Les affaires, 27 avril 2002, Cahier 2
[" COS MIO, 10144 27 avril 2002 - 12 PAGES INDUSTRIE DE LA SAN De l'enfance adolescence l\u2019industrie québécoise est dynamique et solide mais il est temps de penser à grandir an Barcelo dossiers@transcontinental.ca u cours des dernières années, le journal LES AFFAIRES a publié plusieurs dossiers spéciaux qui permettent de constater que le travail fait jusqu'ici autour de l\u2019industrie québécoise des biotechnologies est remarquable, tant sur le plan de la R&D - particulièrement grâce aux crédits d'impôts qui lui sont rattachés \u2014 que de la mise en place d'une vaste pépinière d'entreprises.Mais En manque de moyens financiers A3 Les biotechs secouées par des questions d'éthique A8 Andromed fait un pas de plus vers la télémédecine A10 Electromed pourrait rencontrer Dame Fortune au prochain détour AT l'enfance est terminée.Il faut passer à l'adolescence.Selon ses leaders, l\u2019industrie doit faire encore plus et mieux pour demeurer la terre promise de la biotech.Un reportage paru récemment dans La Presse laissait entendre que l'industrie québécoise des biotechnologies est en train de perdre sa place au sein de l'industrie mondiale des sciences de la vie.Pour poser son diagnostic, le quotidien s'appuyait sur un rapport en développement non publié officiellement, de Montréal International.Jacques Girard, président de Montréal International, rejette les affirmations du quotidien montréalais.« Rien dans nos études ne va dans le sens de cette manchette, dit-il.Notre document ne constate pas que cela va mal.Il élabore plutôt sur les moyens à prendre pour que cela aille mieux.C'est toute une différence.» « On constate en fait que Montréal a tous les moyens non seulement pour garder son rang, mais aussi pour se hisser parmi les premiers mondialement, à tous les plans », ajoute-t-il.Bon.On peut souffler un peu.S'il faut en croire le patron de Montréal International, la métropole \u2014 comme le Québec dans son ensemble - n'a pas encore entrepris de grande glissade.Mais un coup d'œil approfondi sur l'industrie nous indique que PHOTO : JEAN-GUY PARADIS, LES AFFAIRES Jacques Girard : « Montréal à tous les moyens non seulement pour garder son rang, mais aussi pour se hisser parmi les premiers mondialement.» la glissade appréhendée pourrait bien se déclencher si plusieurs corollaires qui ont prévalu jusqu'ici dans l'industrie ne changent pas.Ce n'est pas pour rien que BioQuébec convoque son sommet BioSanté 2002 les 30 avril et 1 mai pour mettre au point un plan d'action de l'industrie.Comme le note M.Girard, « toutes les grandes villes du monde croissent ».En fait, non seulement croissent-elles, mais elles accélèrent leur développement.« Il faut réagir au fait qu'il y a une compétition féroce pour attirer la biotech, disait récemment en entrevue Hans Mäder, président de Procyon Biopharma.Dans une large mesure, le Québec est identifié au créneau de la R&D, mais notre industrie est tenant bien au-delà d'être simplement une Mecque de la R&D.» Mais pour passer de l\u2019enfance à l\u2019adolescence, d'autres moyens doivent être mis en place, d'autres leviers actionnés.Dans ce dossier, nous avons indiqué quatre domaines où les équations doivent être transformées et nous en traitons dans l\u2019ordre : le financement, le management, la propriété intellectuelle et le rôle du gouvernement.Au terme de ce survol, on se rend compte que les changements requis sont profonds et exigeront des transformations majeures chez plusieurs in venants, notamment du côté des investisseurs.Mais il n'y a pas d'autres issues.Comme disait l'écrivain français André Gide : « Dans la vie, il faut savoir suivre sa pente.pourvu que ce soit en remontant.» Sinon, c'est la glissade\u2026 Un secteur de poids Dans un autre volet de ce cahier, nous traitons d\u2019un secteur qui regroupe des acteurs de divers horizons mais au poids économique très important : celui de l\u2019équipement et des instruments médicaux, et des technology \u2018large.Au Québ santé au-sens ec, on parle d\u2019une industrie de quelque 200 entreprises et 5 000 employés, qui brassent des affaires pour environ 300 M$.Vous découvrirez les grands défis de cette industrie, certains des secteurs de pointe dans lesquels le Québec se signale, dont la nanomédecine, et des entreprises vedettes.B SITES CLES _/ ) lesaffaires.com Tapez- P= o le motsuivant > rea ence info@creascience.com 514 840-9220 1-877-840-9048 WWW.creascience.com Consultants en biostatistique © Planification et conception d'essais © Gestion et analyse de données © Communication des résultats © Formations innovatrices et adaptées .Une autre vision de l'expertise-conseil J 241)o2 NFOE et associés architectes Spécialistes on conception des sciences de ka santé, blo-fechnologiques et pharmaceutiques 1265, rue University, sulte 700, Montréal, Québec H3B 3W1 ( 514.397.2616 Mip://www.nfoe.com BR nfoe@nfoe.com d'installations MONTRÉAL Université dh Institut de génie de Montréal biomédical C.P.6079 succ.Centre-ville Montréal, Québec @ E H3C 3A7 OLYTESINIQUE Directeur : Pierre Savard (514)340-4711 poste 4186 Fax : 340-4611 FFAIRES 27 AVRIL 2002 INDUSTRIE DE LA SANTÉ l'instrumentation médicale prend du poids au Québec Yan Barcelo dossiers@transcontinental.ca u milieu des années 80, indie des technologies médicales n'était qu'un embryon où quelques pionnières, parmi lesquelles on trouvait au premier chef Electromed, étaient bien seules.Mais elles n'ont pas baissé les bras, de telle sorte qu'on peut parler aujourd'hui de l'instrumentation médicale comme d'un secteur industriel de plein droit.La première difficulté à laquelle se heurte quiconque veut en savoir plus sur ce secteur est de cerner celui-ci dans son l'ensemble.On trouve des participants aussi divers que des fabricants de lits médicaux, comme Stryker Bertec à l'Islet, ou de couches pour l\u2019incontinence, comme W.Laframboise, et des concepteurs de stétoscopes électroniques, comme Andromed, ou de systèmes de stérilisation à l\u2019ozone comme TSO3.« À cause de cela, il n'y a pas eu de portrait réel de l'industrie.Il n'est pas évident de dire où elle commence et où elle s'arrête », dit Maurice Piché, président du conseil de l'Asso- Organisé par en collaboration avec BION, CONSULTEZ LE PROGRAMME COMPLET SUR LE SITE www.bio-health.org INSCRIVEZ-VOUS EN LIGNE ! BIQQUEBEC Le réseau québécois des hioindustriey The Quebec Blo-tndustries Network ciation de l\u2019industrie des technologies de la santé et président d'Andromed.L'Association estime que l'ensemble de l'industrie québécoise regroupe à peu près 200 entreprises et quelque 5 000 employés.Le volume d\u2019affaires est d\u2019environ 300 M$ dont la moitié est réalisée sur les marchés d'exportation.Dans ce groupe, on trouve quelques géants internationaux comme Johnson & Johnson et 3M Canada et plusieurs fabricants de pointe d\u2019origine étrangère comme Biomatrix, St-Jude Medical et Mallinckrodt.Comme dans tous les secteurs de pointe, certains des principaux acteurs de propriété québécoise sont passés aux mains d'étrangers, telles Bertec et Stéris.Avec environ PHOTO: JEAN-GUY PARADIS, LES AFFAIRES 200 employés chacune, ces - deux sociétés se situaient en tête du peloton au Québec.Un problème commun Il peut sembler disproportionné de réunir dans une même industrie et sous une même association aussi bien le fabricant d'un système de diagnostic par laser du cancer du sein, comme ART Recherches et Maurice Piché : « L'industrie fait face à un problème commun : faire affaire avec le réseau de la santé.» technologies avancées, que le producteur d'abaisse-langue John Lewis Industries.« C'est que, explique Maurice Piché, l'industrie fait face à un problème commun : faire affaire avec le réseau de la santé.» Essentiellement, son association entend être l'interlocuteur privilégié du gouvernement et de ses réseaux d'achat.C'est pour cette raison qu\u2019elle vient de changer son nom pour mieux refléter sa mission de représenter l'ensemble des industries des technologies de la santé : de l\u2019Association québécoise des fabricants de l'in- à 18h30 au Salon Westmount de l'Hôtel Hilton Bonaventure Soirée gala en hommage aux innovateurs de l\u2019industrie des sciences de la vie et des technologies de la santé Remise des prix dans six catégories : * Entrepreneurship / Sciences de la vie * Entrepreneurship / Technologie de la santé * Innovation * Transfert-Émergence * Exportation * Brio Nomination du Dr André de Villiers au prestigieux Cercle Excelcia dustrie médicale, elle est devenue l'Association de l\u2019industrie des technologies de la santé.Dans ce regroupement, le contingent des acteurs québécois tire de mieux en mieux son épingle du jeu.Mais face à la concurrence de colosses internationaux comme General Electric (GE), Siemens et Medtronic, rien n'est gagné d'avance.« Les grands acteurs proposent une gamme étendue de produits, alors que les acteurs québécois se présentent avec des produits de niche.On peut comprendre que le responsable des achats GALA DES PRIX GENESIS .FORUM D'AFFAIRES POUR L'INDUSTRIE BIOPHARMACEUTIQUE ET LES TECHNOLOGIES DE LA SANTÉ 30 AVRIL ET 1 MAI 2002 / HÔTEL HILTON BONAVENTURE / MONTRÉAL d'un hôpital préférera faire affaire avec GE ou Siemens parce qu'il est certain qu'ils seront encore là dans 15 ans, que les garanties seront respectées et les réparations effectuées », dit M.Piché.Le Québec se démarque Malgré les obstacles considérables, le peloton des producteurs québécois a réussi à tirer son épingle du jeu.L'université est un partenaire important sur lequel ils peuvent s'appuyer de plus en plus.Le Québec abrite maintenant plusieurs laboratoires universitaires dans le domaine de l'instrumentation médicale qui figurent parmi les meilleurs au Canada.C'est le cas, par exemple, du Groupe de recherche en biomécanique et en biomaté- riaux de l'Ecole Polytechnique, le plus important au pays.L'Ecole Polytechnique abrite aussi plusieurs autres groupes dont les activités se situent à la fine pointe de leur secteur, comme la mise au point du plus petit cœur artificiel au monde, sous la direction du professeur André Garon, et la conception d'une salle d'opération intelli- CONFÉRENCE EN TROIS VOLETS SUR LES PLUS RÉCENTES PERCÉES DE L'INDUSTRIE * Technologies de la santé * Développements scientifiques * Développement des affaires * 30 conférences sur des thèmes percutants * 45 conférenciers de renom * Panels interactifs animés par des experts de l'industrie Le Salon de produits et services destiné aux professionnels de la santé et à l\u2019industrie biopharmaceutique Inscrivez-vous sans frais sur le site www.bio-health.org cocarde personnalisée remise à l'entrée ! Le premier sommet des biotechnologies Une rencontre des décideurs de l'industrie québécoise des biotechnologies et de leurs partenaires * Élaboration d'un plan d'action industriel * Tables rondes et ateliers de travail gente par Carl-Eric Aubin.Mais Polytechnique n'est pas seule sur l'échiquier : on trouve aussi l'Institut de recherche clinique de Montréal, l'École de technologie supérieure, et toutes les universités du Québec.Le seul grand trou du secteur \u2014 et il est de taille \u2014 se situe au niveau du capital de risque qui n'a pas encore découvert, semble-t-il, l'instrumentation biomédicale.Alors qu'on trouve une multitude de fonds et de groupes spécialisés en biotechnologies dans les institutions de capital de risque, on n'en trouve pas un seul qui s'intéresse spécifiquement à l'instrumentation.Pourtant, Maurice Piché juge que le secteur de l\u2019équipement médical est encore plus dynamique que ceux de la pharmaceutique et des biotechnologies : « Quand on regroupe le secteur des produits médicaux, il est beaucoup plus important que la pharmaceutique et les biotechs en termes d'emploi, d'impact économique et de croissance, fait-il valoir.Ce n\u2019est pas dans le domaine pharmaceutique que les jobs vont se créer dans les années a venir.» I PARTENAIRES : & Goudreau Gage Dubuc KM technologies | iScience DECOUVRIr fn Ville de Montréal 2 AQFIM I a Canadit GOWLI INCER| Gowling Lafleur Henderson oui.Expertise par excellence Société Générale = de Financement =.poe Québec mm OGILVY RENAULT \u20ac MERCK FROSST Conte de recherche thérapeutique 2 Samson Bélair ER REC 4B Qeloftte ll Banque Royale AFFAIRES 57 iq ine pz Ha Pharma = \u201cy Institut di E FONDS recherche.en de solidarité FTQ ame\u201d biotechnologie | INDUSTRIE DE LA SANTÉ Les gouvernements invités à faire plus Yan Barcelo dossiers@transcontinental.ca ue ce soit pour les crédits d'impôt à la recherche ou pour l\u2019aide à des centres de recherche, « sans les gouvernements, l\u2019industrie des biotechs n'aurait pas évolué au rythme où elle l'a fait », fait valoir Claude Bismuth, associé principal, sciences de la vie, de Ernst & Young.Dans la nouvelle étape amorcée par l'industrie bio- technologique, le rôle des gouvernements demeurera crucial.C'est ce qu'a entrepris de faire Québec avec le nouveau programme Bio-Levier, qui propose un crédit d'impôt pour l'innovation destiné aux entreprises établies dans trois technoparcs de la province, en plus de rembourser les dépenses liées à une tournée promotionnelle en vue d'un premier appel public à l'épargne (maximum 40 000$).Personne dans l'industrie ne refuse ces initiatives de Québec, mais certains intervenants proposent des mesures plus fortes.André Boulet, vice- président aux affaires scientifiques de BioCapital, aimerait voir Québec imiter Taïwan, qui offre de participer à hauteur d'un tiers du capital dont dispose une firme de capital de risque qui s'installe sur l'île.Bertrand Bolduc, président de BioQuébec, voudrait que le crédit d'impôt s'adresse à l'ensemble de l'industrie plutôt que d'être applicable à des zones géographiques précises.« Nos chercheurs terminent leur formation à 35 ans, ils ont femme et enfants et ne peuvent pas se payer deux autos, argumente M.Bolduc.Ils ont besoin d\u2019être près de l'entreprise, près de l'université.C'est pourquoi il n'est pas bon d'aller seulement là où il y a des crédits fiscaux liés à des sites spécifiques.» Proies intéressantes Face à l'appui que l'industrie leur demande et redemande, les gouvernements ressentent un malaise très net, selon Claude Bismuth.« Ils se voient comme les incubateurs l'exportation d'équipements médicaux évolue Une étude d'Yvon Brouillette, réalisée en 1998 pour le ministère de l\u2019Industrie et du Commerce, révélait que les exportations du secteur des équipements médicaux au Québec connaîtraient une progression importante.De 1993 à 1997, elles ont plus que doublé, passant de 77,7 M$ à 185,4 M$.Au cours de cette période, la part du Québec dans l'ensemble des exportations canadiennes ne cessait de croître, de 20 % à 24,6 %.* \"» ol.2 re DE a des technologie La part du lion de ces exportations est le fait d\u2019acteurs étrangers dont les unités au Québec disposent de mandats de fabrication nord- américains ou mondiaux.On ne dispose pas de chiffres après cette période.Il faut dire que l'industrie a du chemin à faire pour combler l'important déficit commercial de 2 milliards de dollars (G$) du Canada et du Québec dans le secteur de l\u2019équipement médical en 1997.(YB)B PHOTO : JEAN-GUY PARADIS, LES Claude Bismuth : « Face à l'appui que l'industrie leur demande et redemande, les gouvernements ressentent un malaise très net.» de jeunes entreprises qui deviennent très tôt des proies pour des investisseurs étrangers.Comment peuvent-ils justifier que cela valait la peine ?Ils se demandent : Obte- nons-nous la juste valeur pour ce que nous investissons ?» Et l\u2019acquisition par des étrangers de joyaux comme BioChem Pharma et Phoenix International n\u2019aide pas l'industrie à conserver la faveur des gouvernements.H L'industrie des technologies de la santé un secteur d\u2019avenir à caractère stratégique tant en terme d'innovation que sur le plan industriel.Un levier pour l\u2019amélioration du système de santé Association de l\u2019industrie des technologies de la santé 8475, avenue Christophe-Colomb, Montréal (Québec) H2M 2N9 Téléphone: (514)383-3268 Télécopieur: (514)383-3263/3250 Courriel: agfim@agfim.com Site Internet: www.agfim.com LES AFFAIRES - 27 AVRIL 2002 A3 Concepteur du premier stéthoscope entièrement électronique au monde, ANDREMED Andromed procurera en 2002 = une meilleure qualité de vie aux er patients grâce à son équipement et son service de télésurveillance à domicile.Tél.: (514) 336-0043 1 communications@andromed.com www.andromed.com © ee) CLINI, PHARM Jean Yves Julien, pharmacien B.Sc., M.Sc., FCSHP 2265, rue Rodrigue-Masson Sillery, (Québec) CANADA GIT IM9 Tél.: 418-527-6767 - Fax: 418-527-3224 Courriel: jyjulien@globetrotter.qc.ca = pa L'avenir est en nous.Explorer l'avenir, ça commence aujourd'hui.Chez Génome Québec, nous sommes fiers de contribuer à l'avancement de la science en matière de recherche, de services et de technologie liés à la génomique, en donnant aux chercheurs d'ici les moyens d'explorer l'avenir, pour que d'ici cing ans, le Québec soit reconnu comme l'un des dix meilleurs centres de recherche en génomique et protéomique au monde.da GenomeQuébec www.genomequebec.com PHOTO: JEAN-GUY PARADIS, LES AFFAIRES AA Lis FARES 2 WRL2O_ INDUSTRIE DE LA SANTÉ MRENTANRITE | Biotechs en manque de moyens Des rondes de financement trop maigres empéchent les entreprises québécoises de prendre du poids Yan Barcelo dossiers@transcontinental.ca L a complainte n'est pas nouvelle : les entreprises québécoises de biotechnologie sont sous-financées.Si le Québec est le royaume de la R&D, il est aussi celui du saupoudrage.Les deux vont de pair.Année apres année, le Québec remporte la palme pour ce qui est du nombre de démarrages de nouvelles entreprises vouées a la R&D, mais les moyens mis à leur disposition sont souvent maigres.Le problème est double.D'une part, « la grosseur des rondes n'est pas suffisante », dit Bertrand Bolduc, président de BioQuébec et de TGN Biotech, à Québec.D'autre part, « on n'est pas ca- « La grosseur des rondes n'est pas suffisante », dit Bertrand Bolduc, président de BioQuébec et de TGN Biotech, a Québec.pable de les amener au prochain stade », estime François Tellier, premier vice-président, conseil en financement, fusions et acquisitions, de Ersnt & Young.Normand Balthazard, président de BioCapital, soulignait récemment dans nos pages que la moyenne des investissements des firmes de capital de risque en 2001 a été de 12 M$ aux Etats-Unis, de 3,9 M$ au Canada et de 3,4 M$ au Québec.Le chiffre québécois ne semble pas trop maigre si on le compare au chiffre canadien, mais c'est parce qu'il est dopé par l'injection de 70 M$ dans un-seul projet, celui de - Caprion.« Si on enlève Ca- prion, ce qu'on injecte, c'est des pinottes-! » dit M.Balthazard.Comble de l'ironie, la mise de fonds dans Caprion n'a été faite que par des investisseurs américains.« Il n'y a pas un seul investisseur canadien.Trouvez l'erreur ! » dit André Boulet, vice-président, affaires scientifiques, de BioCapital.Un fossé à combler Un financier de Montréal, qui demande l'anonymat, y va avec plus de véhémence.« On a financé un tas de petites entreprises avec des petits moyens et maintenant on les laisse mourir ! Pourquoi les avoir financées, pour commencer ?» lance-t-il.Au Québec, entre la première ronde de financement et les rondes plus avancées et substantielles, il y a un vaste fossé que bien peu d'entreprises réussissent à franchir, dénonce ce financier.Comment le combler ?Une solution mise de l'avant par certains, dont Normand Bal- thazard, est de rassembler les grands bailleurs de fonds canadiens et québécois pour créer un super-fonds d'investissement qui disposerait des ressources nécessaires pour mener des rondes de 20 M$, 50 M$ et plus si nécessaire.L'autre moyen est de susciter la présence de plus de fonds privés d'investissement, locaux ou étrangers.M.Bal- thazard n'est pas le premier à dénoncer la situation quelque peu incestueuse de notre capital de risque, où quatre grands acteurs institutionnels se partagent tout le terrain.« Au Québec, presque tout l'argent vient de la même place.renchérit André Boulet.On n'a pas la biodiversité requise, Il n'y a pas assez de joueurs privés et ce n'est pas sain.» Il faut donc encourager l'implantation \u2014 ou tout au moins, la participation \u2014 de firmes étrangères, question de susciter une saine concurrence qui dynamise le milieu.Le gouvernement du Québec a proposé avec son programme Bio-Levier une mesure qui encourage ce développement.Toute entreprise qui obtient un placement supérieur à 7 M8; dont 20 % est d'origine étrangère, pourra bénéficier d'un prêt allant jusqu'à 20 M$ d'Investissement Québec.1 Les quebecoises sont sous-évaluées en Bourse Les sociétés québécoises oeuvrant en biotechnologie sont sous-évaluées sur les marchés boursiers par rapport à la moyenne canadienne, bien qu\u2019elles aient une performance similaire et ce, malgré leur différence de taille, selon une étude que vient de réali- \u201cser Samson Bélair Deloitte & Touche.La performance financière et l\u2019optimisation des frais d\u2019exploitation des sociétés ouvertes se positionnent bien comparativement aux sociétés ouvertes canadiennes.La moyenne québécoise des frais d\u2019exploitation se situe à près de 205 690$ par employé, comparativement à 198 172 $ par employé pour la moyenne canadienne.Mais les sociétés ouvertes québécoises du secteur des biotechnologies sont sous- évaluées en Bourse.De plus, le rendement boursier sur une période de trois ans des sociétés québécoises est largement .inférieur à la moyenne canadienne, soit 35 % au Québec et 82% au Canada.Cette sous- évaluation défavorise l\u2019accès aux capitaux et la rétention des meilleurs éléments : deux facteurs cruciaux à la croissance des sociétés ouvertes de biotechnologie au Québec.Mieux communiquer avec les investisseurs En opposition aux discours traditionnels relatifs aux sociétés ouvertes québécoises oeuvrant dans les biotechnologies, il y a peu de corrélation entre le rendement financier et la phase de développement, les coûts d\u2019exploitation, le programme de recherche ou le nombre d\u2019alliances.Le faible rendement de ces sociétés pourrait cependant s\u2019expliquer par certains facteurs qualitatifs, dont une stratégie de communication défaillante destinée aux investisseurs.Par conséquent, afin d\u2019atteindre les niveaux de capitalisation boursière de leurs homologues canadiens et internationaux, les québécoises devraient adopter une stratégie de communication sur le plan national et international.De plus, les analystes financiers doivent informer les investisseurs des stratégies et des procédures en raison de la complexité de leurs activités.La vulgarisation des programmes de recherche dans les journaux et les revues d\u2019affaires influe également de plus en plus sur l\u2019évaluation financière des sociétés de biotechnologie.Cela implique que les intervenants de la biotechnologie devraient agir et mettre en place les outils nécessaires permettant d\u2019obtenir une juste évaluation.Au Québec, une des clés du succès réside dans la reconnaissance internationale de ses sociétés, de la qualité de son infrastructure et de son soutien financier.I Anna Martini Associée chez Samson Bélair Deloitte & Touche Rédigé en collaboration avec Nathalie Duchesnay.u FSU SR PS EE Eee NÉE RETRO PR ECS Vivre sans douleur, au-delà d\u2019un rêve Le centre de recherche d\u2019AstraZeneca de Montréal, situé dans le Technoparc de Saint-Laurent, est l'un des chefs de file mondiaux dans le développement de solutions thérapeutiques de pointe pour le traitement de la douleur chronique et aiguë.L'excellence et le dévouement de ses chercheurs scientifiques permettent de grandes percées dans le domaine thérapeutique du contrôle de la douleur.www.astrazeneca-montreal.com www.astrazeneca.ca Le logo d'AstraZeneca est une marque de commerce d'AstraZeneca PLC utilisée sous licence par AstraZeneca Canada Inc.À l'échelle mondiale, AstraZeneca exploite neuf centres ultramodernes de recherche fondamentale qui, par leurs découvertes, contribuent de façon exceptionnelle à améliorer la qualité de vie de tous les Canadiens en les aidant à vivre une vie pleine et entière.Tel est l'engagement d\u2019AstraZeneca au système de soins de santé.Astrazeneca force mondiale dans l'innovation en soins de santé RE CER Bon Pe ae NYS mm de en oe = ESN I dm amt.7 \u2018AG LES AFFAIRES + 27 AVRIL 2002 INDUSTRIE DE LA SANTÉ | Génome Québec a frappé vite pour combler le retard Une deuxième ronde de financement permettra au Québec d'être encore plus à la fine pointe en génomique Yan Barcelo dossiers@transcontinental.ca près seulement un an A: demi d'activité, Génome Québec a déjà procédé à deux rondes de financement.Plus de 170 M$, divisés en deux tranches à peu près équivalentes, auront ainsi été injectés dans le milieu de la recherche bio- technologique au Québec.Le Québec remporte ainsi 30 % des 540 M$ qui ont été annoncés dans l'ensemble du Canada.« C'est important qu'il y ait beaucoup d'argent mis en jeu, dit Paul L'Archevêque, président de Génome Québec.C'est l\u2019avenir de la biotechnologie qu'on établit, d'autant plus qu'on commençait à accuser un retard sensible dans certains secteurs.» Deuxième ronde, deuxième génération « Aux États-Unis, en France et en Angleterre, il y avait des.investissements considérables faits dans certains domaines qu'on n'occupait pas aussi énergétiquement qu'on l'a PHOTO: JEAN-GUY PARADIS, LES AFFAIRES Paul L'Archevêque : « On est conscient que la bio-informatique constitue une faiblesse qu'if faut combler au Québec.» fait en biotech », ajoute-t-il.Le rattrapage était toutefois davantage le fait de la première ronde de financement.Avec : la nouvelle ronde, « on est entré dans une deuxième génération de projets qui s'inscrivent à la fine pointe.» La première ronde avait orienté 80 M$ vers cinq projets, les sommes venant à parts égales de Génome Canada et du ministère québécois de la Ko NAS 11 = \u201ca CI TRA a aE Recherche, de la Science et de la Technologie.La deuxième ronde, de 92 M$, vient de Génome Canada pour la moitié.L'autre part de 46 M$ reste à mettre définitivement en place.« J'ai beaucoup de candidats pour ces 46 M$, affirme M.L'Archevêque.J'espère que tout va se confirmer.» L'originalité de cette deuxième ronde, qui totalise 10 projets, tient au fait que Génome Québec a su intéresser des investisseurs privés qui devraient injecter 18 M$ ou 19 M$ dans les projets.Dans presque tous les cas, il s'agit d'entreprises qui investissent conjointement avec Génome Québec dans les quatre projets qui sont les leurs.Pour la somme d'environ 28 M$ qui reste, « on va aller chercher le financement au provincial, mais cela reste à être confirmé », dit M.L'Archevêque.Un portefeuille qui s'élargit Les projets de la deuxième ronde, tout en engageant de plus petites sommes, élargissent sensiblement le portefeuille de Génome Québec.Alors que les cinq projets de la première ronde concernaient la santé humaine, la deuxième ronde s\u2019étend à l'environnement et à la foresterie.De plus, les collaborations internationales se multiplient avec des instituts prestigieux comme le Whitehead Institute du MIT, le Harvard Medical School, le Karolinska Institut de Stockholm, le Notre expertise Center for Genomic Computation, de Cleveland.Une différence majeure marque les-deux rondes.La première a mis en place un centre d'expertise commun pour toute l'industrie génomique, où les universités et les entreprises pourront effectuer du génotypage, du séquencement génétique, de l'analyse de biopuces.L'édifice qui abritera les équipements de pointe, les spécialistes et les techniciens est en construction sur le campus de l'Université McGill à Montréal.À terme, il pourrait abriter une centaine d'employés.Une discipline cruciale, la bio-informatique La deuxième ronde n'a pas mis de l'avant un projet commun similaire, mais M.L'Archevêque reconnaît que l'équivalent aurait grandement besoin d'être réalisé dans le domaine de la bio-informatique.Cette discipline est cruciale pour tirer au clair les quantités astronomiques de données produites par les avancées de la génomique et de la protéo- est notr mique.« Il est certain qu'on doit faire quelque chose de particulier dans ce secteur », estime M.L'Archevêque.Tout cet argent investi dans la recherche de pointe produi- ra-t-il un rendement tangible ?Le président de Génome Québec souligne qu'il n'est pas toujours évident de projeter un retour sur investissement tangible dans le cas d'un projet comme celui de la plate-forme commune de séquencement des gènes.Il en est de même pour le projet de Maria Bar- tha-Knoppers, par exemple, qui étudie les implications éthiques de la génomique.« Par contre, on avait une préoccupation de rendement en vue du réinvestissement et d'assurer l'autonomie de ce réinvestissement.C'est pourquoi on a négocié des ententes avec nos partenaires universitaires pour qu'il y ait des revenus.Les projets qui mèneront à des retombées commerciales apporteront des redevances.C'est pourquoi on a inséré dans le deuxième concours des projets de l'entreprise privée », explique M.L'Archevêque.l a course pour faire avancer les nouvelles thérapies | médicales à travers le processus de développement et ultimement jusqu'aux patients est devenue de plus en plus compétitive, ayant pour résultat une pression plus forte que jamais sur l'augmentation de la production des données tout en diminuant les coûts.Nous croyons qu'en combinant efficacement la vitesse d'exécution avec la sécurité des patients, nous gagnerons cette course.Dans cet environnement, en utilisant ses forces, Covance est bien positionnée pour supporter les compagnies pharmaceutiques et biotechnologiques.Pour développer et produire des médicaments pouvant sauver la vie des patients qui en ont besoin, les compagnies pharmaceutiques doivent investir des millions de dollars et doivent consacrer plusieurs années en recherche et développement.Les entreprises telle que Covance permettent à ces compagnies de mener plus rapidement, à un coût moindre, le développement de ces produits médicaux tout en maintenant le plus haut niveau de qualité.Covance a été formée par l'union des compagnies les mieux établies et les plus respectées de la recherche et du développement afin d'étendre ses capacités d'un bout à l'autre du spectre de l'industrie.Notre éventail de services s'étend des premiers stades de développement, de l'évaluation de l'innocuité, la gestion des essais cliniques de la phase | à la phase IV, les services de laboratoire central, le système de réponse vocale interactive, les diagnostiques centralisés (tels qu'électrocardiogramme, production de données par imagerie), la gestion des coûts de la santé, évaluation de la qualité de vie.Aujourd'hui, Covance Inc.(NYSE: CVD) est l'une des compagnies les plus importantes et hautement spécialisées au monde dans son domaine, avec des revenus de $800 millions opérant dans seize pays avec 7,200 employés à travers le monde.Comme 80% des données contenues dans une nouvelle drogue de recherche (NDA) sont des données recueillies en laboratoire telles que celles produites dans le stage du développement préclinique ainsi qu'en laboratoire central, Covance a un avantage dû à la très haute qualité de ses systèmes de cueillette de données à ces niveaux.Covance a acquis une réputation de meneur scientifique pour son expertise en développement du médicament ainsi que son expérience étendue en études cliniques.Conséquemment, Covance peut réduire de façon importante le temps et les coûts associés au développement d'une nouvelle drogue en fournissant des données de haute qualité qui peuvent être analysées plus rapidement et efficacement, permettant ainsi aux développeurs de prendre des décisions appropriées et d'amener, encore plus rapidement, leurs produits aux patients qui en ont besoin.Covance est en mesure d'exécuter les études cliniques de façon professionnelle et économique presque partout à travers le monde.Dans les domaines en croissance rapide tel que l'oncologie, les maladies infectieuses et cardio-vasculaires ainsi que les maladies du système nerveux central, Covance est l'expert des experts dans un monde où l'expertise est en grande demande.Notre équipe d'onco- logistes, tous certifiés, est sans égal dans l'industrie.Encore plus, Covance a toujours été à la fine pointe de l'innovation dans l\u2019industrie et continue d'explorer et d'initier les améliorations dans les domaines de la science, de l'automatisation et de la technologie.Par exemple, Covance a été la première compagnie de recherche contractuelle à réussir en 5 mois, avec un nouveau médicament (un inhibiteur de protéase dans le traitement du HIV), le développement de la phase préclinique jusqu'à la fin de la phase ll clinique.Ce projet était le premier a innover avec la technologie du systéme de réponse vocale interactive pour la distribution à temps des médicaments et de sauver des centaines de milliers de dollars en production de médicament.Covance est présentement parmis les quelques compagnies de recherche contractuelles à offrir des analyses immunologiques et bioanalytiques tant au niveau préclinique que clinique En plus, le système automatisé de préparation des trousses de prélèvement est unique en son genre dans l'industrie.Nous avons récemment mis sur pied un processus continu d'évaluation et de la gestion du risque dans les études cliniques.Le principe est basé sur la gestion scientifique du risque qui repose sur l'identification des éléments clés du risque de chaque projet de développement.Chaque élément est analysé quant à la probabilité de se produire et afin d'établir l'impact possible et d'en déterminer les conséquences probables.Avec cette approche nous pouvons mieux adhérer aux échéanciers, contrôler les budgets et superviser, tout au long du cycle de développement, l'aspect sécuritaire du projet.Pour nos clients, ceci a comme conséquence une meilleure supervision de la performance des sites, de l'aspect sécuritaire du projet, une meilleure qualité des données recueillies, l'obtention des conclusions plus claires et la maximisation des opportunités réglementaires.Le bureau de Covance à Montréal a été établi en janvier 1997 sous la direction du Dr.Richard Lacombe.Ce bureau offre les services de développement de médicament que ce soit les études de faisabilité, de développement de plan clinique et consultation, identification des sites, suivi des études, gestion de données, randomisation de patients et gestion réglementaire.Dr.Lacombe est aussi responsable de la direction des activités en Asie Pacifique et en Amérique latine.Par la gamme des services offerts, le niveau de son expertise collective et son esprit de collaboration, Covance livre des solutions sur mesure aux besoins du client.Communiquer avec Covance au 1 888 477-2277 ou info@covance.com pour recevoir plus d'information sur les produits et services de Covance, communiqués de Presse récents, ou visiter notre site web a: www.covance.com i | INDUSTRIE DE LA SANTE Manque d'argent, manque Yan Barcelo dossiers@transcontinental.ca L \u2019industrie québécoise des biotechnologies est jeune et cela a un prix : le manque de gestionnaires expérimentés.Encore là, tout est une affaire de gros sous.Comparativement à ce qu'on trouve aux Etats-Unis, où des entreprises qui démarrent bénéficient d'entrepreneurs aguerris, les québécoises doivent composer avec des entrepreneurs de première génération.Souvent, il s'agit de scientifiques qui n'avaient jamais envisagé de diriger une entreprise avant de se lancer en affaires.Il faut dire que les qualifications requises pour un haut gestionnaire en biotechnologies sont très élevées; en plus de bien maîtriser les disciplines classiques du management, il doit bien comprendre la science avec laquelle il traite.Idéalement, il doit posséder un réseau étendu de contacts dans les milieux pharmaceutiques, réglementaires et financiers non seulement aux Etats-Unis, mais au monde.De tels individus sont assez rares.C'est pourquoi BioCa- pital, par exemple, a souvent financé des projets nés en terre américaine qui ont été transplantés au Québec avec leur président, rompu aux exigences du marché américain.Encore faut-il pouvoir se payer un président américain.Dans la plupart des cas, les québécoises sont encore au stade du démarrage et ne peuvent pas se payer un vice-président au développement des affaires ou un directeur financier.Selon Bertrand Bolduc, président de BioQuébec, la cause du problème est très simple : la faiblesse des moyens que les firmes de capital de risque mettent à la disposition des jeunes pousses.La solution est tout aussi simple : les financiers doivent investir davantage.« Les entreprises se font dire : Le plus vite que tu ajoutes du management, le plus vite tu réduis le risque.Mais il y a un seul problème : cela coûte de l'argent», dit M.Bolduc.« Que les gens de capital de risque mettent l'argent qu'il faut et vous allez voir qu'on les trouvera, les gens ! » lance-t-il.Un président pris dans la routine Bertrand Bolduc, qui dirige aussi TGN Biotech à Québec, cite son propre exemple.Il y a environ un an, sa firme a bénéficié d\u2019un financement de 2,75 M$ en deux tranches égales.« Jusqu'à mardi dernier, je n'avais pas de secrétaire ni de comptable.C'est moi qui ai dû faire le site Internet, je fais mes photocopies, j'achète les timbres et je me rends régulièrement chez Bureau en Gros.» « Après cela, trois ans plus tard, les financiers reprochent à l'entrepreneur de ne pas avoir signé de gros deal.Eh oui !.Mais j'ai un budget de voyage qui me permet seulement un voyage aux deux mois, pas aux deux semaines, dit M.Bolduc.« Et tandis que j'aurais dû chercher le gros deal, j'étais pris à faire moi-même les Cape op EI ON » chèques de dépenses et de paye.Pour respecter mes budgets, je pourrai me payer un vice-président finances dans seulement six mois.\u201c« À ce moment-là, je vais être pris pour courir après le financement.Pendant ce temps-là, je ne serai pas en train de faire la promotion de ma compagnie dans les le président de BioQuébec.C'est le cercle vicieux de la petite routine qui ne mène nulle part.Une situation que Claude Bismuth, associé principal, sciences de la vie, de Ernst & Young, dénonce depuis belle lurette.« On ne donne pas de moyens aux entreprises, sous le prétexte de 7 -minimiser le risque, et on \u2018oblige ainsi les présidents à -«perdre leur temps à courir :*après leur prochain financement.Pendant ce temps-là, l'entreprise ne se développe pas », explique M.Bismuth.Selon lui, la fameuse carence en gestion déplorée par plusieurs n'existe pas vraiment.« L'industrie a besoin d'être LES AFFAIRES - 27 AVRIL 2002 AY e gestionnaires expérimentés an ay, ~congrés américains », -ajoute - consolidée, ce qui est l\u2019une des premières solutions au problème du manque de mana gement.Il y a un ou deux bons gestionnaires par entreprise et il faut réussir à les regrouper à quatre ou cinq dans une seule entreprise.Cela pourrait du même coup inciter les capital- risqueurs à mettre plus d'argent dans l'entreprise.» B qu\u2019on a aussi des amis.Chez Pfizer, nous cherchons à découvrir les remèdes de demain.Nous cherchons à guérir l\u2019alzheimer de votre père, la maladie du cœur de votre sœur et le diabète de votre meilleur amides maladies qui touchent nos familles.Nos chercheurs canadiens en collaboration avec les hôpitaux et les centres de recherche de chaque province, ainsi que nos 12 000 autres scientifiques et professionnels de la santé des quatre coins du monde se penchent sur les traitements de demain.Pourquoi?Parce qu\u2019on a aussi un père, une sœur et un meilleur ami.Notre passion, la vie www.pfizer.ca A2 à a « © \u20ac f T se me NE £ Uy NOVARTIS De nouvelles idées donneront naissance à de nouveaux traitements Chaque jour, Novartis Pharma Canada inc.va plus loin en explorant de nouvelles avenues en recherche et développement.+ Novartis met son talent novateur au service de la santé des Canadiens, au présent comme au futur.Des progrès constants offrent ainsi aux Canadiens de nouvelles options de traitement dans les domaines tels que la maladie d\u2019Alzheimer, le cancer, les maladies cardiovasculaires, auto-immunes ou respiratoires, et la santé de la femme.De nouvelles thérapies facilitent la transplantation d\u2019organes et la cicatrisation.Novartis.Avec vous\u2026 pour la vie.Novartis Pharma Canada inc.385, boul.Bouchard, Dorval (Québec) H9S 1A9 Tél.: (514) 631-6775 www.novartis.ca "]
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.