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Titre :
Les affaires
Éditeurs :
  • Montréal :Publications les affaires (1979) inc.,1981-2011,
  • Montréal :Publications Transcontinental inc.
Contenu spécifique :
Cahier 2
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Journal des affaires ,
  • Finance
  • Successeur :
  • Affaires.com
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Les affaires, 2003-01-25, Collections de BAnQ.

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[" 25 janvier 2003 - 12 PAGES CAHIER * A LA TOURNEE DES REGIONS DU QUEBEC LA COTE-NORD SOMMAIRE Des grands chantiers pour 2003 Des investissements de 3 milliards A4 Le port de Sept-lles doit s'agrandir L'expansion de l'aluminerie Alouette accentue l'urgence A6 Conflit entre les Innus et Hydro-Québec Dépassement de coût de 8 M$ au chantier de Toulnustouc A7 L'avenir agricole passe par les petits fruits Plusieurs obstacles doivent être franchis AT La Tournée des régions du Québec du 18 janvier au 17 mai 2003 LA SEMAINE PROCHAINE Lanaudière § \"4 MERCI A NOS COMMANDITAIRES NATIONALE Québec \"Québec 2 A2 LES AFFAIRES - 25 JANVIER 2003 LA CÔTE-NORD Le territoire Es 319 habitants Superficie 300 282 km?(19,7 % du Québec) 2e région administrative sur 17 Population (2001) 101 154 habitants (1,4 % du Québec) 15° région administrative sur 17 LABRADOR Sept-Îles 24 235 habitants.> Port-Cartier 6 772 habitants \u201d Baie-Comeau 24 201 habitants Forestville 3 801 habitants Les gens de l\u2019industrie bioalimentaire Sur la Côte-Nord _ sg ET Se Fu step secrets Plus de 6 100 personnes travaillent dans les secteurs de la production, de la transformation, de la mise en marché ou de la distribution des aliments.L'apport de ces femmes et de ces hommes contribue de façon significative à améliorer la prospérité économique de la région.Agriculture, Pécheries et Alimentation Québec = Perspectives démographiques 2001-2006 : \u2014 2,2 % Revenu disponible par habitant en 2001 Côte-Nord : 17 691 $ Province de Québec : 19 069 $ Havre-Saint-Pierre 3 383 habitants SOURCES : STATISTIQUE CANADA, RECENSEMENT 2001; MINISTÈRE DES AFFAIRES MUNICIPALES, INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC Investissements Marché du travail (000 $) \\ Côte-Nord 2001 2002 1503e | 452 255 Taux d'activité 607% 637%.1,6 - \u2014 Taux d'emploi 528% 568% Le Québec 2001 2002 12 - Taux d'activité 636% 651% 951188 Taux d'emploi 58,1 % 59,5 % 0,8 - Taux de chômage 13,1% 04- 1 = 12% ' 1998 ' 2000 10 % - (1) 4,3 % de l'ensemble du Québec SOURCE : INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC Côte-Nord 2 Nord-du-Québec Le Québec SOURCE : STATISTIQUE CANADA Principaux employeurs Nbre Secteur manufacturier d'employés Produits fabriqués 1.Cie minière Québec-Cartier ~~ 2279 \u2014 Mineraidefer ___ _ 2.\u2018Alcoa (Métaux | Reynolds) 1887 Aluminium 3.Abitibi-Consolidated (Div.Pates et papiers et Outardes) = 1708 Pâtes et papiers, bois 4.Aluminerie Alouette 580 Aluminium 5.Cie minière IOC 532 Minerai de fer Nbre Secteur des services d'employés Secteurs 1.Hydro-Québec 1000 Énergie 2.Comm.scolaire de l'Estuaire _ (Baie-Comeau) 950 Éducation 3.Centre hospitalier rég.- Baie-Comeau 800 Santé 4.Centre hospitalier rég.- Sept-Îles ___ 800 Santé _ _ 5.Commission scolaire du Fer (Sept- Îles) 779 Éducation SOURCES : EMPLOI-QUÉBEC CÔTE-NORD, LES AFFAIRES GRAPHISME : LES AFFAIRES l'E La Commission scolaire de l\u2019Estuaire : partenaire important du développement régional.Soucieuse de valoriser l'éducation dans son milieu, la commission s\u2019est dotée d\u2019une vision commune qui vise à instruire, qualifier et socialiser tout en permettant aux divers intervenants de jouir d\u2019une plus grande autonomie.Notre organisme a dressé la table en vue d\u2019un développement économique durable en mettant l\u2019emphase sur des secteurs de formation professionnelle comme : Santé, assistance et soins infirmiers Commerce et secrétariat Électricité et électronique (automatisation) Entrepreneurship Fabrication mécanique Foresterie Mécanique automobile Mécanique industrielle et conduite Assistance aux personnes à domicile Coiffure Cuisine d\u2019établissement Conduite de machine industrielle - .2 Ur arr EE ES SR emo errand CT La Commission scolaire de l\u2019Estuaire : un élément central et vivant i de la communauté locale.Pour obtenir de plus amples informations, visitez le site http://www.csestuaire.qc.ca ou téléphonez au (418) 589-0806 A AE same ere my rome Fo Tee mg crm \u201c(CNE DÉTACHABLE) LA CÔTE-NORD LES AFFAIRES - 25 JANVIER 2003 A3 Le déluge de milliards alimente l'économie de la région Jean-Sébastien Trudel trudeljs@transcontinental.ca \u201cemploi explose sur la Côte-Nord ! En 2001.le taux de chômage atteignait 13.1 % sur la Côte- Nord et le Nord-du-Québec.En 2002.il glissait à 10.8 %.Et la dégringolade n'est pas terminée.Le secteur de la construction a connu une hausse remarquable en 2002, Aux deux mégaprojets entamés - la réalisation du barrage hydroélectrique de 540 mégawatts de la rivière Toulnustouc.au nord de Baie-Comeau, et l'agrandissement de l'Aluminerie Alouette, à Sept-Îles - s'ajoute le remplacement des cuves et l'augmentation de la production de l\u2019Alu- minerie Alcoa, à Baie-Co- meau.Ce projet de | milliard de dollars (GS), dont l'annonce a été faite en fin d'année.débutera en décembre 2003.L'année qui s'\u2019amorce sera par conséquent riche en emplois, surtout que les chantiers de la Toulnustouc et d Alouette fonctionneront à plein régime.Le chômage en baisse « Nous nous attendions à voir le taux de chômage baisser.mais jamais à ce point » .dit André Lepage, économiste a la direction régionale d'Emploi-Québec.Le secteur primaire a pourtant contribué à gonfler les rangs des chômeurs, avec un recul de l'emploi de 10 %.Pire.le conflit du bois d'oeuvre et le faible prix de l'acier ont nuit aux industries minières et forestières.« Mais en 2003.nous prévoyons une hausse de | à 2 % de l'emploi du secteur minier », souligne M.Lepage.L'économiste hésite cependant à se prononcer quant à l'avenir du secteur forestier.« Nous ne ressentons pas encore tant que ça les effets des droits compensatoires imposés par les Etats-Unis sur notre bois d'oeuvre ».PAR, SALT PHT Une équipe s'affaire à creuser un tunnel de 9,8 km dans le roc servant à acheminer l'eau du réservoir de la Touinustouc jusqu'aux turbines de la centrale.dit-il.Le pire serait à venir.Par contre.comme le veut l'expression populaire « Quand la construction va ».tout va.Le secteur tertiaire profite largement des retombées économiques.En 2002.ce secteur a contribué à réduire le taux de chômage avec une création d'emplois de 12 %.À cela s'ajoute l'industrie touristique qui connaît une croissance constante.L'exode des jeunes La Gaspésie et la Côte-Nord sont les deux seules régions Nous sommes à la hauteur de ce coin de pays où le fleuve se fait mer, les poissons baleines, En parfaite harmonie avec cet environnement, dans une usine ultramoderne, l'Aluminerie Alouette de Sept-Îles met à l\u2019œuvre des centaines d'employés et de fournisseurs engagés dans leur communauté, dans une poursuite incessante de l'excellence.| Un produit léger.Une solide présence.du Québec sans université.Cela encourage l'exode des jeunes vers les grands centres.croit Réginald Caron, directeur général d'Emploi-Québec Côte-Nord.Ce problème en entraîne un autre à moyen terme : l'exode des aînés, qui veulent se rapprocher de leurs petits-enfants.Ensemble.ces deux phénomènes \u2014 constatés sur place à plusieurs reprises par LES AFFAIRES - menacent le développement économique de la région.« Nous atteindrons un plancher à un cer- V7 NA a Corporation de développement économique de la région Port-Cartier La région Port-Cartier taun moment, dit M.Caron.D'iet là, il faut changer les mentalités et convaincre les gens de revenir.Pour cela il faut developper des infrastructures desservant notre population Vicillissante.» Ces deux phénomènes d'exode compliquent le travail des employeurs.On parle mème d'une penurie importante qui pourrait retarder tes travaux des grands chantiers à court terme et drainer les meilleurs ctéments des PME au profit de la grande entreprise.Blancs et autochtones travaillent ensemble Guy Chevrette, ex-mi- nistre des Affaires autochtones, revient de sa tournée dans la région.! accouchera en janvier d'un rapport proposant des solutions pour rapprocher les différents partis concernés par l'entente de principe entre les Innus et le gouvernement.Cette entente prend toute son importance pour le développement de la région, car les communautés autochtones connaissent une forte croissance démographique.Elles représentent environ Il\u201c de La population nord-côtière.Le projet ACCORD Le sommet des regions, tenu en novembre dernier, a debouche sur la reconnaissance de créneaux d'excellence spécifiques à chaque region.La Côte- Nord est ainsi reconnue dans le créneau de l'ingénierie des procedes industriels miniers et métallurgiques.La région explorera le créneau phytogénetique, pommes de terre et petits fruits nordiques, Le Centre de recherche Les Buissons, situé à Pointe-aux-Outardes, se spécialise dans la R&D liée à ce créneau.« En misant sur nos forces, nous tirerons le meilleur de chaque région, pour te bénéfice de tous », dit Alexis Ségal, président de la délégation nord-côtière au sommet I SITES CLÉS / 7 lesaffaires.com \u2026 Tapez- - - - -ÿ-x- © le mot suivant = i.Pox ___Céte-Nord H Guichet multi-services aux entrepreneurs EH Accompagnement et démarchage HE Plus important port privé au Canada en volume H Troisième agglomération urbaine de la Côte-Nord H Présence de parcs industriels léger et lourd HE Qualité de vie exceptionnelle H Pêche aux saumons au centre-ville a commen ae ET Mandataire DE LA MRC DE SEPT-RIVIERES INC Rivbre-Pentectte Port-Larter Gallis ALOUETT= www.alouette.com Un partenaire de poids.; 24, boul.des iles, bureau 206, C.P.37, Port-Cartier (Québec) GSB 2G7 ads : (418) 766-8383 - Télécopieur : (418) 766-8324 pay\u2019 rriel : cde.port-cartier@globetrotter.net A4 LES AFFAIRES - 25 JANVIER 2003 Jean-Sébastien Trudel trudeljs@transcontinental.ca , norme, colossale, tita- EF nesque.Ces termes demeurent timides pour qualifier 'ampleur des investissements de l\u2019année 2002 (1,7 milliard de dollars (G$) sur la Côte-Nord.Et c\u2019est loin d\u2019être fini : plus de 3 G$ seront injectés dans l'économie nord-côtière au cours des prochaines années par trois entreprises seulement : Alcoa, Aluminerie Alouette et Hydro-Québec.Et qui dit investissement dit création d'emplois.En fait, tellement d'emplois seront créés (plus de 3 000 en 2003, surtout dans la construction) que certains spécialistes craignent une pénurie.« Il risque certainement d\u2019avoir une pénurie de main- d\u2019oeuvre qualifiée », reconnaît Laurent Busque, direc- Le LA CÔTE-NORD Les grands chantiers rouleront à plein régime en 2003 Quelque 3 000 travailleurs s'affaireront sur les chantiers d'Alouette et d'Hydro-Québec l'été prochain teur des chantiers Toulnus- touc et Sainte-Marguerite 3 (SM3) d'Hydro-Québec.A lui seul, le chantier de la Toulnustouc emploiera 1 000 personnes en 2003.Les propos de M.Busque prennent tout leur sens quand on sait que l\u2019Aluminerie Alouette embauchera près de 2 000 travailleurs dès le printemps prochain.Sans compter que les travailleurs de la construction sont déjà très sollicités dans la province.« On a de la difficulté à trouver notre monde », constate Réginald Caron, directeur général du bureau régional d\u2019Emploi-Québec.Les opérateurs de machinerie lourde se font si rares que le ministère des Transports doit exécuter ses travaux de réfection des routes même l'hiver.Cela n'inquiète pas Alexis Ségal, vice-président, affaires corporatives, d\u2019Aluminerie Isez sur ç ressources humaines Vos Pour la recherche de candidates et de candidats compétents et qualifiés, pour la formation de votre personnel, pour l'information sur le marché du travail et la gestion de vos ressources humaines, cliquez ein vebec.nef En vertu de l'Entente Canads-Québdec relative au marché du travail, le Québec est responsable des mesures actives d'emploi dont fonctions du Service national de placement auxquelles peuvent avoir recours les usagers de l\u2019 Emploi-Québec sur la Côte-Nord Centres locaux d'emploi Baie-Comeau (418) 589-3719 ou | 800 463-8542 Forestville (418) 587-6611 ou 1 800 463-0738 Havre-Saint-Pierre (418) 538-2288 ou 1 800 463-0735 (418) 233-2501 (418) 766-6932 (418) 962-6545 ou 1 800 663-1934 Les Escoumins Port-Cartier Sept-lles Emploi Québec Côte-Nord ficient les partici etles sont fi emploi.Ces ot par le Compte d'assurance-emploi, dont le Canada est responsable.ar emploi sinsi que de certaines PHOTO JEAN-STBASTIEN TRUDEL Alexis Ségal, d'Alouette : « Pour l'instant, tout me porte à croire que nous aurons le personnel requis pour exécuter les travaux.» Alouette à Sept-Îles.« Tout porte à croire que nous aurons le personnel requis le printemps prochain.» L'an dernier.le début des travaux de la phase 2 à Alouette s\u2019est fait discrètement.Il s'agissait de préparer le terrain pour tout ce monde.« Pour accueillir 2 000 travailleurs, il faut ba- tir l'équivalent d'un village », souligne M.Ségal.Il n\u2019y aura toutefois pas de compétition entre les deux géants pour recruter la main- d'oeuvre.« Nos besoins ne sont pas les mêmes, explique M, Busque.Nous faisons surtout de \"excavation, nécessitant des opérateurs.tandis qu'Alouette aura besoin de spécialistes dans la construction industrielle.» Des solutions pour combler les postes Une pénurie de personnel pourrait occasionner d'importants délais dans les travaux.augmentant les risques de dépassements budgétaires et de retards dans la production.Cela ne se produira pas.affirme André Martin, conseiller en relations publiques de la Commission de la construction du Québec (CCQ).« Il n'y a pas beaucoup de chantiers industriels ailleurs au Québec ».souligne-t-il.La Côte-Nord vivra le plein emploi dans la construction.Dès qu'il manque de travailleurs dans une spécialité.l'entrepreneur a recours à une liste d\u2019apprentis déjà formés.Si tous les apprentis sont occupés, la CCQ ouvre les bassins de main-d'oeuvre, c'est-à-dire qu'elle permet à l'entrepreneur d'embaucher quelqu'un qui n'a pas les certifications requises.Cette personne reçoit un certificat de qualification temporaire et s'engage à suivre une formation.De plus, ajoute M.Martin.les entrepreneurs de l'extérieur « ont leurs réguliers » qui se déplacent avec eux.« Il n\u2019y aura pas de pénurie et aucun retard n'est à prévoir, dit-il.Même en tenant compte d'AI- coa, qui créera 5 850 emplois- année d'ici 2010 avec son projet de 1G$, nous pourrons répondre aux besoins.» I Alcoa : Baie-Comeau possède elle aussi son mégaprojet Avec l'investissement de un milliard de dollars (GS) annoncé par l\u2019aluminerie Alcoa avant Noël, Baie-Comeau n\u2019a plus rien à envier à Sept-Îles, choyée par le projet de 1,4 G$ de I\" Alumi- nerie Alouette.Aux prises avec des cuves Soderberg qu\u2019il fallait remplacer.Alcoa a décidé de mettre le paquet.Ainsi, la nouvelle technologie sera non seulement moins polluante, mais elle permettra également de faire passer la production annuelle de 437 000 à 547 000 tonnes métriques.« L'ensemble des intervenants ont réagit favorablement à l'annonce.C\u2019est une vraie bouffée d'oxygène ».dit Yvo Di Piazza, maire de Baie-Comeau élu en novembre dernier.Cet investissement se fera progressivement sur sept ans.Les travaux débuteront en décembre 2003 pour se terminer en 2010.Alcoa prévoit ainsi créer 5 850 emplois-année.Elle s'engage également à maintenir un niveau plancher de ! 500 emplois équivalent, en dessous duquel elle devra payer une lourde amende au gouvernement pour chaque emploi.Plus de 1 800 personnes sont présentement à l'emploi de l'aluminerie de Baie-Comeau.« Ce niveau plancher est très rassurant pour nous, surtout dans le contexte très concurrentiel de l'aluminium dans le monde.Il planait un doute quant à la viabilité de l'usine avant l'annonce », dit le maire.De son côté, le gouvernement s'engage à prêter 170 M$ sans intérêt en plus d\u2019un congé fiscal de 10 ans.De plus, l\u2019État renouvellera les droits d\u2019eau de la centrale McCormick jusqu'en 2036.Hydro-Québec fournira 175 mégawatts supplémentaires au tarif L.Elle avait accordé 500 mégawatts au même tarif préférentiel à l'Aluminerie Alouette I'an dernier.(JST) [GHERDETACHABIE) LA CÔTE-NORD Gaston Bélanger, bâtisseur d'entreprises Après avoir vendu son entreprise florissante, l'homme d'affaires se tourne vers le mentorat Jean-Sébastien Trudel frudeljs@transcontinental.ca n 1993, la Chambre de F commerce de Baie- Comeau n'allait nulle part.Sa fermeture était annoncée dans les journaux et personne ne convoitait la présidence.Pire.il ne restait que 9 des 15 administrateurs au conseil d'administration.Elle comptait 172 membres et elle fermait ses livres avec des pertes de plus de 35 000 S.Gaston Bélanger entre alors en scène.« Gaston Bélanger.c\u2019est un rassembleur ».dit Mario McDonald, président de AWI technologies, à Sept-Îles.« Il est un des grands bitis- seur de la région.Des son PORTRA TD'UN LEADER arrivé à la Chambre.on a senti son oxvgénation », ajoute Marc Brouillette, avocat de Sept-Iles.Sous la gouverne de M.Bé- langer, le nombre de membres de la Chambre a grimpé à 500 et il a converti les pertes en surplus annuel de quelque 50 000 $.Adopter le Nord Au-delà des chiffres, 11 y a un homme d'une grande simplicité.« C\u2019est une personne dont tout le monde parle toujours en bien ».dit M.Brouillette.Difficile à croire.n'est-ce pas ?Mon premier contact avec lui m'a pourtant convaincu sur-le-champ.Arrivé à Baie-Comeau en 1960 pour le compte de son employeur, le fabricant de meubles Paquette de Québec.M.Bélanger ne retournera jamais dans son Abitibi natale.Entrepreneur dans l'âme, il se lance dans les affaires tête baissée trois ans après son arrivée.Le jeune Bélanger se fait la main dans la décoration intérieure, avec une petite entreprise très modeste au début (il l'exploite de son sous-sol).À cette époque, le concept est très novateur.« Il y a eu des hauts et des bas ».se souvient l'homme de 63 ans.Parallèlement, il s'engage dans le milieu des affaires, notamment à la Chambre de commerce de Baie- Comeau.ou il développe et entretien des liens de confiance.« Dans les régions éloignées, tout se bâtit sur la confiance: tu ne peux pas te cacher.» C\u2019est là qu'il réalise le potentiel du marché de la santé-sécurité qui sera au coeur de sa prochaine aventure : Rocmer.En 1975, lui et trois actionnaires investissent 5 000 $ chacun.À la barre de Roc- mer, M.Bélanger devient en moins de 10 ans le premier fournisseur québécois en san- té-sécurité du secteur industriel.Ses principaux clients sont les grandes entreprises du secteur primaire.nombreuses dans la région.Il ouvre ensuite des suceur- sales à Chicoutimi.puis à Québec.Son chiffre d\u2019affaires croît de | M$ par année.pour atteindre 10 M$ en 1989.l'année où il a vendu Roemer à Guillevin International, une entreprise de Montréal.« Pour soutenir notre croissance, nous devions investir davantage ou vendre.Nous avons reçu une offre difficile à refuser », explique l'homme d'affaires.L'année précédente.1l s'était également départi de su PME de décoration.Sans entreprise, M.Bélanger doit céder sa place au conseil du Regroupement des chefs d'entreprise, un organisme qu'il affectionne particulièrement.I! continue toutefois d'oeuvrer au sein du regroupement et se lance dans le coaching.Né pour le mentorat Fort de ses succès en tant qu'entrepreneur, Gaston Bélanger est devenu pour les PME de la Côte-Nord un mentor et un coach.Il s'oceu- pe d'une dizatne de clubs sur les deux rives du Saint-Lau- rent.« Ce que je trouve le plus valorisant, c\u2019est de voir une entreprise réussir et grandir de ses bons coups ».explique-t-il.« M.Bélanger est un conseiller hors-pair.1! sait écouter et il est apprécié de tout le monde du fait qu'il est très actif auprès du regroupement des chefs d'entreprise de la Côte-Nord et du Bas-Saint-Laurent ».dit Eric Berthelot, directeur général de CORPEX, un organisme que M.Bélanger a cofondé dans le but de venir en aide aux entreprises exportatrices.L'an dernier, il à tranquitle- ment délaissé ses responsabilités \u2014 les conseils d'administration du Fonds de solidarité FTFQ Côte-Nord, de COR- PEX et de la Chambre de commerce \u2014 pour prendre une LES AFFAIRES - 25 JANVIER 2003 A5 deuxième retraite.« Je veux me rapprocher des mes petits-enfants dans le coin de Québec », dit-il, en admettant qu'il trouvera diffi- vile de quitter la région.« Son départ est une perte énorme pour la PME de la Côte- Nord ».souligne M.Berthelot, un sentiment gue partagent plusieurs entrepreneurs el Intervenants socio- économiques nord-cotiers.1 JEANSEBLTTES THULE Gaston Bélanger : « Ce que je trouve le plus valorisant, c'est de voir une entreprise réussir et grandir de ses bons coups.» LES PME DE LA BANQUE NATIONALE = SAGUENAY /LAC-ST-JEAN/ COTE-NORD Depuis 9 ans, reconnaître l'excellence et contribuer au rayonnement des entreprises d'ici, c'est une question de priorité.Aussi, nous croyons que les succès des uns peuvent être pour les autres une grande source d'inspiration.Félicitations aux équipes gagnantes du Programme de reconnaissance Les PME de la Banque Nationale, région du Saguenay / Lac-St-Jean / Côte-Nord.PETITE ENTREPRISE PME Bernard Gagnon Président directeur général \"SUSPENSION TURCOTTE (ALMA) INC.Coprésident BANQUE NATIONALE GROUPE RADIO ANTENNE « 6 » INC.Sa Rosaire Leclerc Marc-André Lévesque Coprésident © CDP Capital Partenaire de l'événement AG LES AFFAIRES - 25 JANVIER 2003 _ LA CÔTE-NORD [CAAERDÉTACHABIE) Le port de Sept-Îles doit s'agrandir au plus tôt Jean-Sébastien Trudel trudeljs@transcontinental.ca e port de Sept-Îles doit L rapidement agrandir ses installations mais n\u2019a pas les fonds nécessaires pour effectuer les travaux évalués entre 15et 20 M$.Le port de Sept-lles réve d'agrandir depuis longtemps.La situation est devenue urgente depuis que l\u2019Alumine- rie Alouette à reçu le feu vert pour sa seconde phase d'expansion.La production de l\u2019usine sera doublée une fois les travaux terminés, en 2005.« Nous sommes déjà en 2003 et 11 faut prévoir 24 mois pour la construction des infrastructures de transport ».explique Marc Brouillette, président du conseil d\u2019administration du port.Une promesse de 160 emplois Le port n'a pas d'autre choix que d'agrandir, car avec l'agrandissement d\u2019Alouette, il n\u2019aura plus la capacité nécessaire pour servir d\u2019autres industries, ce qui fait que Sept-Îles ne pourrait accueillir aucun nouveau projet industriel requérant un accès au transport maritime.Par exemple, dans le cadre de l'entente conclue avec le gouvernement, Alouette s'est engagée à créer 160 emplois à Sept-Îles dans la deuxième transformation de l'aluminium.Le transport sera un point central dans le choix d\u2019un projet.Sans l\u2019accès au port, certains de ces projets pourraient être écartés.Le projet de la mine d\u2019apatite dans la baie de Sept- [les (voir texte en page A9) pourrait également étre pénalisé si rien n\u2019est fait.« Ce projet est assez avancé pour justifier l'agrandissement », dit M.Brouillette, également président du Centre local de développement de Sept- Rivières.\u2018 Le port de Sept-Îles « n\u2019a pas la capacité financière pour la réalisation de ce projet d'agrandissement ».souligne M.Brouillette.Puisqu\u2019il est hors de question de faire absorber ces investissements par un seul investisseur, Alouette, en I'occurrence, le port de Sept-Îles, se tourne vers le gouvernement.« La question du financement est plutôt corsée, dit-il.Nous multiplions les rencontres avec Ottawa.» Le facteur temps ne laisse pas une grande marge de manoeuvre aux promoteurs.« Il faut en arriver à une entente avant la fin de 2003 », dit M.Brouillette.Un nouveau lien ferroviaire Les travaux d'agrandissement visent dans un premier » Des créneaux d'excellence, de calibre mondial, seront développés dans chacune des régions en commençant immédiatement dans les régions : Bas-Saint-Laurent, Gaspésie\u2014lles-de-la-Madeleine, Côte-Nord, Abitibi- Témiscamingue, Saguenay-Lac-Saint-Jean, Laurentides et Mauricie (Projet ACCORD).* Les fonds de diversification économique régionaux seront désormais entièrement gérés en région.* Les CRD et CLD auront pleine responsabilité de gestion sur les 310 M $ qui leur sont confiés.» Les régions ressources pourront procéder à la création de Fonds régionaux d'investissements financés ainsi : 1/3 Fonds de retraite des travailleurs de la région, 1/3 gouvernement fédéral, 1/3 gouvernement du Québec.* 3,5 M $ pour favoriser l'immigration en région.10 M$ pour le transport collectif en milieu rural.* Entente avec Air Canada pour des prix réduits de 40 % à 70 % sur les liaisons aériennes régionales.* Réductions fiscales pour plus de 14 000 ménages en région éloignée dès 2003.» Régionalisation de 40 M $ en soutien aux projets de jeunes en région.= Les plans de développement de Montérégie, Laurentides, Lanaudière, Laval et Montréal seront harmonisés dans une perspective d'alliance stratégique avec la CMM (communauté métropolitaine de Montréal).Le plan d'action Québec-Régions DES ENGAGEMENTS PRÉCIS * 50% des budgets des ministères économiques seront * Au moins 10% des emplois libérés dans la fonction * Les régions se verront confier la responsabilité de « Une équipe tactique d'Emploi-Québec sera à l'œuvre, * La formation professionnelle et technique sera » Octroi de 4 M$ par année pour faciliter le transport + Embauche de 34 agents qui auront pour tâche de * Les régions se verront confier la gestion du programme * 4000 baux de villégiature seront rendus accessibles Les autoroutes 35, 73/173, et 55 seront incluses dans le gérés en région.publique seront transférés dans les régions.déterminer les priorités en matière de lutte à la pauvreté et à l'exclusion sur leur territoire, dans chaque région, pour contrer les pénuries de main-d'œuvre.désormais accessible à des groupes de moins de 15 personnes pour répondre aux besoins des entreprises en région.des malades vers des soins spécialisés.ramener les jeunes en région.de mise en valeur du milieu forestier (volet H).en collaboration avec ies MRC.programme d'amélioration des routes frontalières du gouvernement du Québec et le fédéral en sera avisé.« Création d'une commission parlementaire dédiée aux régions à l'Assemblée nationale et chargée notamment d'étudier tout projet de décentralisation ou de régionalisation soumis par les régions.« Élaboration de nouveaux modèles de décentralisation et de régionalisation sous forme d'expériences pilotes pour les régions qui le souhaitent.Z = 4, na ds régions UNE RÉVISION DES FAÇONS DE FAIRE Comité de travail pour examiner le retour aux régions d'une partie des redevances tirées de l'exploitation des richesses natureltes de leur territoire.Echéance: mars 2003.Appui unanime des délégations régionales aux démarches du gouvernement du Québec visant à corriger le déséquilibre fiscal avec Ottawa.Québec am Un Québec fort de ses régions PHOTO : JEAN-SEBASTIEN TRUDEL temps le quai de la commune, qui accueille les bateaux remplis d\u2019alume destinée à Alouette.Ce quai aura atteint sa pleine capacité avec l\u2019accroissement de l\u2019achalandage découlant de la deuxième phase des travaux à Alouette.Un poste à quai devra être construit perpendiculairement au quai de la relance, auquel 1l faudra ajouter des équipements de chargement.Pour rentabiliser les investissements requis, il faudra également disposer d\u2019un lien ferroviaire du débarcadère jusqu'à Wabush.De là, le quai de la relance et le nouveau quai seront accessibles au réseau ferroviaire déjà en place.Le tracé sera de 1,2 km et coûtera un peu plus de 5 M$, selon l\u2019étude de préfaisabilité.E Yany Bélanger et Marc Hamilton, propriétaires du Laboratoire Bio-Médic de l'Est.Deux jeunes entrepreneurs sont confiants en l'avenir Pourquoi deux jeunes diplômés universitaires de 29 ans décideraient de mettre sur pied un laboratoire spécialisé dans les tests d'analyse médicale et de qualité de l\u2019air\u2026 à Sept-Îles ?« Ma famille est ici et nous avons bien besoin de développement en région », répond Marc Hamilton, propriétaire majoritaire (65 %) et diplômé en microbiologie de l'Université Laval.« Nous sommes un employeur spécialisé qui retient d\u2019autres jeunes ici », renchérit l\u2019autre propriétaire, Yany Bélanger, diplômé en administration de l'Université du Québec de Trois-Rivières et détenteur d\u2019une maîtrise en gestion des organisations de l\u2019Université du Québec à Chicoutimi.Et puis ils profitent d\u2019une aide de toutes les instances gouvernementales.« C\u2019est un grand avantage d\u2019être en région.Tout le monde nous appuie ici », reconnaissent-ils.Ils ont mis en commun leur savoir et fondé le Laboratoire Bio-Médic de l\u2019Est en 1998.Deux ans plus tard, ils ouvrent leur deuxième laboratoire à Baie-Comeau et, en 2002, un troisième à Québec, en 2002.Une quinzaine d'employés y travaillent.« Au début, nous manquions surtout de volume », se souvient M.Hamilton.Les deux associés croyaient faire fortune en offrant leurs services aux particuliers, mais en général, les assurances couvrent les frais d'analyse.Nos entrepreneurs se sont donc tournés vers la grande entreprise.Aujourd'hui, 80 % de leur clientèle est composée d\u2019industriels, entre autres pour les tests nécessaires à l'embauche (dépistage de drogues.cholestérol, diabète, etc.) et pour le dépistage du cancer de la vessie, un test annuel de routine dans les alumineries.L'avenir appartient à ceux qui innovent Même si leur chiffre d'affaires croît d'environ 30 % par année et qu'ils reçoivent des échantillons à traiter d'un peu partout au pays, parfois même des Etats-Unis, leur quasi- monopole n'a pas le potentiel recherché.Ce potentiel ne peut être comblé que par des médicaments novateurs.C\u2019est pourquoi ils se sont lancés dans la recherche et le développement.Ils se concentrent sur deux médicaments.L'un vise à atténuer les symptômes de l'eczema et du psoriasis.L'autre s\u2019attaquera à l\u2019herpès de type | et II.Bio-Médic travaille de concert avec les services de TransBio- tech, un centre collégial de transfert technologique.L'année 2002 a été couronnée par deux prix décernés par la chambre de commerce pour souligner les efforts novateurs de la jeune entreprise.Elle a reçu un autre prix pour son site Web.lui aussi récompensé pour son aspect novateur.Il est le premier à permettre au client, partout dans le monde, de consulter les résultats de ses tests directement dans Internet.(JST) i \u201c(CAR DÉTACHABIE) LA CÔTE-NORD Conflit entre les Innus de Betsiamites et Hydro-Québec La formule de partenariat conclue pour le chantier de la Toulnustouc est un échec, selon les autochtones Jean-Sébastien Trudel trudeljs@transcontinental.ca conclue entre Hydro- Québec et les Innus de Betsiamites pour faire profiter ceux-ci des retombées du chantier de Toulnustouc a débouché sur un échec, selon le chef du conseil de bande Betsiamites, Raphaël Picard.C\u2019est qu\u2019Hydro-Québec et les Innus seraient aux prises avec un dépassement de coût évalué à 8 M$ et se renvoient la balle pour déterminer qui |: formule de partenariat Raphaël Picard : « Les syndicats et la CCQ sont des barrières, dit M.Picard.Vingt certificats, pour un millier de travailleurs, c'est ridicule ! » va l\u2019éponger.Et en plus, les Innus sont déçus des retombées sur le plan des emplois.EPI refuse de payer Créée par le conseil de bande à la suite de l'entente de partenariat conclue avec Hydro-Québec, Entreprise Pessamiu Innu, (EPI) refuse de payer le dépassement des coûts de 8 M$ pour la construction et l\u2019entretien du campement des travailleurs du chantiers de la Toulnustouc.Hydro-Québec avait accordé à cette société montagnai- se, en septembre 2001, un contrat de 35 M$ pour la réalisation des travaux.EPI demandait 52 M$ lors de la première négociation.Ce montant a ensuite été réduit à 43 M$ avant que les deux parties signent à 35 MS.Selon le chef Picard.la société d'Etat a profité de la situation financière d'EPI pour lui imposer un contrat.« Financièrement.nous n\u2019avons pas les reins solides comme les multinationales.Nous avions déjà engagé des dépenses envers des sous- contractants, que nous devions payer.alors qu'aucun contrat n'était signé avec Hydro », explique M.Picard.En octobre.un processus de réévaluation des coûts avec Hydro-Québec a été mis en branle.Samson Bélair De- loitte & Touche est le médiateur qui analyse les dossiers et révise les contrats de chaque sous-traitant de EPI.Le dépassement viendrait des imprévus et des avenants potentiels qui n'auraient pas été comptabilisés, selon M.Picard.Certains travaux prévus au contrat devront être soustraits parce qu'ils n'étaient plus nécessaires tandis qu'il faut en ajouter d'autres, imprévus au départ.Hydro décline toute responsabilité Laurent Busque, directeur des travaux de SM-3 et de Toulnustouc.refuse toute responsabilité quant aux dépassements allégués.« Nous avons négocié un contrat de gré à gré avec les autochtones, dit-il.Ils ont embauché des Blancs pour négocier avec nous, » « Nous avons remplacé, en février, les gestionnaires qui ont signé l'entente parce qu'ils étaient trop près de l'administration d'Hydro ».rétorque le chef de bande.entré en fonction le 2 septembre dernier.Hydro-Québec s'était engagée à octroyer 10 % de la valeur des contrats (évalués à 512 M$) liés au projet de Toulnustouc et de donner 12,5 % du total des emplois aux Innus de Betsiamites.Au début janvier, Hydro a fait parvenir une lettre au chef Picard dans laquelle la société d'État affirme avoir dépassé les objectifs et explique comment.Elle dit avoir octroyé 11,3 % des contrats aux Innus et avoir employé des autochtones à hauteur de 13,2 %.M.Picard croit qu'il reste une valeur de 20 à 25 M$ en contrat à attribuer pour atteindre l'objectif de 10 %.« Les attentes étaient élevées dans la communauté.Or, il n'y a que des effets pervers du partenariat : s\u2019il y a des dettes, elles vont au conseil de bande.Et ce partenariat ne donne pas la chance aux jeunes », dit M.Picard.La porte-parole du chantier de la Toulnustouc, Marthe Nadeau, dit que le nouveau chef peut difficilement être informé puisqu\u2019il a coupé les ponts en se retirant de tous les comités, d\u2019où la nécessité de correspondre par lettre.Main-d'oeuvre qualifiée M.Busque explique que les Betsiamites ont fait travailler le maximum d'autochtones dans les cuisines ou à l\u2019entretien.« Peu d'autochtones ont leur certificat de qualification.Ils ont fait faire les travaux par des non-autochtones ».dit-il.Laurent Busque souligne que la nature compétitive du marché avantage les entreprises les plus qualifiées.« Pour respecter ses coûts, un soumissionnaire a tendance à embaucher la meilleure main- d'oeuvre disponible.» M.Picard déplore que les contrats accessibles aux In- nus, comme le déneigement et le déboisement, ne leur aient pas été accordés, tout en reconnaissant que faute des compétences nécessaires, « Nous n'avons pas accès aux travaux spécialisés, comme le dynamitage ».M.Busque dit avoir fait des démarches pour obtenir une vingtaine de certificats de qualification émis par la LES AFFAIRES + 25 JANVIER 2003 A7 Commission de la construction du Québec (CCQ).« Les syndicats et la CCQ sont des barrières, dit M.Picard.Vingt certificats, pour un millier de travailleurs, c\u2019est ridicule ! » Le représentant autochtone regrette que l\u2019ancien conseil n'ait pas négocié une exemp- Photo \u201contloise 17 \u201cjuébec une « LOCOMOTIVE » pour la croissance industrielle du Québec Construction de la centrale hydroélectrique Toulnustouc : 600 millions $ Agrandissement de l'oluminerie Alouette : 1,4 milliard $ Modernisation de l\u2019oluminerie Alcoa : 1 milliard $ DE LA CÔTE-NORD CETTE TEE Caniapiscau - Téléphone : (418) 287-3506 Basse-Côte-Nord - Téléphone : (418) 787-2125 Haute-Côte-Nord - Téléphone : (418) 233-3230 Manicouagan - Téléphone .(418) 296-2593 Minganie - Téléphone : (418) 538-3803 Sept-Rivières - Téléphone : (418) 962-7677 Photo ATEM Pour ses EMPLOIS, ses OPPORTUNITÉS D'AFFAIRES, son MILIEU DE VIE, ; ses RESSOURCES et ses PERSPECTIVES D\u2019AVENIR : la Côte-Nord, c'est MON choix! Fiers partenaires du dynamisme entrepreneurial nord-côtier B CÔTE-NORD Conseil régional de développement de la Côte-Nord Téléphone : (418) 589-5781 ou 1 877 463-5781 (sans frais) tion pour les relations de travail et le plan fiscal, comme les Cris à la Baie-James.Le chef entend être très critique envers d'Hydro-Québec, en vue de futures négociations de partenariat, comme dans le cas du projet de centrale sur la rivicre Péribonka.§ SEPT-ILES 1963 == 2003 VOTRE RADIO DEPUIS 40 ANS AB 25 JANVIER 2003 _ LA CÔTE-NORD La qualité de vie attire la main-d'oeuvre spécialisée Les conditions avantageuses de la grande entreprise absorbent les meilleurs talents Jean-Sébastien Trudel trudeljs@transcontinental.ca pas avoir trop de mal a attirer la main-d'oeuvre spécialisée, bien qu\u2019elle doive surmonter deux problèmes majeurs : l\u2019absence d\u2019université sur le territoire \u2014- donc difficulté pour des scientifiques de poursuivre des études de deuxième et troisième cycle dans la région \u2014 ainsi que l\u2019exode massif des jeunes.C'est que la région a une carte cachée : la qualité de vie.« Grâce à la qualité de vie et à des défis inégalés.nous avons toujours réussi à attirer de bons candidats ».affirme Carol Lévesque, directeur général du Centre de recherche Les Buissons, situé à Pointe-aux-Outardes en banlieue de Baie-Comeau.- Même son de cloche chez Laboratoires Bio-Medic de |: Côte-Nord ne semble Carol Lévesque : « Nous devons nous battre pour les bourses de recherche, trop souvent la chasse gardée des universités.» l\u2019Est, une jeune entreprise d'analyse médicale de Sept- Iles, qui emploie une quinzaine de personnes dans ses trois centres.« Avec l'hôpital tout près, nous n'avons eu problème de recrutement ».dit Marc Hamilton, pdg et ment des chefs d\u2019entreprise.Selon lui, il faut reconnaître les progrès des employés en leur donnant davantage de responsabilités.Et pour pallier l'écart des salaires, M.Bélanger croit qu\u2019il est très avantageux de mettre sur pied Notre matière première: l\u2019innovation! chercheur de Bo- «Nous devons 4 programme de Le syndrome nous battre profits.des gros Difficil sores Pour les bourses Red La grande entre- de recherche, L'absence d\u2019uni- prise possède un versité fait mal atout supplémen- au chapitre de la taire pour attirer trop souvent recherche.Or, la les diplômés et la la chasse gardée recherche et déve- fout l'espace rêvé Qui n\u2019a pas rêvé un jour de grands espaces?Qui n\u2019a pas rêvé d\u2019avoir l\u2019immensité pour champ d'investigation?Ce rêve, tous nos employés le vivent chaque jour à notre mine de Havre-Saint- Pierre.Non seulement jouissent-ils de tout l\u2019espace voulu pour innover sans cesse dans leur travail, mais aussi de tout l\u2019espace que l\u2019on puisse rêver pour profiter pleinement de la vie, à chaque heure de chaque jour.Pour en savoir plus sur nos activités et sur notre façon de voir la vie, visitez notre site Internet : www.git.com \u2014 Qu une force mondiale QIT-Fer et Titane main-d oeuvre loppement (R&D) qualifiée : de très des universités, » est essentielle pour bons salaires.Alexis Ségal, vice- président aux affaires corporatives de I\u2019 Aluminerie Alouette, souligne qu'au-delà du salaire, ce sont les défis et la qualité de vie qui constituent les principaux facteurs d'attraction.Il n'empêche que le syndrome des gros salaires, propre aux régions ressources, nuit au développement de la PME.« Les gros salaires absorbent les meilleurs talents vers la grande entreprise, c'est clair ».dit Réginald Caron, directeur général d'Emploi-Québec Côte-Nord.Les PME peuvent toujours réagir : « Pour contrer le phénomène des gros salaires, le chef de PME doit impliquer ses employés dans le développement de son entreprise ».soutient Gaston Bélanger, entrepreneur retraité toujours très actif auprès du Regroupe- la création de nouveaux produits à valeur ajoutée.appelés à remplacer l\u2019économie basée sur l'exploitation des ressources naturelles.« Nous devons nous battre pour les bourses de recherche, trop souvent la chasse gardée des universités ».dit Carol Lévesque, du Centre de recherche Les Buissons.Réginald Caron estime que le Centre Les Buissons serait mieux financé si une université s\u2019y associait.I] précise toutefois que de par son vaste territoire et sa population disséminée le long de la route 138, il est plus logique de se tourner vers un réseau d'enseignement à distance.« Nous devons favoriser l\u2019usage des nouvelles technologies de télécommunication », dit-il, en faisant valoir les économies possibles.I [GHEROEHHBIE A COTE-NORD sous 2s vias A9 Un projet minier de 150 M$ est toujours dans l'air Le projet de mine d'apatite et d'ilménite de la SOQUEM devra surmonter plusieurs obstacles Jean-Sébastien Trudel trudeljs@transcontinental.ca a Société québécoise d\u2019exploration minière (SOQUEM) poursuit ses efforts de mise en marché pour exploiter un gisement d\u2019apatite et d\u2019ilménite dans la baie de Sept-lles, à 15 km du centre-ville.S'il voit le jour.le projet nécessitera un investissement de plus de 150 MS.Des obstacles à franchir Pour qu'il se concrétise.le projet doit encore franchir plusieurs obstacles.Le premier d\u2019entre eux est de s\u2019assurer que le port aura la capacité de répondre aux besoins de transport de la mine.Sans les travaux de rénovation et d\u2019agrandissement du port de Sept-Îles, la SOQUEM devra mettre son projet au rancart.« Le port travaille activement avec la SOQUEM pour assurer la viabilité de la mine », dit Mare Brouillette, président du conseil d'administration du port de Sept- Iles.Il insiste sur le fait que le projet est prêt à être mis en branle, mais que certains détails restent à négocier.Serge Nantel, responsable du projet mise en valeur de la SOQUEM.une filiale de la Société générale de financement (SGF), demeure prudent en soulignant l'ampleur des obstacles.« Ce n'est pas comme l'or où tu peux dumper ta production sur le marché.Ça prend un acheteur qui s'engage à long terme ».dit-il.Trouver un investisseur Norsk Hydro, qui a participé financièrement aux analyses, est prête à acheter la production.mais elle a reculé sur son intention d'investir dans l'exploitation.Sans contrat d'achat à long terme.la SOQUEM trouvera difficilement une personne pour exploiter le gisement.« Quelques entreprises sont intéressées.mais rien n'est signé pour l'instant ».dit M.Nantel.Selon les analyses, le gisement contient des réserves prouvées de 132 M de tonnes.pouvant soutenir 30 ans de production.La mine a ciel ouvert emploierait 150 personnes.L apatite est utilisée dans la chaux et entre dans la composition de fertilisants.L'ilmé- nite est un pigment de titane qui entre dans la fabrication de peinture et de colorant.Le projet est dans l'air depuis plus de cing ans, mais a toujours été reporté car les analyses précédentes n'étaient pas concluantes quant au potentiel du gisement.I Innovatech Régions ressources entend stimuler l'économie régionale par des investissements stratégiques dans des secteurs clés.En se positionnant comme partenaire financier auprès des entreprises, Innovatech désire appuyer les projets les plus susceptibles d'accroître la compétitivité et la croissance économique de la Côte-Nord.\u2026 Ex cine Msn I E C H | MENT RÉGIONS RESSOURCES SENS NÉ 106100 sauve a.INNOVEZ! Contactez-nous.1305, chemin Ste-Foy, bur.101 Québec (Qc) G18 4N5 e Sans frais : 1-877-229-0539 www.innovatech-regions.qc.ca AlO LES AFFAIRES - 25 JANVIER 2003 Du kayak de mer en hiver Jean-Sébastien Trudel frudeljs@transcontinental.ca lain Dumais est un A pionnier.Il y à 12 ans, il lançait son entreprise d\u2019excursion en kayak de mer, Mer et monde, à Ber- geronne, près de Tadoussac.À cette époque, le kayak de mer était réservé aux aventuriers.Maintenant que te sport devient populaire, voire de masse, Alain Dumais innove encore en offrant du kayak de mer.I'hiver.Découvrir le Saint-Laurent « Au départ, les Inuits pratiquaient le kayak l\u2019hiver pout chasser le phoque », fait-il remarquer.Même si le concept n\u2019a rien de nouveau, bien peu d'amateurs pratiquent ce sport l\u2019hiver, encore moins les néophytes.N\u2019empêche que cette saison oubliée offre des paysages et des conditions uniques pour découvrir le Saint-Laurent.\"Et le kayak est le meilleur COUPS DE COEUR moyen de transport pour le faire.Le froid ?« Je sors jusqu'à \u2014 20 degrés Celsius et il n\u2019y à aucun problème.Hiver comme été, l\u2019eau demeure à la même température ».répond-il en me tendant une combinaison étanche drysuit qui me gardera au chaud au cours de notre sortie.Le biologiste de formation peut ainsi étirer sa saison depuis deux ans.L'hiver dernier,près d\u2019une cinquantaine de braves ont découvert le Saint- Laurent sur glace, « C\u2019est l\u2019équivalent d\u2019une journée d'été», dit M.Dumais, qui a accueilli quelque 3 000 visiteurs en 2002.Situé là où le fleuve et le Saguenay se rencontrent, il jouit d\u2019un lieu privilégié où les glaces sont poussées vers le large, ce qui rend la pratique du kayak sécuritaire.À l'image du sport nautique qui gagne en popularité, Mer et monde accroît ses revenus de 10 à 15 % chaque année.Mais son propriétaire garde les pieds sur terre : « L'hiver, je fais ça beaucoup plus par plaisir que pour faire des profits.Peut-être n\u2019en ferai-je même Jamais ! » (IST) El Alain Dumais : « L'hiver, le fleuve est calme.On a l'impression d'être seul a la découverte d'un nouveau monde.» LA CÔTE-NORD DETACHABLE Des saucisses aux fruits de mer Demandez a une Septilien- ne de faire des saucisses, elle les fera bourrées de fruits de mer! C\u2019est ce qu'a fait Annie Gallant, diététicienne et fille de pêcheur, en fondant ImagiMer.La charcuterie maritime offre une variété de produits gastronomiques tels que les rillettes de flétan et le corail de pétoncle (les oeufs de pétoncle).Ce sont toutefois les saucisses aux fruits de mer, au saumon et à la truite et porto qui séduisent le plus : un pur délice.Depuis trois ans, elle développe ses produits uniques et cherche à se positionner auprès des grandes tables du Québec et de l'étranger.Le Japon, qu\u2019elle a visité dans le cadre d\u2019une mission économique en 2001, est un marché particulièrement dynamique.ImagiMer a réalisé ses premières ventes en 2002, notamment grâce a une percée dans certaines épiceries, dont Les commissions scolaires de la Cdte-Nord, certainement une grande entreprise 2 BUDGET:147 400 000$ NOMBRE D'EMPLOYÉS : 2 125 CLIENTS hk 15 CU Nous en avons la taille et les compétences, mais nous sommes au service des gens d'ici.Nous sommes les quatre commissions scolaires membres de l'Association des commissions scolaires de la Côte-Nord.En contribuant activement à l'éducation des jeunes et des adultes, ainsi qu'au développement de I'économie du savoir, nous sommes des intervenants majeurs du développement économique, social et culturel de la région.Anpelez-nous pour obtenir plus d'information concernant la formation professionnelle, la formation continue de la main-d'oeuvre et nos services aux entreprises.La LNA Association des commissions scolaires Commission scolaire Commission scolaire Commusien ; WN COMMISSION / our IEA Commission scolaire de la Côte-Nord 103, rue de la Rivière Port-Cartier (Québec) G5B 1P9 Téléphone : (418) 766-6834 (418) 589-0806 (418) 968-9901 de l'Estuaire du Fer du Littorat 771, boul.Joliet 30, rue Comeau 789, rue Beaulieu Baie-Comeau (Québec) Sept-lles Sept-lles GSC 1P3 (Québec) G4R 4N2 (Québec) G4R 1P8 Téléphone : Téléphone : Téléphone : (418) 962-5558 Commission scolaire de la Moyenne-Côte-Nord 1235, rue de la Digue Havre-Saint-Pierre (Québec) GOG 1PO Téléphone : 538-3044 PHITO bar, ERACTTY une à l'Île-des-Soeurs, à Montréal.Elle espère également être présente en 2003 au Marché des saveurs, dans le Marché Jean-Talon.Après avoir essayé mille et une recettes afin de mettre au point ses produits, Mm Gallant s\u2019attaque a leur commercialisation.ImagiMer vient d\u2019embaucher une spécialiste du marketing et elle a demandé à un artiste local de réaliser l'emballage à I\"aquarelle.Cela ne veut pas dire qu\u2019elle abandonne la R&D pour autant.M™ Gallant veut développer le marché du corail de pétoncle.Le corail est présentement rejeté a la mer.« Je dois convaincre les pécheurs de les garder », dit-elle.La tâche ne sera toutefois pas facile puisque la période propice à la cueillette du corail correspond à la période de pêche lucrative du crabe des neiges.(IST) I PHOTO : JEAN-SÉBASTIEN TRUDEL Annie Gallant compte beaucoup sur le marché japonais.Une ferme cing étoiles « Jeune.mon réve était de marier nature.ferme et tamille », dit le fondateur de la Ferme 5 étoiles, Claude Deschênes, aujourd'hui dans la jeune cinquantaine.Non seulement sa ferme est une incarnation de son rêve, mais il le partage avec quiconque est à lu recherche de ses racines.Reno Deschênes a délaissé la ville pour se rapprocher de la nature.Située au creux des montagnes, à 15 minutes de Tadoussac.la Ferme 5 étoiles (cotée deux étoiles) est un havre de repos et de tranquillité qui accueille les enfants comme les couples.Chevaux.poules.lapins.émeus, lamas, moutons.cailles, bisons, daims, ratons laveurs.loups et parfois même un ours noir peuvent être observés et nourris.Les fermiers dans l'âme et les enfants sont mêmes invités à participer aux corvées quotidiennes.« C'est toujours une découverte.mème pour les parents ».dit Reno, 22 ans.neveu du fondateur et copropriétaire.Le charme vient de la simplicité des lieux et du sourire des hôtes.Que ce soit pour une randonnée en traîneau à chiens, une excursion en kayak de mer.une promenade en motoneige ou une nuit dans un igloo, les lieux sauront satisfaire les goûts les plus variés.Et après une journée bien remplie.quoi de mieux que de se retrouver autour d\u2019une table renommée pour déguster les meilleurs saveurs du terroir.(IST) en ie | [CRIERDÉTACHABIE) LA COTE-NORD _ 1 L'avenir agricole de la région passe par les petits fruits Le Centre de recherche Les Buissons a le mandat d'explorer le potentiel de la chicouté, un plant encore sauvage Jean-Sébastien Trudel trudeljs@transcontinental.ca e potentiel de développement agricole de la Cote- Nord est insoupçonné : 50 000 hectares ont été répertoriés comme propices à la culture des bleuets et des petits fruits dans une première évaluation du ministère des Ressources naturelles (MRN).À titre comparatif, le Sague- nay-Lac-Saint-Jean possède près de 20 000 hectares de terrains aménagés en bleuetière.À l\u2019heure actuelle, seulement ! 100 hectares sont exploités chez son voisin nord-côtier.« Nos bleuets sont plus sucrés que ceux du Lac ».affirme Denis Picard, président de l'Association des producteurs de bleuets de la Côte-Nord.Sont-ils aussi gros ?« La majorité de notre production est vendue au Lac- Saint-Jean », se dé- fend-il, le sourire TIEN TRUDEL, LES AFFAIRES FANSS BAT PHOTC « Un membre attend une réponse depuis trois ans pour une terre aux Escoumins », déplore Denis Picard.Pour plusieurs communautés isolées, situées à l'est de Natashquan, ces petits fruits représentent une bouée de sauvetage, particulièrement depuis l\u2019effondrement de l\u2019industrie de la pêche.La chicouté, en confiture et dotée PL Bn petits fruits 10 ans pour sut le principale vous national ds développer ; om munautés.Ta Hil ew CLUE développement (IEEE den exe Carol à nos ancétres.» que Pp officiellement été reconnu.La région souffre néanmoins d\u2019un retard important dans le développement de plants productifs.« Nous sommes 30 ans en arriére », souligne Carol Lévesque, directeur général du Centre de recherche Les Buissons, un centre de recherche en agroalimentaire situé a Poin- te-aux-Outardes.Pour rattraper ce retard, le Centre a obtenu le mandat de développer les petits fruits.La chicouté (ou chicoutai), par exemple, n\u2019est même pas une culture dite agricole.« Nous devons innover pour permettre de passer de la cueillette à la culture de ce fruit », dit M.Lévesque.Le Centre Les Buissons doit relever plusieurs défis technologiques; entre auires, il faudra domestiquer le plant de la chicouté et accroître la production par plant.Le contexte de recherche est compliqué du fait qu\u2019il existe très peu de connaissances sur ces cultures.Présentement, les cueilleurs parcourent les tourbières pour récolter à la main la chicouté à l\u2019état sauvage.Outre les bleuets et la chi- couté, la Côte-Nord est également propice à la culture de la fraise, de la graine rouge et de la canneberge.que le temps presse pour sauver ces villages.« Nous avons 10 ans pour développer ce qui a pris des siècles à nos ancêtres.» Une région propice au biologique Pour rattraper le temps perdu, on pourrait penser que le Centre favoriserait la recherche transgénique.I! n\u2019en est rien.« Pas question de faire du transgénique.La vie a mis des millions d'années pour parvenir à l\u2019équilibre qui prévaut, explique le chercheur.De plus, nos sols sont riches en nutriments parce qu\u2019ils sont encore vierges de toute culture.Cela nous ouvre une porte du côté biologique, un marché florissant.» En croisant des espèces autochtones, l\u2019équipe de M.Lévesque obtiendra des espèces plus productives, plus résistantes au froid et aux insectes.La tâche est cependant gigantesque : pour obtenir un plant commercialisable, il faut en croiser 17 000 au départ.Un obstacle de taille Il reste que le développement de l\u2019industrie des bleuets se heurte à un obstacle de taille sur la Côte-Nord : tout le territoire identifié comme propice à la culture des petits fruits est lié à des contrats d'approvisionnement et d'aménagement forestier (CAAF), octroyés aux multinationales forestières.Le MRN donne son aval aux demandes au compte-gouttes.« Un de nos membres attend une réponse depuis trois ans pour une terre aux Escou- mins », déplore M.Picard.Ce dernier attend lui aussi le feu vert pour la location d'une terre depuis un an et demi.Une autre solution serait de cultiver les bleuets sous les lignes d'Hydro-Québec.Encore là, il y a de l'opposition parce que même s'il n'y à pas d'arbres sous les lignes, le territoire entre dans le calcul de la surface totale des CAAF.« Il y aurait une perte de valeur de l'actif des scieries, si cette surface nous était transférée », explique-t-il.Par ailleurs, les producteurs de bleuets sont au centre d\u2019une Y SGF LOUER RC A CULL LES AFFAIRES - 25 JANVIER 2003 All controverse avec Québec.Ils soutiennent que leur survie est menacée si le fisc continue de calculer les taxes selon une production basée sur la moyenne provinciale.Par exemple, la famille de M.Picard possède une terre de | 000 acres.En 2000, elle payait au MRN un tarif de location de 500 $ (ou 0,50 $).Un an plus tard, le tarif avait augmenté, sans consultation, à 5 $ par acre, pour une Chaque fois que la SGF investit dans les | entreprises des régions du Québec, c'est toute facture totale de 5 000 $.« Nous contestons cette hausse, qui ne correspond pas à notre capacité de payer mais à celle des producteurs saguenéens », affirme le président de l'Association.Selon lui, la hausse touche toutes les productions, pas seulement celle des bleuets.Si la tarification est maintenue, le projet de développer des petits fruits sur la Côte-Nord sera remis en cause.À la population qui en profite.Création d\u2019emploi, injection de capitaux, conseils et savoir-faire, \u2018la SGF est un partenaire de choix pour créer une prospérité nouvelle.Et le succès de ses projets, c\u2019est désormais aussi votre affaire.ere Alcoa investit un milliard de dollars à Baie-Comeau Avec l\u2019aide du gouvernement du Québec, Alcoa investit un milliard de dollars à son usine de Baie-Comeau.Cet investissement assurera la pérennité de ses installations stratégiques sur la Côte-Nord et permettra de créer 5 850 emplois directs et indirects sur une période de huit ans.Au-delà de son contenu, ce protocole d'entente crée une alliance entre le Québec et Alcoa.C'est une promesse d'avenir dont la réalisation fera partie intégrante de nos stratégies de développement à l'échelle mondiale.Alain Belda, président du conseil et chef de la direction, Alcoa inc.Si l\u2019on considère, de plus, l'expansion de l\u2019aluminerie Alouette, annoncée le printemps dernier à Sept-Iles, et l'érection du complexe hydroélectrique de la Toulnustouc en cours, c'est donc 3 milliards de dollars au total qui seront investis dans lar eg! on de la ivo Di Piazza, maire de Baie-Comeau, Jean-Pierre Gilardeau, président du groupe Nord-Est d'Aicoa Côte-Nord, au cours des prochaines années, et qui Première fusion, John Pizzey, vice-président exécutif d'Alcoa inc.et président du groupe des Produits \u2018 de première fusion Alcoa, Bernard Landry, premier ministre du Québec, Alain Belda, président du.André Calllé, président et directeur général d'Hydro-Québec.auront pour effet de créer 16 500 emplois."]
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