsi que dans la normalisation et la conformité aux normes en vigueur sur les marchés.Au, service de l\u2019industrie uébécoise -_CRIQ CENTRE DE RECHERCHE INDUSTRIELLE DU QUÉBEC Pour nous joindre : à Québec : (418) 659-1550 1 800 667-2386, à Montréal : (514) 383-1550 1 800 667-4570 C\u2019est ainsi qu\u2019Eicon Technology attend du fruit du consortium la technologie qui lui apporte déjà, et continuera de lui apporter, son second souffle.Ficon a effectivement connu un ralentissement sensible de ses activités dans la dernière année, un temps de suspension qu\u2019un marché boursier hyperactif a démesurément souligné.Eicon s\u2019affaire dans un des secteurs les plus complexes des télécommunications, celui des réseaux, locaux et étendus, et des systèmes d\u2019accès à distance.C\u2019est un monde où les protocoles de communications s\u2019empilent et s\u2019enchevêtrent d\u2019une façon souvent inextricable et où il faut toujours lutter pour simplement maintenir la fiabilité des interminables acronymes qui logent sur ses produits.Jusqu'à ce jour, Eicon était passée maître dans les cartes TECHnologie LE MONTANT ET LA FORME DES PARTICIPATIONS FINANCIÈRES Dans le cas d\u2019un organisme à but non lucratif, la participation financière de la Société est d\u2019au plus 75 % du financement total; dans le cas d\u2019une société commerctale, cette limite est établie à 40 9 Veuillez adresser vos propositions d\u2018initiatives à : Société Innovatech du Grand Montréal À l'attention du président-directeur général 2020, rue University, bureau 1527 Téléphone : (514) 864-2929 « Télécopieur : (514) 864-4220 4 4 om 1 up pe LS 55 da em = amy Mat FS OF OA PN SN ew de me za- un les Ise li- EH Claude Rioux, à gauche, et Amato de Civita : l\u2019impression à la demande transforme totalement l\u2019économie de l'imprimé et permet, par exemple, de penser à des éditions à tirage unique.A l'arrière-plan : Rémi Lacasse, vice-président et directeur général, Québec.té et.bien sûr.l'élimination des quantités en stock.Penser plus loin que l'impression Amato de Civita, directeur général.division des systèmes de pruduction.a indiqué que Xerox, dans une étude, a suivi à la trace un document publicitaire sur papier glacé dans son cycle de vie entier.Le cas le plus éloquent démontrait qu\u2019un document dont le coût initial s'élevait à 1 $ affichait, au terme d\u2019une longue vie d\u2019attente sur les tablettes, une note réelle de 37 $.Bilan : 1 $ de papier et d'encre; 36 $ d'entreposage, de reprises, de réimpressions, de coût de désuétude.La clé du processus à la demande que propose Xerox tient à la flexibilité qu'apporte la numérisation du processus.Finis les coûts d\u2019entreposage.puisque la version originale est tout ce qu\u2019on conserve sur médium numérique (disque dur ou cédérom).Pas de stocks.donc pas de mise au rebut.Et parce que toute modification suppose un travail à l'écran d'un ordinateur, le prix des retouches s\u2019en trouve minimisé.Cependant, les avantages de la numérisation du processus d\u2019impression vont bien au- delà de ces seules économies.«II faut voir plus loin que la simple production imprimée du document », a dit d\u2019emblée Mario Lecours, président de Le Spécialiste du document, une des premières boîtes au Québec, sinon la première à prendre le virage de l\u2019impression à la demande.La numérisation permet à celui qui l'utilise de faire des éditions entièrement personnalisées, où chaque exemplaire peut représenter un tirage unique, même dans un série de 5000.On n'a plus à penser en termes d'économies d\u2019échelle et Imprimer de fortes quantités pour abaisser les coûts.On imprime quand on en a besoin, selon l\u2019exacte quantité que l'on requiert.Enfin.un avantage majeur de cette approche tient à le possibilité, en personnalisani à volonté les imprimés, de c1- bler les documents pour des auditoires très précis.Pour le marketing, c\u2019est une arme redoutable.Au lieu d'envoyer 200 000 catalogues de produits de jardinage qui contiennent toute la quincaillerie imaginable, on peut produire des petites séries de documents taillés sur mesure pour les amants des fleurs ou pour ceux qui préfèrent la culture de légumes.Éditeurs myopes Les possibilités de J'impres- ston numérique sont donc immenses, « mais les gens ne font que commencer a réaliser les avantages d'un marketing ciblé avec l'impression numérique ».a dit Claude Rioux.D'autres secteurs, comme celui des éditeurs de livres, passent complètement à côté de l'occasion.Dans leur cas, pense Mario Lecours, ils n'osent pas faire un pas du côté de cette nouvelle technologie parce qu'ils craignent d\u2019être rejetés par leur distributeur traditionnel qui pourrait y voir une manoeuvre pour l\u2019éliminer à plus long terme.Et puis, a ajouté M.Lecours, une foule de vieilles idées demeurent bien ancrées.« Un éditeur qui se collait le nez dans un exemplaire tiré de mon processus le critiquait en disant qu\u2019il ne sentait pas l\u2019encre fraîche ! » Pourtant, le procédé à la demande permettrait, par exemple, de satisfaire routes les demandes de réimpression des clients.Il n'y aurait plus besoin d'accumuler 300 demandes d\u2019un bouquin épuisé avant de songer à le réimprimer.Chaque nouvelle demande Appelez-nous pour de VRAIES solutions d\u2019affaires sur INTERNET (514) 875-0010 www.interlink.net info@interlink.net pourrait être satisfaite à la pièce.D'autres secteurs, par contre, ont très bien flairé l'occasion.C'est le cas des institutions de formation et de plusieurs entreprises qui compo- semt la quasi-totalité du Spécialiste du document.Pour les manufacturiers, par exemple, le processus du Spé- ctaliste leur permet de coller la réalisation de la documentation d\u2019un produit à tous ses changements.Plus encore.au moment de vendre une voiture \u201c à un client, par exemple, le : Concessionnaire peut y inclure - Une documentation taillée sur mesure pour les particularités ; d'un modèle.Plus besoin de * passer en revue tous les modè- we, LES AFFAIRES / Samedi 11 janvier 1997 T5 INNOVATION ET R&D les de radio disponibles dans | un manuel d'instructions qui n\u2019en finit plus.Ultimement, c\u2019est la librairie de l'avenir que prépare Le Spécialiste avec l'impression à la demande de Xerox.Prochainement.Mario Lecours ouvrira un site Internet où le premier catalogue affichera 2 000 titres.Tout internaute aura le loisir de venir sélectionner le document de son choix.en commander le nombre d'exemplaires désiré, exemplaires que le Spécialiste acheminera par courrier le lendemain.où jusqu'en Europe cinq Jours plus tard.Libraires et éditeurs n'ont qu\u2019à bien se tenir H reprise le réseau INTERNET nt! C\u2019est le moment de vous brancher a Metrix Interlink, le fournisseur d'accès Internet commercial le plus important au Québec.Maintenant une compagnie de L'UNET Technologies, le plus grand fournisseur d'accès Internet au monde, Metrix Interlink dispose du premier et du seul réseau Internet «T3 » qui parcourt le Canada en entier.Ce réseau de 45 mégabits permet des applications rentables à votre entreprise tel que l'Intranet.Ce réseau fait partie intégrante du service Internet le plus rapide et le plus fiable du monde entier.Voilà pourquoi Metrix Interlink est si unique.Grâce à des techniques d'ingénierie supérieures et une expertise des télécommunications, nous nous efforçons sans cesse de vous assurer un service sans faille, atout avantageux particulièrement aujourd\u2019hui lorsqu\u2019il s\u2019agit d\u2019applications essentielles à la réussite de la mission de votre entreprise.METRIX INTERLINK SERVICES INTERNET COMMERCIAUX UNE COMPAGNIE UUNET [3 x \u201c TG LES AFFAIRES / Samedi 11 janvier 1997 INNOVATION ET R&D TECHnologie L'Institut des communications graphiques du Quebec tarde à prendre son envol Jean-Pierre Langlois e soleil ne brille pas de tous ses feux sur l\u2019Institut des communications graphiques.du Collège Ahunt- sic.Pourtant inauguré en mai 1996 et financé à hauteur de quelque 18 M$, dont 10 M$ proviennent du secteur privé, l'Institut est loin d\u2019avoir pris son envol.Une visite de son bâtiment tout neuf de 4 000 m° nous en convainc.Beaucoup d\u2019espace Inoccupé.des machines qui attendent leurs machinistes, des locaux sans étudiants.l'Institut n\u2019a pas atteint son rythme de croisière.Pourtant, les frais de fonctionnement annuels atteignent 1.5 M$ et l\u2019Institut compte maintenant Les communications graphiques : une industrie de taille L'industrie de l'imprimerie et de l'édition n\u2019est pas négligeable dans l'univers économique du Québec.Elle représentait quelque quatre mil- llards de dollars au chapitre des livraisons manufacturières en 1995, s'exerçait dans quelque | 500 établissements et occupait 30 000 salariés.Sur des livraisons manufacturières totales d'environ 93 milliards de dollars cette an- née-là, on peut dire que 4 % de l\u2019économie du Québec en dépend.Mais attention : ces chiffres pourraient être bien en deçà de l'importance réelle de ce que d'aucuns appellent maintenant l'industrie des communications graphiques.« C\u2019est une industrie très importante.a affirmé Gilles Pilon.directeur général de l'Institut des communications graphiques du Québec.Pour moi, l'industrie va bien au-delà de l'imprimerie et de l'édition.Il faudrait y ajouter le secteur de l'emballage.ce que font les graphistes, les agences de publicité.et ce qu'on appelle le multimédia.Bref, l'industrie devrait comprendre les créateurs (les Journalistes.par exemple).les distributeurs, les producteurs, les spécialistes de l'informatique et de I\"éditique.» Tout ce qui semble participer - de près ou de loin - aux communications graphiques en ferait partie.Cependant.tous ne sont pas d'accord pour amalgamer autant de secteurs économiques autour du noyau dur que constitue pour l'Institut l'imprimerie.C\u2019est le cas de Paul Tancrède.spécialiste sectoriel au ministère de l'Industrie, du Commerce, de la Science et de la Technologie (MICST).«Il est vrai que c'est un secteur économique 28 janvier 97 re A Montréal D LE CENTRE DE FORMATION POUR L'ENTREPRENEUR TECHNOLOGIQUE 2 en collaboration avec le Réseau Canadien de Technologie (RCT) présente une série de séminaires conçus sur mesure pour les entrepreneurs Le plan d'affaires pour une entreprise technologique: un outil \u201cstratégique pour l'obtention du financement.* éléments essentiels et adaptés à votre projet e témoignages et échanges AUTRES DE LA SÉRIE À VENIR: Le financement d'une entreprise technologique La commercialisation des technologies Les techniques de vente Le marché international La propriété intellectuelle La gestion de la croissance info Entrepreneurs, 5, Place Ville-Marie Niveau Plaza, Salle Port de Montréal, 9h00 a 12h00 $35.(incluant le matériel) Tél.: (514) 629-2772 Fax: (514) 629-8293 ou (514) 335-4412 technologiques LE RÉSEAU _ +l Bureau fédéral de CANADIEN DE développement régeonal RCT FECHNOLOON (Québec) fo ones we in > entrepreneurs difficile à saisir.Cependant, on ne peut y faire entrer la moitié de l'économie du Québec.Depuis deux ans, le concept retenu par les statistiques officielles semble évoluer.La Société québécoise de développement de la main- d\u2019oeuvre (SQDM) retient plutôt le concept de produits imprimés, c\u2019est-à-dire les emballages et la publicité par l\u2019objet (calendrier.porte-clés, etc.).» 40 % du total canadien Toutefois.les organismes de statistiques officielles, que ce soit Statistique Canada ou le Bureau de la statistique du Québec, n\u2019ont pas encore incorporé ce concept plus englobant.Pour l'heure, il faut plonger dans la catégorie autres produits de l'agence fédérale de statistiques pour y trouver les emballages et la publicité par l\u2019objet, et ainsi pouvoir élargir le domaine de l'imprimerie et l\u2019édition.CLIC MO Te ee a ~~ Qu'à cela ne tienne, l'industrie de l'imprimerie et de l'édition n'est pas négligeable.En 1995, les exportations internationales du secteur représentaient 11 % des livraisons manufacturières totales à l\u2019extérieur du Québec.Mieux, les exportations québécoises atteignaient 40 % du total canadien, un signe évident de l'ouverture des imprimeurs et éditeurs québécois sur le marché international.Des données plus récentes pour une partie de l'année 1996 indiquent que l'industrie manque de vigueur.Dans un document préliminaire de Ja Direction de l'analyse de la conjoncture industrielle du MICST, on lit que « les livraisons manufacturières se contractent de 0.2 % au Québec.tandis qu'elles augmentent de 1.8 % dans l'ensemble du Canada ».S1 l'augmentation de la productivité du travail est une des « vertus théologales » en économie, il n'en reste pas moins qu'elle a entraîné une EX JES SR \u201cSER ES \u2018Le développement économique de notre métropole et sono 14 personnes a son service.Projet qui remonte au début des années 1990 dans le contexte de la relance du Grand Montréal, l\u2019Institut est comme un jeune enfant qui réduction du nombre d\u2019heu- res-personne payées à la suite de l'accroissement de la performance de la machinerie.Elle remonterait au milieu des années 1980.De fait, de 32 000 qu'il était en 1991.le nombre total des salariés est passé au-dessous de 30 500 en 1994.En 1995, il a légèrement relevé la tête en franchissant la barre des 30 500 salariés.Fait conjoncturel notable.la progression des immobilisations dans le reste du Canada en 1996 est presque deux fois plus rapide qu'au Québec.On lit même.dans le document du MICST.qu'elle est la plus faible des cinq dernières années.Pourtant.l'industrie canadienne de l'imprimerie et de l'édition réalise plus du quart de sa production au Québec.Autre fait navrant.les exportations internationales du Québec dans ce secteur n'auraient crû qu'à concurrence de 3.3% au cours des huit premiers mois de 1996.En comparaison, celles du Canada auraient augmenté de 11 % en 1996.(JPL) N fait l'objet de beaucoup de sollicitude et, parfois, d\u2019une forte impatience de le voir grandir.C\u2019est le cas notamment de son directeur général.Gilles Pilon, sorte d'homme- orchestre qui doit répondre aux pressions de l'industrie de l'imprimerie et de l'édition, partenaire essentiel dans la mise au monde de ce centre spécialisé.C\u2019est une industrie de taille.d'ailleurs, puis- qu'elle réunit imprimeurs.éditeurs, graphistes, distributeurs d'imprimés, mais aussi, depuis quelques années, les spécialistes de l'éditique et de l'informatique.No man\u2019s land « Actuellement, nous répondons aux besoins criants de l'industrie en faisant des tests d'expérimentation, en offrant des séminaires à des salariés d'imprimeries, voire en dispensant des cours du soir.a expliqué M.Pilon.Pourtant, nous aimerions aller plus loin en offrant de la formation de niveau post-collégial.Or.le ministère de l'Education du Québec ne nous autorise pas à décerner des diplômes qu'il reconnaîtrait.Nous sommes dans un no man's land.» Question fort épineuse que cette aosence d'accréditation pour l'éducation et le perfectionnement continu de la main-d'oeuvre.Pour M.Pilon.c'est un élément non négligeable au décollage de l'Institut, « Comment voulez- vous attirer des jeunes si vous ne leur donnez pas de diplôme reconnu ?» Pour d'autres.et non des moindres.ce n\u2019est pas à telle enseigne qu'il faut se = TT ETD Lo uverture sur le monde repose sur I'esprit d\u2019innovation et d\u2019entrepreneurship qui anime nos entreprises.Le Centre de recherche informatique de Montréal (CRIM) contribue de plusieurs façons à l\u2019essor technologique de Montréal | et à son rayonnement sur le monde.Au coeur des technologies de l\u2019information depuis plus de dix ans, le CRIM méne des activités de R-D de haut calibre axées sur les besoins du marché, s\u2019emploie au transfert de connaissances et a la formation d\u2019une main-d\u2019oeuvre qualifiée.agent de liaison entre les entreprises, les gouverriements et les universités.1801, avenue McGill College, \\J/ Il agit-aussi comme.Centre de recherche informatique de Montréal ureau 800, Montréal (Québec) H3A 2N4 Tél.: (514) 840-1234 Téléc.: (514) 840-1244 info.crim@crim.ca http://www.crim.ca/ À i § ; ; i : rn is do vil ABA tn ARAN Bae tm herald 3 on cee = prema ee Hl Bien que l'Institut ait été inauguré en mai 1996, > TECHnologie \u2014\u2014= Ee IE ES pp UL SA Gilles Pilon, son directeur, attend encore les élèves.battre pour l'instant.« Rechercher avant tout la reconnaissance du ministère de l\u2019Education.c\u2019est dépenser de l\u2019énergie pour rien», a dit Paul Tancrède, spécialiste sectoriel au ministère de l\u2019Industrie, du Commerce, de la Science et de la Technologie.Plus encore, Guy Trahan, président du conseil d'administration de l\u2019Institut et président du Groupe Est d\u2019Imprimerie Quebecor, abonde dans ce sens.La reconnaissance du ministère de l\u2019Education serait bien, juge-t-il, mais n\u2019est pas nécessaire.Ce qui semble faire défaut pour l\u2019heure, c\u2019est la mise en marché de l\u2019Institut.« Elle constitue le noeud du problème, pense Roch Tremblay.directeur général du Collège Ahuntsic.Les responsables de l\u2019Institut doivent démarcher les clients.» « Or, enchaîne M.Trahan, la mise en marché ne se fait pas aussi vite que prévu.En disant cela, je reconnais que nous éprouvons parfois de la difficulté à joindre les entreprises participantes au projet, dont Quebecor ou GTC Transcontinental.II faut croire que le contenu est difficile a vendre.» II est vrai que le Québec.au contraire des Etats- Unis, du Canada anglais et de l\u2019Europe occidentale, n\u2019a pas de tradition dans le domaine des communications graphiques.Jusqu'à maintenant.les arts graphiques étaient enseignés dans des établissements d'enseignement secondaire et collégial, la formation la plus élevée se donnant au Collège Ahuntsic.Or, cette formation était conçue pour donner des techniciens et non des diplômés de niveau universitaire.Devant ce constat, les entreprises québécoises du secteur ont voulu s'inspirer de ce qui se faisait de mieux à l\u2019étranger, notamment au Rochester Institute of Technology et au Graphic Arts Technical Foundation des Etats-Unis, et, depuis quelques années, a l\u2019Université de Grenoble.Nos entreprises semblent y être parvenues.« Nous avons deux ans d'avance sur ce qui se fait de mieux dans le monde au chapitre du concept », a dit M.Pilon.Cependant.1ls n'ont pas pour autant fait mouche auprès de la clientèle potentielle, les entreprises.Mieux cibler sa clientêle « L'Institut doit identifier et segmenter sa clientèle tout en prenant les moyens pour l\u2019atteindre, estime M.Tancrède.Le numérique C\u2019est officiel.L'Institut des communications graphiques hébergera le Centre d'études, de recherche et développement pour les télécommunications numériques dans les arts graphiques.Même si le nom du Centre risque de faire peur aux néophytes tellement il est long et abscons, ses responsables en sont très fiers.Il permettra d\u2019implanter, d'intégrer et de respecter les standards dans la distribution aux médias de matériel imprimable sous forme numérique.« Nous avons six mois de retard par rapport aux Américains que nous devrions pouvoir combler incessamment », a lancé Claude Benoît, responsable de la mise en place du Centre à l\u2019Institut.En clair, le Centre contri- à l\u2019Institut buera à implanter les standards pour le transport de fichiers numériques (par exemple, une annonce couleur dans un journal) destinés a deux ou plusieurs usagers.L'exercice libérera les éditeurs et profitera, par exemple, aux sociétés de télécommunication et de câ- blodiffusion.Il aura des retombées pécuniaires sensibles sur l\u2019Institut.Mieux, il rendra plus productif l\u2019équipement de l\u2019Institut, offrira à certains employés l\u2019occasion de se recycler ou de s'occuper davantage, et trouvera où s\u2019abriter dans un local vide de l\u2019Institut.Enfin, Montréal ajoutera un autre fleuron à sa couronne de centre nerveux des arts graphiques et des télécommunications au Canada.(JPL) = C\u2019est un beau projet, mais il faut une vision clatre pour le mener à bon port.» Outre le fait de revoir la démarche commerciale auprès de la clientèle, en la rendant plus systématique par exemple, d\u2019aucuns suggèrent de créer des alliances avec des institutions de niveau universitaire.Ainsi une entente avec : l'Université du Québec à = Trois-Rivières ou l\u2019École de \u20ac technologie supérieure ferait \u2018\u201c bien l\u2019affaire.« Nous recher- \u201cchons ce genre dalliance, a S dit Gilles Pilon, comme l\u2019a * fait par exemple l'Institut de LES AFFAIRES LES AFFAIRES / Samedi 11 janvier 1997 T7 | INNOVATION ET R&D la mode avec l'Université du Québec à Montréal.» Cette stratégie par alliances est d\u2019autant plus nécessaire que la concurrence est vive dans le domaine de l'enseignement des arts graphiques.« ll existe 11 maisons d\u2019enseignement secondaire dans le domaine de l'imprimerie au Québec », a dit M.Tancrède.Et la concurrence ou.si on préfère, les rivalités entre clans du milieu, n'aident guère une organisation qui n'a pas encore un an d'âge.S'il faut en croire M.Trahan, au sein des ministères et de la fonction publique, des affron- } tements de personnalités n'améliorent pas la situation.Pour l'heure.à la suite des coupures de Québec à l'endroit du monde de l'éducation, l'Institut recevra 50 000 $ cette année, plutôt que 250 000 $.Il doit donc trouver les fonds ol il peut et réduire ses frais.C'est pourquoi il poursuit sa campagne de financement auprès des employés du secteur des arts graphiques.Malgré tout, personne ne suggère que l\u2019Institut ferme ses portes.« Ça ne peut pas ne pas fonc- tlonner ».à dit M.Pilon.M Vous ne Connaissez rien aux elements d'optique diffractive ?Parfait accroître votre compétitivité, tant sur le La recherche appliquée et le développement, c\u2019est notre spécialité.Et pourtant, nous parlons le même langage que vous, celui de la compétitivité.Et comme vous, nous aimons relever des défis.Celui qui est au coeur de notre mission, c\u2019est de développer des technologies qui vont plan national qu\u2019à l\u2019échelle mondiale.Qu\u2019il s\u2019agisse de concevoir des systèmes, de mettre au point de nouveaux procédés de fabrication ou de contrôle de la qualité, nous pouvons vous aider à être plus compétitif.Communiquez avec nous.NO\"NO INSTITUT NATIONAL D'OPTIQUE 369, rue Franquet, Sainte-Foy (Québec) GIP 4N8 Téléphone: (418) 657-7006 Télécopieur: (418) 657-7009 Site web: http: //www.ino.qc.ca Courrier électronique: deziel @ino.gc.ca TB LES AFFAIRES / Samedi 11 janvier 1997 Vous jubilerez vous aussi quand vous aurez opté pour une imprimante à laser Fujitsu.plutôt qu\u2019une HP Quelle garantie : 18 mois ! Plus une promesse de remplacement sur place la première année.Ma PrintPartner imprime jusqu'à 25 % plus rapidement que le modèle HP comparable ! On m'a donné le choix entre 4 cartouches d\u2019encre GRATUITES ou une extension GRATUITE de 8 Mo de la mémoire vive ! ** J'ai économisé un tas de fric ! Et mes frais de consommables seront modiques.Parra dan } 4 CARTOUCHES D'ENCRE GRATUITES \".mtr sees es ; \u201c\u2026 senenvueaux
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.