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Titre :
Les affaires
Éditeurs :
  • Montréal :Publications les affaires (1979) inc.,1981-2011,
  • Montréal :Publications Transcontinental inc.
Contenu spécifique :
Cahier 3
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Journal des affaires ,
  • Finance
  • Successeur :
  • Affaires.com
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Les affaires, 2002-05-18, Collections de BAnQ.

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[" pare ES CAHIER - B | CAHIER DÉTACHABLE = - |_18:mai 2002 16-PAG a Tor i - yep P0 dE a NORD-DU-QUÉBEC 7 VIE OMMAIR a ; # \u2014 om vtt = \u2018.+ = 3 2 La) = ne da us: Ya a ay, Es à OÙ 5 EH le {Si ur Bi et Bll 28 te oo # ait CHE He: Fe er Er no FR x - rs A be i 5 5 Er æ ue i SE £3 po ag ce in .& pe a 3: a SE od or = Ee a in?5 à ES 45 - se D \u2018cd ou u i ef 2 Re o \u201cde ee 1:25 Ge § I Le gi Ce 4 fH i 4 3 = tt i By vo \u201c oh i! Ë =: i = br SOCIÉTÉ MAKIVIK .: i \u2014 J JRE [PUR J 0 a on Ai 7 és Li PO PE LE i RIN ed PHOTO + Hydr o-Québec participe activement au _ développement de la région Norc * Un chef de file en production d'énergie hydroélectrique, avec plus de 50 % de l'énergie produite au Québec < Un centre d'expertise de la gestion et de l'entretien des centrales hydroélectriques - Une capacité d'innovation grâce à plus de 900 employés déployés sur la plus grande région du Québec + Un partenaire majeur d'événements liés à des causes socioéocomiques, culturelles ou humanitaires - Une entreprise qui contribue à la qualité de vie des communautés Hydro Québec dont elle fait partie du-Québec * Renseignements : Le Fonds ires qui vous donne tage mar Le Fonds SDBJ a pour mission d'investir dans les entreprises ué en région.du secteur privé reliées à l'exploitation des ressources et au développement de l'offre commerciale et de services sur le territoire de la Baie-James.Chibougamau M.Carl Gilbert, directeur Investissements Tél.: 418-748-7777, poste 224 Courriel : carl.gilbert@sdbj.gouv.qc.ca Matagami M.Alain Coulombe, directeur Développement Tél.: 819-739-4717, poste 250 Courriel : alain.coulombe@sdbj.gouv.qc.ca Société de développement de la Baie-James Québec m | b] 1 By en te i | DETACHABLE) NORD -DU-QUEBEC nei ak Te Re sei geben mt 3 J tm nm i om br mar em ra we a he am mam ria bel Re Cee raies 6 Tous les espoirs sont permis depuis la signature des ententes historiques avec les Cris et les Inuïts \u201cKathy Noél noelk@transcontinental.ca e président-directeur | général de la Société de développement de la Baie James (SDBJ), une société d\u2019État responsable du développement économique au Nord-du-Québec, ne chôme pas ces temps-ci.Jean- Claude Simard voit bien que les projecteurs sont soudainement braqués sur sa région, un coin souvent oublié.« Le téléphone n\u2019arrête pas de sonner.Hier, c\u2019était un journaliste du National Post, au- jourd\u2019hui, je suis avec vous, du journal LES AFFAIRES.Tout le monde veut nous parler ! » C\u2019est vrai, le Nord-du-Québec n\u2019a jamais été aussi sollicité.Cette région « dont les fonctionnaires avaient l\u2019habitude de s'occuper à cinq heures moins le quart le vendredi », dira Christian Claveau, directeur de la Corporation de développement économique et touristique de Chibougamau, a fait l\u2019objet d\u2019annonces qui changeront le cours de son histoire.Un traité historique Dans la dernière année, près de 10 milliards de dollars (G$) sont tombés sur cet immense territoire d\u2019une superficie de 840 000 m?, qui représente à lui seul plus de la moitié du Québec.La région administrative numéro 10 comprend deux secteurs : la Baie James, habitée par les Cris et les Jamésiens (blancs) et le Nunavik, terre des Inuits.Cette manne provient d\u2019abord de La Paix des Braves, un traité historique signé le 7 février dernier.En vertu de cette entente, le gouvernement du Québec versera 3,5 G$ aux Cris durant 50 ans pour qu\u2019ils prennent en main leur développement économique.En échange, les Cris consentent à ce qu\u2019Hydro-Québec réalise un complexe hydroélectrique de 4 G$ sur la rivière Eastmain.Déjà, des partenariats se dessinent entre les entreprises cries et jamésien- nes afin de profiter des retombées de ces travaux.« Les Cris sont prêts à affronter ce grand défi », dira Roméo Saganash, directeur des relations avec le Québec au Grand conseil des Cris.Et comme si la vie au Nord n\u2019avait pas déjà eu son lot de chambardements, le gouvernement du Québec rappliquait en avril en signant une entente avec les Inuits.L'accord prévoit le versement de 475 M$ aux Inuits sur une période de 25 ans.Il permettra aussi à Hydro-Québec, éventuellement, de harnacher quelques rivières sur le territoire du Nunavik.Les Inuits gagneront également plus d\u2019autonomie dans leur développement politique, social et économique.La rencontre des solitudes « Nous serons maintenant des partenaires à part entière », souligne Pita Aatami, président de la Société Maki- vik, un organisme qui gère les fonds des Inuits.PHOTO: KATHY NOËL Jean-Claude Simard : « Le Nord a atteint un point de convergence, comme des plaques tectoniques qui se rencontrent.» Pour les trois nations qui se partagent le territoire, le temps est venu d'apprendre à se parler.« C\u2019est la rencontre de trois solitudes », ajoute M.Simard.« Les nations ne pourront pas se développer en vase clos », mentionne à son tour le ministre délégué au Développement du Nord québécois, Michel Létourneau.Au Nord, ça discute haut et fort.Dans les bureaux et les restos, les intervenants économiques se rencontrent, les entrepreneurs discutent stratégies et alliances, les politiciens font leurs représentations.« Ca court dans tous les sens, dit M.Simard.Tout ¢a nous est tombé dessus sans que l\u2019on s\u2019y attende et, maintenant, ça va très vite.Le Nord a atteint un point de convergence, comme des plaques tectoniques qui se rencontrent.» Et alors que sa terre tremble, la région doit continuer de vivre avec les problèmes des régions ressources : le conflit du bois d\u2019oeuvre touche ses scieries et le peu d\u2019exploration menace la survie de ses mines.La remontée de l\u2019or et la ruée vers le diamant ravivent les espoirs, mais la chute du zinc a obligé Noranda, notamment, à interrompre sa production.En 2001, le taux de chômage au Nord-du-Québec (calculé avec celui de la Côte-Nord) a été de 13 %.Le Nord-du-Québec fournit 20 % des récoltes de bois au Québec, 20 % du minerai, et compte 296 barrages et di- Fe re maa mH mR ol a Mid ah ES - LES AFFAIRES + 18 MAI 2002 B3 Le Nord entre de plain-pied dans une nouvelle ère =.gues pour fournir de l\u2019électricité.Il est temps, dit M.Claveau, qui est aussi l\u2019ex-maire de Chibougamau, qu\u2019on s\u2019y intéresse.« Depuis longtemps, des experts sont arrivés au Nord avec des solutions sans en connaître les réalités.Là, il y a une volonté de nous écouter.C\u2019est la première fois dans l\u2019histoire qu\u2019un gouvernement prend une telle position et nous espérons que cela deviendra une habitude », dit M.Claveau.Cette région continuera de faire parler d\u2019elle dans l\u2019avenir.Tellement, que le président de la SDBJ cherche un agent de communications.En plus d'investir, la SDBJ gère des routes, des aéroports, des hôtels et un parc immobilier de 31 000 m° sur le territoire de la Baie James.Avis aux intéressés qui n\u2019ont pas peur de l\u2019éloignement\u2026 H SITES CLÉS le mot suivant Nord-du-Québec Ressources Metco Inc.est une société d\u2019exploration minière active au Québec et orientée vers les découvertes de gisements de métaux usuels ainsi que de platine et palladium.Ses travaux de recherche sont principalement concentrés dans quatre camps miniers : Chibougamau: quatre propriétés comprenant au total 156 claims d\u2019une superficie de 8830 hectares avec un fort potentiel en platine et palladium; e Lebel-sur-Quévillon : intérêts variant de 50 à 83% sur 160 claims à l\u2019est et sur le prolongement des corridors minéralisés de la mine Langlois et des gîtes Orphée et Grevet B; Matagami: option de gagner un intérêt de 50% sur 79 claims situés sur la Tuffite Clé, hôte de tous les gisements du camp minier de Matagami; Rouyn-Noranda: intérêt de 100% dans 73 claims au cœur d\u2019un des plus grands camps minier au monde.Pour information: 1155 rue University, bureau 812 Montréal, Québec, Canada H3B 3A7 Tél : (514) 875-9820 Fax: (514) 875-9764 Email : info@metco.ca Symbole boursier : mko (TSX de croissance) trois ans.La mine Bell-Allard située à proximité de Matagami, au Québec, a été mise en production commerciale en janvier 2000.Elle produit à sa capacité nominale de 2 100 tonnes par jour et emploie 260 personnes.Elle produit principalement du concentré de zinc et de cuivre.Les réserves prouvées actuelles devraient durer encore environ Mine Matagami Noranda Inc.est un chef de file international de l'exploitation minière et métallurgique.La Société compte plus de 48 exploitations minières et métallurgiques et projets de mise en valeur dans neuf pays.Noranda est l'un des plus grands producteurs de zinc et de nickel au monde ainsi qu\u2018un important producteur de cuivre, d'aluminium primaire et ouvré, de plomb, d'argent, d\u2019or, d'acide sulfurique et de cobalt.Noranda est aussi un important recycleur de cuivre, de nickel et de métaux précieux secondaires.Noranda emploie plus de 16 000 personnes.Ses actions sont inscrites à la Bourse de Toronto et à la Bourse de New York (NRD).noranda - Noranda inc.Mine Matagami 500, boulevard Industriel Matagami (Québec) Canada JOY 2A0 www.noranda.com Tél.: (819) 739 2511 Fax : (819) 739 4941 B4 LES AFFAIRES -18:MAI 2002 NORD-DU-QUÉBEC [CAHIER DETAGHABLE | La region entend bien profiter de la manne des grands travaux Kathy Noël noelk@transcontinental.ca wey et Wachiya.Ne K serait-ce que pour dire ces deux mots, qui signifient Bonjour et Au revoir en langue crie, Laurent Levasseur, un entrepreneur de Chibougamau, se cherche un professeur.Mais, en fait, ses besoins se situent au delà des simples salutations d\u2019usage.2e Nak CHIBOUGAMAU + « C\u2019est -mon intention d\u2019apprendre le cri.Je cherche un prof et des outils.De leur côté, les autochtones font un effort important.Certains d\u2019entre eux parlent même trois langues », dit le président de Polaires CCM et de Consortium Baie James, un regroupement de six entrepreneurs généraux formé pour profiter des retombées des grands travaux de barrage d\u2019Hydro-Québec.\u20ac Ce désir d'apprendre la langue crie de la part des éntrepre- neurs du Nord-du-Québec n\u2019est pas dénué d\u2019intérêt.Dans les prochaines années, il sera crucial pour eux de se rapprocher de ceux qu\u2019ils côtoient au quotidien.L'entente signée avec le gouvernement du Québec ne fera-t-elle pas des Cris les prochains donneurs d\u2019ordre ?On se rappellera que La Päix des Braves prévoit qu\u2019Hydro- Québec réservera des contrats d'une valeur de 560 M$ négociés de gré a gré avec les autochtones dans le cadre des projets Eastmain 1 et East- main IA et dérivation Rupert, deux projets d\u2019aménagement hydroélectrique dont le coût total s\u2019élève à 4 milliards de dollars (G$).Ce vaste complexe hydroélectrique générera 1 200 mégawatts supplémentaires d'ici 2010, soit Bâtir une qualité de vie.avec nos richesses naturelles.e uu lot Ph, = {IRE Dele) pe Ean Fs Ky ur wr > or qiel of wif i ey di: Arr: AE Bab Ke Fad aur les on ng gné {| 8 & ng js ull bi une augmentation de 15 % de la capacité hydroélectrique totale actuelle de la Baie James.Travaux gigantesques Le projet Eastmain 1, déjà prévu par la Convention de la Baie James, consiste a construire un barrage sur la rivière Eastmain.Pour ce projet, les Cris auront accès à des contrats d\u2019une valeur de plus de 300 M$ dès 2002.L'autre aménagement, East- main lA, comprend la dérivation de la rivière Rupert.Pour cette deuxième phase, les Cris pourront obtenir des contrats d\u2019une valeur de 260 M$.Les travaux commenceront en 2005 pour se prolonger jusqu\u2019en 2010.Les deux projets devraient créer 10 500 emplois au cours des neuf prochaines années, dont des emplois garantis pour les membres de la communauté crie.Pas étonnant, donc, que M.Levasseur et ses homologues veuillent créer des liens avec les Cris.L'une des entreprises cries qui risque de rafler une bonne part des contrats, La Compagnie de construction et de développement crie, est devenue l\u2019une des plus importantes sociétés de construction au Québec.Dès cette année, des contrats de construction d\u2019une route et d\u2019un campement pouvant accueillir 2 500 travailleurs seront réalisés.« Nous essayons de faire des alliances avec les autochtones pour travailler avec eux.Nous cherchons, comme collectivité, à obtenir le plus de contrats possibles et le plus de retombées en termes de création d\u2019emplois et d\u2019achats locaux à court, moyen et long termes », dit M.Levasseur.Il faudra faire vite.« Nous prévoyons un premier appel d'offres à l\u2019automne, en octobre ou novembre, pour les travaux de dérivation et les travaux subséquents », indique de son côté Daniel Rivard, directeur régional d\u2019Hydro-Québec pour l\u2019Abitibi-Témisca- mingue et le Nord-du-Québec.Aucune alliance n\u2019a été conclue jusqu\u2019à maintenant avec les Cris.Quand on lui demande si les entreprises locales sont prêtes à profiter de la manne, Carl Gilbert, directeur, investissements, à la Société de développement de la Baie James (SDBJ) hésite.Il croise les bras, recule dans sa chaise et sourit, cherchant les mots justes.« Le défi sera grand, parce que cela s\u2019en vient très rapidement.Ce sont des projets majeurs sur une courte période et le risque est de voir les grandes entreprises débarquer et repartir.Il y a toujours des choses que les entreprises d\u2019ici ne seront pas en mesure de faire, mais pour ce qui est accessible, il reste à voir comment Hydro divisera ses contrats », dit-il.Pour M.Levasseur, le défi Laurent Levasseur, de Polaires CCM : « C'est mon intention d'apprendre le cri.Je cherche un prof et des outils.» sera plus humain que technique.« Nous avons des histoires différentes et des valeurs différentes et c\u2019est la première fois dans l\u2019histoire que nous avons un but commun.Le défi de l\u2019alliance est très grand.Nous passons de la théorie à la pratique.» Citée en exemple, la mine Troïlus est un beau cas de partenariat puisque 25 % de sa main-d'oeuvre est crie.Elie a d\u2019ailleurs servi de modèle pour La Paix des Braves.Apprendre à se connaître Au cours de la première et la deuxième phase des travaux liés au complexe La Grande - de 1975 à 1981 et de 1987 à 1992 - la région du Nord-du- Québec n\u2019existait pas en tant que région administrative.A l\u2019époque, les retombées pour l\u2019Abitibi-Témiscamingue et le Saguenay-Lac Saint-Jean, dont les principales villes du Nord faisaient alors partie, n\u2019ont été que de 3 %.En achats de biens et de services et en salaires sur les chantiers, les deux régions sont allées chercher 676 M$ pour des travaux représentant un investissement total de 23,5 GS.Les entreprises espèrent plus cette fois-ci.« Il faut bien connaître les entreprises de la région pour ajuster nos contrats.Les efforts doivent aussi venir du milieu.Les entreprises doivent nous démontrer ce qu\u2019elles sont en mesure de nous offrir.De notre part, pour les qualifier à nos façons de faire, il faut les habiliter à identifier nos besoins.» Hydro-Québec tiendra, par exemple, des sessions régulières sur l\u2019avancement des travaux et sur ses besoins.M.Rivard prévoit, cette fois, plus de retombées pour la région.« Les gens oublient que la région numéro 10 n\u2019existait pas à l\u2019époque de la première Baie James.Maintenant, il y à une volonté particulière de se prendre en mains.Nous savons que les gens n\u2019ont pas été satisfaits des retombées de la phase 1 et 2, mais maintenant, Hydro travailler avec les gens de cette région en priorité parce que cela se passe chez eux.» I EE oot er Ri res at ral Bd JF tra veritas bh SARE Fe na) Apo Are REVEAL rn 10 AF int! orl RE PE re | ei AL ei SALA ni FL JE SCO FREE ROSE PA RS I IER Cle) FP.CAHIER-DÉTACHABLE| NORD-DU-QUÉBEC Locaux cherchent entrepreneurs Es IIs sont inoccupés depuis la fin des travaux des phases 1 et 2 de la Baie-James Kathy Noël noelk@transcontinental.ca x Matagami, depuis quel- Ac mois, le téléphone de la municipalité ne dérougit pas.I] fait renaître l\u2019espoir parmi les habitants de cette petite ville qui survit péniblement grâce aux mines.« À tous les jours, nous avons des demandes d\u2019information d\u2019entreprises qui veulent placer leurs pions pour profiter des grands travaux », dit Daniel Cliche, agent de développement et directeur général adjoint de la Ville de Matagami.Matagami est la communauté jamésienne située la plus près des sites des aménagements hydroélectriques Eastmain 1 et Eastmain 1-A Rupert, dont les débuts de la construction sont prévus des cette année.Au km de la route de la Baie- James et à 600 km de Radis- son, la petite municipalité de 2 000 habitants espère bien elle aussi goûter à la manne d\u2019emplois et de retombées.« Des entreprises de partout, de Montréal, de Trois-Rivières et de l\u2019Outaouais, veulent savoir quelles sont les disponibilités de locaux pour venir faire de la sous-traitance.Nous avons encore toutes les infrastructures qui ont servi à la première Baie-James.» Lors des phases | et 2 de la Baie-James, il y a 20 ans, la population de Matagami avait augmenté jusqu\u2019à 5 000.Depuis la fin des travaux, au début des années 90, plusieurs locaux sont encore vides, Il y a, à Matagami une cour de transbordement, de l\u2019équipement ferroviaire, un entrepôt, une cour de triage, une usine de ciment avec les silos.À l\u2019époque, le ciment servant à la construction des barrages montait en poudre à partir de Matagami jusqu\u2019à la Baie- James.Il reste des bâtiments encore disponibles dans le parc industriel.L'agent de développement économique n\u2019était cependant pas en mesure de préciser le nombre de pieds carrés vacants.Plusieurs terrains sont aussi disponibles.À Matagami, on retrouve aussi le siège social de la E DE MATAGAMI Depuis quelques mois, le téléphone de la municipalité de Matagami ne dérougit pas.Les grands travaux hydroélectriques prévus cette année engendrent des demandes d'information d'entreprises désirant y installer leurs pions.municipalité de la Baie-James et celui de la Société de développement de la Baie James.« Nous avons encore toutes les infrastructures pour supporter une plus grosse population comme les écoles, les centres de santé, les maisons.Nous fondons de grands espoirs avec les projets d\u2019Hy- dro-Québec pour repartir l\u2019activité économique au maximum », dit M.Cliche, ajoutant que 50 % des emplois à Matagami sont liés au secteur minier.À elle seule, la mine de zinc Bell-Allard, dont la survie au delà de deux à trois ans est encore incertaine, emploie 260 personnes.« Le matin où la mine va fermer, ça va faire pitié.» I LES AFFAIRES - 18:-MAI 2002 \u2018BS Environ 150 emplois iront aux communautés cries En tout, 10 500 emplois seront créés Hydro-Québec a déjà commencé à identifier ses besoins en emplois et le genre de contrats qui devront être effectués en vue des grands travaux de barrages qui seront réalisés sur la rivière Eastmain.Le projet créera 10 500 emplois au cours des neuf prochaines années.« Etant donné que les travaux se feront en deux phases, toutes les données sont à revoir.Il se pourrait bien que ce soit plus que ça encore », souligne Daniel Rivard, directeur régional d\u2019Hydro-Québec pour l\u2019Abitibi-Témiscamin- gue et le Nord-du-Québec.Sur le total de ces emplois, au moins 150 iront aux communautés cries, comme le prévoyait déjà la Convention de la Baie James et du Nord québécois (CBINQ).« Nous avons ciblé des emplois plus spécifiques pour eux comme les emplois de métier, c\u2019est-à-dire les électriciens, les employés d\u2019appareillage, de maintenance et les mécaniciens.Ensuite, nous aurons besoin de techniciens en instrumentation et contrôle de systèmes à distance de même que de techniciens en télécommunications », mentionne M.Rivard.Des autochtones à l'emploi d'Hydro Déjà, 20 autochtones sont à l'emploi d\u2019Hydro-Québec, dont 8 permanents et 12 temporaires.Ces derniers seront les premiers sur la liste des nouveaux emplois.Cette fois, la formation des jeunes travailleurs cris sera entre les mains des commissions scolaires.« Ce sera différent des travaux réalisés dans les années 80, où Hydro avait mis en place un centre de formation qui n\u2019avait pas bien fonctionné.Les jeunes cris avaient l\u2019équivalent d\u2019un 3° secondaire et il fallait les amener en 5¢ secondaire », explique le directeur régional de la société d\u2019État.(KN) H m Vous cherchez à investir ?m Vous voulez profiter d'un boum économique important ?0 Pensez à Ch I bou amau la métropole du Nord-du-Québec! Une ville de prés de 10 000 habitants, dotée de tous les services dont peut réver une population en plein essor; siège de plusieurs bureaux de ministères et d'organismes régionaux.Une ville entourée de 4 villages cris, bénéficiaires de l'entente Cris-Québec La paix des braves.Une ville en plein coeur de la ruée vers le diamant.Une ville riche de projets miniers importants comme la mine d'or Meston et le nouveau développement du gisement or-cuivre de Copper Rand 5000 en cours de réalisation.Une ville où McKenzie Bay International s'apprête à investir 350 millions $ pour mettre en exploitation le plus gros gisement de vanadium en Amérique du Nord et le deuxième plus important au monde et pour construire une raffinerie.La porte d'entrée du projet Eastmain-Rupert d\u2019Hydro-Québec.Investisseurs industriels, commerciaux et touristiques, nous serons fiers de vous compter parmi les nôtres pour récolter les fruits de notre labeur collectif et participer au développement durable de notre communauté.Pour obtenir de l'information, n'hésitez pas à nous contacter, nous nous ferons un plaisir de répondre à toutes vos interrogations.Courriel : cetc@lino.sympatico.ca Commission économique et touristique de Chibougamau (CETC) 600, 3e Rue, bureau 2 Chibougamau (Québec) G8P 1P1 Tél.: (418) 748-6060 Fax : 748-4020 B6 LES AFFAIRES - 18 MAI 2002 NORD-DU-QUÉBEC (CHER | Ce qu'il faut savoir surle NORD-DU-QUEBEC | F.vNoCt dV: | Le Nord-du-Québec (ci-dessus en orthographe syliabique crie) occupe le premier rang pour sa superficie avec 840 178 km?, soit 55,1 % de tout le territoire du Québec, et le dernier rang pour sa population totale, avec 38 575 personnes selon le recensement 2001, soit 0,5 % de l'ensemble de la province.Baie d'Ungava Baie Le territoire La démographie * d \"Hud: Son 5 municipalités allogénes * 0-14 ans 11800 Chibougamau 8664 15-29 ans 10 145 Lebel-sur-Quévillon 3 416 30-64 ans 15145 8 Matagami 2243 65 ans et plus 1300 Chapais 2030 Baie-James 1978 L'âge moyen des habitants 14 villages inuits 8715 a 3 Côte Non ost de a À Communauté crie 9 vilages cris 138 L'âge moyen des habitants a a iy 4B Communauté inuite pour l'ensemble du Québec ; Bai La fu ours Centrale hydroélectrique Les groupes est de hs ans ; dle- i : ethniques * Recensement de 1996 James Non-autochtones 19 610 : Autochtones 18 740 - Indiens de l'Amérique du Nord 10 720 - Inuits 7620 i - Métis 280 - Autres 55 Taux de chômage PI ; + 16 1144% Principaux employeurs manufacturiers J 12.6% 131% \u2014 12 1 Nom Nbre d'employés Activités Domtar 1066 Usine de sciage, usine de pâte 8 - Chantiers Chibougamau 700 Bois de sciage, copeaux de bois Barrette-Chapais 450 Bois de sciage, copeaux de bois 4 - à Falconbridge 360 Exploitations minières : Abitibi-Consolidated 291 Usine de sciage, opérations forestières | ; i Noranda 260 Exploitations minières 0 1999 2000 2001 Ressources Campbell 180 Exploitations minières N Côte-Nord et EB Ensemble Cambior 175 Exploitations minières Nord-du-Québec du Québec : * Comprend des emplois saisonniers Investissements Emplois par secteurs d'activité (000 $) | 400 386 630$ 387 420$ | i Tertiaire 67,6 % 350 A Primaire 17,5 % 300 ! 250 200 1999 2000 Manufacturier 9,8 % Construction 5,1 % .1: 0,1% de l'ensemble du Québec: Taux de croissance annuel composé Nord-du-Québec -9,6 % SOURCES : STATISTIQUE CANADA, MIC Ens.du Québec 28% | NORD-DU-QUÉBEC Les Cris investiront 9 M$ dans le log ement Une première tranche de 23 MS des 139 M$ prévus sur trois ans dans La Paix des Braves a déjà été versée Kathy Noël noelk@transcontinental.ca du Nord-du-Québec ont reçu le mois dernier une première tranche de 23 M$ des 139 M$ prévus sur trois ans dans La Paix des Braves.Plus du tiers de cette première enveloppe sera consacré à la construction de logements sur les réserves, soit 9 M$.« Ce n\u2019est pas rare que, dans les villages cris de mon comté, l'hiver, les gens se retrouvent à 12 ou 14 par maison », citait en exemple le député libéral d\u2019Abiti- | & communautés cries Roméo Saganash : « ll commerciales américaines, en subventionnant la construction de maisons pour les autochtones.Ses souhaits seront peut- être en partie exaucés, mais plutôt par le gouvernement du Québec, puisque les Cris ont l\u2019intention d\u2019allouer les premiers deniers consentis dans la Paix des Braves à la construction de nouveaux logis.En 2001, l\u2019Assemblée des Premières Nations évaluait qu\u2019il fau- | drait construire en- | viron 22 000 logements par année durant les 10 prochaines années pour combler les besoins \u201c des peuples autochtones à la grandeur bi-Baie-James-Nu- va falloir développer du Canada.navik, Guy Saint- l'entrepreneuriat Dans le Nord-du- Julien, lors du dé- autochtone.» Québec, les popu- pôt d\u2019une motion sur le sujet à la Chambre des communes, au début d\u2019avril.Le député souhaitait que le gouvernement fédéral donne un coup de pouce à l\u2019industrie du bois d\u2019oeuvre, qui subit les contrecoups des sanctions lations autochtones et inuites ne cessent d\u2019augmenter pendant que celle des Jamésiens diminue \u2014 Jamésien est le nom donné aux blancs habitant la Baie-James.Selon les données de population du ministère des Affaires indien- Les communautés cries! Communautés Résidants Non résidants Total Chisasibi 3171 122 3293 Eastmain 552 26 588 Mistissini 2 708 660 3368 Nemiscau 525 14 539 Oujé-Bougoumou n.d.n.d.n.d.Waskaganish 1737 398 2135 Waswanipi 1079 429 1508 Wemindji |, 1 080 136 1216 Whapmagoostui 685 6 691 Total 11 547 1791 13 338 hors réserve.1: La population totale regroupe les résidants qui sont les membres de la communauté sur la réserve ainsi que les non-residants qui sont les membres SOURCE : AFFAIRES INDIENNES ET DU NORD CANADA TABLEAU : LES AFFAIRES nes et du Nord Canada, les Cris résidant sur le territoire de la Baie-James étaient près de 12 000 au 31 décembre 2001.Il y a 10 ans, ils étaient à peine 8 400 et en 2022, le chef du Grand Conseil de bande, Ted Moses, prévoit qu\u2019ils seront 27 000 ! Déjà, dans les communautés, le manque criant de logements est visible.Les réserves consi- tutées plus récemment, comme celle d\u2019Oujé-Bougoumou, à 57 km de Chibougamau, s\u2019en tirent mieux que d\u2019autres.Ailleurs, à Waswanipi, par exemple, certaines maisons sont dans un état de délabrement avancé.Cette situation n\u2019est pas étrangère aux problèmes sociaux, à la violence et aux problèmes de drogue qui persistent dans les réserves.Voilà sans doute un autre problème auquel s\u2019attaqueront les communautés, en priorité, souligne Roméo Saganash, directeur des relations avec le Québec au Grand Conseil des Cris pour le Québec.De la somme de 23 M$ déjà versée, une autre tranche de 9 M$ sera distribuée par habitant parmi les neuf communautés.« Notre population est très jeune et si on ne fait rien, les problèmes psychosociaux vont augmenter.Il va falloir, entre autres, développer l\u2019en- trepreneuriat autochtone », dit M.Saganash.Le développement des communautés La différence entre 23 M$ et les 18 M$ déjà répartis, soit 5 M$, ira en effet au développement économique des communautés.Selon les termes de l\u2019entente signée avec le gouvernement du Québec, les Cris devront dorénavant prendre en charge le fonctionnement de l\u2019Association des trappeurs cris.Ils devront développer le tourisme \u2014 une première Association touristique crie vient d\u2019être créée - et il est également prévu qu\u2019ils embauchent un agent de développement économique par communauté.Enfin, les Cris devront mettre sur pied des programmes d\u2019aide aux entrepreneurs.DÉVELOPPER ENSEMBLIE le Nord-du-Québec LES AFFAIRES 18 MAI 2002 B7 Le développement de la main-d\u2019oeuvre sera aussi au coeur de leurs priorités.D\u2019ici 10 ans, de 500 à 600 jeunes Cris arriveront sur le marché du travail.En fait, 65 % de la population crie a actuellement moins de 25 ans et seulement un élève sur quatre termine son secondaire.À Points saillants de la Paix des Braves = L'entente, d\u2019une durée de 50-ans, révoit que Québec versera au ris 3,5 G$ au total.es Cris recevront 23 M$ en uite, cette contribution sera \u201cindexée selon I'évolutionde - \u201cl\u2019activité économique dans les secteurs de l'hydroélectricité, \u20ac la foresterie et des mines.\u2026 es Cris se verront octroyer ; 1 volume annuel de 350 000 m° le matière ligneuse à exploiter: \u2018sous forme de contrats \u2018aménagement forestier.Les Cris consentent à laisser \u2018omber les litiges les opposan u gouvernement du Québec.Les Cris donnent leur accord \u2018ala construction d'un complexe ydroélectrique de 1 200.M surla rivière Eastmain.Ge Les Cris et Québec éréeront =: un conseil.conjoint s surla- ; foresterie, Le ministère des Régions soutient les Jamésiens, les Cris et les Inuits dans leurs efforts pour assurer un développement durable dans le milieu nordique, tant au niveau économique, social que culturel.La Stratégie de développement des régions ressources et la récente Politique de développement de la région du Nord-du-Québec constituent les nouveaux moyens disponibles pour assurer le développement de cet immense et magnifique territoire de la région du Nord-du-Québec.Régions Québec On prépare l'avenir BB LES AFFAIRES -18/MAI:2002 NORD-DU-QUÉBEC | La région offre aux prospecteurs une mine plus réjouie La remontée de l'or, la course au diamant et l'exploitation de nouveaux métaux ravivent le secteur minier Kathy Noël noelk@transcontinental.ca |: région Nord-du-Qué- bec n\u2019échappe pas au ralentissement dans l\u2019industrie minière, mais il y règne tout de même un optimisme palpable.Les raisons ?La remontée de l\u2019or donne le coup d\u2019envoi à certains projets, la course au diamant ravive l\u2019activité et de nouveaux métaux, comme le vanadium, permettent d\u2019espérer.« Depuis deux ans, il y a une certaine reprise dans le secteur, entre autres avec le boom du diamant.Voyez, j'ai même réaménagé le bureau et ajouté de la couleur ! » lance le géologue Patrick Houle, responsable du bureau du ministère des Ressources naturelles de Chibougamau.La découverte d\u2019indices de diamant par Ashton Mining of Canada dans les monts Otish, au nord-ouest du lac Mistassini, a relancé l\u2019exploration minière au Nord comme jamais.« C\u2019est une course comme on en a jamais eu, soulignera aussi Alain Vézi- na, porte-parole au ministère des Ressources naturelles.La dernière ruée de ce genre remonte à 1996, au nord du lac Volant, a Sept-lles, pour du minerai de cuivre.» Les derniers chiffres compilés par le ministère font état de 50 000 demandes de claims (parties de territoire jalonnées) enregistrées depuis l\u2019annonce de la découverte par Ashton, il y a moins de six mois.Les demandes se font maintenant uniquement par Internet.« En six mois, ces demandes sont l\u2019équivalent de ce que l\u2019on donne annuellement ! » lance M.Vézina.Actuellement, huit sociétés d\u2019exploration, sur une quarantaine qui ont obtenu des claims, ont installé leurs grandes tentes dans les monts Otish, selon M.Houle.Les hélicoptères et les DC-3 transportant les experts miniers se posent à l\u2019Aéroport de Chibougamau avant de repartir vers les sites de forage.Tout se déroule uans le plus grand secret.Pas question, par exemple, d'amener une journaliste à bord, ai-je constaté ! PHOTO: KATHY NOËL, LES AFFAIRES EMT-Rupert : Matag Pour vous positionner stratée pour le projet EM1-Rupert, votre pochette d'information où Ville de Matagami Société de développement commercial de Matagami Têl, : 819-739-2541 téléc.: 819-739-4278 matagami@matagami.com www.matagami.com Bell Allard veut exploiter un nouveau gisement qui lui donnera un sursis de six ans.Et même si les habitants de Chibougamau ne savent pas grand-chose de ce qui se trame plus au nord, ils sont bien contents de voir leur ville goûter un peu de la frénésie.« Les gens passent par ici, dorment à l\u2019hôtel, mangent au resto.Cela amène de l\u2019activité.Il y a des entreprises de Vancouver qui arrivent ici et dont on n\u2019avait jamais entendu parler auparavant.Les claims sont bons pour deux ans, ensuite les sociétés devront prendre une décision », dit M.Houle.La ruée est bien réelle, mais ce n\u2019est pas encore le Klondike.Pour les sociétés minières, les chances d\u2019exploiter le précieux métal restent faibles.En fait, selon des statistiques présentées à la World Diamond Conference 2001, sur les 6 395 kimberlites \u2014 les roches susceptibles de contenir le diamant \u2014- découvertes jusqu\u2019à maintenant dans le monde, 928 (14 %) sont diamantifères, 264 (4 %) contiennent du diamant de plus de 3 carats par 100 tonnes et seulement 48, soit 0,7 %, sont en production ! Plus de possibilités L'or, lui, est plus près de permettre une véritable reprise de l\u2019emploi dans le secteur minier.Il y a un an, le minerai se négociait sous la barre des 265 $ US l\u2019once.Aujour- d\u2019hui, son prix oscille autour de 312 $ US l\u2019once.Si l\u2019or brille, les yeux de Claude Bégin aussi.Vice-président et chef de l\u2019exploitation de la mine Copper Rand, il travaille à relancer les activités de cette propriété des Ressources Campbell.Cette mine d\u2019or et de cuivre, située tout près de Chibougamau, est fermée depuis 1997.Sa réouverture nécessite un investissement de 45 M$ auquel participent la Société de développement de la Baie James (SDBJ), Soquem et le Fonds de solidarité FTQ.L'argent a permis de creuser plus en profondeur pour continuer d'exploiter le gisement.« Nous rappellerons au travail 175 personnes.L'étude de faisabilité a été faite pour 2,4 M de tonnes, ce qui nous donnera un autre cing ans d\u2019exploitation.Dans moins de deux ans, nous hisserons la première tonne.Et si l\u2019or continue de remonter, on recouvrera notre investissement rapidement », explique M.Bégin.À proximité de Matagami, les employés de la mine de zinc Bell Allard, une propriété de Noranda, espèrent un sursis même si la société annonçait la semaine dernière qu\u2019elle allait interrompre pendant un mois la production, à compter du 29 juin, en raison de la faiblesse prolongée des cours et des stocks élevés de métaux sur les marchés mondiaux.La société déposera une étude de rentabilité cet été pour exploiter un gisement de 5 M de tonnes découvert tout près du gisement actuellement en exploitation.La mine peut être exploitée pour trois ans encore.Le projet, qui coûte entre 80 et 100 M$, permettrait de prolonger sa durée de vie d\u2019un autre six ans et de préserver les emplois de 260 personnes.B CAHIERDETACHABLE| NORD-DU-QUÉBEC LES AFFAIRES - 18 MAI 2002 B9 Du vanadium en production dès cet été Kathy Noël noelk@transcontinental.ca ne première usine-pilote U de vanadium de la société minière Mckenzie Bay Ressources, une filiale de Mckenzie Bay International, entrera en production dès l\u2019été prochain, au lac Doré, à 20 km au sud-est de Chibougamau.« Nous sommes en négociations pour finaliser l\u2019entente.L'usine devrait être en marche d'ici à juillet ou août », dit Donald Murphy, président de Mckenzie Bay Ressources.La société veut pouvoir livrer ses premiers litres d\u2019électrolyte au vanadium dès novembre 2002 pour répondre à la demande à court terme.Il s\u2019agira d\u2019une première expérience en laboratoire pour une production à petite échelle.Projet de 364 M$ La véritable usine-pilote, qui aura une capacité annuelle de 5 M de litres, devrait entrer en production dans un an.Ce sera la dernière étape avant la mise en marche de la véritable exploitation d\u2019une mine à ciel ouvert de vanadium et d\u2019une usine de transformation.Le projet de 364 M$ est encore à l\u2019étape du financement.La Société PHOTO : SMITHSONIAN INSTITUTION Une roche de vanadinite, qui donnera le vanadium.québécoise d\u2019exploration minière (Soquem), une division de SGF Mineral, une filiale de la Société générale de financement (SGF), détient une participation de 20 % dans ce projet.Le reste est détenu par Mckenzie Bay.Une étude de rentabilité réalisée par SNC-Lavalin laisse entrevoir de bonnes perspectives pour ce minerai.Elle prévoit un taux de rendement interne de pres de 29 %, ce qui est considéré comme tres rentable dans le secteur minier, selon M.Murphy.Le plan d\u2019exploitation minière est prévu sur 20 ans.Le gisement d\u2019une longueur de 16 kilomètres contient une réserve de 80 M de tonnes ou 1,27 milliard de litres d\u2019électrolyte de vanadium VE.La capacité de production annuelle est évaluée à 63,5 M de litres et la mine fournira de l\u2019emploi à plus de 300 personnes.Le projet comprend aussi une raffinerie pour purifier le vanadium.Le marché visé par ce projet est celui des piles et des batteries.Pour M.Murphy comme pour plusieurs, l\u2019avenir du secteur minier en région passera aussi par la diversification dans les métaux exploités.Des indices de paladium, un métal industriel utilisé dans l\u2019électronique, ont aussi été découverts.« Cela permet de diversifier l\u2019économie et de créer des emplois plus spécialisés et pas seulement des mineurs.Si l\u2019on réussit cette étape, on sera assis sur autre chose que l\u2019or ou le cuivre, qui sont constamment soumis aux fluctuations des marchés.» § Eu FONDS régional de solidarité FTQ Nord-du-Québec Capital de développement Investissements de 50 000 $ à 500 000 $ sans garantie Secteurs exclus : - commerce de détail - immobilier - services financiers Pour nous rejoindre : Fonds régional de solidarité FTQ Nord-du-Québec 432 B, 3e Rue Chibougamau (Québec) G8P 1N7 Notél.: (418) 748-8180 (888) 748-8180 (Sans frais) No téléc.: (418) 748-7121 Internet: www.ndg.fondsreg.com Commission scolaire de la Baie-James Les Services aux entreprises et aux organismes de la Commission scolaire de la Baie-James sont présents sur l\u2019ensemble du territoire de la Jamésie.Services aux entreprises ve, » Analyse des besoins en formation ; » Préparation et conception d'un plan de formation adapté ; » Elaboration de programmes de formation sur mesure ; Contactez-nous ! Chapais et Chibougamau : (418) 748-7621, poste 2227 Lebel-sur-Quévillon : (819) 755-4136, poste 235 Matagani : (819) 739-4361 _élléanton et Villebois : (819) 941-2704 Radisson : (819) 638-8371 prise ou à l'organisme des résultats concrets et 111 cours 52 inscriptions 20 167 heures de formation Nous offrons des activités d'apprentissage dans des domaines très variés.En fait, il n'en tient qu\u2019à vous de nous indiquer vos besoins.Des services professionnels adaptés à vos besoins ! en 2001-2002 sm Ly B10 LES AFFAIRES - 18 MAI 2002 NORD-DU-QUÉBEC [CHHIER DETACHABLE | Le plus grand terrain de jeu au monde attend les visiteurs Le Nord veut se positionner comme une destination écotouristique Kathy Noël noelk@transcontinental.ca ui dit Nord-du-Québec pense chasse et pêche, pourvoiries et motoneiges.Avec ses rivières, ses grands espaces et ses aurores boréales, la région offre un décor tellement propice au tourisme d\u2019aventure et à .l\u2019écotourisme que l\u2019on vise maintenant à développer ces nouveaux créneaux.« C\u2019est le plus grand terrain de jeu au monde ! » lance Richard Perron, président d\u2019ECOaventures.Cette petite entreprise dont le siège social est à La Sarre, en Abitibi, a \u201cUne mission que noué partageons avec toutes les communautés Régions installé la base de ses activités dans le Grand Nord, à Mata- gami.Toujours en démarrage, elle compte déjà 17 employés, dont une douzaine de guides.Dès cet été, elle compte offrir une quinzaine de forfaits dont la descente en canot des rivières Broadback, Pontax, Rupert, Harricana et Kipawa.L'adepte de plein-air peut aussi choisir de pagayer en kayak de mer sur le lac Mata- gami ou encore dans la baie James.L'hiver, ECOaventu- res organise une traversée de la baie James en ski de fond, un périple de cinq jours.« Ce sont des expériences fortes sur le plan personnel.ébécoiS LE DEVELOPP Québec On prépare l'avenir PHOTO: VILLE DE MATAGAMI La région offre des panoramas différents, qui dépaysent totalement les nombreux touristes qui visitent fa région.L'expérience nordique, c\u2019est la découverte d\u2019une forêt boréale, d\u2019une taïga ou d\u2019une toundra.C\u2019est aussi la découverte des cultures autochtones et inuits.Sur le territoire, il y des infrastructures pour déconnecter et revenir à des valeurs plus humaines.J\u2019ai vu des gens pleurer après une telle expérience », raconte M.Perron.Les objectifs de l\u2019entreprise sont d'attirer, d\u2019ici cinq à sept ans, quelque 10 000 clients et de créer 65 emplois.Les activités d\u2019ECOaventures sont axées sur le plein-air et l\u2019aventure, mais aussi sur le respect de l\u2019environnement.Année internationale de l'écotourisme L'écotourisme est un créneau que la région tente de développer.À ce titre, elle ne fait pas exception à d\u2019autres coins du globe puisque 2002 a été décrétée Année internationale de I\u2019 écotourisme.D\u2019ailleurs, a Matagami, la Société de développement de la Baie James (SDBJ) et les trois associés d\u2019ECOaven- tures que sont Richard Perron, James McGregor et Olivier Allenbach-Illaire, veulent investir 4 M$ pour construire un écolodge.L\u2019écolodge est un concept d\u2019unités d'hébergement suivant la philosophie de l\u2019éco- tourisme.Il est construit dans un esprit de respect de l\u2019environnement et de la culture locale.L'un des principes clés d\u2019un écolodge est qu\u2019il doit être installé dans un milieu naturel isolé et entouré d\u2019une forêt riche en biodiversité.Celui de Matagami est prévu aux abords du lac Matagami.11 existe peu de véritables écolodges dans le monde.On en retrouve notamment en Equateur, qui ressemblent a des maisons sur pilotis.L\u2019éco- lodge de Matagami, dont les plans ne sont pas encore terminés, sera ouvert quatre saisons.Il sera donc particulier en raison de son caractère nordique.« C\u2019est un défi d\u2019ingénierie.On doit réinventer les techniques de construction et trouver des solutions écologiques pour le chauffage, l\u2019approvisionnement en eau et l\u2019éclairage.Ce sera un laboratoire où les gens viendront s\u2019instruire et vivre sans laisser d\u2019impact sur l\u2019environnement », explique Daniel Cliche, agent de développement et directeur général adjoint à la ville de Matagami, également partenaire dans le projet.Le début de la construction n\u2019est pas prévu avant 2003 ou 2004, le temps de finaliser l\u2019étude de faisabilité.Et la ville de Matagami voit grand pour son écolodge.Elle veut en faire un produit touristique d\u2019appel.« Le problème est que Matagami n\u2019est pas une destination, c\u2019est une halte pour les pêcheurs, les chasseurs ou encore les visiteurs des centrales hydroélectriques de la Baie James.Je dirais que 95 % des visiteurs viennent ici pour ces raisons », poursuit M.Cliche.Ce dernier résume bien la situation de plusieurs municipalités de la région; les hélicos ou les avions remplis de pê- cheurs et de chasseurs leur passent au-dessus de la tête et les autobus bondés de touristes industriels ne s\u2019y arrêtent que pour se dégourdir les jambes.« Nous avons une région à bâtir.Au point de vue touristique, nous sommes devant une page blanche.» Les barrages, toujours populaires Les deux centrales électriques d\u2019Hydro-Québec ouvertes à la population dans la région du Nord-du-Québec reçoivent, bon an mal an, près de 12 000 visiteurs.Ainsi, l'Aménagement Robert-Bou- rassa (anciennement La Grande 2), situé à Radisson, a vu, ces deux dernières années, son chiffre de visiteurs baisser de \u20187 400 à 7 000 tandis que la centrale hydrolectrique appelée La Grande 1 a regu 4 000 visiteurs en 2000 et 4 300 l\u2019an dernier.Ces visites se déroulent de juin à septembre.Il y aurait 23 emplois directs liés aux visites des centrales.Et les visiteurs peuvent se rendre de Montréal à Radisson sur une route entièrement asphaltée, prend-on soin de préciser.sur une distance de 1 400 kilomètres.i Le OA Let em re tau SW AV - * 5 x3 Ste he gps Sl | NORD-DU-QUÉBEC LES AFFAIRES - 18 MAI 2002 BT1 Attirer les touristes.et les retenir Kathy Noël noelk@transcontinental.ca |: potentiel touristique du Nord-du-Québec est grand, mais difficile a exploiter.Les distances entre les différents attraits du nord se calculent souvent en centaine de kilomètres et, hormis les pourvoiries, les infrastructures sont peu nombreuses pour accueillir, mais surtout retenir les touristes.« Les avantages de la région, avec ses grands espaces, sont à la fois ses inconvénients », dit Carl Gilbert, directeur, investissements, à la Société de développement de la Baie James (SDBJ).« L'offre est éclatée.Il n\u2019y a pas d\u2019offre coordonnée pour retenir les gens.Avec les visiteurs de la Baie James et les pourvoiries, il y a une masse critique qu\u2019il faudra retenir en offrant plus d\u2019infrastructures d'accueil », dit-il, En plus, il est difficile d'obtenir des statistiques et d\u2019avoir une vue d'ensemble du tourisme du nord, puis- qu\u2019il est développé par trois associations distinctes : l\u2019Association touristique du Nunavik, Tourisme Baie James et I\u2019 Association crie de tourisme et de pourvoirie.Les deux derniers organismes viennent d\u2019être reconnus en tant qu\u2019association touristique régionale (ATR).Celle de la Baie James a reçu une subvention de 1,8 M$ pour développer son offre.Réseau de pourvoiries Plusieurs projets sont en cours, notamment le long de la route de la Baie James.Au total, la Société de développement de la Baie James prévoit investir 6 M$ dans le secteur touristique d\u2019ici 2006.« Nous espérons que le tourisme devienne un pôle de développement majeur dans les années à venir », mentionne M.Gilbert.I] reste que, pour le moment, le tourisme dans cette région existe surtout grâce à la soixantaine de pourvoiries présentes sur le territoire.L'une des plus importantes, Pourvoirie Mirage, accueille bon an mal an plus de 2 000 clients par année, dont 40 % d\u2019Américains.La pourvoirie est située à 358 km de Radis- son ou encore à 1 680 km de Montréal (!) sur la route transtaiga.« Certains produits, comme la chasse au caribou l\u2019hiver, sont trés recherchés par les Américains.Quand le caribou descend vers le sud, il est accessible en auto, alors qu\u2019à l\u2019automne, il faut monter plus haut, en hélicoptère, pour le chasser », explique Louis Bazin, de la Pourvoirie Mirage.Certains périples, dit- il, peuvent coûter jusqu\u2019à 23 000 $ ! Sinon, ils varient entre 600 $ et 1 500 $.La pourvoirie a investi près de 400 000 $ cette année pour développer le tourisme corporatif.Elle construit actuellement des salles de réunion, de détente, de conditionnement physique avec spa et sauna pour allier détente, chasse, pêche et discussions stratégiques.I CONSEIL RÉGIONAL DE DÉVELOPPEMENT de la Baie-James Le Conseil régional de développement de la Baie-James (CRDBJ) favorise la concertation entre les organismes, associations, corporations, entreprises et institutions partenaires et représentatives de la population de la région administrative Nord-du-Québec / Baie-James.Il est reconnu comme l'interlocuteur privilégié en matière de développement ainsi qu\u2019à titre d'organisme responsable de concertation régionale pour définir la problématique du développement global de la région et adopter un plan stratégique régional définissant les axes de développement et les priorités régionales.Il doit aussi négocier et conclure avec le gouvernement une entente cadre de même que des ententes spécifiques en découlant avec les ministères et organismes gouvernementaux.Assurer uement, procéder à La Direction régionale Nord-du-Québec d'Emploi-Québec | a vu le jour en avril 1998.Depuis sa création, le coffre à outils d'Emploi-Québec est mis à profit à toute la population jamésienne.La présence d'Emploi-Québec sur le territoire jamésien s'effectue à l'intérieur du CLE Baie James et ses points de services.Pour ce qui est du Nunavik, Emploi-Québec a conclu, avec l'Administration Régionale Kativik, une entente qui permet aux Inuits d'avoir accès aux mesures d'Emploi-Québec.En ce qui concerne les communautés cries, des discussions sont en cours.La région Nord-du-Québec regroupe quelque quarante et un mille (41 000) habitants sur une superficie de 850 000 km2.Cette superficie représente 55,1 % du territoire québécois.La reprise des activités minières, les travaux hydroélectriques d'Eastmain, l'entente de la Paix des Braves et le tourisme sont des éléments qui favorisent le développement de l'emploi dans la région.Emploi-Québec s'associe aux partenaires régionaux afin de maximiser les activités économiques liées à : l'emploi dans la région.Direction régionale Nord-du-Québec 333, 3e Rue, Chibougamau (Québec) G8P 1N4 Ghislain Desjardins, directeur régional 1 (418) 748-7643 Jacques Morin, soutien aux opérations CLE BAIE JAMES # CENTRE LOCAL DE DEVELOPPEMENT © de la Baie-James; de la Baie-Ja matière ( po ; développement technologique Point de service Beaucanton (VVB) Beaucanton (Québec) JOZ 1H0 1 (819) 941-3801 2709, boulevard Curé McDuff, Point de service 1 (418) 748-7643 1 866 722-7354 Point de service Chibougamau Lebel-sur-Quévilion 333, 3e Rue, Chibougamau 107, rue Principale Sud (Québec) G8P 1N4 Lebel-sur-Quévillon (Québec) JOY 1X0 1 (819) 755-3801 Point de service Matagami 195, boulevard Matagami Matagami (Québec) JOY 2A0 1 (819) 739-6000 Planification, partenariat et information sur le marché du travail Daniel Bergeron, (418) 748-7643, poste 234 Fonds national de la formation de la main-d'œuvre « Loi 90 - Loi du 1 % » Ann Babin, (418) 748-7643, poste 238 Service aux employeurs et aux entreprises Renée Claude Baillargeon, (418) 748-7643, poste 231 Emploi .\"Québec mm | Nord-du-Québec On prépare l'avenir Resim ry B12 LES AFFAIRES - 18 MAI 2002 Michel Létourneau veut que le Nord-du-Québec soit sur toutes les lèvres Kathy Noël noelk@transcontinental.ca ichel Létourneau veut M voir les cartes géographiques modifiées, les livres d\u2019histoire améliorés et les manuels scolaires changés pour refléter la réalité du Nord- du-Québec.Plus que jamais, le - nouveau ministre délégué au Développement du Nord québécois veut que cette ré- «gion soit sur toutes les lèvres.« Avez-vous déjà remarqué que toutes les cartes géographiques du Québec sont coupées au 50° parallèle ?Il n\u2019y a pas un Etat au monde qui enseigne la connaissance de son territoire aux jeunes en faisant ça ! » lance le ministre, qui porte plusieurs chapeaux : député d\u2019Ungava, il est aussi ministre délégué aux Affaires autochtones, ministre délégué au Développement du Nord québécois, ministre responsable des régions de la Côte- Nord et du Nord-du-Québec.Décidé à promouvoir le Nord sur toutes les tribunes, il se promet de discuter avec le ministre de l\u2019Education pour pallier le problème des manuels scolaires qui arrivent à peine à montrer et expliquer aux enfants une région qui couvre pourtant 55 % du territoire québécois.« Le Nord est méconnu des Québécois et même des différents ministères.Ce sont toujours des événements majeurs ou des gros booms qui l\u2019ont fait connaître davantage.» En fait, cette région est jeune.Plus grande que la France et moins populeuse que Drummondville, ce sont quelques événements majeurs qui ont contribué à la faire connaître un peu plus.D\u2019abord, la Convention de la Baie James, en 1975, puis la création du comté d\u2019Ungava, en 1981, et la formation de la région administrative 10, en 1987.Tout récemment, les ententes signées avec les Cris - la Paix des Braves \u2014 et les Inuits relancent avec fracas l\u2019intérêt pour le Nord.« C\u2019est le début d\u2019une nouvelle ère.La région est encore jeune et on sait que l\u2019avenir y sera parce que les richesses et les ressources naturelles sont là », souligne M.Létourneau.Dans la bouche du ministre, il y a les grandes paroles, mais il y a aussi des projets concrets.Il veut, premièrement, des statistiques.Encore et toujours, le taux de chômage, les données sur la population et les autres principaux indicateurs économiques sont associés avec ceux de la Côte- Nord.« On travaille là-dessus.Il va falloir qu\u2019on en arrive à des statistiques qui reflètent ja réalité dans le Nord, comme l\u2019état de la formation des Cris, des Jamésiens et des Inuits de même que les indicateurs de richesse familiale.» Cartes professionnelles Il veut aussi que le bassin de travailleurs du Nord-du- Québec soit reconnu comme un bassin protégé par la Commission de la construction du Québec (CCQ) pour forcer les entreprises à embaucher les gens du milieu lors de grands travaux, comme ceux à venir.« Les ententes avec les autochtones vont permettre ça.L'obligation de formation des Cris et des Jamésiens, qui n\u2019ont pas de carte professionnelle, et la proximité de réalisation de ces grands projets forceront la CCQ à venir faire de la formation chez nous », affirme le ministre.Les ententes ramènent aussi sur la table l\u2019importance d\u2019avoir sur place des directions régionales de ministères, comme celui de l\u2019Environnement.« Les ententes sont basées sur le développement durable.Est-ce normal de penser que, dans ce grand territoire, il y ait une direction régionale de l\u2019Environnement pour aider les instances en place à penser en termes de développement et à parfaire leurs connaissances du territoire ?Ça va se faire », répète le ministre, catégorique.Le développement du Nord ne peut pas se faire comme partout ailleurs.En d\u2019autres mots, cette région où la réalité fait que construire des routes et des maisons coûte une fortune aura toujours besoin de l\u2019appui des gouvernements pour se développer.Or les ententes, croit-il, vont forcer les habitants à prendre en main leur destinée.« Le développement du Nord va se faire par les gens qui habitent dans le Nord.Il devront tous devenir des PHOTO: JEAN-GUY PARADIS, LES AFFAIRES « Dans 25 ans, ce territoire fera l'envie de tous les Québécois », dit le ministre délégué au Développement du Nord, Michel Létourneau.partenaires.Tout le monde veut sa part et il est impossible que les peuples se développent en vase clos.» En outre, le ministre exprime à la fois des demandes et des souhaits : il veut un chemin de fer entre Schefferville et Kuujjuaq, une route reliant Caniapiscau à Kuujjuaq et un réseau de téléphonie sans fil (seulement 1 % du territoire est actuellement couvert).Il souhaite un réseau de petits transporteurs aériens pour NORD-DU-QUÉBEC | Un ministre qui voit grand.comme le territoire casser le monopole d\u2019Air Canada \u2014 un billet d\u2019avion peut coûter jusqu\u2019à 1 000 $ \u2014 un centre d\u2019études nordiques, qui offrirait des cours de niveaux collégial et universitaire et, pourquoi pas, du téléenseignement.Bref, il veut qu\u2019au Nord, des gens naissent, vivent et meurent.La politique de développement du Nord déposée par son gouvernement en juin 2001 et assortie d\u2019une enveloppe de 101 M$ devrait lui donner un coup de pouce.Quand il n\u2019est pas à Chibou- gamau, Montréal, Matagami, Kuujjuaq ou sur la Cote- Nord, Michel Létourneau visite la Finlande, la Norvège et la Suède pour trouver des modèles à adapter.Et dans 15 ans, que dirons- nous du Nord-du-Québec ?« Quinze ans, c\u2019est court.Disons que dans 25 ans, ce territoire fera l\u2019envie des Québécois parce qu\u2019on va l\u2019avoir enseigné comme un lieu témoin d\u2019inter- culturalisme, d\u2019entrepreneuriat et de partenariat avec les nations, et ses habitants vont être fiers d\u2019avoir participé à son développement.» ü yy h rd C.P.400, Matagami (QC) JOY 2A0 Tél.: (819) 739-2442 +» Fax : (819) 739-4629 Rés.: (819) 739-2232 (Serge Drapeau) i 0 A LEMIRO.e Entrepreneur général e Location d'équipements lourds e Béton DIVISION MATAGAMI 3000, boul.Industriel DIVISION CADILLAC 322, Route 117 C.P.279, Cadillac (QC) JOY 1C0 Tél.: (819) 759-3926 * Fax : (819) 759-4494 Cell.: (819) 856-7120 (Miche! Drapeau) e Déneigement e Concassage e fourniture d\u2019agrégats VILLE DE LEBEL-SUR-QUÉVILLON C.P.430, Lebel-sur-Quévillon Ungava (Québec) JOY 1X0 Créée en 1965, Lebel-sur-Quévillon est une ville moderne située au coeur de la nature dans le Nord du Québec et elle est entourée d'une multitude de lacs accessibles.Ville industrielle axée sur le développement et l'exploitation de richesses forestières, papetières et minières.mini ar, ae CS araies ame SE 0 rt Ge 600 \u201cEr EY = RES TLS mérar AL aps RE a SE = AE GWIERDÉTACHABIE| NORD-DU-QUÉBEC LES AFFAIRES 18 MAI 2002 B13 * Les Inuits veulent développer le secteur du vêtement = L'entente signée avec le gouvernement du Québec prévoit le versement de 475 MS en 25 ans Kathy Noël noelk@transcontinental.ca vec l'argent versé par le ÀÀ crrermemen du Québec en vertu de l\u2019entente signée le 9 avril dernier, les Inuits tenteront de promouvoir leur savoir-faire dans la confection de vêtements, le tourisme et l\u2019artisanat.Rappelons que le gouvernement du Québec a signé une entente avec les Inuits du Nu- navik, un territoire qui s\u2019étend du 55° parallèle jusqu\u2019à la pointe continentale du Québec.L'entente prévoit le ver- sement de quelque 475 M$ sur une période de 25 ans.Dès cette année, les Inuits mettront sur pied une entreprise artisanale de confection vestimentaire.Jusqu\u2019à maintenant, les couturières inuites ne répondaient qu\u2019à des commandes spéciales.Leur travail sera maintenant rendu disponible aux communautés locales, de même que dans Internet.Les acheteurs pourront même commander en ligne.Les Inuits ont une grande expertise dans la confection de parkas d\u2019hiver.Ils fabriquent également des vêtements de style inuit appelés silapaak, qui sont portés par les représentants de la Nation au cours des rencontres officielles.Pour le moment, cinq personnes travaillent à temps plein à ce projet, qui fera travailler 80 couturières.« Nous pourrions en employer beaucoup plus.Nous voulons promouvoir nos produits au Québec, au Canada et même partout dans le monde », dit Pita Aatami, président de la Société Makivik.Cet organisme à but non lucratif est responsable du développement politique, social Les points saillants de l'entente Québec-Inuits i a ar a ne ewan wee Na an tt MO ad in * Québec versera 475 M$ aux Inuits sur 25 ans.Dès 2002 et 2003, ils recevront 7 M$ pour prendre en charge leur développement économique.En 2004, ils recevront 8 M$ et en 2005, 15 M$ leur seront versés.Ce même montant sera versé les années subséquentes.* Si un projet hydroélectrique est entrepris, le gouvernement du Québec versera aux Inuits 1,25 % de la valeur de la production d\u2019électricité au Nunavik.* Elle donne aux Inuits une autonomie de gestion et une marge de manoeuvre plus grandes.Une étude sera réalisée pour alimenter en électricité les 14 villages nordiques * Hydro-Québec investira 50 M$ pour étudier le potentiel hydroélectrique du territoire, évalué à entre 6 300 MW et 7 200 MW.Sa mise en valeur pourrait générer des investissements de 18 G$ et créer en emploi l\u2019équivalent de 50 000 personnes-année.* 115 M$ seront donnés par Québec au cours des 10 prochaines années pour paver les routes, construire des infrastructures maritimes, améliorer les services de police, construire un centre de détention, ajouter du personnel pour la protection de la faune.(KN)E et économique des Inuits du Nunavik.Créée en 1978 en vertu de la Convention de la Baie James et du Nord québécois, la Société s\u2019occupe d\u2019administrer les fonds qui lui sont versés par les gouvernements.Elle est aussi en relation constante avec Hydro- Québec pour les projets de développement hydroélectrique sur son territoire.Le tourisme et l'artisanat La Société Makivik emploie 100 personnes dans ses bureaux de Inukjuak, Montréal, Québec, Ottawa et Kuujjuaq, où est situé son siège social.M.Aatami dit vouloir développer également le tourisme et l\u2019artisanat.« Nous allons continuer avec ce que nous faisons maintenant et ce dans quoi nous sommes bons », dit-il.L\u2019artisanat inuit, avec ses sculptures en stéatite (pierre à savon), n\u2019a plus besoin de présentation.Quant au potentiel touristique du Nuna- vik, il repose sur les lacs, les cratères formés par des météorites et la toundra.L'entente signée avec Qué- Pita Aatami, président de la Société Makivik bec prévoit la création d\u2019un parc national, le parc Pingua- luit, d\u2019une superficie de 1 149 km?.Quatre autres sites seront mis à l\u2019étude pour devenir des parcs nationaux au cours des cinq prochaines années.Il s\u2019agit des parcs des Monts- Torngat-et-de-la-Rivière- Koroc, du Lac-Guillaume- Delisle et du Lac-à-L\u2019Eau- Claire, des Monts-de-Puvirni- tuq et du Cap-Wolstenholme.La Société Makivik veut également investir dans le secteur minier.Le territoire du Nunavik recele divers minéraux comme le nickel, le cuivre, le plomb, le zinc, le fer, le lithium, l\u2019or et le diamant.En 2001, 15 M$ ont été investis dans ce secteur.La seule mine en exploitation actuellement est la mine de nickel Raglan, propriété de Falconbridge, qui emploie 350 personnes dont une soixantaine d\u2019autochtones.Le territoire du Nunavik compte environ 11 000 person- 7 nes dont 10 000 Inuits répartis dans 14 communautés, qui fonctionnent toutes comme des municipalités appelées villages nordiques.Une majorité d\u2019Inuits ont moins de 25 ans.Les 14 villages comptent de 150 à 1 800 habitants et sont situés le long de la baie d\u2019Hudson et de la baie d\u2019Ungava.Pour Pita Aatami, l\u2019entente signée avec le gouvernement québécois et son peuple signifie le début d\u2019un temps nouveau.« Dorénavant, nous ne serons plus dirigés par d\u2019autres, nous serons des partenaires, Ce qui n\u2019était pas du tout le cas avant.Pendant plusieurs années, on nous a dit quoi faire et comment le faire.Maintenant, nous allons nous-mêmes prendre en charge notre développement.» B * + + mn AAA AAA MUNICIPALITE DE LA alc Radisson - Valcanton - Villebois Partenaire de (a mise en valeur des multiples ressources du vrai nord, \u2018en respect du patrimoine naturel et fuñnain http://municipalite.baie-james.gc.ca James TF WE Wwe Bureaux régionaux : 462, 3° Rue Bureau 1 Chibougomau (Québec) G8P 1N7 Téléphone : (418) 748-7641 Télécopieur : (418) 748-7370 SOQUEM Un partenaire de choix ! Depuis plus de 35 ans, SOQUEM INC.et ses partenaires valorisent le potentiel minéral du Québec.2872, chemin Sullivan Bureau 3 Suilivon (Québec) JOY 2N0 Téléphone : (819} 874-3773 Télécopieur : (819) 874-3770 SOQUEM INC.est un partenaire de choix pour explorer, mettre en valeur et exploiter de nouvelles ressources minérales au Québec.Siège social : 2600, boulevard Laurier Tour Belle Cour Bureau 2500, 5* étage Sainte-Foy (Québec) G1V 4M6 Téléphone : (418) 658-5400 Télécopieur : (418) 658-5459 www.soguem.qc.ca - od VILLE DE \u2018ay pour le développement de vos activités économiques B14 LES AFFAIRES - 18 MAI 2002 CHAPAIS Une nature débordante d'énergie ! Kathy Noël noelk@transcontinental.ca nes prennent de plus en plus de poids sur la scène économique.À preuve, le 3 mai, les Premières Nations et les secteurs privé et public ont créé la première société | = populations autochto- Avec sa localisation stratégique au centre de trois régiONS-resSOUrCES, Chapais est un lieu idéal ABITIBI-TÉMISCAMINGUE de capital-risque autochtone au Canada.La SOCARIAQ, pour Société de capital de risque autochtone du Québec, disposera de 6 M$ pour sa première année.Elle investira dans des nouvelles entreprises ou des NORD-DU-QUÉBEC À ten enset?® se.PTE Ë.LP eons?* eo SAGUENAY-LAC-ST-JEAN \u2018fo Vous favorisez rinnovation «4 diversification économique ?Soyez opportunistes et profitez des avantages fiscaux liés au développement de la région.Contactez la Corporation de développement économique de Chapais pour connaître les opportunités d'affaires de notre ville.memesm\u2014 Barrette-Chapaës Late Aujourd\u2019hui parmi les chefs de file ge de son secteur d\u2019activités, cette Mk entreprise compte sur une solide équipe lui permettant d\u2019atteindre au fil des ans de nouveaux objectifs.L\u2019efficacité de ses méthodes de transformation et sa capacité d\u2019optimiser l\u2019utilisation de la matière première sont des éléments incontournables de son succès.Composée d\u2019une équipe qui compte environ .525 personnes, celle-ci assure une production annuelle qui atteint des sommets de plus de entreprises en croissance contrôlées par des autochtones.Ses investissements prendront la forme de participation au capital-actions, de débentures convertibles, de prêts participatifs et de prêts à redevance.« L'une des raisons pour lesquelles la société a été mise sur pied est bien sûr pour répondre aux besoins, mais également pour stimuler l\u2019entrepreneurship autochtone », dit Pierre Pinsonneault, directeur général de la SOCARIAQ.La Société investira de 75 000 $ à 500 000 $ par entreprise.D'ici deux ans, le directeur général espère avoir un portefeuille de 6 M$.CHOISISSEZ CHAPAIS, UN MILIEU PROMETTEUR er STIMULANT.oo ière depuis plus de vingt-cinq ans.l\u2019équipe ainsi que le dévouement de chacun de ses membres permettent à \"lg Barrette-Chapais Ltée d\u2019offrir un produit de grande qualité.Des M méthodes à la fine pointe de la technologie assurent un contrôle == optimal des colts de production tout en offrant à l\u2019équipe, les meilleurs outils pour réaliser diverses tâches.La croissance se poursuit et les objectifs d\u2019avenir sont toujours grandissants.Barrette- Chapais Ltée, une équipe orientée vers l\u2019avenir.une équipe dynamique qui favorise l'utilisation des technologies de pointe (Barfre-Chapais Ltée œuvre dans l\u2019industrie 300 millions de pmp.Le dynamisme de « Nous ne visons pas de secteur en particulier, mais nous prévoyons qu\u2019il y aura beaucoup de projets en rapport avec la foresterie et l\u2019exploitation des attraits touristiques.Nous avons déjà aussi un dossier de haute technologie sur la table », dit-il.Le fonds de capital-risque est disponible pour toutes les nations autochtones, y compris aux entrepreneurs installés hors réserve.Selon Sylvain Picard, porte-parole du Régime des bénéfices autochtone, qui gère le fonds de pension des autochtones, il y aurait entre 1 000 et 2 000 entreprises autochtones au Québec.Le Régime des bénéfices autochtone, l\u2019un des partenaires dans le projet, contribue au fonds pour un montant de 1 M$.Les autres partenaires sont la Société de crédit commercial autochtone (SOCCA) et la Corporation de développement économique montagnaise (CDEM), qui contribuent aussi pour un montant de 1 M$ chacun.Les 3 M$ investis par le secteur privé proviennent du Fonds de solidarité FTQ, avec un investissement de 2 M$, et du Mouvement des caisses Desjardins, qui investit 1 M$.Un BARRETTE-CHAPAIS LTÉE Km 346, Route 113, C.P.248 Chapais (Québec) GOW 1H0 Tél.: (418) 745-2545 Fax : (418) 745-3079 | NORD-DU-QUÉBEC Du capital-risque pour Cris et Inuits autre 1,7 M$ pour la capitalisation et le fonctionnement de la SOCARIAQ provient du ministère des Affaires indiennes et du Nord canadien, d\u2019Industrie Canada et du Secrétariat aux affaires autochtones du Québec.Encadrement En plus des investissements, la SOCARIAQ offrira de l\u2019encadrement aux entreprises autochtones en matière de gestion.Il s\u2019agit d\u2019une première société de capital-risque réservée aux entreprises autochtones.Dans le Nord-du-Québec, seul le Fonds de solidarité FTQ et Desjardins possèdent des participations dans des entreprises appartenant à des membres des Premières Nations.Le Fonds FTQ possède notamment des participations dans une scierie crie et deux entreprises inuites.Les autres fonds d\u2019investissement présents sur le territoire, comme celui de la Société de développement de la Baie James, qui dispose depuis peu d\u2019une enveloppe de 100 MS, n\u2019ont pas encore de participation dans des entreprises cries ou inuites, bien que quatre ou cinq dossiers soient présentement à l\u2019étude.H ITER La glace est brisée entre les _ Cris et l\u2019industrie forestière | Tyan Hpk \u201cKathy Noël noelk@transcontinental.ca es Cris et les sociétés L forestières du Nord-du- Québec, entre qui des divergences ont cours depuis longtemps, tenteront de se rapprocher par la création d\u2019un comité conjoint sur les impacts de La Paix des Braves.« La glace est brisée », dit Roméo Saganash, directeur des relations avec le Québec au Grand Conseil des Cris.Du bois pour les Cris Les entreprises forestières présentes sur le territoire du Nord-du-Québec sont Dom- tar, Abitibi Consolidated de même que les Chantiers Chibougamau et Barrette- Chapais, deux scieries indépendantes.Elles s\u2019inquiètent notamment du fait que les Cris obtiendront un volume de 350 000 m° de matière ligneuse à exploiter.Ce volume pourrait être pris en partie sur leurs CAAF (contrats d\u2019approvisionnement et d\u2019aménagement forestier) respectifs.CAHIER DETACHABLE) NORD-DU-QUÉBEC En vertu de l'entente, les scieries devront aussi réajuster leurs méthodes de coupe pour respecter les aires de trappe des autochtones.Abitibi-Consolidated, dans une étude déposée au début d\u2019avril, avait même parlé de la fermeture probable de deux de ses usines en raison de ces nouvelles obligations, ce qui a été fortement dénoncé par le Grand Conseil des Cris.Les grandes entreprises se partagent 70 % de la récolte forestière dans le Nord.Cinq usines de sciage et une usine de pâte à papier ont des activités dans la région en plus d\u2019une usine crie, Nabagatuk, formée en partenariat avec Domtar.En tout, cinq communautés cries se retrouvent sur des territoires forestiers considérés comme commerciaux : Oujé-Bougoumou, Mistissini, Waswanipi, Was- kaganish et Nemaska.« Cela crée des inquiétudes au niveau de l\u2019approvisionnement.Pour les trois ou quatre prochaines années, nous n\u2019aurons pas trop de problème, mais après, on verra », dit Michel Filion, vice-président des Chantiers Chibougamau, le plus gros employeur de la région avec ses 700 salariés.Si la réduction de volume devait être assumée par l\u2019ensemble des bénéficiaires de CAAF, Chantiers Chibougamau écoperait plus que les autres avec ses 720 000 m° alloués.« Si on peut donner aux Cris des territoires de coupe seulement, ça va nous revenir.Nous pourrons acheter leur bois; mais s\u2019ils développent eux- mêmes des scieries et des usines de deuxième transformation, là, c\u2019est différent », dit M.Filion, dont la compagnie importe déjà du bois de I\u2019 Abiti- bi et du Lac-Saint-Jean.Pour M.Saganash, les scieries n\u2019ont pas raison de s\u2019inquiéter.« C\u2019est très peu ce qui nous est donné.Déjà, malgré les garanties de la Convention de la Baie James, la majorité des ressources disponibles ont été accordées aux entreprises québécoises.Nous voulons simplement rattraper ce qui nous est dû depuis 150 ans ».B INNOVEZ! En se positionnant comme partenaire financier auprès des entreprises, Innovatech désire appuyer les projets les plus susceptibles d'accroître la compétitivité et la croissance économique dans le Nord du Québec.INNQ) Contactez-nous.1305, chemin Ste-Foy, bur.101, Québec (Qc) G18 4N5 Sans frais : 1-877-229-0539 + www.innovatech-regions.qc.ca Innovatech Régions ressources entend stimuler l'économie régionale par des investissements stratégiques dans des secteurs clés.a rar ae ie te 0 er A pe Eee dt Go A en i 2e 0 Cw me ms LES AFFAIRES «18 MAI 2002 B15 + «Ty pe TUT iv wz DIOS EXPLORATION DEPART FULGURANT .AVENIR BRILLANT - 0 JOUEUR D'IMPORTANCE MAJEURE DANS L'EXPLORATION DU DIAMANT mW ÉQUIPE D'EXPLORATION CHEVRONNÉE RECONNUE PAR SES PAIRS DIOS EXPLORATION INC.C.P.114 Succ.NDG Montréal (Québec) H4A 3P4 Tél.: (514) 483-5149 Téléc.: (450) 441-9570 Courriel : mjg.enr@sympatico.ca BOURSE DE CROISSANCE TSX : DOS Depuis plus de dix ans, la Société d'aide au développement des collectivités de Chibougamau-Chapais inc.(SADC) favorise la création, le maintien et le développement de l'emploi sur son territoire en accordant aux entrepreneurs locaux une aide technique et financière pouvant aller jusqu\u2019à 125 000 $.Pour contribuer davantage à l'essor du développement local et poursuivre son engagement dans le milieu, la SADC dispose du programme Stratégie jeunesse et peu compter sur Développement économique Canada, partenaire de premier plan qui, en plus de son soutien financier, appui les entrepreneurs du Nord-du-Québec qui souhaitent faire la promotion de leur produit sur les marchés extérieurs.N'hésitez pas à communiquer avec nous pour plus de détails.SADC Société d'aide au développement des collectivités Chibougamau-Chapais inc.600, 3e Rue, bureau 1 Chibougamau (Québec) G8P 1P1 Téléphone : (418) 748-6477 Télécopieur : (418) 748-6160 Page Web : www.reseau-sadc.qc.ca/chibchap Courriel : sadc.communications@lino.com Heu Dre See Canadä PE me 8 Whew de mas a a an tt AA td me be Air Creebec Monsieur Albert Diamond Air Creebec Inc.101, 7\u20ac Rue Val-d'Or QC J9P 4P4 Tél.: (819) 825-8355 Construction Crie Monsieur Steven Bearskin Compagnie de construction et de développement crie 187B, rue Main Mistissini QC GOW ICO Tél.: (418) 923-3888 (Eeyou Istchee) Entreprises régionales : \\ Grand Conseil des Cris Energie Crie Monsieur Richard Brouillard Distribution d\u2019énergie Crie 1452, de la Québécoise, case postale 310 Val-d\u2019 Tél.Or QC J9P 4P4 : (819) 824-5505 Valpiro Monsieur Albert Diamond Case postale 67 Aéroport de Val d'Or Val-d\u2019 Tél.: Or QC J9P 4N9 (819) 825-3312 Développement économique Tél.Alfred Loon 277, rue Duke, bureau 100 Montréal QC H3C 2M2 : (514)-861-5837 Téléc.: (514)-861-0760 Nous, les Cris de la baie James, sommes prêts à travailler avec vous! Développement régional CREE-CO Monsieur Roderick Pachano 203, Opemiska Meskino Qujé-Bougoumou QC GOW 3C0 Tél.; (418) 745-3931 Société Eeyou de la baie James Monsieur James Neacappo Chisasibi QC JOM 1E0 Tél.; (819) 855 2830 Communications Monsieur Charlie Loon Société des Communications cries de la baie James 75, rue Riverside Mistissini QC GOW 1C0O Tél.: (418) 923-3191 "]
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