Les affaires, 10 mars 2001, Cahier 3
[" \u2018 | = DONS RE AR EE TRS .EEE .- - - Co.site a 0008 Aes haw CAHIER DÉTACHABLE 10 mars 2001 - 12 PAGES | CAHIER - B LA TOURNEE DES \u201cAFFAIRES REGIONS DU QUEBEC ESTRIE SOMMAIRE | Adieu tour d'ivoire La recherche produit de nombreuses entreprises B4, B6 L'Université embauche Les chercheurs y trouveront un emploi B5 77 M$ pour les touristes Sherbrooke mise sur la Cité des rivières pour amener de l'eau au moulin B8 Magog change d'habit Le caoutchouc plastique remplace le textile B12 YT EI TT pour la Fête du lac des nations SUIVEZ LA SÉRIE DE CAHIERS SPÉCIAUX HEBDOMADAIRES Ç Merci à nos partenaires régions du pr P @© cop Caisse de dépôt et placement du Québec BANQUE NATIONALE 8910 tu B2 LES AFFAIRES - 10 MARS 2001 ESTRIE [CAHIER DÉTACHABLE | La croissance se poursuit, mais un ralentissement est en vue Le taux de chômage a encore reculé à 7,8%, après des années difficiles Pierre Théroux therouxp@transcontinental.ca \u2019Estrie revient de loin.Après des années difficiles au cours de la majeure partie des années 1990, la région a connu un regain de dynamisme et enregistré des performances économiques historiques.Les résultats de l\u2019année 2000, jugés encore satisfaisants, montrent toutefois un certain ralentissement de la cadence qui pourrait se poursuivre cette année.Le taux de chômage, qui a longtemps avoisiné les 10 %, a depuis reculé à 8,8 % (1999) puis à 7,8 % (2000).Au cours des quatre dernières années, les dépenses en immobilisations ont totalisé plus de ! milliard de dollars (G$) annuellement, passant de 1,03 G$ en 1997 à 1,35 G$ en 1999, pour retomber l\u2019an dernier à 1,3 G$.« Le climat de morosité s\u2019est changé en élan de prospérité », note Pierre Dage- nais, directeur général de la Société de développement économique de la région Le représentant d'Hydro-Québec de votre région s'engage à vous offrir des services-conseils sur mesure tenant compte de vos besoins et de vos priorités.Nos équipes dynamiques sont à votre service pour vous orienter vers des solutions technologiques rentables.N'hésitez pas à communiquer avec l\u2019un de nos représentants.sherbrookoise (SDERS- CLD), précisant que le taux de chômage de cette MRC avait chuté d\u2019environ 12 % à 7 % au cours des cinq dernières années.En 1999, la région sher- brookoise avait connu une performance historique, tant au plan de la création nette d\u2019emplois (1 410) que des investissements (174 M$) et du démarrage de nouvelles entreprises (40).En 2000 et 2001, elle devrait enregistrer des investissements annuels de quelque 100 M$, tandis que le gain net d\u2019emplois chuterait à 1 000 (2 000) puis à environ 400 (2001).Parmi les secteurs de développement privilégiés figure celui des centres d\u2019appel.D'ailleurs, depuis environ un an, le géant américain des télécommunications ACI Telecentrics y exploite un centre d\u2019appel qui compte près de 300 employés.L'entreprise estime même qu\u2019elle pourrait embaucher jusqu\u2019à 600 personnes d'ici la fin de l\u2019année.Du côté de Magog, le bilan est aussi reluisant.En 1999, Estrie et Centre-du-Québec 1 800 463-4462 www.hydroquebec.com/affaires la région a connu une augmentation nette de 659 nouveaux emplois manufacturiers lesquels sont ainsi passés de 5 477 à 6 114.Les investissements industriels ont atteint près de 40 M$, une augmentation de 761 000 $ par rapport à l\u2019année précédente.Or, « les résultats devraient être sensiblement les mêmes pour 2000 », indique Claudine Messier, commissaire industrielle du CLD de la MRC Memphrémagog.D'autres projets La croissance des dernières années dans cette région, particulièrement dans le secteur du caoutchouc-plastique, a accéléré l\u2019ouverture d\u2019un deuxième parc industriel.L'entreprise Acrylco, qui se spécialise dans les matériaux composites, s\u2019y installera la première et devrait générer une centaine d'emplois.Par ailleurs, le CLD caresse le projet d\u2019y implanter un Centre intégré de plastur- gie qui permettrait de soutenir le développement des entreprises du secteur caout- chouc-plastique non seulement de la région, mais aussi dans l\u2019ensemble de la province.Le dynamisme entrepreneurial touche aussi la région de Lac-Mégantic.Jadis classée zone désignée, à la suite d\u2019importantes fermetures d\u2019usines et un taux de chômage qui avait atteint 15 %, « la région s\u2019est reprise en main et a beaucoup développé son tissu manufacturier au cours des dernières années », souligne Nathalie Tuboeuf, directrice générale du CLD MRC du Granit.De 1995 à 1999, les investissements ont totalisé 305 M$ grâce notamment à Tafisa, qui doit à terme dépenser près de 200 M$ pour ajouter une seconde ligne de production de panneaux de particules de bois.En 10 ans, le nombre d\u2019employés sera passé de 60 à plus de 260.Aujourd\u2019hui, le taux de chômage de la région se situe aux alentours de 4 à 6 %, selon les périodes.Le paysage industriel est principalement composé des industries du bois, de la confection et du granit.I Principaux employeurs manufacturiers Fabricant Nbre employés Bombardier 3 500 Waterville TG 1 600 Domtar 1100 C.S.Brooks 955 Groupe de décoration domiciliaire Impérial 573 S10 H.H.Brown Bestar ~~ 508 % Kruger 481 SOURCE : CRIQ, REPERTOIRE DES PRODUITS DISPONIBLES, 2000 Principales municipalités Municipalités Population Sherbrooke 76786 Rock Forest 16604 Fleurimont 16 262 Magog 14 050 Ascot 8 663 Rue Wellington SOURCE : STATISTIQUE CANADA, à Sherbrooke RECENSEMENT 1996 2 Le a - TABLEAU : LES AFFAIRES a Fri | ESTRIE LES AFFAIRES - 10 MARS 2001 B3 La pénurie de main-d'oeuvre force l'embauche à l'extérieur Plèrr re Thé in Bix therouxp@transcontinental.ca que qu\u2019a connu l\u2019Estrie ces dernières années n\u2019est pas sans causer un problème de taille : la pénurie de main-d\u2019oeuvre.« Nous devons faire du recrutement à l\u2019extérieur de la région », souligne Nathalie Tuboeuf, directrice générale du Centre local de développement (CLD) de la MRC du Granit, où le taux de chômage moyen varie de 4 % à 6 %, selon les périodes.Pour ce faire, les intervenants économiques et certaines entréprises de la région de Lac-Mégantic n\u2019ont pas hésité à passer une journée en Mauricie pour y recueillir des curriculum vitae et même tenir des entrevues.« Nous ciblons des territoires dont | : croissance économi- le tissu manufacturier est semblable au nôtre, ce qui nous permet de recruter de la main-d'oeuvre ayant des affinités avec le type de postes à combler », précise Mme Tu- boeuf.Sans compter que la Mauricie affiche l\u2019un des taux de chômage les plus élevés au pays.« Le recrutement d\u2019employés spécialisés et qualifiés est très difficile », constate aussi René Borgia, président des Services mécaniques Borgia, à Windsor, qui compte déjà une centaine d\u2019employés.À la recherche de mécaniciens, soudeurs et électriciens expérimentés depuis plusieurs mois, M.Borgia reçoit surtout des candidatures d\u2019étudiants en quête d\u2019emploi pour la fin de leurs études.Recrutement d'étudiants « Le problème va encore plus loin dans la mesure où, bien souvent, il y a d\u2019abord un problème de recrutement d\u2019étudiants », affirme Sandra Roy, directrice de la formation professionnelle et générale, pour les adultes, au Centre de for- = L\u2019AVENIR, C\u2019EST ICI.Camp Jeunes Entrepreneurs ;_ * Appui à la mise en place des projets , - de développement e Soutien technique et suivi aux entreprises en démarrage ou restructuration mation Morilac de Windsor.Pour tenter de régler en partie le problème, le Centre mise entre autres sur le recrutement d\u2019étudiants dans le cadre de programmes de formation travail-étude sur mesure, développés en collaboration avec les entreprises ayant des besoins spécifiques en matière de main-d'oeuvre.« Le fait qu\u2019une entreprise soit associée au processus de recrutement d'étudiants donne plus de poids à la démarche, puisqu\u2019ils y voient automatiquement une possibi- SADC Société daide au développement des collectivités À la base, il faudrait que la région contre davantage l'exode des jeunes lité d\u2019emploi à la fin de la formation », dit Guy Vallée, conseiller en orientation.Des expériences du genre ont notamment été réalisées avec Thona, une entreprise du secteur caoutchouc-plastique de Magog qui a considérablement accru son effectif au cours des dernières années.Mais la forte croissance de l\u2019entreprise la force encore à devoir combler quelque 200 postes.La région de Magog, en collaboration avec le ministère de l'Éducation, souhaite d\u2019ailleurs implanter un Centre intégré de plasturgie.Ce centre aiderait notamment à solutionner les problèmes de pénurie de main-d\u2019oeuvre rencontrés par les entreprises {de ce secteur non seulement en Estrie, mais aussi dans l\u2019ensemble du Québec.Garder les jeunes Les problèmes de pénurie de main-d'oeuvre pourraient en partie s\u2019atténuer si la région de l\u2019Estrie réussissait à contrer davantage l\u2019exode des jeunes qui partent vers les grands centres, soit pour étudier, soit pour trouver du travail.« Souvent, les jeunes ne sont même pas au courant des emplois disponibles dans la région », souligne Jean- François Champoux, un consultant en relations humaines et développement organisationnel de Val-Joli.Lui-même aurait peut-être quitté l\u2019Estrie n\u2019eût été sa participation au programme Place aux jeunes, qui vise justement à freiner l\u2019exode régional ou favoriser leur retour.Eric Thibodeau, agent de développement économique au CLD de la MRC du Val- -\u2014 Saint-François, est responsable du volet jeunesse.À ce titre, il organise notamment des rencontres dans les écoles secondaires « pour faire la promotion de l\u2019entrepreneurship comme une option au marché du travail », précise-t-il.À Lac-Mégantic, l\u2019implantation en 1998 d\u2019un Centre d\u2019études collégiales, affilié au Cégep Beauce-Appalaches, visait à permettre aux jeunes d'accéder à des études de niveau collégial sans devoir quitter la région.Du même coup, le projet permettait aussi de répondre aux besoins de main-d\u2019oeuvre des entreprises.«Il y aura toujours des jeunes qui devront quitter la région pour aller poursuivre des études collégiales ou universitaires.Mais en leur offrant ainsi la possibilité de rester plus longtemps dans la région, cela leur permet de mieux la con- naitre et de voir les occasions qui s\u2019offrent à eux », commente M™ Tuboeuf.H PY [vin pg [od = Le ve] = Le VO STE 1 Accompagnement de promoteurs dans la réparation de projets d\u2019affaires rtefeuille d'investissement : ide financière pouvant atteindre 125 000$ Pro j'amme Stratégie Jeunesse : ancière entre 5 000$ et 15 000$ pertise-conseil en démarrage, consolidation, )dernisation d\u2019entreprise B7 77-473-7232 SADC région 2 besto (819) 879-7147 SADC région de Coat 00 (819) 849-3053 SADC région de Méga (819) 583-5332 + Développement Canada Economic économique Canada Development Canadä Les SADC, Partenaires de vos projets L'évolution des technologies influe directement sur celle des marchés.Quelles soient scientifiques ou technologiques, les dernières découvertes créent des micromarchés vltraspécialisés.Chaque micromarché répond à des règles de commercialisation et de gestion aux subtiles particularités.Parmi nos services spécialisés figurent, entre autres, le financement, la fusion et l'acquisition d'entreprises, la planification stratégique, lo fiscalité internationale et le redressement.Notre expertise en nouvelle économie constitue la force première de notre équipe.Sherbrooke : (819) 822-4000 Coaticook : (819) 849-9171 Cowansville : (450) 263-2010 Knowlton : (450} 242-6107 Lac-Mégantic : (819) 583-0611 Raymond Chabot /= Grant Thornton UP B4 LES AFFAIRES - 10 MARS 2001 ESTRIE [CAHIER DÉTACHABLE | l'Université, un moteur économique toujours plus important Le financement de la recherche est passé de 25 M$ à 44 MS Pierre Théroux therouxp@transcontinental.ca éokimia, Télogène, N Enerkem, Quanti- script : voilà autant de projets d\u2019entreprises issues ces dernières années de l\u2019Université de Sherbrooke qui devient de plus en plus un acteur important du développement économique de la région, mais aussi du Québec.« Dans une économie où la connaissance et le savoir sont devenus la pierre angulaire du développement, l\u2019Université est appelée davantage à jouer un rôle moteur », affirme Jean Nicolas, vice- recteur à la recherche.Depuis environ cing ans, 18 entreprises ont été créées par suite des activités de transfert de technologie de l\u2019Université.Par exemple, Quantiscript est le fruit de la recherche de l\u2019équipe du professeur Jacques Beauvais dans le domaine de la nanolithographie.Issue en mars 2000 des laboratoires de génie électrique et de génie informatique, la nouvelle entreprise a développé une technologie qui permet de miniaturiser encore plus les circuits intégrés comme ceux que l\u2019on retrouve dans les processeurs de micro-ordinateurs.Pour Jean Nicolas, la création de cette entreprise illustre notamment le niveau de performance atteint par les équipes de chercheurs de l\u2019Univer- «Il faut compter occupait le premier rang des institutions canadiennes en termes de ratio taux de rede- vances-fonds de recherche, soit 10 %, devançant de loin l\u2019Université Carleton (5 %) et l\u2019Ottawa Heart Institute (4,1 %).Au niveau nord- américain, l\u2019Uni- sité dans les domai- sur d'excellents brooke.situait technologie.C'est Cercheurs et une out juste derrière monstration dc équipe qui Vale ore frsaion de 1a re.PUisse réliser Toutefois, avec quete du Jo pfeniel 05 ede S Pr de Maison.Commercial des le devrait grim- treprises-université innovations.» per de quelques afin de favoriser le transfert de connaissances et de savoir-faire », ajoute le professeur de génie mécanique.Premier au Canada Depuis 1998, en trois ans, le financement de la recherche a presque doublé, passant annuellement de 25 M$ à 44 M$.D'ailleurs, avec 3,3 M$ de redevances en 1999, l\u2019Université urv re à la mondialisation?| Recruter et embaucher les meilleurs?Former votre personnel?Optimiser la gestion de vos essources humaines?Votre centre local d'emploi a des services GRATUITS rangs et garder la tête canadienne.Or, la plus grande portion de ces redevances, soit environ 80 %, provient de la technologie développée par des chercheurs de la faculté de génie dans le domaine de la compression de la parole.Commencée dans les années 1980, l\u2019application de cette technologie appelée ACELP s\u2019est imposée ces dernières an- www.mss.gouv.qc.ca Direction régionale de I\u2019Estrie Québec Emploi-Québec B b nées à la faveur de l\u2019émergence de la téléphonie cellulaire.« Pour en arriver là, il faut compter sur d\u2019excellents chercheurs et une équipe qui puisse réaliser le potentiel commercial des innovations », constate M.Nicolas.Par exemple, l\u2019entreprise bio- pharmaceutique Néokimia repose principalement sur l\u2019expertise de son président fondateur, Pierre Deslongchamps, un scientifique mondialement reconnu qui a fait des études postdoctorales à l\u2019Université Harvard, en 1965, avec un professeur qui devait l\u2019année suivante remporter le Prix Nobel de chimie.« Pierre Deslongchamps est aussi \u2014 et on en parle peu mais c\u2019est de toute première importance \u2014 un mentor très réputé pour ses étudiants de maîtrise et de doctorat qu\u2019il a essaimés partout à travers le monde », souligne avec admiration M.Nicolas.Spin-in Malgré ces succès entrepre- neuriaux, M.Nicolas reconnaît que l\u2019Université en est à ses balbutiements dans ce domaine et n\u2019exploite pas en- CLD DE LA MRC DE MEMPHRÉMAGOG MEMPHREMAGOG : Le bassin de l'industrie du caoutchouc et du plastique au Québec.Plus de 200 entreprises dans ces secteurs pour près de 11 000 emplois manufacturiers.PHOTO: JEAN-GUY PARADIS, LES AFFAIRES Jean Nicolas : « Dans une économie où la connaissance et le savoir sont devenus la pierre angulaire du développement, l'Université est appelée davantage à jouer un rôle moteur.» core assez le potentiel des chercheurs en place et des infrastructures.« Il faut maximiser le flux de connaissances et la réalisation commerciale de nos brevets, et ainsi favoriser les spin-off.» À l\u2019inverse, il aimerait aussi amener les entreprises existantes à innover et se créer ainsi des bras de recherche.Ainsi, précise-t-il, les entrepreneurs de la région doivent profiter de la présence de l\u2019Université, et de ses quelques 1 200 professeurs, étudiants et techniciens oeuvrant dans la recherche pour se brancher sur la connaissance.« C\u2019est le principe du spin- in.Une entreprise pourrait entreprendre des projets de recherche et développement à l\u2019intérieur des murs de l\u2019Université, ou d\u2019un institut de recherche; et en transposer les résultats dans son usine.» L\u2019 Université, dont le jeune vice-recteur à l\u2019administration, Bruno-Marie Béchard vient d\u2019être nommé recteur, a bâti quatre instituts de premier plan dans les secteurs de la pharmacologie, de la gériatrie, des matériaux et systèmes intelligents et de la gestion du développement local.Enfin, pour appuyer les démarches de l\u2019Université en matière de développement économique et techfologique, M.Nicolas souhaite que la région puisse attirer un centre de recherche gouvernemental d\u2019envergure qui se spécialiserait davantage dans la R&D de type appliqué.H LA RÉGION Courriel : cld@cldmemphremagog.com Site web : www.cldmemphremagog.com \u2014 CLD de la MRC de Memphrémagog 455, rue MacDonald, bureau 100 Pour information : Magog (Qc) J1X 1M2 Tél.: (819) 843-8273 Fax : (819) 843-8868 a pret TI | ESTRIE l'embauche de chercheurs est une priorité d'ici trois ans .Pierre Théroux therouxp@transcontinental.ca brooke recrutera 150 nouveaux professeurs au cours des trois prochaines années, dont une L \u2019Université de Sher- LES AFFAIRES » 10 MARS 2001 BS rat », constate M.Marceau.De plus, l\u2019Université entend favoriser la croissance et l\u2019émergence de secteurs d\u2019excellence.Par exemple, la Faculté d\u2019administration veut développer une concentration en commerce ces ee Luniersité {loctanioe Sion Vet agmenter Vend EA gaccutlr iS fréquentation ST le développement de et 4 dinlomation coopéraut een Cela devrait GUXCYCIES GRRE de bese mon seulemen SUpÉFieUrs.dia plus québé dans la région, mais aussi dans l\u2019ensemble de la province », commente le vice-recteur à l\u2019enseignement, Denis Marceau.En janvier dernier, la maison d\u2019enseignement publiait un plan stratégique de développement sous le thème du savoir à découvrir (recherche), à partager (formation) et à valoriser (innovation).En clair, elle souhaite intensifier les efforts afin de valoriser davantage les résultats de la recherche universitaire, mais aussi augmenter la fréquentation et la diplomation aux cycles supérieurs.D'autant que l\u2019Université est aux prises avec un heureux problème.« Avec un taux de placement de près de 100 % en génie et en administration, la plupart des étudiants décident d'intégrer le marché du travail plutôt que de poursuivre des études de maîtrise ou de docto- coise des universités au Québec dans la mesure où plus de 70 % de sa clientèle provient de l\u2019extérieur de la région de l\u2019Estrie.DATA/8LITZ CÉDÉROM MAC/PC RÉPERTOIRE DES MÉDIAS DU CANADA FICHIER -PDF- ou BASE DE DONNEES 15 000 inscriptions RAPIDE ET FACILE D'UTILISATION VISITEZ NOTRE SITE www.datablitz.com DATA/BLITZ (514) 722-5128 1-888-819-3282 www.reperes-emplois.com 520 Aussi, bon nombre d\u2019étudiants s\u2019y inscrivent pour profiter du système coopératif qui permet actuellement à 2 000 d\u2019entre eux, dans 22 programmes d\u2019étude, d'acquérir de l\u2019expérience de travail tout en étant rémunérés.Or, l\u2019Université a récemment mis de l\u2019avant un comité qui doit donner suite aux recommandations d\u2019une étude, réalisée par une firme externe, visant à améliorer le système.Ainsi, on voudrait inc! ESTRIE accentuer davantage le volet international en offrant plus de stages à l\u2019extérieur du Québec.De plus, la logistique entourant les offres de stage et les candidats aux différents postes devrait être informatisée afin d'accélérer le processus et assurer un meilleur suivi.Enfin, l\u2019Université souhaite une meilleure interaction entre la formation et l\u2019expérience de travail.« Le système coopératif est un joyau qui n\u2019est pas entièrement exploité.Il faut réussir à arrimer davantage les besoins de formation avec 24 US www.samenligne.com LE répertoire des fournisseurs municipaux Des milliers d'acheteurs ceux exprimés dans le milieu du travail », souligne M.Marceau.I vous cherchent ! Ts FEDERATION QUÉBÉCOISE DES MUNICIPALITÉS LES PME DE LA BANQUE NATIONALE Reconnaître l'excellence.Contribuer au rayonnement des entreprises d'ici.Depuis sept ans, c'est une question de priorité.Parce que nous croyons que les succès des uns, peuvent être pour les autres, une grande source d'inspiration.Félicitations aux gagnants du programme de reconnaissance Les PME de la Banque Nationale, région de l'Estrie.PME LES ALIMENTS JARDI INC.Najib Lahlou Vice-président PETITE ENTREPRISE PME.Mohamed Lahlou Président AGRICOLE MRT ROBOTIC INC.Bertrand Racine Président BANQUE NATIONALE SERRES YARGEAU INC.Janine Ricard Directrice générale Michel Yargeau Président ASSURANCES BANQUE NATIONALE Partenaire de l'événement B6 LES AFFAIRES - 10 MARS 2001 ESTRIE | Les nombreux spin-off de I'Université de Sherbrooke Pierre Théroux therouxp@transcontinental.ca e nombreuses entreprises ont essaimé de l\u2019Université de Sherbrooke.Nous vous en présentons quelques-unes.Néokimia Créée en 1997, Néokimia 52 + \u201cAFFAIRES OFFRE SPÉCIALE Abonnez-vous RS Eu pour un an et recevez numéros numéros numéros du journal hors série dont du magazine \u201cAFFAIRES \u201cAFFAIRES sAffaires ÉCONOMISEZ PLUS DE 60% Tél.: (514) 392-2010 ou 1 800 361-7215 est une entreprise biopharma- ceutique dont les laboratoires sont situés à l\u2019Institut de pharmacologie de Sherbrooke.Sa mission : découvrir des molécules à fort potentiel thérapeutique pouvant mener à la mise au point de nouveaux médicaments.Pour ce faire, l\u2019équipe du réputé professeur Pierre 59,95 $ plus taxes 6 + 12 Deslongchamps a mis au point une technologie novatrice qui lui permet de produire des séries de molécules de haute pureté, appelées librairies, pouvant servir d\u2019éléments actifs dans la formulation des médicaments.La Société Innovatech du sud du Québec, qui avait investi 2 M$ dans le capital- actions de Néokimia pour procéder au démarrage de l\u2019entreprise, décidait en novembre dernier d\u2019injecter 750 000 $ additionnels, sous forme de débentures.Ce montant, auquel s'ajoute une somme équivalente de la part de la Société BioCapital, doit servir à la poursuite des activités de recherche et développement de l\u2019entreprise qui doit ainsi voir ses effectifs passer de 21 à 30.Les autres actionnaires de l\u2019entreprise sont l\u2019Université de Sherbrooke et BioChem Pharma.« L'entreprise a un tel potentiel de développement qu\u2019elle a recruté un chercheur américain de renommée mondiale », soulignait Daniel Poisson, pdg d\u2019Innovatech, lors de l\u2019annonce de sa participation financière.Mark Peterson, nouveau directeur à la Nos principaux domaines de spécialisation >» Gestion de projet » Ingénierie du bâtiment (structure, mécanique et électricité) > Ingénierie industrielle > Ingénierie- construction > Infrastructures urbaines > Infrastructures routières, aéroportuaires et ferroviaires Ouvrages d'art > » Urbanisme > Environnement >» Laboratoire Montréal Granby Saint-Hyacinthe Sherbrooke Victoriaville Lac-Mégantic Drummondville Le Groupe Teknika\" Une entreprise performante en services d'Ingénierie, de consultation et d\u2019ingénierie-construction LE GROUPE TEKNIKA\u201d Une approche globale plus de 240 personnes sept places d'affaires au www.groupeteknika.com M Pour plus d'information, consultez notre site Web h R&D chez Néokimia, était auparavant vp au développement technologique de la société Advanced ChemTech.Télogène Télogène, une nouvelle entreprise du secteur des biotechnologies, fut la deuxième entreprise à s\u2019installer à l\u2019Institut de pharmacologie, il y a environ un an.Fondée par les professeurs Benoît Chabot et Raymund Wellinger, de la Faculté de médecine, elle mise sur des découvertes majeures dans le domaine des télomères qui pourraient entraîner la disparition de cellules cancéreuses.L'entreprise a aussi profité du soutien financier de la Société Innovatech du sud du Québec, mais également de T2C2/Bio et Sofinov, filiale de la Caisse de dépôt et placement du Québec qui, en avril 2000, ont investi à parts égales 2,5 M$ pour lui permettre de poursuivre ses travaux de recherche et développement.L\u2019entreprise voudrait en arriver à mettre au point et à commercialiser des agents thérapeutiques contre le cancer, le vieillissement cellulaire, ainsi que d\u2019autres ma- ladies affectant les cellules sanguines.Enerkem Technologies Enerkem Technologies, une filiale de Kemestrie, se spécialise dans la mise au point, la commercialisation et l\u2019implantation de technologies faisant la jonction entre les domaines de l\u2019énergie et de l\u2019environnement.L'entreprise fut fondée en 1998, au terme d\u2019un programme de recherche et de développement du département de génie chimique qui visait à élaborer une technologie de gazéification de résidus.Enerkem commercialise notamment un procédé appelé Biosyn, qui permet de transformer la biomasse et les résidus en gaz combustible en vue de la production d\u2019électricité à l\u2019aide de génératrices ou de turbines et, éventuellement, de piles à combustible.Cette technologie trouve aussi des applications dans la production décentralisée d\u2019énergie pour des utilisateurs industriels ou institutionnels.L'entreprise travaille actuellement à l\u2019implantation d\u2019une unité de démonstration de ga- Zéification, à Sherbrooke, en Chaque semaine CITE ROCK-DETENTE vue de doter la région d\u2019une vitrine technologique où sera démontrée la possibilité de produire de l\u2019électricité à partir de résidus domestiques.Quantiscript Issue des laboratoires de génie électrique et de génie informatique, Quantiscript est spécialisée dans le domaine de la microélectroni- que.Elle a mis au point une technologie qui permet de miniaturiser les circuits intégrés comme ceux que l\u2019on retrouve dans les processeurs de micro-ordinateurs.Ce procédé, qui vise notamment l\u2019industrie des semi- conducteurs, permettrait de repousser plus loin les limites physiques de la miniaturisation des circuits intégrés \u2014 à une échelle où l\u2019ensemble du texte de la Bible pourrait être transcrit sur une pièce de 10 cents \u2014 en plus d\u2019augmenter leurs performances et de réduire les coûts.H y a un an, les sociétés de capital de risque Innovatech du sud du Québec, Sofinov et T2C2/Info, de même que le ministère de l\u2019Industrie et du Commerce y investissaient 3,2 M$.I rejoint 303 000 clients potentiels de votre entreprise.VOULEZ-VOUS : e AUGMENTER LA NOTORIÉTÉ DE VOTRE ENTREPRISE ?e COURTISER DE NOUVEAUX CLIENTS ?+ AUGMENTER VOS VENTES ?CONSULTEZ L'UN DE NOS CONSEILLERS AU 819.566.66.55 102.7 FM www.rock-detente.com \u20ac120 | ESTRIE LES AFFAIRES + 10 MARS 2001 B7 Un parc technologique relié au secteur de la santé Le Complexe biomédical a donné naissance aux entreprises Néokimia et Télogène Pierre Théroux therouxp@transcontinental.ca n parc technologique qui accueillerait des entreprises du secteur de la santé pourrait bientôt s'implanter à l\u2019ombre du Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke (CHUS), à Fleurimont.BioMed Développement, un organisme privé voué au développement des affaires pour les entreprises innovatrices de ce secteur directeur au développement des affaires de BioMed.Le Parc ferait ainsi partie d\u2019un vaste complexe déjà formé d\u2019une série d\u2019édifices intégrés et consacrés à la recherche médicale et biomédicale : outre le Centre hospitalier, on y retrouve le Centre de recherche clinique du CHUS, la Faculté de médecine de l\u2019Université de Sherbrooke, de même que l\u2019Institut de pharmacologie de Sherbrooke (IPS) avec son incubateur d'activité, caresse Le Centre technologique.819 ff j ai ¢ ele POT derecherche cio ce rains du CHUS, un fo nouvel édifice per- premier édifice de clinique mettrait à l\u2019IPS et 30 000 pieds carrés rofite aux entreprises qui qui servirait entre p se développent ac- autres d\u2019incubateur ' sae tuellement en son technologique.d'une notoriété sein de mieux s\u2019ex- « Nous voulons ; primer.développer davan- grandissante.« Il y a un problè- tage de spin-off et attirer des entreprises a forte composante en recherche et développement qui profiteraient ainsi des activités offertes par les infrastructures environnantes », dit Mario Deslongchamps, hin me d\u2019espace, les gens tant du milieu académique que des affaires commencent à s\u2019y sentir trop à l\u2019étroit », note Alain Paquin, président du Conseil d\u2019administration de BioMed.La ville de Fleurimont mise aussi sur ce secteur d\u2019activité en croissance puisqu\u2019elle a récemment procédé à l\u2019achat de terrains d\u2019une superficie de plus de 400 000 pi\u201d, aux alentours du Complexe biomédical, en vue aussi d\u2019y accueillir des entreprises existantes ou en démarrage.Néokimia et Télogène L'Institut de pharmacologie, érigé au coût de 20 M$, a vu le jour en 1996 sous l\u2019impulsion de deux professeurs-cher- cheurs émérites, Pierre Sirois et Pierre Deslongchamps.Ce dernier, diplômé d\u2019Harvard et scientifique mondialement reconnu dans le domaine de la synthèse organique et des mécanismes de la chimie organique, y implantait en janvier 1997 les laboratoires de recherche et développement de l\u2019entreprise biopharmaceutique Néokimia.Autre exemple d\u2019entreprise ayant essaimé du Complexe biomédical du CHUS : Télo- gène, une entreprise du secteur des biotechnologies fondée il y a moins d\u2019un an par PUBLIREPORTAGE Plus que jamais, l'innovation technologique est au cœur du développement industriel et de la croissance économique.Mais qu'entend-on au juste par innovation?il est d'abord utile de distinguer l'innovation de l'invention.L'innovation n\u2019apparaît réellement que lorsqu'une invention a trouvé ses utilisateurs, que ceux-ci se la sont appropriée.L'innovation est au service d\u2019une idée, d\u2019un projet; ce sont ses applications qui importent.L'innovation, c'est donc l\u2019ensemble du processus qui mène d'une idée originale à sa commercialisation.La découverte d\u2019une nouvelle molécule ayant des propriétés anticancéreuses n'est pas une innovation.C\u2019est lorsqu'on vendra sur le marché le nouveau médicament qui en sera dérivé que l'on pourra parler d'innovation.il faut également préciser que l'innovation, ce n'est pas qu'une affaire d'ordinateurs et d'Internet.L'innovation est présente dans une foule de domaines comme le béton, l'environnement, le secteur des sciences de la santé od l\u2019agriculture.À l\u2019échelle de notre région, le défi consiste à réunir les conditions optimales de développement pour les industries novatrices.L'innovation technologique exige beaucoup d'investissements, en temps, en énergie et, bien sûr, en ressources financières : la recherche coûte cher et sa matérialisation en innovation encore beaucoup plus.En général, une entreprise innovante doit pouvoir compter sur d'autres sources que le financement conventionnel.Daniel Poisson, p.-d.g.Innovatech du sud du Québec Le capital de risque Parmi les sources d'aide financière disponibles aux nouvelles entreprises, on trouve les sociétés de capital de risque, qu'elles soient privées ou publiques.Ces sociétés de capital de risque se distinguent par leur taille, le domaine technologique dans lequel elles œuvrent, leur territoire d\u2019intervention, ainsi que le montant minimal et maximal de capital qu\u2019elles sont prêtes à investir dans chaque projet.Le profil de ces investisseurs ainsi que leurs outils d'analyse sont différents de ceux des institutions financières conventionnelles.Le capital de risque se distingue du prêt bancaire puisqu'il s'agit d'un investissement, d'une prise de participation temporaire et minoritaire dans une entreprise afin de dégager ultérieurement des plus-values lors de la revente de cette participation.Puisque le développement et la mise en marché d'un nouveau produit est un processus qui peut être très long, l'horizon de financement sera généralement à moyen et à long termes.Investisseur-partenaire Règle générale, l'investisseur en capital de risque se voit conférer une participation directe au développement de l'entreprise, assortie d'un droit de vote aux assemblées.Il participera de façon active aux décisions d'affaires qui touchent ses investissements.En tant que partenaire, il poursuit exactement le même objectif que le promoteur : générer une valeur ajoutée et une croissance optimale.PHOTO: JEAN-GUY PARADIS, LES AFFAIRES Mario Deslongchamps : « Nous voulons développer davantage de spin-off et attirer des entreprises à forte composante R&D.» les professeurs Benoît Chabot et Raymund Wellinger, de la Faculté de médecine.L\u2019entreprise découle des découvertes majeures faites par les équipes de recherche des deux professeurs sur une partie du chromosome humain appelée télomère.Or, ces découvertes ouvriraient des avenues innovatrices dans le traitement du cancer.« En seulement quatre ans, le nombre d\u2019entreprises issues des recherches effectuées au Complexe biomédical sera passé de zéro a près de 10, avant la fin de l\u2019année », souligne Mario Deslongchamps.Aussi, l'établissement devrait bientôt assister à la naissance d\u2019IPS Pharma dont le président est l\u2019autre concepteur de l\u2019Institut, Pierre Sirois.La nouvelle entreprise biopharmaceuti- que, qui concentre ses activités dans la recherche et le développement de nouveaux médicaments et d\u2019approches thérapeutiques innovatrices pour le traitement des maladies inflammatoires et car- diovasculaires, espère annoncer sous peu le recrutement d\u2019investisseurs.Enfin, le Centre de recherche clinique profite aussi d\u2019une notoriété grandissante et vise notamment à se positionner dans le domaine de \u2026 l\u2019informatique médicale.Depuis sa fondation en 1980, le volume des activités de recherche clinique et fondamentale a quintuplé et les fonds de recherche sont ainsi passés de 3 M$ à 15 M$ par année.En 20 ans, près de 120 M$ y ont été investis en recherche biomédicale.Des entreprises comme Axcan Pharma, BioChem Pharma, Laboratoires Ae- terna ou encore Theratech- nologies ont ainsi profité des axes de recherche privilégiés par le Centre, notamment dans les domaines de l'immuno-inflammation, de la pharmacologie et de l\u2019oncologie.H L'investisseur apporte souvent une expertise et une assistance en gestion, ainsi qu'un réseau de contacts qui sont précieux pour les promoteurs.Le rôle de l'investisseur va donc beaucoup plus loin que le simple fait d\u2019injecter des fonds : son but est d'assurer le succès durable de l'entreprise.La présence de l'investisseur générera également un effet de levier important auprès des banques et des autres prêteurs, permettant d'attirer d'autres capitaux.Par ailleurs, les investisseurs en capital de risque exigent habituellement un mécanisme de CC Innovatech du Québec La Société Innovatech du sud du Québec est une société de capital de risque en innovation technologique.Orientée vers le prédémarrage, le démarrage et la croissance d'entreprises ayant un fort potentiel commercial, la Société intervient sur les territoires de 12 MRC de l'Estrie, de la Montérégie et des Bois-Francs.Promouvoir et soutenir concrètement l\u2019innovation technologique, c\u2019est notre mission et notre travail quotidien.N NOVATECH sortie.Le plus couramment, celui-ci prend la forme d'un rachat des actions de l'investisseur par l'entreprise ou d\u2019une vente des actions à une tierce partie.Le rendement alors obtenu permet à l'investisseur de capital de risque de poursuivre ses activités et d'investir dans de nouvelles entreprises émergentes.La disponibilité du capital de risque est absolument vitale pour notre économie, compte tenu du potentiel de croissance important des entreprises innovantes, qui représentent une source considérable de développement économique et de création d'emplois.tA LOS 2% BB LES AFFAIRES - 10 MARS 2001 | ESTRIE (Cum oFacmiz] | Sherbrooke mise sur Cité des rivières, un projet touristique de 77.M$ La région veut diversifier ses activités hivernales pour ne pas dépendre du ski Pierre Théroux therouxp@transcontinental.ca | e projet Cité des rivières, à Sherbrooke, pourrait combler un important besoin dans le développement de l\u2019industrie touristique en Estrie : la présence d\u2019une grande attraction comme produit d\u2019appel dans la région.« Outre le zoo de Granby, les Cantons de l\u2019Est ne peuvent compter sur aucun autre pro- eduit d'envergure permettant d\u2019attirer des miliers de visiteurs », constate Alain Larou- che, directeur général de Tourisme Cantons de l\u2019Est.La présence de deux rivières, d\u2019un lac, d\u2019une gorge et d\u2019un vaste terrain très peu aménagé, au coeur de la ville de Sherbrooke, a amené la municipalité à lancer le projet majeur d\u2019un site d\u2019attraits avec la thématique de l\u2019eau comme élément de développement régional.Évalué à environ 77 M$ sur cing ans, dont près de 60 M$ en contributions publiques, le projet Cité des rivières prévoit engendrer des retombées économiques de 100 M$, après cinq années d\u2019exploi- * matériaux et systèmes intelligents Plus de 1200 chercheuses et chercheurs financés par des organismes et des entreprises externes tation, et la création de 750 emplois.« Nous sommes présentement en recherche de financement pour les premières phases d'implantation et nous espérons amorcer nos campa-' gnes de promotion dès septembre prochain », souligne Albert Painchaud, directeur général du projet.500 000 visiteurs ?Les objectifs d\u2019achalandage sont de 200 000 visiteurs annuellement, dès la première année, pour atteindre près de 500 000 cing ans plus tard.« Sherbrooke n\u2019est pas reconnue comme une destination de tourisme d'agrément et il y a un manque de visiteurs en été, pendant la saison morte des congrès mais la forte saison touristique, qui pourrait donc être comblé par un tel projet », note M.Larouche.Le projet, qui pourrait voir le Jour à l\u2019occasion des célébrations du bicentenaire de la ville en 2002, prévoit l\u2019accueil du pavillon thématique du Canada, présenté à l\u2019exposition universelle 2000 qui s\u2019est tenue à Hanovre en Allemagne.Puis, la gorge de la rivière PHOTO: JEAN-GUY PARADIS, LES AFFAIRES Alain Larouche : « Outre le zoo de Granby, les Cantons de l'Est ne peuvent compter sur aucun autre produit d'envergure permettant d'attirer des miliers de visiteurs.» Magog, qui a joué un rôle crucial dans le développement de Sherbrooke, doit aussi se transformer en un amphithéâtre naturel.Enfin, situé à deux pas du centre-ville, le lac des Nations permet des aménagements riverains afin de favoriser la pratique du vélo, de la randonnée pédestre ou, en sai- PE a l'Université de Sherbrooke son hivernale, de la trottinette des neiges.Les visiteurs pourraient du même coup profiter de la Fête du lac des Nations qui s\u2019y tient depuis 17 ans.Une étude menée en 1996 évaluait des retombées de plus de 2 M$ au cours de cette unique semaine d\u2019activités du mois de juillet.+» Plusieurs domaines de recherche : sciences pures , génie, santé, lettres et sciences humaines, éducation, droit, administration et théologie - Des instituts spécialisés, dont l'Institut de pharmacologie de Sherbrooke, l'Institut de recherche et d'enseignement pour les coopératives et l'Institut de Le dynamisme des chercheuses et chercheurs de l'Université de Sherbrooke a conduit à des découvertes majeures de renommée mondiale.* 9 facultés offrant au total, une vingtaine de programmes de doctorat et une quarantaine de programmes de maîtrise, dispensés par plus de 400 professeures et professeurs * Au premier rang des universités au Québec et au Canada au chapitre des redevances annuelles pour les découvertes de ses chercheuses et chercheurs » 250 brevets et demandes de brevets « 93 entreprises licenciées au Québec, aux Etats-Unis et en Europe Bureau de liaison entreprise- Université (BLEU) (819) 821-7555 www.UdeS.ca/bleu UNIVERSITE DE SHERBROOKE Or, depuis cing ans, s\u2019est ajoutée à sa programmation une importante compétition provinciale d\u2019art pyrotechnique.Retombées de 200 M$ Essentiellement reconnus comme un lieu unique de villégiature pour la population de la région métropolitaine de Montréal, les Cantons de l\u2019Est constituent la quatrième destination touristique au Québec, avec plus de 1,7 million de visiteurs en 1999, majoritairement des Québécois.Depuis 1995, les recettes touristiques ont fluctué entre 170 M$ et 200 M$ et le taux d\u2019occupation des établissements hôteliers est resté stable à quelque 45 %.Ces sommes n\u2019englobent toutefois pas les dizaines de millions dépensés chaque année par les nombreux habitants des chalets et résidences d'été.Les circuits les plus courus sont ceux des sites bucoliques, historiques ou cultu- reis, des randonnées pédestres ou en vélo, de même que la tournée des bonnes tables.Mais, souligne M.La- rouche, la région a su développer au cours des dernières années une multitude d\u2019attraits et d\u2019événements de petite taille (musées, festivals) qui, cependant, ont encore peu de notoriété et de visibilité, reconnaît-il.Autre lacune : l'hébergement hôtelier de prestige et à grande capacité qui permettrait un développement touristique accru, particulièrement auprès des groupes ou des marchés étrangers.D'autant que la région espère augmenter la part relative de la clientèle hors Québec en misant notamment sur la population américaine et britannique.Pour ce faire, elle compte entre autres sur l\u2019émergence du tourisme de santé et la présence dans la région de plusieurs établissements reconnus du genre, notamment le Centre de santé d\u2019Eastman.Multiples activités Par ailleurs, la région aimerait diversifier ses activités hivernales et ne pas lier le tourisme d\u2019hiver uniquement au ski.« I] faut implanter le concept de multi-activités, amener les gens à faire aussi des expéditions de motoneige, par exemple, en passant par le musée Bombardier et le Grand Prix de Valcourt.D'autant plus que, à l\u2019exception de cet hiver, les dernières années ont été plutôt difficiles pour les stations de ski de la région, particulièrement celle du Mont-Orford qui a finalement trouvé des investisseurs, parmi lesquels le propriétaire du Mont Owl\u2019s Head.« Nous espérions tous que les nouveaux propriétaires puissent profiter d\u2019un meilleur hiver; je pense qu\u2019ils seront contents », dit Ghislain Goulet, directeur général du Centre local de développement (CLD) de Memphrémagog.« Les résultats de cette année pourraient permettre de réaliser le plein potentiel d\u2019un site comme Orford.entre autres pour des projets d'hébergement au pied des pentes ».espère M.Larouche.H LE COMMERCE ÉLECTRONIQUE OUS PASSIONNE ?.Le site lesaffaireselectroniques.com vous propose des nouvelles quotidiennes, des profils de sociétés et de personnes, une revue de presse, des sites utiles et plusieurs autres outils.( Desjardins IBN] æ 3 A | (cuERDETAGHBEE] ESTRIE _ Les responsables espèrent toujours y implanter un incubateur Pierre Théroux therouxp@transcontinental.ca l'Estrie, à East Angus, accueillera sous peu une nouvelle entreprise.Les Serres Les Pousses Vertes devraient en effet y démarrer au printemps des activités de production de tomates en serre et de fleurs annuelles.Commencé en 1998, ce projet d\u2019économie sociale est principalement voué à l'intégration au travail de personnes handicapées et doit ainsi créer une dizaine d\u2019emplois.L'entreprise rejoindra ainsi deux autres compagnies qui se sont installées dans le Parc depuis son ouverture en 1997.Les Viandes Giroux sont un abattoir approuvé par le gouvernement fédéral dont le volume de transformation a connu une croissance constante depuis sa relocalisation dans le Parc, à la suite d\u2019un incendie qui avait détruit ses installations de Bromptonville.À peine deux ans après avoir inauguré ses nouveaux locaux à East Angus, en 1997, l\u2019entreprise avait investi 150 000 $ |i Parc bioalimentaire de pour réaliser des travaux d\u2019agrandissement et des achats d'équipements.Les Aliments Mon Jardin sont pour leur part la seule usine au Québec à produire des aliments surgelés pour bébé.Ses produits, disponibles sous la marque Mini- gourmet, sont vendus dans la plupart des grandes chaînes d'alimentation du Québec.Or, « la proximité de ces entreprises a entraîné des synergies.Les Aliments Mon Jardin s\u2019approvisionnent en partie chez Viandes Giroux et nul doute que l\u2019entreprise profitera aussi de la production des Serres », note Jerry Espada, commissaire bioali- mentaire du Haut-Saint-Fran- çois et responsable du développement du Parc.Incubateur technologique C\u2019est justement afin d\u2019encourager ce type de réseau- tage, mais surtout pour promouvoir le dynamisme entrepreneurial dans le secteur de la transformation alimentaire en Estrie, que l\u2019idée d\u2019un Parc bioalimentaire a vu le jour.Le secteur du Haut\u201cSaint- François a alors été ciblé, en particulier la ville de East Angus qui y voyait du même coup une occasion de diversifier son économie mono-in- dustrielle basée sur les pâtes et papiers.La municipalité a donc offert un terrain de 5 millions de pieds carrés (50 hectares) et procédé aux travaux d\u2019infrastructure visant a | Ca pousse au Parc bioalimentaire Comme l\u2019ensemble de la MRC du Haut-Saint-François, l\u2019Estrie n\u2019échappe pas au manque d\u2019industrie de transformation agroalimentaire.Ce secteur constitue donc un axe de développement privilégié dans la région.Pour ce faire, la région se dotait en 1996 d\u2019un organisme de concertation, le Conseil de l\u2019industrie bioalimentaire de accueillir des en- «La proximité l\u2019Estrie (CIBLE).treprises existan- \u2019 .Les axes de dévelop- tes ou en démarra- des entreprises pement retenus vont ge de l\u2019industrie , ,, notamment de la bioalimentaire.aentrainé des transformation a la Pour appuyer 20° mise en marché des ces efforts, les di- synergies.» produits bioalimen- rigeants du Parc espèrent toujours y implanter l\u2019incubateur technologique prévu initialement.« Etant donné les sommes d'argent déjà investies dans l\u2019aménagement du Parc, il était alors impossible d\u2019avoir du financement additionnel pour créer l\u2019incubateur.Mais le projet tient toujours et doit d\u2019ailleurs faire partie de prochaines discussions avec les partenaires », précise M.Espada.taires, en passant par le transfert technologique, l\u2019agrogastronomie et l\u2019agrotourisme.Le CIBLE entend d\u2019ailleurs profiter de sa présence au Salon international de l\u2019alimentation de Montréal (SIAL), au début mars, auquel participeront une dizaine de producteurs de la région.Le Parc bioali- mentaire était aussi représenté, notamment « pour des activités de promotion et de prospection », souligne M.Espada.I 0 EE EEN VON DUE Dn BENE WEN DEE WEE WG mae ERE EE ss su LES AFFAIRES - 10 MARS 2001 B9 ~ J'ai critiqué atron.mon J'ai obtenu une promotion ! 20 conseils pour améliorer vos relations au travail dans 14 situations délicates L'art de la critique constructive Hendrie Weisinger * 192 pages * 21.35 $ (TPS Incluse) «ed» En vente dans toutes les bonnes librairies } Conunandes téléphoniques : (514) 340-6693 ou, sans frais, 1 866 800-2500 Les Éditions ( TRANSCONTINENTAL inc.i 860 Divertissez vos affaires! _ a ar a Pc ~~ io Bienvenue à l'Auberge Quilliams, sise Planification * stratégie * réunions d'affaires entre le majestueux lac Brome et la 2 ; ope L'Auberge du Fenil réunit pour vous tous les éléments propices : réserve faunique Quilliams.; Li | ve + Des forfaits Affaires sur mesure + Des activités quatre saisons dans une atmosphère chaleureuse * 18 chambres, Centre de santé-Sp.+ Salles de réunion avec vue magnifique sur le mont Orford * Tranquillité, détente et bonne table « Des hôtes attentifs à vos besoins et un service de qualité + 38 chambres et suites 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M.Gagnon, propriétaire de l\u2019Auberge avec sa conjointe Liliane.C\u2019est un accident de parcours qui devait amener le couple à s\u2019installer dans le pittoresque village de North Hatley, sur une colline dominant le lac Massa- wippi.Propriétaire à Québec d\u2019une usine de fabrication de chaussures, il doit fermer son entreprise en 1980 et prend alors la direction des Cantons de l\u2019Est pour faire l\u2019acquisition de ce qui était alors un lodge rustique- de 20 chambres.Très tôt, les nouveaux propriétaires décident de miser d\u2019abord sur la gastronomie pour faire connaître le lieu.Pour deux raisons : « Parce que nous n\u2019avions pas d\u2019argent en vue d\u2019entreprendre les travaux nécessaires pour rénover les chambres et que les taux d\u2019intérêt pour emprunter étaient alors beaucoup trop élevés.» La solution : engager un excellent chef cuisinieg qui géne- rera assez d'argent de la salle à manger pour pouvoir graduellement transformer I\u2019 Auberge en un lieu de séjour de renom.Puis, au milieu des années 1980, l\u2019établissement reçoit un sérieux coup de pouce de l\u2019Association des Relais & Châteaux qui l\u2019inscrit alors dans son cercle restreint d\u2019hôtels et restaurants.Encore aujourd\u2019hui, seulement 13 des 452 établissements répertoriés dans 47 pays se trouvent au Canada, dont quatre au Québec.Or, la chaîne hôtelière vient tout récemment d\u2019accorder l\u2019accréditation Relais Gourmand à deux de ses établissements membres du Québec, l\u2019Auberge Hatley et L\u2019Eau à la Bouche, de Sainte-Adèle.Autre honneur distinctif : l\u2019attribution par les associations des automobilistes canadienne (CAA) et américaine (AAA) de la cote Cing Diamants, soit la plus haute mention détenue par seulement 49 des 12 400 établissements évalués en Amérique du Nord.Les propriétaires ont misé sur la gastronomie pour faire connaître l'Auberge.Une reconnaissance d'autant plus marquée que les deux seuls autres restaurants québécois ayant aussi reçu ce titre sont implantés dans les casinos de Loto-Québec, à Montréal eta Hull.Or, cette distinction devrait contribuer à attirer encore davantage d\u2019Américains qui, profitant notamment du taux de change, composent déjà plus de 40 % de la clientèle de l\u2019Auberge.« Nous en ressentons les effets, il y a plus d'appels en provenance des Etats-Unis depuis cette annonce », constate M.Gagnon.D'ailleurs, il faut réserver tôt pour profiter d\u2019un séjour à I\u2019 Auberge Hatley.De mai a oc- gion de Sherbrooke _ [ à l'heure de pointe De plus en plus de gens d\u2019affaires s'établissent dans la région: de Sherbrooke.lls apprécient les ressources en matière de \u2026 - technologies de pointe: et profitent des heures de pointe pour se ressourcer dans un environnement exceptionnel.: C'est ça, notre conception des affaires! 1 \u2018technologies de l'information, des communications;et di ha t savoir.Complexe biomédical incluant un institut de pharmacolo cer de recherche clinique, une faculté de médecine et un hôpital universitair Enseignement collégial et universitaire bilingue.\u2018 \u2018Main-d'œuvre qualifiée, disponible, bilingue et stable.tobre, les 25 chambres, dont la plupart avec balcon, foyer et jacuzzi, sont presque toujours occupées.Hors saison, l\u2019établissement accueille son lot de vacanciers, mais aussi des dirigeants d\u2019entreprises qui viennent y tenir des assemblées du conseil d\u2019administration.Investissement de 750 000$ L\u2019 Auberge Hatley, qui a réalisé des revenus d\u2019environ 3,5 M$ en 2000, compte une cinquantaine d\u2019employés auxquels s\u2019ajoutent une quinzaine de personnes en haute saison.Les propriétaires misent d\u2019ailleurs beaucoup sur la formation du personnel en leur permet- Société de développement économique de la région sherbrookoise (CLD) A.a .et .C tant, tant les cuisiniers, sommeliers ou gens travaillant en salle, de faire des stages notamment « chez des confréres ».Ses propriétaires auront aussi investi quelque 5 M$ au fil des ans en divers travaux d\u2019agrandissement et de rénovation.Les derniers en lice, au cofit de 750 000 $, ont permis non seulement d\u2019accroi- tre l\u2019espace cuisine, mais de le doter d\u2019équipements plus modernes et performants.Déjà reconnues par les critiques et fort prisées des gastronomes, la crème d\u2019oi- .gnons doux au Muscat, le tournedos de magret de canard et foie gras poélé et la tarte fine aux poires de Compton du chef Alain La- brie et son équipe pour- raient-ils alors être encore meilleurs ?« Je pense qu\u2019on s\u2019est donné l\u2019espace et les outils pour faire encore mieux, oui », répond en souriant M.Gagnon.Mais aussi, derrière ses travaux d\u2019envergure, se dresse le projet de créer La Table du Chef, un endroit aménagé en cuisine avec vue sur le lac et les cuistots qui pourront ainsi faire profiter de leur art la dizaine de convives qui voudront s\u2019offrir une telle expérience, voire un spectacle hors de l\u2019ordinaire.Puis, dès l\u2019automne, l\u2019Auberge entend offrir des for- faits-cours de trois ou cinq jours aux gastronomes ou amateurs de cycle avancé qui aimeraient bénéficier des conseils du chef et de sa brigade.Enfin, la cave à vin de plus de 1 100 crus a aussi été aménagée afin d\u2019y faire des dégustations avec le sommelier de l\u2019heure et ses équipiers.« On s\u2019est créé un univers, on s\u2019est fait une sacrée belle vie », dit rétrospectivement M.Gagnon, en tournant son regard vers les grandes fenêtres pour admirer le domaine et le lac.B Les herbes et laitues ont fait des fruits Parallèlement à ses activités d\u2019aubergiste, Robert Gagnon s\u2019est consacré à concevoir un complexe de serres qui offre, à son équipe de chef et cuisiniers, laitues et fines herbes à longueur d\u2019année.« C\u2019est la frustration de ne pas pouvoir compter sur des produits frais de qualité en toute saison qui a donné le coup d'envoi au projet », explique le propriétaire de I\u2019 Auberge Hatley.En compagnie de deux associés, dont son beau-frère ingénieur-mécanicien, il a élaboré un système sophistiqué qui permet de faire la culture hydroponique d\u2019une quinzaine de variétés d\u2019herbes (basilic, coriandre, mélisse) et une demi-douzaine de laitues différentes.Les trois compères se sont même rendus en Europe à plusieurs reprises avant d\u2019adopter, il y a une dizaine d'années, une technologie belge qu\u2019ils ont adaptée à leurs besoins.Les coûts initiaux, prévus à 100 000 $, sont rapidement grimpés à 500 000 $ puis à 1 M$, tandis que la superficie totale est graduellement passée de 10 000 à 40 000 pi\u201d.« Nous avons rapidement convenu qu\u2019un tel projet serait viable dans la mesure où nous allions produire à plus grande échelle et aussi vendre sur le marché.» Aux États-Unis Aujourd\u2019hui, les produits du Domaine La Cressonnière se retrouvent dans quelque 250 points de vente au Québec, notamment dans la plupart des grandes chaînes d\u2019alimentation.De plus, sur le million d\u2019unités produites en 2000, plus du tiers ont été écoulées sous l\u2019appellation Grand Gourmet sur le marché américain, principalement dans les États voisins du Maine, de la Nouvelle-Angle- terre et de New York.Afin de mieux servir le marché américain et de réduire les coûts de transport, Robert Gagnon et ses associés songent à y implanter un autre complexe de serres, vraisemblablement dans la région comprise entre Boston et Kennebunkport.(PT) # TE TETE dn ee | ESTRIE _ LES AFFAIRES - 10 MARS 2001 B11 Le ralentissement touchera les entreprises exportatrices Pierre Théroux therouxp@transcontinental.ca elle s'inquiéter du ralentissement économique anticipé aux États-Unis ?« Certaines entreprises vont sûrement écoper, répond Réal Patry, directeur de l\u2019organisme Estrie international 2007.Mais, s\u2019empresse-t-il d'ajouter, l\u2019ensemble de la région ne devrait pas trop en ressentir les effets car elle compte maintenant sur une multitude de PME exportatrices oeuvrant dans différents secteurs d\u2019activités.» « Le ralentissement de l\u2019économie américaine, particulièrement dans l\u2019industrie automobile, pose certaines inquiétudes car la région compte des sous-traitants d'importance », note pour sa part Pierre Dagenais, directeur général de la Société de développement économique de la région sherbrookoise (SDERS-CLD).L\u2019Estrie regroupe plusieurs grandes entreprises dont les activités de production et les emplois manufacturiers reposent majoritairement sur le volume de ventes dans les marchés américains.Bestar et Shermag, notamment, sont des exemples d\u2019entreprises de l\u2019industrie du meuble qui ont connu une croissance importante ces dernières années grâce à leur volume d\u2019exportations aux États-Unis.| : région de l\u2019Estrie doit- Rythme des ventes Or.par suite d\u2019une diminution du rythme des ventes ainsi que d\u2019un niveau de stocks trop élevé, le fabricant de meubles Bestar annonçait en août dernier la mise à pied temporaire de 230 employés de son usine de Lac-Mégantic.Du côté de Shermag, qui se spécialise dans la production et la commercialisation de meubles résidentiels, le contexte actuel ne semble pas inquiétant.Au troisième trimestre terminé le 31 décembre 2000, les revenus du groupe de Sherbrooke ont atteint 45,3 M$, soit une augmentation de 9,8 % par rapport à la période correspondante de 1999.« Malgré une conjoncture globale plus difficile, les données actuellement disponibles permettent d'envisager le dernier trimestre avec optimisme.Le carnet de commandes demeure très élevé grâce à un fort volume d'entrées de nouvelles commandes au cours du dernier trimestre », a commenté le président du conseil d'administration et chef de la direction, Serge Racine, lors du dévoilement des résultats financiers en février.Dans la région de Magog, Thona tenait à la fin février une journée de recrutement dans le but d\u2019embaucher plus de 200 employés.Sinon, le fabricant de joints d\u2019étanchéité et d\u2019autres produits de caoutchouc pour l\u2019industrie automobile, passé en juillet dans le giron du groupe allemand SaarGummi, prévoit avoir des difficultés à approvisionner son client principal, General Motors.Conséquences ou non, « le ralentissement de l\u2019économie américaine devrait inciter davantage certaines entreprises à regarder d\u2019autres marchés d'exportation », suggère M.Patry, qui cédera sous peu sa place:à Marie Beaudry, une Sherbrookoise qui oeuvrait au Club Export agroali- mentaire du Québec.À cet égard, la tenue à Sherbrooke en juin dernier du 6° forum international des alliances entre entreprises, FuturAllia 2000, aura peut- être servi à accroître les liens avec d\u2019autres pays du monde.En effet, selon les estimations, quelque 500 ententes stratégiques ou commerciales auraient été conclues dans le cadre de cet événement qui se tenait à l\u2019extérieur de l\u2019Europe pour la premiere fois.Plus de 1 000 chefs d'entreprise ont assisté a cette édition qui, la prochaine fois, se tiendra à Poitiers (France) en 2002.D'ailleurs, l\u2019Estrie a conclu il y a quatre ans une entente particulière avec la région française de Poitou-Charentes en vue de favoriser les liens économiques entre ces deux régions.ll Derrière Neurochem, comme derrière plus de 400 autres entreprises d'ici, il y a la CDP du Québec qui investit temps, argent et expertise.Quel que soit le stade de croissance de l\u2019entreprise.Au bout du compte, l'argent des Québécois rapporte à tous les Québécois.Parce qu'à la CDP du Québec, on ne fait pas qu\u2019investir, on s'investit.Depuis maintenant 35 ans.Pour vous renseigner ou pour devenir vous aussi un partenaire, adressez-vous au : 1 866 CDP-2002 ou www.cdp.ca - CDP Caisse de dépôt et placement du Québec | Derrière les avancées de l'équipe du Dr Louis R.Lamontagne « C'est 'accompagnement soutenu de la Caisse de dépôt ; et placement du Québec qui nous; a permis d'atteindre des sommets \u2018 aussi rapidement.«Née en Ontario, notre entreprise est \u2026 \u2018arrivée à maturité depuis notre .implantation au Québec.Engagés | dans les progrès scientifiques les plus orteurs d\u2019espoir, nous développons la ture génération de médicaments is R.Lamontagne, Président et ef de la direction Neurochem ON S'INVESTIT = B12 LES AFFAIRES - 10 MARS 2001 ESTRIE [CAHIER DETACHABLE | | Magog profite de la croissance du secteur caoutchouc-plastique La présence de Thona a hissé ce secteur au 1°\" rang des emplois manufacturiers Pierre Théroux therouxp@transcontinental.ca L ongtemps associé à l\u2019in- dustrie du textile, le développement économique industriel de la MRC de Memphrémagog repose de plus en plus sur la croissance du secteur des produits du caoutchouc et des matières plastiques.En effet, avec environ | 400 .emplois actuellement, cette industrie aurait finalement supplanté celle du textile qui, en avril 2000, employait 1 265 personnes comparativement à 1 229 pour le secteur du caout- chouc-plastique.Ces deux secteurs d activité accaparent plus de 40 % des emplois manufacturiers de la MRC.« I! s\u2019agit d\u2019une étape significative qui démontre que l\u2019économie de la région poursuit sa diversification », commente Ghislain Goulet, directeur général du Centre local de développement (CLD).À la fin des années 1800, la région à profité du pouvoir énergétique de la rivière Magog et du développement du chemin de fer pour attirer des par secteur Magog : emplois manufacturiers Produits du textile 2 ___ 4 265 Caoutchouc et plastiques 1254 Alimentation _ _ __ 705 Minéraux non métalliques 550 Produits métailiques 500 Imprimerie, édition et autres 432 Habillement ~~ 415 Produits du transport __ 262 Produits du bois 237 Produits chimiques 175 Electronique et électrique 0 124 Machinerie LL 107 Diverses entreprises 84 SOURCE : CLO DE LA MRC DE MEMPHRÉMAGOG, 1999 TABLEAU : LES AFFAIRES usines de textile.Or, au début des années 1960, cette industrie est encore de loin le plus important employeur de la ville de Magog.À elles seules, la Dominion Textile et l\u2019Industrial Specialty occupent alors 2 500 personnes, soit près de 80 % de la main- d\u2019oeuvre industrielle de Magog.Même si le textile connaît des difficultés dans les années 1970 et 1980, 50 % des emplois étaient encore tributaires de ce secteur en 1985, comparativement à quelque 20 % aujourd\u2019hui.Ce qui ne signifie toutefois pas le déclin total de l\u2019industrie du textile, précise M.Goulet.« Il y a eu des périodes de rationalisation et de modernisation qui ont réduit considérablement le nombre d\u2019emplois.Mais la production et les investissements se sont maintenus ces dernières années.C\u2019est plutôt la croissance importante du secteur caoutchouc-plastique qui a Fier d'êtr diminué l\u2019importance de l\u2019industrie du textile.» Présence de Thona L'arrivée de Thona, filiale d\u2019une société belge, devait changer la donne.Implantée en 1982, avec une vingtaine d\u2019employés, l\u2019entreprise, qui fabrique notamment des joints d\u2019étanchéité pour l\u2019industrie automobile, a connu une croissance fulgurante depuis le milieu des années 1990.Elle est .même devenue le plus important employeur de la MRC, avec près de | 000 emplois.En quatre ans, son chiffre d\u2019affaires est passé de 33 M$ à plus de 100 M$.Une croissance qui a accompagné celle de son principal client, General Motors, qui lui décernait en 2000 le titre de fournisseur de l\u2019année pour une quatrième année d'affilée.Or, le ralentissement de l\u2019industrie automobile ne semble pas inquiéter Thona qui, il y a moins d\u2019un mois, tenait une journée de recrutement en vue de combler plus de 200 postes.En juillet dernier, l\u2019entreprise est passée aux mains du groupe allemand SaarGummi.rien Nom : Toussaint Attiave Pays d'origine : lle Maurice Profession : Ingénieur chimique Scolarité : Baccalauréat en génie chimique de l'Université de Sherbrooke Date d'arrivée au Québec : Juin 1976 Date d'arrivée en Estrie : Juin 1977 Titre : Président Entreprise : Les Produits Environnementaux Atlas inc.Création de l'entreprise : Janvier 1993 Activités de l'entreprise : R & D, produits environnementaux pour le traitement des eaux et le développement de solutions appli pour la protection de l'environnement.Nombre d'emplois directs : 6 Nombre d'emplois indirects : 12 à 15 par année Affiliation professionnelle : Membre de l'Ordre des ingénieurs du Québec PHOTO: JEAN-GUY PARADIS, LES AFFAIRES Ghislain Goulet : « La croissance importante du secteur caoutchouc-plastique a diminué l'importance de l'industrie du textile.» Mais il n\u2019y a pas que la MRC de Memphrémagog qui vit au rythme du développement du secteur de la fabrication de produits en caoutchouc et en plastique.En effet, cette industrie est en croissance constante en Estrie depuis 1992.Ainsi, en huit ans, la région a plus que «J'ai choisi l'Estrie pour la beauté de ses paysages, pour son aspect « ville à la campagne » et pour l'ouverture de ses gens.Dans l'orientation : de ma carrière, j'ai été conseillé par des professionnels très compétents.J'ai aussi bénéficié des services de plusieurs organismes qui m'ont aidé Pour communiquer avec le carrefour d\u2019intégration de votre région : 1 888 879-4288 dans ma démarche pour lancer mon entreprise.» Relations avec les citoyens et de l'immigration Québec & \u2026 doublé le nombre annuel d'emplois dans ce secteur en passant de 1 800 (1992) à 4 000 en 2000, une croissance de 122 %.Pendant ce temps, pour l\u2019ensemble de la province, la moyenne des emplois passait de 21 900 à 31 000, pour une augmentation de 41,6 %.1 Ministère des "]
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