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Titre :
Les affaires
Éditeurs :
  • Montréal :Publications les affaires (1979) inc.,1981-2011,
  • Montréal :Publications Transcontinental inc.
Contenu spécifique :
Cahier 2
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Journal des affaires ,
  • Finance
  • Successeur :
  • Affaires.com
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Les affaires, 2000-11-11, Collections de BAnQ.

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[" po ie 11 novembre 2000 - 16 PAGES CAHIER » À BIOTECHNOLOGIES vs Lu 5 TE À © 4 HII ETS CNET © SOMMAIRE i?Les pionniers ont | LE le boom 4 f he = Ls, (RI [au A3 Je Re?i, \u201d ch A of boule de 8 neige xs re 9 2 \u2018c A.pu % Y A fs [OVE] A si 7 i en Ls fd Fo ~ iy IE =} 1e 1 pas, Thi = LL ais a ts D ob ga F1 - a 7 ILE 10 2 Fe re 2 a ig a Sir can) Sees = A qi = & ; i sa go 7 T1 S © dN RUA XY hy 4 3 A a 2A GE, Ras i\" ot 14 + wl, El on Hr { 5 np ie 2 Le ix & # 55 a par i io 15 i Li # i i a ua \u20ac a = Bi A fy A a oh gb a 4 3 A Lo we I a 5, a i = p M pi a rl LS & du iw Se x i] we ; ÿ 5 , nr Zk: } x ë i 7 # 7 5 Lie 2 io 2 EL ®.ki & np\u2019 2 # y A # 2 TEE iy Yad 2 bi A past as or by 3 - ee A2 LES AFFAIRES - 1t NOVEMBRE 2000 BIOTECHNOLOGIES MMA | Un secteur qui place le Québec sous les feux de la rampe Yan Barcelo dossiers@transcontinental.ca se comme le secteur des hautes technologies où le Québec a le plus de chances de faire naître une industrie de premier plan mondialement.Selon BIOTECanada, le Québec compte environ un dixième du nombre d'entreprises de biotechnologies qu\u2019on retrouve aux Etats-Unis, une proportion qui est proprement phénoménale.Bien que le Québec ne soit pas un leader absolu au Canada, sa position demeure très forte.Comme le souligne Carl Martel, analyste en biotechnologies de Valeurs mobilières Desjardins, « l\u2019activité du Québec en biotechnologies couvre à peu près tous les secteurs de cette industrie ».Ainsi, on retrouve des entre- |: biotechnologie s\u2019impo- 2 a < œ æ & > 2 © z = Ww Ww Le) = o * a prises intéressantes dans le domaine des équipements et des technologies de la discipline avec Haemacure, Cryocath et Ecopia.En systèmes de relargage de médicaments, on trouve Labo- pharm et ConjuChem.Dans le domaine diagnostique, DiagnoCure occupe une place de choix, alors que dans la catégorie par excellence, celle des produits thérapeutiques, on ne compte plus le nombre de candidats de premier plan : BioChem Phar- ma, AEterna, Theratechno- logie, Neurochem et Axcan.En génomique, Signalgene et Ecopia portent beaucoup de Claude Bismuth promesses tandis qu\u2019en bio- agroalimentaire, Nexia et Medicago disposent de technologies à la fine pointe de leur secteur.Un trésor à préserver Or, c\u2019est un trésor qu\u2019il importe de préserver au plus haut point.Le cheptel est particulièrement fragile, affirme Claude Bismuth, associé principal, groupe des technologies, de Ernst & Young.« On a beaucoup d\u2019entreprises qui sont jeunes, ce qui veut dire que le risque de décès est très élevé.» En effet, on constate qu\u2019en période de travaux préclini- ques, les chances d\u2019échec sont de l\u2019ordre de 90 % et ne tombent à 80 % qu\u2019en phase de tests cliniques.Et c\u2019est sans compter avec la phase 3 des tests cliniques où les échecs, s\u2019ils ne sont pas les plus nombreux, sont néanmoins les plus retentissants.Selon M.Bismuth, le Québec a su mettre en place une structure d\u2019appui qui constitue un bon sol nourricier pour l\u2019industrie.« Le capital de risque est bien présent, et les chercheurs ont adopté une attitude plus éclairée à l\u2019endroit de la propriété intellectuelle.Auparavant, le seul critère d\u2019évaluation était la quantité de papiers publiés, Ils publient toujours, mais ils sont un peu plus aux aguets.Il y a maintenant une sensibilité au besoin d\u2019être un peu plus circonspect », dit-il.Une autre dimension à laquelle le Québec a travaillé et où il doit poursuivre ses efforts, insiste M.Bismuth, est celle de l\u2019accueil des entreprises internationales de la bio- pharmaceutique.Leur présence sur le terrain fait en sorte que nos jeunes firmes en croissance peuvent trouver les partenariats dont elles ont besoin pour croître.Or.pour assurer cette présence, croit M.Bismuth, la clé tient au maintien des crédits d\u2019impôt à la recherche et développement.« Il faut que ces crédits soient stables et ne soient pas sujets à changement a chaque budget.Il en a été ainsi jusqu\u2019ici et il faut qu\u2019il en demeure ainsi.« Si on coupait ces crédits, les investissements et même le nombre de multinationales présentes ici tomberaient de moitié du jour au lendemain », affirme M.Bismuth.I Tapez le mot suivant: biotechnologies Le Québec saura-t-il conserver sa position de tête ?Selon une étude commandée par BIO- TECanada en 1998, le Québec dominait le palmarès canadien de la biotechnologie pour le nombre de firmes.Sur 282 firmes recensées au pays, 42 % étaient dans le Belle Province, 24 % en Ontario et 18 % en Colombie-Britannique.« Il n\u2019y a pas encore raison de croire que les choses ont changé », estime Joyce Groot, présidente de BIOTECanada.L'équilibre de l\u2019industrie canadienne aurait pourtant changé.C'est ce que confirmera ou infirmera une étude que Statistique Canada doit publier en 2001.Dans l\u2019étude de 1998, on observait que le Québec menait par le nombre d\u2019entreprises, mais que l\u2019Ontario fournissait le plus grand effort en recherche et développement (R&D).« Il se pourrait que cet effort transparaisse dans les prochains chiffres », note M™ Groot.« Le Québec est reconnu pour avoir pris le dessus sur les autres régions du Canada.Mais des programmes ont été mis en place en Ontario pour rattraper le Québec », dit Claude Bismuth.de Ernst & Young.L\u2019Ontario se distingue aussi par le nombre de ses entreprises présentes en Bourse.Sans compter qu\u2019elle possède deux des cinq entreprises canadiennes ayant une capitalisation boursière supérieure à un milliard de dollars, ce qui est aussi le cas de la Colombie-Britannique.Par ailleurs, selon une compilation de Cameron Groome, de la Financière Banque Nationale à Toronto, l\u2019Ontario abrite 37 des 100 entreprises publiques de la biotechnologie canadienne, la Colombie- Britannique 28, et le Québec, 16.(YB) ll UN PREMIER CHOIX PROGRAMME D'ASSURANCE SPÉCIALISÉ POUR LES | INDUSTRIES PHARMACEUTIQUES ET BIOTECHNOLOGIQUES e Responsabilité de produits e Responsabilité découlant d'essais cliniques e Responsabilité professionnelle (erreurs et omissions) e Responsabilité des administrateurs et des dirigeants e Responsabilité des atteintes à la propriété intellectuelle Vézina, Dufault inc.Firm in damage insurance 4374, Pierre-de-Coubertin Avenue , suite 220, Montreal (Quebec) HIV 1A6 Telephone : (514) 253-5221 Fax (514) 253-4453 www.vezduf.com Lombard \u20ac omar La santé pour tous Jeunes et moins jeunes ignorent souvent que BioChem Pharma a découvert le 3TC®, le médicament le plus prescrit dans le monde pour le traitement de l'infection par le VIH et du SIDA, ainsi que Zeffix traitement de l'hépatite B.Peut-être ne savent-ils pas non plus que BioChem Pharma est fermement engagée dans la lutte contre d'autres maladies, telles que la grippe, la méningite, l'hépatite C, la leucémie et d'autres formes de cancer.Mais, de plus en plus, ils profiteront des mnovations scientifiques de BioChem, qui consacre en effet d'importantes ressources à la recherche et au développement de vaccins et de médicaments pour améliorer la qualité de vie de tous les Canadiens.BioChem Pharma, un chef de file à l'échelle internationale et la plus grande société biopharmaceutique au Canada, met tout en œuvre pour atteindre son but : la santé pour tous.A) BIOCHEM PHARMA www biochempharma.com .le seul antiviral pour le 3TC® et ZefixMC sont des marques déposées de Glaxo Wellcome ple © BioChem Pharma, 2000 ec ra rt mr me Par PE Pr orage PE EE pg er EE A | BIOTECHNOLOGIES LES AFFAIRES - 11 NOVEMBRE 2000 A3 Les pionniers des années 1950 annonçaient le boom actuel Des recherches de pointe sont menées dans une grande variété de créneaux au Québec Guy Paquin paquing@transcontinental.ca S une nouvelle génération d\u2019entreprises de biotechnologies émerge au Québec, c\u2019est beaucoup pour des raisons historiques.Le terrain déblayé il y a des décennies par les fondateurs de la science biologique au Québec est devenu on ne peut plus fertile.Un qui serait fier, c\u2019est le docteur Wilder Penfield, pionnier de la recherche neurologique canadienne.Ses descendants se portent bien.Parmi eux, on trouve Neuro- chem, entreprise née à l\u2019université Queen\u2019s de Kingston, mais depuis entrainée dans l\u2019orbite de la neurologie québécoise.Neurochem développe ses médicaments contre l\u2019Alzheimer et d\u2019autres maladies à Ville Saint-Laurent.Il existe tout un groupe de maladies caractérisées par la formation de plaques de protéines (les amyloïdes) que le rein élimine normalement.Une erreur génétique peut faire que ces amyloïdes normalement solubles dans le sang ne le soient plus.Au lieu d\u2019être éliminées, elles se déposent, formant les plaques typiques du cerveau des malades d\u2019 Alzheimer et de plusieurs autre maladies graves.Chez Neurochem.on a trouvé un des complices permettant aux plaques et fibrilles d'amyloïdes de se former.C'est contre ce complice qu'on développe un médicament.Les enfants d'Armand Frappier Le docteur Armand Frap- pier a voué sa vie à la prévention des maladies infectieuses.Hélas, les antibiotiques.les corticoïdes et les antifongi- ques actuels sont durs à dissoudre dans l\u2019eau.Leur administration en est considérablement compliquée.On peut les administrer par inhalation, dissous dans des chlorofluo- rocarbones (CFC), dont la sinistre réputation environnementale n\u2019est plus à faire.RTP Pharma a inventé une façon différente d\u2019administrer ces molécules médicamenteuses.Première étape, et secret bien gardé de RTP, réduire la taille des particules de l\u2019ingrédient actif.Seconde étape, l\u2019envelopper d\u2019un phospholipide qui allonge la durée de vie active du médicament dans l\u2019organisme du malade.De cette façon, le problème de solubilité est contourné.On livre le médicament sous forme aérosol, injectable ou orale.Actuellement, RTP Pharma travaille à contourner les problèmes de solubilité d\u2019anesthésiques, d\u2019agents anticancer et de modulateurs du système immunitaire.Elle le fait pour Elan, SuperGen, Schering Plough, entre autres.Autre approche pour améliorer l\u2019administration des médicaments, celle de Conju- Chem.Elle part de la déprimante constatation suivante : en laboratoire, toute une classe de miniprotéines, les peptides, ont un effet boeuf contre toutes sortes de molécules pathogènes, mais dans nos organismes, les peptides n\u2019ont pas le temps de faire ouf ! Ils sont détruits en quelques minutes et sont donc sans effet.ConjuChem croit avoir trouvé en l\u2019albumine une grande soeur protectrice pour les peptides.L\u2019albumine se lie volontiers à eux, les protège toute la durée de sa propre vie dans l'organisme (quelques dizaines de jours) et ne suscite aucune attaque dans le sang ou le système digestif.Autre avantage de l\u2019albumine : elle ne traverse pas la barrière sang-cerveau.De la sorte, les peptides ne la traversent pas non plus et ne peuvent jeter la confusion dans nos neurones.Les peptides protégés pourront faire effet aussi longtemps que deux semaines à un mois par dose.Le pari d'Ecopia Ecopia s\u2019intéresse aux gènes, mais pas aux nôtres.Originale parmi les entreprises nord-américaines de génomique, elle étudie comment les bactéries produisent les substances nécessaires à leur vie.On le sait, les bactéries se retrouvent dans toutes sortes de situations extrêmes et survivent à toutes sortes d\u2019attaques environnementales.Pour simples qu\u2019ils soient, ces organismes ont une large palette de réactions physiologiques.Le pari d\u2019Ecopia est d\u2019 utiliser les mécanismes de survie des bactéries pour en extraire des substances utiles aux entreprises pharmaceutiques.Quand la chimie de synthèse chère aux spécialistes de la pharmacologie tombe en panne, Ecopia parie qu\u2019une bactérie peut montrer le chemin de la synthèse de la molécule tant cherchée.Pour l\u2019instant, Ecopia a deux ententes de recherche.La première est avec Kosan BioSciences, une entreprise californienne disposant de toute une classe de molécules candidates à devenir des médicaments de nouvelle génération.Elle fait appel à Ecopia pour découvrir comment les bactéries s\u2019y prennent pour produire naturellement ces molécules.Deux grands de la science biologique au Québec : les docteurs Wilder Penfield (a droite) et Armand Frappier.La seconde est avec Merck Frosst; mais rien n\u2019a transpiré de l'entente avec la géante pharmaceutique.Nous n\u2019avons pu savoir que le montant de l\u2019étape en cours, 125 000 $, ce qui est très peu, mais dont on dit que ce n\u2019est qu'un début.il Les entreprises \u2018de biotechnologies u Québec sont en n plein e essor etse taillent une pl Vous pouvez participer avec elles a cette expansion.enviable dans le monde.Elles peuvent compter sur l\u2019équipe du MIC pour les aide à réaliser leurs objectifs de partenariat, de formation et d'exportation.= \u201c Pour les connaître, consultez notre Répertoire des entreprises - des secteurs des biotechnologies pour la santé humaine et * de la recherche clinique à contrat, revu et augmenté en septembre 2000 __ mww,mic.gouv.gc.ca/biotechnologies UNE SOCIÉTÉ EN NOM COLLECTIF avocats 1250, boul.René-Lévesque ouest bureau 1400, Montréal Lapointe Rosenstein offre un réseau d'affaires international et une expertise reconnue en matière de capital de risque, particulièrement dans les domaines biothechnlogique, pharmaceutique et technologique.(Québec) H3B 5E9 Téléphone: (514) 925-6300 Télécopieur: (514) 925-9001 Courriel :general@lapros.qc.ca A4 LES AFFAIRES - 11 NOVEMBRE 2000 Un nouveau programme relié à la découverte de médicaments a récemment débuté chez SignalGene.|| s'appuie sur les cibles propres à la Compagnie ainsi que sur ses technologies révolutionnaires en ce qui concerne le design de médicaments.= - I : SignalGene est une compagnie génomique dont les principales activités sont: e l'identification de gènes humains reliés à des maladies et la réponse aux traitements; * la validation de nouvelles cibles de médicaments.Les programmes de recherche en cours chez SignalGene sont axés sur la maladie d'Alzheimer, le cancer du sein, le psoriasis, l'ostéoporose et l'obésité.La plate-forme intégrée de SignalGene est constituée de technologies de pointe dans les domaines de l\u2019analyse génétique, la génomique fonctionnelle, la protéomique, la bio-informatique et la conception de médicaments.SignalGene, leader de la médecine du futur SignalGene Inc.BIOTECHNOLOGIES | Un effet boule de neige s'est enfin formé La performance boursière depuis 1995 est spectaculaire Yan Barcelo dossie.s@transcontinental.ca | a boule de neige du sec- teur des biotechnologies s\u2019est enfin mise à rouler et, plus elle roule, plus elle amasse de la neige.Cameron Groome, qui a été pendant 10 ans analyste en biotechnologies chez First Marathon et qui est maintenant placeur (investment banker) à la Financière Banque Nationale à Toronto, nous trace le portrait de cette boule qui tourne maintenant sur le mode du cercle vertueux.Le Com bonne adr es industni JE santé plexe biomeédical du Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke Une infrastructure intégrée de R&D e Hôpital universitaire ® Faculté de médecine e Centre de recherche clinique ® Institut de Pharmacologie avec incubateur technologique e Parc technologique de plus de 120 acres Une expertise exceptionnelle © Plus de 140 chercheurs des sciences de la vie ® Plus de 55 cliniciens-chercheurs e Plus de 300 étudiants gradués Téléphone : (819) 560-4251 Télécopieur : (819) 560-4252 biomed@biomed.ca bioeinnovation.COXAB mn \u2019 c'est nous ! Notre Fonds d'amorçage fait un investissement de départ (entre 25 000 et 250 000 $) dans votre projet technologique.Nous y ajoutons notre expertise en bioeinnovation et nos contacts dans le réseau.Nous intervenons au tout début d\u2019un projet, avant les premiers tours de table auprès de fonds de capital- risque.Et nous vous aidons à vous y préparer pour donner toutes les chances de succès à votre CONB Centre québécois de valorisation des biotechnologies partenaire de 1a biosinnouation 418-657-3853 () © 418.657.7934 cavb@cqvb.qc.ca (©) (1) www.cavb.qc.ca Quel est ce cercle vertueux ?Dans les premiers temps émergent une foule de petits acteurs indifférenciés, desquels se détache une première vedette.Dans le cas du Québec, cette vedette fut évidemment BioChem Pharma.À partir de ce premier succès, survient un afflux de nouveau capital.Bien utilisé, ce capital- consolide le premier succès et confirme dans l\u2019esprit des investisseurs et des entrepreneurs le potentiel du secteur.L'argent qui continue d\u2019affluer permet de mener de plus importants projets qui, à leur tour, attirent de plus gros investisseurs.Enfin, cette masse critique suscite l\u2019émergence de plus d\u2019entreprises, qui peuvent faire appel à une plus large assiette de capital et\u2026 le cercle vertueux est engagé.Ce cercle vertueux a fort bien tourné au Canada.En 1990, note M.Groome, la capitalisation boursière totale des entreprises canadiennes de biotechnologies s\u2019élevait à 500 M$.En 2000, elle a passé le cap des 28 milliards de dollars (G$).Dans l\u2019ensemble du Canada, ce succès croissant s\u2019est construit sur la base de cinq gagnantes : BioChem Pharma, Biovail, Angiotech, QLT et MDS, les seules entreprises dont la capitalisation boursière dépasse le milliard de dollars.BioChem, avec une capitalisation au marché de 3,7 GS, vient au quatrième rang.Un secteur gagnant Dans l\u2019ensemble de la performance boursière, les biotechnologies présentent la deuxième meilleure performance depuis 1995, leurs gains cumulatifs s\u2019élevant à 250 %, juste derrière les gains de 360 % pour le secteur des technologies de l'information et des télécommunications.Viennent loin derrière le secteur des communications et médias et celui des banques avec des gains de 20 %.Tous les autres seèteurs ont donné des rendements négatifs, ceux des métaux décroissant de 65 %, ceux des papetières.des industrielles, de l'immobilier et du transport - pour ne nommer que ceux-là - chutant d'environ 50 %.Un facteur important dans l'entretien du cercle vertueux tient à la participation des gestionnaires de fonds et des analystes financiers, dont le nombre s\u2019est considérablement accru depuis cing ans.En 1995, indique M.Groo- me, l'indice des biotechnologies dans le TSE 300 ne comptait encore que pour 50 points de base.« Et n\u2019oublions pas, rappelle-t-il, que la plupart des gestionnaires de portefeuille évaluent leur performance par rapport a un index, en général le TSE 300.Or, la réaction des gestionnaires, à ce moment-là, était de ne pas tenir compte de l\u2019indice des biotechs parce que ses variations avaient trop peu d'impact sur l\u2019ensemble de leur portefeuille.À cet obstacle s\u2019ajoutait le fait que la sophistication scientifique du secteur le rend très complexe.» « Alors, pourquoi un gestionnaire s\u2019en serait-il préoccupé ?» dit M.Groome.Mais aujourd\u2019hui, l\u2019indice des biotechs s\u2019élève à 250 points de base.« Soudainement, les gens se disent que s\u2019ils ne suivent pas le secteur, leur performance peut en souffrir et ils peuvent se faire congédier.» I] en résulte que le cercle vertueux est augmenté par l'intervention tant des gestionnaires que des analystes, qui sont maintenant des dizaines à suivre le secteur.Le Québec bien positionné Dans ce cercle vertueux, le Québec tient bien sa place.soutient M.Cameron.Dans le palmarès des entreprises publiques, la Belle Province en compte 16, venant au troisième rang derrière l'Ontario, avec 37, et la Co- lombie-Britannique, avec 28.Au classement des 30 principales entreprises, on en trouve 6 au Québec, 7 en Colombie Britannique et 12 en Ontario.Par ailleurs, dans les 12 premiers appels publics à l\u2019épargne qui auront eu Heu d'ici la fin de 2000 au Canada, la moitié provient du Québec.Prudence en Bourse ! Attention toutefois ! Le secteur demeure très spéculatif.Les 100 canadiennes en Bourse ne comptent que |4 produits commercialement disponibles.Pour la plupart des entreprises.la valeur boursière est plus soutenue par les opérations d\u2019acquisitions de la part des multinationales de la biophar- maceutique, ou par les alliances avec ces dernieres, que par les ventes de produits.« Les valeurs tiennent aux achats d'entreprise, reconnaît M.Groome, pas encore à la performance commerciale des produits.» Il n'en reste pas moins que le secteur est bien lancé.Si la roue continue à bien rouler, la performance passée nous laisse entrevoir un secteur dont la capitalisation, en 2005, pourrait atteindre les 165 G$, dit M.Groome.Qui a dit que la vertu ne payait pas ? | BIOTECHNOLOGIES L'accès au capital de risque, un problème généralisé Guy Paquin paquing@transcontinental.ca de biotechnologies québécoises envers le capital de risque local ont explosé cette année.\u2019 - On l\u2019a dénoncé comme trop gourmand en actionnariat des jeunes entreprises pour le peu d'argent qu\u2019il acceptait d\u2019engager.On l\u2019a tour à tour décrit comme tyrannique ou totalement laxiste, capable de se substituer à la direction de la biotech ou incapable au contraire de l\u2019aider à se gérer.Ici, la recherche vient corroborer la plainte : une étude commanditée par Statistique Canada montre que les deux tiers des entreprises de biotechnologies du Canada sont écartées par les sociétés locales de capital risque sans même un examen scientifique ou financier de la valeur de l\u2019entreprise.L'étude faite au printemps 2000 s\u2019intitule Comment expliquer la croissance rapide parmi les entreprises canadiennes de biotechnologies.Les entreprises oeuvrant dans le domaine de la santé humaine semblent cependant plus aguerries que celles des autres secteurs de la biotechnologie : 60 % parviennent à obtenir du capital de risque, tandis que dans le domaine bioalimentaire, seulement 35 % en obtiennent.| es doléances des sociétés Pas une question de pingrerie L'auteur de l'étude, Jorge Niosi, explique ce traitement apparemment cavalier des capitalistes : « Les deux tiers des biotechs canadiennes ou québécoises n'ont pas de brevets sur leurs découvertes.À ce stade, inutile d'espérer de l\u2019aide financière.» Le chercheur et professeur d'administration de l'Université du Québec à Montréal signale un autre critère qu\u2019utilisent les capitalistes de risque pour commencer un examen sérieux de la science et de la gestion des biotechs.Par exemple, la présence d'un scientifique de bon calibre et de grande expérience au sein du comité technique ou du conseil d\u2019administration rassure.Ce gourou valide la qualité scientifique et promet qu\u2019on livrera la marchandise.Quant à la prétendue pingrerie des capitalistes de risque, Jorge Niosi n\u2019y croit pas.Il calcule qu\u2019il y avait au printemps dernier 160 entreprises de biotechnologies en santé humaine au Canada.Elles ont en moyenne cinq produits dans le pipeline et le développement de chacun d'entre eux coûtera en PHOTO: JEAN-GUY PARADIS, LES AFFAIRES Luc Minville : « Au Québec, c'est la méthode saucisson : une tranche à la fois.On a l'impression que rien n'est jamais gagné.» moyenne 500 M$ pour les médicaments et 50 M$ pour les trousses diagnostiques.« Les besoins financiers de biotechs canadiennes s\u2019élèvent au bas mot à 250 milliards de dollars, dont 30 % pour le Québec.Les revenus totaux du gouvernement fédéral sont environ la moitié de cette somme.Inutile de dire qu\u2019il n\u2019y a pas assez de capitaux pour satisfaire tout le monde », dit M.Niosi.Le principal obstacle M.Niosi reconnaît que l\u2019accès aux capitaux est l\u2019obstacle principal au développement des sociétés de biotechs québécoises, suivi de près par la difficulté de trouver des ressources humaines compétentes.Mais il rappelle qu\u2019un banquier de Wall Street, spécialisé dans le domaine, lui a dit avoir rencontré la même situation aux États-Unis ! Selon Lue Minville, vp finances de RTP Pharma, la principale différence entre le comportement des capitalistes de risque américains et canadiens est la durée de leur implication.« Aux Etats-Unis, le bailleur de fonds s\u2019engage pour 5, voire 10 ans.Il pourvoira aux besoins de la biotech jusqu\u2019à l\u2019inscription de celle-ci en Bourse.Au Québec, c\u2019est la méthode saucisson : une tranche à la fois.On a l\u2019impression que rien n\u2019est jamais gagné.» Autre difficulté, les sociétés de capital de risque québécoises arrivent généralement avec un pécule moindre que leurs contreparties américaines.Il y a donc nécessité de créer des consortiums financiers pour obtenir les sommes nécessaires.Ainsi, la biotech québécoise doit souvent composer avec plusieurs investisseurs, ce qui lui complique la vie.Plus agaçant encore : puisque le bassin de sociétés de capital de risque de premier plan est restreint, la biotech doit partager ses secrets avec des investisseurs qui financent ses concurrents québécois et connaissent donc leurs stratégies.Pour limiter le nombre et l\u2019appétit des financiers locaux, M.Minville a intéressé deux de ses clients ou alliés potentiels, la multinationale Elan et la canadienne Patheon, à investir dans RTP Pharma.Au- jourd\u2019hui, elles détiennent conjointement 25 % des actions de l\u2019entreprise québécoise.RTP Pharma a recueilli 40 M$ depuis quatre ans.La même nécessité a poussé Hans Mader, président de Procyon Biopharma, à utiliser son réseau international.L'ex- vp de Novartis a convaincu les financiers suisses de placer 5 M$ dans Procyon.H TECHNOPOLE UNE RÉSGIGN DENTREPHISES DE QUALITÉ MONDIALE TRS LES AFFAIRES » 11 NOVEMBRE 2000 A5 mations, vous serons \u2018MENKES SHOONER DAGENAIS Architecte GROUPE IMMOBILIER N.Laberge (514) 878-1045, poste 232 e-mail: nlaberge@groupevalor.com Site Web: www.groupevalor.com te CE « A6 LES AFFAIRES - 11 NOVEMBRE 2000 BIOTECHNOLOGIES | T2C2 Bio, un acteur clé dans le développement de vedettes Une nouvelle phase de financement de 75 à 100 M$ sera bientôt complétée Yan Barcelo dossiers@transcontinental.ca a section biotechnologies du fonds de capital de risque T2C2, T2C2 Bio, est dans une nouvelle phase de financement qui devrait être terminée en décembre ou janvier prochain.L'unité que dirige Bernard Coupal espère récolter entre 75 M$ et 100 M$.Le premier fonds avait été démarré en 1997 avec 35 M$ en caisse.Mais cette caisse, investie à hauteur de 80 % dans 25 sociétés, s\u2019assèche.Par ailleurs, T2C2 Bio constate que de nouveaux fonds sont nécessaires, non pas pour développer de nouveaux projets, mais simplement pour mener à terme ceux qu\u2019elle pilote déjà.« On se rend compte qu\u2019on est obligés d\u2019accompagner nos entreprises plus longtemps pour les amener à un niveau qui peut être intéressant pour les investisseurs, explique M.Coupal.Tant les fonds de capital de risque que les grandes pharmaceutiques veulent des sociétés plus mû- res où les gestionnaires se sont aguerris et où la science a été validée.» Un rôle d'ensemencement Depuis 10 ans, beaucoup d'entreprises de biotechnologies ont été créées et plusieurs d\u2019entres elles sont en voie de devenir publiques, souligne M.Coupal.« Pour les sociétés de capital de risque, il est donc très tentant d'investir quand l\u2019entreprise est proche de venir publique.Elles sont de plus en plus intéressées d'investir en aval, ce qui les a amenées à délaisser le démarrage.» Ce phénomène n\u2019est pas nouveau.En fait, il a toujours été en force et la nouvelle donne de l\u2019arrivée en Bourse d\u2019un fort contingent accru d\u2019acteurs ne fait que le consolider.C\u2019est dire que le rôle de T2C2, l\u2019unique fonds au Québec qui s\u2019est spécialisé dans le démarrage de toutes les jeunes pousses entrepreneuriales, est plus essentiel que jamais.Alors que tous les autres fonds investissent d\u2019abord et avant tout dans un fonds commercial, les gens de T2C2 Bio investissent PHOTO: JEAN-GUY PARADIS, LES AFFAIRES Bernard Coupal : « On est obligé d'accompagner nos entreprises plus longtemps pour les amener à un niveau dans les intéressant pour les investisseurs.» d\u2019abord et avant tout dans un potentiel scientifique.« C\u2019est un métier très particulier d\u2019investir dans les démarrages qu\u2019on met en place, dit M.Coupal.Ça demande plus de connaissances scientifiques que de connaissances d\u2019affaires.» Il est éloquent que les six spécialistes de T2C2 Bio, tous détenteurs de doctorats en sciences de la vie, se distinguent plus par leurs qualifications scientifiques que d\u2019affaires.La démarche est typique : T2C2 fait pousser de la science en attendant que d\u2019autres investisseurs en extraient une entreprise.Pour mener à bien sa mission, T2C2 a mis en place un réseau de contacts qui lui donne des entrées dans tous les départements de sciences de la vie et autres fonds de capital de risque au Québec.Sa démarche typique l\u2019amène toujours à injecter en premier lieu entre 200 000 $ et 500 000 $ pour permettre à un chercheur d\u2019amener sa recherche à une première étape de preuve scientifique.Habituellement, dans les 12 mois qui suivent, T2C2 récidive en amenant à la table d\u2019autres fonds pour une deuxième ronde plus substantielle qui oscille entre 2 M$ et 5 M$.C\u2019est ce qui est arrivé par exemple avec Phytobiotech.Après une première injection de quelques centaines de milliers de dollars, la petite firme a été dotée d\u2019un capital de 5,2 M$ par la Société In- novatech du Grand Montréal, le Fonds de solidarité, BioChem Pharma et T2C2.Phytobiotech a mis au point un procédé par lequel on peut faire croître des cellules de plantes dans un réacteur biologique.« Au lieu de devoir aller en forêt pour récolter des composés spécifiques, comme le taxol qui est utilisé contre la leucémie, une compagnie pharmaceutique peut les produire en usine dans des conditions contrôlées », explique M.Coupal.Le même scénario s\u2019est déroulé plus récemment chez Compatigene où Innovatech et Sofinov se sont associées à T2C2 pour injecter 3 M$.Cette société est issue de la recherche du docteur Claude Perreault, qui est à mettre au point une méthode d\u2019identification des antigènes mineurs.Comme on peut l\u2019imaginer, les entreprises dans lesquelles T2C2 investit sont très loin du moment où elles passeront en Bourse et encore plus loin du moment où elles livreront un produit commercialisable.Etonnamment, T2C2 détient des actions dans quatre entreprises en Bourse.Sauf pour Procyon Biopharma, qui était déjà en Bourse lorsque le fonds en a acheté des parts, ces participations sont le fruit d\u2019alliances qui ont fait aboutir T2C2 dans des sociétés en Bourse.C\u2019est le cas de PharmaG.par exemple, petite société issue de l\u2019Hôpital Sainte-Jus- tine.Un jour, T2C2 s\u2019est retrouvée à une croisée : elle pouvait effectuer une deuxième ronde ou vendre l\u2019entreprise à Theratechnologies.En la vendant par échange d'actions à Theratechnolo- gies, elle s'est retrouvée actionnaire de cette dernière.Puis, plus récemment, le lancement d\u2019Ecopia en tant que société indépendante de Theratechnologies a de la même façon donné une participation de T2C2 dans ce spin-off.b lINCUBATEUR DES BIOTECHNOLOGIES : québécois d'innovation en biotechnologie (CQIB) offre aux chercheurs-entrepreneui services et des installations propices au démarrage des nouvelles entreprises.d'autant e Aide au prédémarrage ® Important parc d'instruments scientifiques e Laboratoires et bureaux Encadrement d'affaires Situé dans le Parc scientifique « Le CQIB, en y associant sa crédibilité, m'a ouvert la porte sur le monde des communications, facilitant les démarches de financement et de j commercialisation de l\u2019entreprise » Nagui Naoum, président * BioEnvelop Technologies Inc.et de haute technologie de Laval « Le CQIB a contribué a cristalliser ma structure d'affaires alors que je réunissais, autour d'une infrastructure de recherche-développement, les investisseurs et le personnel scientifique.» Christian Archambault, président Genevision Inc, Division de Warnex Pharma « L'équipe du CQIB comprend les besoins et les réalités des entreprises en démarrage.Notre entreprise est devenue très rapidement opérationnelle, tant dans ses fonctions d'affaires que techniques.» Douglas J.Jensen, président * Origenix Technologies Inc.CQIB Tél.: (450) 688-8377 Centre québécois d'innovation Internet : www.cqib.org en biotechnologie courrier électronique: info@cqib.org Avec l'appui de : Québec ia Bon Ceres Boscom = LAVAL Canadï bai TECHNOPOLE \u201cON D'ENTTIIISES OC QUALITÉ 2 meer ze | AIRE 2 01 ra a | BIOTECHNOLOGIES LES AFFAIRES - TI NOVEMBRE 2000 A7 Le COVB donne un bon coup de pouce aux futures étoiles René Lewandowski dossiers@transcontinental.ca Vézina se souviendront longtemps de leurs premières rencontres avec le Centre québécois de valorisation des biotechnologies (CQVB).C'était il y a quatre ans.Ils avaient décidé de partir en affaires.Mais voilà, pas d\u2019argent, pas de plan d'affaires, seulement une idée dans le domaine des biotechnologies.Que faire ?« Nous avons rencontré les gens du CQVB et ils nous ont accordé un prêt Fen: Arcand et Louis Jean-Maurice Plourde rappelle que le CQVB fait bien plus que du financement de démarrage ou de prédémarrage.de 50 000 $ pour préparer notre plan d\u2019affaires », dit Francois Arcand, fondateur et directeur général de Medi- cago, de Sainte-Foy.Les deux entrepreneurs ont travaillé à temps partie] pendant six mois pour préparer le plan.Sauf que la première version n\u2019était pas terrible, du moins pas assez pour convaincre des investisseurs.Un an plus tard, le COVB leur accorde un deuxième prêt, cette fois de 100 000 $, puis un autre de même valeur, en avril 1999, au moment où la PME s\u2019apprêtait à convaincre deux firmes de capital de risque.« C\u2019est sûr que sans l'aide du CQVB on ne serait pas là aujourd\u2019hui », dit François Arcand.Les prêts à redevances du CQVB ont depuis été transformés en débentures convertibles en capital-actions.« Sur papier, le CQVB a fait beaucoup d'argent avec nous », dit M.Arcand.C\u2019est que Medicago est dans un secteur très spécialisé : la mo- léculture.Et il n\u2019y aurait qu\u2019une dizaine d'entreprises au monde dans ce créneau.Elle développe et commercialise une plate-forme technologique originale et brevetée pour fabriquer des molécules recombinantes dans les plantes transgéniques, à commencer par la luzerne.Son objectif ?Produire en grandes quantités et à meilleurs coûts des molécules recombinantes pour plusieurs filières indus- PHOTO: JEAN-GUY PARADIS, LES AFFAIRES trielles dont la santé, la transformation des matières premières, le recyclage et la consommation.En plein dans le mandat du CQVB.Depuis 15 ans, la formule de partenariat financier et d'accompagnement adoptée par le CQVB a produit d\u2019intéressants résultats.L'organisme effectué 41 investissements dans une trentaine d'entreprises pour une somme globale de 3,2 M$.Fin août 2000, 17 d\u2019entre elles se situaient au stade du prédé- marrage, 10 avaient complété leur première ronde de financement, et 4 étaient considérées comme matures.> ah Le CQVB est avant tout au service des entreprises en répondant a leurs besoins en ma- tiere de liaison, de valorisation et de transfert technologique.Son véritable role est de servir d\u2019intermédiaire et d\u2019agent de maillage entre les entreprises et les laboratoires universitaires, gouvernementaux et collégiaux détenteurs de résultats de R&D, mais également de capacités technologiques et d\u2019informations scientifiques et techniques.« Les chercheurs viennent nous voir comme entrepreneurs et on s'occupe de négocier le transfert technologique », dit Jean-Maurice Derrière Portes Baillargeon, comme derrière plus de 400 autres entreprises d'ici dont la plupart sont des PME, il y a la CDP du Québec qui investit temps, argent et expertise.Pour un partenariat durable.En bout de chemin, l\u2019argent des Québécois rapporte à tous les Québécois.Parce qu\u2019à la CDP du Québec, on ne fait pas qu\u2019investir, on s\u2019investit.Pour vous renseigner ou pour devenir vous aussi un partenaire, adressez-vous au : 1 866 CDP-2002 ou www.cdp.ca Nos produits sont maintenant.ailleurs au Canada, aux États-Unis, en Angleterre et en Pologne.Le succès, je le dois à mon équipe.Mon entrée sur la scène internationale, je la dois en partie aux gens de la CDP du Québec qui ne sont pas uniquement : des investisseurs.» CDP Caisse de dépôt et placement du Québec Derrière l'ouverture d'esprit de Bruno Baillargeon « Moi, je ne pensais pas qu la Caisse de dépôt et placement du Québec s'intéressait aux PM oo Encore moins qu\u2019ell \u201c Entrepreneurs généraux prise se distingue par son approche visant des médicaments moins toxiques pour combattre les tumeurs.Dans le domaine de la cancérologie, MethylGene a commencé des essais cliniques de phase II au Canada et aux Etats-Unis pour son produit MG98.D'autres molécules innovatrices sont à venir.Dans le domaine des anti- bactériens, la compagnie a découvert de nouvelles substances pour diminuer la résistance des bactéries aux antibiotiques, un problème courant en médecine.Il s'agit de marchés prometteurs de l\u2019ordre de 14 milliards de dollars (cancer) et de 25 milliards de dollars (antibiotiques).Une cueillette de 60 M$ Chose certaine, le moral est bon.MethylGene vient de compléter une ronde de financement privé de 18,6 M$, ce qui porte à près de 60 M$ le financement total (équité, crédits d'impôt, etc.) depuis sa fondation il y a trois ans.BioCapital, le Fonds de so- LES AFFAIRES PHOTO: JEAN-GUY PARA Donald Corcoran : « Nous sommes financés par du capital de risque; il est donc certain que le marché boursier nous intéresse.» lidarité FTQ, Innovatech du Grand Montréal et Hybridon ont investi dans le démarrage de l\u2019entreprise montréalaise.Mis à part ces investisseurs du départ, l\u2019entreprise a retenu cette fois l\u2019attention du richissime Conseil du régime de retraite des enseignantes et des enseignants de l\u2019On- « i tario (TEACHERS), ainsi que de Pacific Rim Venture, un partenariat américano- japonais établi aux Etats-Unis et spécialisé dans le capital de risque.ce qui permet à Me- thylGene d'accéder pour la première fois à du financement étranger.De plus.MethylGene a conclu l'été dernier une alliance stratégique avec MGI Pharma, une société du Minnesota, pour la licence, la recherche et le développement de l\u2019anticancéreux MG98, ce qui devrait amener des rentrées de l\u2019ordre de 55 M$ dans ses coffres.MGI Pharma versera en effet 10 M$ en équité, assumera les coûts de tous les essais cliniques de phase II de l\u2019anticancéreux MG98 en Amérique du Nord, ainsi que les dépenses liées au programme sur les petites molécules.« MGI Pharma est très réputée dans le développement et la commercialisation d'agents anticancéreux, indique M.Corcoran.Ce partenariat donnera un élan supplémentaire à nos efforts pour découvrir de nouveaux médicaments.» En outre, dit-il, MethylGene pourra opter pour une formule de partage des profits.plutôt que le versement de redevances, et développer sa propre force de vente.Le président de MethylGene précise qu'une seconde alliance stratégique pourrait être conclue d'ici un an.I Ce \u2014\u2014 "]
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