Les affaires, 18 septembre 2004, Cahier 3
[" Ris | CAHIER B NANOTECHNOLOGIES L'ère du « Nano Inside » est arrivée Les frontières de l'infiniment petit sont constamment repoussées Nicolas Demers dossiers @transconinena 0 Dans l\u2019une de ses dernières publicités télévisées, Hewlett- Packard décrit l\u2019univers auquel nous convient les nanotechnologies : une ampoule électrique qui ne brûle jamais, une automobile capable de penser, un ordinateur pouvant emmagasiner tous les livres déjà écrits, bref, un monde auquel on n\u2019a jamais osé penser, ou presque.À la fin de sa pub, HP associe son label aux nanotechnologies : « n is for nanotechnology, brought to you by HP.» Babolat, un manufacturier d\u2019articles de sport, vient de mettre sur le marché-un nouveau modèle de raquette de tennis : la NCT (pour Nano Carbon Technology), cinq fois plus rigide qu\u2019une raquette ordinaire composée de carbone, spécifie-t-on sur le site Web de l\u2019entreprise.De son côté, Infectio Diagnostic, de Québec, planche sur un test capable de détecter une kyrielle d\u2019infections à partir de l\u2019ADN, et ce, en moins d'une heure.Ce serait une première mondiale.Lére du « Nano Inside » est donc bel et bien arrivée.Des scientifiques de toutes disciplines \u2014 physique, chimie, biologie, mathématiques, ingénierie, électronique et informatique \u2014 en sont aujourd\u2019hui au début de l'exploration des phénomènes quantiques qui se déroulent à l\u2019échelle du nano- mètre, et déjà une flopée de multinationales se targuent de faire des produits dans l\u2019infiniment petit.De par le monde La firme de courtage Merill Lynch vient de créer un index des 25 entreprises les plus prometteuses dans le domaine.En mars dernier, le gouvernement américain octroyait 3,7 milliards de dollars américains (G$ US) sur quatre ans à la National Nanotechnolgy Initiative.Et comme aux États- Unis, plusieurs pays s\u2019organisent afin de créer leur nano- valley qui servira d'incubateur aux Microsoft, Ericsson, Bombardier et autres Pfizer de demain.Déjà, les petites entre- > inité de mesure pour exprimer Hn nanométre, correspondant.u mitliardiéme d'un métre (1/10° our donner une idée, un nanom ; \u201cest 30 000 fois plusfi fin que Poppies à \u2018un cheveu.Les nanotechnologies ne ne se résument Jas uniquement à une question diateusion.Elles concernant aussi prises spécialisées en nano- technologie pullulent.Certains observateurs prévoient méme que leur essor modifiera la carte économique du monde.Le potentiel économique des nanotechnologies est tout Le potentiel économique des nanotechnologies est gigantesque.simplement gigantesque.La National Science Foundation des États-Unis prévoit, d'ici 2015, des retombées mondiales de 1 000 G$ par an.En comparaison, les ventes de semi-conducteurs ont atteint 166 G$ US en 2003.Deux millions de personnes, des atomes et des molécules afi notamment de créer dés matériaux dotés de nouvelles propriétés », dit + Robert Sing, directeur, programmes .scientifiques, de NanoQuébec.ll ajoute que ces propriétés peuvent être.mécaniques, électriques, optiques, : , magnétiques, voire biologiques, et: \u2018ecèlent un énorme potentiel venant de tous les secteurs industriels, devraient alors travailler dans le domaine des nanotechnologies.Selon la société CMP Cienti- fica, le marché mondial des nanotechnologies devrait atteindre 537 G$ US en 2005.Quatre segments seraient particulièrement porteurs : les matériaux, les semi-conducteurs, la pharmaceutique et les catalyseurs.Au prorata de l\u2019ampleur de son économie, le Canada pourrait accaparer 3 % à 5 % du marché mondial \u2014 soit 30 à 50 G$ US.Le Québec \u2014 reconnu comme étant le chef de file canadien des nanotechnologies \u2014 n'est pas en reste puisqu'il pourrait récolter au moins le tiers de ces retombées, soit 10 à 15 G$ US par année, Au moins huit secteurs d'activité sc «, JEAN-GUY PARADIS, LES AFFAIRES Robert Sing, directeur, programmes scientifiques, de NanoQuébec : « On ne peut imaginer toutes les conséquences et applications des nanotechnologies sur notre mode de vie.» sont pressentis comme étant susceptibles de bénéficier de la vague des nanotechnologies.Robert Sing, directeur, programmes scientifiques, de NanoQuébec, pense que la portée économique et sociale des nanotechnologies sera tellement importante qu\u2019elle doit être d\u2019ores et déjà organisée à partir d\u2019une action concertée.« On ne peut encore imaginer aujourd\u2019hui toutes les conséquences et applications des nanotechnologies sur notre mode de vie », souligne-t-il.m \u201cqui évoqua leur possible existence n 1959 lors d'une conférence : - le Gerd Binnig \u2014 un scientifique employé par IBM à Zurich \u2014, qui inventa on 1981 le microscope à effet \u2018tunnel et en 1965 le microscope à \u201cforce atomique (AFM), qui allaient \u201cpermettre l'observation de la matière - \u201cà l'échelle atomique.En dépit des prouesses de Binnig, la paternité des \u2026 nanotechnologies revient toutefois individuellement, un parun.» \u2018 ë Et de là lui vint de s'interroger : « Pourquoi ne pourrait-on pas écrire es 24 volumes de l'encyclopédie .| \u201cBritannica sur une tête d'épingle 2.2» 2 ND.en a 2 pour l'ensemble de la société.www.NanoQuebec.ca le Québec bénéficiera, au cours des années à venir, de retombées importantes pour son économie et En s'affirmant comme un pôle d'excellence en nanotechnologies et en développant une capacité d'innovation de classe mondiale, LES AFFAIRES | NANOTECHNOLOGIES l'indice Nanotech de Merrill Lynch Demers dossiers@transtontinental ca Lindice Nanotech de Merrill Lynch (NNZ) est composé de 2b entreprises américaines dont un pourcentage notable de la profitabilité est étroitement lié aux nanotechnologies.Toutefois, ces entreprises sont issues de secteurs diversifiés, commerce ABONNEZ-VOUS ! 9.@ 2 numéros 12 seulement 15° + taxes (514) 392-2030 1 800 361-7215 Imagerie biomédicale *.se.os se ss sc.La'3Cience en A@T18) oeuvrant principalement dans les secteurs des matériaux, des semi-conducteurs, de l'instrumentation, des biotechnologies et de l'énergie.Parmi les entreprises qui ont été capables de dégager une marge bénéficiaire durant la dernière année, on trouve NVE Corp.(16,74 %), Headwaters (12,60 %), Symyx Technologies (9,69 %), MTS Systems (7,85 %), Cabot Corp.(7,37 %), Amcol International Corp.(5,86 %), FEI (2,31 %) et Na- nometrics (0,30 %).Trois de ces entreprises sont spécialisées dans le secteur des matériaux (Symyx, Cabot, Amcol International), et deux le sont dans le secteur de l'instrumentation (MTS Systems et FEI).Il faut souligner que la profitabilité de ces entreprises peut provenir d'activités non reliées au nanotechnologies.Enfin, notons que peu d'entreprises ont enregistré une hausse de leurs cours depuis 200 jours.Seules les entreprises Headwaters (+ 7,33 $), Cabot Corp.(+ 5,60 $) et Biosante Pharmaceuticals (+ 1,46 $) ont vu le prix de leurs actions grimper.m Entreprises formant l'indice Nanotech de Merrill Lynch Entreprises Symbole boursier Spécialités Amcol International ACO Matériaux \u2019 Applied Films AFCO Matériaux Altair Nanotechnologies ALTI Matériaux BioSante Pharmaceuticals BPA Biotechnologie Caliper Life Sciences CALP Instrumentation Cabot Corp.CBT Matériaux Emcore EMKR Semi-conducteurs FEI FEIC Instrumentation Flamel Technologies FLML Matériaux Headwaters HDWR Energie JMAR Tech JMAR Semi-conducteurs MTS Systems MTSC Instrumentation Nanometrics NANO Instrumentation Nanophase Technologies NANX Matériaux Nanogen NGEN Biotechnologie NVE Corp NVEC Propriété intellectuelle Universal Display PANL Imagerie Pharmacopeia ACCL Biotechnologie SkyPharma SKYE Biotechnologie Symyx Technologies SMMX Matériaux Three-Five Systems TFS Imagerie Harris & Harris TINY Capital de risque Ultratech UTEK Semi-conducteurs Veeco Instruments VECO Instrumentation Westaim WEDX Capital de risque SOURCE : MERRILL LYNCH | 18 SEPTEMBRE 2004 Québec datent du début des années 2000.Conscient \u2018de l'impact de cette nouvelle science sur la croissance onomique future de nombreux secteurs industriels, le ouvernemant du Québec, sous les auspices de Valorisatic echerche Québec (VRQ), a entrepris d'étudier l'éventail a s'est d'abord tournée vers le milieu universitaire our favoriser le réseautage, en faisant appel à Clive Willis mme consultant, l'actuel directeur général de or anoQuéhec.Patrick Desjardins, professeur de physique École Polytechnique de Montréal, faisait partie du réseau e chercheurs auquel le gouvernement a fait appel: « Nous levions définir les nanotechnologies et déterminer ce que ls Québec pourrait y faire, dit-il.Cela a mené à la création de anoQuébec en 2001.» Depuis, Robert Sing en assure la ection administrative, sous la gouverne d'in consei administration composé de scientifiques issus sentiellament du milieu universitaire.mission de NanoQuébac est de taille : \u2018amener le Québec rang de chef de file de la recherche et de la valorisation des nanosciences et des nanotechnologies sur les scènes.nationale et internationale.Pour y arriver, NanoQuéhec tenu 10 M$ sur 3 ans pour privilégier quatre axes de veloppement : la recherche, les infrastructures, la ncertation et différents projets novateurs.Au cours de: ernières années, NanoQuébec a financé 18 projets de echerche scientifiqu dans le milie universitaire totalisant Des expertises en télécommunications/photonique Développement de technologies de micro et de nanofabrication Conception et exploitation des systèmes de télécommunications Production d'impulsions ultrabrèves de rayons X Des programmes de formation de 2° et de 3° cycle : Maîtrise et doctorat en sciences de l'énergie et des matériaux » Maîtrise professionnelle en télécommunications : Maîtrise et doctorat en télécommunications Un parc unique d'équipements scientifiques de pointe, incluant les : zz Laboratoire de micro et nanofabrication (LMN) s: Laboratoire international de source de rayonnement laser ultrarapide (ALLS) Le génie au service des nanotechnologies Université de recherche et de formation de 2° et de 3° cycle, l'Institut national de la recherche scientifique (INRS) contribue à l'innovation scientifique et technologique du Québec dans les domaines des matériaux de pointe, des nanotechnologies, de la photonique, des télécommunications et de l'énergie, par le biais de son centre de recherche Énergie, Matériaux et Télécommunications.Ingénierie de systèmes et de composants radiofréquences et photoniques Synthèse et caractérisation des matériaux A Université du Québec ny Institut national de la recherche scientifique Téléphone : (418) 654-INRS (4677) - (450) 929-8100 DES GEANTS QUAND LE PROFESSEUR JACQUES BEAUVAIS A FONDÉ LE PREMIER LABORATOIRE DE NANO- LITHOGRAPHIE AU CANADA IL Y A 10 ANS, IL SE DOUTAIT BIEN QUE SES TRAVAUX LE MÈNERAIENT INFINIMENT LOIN.DE LÀ À CRÉER LE NOUVEAU STANDARD MONDIAL DE LA FABRICATION DES SEMI-CONDUCTEURS, !L N'Y AVAIT QU'UN PAS.QU'IL S'APPRETE A FRANCHIR.Dans les laboratoires de Quantiscript à l'Université de Sherbrooke, lui et ses partenaires Eric Lavallée et Dominique Drouin cherchent a réduire le plus possible les tracés conducteurs de courant dans les puces.lls ont déja réussi a concevoir un tracé de 30 nanométres, trois fois plus petit que la norme actuelle.Au pays des géants Sony, Intel et Motorola, plus c'est petit, plus les impacts sont colossaux.Déjà considérée comme un symbole de l'économie du haut savoir en Estrie, Quantiscript pourrait bien, d'ici peu de temps, transformer radicalement notre quotidien technologique et porter aux nues nos trois ingénieurs.Toute l'industrie les surveille de près\u2026 L'audace porte fruit 50 ans GI UNIVERSITÉ DE SHERBROOKE www .USherbrooke.ca/audace/nano Les nanotechnologies à l'Université de Sherbrooke, c'est aussi : so Une dizaine d'équipes de recherche n des laboratoires à la fine pointe pour le développement de nouveaux matériaux et de dispositifs inno- vants en électronique et en photonique sv des partenariats de transfert technologique à la fine pointe du savoir \"NET pere mag ws RCE Coax: apane | LES AFFAIRES | NANOTECHNOLOGIES | 18 SEPTEMBRE 2004 OCHRE] 9 Le coeur des scientifiques bat au rythme de l'infiniment petit Des chercheurs québécois travaillent sur plusieurs fronts Demers dossiers @transcontinental.ca À l'entrée de la Faculté de physique de l\u2019Université McGill, une photo montre le buste du physicien Ernest Rutherford, lauréat du Prix Nobel de chimie de 1908 pour sa théorie de la transformation radioactive.À côté, un tableau présente les recherches d'étudiants au doctorat sur une molécule électronique servant à la fabrication de circuits électroniques à l\u2019échelle du nanomètre.\u2026.À l\u2019Université Laval, la composition d\u2019une formule chimique est inscrite sur la vitre d'une salle d\u2019expérimentation, derrière laquelle une éprouvette contient un liquide jaunâtre composé de nanocris- taux fluorescents.À l'Institut des matériaux industriels, une énorme machine générant un champ magnétique produit une petite boule aimantée faite à partir de nanotechnologies.À l\u2019autre extrémité du laboratoire se trouvent des polymères composés de nanoparticules.Cela saute aux yeux : le coeur de la communauté scientifique québécoise bat au rythme des nanotechnologies.Il faut dire que plusieurs secteurs économiques qui profiteront de l\u2019essor des nanotechnologies au Québec sont étroitement liés aux travaux et aux découvertes de nos scientifiques, à court et moyen terme.Ainsi, les recherches actuelles en nanotechnologies peuvent être répertoriées en trois grandes catégories : les matériaux, les dispositifs et la nanobioscience.Les matériaux Les nanotechnologies, qu'elles soient liées à l\u2019information, à l'énergie, aux transports, aux biens de consommation ou à la médecine, exploitent des matériaux dont les diverses propriétés \u2014- mécaniques, optiques, magnétiques, chimiques ou biologiques \u2014 peuvent être modifiées et améliorées afin de mieux répondre aux exigences de l\u2019application.Or, les activités de plusieurs chercheurs québécois visent HYDROGENE Al ÉATOIRE DANS UNE CORDE DE NANOTUBES NANO POLY MTL Les métaux et alliages dont la taille des grains est de dimension nanométrique détiennent de meilleures propriétés mécaniques, comme de plus grandes résistance et malléabilité.justement la découverte et la production de nanomatériaux et la compréhension et la modélisation de l\u2019origine des nouvelles propriétés, l'objectif étant de concevoir des matériaux spécifiquement adaptés aux applications envisagées.Par exemple, les métaux et alliages dont la taille des grains est de dimension nanométrique détiennent de meilleures propriétés mécaniques, comme de plus grandes résistance et malléabilité.Lajout de na- noparticules ou de nanotubes de carbone aux plastiques les rend plus solides et incombustibles.Les nanoparticules dont le rapport surface-volume est tres élevé présentent des avantages indéniables pour différents secteurs, comme une meilleure absorbtion des polluants par exemple.Trois catégories de matériaux font l\u2019objet de travaux de recherche : les matériaux massifs ou composites; les revêtements et couches minces; et les poudres et particules libres ou en suspension.Les applications potentielles sont nombreuses.Les dispositifs Plusieurs objets utilisés dans la vie courante sont composés de dispositifs.Le secteur de l'électronique regorge d\u2019exemples : ordinateurs, systèmes de télécommunications, capteurs ve bobo pour sacs gonflables, lasers de lecteurs CD, etc.L'évolution rapide de l'informatique a été grandement tributaire de l\u2019augmentation de la puissance des ordinateurs.Or, cette puissance est surtout liée à la capacité d'installer de plus en plus de transistors petits et nombreux sur la surface des puces électroniques.Aujourd'hui, la taille de la grille d'un transistor avoisine les 100 nanomètres.En laboratoire, elle serait d'une dizaine de nanomètres, si bien que la miniaturisation des transistors composés de silicium est en train d'atteindre ses limites.Afin d'assurer la progression à long terme de l'électronique.bon nombre de chercheurs étudient les technologies de fabrication (la lithographie, la gravure, l'autu-assemblage, etc.), afin de mettre au point de nouveaux dispositifs.La nanobioscience La nanobioscience utilise des matériaux et des dispositifs répondant aux spécificités biologiques, chimiques, physiques de l'être vivant.Les applications thérapeutiques qui découlent de l\u2019utilisation de matériaux impliquent des questions de biocompati- bilité, sur lesquelles se pen- cheni nombre de chercheurs québécois.= Des applications étonnantes Domaines > Ayplications potentielles ATEN EEE TE LE A > Biocs moteurs allégés _ > Pare-chocs d'automobiles plus résistants > Articles de sports plus | légers \u20ac et résistants oy > Prothéses en céramique ayant une plus longue durée de vie Revétements st couches minces > Têtes de lecture de disques durs > Revêtements pour outils de coupe > Revêtements (peintures) anti-tâches et anti-égratignures > Electrodes pour piles a combustible __ > Couchages pour I\u2019 imprimabilité du papier > Barrières thermiques pour moteurs et turbines > Crèmes solaires et cosmétiques > Catalyseurs (convertisseurs catalytiques) _____ > Nanocristaux fluorescents pour contrer la contrefaçon de billets > Transistors de nanotube en carbone > Électronique moléculaire > Ordinateurs quantiques > Contrôle amélioré de l\u2019environnement (qualité de l'air, produits alimentaires, etc.) > Contrôle amélioré des productions industrielles (bris de matériaux, biosurveillance, otc.) PEA REA > Hausse de I efficacité des traitements médicaux > Détection précoce de maladies et infections > Fabrication de prothèses améliorées SOURCE ET TABLEAU : LES AFFAIRES © Communauté métropolitaine de Montréal La Communauté métropolitaine de \u201cAontréal (CMM) est un organisme de planification, de coordination et de financement qui regroupe 63 municipalités, dont Montréal, Longueuil et Laval.Elle exerce des compétences en aménagement du territoire, en développement économique, en logement social, en matière d'équipements, d'infrastructures et d'activités à caractère métropolitain, en développement artistique ou culturel, en transport métropolitain (transport en commun et réseau artériel) et en environnement.CAP SUR LE MONDE : POUR UNE RÉGION METRE POLITAINE DE MONTRÉAL COMPÉTITIVE À l\u2019intérieur de son mandat de développement économique, la CMM souhaite soutenir le développement des grappes industrielles présentes sur son territoire.PEER, 5 Ch Les nanotechnologies constituent 1 une technologie émergente avec un potentiel élevé de croissance à long ter : potent repose en bonne partie sur d forts soutenus en recherche et développei ent.a La Communauté métro olita \u201c Montréal \u2018cons © secteur d'activité économique représente une grapp ndustrielle J r pour in métropolitaine et soutient l'effort de mobilisation des actet e a grapp des nanotechnologies. LES AFFAIRES | NANOTECHNOLOGIES | 18 SEPTEMBRE 2004 | Une somme de 30 MS pour développer les nanotechnologies L'effort des gouvernements fédéral et provinciaux au Canada s'intensifie, malgré |'absence de véritable stratégie nationale Demers _ dossiers @transeontinental.cà En 2002, les gouvernements fédéral et provinciaux ont dépensé environ 90 M$ pour le développement des nanotechnologies, ce qui représente 2 % de la valeur totale des investissements publics dans le monde.Depuis, le Canada a intensifié ses efforts : mise en place d'infrastructures, subvention de projets de recherche et création de chaires de recherche spécialisée.En collaboration avec le gouvernement et l\u2019Université de l'Alberta, le gouvernement canadien a contribué à la création de l\u2019Institut national des nanotechnologies (INN), qui fait partie du réseau du Conseil national de recherches du Canada (CNRC).Situé à Edmonton, cet institut, qui sera inauguré en 2005, a nécessité un investissement de 120 M $.Le Dr Nils Peterson, un biochimiste canadien renommé et jusqu'ici vice-président, recherche, de l'Université de Western Ontario, vient d\u2019en être nommé président.Un mandat pour NanoPic \u2018Toutefois, le Canada n\u2019a pas de encore de véritable stratégie nationale.Le mandat d\u2019en éla- « La question est de savoir quels domaines encourager et quelle somme d'argent leur allouer.» - Peter Grütter, directeur scientifique de NanoPic borer une a été confié à Nano- Pic, la plateforme d'innovation en nanosciences et nanotechnologies du Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada (CRSNG).Il revient au physicien québécois Peter Grütter, de l\u2019Université McGill, d'en assumer la direction scientifique.Le défi de M.Grütter : faire converger les intérêts de chercheurs et d'entreprises issues de différents secteurs d\u2019activité du Canada vers un objectif commun, avec des ressources financières limitées.M.Grüt- ter mentionne à ce sujet : « La question est de savoir quels domaines encourager et quelle somme d'argent leur allouer.Il faut des priorités, ce qui veut dire que certains domaines seront soutenus financièrement plus que d'autres.Et c\u2019est là que les discussions surgiront.Il y aura certainement des gagnants et des perdants.» M.Grütter estime que beaucoup de travail doit être fait du côté de l'éthique et de la législation pour encadrer le domaine des nanotechnologies, particulièrement celles appliquées aux sciences de la vie.Il ne servira à rien d\u2019adopter une stratégie nationale si le gouvernement fédéral ne joue pas pleinement son rôle de leader pour que le Canada soit compétitif.À l\u2019heure actuelle, la plate- UNIVERSITÉ OE SHERBROOKE forme d'innovation vise trois objectifs : > la rédaction d\u2019un document sur l'avenir les nanotechnologies au Canada, de concert avec l'ensemble des intéressés (INN, NanoQuébec, CNRC, les universités, les organismes subven- tionnaires [Fondation canadienne pour l'innovation, Insti- tut de recherche en santé du Canada, Conseil de recherche en sciences humaines du Canada, CRSNG, etc.], les provinces, les villes, les entreprises et les sociétés de capital de risque); > le parrainage de subventions de travaux de recherche en nanoscience et en nanotech- nologie qui, en raison de leur Depuis 2002, le Canada a intensifié ses efforts dans le secteur des nariotechnologies : mise en place d'infrastructures, subvention de projets de recherche et création de chaires de recherche spécialisée.excellence, de leur risque élevé et des gains importants possibles, permettront au Canada de se positionner sur la scène internationale dans ce secteur; > la création de regroupements régionaux réseautés de chercheurs en nanoscience et en nanotechnologie, notamment les étudiants du premier cycle et les étudiants diplômés.Enfin, un rapport a été déposé sur les fonds actuellement alloués et sur les projets d\u2019infrastructure des dernières années liés aux nanotechnologies.Il présente notamment des recommandations pour les initiatives futures (pour obtenir une copie du rapport, l\u2019adresse Internet est la suivante : www physics.megill.ca/NSERC nanolP/f/).m Fonds québécois de la recherche sur la nature et les technologies sé0fedMatitaffier-ie Le Fonds québécois de recherche sur la nature et les technologies est fier d'être associé au développement des nanotechnologies et au renforcement de la capacité de recherche et d'innovation dans des créneaux stratégiques pour le Québec.Plus d'une centaine de chercheurs des centres et réseaux de recherche soutenus par le Fonds sont à pied d'œuvre dans des champs prometteurs de la nanotechologie : e la nano-électronique * la nanobiotechnologie ® les nanomatériaux e l'auto-assemblage la nanophotonique très fortement : \"Le Centre do recherche sur les struoty .chimiques auto-assemblées | - Le Centre de bioreconnaissance et de biocapteurs La fabrication d'outils diagnostiques fiables à base de systèmes de bioreconnaissance nanostructurés pour le monitorage en temps réel des processus biologiques contribue à d'importantes avaricées dans l'industrie médicale, environnementale i et agricole.www bmod.mogill.ca/CIBB-ICBB/ le Regroupement stratégique en science et \u2018technologie des plasmas - Plasma-Québec .Les plasmas occupent une place centrale dans _ la-mise on œuvre de projets innovants comme * c'est le cas dans les \u2018nanotechnologies et dans.si les Secteurs industrièls d'avant-garde.: www.plasmaquebec.ca Pa Calcul haute performance - Québec La réalisation de projets de recherche de classe\u2019 internationale dans les différents secteurs des: 55 \u2018Nanotechnologies serait impensable sans les.\u201cénormes possibilités offertes par le calcul de: Parmi les nombreux centres et réseaux rattachés au Fonds et qui touchent au domaine des nanotechnologies, cing y contribuent Le Regroupement québécois sur les matériaux de pointe Les nanotechnologies reposent sur la maîtrise de la conception, de la synthèse et de l'intégration de matériaux taillés sur mesure à l'échelle de !' atome www.rgmp.ca Le concept d'auto-assemblage, étroitement relié aux nanotechnologies, joue un rôle capital dans les secteurs des sciences de la vie et des nouveaux matériaux.www.csacs.megill.ca - A Gn | LES AFFAIRES | NANOTECHNOLOGIES l'homme derriere les microscopes parmi les plus puissants du monde Demers dossiers @transcontinental.ca Dans les laboratoires de physique de l\u2019Université McGill se trouve un appareil aux allures de machine à remonter le temps.Il s\u2019agit d'une technologie intégrant trois microscopes \u2014 un microscope à effet tunnel, un microscope à force atomique et un microscope à champ ionique \u2014 recouverts d\u2019un système d'ultra-vide suspendu au plafond par des câbles en caoutchouc afin d\u2019éviter que des poussières, bruits ou gaz altèrent les manipulations à l\u2019échelle du nanomètre.Cette technologie a été conçue par l'équipe du physicien Peter Grütter, un homme dont la simplicité n\u2019a d'égale que son parcours, au demeurant remarquable : « Mes sujets de recherche portent sur les applications interdisciplinaires de microscopes capables d'aller a I'échelle du na- nomètre, une dimension où les frontières entre la physique, la chimie, l'ingénierie et les sciences de la vie sont de plus en plus ténues.La physique, avec son bagage de techniques, détient aujourd\u2019hui une excellente base pour contribuer de façon importante à l\u2019avancement des nanotechnologies.» Repousser les limites de l'instrumentation Peter Grütter a obtenu son doctorat à l\u2019âge de 26 ans des l'Université de Bâle, en Suisse.Il a travaillé chez IBM en Californie pour ensuite devenir professeur à l\u2019Université McGill, où il enseigne et dirige des dizaines d\u2019étudiants en mettant l\u2019accent sur le travail en équipe.« Avec mon groupe, j'essaie de repousser les limites de l\u2019instrumentation, dit-il.Je veux mettre au point des instruments pouvant aller aux limites absolues de la nature.Par exemple, nous travaillons actuellement sur un instrument qui nous permettrait de détecter les déplacements de protons.Il nous permettra de.faire des expériences dans le secteur de la physique quantique et d\u2019étudier la structure de molécules organiques complexes.» Cette sensibilité au travail d\u2019équipe et à la concertation, jumelée à son expertise dans le domaine de l\u2019instrumentation et de la physique, ont contribué à faire de M.Grütter le directeur scientifique de NanoPic, la plateforme d\u2019innovation en nanosciences et nanotechnologies du Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada (CRSNG), chargée d'établir la stratégie nationale du Canada pour les nanotech- Peter Grütter, physicien de l'Université McGill : « Mes recherches portent sur des microscopes capables d'aller | 1B SEPTEMBRE 2004 EVIE] S JEAN-GUY PARADIS, LES AFFAIRES à l'échelle du nanomètre.» ous ne prédisons pas le futur, nous le bâtissons ! Engagés dans des projets novateurs, des chercheurs de la Facuité des sciences et de génie (FSG) et de la Faculté de médecine (FMED) de l'Université Laval tentent de mettre au jour les secrets de l\u2019infiniment petit.Leurs découvertes ouvrent la voie à des technoiogies dont les retombées profiteront à tous les domaines de l'activité économique.Nouveaux matériaux Les techniques de haute résolution atomique, capables de créer des contacts sur les surfaces de nanoparticules, accéléreront le développement de nouveaux nanomatériaux.(Peter Hugh McBreen) Soins de santé Le développement de nanostructures d'inspiration biologique permettra de créer des applications thérapeutiques et diagnostiques.(Normand Voyer) La création de nanosondes moléculaires rendra possible une détection rapide et spécifique des infections.(Michel Bergeron) Les nanotechnologies applicables en neurophotonique amélioreront le traitement des maladies neuropsychiatriques qui touchent de 10 % à 12 % de la population.(Michel Maziade) Énergie et matériaux d'emballage Le développement de nanocomposites polymères à hautes propriétés mécaniques aura des répercussions dans plusieurs domaines, dont ceux de l'automobile, des piles à combustible, des emballages alimentaires et du stockage d'énergie.(Mosto Bousmina) Environnement La mise au point de nouveaux catalyseurs répondra aux besoins actuels de l'industrie automobile.(Serge Kaliaguine) Le développement de nanomatériaux catalytiques, de microréacteurs et de nouvelles technologies permettra de corriger certains problèmes causés par les changements climatiques.(Faïçal Larachi) Optique, photonique et physique Le développement de nouveaux matériaux organiques possédant des propriétés optiques et électriques rendra possible la mise au point d'autres types de diodes électroluminescentes.(Mario Lecterc) La découverte de nanoparticules d'argent capables de s'étaler à la surface de liquides permet déjà d'obtenir des miroirs.Dans un avenir rapproché, ceux-ci pourront être manipulés à l'aide de champs magnétiques.(Anna-Marie Ritcey, Ermanno Borra) La mise au point de méthodes pour incorporer des nanoparticules luminescentes ou métalliques - dans différents matériaux rendra possible la fabrication de nouveaux types d'écrans plats, d'afficheurs à cristaux liquides et de composantes de télécommunications optiques.(Réal Vallée, Tigran Galstian) Photo : miroir liquide Michel Bergeron, Centre de recherche en infectiologie - CHUQ (FMED) Ermanno Borra, Observatoire du Mont Mégantic (FSG) Mosto Bousmina, titulaire de la Chaire de recherche du Canada en physique des polyméres et nanomatériaux (FSG) Tigran Galstian, Centre d'optique, photonique et taser (FSG) Serge Kaliaguine, titulaire d'une Chaire industrielle du CRSNG sur les nanomatériaux industriels : adsorbants, catalyseurs et membranes (FSG) Faical Larachi, Centre de recherche sur les propriétés des interfaces et la catalyse (FSG) Mario Leclerc, titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur les polymères électroactifs et photoactifs (FSG) Michel Maziade, Centre de recherche Université Laval Robert-Giffard (FMED) Peter Hugh McBreen, Centre de recherche sur les propriétés des interfaces et 1a catalyse (FSG) Anna-Marie Ritcey, Centre de recherche en sciences et ingénierie des macromolécules (FSG) Réal Vallée, Centre d'optique, photonique et laser (FSG) Normand Voyer, Centre de recherche sur la fonction, la structure et l'ingénierie des protéines (FSG) www.ulaval.ca UNIVERSITÉ LAVAL 6 MIS IIA RO LES AFFAIRES | NANOTECHNOLOGIES L'avenir de l'électronique se dessine peu à peu Les travaux de Patrick Desjardins pourraient entre autres améliorer la capacité des ordinateurs J dossiers@transtontinental.ca Associer Patrick Desjardins uniquement aux nanotechnologies ne saurait rendre justice au physicien.Lui-méme trouve que l'étiquette ne lui convient pas parfaitement.Son nom est pourtant sur les lèvres de plusieurs scientifiques québécois lorsqu'on parle du sujet.Et pour cause.M.Desjardins est professeur à la Faculté de génie physique de l'École Polytechnique depuis 1999.Il a contribué à la création de NanoQuébec, l'organisme de concertation chargé de coordonner la stratégie de développement des nanotechnologies dans la province.Spécialiste de la physique des couches minces et de la nanos- cience, il est également titulaire de la Chaire de recherche du Canada visant l\u2019élaboration de nouveaux matériaux pour les industries de la micro- électronique et de l'optoélec- tronique, deux industries qui englobent celles des télécommunications à fibre optique et du stockage et du traitement des données.Un marché gigantesque L'industrie de la microélectro- nique sur silicium représente à elle seule un marché mondial de près de 200 milliards de dol- La puce électronique permettra d'étudier plus précisément les propriétés des molécules qui pourraient remplacer les transitors composés de silicium.lars (G$).Or, l\u2019un des objectifs de la Chaire est de mettre au point de nouveaux matériaux et assemblages de matériaux pour répondre aux besoins de ces industries.« Nos recherches visent quatre aspects des matériaux à l\u2019échelle nanométrique : les mécanismes fondamentaux de la croissance de couches minces, y compris la synthèse de l'assemblage de nanostruc- tures; la physique quantique liée aux nanostructures; les transformations de phases de systèmes de matériaux à l'échelle nanométrique; et l\u2019électronique composée de nanostructures et de conducteurs moléculaires.» M.Desjardins ajoute : « En collaboration avec nos collègues de génie électrique, nous venons de terminer la phase de développement d'une puce électronique spécialement conçue pour étudier les nouvelles molécules proposées pour la nanoélectronique.« Notre outil, une première dans le genre, est d\u2019un grand intérêt pour la communauté scientifique travaillant dans le domaine de l'électronique moléculaire.» Une puce électronique Cette puce permettra d\u2019étudier plus précisément les pro- | 18 SEPTEMBRE 2004 Patrick Desjardins : « Nous n'avons pas d'autre choix que de partager nos ressources.» priétés des molécules qui pourraient remplacer les tran- sitors composés de silicium.Si les appareils servant à l'étude de ces molécules peuvent être complexes et exiger le développement de nouvelles technologies, l\u2019objectif ultime est simple : en remplaçant les centaines de millions de transitors d\u2019une puce par des milliards de molécules, la capacité des ordinateurs pourrait être considérablement améliorée tout en diminuant les coûts de fabrication.Certains spécialistes vont même jusqu'à dire qu\u2019il n\u2019est plus utopique de penser que les molécules pourraient s'auto-assembler et que les prochaines innovations dans le domaine de l'électronique pourraient exiger une participation accrue des chimistes.Aussi, M.Desjardins est convaincu que le facteur clé du succès des nanotechnologies au Québec passe par la concertation, l'intégration des disciplines scientifiques et le partage des connaissances et d'équipement.« Notre recherche en nano- technologie est, par définition, multidisciplinaire, dit-il.On ne peut pas travailler en vase clos.C'est pourquoi tous nos projets de recherche sont menés en collaboration avec d\u2019autres chercheurs des milieux universitaire et industriel.I] ne faut pas non plus perdre de vue que les nanotechnologies coûtent cher.Nous n\u2019avons donc pas d'autre choix que de partager nos ressources, » M.Desjardins fait également partie d\u2019une équipe visant à intégrer les projets de recherche de disciplines liées aux nanotechnologies, aux côtés de plusieurs chercheurs des universités de Montréal, McGill, Laval et de l'INRS Énergie, matériaux et communications.= de la technologie / Grâce à ses acquis indéniables et de calibre mondial, le Québec a en main les compétences et les outils lui permettant de jouer un rôle de premier plan dans cette nouvelle révolution industrielle à l'échelle du nanomètre : e Une force de recherche de haut niveau Des infrastructures de recherche à la fine pointe * Un large réseau de concertation universitaire e Un nombre croissant d'entreprises émergentes * Des alliances avec les hauts lieux de la nanotechnologie dans le monde Nos partenaires financiers: VRQ Valorisation-Recherche Québec Québec AU CŒUR DU DÉVELOPPEMENT DES NANOTECHNOLOGIES i La maîtrise de l'infiniment petit ouvre des horizons sans précédent à l'innovation.\u2018 Les nanotechnologies transformeront un très grand nombre de secteurs industriels.Des produits plus performants, résistants, légers, petits, fiables, mieux adaptés et moins chers, des ordinateurs plus puissants, des systèmes de télécommunication plus rapides, des traitements médicaux plus efficaces, un environnement plus propre, et bien plus encore.Le nanomonde est à nos portes.NanoQuébec, un organisme de concertation et de valorisation des nanotechnologies, orchestre les efforts du Québec en nanotechnologie et œuvre à renforcer la capacité d'innovation de l'industrie québécoise.Pour NanoQuébec, une priorité s'impose: e Renforcer le partenariat entre les industries, les universités, les collèges, le milieu des affaires et les gouvernements.* en appuyant ce partenariat d\u2019un plan d'action en matière de recherche, de développement et de valorisation des nanotechnologies afin d'amener le Québec au rang des chefs de file en ce domaine.Les nanotechnologies, un défi de taille a ve A b UEDEC * Ministère du Développement économique et régionat et de la Recherche « Ministère des Affaires municipales, du Sport et du Loisir il Développement économique Canada Canada emble.Canada Economic Development www.NanoQuebec.ca Téléphone : (514) 284-0211 Conférence régionale des élus de Montréal Image: À.Rochefort, Nano @PolyMTL MARTIN MARTEL MARTIN MARTEL | LES AFFAIRES | NANOTECHNOLOGIES Des économies possibles en matière de santé L'arrivée des nanotechnologies annonce des bouleversements dans le secteur médical Demers dossiers @transcontinental.ca Croissance vertigineuse des coûts des médicaments et de notre système de santé, vieillissement de la population, listes d'attente.S'il existe un secteur où les nanotechnologies peuvent être cruciales, c'est bien celui de la santé.Les récents progrès dans les domaines de la chimie des polymères, de la biophysique et des tests de diagnostic suscitent en effet beaucoup d'intérêt, en partie grâce aux nanotechnologies.Mais ces dernières coûtent cher, nécessitant parfois des infrastructures de plusieurs millions de dollars, sans compter les coûts d'utilisation.Pour Alain Caillé, vice- recteur à la recherche de l\u2019Université de Montréal, établir une relation directe entre les nanotechnologies et une diminution éventuelle des coûts du système de santé ne va pas de soi.Il n'empêche que M.Caillé est convaincu que les investissements en nanotecho- logies sont essentiels, tant du point de vue de la recherche scientifique que de celui de l'efficacité du système de santé.« Si notre système de santé utilisait les mêmes technologies qu\u2019il y a 10 ans, ses coûts seraient insupportables, dit-il.Il faut donc voir les nanotechnologies comme faisant partie d\u2019un ensemble de moyens permettant l\u2019amélioration du système de santé et de la qualité des soins prodigués aux patients.» Pour justifier les investissements dans les nanotechnologies, M.Caillé donne l\u2019exemple des travaux de plusieurs chercheurs, notamment ceux liés au remplacement des cartilages de la hanche et aux vecteurs de médicaments qui permettent d'éviter d'effectuer une chirurgie sur un malade, Obnubilés par les nanos Ainsi, Jean-Christophe Leroux, professeur agrégé à la Faculté de pharmacie de l\u2019Université de Montréal et titulaire de la Chaire de recherche du Canada en libération contrôlée des médicaments, établit un lien direct entre les nanotechnologies et les progrès de son équipe de recherche.« Elles permettent de faire des choses extraordinaires, dit le lauréat du prix 2004 duMeilleur jeune chercheur de la Controlled Release Society.Si nous commençons à être reconnus au Canada et dans le monde, c\u2019est grâce aux travaux que nous permet d\u2019accomplir notre équipement ainsi qu\u2019à l'expertise de nos chercheurs et étudiants.» En guise d'exemple, il montre des micelles polymères qui s'auto-assemblent pour former une structure sphérique allant de 10 à 100 nanomètres.Cette «petite boule » est composée d'un noyau recouvert d\u2019une enveloppe hydrophile de poly- mères flexibles qui la rend plus difficilement détectable par le système immunitaire.Ces vecteurs nanoparticulai- res commencent à être utilisés pour le ciblage et la libération contrôlée de médicaments ainsi que pour la vaccination, précise le professeur Leroux.« La vectorisation a pour objectif de moduler la distribution d'un médicament, de façon à accroître sa présence à son site d'action dans le corps humain ou animal, tout en réduisant ses impacts sur les tissus sains, explique-t-il.Nous essayons actuellement de mieux comprendre les phénomènes liés au transport intracellulaire et d'identifier a w œ a Transports De nouveaux matériaux ayant une résistance mécanique supérieure pour une masse inférieure réduiraient le poids des automobiles, des avions ou des fusées.Cela réduirait la consommation énergétique, résultant en des économies et en une réduction des émissions de gaz à effet de serre et d\u2019autres polluants.Les applications sont multiples : pneus recyclables, peintures résistantes aux égratignures, GPS, etc.> Électronique, télécommunications et TI Ce secteur peut permettre au Québec de s\u2019illustrer à l\u2019échelle mondiale.Plusieurs PME d\u2019ici comme Quantiseript et Adtek Photomask pourraient, en effet, voir leurs inventions électroniques intégrer le processus de fabrication de nouveaux produits de multinationales.Dans l\u2019industrie des télécommunications et des technologies de l'information (TI), les nanotechnologies peuvent notamment avoir un impact important sur les procédés de lithographie et de miniaturisation des technologies actuelles (utilisant le silicium).De nouveaux matériaux ayant une résistance mécanique supérieure pour une masse inférieure réduiraient je 4 poids des automobiles, des avions ou des fusées.™ > Chimie et matériaux Les nanotechnologies peuvent amener d\u2019intéressantes innovations, notamment en ce qui concerne les catalyseurs.Ainsi, l\u2019entreprise québécoise Nanox prévoit mettre sur le marché un catalyseur fait à partir de nanoparticu- les pour diminuer les coûts de fabrication et les émissions de monoxyde de carbone des automobiles.Elles peuvent aussi permettre de créer de nouveaux matériaux permettant de fabriquer notamment des outils de coupe extrêmement durs et résistants ainsi que des fluides magnétiques intelligents pour les lubrifiants et les joints d'étanchéité.| 18 SEPTEMBRE 2004 > Santé Plusieurs entreprises du Québec pourraient bénéficier d'innovations dans le domaine de la santé apportées par, les nanotechnologies.Celles-ci peuvent en effet s'appliquer à plusieurs domaines (médicaments, systèmes de détection de molécules, etc.).> Fabrication Le secteur de la fabrication nécessite de plus en plus l\u2019utilisation de technologies capables d'augmenter la qualité et la quantité de la production- tout en réduisant les pertes, les déchets et la consommation d'énergie.Les exemples sont nombreux : l'ingénierie de précision pour la production de nouvelles générations de microscopes et d'instruments de mesure, l'auto-assemblage \u2018de structures à partir de molécules, etc.> Énergie L'heure est à l'optimisation de l'énergie et à l\u2019utilisation de sources d'énergie complémentaires ou qui remplaceraient les sources d'énergie traditionnelles.Les nanotechnologies peuvent permettre d'importantes avancées sur ces deux plans (piles, photosynthèse artificielle, entreposage sécuritaire de gaz, etc.).> Environnement Le protocole de Kyoto étant au coeur des préoccupations industrielles de nombreux pays, les nanotechnologies sont prometteuses pour l'atteinte des objectifs fixés.Pour s\u2019en convaincre, il suffit de songer à des capteurs et à des membranes sélectives servant à filtrer les polluants ainsi qu'à des catalyseurs diminuant les émissions de gaz à effet de serre.> Défense et sécurité Ne serait-ce qu\u2019en raison de la préoccupation croissante l\u2019égard des attentats terroristes, de plus en plus de chercheurs et d'entreprises se spécialisent dans la conception de détecteurs d'agents chimiques et biologiques.Les forces armées pourraient aussi grandement profiter de ces avancées scientifiques (armes plus efficaces, blindés plus résistants, etc.).m \u2018La plus importante source d information au Québec ol A TN A MF, Ara Wb | did 4 a's ii nt dossiers @transcontinental.ca Le financement des activités de R-D liées aux nanotechnologies dans le monde a franchi le cap des 5 milliards de dollars américains (G$) en 2004, selon les dernières estimations de la Commission des communautés européennes (CCE).Ce nouveau sommet est grandement tributaire de la croissance de l'investissement public, qui a fait un bon remarquable de 1997 à 2004, passant de 400 M$ US à plus de 3 G$ US.Toutefois, selon plusieurs spécialistes, le financement issu ba du secteur privé (qu'on estime 1a à 2 G$ actuellement) pourrait surpasser le financement public au cours des prochaines années.Une kyrielle de multinationales \u2014 notamment IBM, Dow Chemicals, LOréal, Hel- wett-Packard, Hitachi et Unilever \u2014 ont déjà lancé de vastes projets de R-D axés sur les 15 nanotechnologies, et le nombre 13 d\u2019entreprises essaimées ne ces- 3 se de croître année après an- 49 née, selon l\u2019Organisation de 43 coopération et de développement économique (OCDE).Plusieurs produits issus des nanotechnologies sont d\u2019ailleurs sur le marché a l'heure actuelle : des produits utilisés en médecine (bandages, valves cardiaques, etc.), des composants électroniques, des peintures antirayures, de l'équipement de sport, des tissus infroissables et antitaches, etc.Selon la CCE, le marché pour ces produits représente environ 2,5 G$ US, Il pourrait atteindre plusieurs centaines de milliards de dollars d'ici 2010, méme 1 000 G$ ultérieurement.fi Les États-Unis, le Japon et 44 l'Union européenne (UE) figu- Ja rent en tête dans la course aux nanotechnologies.Dans un document intitulé Vers une stratégie européenne en Saveur des nanotechnologies, qu\u2019elle rendait public en mai i dernier, la CCE affirme que ] 3 « en chiffres absolus des dé- Ë penses publiques, l\u2019UE investit des sommes comparables à celles effectuées par les États- Unis et le Japon.Cependant, rapporté au nombre d'habitants, l'investissement public moyen dans l'UE est de 2,4 euros par personne, alors qu'il est de 2,7 euros aux E.-U.et de 6,2 euros au Japon.|.] A I'heure actuelle, les 25 Etats membres de l\u2019UE, à l\u2019exception de l'Irlande, affichent tous un niveau d'investissement par habitant inférieur à celui des États-Unis ou du Japon.Il est donc probable que l'écart entre l'UE et ses principaux concurrents va continuer de se creuser.» Bien que les données ne soient pas encore disponibles pour 2003, le document de la CCE estime que le financement public des nanotechnologies au Canada avoisinerait les 30 M$ US, ce qui le classerait au 18° rang mondial, avec 0,94 $ d'investissement par habitant.Si les investissements constituent le nerf de la guerre dans les nanotechnologies, comme dans d\u2019autres domaines d\u2019ailleurs, le nombre de publications scientifiques et celui de brevets déposés servent également d'indicateurs du niveau de compétitivité des pays.Ces États-Unis dominent largement la course, avec 23,7 % du nombre total de publications parues dans le monde de 1997 à 1999, suivis de loin par le Japon (12,5 %), l\u2019Allemagne (10,7), la Chine et la France (6,3 chacun).Le Canada arrive au Hr rang, avec 1,8% des publications.Dans l\u2019ensemble, l'Union européenne arrive au premier rang (34 %), suivie par l'Amérique du Nord (États-Unis et Canada) (28) et par l'Asie (25).Les États-Unis dominent aussi en ce qui concerne le nombre de brevets déposés pour la période de 1997 à 1999 (42,2 %), suivis de loin par l'Allemagne (15,3), le Japon (12,6), la France (9,1) et le Royaume-Uni (4,7).Le Canada arrive au 6° rang.Dans l\u2019ensemble, les États-Unis et le Canada regroupent 45 % des brevets, suivis par l'Union européenne (39) et l'Asie (13).Par ailleurs, si l'on considère le nombre de brevets déposés par tranche de population de 10 M de personnes entre 1991 et , 1999, le classement à des pays change considérablement : la Suisse domine alors, forte de 122,2 brevets, suivie par l'Allemagne (43,8 brevets), Israël (39,1), la Belgique (37,9), la France (36,3) et les États-Unis (34,7).Le Canada arrive au 12° rang (15,2) de ce palmarès.m | LES AFFAIRES | NANOTECHNOLOGIES | Une course à l'échelle internationale Les investissements en R-D enregistrent une forte croissance dans le monde | 18 SEPTEMBRE 2004 TOUR D\u2019HORIZON MONDIAL > Aux Etats-Unis En 2000, les États-Unis ont lancé un ambitieux programme de R-D dans le domaine des nanotechnologies sous les auspices de la National Nanotechnology Initiative._ L'investissement du gouvernement fédéral est passé de 750 millions de dollars américains (G$ US), en 2003, à 982 G$ US prévus en 2005, alors que les États devraient investir 300 M$ pour cette même année.Lengagement à long terme du gouvernement américain a récemment été - confirmé par le 27* Century Nanotechnology Development Act, qui prévoit l\u2019allocation de près de 3,7 G$ US à cinq agen- \u201c ces durant la période 2005-2008.Ces chiffres ne comprennent pas les dépenses liées à l\u2019armée américaine et à d\u2019autres secteurs d'activité, qui représentent actuellement le tiers du budget fédéral consacré aux nanotechnologies.> En Asie En 2001, le gouvernement japonais a mis en œuvre une politique centrée sur la na- notechnologie.Le niveau de financement du développement des nanotechnologies dans ce pays a ainsi doublé de 2001 à 2003, passant de 400 à environ 800 M$ US, ce qui lui a permis de dépasser la contribution fédérale américaine.Et le financement devrait augmenter de 20 % en 2004, De son côté, la Corée du Sud s\u2019est lancée dans un ambitieux programme décennal prévoyant un financement public de 2 G$.Taïwan, elle, a engagé environ 600 M$ de fonds publics sur six ans.La Chine n\u2019est pas en reste : elle a enregistré une croissance de 200 % du nombre de publications scientifiques portant sur le sujet, rattrapant ainsi l\u2019Union européenne et les États-Unis.> En Europe En dépit de son niveau d'investissement élevé, l'UE fait face à un défi de taille pour rivaliser avec les États-Unis et les pays asiatiques, notamment le Japon : in- \u201c tégrer les initiatives en nanotechnologies des pays membres.Dans.un document émanant de la Commission des communautés européennes (CCE), il en est fait mention : « L'une des caractéristiques essentielles qui différencient l'UE de ses principaux concurrents est le risque que, dans une certaine mesure, la R-D européenne en nanotechnologie se morcelle du fait de la coexistance de programmes et de sources de financement disparates et en rapide évolution.La situation de nos principaux concurrents se caractérise par l\u2019existence de programmes de R-D coordonnés et/ou centralisés pour les nanotechnologies.» La CCE indique que la contribution communautaire était de seulement 350 millions d'euros en 2003, soit le tiers des dépenses européennes dans le domaine.La CCE est en train de mettre au point une stratégie visant à coordonner les initiatives des pays membres de l'UE.> Ailleurs De nombreux autres pays accordent une attention croissante aux nanotechnologies.C'est le cas notamment de l'Australie, de l'Inde, de l'Amérique latine (Mexique compris); de la Malaisie, de la Nouvelle-Zélande, des Philippines, de Singapour, de l'Afrique du Sud et de la Thaïlande.æ N.D.| latroQuest; ine l'avenir naire Bio-Alloyr\u201c.Bio-Alloy™ permet segments de marché incluant médical, la biodéfense ainsi que en sciences de la vie.Grâce à sa plateforme technologique révolution- le résultat de la convergence de la_nanotechnologie.des matériaux semi- conducteurs de pointe et de la biotechnologie, latroQuest façonne l'avenir de la biodétection.le développement d'un large éventail de produits dans plusieurs le diagnostique la recherche J latroQuest Corporation www latroquest.com es = CE Te ae fT SES IE mn A Me BE Tt car ca pogaste m2 4 py at or En 2000, l\u2019Université de Montréal et l'École Polytechnique de Montréal ont décidé d\u2019unir leurs forces pour accélérer le développement des nanosciences et des nanotechnologies sur le campus.Depuis 2002, cette initiative s\u2019est inscrite dans un projet conjoint plus important : Technopéle-Montréal, dont un volet s'est concrétisé par l'inauguration, en mai 2004, du pavillon J.-Armand-Bombardier, entierement consacré a la recherche de pointe (www.umontreal.ca/JAB).Secteurs d'activités > Auto-assemblage des polymères > Chimie supramoléculaire > Électronique moléculaire > Magnétoélectronique (spintronique) > Matériaux aux surfaces nanostructurées > Matériaux nanostructurés pour la régénération des tissus > Modélisation nanométrique > Nanobiomatériaux et biocapteurs > Nanocomposites > Nanoélectronique > Nanomédecine > Nanophotonique > Nanopharmaceutique > Nanorobotique > Outils diagnostiques Renseignements : Université de Montréal Vice-rectorat à la recherche Tél.: (514) 343-7270 www.umontreal.ca/recherche École Polytechnique de Montréal Direction de la recherche : et de l'innovation Tél.: (514) 340-4990 www.polymtl.ca/recherche > Plus de 50 chercheurs, dont 15 titulaires de Chaires de recherche du Canada, provenant de disciplines telles que la chimie, la physique, les génies chimique, électrique, informatique, mécanique et physique, la médecine, l\u2019orthopédie et la pharmacie.> 60 M$ pour le pavillon J.-Armand-Bombardier dont une grande partie est consacrée à la recherche en nanosciences > Près de 200 M$ en équipements scientifiques de pointe Transfert technologique > Un incubateur pouvant accueillir cinq entreprises > Une collaboration étroite et soutenue avec l\u2019industrie > La formation d\u2019une main-d'œuvre hautement qualifiée © ÉCOLE POLYTECHNIQUE MONTRÉAL Université de Montréal Chercheurs Infrastructures et en nanotechnologies en haute technologie \"245124000000 200 - "]
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