Les affaires, 12 juin 1999, Cahier 2
[" Danielle u début des années 1980, A futurologues prévoyaient l\u2019arrivée de la société numérique et tentaient d'imaginer ce qu\u2019allaient devenir nos vies sous l\u2019effet des nouvelles technologies.Dans l\u2019un des premiers ouvrages sur le sujet - La société digitale, paru en 1984 aux gration est harmonieuse.Le progrès technique répond à un véritable besoin social et l\u2019individu maîtrise bien les nouveaux produits et services.Il peut ainsi transformer sa vie à son avantage.Dans la maison grise, l'être humain est assujetti à la technique.Les nouveaux produits et services sont très efficaces Les entreprises numériques vont vers la Bourse.En fait, le financement institutionnel convient plus où moins p.B3 pour lui imposer un mode de vie qu\u2019il n\u2019a pas désiré.Tout le monde perd son autonomie.Dans la maison verte, les difficultés d\u2019ajustement se multiplient.Les nouveautés ne tiennent pas compte de la demande sociale et les gens s\u2019en détournent.Selon Michel Cartier, consultant et professeur associé a l\u2019Université du Québec à Editions du Montréal Seuil - les au- NH (UQAM), on a teurs francais .beaucoup parlé Pierre-Alain Nous pouvons faire jusqu\u2019à mainte- Mercier, Fran- beaucoup plusde Tant des défis cois Plassard et choses à distance.technologiques Victor Scardi- et des modèles gli proposaient C'est la g ande force financiers liés les trois grands du numérique : aux nouvelles modèles de ren- il n\u2019a ni frontières technologies.contre suivants Les prochaines entre la techni- temporelles années donne- que et le social.ni barrières ront lieu à un Dans la mai- û iques.questionnement son rose, l\u2019inté- gg 19 sur les transformations sociales qu\u2019elles entrai- neront.« Personne ne s\u2019est encore intéressé a ce volet de la question, dit-il, alors que le véritable défi est plutôt social.» Nous y sommes ! Il faudra voir si la population acceptera ou non les pro- pour I'an 2000 n'est pas encore en ple mais bien ree duits et services qu\u2019on lui offre.Et ce qu\u2019elle en fera.L'an 2000 voit poindre la société numérique.A-t-elle changé nos vies comme il avait été prévu ?Un scénario est-il plus éloquent qu\u2019un autre ?À vous de juger.Certes, nos façons de travailler, d'apprendre, de commercer et de nous divertir commencent à changer.Tout autour de nous se numérise et l\u2019information en est réduite à une séquence de signaux binaires.Nous pouvons faire beaucoup plus de choses à distance, C\u2019est la grande force du numérique : il n\u2019a ni frontières temporelles ni barrières géographiques.« Par contre, tous les futurologues ont été déjoués sur un point majeur, dit Philippe Le Roux, associé de VDL2, une firme de conseils stratégiques.Personne n\u2019avait prévu Internet.La vie actuelle ne correspond pas vraiment à ce que les gens attendaient.Dans plusieurs scénarios, l\u2019ordinateur était réservé à une classe de privilégiés.» M.Le Roux ajoute qu\u2019un grand penseur a déjà dit que l\u2019homme cherche à se dégager des contraintes de dimension.La révolution des transports lui a permis de vaincre la di- PAGE B mension spatiale; Internet transporte hors des frontièr temporelles.on Usages non Les prédictions ne se réalisent jamais tout à fait.Pour qu\u2019une nouvelle technologie Go J y sea un DI 12 JUIN 1999 RP OPEN SAME #2 >\" 08 soit acceptée, il faut que les gens se l\u2019approprient et l\u2019acceptent.« Et ils le font habituellement pour des usages non prévus, dit M.Le Roux.On pensait que les gens feraient la gestion du budget et des recettes sur l\u2019ordinateur; on croyait que la télématique servirait à consulter des bases de données.» Aujourd\u2019hui, l\u2019ordinateur est multiusages et la télématique est devenue un moyen de com- munications interpersonnelles et un outil transactionnel.Il y a fort à parier que, dans l\u2019avenir, ce sont les contenus à la base de cette société numérique qui susciteront les plus grands débats.M Un dénominateur commun La société numérique décrit le fait que l\u2019information, transformée en unités binaires, circule sur des réseaux.Le processus de numérisation consiste à prendre des données (textes, images fixes ou animées, conversations téléphoniques, sons, variables physiques comme la température) et à les décomposer en unités discontinues pour les transmettre ou les stocker au moyen d\u2019un code préétabli.IJ existe plusieurs méthodes de codage basées sur des algorithmes qui utilisent les 0 et 1 (tout ou rien) en séquences.Une fois codée, l\u2019information peut circuler sur tout réseau de transmission conçu de fils électriques, de câble coaxial, de voies hertziennes ou de fibres optiques.À chaque extrémité du réseau, des équipements informatiques se chargent de traiter les données pour qu\u2019elles soient converties pour mieux voyager et reconstituées à l\u2019arrivée pour être lues.Elles sont donc transmises par les mêmes procédures sur des réseaux identiques.Comme l\u2019écrit Daniel Ichbiah dans le livre intitulé Planète multimédia, regardez, vous y êtes déjà, « le numérique ne fait pas nécessairement naître de nouveaux objets dans le paysage; ordinateur, téléphone, télévision, caméras existaient déjà.Par contre, il leur donne un léger lifting ».C\u2019est pourquoi la révolution du numérique se fait graduellement et pourrait presque passer inaperçue si elle ne modifiait pas tant nos habitudes de vie.Les autoroutes de l\u2019information sont moins visibles et moins bruyantes que les autoroutes traditionnelles, mais leur impact est aussi marquant.(DT) M fu B2 LES AFFAIRES / Samedi 12 juin 1999 Danielle oute la prospective entourant la société numérique était concentrée sur les enjeux technologiques importants.Pourtant, les vrais défis sont avant tout humains.Depuis les années 1980, on parle des multiples possibilités qui découlent de la réunion de l\u2019informatique, des 10 princi télécommunications et des médias électroniques.Maintenant que les puces ont envahi nos vies, que les terminaux sont miniaturisés et que tout fonctionne en réseaux, on réalise que l\u2019avenir est plutôt dans les mains des utilisateurs finaux.Et pour qui veut les séduire, les règles ont changé.Le magazine Business 2.0 : New Economy, New Rules, New Leaders vient de publier un Top 10 des principes qui guident l\u2019économie numérique.Voici quelques extraits : * L\u2019intangible.La force d\u2019une société ne tient plus à ses éléments d\u2019actif; elle vient des employés, de leurs idées, de leur réseau.* La distance.Elle n\u2019a plus d'importance pour gagner des clients ou voir arriver de nouveaux compétiteurs.Une chose et son contraire ne peuvent l'économie numérique C pes qui guident la société du savoir être toutes les deux positives ! Le temps réel.Il oblige à réagir de façon instantanée, à revoir ses modèles d\u2019affaires constamment.+ La gestion du personnel.Le savoir fait la vie d\u2019une entreprise; dans ce contexte, embaucher et garder des em- ployés-clés devient un art.+ La croissance.Internet peut en un rien de temps susciter l\u2019adoption d\u2019un produit ou d\u2019un service.+ La gratuité.Donner un produit sur le Net pour établir sa part de marché, voilà une nouvelle façon de faire des affaires.La différence.Les intermédiaires qui se contentaient de distribuer des produits doivent offrir en plus des services, du soutien, de l\u2019aide à l\u2019achat et des environnements propices aux échanges.+ Le marché à un clic près, Les consommateurs voudront le meilleur prix et pourront aisément trouver qui leur offre.* La personnalisation.Plus de produits génériques que l\u2019on tente d\u2019offrir à plus de personnes possible.La logique est inversée; les acheteurs veulent du sur mesure.* Commander ici.Une seule touche servira dorénavant à conclure des transactions.I fé CABINE TÉLÉPHONIQUE tOffre en vigueur jusqu'au 30 juin 1999 incluant 300 minutes de temps d'antenne loca MDRogers Cantel Inc.M°AT&T Corp.Utilisé sous licence.Idéal pour le boulot et les sorties au resto.Prenez plaisir à jumeler le travail et les loisirs avec le nouveau téléphone sans fil bimode Ericsson 788 pour seulement 99 $*.Vous apprécierez ce modèle ultracompact et ultraléger doté de caractéristiques sophistiquées, dont le mode vibration.Ajoutez à cela 1 300 minutes pour 50 $ par moist, et vous aurez tout le temps voulu pour joindre l'utile à l'agréable ! 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Fairview Pointe Claire (514) 695-1554 RE PENTIGNY 110, boul.Industriel {450} 581.4666 Les Galeries Rive-Nord 1450) 581-7756 ROSEMERE 209, boul.Curélabelle (514) 971.0707 SAINT-BRU Promenodes StBruno (450} 653-7472 1450) 974.9299 3399, boul.Taschereau (450) 676-3963 SAINT-HYACINTHE Les Galeries StHyacinthe (450) 261.9991 INT-JEAN Carrefour Richelieu (450) 359-4941 lv Carrefour 108, boul.(450) 431-2355 INT-LAUI 438, rue Isabey, bur.108 (514) 3400334 Place Verts (514) 7450745 SAINTÉ-DOROTHÉE 241\u20ac, boul.Samson (450) 969-1771 SHE 2980, rue King O (819) 566-5555 Correfour de l'Estrie 819) Say TREREBOMN| 1257, boul.Seigneurs (450) 964-1964 Les Goleries de Terrebonne (450) 964-8403 TROIS-RIVI 5335, boul.Forges (819) 372-5000 A TET TAT ee ape | ae re EE ES CE CR Les entreprises numériques vont Le financement institutionnel convient plus ou moins \u201cDanielle vec l'explosion des titres finn: la Bourse est en train de jouer le méme rôle qu\u2019elle a eu dans les années où les infrastructures de transport et de ressources naturelles s\u2019installaient.D'ailleurs, en moins d\u2019un an, deux entreprises québécoises qui font partie de l'économie numérique, Ivi- sion (IVIG) et NETgraphe.se sont tournées vers la Bourse pour chercher du financement.« Les marchés boursiers font preuve de maturité en capitalisant des entreprises virtuelles », dit Jacques Ber- nier, directeur du Téléport de Montréal.« Ils ont compris que les règles du jeu sont en train de changer et misent sur le futur en finançant des Les subventions, surtout pas un gage de succès Les entreprises de l\u2019économie numérique qui réussissent le font par leurs propres moyens, tandis que celles qui comptent sur des subventions gouvernementales n\u2019ont pas encore connu de succès économiques retentissants.C\u2019est la conclusion à laquelle arrive Philippe Le Roux, associé de VDL2, dans une étude où 1l a tenté de faire la corrélation entre le succès des entreprises de l\u2019économie numérique et leur financement à l\u2019aide de subventions gouvernementales.Il donne également en exemple le dernier palmarès SOM- Bénéfice.net qui évalue au printemps et à l\u2019automne les 30 sites les plus consultés au Québec.Lors du dernier décompte, les sites québécois en vedette appartenaient à des firmes qui ne comptent pas sur les subventions pour faire leurs preuves.Dans ce sens, M.Le Roux estime que le financement boursier, bien que risqué, est un processus sain.(DT) M concepts et des idées.» De toute façon, ce serait fau- re fausse route que d\u2019évaluer des entreprises du nouveau monde de façon linéaire, pré- cise-t-il.« Une entreprise virtuelle n\u2019a souvent pas de produits, pas de ventes, pas de clients.Mais lorsqu\u2019elle franchit un certain seuil de notoriété et de popularité, c\u2019est l\u2019explosion.Elle peut en un rien de temps devenir le chef de file de son domaine et son produit se répandra à la vitesse de l\u2019éclair », explique-t-il.La logique traditionnelle derrière les revenus générés par la vente ne tient donc plus.Selon M.Bernier, les firmes de capital de risque ont souvent tendance à demander des résultats trop rapidement.Aucune entreprise québécoise n\u2019a encore connu de grands succès.Et très peu d\u2019entre elles en sont à des deuxième et troisième rondes de financement.| « Aux Etats-Unis, le capital de risque dépasse la demande.Il y a eu des succès et les > L'économie numérique CE) gens sont moins nerveux quant aux résultats.» Aller vite et loin En janvier 1999, Ivision, de Montréal, qui se spécialise dans le marketing relationnel sur le Web, devenait publique sur le Nasdaq.L'entreprise développe des communautés Internet, reconnaît les préférences des membres et adapte le contenu et les offres des pages d'accueil en fonction des besoins des visiteurs.Leurs logiciels fonctionnent sur le Web et seront fonctionnels sur les postes de télévision interactifs.Philippe Racine, d\u2019Ivision, voulait suffisamment de revenus pour assurer son fonds de roulement et faire des acquisitions rapidement.Il avait déjà approché des institutions de capital de risque mais trouvatt le processus long et pénible.« Nous ne pouvions pas nous concentrer sur le développement de l\u2019entreprise tellement nous devions mettre de temps à chercher des fonds », dit-il.LES AFFAIRES / Samedi 12 juin 1999 B3 PHOTO : Jean-Guy Paradis, LES AFFAIRES E Philippe Racine En s\u2019associant au gestionnaire de fiducies Bear Bay Holding, il a pu capitaliser son entreprise et faire l\u2019acquisition de Javanaise Informatics en trés peu de temps.Les actions ont été émises à 0,60 $ et se négocient en ce moment à 3,12 $.La firme a des bureaux à Westmount, à Wilmington au Delaware et à Las Vegas.L'autre société en voie de devenir publique, NETgra- phe, est un important éditeur vers la Bourse québécois sur le Web (La Toile du Québec, Economédia, Multimédium, Mégagiciel).Pour ouvrir son capital, elle prendra le contrôle de Ressources Cristobal, une société qui possède des propriétés minières au Québec et au Pérou.NETgraphe doit attendre l'assemblée annuelle de Cris- tobal au cours de l\u2019été et l'approbation des autorités compétentes avant de finaliser le processus.« Nous avons choisi cette voie car l\u2019adéquation entre les sociétés de financement et les entreprises de notre industrie n\u2019est pas tout à fait là ».dit Marc Copti, directeur du développement chez NETgra- phe.« Nous avions déjà une vie publique avec nos produits; un financement public nous permet de boucler la boucle.» En fait, les sociétés de capital de risque tiennent à ce que leurs poulains soient plus discrets sur la place publique que des entreprises comme NETgraphe, question de ne pas trop attirer l'attention d'éventuels concurrents.ll AVEC LE NUMÉRIQUE C'EST COMME SI VOUS Y ETIEZ.Vous pouvez dés maintenant profiter des avantages du numérique, grace a LOOK.La beauté de ce nouveau service abordable de télédistribution numérique, c'est qu\u2019en plus de 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(514) 392-2039 .Toute personne désirant se procurer un coupon de participation officiel devra en faire la demande par écrit en y joignant une enveloppe préaffranchie à l'adresse ci-haut.Nom Prénom Nom de l\u2019entreprise Fonction Adresse Ville Province Code Postal Tél.Mode de paiement D Chèque ou mandat à l\u2019ordre de Transcontinental Éditions Q Facturez-moi DJ Je désire régler par carte de crédit D visA O MASTER CARD O AMERICAN EXPRESS No decarte | | | | [| [| 1 1 UIHUUUUUN Expiration mois / année Signature: 11-1351JLA Danielle râce au numérique, la mondialisation des marchés dont on parle depuis si longtemps est en voie de se produire.Le monde du travail doit s\u2019adapter dès aujourd\u2019hui à deux nouvelles réalités : le multimédia et le multilinguis- me.Selon Michel Cartier, chercheur, consultant et professeur associé à l\u2019Université du Québec à Montréal (UQAM), ces deux pôles seront essentiels au développement d\u2019une carrière.« Pour être efficace, un employé devra pouvoir travailler en trois langues et maîtriser tous les outils qui lui donneront accès au monde », dit M.Cartier, qui suit depuis le début des années 1980 l\u2019évolution des nouvelles technologies de l\u2019information et des communications (NTIC).C\u2019est pourquoi il n\u2019est pas étonnant de constater la montée, depuis quelque temps, des produits et services de traduction de toutes sortes : logiciel de traduction automatique, navigateur traducteur, traduction de matériel graphique, etc.En fait, les entreprises prennent conscience de l\u2019importance d\u2019ouvrir de nouveaux marchés ou tout simplement de relier entre eux des employés ou des bureaux dispersés partout dans le monde.L'industrie du contenu La conversion d\u2019une information en plusieurs langues nécessite avant tout qu\u2019elle existe et qu\u2019elle soit numérisée.C\u2019est le lot de tous ceux qui travailleront dans l\u2019industrie du contenu, fondée avant tout sur la matière grise.Le multimédia regroupe des contenus pris sous diverses formes, numérisés et présentés de façon amusante à consulter.Les producteurs, les diffuseurs et les investisseurs devront penser leurs créations en fonction d\u2019une économie globale.Il faudra créer, diffuser et imaginer des contenus qui exploiteront pleinement la grande vitesse permise par les réseaux.« En parallèle, il faudra aussi penser rejoindre les micromarchés et non la masse, croit M.Cartier.Le succès des services multimédias dépendra de la capacité de l\u2019industrie à répondre à l\u2019individualisation d\u2019une demande.» Cette mission repose beau- PHOTO : Jean-Guy Paradis, LES AFFAIRES I a pnomie nim EH Michel Cartier coup sur les jeunes de la génération Nintendo, qui prennent peu à peu les commandes du monde du travail, dit M.Cartier.Et ils le feront évoluer à leur façon.M.Cartier rappelle que les jeunes d\u2019aujourd\u2019hui possèdent une culture de tout ce qui est bip, clip.rap et zap.Ils ont grandi avec les nouvelles technologies, qui font partie de leur environnement.Diffuser dans le monde Une fois numérisés et traduits, les contenus devront circuler en réseaux.Dans les études qu\u2019il publie sur le site www.mmedium.com (dans la rubrique Dossiers), M.Cartier explique que nous allons ainsi vers la mondialisation des marchés.« Les discussions de l'Organisation mondiale du commerce et le projet de trai- Le Téléport, érigue Les paradigmes du monde du travail se trouvent changés Deux nouvelles réalités : le multimédia et le multilinguisme té de l\u2019Accord mondial sur les investissements (AMI) nous y conduisent.La montée d\u2019une quinzaine de méga-entrepri- ses est à prévoir; elles contrôleront la nouvelle économie.» Pour l\u2019instant, nous sommes encore au stade de la conti- nentalisation.Chaque partie du monde a son projet de développement et plusieurs pays se dotent d\u2019un nouveau modèle de société axé sur le traitement de l\u2019information.Il cite, entres autres, le président américain Bill Clinton, qui s\u2019est fait élire en 1992 en proposant l'Information Highway; l\u2019Union européenne qui met sur pied des projets de technopoles pour copier le modèle de Silicon Valley; l'Asie qui fait de même avec des projets tels que Science Park à Singapour, le Multimedia Super Corridor en Malaisie et autres.Et le Canada propose doucement sa politique.« M.Clinton vient d\u2019annoncer son intention de métamorphoser Internet en un marché planétaire hors taxe en 2001 ! » souligne M.Cartier.Dans son étude Le projet de société d\u2019information, un dossier qui nous concerne tous, 1l explique que les projets qui émergent sont des projets d\u2019État, « car les investissements privés sont incapables de financer les grands développements.Il faut recourir à un financement par le grand public, d\u2019où l\u2019importance de la création de projets capables de convaincre les gouvernements d\u2019y participer ».Ces projets de société auront sans doute un impact sur le travail quotidien.W un modèle de convergence En 1987, des visionnaires qui croyaient en l\u2019économie numérique ont décidé de lui construire un immeuble.Encore au- jourd\u2019hui, le Téléport de Montréal regroupe des entreprises nées de la convergence entre l\u2019informatique, les télécommunications et l\u2019audiovisuel.« Des investisseurs privés voulaient créer un environnement propice à l\u2019éclosion de la nouvelle société », explique Jacques Bernier, nommé administrateur de ce lieu.Dix-huit mois après son inauguration, le Téléport était plein et son taux d\u2019inoccupation n\u2019a jamais dépassé 5 %.On y retrouve des diffuseurs par satellites (Télésat), des télédiffuseurs (RDS, TV5, Météo Média, Look) des fournisseurs Internet (CAM) et des producteurs de contenus multimédias (SAJY, VDL2, Media Fusion).Depuis six ans, Internet y est considéré comme un service aussi essentiel que l'électricité ou le chauffage.L'accès haute vitesse est disponible partout.« Les entreprises sont admises au Téléport si ce lieu leur permet d\u2019améliorer l\u2019ensemble de leur plan d\u2019affaires », dit M.Bernier.(DT) N HD LES AFFAIRES / Samedi 12 juin 1999 BS pro \u2014 .\u201d * _ (étre UE CIO) nC.C ir les us y l\u2019une epri- ntrô- Dno- nmes onti- artie e dé- pays mo- trai- pré- iton, 2 en tion éen- pro- 5 Co- Val- lême que Ir, le idor : et cest réglé en ier.et de dos- us, 1 ; qui jets , ., I.ses Vos opérations financières en un tour de main avec ClicCommerce.DIES à Nouvelle gamme de services bancaires informatisés, accessibles rand par Internet et conçus à l\u2019intention des entreprises, ClicCommerce ue simplifie les opérations financières courantes.rne- Grâce à ClicCommerce, vous pourrez effectuer vos paiements aux gouvernements ainsi qu\u2019à tous vos fournisseurs et communiquer l'information s\u2019y rattachant en toute sécurité et confidentialité.+ Réalisez jusqu'à 50 % d'économies sur l'émission de chèques ! au- t sur Vous pourrez aussi connaître en temps réel le solde et les transactions e 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pas à son maximum, la vidéo à la demande non plus.Ils étaient pourtant les deux plus grands espoirs du nouveau monde.Alors qu\u2019on croyait que le combat se ferait entre la télévision et l\u2019ordinateur, on se rend compte que les gens conservent les deux et les utilisent.en même temps ! Les deux médias ont des temps morts et se complètent plutôt bien.L'arrivée de la télévision numérique, de la radio numérique ou de la télévision Internet sera-t-elle un réel levier PHOTO Jean-Guy Parac:s.LES AFFAIRES K Philippe Le Roux : « On a sous-estimé l\u2019aspect révolutionnaire de la convergence.» pour les loisirs à domicile ?« Les gens veulent se divertir, mais ont un budget de 150 à 200 $ par foyer pour l\u2019info- tainement à la maison », dit L'économie numérique On attend toujours la fameuse société des loisirs Le divertissement est une question de contenu, non de technologie Philippe Le Roux, associé de VDL)2, qui a été parmi les premiers à faire de la veille technologique au Québec dans les années 1980.Bref, une fois qu\u2019ils ont le téléphone, le câble, Internet et quelques cassettes vidéo en location, il n\u2019en reste plus beaucoup pour le reste.Et pour les attirer, il faut leur offrir de la nouveauté.Non pas sur le plan technologique.mais sur celui du contenu.Les grands gagnants Toutes les prévisions faisaient l\u2019éloge des grandes entreprises qui n'auraient qu\u2019à décliner leurs produits sous forme interactive pour attirer les consommateurs.Pourtant, les géants ont plutôt essuyé des défaites.Les résultats décevants des projets UBI de Vidéotron ou Bell To- talVision à Repentigny en témoignent.Ils n\u2019ont pas été les seuls.Aux Etats-Unis, les géants du divertissement, Viacom, The Walt Disney Co., Time Warner et News Corporation, n\u2019ont pas eu que des victoires.« Les grands gagnants de la société numérique sont des entreprises qui n\u2019existaient même pas il y a à peine cinq ans », dit M.Le Roux.Elles proposent des jeux en ligne, des systèmes de compression de type MP3, des communautés virtuelles qui ne sont pas contrôlés par un seul propriétaire, fonctionnent sur différentes technologies et sont accessibles de partout.C'est l'ouverture dans son sens le plus large; les usagers s\u2019approprient leurs loisirs.De l'émotion s.v.p.Le divertissement traditionnel est donc en mutation, bouleversé par la numérisation et l\u2019arrivée d\u2019Internet haute vitesse.Dans un rapport de veille Milia 99 du Consortium multimédia CESAM, on peut lire que 70 % des sites les plus visités ont un contenu audiovisuel, que plus de 2 000 stations de radio et 50 J chaînes de télévision émettent en direct dans Internet, et que d'ici 2001, les médias traditionnels encaisseront des baisses d'auditoire de 30 %.On regarde moins la télévision et les vidéos, on va moins au cinéma, on achète moins de livres et de musique.Le divertissement éclate mais quel que soit le média, les consommateurs recherchent toujours la même chose en bout de ligne : de l\u2019émotion.Dans cette optique, l'avenir appartient aux artisans qui pourront leur en offrir.M Quelques sites de divertissement Un rapport du Consortium multimédia CESAM fait état des nouvelles formes de divertissement qui pointent à l\u2019horizon.Voici quelques adresses à consulter pour en avoir un aperçu : www.quokka.com : un site qui offre à l'internaute une plus- value à certaines émissions de télévision; www.pseudo.com : un site de production d'émissions télévisuelles diffusées uniquement dans Internet.C\u2019est le principe de la micro-chaîne; www.warnerbros.com : une mine de contenus dérivés du divertissement traditionnel.(DT) N b Chambre de commerce du Montréal métropolitain Board of Trade of Metropolitan Montreal Montréal TechnoVision inc.Déjeuner-causerie hors-série Le mardi 15 juin 1999, 12hà 14h Radisson Hôtel des Gouverneurs 777.University, Salle Régence Monsieur Francois Legault Ministre d\u2019État à l'Éducation et à la Jeunesse Réservations : Ghislaine Larose Téléphone : (514) 871-4000, poste 4001 Télécopieur : (514) 871-5971 Courriel : glarose@cemm.ge.ca Bitlet : 50 $ membre 73 $ non-membre TPS (7 %) et TVQ (7.5 %) en sus Pll Bell Le cybercommerce, une nouvelle facon de faire des affaires Le cybercommerce, vedette incontestée de l\u2019économie numérique, fait émerger de nouvelles façons de faire des affaires.En fait, tous ceux qui se distinguent et réussissent dans ce créneau ont un point en commun : ils sont créatifs.Par exemple, les concepteurs du site américain Accompany ont offert récemment à tous ceux qui voulaient acheter des Pulm Pilot de manifester leur intention en moins de 12 heures.Le prix des appareils allait être établi en fonction du nombre de demande reçues.« Aux Etats-Unis, tout le monde réfléchit aux façons de faire les choses autrement », dit Vallier Lapierre, associé principal de Vianet, un bulletin spécialisé en commerce électronique.La réflexion porte ses fruits.Un rapport de veille rédigé par le Consortium multimédia CESAM au cours de la rencontre Milia 99, à Cannes, en cite quelques cas.Le Milia est un salon qui regroupe des producteurs de contenus du monde entier.Pour sa part, Dell a basé sa stratégie sur la vente directe d'ordinateurs.sans distributeurs, en visitant simplement les clients ou en les joignant par téléphone.L'entreprise a fait d'Internet un acteur majeur de sa stratégie en permettant aux usagers de configurer leur terminal selon leurs besoins.Yahoo ne vend pas de produits sur son site.Elle a par contre une alliance avec 2 225 commerçants en ligne et prend un pourcentage des ventes effectuées par son entremise.CDNow est le numéro deux des ventes de disques par commerce électronique.Elle a un imposant catalogue de produits de 300 000 disques.Elle propose aussi la constitution d\u2019albums sur mesure.Priceline.com offre des billets de divers services (billets d\u2019avion, chambres d'hôtel, voitures, crédit hypothécaire) à des consommateurs qui fixent eux-mêmes les prix qu\u2019ils sont prêts à payer pour leur voyage.Comme à la Bourse, la firme concilie les offres et les demandes du parquet.Même Vianet, qui a publié un livre sur le commerce électronique, a décidé de se lancer dans l\u2019impression sur demande.« Les gens se rendent sur le site de l'éditeur Zéro Heure (www.ochoo.com) et paient pour l'impression de copies, à la carte, explique M.Lapierre.Ils reçoivent le livre où qu\u2019ils soient dans le monde, sans frais de transport, de dédouanement, ni taxes.» Des investissements importants Au-delà de la créativité, le commerce électronique est une question de gros sous.Yahoo estime que le marché de la vente au détail dans Internet aurait atteint 12,4 milliards de dollars (G$) en 1998.Une autre firme d\u2019analyses, Cyber Dialogue, prétend que 11 G$ de transactions auraient été effectuées entièrement en ligne.Des transactions supplémentaires de 15 G$ auraient résulté de contacts entamés dans Internet, mais auraient été conclues par des modes de paiement traditionnels.Et des échanges pour une va- Jeur de 50 G$ auraient été influencés par la présence d'informations trouvées dans Internet.Pour obtenir des résultats, les entreprises doivem toutefois investir un minimum dans leur site et leur stratégie commerciale.Les détaillants américains investissent en moyenne 1,2 M$ US dans la mise en place de leur site.Au Québec, l\u2019étude Cybermarketing Québec menée par ScienceTech conclut à un investissement moyen de 75 000 $ CA par site Web.« Les entreprises d'ici ont de plus petits budgets, mais peuvent être imaginatives avec leurs contraintes, prétend M.Lapierre.Elles doivent cependant avoir des revenus d\u2019autres sources pour supporter les pertes liées au cybercommer- ce.» Quelques succès commencent à poindre et M.Lapierre est confiant.« Comme nous sommes toujours un ou deux ans en retard par rapport aux États-Unis, nous aurons une meilleure idée de notre créativité d'ici 2002.» (DT) = Penser globalement, agir localement Dans son rapport de veille, le Consortium multimédia CESAM fait un constat de la situation actuelle du commerce électronique : * Le commerce électronique repose sur de nouveaux modèles d\u2019affaires faisant preuve d'originalité et de créativité.* Plutôt que de viser trop large, il importe de développer une stratégie de cy- bercommerce adaptée à chaque marché régional et national.» Le commerce de détail est un secteur en émergence capable de créer des emplois à un rythme comparable à celui des centres d\u2019appels.* Pour I'instant, les entrepreneurs américains dominent le marché.(DT) M LES AFFAIRES / Samedi 12 jun 1999 B 7 F O RF A I TT Vous adhérez à l'interurbain Affaires de Vidéotron pour | an ; vous obtenez : Jan
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