Les affaires, 4 novembre 2000, Cahier 2
[" AHIER DETACHABLE 4 novembre 2000 - 8 PAGES CAHIER - À SOM Norsk Hydro Magnésium pur et alliages à l'usine de Bécancour A2 Un rôle majeur pour le Québec La province en voie de devenir le 2° producteur mondial A3 Magnola L'usine entame sa production A4 Recherche sur le Laboratoires et \u2018universités engagés dans des travaux e R&D A6 A2 LES AFFAIRES - 4 NOVEMBRE 2000 INDUSTRIE DU MAGNÉSIUM | Norsk Hydro attend la demande pour doubler sa production L'usine de Bécancour a entrepris «d'éduquer » l'industrie automobile sur les multiples usages du magnésium Isabelle Chassin dossiers@transcontinental.ca orsk Hydro a remisé son projet d\u2019expansion destiné à doubler sa capacité de production de magnésium à l\u2019usine de Bécancour.La première des deux phases de ce projet, qui attendait le feu vert du siège social en Norvège, l\u2019an dernier, était prévue pour ajoute M.Reid.Ef leurs fournisseurs chaîne des alliages pour le Hydro est le premier produc- le début de 2001.Elle aurait g de pièces à des prix marché de l\u2019automobile », teur mondial de magnésium nécessité des investissements Automobile 5 concurrentiels.Ain- mentionne M.Reid.avec une capacité annuelle de Tr d'environ 200 M$ tout en La croissance de la consom- Z si General Motors Norsk Hydro prévoit aussi 86 000 tonnes.Elle occupe Q créant quelque soixante em- mation dans le marché de 3 a-t-elle signé, l\u2019ouverture en 2001, en Chine, près de 25 % de ce marché i plois.La capacité actuelle de l\u2019auto est le meilleur débouché Z en 1997, une enten- d\u2019une fonderie de 10000 ton- mondial en devenir.B p production à Bécancour est de pour le magnésium.Il repré- ; te de plus de cing nes de magnésium.Le métal q 44 000 tonnes de magnésium sente à lui seul 80% du mar- \u20ac ans avec Norsk Hy- acheté localement sera raffiné NOTRE SEL et l\u2019usine emploie près de 400 ché du moulage sous pression.\u201c dro.L'entreprise selon les procédés et les stan- 0 ELECTION d personnes.« Nous sommes L'usine de Bécancour, où la Dugald Reid, directeur des ventes a norvégienne espère dards de qualité de la société DE SITES INTERNET ç capables d\u2019augmenter la pro- production a débuté en 1989, a l\u2018usine de Norsk Hydro, à Bécancour.conclure d\u2019autres norvégienne.Il sera exporté Pour un accès rapide à notre n duction sans faire cette expan- été l\u2019une des premières à s\u2019in- ententes de ce genre.vers l\u2019Europe et surtout vers sélection de sites Internet v sion et nous attendons que la téresser au marché de l\u2019auto- Selon l\u2019American Metal ; l'Asie où la demande d\u2019allia- Complémentaires aux sujets E demande se développe pour mobile et tout y a été conçu Market, la consommation Projets ges pour le secteur électroni- abordés dans ce cahier ç procéder », mentionne Dugald pour répondre à ses besoins.moyenne de magnésium par Par ailleurs, l\u2019équipe de re- que augmente.« Cela ne remet detachable.te cri ç Reid, directeur des ventes «Meme s'il est en croissance, automobile est passée d\u2019envi- cherche et développement, pas du tout en question notre | mot clé magnésium dans la r Amérique du Nord pour le marché du magnésium est ron un kilo en 1990 à 3,6 kg dont le centre est situé a Pors- production d\u2019alliage à Bécan- boîte de dialogue identique à Norsk Hydro.encore immature.Nous tra- en 2000.D\u2019autres sources pré- grunn'en Norvège, concentre cour.Le Québec fait partie de celle publiée ci-dessous.t Le défi de l\u2019heure pour vaillons beaucoup à éduquer voient que cette moyenne ses recherches sur l\u2019améliora- notre stratégie de développe- t Norsk Hydro consiste à réus- l\u2019industrie automobile sur le pourrait atteindre les 10 kg tion des procédés de produc- ment pour servir le marché y sir à produire tout en mainte- potentiel des alliages de ma- d\u2019ici cinq ans.Le magnésium tion, le développement des al- nord-américain de l\u2019alliage.Il Tapez le mot suivant: | nant des coûts compétitifs.Car, d\u2019une part, la concurrence occidentale augmente et, d\u2019autre part, les Chinois et les Russes perturbent le marché en vendant leur métal environ 20 % moins cher.« Nous concentrons nos activités dans deux créneaux à valeur ajoutée : le magnésium pur destiné au marché de l\u2019aluminium et les alliages destinés au marché nord-américain de l\u2019industrie automobile », gnésium, sur nos procédés et leurs applications», explique M.Reid.est utilisé dans les tableaux de bord, les structures de sièges, les toits ouvrant, les volants et les pièces de transmission.En prévision de cet essor du marché, les constructeurs automobiles concluent des ententes commerciales avec les producteurs de magnésium pour alimenter en alliages liages haute température, le recyclage des rebuts d\u2019alliages de classe 1 et des scories.« Les procédés de recyclage font partie des enjeux de l\u2019industrie.Avant, les rebuts étaient surtout réutilisés dans l\u2019industrie primaire pour la dé-sulphurisation de l\u2019acier.Maintenant, nous avons des solutions à valeur ajoutée pour que les entreprises de moulage sous pression puissent les réutiliser dans la a tous les atouts pour soutenir une rentabilité à long terme, notamment une abondance Tél.:(819) 694-1874 ims-experts.com d\u2019énergie à des coûts concurrentiels, une main-d'œuvre formée et motivée ainsi qu\u2019une excellente structure de transport vers l\u2019Europe et l\u2019Amérique du Nord.Et Bécancour a 10 ans d\u2019avance sur la concurrence », soutient M.Reid.Avec son autre usine norvégienne à Porsgrunn \u2014 production de 42 000 tonnes \u2014 Norsk | magnésium SITES UTILES o-oo re | INDUSTRIE DU MAGNÉSIUM LES AFFAIRES - 4 NOVEMBRE 2000 A3 Le Québec, acteur de premier plan dans un marché en expansion Avec les 63 000 tonnes de l'usine Magnola, la production québécoise de magnésium sera la deuxième au monde @sabetle Chassin \u201d dossiers@transcontinental.ca étal oublié de l\u2019après- Meier.magnésium pourrait s\u2019imposer comme le métal de l\u2019avenir.Le Québec a tous les atouts pour y jouer un rôle majeur tant sur le plan de la production primaire que de la transformation.Dès que l\u2019usine Magnola de Noranda aura atteint sa pleine capacité, 63 000 tonnes en 2002, le Québec deviendra, avec Norsk Hydro à Bécancour (44 000 tonnes), le deuxième producteur mondial de magnésium primaire derrière la Chine.En 1999, selon l\u2019International Magnesium Association (IMA), la consommation mondiale de magnésium primaire était de 375 500 tonnes.En Ontario, l\u2019usine de Tim- minco, à Haleym, produit environ 10 000 tonnes.« D\u2019autres projets sont discutés à Cassiar en Colombie-Britannique ou au Québec dans la MRC de l\u2019Amiante.Mais entre les études de faisabilité, la recherche des investisseurs et la construction d\u2019une usine, cela peut prendre cinq ans », mentionne André Houde, conseiller industriel pour la transformation des métaux légers au ministère de l\u2019Industrie et du commerce (MIC).En 1999, les principaux producteurs mondiaux de magnésium étaient la Chine, avec 140 000 tonnes, les Etats-Unis pour 80 000 tonnes, le Canada, 54 000 tonnes, la Russie avec 46 000 tonnes et finalement Israël, 25 000 tonnes.Croissance Si le volume de production mondiale de magnésium demeure faible comparativement à la production d\u2019aluminium estimée à 22 millions de tonnes, la demande pour ce métal augmente.Depuis sept ans, la croissance annuelle est de 7 % et la demande d\u2019alliages pour la fabrication de produits de magnésium progresse rapidement, notamment pour le secteur automo- EAN-GUY PARADIS, LES AFFAIRES Robert Bergeron, président de la Société de développement du magnésium (SDM).bile avec une croissance de 25 % par an depuis 1995 pour le moulage sous pression.Grâce à ses qualités \u2014 le magnésium est 36 % plus léger que l\u2019aluminium sa rigidité, ses propriétés antivibra- toires et de réduction des ondes électromagnétiques ainsi que sa conductivité de la chaleur, ce métal intéresse aussi les marchés de l\u2019électronique, de l\u2019outillage, des Votre?recherche Site pour implanter une usine de production de magnésium [EURE Expertise industrielle @ Main-d\u2019oeuvre qualifiée © Matière première RÉSULTAT DE LA RECHERCHE: fournitures sportives, du transport.Prix élevé Toutefois, le prix du magnésium demeure élevé.Les coûts de production à la livre et les prix de vente sont environ deux fois plus élevés que ceux de l\u2019aluminium.Une livre d\u2019alliage de magnésium se négociait récemment environ à 1,35 $US.La matière première diffère selon les producteurs : magnésite, sel de mer, résidus d\u2019amiante ou autre.« L\u2019un.des principaux défis pour les producteurs de magnésium n\u2019est pas d\u2019avoir une matière première bon marché.Il s\u2019agit de développer la technologie la plus économique pour convertir cette matière première en chlorure de magnésium.Le prix du matériel brut doit rester compétitif par rapport aux autres matériaux.À long terme, on peut estimer que les prix vont baisser », précise Dugald Reid, directeur des ventes Amérique du Nord pour Norsk Hydro.Par ailleurs, l\u2019industrie primaire occidentale a dû composer avec le dumping pratiqué 1 lien trouvé Bénéficiant d\u2019une expertise entrepreneuriale mondialement reconnue et d'une main-d'oeuvre qualifiée dans les secteurs minier et industriel, la région de L'Amiante offre des avantages exceptionnels pour l'implantation d\u2019une usine de production de magnésium.Depuis plus d'un siècle, l'extraction de la fibre chrysotile a généré dans la région de L'Amiante plusieurs centaines de millions de tonnes de résidus miniers à forte concentration de magnésium et d'oxyde de magnésium.par la Chine ou les États communistes vendant leur métal entre 20 % et 40 % moins cher.Même si leur métal est de moindre qualité, leur présence perturbe le marché.Transformation Dans la transformation du métal, d\u2019autres facteurs augmentent la facture comme les coûts de recyclage de l\u2019alliage et les opérations secondaires s\u2019appliquant sur les pièces (usinage, assemblage, peinture).Au Canada, seules Meridian Technologies en Ontario, propriété de Norsk Hydro et de Teksid, une filiale de Fiat, Norsk-Hydro et bientôt No- randa Magnesium offrent à leur clientèle le recyclage des alliages.Les autres centres de recyclage sont aux Etats-Unis.Le plus gros du métal produit ou importé au Québec n\u2019y est pas transformé.« Pour avoir une industrie soutenable à long terme, nous devons développer la maîtrise de la chaîne des procédés afin d\u2019accroître la valeur ajoutée, réduire les coûts de transformation, créer de nouvelles entreprises», explique Robert Bergeron, prési- Centre local de développement dent et directeur général, Société de développement du magnésium (SDM).Applications Le secteur électronique en termes de valeur ajoutée et surtout le marché de l\u2019automobile, pour le volume, représentent les plus grands secteurs pour les utilisations de ce métal.Les normes environnementales obligent les constructeurs à réduire le poids des véhicules pour diminuer la consommation de carburant.La part de magnésium dans une automobile nord-américaine est en moyenne de 3,6 kg mais pourrait atteindre, selon Ford, 100 kg d\u2019ici 20 ans.« Les constructeurs ne s\u2019intéressent pas aux procédés de transformation mais recherchent des fournisseurs capables d'assurer l\u2019approvisionnement, la qualité et de suivre leur cadence au plus faible prix.En maîtrisant l\u2019ingénierie intégrée, nous voulons que notre groupe se taille une place de choix dans le marché de la transformation du magnésium », dit M.Desharnais, vice-président développement des affaires, SDM.1 Recherche | =I J MRC DE L'AMIANTE Roland Beaulieu Commissaire industriel rolandb@cldamiante.qc.ca Téléphone : (418) 338-2188 www.cldamiante.gc.ca En collaboration avec: ile de Black Lak YT! ECR Rg =e Vel iit alo AS RSS) Municipalité de Robertsonville Ville de Thetford Mines n Tl Hi A4 LES AFFAIRES - 4 NOVEMBRE 2000 INDUSTRIE DU MAGNÉSIUM | Magnola vise un chiffre d'affaires de 200 M$ US La production commerciale de l'usine de Noranda Magnesium devrait débuter en janvier prochain Isabelle Chassin dossiers@transcontinental.ca président de Noranda Magnesium, la rentabilité de Magnola, son usine de production de magnésium située à Danville près d\u2019Asbestos au Québec, ne fait aucun doute.« Nous avons l\u2019usine la plus moderne et la plus efficace au monde, une équipe expérimentée, une matière première gratuite; cela nous permet d\u2019être le producteur avec le plus bas prix de production », affirme-t-il.Un autre atout de cette usine, selon M.Avedesian, est l\u2019accès au marché nord-américain, parmi les plus rentables au monde comparativement aux marchés de l\u2019Europe et de l\u2019Asie.« Nous allons contribuer efficacement à la rentabilité de Noranda.Notre chiffre d\u2019affaires devrait être de 200 M$ US, une fois la pleine capacité atteinte », assure-t-il.Le projet Magnola a mis 12 ans pour aboutir et a nécessité un investissement global de 800 M$, dont 68 M$ p our Michael Avedesian, Michael Avedesian, président de Noranda Magnesium: « Nous avons l'usine la plus moderne et la plus efficace au monde».en études environnementales, auxquels s\u2019ajoutent 68 M$ pour la R&D.Les étapes de mise en production suivent le programme prévu même si la coulée des premiers lingots a été retardée à cause d\u2019un incendie dans une cellule d\u2019électrolyse l\u2019été dernier.Depuis septembre, une vingtaine de tonnes de magnésium ont déjà été produites.La production commerciale débutera dès le premier trimestre 2001.La pleine capacité devrait être atteinte en 2002, soit 63 000 tonnes de production annuelle.Cette production représentera 60 % d\u2019alliage de magnésium destiné au moulage sous pression (composantes électroniques, pièces automobiles, produits de consommation) et aux alumineries ainsi que 40 % de métal pur.« Nous avons des engagements avec plus de 120 clients à travers le monde.Notre métal sera exporté en Amérique du Nord, en Europe et en Asie.Nous avons 300 ans de matière première devant nous et l\u2019usine a été construite pour doubler sa capacité d\u2019ici les 10 prochaines années », ajoute M.Avedesian.L'usine de Danville est la plus importante au monde avec 16 % de la production mondiale.Noranda en détient 80 % et la Société générale de financement (SGF) 20 %.PHOTO: NORANDA Les installations de Magnola, à Danville.La construction à débuté en 1998 et l'usine est maintenant prête à entrer en activité.Avec 16% de la production mondiale (63 000 tonnes), il s'agit de l'usine la plus importante au monde.Droits antidumping Malgré la concurrence et les droits antidumping de 21 % que devra payer Noranda Magnesium pour exporter son métal aux États-Unis, le président est optimiste.« La Russie ou la Chine vendent leur magnésium environ 20 à 40 % moins cher que les producteurs occidentaux mais il est de moindre qualité.Nos prix plus élevés sont justifiés EF.ronDs La force du travail Levier économique, partenaire de votre croissance, le Fonds de solidarité FTQ contribue avec force au développement des entreprises dans tous les secteurs de l'économie québécoise.Pour bâtir une économie, de solidarité FTQ forte croissance.# Jacques Brassard Mot du Ministre des Ressources naturelles I e magnésium est un métal utilisé dans des secteurs de pointe, comme celui de l\u2019automobile, et le marché mondial connaît une tant donné l\u2019abondance de ses ressources minérales et énergétiques, ainsi que l\u2019expertise de sa main-d\u2019œuvre, le Québec occupe une position avantageuse sur ce marchée Québec peut donc se réjouir du dynamisme de cette industrie qui contribue à son développement économique.car notre métal est de première qualité et nous garantissons la livraison ainsi que toute une panoplie de services techniques, d\u2019aide au développement et de recyclage.» Par ailleurs, Noranda Magnesium estime que les droits antidumping ne sont qu\u2019une procédure administrative.« Nous devrons prouver à la Commission du commerce international des Etats-Unis que nous n\u2019avons accepté au- Québec cune subvention de la part du gouvernement québécois.Apres la révision de notre cas, je suis sûr que le gouvernement américain abolira cette décision.Dans moins d\u2019un an, ces droits devraient nous être retournés.» En attendant.le montant des droits sera versé en fiducie.Depuis cinq ans, Noranda continue d\u2019investir plusieurs millions de dollars par an dans la R&D.Ces investissements servent à améliorer la technologie et à développer de nouveaux alliages pour des applications à haute température notamment pour le secteur automobile (boîtes de transmission automatique, bidons d\u2019huile de moteur).No- randa a déjà des contrats avec plusieurs entreprises mondiales pour ces alliages qui en sont à la phase de commercialisation.Retombées D\u2019après le rapport du Comité de maximisation des retombées économiques des projets industriels (CO- MAX) publié en juillet 2000.le projet Magnola a pleinement profité à la MRC d\u2019Asbestos pendant la construction.En termes de retombées économiques directes, des contrats totalisant 70 M$ ont été accordés à des entrepreneurs locaux dont 26 % sont reliés à la construction.De plus, le triangle Drummond- ville-Sherbrooke- Victoriaville a bénéficié de contrats totalisant 55 M$, soit 21 % de l\u2019ensemble.Bien que les retombées économiques indirectes soient difficiles à chiffrer, le CO- MAX mentionne que les services d'hébergement, de restauration et les commerces ont aussi bénéficié de la période de construction pendant laquelle 800 travailleurs de l\u2019extérieur étaient hébergés dans la région.Dix nouvelles entreprises ont vu le jour.Sur les 315 employés actuels.un tiers provient de la région même et un autre tiers de I\"Estrie.1 TT | INDUSTRIE DU MAGNÉSIUM LES AFFAIRES - 4 NOVEMBRE 2000 AS La sécurité environnementale de l'usine Magnola soulève encore des doutes Un incendie l'été dernier a ravivé les craintes des citoyens Isabelle Chassin dossiers@transcontinental.ca | \"incendie qui s\u2019est décla- ré à l\u2019usine Magnola, le 12 août dernier, a ravivé le combat des écologistes et les craintes des citoyens quant à la sécurité environnementale.L\u2019incendie s\u2019était produit dans l\u2019une des cellules d\u2019électrolyse à cause d\u2019un bris mécanique dans un toyens du projet Magnola est composé de huit personnes, citbyens, membres de la municipalité de Danville et d\u2019Asbestos, des représentants de la SADC (Société d\u2019aide au développement des collectivités), des ministères de l\u2019Environnement et de la Santé du Québec et des représentants de Magnola.Il reçoit 10 000 $ par an de Ma- gnola.La Coalition pour un Magnola propre, circuit de refroidis- Noranda soutient composée de ci- sement.« Le procé- toyens ordinaires, dé Magnola est ex- que son usine se bat aussi depuis cessivement géné- 1998 pour que rateur d\u2019organo- est la plus l\u2019usine cesse la chlorés.Ces sub- | .production d\u2019orga- stances résistent à écologique du \u2014nochlorés et que la biodégradation et les paliers de gou- sont bioaccumula- monde: ses rejets vernements refas- bles dans la chaine sent leurs devoirs alimentaire.Cet in- d'organochlorés sur le contrôle de cendie démontre i la production et que l\u2019usine a de N'auralent aucun les rejets de BPC graves vices de .de l\u2019usine.« C\u2019est conception et cela impact sur une bataille de dé- confirme nos pires .mocratie des ci- appréhensions», l'environnement.toyens.Le gouver- affirme Daniel nement du Québec Green, coprésident de la Société pour vaincre la pollution (SVP).La SVP s\u2019est associée à la Coalition pour un Magnola propre pour exiger une visite par des inspecteurs indépendants.«Nous avons demandé un rapport d'incendie et un rapport complet de l\u2019accident », ajoute Daniel Green.Selon lui, Noranda veut à tout prix produire ses premières coulées pour garder sa clientele et satisfaire ses actionnaires au mépris des normes environnementales.De son côté, le Comité de citoyens du projet Magnola rapporte dans un communiqué que « lors de cet incendie, l\u2019électrolyse n\u2019était pas en fonction.Cela signifie qu\u2019il n\u2019y avait pas de chlore ni de composés organochlorés dans la cellule et qu\u2019il n\u2019y a pu avoir volatilisation d\u2019orga- nochlorés.Cependant, les conséquences d\u2019un tel accident alors que les cellules d'électroiyse seraient en opération normale pourraient être tout autres.» Paravent Mais, selon M.Green, l\u2019avis de ce Comité ne suffit pas.« Pour pouvoir acheter et vendre des produits chimiques au\u2018 Canada, il faut suivre un ensemble de normes dans un programme de gestion responsable et avoir un comité de citoyens.Celui-là est financé par Magnola et ses représentants y siègent.Même si Je Comité informe relativement bien les citoyens, Magnola s\u2019en sert comme paravent ».Le Comité de ci- n\u2019a aucune politique sur les polluants.Il laisse faire les industries, il ne regarde que l\u2019économie.C\u2019est inacceptable », lance Lisette Anfous- se, porte-parole.Par ailleurs, l\u2019Union des producteurs agricoles de Vue des montagnes de résidus des mines d'amiante dans la région de Thetford Mines et de Danville où se trouve l'usine Magnola.C'est à partir de ces résidus que l'usine de Noranda fabrique du magnésium.l\u2019Estrie et du Centre-du- Québec a signé, en juin dernier, un protocole d\u2019entente avec Métallurgie Magnola pour un suivi environnemental au moyen d\u2019échantillonnages auprès de 58 producteurs.Chez Noranda Magnesium, on affirme toujours que l\u2019usine Magnola est la plus propre et la plus respectueuse de l\u2019environnement au monde.« On nous reproche d\u2019être le plus gros pollueur mais c\u2019est faux.Nous avons déjà dû rétablir les faits à plusieurs reprises.Nos productions d\u2019or- ganochlorés sont très faibles.Je suis certain à 100 % qu\u2019il ne peut y avoir aucun impact significatif sur l\u2019environnement, la faune, la flore ou les humains», plaide Michael Avedesian, président.Si un accident survenait pendant la production de magnésium, il n\u2019y aurait pas de danger, soutient-il.«Le Bureau des audiences publiques sur l\u2019environnement (BAPE) a fait des recommandations et nous avons effectué tous les changements nécessaires.Nous avons promis d\u2019éliminer le gaz à effet de serre SF6 avant la fin de 2005 et nous avons de bonnes raisons de croire que nous pourrons le faire avant », affirme M.Avedesian.l Tél.YVEs ELKAS CABINET-CONSEIL EN RESSOURCES HUMAINES Recherche de personnel cadre dans les secteurs de pointe 485, rue McGill, bureau 601, Montréal (Québec) H2Y 2H4 : (514) 845-0088 = Téléc.: (514) 845-2518 Courriel : elkag@total.net Inc x sl L 2675 de Miniac St-Laurent, Qc H45S 1E5 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Université Hh sont de Montréal Faculté de l'aménagement Ecole de design industriel ot Roger www.din.umontreal.ca © design@ame.umontreal.ca \u201c Samson Bélair - Deloitte ~ &Touche | pre ee Vos conseillers i affaires www.deloitte.ca - 8600, boulevard.des Galeries, bureau 600, Quétes, OC.G2K 285 * : Jel: (418) 624-3338 ne NS Fd are Tab Ta TA ON Le ati \u201cue A6 LES AFFAIRES - 4 NOVEMBRE 2000 INDUSTRIE DU MAGNÉSIUM | Le Québec fait partie des leaders mondiaux en R&D du magnésium Technologies Intermag se concentre sur la transformation et la recherche de procédés industriels Isabelle Chassin dossiers@transcontinental.ca a recherche autour du magnésium est encore embryonnaire mais les centres de recherche et développement se multiplient partout dans le monde.Le Canada, et surtout le Québec, font partie des leaders en termes d\u2019infrastructures de recherche pour développer ce métal de l\u2019avenir.- Les principaux axes de recherche portent autant sur le développement de nouveaux alliages que sur les procédés de transformation, soit le moulage.Environ 38 % de la consommation occidentale du magnésium est consacrée à la fabrication industrielle de produits.Sur cette portion, 95 % est utilisé dans le moulage sous-pression (die-cast) incluant le moulage thixo- tropique (semi-solide).L\u2019autre 5 % se retrouve dans le moulage au sable, le moulage au plâtre, l\u2019extrusion, le feuillard et le moulage par moule permanent.Le moulage sous pression à l\u2019état liquide permet de produire des pièces en grande série, rapidement, à de faibles coûts de revient.Sa croissance, qui atteint le chiffre record de 26 % par an depuis 1995, est nourrie par deux principaux marchés : l\u2019auto- A ell Anthony (Tony) Keeler Président - CEO AvantCell Technologies Inc.305 Knowlton Rd.Lac Brome, Québec Canada JOE 1V0 Tél.: (450) 242-6855 tonyk@avantcell.com Fax : (450) 242-6867 mobile pour ce qui est du volume et l\u2019électronique pour ce qui est de la valeur ajoutée.« Notre industrie est jeune.Pour utiliser le plein potentiel du magnésium, il faut mettre l\u2019accent sur la transformation et la recherche de procédés industriels », commente Louis Desrosiers, président et directeur général de Technologies Intermag.Partenariat Technologies Intermag est issue de l\u2019Institut des technologies du magnésium (ITM) fondé en 1989.Après avoir connu des déboires financiers, l\u2019ITM-a été racheté et réorganisé en 1998 par la Société de développement du Magnésium (SDM) qui détient 85 % des parts et In- novatech Chaudière Appa- laches, pour 15 % des parts.Technologies Intermag concentre sa mission sur l\u2019ingénierie de produits, le prototypage de pièces de magnésium, la production de courte série et la R & D.Elle compte 50 employés dont huit en R & D.En mai 1999, le gou- PHOTO: RENÉE MÉTHOT Louis Desrosiers, président de Technologies Intermag, montre un moulage réalis avec un alliage de magnésium.Cette entreprise produit, entre autres, des prototypes de pièces et compte huit employés qui se consacrent à plein temps à la recherche.octroyé 6 M$ sur cinq ans, soit 5,4 M$ pour son programme de recherche, somme qui provient du ministère de l'Industrie et du Commence vernement du Québec lui a (MIC), et 600 000 $ du Bureau de la Capitale Nationale.« Il y a 10 ans, l\u2019ITM était le seul à faire de la R & D et nous avons développé des pièces assez uniques.Pour le moment, nous sommes concentrés sur le moulage au sable et au plâtre et nous souhaitons consolider notre position dans ce secteur.Nous voulons que notre chiffre d'affaires de 6 M$ atteigne les 10 M$ très bientôt grâce à nos résultats et à ceux de nos partenaires ».dit Louis Des- rosiers.Intermag poursuit des partenariats avec des entreprises privées concernant des projets encore confidentiels.L'entreprise est active dans la simulation de procédés, le prototypage rapide avec des techniques de stéréolithographie via Intermag Prototypes.Intermag veut aussi développer le moulage en coquille.Cette technique s\u2019insère entre le moulage au sable et le moulage sous pression.Destinée à la moyenne production, elle devrait connaître une progression rapide.Inter- mag produit des volumes de 50 à 1000 pièces en magnésium par an pour l\u2019industrie automobile.l'électronique, les équipements sportifs, les outils manuels.Par ailleurs, l'entreprise développe aussi ses propres produits comme des articles de plein air ou des roues pour les véhicules de course automobile.« Pour les roues en magnésium, nous prévoyons un marché de 1,5 M$ aux Etats-Unis d'ici quelques années », ajoute M.Desrosiers.I Almaho inc.Traitement de surface des métaux légers Recherche et développement La différence ; notre expertise Votre évolution ; notre souci L'environnement ; notre choix Vos besoins ; Notre défi Procédé à haut standard de qualité 575 des Calfats, Lévis (Québec) G6V 9E7 Tél: 418 833-7997 Télécopie: 418 833-8832 Site web: www.almaho.com courriel: almaho@almaho.com nna EN a SR | INDUSTRIE DU MAGNÉSIUM LES AFFAIRES - 4 NOVEMBRE 2000 A7 Laboratoires et universités sont engagés dans la recherche Les secteurs public et privé collaborent à améliorer la technologie de moulage et les alliages Isabelle Chassin dossiers@transcontinental.ca ifférents acteurs sont en- D gagés dans la recherche sur le magnésium au Québec.L'Institut des matériaux industrieis (IMI) du Conseil national de recherches du Canada (CNRC) effectue des travaux de R&D en collaboration avec des entreprises, et universités et centres de recherche publics et privés.« Le but des travaux consiste à développer la technologie de mise en forme à l\u2019état semi-solide du magnésium et de ses alliages », note Nafez Melhem, gestionnaire en marketing à l\u2019IMI.L\u2019IMI participe activement à l\u2019Initiative canadienne de Recherche sur les matériaux légers (ICRML) visant à réduire le poids des composantes dans le secteur du transport et de l\u2019automobile.D\u2019autres Les roues d'automobile en alliage sont le produit de magnésium le plus connu du public.Des recherches visent à accroître le contenu de ce métal dans la fabrication des automobiles.travaux concernent la mise au point d\u2019alliages de magnésium à résistance élevée, la protection des alliages contre la dégradation par corrosion ou usure.De plus, l\u2019IMI discute avec des entreprises au Québec, au Canada et à l\u2019étranger pour mettre sur pied un groupe multi-partenaires d\u2019innovation et d'adoption des technologies en émergence sur la mise en forme du magnésium.Pour sa part, l\u2019Université Laval collabore avec Tech- \"nologies Intermag pour développer la formation et l\u2019immersion des étudiants en entreprises et oriente ses recherches sur la réduction de défauts de moulage et la transformation des alliages reliés au moulage.La technique du thixomoulage, qui se veut la mise en forme à l\u2019état semi- solide, est porteuse d\u2019espoir.« Elle permet de fabriquer par injection des pièces à parois minces, de les traiter ther- miquement et de mouler certains alliages dont les propriétés d\u2019écoulement sont différentes de celle d\u2019un liquide.On obtient des pièces moins poreuses avec des propriétés mécaniques supérieures à celles faites par moulage sous pression.Elles ont des débouchés dans les composantes haute technologie, les petites pièces pour appareils de télécommunication », explique Dominique Dubé, professeur en métallurgie, département du génie des mines, de la métallurgie et des matériaux.Le laboratoire s\u2019intéresse aussi à l\u2019amélioration des propriétés des alliages, notamment la résistance à la traction, à la déformation à haute température (fluage).Ces alliages auraient des débouchés dans les marchés de l\u2019automobile et de l\u2019aéronautique.I Un défi pour le Québec : transformer le magnésium La Société de développement du magnésium (SDM) a été créée en 1998 à l\u2019initiative industrielle de la Société générale de financement (SGF), du Fonds de solidarité des travailleurs du Québec et de Sofinov pour développer l\u2019industrie de la transformation du magnésium au Québec.Ensemble, les partenaires ont investi 30 M$ et chacun d\u2019entre eux détient 33 % des parts.SDM offre une solution intégrée, du 4 concept à la production.Sa stratégie : miser sur le savoir-faire par le biais d\u2019acquisitions et de partenariats pour développer des applications existantes ou innovantes, de nouvelles technologies, et améliorer les ENREGISTRÉ Le magnésium, deux atouts majeurs : légèreté et rigidité LAURÉAT 1 MERCURIADES Environnement Grande entreprise 9 9 4 procédés.Déjà, SDM a intégré cinq entreprises : Technologies Intermag et sa filiale Intermag Prototypes pour le volet prototypage, pré-série et R & D, Modelex de Saint-Nicolas pour le développement de projets de produits légers, modèles et outillage.Pour la production en série, elle s\u2019est alliée à EDC de Saint-Laurent qui compte 50 ans d\u2019expertise dans le moulage sous pression d\u2019aluminium.La Société a créé, en 1999, Performag pour le moulage sous pression en magnésium.Déjà active dans le secteur électronique, SDM veut pénétrer le marché automobile et la production en grande série.Elle dispose d\u2019une force de vente à Windsor, au cœur même de l\u2019industrie automobile.Elle étudie des projets de partenariats en ingénierie intégrée avec des Suédois, des Allemands et des Français pour différents volets : R&D, nouvelle technologie, commercialisation ou transfert de technologie.« Selon la nature des contrats, le marché automobile pourrait déboucher sur des ventes de 50 à 60 M$.D'ici cinq ans, nous visons 100 M$ de chiffre d\u2019affaires pour le groupe », déclare Robert Berge- ron, président et directeur général.Le groupe SDM compte 200 employés et son chiffre d\u2019affaires pour 2000 est de 30 M$.(IC) E de Norsk Hydro pour ; son troisième titre de «Fournisseur de l\u2019année» décerné par Motors du Canada.MESAR \u2019 6500, boul.Raoul-Duchesne Bécancour (Québec) G9H 2V2 Tél.: (819) 294-6120 Téléc.: (819) 294-6123 centre.du.quebec@mesar.qc.ca General Votre guichet unique pour les produits légers Regroupant les pionniers du domaine au Québec, les entreprises du groupe SDM vous offrent un guichet unique pour le développement et la production de vos produits en métaux légers.Que vos besoins soient de quelques centaines d\u2019unités ou de volumes plus importants, le groupe SDM peut y répondre.ur en savoir.plus sur les entreprises du groupe SDM et antages que nous vous offrons, visitez notre site Web INTERMA TECHNOLOGIES petites séries en magnésium Recherche et développemen INTERMAG PROTOTYPES - Prototypage rapide Pièces moulées en aluminium - Finition et assemblage "]
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