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Titre :
Les affaires
Éditeurs :
  • Montréal :Publications les affaires (1979) inc.,1981-2011,
  • Montréal :Publications Transcontinental inc.
Contenu spécifique :
Cahier 2
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Journal des affaires ,
  • Finance
  • Successeur :
  • Affaires.com
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Les affaires, 1997-05-10, Collections de BAnQ.

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[" CAHIER B 12 PAGES L'industrie environnementale semble relativement satisfaite des résultats de la Commission sur la gestion des matières résiduelles.Cependant, plusieurs restent sur leur faim PAGE B1 Les entreprises en environnement du Québec se regroupent pour percer le marché international.En novembre, six d'entre elles ont participé à un projet commun en Colombie p.B2 Michel de salut.La formule est en passe de devenir la devise officieuse de l\u2019industrie de la protection de l\u2019environnement (IPE).Deux enquêtes rendues publiques en mars dernier, l'une par la Grappe de développement des industries de l'environnement (GDIE), la seconde par la firme de consultants DBSF.montrent de manière irréfutable que les quelque 850 entreprises environnementales du Québec sont de plus en plus nombreuses à se frotter aux marchés étrangers.« Lorsque je suis entré en fonction il y a un an et demi, les compagnies québécoises de I'IPE ne réalisaient en moyenne que 6 % de leur chiffre d\u2019affaires à l\u2019international.Aujourd\u2019hui, nous sommes autour de 15 % », affirme Serge Cabana, président-directeur général de la GDIE.Ce constat, en apparence très positif.amène cependant de grandes réserves.D'abord parce que cette percée à l'exportation est seulement attribuable, comme le montre les enquêtes, à la moitié des entreprises interrogées.De plus, 50 % des firmes exportatrices réalisent moins de 20% de leur chiffre d'affaires sur les marchés étrangers.Plus préoccupant encore.la moitié des entreprises sondées par le GDIE considère que le marché intérieur se détériore.En contrepartie, il se trouve seulement 16 % d\u2019entre elies pour estimer que ce marché s\u2019améliore.M.Cabana confirme : « Ce n\u2019est pas une surprise.Nos membres nous disent depuis au moins deux ans que le marché intérieur stagne.» H ors de l'exportation, point Surtout des PME Les deux études dressent également un portrait général de l\u2019industrie.On y découvre que près de 80 % des entreprises sont des PME de moins de 50 employés et que 70 % d\u2019entre elles se situent dans le secteur des services.exportation, planche de salu des entreprises pp.B8-9 Sn environnementales québécoises Depuis deux ans, le marché intérieur stagne.La moitié des entreprises vise désormais l'exportation Ce sont les domaines des déchets et du traitement des eaux usées qui remportent la palme.II est à noter toutefois que plusieurs entreprises agissent simultanément dans plusieurs secteurs environnementaux.Ces derniers renseignements ne constituent pas en eux-mêmes une surprise.Déjà.en 1993.une étude fouillée du Centre de recherche industrielle du Québec (CRIQ) sur le profil et les perspectives de l\u2019IPE québécoise arrivait à des conclusions similaires.« Simplement, cela nous rappelle encore une fois que nos entreprises environnementales sont d'envergure modeste, avec toutes les lacunes en ressources humaines et financières caractéristiques des PME », souligne M.Cabana.Il s'agit là de conditions qui constituent un sérieux handicap pour accéder aux marchés étrangers.Ainsi, dans l'enquête de la Grappe.si les deux tiers des répondants s\u2019accordent pour reconnaitre que les marchés d'exportation sont.à leurs yeux, très importants, 90 % d\u2019entre eux qualifient la conquête de ces marchés d\u2019assez ou de très difficile.Plus d\u2019information et de soutien On remarque également, dans cette même étude, qu\u2019à peine 10 % des entrepreneurs estiment avoir une forte connaissance des programmes gouvernementaux à l'exportation.En outre, parmi ceux qui déclarent disposer d\u2019une information forte ou suffisante sur le sujet, seulement 15 % estiment que les programmes fédéraux sont fort performants et à peine 6 % relèvent l\u2019efficacité de l'aide provinciale.Dans tous les cas, les répondants déplorent un manque d'harmonisation des programmes d'Ottawa et de Québec.Les firmes sondées ont également indiqué, dans des proportions atteignant ou dépassant 90 %, qu'elles souhaitent voir la mise en place de réseaux d'experts en financement de projets environnementaux ciblés sur l\u2019exportation et qu\u2019elles entrevoyaient la possibilité de se constituer en partenariat avec d'autres entreprises afin de prospecter plus efficacement les marchés internationaux.Toujours au chapitre de l\u2019aide à l'exportation.51 % des répondants ont déclaré souhaiter la création d'une veille concurrentielle et 42% ont manifesté de l'intérêt pour la mise sur pied d'un service de repérage d'occasions.Enfin.les deux enquêtes mettent en évidence les grands marchés internationaux par aires géographiques.Des résultats qui ne coincident pas toujours parfaitement.Si l'étude de DBSF atteste une avance du marché américain.celle de la Grappe place l'Amérique latine en première position.« En gros, on peut en dédui- SAMEDI 10 MAI 1997 ih te i: re que les marchés émergents se retrouvent d\u2019abord en Amérique latine et que les Etats- Unis, malgré leur hat degré concurrentiel.restent primordiaux pour notre IPE, ajoute M.Cabana.; « Par contre, je suis un peu surpris de constater la faiblesse de notre marché en Europe de l'Ouest et l'intérêt que suscite l'Afrique.» B Ontario Maritimes Ouest canadien Source : Groupe DBSF Graphique LES AFFAIRES Source : Groupe DESF Graphique LES AFFAIRES @ Ww 3 8 S @ B2 LES AFFAIRES / Samedi 10 mai 1997 UN Special ) Environnement c Commission sur la gestion des matières résiduelles : satisfaction relative de l\u2019industrie environnementale Ee ministère de l'Environnement et de la Faune favorise la régionalisation des lieux d'enfouissement \u201cMichel n mars dernier, le Bureau Fine publiques sur l\u2019environnement (BAPE) publiait le rapport très attendu de la Commission sur la gestion des matières résiduelles du Québec.Un document d'autant plus précieux pour les entreprises de l\u2019environnement que le secteur du traitement des déchets demeure le plus important de cette industrie.Un sondage très élaboré mené au début de l\u2019année par le Groupe DBSF pour le compte du réseau de veille concurrentielle en environnement Eco-Radar nous ap- Fernand Guy Girard n\u2019apas froid aux yeux! Quand 11 a fallu optimiser les façons de faire de l\u2019entreprise, Fernand Guy Girard, Vice- président principal, forêt/scieries chez Donohue, n\u2019a pas hésité.En faisant appel à l\u2019équipe d'ingénierie des bois du CRIQ pour développer un système de classification automatique des planches par vision artificielle, M.Girard a fait un choix éclairé.Désormais, Donohue peut se vanter d\u2019avoir une efficacité de 99 % en matière de classification.Des résultats qui comptent dans un marché aussi concurrentiel! Depuis plus de 25 ans, le CRIQ supporte la croissance des entreprises québécoises, ici comme à l\u2019étranger, grâce à son engagement dans le développement et la veille technologiques ainsi que dans la normalisation et la conformité aux normes en vigueur sur les marchés.Au, Service de l\u2019industrie québécoise _CRIQ CENTRE DE RECHERCHE INDUSTRIELLE DU QUÉBEC Pour nous joindre : à Québec : (418) 659-1550 1 800 667-2386, à Montréal : (514) 383-1550 1 800 667-4570 prend, en effet, que 47 % des 851 entreprises environnementales que compte le Québec se livrent, totalement ou partiellement, à des activités de gestion des déchets.Suffisamment de flexibilité « Le rapport du BAPE nous semble satisfaisant, estime Michael Cloghesy, président du Centre patronal de l\u2019environnement du Québec (CPEQ).Il fait preuve de suffisamment de flexibilité.Cependant, je regrette que les 69 recommandations qu\u2019il contient ne soient pas évaluées en fonction de leur priorité ainsi que de leur impact économique.» M.Cloghesy n\u2019est certes pas le seul à demeurer sur sa faim.En fait, le document constitue une sorte d\u2019outil de réflexion pour David Cliche, ministre de l'Environnement et de la Faune (MEF).Les choses se préciseront lorsque ce dernier fera connaître, au cours des mois à venir, le plan d'action de son ministère dressé dans la foulée du rapport.Pour M.Cloghesy, une chose paraît certaine : le MEF ne pourra atteindre son objectif de réduire de 50 %, par rapport à l\u2019année de référence de 1988, l\u2019ensemble des déchets produits au Québec.Le CPEQ a pris une part active aux travaux du BAPE en déposant un mémoire qui résume les positions de l\u2019industrie sur les différentes problématiques de la gestion des déchets.C\u2019est un exercice périlleux, selon M.Cloghesy, dans la mesure où des intérêts divergents peuvent animer des entreprises appartenant tantôt au secteur de la récupération-re- cyclage, tantôt à l\u2019élimination des déchets.« On est pourtant arrivé facilement à des consensus.Détourner autant que possible les matières résiduelles de l\u2019enfouissement ou de l\u2019incinération demeure un objectif prioritaire.En même temps, il faut reconnaître que tous les déchets ne se recycleront pas également avec la même facilité.» Non à l\u2019interfinancement Il est de notoriété publique que des secteurs comme le traitement des pneus usés ou le compostage font face à davantage d\u2019obstacles que d\u2019autres matières techniquement ou commercialement plus faciles à recycler.Malgré tout, le Centre reste opposé à l\u2019idée de l\u2019interfi- nancement.« Chaque matière résiduelle doit trouver ses solutions, a indiqué M.Cloghe- sy.Je ne crois pas que cela rentre dans les visées du MEF, mais il n\u2019est pas question qu\u2019un secteur plus rentable ait à contribuer financièrement aux solutions à apporter aux entrepreneurs d\u2019un secteur plus défavorisé.» Par ailleurs, comme le suggère le rapport du BAPE, le CPEQ est favorable au paiement d\u2019une écotaxe par les consommateurs pour les conditionnements à utilisation unique ou de courte durée.Cependant, il suggère que son application soit simple et ne dépasse pas trois ou quatre niveaux de tarification différents.« Si des choses inéquitables apparaissent en cours de route, il sera toujours temps de rectifier le tir en temps opportun », a précisé M.Cloghesy.Par ailleurs, le CPEQ a de sérieuses réserves quant aux intentions du MEF d\u2019aller de l\u2019avant avec son projet de fusion de Recyc-Québec et de Collecte sélective Québec dans une entité commune, la future Société de valorisation des matières résiduelles (SOVAL).Selon le Conseil, les deux organismes justifient leur survie indépendante en raison de leurs activités complémentaires, mais totalement différentes.« J'ai rencontré le ministre, qui semble vouloir donner suite au projet de fusion.Cependant, il m'a précisé que la SOVAL devrait se caractériser par une structure légère qui ne ferait en somme que coiffer les deux sociétés déjà existantes », a ajouté M.Clo- ghesy.Enfouissement On notera enfin que le rapport se montre très discret sur la question de l\u2019enfouissement des déchets.On sait que le MEF favorise l\u2019idée de la régionalisation et de la prise en charge par le secteur municipal des lieux d'enfouissement.Cela n\u2019est pas sans inquiéter l\u2019industrie privée.Actuellement, le Québec compte 60 sites publics et neuf privés.Cependant, ces derniers accueillent au total des volumes sensiblement plus importants que l\u2019ensemble de leurs pendants publics, Pour Jocelyn Théberge, directeur général pour l\u2019Estrie de Gestion de rebuts Laid- law-Québec, l'industrie privée est nettement mieux positionnée que les municipalités.aux prises avec des casse-tête budgétaires insolubles, pour assurer une gestion sécuritaire et efficace des sites.« Essentiellement, ce qu'on demande au MEF, c\u2019est de mettre les secteurs privé et public sur un pied d'égalité.Nous n\u2019avons jamais rechigné pour nous adapter rapidement aux nouvelles exigences réglementaires.« En conséquence, nous ne voyons pas pour quelles raisons le ministère accorde aussi facilement des délais transitoires de cing ou 10 ans a des sites publics pour s\u2019adapter à la réglementation.» M ES Le droit de l\u2019environnement, c\u2019est aussi l\u2019une de nos spécialités.Maîtres d'œuvre environnement Domaine complexe, en constante évolution, le droit de l'environnement requiert l\u2019appui de professionnels chevronnés, avertis.L'équipe de Guy & Gilbert maîtrise parfaitement les questions environnementales.Bien informée, toujours prête à intervenir, elle peut également compter sur les ressources multidisciplinaires qui gravitent autour delle.MONTREAL 770, rue Sherbrooke Ouest Bureau 2300 Montréal (Québec) Canada H3A 1G1 Téléphone : (514) 281-1766 Télécopieur : (514) 281-1059 77, rue Boissière 75116 Paris, France Téléphone : (1) 44.17.48.00 Télécopieur : (1) 45.01.86.41 \u201cNe i Ly i: 2 \u2018 61.Ty PARIS ) TRE > Environnement LES AFFAIRES / Samedi 10 mai 1997 B3 UM C Dès juin prochain, la veille concurrentielle environnementale prendra son envol Eco-Radar animera un réseau de surveillance d'informations pour répondre aux besoins de l'industrie de l'environnement Michel \u2018est en juin prochain que la veille concurrentielle de l\u2019industrie de l\u2019environnement deviendra opérationnelle.Constituée en société depuis mai 1996, mieux connue sous l'appellation d'Eco-Radar, la veille a pour mandat d'organiser et d'animer un réseau de surveillance d'informations pour répondre aux besoins de l\u2019industrie québécoise de l'environnement.Cette dernière devient ainsi le 14 secteur industriel au Québec à se doter d'une veille technologique, une initiative qui trouve ses origines dans la stratégie des grappes industrielles de l'ex-ministre de l'Industrie, du Commerce, de la Science et de la Technologie (MICST).Gérald Tremblay.Selon Serge Cabana.président-directeur général de la SES AC RE SEA SHAR TRIS ot FR ONE A RES CR ST Pour inscription ou renseignements: téléphone: (514) 343-7937 Grappe de développement des industries de l\u2019environnement, un besoin pressant se fait sentir pour un tel pro- Jet.Déjà dans ce que l\u2019on peut considérer comme le principal document synthèse de l\u2019industrie publié en 1994, Stratégie de développement de l'industrie de la protection de l'environnement, horizon 2003, l'accent était mis sur l'importance des marchés internationaux comme élément clé pour soutenir la croissance des entreprises environnementales.On y recommandait de recueillir.dans les pays offrant le meilleur potentiel pour notre industrie, un maximum d'informations afin d\u2019articuler une stratégie commune de pénétration de ces marchés.« Avec aujourd'hui un marché intérieur qui stagne.la nécessité de mettre sur pied de toute urgence une veille concurrentielle est devenue TS VIVRE AVEC LES RISQUES ?DE L\u2019ANALYSE À LA PRÉVENTION.COLLOQUE EN ENVIRONNEMENT | Les 5 et 6 juin 1997 Université de Montréal École Polytechnique Écoles des Hautes Études Commerciales Thèmes du Colloque e Santé humaine e Qualité des écosystèmes * Technologie de contrôle e Législation * Risque et gestion d\u2019entreprise Lieu: École des Hautes Études Commerciales 3000, Chemin de la Côte Ste-Catherine Venez échanger avec les spécialistes de l\u2019analyse et de la gestion du risque au Québec et au Canada.Occasion unique de rencontrer les chefs de file des milieux industriels, gouvernementaux et universitaires.encore plus évidente, a souligné M.Cabana.D\u2019autant plus que la majorité de nos entreprises se caractérise par leur taille modeste, ce qui ne favorise pas leurs projets d\u2019implantation dans les occasions d\u2019affaires à l'étranger.» Partenaires privilégiés Éco-Radar profitera de l'appui financier du MICST.Deux partenaires associés joueront un rôle primordial dans la mesure où ils intègrent déjà dans leurs activités des projets de veille technologique.Il s\u2019agit du Centre de recherche industrielle du Québec (CRIQ) et d'I.C.1 Environnement.Ce dernier organisme regroupe l'ensemble des universités du Québec actives dans le secteur environnemental en concentrant ses activités dans la formation.la recherche et développement SEAN En SERRES TE APR # 3 Si = N 3 CEE LE EEE UE se EEE ES AR (R&D).le transfert technologique et la veille concurrentielle.« À la fin de mai, nous devrions être en mesure de préciser nos premiers secteurs prioritaires, a indiqué Francine de la Bruyère, responsable du programme Eco-Radar.Il est évident toutefois que, très rapidement, les quatre domaines principaux de notre industrie devront être couverts : l'eau, l'air et les odeurs, la gestion des déchets et les sols contaminés.» Mme de la Bruyère souligne que la veille ne transmettra pas que des renseignements factuels aux entreprises qui recourront à ses services.Les veilleurs, qui seront des experts dans chaque secteur environnemental, décortiqueront l'information pour en faire ensuite une analyse stratégique directement utilisable par les entreprises.« Les firmes abonnées identifieront les secteurs pour lesquels elles souhaitent obtenir des renseigne- ments, à précisé Mr de la Bruyère.Tous les mois, elles recevront un bulletin contenant ces informations privilé- 3° COLLOQUE LES PROFITS: giées.Le mode de transmission est laissé à leur discrétion : télécopies.courrier ordinaire ou électronique.» ll Hôtel Crowne Plaza 3 juin 1997 / Montréal Renseignements: (514) 283-0187 organise par ivi À.Grappe de développement 3 des industries de l'environnement inc.Canada Environnement Environment Canada go I \\ OMITE SECTORIEL DE MAIN-D'ŒUVRE ! ci A aE 2 DE L'INDUSTRIE DE L'ENVIRONNEMENT CANADA SNF.LEADER DE L\u2019INDUSTRIE DU RECYCLAGE DES MÉTAUX FERREUX ET NON FERREUX DANS L\u2019EST DU ET SES PRINCIPALES FILIALES : QUEBEC METAL RECYCLE CAPITALE METAL RECYCLE CACOUNA METAL INC.2185, MONTEE MASSON, LAVAL, QUEBEC H7E 4P2 + TELEPHONE (514) 323-0333 TELECOPIEUR : (514) 661-0803 B4 LES AFFAIRES / Samedi 10 mai 1997 Stéphanie |: gouvernement du Québec s'est donné pour objectif de réduire de moitié la quantité de déchets acheminés à l\u2019enfouissement d'ici à l\u2019an 2000.Les Québécois produisent 7,1 M de tonnes de déchets par année; moins de 5 % de ceux-ci sont compostés.Pourtant, de 35 à 50 % des résidus domestiques, industriels et commerciaux qui sont acheminés aux lieux d'enfouissement pourraient être compostés.« Le compostage fait d\u2019une pierre deux coups.Il permet d\u2019éliminer la production du lixiviat et des biogaz, deux éléments polluants qui découlent de l\u2019enfouissement des matières organiques.Et, deuxièmement, le compostage réduit le volume de déchets à enfouir », a expliqué Lynne Légaré, présidente du Chapitre québécois du Conseil canadien du compostage et partenaire-fondatrice de l\u2019entreprise Vision Compost.Et en plus de déchets qu\u2019ils étaient, les résidus organiques se transforment en produit de Geosoft ASCII.Centre de diffusion Charlesbourg (Québec) G1H 6R1 Téléphone : Télécopieur : consommation à valeur ajoutée.« Le compostage représente un potentiel de développement économique extraordinaire.Le Québec pourrait éventuellement exporter son savoir-faire et son compost à l\u2019étranger », a dit Mme Légaré.Deux producteurs québécois ont déjà exporté leur compost à l\u2019extérieur du pays.Cependant, pour le moment, les quantités de compost fabriquées au Québec sont insuffisantes pour assurer un acheminement constant.Industrie en démarrage L'industrie du compostage est en démarrage au Québec.A ce titre, le Québec accuse du retard par rapport à l\u2019Ontario, à la Colombie-Britannique et à l\u2019ensemble des provinces de l'Atlantique.Par exemple, la Nouvelle-Ecosse a été la première à adopter pour 1996 une réglementation interdisant l\u2019enfouissement de résidus verts qui représentent environ Je quart des résidus organiques.Et l\u2019Ontario compte une multitude de sites de compos- - AVIS DE PARUTION UN __) tage qui se sont développés à cause des coûts très élevés d'enfouissement (jusqu'à 150 $ la tonne, par rapport à 18 à 33 $ la tonne au Québec).Notons que le compostage peut coûter environ 25 $ la tonne.Pendant ce temps, au Québec, certaines villes ont pris l\u2019habitude d\u2019organiser des collectes de feuilles mortes durant l\u2019automne.La Régie Environnement \u2014 Compostage : le Québec a du rattrapage à faire La semaine nationale du compostage, du 28 avril au 4 mai, a été une occasion de sensibiliser le public aux avantages du compostage Argenteuil-Deux-Montagnes a lancé un projet expérimental de collecte des résidus organiques auprès de 800 foyers.La Ville de Laval a entamé cet hiver un projet pilote de tri à la source et de collecte à trois voies auprès de ! 500 familles (voir encadré).La Ville de Montréal mettra en branle, le 12 mai prochain, un programme du même acabit, mais qui visera quelque 20 000 résidences de 11 districts différents.II existe actuellement une vingtaine d\u2019installations de compostage au Québec.Certaines utilisent des matières spécifiques (fumier de mouton, résidus de crevettes, etc.), tandis que d\u2019autres se servent de résidus variés provenant de sources municipales, agricoles et industrielles.UJ Leur production annuelle se situe a environ 250 000 m3 de compost, qui est vendu en sac ou en vrac pour utilisation résidentielle ou commerciale.Des normes de qualité pour le compost ont été établies en 1996 par le Bureau de normalisation du Québec et I\u2019 Association québécoise des industriels du compostage.La Ville de Laval a entrepris, en décembre dernier, un projet pilote de tri a la source et de collecte a trois voies (compostage, recyclage, déchets) auprès de 1 500 résidants.Il s\u2019agit d\u2019une première à l\u2019échelle provinciale.La municipalité a distribué aux participants deux bacs : un bac roulant pour l\u2019extérieur et un minibac semblable à une poubelle qu\u2019on garde dans la cuisine.Les familles peuvent y jeter les résidus alimentaires, le gazon, les papiers et cartons souillés, les excréments d\u2019animaux et bien d\u2019autres matiè- Publication des données numériques préliminaires d'un levé électromagnétique res.La collecte se fait toutes les semaines.Un site de compostage a été aménagé aux abords de l\u2019autoroute 13 et du boulevard Dagenais.C\u2019est sur ce terrain asphalté de 2 500 m?que l\u2019on déverse les résidus, qui sont tout de suite disposés en andains, c\u2019est-à-dire qu\u2019on en fait des tas d\u2019environ deux mètres de hauteur sur trois mètres de largeur et plusieurs mètres de longueur.Selon la méthode de l\u2019an- dainage extérieur, la matière prend à peu près 14 semaines à se transformer en compost utilisable.Pour en arri- Projet pilote de compostage auprès de 1 500 résidants de Laval ver à ce résultat, il faut contrôler quatre paramètres constamment mesurés : la température, le niveau d\u2019humidité, le niveau d'aération et le rapport carbone-azote.Les andains sont donc retournés quotidiennement à l\u2019aide d\u2019une pelle mécanique.Ils sont arrosés au besoin.Dans ces conditions, la température des andains s\u2019élève d\u2019elle-même à 60 degrés Celsius, ce qui assure l\u2019élimination des odeurs désagréables et la destruction des agents pathogènes.À la fin du processus, il faut tamiser le compost pour éliminer les morceaux plus gros qui n\u2019ont pas pu être entièrement décomposés.Ces morceaux seront remis dans d\u2019autres andains plus jeunes et pourront refaire plusieurs fois le cycle du compostage avant d\u2019être complètement réduits.Au total, le projet pilote coûtera, pour 12 mois, la somme de 560 000 $.La Ville prévoit traiter 500 tonnes de résidus et produire environ 250 tonnes de compost, puisque le processus permet de réduire de moitié le volume de la matière.(SG) M Le ministère des Ressources naturelles annonce la publication des données numériques préliminaires d'un levé électromagnétique HEM-V effectué dans la région du lac Nipisso (70 km au nord-est de Sept- Îles).Ce levé couvre le feuillet 221/13 et comporte 5 000 km de lignes de vol à un intervalle de 200 mètres.Les résultats publiés incluent toutes les composantes enregistrées lors du levé (DP 97-02X).Le champ magnétique total, le VLF et le profil de cinq fréquences électromagnétiques sont livrés sur un CD-ROM en format La carte préliminaire des anomalies électromagnétiques est également disponible.Ce document est composé d'un fichier de traçage (MB 97-06X) et de la carte sur support papier (MB 97-06).Pour plus de renseignements ou pour commander ces documents : Ministère des Ressources naturelles 5700, 4\u20ac Avenue Ouest, A-209 (418) 643-4601 (418) 644-3814 Québec Ressources naturelles Québec \u201c_\u2026 Accréditée auprès de la SODM (oi 90) Les Experts-Conseils FPC inc, le leader québécois en gestion du contrôle des pertes, vous offre la gamme complète de services en management de l\u2019environnement : » Encadrement pour ISO 14001 * Audit du management de l\u2019environnement « Conseil en développement et implantation d'un système de management de l\u2019environnement bo O 14001 #Analyse des écarts Plan d'action - Aide à l'implantation « Formation dit FE s'il est conforme à ISO 14001, un système de management *alivironnemental doit faire l'objet d\u2019un audit pour s'assurer de son efficacité et iden- ad des pistes d'amélioration.= Nous utilisons un outil parfaitement conçu pour cette tâche: le Système interna- jonal d'évaluation de l'environnement.Le SIEE comprend 18 volets qui permettent Ge-mesurer le management de l\u2019environnement dans toute son étendue.Ce système est issu du SIES (Système international d'évaluation de la sécurité), un référentiel qui a été adopté par plus de 6 000 sociétés à travers le monde.Formation et conseil Dans le domaine de la formation et des services-conseils, notre expérience inter- + Nationale nous donne plusieurs longueurs d'avance sur ce qui se fait ici.Nous pro- i posons des pratiques de gestion éprouvées a travers le monde en nous assurant qu\u2019elles sont parfaitement adaptées aux réalités de chaque établissement.Nous accompagnons ainsi nos clients en maintenant une convergence entre les exigences environnementales et l'efficacité de l'entreprise.FPC : pour les meilleurs services-conseils en management de l'environnement! 4360, av.Pierre-de-Coubertin, bureau 200, Montréal (Québec), HIV 1A6 Télécopieur : (514) 259-5015 « Téléphone : (514) 259-5000 1S0 9002 : 1994 n° d'enregistrement 2418 Stéphanie la qualité applicables à ISO 9000 ont envahi les tablettes depuis déjà quelque temps.Cependant, les logiciels qui touchent à la norme environnementale /SO 14000, lancée en septembre dernier, demeurent encore une denrée plutôt rare.Ecodiag est l'un de ceux-ci.Il s\u2019agit d\u2019un outil qui permet à une entreprise de faire des diagnostics environnementaux conformes à la norme ISO 14000 et à l'ECOAU- DIT NFX 30-2000.À l'aide d\u2019un questionnaire, Ecodiag pilote l\u2019entreprise à travers les.différentes étapes du processus d'amélioration continue de l\u2019environnement.Le questionnaire devient ainsi une forme d\u2019auto-audit pour évaluer l\u2019entreprise avant sa certification et pour s'assurer qu\u2019elle maintient le cap après sa certification.Le logiciel aborde d\u2019abord les questions de politique de l\u2019environnement, de planification, de mise en oeuvre et de fonctionnement, de contrôle et d'actions correctives ainsi que de revue de direction.Il s'attaque ensuite à la gestion de l\u2019eau, de l\u2019air, des sols et des bruits.De surcroît, le logiciel vise deux aspects qui ne font pas partie des exigences d\u2019ISO : les déchets et non-conformités (maîtrise des produits non conformes, transport des produits non conformes, etc.) et la gestion de la sécurité (étude des dangers, analyse des conséquences, mesures de prévention-sécurité, sécurité du personnel).« Le comité international mandaté pour revoir les normes /SO aurait l\u2019intention de développer, d'ici à l\u2019an 2000, une certification ISO 18000 concernant la santé et la sécurité, a affirmé Benoit Jean, vice-président, recherche et développement, de Thesaurus, la firme montréalaise qui a mis au point Ecodiag.Eco- diag intégre certaines notions qui pourraient se retrouver dans cette future norme, ce qui lL: logiciels de gestion de PHOTO : Jean-Guy Paradis, LES AFFAIRES \u2014 Environnement Co LES AFFAIRES / Samedi 10 mai 1997 BS Écodiag permet aux entreprises de procéder à l\u2019auto- évaluation de leur système de gestion environnementale Le logiciel d'amélioration continue intègre les exigences de la norme /SO 14000 E Benoit Jean et Jacques C.Martin, respectivement vice-président et président de Thesaurus, une firme montréalaise de conception de logiciels de gestion de la qualité.offre la possibilité aux entreprises qui l\u2019utilisent de prendre une longueur d\u2019avance.» Des logiciels modulaires Écodiag a été commercialisé en décembre 1996.Cinq firmes-conseils en environnement, dont l\u2019entreprise Envi- roconseil, se sont procuré l\u2019outil informatique, vendu 2 400 $.Le logiciel existe en versions française et anglaise et a été conçu en fonction de notre réglementation environnementale nationale et régionale.« L'une des forces d\u2019Ecodiag est que sa grille d\u2019évaluation peut être adaptée en fonction de la catégorie d'entreprise.Les entreprises peuvent aussi le personnaliser selon leurs besoins spécifiques », à souligné M.Jean.25 logiciels à son actif La structure modulaire d\u2019Ecodiag constitue une autre particularité intéressante.Le logiciel peut effectivement être jumelé aux autres logiciels de gestion de la qualité que vend Thesaurus.Par exemple, une compagnie qui désire implanter ISO 9000 et ISO 14000, puis éventuellement d\u2019autres instruments de gestion, pourra créer une su- per-application dont les différentes composantes communiqueront entre elles au besoin.Thesaurus propose 25 logi- gestion & at valorisation.1 \u201cconception de sites; iC enfoussomes ciels, dont environ 60 % ont été développés par son partenaire français, Cerilog.Cette gamme de produits comprend six logiciels de gestion de la qualité (ISO 9000, ISO 14000.ISO 18000, pâtes et papiers, agroalimentaire et Qualimètre).Il est à noter que Thesaurus a été mandatée par le Mouvement québécois de la qualité pour mettre au point la version informatisée officielle du Qualimètre.La compagnie offre aussi des logiciels de gestion de documents.Le gros vendeur demeure Proced.un système informatique qui facile la gestion de n'importe quel type de démarche d'amélioration de \u2014 De l'information stratégique.des conseils pratiques Enviro-Accès possède l'information, l'expertise et le réseau que vous recherchez pour le développement de votre entreprise : plans d'affaires et financement ; identification de nouveaux marchés et d'opportunités d'affaires ; recherche de partenaires et formation d'alliances stratégiques.Une équipe - dynamique dt MONTREAL 514-270-1724 QUEBEC 418-659-9900 SHERBROOKE 819-823-2230 i 7 J1R MONCTON N 506-858-3774 COURRIER ELECTRONIQUE enviro-a@enviroaccess.ca A iccy au service de l'industrie de l\u2019environnement CENTRE POUR L'AVANCEMENT DES | TECHNOLOGIES ENVIRONNEMENTALES http://www.enviroaccess.ca la qualité en utilisant un minimum de papier.En fin de compte, Thesaurus dispose de 17 logiciels de suivi (gestion de réclamation, coût des non- conformités, etc.).Parmi ses projets futurs.Thesaurus songe à mettre au point une application d'Eco- diag compatible avec Internet et avec les intranets.Cette version devrait être disponible pour l'automne.Thesaurus est une compagnie de conception et de commercialisation de logiciels en gestion de la qualité.L'entreprise, qui compte sept employés, a été formée en janvier 1994.Auparavant, l\u2019entité faisait partie du Groupe Productivité Plus.= 1 BG LES AFFAIRES / Samedi 10 mai 1997 Heenan Blaikie S.E.N.C.AVOCATS POUR Lg DEVELOPPEMENT DURABLE Le dynamisme d'une équipe multidisciplinaire\u201d Avocat-conseil: Pierre Marc Johnson, fs.r.c.Avocats: Jean Boulet.(819) 373-4370 Benoit G.Bourgon.(514) 846-2329 Michel J.Duranleau\u2026 (514) 846-2325 Claire Fournier.(514) 846-2306 Joel H.Goldberg.(514) 846-2310 Louise Lariviére.(514) 846-2288 Claude Martin.(514) 846-2286 MONTREAL TROIS-RIVIÈRES TORONTO VANCOUVER BEVERLY HILLS Lalver, Speci, _ Michel IT epuis décembre, les entreprises environnementales ont accès sur le Web au Bureau virtuel de l'industrie de l\u2019environnement-Québec.Ce projet est avant tout l\u2019oeuvre d\u2019un homme, Lucien Bradet, directeur général, affaires environnementales, au ministère fédéral de l\u2019Industrie.« J'ai songé à rendre accessibles dans un guichet unique toutes les informations stratégiques indispensables à l\u2019industrie de l\u2019environnement.À l'automne 1994, avec une petite équipe au sein de notre ministère, on a commencé à Environnement C çon de procéder.Puis, la technologie est venue à notre secours.» Internet La technologie à laquelle M.Bradet fait allusion, c\u2019est évidemment l\u2019émergence du phénomène Internet.Pendant un an et demi, M.Bradet a parcouru le pays pour s\u2019enquérir des besoins en information de chaque province en matière de développement de leurs entreprises environnementales.En avril 1996, l'architecture générale du site a été complétée.Il restait alors à meubler le Bureau virtuel du contenu spécifique à chaque province.À la fin de l\u2019année dernière, le Québec, la Nouvelle-Ecos- se, l\u2019Ontario et la Colombie- Britannique ont été les premières provinces à bénéficier d\u2019un tel projet.Selon M.Bradet, les autres provinces devraient être desservies avant la fin du printemps.Seule la Saskatchewan ne disposera pas dans l\u2019immédiat d\u2019un tel site, cela en raison de la présence plus que modeste de l\u2019industrie environnementale sur son territoire.Un bureau virtuel pour les industries environnementales du Québec M.Bradet a précisé que l\u2019étape la plus délicate du projet a été celle de la sélection des données pertinentes à inclure dans le site.Deux critères se sont naturellement imposés : tout d\u2019abord, il fallait que I'information soit stratégique pour l\u2019industrie, et en particulier à la PME environnementale.Ensuite, il était indispensable, bien sûr, que tous les organismes répertoriés disposent d\u2019au moins une adresse Internet.Du reste, le Bureau ne fournit aucune adresse postale d'entreprises ou d\u2019institutions.Comme un vrai bureau Formellement, le site est conçu comme une métaphore d\u2019un bureau de travail.Après avoir franchi la porte d\u2019entrée, on peut se diriger vers l\u2019une des quatre divisions en fonction de ses besoins d\u2019information : ressources humaines, recherche et développement, marchés nationaux et internationaux, investissement et financement.« Nous avons aussi voulu faire pratique.Les internautes \u2014 peuvent imprimer directement les formulaires de demande d'aide des programmes gouvernementaux.Ils n\u2019auront donc pas à s\u2019adresser à Ottawa pour se procurer les formulaires.C\u2019est un sérieux gain de temps », a fait observer M.Bradet.Le Bureau virtuel propose, en outre, un moteur de recherche fort pratique accompagné de conseils sur son utilisation ainsi que le répertoire des 17 partenaires privilégiés qui ont permis la réalisation du site québécois.On y retrouve les noms des principaux organismes qui veillent à la promotion et au développement de l\u2019industrie québécoise de l\u2019environnement.Chacune de ces organisations compte au moins un employé virtuel que l\u2019on peut Joindre par courrier électronique et qui répondra ensuite dans les plus brefs délais.Au total, le site regroupe ainsi 47 conseillers en ligne.Le site québécois est bilingue et assure un lien avec les bureaux virtuels des autres provinces.À la fin de l\u2019an dernier, un jury de chefs d\u2019entreprise l\u2019a choisi, parmi 150 candidatures, comme lauréat du prix Excellence dans la gestion informatique.Cette distinction récompense le site Web gouvernemental le plus utile à l\u2019entreprise privée.On accède au Bureau virtuel en tapant Arp://virtualoffice.ic.ge.ca/-qc/ 8 PA A A pm em am > Environnement 227 C LES AFFAIRES / Samedi 10 mai 1997 B7 O7) Sodexen : une entreprise environnementale : vouée à la clientèle industrielle Michel protection de l\u2019environnement (IPE), le Groupe Sodexen occupe une place originale.Cette entreprise la- valloise s\u2019est concentrée, dès sa création en 1975, dans les services environnementaux spécialisés pour les industries, à une époque où la qua- si-totalité des entreprises environnementales réalisaient des travaux d\u2019infrastructures municipales, principalement pour le traitement des eaux.« Dès le début, j'ai noté qu\u2019il y avait un créneau sous- exploité pour des services d\u2019études et d\u2019ingénierie offerts aux entreprises privées dans presque tous les domaines : air, sol, eau, déchets et produits recyclables », a indiqué Tri Vu Truong, président-directeur général.Encore aujourd\u2019hui, selon ce dernier, 65 % du chiffre d\u2019affaires de son entreprise est attribuable aux milieux industriels.En outre, 10 % supplémentaire provient de services de vérification et d'évaluation environnementales commandés par une clientèle professionnelle composée A: sein de l'industrie de la HE Tri Vu Truong : « Je ne connais pas de secteur technologique où la concurrence est aussi féroce que dans l\u2019industrie de l\u2019environnement.» d'avocats, de comptables et d'institutions financières.Débuts modestes Privée de la manne que constituait à l\u2019époque pour les autres entreprises de l\u2019IPE l\u2019enveloppe budgétaire gouvernementale, Sodexen a connu des débuts modestes.Puis, vers 1985, à mesure qu\u2019ont monté les exigences des réglementations environnementales, la PME a traversé une période de forte croissance avec des augmentations des revenus de 25 % en moyenne chaque année.Ensuite sont venues les années de la récession.Entre 1990-1993, Sodexen, qui ne pouvait pratiquement compter que sur le marché privé, a frôlé la catastrophe.« En trois ans, notre chiffre des ventes avait reculé de 40 %.Un plan de redressement s\u2019imposait.Cela supposait la diversification de nos PHOTO : Jean-Guy Paradis, LES AFFAIRES activités et d'importantes in- Jections de fonds.» M.Truong a investi alors plus de 500 000 $ dans son entreprise en 1992 et 1993.Avec ce montant, il fut possible de démarrer les activités d\u2019une nouvelle entité, le Centre de recherches en technologies environnementales (Certech).La mission du Centre consistait à offrir à des promoteurs du secteur environnemental l\u2019accès aux installations à la fine pointe techno- logique de Sodexen afin de réaliser l'évaluation et la démonstration des performances de leurs propres prototypes.Ce projet a incité la Société de développement industriel du Québec (SDI) a accorder à Sodexen des garanties de prêts auprès des institutions financières pour une valeur de 1,6 M$ dans le cadre des programmes gouvernementaux de crédits d'impôt.« Cette fois, je sentais que l\u2019entreprise se retrouvait de nouveau financièrement sur Pour plus de renseignements, appelez au (514) 351-7835 pour la région de Montréal ou composez sans frais le 1 888 857-PNEU.Site Internet: www.recyc-quebec.gouv.qc.ca les rails.Nous étions en 1995 et, comme beaucoup d'autres dirigeants d'entreprise environnementale, je sentais que la voie de la diversification devait se poursuivre par des formules d'alliances stratégiques et par l\u2019exportation.» Entente avec Dessau Fidèle à son plan de redressement initial, M.Truong conclut, il y a moins de deux ans, une entente avec l\u2019une des plus importante firmes de génie-conseil du Québec.le Groupe Dessau.La société Optimum Environnement venait de naître, une coentreprise contrôlée à parts égales par chacun des deux partenaires et qui a pour mission d'offrir des services intégrés dans le domaine de la décontamination des sols.Restait la dernière phase du plan de relance de M.Truong.« Là, l\u2019inspiration m'est venue assez naturellement.Comme je suis d'origine vietnamienne, je me suis intéressé au processus de libéralisation économique en cours dans mon pays d'origine.» En novembre 1995.à la suite de sa participation a Equipe \u201c0 Vos ESR rR Ah.refi Canada, menée sous la houlette du premier ministre Jean Chrétien dans plusieurs pays asiatiques, le Groupe Sodexen a décroché un contrat pour une étude de faisabilité pour la gestion des déchets à Hanoï.Selon M.Truong, l'étude, financée par l'Agence canadienne de développement international (ACDI), n'est que le premier pas vers la réalisation d'un vaste programme de modernisation des infrastructures à caractère environnemental autour de la capitale vietnamienne.« On parle de 100 M$, des investissements en provenance de la Banque mondiale et de la Banque asiatique de développement.Dans l'immédiat, nous sommes en négociations avec l'ACDI pour qu'elle nous accorde des fonds pour une étude complémentaire demandée par le partenaire vietnamien.Si le projet aboutit dans son intégralité, ce sera une formidable porte d'entrée dans ce pays pour d'autres entreprises québécoises de l\u2019environnement.» L'an passé, le Groupe So- dexen a réalisé un chiffre d'affaires de 3 M$, incluant sa participation dans la coen- treprise Optimum Environnement.En 1995, la compagnie était lauréate du prix Duna- mis accordé par la Chambre de commerce de Laval et les institutions financières locales à l'entreprise lavalloise la plus performante pour la qualité de ses services.ll Yung .a mR IIT ly a ë \"de JLRS 13 = B8 LES AFFAIRES / Samedi 10 mai 1997 es entreprises environnementales du Québec réalisent entre 10 et 15 % de leur chiffre d\u2019affaires sur les marchés d\u2019exportation.En croisant plusieurs études Caner, Spécial, ) publiées depuis 1994 sur le profil de l\u2019industrie québéco1- se de l\u2019environnement, on L'inspiration, le génie etla - Connaissance sont les valeurs des entreprises de tête.- Plus que jamais, le pouvoir - passe par le savoir.ipl Environnement peut en déduire avec une qua- si-certitude que le chiffre des ventes à l'international de nos us Les entreprises en environnement se regroupent pour percer le marché international Les ventes de nos entreprises à l'international ont doublé au cours des trois dernières années entreprises a doublé au cours de ces trois dernières années.Face à un marché intérieur en léthargie, cette percée à l\u2019exportation peut malgré tout sembler bien modeste.Difficultés éprouvées pour saisir les occasions d\u2019affaires à l'extérieur du pays Une enquête publiée en mars dernier par la Grappe de développement des industries de l\u2019environnement dresse un bilan des besoins des entreprises de ce secteur face aux marchés étrangers.Une vaste majorité d\u2019entre elles soulignent les difficultés éprouvées pour saisir les occasions d\u2019affaires à l\u2019extérieur du pays.Fait significatif : 91 % des firmes sondées ont fait mention notamment de la nécessité de mettre en commun des services pour la prospection des marchés d'exportation.Certaines sont, du reste, déjà passées aux actes.C\u2019est le cas du Groupe Sodexen, de Laval, qui s\u2019est allié, en 1995, à l'importante firme d\u2019ingénierie Dessau.En novembre dernier, ce fut le tour de six entreprises environnementales de se réunir autour d\u2019un projet commun en Colombie.Les sociétés Lambert So- mec, Sani Mobile, Eco- Equipement F.E.P, Groupe HBA Experts-Conseils, Lu- pien Rosenberg et associés et Groupe Serrener ont créé le consortium Waesi/Eco- lombia dans le but de décrocher un contrat important pour le futur plan de gestion environnementale de la ville de Cartagena.Un marché qui exige de la patience « HBA avait, depuis déjà cing ans, un bureau de représentation dans cette ville pour y explorer les occasions d\u2019affaires dans les domaines municipal et national, a expliqué Jason Haas, coordonnateur aux affaires internationales de Waesi/Ecolombia.De son côté, plus récemment, la firme Lupien Rosenberg avait fait de même avec l\u2019intention de s'attaquer aux marchés du secteur privé.» Le projet comporte une première phase qui vise à construire un modèle informatique pour caractériser l\u2019ensemble des problématiques environnementales de la ville : eau, air, sol et gestion des déchets.Le consortium s\u2019est assuré la collaboration d\u2019un partenaire local, Petro-Colombia, spécialisé dans l\u2019ingénierie fi- > a ab cr er 2 =.Vl em À Aorrtint~ aie ce cu 10 marié eee ox = æ LES AFFAIRES / Samedi 10 mai 1997 C nancière et légale de projets.« Le financement sera assuré par la Banque mondiale à hauteur de | M$ US, a indiqué M.Haas.En mars dernier, à l\u2019occasion du salon Americana 97, nous avons rencontré le sous-ministre de l'environnement colombien et il semble que nos chances de décrocher prochainement le contrat sont excellentes.De plus, nous avons fait la soumission la plus basse.» Regroupement qui caresse de grands espoirs Un autre regroupement qui caresse de grands espoirs a l\u2019international est celui qui unit les sociétés Premier Tech, Solmers Inter-Natio- nale, Solmax, Cintec Environnement, Industries Ma- chinex et Biothermica International.« Les choses se sont mises en place à partir de ma propre initiative.Je visais le marché turc.I] y avait de bonnes occasions là-bas, mais je me rendais compte qu\u2019il me fallait des compétences et un savoir-faire variés et complémentaires aux miens pour percer sur un marché étranger », a expliqué Jacques Côté, président du conseil de Solmax.Aucun contrat en provenance de l'étranger Officiellement, le consortium Celdex a été fondé en août 1995 avec pour mission d'offrir des solutions, produits et services, clés en main à la clientèle internationale des pays en développement.Pourtant, jusqu'ici, aucun contrat en provenance de l\u2019étranger n\u2019est venu garnir le carnet de commandes de Cel- dex.L'arrivée des locomotives « On n\u2019y a peut-être pas mis les ressources et l\u2019énergie nécessaires.Mais là, ça devrait changer grâce à la stratégie des locomotives », a affirmé M.Côté.Les locomotives en question ont été mises sur les rails par le Fonds de solidarité des travailleurs du Québec (FTQ).Tout récemment, le Fonds a annoncé la création d\u2019un fonds spécial sur cinq ans pour soutenir les efforts des entreprises qui cherchent à s\u2019implanter sur les marchés d'exportation.Priorité « L'industrie de l\u2019environnement fait partie des cinq secteurs que nous priorisons dans l\u2019immédiat, a souligné Jean-Yves Duthel, vice-président, communications, du Fonds.« Nous accorderons 200 000 $ à Celdex pour qu\u2019il B Jason Haas : « Dans le secteur environnemental, la réussite à l'international est une affaire de longue haleine.Pour le contrat que nous visons en Colombie, les efforts d'implantation remontent à cinq ans.» organise le dépistage des occasions à l'étranger et pour l'aider à préparer les appels d'offres éventuels ainsi qu\u2019un financement adéquat.« Les locomotives constituent une pratique déjà très répandue au Japon et en Allemagne.» ll Michel PHOTO Jean-Guy Paradis, LES AFFAIRES Paul O'Dowd, ingénieur forestier SANS ARBRES, NOUS NE POURRIONS PAS DEMEURER EN AFFAIRES BIEN LONGTEMPS.Paul O'Dowd aime bien comparer la forêt à un À l'aide de techniques ultramodernes qui font appel placement dont on peut récolter les intérêts à perpétuité à condition de ne pas toucher au capital.« Les mentalités ont bien changé, dit-il.Aujourd'hui, on gère la forêt comme un investissement à long terme.» Il à bien raison.au cours des dernières années, le capital forestier du Canada s\u2019est accru de 4 % et nous continuons de planter plus de 650 millions d'arbres chaque année.Paul n'est donc pas inquiet pour l'avenir.« Vous savez, une bonne coupe de bois, c'est parfois essentiel, sinon la forêt vieillit et s'appauvrit.D'ailleurs, les gens sont toujours étonnés de la vigueur d\u2019une jeune forêt en pleine croissance sur un ancien site de coupe.» autant aux ordinateurs et aux satellites qu\u2019à la biogéné- tique, les papetières mettent tout en oeuvre pour assurer le renouvellement, la croissance rapide et la diversité des forêts.Faire de l'aménagement forestier durable, c\u2019est comme entretenir la forêt pour garantir l\u2019approvisionnement, la richesse et les emplois pour les générations à venir.Paul O'Dowd et ses collègues sont tellement fiers de nos forêts que vous devriez aller les voir.Pour en savoir plus sur l'industrie des pâtes et papiers, ou pour participer à une visite, composez le 1 888 399-TOUR ou encore, consultez notre site Internet : www.portes.ouvertes.cppa.ca.L'ASSOCIATION CANADIENNE DES PÂTES ET PAPIERS ON S'AMELIORE DE JOUR EN JOUR.VENEZ FAIRE UN TOUR.29 ex B1O LES AFFAIRES / Samedi 10 mai 1997 Michel EE \u201cici à l'été prochain, le Comité sectoriel de la main-d'oeuvre des industries de l'environnement devrait faire connaître les grands axes de son plan d'action.Créé officiellement en juin 1996, le Comité regroupe les intervenants patronaux, syndicaux et institutionnels.Il bénéficie, en outre, de l'appui des partenaires stratégiques que sont la Société québécoise de développement de la main-d'oeuvre (SQDM), Développement des ressources humaines Canada (DRHC), le ministère de l\u2019Industrie, du Commerce, de la Science et de la Technologie (MIC- ST) ainsi que la Grappe de développement des industries de l\u2019environnement.Dominique Ferrand, coprésident, associé à la firme Ferrand Groupe Conseil, qui fut à l\u2019origine de la mise sur pied du Comité, reconnaît qu'il ne fut pas simple de s'assurer de la coopération active de membres en provenance d'horizons aussi disparates.« Cependant, on y est parvenu.Cela fonctionne avec une belle synergie.Nous avons travaillé assez longtemps sur ce projet que l\u2019on est impatient maintenant de | d\u2019aller sur le terrain.tiennent compte de vos qui vous faites appel AVOCATS Nous prenons le temps Nos specialistes en droit de l'environnement veulent en connaître le plus possible sur votre entreprise.Dans tous les cas, leurs recommandations imperatits et du point de vue des autres protessionnels a McCarthy Tétrault Laler, ) Environnement c \u2018industrie de l'environnement se dote d'une stratégie de formation voir se matérialiser les mesures concrètes.» Le Comité s\u2019est, du reste, déjà donné une première approche stratégique.Il va réunir dans une même salle, au cours des semaines à venir, des utilisateurs industriels de l\u2019industrie de l\u2019environnement, comme Hydro-Québec, Domtar ou Alcan, sans oublier des PME, pour les interroger sur leurs besoins actuels.« Il paraissait tout à fait logique de partir des clients- utilisateurs pour savoir ensuite comme orienter notre plan d'action auprès de l\u2019industrie environnementale », a dit M.Ferrand.Une main-d\u2019oeuvre hétérogène Du côté des industries environnementales, le défi est de taille.Il sera en effet très complexe de proposer des solutions de formation au sein d\u2019un secteur extraordinairement hétérogène.De fait, l\u2019environnement, c\u2019est d\u2019abord quatre grands axes de Vancouver, Surrey, Calgary, London, Toronto, Ottawa, Montréal, Québec, Londres PHOTO : Jean-Guy Para- s.LES SFFAIRES HE Dominique Ferrand : « I! à fallu moins d\u2019un an pour rendre le Comité opérationnel.Pas mal pour des bénévoles ! » marché : air, eau, sols contaminés et gestion des déchets.C'est aussi une main-d\u2019oeuvre disparate allant des emplois de haute technologie aux manutentionnaires et qui a la particularité d\u2019être à la fois présente dans l\u2019industrie de l\u2019environnement ainsi qu'au sein des services environnementaux des sociétés industrielles utilisatrices de biens et pro- « Pour m'offrir des solutions pratiques, mon avocat doit me connaître.» ne duits de cette industrie.Pour alimenter leur réflexion et dresser un plan d'action, les 12 membres bénévoles du Comité pourront se reporter à plusieurs enquêtes sur l\u2019industrie de l\u2019environnement menées au cours des cinq dernières années.Les enquêtes visées indiquent des pistes sérieuses quant aux besoins et aux carences cons- tatées auprès de la main- d'oeuvre du secteur.À titre d'exemple, une étude de la firme Ernst & Young, en 1992, atteste une pénurie d\u2019hydrogéologues et de spécialistes de la qualité de l'air.Le Collège de Rosemont, en 1994, a cerné des déficiences au niveau des professions liées à la gestion des déchets.En 1995, l'Ordre des ingénieurs du Québec (OIQ) a commandé une étude à la firme Jean Jolicoeur, qui met en évidence des faiblesses dans l\u2019enseignement des matières de base, en chimie et biologie, ainsi que des carences dans la formation spécialisée telle que les études d'impact, la gestion des risques et des déchets dangereux.La même année, un document du ministère de l'Industrie, du Commerce, de la Science et de la Technologie (MICST) notait des lacunes dans la connaissance des normes et réglementations environnementales.Il soulignait également que l'industrie québécoise de !l'environnement était largement dominée par le secteur des services.La conséquence est que, dans certains créneaux, nos entreprises sont obligées de recourir à l\u2019aide technologique de firmes étrangères.Coprésident du Comité, Robert Mercier, conseiller en santé-sécurité- environnement à la Confédération des syndicats nationaux (CSN), exprime de sérieuses réserves quant à l\u2019actualité de ces études.« Elles ont été réalisées durant une période de forte croissance.On prévoyait alors allègrement des taux de progression de 10 à 20 % du chiffre d'affaires de cette industrie.Ces données ont besoin d\u2019être validées.Il n\u2019est pas évident que les besoins en main-d'oeuvre soient demeurés les mêmes en 1997.» M.Ferrand demeure optimiste quant aux chances de voir le plan d'action du Comité porter fruit à brève échéance.« Nous serons aidés dans notre projet par plusieurs éléments conjoncturels favorables.Mentionnons la loi 90 et l'émergence des normes ISO 14000.Sans compter que les préoccupations environnementales.réglementaires comme sociales, demeurent au coeur de la vie des citoyens et que cette réalité ne risque pas de disparaître demain matin.» Bl ualité AIR ualité EAU ualité SOLS Technitrol e Eco 121, Boul.Hymus, Pointe-Claire, (Québec) HOR 1E6 Tél.: (514) 697-3273 Fax : (514) 697-2090 | \u2014 re EL \u2014 TY \u2014 \"0% \u2014 EN (I «ee TE, ep Michel s'appelle prendre le taureau par les cornes.S'agissant des producteurs de porcs, l'expression paraît sans doute malheureuse, mais certainement pas financièrement abusive.Qu'on en juge plutôt : la Fédération des producteurs de porcs du Québec (FPPQ) investira au total 900 000 $ cette année pour la mise sur pied de son Plan agroenvironne- mental, qui a pour but d\u2019assurer le croissance de son marché tout en garantissant le respect de l\u2019environnement.La FPPQ, qui regroupe les producteurs, les transformateurs et les distributeurs de l\u2019industrie porcine, veut à tout prix désamorcer une situation de plus en plus tendue entre les exploitants de porcheries et la population riveraine.En cause, les odeurs désagréables des lisiers et certaines pratiques d\u2019épandage néfastes pour le milieu naturel.« Notre secteur se distingue par son dynamisme, a affirmé Charles Proulx, président de la FPPQ.Cependant, nous voulons éviter que notre image se ternisse en raison de certains problèmes environnementaux susceptibles de E: langage populaire, cela > Environnement 227 C LES AFFAIRES / Samedi 10 mai 1997 B11 OA Les producteurs de porcs sur la voie de l\u2019autoresponsabilisation environnementale Objectif : désamorcer une situation tendue entre exploitants de porcherie et populations riveraines nuire à la qualité de vie des résidants dont les habitations sont situées à proximité de producteurs porcins.» La Fédération redoute que le mécontentement des municipalités sur le territoire desquelles se développe l\u2019industrie porcine n\u2019en vienne à multiplier des réglementations locales dissuasives.Sans compter la menace de voir le ministère de l\u2019Environnement et de la Faune (MEF) leur emboîter le pas.La Fédération veut réagir avant que la vague devienne assez forte pour contrecarrer la croissance de ses marchés.L'industrie porcine québécoise a connu une hausse sensible de ses ventes au cours des dernières années.En 1996, les ventes se sont élevées à 5,2 M de porcs, une augmentation de 12 % en 10 ans.Cependant, surtout, des réglementations environnementales plus strictes ou des pé- IN Charles Proulx : « Nos producteurs sont habitués à consentir d'importants efforts financiers pour l'environnement.Depuis 1990, ils ont dépensé quelque 400 M$, principalement pour se conformer aux exigences gouvernementales en matière de stockage des lisiers.» écialem ns! l'amiante offre | du risque.et par (MTE).servi \u2014\u2014 \u2014\u2014\u2014 L'AMIANTE DANS LES EDIFICES Amiante Proconsult dont les opérations se concentrent surveillan suivants: * Identification des types d'amiante présents sur les lieux.+ Evaluation par le «Ferris Index» du type et de la nature *Échantillonnage et analyse de l'air par microscopie (MCP) * Formation du personnel pour l'enlèvement de l'amiante AMIANTE PROCONSULT INC.Téléphone: (514) 928-0573 Fax: (514) 655-0507 nalités influant sur les subventions gouvernementales risqueraient de compromettre les efforts considérables entrepris par les producteurs pour la commercialisation de la viande porcine, notamment sur les marchés internationaux.À titre d\u2019exemple, 40 % de notre production a été exportée l\u2019an dernier, entraînant des revenus pour les exploitants québécois de l\u2019ordre de 500 M$.Le Plan a vu ses activités commencer en février dernier sous l\u2019égide du Groupe de recherche en économie et politique agricoles (GREPA) de l'Université Laval.Le Groupe s'est vu confier par la Fédération le rôle de procéder à une enquête auprès des 3 500 producteurs de porcs du Québec.Un plan en trois phases Au sens de M.Proulx, il s\u2019agit là d\u2019une première étape qui s\u2019achèvera en septembre prochain.« Cela nous permettra de dresser une sorte d\u2019inventaire global sur les pratiques actuelles et la conformité aux normes environnementales de nos membres.Ce sera également l\u2019occasion d\u2019établir des objectifs à atteindre pour l\u2019ensemble de notre industrie comme pour chaque producteur en particulier.» Dès l'automne, la FPPQ prévoit le démarrage de la seconde phase, qui devra sensibiliser et appuyer les producteurs à l'atteinte des correctifs à apporter à leur exploitation.Dans le même temps, un comité multipartite composé des membres de la Fédération, de représentants du monde municipal et d\u2019un porte-parole environnementaliste, l\u2019Union québécoise pour la conservation de la nature (UQCN) en l\u2019occurrence, devrait élaborer les critères pour en arriver à une certification agroen- vironnementale de chaque producteur.Les producteurs auront cinq ans pour se conformer aux nouvelles normes qui devraient être plus rigoureuses que celles actuellement en vigueur au MEF.Par contre, les exigences de la certification s\u2019appliqueraient immédiatement aux nouvelles exploitations.« [I semble exclu de devoir recourir à des sanctions pour les producteurs qui n\u2019atteindraient pas les objectifs après cinq ans, à dit M.Proulx.La pression interne de leurs pairs qui auront obtenu leur certification sera suffisamment forte pour faire plier les quelques récalcitrants éventuels.» ll MONTREAL H3B 4L8 600, RUE DE LA GAUCHETIERE OUEST BUREAU 2400, MONTREAL (QUEBEC) TELEPHONE : (514) 878-9411 TÉLÉCOPIEUR : (514) 878-9092 DROIT DE LA REUSSITE Etant donné son importance toujours croissante dans notre société.le secteur de l\u2019environnement nécessite les services d'avocats chevronnés dans les multiples aspects du traitement des problèmes qui y sont reliés.Desjardins Ducharme Stein Monast possède une équipe dynamique d'avocats qui conseillent régulièrement sa clientèle : Paul R.Granda (associé responsable) René Delorme* Paule Hamelin Sylvain Lussier Odette Nadon DESJARDINS DUCHARME STEIN MONAST SOCIÉTÉ EN NOM COLLECTIF AVOCATS *QuEBEC 1150, RUE DE CLAIRE-FONTAINE BUREAU 300, QUÉBEC (QUÉBEC GIR 5G4 TELEPHONE : (418) 529-6531 TÉLÉCOPIEUR : (418) 523-5391 AFFILIÉ À TORY TORY DESLAURIERS & BINNINGTON TORONTO, LONDRES LAWSON LUNDELL LAWSON & MCINTOSH VANCOUVER, YELLOWKNIFE SITE WEB : WWW.DDSM.CA MEMBRE DE LEX MUNDI, AFFILIATION INTERNATIONALE DE PLUS DE 130 CABINETS D'AVOCATS INDÉPENDANTS \u2018 A B12 LES AFFAIRES / Samedi 10 mai 1997 EN O7) Environnement < Une solution environnementale pour le stockage souterrain des produits pétroliers ZCL Fibre de Verre fabrique des citernes pour tout le Canada Michel | l'instar de la plupart des ferris de l\u2019industrie de l\u2019environnement, la firme ZCL Fibre de Verre s\u2019est retrouvée d'emblée, dès son entrée en activité en 1989, dans un créneau particulièrement prometteur.« La fin des années 1980 a vu les législations fédérale et provinciale renforcer les exigences en matière de sols ASSOCIATION DES INDUSTRIES FORESTIÈRES DU QUÉBEC Efficacité énergétique contaminés aux hydrocarbures, a indiqué Claude Duval, directeur du marketing et des comptes nationaux de ZCL Composites (Tor., ZCL, 3,90 $).Innovations technologiques « Les premières entreprises visées ont été les grandes pétrolières par le biais de leur réseau de stations-service souvent équipées de réser- des papetiéres du Québec Evolution en matiére de protection de l'environnement Depuis 1994, les 40 - usines de pâtes 35 - et papiers < 30 du Québec ont 8%.investi plus de & 2- 2,8 milliards © .515 de dollars pour > augmenter leur 10° productivité et, 5 surtout, rencontrer - environnementales.anf Eau consommée * Source.Association des endusstries forestiores du Quebre Une approche globale axée sur l'amélioration continue Contrôle des émissions atmosphériques Eaux recyclées Effluent de l'usine I Demande biochimique en oxygène dans les effluents KES Matières en suspension dans les effluents L'industrie papetière voirs souterrains vétustes et donc peu sécuritaires.» L'histoire de l'entreprise remonte en fait à Edmonton, en septembre 1988, par l'ouverture d\u2019une première usine spécialisée dans la fabrication de citernes en fibre de verre.L'année suivante, l\u2019entreprise a terminé la construction d'une seconde usine à Drum- mondville afin de servir le marché de l\u2019est du Canada.L'ensemble du groupe décida de porter dès lors la raison so- - 120 - 100 1 © o 1 sa © I DN oO m°/tonne de production I N [=] nu 1996* 1994 du Québec vise la protection de l\u2019environnement dans l\u2019ensemble de ses activités.\" Valorisation, : énergétique, agricole et autres ciale ZCL Composites.Selon M.Duval, le succès fut immédiat.À cette époque.les grandes pétrolières se lançaient dans un vaste programme de remplacement de leurs réservoirs souterrains et étaient à la recherche de produits très résistants et à faibles coûts d\u2019entretien.Or, ZCL venait d'acquérir une licence de Xerxes Corporation, le leader américain en matière de citernes, pour la production de réservoirs souterrains de matière plastique renforcée de fibre de verre.« Ce fut notre premier produit commercialisé.Depuis, nous avons mis au point une deuxième génération de citernes à double paroi de manière à éliminer à 100 % tout risque d'écoulement et d\u2019infiltration dans les sols en cas de fuite.» Selon M.Duval, ce nouveau produit baptisé Prezerver est actuellement le seul sur le marché canadien à comporter à la fois une garantie de 30 ans et une assurance respon- 9 Conseil canadien des normes sabilité de 2 M$ advenant une défaillance entraînant la pollution du sous-sol.L'usine québécoise a également reçu un sérieux coup de pouce en hiver 1994 lorsque la compagnie a acquis son principal concurrent canadien, CAE Fiberglass.L'achat de cette compagnie ontarienne allait permettre au groupe ZCL de se gagner les faveurs d\u2019un très gros client dans les Maritimes, la pétrolières Irving Oil.Exportation et diversification Actuellement, le chiffre d\u2019affaires de ZCL Composites avoisine 60 M$.Son personnel s'élève à 350 travailleurs répartis dans quatre usines dans tout le Canada.L\u2019entreprise détient environ 80 % du marché des réservoirs de stockage souterrains des grandes sociétés pétrolières au pays.Récemment, à la suite de la tournée asiatique relève.Ventes : 1 888 782-6327 Information : (613) 238-3222 \u20ac.élec.: info@scc.ca Téléc.: (613) 995-4564 Site Web : www.scc.ca Ensemble, préparons un environnement digne pour la La série ISO 14000, premier jeu de normes internationales sur les systèmes de management environnemental, est l'outil idéal pour améliorer la performance environnementale de votre entreprise.Appliquer ces normes, c\u2019est doter votre entreprise d'un avantage concurrentiel.Besoin de renseignements ou de normes?Pensez à nous.\u2014 d'Équipe Canada menée par le premier ministre Jean Chrétien, le groupe a signé un contrat pour la fourniture de 130 réservoirs à la compagnie Caltex, des Philippines.D\u2019après M.Duval, le principal défi qui se présente à sa compagnie pour le futur sera de réaliser des choix judicieux dans sa stratégie actuelle de diversification : « D'ici à l\u2019an 2000, on estime que tous les réservoirs des stations-service auront été remplacés.Cela pose donc le problème de trouver de nouveaux débouchés pour nos produits.» Depuis peu, le groupe commercialise une gamme de réservoirs en fibre de verre adaptés au stockage de divers produits chimiques, mais aussi des eaux potables et des eaux usées, destinés à une clientèle vivant en zone 1so- lée.Cependant, l\u2019opération diversification devrait prendre une orientation plus inattendue encore.C\u2019est ainsi que ZCL fabrique d'ores et déjà dans son usine ontarienne des composantes en fibre de verre pour les patios extérieurs des résidences.Par ailleurs, Ultramar Canada vient de passer une commande à l\u2019entreprise pour équiper les corniches des dépanneurs jouxtant ses stations-service.ll "]
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